> Rechercher

Google
Web www.dermatonet.com

Vous êtes ici : Dermatologie >secteur public >interviews de spécialistes >angiomes

Dermatologie :

La peau :
  Acné : traitement acné / Traitement contre l'acné / conseils acné / cicatrices acné
  Allergies : Eczema / Eczema de l'enfant (eczema du bébé, eczema atopique ou dermatite atopique) /Urticaire
  Cancer de la peau : cancer basocellulaire / cancer spinocellulaire / melanome / Le soleil et la peau
  Infections: Abcesfuronclefolliculiteimpetigo, panaris, erysipele / herpes, zona, varicelle, condylomes, verrues, molluscum contagiosum /poux, gale / Mycose : dermite seborrheique, muguet, mycose de la peau, pityriasis versicolor
  Problemes de peau, autres : Jambes lourdes, varices, / Psoriasis / Rosacee : couperose, laser couperose / Taches brunes : taches solaires, laser taches / Grains de beauté (naevus) / Vergetures / Traitement laser / Vitiligo
   
Les cheveux :
  Chute de cheveux (calvitie,  pelade) / Traitement chute de cheveux
  Problemes de cheveux, autres : Cheveux secs, cheveux gras, cheveux fins, cheveux cassants, pellicules...
 

Beauté - Esthétique

 

Beauté de l'homme : La peau de l'homme / Acné / Rasage / Epilation homme / Chute de cheveux de l'homme 

 

Cellulite : Les cremes contre la cellulite (cremes anti-cellulite, cremes anti-capitons...) / sport anti-cellulite  / Les régimes contre la cellulite / Cellulo lipolyseDrainage lymphatiqueLaser contre la celluliteMesotherapie - celluliteUltrasons - celluliteInfra rouges - cellulitePalper-rouler, endermologie ® (Cellu-M6 ®)traitements de chirurgie contre la cellulite : liposuccion ou lipoaspiration, plasties...

 

Soins des cheveux : Coloration cheveux / ShampoingDémangeaisons cuir chevelu 

 

Soins épilation : Epilation électrique / Epilation à la cire / Epilation laser / Epilation à la lumière intense pulsée / Epilation intime / Epilation du maillot (ou du bikini) / Epilation du visage / Boutons après l'épilation

 

Soins des mains : Mains moites / Mains seches / Mains abimées / Eczema des mains / Taches blanches sur les ongles / Vernis a ongles / Faux-ongles / Ongles striés / Ongles qui se dedoublent / Les ongles fissurés / Ongles mous

 

Soins des pieds : Pieds secs / Callosités, durillons / Transpiration des pieds / Mycose des ongles

 

Soins du visage : Gommage du visage / Masque du visage / Nettoyage de peau / Toilette du visage 

 

Tattoo ou tatouage : conseils pour la réalisation d'un tatouage / effacer un tatouage au laser

 

Transpiration Transpiration des aisselles / Transpiration des plis / Deodorant / Anti-transpirant / Ionophorèse / Botox ®

 

Type de peau : peau grasse / peau mixte / peau seche / peau sensible ou irritable

 

Vieillissement peau : Soins anti rides : Le photo rajeunissement à la lumière intense pulsée / peeling (peelings) / Botox ® / Les injections de comblement des rides  (acide hyaluronique...) : injections anti-rides / soins des rides au laser / dermabrasion des rides / Crèmes anti-rides : choix d'une creme anti ride / Crème anti-rides peau sèche / Crème anti-rides peau grasse / Crème anti-rides peau mixte /  / Crème anti-rides homme / Crème anti-rides femme jeune / Crème anti-rides femme ménopausée

LE POINT SUR...

LES ANGIOMES
 

Dr Odile ENJOLRAS

Consultation des angiomes, 

Hôpital Lariboisière à Paris


1/ Qu'a-t-on appris de nouveau sur les angiomes durant les dernières années (en dehors des traitements) ?

Dr Odile Enjolras :

Un premier progrès est issu de 25 années de réflexion au sein d’un groupe de travail international (devenu une Société, l’ISSVA, en 1992), c’est la classification claire des Angiomes en deux groupes aux aspects cliniques, histologiques et radiologiques bien différents :  les tumeurs vasculaires (l’hémangiome du nourrisson est la plus fréquente) et les malformations vasculaires (celles ci sont de nature capillaire, veineuse ou lymphatique –et dites à flux lent, ou de nature artérielle et artério-veineuse avec fistules entre artères et veines – et elles sont à flux rapide).

Si on considère les tumeurs vasculaires :

·        A côté de l’aspect classique et banal (3 à 5 % des nourrissons en sont affectés) d’ hémangiome du nourrisson poussant en quelques mois après la naissance, puis se résorbant en quelques années, avec ou sans séquelles, l’ hémangiome congénital pleinement développé in utero, disparaîtra rapidement, en 1 an environ.

·        D’autres tumeurs vasculaires sont aujourd’hui bien individualisées et différenciées de l’hémangiome infantile classique, chez le nourrisson et l’enfant ; ainsi l’angiome en touffes et l’hémangioendothéliome kaposiforme peuvent exister isolément ou en association aux anomalies hématologiques (thrombopénie sévère) du syndrome de Kasabach-Merritt.

·        En matière de diagnostic des hémangiomes, les examens complémentaires sont rarement indispensables à la reconnaissance du diagnostic, mais peuvent être nécessaires à un bilan d’extension profonde ou de malformation associée. Doppler couleur et IRM sont les deux examens utiles.

·        Quelques formes graves d’hémangiomes sont mieux évaluées aujourd’hui : ainsi l’hémangiome dit « en barbe » du fait de son siège, est à haut risque d’atteinte laryngée sous-glottique associée, justifiant une fibroscopie ORL de dépistage car cet hémangiome laryngé deviendra symptomatique ; l’hémangiome palpébral recouvrant peut aussi envahir l’orbite et cela doit être évalué par IRM.

Si on considère les malformations vasculaires :

·        Qu’elles soit capillaires, veineuses ou lymphatiques, elles sont habituellement aisément reconnues cliniquement. Les malformations capillaires sont rouges (« angiomes plans », « taches de vin »), les veineuses sont bleues et gonflent en cas d’effort ou en position déclive, les lymphatiques créent soit des nappes de vésicules liquidiennes sur la peau ou les muqueuses, soit de grosses poches kystiques translucides sous une peau normale.

·        Capillaires, veineuses ou lymphatiques, elles relèvent de bilans non invasifs (IRM surtout, ou Scanner), et les angiographies ont désormais une indication très limitée dans le cadre de ces malformations à flux lent. Ainsi, les séquences pondérées en T2 de l’IRM mettent remarquablement en évidence les malformations veineuses ou lymphatiques, car elles apparaissent en hypersignal blanc, brillant, au sein des tissus qui les abritent.

·        Par contre, en matière de malformations artério-veineuses, à flux rapide, les bilans sont encore complexes et combinent : Echo Doppler de confirmation du diagnostic, en première intention, puis en surveillance et évaluation des débits régionaux ; artériographie indispensable à l’établissement de la cartographie des fistules ; IRM et ARM en parallèle (l’ARM permettra un suivi non invasif et non irradiant ultérieur) ; parfois scanner aussi (en particulier si on suspecte des lyses osseuses associées). Les formes diffuses de MAV justifient aussi un bilan de leur retentissement cardiaque éventuel.

 

2/ Quelles sont les grandes avancées thérapeutiques de ces dernières années et les perspectives d'avenir ?

Dr Odile Enjolras :

·         Comment traiter les hémangiomes alarmants, graves, menaçant une fonction, ou même la vie du nourrisson ? Les corticoïdes restent en première intention le traitement de choix. L’interféron alpha 2a ou 2b est utilisé dans les formes sévères après échec des corticoïdes. Les autres approches thérapeutiques sont bien plus exceptionnelles (vincristineâ, embolisation thérapeutique…).La chirurgie précoce est conseillée tout particulièrement dans certains sièges tels que la région palpébrale, le nez, la lèvre, et pour des hémangiomes pédiculés. Le laser pulsé à colorant accélère la régression d’un hémangiome bien rouge (« tubéreux ») et peu épais, mais reste sans effet sur une composante profonde (hémangiome mixte)

·         Angiomes plans et lasers à colorant pulsé : l’enthousiasme du début des années 1990 est un peu tempéré aujourd’hui car certaines localisations répondent moins bien, des résurgences sont observées après la fin des traitements, et on bute sur des limites telles une grande surface à traiter et le coût des traitements. Peu importerait l’ âge où on traite, pour un bon résultat, au contraire de ce qui se disait avant, mais traiter tôt, dès la période néonatale, reste préférable car la surface d’ angiome plan va suivre la croissance corporelle de l’enfant.

·        Malformations lymphatiques (ML) : elles relèvent selon les cas de la chirurgie d’excision, ou de la sclérothérapie percutanée. Les ML cutanées microkystiques étendues sont parfois excisées après expansion cutanée pour éviter les récidives sur cicatrices.

·        Malformations veineuses (MV) : les formes céphaliques nécessitent des années de prise en charge multidisciplinaire, combinant sclérothérapie percutanée et gestes chirurgicaux respectant la dynamique faciale. Il faut prendre en compte non seulement les anomalies des tissus mous, déformés par la MV, mais aussi les distorsions osseuses sous-jacentes, résultant d’un effet de masse, et justifiant souvent une prise en charge orthodontique, et parfois de chirurgie orthognathique. Les MV étendues des membres tendent à infiltrer peau, muscles et articulations, et à s’associer à une coagulopathie chronique de consommation dont les poussées sont contrôlées par des traitements par héparines de bas poids moléculaire.

·        Malformations artério-veineuses (MAV): l’approche thérapeutique combine le plus souvent embolisation thérapeutique pré-opératoire, à visée d’hémostase, et chirurgie d’excision totale avec reconstruction immédiate. L’embolisation thérapeutique est rarement capable de guérir une MAV superficielle, mais elle peut être utile pour stabiliser une évolution ou pallier à une complication (ulcération, hémorragie). Les formes peu évolutives, « dormantes », de MAV, si elles sont esthétiquement tolérables, sont simplement surveillées, car le résultat d’un traitement complet est rarement pleinement satisfaisant.  

 

Vous êtes ici : Dermatologie >secteur public >interviews de spécialistes >angiomes

  epilation au laser

 

Recommander www.dermatonet.com