ECZEMA ATOPIQUE : l’eczéma de l’enfant et du bébé

L’eczema du nourrisson et de l’enfant

 

L’eczema atopique ou eczema du nourrisson et de l’enfant : qu’est-ce que c’est ?

La dermatite atopique ou eczema atopique de l’enfant et du nourrisson, est une dermatose eczematiforme qui comme son nom l’indique, touche le nourrisson et l’enfant, mais qui peut se poursuivre à l’age adulte. L’eczema du nourrisson commence le plus souvent vers 3 mois.

Pourquoi mon bébé ou mon enfant a-t-il de l‘eczema atopique ?

Il existe quelques certitudes et beaucoup d’hypothèses dans le domaine de l’eczéma du bébé et de l’enfant (role du lait maternel, de l’hygiène… ).

Les certitudes dans l’eczema de l’enfant

Il existe des facteurs génétiques dans l’eczema de l’enfant et du nourrisson puisque 60% des parents ayant un enfant atopique, ont ou ont eu un signe d’atopie (un eczema atopique par exemple).

On retrouve souvent des antécédents d’’allergies dans la famille.

Les enfants atopiques sont hyper réactifs à leur environnement

C’est-à-dire que les enfants et les nourrissons ayant de l’eczema réagissent plus facilement de manière allergique aux substances qu’ils rencontrent dans leur vie courante (poussières, poils d’animaux… )

Les enfants ayant de l’eczema ont une peau sèche

Les enfants et les nourrissons ayant de l’eczema ont une peau plus sèche et  » fissurée « , laissant pénétrer les allergènes dans la peau. La peau de l’enfant ou du nourrisson ayant de l’eczema « laisse donc pénétrer » les substances et leur permet de rentrer en contact avec les cellules immunitaires de la peau C’est pourquoi la lutte contre la peau sèche par l’hydratation et le respect de l’équilibre de la peau sont donc prépondérant et font partie intégrante du traitement de l’eczema de l’enfant et du nourrisson

Attention à l’herpes chez les enfants atteints d’eczema atopique car ils risquent une poussée profuse appelée syndrome de Kaposi Juliusberg : si vous avez de l’herpes labial (bouton de fièvre), évitez d’embrasser un enfant atopique

Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique
Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique

Il y a de plus en plus d’enfants et de nourrisson ayant de l’eczema depuis plusieurs décennies

Interview du Pr Alain TAIEB, Chef du service de Dermatologie, Hôpital Saint-André, BORDEAUX

1/ Qu’a-t-on appris de nouveau sur la dermatite atopique durant les dernières années (endehors des traitements) ?
Pr Alain Taïeb :

– L’incidence de la Dermatite Atopique a augmenté ces 20 dernières années et on observe un gradient Nord-Sud de sa prévalence puisqu’elle passe de 5% en Espagne à 20% en Grande-Bretagne. Plus qu’une modification du terrain génétique, il faut y voir un rôle de l’environnement, sans que l’on puisse à l’heure actuelle définir précisément les facteurs externes qui déterminent cet état quasi-épidémique de la DA. On sait par contre que :

l’augmentation de la dureté de l’eau augmente la prévalence de la DA chez le nourrisson

l’apparition d’une meilleure hygiène et la diminution de la taille des familles réduisent l’exposition aux agents infectieux des enfants en bas âge. Cet argument épidémiologique pourrait être un facteur de dysmaturation du système immunitaire qui augmenterait alors son expression allergique vis-à-vis des aggresseurs externes.

– Le bilan allergologique n’est pas toujours indispensable et il faut savoir se contenter d’un interrogatoire minutieux dans les DA peu sévère. Il convient cependant de savoir prendre des précautions élémentaires qui pourront diminuer sensiblement le nombre et l’importance des poussées :

éviter une diversification alimentaire trop précoce, en particulier en ce qui concerne l’introduction de l’oeuf ou de l’arachide la première année

prendre des mesures préventives pour les acariens (éviter les peluches, moquettes, rideaux / passer régulièrement l’aspirateur / voire utiliser des housses et poudres anti-acariens), les moisissures (éviter les maisons ou les pièces humides pour le choix de la chambre à coucher) et les animaux domestiques.

– En revanche, lorsque la maladie est grave (SCORAD), résistante aux traitements bien conduits ou associée à des manifestations systémiques (retard de croissance, manifestations respiratoires, digestives), un bilan allergologique est indiqué, associant une batterie de tests alimentaires sériques et de tests de contact cutanés. Des épreuves d’éviction et/ou de réintroduction (en milieu hospitalier) pourront en découler.


Video de la Société Francaise de Dermatologie :

>>> Suite :  soins de l’eczema atopique

 

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