LUCITE : la lucite estivale et son traitement

Lucite

Lucite estivale bénigne
Lucite

La lucite est une allergie au soleil très fréquente.

On distingue en France deux types de lucites regroupées sous le terme anglo-saxon ‘polymorphous light eruption’ : la lucite estivale bénigne, touchant 20% de la population, dont nous allons parler ici et la lucite polymorphe, plus rare.

Lucite estivale bénigne

La lucite estivale bénigne est une allergie au soleil qui concerne 20% de la population!

Elle touche notamment les femmes jeunes.

Symptomes

Lucite bénigne
Lucite bénigne

Elle apparait au 2e ou 3e jour de la première exposition solaire intense et prolongée de l’année, d’où son nom d’estivale, mais on peut l’observer aussi lors des premiers beaux week-ends (avril à juin…), mais aussi vacances hivernales sous les Tropiques, séance d’UVA en cabine de bronzage… sur une peau n’ayant pas vu le soleil depuis plusieurs mois.

La lucite estivale est en effet due aux UVA (alors que ce sont les UVB pour la lucite polymorphe).

L’eruption est limitée aux zones exposées au soleil notamment sur le haut du tronc (décolleté, bras, épaules…), sans toucher le visage, composée de boutons rouges-rosés qui démangent beaucoup

Atteinte des bras dans une lucite
Atteinte des bras dans une lucite

Elle guérit le plus souvent spontanément en une à deux semaines.

Cependant, la lucite tend à récidiver les années suivantes lors des expositions solaires, souvent en s’aggravant :

  • elle apparaît de plus en plus tôt dans la saison,
  • elle apparait pour des expositions de plus en plus modérées,
  • elle guérit moins vite durant l’été
  • et elle concerne des surfaces de peau de plus en plus importantes, dépassant le décolleté, les bras et les épaules.

Traitement de la lucite

Eviter la lucite

Il faut éviter les expositions intenses sur peau non bronzée, il faut donc appliquer les règles de protection du soleil  :

Protection solaire externe

Chercher l’ombre, s’exposer progressivement jour après jour, éviter le soleil entre 12 et 16 h, porter des vêtements protecteurs et appliquer toutes les deux heures des produits solaires 50+ sur les zones exposées, de coefficient protecteur élevé en UVA (le sigle UVA est entouré)

Creme solaire affichant le sigle UVA conforme aux normes européennes

Photoprotection interne (complements alimentaires)

On peut associer à la protection externe des produits photoprotecteurs internes, pris par voie orale, voir gélules pour le soleil

Ces photoprotecteurs internes, le plus souvent à base de caroténoides, sont pris environ 1 mois soit 15j avant et 15j après le début des expositions.

Photothérapie

En cas d’échec des traitements photoprotecteurs, le médecin peut réaliser des séances 2 à 3 fois par semaine, d’ultraviolets B (car les UVA sont pourvoyeurs de poussées) au cabinet durant les deux mois précédant la date de début des expositions. Cette photothérapie progressive a pour but de tenter de « désensibiliser » la peau

Traitement de la poussée de lucite

En cas de crise de lucite, le médecin prescrit des cremes à la cortisone et des antihistaminiques, le plus souvent du Zyrtec* à la dose de 2/j

Lucite polymorphe

Voir l’article lucite polymorphe

Posez une question au dermatologue