PRURIGO : le prurigo et son traitement

Prurigo

Le prurigo est un symptome dermatologique caractérisé par des papules (zones épaissies et surélevées de la peau) rouges qui démangent. Il est souvent secondaire à un eczema, une hyperergie aux piqures d’insecte… et il est le pproduit d’un cercle vicieux : plus on gratte la peau, plus elle s’épaissit et démange. Il faut donc rompre ce cercle en appliquant des pansements et des dermocorticoides puissants sur les papules de prurigo, et en trouver la cause pour la traiter

Prurigo


Le prurigo est une dermatose prurigineuse caractérisée par des
papules infiltrées, souvent secondaire à une autre dermatose (eczema, piqures d’insecte… ).

Symptomes

Papules de prurigo

Le prurigo est constitué de boutons rouges -voire violacés sur les jambes- de quelques millimètres, parfois vésiculeux voire suintants sur leur sommet, caractérisés par des démangeaisons intenses.

Prurigo avec vésicules

Les lésions de prurigo peuvent même devenir bulleuses.

Bulles de prurigo

Ensuite, à force de grattage, les lésions deviennent crouteuses et souvent associés à des stries de grattage et des excoriations cutanées à leur sommet.

Elles peuvent se surinfecter, le plus souvent à Staphylocoque doré, prenant un aspect de croutes mellicériques (« comme du miel cristallisé ») voire pustuleux.

Prurigo surinfecté

Au fil de l’évolution, les lésions de prurigo deviennent plus épaisses et sèches
On distingue ainsi classiquement le prurigo aigu, subaigu et chronique

Prurigo aigu

Il s’agit d’un prurigo apparaissant très rapidement et souvent spontanément régressif sous traitement

Prurigo strophulus

Il s’agit de la forme la plus fréquente de prurigo aigu, survenant en particulier chez l’enfant de maternnelle ou début de primaire, ayant généralement des antécédents d’eczema atopique. Les lésions siègent sur les jambes et les points de frottement sous les vêtements.

Le prurigo strophulus est lié à une hypersensibilité à des

  • piqures d’insectes : puces  de chats et de chiens, aoûtats en été
  • acariens des poussières de maison : Dermatophagoides pteronyssinus, acariens d’animaux…

Autres prurigos aigus

Les autres prurigos aigus peuvent être dus à des allergies médicamenteuses, des lymphome, l’infection par le VIH...

Prurigo aigu lié à une allergie médicamenteuse

Prurigo subaigu

Prurigo subaigu

Les boutons de prurigo sont souvent petites et vésiculeuses, mais tellement prurigineuses qu’elles sont très rapidement excoriées

Elles se transforment donc en croutes et en plaies rapidement

Le prurigo subaigu est présent sur les régions facilement accessibles au grattage telles que le haut du dos, le visage, le cuir chevelu, le cou, le bas du dos et les fesses, le plus souvent chez la femme de la cinquantaine  ayant souvent des difficultés émotionnelles, du stress qu’elle a du mal à « gérer» mais le prurigo subaigu n’est pas considéré uniquement comme une psychodermatose.

Prurigo nodulaire chronique

Prurigo chronique

Prurigo subaigu se chronicisant durant des années, les papules de prurigo prennent alors un aspect nodulaire et épaissi (lichenifié) et/ou excoriées de 1 à 3 cms de diamètre

Les nodules de prurigo chronique prédominent sur les avant-bras, les bras, le haut du dos, les fesses  et les jambes.

Les nodules laissent des cicatrices pigmentées et dépigmentées.

 

Examens complémentaires diagnostiques en l’absence de prurigo strophulus

NF Plaquettes
bilan hépatique et rénal
IgE spécifiques
Glycémie à jeun

Rx poumons et échographie abdominale

 

Traitement du prurigo

Traitement de la maladie sous-jacente

si elle est identifiée

Crèmes contre le prurigo

Emollients, dermocorticoides,

Pour le prurigo subaigu ou chronique : préparations à la capsaicine, vitamine D topique, Daivobet*, tacrolimus topique

Pansements cicatrisants

pour limiter notamment le grattage et favoriser la cicatrisation.

Anti histaminques

Traitements spécifiques du prurigo nodulaire chronique :

Injections de corticoides intralésionnels

Cryothérapie

photothérapie,

Médicaments contre le prurigo chronique:

thalidomide++, acitretine, naltrexone, erythromycine, immunosuppresseurs (Methotrexate++ (étude de 2018), ciclosporine, mycophénolate de mofétil, interféron…

14 réflexions sur « PRURIGO : le prurigo et son traitement »

  1. Prurigo nodulaire chronique: Bonjour, après de nombreux essais de crème de toutes sorte depuis 6 ans, j’en suis rendu au Dapsone depuis 3 mois et il ni a toujours pas de changement, une solution urgente svp

  2. Je suis désolé mais le Code de Déontologie médicale m’interdit de poser un diagnostic sans examen clinique du patient. Je ne peux que vous suggérer de reconsulter votre médecin pour réévaluer le traitement (injections de corticoides dans les nodules? UV?…).

  3. j ai un prurigo depuis 5 ans et il s’aggrave d’année en année jet plus de grattage de coup d’aiguilles et de demangeaisons au cuir chevelu nez sexe et anus après des prises antihistamique aucun résultat prise de fluvermal stromectol car je dormais très mal réveillée à 2 h du matin et envie de me gratter et énerver. on me dit su’il n’y a rien à faire que les marques de mes boutons resterons et au niveau de mon cuir chevelu ils ne guérissent jamais avec la sentation d’avoir des betes qui me parcourent la tête et même le corps . Atharax ne me soulage pas sauf je dors mieux mais la journéee c’est plus possible avant ce n’était que le soir
    que dois je faire j’ai une b iermer malgré mes 58 ans j’ai eu une hépatice c gurérie de moi meme et une hypothyrioidie
    merci de votre renseignement

  4. Je ne peux que vous conseiller de reconsulter un dermatologue pour notamment, traquer une cause profonde au moyen de bilans sanguins et radiologiques.

  5. Le traitement du prurigo nodulaire de Hyde ne s’envisage qu’après avoir réalisé le bilan sanguin et requiert le plus souvent la photothérapie (UV en cabine), des médicaments par voie locale (cremes à la cortisone, injections de corticoides…), voire orale détaillés dans l’article (anti histaminiques, acitrétine, thalidomide, naltrexone, erythromycine, immunosuppresseurs (MTX, ciclosporine, mycophénolate de mofétil, interféron…)

  6. Bonsoir.ma fille de 17 ans a un prurigo atopique depuis 1 an.nous l avons emmene en cure a la roche posay en juillet mais depuis elle en a sur les bras et le dos.elle met de la creme â base de cort et antibio mais c est pas tres efficace.nous sommes desempares.quelle solution?
    Merci de me repondre

  7. Il faut impérativement qu’elle ne gratte pas ses lésions. On peut donc utiliser parfois l’application des corticoides sous pansement cicatrisant si la personne n’y est pas allergique. Ceci limite le grattage et aide la cicatrisation. Demandez à votre dermatologue ce qu’il en pense. Elle en prend pas d’ anti histaminiques?

  8. j ai du prurigo ca vient d ou et pkoi je me soigne depuis deux ans ca s empire je suis tres triste

  9. J’ ai un prurigo de hyde depuis de nombreuses années , vu 5 dermatos , pas d’ amélioration , or depuis 8 jours , je me lave avec de la BETADINE .Les démangeaisons ont disparus , les boutons sèches et ma vie s’ en trouve améliorée car c’ est une maladie qui conduit à l’ ENFER !Essayer , je vous en conjure et dites m’ en des nouvelles .

  10. j ai un prurigo depuis 2007 que faire j ai eue tous les traitements et toujours les boutons

  11. Bonjour.
    Je viens « partager » mon prurigo en passant par là.
    Mai 2017, en l’espace de 3-4 semaines, je me suis retrouvé avec des papules sur l’intégralité du corps (sauf torse, visage et parties génitales)
    Prurigo découvert en juin 2017.
    La dermato ba fait faire une biopsie : bim , c’est un prurigo ta pas de doute
    Détail particulier : aucune ou très peu de démangeaisons, ce qui a fortement surpris mon dermato.

    Il m’a donc prescrit une pommade corticoïde (CLARELUX 500) qui s’est avérée très efficace.
    J’ai traité durant quelques jours les jambes, puis les bras et 1 seule fois la dos.
    Toutes les papules sont parties très vite….
    Puis sont revenues depuis quelques semaines maintenant (1 mois après)
    Le dermato m’avait averti de cette rechute éventuelle.

    Je recommence donc mon traitement local qui CLARELUX. :-/ …
    Dommage, ça tombe pendant 3 semaines de vacances à la mer.

    Question subsidiaire :
    Besoin d’un petit conseil ….
    sachant que le soleil et les corticoïdes ne font pas bon ménage, est ce que je dois ne pas m’exposer du tout ? Mettre de la crème solaire et attendre mon retour pour commencer le traitement ?

    Merci d’avance.
    Et Bon Courage à tous ceux qui ont laissé des commentaires avant moi.

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