INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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🔥 La Conserverie des Pins, l'entreprise familiale de Marine et Frédéric Bruyère a échappé aux flammes... mais pas à leurs conséquences.
Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Mis à jour le 26 juillet 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin spécialiste exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée aux données acquises de la science (Pubmed, HAS).
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
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Pourquoi la chirurgie est-elle le traitement de référence du basocellulaire ?
La chirurgie d’exérèse occupe une place centrale dans la prise en charge du carcinome basocellulaire (CBC), et ce pour une raison fondamentale : elle est la seule technique qui permet de vérifier histologiquement que la totalité de la tumeur a été retirée, avec des marges de peau saine suffisantes. La pièce opératoire est systématiquement adressée au laboratoire d’anatomopathologie, qui confirme le type histologique et l’absence de cellules tumorales en bordure de l’exérèse.
Le CBC est un cancer à malignité locale : il ne donne quasiment jamais de métastases, mais il peut envahir progressivement les structures anatomiques voisines (nez, paupière, oreille, os) s’il n’est pas traité à temps. La chirurgie précoce évite ces complications graves et minimise l’ampleur du geste opératoire.
Comment se déroule concrètement l’opération d’un basocellulaire ?
L’intervention se déroule en plusieurs étapes bien codifiées. Après désinfection de la zone et injection d’un anesthésique local, le dermatologue retire la tumeur avec une marge de sécurité tout autour – c’est l’exérèse. La plaie est ensuite refermée par suture directe (on recoud les bords de peau). Le geste dure habituellement entre 20 et 45 minutes.
Dans environ 80 % des cas, cela se passe exactement ainsi : une seule consultation chirurgicale, pas de séjour hospitalier, et un retour à domicile le jour même avec un pansement simple. Mais il est possible d’avoir à recourir à un geste de reconstruction plastique – lambeau ou greffe de peau – notamment lorsque la tumeur est volumineuse ou située dans une zone fonctionnelle (nez, paupière, lèvre). Ces cas nécessitent parfois plusieurs temps opératoires, et l’intervention peut alors avoir lieu au bloc opératoire, parfois sous anesthésie générale.
| Situation clinique | Modalité habituelle | Lieu |
|---|---|---|
| Baso de petite taille, bonne localisation | Exérèse-suture directe, anesthésie locale | Cabinet du dermatologue |
| Baso de taille moyenne, localisation non complexe | Exérèse + suture ou lambeau simple | Cabinet ou clinique |
| Baso en zone noble (nez, paupière, oreille) | Exérèse + reconstruction plastique (lambeau, greffe) | Bloc opératoire, parfois AG |
| Baso de mauvais pronostic ou récidivant | Chirurgie de Mohs ou en deux temps | Centre spécialisé |
Les marges d’exérèse : combien de peau saine faut-il enlever ?
Les marges d’exérèse désignent la quantité de peau apparemment saine retirée en périphérie de la tumeur visible. Elles sont essentielles pour s’assurer qu’aucune cellule cancéreuse ne subsiste à la périphérie du site d’ablation. Des études récentes portant sur plus de 3 000 cas confirment que des marges insuffisantes (inférieures à 4 mm) sont le principal facteur de récidive locale après exérèse.
La conférence de consensus française (HAS) recommande les marges suivantes selon le pronostic :
| Pronostic du basocellulaire | Marges latérales recommandées | Marges profondes |
|---|---|---|
| Bon pronostic | 3 à 4 mm | Au moins tissu graisseux sous-cutané |
| Pronostic intermédiaire | 4 mm | Au moins tissu graisseux sous-cutané |
| Mauvais pronostic (récidivant, sclérodermiforme) | 5 à 10 mm | Au moins tissu graisseux sous-cutané |
Quand les marges ne peuvent pas être réalisées d’emblée
Certaines localisations anatomiques – nez, paupière, lèvre, oreille, région péri-orbitaire – ne permettent pas toujours d’emporter les marges recommandées en un seul geste sans risquer de sacrifier des structures fonctionnelles importantes. Dans ces situations, et lorsqu’une reconstruction plastique est envisagée, un examen histologique de la pièce opératoire est indispensable avant de refermer ou de reconstruire.
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Deux approches principales permettent de contrôler les marges dans ce contexte :
L’examen extemporané (pendant l’opération)
Cette technique consiste à congeler la pièce opératoire et à l’analyser sous microscope pendant l’intervention, par un anatomopathologiste présent sur place. Elle permet de décider immédiatement si des recoupes sont nécessaires avant la fermeture. Elle ne peut être réalisée qu’en milieu hospitalier ou dans une clinique spécialisée disposant d’un anatomopathologiste disponible au moment de l’acte.
Le risque de faux négatif (croire que tout a été enlevé alors que ce n’est pas le cas) est d’environ 5 %, lié à la moins bonne qualité morphologique des cellules congelées par rapport à une analyse classique en paraffine. Malgré cette limite, les taux de récidive rapportés restent bas : environ 1 à 2 % à 5 ans.
La chirurgie de Mohs
Venue des États-Unis, la chirurgie micrographique de Mohs est une technique de contrôle des marges particulièrement sophistiquée. Après exérèse de la tumeur avec de faibles marges initiales, des recoupes horizontales de 2 mm d’épaisseur sont réalisées en périphérie de la perte de substance, congelées et lues en extemporané. Cette fine épaisseur permet de visualiser la totalité des marges – latérales et profondes – en deux dimensions, et de cartographier précisément toute zone de marge positive avant de recouvrir.
Les taux de récidive de la chirurgie de Mohs sont proches de ceux de l’extemporané et de la chirurgie en deux temps : environ 1 % pour les tumeurs primitives, et 5 à 8 % pour les basos récidivants. Elle est donc à privilégier pour les formes les plus difficiles (mauvais pronostic, zone anatomique complexe, récidive).
La chirurgie en deux temps
Une troisième option consiste à envoyer la pièce d’exérèse au laboratoire en fixation classique en paraffine – l’analyse la plus fiable – et à attendre les résultats avant de reconstruire. Le patient repart avec un pansement sur la plaie d’exérèse, et revient quelques jours plus tard pour la reconstruction (lambeau, greffe) une fois confirmée la qualité des marges. Cette technique, applicable en ville comme à l’hôpital, offre un excellent contrôle histologique.
Que faire si le basocellulaire n’a pas été complètement enlevé ?
Il arrive parfois, à la lecture du compte rendu d’anatomopathologie, que les marges d’exérèse soient insuffisantes ou atteintes : des cellules tumorales sont retrouvées à la limite de la pièce opératoire. Dans ce cas, les recommandations françaises sont claires :
Une reprise chirurgicale rapide est préconisée, car sans nouvelle intervention, le taux de récidive est d’environ 50 %. Cette reprise s’impose pour les basos de pronostic intermédiaire et de mauvais pronostic. Si elle n’est pas réalisable (terrain fragile, localisation inaccessible), une radiothérapie sera discutée en alternative.
Pour les basocellulaires de bon pronostic, la situation est moins tranchée : la reprise systématique n’a pas démontré de supériorité formelle sur une surveillance clinique rapprochée avec traitement de l’éventuelle récidive. La décision se prend au cas par cas avec votre dermatologue.
Les alternatives à la chirurgie
La chirurgie n’est pas toujours possible – contre-indication anesthésique, âge avancé, prise d’anticoagulants, refus du patient. Dans ces situations, d’autres traitements peuvent être proposés en fonction du type de basocellulaire. Pour en savoir plus, consultez la page dédiée aux traitements du carcinome basocellulaire, qui détaille cryochirurgie, photothérapie dynamique, imiquimod et traitements systémiques (vismodégib).
Ces alternatives ne permettent pas de contrôle histologique des marges, et leurs taux de récidive sont globalement supérieurs à ceux de la chirurgie. Elles sont réservées à des indications précises et doivent s’accompagner d’une surveillance dermatologique régulière.
Pour comprendre les différentes formes de basocellulaire et leurs critères de pronostic, la page carcinome basocellulaire : diagnostic et formes cliniques détaille les subtypes histologiques et les facteurs de risque de récidive.
– La cicatrice d’une exérèse ancienne présente un nouveau nodule, une ulcération ou saigne sans raison apparente (signe possible de récidive locale)
– Votre compte rendu d’anatomopathologie mentionne des marges atteintes ou insuffisantes et vous n’avez pas encore vu votre dermatologue
– La plaie opératoire présente des signes d’infection : rougeur, chaleur, suintement purulent, fièvre
– Une lésion de la paupière, du nez ou de l’oreille grossit rapidement ou empêche la fermeture de l’œil
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Questions fréquentes sur l’opération du basocellulaire
Comment se déroule l’opération d’un carcinome basocellulaire ?
Dans environ 80 % des cas, l’opération a lieu au cabinet du dermatologue sous anesthésie locale. Le dermatologue retire la tumeur avec une marge de peau saine (exérèse), puis referme la plaie par suture. L’intervention dure généralement 20 à 45 minutes. Un compte rendu d’anatomopathologie confirme ensuite que tout a bien été enlevé.
Quelles sont les marges d’exérèse recommandées pour un basocellulaire ?
Les marges varient selon le type de tumeur : 3 à 4 mm pour un baso de bon pronostic, 4 mm pour un pronostic intermédiaire, et 5 à 10 mm pour un carcinome de mauvais pronostic ou récidivant. Dans tous les cas, les marges profondes atteignent au minimum le tissu graisseux sous-cutané. Des marges inférieures à 4 mm sont associées à un risque plus élevé de récidive locale.
Qu’est-ce que la chirurgie de Mohs pour un basocellulaire ?
La chirurgie de Mohs est une technique dans laquelle des coupes très fines (2 mm) sont analysées en temps réel, permettant de contrôler la totalité des marges. Elle est réservée aux basos de mauvais pronostic et aux récidives. Le taux de récidive est d’environ 1 % pour les tumeurs primitives et 5 à 8 % pour les formes récidivantes. Elle n’est disponible qu’en centres spécialisés en France.
Que se passe-t-il si le basocellulaire n’a pas été complètement enlevé ?
En cas d’exérèse incomplète, une reprise chirurgicale rapide est recommandée, car le risque de récidive sans nouvelle intervention est d’environ 50 %. Cette reprise est impérative pour les basos de pronostic intermédiaire ou mauvais. Si elle n’est pas faisable, une radiothérapie sera discutée. Pour les basos de bon pronostic, une surveillance rapprochée peut parfois être envisagée.
La chirurgie du basocellulaire laisse-t-elle une cicatrice ?
Oui, toute chirurgie laisse une cicatrice. Sa taille dépend des marges nécessaires et de la localisation. Sur le visage, un geste de reconstruction plastique (lambeau ou greffe de peau) peut être réalisé pour un résultat esthétique optimal. La cicatrice s’améliore progressivement sur 12 à 18 mois et peut être atténuée par des traitements complémentaires si nécessaire.
Peut-on éviter l’opération pour un carcinome basocellulaire ?
La chirurgie reste le traitement de référence car elle seule garantit un contrôle histologique des marges. Des alternatives existent (photothérapie dynamique, imiquimod, cryochirurgie) pour les formes superficielles ou chez les patients fragiles, mais leurs taux de récidive sont supérieurs et elles ne permettent pas de vérifier que tout a été traité. La décision se prend avec votre dermatologue selon votre situation.
Combien de temps faut-il prévoir d’arrêt de travail après l’opération d’un baso ?
Pour une exérèse simple en ambulatoire, il n’y a généralement pas d’arrêt de travail nécessaire pour les métiers sédentaires. En cas de reconstruction plastique ou de localisation fonctionnelle (paupière, nez), quelques jours à deux semaines peuvent être nécessaires. Les activités sportives intenses et l’exposition solaire directe sur la cicatrice sont déconseillées pendant 4 à 6 semaines.
Faut-il une surveillance dermatologique après l’opération d’un basocellulaire ?
Oui, un suivi régulier est indispensable. Une récidive locale survient en moyenne dans les 27 à 31 mois suivant l’intervention. Un contrôle annuel chez le dermatologue est recommandé. Par ailleurs, avoir eu un basocellulaire multiplie le risque d’en développer de nouveaux : une photoprotection rigoureuse (SPF 50+, vêtements anti-UV) est essentielle au long cours.
Pages du cluster cancers cutanés
- Carcinome basocellulaire : diagnostic, formes cliniques et facteurs de risque
- Traitement du carcinome basocellulaire : chirurgie, crèmes et surveillance
- Photothérapie dynamique (PDT) : principe, protocole et indications
- Cancers de la peau : mélanome, basocellulaire, spinocellulaire
Références scientifiques
- Hasan A, Rabie A, Elhussiny M, et al. Recurrent cutaneous basal cell carcinoma after surgical excision: A retrospective clinicopathological study. Ann Med Surg (Lond). 2022;78:103877. PMID 35734696
- Vornicescu C, Șenilă SC, Bejinariu NI, et al. Predictive factors for the recurrence of surgically excised basal cell carcinomas: a retrospective clinical and immunopathological pilot study. Exp Ther Med. 2021;22(5). PMID 34630690
- Ceder H, Grönberg M, Paoli J. Mohs Micrographic Surgery for Primary Versus Recurrent or Incompletely Excised Facial High-risk Basal Cell Carcinomas. Acta Derm Venereol. 2021;101(2):adv00381. PMID 33205823
Source : HAS – Prise en charge diagnostique et thérapeutique du carcinome basocellulaire de l’adulte
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Bonjour, personne ne parle de l’état général de la personne qui a ce « petit cancer »… Y a t-il des symptômes autre que les lésions, de la fatigue par exemple ?
Y a t-il des concomitances avec les autres cancer de la peau (carcinome épidermoïde notamment)?
Si quelqu’un peut nous éclairer… Merci par avance !