ACNE : peut on percer ses boutons d’acné?

Faut-il percer ses boutons d’acné ? Risques et bonne conduite à tenir

boutons acné visage percer risques cicatrices


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Percer un bouton d’acné est l’un des gestes les plus courants — et l’un des plus déconseillés. Ce réflexe, compréhensible, expose à des risques réels : cicatrices définitives, taches brunes, infection étendue, voire dans de rares cas une complication grave. Voici ce que vous risquez et comment gérer un bouton sans l’aggraver.

Acné résistante ou cicatrices ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Pourquoi ne pas percer ses boutons avec les doigts ?

Un bouton d’acné blanc est comme un volcan : on n’en voit que la surface. La partie profonde — le follicule infecté rempli de pus, de sébum et de bactéries — est bien plus étendue que ce qui est visible. Quand on appuie avec les doigts, on risque de pousser le contenu vers le bas et en dehors plutôt que vers le haut, provoquant une diffusion bactérienne dans le derme profond.

Les risques — du plus fréquent au plus grave

Risque Mécanisme Fréquence
Cicatrice en creux Destruction du collagène dermique par l’inflammation induite Très fréquent
Tache brune post-inflammatoire L’inflammation stimule la mélanine — pigmentation persistante plusieurs mois Très fréquent (surtout peaux mates)
Rougeur prolongée Vasodilatation et inflammation locale aggravées Fréquent
Infection étendue / abcès Diffusion du pus dans le derme profond — infection plus étendue que le bouton initial Peu fréquent
Kyste épidermoïde Enkystement du follicule infecté — nécessite ensuite une ablation chirurgicale Peu fréquent
Staphylococcie maligne de la face Infection bactérienne grave remontant vers les sinus caverneux — risque de thrombophlébite cérébrale ⚠️ Rare mais grave — zone nasogénienne ++

⚠️ La zone dangereuse du visage (« triangle de la mort ») : les boutons situés autour du nez, de la lèvre supérieure et des sillons nasogéniens sont les plus à risque de staphylococcie maligne. Les veines de cette zone communiquent directement avec les sinus caverneux du cerveau. Ne jamais manipuler violemment un bouton dans cette zone.

Et si le bouton est bien mûr — peut-on l’ouvrir ?

Si le bouton présente une pointe blanche molle et superficielle très visible, il est possible de l’ouvrir avec précaution — mais uniquement selon cette technique :

  1. Se laver les mains soigneusement
  2. Désinfecter une petite aiguille stérile (ou utiliser une aiguille à usage unique)
  3. Piquer la pointe blanche horizontalement, parallèlement à la peau — pas en profondeur
  4. Laisser le pus sortir seul — ne pas presser
  5. Nettoyer délicatement avec un antiseptique doux
  6. Appliquer un pansement hydrocolloïde (« patch acné ») qui absorbe le sébum et protège la lésion

💡 La meilleure option reste d’attendre que le bouton se perce spontanément. Un bouton mûr se résout seul en quelques jours — souvent plus vite et avec moins de séquelles qu’après manipulation.

Que faire à la place — conduite à tenir

Geste Bénéfice
Nettoyer avec un savon doux ou surgras Élimine l’excès de sébum sans irriter — les produits forts aggravent l’inflammation
Appliquer un antiseptique doux Réduit la charge bactérienne locale
Patch hydrocolloïde (« pimple patch ») Absorbe le sébum, protège de la manipulation inconsciente, accélère la cicatrisation
Peroxyde de benzoyle (gel 2,5–5%) Antibactérien puissant, réduit le bouton en 24–48h — prescription ou vente libre
Rétinoïde topique prescrit (trétinoïne, adapalène) Désobstrue les follicules, prévient les nouveaux boutons
Ne pas toucher la peau dans la journée Les mains transfèrent bactéries et sébum sur les zones saines — aggrave la propagation

Les conseils hygiène essentiels en cas d’acné

  • Savon doux ou surgras uniquement — éviter les astringents, toniques alcoolisés et exfoliants agressifs, surtout si un traitement irritant (trétinoïne, peroxyde) est en cours
  • Les crèmes s’appliquent sur peau propre et sèche — toujours nettoyer avant d’appliquer un traitement local
  • Le soleil est un faux ami — il semble améliorer l’acné à court terme mais provoque une poussée à l’arrêt. Il est également contre-indiqué avec la majorité des traitements anti-acné (trétinoïde, antibiotiques)
  • Rasage acné de la barbe : préférer le rasoir électrique à grille — couper les boutons avec une lame les infecte et les pérennise
  • Alimentation : les preuves scientifiques d’un effet des aliments sur l’acné sont limitées. Un index glycémique élevé (sucres rapides) et les produits laitiers ont été associés à une aggravation dans certaines études, mais l’effet reste modéré — pas de régime strict nécessaire

Quand consulter un dermatologue ?

  • L’acné vous rend mal à l’aise ou affecte votre confiance en vous
  • Les traitements en vente libre n’ont pas fonctionné après 6 à 8 semaines
  • L’acné laisse des cicatrices en creux ou des taches brunes persistantes
  • Les boutons sont profonds, douloureux (nodules, kystes)
  • L’acné touche le dos ou la poitrine en plus du visage

Sources

Questions fréquentes

Pourquoi percer un bouton laisse une tache brune ?

La pression et l’inflammation provoquées par le perçage stimulent les mélanocytes — les cellules qui produisent la pigmentation — dans les couches profondes de la peau. Il en résulte une hyperpigmentation post-inflammatoire : une tache brune qui peut persister plusieurs mois, voire plus d’un an sur les peaux mates. Ce phénomène est indépendant de l’exposition solaire, mais le soleil l’aggrave considérablement — d’où l’importance du SPF 50+ en cas d’acné.

Un patch acné (« pimple patch ») est-il vraiment efficace ?

Oui — les patchs hydrocolloïdes ont une efficacité prouvée pour les boutons superficiels (pustules). Ils créent un milieu humide qui accélère la cicatrisation, absorbent le sébum et le pus, et — point crucial — empêchent la manipulation inconsciente du bouton. Ils sont particulièrement utiles la nuit. Ils ne traitent pas l’acné en profondeur (ne remplacent pas un traitement médical) mais réduisent significativement la durée et les séquelles des boutons individuels.

Qu’est-ce que la staphylococcie maligne de la face ?

C’est une infection bactérienne grave déclenchée par la manipulation violente d’un bouton dans la zone centrale du visage — autour du nez et de la lèvre supérieure. Le staphylocoque peut remonter via les veines faciales vers les sinus caverneux du cerveau, provoquant une thrombophlébite cérébrale. Les signes d’alarme sont une fièvre élevée, un gonflement important du visage, des douleurs oculaires ou des maux de tête intenses après manipulation d’un bouton dans cette zone — urgence médicale absolue.

Le peroxyde de benzoyle en gel fait-il vraiment disparaître un bouton rapidement ?

Oui — c’est l’actif anti-acné le plus efficace pour réduire rapidement un bouton isolé. Le peroxyde de benzoyle à 2,5% ou 5% a une action antibactérienne puissante contre Cutibacterium acnes. Appliqué en « spot treatment » directement sur le bouton le soir, il peut réduire visiblement sa taille en 24 à 48 heures. Attention : il décolore les tissus et les vêtements — utiliser uniquement sur la lésion avec précaution.

Voir aussi : Acné / Traitement de l’acné / Cicatrices d’acné / Trétinoïne / Laser CO2 fractionné cicatrices


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

SOIGNER L’ACNE AU LASER : le laser contre l’acné

Soigner l’acné au laser : quels lasers, quelle efficacité, quel déroulement ?

Séance de laser dermatologique pour traitement de l'acné

Le laser représente une alternative ou un complément aux traitements médicamenteux de l’acné — en particulier quand les traitements oraux sont contre-indiqués, refusés ou insuffisants. 6 millions de personnes souffrent d’acné en France, générant 5,4 millions de prescriptions médicales annuelles, et plus de 30 % des femmes adultes présentent une acné tardive supportant mal les traitements locaux agressifs. Plusieurs technologies laser ciblent l’acné par des mécanismes différents — avec des niveaux d’efficacité et de durabilité très variables selon la longueur d’onde utilisée.

Acné résistante aux traitements habituels ? Vous souhaitez un avis sur le laser ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Mécanismes d’action |
Technologies disponibles |
Laser 1726 nm — la nouveauté |
LED et lumières à domicile |
Déroulement d’une séance |
Tableau comparatif |
Questions fréquentes

Comment fonctionne un laser sur l’acné ?

Un laser est une source de lumière composée de photons d’une seule longueur d’onde (lumière cohérente et monochromatique). Selon cette longueur d’onde, la lumière laser est absorbée de façon sélective par différentes cibles dans la peau — c’est le principe de la photothermolyse sélective.

L’acné résulte de trois mécanismes principaux que les lasers peuvent cibler différemment : l’hypersécrétion et hypertrophie des glandes sébacées (excès de sébum), la prolifération bactérienne de Cutibacterium acnes dans le follicule, et l’inflammation péri-folliculaire. Les lasers agissent sur l’un ou plusieurs de ces mécanismes selon leur longueur d’onde.

On distingue deux grandes stratégies d’action :

Action anti-bactérienne et anti-inflammatoire — les lumières bleues (415 nm) activent les porphyrines produites par C. acnes et le détruisent par photo-activation. Les lumières rouges (630-700 nm) ont un effet anti-inflammatoire. Les lumières pulsées intenses (IPL) et les lasers vasculaires ciblent les vaisseaux péri-lésionnels. Ces approches réduisent les lésions inflammatoires rapidement mais avec un taux élevé de récidives à l’arrêt — elles ne s’attaquent pas à la cause sébacée.

Action sur la glande sébacée — les lasers infrarouge (1450 nm, 1540 nm, et surtout 1726 nm) pénètrent jusqu’au derme profond où siègent les glandes sébacées et réduisent leur volume et leur activité sécrétoire. C’est cette approche qui offre les résultats les plus durables.

Les technologies laser disponibles pour l’acné

Laser diode infrarouge — 1450 nm (Smoothbeam®) et 1540 nm (Aramis®)

Ces lasers infrarouge pénètrent jusqu’aux glandes sébacées du derme moyen et induisent une réduction de leur taille et de leur activité. Les publications sur le laser diode 1450 nm sont prometteuses, notamment dans l’acné de la femme microkystique. Un protocole standard de 4 séances espacées de 3-4 semaines réduit significativement les lésions rétentionnelles (microkystes, points noirs) et diminue le sébum. Les récidives à l’arrêt existent mais sont moins fréquentes qu’avec les lumières bleues/rouges.

Photothérapie dynamique (PDT)

La photothérapie dynamique consiste à appliquer un agent photosensibilisant (acide aminolévulinique — ALA) sur la peau acnéique pendant 30 minutes à 3 heures, puis à irradier la zone avec une lumière rouge ou bleue. L’ALA est capté préférentiellement par les glandes sébacées hyperactives et les follicules colonisés par C. acnes — la photo-activation détruit sélectivement ces structures. Utilisée hors AMM en France pour l’acné, elle donne des résultats significatifs mais est limitée par une réaction post-traitement (rougeur, desquamation) plus marquée.

Lumière pulsée intense (IPL) et laser vasculaire à colorant pulsé

Ces technologies ciblent l’hémoglobine des vaisseaux péri-lésionnels et réduisent l’érythème et l’inflammation des boutons rouges. Elles sont efficaces sur la composante vasculaire et inflammatoire de l’acné mais sans effet direct sur les glandes sébacées — les récidives à l’arrêt sont la règle. Utiles en complément d’un traitement médical ou pour les rougeurs post-acné résiduelles.

Laser 1726 nm — la technologie la plus prometteuse

Le laser à 1726 nm représente l’avancée la plus significative dans le laser acné des dernières années. Sa particularité est d’être absorbé de façon très sélective par le sébum, avec une absorption très faible par les autres chromophores cutanés (eau, mélanine, hémoglobine, protéines). Cette sélectivité permet une photothermolyse quasi exclusive des glandes sébacées — le mécanisme est analogue à celui du laser vasculaire sur les vaisseaux ou du laser épilation sur le bulbe pilaire pigmenté.

Les premières études remontent à 2006, et les publications récentes confirment un résultat remarquable : une étude américaine montre qu’à 12 mois après la dernière séance, on observe 80 % de réduction des lésions d’acné en monothérapie laser. L’atrophie secondaire des glandes sébacées, obtenue par apoptose progressive sur plusieurs semaines, explique la durabilité des résultats — contrairement aux lumières bleues/rouges qui n’agissent que sur l’inflammation.

💡 Indication principale du laser 1726 nm : les cas où l’isotrétinoïne est indiquée mais non réalisable — contre-indication médicale, refus de contraception obligatoire, intolérance aux effets secondaires. C’est une alternative crédible à l’isotrétinoïne dans ces situations, sans les risques systémiques associés.

L’amélioration est progressive — l’atrophie des glandes sébacées se fait par apoptose sur plusieurs semaines, et la résorption des lésions déjà présentes prend 2 à 3 mois. La survenue de nouvelles lésions diminue généralement à partir de la deuxième séance, permettant souvent aux patients de réduire voire arrêter leur traitement anti-acné concomitant.

Une longueur d’onde légèrement supérieure à 1708 nm est également à l’étude — elle pénètre plus profondément et pourrait détruire encore plus sélectivement les glandes sébacées profondes, notamment dans l’acné nodulo-kystique.

Lumières bleues et rouges en vente sur Internet — que valent-elles ?

Les dispositifs LED à domicile émettant des lumières bleues (415 nm, anti-bactérienne) et rouges (630 nm, anti-inflammatoire) sont de plus en plus accessibles sur Internet et en pharmacie. Leur puissance est nettement inférieure aux appareils médicaux utilisés par le dermatologue. Néanmoins, une méta-analyse publiée en 2025 confirme une efficacité réelle de ces dispositifs sur les lésions inflammatoires légères à modérées d’acné.

Points à retenir sur ces appareils : ils sont sans danger sur la peau (pas d’UV, pas de chaleur excessive), peuvent être utilisés en complément d’un traitement topique pour en potentialiser les effets, et sont particulièrement utiles pour l’entretien entre les séances en cabinet. En revanche, ils n’ont aucun effet sur les glandes sébacées ni sur les lésions rétentionnelles (points noirs, microkystes) et ne remplacent pas une prise en charge médicale pour les formes modérées à sévères.

Comment se déroule une séance de laser acné ?

La séance se réalise sur peau propre et démaquillée, sans crème ni maquillage. Des lunettes ou coques de protection oculaire sont obligatoires pour le patient et le praticien pendant toute la durée de l’irradiation. Une crème anesthésiante (EMLA®) peut être appliquée 1 heure avant la séance pour les zones sensibles.

L’impact laser provoque une sensation de picotement et de chaleur à chaque tir. La peau est rouge pendant quelques heures après la séance — cette réaction érythémateuse est normale et attendue. Pour le laser 1726 nm, une légère desquamation les jours suivants est possible.

Il est possible d’observer une aggravation transitoire de l’acné dans les premières semaines, notamment si aucun traitement anti-acné n’avait été initié avant les séances — cette purge initiale est liée à la destruction des glandes sébacées et des follicules colonisés. Elle est passagère et ne doit pas faire interrompre le traitement.

Le laser acné est réalisé à distance de toute exposition solaire importante et est évité pendant la grossesse. L’espacement habituel entre les séances est de 3 à 4 semaines, avec un protocole de 3 à 6 séances selon la technologie et la sévérité de l’acné.

Il existe également des lasers spécifiques pour traiter les cicatrices d’acné — lasers fractionnels CO2 et Erbium — qui sont différents des lasers anti-acné et utilisés après extinction complète de l’acné.

Tableau comparatif des technologies laser et lumière pour l’acné

Technologie Cible Efficacité Durabilité Indication principale
Lumière bleue (415 nm) C. acnes Modérée Faible — récidives fréquentes Acné légère inflammatoire
Lumière rouge (630 nm) Inflammation Modérée Faible Complément anti-inflammatoire
IPL / Laser vasculaire Vaisseaux, érythème Bonne sur rougeurs Faible sur acné active Rougeurs post-acné
PDT (photothérapie dynamique) Glande sébacée + C. acnes Bonne Intermédiaire Acné modérée à sévère (hors AMM)
Laser diode 1450 nm Glande sébacée Bonne Intermédiaire Acné femme, microkystes
Laser 1726 nm Sébum / glande sébacée Très bonne (−80% à 12 mois) Longue durée Isotrétinoïne refusée ou CI

Questions fréquentes sur le laser acné

Le laser acné est-il remboursé par la Sécurité Sociale ?
Non. Aucune des techniques laser pour l’acné n’est remboursée par l’Assurance Maladie en France — elles sont réalisées dans le cadre de soins esthétiques ou hors AMM. Le coût d’une séance varie selon la technologie et la surface traitée, de 150 à 400 € environ. Un devis préalable est obligatoire.

Le laser acné est-il efficace sur les points noirs et microkystes ?
Oui, mais uniquement avec les lasers infrarouge (1450 nm, 1726 nm) qui réduisent la sécrétion de sébum et la taille des glandes sébacées, et resserrent les pores dilatés. Les lumières bleues et rouges n’ont aucun effet sur les lésions rétentionnelles — elles n’agissent que sur la composante inflammatoire et bactérienne.

Combien de séances de laser faut-il pour soigner l’acné ?
Le nombre de séances dépend de la technologie et de la sévérité de l’acné. Pour le laser 1450 nm, un protocole standard est de 4 séances espacées de 3-4 semaines. Pour le laser 1726 nm, 3 à 4 séances suffisent dans les études publiées. Les lumières bleues/rouges nécessitent souvent des séances plus fréquentes (2 fois/semaine) avec des résultats plus variables.

Peut-on faire du laser acné pendant un traitement à l’isotrétinoïne ?
Non — l’isotrétinoïne est une contre-indication formelle aux actes laser et peeling pendant le traitement et pendant les 6 à 12 mois suivant son arrêt. Elle fragilise la peau et altère la cicatrisation, exposant à des cicatrices paradoxales. Le laser 1726 nm est précisément indiqué quand l’isotrétinoïne est refusée ou contre-indiquée — c’est une alternative, pas un complément.

Le laser acné est-il douloureux ?
La sensation ressentie est un picotement vif et une chaleur locale à chaque tir laser — comparable à un élastique qui claque sur la peau. Une crème anesthésiante (EMLA®) appliquée 1 heure avant réduit significativement l’inconfort. La rougeur post-séance dure quelques heures. La reprise des activités est immédiate.

Les appareils LED à domicile peuvent-ils remplacer le laser en cabinet ?
Non. La puissance des appareils grand public est nettement inférieure aux appareils médicaux. Ils peuvent avoir un effet d’appoint sur les lésions légères et servir d’entretien entre les séances en cabinet, mais ne remplacent pas une prise en charge dermatologique pour une acné modérée à sévère. Ils sont sans danger utilisés selon les instructions.

Pour aller plus loin : rechercher les publications scientifiques sur l’acné et le laser sur PubMed.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

SOIGNER L’ACNE : se débarrasser des boutons d’acné (traitement acné)

Traitement de l’acné : guide complet par grade, médicaments et conseils pratiques

Crèmes et traitements topiques pour soigner l'acné

L’acné touche 6 millions de personnes en France et génère 5,4 millions de prescriptions médicales annuelles. C’est la première maladie dermatologique en fréquence. Si 85 % des adolescents en sont atteints, plus de 30 % des femmes adultes présentent une acné tardive persistante après 25 ans. Il existe des traitements très efficaces — mais le bon traitement dépend du grade de sévérité et du profil du patient. Ce guide présente les traitements classés par grade selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS 2015, actualisées 2024), les erreurs à éviter, et les options récentes comme la spironolactone.

Acné résistante, cicatrisante ou récidivante ? Besoin d’une ordonnance rapidement ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
ISOTRETINOINE « ROACCUTANE® »
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Erreurs à éviter |
Traitements locaux |
Traitements oraux |
Traitement par grade HAS |
Résistances antibiotiques |
Acné du dos |
Questions fréquentes

Erreurs à ne pas commettre

Avant tout traitement, il faut identifier et corriger les facteurs aggravants — les négliger rend tout traitement insuffisant.

Le soleil est un faux ami — il améliore parfois l’acné à court terme par effet anti-inflammatoire, mais cette amélioration est toujours transitoire. À l’arrêt de l’exposition, l’acné revient souvent plus forte. Le soleil aggrave en outre les taches post-acné et est contre-indiqué avec la plupart des traitements (cyclines, rétinoïdes).

Ne jamais triturer ses boutons — chaque manipulation d’un bouton d’acné multiplie par 3 à 5 le risque de cicatrice définitive. Elle diffuse les bactéries dans le derme et approfondit l’inflammation. C’est le conseil le plus important et le moins suivi.

Les frottements et contacts prolongés — mèche de cheveux sur le front ou les joues, casque, casquette, appui du menton sur la main — entretiennent et aggravent l’acné des zones de contact.

Chez la femme — certains contraceptifs peuvent aggraver l’acné, notamment ceux contenant du lévonorgestrel (Adepal®, Minidril®, Stérilet Mirena®, Trinordiol®…), du désogestrel, du gestodène ou du norgestrel. À l’inverse, certains contraceptifs peuvent améliorer l’acné : ceux à base d’acétate de cyprotérone (Diane®, Holgyeme®…), de drospérinone (Jasmine®, Jasminelle®, Yaz®…) ou de norgestimate (Tricilest®, Trafemi®…). Un bilan hormonal est recommandé en cas de règles irrégulières ou de pilosité du visage associée.

💡 Les résultats prennent du temps — tout traitement anti-acné nécessite au minimum 6 à 8 semaines avant de montrer son efficacité. Une aggravation transitoire dans les premières semaines est fréquente et ne doit pas faire interrompre le traitement.


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Traitements locaux : crèmes et gels contre l’acné

Peroxyde de benzoyle — antibactérien de référence

Le peroxyde de benzoyle est l’agent antibactérien topique de référence contre Cutibacterium acnes. Il a l’avantage majeur de ne pas induire de résistances bactériennes — contrairement aux antibiotiques topiques. Il est disponible à différentes concentrations (2,5 %, 5 %, 10 %) et sans ordonnance à 5 % (Curaspot®, Papclair®). Attention : il décolore les vêtements et les draps — appliquer de préférence le soir avec des textiles blancs. En cas d’irritation ou sécheresse, espacer les applications.

Exemples sur ordonnance : Brevoxyl®, Cutacnyl®, Eclaran®, Effacne®, Pannogel®, Panoxyl®.

Rétinoïdes topiques (vitamine A acide) — traitement des comédons

La trétinoïne, l’adapalène et le trifarotène (Aklief®) constituent la classe des rétinoïdes topiques — traitement de référence des lésions rétentionnelles (points noirs, microkystes). Ils accélèrent le renouvellement cellulaire épidermique et désquament les follicules bouchés. Ils sont souvent irritants : appliquer le soir sur peau nettoyée et sèche, en petite quantité, et espacer les applications en cas d’irritation. Contraception obligatoire chez la femme.

Exemples : Differine®, Effederm®, Ketrel®, Locacid®, Retacnyl®, Retin A®, Aklief®.

Antibiotiques locaux — à associer systématiquement au peroxyde de benzoyle

La clindamycine et l’érythromycine topiques réduisent la colonisation folliculaire par C. acnes. Ils ne doivent jamais être utilisés en monothérapie — le risque de résistance bactérienne est élevé. Ils sont toujours prescrits en association avec le peroxyde de benzoyle, qui prévient l’émergence de résistances. Certains peuvent être irritants en raison de la présence d’alcool dans la formulation.

Exemples : Clindamycine Stragen®, Dalacine T Topic®, Eryacne®, Eryfluid®, Zindacline®.

Acide azélaïque

L’acide azélaïque (Skinoren® 20 % crème) est un agent kératolytique et antibactérien avec une action sur la pigmentation post-inflammatoire — utile chez les peaux foncées où les taches post-acné sont problématiques. Alternative aux rétinoïdes en cas d’intolérance ou pendant la grossesse (innocuité démontrée).

Traitements oraux contre l’acné

Cyclines (antibiotiques oraux)

La doxycycline (100 mg/j) et la lymécycline sont les antibiotiques oraux de référence dans l’acné inflammatoire modérée. Prendre de préférence le soir pendant le repas avec un grand verre d’eau. Durée maximale : 3 mois — au-delà, le risque de résistances bactériennes est trop élevé. Contre-indiqués chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 8 ans (en cas d’allergie ou contre-indication : érythromycine ou azithromycine). Contre-indication soleil et UV.

Exemples : Doxy®, Granudoxy®, Tolexine®, Tetralysal®.

Isotrétinoïne (vitamine A acide orale) — traitement de référence des formes sévères

L’isotrétinoïne (Contracné®, Curacné®, Procuta®, Roaccutane®) est le seul traitement potentiellement curatif de l’acné — elle réduit durablement la taille et l’activité des glandes sébacées. Prescrite à 0,5-1 mg/kg/jour jusqu’à une dose cumulée de 120-150 mg/kg. Règles absolues :

Contraception obligatoire chez la femme, débutée 1 mois avant et poursuivie 2 mois après l’arrêt. Éviter le soleil et les UV. Ne pas associer aux cyclines (risque d’hypertension intracrânienne). Ne pas donner son sang pendant et 1 mois après le traitement. Évaluation du risque dépressif avant prescription (score ADRS recommandé).

Selon le Pr Brigitte Dréno (Hôtel-Dieu, Nantes) : « L’isotrétinoïne ne doit être prescrite qu’après un traitement antibiotique associé à un traitement topique bien mené. Néanmoins, lorsqu’elle semble indiquée en première ligne notamment devant une acné nodulo-kystique avec risque cicatriciel, sa prescription doit être discutée d’emblée. »


Téléchargez le guide complet
ISOTRETINOINE « ROACCUTANE® »
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Spironolactone — option pour les femmes (hors AMM)

La spironolactone est un diurétique épargnant le potassium avec une action anti-androgénique (inhibition de la 5α-réductase) particulièrement intéressante dans l’acné de la femme adulte. Elle est prescrite hors AMM en France mais fait l’objet de données solides. Dose habituelle : 100 mg/j (débutée à 50 mg/j pendant 6 semaines) ; 150 mg/j en cas de SOPK associé.

Critères prédictifs de bonne réponse : fluctuations de l’acné au cours du cycle menstruel, localisation mandibulaire et menton prédominante.

Un essai randomisé multicentrique publié dans le BMJ portant sur 410 femmes confirme une amélioration significative de l’acné à 24 semaines vs placebo, avec une bonne tolérance chez plus de 95 % des participantes passant à 100 mg/j. La spironolactone est à proposer en deuxième intention après les traitements locaux chez les adolescentes pour limiter le recours aux antibiotiques per os. En cas d’échec après 6 mois, l’isotrétinoïne peut être discutée. Une contraception est recommandée par précaution.

Traitement de l’acné par grade — recommandations HAS

La HAS (Haute Autorité de Santé) classe l’acné en 5 grades de sévérité avec un algorithme thérapeutique spécifique à chaque grade. Les recommandations de la SFD (Société Française de Dermatologie) datent de 2015 et ont été actualisées en 2024. Réévaluation systématique à 3 mois après chaque ligne de traitement.

Grade Description Traitement 1ère intention Si échec à 3 mois
Grade 1
Très légère
Rares comédons et/ou papules PBO ou rétinoïde topique Intensification ou association
Grade 2
Légère
Comédons et/ou papules < ½ visage PBO + rétinoïde topique Rétinoïde + acide azélaïque + antibiotique local ou oral
Grade 3
Moyenne
Comédons et/ou papules > ½ visage PBO + rétinoïde ± cycline orale Isotrétinoïne 0,5 mg/kg/j
Grade 4
Sévère
Tout le visage atteint PBO + rétinoïde + cycline orale Isotrétinoïne (ou d’emblée si risque cicatriciel)
Grade 5
Très sévère
Acné nodulo-kystique très inflammatoire Isotrétinoïne en 1ère intention Débutée à faible dose (0,2-0,3 mg/kg/j) pour éviter l’acné fulminans

PBO = peroxyde de benzoyle. Sources : Recommandations SFD 2015 | Score GEA | Chronoreco SFD

Résistances aux antibiotiques dans l’acné — un enjeu majeur

La résistance de Cutibacterium acnes aux antibiotiques est un problème croissant en dermatologie française, ralentissant la réponse au traitement et favorisant les rechutes. Les recommandations actuelles imposent de limiter strictement l’utilisation des antibiotiques dans l’acné — oraux à 3 mois maximum, topiques jamais en monothérapie.

Les trois règles anti-résistances à respecter absolument : limiter les antibiotiques topiques et oraux à leur indication stricte, ne jamais prescrire d’antibiothérapie orale seule sans traitement topique associé (monoantibiothérapie), et toujours associer le peroxyde de benzoyle aux antibiotiques topiques — il prévient l’émergence de résistances par son mécanisme non spécifique (oxydation des membranes bactériennes).

Traitement particulier de l’acné du dos

L’acné du dos (acné du tronc) répond à des règles thérapeutiques spécifiques. En se basant sur l’échelle de gravité TRASS (PubMed), le Groupe Étude de l’Acné a proposé en 2024 un algorithme thérapeutique dédié. Les formes sévères d’acné du dos sont souvent under-traitées car moins visibles socialement — elles peuvent pourtant être cicatricielles et justifient une prise en charge aussi rigoureuse que l’acné du visage.

Algorithme de traitement de l'acné du dos et du tronc 2024 - échelle TRASS

Pour les traitements innovants incluant le laser : voir notre article acné et laser. Pour le nettoyage de peau (extraction des comédons en cabinet) : indiqué avant l’instauration de l’isotrétinoïne pour diminuer le risque de poussée inflammatoire initiale.


Téléchargez le guide complet
ACNE DU DOS ET DU BUSTE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Pages spécialisées sur l’acné

Médicaments détaillés
Roaccutane® (isotrétinoïne) — posologie, effets secondaires, contraception
Contracné® — guide d’utilisation
Curacné® — guide d’utilisation
Procuta® — guide d’utilisation
Adapalène — rétinoïde topique de référence
Cyclines dans l’acné — doxycycline, lymécycline

Formes et contextes particuliers
Acné de la femme adulte — spironolactone, hormones
Régime et acné — alimentation, index glycémique
Laser anti-acné — types, indications, résultats
Cicatrices d’acné — traitements (peeling, laser ablatif)
Conseils de soins quotidiens dans l’acné
Acné — causes, symptômes, formes (page générale)

Questions fréquentes sur le traitement de l’acné

Combien de temps faut-il pour que le traitement de l’acné soit efficace ?
Tout traitement anti-acné nécessite au minimum 6 à 8 semaines avant de montrer son efficacité. Une aggravation transitoire dans les premières semaines est fréquente et normale — elle ne doit pas faire interrompre le traitement. La réévaluation par le médecin est recommandée à 3 mois. Si aucune amélioration n’est constatée à 3 mois avec un traitement bien conduit, le médecin passe à la ligne thérapeutique suivante.

Peut-on traiter l’acné sans ordonnance ?
Pour les formes légères (grade 1-2), certains traitements sont disponibles sans ordonnance : peroxyde de benzoyle 5 % (Curaspot®, Papclair®) et adapalène 0,1 % (Differine® sans ordonnance depuis 2021). Ils peuvent être utilisés en attendant la consultation médicale. Pour toute acné modérée à sévère, la consultation chez le médecin ou le dermatologue est indispensable. Le pharmacien peut conseiller des produits adaptés et orienter vers une consultation rapide.

La spironolactone est-elle remboursée pour l’acné ?
Non — la spironolactone n’a pas l’AMM pour l’acné en France et est prescrite hors AMM. Elle n’est donc pas remboursée dans cette indication. Son coût est cependant modeste (médicament générique peu onéreux). Elle est prescrite uniquement chez la femme, avec une contraception recommandée par précaution.

L’acné peut-elle revenir après l’isotrétinoïne ?
Dans environ 20 à 30 % des cas, une rechute partielle survient après un premier traitement par isotrétinoïne, notamment si la dose cumulée totale était insuffisante (objectif : 120-150 mg/kg). Un deuxième cycle d’isotrétinoïne est alors souvent efficace. Les formes d’acné tardive de la femme récidivent plus souvent et peuvent nécessiter un traitement d’entretien (spironolactone, contraceptif anti-androgénique) après l’isotrétinoïne.

Isotrétinoïne et dépression — quel est le vrai risque ?
Le lien entre isotrétinoïne et dépression est débattu dans la littérature. Les études de grande envergure ne montrent pas d’augmentation significative du risque de dépression sous isotrétinoïne par rapport à la population générale acnéique. Néanmoins, par précaution, le score ADRS d’évaluation du risque dépressif est recommandé avant toute prescription. Tout changement de l’humeur pendant le traitement doit être signalé au médecin prescripteur. Pour en savoir plus voir l’article Roaccutane et suicide

Voici l’exemple d’une jeune femme qui avait une acné sévère depuis plusieurs années, vous n’aurez pas de mal à croire qu’elle a une meilleure humeur pendant qu’avant le traitement…

Avant traitement
1 mois après le début (purge)
2 mois après le début…

 

Quelles sont les ressources médicales officielles sur l’acné ?
Les recommandations de référence en France sont disponibles sur le site de la SFD : texte court SFD 2015, algorithme SFD 2015, Chronoreco actualisé. Recherche bibliographique sur PubMed — acne vulgaris treatment.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ISOTRETINOINE « ROACCUTANE® »
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ACNE : solution contre l’acnée et les boutons d’acnés

Acné : causes, symptômes, traitements et conseils du dermatologue

acné boutons peau grasse adolescente photo
Acné — image générée par IA

L’acné se manifeste par des points noirs, petits kystes blancs et boutons rouges sur le visage, le décolleté ou le haut du dos, souvent associés à une peau grasse et luisante. Elle touche 80% des adolescents mais peut persister à l’âge adulte, notamment chez la femme. Il existe de nombreux traitements efficaces permettant d’atténuer les boutons et de réduire le risque de cicatrices.

Pas de rendez-vous disponible chez un dermatologue ? Consultez rapidement en visio :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

acné inflammatoire boutons rouges points noirs photo dermatologue
Acné inflammatoire

L’acné expliquée en vidéo


Vidéo : l'acné expliquée par le dermatologue

Sommaire :
Qu’est-ce que l’acné |
Qui est concerné |
Signes cliniques |
Causes |
Formes particulières |
Facteurs aggravants |
Conseils de soins |
Conséquences |
Points clés |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’acné ?


Vidéo : mécanisme de l'acné

Quelques idées reçues à démentir :

  • L’acné n’est pas due à un défaut d’hygiène, mais à une sensibilité hormonale
  • Elle ne guérit pas lors du mariage — elle s’atténue le plus souvent spontanément vers 18-20 ans
  • Manipuler ses boutons ne les améliore pas, bien au contraire
  • L’acné n’est pas contagieuse

C’est une maladie de la glande sébacée : sous l’influence des hormones sexuelles, la peau produit un excès de sébum qui obstrue les glandes sébacées, formant des points noirs et kystes blancs. La bactérie Cutibacterium acnes (anciennement Propionibacterium acnes) peut infecter ces lésions, les transformant en boutons rouges purulents (pustules).

Qui est concerné par l’acné ?

L’acné concerne 1/4 de la population française, soit environ 15 millions de personnes, dont 6 millions consultent — générant plus de 5 millions de prescriptions. C’est la pathologie cutanée qui motive le plus de consultations chez le dermatologue.

boutons acné visage adolescent photo
Acné — image générée par IA

Elle touche environ 80% des adolescents (dont 15% sous forme sévère) et près de 25% des adultes. En particulier, 20% des femmes adultes souffrent d’acné tardive.

Comment reconnaître l’acné ?

L’acné siège sur le visage et le haut du tronc. La peau est souvent grasse et luisante (séborrhée), notamment sur le front, le nez et le menton.

Type de lésion Nom médical Description Risque cicatrice
Point noir Comédon ouvert Sébum oxydé visible en surface Faible
Point blanc / microkyste Comédon fermé Glande bouchée sous la peau, sébum blanc par transparence Faible
Bouton rouge Papule Boursouflure rouge, parfois douloureuse Modéré
Bouton avec pus Pustule Papule avec point blanc central contenant du pus Modéré
Boule rouge profonde Nodule Lésion inflammatoire profonde et douloureuse Élevé
Gros kyste Kyste Lésion de quelques mm à cm, fréquente dans le dos Élevé
points noirs comédons ouverts nez photo gros plan
Points noirs (comédons) vus de près — voir notre article sur les points noirs

Téléchargez le guide complet
POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

acné pustuleuse inflammatoire photo
Acné inflammatoire avec pustules
pustule bouton blanc pus acné photo
Pustule — bouton blanc contenant du pus

Pourquoi a-t-on de l’acné ?

L’hérédité

L’acné est plus fréquente et plus grave en cas d’antécédents familiaux. Des études sur les jumeaux confirment une base génétique. Une méta-analyse de 2022 identifie des gènes impliqués dans la réponse inflammatoire (TNF) et l’activité des glandes sébacées (CYP17A1, FST).

Le stress

Le stress est un facteur déclencheur de poussées d’acné : il stimule la libération de substance P par les cellules nerveuses, ce qui augmente la production de sébum. Une étude cas-témoins confirme une corrélation significative entre niveau de stress et taux de substance P chez les patients acnéiques.

Les hormones

Les hormones mâles (androgènes) jouent un rôle prépondérant dans l’acné, aussi bien chez l’homme que chez la femme. C’est pourquoi le traitement de l’acné chez la femme requiert parfois l’emploi d’une contraception adaptée ou de médicaments agissant sur les hormones.

Autres facteurs de risque

Une étude de 2020 identifie comme facteurs de risque : surpoids, peau grasse, règles irrégulières, alimentation sucrée et grasse, tabac, cosmétiques inadaptés, troubles du sommeil, stress, chaleur, pollution et hydrocarbures halogénés. Voir aussi notre article sur le régime et l’acné.

Formes particulières d’acné

Acné due aux médicaments ou aux cosmétiques

Certains médicaments (corticoïdes, lithium, vitamine B12…) et cosmétiques gras peuvent déclencher de l’acné. Signalez toujours vos traitements en cours à votre médecin.

Acné du nourrisson

Voir notre article sur l’acné du nourrisson.

Acné prépubertaire (avant 10 ans)

Elle peut apparaître dès 6-7 ans et évoluer vers une acné sévère à l’adolescence. Un bilan hormonal peut être nécessaire en cas de signes d’hyperandrogénie. À noter : l’acné prépubertaire n’est pas en soi un signe de puberté précoce (définie par l’augmentation du volume des seins avant 8 ans chez la fille et du volume testiculaire avant 9 ans chez le garçon).

Acné tardive chez la femme après 25 ans

Voir notre article dédié à l’acné de la femme.


Téléchargez le guide complet
ACNE DE LA FEMME
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Contraception et acné

La glande sébacée étant sous l’influence des hormones sexuelles, la contraception peut aggraver ou améliorer l’acné.

Contraceptif Effet sur l’acné Remarque
Stérilet hormonal, implant, patch, anneau vaginal ⚠️ Peut aggraver Progestatifs androgéniques
Pilules au gestodène, désogestrel, lévonorgestrel, norgestrel ⚠️ Peut aggraver Progestatifs acnéigènes
Lévonorgestrel (Adepal, Trinordiol, Minidril…) ⚠️ Plutôt acnéigène 1re intention HAS malgré tout
Norgestimate (Triafemi, Tricilest…) ✅ Neutre à favorable AMM pour l’acné — 2e intention HAS
Drospérinone (Jasmine, Yaz…) ✅ Souvent favorable Bien tolérée sur l’acné
Dienogest (Qlaira) ✅ Favorable
Acétate de chlormadinone / cyprotérone (Diane, Belara) ✅ Anti-acnéique ⚠️ Quasiment abandonné — risque de méningiome


Vidéo : contraception et acné

Acné excoriée

L’acné excoriée est une acné manipulée, provoquant des plaies et un risque important de cicatrices. Elle nécessite une consultation médicale. Voir aussi notre article sur la dermatillomanie.

Acné et grossesse

La grossesse peut améliorer ou aggraver l’acné. Le traitement est difficile car de nombreux médicaments sont contre-indiqués pendant la grossesse. Consultez impérativement votre médecin.

Acné grave ou sévère

  • Acné fulminans — accompagnée de fièvre, fatigue et parfois de rhumatismes
  • Acné conglobata — acné débutant à l’adolescence avec grands comédons, kystes confluents et fistules purulentes sur le tronc, les épaules et les fesses
  • Acné nodulaire kystique — prédominance de kystes inflammatoires profonds

Facteurs aggravant l’acné (exposome)


Vidéo : facteurs aggravant l'acné

Facteur Mécanisme
Alimentation (sucres rapides, lait écrémé) Pic d’insuline → augmentation des androgènes → sébum
Stress Libération de substance P → séborrhée
Manque de sommeil Dérèglement hormonal, stress oxydatif
Cosmétiques gras ou occlusifs Obstruction des glandes sébacées
Tabac / Cannabis Stress oxydatif, inflammation
Pollution atmosphérique Stress oxydatif cutané, inflammation
Médicaments (corticoïdes, lithium, B12…) Acné iatrogène — signalez vos traitements
Chaleur et humidité intenses Acné tropicale

Voir notre article : régime et acné

Conseils de soins dans l’acné


Vidéo : conseils de soins pour l'acné

  • Hygiène du visage — nettoyage doux le soir avec un produit spécifique peaux acnéiques. Le matin, eau froide sans savon. En cas d’irritation, appliquer une crème hydratante
  • Évitez le soleil — c’est un faux ami : il améliore transitoirement l’acné mais provoque une poussée à l’arrêt (classique « poussée de la rentrée »). De plus, de nombreux traitements anti-acné sont photosensibilisants. Si exposition inévitable, utilisez une crème solaire non comédogène
  • Ne percez pas vos boutons — cela aggrave les lésions et provoque des cicatrices et des taches brunes. Voir notre article percer ses boutons
  • Maquillage — privilégiez les fonds de teint en poudre ou texture non grasse, toujours non comédogènes
  • Rasage — préférez le rasoir électrique. Si vous utilisez une lame, changez-la souvent et assouplissez la barbe avec eau et savon doux avant. Évitez les lotions après-rasage contenant de l’alcool
  • Coiffure — évitez les mèches sur le front — les cheveux gras favorisent les boutons

Conséquences de l’acné

  • Sur le plan psychologique et social — l’acné est une dermatose affichante, touchant des zones visibles (visage, décolleté, dos), souvent à l’adolescence — période de fragilité émotionnelle. Il est essentiel de la traiter rapidement pour éviter son aggravation

On me pose souvent la question du Roaccutane et du risque psychologique, vous trouverez toutes les infos sur l’article Roaccutane et suicide

Voici l’exemple d’une jeune femme qui avait une acné sévère depuis plusieurs années, vous n’aurez pas de mal à croire qu’elle a une meilleure humeur pendant qu’avant le traitement…

Avant traitement
1 mois après le début (purge)
2 mois après le début…

 

  • Sur le plan physique — l’acné peut engendrer des cicatrices en creux ou en relief, dont le traitement (peeling, laser ablatif, chirurgie) est parfois difficile

Points clés

  • L’acné n’est pas due à un défaut d’hygiène mais à un problème hormonal — l’hygiène reste néanmoins importante
  • Elle touche surtout les adolescents mais aussi les adultes, avec de lourdes répercussions psychologiques
  • Ne touchez pas vos boutons : risque de cicatrices et taches brunes
  • Évitez le soleil : amélioration transitoire suivie d’une poussée
  • Le traitement de l’acné est bien codifié et efficace dans la majorité des cas

>>> Suite : Traitement de l’acnéRoaccutane / Laser anti-acné / Cicatrices d’acné

Sources

Questions fréquentes sur l’acné

Y a-t-il une relation entre acné et alimentation ?

Le rapport est controversé mais des études récentes suggèrent que les sucres à assimilation rapide (index glycémique élevé) et certains produits laitiers écrémés pourraient jouer un rôle indirect en stimulant la production d’insuline, elle-même favorisant les androgènes et le sébum. Voir notre article régime et acné.

Mon acné s’améliore au soleil, dois-je m’exposer ?

Non. Le soleil est un faux ami : il améliore transitoirement l’acné mais provoque ensuite une résurgence des lésions (accélération de la comédogénèse). De plus, de nombreux traitements anti-acné sont photosensibilisants (cyclines, peroxyde de benzoyle, rétinoïdes). Utilisez une crème solaire non comédogène si vous vous exposez.

L’hygiène est-elle importante dans l’acné ?

L’acné n’est pas liée à un manque d’hygiène, mais un nettoyage doux du visage une fois par jour avec un produit spécifique peaux acnéiques est recommandé pour éliminer l’excès de sébum et limiter la prolifération bactérienne. Un nettoyage trop agressif ou trop fréquent peut au contraire aggraver l’acné en irritant la peau.

Quelle pilule contraceptive choisir en cas d’acné ?

Selon les recommandations HAS, le norgestimate (Triafemi, Tricilest) est la pilule avec AMM pour l’acné et est recommandée en deuxième intention. La drospérinone (Jasmine, Yaz) est souvent bien tolérée sur l’acné. Les pilules au lévonorgestrel sont plutôt acnéigènes mais restent recommandées en première intention. Discutez toujours du choix de votre contraception avec votre médecin en tenant compte de votre acné.

L’acné peut-elle laisser des cicatrices ?

Oui, notamment les nodules et kystes peuvent laisser des cicatrices en creux ou en relief. C’est pourquoi il est important de traiter rapidement l’acné, de ne pas manipuler les boutons, et de consulter un dermatologue dès que des lésions profondes apparaissent. Voir notre article sur les cicatrices d’acné.

L’acné de l’adulte est-elle différente de celle de l’adolescent ?

Oui. L’acné tardive de la femme adulte (après 25 ans) touche environ 20% des femmes. Elle est souvent liée à des facteurs hormonaux (cycle, grossesse, ménopause), au stress et à l’environnement. Elle répond parfois moins bien aux traitements classiques et nécessite souvent une approche hormonale. Voir notre article sur l’acné de la femme.

Qu’est-ce que le laser anti-acné ?

Il existe deux types de lasers : les lasers non ablatifs peuvent améliorer les lésions inflammatoires superficielles avec des effets transitoires, et les lasers ablatifs interviennent dans le traitement des cicatrices d’acné. Voir notre article laser et acné.

Pour aller plus loin

Recherche scientifique : Articles sur l’acné sur PubMed

Liens utiles : Traitement acné / Cicatrices d’acné / Boutons visage / Régime et acné


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

MEDICAMENT ACNE : médicaments pour l’acné

Médicaments de l’acné : liste complète des traitements disponibles en France

Le traitement de l’acné repose sur plusieurs classes thérapeutiques utilisées seules ou en association selon la sévérité des lésions. Cette page recense l’ensemble des médicaments disponibles en France. Les conseils pratiques d’application et règles d’hygiène sont dans la page soins de l’acné au quotidien.

Quel traitement pour votre acné ? Délais de rdv trop longs ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Antibiotiques locaux |
Antibiotiques généraux |
Rétinoïdes locaux |
Isotrétinoïne |
Peroxyde de benzoyle |
Zinc |
Questions fréquentes

Antibiotiques locaux utilisés dans l’acné

Principe actif Noms commerciaux
Érythromycine Eryacné®
Eryfluid®
Erythrogel®
Érythromycine Bailleul®
Clindamycine Clindamycine Stragen®
Dalacine T Topic®
Zindacline®
⚠️ Les antibiotiques locaux ne doivent jamais être utilisés en monothérapie prolongée — risque de résistances bactériennes. Ils sont toujours associés au peroxyde de benzoyle ou à un rétinoïde local.

Antibiotiques généraux utilisés dans l’acné

Classe Principe actif Noms commerciaux
Cyclines Doxycycline Doxy®
Granudoxy®
Spanor®
Tolexine®
Vibramycine®
Lymécycline Tetralysal®
Minocycline Mestacine®
Minolis®
Mynocine®
Zacnan®

Rétinoïdes locaux utilisés dans l’acné

Principe actif Génération / spécificité Noms commerciaux
Trétinoïne 1re génération — rétinoïde de référence Effederm®
Ketrel®
Locacid®
Retacnyl®
Retin A®
Roaccutane gel®
Adapalène 3e génération — mieux toléré que la trétinoïne Differine®
Adapalène Zentiva® (générique)
Trifarotène 4e génération — sélectif RAR-γ — AMM France 2020 — nouveau Aklief®
💡 Aklief® (trifarotène) est le premier rétinoïde local de 4e génération mis sur le marché en France depuis plus de 20 ans. Sa sélectivité pour le récepteur RAR-γ (majoritaire dans la peau) lui confère une meilleure tolérance locale que ses prédécesseurs. Il est indiqué dans l’acné du visage et du tronc — indication qui le distingue de l’adapalène. → Fiche complète Aklief®

Isotrétinoïne — rétinoïde général

Principe actif Noms commerciaux
Isotrétinoïne Contracné®
Curacné®
Procuta®
Roaccutane®
⚠️ L’isotrétinoïne est tératogène — prescription réservée aux dermatologues, avec contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer et suivi biologique régulier. Ne jamais débuter sans consultation spécialisée.

Peroxyde de benzoyle

Principe actif Noms commerciaux
Peroxyde de benzoyle Brevoxyl®
Cutacnyl®
Eclaran®
Effacne®
Pannogel®
Panoxyl®

Zinc

Principe actif Noms commerciaux
Zinc Effizinc®
Rubozinc®

Pages associées


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Differine® et Aklief® ?

Les deux sont des rétinoïdes locaux mais de générations différentes. Differine® (adapalène) est un rétinoïde de 3e génération actif sur les récepteurs RAR-β et RAR-γ. Aklief® (trifarotène) est un rétinoïde de 4e génération sélectif du récepteur RAR-γ, majoritaire dans la peau — ce qui lui confère une meilleure tolérance locale. Aklief® est également indiqué dans l’acné du tronc (dos, poitrine), indication que Differine® ne couvre pas officiellement.

Peut-on utiliser un antibiotique local seul dans l’acné ?

Non — les recommandations actuelles déconseillent la monothérapie antibiotique prolongée en raison du risque de résistances bactériennes (notamment Cutibacterium acnes). Un antibiotique local doit toujours être associé à un peroxyde de benzoyle ou à un rétinoïde local pour limiter l’émergence de résistances.

Qu’est-ce qu’un générique de Differine® ?

Adapalène Zentiva® est le générique de Differine® disponible en France — même principe actif (adapalène 0,1%), même concentration, même efficacité. Son prix est inférieur à celui de la spécialité de référence. Il est substitutable par le pharmacien sauf mention contraire sur l’ordonnance.

À partir de quand l’isotrétinoïne est-elle indiquée ?

L’isotrétinoïne est réservée aux acnés sévères (nodulokystiques, acné du dos étendue) ou aux acnés modérées résistant à deux lignes de traitement bien conduites. Elle est prescrite exclusivement par un dermatologue, avec un protocole de suivi strict incluant bilan biologique mensuel et contraception obligatoire chez la femme.

Voir aussi :
Acné |
Isotrétinoïne |
Aklief® |
Soins de l’acné |
Téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ACNE : conseils pour les soins d’acné

Soins de l’acné au quotidien : 8 règles pratiques pour limiter les poussées

Les traitements médicamenteux de l’acné (rétinoïdes, antibiotiques, pilule, isotrétinoïne) sont détaillés dans la page traitement de l’acné. Cette page se concentre sur les règles d’hygiène et de vie au quotidien qui conditionnent l’efficacité de tout traitement — et qui réduisent les poussées indépendamment de toute prescription.

Acné résistante, cicatrices ou impact psychologique ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Nettoyage de la peau |
Ne pas toucher |
Soleil — faux-ami |
Alimentation |
Rasage |
Cosmétiques |
Quand consulter |
Questions fréquentes

1. Nettoyage — doux et limité

Acné du dos — soins quotidiens

Le nettoyage est utile mais l’excès aggrave l’acné. Un nettoyage matin et soir suffit — au-delà, on stimule la production de sébum en réponse à l’agression.

Produits à utiliser : savons surgras, syndets (pains dermatologiques sans savon) ou gels nettoyants sans alcool formulés pour peaux acnéiques. Rincer à l’eau tiède — pas chaude.

Produits à éviter : astringents, toniques alcoolisés, exfoliants agressifs, éponges ou brosses. Ces produits irritent la barrière cutanée et provoquent une surproduction sébacée réactionnelle.

Si vous êtes sous traitement topique irritant (trétinoïne, peroxyde de benzoyle, adapalène) : le savon surgras est d’autant plus important — il compense l’effet desséchant des traitements. Appliquer les crèmes de traitement sur peau propre et sèche, jamais sur peau humide.

2. Ne pas toucher — ne pas percer

C’est la règle la plus simple et la plus difficile à respecter. Toucher, presser ou percer les boutons aggrave systématiquement l’acné :

La pression diffuse les bactéries dans les tissus environnants, étend l’inflammation et transforme un bouton superficiel en lésion profonde. Les manipulations répétées laissent des cicatrices d’acné — macules pigmentées, dépressions en cupule ou cicatrices en pic à glace — qui persistent des mois à des années après la guérison de l’acné elle-même.

Règle pratique : ne pas toucher son visage pendant la journée. Si l’envie de percer est irrésistible, un dermatologue peut pratiquer une extraction instrumentale propre ou une injection intralésionnelle de corticoïde sur un kyste — résultat en 24–48 h sans cicatrice.

3. Soleil — faux-ami de l’acné

Le soleil semble améliorer l’acné pendant l’exposition — c’est une amélioration trompeuse et temporaire. Deux à quatre semaines après l’arrêt des expositions, une poussée de rebond survient souvent, parfois plus sévère que l’acné initiale.

Par ailleurs, la majorité des traitements de l’acné sont photosensibilisants — trétinoïne, doxycycline, isotrétinoïne : l’exposition solaire sous traitement expose à des coups de soleil sévères, une hyperpigmentation et une réduction d’efficacité du traitement. Protection SPF 50+ obligatoire sur les zones traitées.

L’exposition solaire aggrave également les cicatrices d’acné en les pigmentant — prolongeant leur durée visible de plusieurs mois.

4. Alimentation — ni régime strict ni liberté totale

L’alimentation a longtemps été accusée de provoquer l’acné (chocolat, friture…). La réalité est plus nuancée :

Ce qui est établi : les aliments à fort index glycémique (sucres rapides, pain blanc, sodas) et la consommation de lait écrémé en grande quantité sont associés à une aggravation de l’acné dans plusieurs études — via une élévation de l’IGF-1 qui stimule la sébogenèse. Ce n’est pas une relation dose-effet stricte ni universelle.

Ce qui n’est pas prouvé : le rôle du chocolat noir, des graisses ou des aliments épicés. Aucune étude ne justifie d’éliminer ces aliments.

Conclusion pratique : un régime anti-acné strict n’est pas justifié. Réduire les sucres rapides et le lait écrémé en excès est raisonnable si vous observez une corrélation personnelle — sans frustration alimentaire majeure qui aggraverait le stress (lui-même facteur de poussée).

5. Acné de la barbe — technique de rasage

Le rasage à lame coupe les boutons à leur base et les pérennise en disséminant les bactéries dans le follicule sectionné. Préférer le rasoir électrique à grille, qui rase sans contact direct avec les lésions.

Si le rasoir lame est incontournable : utiliser un gel de rasage non alcoolisé, raser dans le sens du poil, changer la lame fréquemment, ne jamais raser sur un bouton enflammé. Rincer à l’eau froide après le rasage pour fermer les pores.

6. Cosmétiques — non-comédogènes obligatoires

Crèmes hydratantes, fonds de teint, écrans solaires et produits coiffants peuvent colmater les follicules et aggraver l’acné. Choisir exclusivement des produits labellisés non comédogènes et sans huile (oil-free) pour les peaux acnéiques.

Le maquillage n’est pas interdit — certains fonds de teint minéraux ou dermatologiques permettent de couvrir les lésions sans les aggraver. Le démaquillage complet le soir est impératif.

Éviter les huiles capillaires et les produits coiffants gras qui coulent sur le front et les tempes — responsables fréquents de l’acné frontale.

7. Quand consulter un dermatologue

Situation Pourquoi consulter
Acné laissant des cicatrices ou taches persistantes Les cicatrices d’acné sont évitables avec un traitement adapté précoce
Traitements de pharmacie inefficaces après 6–8 semaines Acné modérée à sévère nécessitant prescription
Acné ayant un impact sur l’estime de soi ou la vie sociale Traitement efficace disponible — ne pas attendre
Acné persistante après 25 ans chez la femme Bilan hormonal à envisager (hyperandrogénie, SOPK)
Nodules, kystes ou acné du tronc étendue Formes sévères — isotrétinoïne à discuter

Aujourd’hui, pratiquement tous les cas d’acné peuvent être traités avec succès. Un dermatologue peut traiter l’acné existante, prévenir de nouvelles poussées et réduire significativement le risque de cicatrices.


Téléchargez le guide complet
ISOTRETINOINE « ROACCUTANE® »
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Questions fréquentes

Faut-il arrêter le maquillage quand on a de l’acné ?

Non — le maquillage n’est pas contre-indiqué à condition de choisir des produits non comédogènes, oil-free, et de démaquiller complètement chaque soir. Certains fonds de teint dermatologiques contiennent même des actifs anti-acné (acide salicylique, niacinamide). L’interdiction systématique du maquillage est un mythe — le problème vient des formulations comédogènes, pas du maquillage en lui-même.

Le stress aggrave-t-il l’acné ?

Oui — c’est documenté. Le stress augmente la production de cortisol et d’androgènes qui stimulent les glandes sébacées. Les périodes d’examens, de surmenage ou d’anxiété chronique sont classiquement associées à des poussées. Ce mécanisme ne signifie pas qu’il faut se culpabiliser lors d’une poussée — mais la gestion du stress fait partie de la prise en charge globale de l’acné.

Combien de temps avant de voir les résultats d’un traitement ?

Aucun traitement topique ou général ne montre de résultats avant 6 à 8 semaines. C’est le délai de renouvellement folliculaire. Un traitement abandonné après 2–3 semaines faute de résultat est un traitement dont on n’a pas évalué l’efficacité. La constance d’application est le premier facteur d’échec des traitements topiques.

Voir aussi :
Acné — causes et mécanismes |
Traitements de l’acné |
Cicatrices d’acné |
Soins du visage |
Nettoyage de peau


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

CICATRICES ACNE : atténuer les cicatrices d’acné sur le visage

Effacer les cicatrices du visage : types, traitements et résultats

Cicatrices de boutons d'acné sur le visage - vue rapprochée

Les cicatrices du visage résultent d’un acte traumatique atteignant le derme profond — couche de la peau contenant le collagène et les fibroblastes. Contrairement aux simples rougeurs post-inflammatoires qui s’estompent seules en 1 à 2 ans, les cicatrices vraies correspondent à une destruction tissulaire irréversible sans traitement. On distingue deux grandes familles : les cicatrices en creux (hypotrophiques, dont les cicatrices d’acné) et les cicatrices en relief (hypertrophiques et chéloïdes). Chaque type répond à des traitements différents — un bilan dermatologique préalable est indispensable pour choisir la bonne approche.

Cicatrices d’acné, chéloïdes ou cicatrice après une plaie ? Besoin d’un avis spécialisé ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Cicatrices en creux |
Types de cicatrices d’acné |
Traitements cicatrices d’acné |
Cicatrices en relief |
Tableau comparatif |
Questions fréquentes

Cicatrices en creux (hypotrophiques)

Les cicatrices en creux résultent d’une destruction du tissu conjonctif dermique lors d’une inflammation profonde. La peau, incapable de reconstituer le collagène détruit, forme une dépression permanente. Les cicatrices d’acné en sont l’exemple le plus fréquent — elles concernent environ 95 % des patients ayant eu une acné sévère non traitée précocement. Les autres causes sont les varicelles, les traumatismes, les chirurgies et certaines infections cutanées profondes.

💡 Rougeur post-acné ≠ cicatrice — Les taches rouges ou violacées planes après un bouton (macules érythémateuses post-inflammatoires) ne sont pas des cicatrices : elles disparaissent spontanément en 1 à 2 ans. Seules les dépressions ou reliefs persistants après 12-18 mois sont de vraies cicatrices nécessitant un traitement. Inutile de traiter avant — et les lasers sont contre-indiqués sur des lésions encore évolutives.

Les différents types de cicatrices d’acné

Un même visage présente souvent plusieurs types de cicatrices d’acné simultanément, ce qui impose une stratégie thérapeutique combinée. La classification en 3 types principaux guide le choix du traitement.

Cicatrices en cratère (boxcar scars)

Cicatrices d'acné en cratères - dépressions larges à fond plat sur le visage

Larges et rondes, avec une dépression à fond plat et bords verticaux nets. Elles mesurent généralement 1,5 à 4 mm de diamètre. Ce sont les cicatrices qui répondent le mieux aux traitements car leur fond est accessible — subcision, acide hyaluronique, laser fractionné et peeling donnent de bons résultats sur ce type.

Cicatrices en pic à glace (icepick scars)

Cicatrices d'acné en pic à glace - dépressions étroites et profondes

Petites (moins d’1 mm de diamètre), profondes, donnant l’impression que la peau a été piquée par un instrument pointu. Ce sont les plus difficiles à traiter car elles s’étendent jusqu’au derme profond voire à l’hypoderme. Le traitement de référence est l’excision à l’emporte-pièce (punch excision) suivie d’une suture ou d’une greffe, complétée par un laser fractionnel secondairement.

Cicatrices en pente douce (rolling scars)

Dépressions larges à bords évasés, donnant un aspect ondulé à la peau. Elles résultent d’adhérences fibreuses entre le derme superficiel et l’hypoderme. Ce sont les cicatrices qui répondent le mieux à la subcision — section des adhérences sous-cutanées — associée à l’injection d’acide hyaluronique ou de plasma riche en plaquettes (PRP).

Traitement des cicatrices d’acné

Deux conditions préalables indispensables

Avant d’envisager tout traitement des cicatrices d’acné, deux conditions doivent être réunies sans exception :

1. L’acné doit être complètement éteinte — traiter des cicatrices sur une acné encore active est inutile (de nouvelles cicatrices se formeront) et contre-indiqué (risque d’infection et d’aggravation). Attendre l’absence totale de lésions inflammatoires pendant au moins 3 mois.

2. L’isotrétinoïne doit être arrêtée depuis 6 à 12 mois minimum — les traitements par isotrétinoïne (Contracné®, Curacné®, Procuta®, Roaccutane®) altèrent la cicatrisation cutanée pendant plusieurs mois après l’arrêt. Tout acte laser ou peeling profond pendant cette période expose à des cicatrices paradoxales.

⚠️ Ne jamais triturer ses boutons — chaque manipulation d’un bouton d’acné multiplie par 3 à 5 le risque de cicatrice définitive en approfondissant l’inflammation et en diffusant les bactéries dans le derme.

Traitement en deux temps

Le protocole standard des cicatrices d’acné se déroule en deux phases complémentaires, généralement réalisées en hiver, à distance de toute exposition solaire, pour éviter les hyperpigmentations post-opératoires.

Temps 1 — Correction des dépressions : relever chaque cicatrice individuellement selon son type. La subcision (passage d’une aiguille en biais sous la cicatrice pour couper les adhérences fibreuses) traite les cicatrices en pente douce et les cratères adhérents. L’excision à l’emporte-pièce traite les pics à glace. L’acide trichloracétique (TCA) à 100% appliqué au pic en bois traite les petites cicatrices punctiformes profondes (technique CROSS). L’acide hyaluronique en injection comble les cratères en pente douce peu profonds.

Temps 2 — Homogénéisation de la surface : une fois les dépressions corrigées, une abrasion de la surface cutanée uniformise le grain de peau. Les options disponibles sont le peeling chimique de moyenne profondeur (TCA 15-30%), le laser ablatif fractionné CO2 ou Erbium (meilleure efficacité, cicatrisation 7-10 jours), la dermabrasion mécanique (opérateur-dépendante, résultats excellents dans les mains expertes) et la microdermabrasion (moins agressive, indiquée sur les cicatrices superficielles). Voir notre article sur le traitement des cicatrices par laser.


Téléchargez le guide complet
ACNE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Cicatrices en relief : hypertrophiques et chéloïdes

Les cicatrices en relief résultent d’une surproduction de collagène lors de la cicatrisation. On distingue deux types de gravité différente. La cicatrice hypertrophique reste limitée à la zone de la plaie initiale, est souvent prurigineuse et rouge, et peut s’atténuer spontanément en 1 à 3 ans. La cicatrice chéloïde dépasse les bords de la plaie, envahit la peau saine adjacente, ne régresse pas spontanément et récidive après exérèse simple. Elle est beaucoup plus fréquente sur les peaux noires et foncées, sur certaines zones anatomiques (sternum, épaules, lobes d’oreilles, nuque) et sur terrain génétique prédisposé.

Le traitement des chéloïdes est spécifique et différent de celui des cicatrices en creux. Voir notre article complet sur les cicatrices chéloïdes.

Tableau comparatif — types de cicatrices et traitements

Type Aspect Traitement de référence Résultat attendu
Cratère (boxcar) Large, fond plat, bords nets Subcision + laser fractionné CO2 Amélioration 50-70%
Pic à glace (icepick) Étroite, profonde, < 1mm TCA CROSS + punch excision Amélioration 40-60%
Pente douce (rolling) Large, bords évasés, ondulée Subcision + AH + PRP Amélioration 60-80%
Macule érythémateuse Tache rouge/violacée plane Abstention ou laser vasculaire Disparition spontanée 1-2 ans
Hypertrophique Relief dans la zone de la plaie Dermocorticoïdes + silicone Régression possible 1-3 ans
Chéloïde Relief débordant la plaie, dur Infiltrations corticoïdes + laser Contrôle difficile, récidives

Questions fréquentes sur les cicatrices du visage

À quel âge peut-on traiter les cicatrices d’acné ?
Il n’y a pas d’âge minimum — la condition n’est pas l’âge mais l’extinction complète de l’acné depuis au moins 3 mois et l’arrêt de l’isotrétinoïne depuis 6 à 12 mois. Certains jeunes adultes de 18-20 ans sont éligibles dès la fin de leur acné. À l’inverse, des patients de 50 ans consultent pour des cicatrices anciennes accentuées par les rides — ces cicatrices « reparaissent » car les rides d’involution accusent les dépressions préexistantes.

Combien de séances faut-il pour effacer des cicatrices d’acné ?
Un traitement complet nécessite en général 2 à 4 séances espacées de 2 à 3 mois, selon la profondeur et le nombre de cicatrices. Les cicatrices en pic à glace (les plus profondes) nécessitent souvent le plus grand nombre de séances. Aucun traitement ne donne un résultat parfait en une seule fois — l’amélioration est progressive et cumulée. L’objectif réaliste est une amélioration de 50 à 80%, pas une disparition totale.

Le laser fractionné est-il le meilleur traitement pour les cicatrices d’acné ?
Le laser fractionné CO2 ou Erbium est l’un des traitements les plus efficaces pour homogénéiser la surface cutanée après correction des dépressions. Mais il n’est pas adapté à tous les types : sur les cicatrices en pic à glace profondes, il est insuffisant seul. La meilleure approche combine souvent la subcision ou l’excision pour corriger d’abord la dépression, puis le laser pour lisser la surface. Un traitement au laser sans subcision préalable améliore la texture mais pas la profondeur des dépressions.

Les cicatrices d’acné peuvent-elles s’aggraver avec l’âge ?
Oui — certains patients ayant peu de cicatrices à 30 ans consultent à 45-50 ans car les rides d’involution naturelle « révèlent » des cicatrices peu visibles auparavant. Les dépressions préexistantes sont accentuées par la perte de volume facial liée à l’âge. Dans ce cas, les injections d’acide hyaluronique volumateur peuvent compléter utilement le traitement.

Peut-on traiter les cicatrices d’acné sur peaux noires et métissées ?
Oui, mais avec des précautions supplémentaires. Les peaux foncées (phototypes IV à VI) sont plus à risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire après laser ou peeling. Le dermatologue adapte les paramètres et prescrit souvent une préparation à l’acide azélaïque ou à la vitamine C avant le traitement. Les peaux noires sont également plus à risque de cicatrices chéloïdes — un test préalable sur une zone cachée est recommandé avant tout traitement abrasif.

Est-ce que les crèmes anti-cicatrices vendues en pharmacie sont efficaces ?
Pour les vraies cicatrices en creux, non — aucune crème ne peut « combler » une dépression dermique. Les crèmes à base de silicone, vitamine C ou rétinol peuvent améliorer la texture et l’aspect des cicatrices récentes superficielles et des macules rouges post-inflammatoires, mais n’ont pas d’effet sur les dépressions constituées. Elles restent utiles en complément d’un traitement dermatologique ou en prévention (après un bouton profond) mais ne remplacent pas les procédures médicales.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation