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Dermatoses annulaires : lésions en anneaux sur la peau
La présence de lésions annulaires ou d’anneaux ronds sur la peau est fréquente et il est parfois difficile d’en faire le diagnostic. Il est important de consulter devant l’apparition d’anneaux sur la peau
Les anneaux peuvent être nombreux ou pas, démanger, rester stables ou s’étendre progressivement, avoir une bordure infiltrée, guérir ou desquamer au centre… tous ces éléments sont importants pour en faire le diagnostic par le médecin
Diagnostics
Il existe de nombreuses causes possibles de lésions annulaires sur la peau, voici une liste non exhaustive :
mycose, c’est probablement la cause la plus fréquente, encore appelée dermatophytie ou herpes circiné. Elle est fréquemment transmise par les animaux (chats++, hamster…). Elle se présente souvent sous la forme d’une lésion annulaire avec une bordure rougeâtre souvent squameuse et une peau guérie à l’intérieur.
Pityriasis rosé de Gibert : affection bénigne de la peau caractérisée par l’apparition d’une plaque initiale, appelée « médaillon initial », suivie d’autres lésions annulaires plus petites sur le tronc et les membres.
Pityriasis rosé de Gibert
Mycose fongoïde au stade précoce : une forme de lymphome cutané caractérisée par l’apparition de lésions cutanées initiales sous forme de plaques annulaires ou arciformes.
psoriasis annulaire, forme de psoriasis caractérisée par des lésions cutanées annulaires, souvent avec une bordure épaissie et une peau squameuse à l’intérieur de l’anneau
urticaire annulaire : éruption papuleuse qui démange beaucoup en général
Urticaire en anneaux
Erythème annulaire centrifuge de Darier, caractérisée par des lésions annulaires rouges qui s’étendent progressivement vers l’extérieur. Sa cause n’est pas bien connue et son traitement est mal codifié.
Érythème migrant de la maladie de Lyme : c’est la manifestation cutanée initiale de la maladie de Lyme, une infection bactérienne transmise par les tiques. La lésion est généralement une plaque rouge annulaire qui s’élargit progressivement, avec une zone centrale plus pâle.
Érythème polymorphe : réaction cutanée inflammatoire aiguë caractérisée par des lésions en forme d’anneau ou de cible. Elle peut être déclenchée par des infections virales, des médicaments, des réactions allergiques ou des facteurs environnementaux.
Granulome annulaire : caractérisé par la présence de papules ou de nodules annulaires indolores, souvent avec une surface lisse.
Sarcoïdose : maladie inflammatoire granulomateuse qui peut affecter différents organes, y compris la peau. La sarcoïdose cutanée peut se présenter avec des lésions annulaires.
Infection à mycobactéries atypiques (ex. : Mycobacterium marinum donnant le nodule des aquariophiles) : infection causée par des mycobactéries atypiques qui peuvent entraîner des lésions cutanées annulaires.
Érythème noueux : réaction inflammatoire cutanée qui se manifeste par l’apparition de nodules sous-cutanés douloureux, parfois en forme d’anneau.
Mastocytose cutanée : prolifération anormale des mastocytes dans la peau, pouvant entraîner des lésions cutanées, y compris des lésions annulaires.
Maladie de Buerger (thromboangéite oblitérante) : vascularite ou maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins qui peut entraîner une occlusion des vaisseaux, provoquant des lésions cutanées, y compris des lésions annulaires.
Conduite à tenir
Devant une dermatose annulaire, vu l’étendue des diagnostics possibles, il faut consulter et souvent effectuer une biopsie de peau.
Traitement
Le traitement est celui de la cause : antifongiques en cas de mycose, antihistaminiques en cas d’urticaire…
Red Scrotum Syndrome ou « peau des couilles rouge »
Le syndrome du scrotum rouge ou dysesthésie génitale masculine, est une affection chronique affectant avec prédilection les hommes d’origine caucasienne âgés de plus de 50 ans. Il se caractérise par une rougeur du scrotum (vulgairement, la « peau des couilles ») voire de la base ventrale du pénis associé à une sensation de brûlure
maladie de Paget ne brule pas, ne concerne pas tout le scrotum, au moins au début
Cause
La cause est mal connue, il est possible que les dermocorticoides appliqués en excès puissent jouer un role comme dans le red skin syndrome, une dermatose dont l’entité est controversée, lié à une utilisation anormale des cremes à la cortisone de façon abusive ou inappropriée. On l’appelle aussi « syndrome de la peau brûlante » ou de la « peau en feu » et de « dermatite due à la cortisone ». Il touche surtout les femmes et il est observé à l’arrêt des dermocorticoïdes appliqués sur une très longue période (plusieurs mois d’utilisation quotidienne).
Il pourrait être en rapport avec une atteinte neuropathique périphérique des petites fibres d’un ou plusieurs nerfs de la région urogénitale : branche génitale du nerf génito-fémoral, branches scrotales postérieures du nerf périnéal, branche du nerf pudendal…
Le syndrome du scrotum rouge présente certaines similitudes avec :
l’érythromélalgie : rouge vif, sensation associée de brûlure, soulagement par le froid et absence d’efficacité des dermocorticoïdes et du tacrolimus ;
les “dynies” ou syndromes de douleurs régionales chroniques qui tendent à toucher les régions orocervicales et urogénitales (glossodynies, vulvodynies, orchidynies, coccygodynies, proctodynies et scrotodynies).
Traitement
Le traitement repose sur l’arrêt des dermocorticoïdes, des soins d’hygiène doux et les traitements sont surtout par voie orale : doxycycline (100 mg/j durant 2 à 3 mois), gabapentine ou prégabaline à doses progressivement croissantes, association doxycycline et amitriptyline.
Le syndrome de la peau rouge est une dermatose dont l’entité est controversée, lié à une utilisation anormale des cremes à la cortisone de façon abusive ou inappropriée. On l’appelle aussi « syndrome de la peau brûlante » ou de la « peau en feu » et de « dermatite due à la cortisone ». Il touche surtout les femmes et il est observé à l’arrêt des dermocorticoïdes appliqués sur une très longue période (plusieurs mois d’utilisation quotidienne).
Le syndrome de la peau rouge ressemble à l’eczéma craquelé et fissuraire. On l’observe surtout chez les femmes (jusqu’à 80% des cas décrits sont des femmes). Sur un fond rouge, la peau est fissurée.
Il ressemble aussi sur le visage à la rosacée, dont la peau est irritable et brûle. Or la rosacée est parfois aggravée par l’application de dermocorticoides, le Red Skin Syndrome est donc controversé, certains pensent qu’il s’agit d’une forme proche de la rosacée sur le visage
Par ailleurs on connait la propension des dermocorticoides à créer des rougeurs au long cours et on connait depuis longtemps leur effet rebond à l’arrêt.
Ainsi, ce syndrome d’arrêt des dermocorticoïdes après application abusive et inappropriée ne fait pas encore consensus dans la communauté scientifique. S’agit-il d’une entité à part entiere ou d’une forme de rosacée agravée par les dermocorticoides? D’un rebond ou de rougeurs secondaires à une utilisation trop prolongée de dermocorticoides?
Les causes
Si son individualité est contestée (s’agit-il de rougeurs post corticoides, d’une forme de rosacée, d’eczema sec, de rebond à l’arret…), on connait bien sa cause. Il résulte d’une utilisation anormale des dermocorticoides :
Abusive : trop de dermocorticoides et/ ou trop souvent
Inappropriée : utilisation trop longue (plusieurs mois quotidiennement) et/ou sur d’autres dermatoses inflammatoires comme l’acné ou la rosacée
Que faire?
Il faut consulter un dermatologue, qui tentera un sevrage progressif des dermocorticoides et utilisera des traitements spécifiques des pathologies associées (tacrolimus en cas d’eczema, metronidazole en cas de rosacée…)
Plusieurs cas d’infections autochtones inhabituelles à Monkeypox sont apparus en 2022 en Europe et en Amérique du Nord. Le virus MonkeyPox (MKP) en cause semble venir d’Afrique de l’ouest et notamment du Nigéria.
Comment se manifeste cette maladie virale de peau? Comment s’attrape-t-elle? Que faire?
Quels sont les symptômes de la variole du singe ?
La période d’incubation dure en moyenne une à deux semaines (entre 5 et 21 jours)
Puis apparaissent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et une fatigue. La maladie provoque également des ganglions notamment du cou, souvent volumineux.
Le malade est contagieux dès l’apparition des premiers symptômes.
Dans les 1er jours suivant l’apparition de la fièvre, apparaît l’éruption cutanée, qui commence souvent sur le visage puis peut s’étendre à d’autres parties du corps, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et les organes génitaux. Les muqueuses (ORL, conjonctives) peuvent également être concernées.
Les lésions passent par différents stades successifs (tache rouge, puis gonflement, puis vésicule, puis pustule puis croûte), évoluent de façon uniforme (contrairement à la varicelle) et démangent peu.
Vésicule (« cloque d’eau ») de la variole du singe
Les personnes ne sont plus contagieuses lorsque toutes les lésions sont cicatrisées après la chute des croûtes.
La maladie dure généralement de 2 à 3 semaines.
Voici un tableau trouvé sur ce site relatant les phases éruptives :
Tableau des phases de l’éruption de la variole du singe (issu du COREB)
La transmission du virus Monkeypox se produit lorsqu’une personne entre en contact avec un animal (rongeurs notamment), un être humain ou des matériaux contaminés par le virus. Le virus pénètre dans l’organisme par une lésion de la peau (même non visible), des voies respiratoires ou des muqueuses. La transmission de l’animal à l’homme peut se faire par morsure ou griffure, par la préparation de viande de brousse, par contact direct ou indirect avec des fluides corporels ou du matériel de lésion. Il n’y a pas habituellement d’animaux réservoirs présents en Europe.
La transmission interhumaine peut se faire par les gouttelettes respiratoires, qui ne peuvent généralement pas se déplacer à plus de quelques mètres, ce qui nécessite un contact prolongé face à face. Les autres modes de transmission interhumaine comprennent le contact cutané direct avec les liquides biologiques ou la lésion, quelles que soient les circonstances y compris rapports sexuels, actes de soin médical ou paramédical, et le contact indirect avec la lésion, par exemple par des vêtements, du linge de maison ou de la vaisselle contaminés.
L’infection à Monkeypox est une maladie à déclaration obligatoire au même titre que les autres orthopoxviroses. En complément de la déclaration obligatoire pour les cas confirmés et probables, tout cas suspect doit être signalé sans délai à l’Agence régionale de santé.
Est-ce grave?
La maladie est plus grave chez les enfants et chez les personnes immunodéprimées.
Elle peut se compliquer d’une surinfection des lésions cutanées, d’une éruption majeure (plus de 100 vésicules) ou d’atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques ou neurologiques.
Hormis les patients avec des formes graves, les patients immunodéprimés, les femmes enceintes et les très jeunes enfants pour lesquels il conviendra d’être particulièrement vigilant, les cas de Monkeypox ne nécessitent pas d’hospitalisation systématique et font l’objet d’une recommandation d’isolement à domicile.
Un arrêt de travail ou une autorisation à être placé en télétravail pourront leur être délivrés pour respecter cet isolement pendant 3 semaines après la date de début des signes.
Que faire en cas de suspicion de variole du singe ?
Les personnes avec des symptômes évocateurs d’une infection à Monkeypox, notamment des éruptions cutanées, peuvent appeler le SAMU-Centre 15 pour être orientées.
Le diagnostic est confirmé par prélèvement d’une vésicule pour PCR, idéalement dans un établissement de santé de référence (ESR), en établissement de santé de proximité ou en ville (si l’ESR est trop éloigné du domicile du patient).
Il existe des recommandations pour le transport vers le lieu de prélèvement : privilégier un véhicule personnel, faire appel à une ambulance, utilisation des transports en commun à éviter (mesures de protection en cas d’utilisation des transports : friction régulière de solution hydro alcoolique, couvrir les lésions, port du masque).
Traitement
Le traitement de la variole du singe est symptomatique : (paracétamol, antihistaminiques, désinfection des lésions), voire un traitement spécifique au cas par cas selon expertise : tecovirimat SIGA, brincidofovir, cidofovir, immunoglobulines…
Vaccination contre la variole du singe
Les personnes nées avant 1977 sont vaccinées contre la variole et sont donc possiblement partiellement protégés
La Haute Autorité de santé (HAS) recommande la vaccination des cas contact avec un cas confirmé avec un vaccin antivariolique de 3ème génération : tout adulte dont le contact avec une personne infectée est considéré comme à risque, y compris les professionnels de santé exposés sans mesure de protection individuelle. La HAS recommande que la vaccination réactive se déroule préférentiellement dans les 4 jours suivant l’exposition à risque (jusqu’à 14 jours maximum).
Le vaccin mis à disposition pour ces personnes est actuellement la spécialité IMVANEX®.
L’ARS propose systématiquement et dès le premier échange avec la personne évaluée contact à risque la vaccination contre le monkeypox virus en précisant les enjeux de la vaccination, notamment le bénéfice attendu et les risques connus ;
L’ARS oriente les personnes contacts à risque souhaitant bénéficier d’une vaccination vers une consultation ou une téléconsultation d’un infectiologue (de l’établissement de santé de référence ou d’un autre établissement, selon l’organisation locale retenue) ;
Cette consultation ou téléconsultation permet d’évaluer la balance bénéfice-risque individuelle à la vaccination ;
Si la vaccination est indiquée, après le recueil du consentement de la personne, l’infectiologue informe l’ARS ;
Selon l’organisation locale retenue, l’ARS détermine la localisation et la date de réalisation souhaitée de la vaccination en lien avec l’infectiologue, ou directement en lien avec l’établissement désigné pour la vaccination.
Vaccin ARNm et peau : éruption cutanée après vaccin Pfizer*, Moderna*…
Purpura
Le coronavirus SARS Cov2 responsable de la covid19 est apparu en Chine en 2019. Il a provoqué une pandémie mondiale et la covid19 a une forme grave dans 15% des cas. La mortalité peut atteindre 10-15% notamment chez les plus de 70 ans. Il existe de nombreux signes cutanés de la COVID19 mais le vaccin à ARNm peut aussi donner des éruptions cutanées
#coronavirus La moitié des patients + sans symptomes de #COVID19 ? Mortalité globale 1%? #COVIDー19 15% de formes graves dont les fact de risques seraient :
– âge >65
– AINS
– sexe masculin
– obésité
– diabète
– maladies cardiorespiratoires
– groupe sanguin A?@dr_l_alexandre
Les vaccins à ARNm sont utilisés depuis quelques années pour traiter certains cancers par vaccinothérapie. Leur usage a été récemment étendu à la lutte contre la COVID à grande échelle. Ils peuvent engendrer des réactions immunitaires de plusieurs types.
Types de réactions immunitaires aux vaccins anti COVID :
Réactions d’hypersensibilité de type I dites immédiates car elles surviennent dans les heures qui suivent l’injection
Elles provoquent des manifestations de type urticaire, angio- œdème et anaphylaxie, probablement dus à une allergie aux ingrédients. Elles sont rares mais peuvent être graves.
Hypersensibilité de type IV, dite retardée
Elles apparaissent plus tardivement car elles proviennent de l’activation de cellules immunitaires (monocytes, macrophages, lymphocytes…) et sont responsables de lésions cutanées locales étendues retardées (« bras COVID »), des réactions inflammatoires dans le derme des sites d’irradiation antérieurs, de cicatrices de BCG, et d’éruptions le plus souvent morbilliformes (ressemblant à la rougeole) voire érythème polymorphe.
Réactions auto immunes
Le système immunitaire a pour fonction de protéger l’organisme des agents extérieurs (le « non-soi »). Une maladie auto-immune se caractérise par l’attaque de l’organisme (le « soi ») par le système immunitaire sensé le protéger. On peut rarement observer des réactions auto immunes après la vaccination contre le COVID-19 provoquant vascularite leucocytoclasique, lupus et thrombocytopénie immunitaire.
Autres types de réactions
Des angiopathies fonctionnelles (lésions ressemblant à des engelures, voire érythromélalgie) peuvent être observées, ainsi que des éruptions cutanées de type pityriasis rosé et une réactivation du zona ont également été signalées après la vaccination contre le COVID-19
Proposition d’explication des possibles réactions immunitaires au vaccin anti COVID tiré d’un article de septembre 2021
Types d’éruptions les plus fréquemment observées
Voici un résumé des rares effets secondaires que les vaccins anti COVID peuvent produire sur la peau :
Grosse plaque rouge au niveau du site d’injection par vaccin ARNm : « bras COVID ».
Ceci se voit surtout avec le vaccin Moderna* semble-t-il, vers le 2ème ou 3ème jour après l’éruption.
Il est recommandé aux personnes ayant eu ce type de réaction de recevoir la deuxième dose.
Il ne s’agit pas d’une infection mais peut être d’une réaction au polyéthylène glycol ?
Anaphylaxie après un vaccin à ARNm
Il s’agit d’une réaction généralisée rare appelée choc anaphylactique. Elle se manifeste le plus souvent par une crise d’urticaire géant (sorte d’allergie de peau) associée à des troubles hémodynamiques (tachycardie et hypotension jusqu’au choc), respiratoires (toux, difficulté à respirer et sifflements) ou digestifs (douleurs abdominales, nausées et vomissements, diarrhée). Elle peut engendrer une défaillance des organes et la mort. Elle survient le plus souvent quelques minutes ou heures après le contact avec l’allergène en cause (piqure d’hyménoptère, médicament, aliments…) ou dans le cas présent le vaccin à ARNm
Réaction inflammatoire différée aux agents de comblement dermique (acide hyaluronique)
Elle peut se produire entre 18 heures et 10 jours après la 1ère ou la 2ème dose de vaccin ARN avec une disparition le plus souvent 24 heures à 1 semaine plus tard. En cas de persistance, le médecin peut prescrire des corticoïdes voire de la hyaluronidase et du lisinopril.
Eruptions
Eruptions maculopapuleuses, notamment du tronc chez l’adulte, pouvant ressembler à un pityriasis rosé, ou surtout à une rougeole
Pityriasis rosé
L’éruption morbiliforme (ressemblant à la rougeole, est caractérisée par un début derrière les oreilles, puis qui descend sur le corps.
Urticaire, dont le mot a la même origine que « ortie »
Nous n’avons vu ici que les réactions cutanées aux vaccins à ARNm mais il existe d’autres réactions telles que :
maux de tête,
douleurs musculaires,
fatigue
myocardites et péricardites…
Si vous ne savez pas quoi penser des vaccins contre la COVID, je vous recommande la synthèse réalisée par mon confrère (sans liens d’intérêts), le Dr Dominique Dupagne :
Le coronavirus SARS Cov2 responsable de la covid19 est apparu en Chine en 2019. Il a provoqué une pandémie mondiale et la covid19 a une forme grave dans 15% des cas. La mortalité peut atteindre 10-15% notamment chez les plus de 70 ans. Voyons quels sont les signes cutanés de la COVID19 : covid 19 et peau
#coronavirus La moitié des patients + sans symptomes de #COVID19 ? Mortalité globale 1%? #COVIDー19 15% de formes graves dont les fact de risques seraient :
– âge >65
– AINS
– sexe masculin
– obésité
– diabète
– maladies cardiorespiratoires
– groupe sanguin A?@dr_l_alexandre
De nombreuses personnes ne ressentent aucun symptôme ou très peu, notamment les enfants, souvent porteurs sains.
Les symptômes de la covid19 sont proches de la grippe mais avec moins souvent de courbatures :
Les 3 symptomes clés
toux (avec (33,4%) ou sans glaires (67,7%)),
fièvre (87,9%),
difficulté à respirer (essouflement (18,6%)).
Ces trois symptômes majeurs sont les plus fréquents, mais certains malades n’ont pas de fièvre, ou toussent plusieurs jours avant qu’elle n’apparaisse.
Les autres symptomes
courbatures, douleurs articulaires (14,8%)
fatigue (38,1%),
mal de gorge ( 13,9%),
maux de tête (13,6%),
rhume,
manque d’appétit,
douleurs du ventre voire diarrhée.
Signes cutanés de la Covid19
La prévalence des manifestations cutanées liées à la COVID-19 varie de 0,2% à 20%
selon les études ! Ce faible taux de 0.2% peut s’epliquer par le fait que les
manifestations cutanées aient été négligées au début de l’épidémie, et que les patients COVID-19 étaient pris en charge par des non-dermatologues, et que les signes cutanés passaient au second plan au début de l’épidémie. Les dermatologues décrivent des signes cutanés variés lors de la Covid19 :
1 – Engelures
Engelures
Les engelures, taches violacées et douloureuses des doigts, peuvent comporter des cloques sur les mains et les pieds. Mais elles sont bien à distinguer de la dishidrose.
Les engelures, avec ou sans cloques sur les mains et les pieds, peuvent être un signe de COVID19
Cette éruption à type d’engelures se caractérise par des lésions douloureuses/qui démangent. Elle affecte bien plus les orteils que les autres sites acraux : on parle d’orteils COVID ou « Covid toes » en anglais. Elle affecte les jeunes patients, plus tard au cours de la maladie (12 à 14 jours) et peut récidiver, même s’il n’y a pas de nouvelle infection.
Leur prévalence parmi les manifestations cutanées de la COVID-19 varie entre 10%
et 50% selon les études.
Eruptions maculopapuleuses, notamment du tronc chez l’adulte, pouvant ressembler à un pityriasis rosé, ou surtout à une rougeole
L’eruption maculo-papuleuse est la manifestation cutanée la
plus fréquente et elle peut survenir de façon précoce dans l’évolution de la
maladie, comme de façon retardée, dans les 2 à 4 semaines suivant
l’infection initiale. Il s’agit d’une éruption faite de macules et/ou de papules
rouges, parfois rosées, atteignant le tronc et les membres, qui peut beaucoup démanger. Elle guérit le plus souvent en quelques jours.
Elle peut prendre plusieurs formes.
On peut observer une eruption pytiriasis rosé like. Elle est caractérisée par l’apparition d’un médaillon dit héraldique ou initial puis les jours suivants par
de multiples petites taches roses sur le tronc et les membres. Son traitement est symptomatique en cas de démangeaisons et elle peut mettre plusieurs mois avant de disparaître.
Pityriasis rosé
L’éruption morbiliforme (ressemblant à la rougeole, est caractérisée par un début derrière les oreilles, puis qui descend sur le corps.
Elle existe souvent en même temps que d’autres symptômes (bénins) dans la maladie active. Elle survient généralement chez les femmes d’âge moyen et dure en moyenne 7 jours.
Urticaire, dont le mot a la même origine que « ortie »
L’éruption urticarienne apparaît précocement, au cours de la maladie active, est de courte durée (4 à 5 jours) et elle se voit généralement chez les femmes d’âge moyen. Elle semble plus fréquente et plus profuse avec Omicron qu’avec les variants antérieurs. Elle démange souvent beaucoup et touche parfois tout le corps (urticaire géante).
Sa prévalence varie de 7% à 20%. L’origine peut être secondaire à l’infection virale ou
d’origine médicamenteuse
Cette éruption urticarienne apparaît le plus souvent après des symptômes systémiques de gravité modérée et ressemble à la maladie de Grover.
Vésicule de varicelle, comme une goutte de rosée sur une zone de peau rouge
Les éruptions vésiculeuses peuvent être polymorphes et diffuses, ou à l’inverse,
monomorphes et localisées, ressemblant à l’éruption de la Varicelle. Elle représente 10% à 15% des lésions cutanées. Elle concerne le plus souvent le tronc, parfois la le visage et le cou. Elles surviennent tôt dans l’évolution de la maladie , et sont de bon
pronostic.
Des récurrences herpétiques (herpes) ont également été décrites lors de l’infection au SARS-CoV-2
Médecin, je suis passionné par la science. J’essaie ici de fournir un ensemble de trucs, astuces et moyens mnémotechniques en sciences : physique, chimie, SVT et maths
Le coronavirus SARS Cov2 responsable de la covid19, apparu en Chine en 2019 a provoqué la généralisation du port du masque. Beaucoup de personnes se plaignent de l’apparition de boutons sous le masque de protection, de rougeurs du visage, d’irritations… comment les identifier, essayer de les éviter et les soigner
La peau du visage, habituée à être en plein air, réagit beaucoup aux frottements et à la macération. Or le masque provoque ces deux agressions, la première fragilisant la barrière cutanée, la seconde favorisant la pullulation microbienne.
Quels problèmes de peau sous le masque?
Il est n’est pas rare de voir survenir des boutons et des rougeurs sous le masque alors qu’on n’avait pas de problème de peau auparavant, ou de voir s’aggraver des pathologie préexistantes. Nous allons détailler ici les pathologies les plus fréquentes, il vous suffit de cliquer sur leur lien pour connaitre leurs symptomes et leur traitement. Il peut s’agir notamment :
Acné
Acné sous le masque ou « maskné »
Appelée « maskné« , l’acné due au masque est devenue fréquente. Elle siège sous le masque (menton, joues, nez) et peut prendre une forme rétentionnelle (kystes, points noirs…), inflammatoire (boutons rouges) ou les deux
Cette acné est surtout due à la séborrhée réactionnelle liée à la macération (accumulation de la chaleur, transpiration et humidité liée à la vapeur d’eau expirée dans le masque).
Une étude de février 2021 évoque que les masques faciaux semblent constituer un déclencheur des poussées d’acné.
Infections de la peau du visage
Le pH de la peau du visage est légèrement acide. Sous l’effet de la chaleur confinée dans le masque, il devient plus alcalin. Ce déséquilibre favorise la prolifération de bactéries pathogènes telles le staphylocoque doré
On peut donc voir apparaitre des abcès, des furoncles… du visage, voire un impétigo sous le masque
impetigo
Dermite séborrhéique
La dermite séborrhéique est caractérisée par des rougeurs et desquamations liées à une irritation de la peau survenant sur les zones séborrhéiques du visage (zone T incluant le pourtour du nez, les sourcils et la lisière du cuir chevelu), y provoquant des rougeurs et des squames sur les ailes du nez, le pourtour du nez
La dermite séborrhéique est pour certains une manifestation de psoriasis du visage
Il s’agit comme son nom l’indique de rougeurs et de boutons de localisation péri-orale mais une atteinte péri-nasale ou péri-oculaire est possible et souvent associée
Rosacée
Rosacée du visage
La rosacée du visage est une maladie vasculaire du massif facial sensible aux frottements répétés du masque et à la macération (chaleur, transpiration et humidité par expiration d’eau). Elle provoque des rougeurs (couperose) et des boutons inflammatoires (rosacée)
Dermatite atopique
Eczema aigu du visage
La dermatite atopique est une sensibilité cutanée souvent présente depuis l’enfance, souvent responsable d’eczéma du visage sous le masque, en raison notamment du frottement. Les peaux atopiquess ont en effet souvent sèches et sensibles aux frottements. Elles hyper réagissent à leur environnement
Folliculite de la barbe
Le risque de voir apparaitre une folliculite de la barbe sous un masque est aggravée par le frottement du masque sur les poils de la barbe et la macération. Elle est plus fréquente sur les poils épais et les peaux noires
Taches noires
Les peaux mates ont tendance à faire des taches pigmentaires post inflammatoires ou taches noires sous le masque.
Quel masque choisir ?
Tout d’abord il faut choisir un masque dans lequel on se sent bien et éviter les masques en Néoprène et les matières synthétiques, trop occlusifs. De même les masques FFP2 (« canard ») sont plutot réservés aux professionnels de la santé et sont trop hermétiques et difficiles à supporter longtemps.
L’idéal est donc le masque en matière naturelle (coton, papier…), de surface douce et peu rugueuse. Les masques en papier doux sont souvent mieux supportés que ce qui ont un gros grain et sont rapeux sous le doigt.
Comment mieux supporter le masque
On peut conseiller, outre une toilette quotidienne avec un produit de soin doux, voire à pH légèrement acide (nous avons vu que le pH baissait sous le masque) de :
Se rafraîchir le visage une à deux fois par jour avec un brumisateur d’eau thermale
Enlever le masque dès que possible et notamment pour la pratique d’une activité sportive s’il n’y a plus de monde autour de soi et qu’on est en plein air.
Changer de masque toutes les 2 à 4h
Ne pas se maquiller sous le masque et éviter les produits cosmétiques parfumés.
La chloroquine et l’hydroxychloroquine sont des 4-aminoquinoléines dérivées de la quinine,un alcaloïde cristallin blanc naturel, extrait de l’écorce d’un arbre, le « quinquina » présents en Amérique du Sud ou à Java. Les infusions d’écorce de quinquina sont utilisées pour le traitement du paludisme depuis le 17eme siècle.
Effets biologiques
La chloroquine et l’hydroxy chloroquine agissent sur de nombreux processus biologiques
Action sur des dermatoses photosensibles
La chloroquine et l’hydroxychloroquine inhibent les réactions cutanées induites par les ultraviolets dans le lupus et la lucite
Anti inflammatoire
Elles sont utilisées dans la polyarthrite rhumatoide
Antiviral
La chloroquine et l’hydrocychloroquine ont des effets antiviraux, notamment elles peuvent faire baisser légèrement la charge virale du VIH. Leur effet est discuté sur le coronavirus
Contre indications
Hypersensibilté à la chloroquine ou l’hydroxychloroquine
La chloroquine est considérée comme étant plus toxique que l’hydroxychloroquine.
Irréversibles
Rétinopathie après plusieurs années d’utilisation
Réversibles
Ophtalmologiques
Dépôts cornéens, perte de l’accommodation, rétinopathie
Gastro-intestinaux
Nausées, vomissements, diarrhées…
Hématologiques
Diminution des cellules sanguines, grlobules blancs, rouges, plaquettes… (rare).
Hémolyse chez les patients porteurs d’un déficit en G6PD.
Neuromusculaires
Irritabilité, nervosité, sautes d’humeur, étourdissements.
Maux de tête
Convulsions (rare).
Vertiges, acouphènes
Faiblesse des muscles squelettiques (principalement au niveau des cuisses).
Dermatologiques
Hyperpigmentation gris-bleu (en particulier au niveau des tibias, du visage et du palais).
Dépigmentation pilaire et chute de cheveux.
Eruption cutanée, urticaire
Psoriasis : induction ou aggravation.
Ongles : bandes transversales pigmentées.
Le coronavirus SARS Cov2 responsable de la covid19 est apparu en Chine en 2019. Il a provoqué une pandémie mondiale et la covid19 a une forme grave dans 15% des cas. La mortalité peut atteindre 10-15% notamment chez les plus de 70 ans.
#coronavirus La moitié des patients + sans symptomes de #COVID19 ? Mortalité globale 1%? #COVIDー19 15% de formes graves dont les fact de risques seraient :
– âge >65
– AINS
– sexe masculin
– obésité
– diabète
– maladies cardiorespiratoires
– groupe sanguin A?@dr_l_alexandre
On sait que la désinfection est un geste essentiel pour limiter la transmission du coronavirus SARS Cov2, tant la désinfection des objets que des mains. Elle est peut etre meme plus importante que le port du masque, dont l’intéret semble réisder surtout en cas d’atmosphère confinée, de pièce fermée ou de « bain de foule ». Le manuportage du virus semble en effet être son mode de transmission privilégié. La désinfection des mains peut être la source de désagréments pour le patient, et provoquer notamment un eczema des mains. Comment limiter l’irritation liée aux Solutions Hydro Alcooliques et au lavage des mains?
Eczema des mains
Quels sont les symptômes de la covid19 ?
De nombreuses personnes ne ressentent aucun symptôme ou très peu, notamment les enfants, souvent porteurs sains.
Les symptômes de la covid19 sont proches de la grippe mais avec moins souvent de courbatures :
Les 3 symptomes clés
toux (avec (33,4%) ou sans glaires (67,7%)),
fièvre (87,9%),
difficulté à respirer (essouflement (18,6%)).
Ces trois symptômes majeurs sont les plus fréquents, mais certains malades n’ont pas de fièvre, ou toussent plusieurs jours avant qu’elle n’apparaisse.
Les autres symptomes
courbatures, douleurs articulaires (14,8%)
fatigue (38,1%),
mal de gorge ( 13,9%),
maux de tête (13,6%),
rhume,
manque d’appétit,
douleurs du ventre voire diarrhée.
Signes cutanés de la Covid19
Les dermatologues décrivent des signes cutanés variés lors de la Covid19
1 – Engelures
Engelures
Les engelures, taches violacées et douloureuses des doigts, peuvent comporter des cloques sur les mains et les pieds. Mais elles sont bien à distinguer de la dishidrose.
Les engelures, avec ou sans cloques sur les mains et les pieds, peuvent être un signe de COVID19
La période d’incubation du Sars Cov2 est très variable. Ce délai pourrait varier de 0 à 28 jours, on parle généralement de 5 à 14 j en moyenne.
Traitement de la covid19 chez soi (sans essouflement)
Le traitement comporte
le repos,
les boissons chaudes pour la toux : eau chaude + citron + miel +/- gingembre,
le paracétamol pour les courbatures et la fièvre. Il ne faut pas utiliser d’anti-inflammatoires non stéroïdien (non dérivés de la cortisone) comme l’ibuprofène ou l’aspirine à forte dose
Contamination par le coronavirus
Les deux modes de contamination classiques sont l’inhalation de gouttelettes d’eau ou aérosols, émises par la toux des malades (contamination aérienne), et la contamination par contact, qui semble être de loin la plus importante : en dehors des espaces confinés, la contamination par inhalation semble nettement plus rare que celle par contact.
Il n’existe aucune preuve de transmission par les animaux de compagnie (chien, chats, oiseaux etc.)
Contamination aérienne
A moins qu’un malade tousse dans votre direction, la transmission est peu probable par voie aérienne : on ne peut par exemple pas être contaminé en respirant dans la rue (sauf si elle est bondée). Les gouttelettes d’eau porteuses du virus sont trop peu nombreuses car diluées dans l’air, et surtout elles retombent rapidement au sol. Cependant, on considère qu’il faut se méfier des endroits fermés (magasin, ascenceur…) où l’air est peu renouvelé et peut contenir des aérosols de virus.
Les masques ont donc surtout pour but de protéger les gens qui soignent les malades ou les personnes en contact étroit avec le public (commerçants…). De même, il est recommandé de porter un masque lorsqu’on fait ses courses, qu’on rentre dans un immeuble etc.
Il est aussi recommandé de garder un distance d’un mètre et de s’éloigner des gens qui toussent pour éviter la contamination par voie respiratoire.
Contamination par contact
La contamination par contact peut être
directe, entre un malade et un sujet sain (poignéee de mains…)
et surtout indirecte, pas l’intermédiaire d’un objet contaminé : poignée de porte, monnaie, carte de crédit, barre de métro, courrier, colis, denrée alimentaire, clavier d’odinateur, téléphone portable etc. : le virus peut survivre plusieurs heures sur un objet, et d’autant plus longtemps que le support est humide.
Le virus ne traverse pas la peau, mais l’infection par le coronavirus survient lorsque la main contaminée est mise au contact des zones du corps qui permettent sa pénétration dans l’organisme : la bouche, le nez ou les yeux.
Pour la désinfection du mobilier, télécommandes, interrupteurs, téléphones portables, poignées de portes… l’alcool ménager et les détergents courants permettent de tuer le virus.
Voici les objets les plus à risque de transmission du virus, qu’il faut nettoyer régulièrement :
1. Les interrupteurs.
2. Les poignées de portes.
3. Les clefs de voiture et de maison.
4. Le téléphone.
5. Les écouteurs.
6. La poignée du réfrigérateur.
7. Le bouton des toilettes.
8. La brosse à dents.
9. Le clavier.
10. Le volant.
La survie du virus sur différentes surfaces, à 21°C et 40% d’humidité (situation actuelle en intérieur) varie en fonction des supports :
Inox, acier (boîte de conserve, poignée de porte) : présence très faible du virus (probablement non contaminante) après 24 heures, disparition en 48 heures.
Carton, emballages cartonnés, papier : présence très faible après 8h, disparition en 24h
Plastiques : présence très faible après 48h, disparition en 72h.
Cependant, ces durées de vie du virus obtenues en laboratoire sont probablement peu utilisables dans la vie courante car il faut une grande charge virale pour infecter une personne, probablement pas quelques virus sur une poignée de porte. En pratique on considère qu’il suffit de 4 h pour que cette charge virale soit trop faible pour infecter quelqu’un , ainsi, il suffirait de ne pas toucher ses courses ou tout objet acheté à l’extérieur pendant 4 heures pour considérer que le nombre de virus à leur surface devient peu infectant.
Les mains sont les principales responsables de la contamination par contact , elles doivent être protégées et désinfectées régulièrement, notamment après contact avec une personne ou un objet potentiellement contaminé.
Désinfection des mains
Deux méthodes sont efficaces :
Le lavage à l’eau et au savon
La friction avec de l’alcool (éthanol) entre 70 et 85°
L’alcool étant agressif pour la peau, on lui ajoute une petite quantité de glycérine (glycérol), il s’agit de la SHA (Solution Hydro Alcoolique).
En cas de pénurie, on peut acheter du bio-éthanol à 96° : diluer 1 litre d’alcool à 96° avec 200 ml d’eau pauvre en calcaire (Volvic*, eau déminéralisée) pui ajouter ensuite 50 ml de glycérine.
Avec tout cela on peut avoir de l’ eczema des main
L’eczema est une dermatose ayant le plus souvent une origine allergique
Certaines personnes ont constitutionnellement une peau seche et ont donc plus facilement tendance a avoir un exema des mains sèches
Enfin, de nombreux produits irritants ainsi que le froid, l’eau et l’air sec aggravent la tendance a avoir la peau seche
L’eczema des mains lié à la désinfection des mains peut se présenter sous la forme de fissures des mains et un épaississement de la peau des mains
la dermatose hyperkératosique des mains
Il s’agit d’une forme d’eczema des mains touchant généralement les hommes entre 40 et 60 ans, formée de plaques rouges et épaisses qui démangent et se fissurent au centre des paumes. Elle est généralement de cause multiple : allergie de contact + irritation et traumatismes chroniques (bricolage…)
Le traitement de l’eczéma des mains requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (port de gants en coton)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur les mains
Ainsi, après désinfection des mains, on peut appliquer une creme hyratante pour mieux la tolérer
L’eczema du bebe ou eczema atopique, comment le reconnaître ?
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La forme typique de dermatite atopique débute vers 3 mois.
Dans 50 à 70% des cas, un parent au 1er degré est atopique (antécédents d’eczéma atopique chez le papa par exemple)
La première manifestation d’eczema atopique du bébé est souvent la sécheresse cutanée. Ensuite surviennent un ecéma des convexités du visage (joues notamment) et des membres.
Environ un eczema atopique du bébé sur deux guérit vers 2 ans.
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Traitement de l’eczéma atopique : dermocorticoïdes, biothérapies et recommandations 2025
Le traitement de la dermatite atopique dépend de la sévérité des poussées et de l’âge du patient. Il repose sur plusieurs niveaux : soins de la peau sèche, dermocorticoïdes pour les poussées, et pour les formes sévères, des biothérapies ou inhibiteurs de JAK. Voici le point complet incluant les recommandations françaises 2025-2026.
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Inhibiteurs de JAK (baricitinib, abrocitinib, upadacitinib)
≥ 2 ans (baricitinib), ≥ 12 ans (autres)
1. Lutter contre la peau sèche — traitement de fond
La sécheresse cutanée est le terrain de l’eczéma atopique — la corriger réduit la fréquence et la sévérité des poussées.
Bain ou douche à l’eau tiède, pas chaude, avec une huile bain ou syndet doux — pas plus de 10 minutes
Sécher en tamponnant (ne pas frotter) puis appliquer l’émollient sur peau encore légèrement humide
Émollient quotidien sur tout le corps, même en dehors des poussées
Vêtements en coton — éviter laine et fibres synthétiques
Cosmétiques sans parfum
Ongles coupés courts pour limiter les lésions de grattage
Éviter la chaleur excessive, la transpiration et le froid intense
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PEAU SECHE
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Les crèmes à la cortisone sont le traitement de référence des poussées d’eczéma. Les parents craignent souvent leur utilisation — cette crainte est compréhensible mais ne doit pas conduire à sous-traiter : un enfant qui se gratte la nuit souffre, et les lésions de grattage favorisent les surinfections.
Comment bien les utiliser :
Appliquer uniquement sur les zones d’eczéma, sur peau propre
Dermocorticoïde de force adaptée à l’âge et à la localisation (faible sur visage et plis, modéré sur corps)
Durée : 4 à 7 jours par poussée, puis décroissance progressive
Quantité indicative : 1 tube (30g) par poussée pour un enfant de 4-5 ans — au-delà, reconsulter
3. Tacrolimus (Protopic®) — alternative aux dermocorticoïdes
Le tacrolimus est un immunosuppresseur local indiqué quand les dermocorticoïdes sont insuffisants ou contre-indiqués (visage, paupières, plis). Il réduit l’activité des lymphocytes T et inhibe la libération des médiateurs inflammatoires.
Protopic® 0,03% — enfant de 2 à 15 ans
Protopic® 0,1% — adulte et adolescent ≥ 16 ans
Application en couche mince sur toutes les zones atteintes, y compris visage et plis — éviter les muqueuses
4. Probiotiques
Des altérations du microbiote intestinal ont été observées chez les enfants atopiques. Des souches comme Bifidobacterium lactis, B. longum et Lactobacillus caseisemblent réduire la sévérité de la dermatite atopique et le recours aux dermocorticoïdes chez les enfants de plus d’un an. Les données restent préliminaires mais le rapport bénéfice/risque est favorable.
5. Formes sévères — recommandations françaises 2025-2026
💡 Ces recommandations sont issues des groupes de travail GREAT (Groupe de Recherche sur l’Eczéma ATopique) et de la HAS 2025. Tout traitement systémique nécessite une prescription initiale hospitalière et un suivi spécialisé.
1re ligne — Ciclosporine (≥ 16 ans)
La ciclosporine reste le traitement systémique de première intention selon la HAS pour l’adulte. Elle agit rapidement et peut être utilisée pendant la grossesse et l’allaitement.
Dose : 4 à 5 mg/kg/j
Durée idéale : moins de 12 mois (cure courte)
Le groupe GREAT estime qu’un accès remboursé en première ligne aux biothérapies serait souhaitable compte tenu du rapport bénéfice/risque
2e ligne — Biothérapies
⚠️ Vaccins vivants contre-indiqués pendant le traitement par biothérapies. Mettre à jour le calendrier vaccinal avant d’initier le traitement.
💡 Effet secondaire notable du dupilumab : une « head and neck dermatitis » (dermatite atopique tête et cou) est observée chez environ 10% des patients — probablement liée à des IgE anti-Malassezia élevées. Signaler au dermatologue si elle apparaît.
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DUPILUMAB ET BIOTHERAPIES
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⚠️ Populations à risque : selon les recommandations ANSM 2023, les JAKi doivent être utilisés avec prudence chez les patients ≥ 65 ans, fumeurs, ou présentant des facteurs de risque cardiovasculaire ou de tumeur maligne. Bilan préthérapeutique obligatoire.
JAKi
Cible
Âge minimum
Posologie
Baricitinib
Anti-JAK1/2
≥ 2 ans (non remb. enfant)
4 mg/j ou 2 mg/j (populations à risque)
Abrocitinib
Anti-JAK1
≥ 12 ans
200 mg/j ou 100 mg/j
Upadacitinib
Anti-JAK1
≥ 12 ans
30 mg/j ou 15 mg/j
6. Situations particulières
Eczéma chronique des mains
Alitrétinoïne — AMM uniquement chez l’adulte pour les formes sévères prédominant sur les mains
Delgocitinib topique (inhibiteur pan-JAK topique) — disponible en accès direct en pharmacie hospitalière pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez l’adulte (2 applications/jour)
Femme enceinte
Autorisés : ciclosporine, photothérapie UVB à spectre étroit
À discuter au cas par cas : dupilumab (peu de données)
Contre-indiqués : inhibiteurs de JAK (nécessitent une contraception efficace jusqu’à 1 mois après l’arrêt)
Allègement thérapeutique en cas de rémission (recommandations 2025)
Questions fréquentes sur le traitement de l’eczéma
Les crèmes à la cortisone sont-elles dangereuses pour un enfant ?
Non, utilisées correctement, elles sont sûres et indispensables. Le risque d’effets secondaires (atrophie cutanée, vergetures) n’existe qu’en cas d’utilisation prolongée, excessive ou sur des zones inappropriées. Appliquées en cure courte (4-7 jours) sur les zones enflammées, à la concentration adaptée à l’âge, elles ne présentent pas de risque. Sous-traiter une poussée est souvent plus dommageable pour l’enfant que de traiter correctement.
Quelle est la différence entre dupilumab et les inhibiteurs de JAK ?
Le dupilumab est une biothérapie injectable (anticorps monoclonal) qui cible deux cytokines spécifiques (IL-4 et IL-13). Les inhibiteurs de JAK sont des médicaments oraux qui bloquent une voie de signalisation inflammatoire plus large. Les deux sont efficaces dans les formes sévères, mais les JAKi nécessitent plus de précautions (bilan préthérapeutique, contre-indications cardiovasculaires) et sont soumis à des restrictions chez certaines populations à risque.
Le dupilumab peut-il être utilisé chez un nourrisson ?
Oui. Depuis l’avis ANSM de 2022 et son extension d’AMM, le dupilumab (Dupixent®) est autorisé dès 6 mois pour les formes sévères de dermatite atopique nécessitant un traitement systémique. C’est la seule biothérapie disponible pour cette tranche d’âge en France.
Peut-on arrêter le dupilumab quand l’eczéma est guéri ?
L’eczéma atopique sévère est une maladie chronique — le dupilumab contrôle la maladie mais ne la guérit pas définitivement. En cas de rémission prolongée (6 mois), les recommandations 2025 suggèrent d’espacer les injections plutôt que d’arrêter brutalement. L’arrêt complet doit être discuté avec le dermatologue car les rechutes sont fréquentes.
La photothérapie peut-elle traiter l’eczéma sévère ?
Oui. La photothérapie UVB à spectre étroit est une alternative aux traitements systémiques pour les formes modérées à sévères. Elle est réalisée en séances de 2-3 fois par semaine en milieu hospitalier ou dermatologique. Elle est autorisée pendant la grossesse. Son efficacité est bien établie mais elle est moins pratique que les traitements injectables ou oraux.
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ECZEMA
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Causes d’eczéma : comprendre pourquoi on en a et quel type on a — Guide complet du dermatologue
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« Pourquoi j’ai de l’eczéma ? » — c’est la question que posent presque tous les patients lors de leur première consultation. Et c’est une excellente question, parce qu’en dermatologie, l’eczéma n’est pas une maladie unique mais un syndrome cutané inflammatoire pouvant avoir des causes très différentes. Confondre un eczéma atopique et un eczéma de contact, c’est risquer de traiter la conséquence sans jamais s’attaquer à la cause — et de voir les poussées se répéter indéfiniment.
Cette page vous donne une vue d’ensemble structurée de tous les types d’eczéma, de leurs mécanismes, de leurs aspects distinctifs et des clés pour les identifier. Pour le traitement de l’eczéma, consultez notre article dédié : traitement de l’eczéma.
Vous avez de l’eczéma et vous ne savez pas d’où il vient ?
Identifier la cause est la première étape du traitement. Le Dr Rousseau vous reçoit en téléconsultation, oriente le diagnostic et prescrit les explorations allergologiques si nécessaires.
Le mot « eczéma » vient du grec ekzema, qui signifie « sortir en bouillonnant » — une image évocatrice des vésicules qui caractérisent les poussées aiguës. En dermatologie, l’eczéma désigne un pattern inflammatoire de la peau — caractérisé histologiquement par une spongiose (accumulation de liquide entre les kératinocytes) — qui peut résulter de mécanismes très différents.
C’est pourquoi on dit qu’il n’y a pas un eczéma mais des eczémas. Chaque type a sa cause propre, son profil de patient, sa topographie préférentielle, son évolution et son traitement de fond spécifique. Un dermocorticoïde soulage la poussée de tous les types d’eczéma — mais seule l’identification de la cause permet d’éviter la récidive.
ℹ Ce que tous les eczémas ont en commun
Quelle qu’en soit la cause, tous les eczémas partagent les mêmes lésions élémentaires : érythème (rougeur), œdème, vésicules (petites cloques), suintement en phase aiguë, puis croûtes, desquamation et lichénification (épaississement de la peau) en cas de grattage chronique. Ce point commun histologique et clinique explique que les dermocorticoïdes soient efficaces dans tous les types — mais il ne faut pas s’y limiter.
Tableau comparatif de tous les types d’eczéma
Type d’eczéma
Mécanisme principal
Profil typique
Localisation préférentielle
Patch-tests
Atopique
Dysfonction barrière cutanée + inflammation Th2
Enfant / adulte jeune, terrain atopique
Visage, plis des coudes et genoux
Négatifs (pas d’allergie de contact)
Contact allergique
Hypersensibilité retardée de type IV
Tout âge, contact répété avec allergène
Zone de contact avec l’allergène
Positifs à l’allergène en cause
Contact irritatif
Agression physico-chimique de la barrière
Mains exposées à l’eau, détergents, solvants
Mains, avant-bras
Négatifs
Nummulaire
Mal connue — possible rôle bactérien
Adulte, souvent homme d’âge moyen
Jambes, dos des mains, tronc
Le plus souvent négatifs
Microbien
Pullulation bactérienne (staphylocoque doré)
Tout âge, zones de macération
Plis, orifices naturels, péri-lésionnel
Négatifs
Stase (variqueux)
Hyperpression veineuse chronique
Adulte, insuffisance veineuse
Jambes, chevilles
À réaliser (souvent sensibilisé)
Craquelé (astéatotique)
Xérose cutanée sévère
Personne âgée, hiver
Jambes (tibias), membres
Non indiqués
Dyshidrose
Multifactoriel — stress, mycose à distance, atopie
Adulte jeune, souvent atopique
Paumes, bords des doigts, plantes
Si allergie au nickel suspectée
Séborrhéique
Malassezia + séborrhée
Adulte, homme souvent
Cuir chevelu, sillon naso-génien, sternum
Non indiqués
Induit par médicament
Toxique direct ou immunologique
Patient sous biothérapie, inhibiteur de checkpoints
Variable, souvent diffus
Selon contexte
Eczéma atopique (dermatite atopique)
La dermatite atopique est la cause la plus fréquente d’eczéma, touchant 10 à 20 % des enfants et 2 à 3 % des adultes dans les pays industrialisés. C’est une maladie chronique inflammatoire qui débute le plus souvent dans la petite enfance (avant 2 ans dans 60 % des cas) et évolue par poussées entrecoupées de rémissions.
Mécanisme : la dermatite atopique résulte de deux anomalies intriquées — une dysfonction de la barrière cutanée (liée notamment à des mutations du gène de la filaggrine, protéine essentielle à l’intégrité de la couche cornée) et une réponse immunitaire aberrante de type Th2 avec production excessive d’IL-4, IL-13 et IgE. Cette barrière défectueuse laisse pénétrer les allergènes environnementaux et les agents infectieux, déclenchant l’inflammation. La colonisation par Staphylococcus aureus aggrave les poussées en libérant des superantigènes.
Aspect clinique : en phase aiguë, plaques érythémateuses vésiculeuses suintantes ; en phase chronique, plaques sèches, rugueuses, lichénifiées. La topographie varie avec l’âge : joues et convexités chez le nourrisson, plis des coudes et genoux chez l’enfant, visage et cou chez l’adolescent et l’adulte. Le prurit est intense et souvent nocturne.
L’eczéma de contact allergique est la deuxième grande cause d’eczéma. Il résulte d’une hypersensibilité retardée de type IV (ou réaction immunologique à médiation cellulaire) à un allergène appliqué sur la peau. Contrairement à l’allergie immédiate de type I (urticaire, anaphylaxie), la réaction n’est pas immédiate : elle survient 24 à 72 heures après le contact avec l’allergène, chez une personne préalablement sensibilisée.
La sensibilisation est une étape silencieuse qui peut prendre des mois ou des années — ce qui explique pourquoi on peut développer une allergie à un produit utilisé depuis des années sans problème. Une fois sensibilisé, le moindre contact suffit à déclencher la réaction.
Les allergènes les plus fréquents en France :
Catégorie d’allergène
Exemples
Localisation typique de l’eczéma
Métaux
Nickel (boutons de jean, bijoux), chrome (ciment, cuir), cobalt
Diagnostic : les patch-tests (tests épicutanés) sont indispensables pour identifier l’allergène en cause. Ils consistent à appliquer dans le dos des chambres contenant des allergènes standardisés, à les retirer à 48 h et à lire la réaction à 48 et 96 h. Un eczéma localisé à la chambre témoigne d’une allergie à la substance correspondante. Pour en savoir plus sur l’eczéma de contact selon la localisation : eczéma des mains, eczéma du visage, eczéma des paupières.
Allergie de contact au pansement
Eczéma de contact irritatif
L’eczéma irritatif n’est pas une allergie — il ne met pas en jeu le système immunitaire adaptatif. C’est une réaction directe de la peau à des agents qui altèrent physiquement ou chimiquement la barrière cutanée : eau répétée (mains lavées de nombreuses fois par jour), détergents, solvants, acides ou bases, air froid et sec, frottements mécaniques. Il n’existe pas de période de sensibilisation préalable — n’importe qui peut en développer si l’exposition est suffisamment intense ou prolongée.
Les mains des professionnels exposés (coiffeurs, soignants, cuisiniers, mécaniciens) sont la localisation de prédilection. Le tableau clinique est variable selon l’agent et la durée d’exposition : rougeur et desquamation des paumes dans les formes chroniques, vésicules et suintement dans les formes aiguës. Il se distingue de l’eczéma allergique par l’absence de positivité aux patch-tests — bien que les deux puissent coexister, l’irritation facilitant la sensibilisation.
Eczéma nummulaire (discoïde)
La numismatique est la collection des pièces de monnaie — c’est de là que vient le nom de cet eczéma. L’eczéma nummulaire se caractérise par des plaques d’eczéma rondes ou ovalaires, bien délimitées, de 2 à 5 cm de diamètre, ressemblant à des pièces de monnaie. C’est une forme clinique bien reconnaissable mais dont la cause reste imparfaitement élucidée.
L’eczéma nummulaire commence le plus souvent sur les jambes puis s’étend sur le dos des mains et des pieds, voire le tronc. Il s’épaissit et se lichénifie à force de grattage. Le prurit est souvent intense. Les tests allergologiques épicutanés sont le plus souvent négatifs, ce qui oriente vers une cause endogène.
Des pistes causales sont évoquées dans la littérature :
Un foyer infectieux à distance (infectieux dentaire, ORL, amygdales) — hypothèse ancienne mais non formellement prouvée, qui justifie néanmoins un bilan de recherche de foyer infectieux ;
La xérose cutanée (peau sèche) comme facteur favorisant, surtout en hiver ;
L’alcool et le tabac comme facteurs aggravants possibles ;
Une sensibilité métallique sous-jacente, parfois révélée par des patch-tests étendus.
En dermatoscopie, la plaque d’eczéma nummulaire présente des éléments évocateurs :
Vaisseaux en points, le plus souvent regroupés en amas, sur fond rouge ;
Squames jaunes.
Eczema nummulaire en pièces de monnaieEczema nummulaire chroniquePlaque d’eczema : vaisseaux en points et squames jaunes
Eczéma microbien
L’eczéma dit « microbien » est provoqué ou entretenu par une pullulation bactérienne locale, principalement à Staphylococcus aureus. Il siège donc préférentiellement dans les zones de macération et de pullulation bactérienne : les plis (inguinaux, axillaires, sous-mammaires, interdigitaux), les orifices naturels (conduit auditif externe, narines, région anale), et au pourtour de plaies chroniques (ulcère de jambe, stomies, fistules). Il peut aussi se développer en péri-ombilical ou dans la zone péri-génitale.
L’eczéma microbien est souvent suintant, macéré, parfois croûteux. La macération aggrave elle-même l’eczéma en altérant la barrière cutanée — un cercle vicieux qu’il faut absolument rompre. Le traitement nécessite donc en parallèle :
Un traitement antibactérien local (antiseptiques, antibiotiques topiques) ou parfois systémique ;
Des mesures asséchantes : pâtes à l’eau, lotions asséchantes, soins de drainage des zones macérées ;
Les dermocorticoïdes pour contrôler l’inflammation — mais seulement après assainissement bactériologique.
Eczéma de stase (eczéma variqueux)
L’eczéma de stase (ou eczéma variqueux) résulte d’une insuffisance veineuse chronique des membres inférieurs : l’hyperpression veineuse locale provoque une extravasation de liquide et d’hémosidérine dans le derme, un œdème chronique, et une inflammation cutanée qui aboutit à l’eczéma. Il siège sur les jambes et les chevilles, souvent dans un contexte de varices, de syndrome post-thrombotique ou d’œdème chronique.
L’eczéma de stase se distingue des autres types par son contexte vasculaire, la présence fréquente d’une dermite ocre (pigmentation brune par les dépôts d’hémosidérine), et son association avec un risque d’ulcère de jambe. Il constitue également un facteur de risque de sensibilisation aux topiques appliqués sur les jambes (antibiotiques, antiseptiques, pansements) — d’où l’importance de réaliser des patch-tests chez ces patients.
Eczéma craquelé (astéatotique)
L’eczéma craquelé — aussi appelé eczéma astéatotique ou winter eczema — est un eczéma sec, fissuré, en réseau caractéristique comparé à une « porcelaine fissurée » ou à un « lit de rivière asséché ». Il survient sur fond de xérose cutanée sévère (peau très sèche), principalement sur les faces antérieures des jambes (tibias), et touche surtout les personnes âgées en hiver.
Eczema craquelé de la jambe
Plusieurs facteurs peuvent favoriser ou déclencher un eczéma craquelé :
La xérose sénile — la peau des personnes âgées produit moins de sébum et retient moins bien l’eau ;
Des médicaments : diurétiques (aggravent la xérose), hypolipémiants (statines, fibrates — altèrent la synthèse des lipides épidermiques), cimétidine (action antiandrogénique et sébostatique), isotrétinoïne (peut induire un eczéma craquelé nummulaire) ;
Les bains chauds fréquents et les savons détergents agressifs ;
Les vêtements en laine irritants au contact direct de la peau.
Le traitement est avant tout la correction de la xérose : produits de toilette doux ou sans rinçage, émollients riches appliqués sur peau humide, préférence pour le coton, température du logement modérée. Les dermocorticoïdes sont utiles en poussée mais ne suffisent pas sans hydratation de fond.
Dyshidrose (eczéma vésiculeux des mains et des pieds)
La dyshidrose est une forme d’eczéma très caractéristique, reconnaissable à ses vésicules profondes, prurigineuses, siégeant sur les bords des doigts, les paumes et les plantes. Les vésicules ne s’ouvrent pas spontanément — elles restent intactes plusieurs jours puis se dessèchent et desquament. La douleur à la pression peut être vive.
La dyshidrose est multifactorielle — plusieurs mécanismes peuvent y contribuer :
Le stress : les poussées de dyshidrose surviennent souvent dans des périodes de tension émotionnelle ;
Une mycose à distance (tinea pedis, onychomycose) : la réaction « ide » aux antigènes fongiques peut déclencher des vésicules aux mains ;
Une allergie au nickel ou à d’autres métaux chez les sujets sensibilisés ;
Le terrain atopique : la dyshidrose est plus fréquente chez les atopiques ;
La chaleur et la transpiration : fréquemment des poussées au printemps et en été.
Pour en savoir plus sur l’eczéma des mains incluant la dyshidrose : eczéma des mains.
Dermatite séborrhéique : un eczéma à part entière
La dermatite séborrhéique est souvent présentée séparément de l’eczéma, mais ses lésions — plaques érythémateuses recouvertes de squames grasses jaunâtres, prurigineuses — appartiennent bien au spectre des dermatoses eczématiformes. Elle résulte d’une réaction inflammatoire à la levure Malassezia (anciennement Pityrosporum), naturellement présente sur les zones riches en glandes sébacées.
Elle touche préférentiellement le cuir chevelu, les sourcils, les sillons naso-géniens, la zone pré-sternale et les plis. Elle est plus fréquente chez les hommes, les patients immunodéprimés (surtout VIH) et dans certaines maladies neurologiques (maladie de Parkinson). Son traitement repose sur les antifongiques azolés en topique, et non sur les seuls dermocorticoïdes.
Eczéma induit par un médicament ou une biothérapie
Avec l’essor des biothérapies en oncologie (inhibiteurs de checkpoints immunitaires — pembrolizumab, nivolumab, ipilimumab) et en dermatologie (inhibiteurs de JAK), une catégorie croissante d’eczémas iatrogènes est observée. Les inhibiteurs de checkpoints en particulier peuvent déclencher des dermatites eczématiformes diffuses sévères, classées parmi les effets indésirables immuno-médiés (irAE).
D’autres médicaments systémiques peuvent induire ou aggraver un eczéma :
Bêtabloquants : peuvent déclencher ou aggraver une dermatite atopique et un psoriasis ;
Inhibiteurs de l’ECA : parfois associés à des éruptions eczématiformes ;
Statines : eczéma craquelé par altération des lipides cutanés (voir ci-dessus) ;
Or injectable, pénicillines : allergie médicamenteuse de type eczéma.
⚠ Toujours informer le dermatologue de ses traitements en cours
Certains médicaments peuvent déclencher ou aggraver un eczéma, parfois des mois après le début du traitement. Informez systématiquement votre dermatologue de tous vos médicaments (ordonnance, automédication, phytothérapie, compléments alimentaires) lors de la consultation.
Comment s’orienter vers la bonne cause ?
Face à un eczéma dont la cause est incertaine, le dermatologue procède méthodiquement en s’appuyant sur plusieurs éléments :
Question clé
Orientation
L’eczéma a-t-il débuté dans l’enfance avec des antécédents d’asthme ou de rhinite ?
Terrain atopique — dermatite atopique
L’eczéma est-il apparu après le contact avec un nouveau produit (cosmétique, professionnel) ?
Eczéma de contact allergique — patch-tests indiqués
Les mains sont-elles exposées à l’eau, aux détergents ou aux solvants au travail ?
Eczéma irritatif des mains
Les lésions sont-elles rondes, bien délimitées, sur les jambes ?
Eczéma nummulaire — chercher foyer infectieux
L’eczéma est-il localisé aux plis avec macération ?
Y a-t-il des varices, un œdème chronique des jambes, une pigmentation ocre ?
Eczéma de stase — bilan veineux
L’eczéma est-il sec, craquelé, chez une personne âgée en hiver ?
Eczéma craquelé — xérose — vérifier les médicaments
Des vésicules profondes sur les bords des doigts, prurigineuses, récidivantes ?
Dyshidrose — bilan allergologique + recherche mycose
Squames grasses sur cuir chevelu, sillons naso-géniens, zone pré-sternale ?
Dermatite séborrhéique — traitement antifongique
Un eczéma qui résiste ou récidive ?
Un eczéma qui ne répond pas aux dermocorticoïdes, qui récidive dès l’arrêt du traitement, ou dont la cause reste inexpliquée mérite un bilan spécialisé. Le Dr Rousseau vous reçoit en téléconsultation, peut prescrire des patch-tests et coordonner la prise en charge au long cours.
FAQ — Questions fréquentes sur les causes de l’eczéma
Comment savoir si mon eczéma est allergique ou atopique ?
La distinction repose sur l’interrogatoire et les patch-tests. Un eczéma atopique débute dans l’enfance, est associé à un terrain familial d’atopie (asthme, rhinite, conjonctivite), et n’est pas déclenché par un produit particulier. Un eczéma de contact allergique apparaît après le contact avec un allergène spécifique, souvent nouveau, et les patch-tests identifient la substance en cause. Les deux peuvent coexister : un atopique a une barrière cutanée fragilisée qui le rend plus susceptible de se sensibiliser aux allergènes de contact.
Est-ce que le stress peut provoquer de l’eczéma ?
Le stress ne provoque pas l’eczéma au sens strict — il ne suffit pas à lui seul à déclencher la maladie. En revanche, il est un facteur aggravant ou déclenchant reconnu dans plusieurs types d’eczéma : dermatite atopique, dyshidrose, eczéma nummulaire. Le stress agit via l’axe neuroendocrinien en modifiant la réponse immunitaire cutanée et en aggravant la dysfonction de la barrière. Une prise en charge globale incluant la gestion du stress (techniques de relaxation, psychothérapie si nécessaire) fait partie des recommandations pour les formes récidivantes.
Peut-on développer une allergie à un produit utilisé depuis des années ?
Oui — c’est même une caractéristique essentielle de l’eczéma de contact allergique qui déroute souvent les patients. La sensibilisation est un processus progressif, parfois silencieux pendant des années. Une fois le seuil de sensibilisation atteint, le moindre contact suffit à déclencher la réaction en 24 à 72 heures. C’est pourquoi l’absence d’allergie passée à un produit ne garantit pas qu’on ne peut pas y devenir allergique.
Mon eczéma peut-il être dû à mon alimentation ?
La relation entre alimentation et eczéma est nuancée. Dans la dermatite atopique du nourrisson, certains aliments (lait de vache, œuf, arachide) peuvent effectivement aggraver l’eczéma chez les bébés ayant une allergie alimentaire IgE-médiée associée. Chez l’adulte, l’implication des aliments dans la dermatite atopique est beaucoup plus limitée et souvent surestimée. Pour la dyshidrose, une alimentation pauvre en nickel peut bénéficier aux patients ayant une sensibilisation au nickel démontrée aux patch-tests. En dehors de ces cas précis, les régimes d’éviction alimentaire non guidés ne sont pas recommandés et peuvent être délétères.
Quand faire des patch-tests pour chercher la cause de mon eczéma ?
Les patch-tests sont indiqués lorsqu’un eczéma de contact allergique est suspecté — c’est-à-dire si l’eczéma est localisé dans une zone de contact avec des produits (mains, visage, cuir chevelu, zone péri-ombilicale), s’il coïncide avec l’introduction d’un nouveau produit, ou s’il résiste malgré un traitement bien conduit. Ils sont réalisés à distance de la poussée, en dehors de tout dermocorticoïde systémique, et sont interprétés par un dermatologue allergologue. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter.
Téléchargez le guide complet ECZÉMA « Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Fonacier L, Bernstein DI, Pacheco K, et al. Contact Dermatitis: A Practice Parameter — Update 2015. J Allergy Clin Immunol Pract. 2015;3(3 Suppl):S1–39. PMID 25965874
Drucker AM, Wang AR, Li WQ, et al. The Burden of Atopic Dermatitis: Summary of a Report for the National Eczema Association. J Invest Dermatol. 2017;137(1):26–30. PMID 27417014
Bonamonte D, Foti C, Vestita M, Ranieri LD, Angelini G. Nummular eczema and contact allergy: a retrospective study. Dermatitis. 2012;23(4):153–157. PMID 22653070
Molin S, Diepgen TL, Ruzicka T, Prinz JC. Diagnosing chronic hand eczema by an algorithm: a tool for classification in clinical practice. Clin Exp Dermatol. 2011;36(6):595–601. PMID 21707720
Mis à jour le 26 mars 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
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Avoir une verrue est souvent vécu comme une contamination, on se sent sale et on veut en guérir vite. Il y a donc plusieurs traitements de verrues. Mais les verrues guérissent-elles parfois toutes seules?
Soigner une verrue du doigt avec un verrucide
Faut-il soigner les verrues pour en guérir?
Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale, dues à des virus appelés papillomavirus.
Le traitement desverrues n’est pas systématique car les verrues sont des tumeurs bénignes régressant le plus souvent spontanément en quelques années.
Il n’est donc pas étonnant de voir disparaître spontanément une verrue.
De nombreux traitements naturels consistent à pratiquer de l’auto suggestion :
penser à la verrue et lui intimer l’ordre de partir
faire dessiner la verrue à un enfant et détruire le dessin,
et toutes sortes de procédés « magiques » plus ou moins originaux (frotter la verrue avec un bout de lard qu’on enterre à la pleine Lune, tenir un marron dans la main gauche en serrant plusieurs minutes…)
La décision de traitement des verrues est prise entre le patient et le médecin en fonction de différents facteurs :
localisation de la verrue
une verrue du visage est plus genante et affichante qu’une verrue plantaire, mais pas question d’y appliquer le moindre traitement même naturel, au risque de vous faire une cicatrice.
Papillome verruqueux de la paupière : le genre de verrues qu’on doit soigner
le nombre de verrues,
Nombreuses verrues plantaires, il faut les soigner
Devant d’aussi nombreuses verrues, de grandes tailles, il est peu probable qu’un traitement naturel soit efficace
l’évolution des verrues
deviennent-elles douloureuses au niveau des zones d’appui du pied (verrues plantaires)? grossissent-elles ou se multiplient-elles… ? il y a alors une indication claire à les soigner. Dans ce cas, mieux vaut éviter de risquer de perdre du temps avec un traitement naturel et se faire traiter par le médecin
Comment le médecin soigne-t-il les verrues?
La diversité des traitements qui ont été essayés pour enlever les verrues est à elle seule un constat d’échec.
Dans les etudes scientifiques concernant le traitement des verrues, deux traitements semblent plus efficaces : la cryothérapie par application d’azote liquide voire de neige carbonique et l’application de préparations à base d’acide salicylique voire d’acide lactique.
EBM, pas de cgt : l’assoc. acide salycilique et cryotherapie est tjs le tt de reference des verrues : http://t.co/03qXPsH
Ces deux traitements des verrues sont souvent associés. Leur principe est le même : décaper et détruire la verrue jusqu’à la base, pour essayer d’enlever toutes les cellules infectées par le papillomavirus.
Le médecin peut aussi utiliser du laser, un décapage sous anesthésie locale, des crèmes…
Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.
Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose. Il faut en effet vous assurer que la lésion que vous constatez est bien une verrue. Cela peut etre un durillon, voire un terrible melanome achromique. Enfin, ne traitez pas seul des verrues mal localisées, sur une peau fragile (paupière, dos de la main, cou, verrues génitales…)
Il faut être très prudent avant d’utiliser des produits même naturels et bien demander conseil à son pharmacien seulement apres avoir consulté un médecin pour s’assurer du diagnostic de verrue.
Consulter un médecin avant tout
La consultation du médecin pour diagnostiquer le type de verrue et le traitement approprié
Souvent les traitements médicaux consistent en l’application de produits kératolytiques sous un pansement, notamment pour augmenter le taux de pénétration transcutanée du produit. Il semble que le fait de recouvrir constamment la verrue joue aussi un rôle, provoquant une macération de la verrue (elle devient blanche et plus molle), ce qui peut permettre de freiner sa croissance, voire de la faire tomber.
On ne peut pas dire que le sparadrap ou le scotch soient des substances naturelles, mais ils font partie des remedes des verrues de petite taille, notamment sur les doigts.
L’opération consiste à recouvrir la verrue d’un bout de sparadrap ou mieux si possible de l’enrouler (par exemple pour une petite verrue du doigt) autour de la verrue et de laisser le sparadrap 24h/24 pendant au moins une semaine.
Dans la même logique d’application de substance occlusive, on peut appliquer sur la verrue du doigt de la colle, de l’aloe vera, du beurre de karité…
Les sèves de plantes contre les verrues
Certaines plantes comportent probablement une sève caustique, capable de bloquer la croissance, voire de décaper progressivement les petites verrues, il s’agit de
La chélidoine
Chelidoine dont la sève peut être utilisée pour traiter les verrues
La chélidoine ou grande Eclaire est une « mauvaise herbe » qui pousse à l’état sauvage, souvent le long des murs. On la reconnaît à sa fleur jaune et ses feuilles dentelées. Lorsqu’on casse sa tige en deux, un suc jaune-orangé apparaît et peut être appliqué directement sur la petite verrue du doigt par exemple, et uniquement sur elle sans déborder, puis on la recouvre d’un sparadrap, tous les jours sauf si une irritation apparait. Il faut alors suspendre les applications jusqu’au retour d’une peau normale, non irritée.
Ce suc contiendrait un alcaloïde, la coptisine, ayant des propriétés antimitotiques (il bloque la réplication du virus papillomavirus responsable des verrues)
Le pissenlit
Pissenlit, dont on utilise la sève blanche pour les verrues
Là encore on utilise le lait blanc qui s’écoule lorsqu’on casse la tige du pissenlit (voir chelidoine)
Le lait de figue
Figuier, dont on utilise la sève blanche
On utilise la sève blanche qui s’écoule des petites tiges de l’arbuste, comme pour la chélidoine et le pissenlit.
Teinture mère de thuya
Thuya contre les verrues
On applique sur la verrue à l’aide d’un coton tige une goutte de teinture mère de Thuya une fois par jour.
Aliments contre les verrues
De nombreux aliments, notamment en raison probablement de leur effet rubéfiant et irritant, peuvent être utilisés dans le traitement des verrues
Ecorce de citron macérée dans du vinaigre blanc
Ecorce de citron contre les verrues
On applique la décoction ail-vinaigre sur la verrue avec un coton tige et on peut recouvrir d’un sparadrap
Certains utilisent uniquement du jus de citron appliqué au coton tige sur la verrue.
peau de banane
Peau de banane contre les verrues
on découpe une petite pastille de la taille de la verrue dans la partie blanche interne de la peau de banane et on l’applique sous un sparadrap sur la verrue
ail ou oignon cru
avec lesquels on frotte doucement les verrues
Ail contre les verrues
Certains les utilisent aussi en purée appliquée sous un pansement mais ceci est très agressif pour la peau alentour qu’il faut protéger avec un pansement percé tel que ceux qu’on utilise pour les cors aux pieds ou du vernis. Mieux vaut éviter cette technique au risque de se bruler la peau
On peut aussi citer la chair d’aubergine appliquée sous un pansement ou la pomme de terre dont on frotte la chair sur la verrue…
Faut-il gratter les verrues ?
Mieux vaut ne pas gratter les verrues. En effet, les irritations tendent parfois à stimuler la réplication du virus et à provoquer la croissance de la verrue. De plus on risque de faire saigner la verrue et il y a alors un risque d’infection bactérienne de la verrue et d’autocontamination par le sang qui transporte des papillomavirus sur la peau.
Et si ça ne fonctionne pas?
En cas de verrue résistante au traitement bien conduit plus de 15 jours, il faut consulter son médecin.
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Soins de l’eczéma du bébé et du nourrisson : guide pratique
L’eczéma atopique du nourrisson nécessite des soins quotidiens rigoureux, même en dehors des poussées. La peau du bébé atopique est sèche, fragilisée et laisse pénétrer les allergènes — bien la soigner réduit la fréquence et la sévérité des crises. Voici le guide complet des soins au quotidien.
Eczéma de votre bébé résistant ou s’étendant malgré les soins ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation : 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
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ECZEMA
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La peau du bébé atopique présente un défaut de barrière cutanée lié à une mutation du gène de la filaggrine — une protéine essentielle à l’imperméabilité de la peau. Résultat : la peau perd de l’eau plus vite (sécheresse), et laisse pénétrer les allergènes et les irritants plus facilement (sensibilisation).
Soigner la peau sèche tous les jours — même quand il n’y a pas de plaques visibles — est la mesure la plus efficace pour espacer les poussées et réduire le recours aux dermocorticoïdes.
Le bain du bébé atopique
✅ À faire
❌ À éviter
Eau tiède (34–36°C)
Eau chaude — dilate les vaisseaux et aggrave les démangeaisons
Durée courte : 5–10 minutes
Bain prolongé — macère et fragilise la peau
Huile de bain ou syndet surgras sans parfum
Savon ordinaire, gel douche parfumé — décapants
Sécher en tamponnant doucement avec une serviette douce
Frotter — crée des micro-lésions et stimule le grattage
Appliquer l’émollient immédiatement après, sur peau encore légèrement humide
Attendre que la peau soit sèche pour appliquer la crème
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PEAU DU BEBE
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L’émollient est la crème hydratante spécifiquement formulée pour la peau atopique. Il reconstitue la barrière cutanée, réduit la perte en eau et assouplit la peau. Son application quotidienne, même en l’absence de plaques, est indispensable.
Comment choisir l’émollient de son bébé ?
Type
Texture
Quand l’utiliser
Exemples
Crème émolliente légère
Fluide, non grasse
Été, peau peu sèche, visage
Cetaphil, Dexeryl, Atoderm
Crème émolliente riche
Épaisse, occlusive
Hiver, peau très sèche, corps
Lipikar Baume, Aveeno, Excipial
Huile corps
Liquide
Après le bain, peau modérément sèche
Huile de bain Mustela, Balneum
💡 Règle pratique : l’émollient doit être appliqué au minimum 1 fois par jour — idéalement après chaque bain. En hiver ou en cas de peau très sèche, 2 applications par jour sont recommandées. La quantité ne doit pas être avare : on parle d’une noisette par membre, une noisette pour le ventre et le dos.
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PEAU SECHE
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Ce sont les médicaments de référence des poussées. Les parents craignent souvent leur utilisation — cette crainte est compréhensible mais ne doit pas conduire à sous-traiter. Un nourrisson qui se gratte la nuit souffre, et les lésions de grattage favorisent les surinfections.
Mode d’emploi chez le bébé :
Appliquer uniquement sur les zones rouges, jamais sur peau saine
Utiliser la force adaptée à l’âge et à la localisation — dermocorticoïde faible sur visage et plis, modéré sur le corps
Durée : 4 à 7 jours par poussée maximum
Application 1 fois par jour suffit dans la plupart des cas
Continuer l’émollient en parallèle sur les zones saines
Ne jamais arrêter brutalement — décroître progressivement
Les antihistaminiques réduisent les démangeaisons et améliorent le sommeil pendant les poussées. Ils ne traitent pas les plaques mais améliorent grandement le confort de l’enfant. Prescription médicale recommandée pour les nourrissons.
En cas de surinfection
Si les plaques se recouvrent de croûtes dorées ou de pus (impétigo), une antibiothérapie locale voire orale est nécessaire — consultez rapidement.
Autres traitements selon l’âge et la sévérité
Tacrolimus (Protopic® 0,03%) — dès 2 ans, alternative aux dermocorticoïdes sur visage et plis
Photothérapie UVB — à partir de 8 ans, pour les formes modérées résistantes
Probiotiques (Bifidobacterium lactis, Lactobacillus casei) — peuvent réduire la sévérité chez les enfants de plus d’un an
Dupilumab (Dupixent®) — biothérapie autorisée dès 6 mois pour les formes sévères résistant aux traitements locaux
Habiller le bébé en coton uniquement — éviter laine, polyester et fibres synthétiques
Laver les vêtements neufs avant la première utilisation
Utiliser une lessive sans parfum ni adoucissant
Maintenir une température modérée dans la chambre (18–20°C) — la chaleur aggrave les démangeaisons
Garder les ongles coupés courts pour limiter les lésions de grattage
Éviter les peluches, moquettes et rideaux dans la chambre (réservoirs d’acariens)
Pas d’animal domestique à poils dans la maison si possible
Alimentation et eczéma du nourrisson
Une allergie alimentaire peut aggraver ou déclencher des poussées chez certains nourrissons — mais ce n’est pas systématique. Les aliments les plus fréquemment en cause : lait de vache, œuf, arachide, blé, soja.
⚠️ Ne jamais supprimer un aliment sans bilan allergologique ni avis médical préalable — une éviction non justifiée peut entraîner des carences et paradoxalement augmenter le risque d’allergie alimentaire vraie. Consultez un allergologue avant toute éviction.
Questions fréquentes sur les soins de l’eczéma du bébé
Faut-il donner le bain tous les jours à un bébé atopique ?
Oui, contrairement aux idées reçues, le bain quotidien est recommandé pour les bébés atopiques — à condition de respecter les règles : eau tiède, courte durée, produit lavant doux sans parfum, et application immédiate de l’émollient après séchage. C’est cette routine post-bain qui hydrate efficacement la peau. Mais parfois le dermatologue recommande moins de bains par semaine.
Quelle crème hydratante choisir pour un bébé atopique ?
Il faut choisir un émollient spécifiquement formulé pour peau atopique — sans parfum, sans conservateurs agressifs, testé dermatologiquement. Les gammes Cetaphil, Lipikar (La Roche-Posay), Atoderm (Bioderma), Mustela Stelatopia ou Aveeno sont les plus connues. La texture doit être adaptée à la saison : plus légère en été, plus riche en hiver. Évitez les crèmes « bébé » classiques du commerce qui peuvent contenir des parfums irritants.
Mon bébé se gratte la nuit — que faire ?
Les démangeaisons nocturnes sont très fréquentes et épuisantes pour toute la famille. En plus du traitement de la poussée (dermocorticoïde si plaques actives), plusieurs mesures aident : chambre fraîche (18-20°C), pyjama en coton léger, ongles coupés courts, antihistaminique sédatif sur avis médical. Si les nuits sont systématiquement perturbées, c’est un signe que l’eczéma n’est pas bien contrôlé — consultez. Il peut aussi avoir la gale.
Peut-on utiliser la même crème émolliente sur le visage et le corps ?
Pas forcément. La peau du visage est plus fine et réactive — une texture plus légère est souvent préférable. Sur le corps, notamment en hiver, une crème plus riche ou un baume est plus efficace. Certaines familles utilisent un émollient léger pour le visage et un baume pour le corps — c’est tout à fait approprié.
L’eczéma du bébé est-il lié à l’allaitement ?
L’allaitement maternel exclusif pendant les 4 à 6 premiers mois est recommandé et semble avoir un effet protecteur modéré contre le développement de l’eczéma atopique. Cependant, l’eczéma peut apparaître chez des bébés allaités comme chez des bébés nourris au lait artificiel. L’allaitement ne suffit pas à prévenir la maladie chez les enfants à fort terrain atopique.
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ECZEMA
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Eczéma de l’enfant (dermatite atopique) : symptômes, causes et traitement
Votre enfant a des plaques rouges et sèches qui le démangent, survenant par poussées notamment en hiver : c’est peut-être de l’eczéma atopique. Première maladie de peau de l’enfant, elle touche 15 à 20 % des nourrissons en France. Voici comment la reconnaître, la traiter et éviter les rechutes.
Poussée d’eczéma résistante ou doute sur le diagnostic ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation : 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Plaques rouges et sèches qui grattent chez l’enfant : eczéma atopique
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La dermatite atopique (ou eczéma atopique) est une maladie inflammatoire chronique de la peau, évoluant par poussées. Elle débute le plus souvent avant l’âge de 1 an et fait partie du groupe des maladies allergiques — comme l’asthme, la rhinite allergique et l’urticaire. On parle d’atopie pour désigner cette prédisposition familiale aux allergies.
L’eczéma du nourrisson commence le plus souvent vers 3 mois. Les plaques prédominent sur les joues chez le jeune enfant, puis touchent préférentiellement les plis du coude, la zone derrière les genoux et derrière les oreilles (eczéma des oreilles).
Symptômes selon l’âge
Âge
Localisation des plaques
Aspect
Évolution
0–2 ans
Joues, front, cuir chevelu, convexités des membres
Rougeur, suintement, croûtes
50% guérissent vers 2 ans
2–12 ans
Plis des coudes et genoux, poignets, cou, derrière les oreilles
Peau épaissie, très sèche, démangeaisons chroniques
Peut persister ou réapparaître à l’âge adulte
Causes de l’eczéma atopique
Ce que l’on sait avec certitude
Facteurs génétiques — 60% des parents d’un enfant atopique ont ou ont eu un signe d’atopie. On retrouve fréquemment des antécédents d’allergies dans la famille
Défaut de barrière cutanée — la peau des enfants atopiques est plus sèche et « fissurée », laissant pénétrer les allergènes et les irritants. C’est pourquoi l’hydratation régulière est un pilier du traitement
Hyperréactivité immunitaire — les enfants atopiques réagissent plus facilement aux substances de leur environnement (acariens, poils d’animaux, pollens…)
Rôle du Staphylocoque doré — la colonisation par Staphylococcus aureus sur la peau atopique aggrave l’inflammation et favorise les poussées
Augmentation de la prévalence — la dermatite atopique touche 15 à 20% des enfants en France contre 5% il y a 30 ans — rôle probable de l’environnement, de l’hygiène excessive et de la réduction de l’exposition aux agents infectieux
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PEAU SECHE
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Traitements de fond pour les formes sévères (2024-2025)
Pour les formes modérées à sévères résistant aux dermocorticoïdes, de nouvelles biothérapies sont disponibles :
Dupilumab (Dupixent®) — anticorps monoclonal anti-IL-4/IL-13, autorisé dès 6 mois en France depuis 2023. Réduit significativement les poussées et le prurit
Tralokinumab (Adtralza®) — anti-IL-13, autorisé chez l’adulte et l’adolescent dès 12 ans
Inhibiteurs de JAK (abrocitinib, upadacitinib) — pour les adultes et adolescents en échec des biothérapies
⚠️ Consultez immédiatement si votre enfant présente :
Syndrome de Kaposi-Juliusberg — petites vésicules (cloques) qui se propagent rapidement sur tout le corps chez un enfant atopique. Urgence dermatologique. Si vous avez un bouton de fièvre (herpès labial), n’embrassez pas un enfant atopique
Surinfection bactérienne (impétigo) — plaques recouvertes de pus jaune, croûtes dorées, fièvre
Œdème du visage — gonflement rapide, possible réaction allergique sévère
Kaposi-Juliusberg chez un enfant atopique — urgence dermatologique
⚠️ Consultez rapidement si :
les plaques ne disparaissent pas après une semaine de traitement bien conduit, ou si l’eczéma retentit sur le sommeil, l’humeur ou la croissance de l’enfant.
Avis du Pr Alain Taïeb — Chef du service de Dermatologie, Hôpital Saint-André, Bordeaux
Qu’a-t-on appris de nouveau sur la dermatite atopique ?
L’incidence de la dermatite atopique a augmenté ces 20 dernières années avec un gradient Nord-Sud : de 5% en Espagne à 20% en Grande-Bretagne. L’environnement joue un rôle majeur — la dureté de l’eau augmente la prévalence chez le nourrisson ; la meilleure hygiène et la réduction de la taille des familles diminuent l’exposition aux agents infectieux, ce qui pourrait favoriser une dysmaturation du système immunitaire
Le bilan allergologique n’est pas toujours indispensable dans les formes peu sévères. Des précautions simples suffisent : éviter la diversification alimentaire trop précoce (œuf, arachide), mesures anti-acariens (pas de peluches, moquettes, aspiration régulière), éviter les moisissures et les animaux domestiques
En revanche, dans les formes graves (SCORAD élevé), résistantes aux traitements ou associées à des manifestations systémiques, un bilan allergologique complet est indiqué
Dans environ 50% des cas, l’eczéma atopique du nourrisson disparaît vers 2 ans. Chez la majorité des enfants, les poussées s’espacent et diminuent vers 5-8 ans. Cependant, 30 à 40% des enfants atopiques gardent une peau sensible à l’âge adulte, avec des rechutes possibles en cas de stress, de changement de saison ou d’exposition à des irritants.
Peut-on utiliser la cortisone sur la peau d’un bébé ?
Oui, les dermocorticoïdes sont le traitement de référence des poussées d’eczéma, y compris chez le nourrisson. Utilisés correctement — en cure courte, sur les zones enflammées, à la bonne concentration selon l’âge et la localisation — ils sont sûrs et efficaces. Le risque d’effets secondaires est très faible avec une utilisation bien encadrée par un médecin. Ne pas traiter une poussée est souvent plus risqué que de traiter.
Faut-il faire un bilan allergologique pour un enfant avec de l’eczéma ?
Pas systématiquement. Dans les formes légères à modérées, des mesures d’éviction simples (acariens, animaux, savons agressifs) suffisent souvent. Un bilan allergologique est recommandé en cas d’eczéma sévère résistant aux traitements, de suspicion d’allergie alimentaire associée, ou de retentissement sur la croissance. C’est le dermatologue ou l’allergologue qui décide selon la sévérité.
L’alimentation influence-t-elle l’eczéma de l’enfant ?
Chez les nourrissons, une allergie alimentaire (lait de vache, œuf, arachide) peut aggraver ou déclencher des poussées d’eczéma — mais ce n’est pas systématique. Éviter une diversification trop précoce (avant 4 mois) est recommandé. Une éviction alimentaire ne doit jamais être faite sans bilan allergologique préalable — elle peut entraîner des carences et n’est efficace que si une allergie est prouvée.
L’eczéma est-il contagieux ?
Non. L’eczéma atopique n’est pas contagieux — ni par contact direct, ni par les vêtements. En revanche, une surinfection bactérienne (impétigo) ou virale (herpès) sur des plaques d’eczéma peut être transmise à l’entourage. C’est pourquoi il faut éviter d’embrasser un enfant atopique si l’on a un bouton de fièvre (herpès labial).
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Eczéma des mains : causes, formes cliniques, traitements — du patch test aux nouvelles thérapies
La main est en première ligne face aux agressions du quotidien et du travail : eau, détergents, solvants, allergènes professionnels, cosmétiques. L’eczéma des mains est la première cause de consultation en dermato-allergologie, avec une prévalence estimée à 10 % de la population générale et jusqu’à 30 % dans certaines professions exposées. Sa chronicité, ses multiples formes cliniques et l’intrication fréquente entre allergie, irritation et terrain atopique en font l’une des dermatoses les plus complexes à prendre en charge — et l’une de celles qui altèrent le plus profondément la qualité de vie professionnelle et personnelle.
Mains abîmées : eczéma ? La palpation oriente souvent vers le diagnostic avant la vue.
Eczéma des mains résistant ? Délais de rendez-vous trop longs ?
Le Dr Rousseau, dermatologue, vous reçoit en téléconsultation pour évaluer vos lésions, orienter vers les patch tests adaptés et proposer un traitement — jusqu’aux nouvelles thérapies ciblées si nécessaire. 📅 Prendre rendez-vous en téléconsultation
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L’eczéma des mains résulte le plus souvent de l’intrication de plusieurs mécanismes — allergie de contact, irritation chronique, terrain atopique — qui se potentialisent mutuellement. Identifier et hiérarchiser ces facteurs est l’enjeu clé de la consultation.
Lactones sesquiterpéniques, colophane, baume du Pérou, pesticides
Professionnel de l’alimentation
Protéines alimentaires (poissons, fruits, légumes, viandes), caoutchoucs des gants, désinfectants
💡 Eczéma professionnel et maladie professionnelle : un eczéma des mains dont l’origine professionnelle est documentée (patch tests + contexte de travail) peut être déclaré en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général), avec prise en charge spécifique et, le cas échéant, reclassement. Votre dermatologue vous accompagne dans cette démarche.
Formes cliniques de l’eczéma des mains
La dyshidrose (dishidrose)
Vésicules profondes « en grain de sagou », translucides, extrêmement prurigineuses, siégeant sur les bords des doigts, les paumes et les plantes. Elles évoluent par poussées, laissant une desquamation caractéristique. Allergènes orienteurs : baume du Pérou, PPD, nickel et autres métaux (cobalt, chrome) — parfois même pris par voie orale. Voir l’article détaillé sur les cloques d’eau des mains et des pieds.
Dyshidrose profuse : vésicules en grain de sagou sur les bords des doigts
Le pompholyx
Éruption vésiculeuse et/ou bulleuse d’apparition rapide, sans érythème de fond, suivie d’une desquamation durant 2 à 3 semaines. Survient par poussées distinctes, déclenché par la chaleur, le stress ou l’ingestion d’allergènes (nickel alimentaire).
La dermatose hyperkératosique des paumes
Plaques rouges épaisses et fissurées au centre des paumes, touchant surtout les hommes de 40 à 60 ans. Souvent multifactorielle : allergie de contact + irritation chronique + traumatismes répétés. Diagnostic différentiel difficile avec un psoriasis des mains. En dermoscopie, la plaque d’eczéma chronique lichénifié montre des vaisseaux en points regroupés en amas sur fond rouge et des squames jaunâtres.
Dermoscopie : vaisseaux en points et squames jaunes — eczéma chronique lichénifié
La pulpite fissuraire
Fissures douloureuses de la pulpe des doigts, extrêmement invalidantes. Deux orientations diagnostiques importantes :
Pulpite de la main controlatérale chez un droitier → évoquer un eczéma à l’ail (manipulation avec la main non dominante)
Pulpite de la main directrice → orienter vers la manipulation d’un objet allergisant ou une allergie au nickel
Pulpite fissuraire : fissures douloureuses de la pulpe des doigts
Éruption vésiculeuse explosive, comme lors d’un eczéma au ciment ou d’une allergie brutale à un antiseptique appliqué sur une plaie.
Eczéma aigu de la mainEczéma aigu vésiculeux de la main autour d’une plaie : allergie de contact à un antiseptique ou un pansement ?
Diagnostic : interrogatoire, patch tests et dermoscopie
Il n’y a pas toujours d’allergie documentée dans l’eczéma des mains — c’est souvent la conjonction d’une peau sèche et de contacts répétés avec des irritants qui explique la situation. La consultation dermatologique est indispensable pour hiérarchiser les facteurs.
L’interrogatoire : les indices clés
Date de début et évolution — un changement de poste ou de métier coïncidant avec le début est très orienteur
Amélioration pendant les vacances : argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle
Localisation précise : dos des mains (gants), paumes (irritation ou psoriasis), pulpe des doigts (manipulation d’objets)
Loisirs, bricolage, jardinage, traitements topiques appliqués sur les mains
Antécédent d’allergie aux bijoux (nickel), aux teintures capillaires (PPD)
Atteinte conjointe des paupières → évoquer des allergènes aéroportés
Les patch tests (tests épicutanés)
En cas de poussées répétées sans cause évidente, le dermatologue propose des tests épicutanés (patch tests) : application dans le dos de sparadraps contenant différents allergènes standardisés, retirés à 48 heures. Lecture à 48 h puis à 72–96 h — certains allergènes (corticoïdes, néomycine) ne positivent qu’à 7 jours : une relecture tardive peut être nécessaire. La batterie standard européenne explore les allergènes les plus fréquents. Des batteries complémentaires (coiffure, acrylates, cosmétiques, végétaux) sont ajoutées selon le contexte professionnel.
Eczéma chronique des mains : formes et nouveaux traitements
On définit l’eczéma chronique des mains comme une dermatose évoluant depuis plus de 3 mois consécutifs ou récidivant à raison d’au moins 2 épisodes par an. En phase aiguë, l’eczéma est souvent vésiculeux, suintant, prurigineux. En dehors des poussées, la peau est épaissie, fissurée — les douleurs nocturnes peuvent altérer le sommeil.
Formes chroniques
Dermite irritative des mains : peau sèche, squameuse, épaissie et fissurée, prédominant sur le dos des mains
Deux avancées thérapeutiques majeures ont enrichi l’arsenal depuis 2022 :
📌 Delgocitinib topique (Anzupgo®) — premier inhibiteur pan-JAK topique, disponible depuis 2024 pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez l’adulte pour lequel les dermocorticoïdes sont inadéquats. 2 applications par jour. Efficacité supérieure à l’alitrétinoïne orale dans l’essai clinique de phase 3 DELTA FORCE (513 patients, 102 centres, 10 pays) : réduction du score HECSI significativement supérieure à 12 semaines (-67,6 vs -51,5 points, p<0,0001). Profil de tolérance favorable (céphalées : 4 % vs 32 % pour l’alitrétinoïne).
Alitrétinoïne (Toctino®) : rétinoïde systémique disposant d’une AMM spécifique dans l’eczéma chronique sévère des mains résistant aux dermocorticoïdes chez l’adulte. Posologie habituelle : 30 mg/j pendant 12 à 24 semaines. Contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer (tératogène). Surveillance lipidique et hépatique. Reste utile lorsque le delgocitinib n’est pas disponible ou contre-indiqué.
Le traitement repose sur quatre axes complémentaires, à adapter selon la forme clinique et la sévérité.
Axe thérapeutique
Modalités pratiques
Éviction de l’allergène ou de l’irritant
Mesure la plus efficace et incontournable. Port de gants en coton sous les gants de protection. Substitution professionnelle si nécessaire. Sans éviction, aucun traitement ne permet une guérison durable.
Classe I (propionate de clobétasol) sur les paumes et les plantes. Classe II-III sur le dos des mains. Cure courte sur poussée aiguë. Sous occlusion nocturne pour les formes hyperkératosiques très épaisses.
Cétirizine ou loratadine pour le prurit diurne. Hydroxyzine (Atarax®) le soir pour les formes prurigineuses nocturnes. Soulagent les démangeaisons sans traiter l’inflammation.
Plusieurs applications quotidiennes, notamment après chaque lavage sur peau encore légèrement humide. Crèmes sans parfum ni conservateurs allergisants. Restaurent la barrière cutanée.
Conseils pratiques quotidiens
Limiter les lavages des mains au strict nécessaire — un rinçage à l’eau claire suffit dans de nombreux cas
Utiliser un savon surgras sans parfum
Sécher par tamponnement, jamais par friction
Éviter les gants en latex (caoutchouc allergisant) — préférer les gants en nitrile ou vinyl avec sous-gant en coton
Appliquer un émollient immédiatement après le lavage, sur peau encore légèrement humide
⚠️ En cas d’eczéma résistant : un eczéma des mains qui ne répond pas aux dermocorticoïdes bien conduits justifie toujours une consultation dermatologique avec patch tests, et une réévaluation du diagnostic — une dyshidrose, une mycose des mains ou un psoriasis peuvent mimer un eczéma. Les nouvelles thérapies (delgocitinib, alitrétinoïne) sont accessibles sur prescription spécialisée.
J’ai de l’eczéma sur le dos des mains et les jointures, pas du tout sur la paume — que faire ?
Ce tableau oriente fortement vers une dermite irritative par lavages excessifs plutôt qu’une allergie vraie — le dos des mains étant plus exposé que les paumes. La piste à explorer : réduire les lavages au strict nécessaire, utiliser un savon surgras sans parfum, appliquer un émollient après chaque lavage. Si pas d’amélioration après 3 à 4 semaines malgré ces mesures, des patch tests s’imposent pour exclure une allergie surajoutée.
Mon eczéma des mains disparaît pendant les vacances mais revient dès la reprise du travail — est-ce forcément une allergie professionnelle ?
L’amélioration systématique pendant les congés est l’argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle — allergie ou irritation chronique liée aux conditions de travail. Ce constat justifie une consultation dermatologique avec patch tests incluant les produits manipulés au travail. Un eczéma professionnel reconnu peut être déclaré en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général) avec prise en charge spécifique.
Quelle différence entre eczéma et psoriasis des mains ?
La distinction peut être difficile cliniquement. L’eczéma est plus prurigineux, vésiculeux en phase aiguë, avec desquamation fine. Le psoriasis des mains donne des plaques bien délimitées avec squames blanches sèches, souvent associées à des ongles ponctués ou déformés et à d’autres localisations psoriasiques. La dermoscopie et la biopsie cutanée tranchent en cas de doute persistant.
Qu’est-ce que le delgocitinib (Anzupgo®) et pour qui est-il indiqué ?
Le delgocitinib (Anzupgo®) est le premier inhibiteur pan-JAK topique disponible pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère chez l’adulte, pour lequel les dermocorticoïdes sont inadéquats ou inappropriés. Il s’applique 2 fois par jour en crème. L’essai de phase 3 DELTA FORCE (2025, 513 patients, Lancet) a montré une efficacité supérieure à l’alitrétinoïne orale avec un profil de tolérance nettement meilleur (céphalées : 4 % vs 32 %). Il représente une alternative non stéroïdienne importante pour les formes chroniques résistantes aux corticoïdes.
L’alitrétinoïne est-elle réservée aux cas très graves ?
L’alitrétinoïne (Toctino®) est indiquée dans les eczémas chroniques sévères des mains résistant aux dermocorticoïdes avec retentissement significatif sur la vie quotidienne ou professionnelle. Elle n’est pas réservée aux cas extrêmes mais nécessite une contraception obligatoire chez la femme (tératogène), une surveillance biologique régulière et une information sur les effets secondaires habituels des rétinoïdes. Depuis l’arrivée du delgocitinib topique, le choix entre les deux options est à discuter avec votre dermatologue.
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L’important est de diminuer ce qui peut être contrôlé : la sécheresse de la peau et les allergènes
Diminuer la sécheresse de la peau :
Utiliser des savons doux type savon surgras sans parfum. On peut rajouter dans le bain des huiles ou des poudres (amidon, avoine )
Eviter les bains ou douches trop chaudes (sup. à environ 37°C) et trop longs (sup. à 5-10 minutes)
Se sécher en tamponnant, sans frotterEt appliquer sur peau encore légèrement humide, juste après le séchage, une crème hydratante dermatologique, si possible sans parfums ni conservateurs
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Diminuer les contacts avec les allergènes et les irritants :
Le cadre de vie :
Suppression du tabagisme dans les pièces fréquentée par l’enfant et dans la voiture. La maison et a fortiori la chambre doivent être saines :
Réduire au maximum la présence de moquettes, tentures, peluches (et laver souvent ces dernières)
Eviter les animaux de compagnie ne pas surchauffer les pièces (max. 19°C) aérer et aspirer fréquemment
Eviter les pièces humides avec des moisissures
Les vêtements :
Les laver avec une lessive sans assouplissants ni phosphates.
Bien rincer le linge
Préférer le coton à la laine et aux synthétiques
Les aliments :
Il vaut mieux commencer la diversification tard (vers 5-6 mois) et nintroduire quun aliment par semaine si possible. Il est préférable d’éviter les oeufs et l’arachide avant un an
Vaccination de l’enfant atopique
Les vaccinations ne sont pas contre-indiquées. On évite juste de les pratiquer durant une poussée.
Fesses rouges du bébé (erytheme fessier)
Cet article en vidéo :
La dermite du siège ou erytheme fessier est un probleme fréquent du bébé et du jeune enfant. Les fesses de bébé peuvent etre rouges pour de multiples raisons mais dans la majorité des cas, il convient de lutter contre la macération (milieu humide des couches) provoquant une irritation de la peau par le biais des urines et des selles : la plupart du temps la rougeur correspond à une irritation au niveau du contact avec les couches (irritation des fesses). Dans ce cas, l’érythème fessier est bénin et disparaît généralement dès qu’on assèche un peu la peau des fesses de bébé. Cependant les dermites du siège peuvent correspondre à une localisation de dermatose plus rare notamment d’origine inflammatoire ou une mycose profuse (candidose).
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La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va faire le point sur les problèmes que présente votre enfant (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )
Il vérifiera s’il n’y a pas d’infection cutanée (mycose notamment).
Diagnostic
On distinge plusieurs cas de figures :
1/ Dermite en W
Ce sont les fesses rouges les plus fréquentes, liées à des facteurs mécaniques ou à l’occlusion, la macération jouant un rôle initiateur. La dermite des convexités ou « en W » survient surtout entre 6 et 12
mois. Elle est en W car elle respecte les plis, qui restent clairs
Dermite en W
La dermite des convexités est d’origine multifactorielle, liée aux caractéristiques de la peau du nouveau-né et à l’occlusion : l’incontinence du nourrisson en fait une zone constamment agressée par la présence d’urine ou de selles (plus ou moins acides et riches en bactéries), accentué par le port de couches provoquant occlusion et macération constante et frottement de la peau sur les couches.
Ainsi, l’érythème fessier peut se développer très rapidement, notamment
an cas de diarrhée.
Au maximum on observe des papules érosives (papulose érosive ou dermite syphiloïde de Sevestre et Jacquet).
2/ Dermite des plis
Selon leur point de départ, deux types de dermite des plis sont distingués : les dermites périorificielles (en O) et les intertrigos des plis (en Y).
2.1/ Dermite en O
Il s’agit le plus souvent d’une atteinte péri-anale, souvent érosive survenant le plus souvent au cours d’une diarrhée par l’irritation chimique par les selles, avec possible surinfection soit par l’agent responsable de la diarrhée (staphylocoque doré, entérobactéries) soit par le Candida albicans. Dans ce cas le médecin demande un prélèvement bactériologique et mycologique.
Parfois l’atteinte peut être vulvaire, accompagnant une infection urinaire. Un examen cytobactériologique des urines peut alors être proposé par le médecin
2.2/ dermite en Y
Il s’agit d’une dermite des grands plis de l’aine et interfessier, appelés intertrigos, qui peuvent être microbiens ou candidosiques.
Les intertrigos streptococciques, comme les anites streptococciques peuvent avoir un aspect de décollement à la périphérie et sont nettement plus rares que les intertrigos candidosiques, dans lesquels on observe une desquamation et des papulo-pustules en périphérie de la rougeur du fond du pli dessinant un Y (dermite « en Y »).
3/ Dermites diffuses
La dermite peut être profuse, notamment en cas :
de dermite du siège résistante au traitement
de psoriasis des langes ou napkin psoriasis survient chez le nourrisson, rarement avant 6 mois, l’allure est d’emblée diffuse, à limite nette avec parfois quelques plaques de psoriasis survenant sur le ventre
de dermite séborrhéique, souvent bipolaire avec une atteinte du visage et du cuir chevelu en même temps que l’atteinte du siège. Elle survient souvent le nourrisson dans les 3 premiers mois.
de dermatoses plus rares : histiocytose langerhansienne (lésions papuleuses, infiltrées parfois érosives, purpuriques voir nécrotiques,
touchant le fond du pli), acrodermatite entéropathique ( érosions péri-orificielles en rapport avec une carence en zinc), eczéma de contact…
Traitement
Dans la majorité des cas il convient de bien sécher les lésions car l’erytheme fessier est aggravé par la macération sous les couches de bébé.
Pour cela, il suffit de – laver avec un savon doux ou effectuer le change avec une lotion hypoallergénique spéciale « change » ou à l’eau tiède sans savon – bien sécher sans frotter – appliquer des lotions asséchantes voire la pâte de zinc prescrites par le médecin
Il faut aussi éviter d’aggraver la macération en évitant d’appliquer les crèmes prescrites en couche épaisse s’il s’agit de crèmes grasses.
En cas de candidose
Le médecin prescrira des antifongiques en lait, lotion voire poudre adaptés aux bébés
Quand reconsulter?
si la rougeur persiste malgré les traitements bien menés, plus de 2 jours, voire qu’elle s’aggrave ou s’étend au dela des couches.
si des croûtes ou des cloques se développent.
si le bébé a un retentissement sur son état général (grognon, dort mal, fièvre…)
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Pour les jeunes enfants en poussée, il faut éviter le contact avec les personnes ayant un » bouton de fièvre « (Herpès labial) car ils risquent de faire une crise d’herpes profus appelé syndrome de Kaposi Juliusberg
Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique
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Traitement de l’eczéma : dermocorticoïdes, immunosuppresseurs et biothérapies
Le traitement de l’eczéma — et notamment de la dermatite atopique — repose sur une stratégie en escalade thérapeutique : des soins de base quotidiens aux biothérapies les plus récentes, selon la sévérité et l’âge du patient. L’objectif est de contrôler les poussées, réduire leur fréquence et restaurer la qualité de vie. Pour comprendre les formes et causes d’eczéma, voir : eczéma — symptômes, formes et causes.
Eczéma résistant aux traitements habituels ? Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation rapidement, souvent le jour même ou le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
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Quel que soit le stade, les soins de base sont non négociables. Ils reconstituent la barrière cutanée défaillante (déficit en filaggrine, céramides réduites) et réduisent la fréquence et l’intensité des poussées même sans traitement médicamenteux associé.
Soin
Recommandation
Pourquoi
Émollients
1 à 2 applications/j sur tout le corps, toute l’année — même en période calme
Restaurent les lipides intercornéocytaires, réduisent la perte hydrique (TEWL)
Douche tiède courte
≤ 5 minutes, eau à 34–36°C, savon surgras ou pain dermatologique
L’eau chaude et les savons détergents aggravent la sécheresse cutanée
Application post-douche
Dans les 3 minutes après la douche, sur peau encore légèrement humide
Occlusion de l’eau résiduelle — efficacité maximale
Vêtements
Coton ou soie — éviter laine et synthétiques au contact direct
Réduction des frottements irritants et de la macération
Température ambiante
19–20°C, humidificateur si air sec
La chaleur et la transpiration déclenchent le prurit
💡 Règle des 3 minutes : appliquer l’émollient dans les 3 minutes suivant la douche multiplie son efficacité. Cette règle simple, souvent méconnue, améliore significativement le contrôle de la sécheresse cutanée.
Dermocorticoïdes — traitement de référence des poussées
Les dermocorticoïdes (DC) restent le traitement de première ligne des poussées à tout âge. Leur mauvaise réputation est souvent injustifiée — correctement utilisés, ils sont sûrs et efficaces. La classe est choisie selon la localisation et l’âge.
Classe
Puissance
Exemples
Indications principales
Classe I
Faible
Hydrocortisone 1 % (Dermacort®)
Visage, plis, nourrisson — usage prolongé possible
Classe II
Modérée
Locapred®, Tridésonit®
Visage enfant, plis adulte
Classe III
Forte
Betnéval®, Diprosone®, Efficort®
Corps adulte — référence pour les poussées
Classe IV
Très forte
Dermoval®, Clarelux® mousse
Paumes, plantes, cuir chevelu, formes lichénifiées
💡 Thérapie proactive : après contrôle de la poussée, poursuivre le DC 2 fois par semaine sur les zones habituellement atteintes réduit de 50 % la fréquence des rechutes — recommandé par les guidelines EADV 2023.
Inhibiteurs de calcineurine topiques
Alternative aux DC pour les zones sensibles (visage, paupières, plis) où les DC sont contre-indiqués au long cours. Ils n’entraînent pas d’atrophie cutanée. Principal inconvénient : sensation de brûlure initiale les premiers jours.
Molécule
Spécialité
Âge minimum
Indication
Tacrolimus 0,03 %
Protopic® 0,03 %
2 ans
Eczéma modéré à sévère — visage, plis, paupières
Tacrolimus 0,1 %
Protopic® 0,1 %
16 ans
Adulte — poussées modérées à sévères zones sensibles
Réservés aux formes sévères résistantes aux traitements locaux bien conduits. De moins en moins prescrits depuis l’arrivée des biothérapies, mais utiles dans certaines situations.
Sauvetage uniquement — rebond fréquent. Jamais au long cours.
⛔ Corticoïdes oraux au long cours — formellement contre-indiqués dans l’eczéma : rebond sévère à l’arrêt et effets secondaires systémiques graves. Depuis l’arrivée des biothérapies, il n’existe aucune justification à leur utilisation prolongée dans la dermatite atopique.
Biothérapies et inhibiteurs JAK
Depuis 2017, les biothérapies ciblant l’axe IL-4/IL-13 et les inhibiteurs JAK ont transformé la prise en charge des formes sévères. En 2026, le dupilumab (Dupixent®) reste la référence — efficacité et tolérance confirmées sur plus de 7 ans de recul.
≥ 12 ans. Comprimé oral 1×/j. Efficacité supérieure.
Baricitinib
Inhibiteur JAK1/2
Olumiant®
Adulte. Comprimé oral 1×/j. Aussi indiqué pelade.
💡 JAK inhibiteurs vs biothérapies : les JAK ont une action plus rapide (prurit soulagé en 24–48 h) mais nécessitent une surveillance plus étroite (NFS, lipides, créatinine). Les biothérapies injectables ont un profil de tolérance à long terme mieux documenté. → Inhibiteurs JAK en dermatologie — baricitinib, upadacitinib, abrocitinib.
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DUPILUMAB ET BIOTHERAPIES
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DC classe III-IV selon localisation, TCI zones sensibles
Dupilumab en 1re intention systémique. JAK si réponse rapide souhaitée.
Personne âgée
Émollients ++, DC avec prudence (peau fragile)
Dupilumab bien toléré. Prudence JAK (interactions médicamenteuses).
Traitements naturels et complémentaires
En complément du traitement médical, certaines approches peuvent aider à réduire la fréquence des poussées : émollients à base d’huile de tournesol ou de beurre de karité, probiotiques (en prévention chez le nourrisson atopique), eau thermale, gestion du stress. Ces approches ne remplacent pas les traitements médicaux validés mais peuvent améliorer le confort au quotidien.
Questions fréquentes sur le traitement de l’eczéma
Les dermocorticoïdes sont-ils dangereux pour les enfants ?
Non, utilisés correctement selon la classe et la localisation. La corticiphobie — peur irrationnelle des DC — conduit à des eczémas mal contrôlés, eux-mêmes délétères pour le développement cutané de l’enfant.
Le Dupixent® est-il remboursé en France ?
Oui, à 100 % dans le cadre d’une ALD pour les formes modérées à sévères chez l’adulte et l’enfant dès 6 mois, en échec des traitements conventionnels. La prescription initiale est hospitalière (dermatologue ou pédiatre).
Peut-on guérir définitivement de l’eczéma ?
L’eczéma de l’enfant s’améliore spontanément dans 60 à 70 % des cas à l’adolescence. Chez l’adulte, les traitements permettent un contrôle excellent voire une rémission prolongée, mais pas une guérison définitive au sens strict.
Les aliments déclenchent-ils des poussées d’eczéma ?
Chez le nourrisson, les allergies alimentaires (lait, œuf, arachide) peuvent aggraver l’eczéma dans 30 à 40 % des cas sévères. Chez l’adulte, le rôle de l’alimentation est beaucoup plus limité. Un régime d’éviction ne doit jamais être entrepris sans bilan allergologique préalable.
Faut-il éviter la natation en cas d’eczéma ?
Non, mais avec précautions. Douche douce et émollient immédiatement après la baignade en piscine chlorée. La natation en eau de mer est souvent bénéfique (effet anti-inflammatoire du sel). L’activité physique ne doit pas être sacrifiée à cause de l’eczéma.
Quelle est la différence entre les JAK inhibiteurs et le Dupixent® ?
Les JAK inhibiteurs (abrocitinib, upadacitinib, baricitinib) sont des comprimés oraux avec une action plus rapide sur le prurit (24–48 h) mais nécessitent une surveillance biologique. Le dupilumab (Dupixent®) est une injection sous-cutanée bimensuelle avec un profil de sécurité mieux documenté sur le long terme. Le choix dépend du profil du patient et des comorbidités.
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Eczéma : symptômes, formes et causes — guide complet
Eczéma — image générée par IA
L’eczéma (parfois écrit « exéma ») est une maladie de peau très fréquente, caractérisée par des plaques vésiculeuses qui démangent, pouvant survenir sur le corps, le visage, les mains, les jambes… Il touche 15 à 20 % des enfants et 5 à 10 % des adultes en France. Il ne désigne pas une seule maladie mais un syndrome : il existe plusieurs formes d’eczéma, chacune avec ses causes et sa prise en charge spécifique.
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Il n’y a pas un mais des eczémas : l’eczéma est un syndrome, un signe cutané pouvant avoir plusieurs causes. Le mot « eczéma » vient d’un verbe grec signifiant « sortir en bouillonnant ».
Phase aiguë
L’eczéma est le plus souvent marqué par une éruption rouge et parfois gonflée qui provoque des démangeaisons, puis apparaissent des vésicules qui se rompent, donnant un aspect suintant puis croûteux.
Eczéma vésiculeux aigu typique du dos de la main
Eczéma aigu vésiculeux de la main — allergie de contact possible
Chronicisation
L’eczéma tend à desquamer, voire à se chroniciser en s’épaississant : c’est la lichénification. Il est fréquent de voir plusieurs plaques évoluant chacune à des stades différents.
Les différentes formes d’eczéma
Eczéma aigu
L’eczéma aigu est d’apparition soudaine, marqué par des plaques rouges et gonflées qui démangent, à bords émiettés et mal délimités. Puis apparaissent de petites vésicules millimétriques pouvant confluer en bulles (eczéma bulleux).
Eczéma bulleux
Ces vésicules suintent souvent au début — ce qui inquiète parfois les patients qui craignent une infection.
Eczéma suintant du visage
Eczéma chronique
L’eczéma chronique est un eczéma sec, formé de placards rouges et squameux à bordures mal délimitées, qui démangent habituellement. Il peut se fissurer.
Eczéma chronique fissuré
Eczéma lichénifié
L’eczéma lichénifié est un eczéma chronique qui s’épaissit au fil du temps : les démangeaisons provoquent un grattage chronique, qui entraîne une lichénification — plaques roses à violacées, indurées et sillonnées de stries blanches.
Eczéma des mains lichénifié (peau épaissie)
En dermatoscopie, la plaque d’eczéma chronique présente des vaisseaux en points regroupés sur fond rouge et des squames jaunes.
Plaque d’eczéma en dermatoscopie : vaisseaux en points et squames jaunes
Eczéma infecté (impétiginisé)
L’eczéma peut s’infecter, notamment à cause d’un staphylocoque : le suintement devient jaune et purulent, évoluant en croûtes jaunâtres ressemblant à du miel cristallisé (croûtes mélicériques).
Eczéma surinfecté du visage
⚠️ Toute modification du suintement, rougeur sensible autour des lésions, apparition de ganglions ou de fièvre impose de consulter rapidement.
Eczéma sec ou craquelé (astéatotique)
L’eczéma craquelé (winter eczema) s’observe surtout en hiver chez les personnes à peau sèche — personnes âgées notamment. La peau fissurée ressemble à un dallage irrégulier, surtout sur les membres.
Un eczéma craquelé atypique (atteinte diffuse, résistance aux dermocorticoïdes) peut être associé à une tumeur maligne ou une hémopathie. Causes courantes : savons détergents, solutions alcoolisées, air sec, isotrétinoïne, statines, hypothyroïdie.
Eczéma variqueux
Forme particulière survenant sur les jambes en cas d’insuffisance veineuse chronique — rougeur et démangeaisons autour des varices ou des œdèmes. Voir : eczéma variqueux — causes et traitement.
Eczéma de contact (allergique)
Allergie cutanée de type IV à une substance précise (nickel, parfums, conservateurs, caoutchouc, cosmétiques). Nécessite des patch tests pour identifier l’allergène.
La dermatite atopique est la forme la plus fréquente chez l’enfant. Elle débute souvent avant 2 ans et peut s’améliorer spontanément à l’adolescence dans 60 à 70 % des cas.
💡 Triade atopique : eczéma, asthme et rhinite allergique sont liés par le même terrain immunitaire Th2. Un enfant atopique peut présenter les trois à des degrés variables.
Il s’agit probablement d’une dermatite atopique. Cette forme constitutionnelle s’améliore spontanément dans 60 à 70 % des cas à l’adolescence. Un suivi dermatologique permet d’adapter le traitement à chaque poussée.
J’ai de l’eczéma quand je travaille — allergie professionnelle ?
Probablement. Des patch tests chez un dermatologue ou allergologue permettent d’identifier l’allergène. En cas d’allergie professionnelle confirmée, le médecin du travail doit être associé.
Quelle différence entre eczéma atopique et eczéma de contact ?
L’eczéma atopique est constitutionnel, lié à une anomalie de la barrière cutanée et une dérégulation immunitaire Th2. L’eczéma de contact est une allergie de type IV à une substance précise — nickel, parfums, conservateurs — détectable par patch tests.
L’eczéma est-il lié à l’asthme ?
Oui. Le lien est le terrain allergique — un système immunitaire qui réagit de façon exagérée aux allergènes. Quand ce sont les bronches qui réagissent, cela donne de l’asthme ; quand c’est la peau, de l’eczéma. C’est la triade atopique.
Comment traiter un eczéma qui apparaît quand les jambes enflent ?
Il s’agit probablement d’un eczéma variqueux. Si l’œdème est important, les varices sous-jacentes doivent être traitées. Si les deux jambes sont touchées sans varices, il faut éliminer une cause cardiaque ou rénale.
Existe-t-il un traitement naturel de l’eczéma ?
Certaines approches complémentaires (émollients naturels, probiotiques, gestion du stress) peuvent aider en complément du traitement médical. Voir : traitements naturels de l’eczéma.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le médecin utilise des cremes à la cortisone dans le traitement de l’eczema. Ces crèmes ont des effets secondaires en cas d’utilisation prolongée. Il faut donc toujours les utiliser sous contrôle médical et respecter scrupuleusement des prescriptions du médecin. Elles exposent en effet en cas d’utilisation non contrôlée par le médecin au risque d’atrophie cutanée, de télangiectasies ( apparition de petits vaisseaux, surtout sur le visage), de vergetures (surtout chez les adolescents), une fragilité cutanée, de retard de cicatrisation, d’infections, de dépigmentations… Sur le visage, les cremes à la cortisone peuvent créer une dermite péri-orale, ou aggraver une rosacée.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
On trouve dans la plupart des emollients référencés au Vidal, des produits « naturels »
Avoine
L’avoine est utilisée en poudre dans les bains ou dans de nombreux cosmétiques pour limiter l’inflammation de la peau et pour son effet émollien
Souci et Centella
Le calendula officinal (Souci) ou la centella asiatica sont présents dans de nombreuses crèmes et préparations pour traiter l’eczema en raison de leurs propriétés dermoréparatrices et apaisantes, restaurant le film hydrolipidique cutané, anti inflammatoire et cicatrisant.
Acides gras essentiels
Les acides gras essentiels de type oméga-6 (issus de l’huile d’onagre par exemple) et les acides gras oméga-3 (issus des huiles de poissons par exemple) sont essentiels à l’entretien de la barrière cutanée et ont un rôle anti-inflammatoire. On en trouve aussi dans les huiles de Tournesol par exemple
VitamineS
Les vitamine A, PP, la provitamine B5… sont présentes dans des cosmétiques protecteurs, pour leur effet émollient et anti inflammatoire.
Cuivre et Zinc
On trouve aussi dans de nombreuses préparations du zinc et du cuivre, pour leur effet antibactérien.
Gel d’aloes
L’aloe vera donne un gel ayant des propriétés émollientes et cicatrisantes pouvant soulager l’eczema. On applique directement le gel translucide d’aloès issu des feuilles grasses sur les plaques d’eczema. Une manière simple de l’extraire consiste à congeler une feuille d’aloès : il suffit alors d’ôter la partie verte externe pour ne garder que le cœur transparent qui sera frotté doucement sur la plaque d’eczema
Aromathérapie
L’aromathérapie utilise quant à elle le plus souvent aux huiles essentielles de camomille allemande ou romaine, de géranium, de palmarosa, de lavande, de calandula, de rose musquée, d’onagre… Il faut toujours diluer les huiles essentielles avant de les appliquer sur la peau !
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