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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le zona typique guérissant spontanément en quelques semaines, le traitement du zona a pour objectif principal d’éviter les complications
Il comporte des soins locaux et parfois des traitements par voie orale qui doivent être donnés dans les 3 1ers jours de l’éruption
On distingue dans le traitement du zona les soins locaux et généraux :
Les soins locaux du zona
ils sont surtout pour but d’éviter la surinfection bactérienne des lésions.
On recommande généralement
une douche quotidienne avec savon dermatologique,
l’application d’antiseptiques locaux doux,
voire l’application d’une crème antibiotique telle que Fucidine ® 3 fois par jour pendant une semaine lorsqu’il existe un doute de surinfection cutanée bactérienne des lésions de zona de moins de 2% de la surface corporelle (en cas de surinfection > à 2% de la surf corporelle, ou d’extension rapide de l’infection bactérienne, on utilise alors des antibiotiques par voie orale)
Les soins généraux du zona
Soins contre la douleur lors de la poussée : antalgiques par voie orale
Traitements antiviraux :
on prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.
Le traitement zona par voie orale est indiqué notamment dans ces situations :
zona ophtalmologique, quel que soit l’âge du patient, voir zona opthalmique
En prévention des douleurs post zona, notamment de façon systématique apres 50 ans. Voir les douleurs post zona
patient immunodéprimé (en intraveineuse)
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Le zona évolue généralement en deux phases : la douleur puis l’éruption secondaire à l’apparition de la douleur. Ce signe est très important pour diagnostiquer le zona. Son diagnostic et son traitement nécessitent un avis médical
Autre signe très important, ces douleurs et éruptions sont cantonnées à un territoire bien précis de la peau, correspondant à l’innervation du nerf concerné (voir l’article sur le zona)
Deux phases caractéristiques du zona
On observe donc deux phases :
La phase douloureuse du zona
Il s’agit de douleurs voire de brûlures localisées dans une région du corps. Elle correspond à la zone innervée par le nerfs dans lequel les virus de zona migrent vers la peau. Cette phase des prodromes est associée en général à une hypoesthésie (baisse de la sensibilité) ou une anesthésie dans la zone atteinte.
La phase éruptive du zona
Apparaissent après quelques jours dans la zone douloureuse des rougeurs voire des plaques surélevées rouges qui se couvrent au bout de 24h de vésicules (comme des gouttelettes d’eau dans la peau), groupées en
bouquet, confluant parfois en bulles.
Vésicules en bouquetZona
Ces vésicules vont se troubler vers le 5e jour puis former des croûtes brunâtres vers le 7e jour. Ces croûtes tomberont vers le 10e jour et laisseront place à des cicatrices dépigmentées le plus souvent indélébiles.
Cicatrices pigmentées après zona
L’élément caractéristique de cette éruption est sa topographie unilatérale et sa localisation à une zone d’innervation nerveuse, pouvant déborder sur les nerfs contigus. Cet élément topographique permet de poser le diagnostic vers le zona dès le début de la maladie meme avec une éruption discrète ou absente
Simplement quelques rougeurs mais une douleur caractéristique au début du zona
Le zona typique est donc une maladie de peau éruptive marquée par des éruptions localisées le plus souvent à une zone du corps et à un coté du corps ;
On voit bien ici la distribution des lesions le long du nerf sciatique
L’éruption est douloureuse avec des poussées accompagnées de troubles de la sensibilité.
Il n’y a généralement pas de fièvre et d’altération de l’état général. Il arrive qu’il y ait un ganglion dans la zone de drainage.
Un second épisode de zona est rare, il concerne environ 1% des cas. En effet, on acquiert une immunité à médiation cellulaire persistant plusieurs années.
Formes typiques de zona
Les formes typiques de zona sont :
– le zona intercostal
en hémi-ceinture thoracique. Voir l’article sur le zona intercostal
– le zona ophtalmique
touchant la première branche (ou branche ophtalmique) du nerf Trijumeau, qui innerve la face. Le zona ophtalmique expose au risque de lésions ophtalmologiques, notamment lorsqu’il existe une éruption de l’aile du nez et de la narine.
Il existe beaucoup de formes de zona et de complications ; les plus fréquentes sont :
Le zona trigéminé
il s’agit d’un zona touchant le nerf VII bis. L’éruption du zona touche l’ oreille et peut être associée à une atteinte de la langue du même côté, voire d’une paralysie faciale (généralement régressive)
Zona trigeminé de l’oreille
Formes graves de zona
On peut observer des formes graves de zona, notamment chez les personnes immunodéprimées :
zona généralisé
c’est à dire touchant de nombreux nerfs. Il s’agit alors le plus souvent d’une éruption de zona très profuse, hémorragique et nécrotique. Le zona généralisé encore appelé zona-varicelle est donc caractérisé par :
la présence de plus de 20 vésicules à distance de l’éruption linéaire de zona
une atteinte des organes profonds (poumons, foie, cerveau) avec de possibles complications
un terrain fragile : le zona varicelle survient le plus souvent sur un terrain immunodéprimé, un cancer sous jacent…
zona viscéral
dans lequel il existe une atteinte d’organes profonds tels que les poumons, le foie, le cerveau…
Les douleurs post zostériennes (douleurs persistantes après zona)
Il s’agit de douleurs persistant un mois apres le zona
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Il s’agit d’un zona touchant la première branche (ou branche ophtalmique) du nerf Trijumeau, qui innerve la face.
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Le zona ophtalmique expose au risque de lésions ophtalmologiques, notamment lorsqu’il existe une éruption de l’aile du nez et de la narine.
Tout zona ophtalmique nécessite donc uneconsultation médicale urgente et la mise en place d’un traitement par voie orale sans tarder.
Avis ophtalmologique
Le médecin pourra demander une consultation ophtalmologique en urgence s’il existe des signes ou des doutes d’atteinte ophtalmologique :
si le zona intéresse l’aile du nez,
Zona ophtalmique
en cas d’oedème des paupières gênant l’ouverture de l’oeil,
en cas de baisse de l’acuité visuelle,
en cas d’oeil rouge
et systématiquement chez l’immunodéprimé (en Intra veineuse)
Les complications ophtalmologiques du zona ophtalmique:
Le zona ophtalmique expose à des risques d’atteinte de l’oeil (sclérite, kératite, rétinite… ) ou de la paupière pouvant donner des séquelles telles que des des rétractions ou une paralysie de la paupière supérieure (appelée « ptosis »). Tout zona ophtalmique, notamment s’il est accompagné d’atteinte de l’aile du nez et de la narine nécessite un avis ophtalmologique urgent.
Traitement du zona ophtalmique
Les soins locaux du zona
ils sont surtout pour but d’éviter la surinfection bactérienne des lésions.
On recommande généralement
une toilette quotidienne avec savon dermatologique,
l’application d’antiseptiques locaux doux, en évitant d’en mettre dans les yeux
voire l’application d’une crème antibiotique telle que Fucidine ® 3 fois par jour pendant une semaine lorsqu’il existe un doute de surinfection cutanée bactérienne des lésions de zona de moins de 2% de la surface corporelle (en cas de surinfection > à 2% de la surf corporelle, ou d’extension rapide de l’infection bactérienne, on utilise alors des antibiotiques par voie orale)
Les soins généraux du zona ophtalmique
Soins contre la douleur lors de la poussée : antalgiques par voie orale
Traitements antiviraux :
on prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.
Le traitement zona par voie orale est indiqué dans lezona ophtalmologique, quel que soit l’âge :
– soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
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▶ Voir la vidéo sur YouTube — Zona intercostal expliqué par le Dr Rousseau
Qu’est-ce que le zona intercostal ?
Le zona intercostal est la forme la plus fréquente de zona, représentant environ 50 % des cas. Il correspond à la réactivation du Virus Varicelle-Zona (VZV) au niveau d’un nerf intercostal — le nerf sensitif qui chemine entre deux côtes, de la colonne vertébrale jusqu’à la face antérieure du thorax ou de l’abdomen.
Comme toutes les formes de zona, il évolue en deux phases successives caractéristiques : une phase douloureuse précédant l’éruption, puis une phase éruptive cutanée. Ce décalage temporel entre douleur et éruption est un élément clé du diagnostic. Les symptômes restent strictement unilatéraux, confinés au territoire innervé par le nerf atteint.
💡 Signe diagnostique essentiel
Douleur thoracique ou abdominale unilatérale apparaissant 3 à 4 jours avant toute éruption cutanée visible → penser au zona intercostal. Ce tableau peut mimer une douleur cardiaque, pleurale ou abdominale et conduire à des explorations inutiles si le diagnostic n’est pas évoqué.
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Le zona intercostal débute par une douleur thoracique unilatérale, pendant 3 à 4 jours avant l’apparition de toute lésion cutanée. Cette douleur est typiquement décrite comme :
Une brûlure ou sensation de cuisson le long d’une bande du thorax ou de l’abdomen
Des douleurs fulgurantes ou lancinantes, exacerbées au contact des vêtements
Parfois une simple hypersensibilité cutanée (allodynie) dans le territoire concerné
Des adénopathies axillaires (ganglions dans l’aisselle) peuvent être palpées du côté atteint. À ce stade sans éruption visible, le diagnostic est difficile et souvent évoqué à tort comme une douleur musculaire, une pleurite ou une pathologie cardiovasculaire.
Phase d’éruption du zona intercostal
L’éruption apparaît 3 à 4 jours après le début des douleurs. Elle est unilatérale, en bande, s’étendant en hémiceinture depuis la colonne vertébrale vers l’abdomen ou le thorax antérieur, en suivant le trajet du nerf intercostal concerné. Elle s’arrête strictement à la ligne médiane.
Zona intercostal
L’évolution des lésions suit une séquence caractéristique :
Plaques érythémateuses (rougeurs) sur fond légèrement œdémateux
Vésicules en bouquet sur fond rouge, pouvant confluer en bulles
Trouble et flétrissement des vésicules en 2 à 3 jours
Croûtes qui tombent en 10 à 15 jours
Quelques lésions satellites peuvent exceptionnellement apparaître du côté opposé, sans remettre en cause le caractère unilatéral dominant du tableau.
Zona sur le ventreZona du dos
Évolution et cicatrisation
La guérison survient en 2 à 4 semaines. Elle laisse parfois des cicatrices séquellaires dans le territoire concerné :
Hyposensibilité (zone engoourdie, insensible au toucher)
Hypersensibilité persistante, pouvant évoluer vers des douleurs post-zostériennes (névralgie post-zostérienne)
🚨 Névralgie post-zostérienne
C’est la complication la plus redoutée du zona intercostal : des douleurs persistantes au-delà de 3 mois après la guérison cutanée, parfois très invalidantes. Elle survient surtout chez les patients de plus de 50 ans. Le traitement antiviral précoce (dans les 72 h) en réduit significativement le risque.
Soins locaux du zona intercostal
Les soins locaux visent principalement à prévenir la surinfection bactérienne des lésions vésiculeuses et bulleuses, qui pourrait retarder la cicatrisation et aggraver les douleurs.
Douche quotidienne avec un savon dermatologique doux (sans frotter les lésions)
Application d’un antiseptique local doux (chlorhexidine aqueuse de préférence) sur les vésicules
En cas de doute de surinfection bactérienne (lésions purulentes, croûtes mélicériques), sur moins de 2 % de la surface corporelle : application d’une crème antibiotique locale (Fucidine®) 3 fois par jour pendant une semaine
⚠ Surinfection étendue
En cas de surinfection bactérienne touchant plus de 2 % de la surface corporelle, ou d’extension rapide des signes infectieux (rougeur, chaleur, œdème progressifs), des antibiotiques par voie orale sont nécessaires. Consultez rapidement.
Soins généraux : antalgiques et antiviraux
Le zona typique guérit spontanément en quelques semaines. Le traitement systémique a pour objectif principal de réduire la durée et l’intensité des douleurs, et surtout de prévenir la névralgie post-zostérienne. Il doit impérativement être débuté dans les 72 premières heures suivant l’éruption.
Antalgiques
Des antalgiques par voie orale sont prescrits dès la phase douloureuse pour contrôler la douleur aiguë. Selon l’intensité, ils vont du paracétamol aux antalgiques de palier 2 ou 3. Des traitements adjuvants (antiépileptiques, antidépresseurs) peuvent être ajoutés d’emblée chez les patients à haut risque de névralgie post-zostérienne.
Antiviraux par voie orale
Les antiviraux (aciclovir, valaciclovir, famciclovir) réduisent la réplication virale, accélèrent la cicatrisation et diminuent le risque de névralgie post-zostérienne. La voie orale est la règle en ambulatoire ; la voie intraveineuse est réservée aux patients immunodéprimés et aux formes graves.
Situation
Molécule
Posologie
Durée
Plus de 50 ans (prévention névralgie post-zostérienne)
Valaciclovir
1 g × 3/j
7 jours
Famciclovir
500 mg × 3/j
7 jours
Aciclovir
800 mg × 5/j
7 jours
Moins de 50 ans (si facteurs prédictifs de névralgie)
Valaciclovir
1 g × 3/j
7 jours
Famciclovir
500 mg × 3/j
7 jours
🚨 Fenêtre thérapeutique critique
L’efficacité des antiviraux est maximale lorsqu’ils sont débutés dans les 72 heures suivant l’apparition des premières vésicules. Au-delà, le bénéfice sur la prévention de la névralgie post-zostérienne diminue fortement. Ne tardez pas à consulter.
Éruption thoracique ou abdominale douloureuse apparue depuis moins de 72 h ? Consultez rapidement pour démarrer le traitement antiviral dans la fenêtre d’efficacité optimale.
Comment reconnaître un zona intercostal avant l’éruption ?
Une douleur thoracique ou abdominale unilatérale à type de brûlure, sans cause cardiaque ou pulmonaire identifiée, doit faire évoquer un zona intercostal débutant. L’éruption cutanée n’apparaissant que 3 à 4 jours après la douleur, le diagnostic précoce repose sur la clinique. Consultez rapidement pour ne pas manquer la fenêtre thérapeutique antivirale.
Le zona intercostal peut-il être confondu avec une crise cardiaque ?
Oui, notamment lorsqu’il touche le côté gauche du thorax. La douleur unilatérale et brûlante du zona peut mimer une douleur angineuse. L’absence de modification électrocardiographique et l’apparition secondaire d’une éruption cutanée en bande permettent de redresser le diagnostic.
Le zona intercostal est-il dangereux ?
Dans la grande majorité des cas, il guérit sans séquelles en 2 à 4 semaines. Le principal risque est la névralgie post-zostérienne, douleur chronique persistant au-delà de 3 mois, surtout après 50 ans. Un traitement antiviral précoce en réduit significativement l’incidence.
Peut-on travailler quand on a un zona intercostal ?
Cela dépend de l’intensité des douleurs et de la nature du travail. Un arrêt de travail est souvent justifié en phase aiguë. Les lésions cutanées vésiculeuses pouvant être contagieuses pour les personnes non immunisées contre la varicelle, évitez tout contact étroit avec des personnes à risque (femmes enceintes non immunisées, nourrissons, immunodéprimés).
Faut-il couvrir les lésions de zona ?
Oui, couvrir les lésions vésiculeuses avec un pansement non adhésif propre réduit le risque de transmission du VZV à l’entourage et protège les lésions d’une irritation mécanique par les vêtements. Évitez les pansements occlusifs qui macèrent.
Combien de temps dure la phase douloureuse du zona intercostal ?
La douleur aiguë cède généralement avec la disparition des lésions en 2 à 4 semaines. Lorsqu’elle persiste au-delà de 3 mois, on parle de névralgie post-zostérienne, qui nécessite une prise en charge spécifique (antiépileptiques, antidépresseurs tricycliques, patch de lidocaïne).
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Voir aussi : Le zona intercostal est une urgence thérapeutique relative : le traitement antiviral n’est efficace que s’il est débuté dans les 72 premières heures. En cas de douleur thoracique ou abdominale unilatérale inexpliquée, pensez au zona avant même l’apparition de l’éruption et consultez sans attendre.
Dworkin RH, Johnson RW, Breuer J, et al. Recommendations for the management of herpes zoster. Clin Infect Dis. 2007;44(Suppl 1):S1-26. PMID 17143845
Tyring SK, Beutner KR, Tucker BA, et al. Antiviral therapy for herpes zoster: randomized, controlled clinical trial of valacyclovir and famciclovir therapy in immunocompetent patients 50 years and older. Arch Fam Med. 2000;9(9):863-869. PMID 11031393
Société Française de Dermatologie (SFD). Recommandations de prise en charge du zona. sfdermato.org
Zona intercostal confirmé ou suspecté ? Démarrez le traitement dans la fenêtre des 72 heures — le Dr Rousseau est disponible en consultation et en téléconsultation à Bordeaux.
Il s’agit de douleurs persistantplus d’un mois après l’épisode de zona.
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Il s’agit de douleurs continues et/ou survenant par poussées, souvent
intolérables, ayant un retentissement important sur la qualité de vie.
Les douleurs postzostériennes favorisent l’apparition de dépression. Les douleurs post zona sont plus fréquentes chez les sujets âgés. En effet, 50 % des cas surviennent à 50 ans et 70 % des cas au-delà de 70 ans
Les douleurs seraient liées à des séquelles sur les nerfs (démyélinisation et fibrose cicatricielle au niveau des axones).
Facteurs de risque de douleurs post zona
Un âge du patient supérieur à 50 ans
Des douleurs intenses avant et lors de l’éruption de zona
Des lésions graves de zona lors de l’éruption (lésions nécrotiques, étendues… )
Le zona ophtalmique
La mise en place tardive du traitement du zona (après 72 h d’éruption)
Prevention des douleurs post zona
On prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.
Le traitement zona par voie orale est indiqué notamment dans ces situations pour éviter les douleurs post zona :
Patient de plus de 50 ans en prévention des algies post-zostériennes :
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
– soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours
– soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
Patient de moins de 50 ans s’il existe des facteurs prédictifs d’algies post-zostériennes :
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
– soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours
Traitement des douleurs post zona
Lorsque les douleurs post zona sont diagnostiquées, elles sont le plus souvent traitées par des molécules telles que l’amitriptyline ou la gabapentine. Le médecin peut aussi prescrire en première intention des préparations locales à base de capsaicine ou des emplatres de lidocaine (Versatis®).
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Vous présentez un zona ou avez été en contact avec une personne atteinte ? Le Dr Rousseau vous reçoit à Bordeaux pour un diagnostic et une prise en charge rapide.
Le zona n’est pas à proprement parler une maladie contagieuse. Il s’agit de la manifestation clinique de la récurrence du virus de la varicelle, le Virus Varicelle-Zona (VZV), qui appartient à la famille des herpèsvirus.
Après une primo-infection par la varicelle (en général dans l’enfance), le VZV ne disparaît pas de l’organisme : il se réfugie dans les ganglions nerveux sensitifs (ganglions rachidiens ou crâniens) où il reste en état de latence pendant des années, voire des décennies. Lorsque les défenses immunitaires s’affaiblissent — avec l’âge, un stress, une maladie ou un traitement immunosuppresseur — le virus peut se réactiver et migrer le long d’un nerf sensitif jusqu’à la peau, provoquant le zona.
Environ 90 % des adultes dans le monde ont fait la varicelle et portent donc le VZV en latence. Parmi eux, environ 20 % développeront un zona au cours de leur vie.
💡 À retenir
On ne « contracte » pas le zona : on le développe à partir du virus que l’on porte déjà en soi depuis la varicelle. C’est pourquoi le zona ne se transmet pas d’une personne ayant un zona à une autre personne déjà immunisée contre la varicelle.
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On n’attrape pas le zona au contact d’une personne qui a un zona. Cependant, il existe une situation particulière : une personne n’ayant jamais fait la varicelle peut, en contact avec les lésions vésiculeuses d’un patient ayant un zona, être contaminée par le VZV et développer… une varicelle (primo-infection), et non un zona.
De même, une nouvelle exposition exogène au VZV — en côtoyant une personne faisant la varicelle ou le zona — peut théoriquement contribuer à une réactivation chez une personne déjà porteuse du virus en latence, bien que ce mécanisme soit considéré comme marginal.
📋 Schéma de transmission simplifié
Contact avec zona ou varicelle → si jamais vacciné ni immunisé → risque de varicelle (pas de zona direct)
Contact avec zona ou varicelle → si déjà immunisé → aucun risque de zona par contagion
Le zona est-il contagieux pour l’entourage ?
Oui, dans une mesure limitée. Un patient présentant un zona peut transmettre le VZV à une personne non immunisée contre la varicelle (environ 10 % des adultes n’ont pas d’immunité contre la varicelle). Cette transmission provoque alors une varicelle chez le contact, et non un zona.
La contagiosité du zona est nettement inférieure à celle de la varicelle :
Caractéristique
Varicelle
Zona
Mode de transmission
Aérienne + contact direct
Contact direct avec lésions vésiculeuses uniquement
Période de contagiosité
2 jours avant l’éruption jusqu’à croûtes complètes
Environ 2 jours (phase vésiculeuse active)
Ce que le contact risque
Varicelle (si non immunisé)
Varicelle (si non immunisé) — jamais de zona direct
Contagiosité relative
Très élevée
Faible (lésions localisées, pas de transmission aérienne)
La contagiosité cesse dès que toutes les vésicules sont croûtées. Un zona couvert par un pansement occlusif est peu contagieux.
Précautions pratiques
Si vous n’avez pas eu la varicelle (ou si vous n’êtes pas certain de votre statut immunitaire) et que vous êtes en contact avec une personne ayant un zona :
Lavez-vous soigneusement les mains après tout contact avec la personne malade ou son environnement
Évitez le contact direct avec les lésions vésiculeuses (ne pas toucher les plaques de zona)
Consultez votre médecin si vous pensez ne pas être immunisé : une sérologie VZV peut confirmer votre statut
En cas de doute après exposition, une prophylaxie post-exposition (immunoglobulines spécifiques ou antiviraux) peut être envisagée chez les sujets immunodéprimés ou les femmes enceintes non immunisées
⚠ Personnes à risque particulier
Les nourrissons de moins de 1 mois, les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes non immunisées sont les populations les plus vulnérables en cas d’exposition au VZV. Une consultation médicale urgente s’impose dans ces situations.
Zona et grossesse
Si vous êtes enceinte et non immunisée contre la varicelle, évitez tout contact avec une personne présentant un zona ou une varicelle. La varicelle contractée pendant la grossesse peut entraîner des complications sévères : pneumonie varicelleuse maternelle, varicelle congénitale (avant 20 semaines d’aménorrhée) ou varicelle néonatale (en fin de grossesse). Ces situations nécessitent une prise en charge spécialisée en urgence.
Si vous avez déjà eu la varicelle, vous êtes immunisée : le contact avec un patient ayant un zona ne présente aucun risque pour votre grossesse.
Vous êtes enceinte, immunodéprimé(e) ou incertain(e) de votre immunité contre la varicelle ? Consultez rapidement le Dr Rousseau à Bordeaux.
Le vaccin Shingrix® (vaccin recombinant sous-unitaire adjuvanté) est recommandé en France depuis 2023 pour les personnes de 65 ans et plus, et dès 50 ans pour les patients immunodéprimés. Administré en deux doses, il réduit le risque de zona d’environ 90 % et diminue significativement le risque de névralgie post-zostérienne, la complication la plus invalidante du zona.
La vaccination contre la varicelle (Varivax®, Varilrix®) est quant à elle recommandée chez les adultes séronégatifs non immunisés, notamment avant une grossesse ou une immunosuppression programmée.
Questions fréquentes (FAQ)
Mon enfant peut-il attraper la varicelle en côtoyant une personne qui a le zona ?
Oui, si votre enfant n’a pas encore eu la varicelle et n’est pas vacciné. Le contact direct avec les lésions vésiculeuses d’un zona peut transmettre le VZV et provoquer une varicelle. Évitez ce contact et consultez un médecin si une exposition a eu lieu.
Combien de temps le zona est-il contagieux ?
La période de contagiosité est courte, d’environ 2 jours, correspondant à la phase de vésicules actives. Dès que toutes les lésions sont croûtées, le risque de transmission disparaît.
Peut-on faire deux fois le zona ?
Oui, bien que moins fréquent qu’un premier épisode. Les récidives touchent surtout les personnes immunodéprimées. La vaccination par Shingrix® réduit également le risque de récidive chez les personnes ayant déjà eu un zona.
Si j’ai eu la varicelle, puis-je attraper le zona de quelqu’un d’autre ?
Non, pas par contagion directe. Si vous portez déjà le VZV en latence, le contact avec un zona ne vous fera pas développer un nouveau zona. Votre propre zona, si vous en faites un, sera une réactivation du virus que vous portez en vous depuis votre varicelle.
Le zona se transmet-il par la salive ou l’air ?
Non. Contrairement à la varicelle, le zona ne se transmet pas par voie aérienne. La transmission nécessite un contact direct avec le liquide des vésicules. Un zona bien couvert (pansement occlusif) est pratiquement non contagieux.
Que faire si je suis immunodéprimé et exposé au zona ?
Consultez votre médecin en urgence. Une prophylaxie post-exposition par immunoglobulines anti-VZV ou par antiviraux (aciclovir, valaciclovir) peut être envisagée pour prévenir une infection grave.
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Voir aussi : Le zona est une maladie de la réactivation, pas de la contagion. La meilleure protection reste la vaccination : Shingrix® dès 65 ans (ou 50 ans en cas d’immunodépression) réduit d’environ 90 % le risque de zona et de ses complications douloureuses (névralgie post-zostérienne). N’attendez pas un premier épisode pour vous renseigner auprès de votre médecin.
Oxman MN, Levin MJ, Johnson GR, et al. A vaccine to prevent herpes zoster and postherpetic neuralgia in older adults. N Engl J Med. 2005;352(22):2271-2284. PMID 15930418
Lal H, Cunningham AL, Godeaux O, et al. Efficacy of an adjuvanted herpes zoster subunit vaccine in older adults. N Engl J Med. 2015;372(22):2087-2096. PMID 25916341
Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Recommandations vaccinales contre le zona — mise à jour 2023. hcsp.fr
Questions sur la contagion du zona, votre immunité ou la vaccination Shingrix® ? Le Dr Rousseau répond à vos questions en consultation à Bordeaux.
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– Les traitements…
Le zona est du à la réactivation du virus de la varicelle (Virus Varicelle Zona ou VZV) que 90% des adultes dans le monde ont eu : 20% des personnes ayant eu la varicelle font un zona.
Cependant le zona n’est pas seulement du à la primo-infection unique de varicelle (dont le zona est une réactivation) car il existe au moins 4 génotypes de VZV.
En effet, l’analyse génétique des virus présents chez les individus atteints de varicelle ou de zona montrent que les cas de réinfection par un autre VZV ne sont pas rares (1 patient sur 8 aux USA), notamment chez les personnes qui ont eu la primo-infection varicelle avant l’âge d’un an et notamment lorsque cette primo-infection a été peu symptomatique (petite varicelle)
Le zona peut donc etre du aussi à une infection par un autre génotype de VZV
Par ailleurs il existe peut-être aussi des facteurs génétiques prédisposants au zona.
Il semblerait par contre que la réinfection par le VZV, même asymptomatique, aiderait à prévenir la survenue d’un zona.
Les causes du zona sont donc nombreuses et encore mal connues.
Plusieurs facteurs favorisent le zona :
L’âge
Le zona est plus fréquent après 50 ans et sa fréquence de survenue augmente avec l’âge : son incidence (nombre de nouveaux cas) est maximale après 75 ans : elle est de 2 pour 1 000
et par an entre 20 et 50 ans, de 5 pour 1 000 et par an entre 51 et
79 ans et de 10 pour 1 000 et par an au-delà de 80 ans
Une immunodépression
Une immunodépression favorise la survenue de zona, mais on observe souvent le zona chez un sujet immunocompétent.
Le zona en cas d’immunodépression (SIDA, cancer évolué… ) est souvent de forme grave (avec une nécrose de la peau, une atteinte diffuse sur plusieurs zones nerveuses, des ulcérations de la peau… ) et compliquées d’atteintes viscérales (entre 3 et 15 % des zonas de l’immunodéprimé ont des atteintes viscérales).
L’immunodépression favorise la réactivation et la dissémination du virus: le risque de dissémination cutanée (zona étendu) est supérieur à 40 % et 10 % de ces formes étendues ont un risque de complications viscérales
(pulmonaire, hépatique, neurologique).
Les personnes dont l’immunodépression expose à un zona grave sont principalement ceux atteints de leucémie aiguë, de lymphome ou cancer en traitement par chimiothérapie, de lupus érythémateux traité à la cortisone, les greffes d’organes, et les patients VIH positifs.
La survenue d’un zona chez un adulte âgé de moins de 45 ans peut ainsi être révélateur d’une séropositivité pour le virus VIH.
De même, un zona ne guérissant pas au bout de quelques semaines, récidivant en alternant des phases d’extension et de régression sans guérison complète.
Ainsi, en cas de zona chez l’adulte jeune, une sérologie VIH (SIDA) est proposée.
Zona du jeune enfant
Avant 4 ans, le zona est rare et il ne présente pas de caractère de gravité. Il est en général indolore et de courte durée.
Seuls 3 % des zonas de l’enfant sont associés à une immunodépression
La contamination foetale dans le ventre de la maman ou une varicelle dans les premiers mois de vie peuvent tout simplement être responsables d’un zona dans les premières années de vie.
La période de latence entre le zona et la varicelle est d’autant plus courte que la varicelle a été contractée précocement au cours de la vie.
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« Secrets de dermatologue » :
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– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le zona est une maladie de peau très fréquente, touchant 20 % de la population. Il est dû à la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), qui reste latent dans les ganglions nerveux après la varicelle. L’éruption est caractérisée par des vésicules douloureuses suivant le trajet d’un nerf, sur une seule moitié du corps. Le traitement antiviral doit être institué dans les 72 premières heures pour réduire le risque de douleurs post-zostériennes.
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Le zona est la manifestation clinique de la réactivation du VZV (Varicella zoster virus). Environ 90 % des adultes ont fait la varicelle dans l’enfance et sont porteurs du VZV à l’état latent. Environ 20 % d’entre eux feront un zona au cours de leur vie ; 1 % en fera plusieurs épisodes.
Après la varicelle, le virus reste latent dans les ganglions sensitifs des racines dorsales. Des années plus tard, il peut migrer le long du nerf jusqu’à la peau — d’où un zona toujours unilatéral et limité à un dermatome. Il existe au moins 4 génotypes de VZV, ce qui explique les possibilités de récidive.
Incidence annuelle : 2/1 000 entre 20–50 ans → 5/1 000 entre 51–79 ans → 10/1 000 après 80 ans. Diminution physiologique de l’immunité cellulaire anti-VZV avec l’âge.
⚠️ Un zona récidivant ou survenant chez un adulte jeune sans facteur déclenchant identifié doit faire rechercher une immunodépression sous-jacente — notamment une infection VIH ou une hémopathie.
Symptômes du zona
Le zona évolue en deux phases caractéristiques :
Phase
Durée
Manifestations
Phase prodromique
2 à 4 jours avant l’éruption
Douleurs unilatérales dans la zone qui sera atteinte : brûlures, décharges électriques, hyperesthésie cutanée. Pour le zona intercostal : douleurs en hémiceinture pouvant mimer une pathologie cardiaque, pleurale ou abdominale.
Phase éruptive
2 à 4 semaines
Plaques érythémateuses → vésicules claires groupées en bouquets → troubles en 3–4 jours → croûtes s’éliminant en 2–3 semaines. Éruption strictement unilatérale suivant le trajet d’un nerf sensitif (dermatome).
L’éruption dure en moyenne 2 à 4 semaines. Les douleurs de la phase éruptive s’atténuent généralement avec la cicatrisation, mais peuvent persister plusieurs mois à plusieurs années sous forme de douleurs post-zostériennes — principale complication du zona. Il est rare de refaire un zona dans les années qui suivent, sauf en cas d’immunodépression sévère.
Complications du zona
Complication
Fréquence / gravité
Page dédiée
Douleurs post-zostériennes
10–20 % des patients, surtout après 60 ans. Brûlures continues, allodynie, hyperalgésie. Peuvent durer des années.
Zona hémorragique, étendu, avec complications viscérales (pulmonaires, hépatiques) potentiellement mortelles.
—
Cicatrices pigmentées après zona
Zona hémorragique
⚠️ Zona ophtalmique — urgence absolue : tout zona touchant le front, le nez ou la paupière doit être consulté en urgence. Le risque de séquelles visuelles définitives justifie un traitement hospitalier sans délai.
Réduction du risque de zona de 50 %. Réduction des douleurs post-zostériennes de 66 %.
Réduction du risque de zona de 97 % pendant au moins 3 ans, y compris après 70 ans.
Remboursement France
30 %
En cours d’évaluation
Tolérance
Bonne
Plus d’effets locaux et généraux — surtout après la 2e injection
Co-administration grippe
Possible
Possible
Contre-indications communes : hypersensibilité aux composants (dont néomycine), immunodéficience primaire ou acquise, traitement immunosuppresseur incluant fortes doses de corticoïdes, tuberculose active non traitée, grossesse.
Le zona typique guérit spontanément, mais le traitement vise à accélérer la cicatrisation, limiter les douleurs et prévenir les douleurs post-zostériennes.
Dans les 72 premières heures idéalement. Indiqués chez les > 50 ans, en cas de zona ophtalmique ou de facteurs de risque de complications. Efficacité réduite au-delà de 72 h.
Soins locaux
Antisepsie douce des lésions, pansements non occlusifs, prévention de la surinfection bactérienne.
Antalgiques
Paracétamol en 1re intention. Opioïdes si douleurs sévères. Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) ou antidépresseurs tricycliques pour les douleurs neuropathiques post-zostériennes.
💡 Les « coupeurs de feu » sont parfois consultés pour soulager les douleurs du zona. À ce jour, aucune étude scientifique rigoureuse n’étaye leur efficacité comparée à un traitement médical ou à un placebo. Cependant, en pratique, cela semble fonctionner.
72 heures — c’est la fenêtre thérapeutique du zona.
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Le meilleur moyen est de prendre le traitement antiviral dans les 72 premières heures suivant l’éruption. Au-delà, l’efficacité diminue significativement. La vaccination préventive (Shingrix®) réduit également le risque de douleurs séquellaires de deux tiers. Voir : douleurs post-zostériennes.
Quand consulter en urgence pour un zona ?
En urgence si : zona touchant le front, le nez ou la paupière (zona ophtalmique — risque de cécité) ; zona chez un immunodéprimé ; fièvre élevée ou altération de l’état général ; lésions hémorragiques ou nécrotiques ; suspicion d’atteinte neurologique.
Le zona est-il contagieux ?
Le zona lui-même ne se transmet pas d’une personne à l’autre. En revanche, les vésicules contiennent du VZV vivant qui peut transmettre la varicelle (et non le zona) à une personne non immunisée — notamment les femmes enceintes et les immunodéprimés. Voir : contagion du zona.
Peut-on avoir le zona plusieurs fois ?
Oui, mais c’est peu fréquent (environ 1 % de la population). Le risque de récidive est nettement plus élevé en cas d’immunodépression. Un zona récidivant doit faire rechercher une pathologie sous-jacente.
Que révèle un zona sur l’état de santé général ?
Un premier zona après 50 ans est souvent simplement lié au vieillissement physiologique de l’immunité. Un zona survenant avant 50 ans, récidivant ou particulièrement sévère doit faire rechercher une immunodépression (VIH, hémopathie, traitement immunosuppresseur). Un bilan médical est recommandé.
Le zona peut-il toucher les enfants ?
Oui, bien que rare. Il peut survenir chez un enfant ayant fait la varicelle, surtout si celle-ci a eu lieu in utero ou dans les premiers mois de vie. La vaccination contre la varicelle, recommandée dans le calendrier vaccinal français, devrait réduire à terme l’incidence du zona chez les jeunes adultes.
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