MYCOSE DES PIEDS : soigner la mycose (ou champignon) des pieds

Mycose des pieds

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La mycose ou champignon des pieds est une affection dermatologique très courante, notamment en période chaude. Elle est liée à l’infestation sur les plantes des pieds et les espaces situés entre les orteils par un champignon appelé dermatophyte qui se développe souvent à cause de l’humidite ou de la macération des pieds et qui s’attrape souvent en marchant pieds nus dans des salles d’eau, des vestiaires, des piscines… Elle se traite au moyen d’antifongiques en crèmes, poudre, lait etc. prescrits par le médecin

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Mycose de pied

Comment attrape-t-on une mycose des pieds?

La mycose des pieds est le plus souvent due a un champignon de la peau appelé dermatophyte. La contamination par le dermatophyte peut se faire lors de la marche à pieds nus dans les piscines, les salles de sport, la salle de bain familiale… Le champignon est présent sur la peau à l’état de spore et devient pathogène (il se « réveille » et « pousse » en faisant des filaments) le plus souvent au décours d’une macération ou d’une humidité constante au niveau des pieds (transpiration dans les chaussures, pieds constamment mouillées…)

Comment reconnaitre la mycose des pieds ? Symptomes

La mycose des pieds provoque le plus souvent une fissure et des démangeaisons entre les orteils, avec de petites peaux qui se décollent. Elle peut aussi provoquer des sécheresses des pieds et des cloques d’eau.

mycose des pieds
Mycose des pieds à type de « pied d’athlete »

La mycose des pieds la plus fréquente est la mycose située entre les orteils

Mycose entre les orteils

Tout petit orteil : pied d’athlète

La mycose située entre les derniers (les plus petits) orteils porte encore le nom de pied d’athlete, car il est fréquent chez les sportifs, caractérisé par une atteinte du dernier espace interorteil

La mycose entre les orteils forme une fissure rosée ou rouge bordée par une macération donnant à la peau un aspect humide et blanchâtre, qui démange. Elle peut s’étendre ensuite sur le dos du pied ou la plante du pied, macérer, donner des vésicules…

Peau blanche entre les orteils
Peau blanche entre les orteils : pied d’athlete
Peau sèche entre les orteils : mycose débutante
Peau sèche entre les orteils : mycose débutante
Macération au cours d'une mycose
Macération au cours d’une mycose
Fissure et plaie entre les orteils
Fissure et plaie entre les orteils : mycose
Pied d'athlete étendu
Pied d’athlete étendu

Autres orteils

La mycose des pieds peut toucher les autres espaces interorteils par contamination à partir du dernier espace ou initialement dans un des espaces interorteils, il s’agit alors parfois d’une atteinte à candida, plus fréquente chez le diabétique.

La mycose des pieds peut démanger.


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Mycose du pied : la plante est touchée

La mycose peut toucher tout le pied, lui donnant un aspect blanc et farineux (comme si l’on avait marché dans du talc), avec la peau qui desquame par endroits

Mycose du pied
Mycose du pied
Mycose des pieds
Mycose des pieds
Tout le pied est atteint par la mycose : aspect farineux et desquamatif
Tout le pied est atteint par la mycose : aspect farineux et desquamatif

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Complications

La mycose des pieds peut se compliquer d’une

infection bactérienne,

Surinfection des plis

Surinfection à bacteries gram négatif d'une mycose des pieds
Surinfection à bacteries gram négatif d’une mycose des pieds

La surinfection d’une mycose des pieds qui devient brutalement douloureuse, érosive, suintante voire malodorante, avec des croûtes ou des pustules, est le plus souvent due à :

  • Pseudomonas, une bactérie vivant dans la terre humide et les milieux aquatiques : on se contamine lors du jardinage, dans des piscines chauffées, des spas ou simplement par le biais de la macération et de la transpiration dans les chaussures : .
  • D’autres bactéries pathogènes : staphylocoques, streptocoques et bactéries à Gram négatifs (colibacilles). Ces surfinections sont plus fréquents chez les obèses, les diabétiques et les patients à hygiène défectueuse.

Il faut alors sécher les plis avec des antiseptiques locaux doux  : dérivés iodés (Bétadine® solution dermique), chlorexidine aqueuse : Diaseptyl®, et/ou de la sulfadiazine argentique (Flammazine®). Le médecin n’est amené à utiliser des antibiotiques par voie orale que rarement, en cas d’extension de l’infection ou de résistance au traitement, il s’agit le plus souvent de ciprofloxacine (Ciflox®). NB : peroxyde de benzoyle… hors AMM peut bien fonctionner

Erysipele

Erysipèlede la jambe (infection à bactéries)
Erysipèle de la jambe (infection à bactéries)

d’un eczema (disidrose… ),

Cloques qui démangent sur les pieds et les orteils
Cloques qui démangent sur les pieds et les orteils : mycose des pieds et dysidrose

mycose des ongles


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Comment soigner et se débarrasser de la mycose entre les orteils et de la mycose des pieds?

Le traitement de la mycose des pieds repose sur deux piliers :

  1. L’utilisation de crèmes, poudres, laits.. antifongiques prescrits par le médecin ou disponibles sans ordonnance (voir soigner la mycose des pieds sans ordonnance)
  2. L’éviction de la macération et de l’humidité des espaces entre les orteils en séchant bien les pieds après la toilette et notamment les zones situées entre les orteils et en luttant contre la transpiration des pieds

Le traitement du médecin

Le traitement de la mycose des pieds requiert l’emploi de traitement contre les champignons, souvent en creme ou en poudre

Le médecin pourra utiliser par exemple une creme le soir et une poudre le matin, parmi plusieurs produits :

Ils sont appliqués en crème, spray, lait, poudre… en général deux fois par jour pendant 3 semaines

En cas de résistance au traitement, le médecin peut prescrire des antifongiques par voie orale telles la terbinafine ou la grisefuline. On évite généralement le ketoconazole compte tenu de sa toxicité hépatique potentielle.

Soigner la mycose des pieds sans ordonnance

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose. Il faut en effet vous assurer que vous présentez bien une mycose, qu’elle n’a pas de cause (diabete… ), qu’elle n’est pas surinfectée…

En attendant votre rendez-vous chez le médecin et/ou le dermatologue et le diagnostic de mycose des pieds, vous pouvez trouver des produits disponibles sans ordonnance chez votre pharmacien ou dans une pharmacie sur Internet, autorisés en accès direct par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament pour les mycoses des pieds. Il faut être très prudent avant d’utiliser des crèmes et bien demander conseil à son pharmacien (risque d’allergie de peau, d’aggravation de sa maladie de peau, risque en cas de grossesse ou d’allaitement…)

On peut citer parmi ceux-ci la terbinafine, sous deux formes :

  • LAMISILATE 1%, crème

Cette crème est réservée à l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans

Elle doit être appliquée en couche mince suivie d’un massage léger après avoir lavé et séché la zone concernée le soir pendant 1 semaine. Un arrêt du traitement trop précoce ou des applications irrégulières peuvent entraîner un échec ou des rechutes.

L’effet bénéfique doit apparaître au bout de quelques jours. En l’absence d’amélioration 1 semaine après la fin des applications ou en cas d’aggravation, de lésions multiples ou de lésions très étendues, un avis médical est nécessaire rapidement.

  • LAMISILATE MONODOSE 1%, solution pour application cutanée

Il s’agit d’un produit réservé à l’adulte (plus de 18 ans), en application unique : il n’existe pas de données cliniques d’administrations répétées avec ce produit. C’est pourquoi une seconde application n’est pas recommandée.

Lamisilate Monodose 1 % doit être appliqué en une seule fois sur les deux pieds, même si un seul pied semble présenter des lésions.

Ainsi, cela permet d’éradiquer les dermatophytes présents sur des lésions non visibles.
La solution devra être appliquée après avoir soigneusement nettoyé et séché les deux pieds et les mains.

Traiter d’abord un pied puis l’autre.
Appliquer une fine couche de solution en commençant par les orteils (espace inter-orteils et zone périphérique), puis appliquer sur l’intégralité de la voûte plantaire ainsi que sur les côtés latéraux du pied jusqu’à une hauteur de 1,5 cm.
Recommencer cette opération sur l’autre pied même s’il ne semble pas atteint.
Puis laisser sécher la solution pendant 1 à 2 minutes jusqu’à formation d’un film. Se laver ensuite les mains.
Ne pas masser la zone traitée.
Pour un meilleur résultat, la zone traitée ne doit pas être lavée pendant 24 heures après l’application. C’est pourquoi, il est recommandé d’appliquer Lamisilate Monodose 1 % juste après la toilette (bain ou douche) et d’attendre 24 heures avant de se laver en douceur à nouveau les pieds. Se sécher ensuite les pieds en tamponnant délicatement.
Une quantité suffisante de produit devra être utilisée pour traiter les 2 pieds selon les instructions précédentes. La quantité de solution restant dans le tube devra être jetée.
Une amélioration des signes de mycoses du pied apparaît habituellement après quelques jours de traitement. En l’absence d’amélioration des symptômes au bout d’une semaine, il faut impérativement donc consulter un médecin.

Comment éviter la mycose des pieds

Le traitement de la mycose des pieds passe aussi par la lutte contre les facteurs favorisants, la prévention de la contamination et de la réinfestation :

  • traitement de tous les foyers d’infection par champignon (plis inguinaux, mycose des ongles… )
  • désinfection des foyers de réinfestation (tapis de bain, chaussures… )
  • lutte contre la macération : séchage attentif des espaces entre les orteils, lutte contre la transpiration des pieds
  • éviter de marcher pieds nus dans les vestiaires, salles d’eau, douches communes, piscines…

 

Mycoses des espaces entre les orteils et des pieds : VRAI /FAUX

Reproduction d’une interview donnée au journal Ouest France :

1 Les mycoses des pieds, aussi appelées « pied d’athlète », se manifestent surtout entre les orteils.
Vrai. On distingue classiquement trois cas de figure : le pied d’athlète est une mycose située dans le dernier espace inter-orteil, ainsi dénommé car il est fréquent chez les sportifs. Il se manifeste par des petites desquamations, une démangeaison voire une fissuration de l’espace. Deuxième cas de figure, les mycoses situées dans les autres espaces inter-orteil, qui sont plus rares. Lorsque ces dernières sont profuses, il est possible que le médecin demande de réaliser un bilan sanguin à la recherche d’un facteur favorisant tel que le diabète. Enfin, on observe parfois une extension de la mycose inter-orteil sur la plante des pieds, leur conférant un aspect farineux, voire fissuré.
L’ensemble de ces mycoses des pieds peut se compliquer de dishidrose, caractérisée par de petites « cloques » qui démangent au pourtour de la mycose. Il s’agit d’une forme d’eczéma.

2 On identifie facilement les mycoses entre les orteils et des pieds : elles provoquent des fissures, des rougeurs, avec des démangeaisons et des picotements puis la peau se met à peler.
Vrai. Il s’agit en effet des symptômes classiques, mais d’autres maladies de peau peuvent avoir des symptômes similaires et mon conseil est de consulter devant toutes ces manifestations pour d’assurer qu’il s’agit bien de mycoses et afin d’obtenir un traitement adéquat

3 Comme les verrues, on attrape la mycose des pieds surtout à la piscine ou dans les salles de sport.
Vrai. Effectivement, la contamination par le biais de squames(cellules mortes qui se détachent de la peau) parasités par le champignon, est fréquente dans les salles de sport, les piscines, les douches communes, sur les tatamis… Mais on peut aussi se contaminer par le biais de linges de toilette, de vêtements ou de chaussures. Enfin, il n’est pas rare de se contaminer dans l’environnement familial, sur le tapis de bain par exemple
Afin de se prémunir de la survenue de mycoses des pieds, il est prudent d’utiliser des “tongs” ou “claquettes” dans les douches publiques, d’éviter le prêt de vêtements ou de chaussures, et de respecter une bonne hygiène des pieds : les laver une fois par jour et après la pratique d’un sport, les sécher soigneusement en insistant sur les espaces inter-orteils et porter si cela est possible des nus-pieds qui limitent la transpiration en aérant les pieds. Lorsqu’on porte des chaussures fermées en coton, il est judicieux de les laver de temps en temps à 60°C si cela est possible.

4 Les mycoses des pieds ne sont pas contagieuses.
Faux. Au contraire, les mycoses des pieds sont contagieuses et les spores (sorte de coquille dans laquelle le champignon se place en conditions extérieures difficiles) sont très résistantes. La contagion inter-humaine est possible comme nous l’avons vu dans les lieux fréquentés à pieds nus, mais elle peut être aussi observée chez un même individu : il n’est pas rare d’observer des mycoses des plis inguinaux (plis de l’aine) chez les personnes ayant des mycoses de pieds et l’on soupçonne dans ce cas la contamination par l’enfilage des sous-vêtements, qui passent par les pieds… De même, une mycose des pieds peut être accompagnée d’une mycose de la main, par grattage des squames avec ses doigts.

5 Les mycoses des pieds disparaissent facilement avec un traitement adapté, par exemple un antiseptique.
Faux. Le traitement n’est pas si aisé et les mycoses ont surtout la fâcheuse tendance de récidiver si le traitement n’est pas suivi jusqu’au bout et s’il n’y a pas de désinfection des sites porteurs de spores (les chaussures par exemple). Les traitements les plus efficaces sont les antifongiques (en poudre, crème, spray… ) prescrits par le médecin. Il est possible que ce dernier prescrive un traitement antifongique par voie orale lorsque la mycose est très profuse ou multifocale. Outre les médicaments, un élément très important du traitement est de lutter contre la macération : bien sécher les espaces inter-orteils et éviter l’humidité par exemple.

6 Dans certains cas, la mycose des pieds nécessite une consultation médicale.
Vrai. Je serais tenté de répondre qu’une consultation médicale s’impose dans tous les cas afin de vérifier qu’il s’agit bien d’une mycose, qu’elle ne touche que les pieds, que les ongles sont indemnes, qu’elle n’est pas compliquée d’une surinfection ou d’une dishidrose, etc. Ou du moins de consulter devant tout symptôme ne cédant pas avec des soins d’hygiène doux et rigoureux. Chez les personnes fragiles telles que les diabétiques, toute plaie des pieds nécessite une consultation sans tarder.

MYCOSE ONGLE : guérir la mycose des ongles (pied, gros orteil…)

Mycose d’ongle (onychomycose) : symptômes, diagnostic et traitement

Cet article en vidéo


Vidéo : mycose d'ongle expliquée par le dermatologue

La mycose d’ongle (ou onychomycose) est une infection très fréquente, le plus souvent due à un champignon appelé dermatophyte, touchant préférentiellement l’ongle du gros orteil. Elle donne un aspect d’ongle friable, blanchi ou jauni, souvent épaissi et décollé de la peau. Attention : plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont pas des mycoses — un avis médical est indispensable. Le traitement repose sur un vernis antifongique si la matrice de l’ongle n’est pas atteinte, ou sur des médicaments par voie orale dans le cas contraire.

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Mycose d'ongle de pied — onychomycose
Mycose d’ongle de pied

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Sommaire :
Qu’est-ce que c’est |
Facteurs favorisants |
Diagnostic |
Types de mycoses |
Prévention |
Traitement |
Ongles verts, candida… |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que la mycose des ongles ?

L’onychomycose est une infection des ongles par un champignon, fréquente à partir de 45 ans et très commune chez les personnes âgées : près d’une personne de 70 ans sur deux est atteinte. Les ongles les plus touchés sont ceux du gros et du dernier orteil.

Onychomycose du gros orteil — ongle jauni et épaissi
Onychomycose du gros orteil
Mycose jaune de l'ongle
Mycose jaune de l’ongle

Les champignons les plus fréquemment en cause sont les dermatophytes (80% des cas, principalement Trichophyton rubrum).

📚 Référence scientifique : Épidémiologie des onychomycoses — revue internationale — PubMed

Facteurs favorisant la mycose des ongles

Les facteurs de risque sont les mêmes que pour les mycoses des pieds :

  • Macération et humidité persistante des pieds
  • Prêt de chaussures
  • Fréquentation de lieux collectifs à pieds nus (piscines, vestiaires, douches…)

Les personnes à risque accru sont : les personnes âgées, celles ayant déjà des mycoses des pieds, les diabétiques, les immunodéprimés et les personnes souffrant de transpiration excessive des pieds.

Diagnostic de la mycose des ongles

La forme la plus fréquente est un épaississement de l’ongle qui prend une couleur jaunâtre ou blanchâtre, progressant vers la base de l’ongle. À son extrémité, l’ongle peut devenir friable et se décoller de la peau.

Mycose débutante de l'ongle — tache blanche
Mycose débutante de l’ongle
Tache blanche de mycose débutante sur ongle
Tache blanche de mycose débutante
Mycose des ongles de pied avec atteinte de la matrice
Mycose des ongles avec atteinte de la matrice

Le diagnostic est souvent possible à l’œil nu. En dermatoscopie, on observe des bords déchiquetés, des stries longitudinales, une couleur jaune et des bords effrités — à distinguer de l’onycholyse traumatique dont le bord est linéaire.

Un prélèvement de l’ongle avec examen direct et mise en culture au laboratoire permet de confirmer le diagnostic et d’identifier le champignon responsable — ce qui conditionne le traitement.

⚠️ Attention : plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont PAS des mycoses. Traumatisme, psoriasis unguéal, lichen plan… peuvent donner un aspect similaire. Un avis médical s’impose avant tout traitement.

Types de mycoses d’ongles

Onychomycoses à dermatophytes

Les plus fréquentes, touchant un ou plusieurs orteils, souvent associées à une mycose des pieds (pied d’athlète) ou à des mycoses cutanées. Le champignon le plus fréquent est Trichophyton rubrum (80% des cas).

Onychomycoses à levures (candida)

Moins fréquentes, elles concernent essentiellement les ongles des mains. Elles se manifestent souvent par un périonyxis (pourtour de l’ongle gonflé et rouge) et touchent particulièrement les diabétiques.

Onychomycoses à moisissures

Il s’agit souvent d’une atteinte isolée d’un seul ongle, parfois post-traumatique, réfractaire aux traitements habituels. Les agents en cause sont Fusarium sp., Acremonium sp. et Aspergillus sp. Une moisissure doit être retrouvée au minimum deux fois pour confirmer son rôle pathogène.

Prévenir la mycose des ongles

  • Couper les ongles régulièrement
  • Porter des chaussures ouvertes en été, des chaussettes en coton (fil d’Écosse idéalement) changées tous les jours
  • Laver les pieds une fois par jour et bien sécher les espaces inter-orteils
  • Porter des claquettes dans les lieux collectifs (piscines, douches, vestiaires…)
  • En cas de mycoses récidivantes, des poudres antifongiques (Mycoster®, Econazole®…) peuvent être pulvérisées dans les chaussures

Traitement de la mycose des ongles

Avant tout traitement : enlever le maximum de partie malade (podologie, crème à l’urée) et désinfecter les chaussures.

Si la matrice de l’ongle est atteinte → traitement oral

La matrice est la zone de l’ongle située sous la peau qui le produit. Si elle est atteinte, un traitement par voie orale est nécessaire, le plus souvent la Terbinafine (Lamisil®, Fungster®…).

Le traitement oral est recommandé en cas de :

  • Atteinte de plus de 50% de la tablette unguéale
  • Atteinte matricielle ou tablette de plus de 2 mm d’épaisseur
  • Onychomycose sous-unguéale proximale
  • Plus de trois ongles atteints

Ce traitement nécessite un prélèvement mycologique préalable, une prise de sang et la vérification de l’absence de contre-indications.

📚 Référence scientifique : Recommandations pour le traitement des onychomycoses — PubMed

Si la matrice n’est pas atteinte → traitement local

Un vernis antifongique suffit généralement. Un ongle de pied poussant d’environ 1,5 mm par mois, il faut souvent plus de 6 mois de traitement pour obtenir la guérison complète.

Vernis prescrits sur ordonnance :

Vernis disponibles sans ordonnance (après avis médical ou pharmaceutique)

⚠️ Ne vous improvisez pas médecin ! Consultez votre médecin traitant avant tout traitement. Ces vernis ne peuvent être utilisés que si la mycose ne touche pas plus des 3/4 de l’ongle ni plus de 5 ongles.

AMOROLFINE / LOCÉRYLPRO : 1 à 2 applications par semaine jusqu’à guérison (6 mois pour les mains, 9 mois pour les pieds). Limer la zone atteinte avant la première application. Enlever le vernis précédent avec du dissolvant avant chaque nouvelle application. Ne pas utiliser les mêmes limes sur les ongles sains.

CICLOPIROX / MYCONAIL : 1 application par soir sur l’ongle et les 5 mm de peau bordant l’ongle. Ne pas laver les ongles dans les 6 heures suivant l’application. Ne pas appliquer d’autre vernis à ongles sur les zones traitées. Par temps froid (sous 15°C), réchauffer le flacon entre les mains si le vernis se gèle.

Laser pour les mycoses des ongles

Les lasers Nd:YAG et CO2 fractionnel peuvent être proposés, mais les données sur leur efficacité restent limitées (études majoritairement non contrôlées). La FDA américaine les a approuvés uniquement pour un éclaircissement temporaire de l’ongle, non pour traiter la mycose. Leur utilisation n’est pas recommandée en première intention.

📚 Laser et onychomycoses : revue des données — PubMed

Traitement des mycoses à moisissures

Les moisissures sont peu sensibles aux antifongiques classiques. Les Aspergillus peuvent répondre à la terbinafine ou à l’itraconazole ; les Fusarium seront plutôt traités par itraconazole. L’avulsion chimique (urée : Onyster®, Amycor Onychoset®) ou chirurgicale reste souvent efficace, encadrée par des antifongiques locaux et oraux.

Ongles verts, bleus, marrons — cas particuliers

Ongles verts et bleu-noirs

Souvent liés à une surinfection à Pseudomonas aeruginosa (pyocyanique). Traitement : Bétadine® solution dermique et bains de Dakin®.

Mycose des ongles à Candida

Elle se manifeste par un périonyxis (pourtour de l’ongle gonflé et rouge à Candida albicans), notamment chez le diabétique, évoluant vers une atteinte de l’ongle prenant une teinte irrégulière jaune verdâtre, marron ou noire, surtout dans les zones latérales.

Onychomycose et périonyxis à Candida
Onychomycose et périonyxis à Candida
Candida dans l'ongle
Candida dans l’ongle
Périonyxis à Candida
Périonyxis à Candida

Le traitement associe :

  • Contrôle du diabète si présent
  • Lutte contre l’humidité : séchage soigneux des mains, éviction des détergents et traumatismes mécaniques (manucurie…)
  • Traitement des foyers de candidose associés (muqueuse, digestif, génital)
  • Bains de doigts antiseptiques : Bétadine® dermique, chlorhexidine (Plurexid®, Hibidil®), Hexomédine®
  • Application d’un antifongique local en gel ou lotion plusieurs fois par jour

Ces traitements doivent être poursuivis jusqu’à guérison complète, soit 4 à 6 mois en moyenne. En cas d’échec, un traitement oral peut être envisagé : fluconazole (Triflucan®) ou itraconazole (Sporanox®) avec surveillance hépatique.

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Questions fréquentes sur la mycose des ongles

Comment savoir si c’est bien une mycose et pas autre chose ?

Plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont pas des mycoses. Un ongle épaissi ou jauni peut être dû à un traumatisme, un psoriasis unguéal, un lichen plan… Seul un médecin peut poser le diagnostic, confirmé si nécessaire par un prélèvement mycologique en laboratoire.

Combien de temps dure le traitement ?

Un ongle de pied pousse d’environ 1,5 mm par mois. Il faut généralement 6 à 9 mois de traitement local (vernis) pour obtenir un ongle entièrement sain. Le traitement oral est plus court mais nécessite un suivi médical.

Peut-on traiter une mycose d’ongle sans ordonnance ?

Des vernis à base d’amorolfine (Locéryl Pro®) ou de ciclopirox (Myconail®) sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Mais ils ne doivent être utilisés qu’après avis médical ou pharmaceutique, uniquement si la mycose touche moins des 3/4 de l’ongle et moins de 5 ongles. En cas de doute, consultez votre médecin traitant.

La mycose des ongles est-elle contagieuse ?

Oui. Elle peut se transmettre à d’autres ongles du même pied, aux proches par contact cutané ou partage de chaussures/chaussettes, et dans les lieux collectifs (piscines, vestiaires). Des mesures d’hygiène strictes sont essentielles pendant et après le traitement.

Faut-il traiter une mycose d’ongle qui ne fait pas mal ?

Oui. Même indolore au début, l’onychomycose peut progresser et détruire l’ongle, atteindre d’autres ongles et se transmettre à l’entourage. Un traitement précoce est plus efficace et plus court.

Le laser peut-il guérir une mycose d’ongle ?

Le laser (Nd:YAG, CO2 fractionnel) n’est pas recommandé en première intention : les études disponibles sont insuffisantes pour prouver son efficacité. La FDA l’a approuvé uniquement pour un éclaircissement temporaire de l’ongle, non comme traitement curatif de la mycose.


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MYCOSE DE LA PEAU : roue de Sainte-Catherine et autres champignons

Mycose cutanée (champignon de la peau) : photos, symptômes et traitements

La mycose cutanée, ou champignon de la peau, est une infection fongique très fréquente qui peut toucher toutes les zones du corps : peau glabre, plis, pieds, ongles, cheveux. Elle se manifeste différemment selon l’agent responsable. Voici comment la reconnaître, la distinguer d’autres affections et la traiter efficacement.

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mycose de la peau vésiculeuse champignon cutané photo
Mycose de la peau vésiculeuse

Les 3 types de champignons responsables de mycoses cutanées

Les mycoses de la peau sont causées par trois grandes familles de champignons :

  • Dermatophytes — les plus fréquents sur la peau. Ils n’attaquent que la peau, les poils et les ongles (jamais les muqueuses). Certains sont transmis par l’homme (anthropophiles : vêtements, sols contaminés dans les collectivités), d’autres par les animaux (zoophiles : chat, chien, hamster, cheval). Il existe 4 genres : Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum et Nannizzia.
  • Levures du genre Candida — responsables des candidoses, surtout dans les plis et sur les muqueuses
  • Malassezia — levure responsable du pityriasis versicolor et de certaines folliculites du cuir chevelu

Mycose sur peau glabre — l’herpès circiné (roue de Sainte-Catherine)

La mycose à dermatophyte sur peau glabre se présente sous forme de plaque ronde ou ovale bien limitée, avec :

  • Une bordure active légèrement surélevée, squameuse et parfois vésiculeuse
  • Un centre qui se normalise progressivement
  • Une extension centrifuge progressive donnant l’aspect en « roue de Sainte-Catherine »
  • Des démangeaisons variables
mycose de la peau herpès circiné anneau squames dermatophyte photo
Plaque de mycose sur la peau : herpès circiné
mycose jambe anneau dermatophyte photo
Mycose de la peau — atteinte de la jambe
anneau mycose peau roue de sainte catherine photo
Anneau de mycose — roue de Sainte-Catherine
roue de sainte catherine mycose annulaire photo
Roue de Sainte-Catherine — mycose annulaire
roue de sainte catherine mycose cutanée forme typique photo
Roue de Sainte-Catherine — forme typique

Il existe aussi des formes profuses plus difficiles à diagnostiquer, donnant des plaques rouges diffuses qui grattent sur le tronc :

mycose profuse plaques rouges tronc grattent photo
Mycose profuse sur le tronc — plaques rouges qui grattent

Mycose du visage (noter la bordure active et la dépilation du sourcil) :

mycose visage bordure dépilation sourcil dermatophyte photo
Mycose du visage

Forme inflammatoire — le kérion :

kérion forme inflammatoire mycose peau photo
Kérion — forme inflammatoire de mycose

Mycose des mains :

mycose mains dermatophytie cutanée photo
Mycose des mains

Mycose dans les plis

Mycose à dermatophytes dans les plis

La dermatophytie des plis donne des rougeurs sèches et squameuses à centre rosé, le plus souvent bilatérales et symétriques, qui démangent. L’extension est centrifuge, avec une bordure nette, polycyclique, vésiculeuse et squameuse. Principales localisations :

mycose pli interfessier entre fesses dermatophyte photo
Mycose entre les fesses
mycose pied athlète entre orteils tinea pedis photo
Mycose entre les orteils — pied d’athlète

Candidose dans les plis

La candidose des plis se distingue par un aspect rouge vernissé et luisant, humide, parfois fissuré dans le fond du pli. Les limites sont émiettées avec une collerette blanchâtre et des pustules blanches satellites caractéristiques. Elle est favorisée par la macération, l’obésité, le diabète et l’immunodépression.

candidose pli pustules blanches fond rouge luisant mycose candida photo
Candidose du pli — fond rouge luisant avec pustules blanches satellites

Voir aussi : rougeurs entre les cuisses et la candidose.


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– Les causes
– Les traitements…


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Autres localisations

Teigne du cuir chevelu

Les teignes sont des mycoses du cuir chevelu à dermatophytes, surtout chez l’enfant, donnant des plaques alopéciques avec brisure des cheveux.

teigne cuir chevelu mycose cheveux enfant photo
Teigne du cuir chevelu

Mycose des ongles (onychomycose)

Les onychomycoses donnent des ongles épaissis, jaunâtres, friables et décollés du lit unguéal. Elles nécessitent souvent un traitement antifongique oral prolongé.

mycose ongles onychomycose ongles épaissis jaunâtres photo
Mycose des ongles — onychomycose

Tableau comparatif — dermatophyte vs Candida

Dermatophyte Candida (pli)
Aspect Anneau squameux, bordure active, centre normal Rouge luisant et humide, fond blanc crémeux
Signe clé Extension centrifuge (roue de Sainte-Catherine) Pustules blanches satellites en périphérie
Localisation typique Peau glabre, plis secs, pieds, cuir chevelu Grands plis humides, muqueuses
Facteurs favorisants Contact avec personne/animal infecté, collectivités Macération, diabète, immunodépression, antibiotiques

Diagnostic

Toute suspicion de mycose cutanée nécessite une consultation médicale. Un prélèvement mycologique (examen direct + cultures) est recommandé avant tout traitement, sauf pour l’intertrigo inter-orteils typique. Le traitement peut être prescrit dans la foulée.

Le prélèvement est positif si l’examen direct est positif, que les cultures soient positives ou négatives. Si l’examen direct est négatif et que des moisissures se développent en culture, un 2e prélèvement est nécessaire.

💡 Important : une atteinte cutanée impose aussi de rechercher une autre localisation (ongles, plis, cuir chevelu) pour éviter les réinfections croisées. Ne pas confondre avec une plaque rouge de la peau, un psoriasis ou un eczéma.

Traitement de la mycose cutanée

Dermatophytes — traitement local (1re intention)

Antifongiques en crème, spray, lait ou poudre (éconazole, miconazole, ciclopirox, bifonazole), 2 fois/jour pendant 3 semaines, sur ordonnance. En cas de résistance ou de formes étendues : antifongiques oraux (terbinafine ou itraconazole). Le kétoconazole est évité en raison de sa toxicité hépatique.

Sans ordonnance — uniquement pour la mycose inter-orteils et la plante des pieds

LAMISILATE 1% crème — couche mince le soir après lavage et séchage, pendant 1 semaine (adulte et enfant >12 ans). Si pas d’amélioration après 1 semaine, consultez. Demandez conseil à votre pharmacien avant utilisation (risque d’allergie, contre-indications grossesse).

Candidose cutanée — traitement en 3 axes

1/ Facteurs favorisants : sécher soigneusement les plis, éviter les vêtements synthétiques, équilibrer un diabète, traiter une candidose digestive ou génitale associée.

2/ Traitement local : antifongiques en lait, poudre, gel ou lotion (formes non grasses). Savon surgras ou alcalin (Hydralin*) pour la toilette. En cas de suintement ou surinfection : chlorhexidine aqueuse (Diaseptyl*) ou Bétadine* solution dermique avant l’antifongique.

3/ Traitement oral si nécessaire : kétoconazole (Nizoral* — avec surveillance hépatique avant traitement, à J15 puis toutes les 4 semaines jusqu’à fin du traitement) ou fluconazole.

Conseils pour éviter les récidives

  • Se laver quotidiennement et bien sécher les plis et les espaces interorteils
  • Changer de sous-vêtements et de chaussettes tous les jours
  • Ne pas marcher pieds nus dans les vestiaires, piscines et douches collectives
  • Si un animal domestique perd ses poils, le faire examiner par un vétérinaire
  • Traiter simultanément toutes les localisations pour éviter les réinfections croisées

Sources

Questions fréquentes sur la mycose cutanée

Comment reconnaître une mycose de la peau ?

La mycose à dermatophyte sur peau glabre se présente comme un anneau rouge squameux qui s’agrandit progressivement (roue de Sainte-Catherine), avec une bordure active et un centre qui se normalise. Dans les plis, la candidose donne une rougeur luisante avec des pustules blanches en périphérie. Le prélèvement mycologique confirme le diagnostic.

La mycose de la peau est-elle contagieuse ?

Oui, les dermatophytes sont contagieux par contact direct avec une personne ou un animal infecté, ou par le sol (vestiaires, piscines). La candidose des plis est moins contagieuse car elle résulte surtout d’une prolifération de levures déjà présentes sur la peau, favorisée par la macération et certains terrains fragilisants.

Combien de temps faut-il pour guérir une mycose cutanée ?

Avec un traitement local bien conduit, une mycose de la peau glabre guérit en 3 à 4 semaines. La mycose des ongles nécessite plusieurs mois de traitement oral (3 mois pour les mains, 6 mois pour les pieds). Il est essentiel de ne pas arrêter le traitement trop tôt pour éviter les récidives.

Peut-on soigner une mycose de la peau sans ordonnance ?

Uniquement pour la mycose inter-orteils et la plante des pieds : la crème Lamisilate 1% est disponible sans ordonnance. Pour toute autre localisation, une consultation est nécessaire — une plaque rouge peut avoir de nombreuses autres causes, et un mauvais traitement peut aggraver la situation.

Pourquoi ma mycose revient-elle toujours ?

Les récidives s’expliquent souvent par un traitement trop court, une réinfection depuis une autre localisation non traitée (ongles contaminant les pieds), un contact avec un animal ou une personne infectée, ou des facteurs favorisants persistants (macération, diabète non équilibré). Un avis dermatologique permet d’établir un plan de traitement complet.


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MYCOSE : causes, symptomes, traitement

Mycose : causes, symptômes et traitements des champignons de la peau

La mycose est une infection de la peau, des ongles ou des muqueuses par un champignon. Très fréquente, elle peut toucher la peau, les pieds, les ongles, la bouche, le vagin, le sexe… Les symptômes varient selon la localisation et le champignon en cause (dermatophyte, candida, malassezia). Le traitement repose sur des antifongiques locaux ou généraux prescrits après diagnostic médical.

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Mycose cutanée — champignon de la peau

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Vidéo : mycose de la peau expliquée par le dermatologue

Sommaire :
Causes |
Les 3 familles de champignons |
Mycoses à Candida |
Mycoses à dermatophytes |
Mycoses à Malassezia |
Facteurs favorisants |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Causes des mycoses

Les champignons responsables sont des organismes ubiquitaires, présents en permanence dans l’environnement et sur la peau à l’état saprophyte (non pathogène). Leur multiplication pathologique résulte d’une rupture de l’équilibre cutané.

Origine Facteurs
Causes externes Macération, humidité persistante, irritation cutanée, traumatisme, contact avec un sujet ou un animal infecté
Causes internes Immunodépression, diabète, traitement par antibiotiques ou corticoïdes au long cours, grossesse, carence nutritionnelle
Transmission Interhumaine (contact direct, linge partagé), par les animaux (chats, chiens, bovins — teignes très inflammatoires), tellurique (sol)

⚠️ Une mycose profuse ou récidivante doit systématiquement faire rechercher un facteur favorisant interne : diabète, immunodépression (VIH, hémopathie, traitement immunosuppresseur). Un bilan médical est indispensable.

📚 Épidémiologie des mycoses cutanées en Europe — PubMed

Les trois grandes familles de champignons pathogènes

Famille Localisations préférentielles Exemples
Dermatophytes Peau, poils, ongles — jamais les muqueuses Trichophyton, Microsporum, Epidermophyton
Levures
(Candida, Malassezia)
Candida : muqueuses, plis. Malassezia : zones sébacées (cuir chevelu, tronc) Candida albicans, Malassezia furfur
Moisissures Ongles résistants (formes rares) Fusarium, Aspergillus

Mycoses à Candida (candidoses)

Candida albicans fait partie de la flore commensale digestive et génitale. Il devient pathogène en cas de déséquilibre local (antibiotiques, immunodépression, diabète, grossesse, macération).

Forme Aspect clinique Page dédiée
Muguet (candidose buccale) Dépôts blanchâtres crémeux sur la muqueuse buccale, facilement décollables. Fréquent chez le nourrisson, la personne âgée et l’immunodéprimé. → Mycose de la bouche
Candidose génitale 1re cause de balanite infectieuse chez l’homme et de vulvovaginite chez la femme (80 % des mycoses vaginales). → Mycose du sexe
→ Mycose vaginale
Candidose des plis Intertrigo dans les grands plis (inguinal, sous-mammaire, axillaire) : plaques érythémateuses suintantes avec pustules satellites et collerette desquamative. Favorisé par obésité, diabète, macération.

Muguet — candidose buccale

📚 Candidoses cutanéo-muqueuses : diagnostic et traitement — PubMed

Mycoses à dermatophytes (dermatophyties)

Les dermatophytes (Trichophyton, Microsporum, Epidermophyton) digèrent la kératine et n’infectent jamais les muqueuses.

Forme Aspect clinique Page dédiée
Mycose de la peau glabre Plaques annulaires rosées prurigineuses, à bordure active squameuse et centre plus clair — le classique « rond de sorcière ». → Mycose de la peau
Mycose des pieds (pied d’athlète, tinea pedis) Fissures et macération entre les orteils (surtout 4e espace), prurit, desquamation plantaire diffuse aspect farineux. Très contagieuse (piscines, vestiaires). → Mycose des pieds
Mycose des ongles (onychomycose) Ongle jauni, épaissi, friable, décollé. Touche préférentiellement le gros orteil. Plus d’une personne de 70 ans sur deux est atteinte. Traitement long (6–12 mois). → Mycose des ongles

Dermatophytie de la jambe — mycose annulaire
Anneau de mycose cutanée à dermatophyte
Pied d'athlète — mycose des pieds entre les orteils
Mycose plantaire diffuse — aspect farineux et desquamatif
Mycose plantaire diffuse : aspect farineux et desquamatif
Onychomycose du gros orteil — champignon de l'ongle

📚 Épidémiologie des dermatophyties et onychomycoses — PubMed

Mycoses à Malassezia

Malassezia furfur est une levure lipophile de la flore cutanée normale, pathogène en cas de séborrhée ou d’humidité excessive.

Forme Aspect clinique Page dédiée
Dermite séborrhéique Plaques rouges squameuses et grasses sur zones sébacées : sillons nasogéniens, sourcils, cuir chevelu (pellicules), conduits auditifs, poitrine. Évolution chronique et récidivante. → Dermite séborrhéique
Pityriasis versicolor Taches hypo- ou hyperpigmentées, finement squameuses, prédominant sur le tronc et les épaules, plus visibles après le soleil. Bénin et récidivant. → Pityriasis versicolor

Dermite séborrhéique du visage — mycose à Malassezia
Dermite séborrhéique des côtés du nez et de la bouche
Pityriasis versicolor — taches brunes et blanches sur le tronc

Facteurs favorisants à corriger

Le traitement des facteurs favorisants est aussi important que le traitement antifongique lui-même. Sans leur correction, les récidives sont inévitables.

Facteur Correction
Macération Sous-vêtements et vêtements en coton ; éviter les matières synthétiques serrées
Humidité Sécher soigneusement les plis et espaces inter-orteils après la toilette ; ne pas remettre des chaussures humides
Irritation cutanée Éviter les savons antiseptiques agressifs et les produits irritants
Lieux collectifs Porter des claquettes dans les piscines, vestiaires, douches communes
Facteurs internes Équilibrer un diabète ; adapter un traitement immunosuppresseur si possible

Traitement des mycoses

Traitement Indication / molécules Durée indicative
Antifongique local (topique)
Crèmes, gels, lotions, poudres, vernis
Mycoses superficielles. Imidazolés (éconazole, kétoconazole, bifonazole), ciclopirox, terbinafine 2–4 semaines (peau glabre, plis)
Antifongique oral Mycoses étendues, profondes, récidivantes ou avec atteinte de la matrice unguéale. Terbinafine (Lamisil®), itraconazole (Sporanox®), fluconazole (Triflucan®) 3–6 mois (pieds), 6–12 mois (ongles)

💡 Le diagnostic médical est indispensable avant tout traitement antifongique. De nombreuses dermatoses (eczéma, psoriasis, pityriasis rosé…) peuvent mimer une mycose et ne répondront pas aux antifongiques. Un antifongique inefficace après 3 semaines doit faire reconsidérer le diagnostic.

→ Voir l’article complet sur les médicaments antifongiques.

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Pages spécialisées du cluster mycose

Mycoses par localisation
Mycose des pieds (pied d’athlète) — traitement, prévention
Mycose des ongles (onychomycose) — vernis, terbinafine
Mycose de la peau glabre — rondes, annulaires
Mycose de la bouche (muguet)
Mycose vaginale — candidose, traitement
Mycose du sexe (balanite candidosique)

Mycoses à Malassezia et traitements
Dermite séborrhéique — visage, cuir chevelu
Pityriasis versicolor — taches, traitement
Antifongiques — guide des médicaments
Téléconsultation dermatologue

Références scientifiques

Questions fréquentes sur les mycoses

Comment savoir si c’est une mycose ou autre chose ?

Seul un médecin peut poser le diagnostic avec certitude. Un prélèvement mycologique (examen direct + culture) permet d’identifier le champignon. De nombreuses dermatoses imitent une mycose : eczéma nummulaire, psoriasis, pityriasis rosé, lichen… Un antifongique inefficace après 3 semaines doit faire reconsidérer le diagnostic.

Les mycoses sont-elles contagieuses ?

Oui, la plupart des dermatophyties sont contagieuses par contact direct ou indirect (linge, chaussures, sols collectifs). Les candidoses et mycoses à Malassezia sont moins contagieuses car elles résultent plutôt d’un déséquilibre de la flore commensale. Les partenaires sexuels doivent être traités en cas de candidose génitale récidivante.

Pourquoi les mycoses récidivent-elles ?

Les récidives sont dues à un traitement insuffisamment long, à la persistance de facteurs favorisants non corrigés (macération, diabète, immunodépression), à une recontamination (chaussures, tapis de bain), ou à une résistance au traitement. Une mycose récidivante justifie un bilan médical.

Peut-on se traiter seul contre une mycose sans ordonnance ?

Certains antifongiques locaux sont disponibles sans ordonnance (éconazole, bifonazole…). Un avis médical est cependant recommandé pour confirmer le diagnostic — de nombreuses autres affections peuvent ressembler à une mycose et un traitement inapproprié retarderait le bon diagnostic.

Combien de temps dure le traitement d’une mycose ?

Quelques semaines pour une mycose de peau glabre ou des plis, 3 à 6 mois pour une mycose des pieds, 6 à 12 mois pour une mycose des ongles. Un traitement trop court est la principale cause de récidive.

Voir aussi :
Mycose des pieds |
Mycose des ongles |
Mycose vaginale |
Dermite séborrhéique |
Pityriasis versicolor |
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MYCOSE VAGINALE : soigner la mycose vaginale et vulvaire

Mycose vaginale : causes, symptômes, traitement et prévention

La mycose vaginale — ou candidose vulvovaginale — est l’une des infections génitales les plus fréquentes chez la femme : 3 femmes sur 4 en feront au moins un épisode au cours de leur vie. Elle est due à un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, le Candida albicans, qui prolifère anormalement lorsque l’équilibre de la muqueuse est rompu. Démangeaisons intenses, rougeurs, pertes blanches caillebotées — ses symptômes sont caractéristiques, mais d’autres affections peuvent les mimer. Un diagnostic médical est indispensable avant tout traitement.

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Sommaire :
Causes et facteurs favorisants |
Symptômes |
Signes d’alerte |
Pourquoi éviter la cortisone |
Mycose récidivante |
Traitement |
Prévention |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Pourquoi a-t-on une mycose vaginale ?

Candidose ou mycose vaginale - aspect rouge vernissé de la vulve
Candidose ou mycose vaginale

Le Candida albicans est un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, en équilibre avec la muqueuse vulvovaginale. C’est la rupture de cet équilibre qui le rend pathogène et provoque la mycose. Les principaux facteurs déclenchants sont :

  • Prise d’antibiotiques — détruit la flore protectrice lactobacillaire
  • Grossesse — modifications hormonales et immunitaires
  • Diabète mal équilibré — le glucose favorise la prolifération du Candida
  • Immunodépression — corticothérapie prolongée, VIH, chimiothérapie
  • Macération et chaleur — sous-vêtements synthétiques, vêtements serrés, été
  • Microtraumatismes de la muqueuse — rapports sexuels répétés, tampons internes
  • Douches vaginales — détruisent le microbiome protecteur
  • Cycle menstruel — les récidives surviennent souvent avant ou pendant les règles

Le même champignon est responsable de la mycose buccale et de la mycose du sexe chez l’homme.

Symptômes de la mycose vaginale

Le tableau clinique classique associe :

  • Un aspect rouge vernissé et luisant de la vulve — rougeur intense, parfois œdémateuse
  • Un enduit blanc et des pertes vaginales blanches dites « caillebotées » (aspect de fromage blanc grumeleux), inodores
  • Des démangeaisons vulvaires intenses — voir démangeaisons du sexe
  • Des sensations de brûlure, notamment lors des rapports sexuels et à la miction
  • Une rougeur du sexe — voir les autres causes de rougeur du sexe

Les symptômes peuvent fluctuer avec le cycle menstruel, avec une recrudescence fréquente avant ou pendant les règles, parfois accompagnée d’une sensation d’œdème des petites lèvres ou du vestibule.

Signes d’alerte — consulter sans tarder

Un avis médical est toujours nécessaire en cas de suspicion de mycose vaginale. Consulter en urgence si les symptômes s’accompagnent de l’un des signes suivants :

  • 🌡️ Fièvre, nausées, vomissements
  • 🔴 Douleurs abdominales basses
  • 🔴 Douleurs au dos ou aux épaules
  • 🔴 Sécrétions vaginales malodorantes — évoquer une vaginose bactérienne ou une IST
  • 🔴 Hémorragie vaginale en dehors des règles

Ces signes ne sont pas compatibles avec une simple mycose vaginale et peuvent indiquer une infection ascendante ou une autre pathologie nécessitant une prise en charge urgente.

⚠️ Pourquoi la cortisone est dangereuse dans la mycose vaginale

Une candidose vaginale traitée par erreur avec de la cortisone s’aggrave silencieusement. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes — la rougeur peut sembler s’améliorer en surface alors que l’infection s’étend en profondeur et en superficie.

Les conséquences d’une corticothérapie locale sur une mycose vaginale sont :

  • La vulvite s’étend vers la marge anale, le périnée et les plis inguinaux
  • Une collerette desquamative périphérique et des érosions punctiformes (pustules à Candida) persistent
  • À long terme, la cortisone peut supprimer la rougeur centrale et provoquer une atrophie cutanée — masquant l’infection tout en l’aggravant
  • Les démangeaisons typiques sont souvent remplacées par des sensations de brûlure

Ne jamais appliquer de cortisone sur une rougeur vulvaire sans diagnostic établi. En cas de doute, consultez avant tout traitement :
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Mycose vaginale récidivante — quand la candidose devient chronique

Environ 10 % des femmes ayant fait un épisode de mycose vaginale présentent des récidives régulières. On parle de candidose vulvovaginale récidivante au-delà de 4 épisodes par an.

Les récidives sont souvent rythmées par :

  • Une antibiothérapie récente
  • Le cycle menstruel — recrudescence avant ou pendant les règles
  • Les rapports sexuels
  • La période estivale (chaleur, macération, maillot de bain)

Lorsque les poussées deviennent subintrantes (quasiment constantes), la présentation clinique évolue : la rougeur devient moins intense, la sécheresse prédomine dans la région postérieure et des fissures douloureuses apparaissent. C’est la candidose chronique.

À l’examen, il persiste toujours à la périphérie une fine collerette desquamative et des érosions de pustules à Candida — ce qui distingue la mycose d’un psoriasis (pas de desquamation blanche des zones cutanées externes) ou d’un lichen plan érosif (pas d’atrophie centrale).

Traitement de la mycose vaginale

Règles d’hygiène indispensables

  • Savon alcalin (Hydralin®) ou eau bicarbonatée (1 cuillère à soupe par cuvette) — éviter les savons à pH acide qui favorisent la multiplication du Candida
  • Pas de douches vaginales — elles détruisent la flore protectrice
  • Éviter pendant le traitement : tampons internes, spermicides, préservatifs ou diaphragmes (risque de rupture)
  • Abstinence ou rapports protégés pendant le traitement pour éviter la transmission au partenaire
  • Sous-vêtements en coton — éviter les textiles synthétiques et les vêtements serrés
  • Séchage soigneux de la vulve après la toilette — lutter contre la macération

Traitement médical de première intention

Le traitement antifongique est prescrit par le médecin. Il repose sur :

  • Antifongiques locaux (crème vaginale, ovule, capsule) en première intention chez la femme non enceinte — il est souvent utile de répéter le traitement à la fin des règles suivantes
  • Chez la femme enceinte : ovules de Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl® ou Monazol® — jamais de traitement systémique
  • Antifongique local topique en crème ou poudre + émollient alcalin à raison d’1 à 2 applications par jour pendant 2 à 4 semaines

Traitement des mycoses récidivantes

Au-delà de 4 récidives par an, le traitement local est complété par un traitement systémique oral (sauf grossesse) :

  • Triflucan® (fluconazole) 150 mg en prise unique, éventuellement répétée une semaine plus tard
  • En cas de récidives très fréquentes : administration d’un ovule antifongique et/ou de Triflucan® pendant 2 à 6 mois puis diminution progressive, en ciblant le jour du cycle à risque (généralement vers le 19e jour)
  • Si la patiente porte un stérilet de plus de 2 ans : le changer — il peut constituer un réservoir à Candida
  • Probiotiques — peuvent aider à restaurer la flore vaginale protectrice
  • Kinésithérapie périnéale spécialisée — améliore la qualité des rapports et réduit les microtraumatismes favorisants
  • Traitement du partenaire uniquement s’il présente une candidose du sexe prouvée

Traitements disponibles sans ordonnance

Consultez votre médecin traitant avant toute automédication — il faut s’assurer que les symptômes correspondent bien à une mycose et non à une autre cause de rougeur du sexe. En attendant le rendez-vous, votre pharmacien peut vous orienter vers :

  • MYCOHYDRALIN crème (Clotrimazole) — application locale matin et soir après toilette, pendant 1 semaine
  • MYCOHYDRALIN 200 mg comprimé vaginal — 1 comprimé au fond du vagin 3 soirs consécutifs. Si les symptômes persistent au-delà de 7 jours, consultation médicale obligatoire
  • MYCOHYDRALIN 500 mg comprimé vaginal — 1 comprimé en prise unique le soir au coucher. Un second comprimé peut être administré si les symptômes persistent au-delà de 3 jours. Au-delà de 7 jours sans amélioration, consulter

⚠️ Ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques (urticaire, démangeaisons, brûlures, œdème). Demandez toujours conseil à votre pharmacien, notamment en cas de grossesse, d’allaitement ou d’antécédent d’allergie cutanée.

⚠️ En cas de sécheresse vaginale, le comprimé peut ne pas se dissoudre correctement — introduire profondément en position allongée sur le dos, genoux repliés et écartés.

Prévenir les mycoses vaginales

La prévention passe par la lutte systématique contre les facteurs favorisants :

  • Traiter tous les foyers d’infection fongique associés (plis inguinaux, mycose buccale…)
  • Éviter les microtraumatismes de la muqueuse — sous-vêtements trop serrés, rapports sexuels trop fréquents ou sans lubrification suffisante
  • Lutter contre la macération — séchage soigneux après toilette avec un savon d’hygiène intime adapté
  • Informer et si nécessaire examiner le ou les partenaires — même si la candidose n’est pas une IST à proprement parler, elle peut provoquer des rougeurs du sexe chez le partenaire
  • En cas de traitement antibiotique : prendre des probiotiques vaginaux en prévention

Tableau récapitulatif — mycose vaginale

Situation Traitement recommandé Précautions
Premier épisode Antifongique local (ovule ou crème vaginale) Confirmer le diagnostic avant traitement
Femme enceinte Ovules Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl®, Monazol® Jamais de traitement systémique oral
Récidives (< 4/an) Local + Triflucan® 150 mg prise unique Répéter à J8 si nécessaire
Récidives (≥ 4/an) Triflucan® 150 mg sur 2 à 6 mois + probiotiques Changer le stérilet si > 2 ans — éliminer diabète
Sans ordonnance Mycohydralin crème ou comprimé vaginal Consulter si pas d’amélioration à J7

Questions fréquentes

Comment savoir si j’ai une mycose vaginale ou une autre infection ?
Les pertes blanches caillebotées inodores, la rougeur vernissée de la vulve et les démangeaisons intenses sont très évocatrices. Mais une vaginose bactérienne (pertes grises malodorantes), une IST ou un eczéma de contact peuvent mimer certains symptômes. Seul un examen médical — et parfois un prélèvement vaginal — permet de confirmer le diagnostic. Ne traitez pas sans consulter, surtout si c’est un premier épisode.

Ma mycose vaginale revient à chaque prise d’antibiotiques — que faire ?
C’est une situation très fréquente. Les antibiotiques détruisent la flore lactobacillaire protectrice et permettent au Candida de proliférer. La solution préventive est de prendre des probiotiques vaginaux dès le début de chaque antibiothérapie. En cas de récidives très fréquentes, votre médecin peut prescrire un traitement antifongique préventif à prendre systématiquement lors de chaque cure d’antibiotiques.

Mon partenaire doit-il être traité ?
Pas systématiquement. Le partenaire ne doit être traité que s’il présente lui-même des signes de candidose (rougeurs du sexe, démangeaisons). Pendant le traitement, les rapports sexuels sont déconseillés pour éviter les microtraumatismes et réduire le risque de transmission. Si les récidives sont déclenchées à chaque rapport, un examen du partenaire s’impose.

Puis-je utiliser un ovule vaginal pendant mes règles ?
Il vaut mieux éviter le traitement par ovule pendant les règles — les pertes menstruelles réduisent son efficacité. Il est souvent conseillé de débuter ou de répéter le traitement à la fin des règles. En cas de mycose chronique récidivante, le traitement préventif est souvent ciblé vers le 19e jour du cycle, avant la recrudescence habituelle.

Une mycose vaginale peut-elle se traiter seule avec des remèdes naturels ?
Non. Les remèdes maison (yaourt, huile de coco, bicarbonate…) n’ont pas d’efficacité prouvée sur la candidose vaginale et peuvent aggraver l’irritation. Seuls les antifongiques — locaux ou systémiques — ont une efficacité démontrée. Les probiotiques peuvent compléter le traitement médical mais ne le remplacent pas.


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Les candidoses | → Traitements antifongiques | → Rougeur du sexe : autres causes | → Mycose du sexe chez l’homme

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MYCOSE SEXE HOMME (Candidose) : soins et traitement de la candidose du gland (balanite)

Mycose du sexe de l’homme (candidose du gland) : causes, signes et traitement

La mycose du sexe de l’homme — encore appelée candidose balanique ou balanite à Candida — est une affection très fréquente, due à la levure Candida albicans. Elle n’est pas à proprement parler une maladie sexuellement transmissible, même si elle peut se transmettre lors des rapports. Elle mérite une prise en charge sérieuse car, sans identification et correction des facteurs favorisants, les récidives sont quasi certaines. Un diabète doit être systématiquement recherché.

Rougeur du gland persistante ou récidivante ?
Un avis dermatologique permet de confirmer le diagnostic, d’éliminer un diabète méconnu et d’adapter le traitement.
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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes des problèmes
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Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme

Sommaire :
Causes et mécanisme |
Facteurs favorisants spécifiques |
Signes cliniques |
Diagnostic |
Traitement |
Points clés |
Pages liées |
Questions fréquentes

Causes et mécanisme

La mycose du sexe est due à Candida albicans, levure vivant normalement en équilibre dans le tube digestif et les muqueuses génitales. Sous l’influence de facteurs rompant cet équilibre, le Candida passe à l’état filamenteux, adhère à la muqueuse et provoque la candidose. Pour le mécanisme complet de la pathogénicité, voir le hub candidoses.

Les muqueuses génitales masculines présentent des caractéristiques anatomiques particulières qui les rendent vulnérables :

Caractéristique anatomique Pourquoi elle favorise la candidose
Gland — semi-muqueuse faiblement kératinisée Tissu fragile, surtout chez l’homme non circoncis — barrière épithéliale moins efficace
Présence d’un prépuce long Crée un espace confiné, chaud et humide — favorable à la macération et à la prolifération de Candida
Proximité de la zone anale Prédispose à une colonisation par Candida présent dans le tube digestif
Absence de séchage après la toilette Source d’humidité favorisant la prolifération des micro-organismes
💡 La circoncision est protectrice : on ne voit quasiment jamais de mycose du sexe chez l’homme circoncis. L’absence de prépuce supprime l’espace de macération qui est le principal facteur favorisant local de la candidose balanique.

📚 Référence : Talapko J et al. — Candida albicans — The Virulence Factors and Clinical Manifestations of Infection — J Fungi 2021;7(2):79

Facteurs favorisants spécifiques

Facteur Mécanisme
Absence de circoncision / prépuce long Macération chronique sous le prépuce — environnement favorable à Candida
Diabète Glycémie élevée favorise la prolifération — toujours rechercher en cas de candidose récidivante
Partenaire avec candidose vaginale Contamination lors des rapports sexuels — même si la partenaire est asymptomatique
Antibiothérapie Dysbiose muqueuse — le Candida prolifère dans la flore déséquilibrée
Toilette insuffisante ou excessive Insuffisante → macération et irritation ; excessive → déséquilibre de la flore et irritation
Sous-vêtements synthétiques, vêtements serrés Chaleur et humidité favorisant la prolifération fongique
Immunodépression Corticothérapie, VIH, chimiothérapie — défenses immunitaires abaissées

Signes cliniques

La mycose du sexe de l’homme débute le plus souvent près du frein et du sillon situé entre le gland et le prépuce, puis s’étend progressivement au gland et au prépuce.

Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme
Candidose du gland
Candidose du gland
Candidose du penis
Candidose du penis
Candidose de l’homme
Signe clinique Description
Rougeur du gland Aspect lisse, suintant — débute au frein et au sillon balano-préputial — rougeur du sexe
Pustulettes en « tête d’épingle » Petits points blancs sur fond rouge — très évocateurs de candidose
Desquamation en périphérie Squames en bordure des plaques rouges — signe évocateur
Démangeaisons et brûlures Souvent intenses — voir aussi démangeaisons du sexe
Extension possible Prépuce, méat urinaire, puis peau avoisinante

Mycose du sexe de la femme

La mycose du sexe de la femme peut être rythmée par le cycle menstruel. La vulve est rouge, suintante et il existe des pertes blanches caillebotées. Voir l’article dédié : mycose vaginale.

Candidose vaginale
Candidose vaginale


📅 Faire confirmer le diagnostic avec le Dr Rousseau

Diagnostic

Examen Objectif
Prélèvement myco-bactériologique Présence de filaments mycéliens à l’examen direct + culture positive à Candida albicans — confirme la candidose et élimine une autre infection (bactérienne, IST)
Glycémie à jeun Éliminer un diabète méconnu — systématique en cas de candidose récidivante
⚠️ La rougeur du gland peut avoir d’autres causes (eczéma, psoriasis, infection bactérienne, IST) — un diagnostic médical est indispensable avant tout traitement. Appliquer un antifongique sur une rougeur d’origine allergique ou inflammatoire est inutile et peut retarder le bon diagnostic.

Soins et traitement de la mycose du sexe

Mesures de terrain — indispensables

Mesure Détail pratique
Toilette quotidienne adaptée Savon Hydralin® ou savon surgras — une seule toilette par jour avec décalottage complet — bien sécher — éviter les antiseptiques (déséquilibrent la flore et sont irritants)
Sous-vêtements en coton Éviter les matières synthétiques et les vêtements trop serrés
Traitement de tous les foyers de Candida Traiter simultanément une mycose de l’aine, une mycose anale, une candidose buccale ou une candidose digestive associée
Éviter les microtraumatismes Vêtements trop serrés, sous-vêtements synthétiques, rapports sexuels ou masturbation répétés pendant le traitement
Partenaire(s) sexuel(s) Traitement recommandé — la présence de Candida pathogène chez la femme peut recontaminer lors des rapports, même sans symptômes
Équilibration du diabète Si diabète identifié — sans équilibration, les récidives sont quasi certaines

Traitement antifongique local

Application d’une crème antifongique deux fois par jour sur la muqueuse concernée — dérivés imidazolés, ciclopiroxolamine, selon la prescription médicale. Durée habituelle : 2 à 3 semaines.

💡 Le traitement de la mycose du sexe est efficace dans environ 90 % des cas. Les 10 % d’échecs sont liés à la présence d’un diabète non équilibré, à une réinfection par le(s) partenaire(s) non traité(s), ou à l’absence de correction des facteurs favorisants.

Points clés à retenir

Point clé
La candidose du sexe n’est pas une IST à proprement parler — mais elle peut se transmettre lors des rapports sexuels
La candidose de l’homme est très rare chez le circoncis
Tout épisode de candidose doit faire rechercher systématiquement un diabète
Une seule toilette quotidienne avec un savon adapté est suffisante — les antiseptiques sont contre-productifs
Traiter le(s) partenaire(s) et tous les foyers de Candida simultanément est indispensable pour éviter les récidives

Pages liées

Questions fréquentes

La mycose du sexe de l’homme est-elle une maladie sexuellement transmissible ?

Non à proprement parler — le Candida fait partie de la flore normale de l’organisme. Cependant, il peut se transmettre lors des rapports sexuels, notamment si la partenaire présente une candidose vaginale (même asymptomatique). Il est donc recommandé de traiter le/les partenaire(s) et d’éviter les rapports non protégés pendant le traitement.

Pourquoi ma mycose du sexe revient-elle après chaque traitement ?

Les récidives sont le plus souvent dues à l’absence de traitement du/des partenaire(s), à un diabète méconnu ou insuffisamment équilibré, ou à un foyer persistant non traité (candidose buccale, digestive ou de l’aine). Un prélèvement myco-bactériologique permet d’identifier une éventuelle résistance. La correction de tous les facteurs favorisants est indispensable pour rompre le cycle des récidives.

Faut-il éviter les rapports sexuels pendant le traitement ?

Oui — les rapports pendant le traitement peuvent provoquer une recontamination et réduire l’efficacité du traitement local. Il est recommandé d’attendre la guérison complète, et de traiter les deux partenaires simultanément. Éviter aussi les microtraumatismes de la muqueuse le temps de la guérison.

Peut-on se soigner soi-même sans aller chez le médecin ?

La rougeur du gland peut avoir plusieurs causes — eczéma, psoriasis, infection bactérienne, infection sexuellement transmissible — qui nécessitent des traitements différents. Appliquer un antifongique sans diagnostic confirmé peut masquer une autre affection. Un avis médical, y compris en téléconsultation, est recommandé pour confirmer le diagnostic avant tout traitement, surtout si les symptômes persistent ou récidivent.

Voir aussi :
Candidoses — hub |
Mycose vaginale |
Candidose buccale |
Antifongiques


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Mis à jour le 1er avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.


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CANDIDOSE BUCCALE : la mycose de la bouche

Candidose de la bouche : muguet, glossite, langue noire — formes cliniques et traitement

La candidose buccale regroupe plusieurs formes cliniques distinctes, toutes dues à Candida albicans. Elle peut toucher la muqueuse buccale (muguet), le dos de la langue (glossite, langue noire ou blanche), les commissures labiales (perlèche) et s’étendre au pharynx et au tube digestif. Reconnaître la forme clinique conditionne directement le choix du traitement — et la recherche d’un facteur favorisant sous-jacent (diabète, immunodépression) est systématique.

Mycose buccale persistante ou récidivante ?
Un avis dermatologique ou médical permet d’identifier la forme clinique exacte, de rechercher un facteur favorisant et d’adapter le traitement.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau
Candidose profuse de la bouche et des lèvres

Sommaire :
Formes cliniques |
Extension digestive |
Facteurs favorisants |
Traitement adulte immunocompétent |
Adulte immunodéprimé |
Bébé et enfant |
Perlèche |
Pages liées |
Questions fréquentes

Formes cliniques de la candidose buccale

Forme clinique Aspect typique Terrain préférentiel
Muguet Enduit blanc crémeux sur la muqueuse buccale — dépôts blanchâtres semblables à du lait caillé — rougeur sous-jacente — brûlures, perte de goût, goût de fer Nourrisson, immunodéprimé, personne sous antibiotiques
Candidose grave de l’adulte Muguet étendu, profus — atteint l’ensemble de la muqueuse buccale Immunodépression sévère (VIH, chimiothérapie, corticothérapie prolongée)
Glossite candidosique (langue rouge) Langue rouge, lisse, dépapillée — souvent douloureuse Carences, immunodépression légère, antibiotiques
Langue blanche Dépôt blanchâtre sur le dos de la langue — aspect givré ou cotonneux Antibiotiques, sécheresse buccale, tabac
Langue noire villeuse Allongement des papilles filiformes prenant une coloration noire ou brunâtre — aspect très caractéristique Antibiotiques à large spectre, tabac, xérostomie
Perlèche Fissures aux commissures labiales — aspect rouge luisant ou croûteux selon la composante bactérienne associée Personnes âgées, nourrissons, immunodéprimés — souvent extension d’une candidose buccale

Muguet du nourrisson

Muguet
Muguet

Candidose buccale de l’adulte

Candidose de la bouche
Candidose de la bouche

Langue noire villeuse

Langue noire
Langue noire villeuse

Langue rouge — glossite

Langue rouge — glossite médiane

Langue blanche

Langue blanche — candidose

Perlèche

Perleche : peau sèche au coin des lèvres
Perlèche — fissure au coin des lèvres

Extension possible au tube digestif

La candidose buccale peut s’étendre au plan pharyngé et digestif, particulièrement chez l’immunodéprimé.

Extension Symptômes Signification
Œsophagite candidosique Douleurs à la déglutition — dysphagie Quasi pathognomonique d’une immunodépression sévère — justifie un traitement oral systémique
Gastro-entérite, colite, anite Troubles digestifs variés Nécessite un traitement oral pour désinfecter le tube digestif — les formes locales seules ne suffisent pas

Facteurs favorisants à identifier et corriger

Facteur Action correctrice
Sécheresse buccale Identifier la cause (médicaments, syndrome de Sjögren) — hydratation régulière
Anti-acides Réduction si possible — alcalinisation du tube digestif favorisant Candida
Diabète Glycémie à jeun systématique — équilibration indispensable pour éviter les récidives
Prothèses dentaires Désinfection régulière des prothèses — elles constituent un réservoir de Candida
Dyskinésie œsophagienne, colopathie Prise en charge spécifique — limiter le réservoir digestif
💡 Les bains de bouche avec une demi-cuillère à café de bicarbonate de sodium dans un petit verre d’eau désacidifient la muqueuse buccale et créent un environnement défavorable à Candida — mesure simple, complémentaire du traitement antifongique.


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Traitement chez l’adulte immunocompétent

Antifongiques locaux — 1 à 3 semaines

Médicament Forme Posologie
Nystatine (Mycostatine®) Comprimés gynécologiques 100 000 UI à sucer 4 à 6 cp/j — ne pas avaler
Amphotéricine B (Fungizone®) Suspension orale 4 cuillères à café en 2–3 prises (1,5 à 2 g/j) — ne pas avaler
Miconazole (Daktarin®) Gel buccal 2 cuillères-mesure 4 fois par jour — ne pas avaler
⚠️ Interaction Daktarin® — anticoagulants et sulfamides : le miconazole peut potentialiser les effets des anticoagulants anti-vitamine K et des sulfamides hypoglycémiants — risque hémorragique ou d’hypoglycémie grave. Signaler ces traitements au médecin avant de débuter le Daktarin®. Une alternative (nystatine, amphotéricine B) peut être préférable chez ces patients.
📌 Règles d’utilisation : prendre les antifongiques locaux à distance des repas et des boissons — les maintenir en contact avec la muqueuse quelques minutes avant d’avaler ou de cracher. Ne pas prendre simultanément des laxatifs, de l’huile de paraffine ou des accélérateurs du transit.

Traitement oral (désinfecter le tube digestif)

Médicament Posologie orale
Mycostatine® 8 à 12 cp/j en 3–4 prises
Fungizone® 6 à 8 capsules en 3–4 prises
Daktarin® 8 cp/j en 3–4 prises

Traitement chez l’adulte immunodéprimé

Un traitement antifongique par comprimés systémiques est associé au traitement local. La molécule de référence est le fluconazole (Triflucan®) — 100 à 200 mg/j en cas de candidose buccale isolée, 400 mg/j si atteinte œsophagienne associée. Des traitements préventifs des récidives sont souvent nécessaires au long cours.

Médicament systémique Indication Remarque
Fluconazole (Triflucan®) Traitement curatif et prophylaxie des récidives — demi-vie longue (30 h) Adapter la dose à la fonction rénale — interactions CYP3A4
Itraconazole (Sporanox®) Alternative en cas de résistance au fluconazole Vérifier les interactions médicamenteuses
Kétoconazole (Nizoral®) Candidoses profuses ou résistantes Surveillance hépatique obligatoire : bilan avant traitement, J15, puis toutes les 4 semaines

📚 Référence : Talapko J et al. — Candida albicans — The Virulence Factors and Clinical Manifestations of Infection — J Fungi 2021;7(2):79

Traitement du muguet chez le bébé et l’enfant

Médicament Forme Posologie nourrisson Posologie enfant
Nystatine (Mycostatine®) Suspension buvable 5 à 30 doses/j en 4 prises 10 à 40 doses/j en 4 prises
Amphotéricine B (Fungizone®) Suspension 1 cuillère à café/10 kg/24 h en 2–3 prises (50 mg/kg/j)
Miconazole (Daktarin®) Gel buccal 1 cuillère-mesure (2,5 mL) 4 fois par jour
📌 Allaitement : en cas de muguet du nourrisson allaité, traiter également les mamelons de la mère. Les recontaminations croisées mère-bébé lors des tétées sont une cause fréquente de récidive — sans traitement simultané des deux, le cercle vicieux ne se rompt pas.

Perlèche — fissure au coin des lèvres

La perlèche est souvent l’extension à la peau de la commissure buccale d’une candidose buccale sous-jacente. Elle peut aussi être bactérienne (Staphylocoque doré) ou mixte. Voir l’article détaillé : fissure au coin des lèvres.

Autres candidoses à connaître

Localisation Page dédiée
Atteintes génitales — rougeur muqueuse, enduit blanc, brûlures — traitement du/des partenaire(s) nécessaire → Mycose du sexe | → Mycose vaginale
Plis cutanés — rouge vernissé et luisant, pustules périphériques → Rougeurs entre les cuisses
Ongles — périonyxis puis ongle atteint → Mycose des ongles

Pages liées

Autres candidoses et traitements
Mycose du sexe de l’homme
Mycose vaginale
Antifongiques
Champignons de la peau

Questions fréquentes

Quelle différence entre muguet du nourrisson et candidose buccale de l’adulte ?

Le muguet est la forme classique chez le nourrisson — dépôts blancs crémeux sur la muqueuse, souvent bien tolérés et faciles à traiter. La candidose buccale de l’adulte est plus souvent liée à une immunodépression significative (VIH, chimiothérapie, corticothérapie prolongée) — elle est plus étendue, plus résistante et nécessite souvent un traitement systémique par fluconazole en plus du traitement local. Chez un adulte sans facteur d’immunodépression apparent, une candidose buccale profuse doit faire rechercher un diabète méconnu.

Le Daktarin® (miconazole) est-il compatible avec les anticoagulants ?

Non sans avis médical. Le miconazole peut augmenter significativement l’effet des anticoagulants anti-vitamine K (warfarine, acénocoumarol) et des sulfamides hypoglycémiants, avec risque hémorragique ou d’hypoglycémie grave. Signalez ces traitements au médecin ou pharmacien avant tout traitement par Daktarin®. Une alternative (nystatine, amphotéricine B) est souvent préférable chez ces patients.

Comment traiter une candidose buccale chez un nourrisson allaité ?

Il faut traiter simultanément le nourrisson et les mamelons de la mère allaitante. Le muguet du nourrisson peut recontaminer les mamelons lors des tétées et vice versa — ce cercle vicieux de recontamination est une cause fréquente de récidive. Le pédiatre ou le médecin prescrit le traitement adapté à l’âge du nourrisson et un antifongique crème pour les mamelons.

La candidose buccale peut-elle se propager à d’autres organes ?

Oui chez l’immunodéprimé — la candidose peut s’étendre à l’œsophage (dysphagie douloureuse, signe quasi pathognomonique d’immunodépression), à l’estomac et au tube digestif. Cette extension justifie un traitement oral systémique pour désinfecter l’ensemble du tractus digestif. Chez un immunocompétent, la candidose reste généralement limitée à la muqueuse buccale et répond bien au traitement local seul.

Voir aussi :
Candidoses — hub |
Muguet buccal |
Perlèche |
Mycose du sexe |
Antifongiques


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Mis à jour le 1er avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.