Prurigo : causes, symptômes et conseils dermatologue

Dernière mise à jour : 10 juin 2026

Mis à jour le 6 juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

En bref : Le prurigo est une dermatose prurigineuse caractérisée par des papules rouges qui démangent intensément, entretenant un cercle vicieux neuro-immun : plus on gratte, plus la peau s’épaissit et démange. Le prurigo nodulaire chronique touche près des deux tiers des patients après 50 ans. Depuis 2023–2024, deux biothérapies ont transformé la prise en charge des formes sévères : le dupilumab (remboursé) et le némolizumab (AMM EMA 2024), avec 44,9 % de réponse complète à 16 semaines pour ce dernier.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Le prurigo est une dermatose prurigineuse caractérisée par des papules rouges qui démangent intensément. Il fonctionne selon un cercle vicieux : plus on gratte, plus la peau s’épaissit et démange. Il existe trois formes selon l’évolution – aiguë, subaiguë et chronique – avec des causes et des traitements différents. Depuis 2023, de nouvelles biothérapies ont transformé la prise en charge des formes sévères.

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Cet article en vidéo

prurigo papules rouges démangeaisons
Prurigo – papules rouges infiltrées

Symptômes du prurigo

Le prurigo se manifeste par des papules infiltrées (zones épaissies et surélevées), rouges à violacées sur les jambes, de quelques millimètres, caractérisées par des démangeaisons intenses. Les lésions peuvent être vésiculeuses ou suintantes à leur sommet.

papules prurigo nodulaire
Papules de prurigo

À force de grattage, les lésions deviennent croûteuses avec des excoriations. Elles peuvent se surinfecter au Staphylocoque doré, prenant un aspect de croûtes mellicériques ou pustuleux. Le prurit, souvent paroxystique, est aggravé par la chaleur, le stress et la fatigue.

À savoir : Le prurigo se distingue de l’eczéma simple par la chronicité et l’épaississement nodulaire des lésions. Contrairement à l’urticaire, les papules persistent plusieurs semaines voire des mois. Elles témoignent d’un mécanisme neuro-immun auto-entretenu, impliquant les interleukines 4, 13 et 31 – indépendant de l’histamine dans les formes chroniques.
prurigo surinfecté staphylocoque croûtes
Prurigo surinfecté

Les 3 formes de prurigo

Forme Durée Profil typique Cause principale
Prurigo aigu Jours à semaines Enfant, terrain atopique Piqûres d’insectes, médicaments
Prurigo subaigu Semaines à mois Femme 50 ans, stress Cause interne, stress émotionnel
Prurigo nodulaire Mois à années Adulte > 50 ans Eczéma, IRC, lymphome, VIH

1. Prurigo aigu

Forme d’apparition rapide, souvent spontanément régressive sous traitement.

Prurigo strophulus (forme la plus fréquente chez l’enfant)

Survient principalement chez l’enfant de maternelle ou de début de primaire ayant des antécédents d’eczéma atopique. Les lésions siègent sur les jambes et les zones de frottement sous les vêtements. Causé par une hypersensibilité aux :

  • Piqûres d’insectes : puces de chats et chiens, aoûtats en été
  • Acariens des poussières de maison

Voir la page dédiée sur le prurigo strophulus, fréquent chez l’enfant après piqûres d’insectes.

prurigo aigu allergie médicamenteuse
Prurigo aigu lié à une allergie médicamenteuse

Autres prurigos aigus

Peuvent être liés à des allergies médicamenteuses, des lymphomes ou une infection VIH. Dans ces cas, un bilan étiologique s’impose dès la première consultation.

2. Prurigo subaigu

prurigo subaigu dos excoriations
Prurigo subaigu

Les boutons sont petits et vésiculeux mais si prurigineux qu’ils sont rapidement excoriés et se transforment en croûtes. Il touche les régions accessibles au grattage : haut du dos, cou, cuir chevelu, bas du dos, fesses. Il survient en général chez la femme de la cinquantaine en contexte de stress ou de difficultés émotionnelles, sans être considéré comme une pathologie purement psychosomatique – un bilan organique reste nécessaire.

3. Prurigo nodulaire chronique

prurigo nodulaire chronique nodules épaissis jambes
Prurigo nodulaire chronique

Forme chronique évoluant pendant des années, dans laquelle les papules prennent un aspect nodulaire épaissi (lichénifié) de 1 à 3 cm de diamètre, laissant des cicatrices pigmentées et dépigmentées. Il prédomine sur les avant-bras, bras, haut du dos, fesses et jambes.

Il se manifeste dans près des deux tiers des cas après 50 ans. Seuls 20 % des patients ont un terrain atopique identifié.

Le mécanisme repose sur un cercle vicieux neuro-immun : les cytokines de la voie Th2 (interleukines 4, 13 et 31) propagent l’inflammation et activent les prurirécepteurs indépendamment de l’histamine. La démangeaison s’autonomise progressivement et finit par altérer fortement la qualité de vie. Ce phénomène explique pourquoi les antihistaminiques classiques restent en général insuffisants dans les formes chroniques.

Critères diagnostiques du prurigo nodulaire :

  • Multiples lésions nodulaires
  • Signes de grattage répété : excoriations, croûtes, cicatrices
  • Évolution depuis au moins 6 semaines
💡 Signe du papillon : dans le dos, une zone en forme de papillon est souvent épargnée car elle est difficile d’accès au grattage – signe clinique très évocateur du diagnostic de prurigo nodulaire chronique.
prurigo vésicules bulles
Prurigo avec vésicules

Bilan complémentaire

En l’absence de prurigo strophulus évident chez l’enfant, un bilan est nécessaire pour rechercher une cause sous-jacente, en particulier chez l’adulte :

  • NFS, plaquettes
  • Bilan hépatique et rénal
  • IgE spécifiques
  • Glycémie à jeun
  • Sérologies VIH, hépatite B et C
  • Radiographie pulmonaire et échographie abdominale
  • Scanner thoraco-abdomino-pelvien en cas de suspicion de néoplasie ou lymphome
Conseil pratique : Un prurit chronique sans lésion initiale évocatrice, ou un prurigo réfractaire à tous les traitements locaux, doit faire éliminer une cause hématologique en priorité. Le lymphome de Hodgkin est classiquement associé à un prurit intense, parfois révélateur.

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Traitement du prurigo

Traitements locaux

  • Émollients – hydratation de base indispensable pour restaurer la barrière cutanée
  • Dermocorticoïdes puissants sous pansements occlusifs – pour rompre le cercle vicieux grattage-inflammation
  • Préparations à la capsaïcine, vitamine D topique, tacrolimus, Daivobet – pour les formes subaiguës et chroniques localisées
  • Pansements cicatrisants – limitent le grattage nocturne et favorisent la cicatrisation des excoriations

Traitements généraux

  • Antihistaminiques sédatifs (hydroxyzine, dexchlorphéniramine) – surtout en cas de prurit nocturne important
  • Injections de corticoïdes intralésionnels – triamcinolone acétonide sur les nodules les plus résistants
  • Cryothérapie à l’azote liquide – sur les nodules isolés
  • Photothérapie UVB à spectre étroit (narrowband 311 nm) – 50 à 70 % d’amélioration après 20 à 30 séances
  • Méthotrexate hors AMM 10–20 mg/semaine – efficacité documentée (étude 2018, PMID 29055135)
  • Ciclosporine, naltrexone, prégabaline, gabapentine selon le profil du patient
Plus de la moitié des patients (57 %) ne sont pas améliorés par les traitements conventionnels, selon une étude européenne sur 396 patients (EADV). L’émergence des biothérapies a fondamentalement changé la donne dans les formes modérées à sévères.

Biothérapies – nouvelles options depuis 2023

Dupilumab (Dupixent)

En 2023, le dupilumab a obtenu l’AMM et un avis favorable au remboursement pour le prurigo nodulaire modéré à sévère résistant à un traitement local bien conduit. Posologie : 600 mg en dose initiale, puis 300 mg toutes les 2 semaines. L’amélioration du prurit débute dès la 3e–4e semaine, est franche à 3 mois et continue de progresser jusqu’à 6 mois.

Némolizumab (Nemluvio®) – AMM EMA septembre 2024

Le némolizumab (Nemluvio®) est un anticorps monoclonal humanisé ciblant le récepteur α de l’IL-31 (IL-31Rα), cytokine centrale du prurit neuronal dans le prurigo nodulaire. Il a obtenu son AMM européenne en septembre 2024 et l’approbation FDA en août 2024, pour le prurigo nodulaire modéré à sévère de l’adulte (≥ 18 ans).

Résultats des essais OLYMPIA 1 & 2 (Ständer S et al., N Engl J Med 2023) :

  • IGA 0/1 (réponse complète ou quasi-complète) à 16 semaines : 44,9 % vs 8,4 % sous placebo
  • Réduction du prurit ≥ 4 points (PP-NRS) : 56,2 % vs 20,8 % sous placebo
  • Amélioration significative du prurit dès la 1re semaine de traitement
  • Amélioration de la qualité de vie (DLQI) maintenue à 24 semaines

Posologie : 30 mg en injection sous-cutanée toutes les 4 semaines. Aucune dose de charge requise. Disponible en stylo auto-injecteur.

Remboursement en France : Le némolizumab (Nemluvio®) est disponible en Europe depuis fin 2024. Consultez votre dermatologue ou les recommandations de la HAS pour les conditions de remboursement en vigueur.

Biothérapies en cours d’évaluation

Vixarelimab (anti-OSMRβ), nalbuphine (agoniste kappa opioïde, composante neurogène), serlopitant (antagoniste NK1R à la substance P) – des essais de phase II et III sont en cours pour ces molécules.

Consultez rapidement si :

  • Prurigo résistant à tous les traitements locaux bien conduits depuis plus de 6 semaines
  • Présence de ganglions augmentés de volume – évoquer un lymphome de Hodgkin
  • Symptômes généraux associés : fatigue intense, fièvre, sueurs nocturnes, perte de poids
  • Prurigo survenant après une introduction médicamenteuse récente
  • Prurigo chez un patient dialysé ou ayant une maladie hépatique connue
  • Extension rapide à tout le corps avec altération de l’état général

Téléchargez un guide complet au format PDF :

Références scientifiques

  1. Ständer S, et al. Trial of Nemolizumab in Moderate-to-Severe Prurigo Nodularis. N Engl J Med. 2023;388(17):1579-1589. PMID 36882091
  2. Yosipovitch G, et al. Dupilumab in Patients with Prurigo Nodularis. N Engl J Med. 2023;389(16):1483-1492. PMID 37851870
  3. Zeidler C, et al. Prurigo nodularis: A guide to diagnosis and management. J Allergy Clin Immunol Pract. 2022;10(8):1957-1967. PMID 35472524

Source : HAS – Avis de la commission de transparence Dupixent® (dupilumab) – prurigo nodulaire, 2023

Questions fréquentes sur le prurigo

Quelle est la différence entre prurigo et eczéma ?

L’eczéma est souvent une cause du prurigo – le grattage répété des plaques eczémateuses fait évoluer les lésions vers des nodules épaissis. Le prurigo se distingue par des papules individualisées résultant du cercle vicieux grattage-épaississement. Il peut aussi survenir sans eczéma dans 50 à 80 % des cas, sur d’autres terrains : causes internes, VIH, médicaments.

Le prurigo nodulaire chronique peut-il guérir ?

La guérison complète est difficile à obtenir avec les traitements conventionnels. Depuis 2023, le dupilumab et le némolizumab ont transformé la prise en charge des formes modérées à sévères – 44,9 % de réponse complète sous némolizumab à 16 semaines (essais OLYMPIA). Une rémission prolongée est possible sous biothérapie bien conduite.

Comment rompre le cercle vicieux du prurigo ?

Les dermocorticoïdes puissants sous pansements occlusifs bloquent le cycle grattage-inflammation. Les pansements empêchent mécaniquement le grattage nocturne. Le traitement de la cause sous-jacente – eczéma, allergie, cause interne – est indispensable. Des antihistaminiques sédatifs comme l’hydroxyzine peuvent réduire les démangeaisons nocturnes et faciliter le sommeil.

Le prurigo est-il contagieux ?

Non, le prurigo lui-même n’est pas contagieux. Cependant, si sa cause est une gale ou des piqûres de puces, ces parasites peuvent se transmettre à l’entourage. La cause doit toujours être identifiée et traitée pour éviter les récidives dans le foyer familial.

Quels sont les premiers signes du prurigo nodulaire chronique ?

Le prurigo nodulaire débute par des papules prurigineuses qui s’épaississent progressivement sous l’effet du grattage répété, devenant des nodules de 1 à 3 cm. Le signe du papillon – zone épargnée en forme de papillon dans le milieu du dos, inaccessible au grattage – est très évocateur. Les lésions prédominent sur les avant-bras, les jambes et le haut du dos.

Combien de temps dure un prurigo nodulaire chronique sans traitement ?

Sans traitement adapté, le prurigo nodulaire chronique évolue pendant des années, voire des décennies, avec des poussées et des rémissions. Plus de 57 % des patients ne sont pas améliorés par les traitements conventionnels. Les biothérapies (dupilumab remboursé depuis 2023, némolizumab AMM 2024) sont désormais recommandées pour les formes modérées à sévères résistantes.

Le prurigo peut-il révéler un lymphome ou une maladie grave ?

Oui. Un prurigo persistant résistant aux traitements habituels doit faire rechercher une hémopathie (lymphome de Hodgkin, leucémie lymphoïde chronique) ou une cause interne : insuffisance rénale, hépatique, thyroïdienne. Un bilan incluant NFS, bilan hépatique et rénal, sérologies et imagerie est indispensable devant tout prurit chronique inexpliqué chez l’adulte.

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Auteur/autrice : Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

Dr Ludovic Rousseau — Dermatologue & Vénérologue Docteur en médecine depuis 1999, le Dr Ludovic Rousseau est spécialiste en Dermatologie et Vénéréologie (Diplôme d'État de Spécialiste, thèse soutenue avec la mention Très Honorable). Depuis plus de 25 ans, il exerce avec la conviction que chaque patient mérite une prise en charge claire, bienveillante et fondée sur les données actuelles de la science. Auteur et fondateur de Dermatonet.com depuis 2000, il met son expertise au service du grand public à travers des articles médicaux rigoureux sur les maladies de peau, les traitements et les avancées en dermatologie. Il intervient régulièrement lors de congrès et journées de formation médicale, et a publié dans des revues scientifiques spécialisées dont les Annales de Dermatologie et Vénéréologie. Convaincu que l'accès aux soins dermatologiques doit être simplifié, le Dr Rousseau propose des consultations en cabinet lors de ses remplacements ainsi que des téléconsultations, permettant à chacun d'obtenir un avis médical spécialisé rapidement, où qu'il se trouve.

25 réflexions sur « Prurigo : causes, symptômes et conseils dermatologue »

  1. Prurigo nodulaire chronique: Bonjour, après de nombreux essais de crème de toutes sorte depuis 6 ans, j’en suis rendu au Dapsone depuis 3 mois et il ni a toujours pas de changement, une solution urgente svp

  2. Je suis désolé mais le Code de Déontologie médicale m’interdit de poser un diagnostic sans examen clinique du patient. Je ne peux que vous suggérer de reconsulter votre médecin pour réévaluer le traitement (injections de corticoides dans les nodules? UV?…).

  3. j ai un prurigo depuis 5 ans et il s’aggrave d’année en année jet plus de grattage de coup d’aiguilles et de demangeaisons au cuir chevelu nez sexe et anus après des prises antihistamique aucun résultat prise de fluvermal stromectol car je dormais très mal réveillée à 2 h du matin et envie de me gratter et énerver. on me dit su’il n’y a rien à faire que les marques de mes boutons resterons et au niveau de mon cuir chevelu ils ne guérissent jamais avec la sentation d’avoir des betes qui me parcourent la tête et même le corps . Atharax ne me soulage pas sauf je dors mieux mais la journéee c’est plus possible avant ce n’était que le soir
    que dois je faire j’ai une b iermer malgré mes 58 ans j’ai eu une hépatice c gurérie de moi meme et une hypothyrioidie
    merci de votre renseignement

  4. Je ne peux que vous conseiller de reconsulter un dermatologue pour notamment, traquer une cause profonde au moyen de bilans sanguins et radiologiques.

  5. Le traitement du prurigo nodulaire de Hyde ne s’envisage qu’après avoir réalisé le bilan sanguin et requiert le plus souvent la photothérapie (UV en cabine), des médicaments par voie locale (cremes à la cortisone, injections de corticoides…), voire orale détaillés dans l’article (anti histaminiques, acitrétine, thalidomide, naltrexone, erythromycine, immunosuppresseurs (MTX, ciclosporine, mycophénolate de mofétil, interféron…)

  6. Bonsoir.ma fille de 17 ans a un prurigo atopique depuis 1 an.nous l avons emmene en cure a la roche posay en juillet mais depuis elle en a sur les bras et le dos.elle met de la creme â base de cort et antibio mais c est pas tres efficace.nous sommes desempares.quelle solution?
    Merci de me repondre

  7. Il faut impérativement qu’elle ne gratte pas ses lésions. On peut donc utiliser parfois l’application des corticoides sous pansement cicatrisant si la personne n’y est pas allergique. Ceci limite le grattage et aide la cicatrisation. Demandez à votre dermatologue ce qu’il en pense. Elle en prend pas d’ anti histaminiques?

  8. j ai du prurigo ca vient d ou et pkoi je me soigne depuis deux ans ca s empire je suis tres triste

  9. J’ ai un prurigo de hyde depuis de nombreuses années , vu 5 dermatos , pas d’ amélioration , or depuis 8 jours , je me lave avec de la BETADINE .Les démangeaisons ont disparus , les boutons sèches et ma vie s’ en trouve améliorée car c’ est une maladie qui conduit à l’ ENFER !Essayer , je vous en conjure et dites m’ en des nouvelles .

  10. j ai un prurigo depuis 2007 que faire j ai eue tous les traitements et toujours les boutons

  11. Bonjour.
    Je viens « partager » mon prurigo en passant par là.
    Mai 2017, en l’espace de 3-4 semaines, je me suis retrouvé avec des papules sur l’intégralité du corps (sauf torse, visage et parties génitales)
    Prurigo découvert en juin 2017.
    La dermato ba fait faire une biopsie : bim , c’est un prurigo ta pas de doute
    Détail particulier : aucune ou très peu de démangeaisons, ce qui a fortement surpris mon dermato.

    Il m’a donc prescrit une pommade corticoïde (CLARELUX 500) qui s’est avérée très efficace.
    J’ai traité durant quelques jours les jambes, puis les bras et 1 seule fois la dos.
    Toutes les papules sont parties très vite….
    Puis sont revenues depuis quelques semaines maintenant (1 mois après)
    Le dermato m’avait averti de cette rechute éventuelle.

    Je recommence donc mon traitement local qui CLARELUX. :-/ …
    Dommage, ça tombe pendant 3 semaines de vacances à la mer.

    Question subsidiaire :
    Besoin d’un petit conseil ….
    sachant que le soleil et les corticoïdes ne font pas bon ménage, est ce que je dois ne pas m’exposer du tout ? Mettre de la crème solaire et attendre mon retour pour commencer le traitement ?

    Merci d’avance.
    Et Bon Courage à tous ceux qui ont laissé des commentaires avant moi.

  12. bonjour a tous la dermato ma dit que j’avais du prurigo je n’ose plus me montrer ,je me trouve horrible , cette maladie me ronge.j’ai une pommade a base de cortizone cela fait 1 semaine et sa ne part pas.je suis quelqu un de très stressé ont m’a conseillé de faire de la relaxation.j’ai aussi des probleme de tension haute je vais chez mon medecin mercredi pour un traitement peut etre q avec les traitements pour la tension la relaxation et je pense faire des uv s’a partira je vous retient au courant.le faite deja de le partager et savoir que je suis pas seul fait du bien bon courage a tous

  13. Bonjour
    J ai un prurigo chronique depuis 15 ans. Traitée par pommade, puvatherapie etc…qui ne donnaient rien on M a precrit le thalidomide celgene et miracle en 1 semaine, tout avait disparu après des années de souffrance. Pendant 4 ans de ce traitement plus aucun bouton.
    J ai arrêté le thalidomide afin de voir si le prurigo revenait.
    Malheureusement maladie chronique, réapparition de l enfer.
    Quand j ai voulu reprendre thalidomide, en ayant passé tous les examens nécessaires à sa prescription (uniquement en hôpital ) on M annonce que ce dernier n est pas reconnu pour le prurigo, et si on peut effectivement m en prescrire son coût est à ma charge : 350€ / mois.
    C est une blague ? Qui peut se permettre de payer une telle somme ?
    Du coup on M a donné la ciclosporine mais même si elle diminue le nombre de boutons cela n à rien à voir avec thalidomide. En plus après 1 an entrecoupé d arrêt cela ne fait plus d effet et ma créatinine n est pas bonne.
    J’ai donc arrêté depuis 3 jours et l enfer est revenu.
    Pourquoi refuser un traitement (faire payer) qui fonctionnait ???? DESESPÉRÉE .

  14. Le laboratoire qui commercialise la Thalidomide n’a pas demandé d’Autorisation de Mise sur le Marché pour cette indication et du coup, malheureusement elle doit être prescrite hord AMM c’est à dire sans remboursement par la Sécurité Sociale

  15. Bonjour je souffre moi aussi de prurigo et cest un véritable enfer, mes boutons se mettent à me démanger en même temps, quand les démangeaisons se déclenchent, l impression d’avoir des insectes qui me courent dessus et me piquent partout en même temps. Les bras le ventre le dos les fesses les jambes. Des démangeaisons tellement intense. Et aucun traitement ne fonctionne.

  16. Bonjour,
    Je voudrais avoir le nom d’un spécialiste du prurigo dans le 42 ou le 69, ou autre région voisine. Les praticiens que j’ai consulté tâtonnent sans aucun résultat.
    Merci

  17. Bonjour,
    Je ne sais plus quoi faire, j’ai des petits boutons blancs sur le haut du corps (bras, seins, dos etc) qui me démangent. Mon médecin m’a prescrit un antihistaminique car pour lui c’est du prurigo, mais cela ne disparaît pas. Est ce possible que cela soit du à la transpiration ? Je n’ai jamais eut de boutons avant.

  18. Bonjour,
    J’ai 32 ans et j’ai du prurigo depuis maintenant 5 ans tjs aux mêmes périodes (automne/printemps/été). J’ai été voir 2 dermatologues (dont ma belle-mère qui est dermato) et je suis étonnée qu’aucun test ne m’a été fait, et que slmt à l’oeil nu on me dise : « c’est du prurigo, il n’y a rien a faire, c’est surement psychologique… ». Alors je suis à la crème cortisone depuis 5 ans.
    Je voulais savoir quelles sont les analyses que doit faire un dermatologue en cas de prurigo ? car je veux consulter à nouveau et insister auprès du médecin pour faire une analyse complète et découvrir l’origine…
    La saisonnalité me fait penser plus à une allergie plutot qu’à un évenement psychologique… D’ailleurs, je suis en désensibilisation pour les acariens de maison depuis 1 an, et mon prurigo est apparu plus tard ce printemps…moins violent pour l’instant…(je savoure) Mais je ne pense pas que cette désensibilisation puisse jouer sur un prurigo strophulus, qu’en pensez-vous ?

    Merci pour votre site @ et votre précieux retour!

  19. Bonjour, le diagnostic qui vous a été donné par mes confrères est celui de prurigo strophulus, qui est considéré comme une hyperréactivité aux ectoparasites dont font partie les acariens, et pour lequel on ne fait habituellement le bilan de prurigo chronique car il guérit lorsqu’on n’est plus exposé, ce qui semble être votre cas. Il est donc possible que votre désensibilisation aux acariens soit en partie responsable de l’effet positif constaté cette année

  20. Bonjour mon nom est jeremy,jai 29 ans.J’ai un prurigo nodulaire depuis 10 maintenant. J’ai tout essayé les traitements possible sur le marché rien n’a fonctionné (crême corticosteroide,naltrexone,methotrexate, etc) jusqu’au jour ou jai pu finalement demandé l’accès au DUPIXENT car rien dautre ne fonctionnait. Ce medicament est merveilleux, mes boutons ont presque tout disparu, pu de demangeaisons , aucun effet secondaire. Je le recommande à tout le monde qui souffre de cette maladie infernale qui a rongé ma vie pendant ces 10 dernières années. Je peux enfin reprendre ma vie en main. Merci SANOFI. Seul petit pepin, les assurances ne veulent pas toujours le payer il coute extremement cher environ (1500 $ par mois). J’ai du attendre 3 ans environ avant d’avoir ma prescription et d’être couvert par mon assurance.

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