PEAU QUI PELE : la desquamation ou peau qui pèle

Peau qui pèle : causes selon la localisation et que faire

La peau qui pèle (desquamation) est un symptôme très fréquent qui peut avoir des dizaines de causes différentes — du simple coup de soleil à une maladie de peau chronique. La localisation est le premier élément orientant le diagnostic : peau qui pèle sur le visage, les mains, les pieds ou le corps n’évoque pas les mêmes pathologies.

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Tableau diagnostic — peau qui pèle selon la localisation

Localisation Causes fréquentes Signe caractéristique
Visage Coup de soleil, dermite séborrhéique, eczéma de contact, rétinoïdes, rosacée Squames fines, rougeur associée
Mains / paumes Dyshidrose, eczéma de contact, psoriasis palmaire, mycose, peeling cutané superficiel Souvent après vésicules qui éclatent (dyshidrose)
Pieds / plantes Mycose des pieds (tinea pedis), hyperkératose, psoriasis plantaire, dyshidrose Interdigital ++ pour mycose, plante entière pour psoriasis
Cuir chevelu Dermite séborrhéique (pellicules), psoriasis du cuir chevelu Squames grasses (DS) vs épaisses argentées (psoriasis)
Corps entier / tronc Coup de soleil étendu, ichtyose, pityriasis rosé de Gibert, scarlatine (enfant) Desquamation en grandes lamelles après coup de soleil
Autour des ongles / doigts Eczéma, sécheresse excessive, péri-onyxis, habitude de se ronger les cuticules Peau sèche et craquelée autour de l’ongle
Lèvres Chéilite (eczéma, carence, médicament), déshydratation, manie de se lécher les lèvres Lèvres sèches, craquelées, peau qui se détache
Nez Dermite séborrhéique, eczéma de contact, coups de soleil sur nez Ailes du nez, sillon nasogénien

Peau qui pèle sur le visage

Coup de soleil

La cause la plus banale. Après un coup de soleil, la peau brûlée desquame en grandes plaques 3 à 7 jours après l’exposition. La desquamation marque la phase de guérison — la peau élimine les cellules endommagées par les UV. Ne pas arracher les peaux : laisser tomber naturellement et hydrater abondamment.

Dermite séborrhéique du visage

La dermite séborrhéique provoque des squames grasses jaunâtres sur les ailes du nez, les sourcils et la lisière du cuir chevelu. Elle est liée à une prolifération du champignon Malassezia sur les zones séborrhéiques. Traitement : kétoconazole crème ou shampooing.

Eczéma de contact

Un changement de crème visage, de fond de teint, de démaquillant ou de solaire peut déclencher un eczéma de contact avec rougeur, démangeaisons et desquamation. La disparition à l’arrêt du produit suspect confirme le diagnostic.

Rétinoïdes topiques

La trétinoïne et l’adapalène provoquent une desquamation normale et attendue dans les premières semaines d’utilisation — c’est le signe que le produit agit. Hydrater davantage et réduire la fréquence d’application si la desquamation est trop importante.

Peau qui pèle sur les mains et les paumes

Dyshidrose

La dyshidrose est une forme d’eczéma qui débute par de petites vésicules très prurigineuses sur les paumes et les bords des doigts. Quand les vésicules éclatent, elles laissent place à une desquamation caractéristique en « collerette ». Elle récidive par poussées, souvent déclenchée par le stress ou la chaleur.

Psoriasis palmaire

Le psoriasis peut toucher uniquement les paumes — plaques épaisses, bien délimitées, recouvertes de squames blanchâtres, sans vésicule initiale. Souvent très invalidant car gêne les activités manuelles.

Peeling cutané superficiel (exfoliation idiopathique)

Chez certaines personnes, la peau des paumes pèle de façon répétée et inexpliquée, sans inflammation ni démangeaison — c’est le peeling cutané superficiel bénin. Bénin, il est souvent aggravé par l’eau chaude et le savon fréquent. L’émollient régulier réduit les épisodes.

Peau qui pèle sur les pieds

Mycose des pieds (tinea pedis)

La mycose des pieds est la cause la plus fréquente de desquamation plantaire chez l’adulte. Elle se manifeste par une peau blanche, macérée et qui pèle dans les espaces entre les orteils (surtout 3e et 4e), parfois étendue à toute la plante. Elle se traite par antifongique topique pendant 2 à 4 semaines.

Hyperkératose plantaire

L’épaississement de la corne plantaire avec desquamation peut être lié à un frottement chronique, à des chaussures inadaptées, ou à une kératodermie. La pédicurie régulière et les crèmes urée 10–20% ramollissent efficacement.

Peau qui pèle sur tout le corps

Ichtyose

L’ichtyose est une maladie génétique rare caractérisée par une desquamation diffuse permanente, donnant un aspect écailleux à la peau (« peau de poisson »). Elle nécessite une prise en charge dermatologique spécifique avec émollients intensifs.

Scarlatine (enfant)

Chez l’enfant, une desquamation en grandes lamelles des paumes et des pieds survenant après une angine avec fièvre évoque une scarlatine — infection à streptocoque du groupe A. La desquamation apparaît en phase de guérison, 1 à 2 semaines après les premiers symptômes.

Peau qui pèle sur les lèvres — chéilite

Les lèvres qui pèlent de façon persistante peuvent correspondre à une chéilite — inflammation des lèvres. Causes fréquentes : eczéma de contact (rouge à lèvres, dentifrice, baume), carence en vitamines B ou en fer, médicaments (rétinoïdes, chimiothérapie), manie de se lécher les lèvres (chéilite exfoliative).

⚠️ Lèvre inférieure qui pèle de façon persistante chez un sujet âgé fumeur — évoquer une chéilite actinique, lésion précancéreuse liée au soleil. Consulter rapidement un dermatologue.

Quand consulter un dermatologue ?

Consultez rapidement si la peau qui pèle :

  • Persiste plus de 3 semaines sans cause évidente
  • S’accompagne de rougeur intense, douleur ou fièvre
  • Concerne une lèvre de façon chronique (sujet âgé)
  • Touche de grandes surfaces corporelles sans exposition solaire récente
  • Résiste aux soins hydratants habituels

Sources

Questions fréquentes sur la peau qui pèle

Pourquoi la peau pèle-t-elle après un coup de soleil ?

La desquamation post-solaire est un mécanisme de défense de l’organisme. Les cellules cutanées endommagées par les UVB subissent une mort cellulaire programmée (apoptose) — le corps les élimine en les « pelant ». Ce processus commence 3 à 7 jours après l’exposition. Il ne faut surtout pas arracher les peaux — cela risque d’enlever des couches encore saines et de provoquer une infection. Hydrater abondamment et laisser la desquamation se faire naturellement.

La peau qui pèle sur les paumes sans démangeaisons est-elle grave ?

Pas nécessairement. Une desquamation des paumes sans rougeur ni démangeaison est souvent un peeling cutané superficiel bénin — une forme de desquamation idiopathique récidivante. Elle peut aussi correspondre à une sécheresse cutanée extrême ou à une phase de guérison post-eczéma. Un dermatologue peut confirmer le diagnostic en quelques minutes et orienter vers les soins adaptés (émollients uréiques).

Comment arrêter la peau qui pèle sur le visage ?

La stratégie dépend de la cause. Pour la peau qui pèle liée aux rétinoïdes ou à un coup de soleil : hydrater intensément matin et soir avec une crème riche non comédogène, réduire la fréquence du rétinoïde. Pour la dermite séborrhéique : kétoconazole crème sur les zones squameuses. Pour l’eczéma de contact : identifier et supprimer le produit responsable. Ne jamais exfolier mécaniquement une peau qui pèle déjà — cela agrave l’irritation.

La peau qui pèle entre les orteils est-elle toujours une mycose ?

C’est la cause la plus fréquente — la mycose des pieds (tinea pedis) touche préférentiellement les espaces interdigitaux, surtout entre le 3e et le 4e orteil. Mais ce n’est pas la seule cause : l’eczéma interdigital, la macération excessive (port de chaussures fermées toute la journée) et le psoriasis peuvent donner le même tableau. Si un traitement antifongique bien conduit de 3 semaines ne suffit pas, consultez un dermatologue pour confirmer le diagnostic.


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PEAU SECHE QUI DEMANGE : peau sèche qui gratte

Peau sèche qui gratte : causes, traitements et quand s’inquiéter

Peau sèche qui gratte — dermatologie

La peau sèche qui gratte — ou prurit sur xérose cutanée — est l’une des plaintes dermatologiques les plus fréquentes, toutes saisons confondues. Dans la majorité des cas, la cause est simple : une barrière cutanée altérée qui laisse s’évaporer l’eau et expose les fibres nerveuses à des irritants. Mais une peau qui gratte sans lésion visible, ou résistante aux crèmes hydratantes, peut cacher un eczéma, une gale, une allergie ou une cause systémique (maladie rénale, hépatique, thyroïdienne, voire un lymphome) qu’il faut éliminer.

Peau sèche qui gratte résistante aux crèmes, ou prurit sans lésion visible ? Le Dr Rousseau, dermatologue depuis plus de 25 ans, est disponible souvent dès le lendemain.

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Sommaire :
Pourquoi la peau sèche gratte |
Toutes les causes |
Signaux d’alarme |
Traitements |
Conseils pratiques |
Pages associées |
Questions fréquentes

Pourquoi la peau sèche provoque-t-elle des démangeaisons ?

La couche superficielle de l’épiderme — la couche cornée — forme une barrière hydrolipidique qui retient l’eau et bloque les irritants. Lorsqu’elle est altérée, deux phénomènes simultanés provoquent le prurit :

Mécanisme Explication
Déshydratation cutanée Expose les terminaisons des fibres nerveuses C (prurit) normalement protégées dans l’épiderme — elles envoient des signaux de prurit au cerveau sans allergène ni inflammation visible
Libération de cytokines pro-inflammatoires Les kératinocytes endommagés libèrent de l’interleukine-31 qui stimule directement les fibres du prurit — mécanisme central dans la dermatite atopique (mutation filaggrine)
Cercle vicieux grattage-inflammation Le grattage endommage la barrière, libère de nouvelles cytokines, augmente le prurit — interrompre ce cercle est l’objectif principal du traitement

Toutes les causes d’une peau sèche qui gratte

Causes cutanées directes — les plus fréquentes

Cause Caractéristiques cliniques Localisation typique
Xérose cutanée simple Démangeaison diffuse, aggravée en hiver, après douche chaude, eau calcaire — cède à l’émollient sur peau humide Jambes, bras, dos
Dermatite atopique Prurit intense souvent nocturne, plaques rouges suintantes, terrain allergique (asthme, rhinite) — mutation filaggrine Plis coudes, genoux, cou, visage de l’enfant
Xérose sénile Après 65–70 ans, peau amincit et se déshydrate — aspect « craquelé en mosaïque » (eczéma craquelé) — prurit très invalidant Jambes surtout
Psoriasis Plaques épaisses, bien délimitées, rouge vif, squames blanches nacrées — prurit variable Coudes, genoux, cuir chevelu, bas du dos
Eczéma de contact Plaques rouges vésiculeuses localisées à la zone de contact avec l’allergène (nickel, parfum, latex) ou l’irritant (détergent) Zone de contact
Gale Prurit nocturne intense, diffus, épargnant le visage, plusieurs membres du foyer touchés — sillons scabieux pathognomoniques Espaces interdigitaux, poignets, aisselles
Urticaire Plaques rouges migratrices, fugaces (<24h au même endroit), intensément prurigineuses Variable, diffus
Lichen plan Papules violacées, brillantes, très prurigineuses — parfois lésions buccales et génitales associées Poignets, chevilles, bas du dos

Causes systémiques — prurit sans lésion cutanée primitive

Un prurit généralisé intense, sans lésion cutanée primaire visible (seulement des lésions de grattage — excoriations, croûtes), doit faire rechercher une cause interne :

Cause systémique Mécanisme / indices cliniques Bilan à demander
Insuffisance rénale chronique Prurit urémique — 20–40 % des dialysés. Diffus, rebelle, multifactoriel (toxines urémiques, neuropathie, xérose) Créatinine, urée, DFG
Cholestase hépatique Rétention de sels biliaires — prurit intense paumes/plantes, aggravé la nuit. Ictère associé ou non ASAT, ALAT, GGT, bilirubine, phosphatases alcalines
Hypothyroïdie Peau sèche, épaissie, prurigineuse + fatigue, prise de poids, frilosité TSH (élevée)
Diabète Xérose, mycoses génitales récidivantes, furoncles, prurit localisé anal ou génital Glycémie à jeun, HbA1c
Carence en fer Prurit souvent méconnu, sans anémie constituée Ferritine (basse)
Hémopathies / lymphomes Maladie de Hodgkin (prurit déclenché par alcool), syndrome de Sézary (érythrodermie prurigineuse), polyglobulie de Vaquez (prurit aquagénique après contact eau) NFS, avis hématologique si >60 ans
Grossesse Prurit physiologique (distension) ou cholestase gravidique (prurit palmo-plantaire intense — risque fœtal) Bilan hépatique urgent si cholestase suspectée
Médicaments prurigènes Opioïdes, IEC, hydrochlorothiazide, amiodarone, allopurinol, certains antibiotiques — vérifier chronologie Revue de l’ordonnance

Signaux d’alarme — quand consulter rapidement

⚠️ Consultez rapidement un médecin si la peau sèche qui gratte s’accompagne de :
Signal d’alarme Cause à éliminer en priorité
Prurit nocturne intense touchant plusieurs membres du foyer Gale — traitement simultané de tout le foyer obligatoire
Prurit sans lésion cutanée primaire, persistant > 6 semaines Bilan systémique obligatoire (rénal, hépatique, thyroïdien, NFS, ferritine)
Prurit déclenché par l’alcool ou l’eau (aquagénique) Hémopathie à éliminer (Hodgkin, polyglobulie de Vaquez)
Amaigrissement, fièvre, sueurs nocturnes Lymphome — avis hématologique urgent
Ictère, urines foncées, selles décolorées Cholestase hépatique — bilan hépatique urgent
Prurit palmo-plantaire intense pendant la grossesse Cholestase gravidique — risque fœtal — bilan urgent

Traitements du prurit sur peau sèche

Traitement Indication Points clés
Émollient (1re ligne) Toute xérose — base du traitement Sur peau encore humide dans les 3 min après douche — règle d’or. Urée 5 % (légère), urée 10–20 % (xérose sévère, ichtyose). Dexéryl®, Lipikar Baume AP+®, A-Derma Exomega®
Antihistaminiques oraux Prurit nocturne — cure courte 2–4 semaines 1re génération sédatifs (hydroxyzine Atarax®, dexchlorphéniramine Polaramine®) — plus efficaces sur le prurit que les antiH1 non sédatifs
Dermocorticoïdes Poussée d’eczéma sur peau sèche Cure courte sur lésions uniquement — classe selon localisation (faible sur visage, forte sur corps). Jamais en continu prolongé sur peau saine
Inhibiteurs de calcineurine (Protopic®, Elidel®) Eczéma atopique zones sensibles Visage, paupières, plis génitaux — sans effet d’amincissement cutané. Utilisables en traitement d’entretien proactif
Biothérapies (Dupixent®, Adtralza®) Dermatite atopique sévère de l’adulte résistante Anti-IL-4/IL-13 (dupilumab) et anti-IL-13 (tralokinumab) — injection sous-cutanée bimensuelle — résultats spectaculaires sur le prurit rebelle
Traitements du prurit systémique Cause identifiée au bilan Acide ursodéoxycholique (cholestase), hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie), fer (carence), naltrexone hors AMM (prurit cholestatique réfractaire), photothérapie UVB spectre étroit (prurit urémique, atopique)
Prurit résistant aux émollients et antihistaminiques ? Cela indique souvent une cause sous-jacente non traitée (eczéma, cause systémique) ou un protocole d’application incorrect. Le Dr Rousseau peut établir le diagnostic et adapter le traitement en téléconsultation.

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6 conseils pratiques anti-démangeaisons au quotidien

# Conseil Pourquoi
1 Remplacer le grattage par pression froide Le grattage soulage 10 secondes et aggrave durablement (libération histamine + cytokines). La pression ferme ou la compresse froide bloque temporairement les fibres du prurit
2 Couper les ongles courts Limite les lésions de grattage nocturne inconscient. Moufles de nuit chez les enfants atopiques
3 Douche tiède courte (33°C max, <10 min) L’eau chaude dilate les vaisseaux, libère de l’histamine et aggrave immédiatement le prurit. Syndet ou huile lavante plutôt que savon
4 Émollient dans les 3 min après la douche sur peau humide Règle d’or — un émollient sur peau sèche est 3 fois moins efficace qu’appliqué sur peau encore humide
5 Vêtements en coton, éviter la laine Les fibres de laine activent directement les récepteurs du prurit même sur peau non atopique. Coton, bambou ou soie directement sur la peau
6 Chambre fraîche (18–19°C), éviter la transpiration La chaleur aggrave tous les prurits. Privilégier douches tièdes aux bains chauds, éviter activité physique intense en poussée

Pages associées

Questions fréquentes

Ma peau sèche gratte surtout la nuit — est-ce la gale ?

Le prurit nocturne est caractéristique de la gale, mais aussi de l’eczéma atopique, du lichen plan et des prurits systémiques. Pour la gale, le prurit nocturne est quasi universel, très intense, et touche presque toujours plusieurs personnes du même foyer. Cherchez des sillons entre les doigts ou aux poignets. Si plusieurs membres de la famille grattent : consultation urgente pour traitement simultané de tout le foyer.

Peau sèche qui gratte sans lésion visible — quelle cause ?

Un prurit sans lésion cutanée primaire persistant plus de 6 semaines nécessite un bilan : NFS, ferritine, TSH, créatinine, bilan hépatique complet, glycémie. Chez l’adulte de plus de 60 ans, un prurit persistant sans cause retrouvée après bilan complet doit faire évoquer une hémopathie et conduire à un avis hématologique.

Quelle crème pour peau sèche qui gratte chez l’enfant ?

Chez l’enfant atopique, les émollients (Lipikar Baume AP+®, A-Derma Exomega®, Dexéryl®) appliqués après chaque bain sur peau encore humide sont le traitement de fond quotidien, même hors poussée. En cas de poussée avec rougeurs et prurit intense, un dermocorticoïde adapté à l’âge doit être prescrit par le médecin.

La peau sèche qui gratte peut-elle être un signe de diabète ?

Oui — le diabète provoque une xérose cutanée, des infections cutanées récidivantes (mycoses génitales, folliculites) et parfois un prurit généralisé ou localisé. Un prurit localisé génital récidivant chez un adulte en surpoids doit faire vérifier la glycémie.

Peut-on utiliser un antihistaminique tous les soirs contre les démangeaisons ?

À court terme (2–4 semaines) oui, l’hydroxyzine (Atarax®) est fréquemment prescrite pour le prurit nocturne intense. Une utilisation prolongée sans traitement de la cause est à éviter — si les antihistaminiques sont nécessaires tous les soirs depuis plus d’un mois, une cause sous-jacente non traitée est probable.


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Dartre (pityriasis alba) : taches blanches des joues et des bras — causes, traitement et prévention

Votre enfant présente des taches blanchâtres sur les joues, parfois un peu rugueuses, qui réapparaissent chaque été ? Ou vous découvrez sur vos propres bras ces plaques claires aux bords flous qui tranchent franchement avec le reste du bronzage ? Il s’agit très probablement de dartres — le terme populaire pour désigner ce que les dermatologues appellent pityriasis alba ou eczématides achromiantes. C’est une affection bénigne, fréquente, bien identifiée, mais souvent source d’inquiétude parce qu’elle ressemble à première vue au vitiligo. Cet article vous explique ce qu’elle est réellement, pourquoi elle survient, et ce que l’on peut faire pour en atténuer les manifestations.

Dartres joue
Dartre

Taches blanches sur le visage de votre enfant ?
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Dartres
Dartres

1. Qu’est-ce qu’une dartre ? Pityriasis alba : définition et épidémiologie

Le terme dartre est un mot populaire ancien, emprunté au vocabulaire courant pour désigner des taches cutanées claires et desquamantes. En médecine, on lui préfère le terme de pityriasis alba (du latin pityriasis = desquamation farineuse, et alba = blanche) ou d’eczématides achromiantes — une appellation qui souligne la nature inflammatoire discrète de la lésion et son caractère hypopigmenté.

Le pityriasis alba est une affection fréquente, bénigne et spontanément résolutive. Il touche essentiellement :

  • Les enfants entre 3 et 16 ans, avec un pic entre 6 et 12 ans
  • De façon préférentielle les phototypes foncés (peaux mates, noires, méditerranéennes) — non pas parce que la maladie est plus fréquente, mais parce que le contraste de pigmentation la rend bien plus visible
  • Les deux sexes de façon équivalente, avec une légère prédominance masculine selon certaines études
  • L’adulte jeune, dans une proportion plus faible

Données épidémiologiques
Le pityriasis alba concernerait entre 1,9 % et 5 % des enfants dans les populations étudiées, avec une prévalence plus élevée dans les zones à fort ensoleillement et chez les enfants atopiques. Des études récentes ont mis en évidence des corrélations directes entre l’incidence du pityriasis alba et le terrain atopique, l’exposition solaire, l’absence de protection solaire et la fréquence des bains — des facteurs qui, tous ensemble, contribuent à assécher et fragiliser la couche cornée. Source : Jadotte et Janniger, Cutis 2011, PMID 21416771.

2. Symptômes : comment évolue une dartre en deux phases

La dartre évolue classiquement en deux phases successives, que l’on retrouve souvent coexistantes chez un même enfant — à des stades différents selon les lésions.

Phase 1 : la tache rosée (phase érythémateuse)

Au début, la lésion est une petite plaque rosée ou légèrement rouge, de contours mal définis, de taille variable (en général 0,5 à 2 cm de diamètre). Sa surface est finement squameuse — légèrement rugueuse au toucher, comme une peau qui se dessèche localement. Elle peut parfois démanger modérément. Cette phase passe souvent inaperçue.

Phase 2 : la tache blanche (phase hypopigmentée)

Après quelques semaines à quelques mois, la lésion se dépigmente : elle devient blanche ou nettement plus claire que la peau environnante, avec des bords flous. La surface est lisse ou finement squameuse. C’est à ce stade que les parents et les patients consultent, car la tache devient très visible — surtout en été ou sur les peaux foncées, où le contraste avec la peau bronzée voisine est frappant.

Dartres joue
Dartre — tache blanche sur la joue d’un enfant

Localisation et évolution

Chez l’enfant, les dartres prédominent sur les joues et le pourtour de la bouche. Chez l’adolescent et l’adulte, elles apparaissent plus volontiers sur les racines des bras, les épaules, le haut des cuisses. Les lésions sont multiples, asymétriques, et l’on observe souvent une coexistence des deux phases sur des zones différentes chez le même enfant.

L’évolution naturelle est spontanément favorable : la grande majorité des cas se résolvent en quelques mois à quelques années, le plus souvent avant ou à la puberté. La repigmentation normale de la peau est le mode d’évolution habituel, même sans traitement, mais elle peut prendre du temps — plusieurs mois dans les cas habituels, parfois plus d’un an.

Dartres
Dartres : taches blanches sur le visage d’un enfant
Dartres de joues
Dartres bilatérales des joues chez un enfant

3. Causes et facteurs de risque : peau sèche, atopie, soleil

Le pityriasis alba reste une affection dont la physiopathologie n’est pas encore totalement élucidée. Plusieurs mécanismes sont impliqués de façon intriquée :

Le mécanisme central : une hypopigmentation post-inflammatoire discrète

La dartre résulte d’une inflammation cutanée légère, qui perturbe transitoirement la fonction des mélanocytes — les cellules productrices de pigment. Ceux-ci, fragilisés, produisent moins de mélanine dans les zones touchées. La desquamation de la couche superficielle de l’épiderme aggrave l’aspect, car c’est dans cette couche que réside une grande partie du bronzage : en la perdant, la zone perd localement sa pigmentation, d’où l’aspect de tache blanche.

Facteurs favorisants identifiés

Facteur Mécanisme Niveau de preuve
Terrain atopique (eczéma, asthme, rhinite allergique) Barrière cutanée fragilisée, inflammation chronique de bas grade, xérose Fort — association bien établie
Peau sèche (xérose) Altération de la fonction barrière → inflammation → hypopigmentation Fort
Exposition solaire excessive sans protection Agression UV → desquamation accélérée → accentuation du contraste avec peau bronzée Fort
Bains fréquents et longs (piscine, mer) Détergents, chlore, eau salée → asséchement de la couche cornée Modéré
Phototype foncé (III à VI de Fitzpatrick) Contraste plus visible entre zones hypo- et normopigmentées Fort (visibilité, pas fréquence)
Carence en émollients Couche cornée déshydratée, renouvellement cutané accéléré Modéré

Il faut insister sur un point souvent mal compris : le pityriasis alba n’est pas une maladie infectieuse, pas un champignon, pas une allergie alimentaire, et pas contagieux. Il n’est pas non plus causé par un manque d’hygiène. Ce n’est pas du vitiligo — le mécanisme est totalement différent. Les enfants non atopiques peuvent également en présenter, ce qui souligne que le terrain sec suffit.

4. Diagnostic différentiel : ne pas confondre dartres, vitiligo et pityriasis versicolor

C’est souvent la question qui provoque le plus d’angoisse : « Est-ce du vitiligo ? » La réponse est dans la quasi-totalité des cas non — mais le diagnostic différentiel mérite d’être posé clairement.

Critère Dartre (pityriasis alba) Vitiligo Pityriasis versicolor
Âge typique 3–16 ans Tout âge, souvent adulte Adolescent, adulte
Couleur de la tache Blanc-grisâtre, flou, incomplet Blanc pur, nacré, total Blanc ou beige, après été
Bords Flous, mal définis Nets, bien délimités Flous, polycycliques
Surface Finement squameuse, rugueuse Lisse, luisante Squames fines (farineuse au grattage)
Localisation typique Joues, bras, épaules Genoux, poignets, tour des yeux, mains Tronc, épaules, nuque
Lampe de Wood Discret renforcement Blanc brillant, fluorescent Fluorescence jaune-dorée
Évolution Régression spontanée Extension progressive (sans traitement) Traitable, récidives fréquentes
Prurit Possible en phase érythémateuse Absent (sauf si dermite associée) Léger, variable

Quand consulter en urgence relative ?
Si les taches sont d’un blanc pur et nacré, parfaitement lisses, aux bords nets et géométriques, s’étendent progressivement ou apparaissent en symétrie sur les deux mains, les genoux ou autour des yeux — consultez un dermatologue sans attendre. Ces signes sont plus évocateurs d’un vitiligo que de simples dartres. La page sur le vitiligo et la page sur les taches blanches vous aideront à orienter votre réflexion.

Le pityriasis versicolor est un champignon (Malassezia) qui donne des taches blanches squameuses, souvent dans le dos et sur le tronc, après l’été. Le diagnostic se confirme à la lampe de Wood (fluorescence jaune-dorée) ou au grattage (squames farineuses). Voir notre article dédié : pityriasis versicolor.

5. Traitements : de l’émollient au tacrolimus

Il n’existe pas de traitement médicamenteux qui fasse disparaître instantanément les dartres. L’approche est progressive et combinée, avec pour objectif de calmer l’inflammation discrète, de restaurer la barrière cutanée, et de faciliter la repigmentation naturelle.

Les émollients : traitement de base incontournable

L’application quotidienne d’une crème hydratante grasse (émollient) est le geste le plus important. Les émollients doux — vaseline, crèmes à base de céramides, beurres végétaux — peuvent efficacement réduire la desquamation et contribuent à restaurer la barrière cutanée. Ils s’appliquent matin et soir sur toutes les zones sèches, pas seulement sur les dartres visibles. Les crèmes recommandées pour peaux atopiques (Dexeryl, Atoderm, Lipikar) sont parfaitement adaptées.

Les dermocorticoïdes de faible puissance : en phase inflammatoire

Lorsque la dartre est encore dans sa phase rose et prurigineuse (phase érythémateuse), un dermocorticoïde de faible puissance — typiquement l’hydrocortisone 1 % ou la désonide — peut être appliqué sur les lésions actives pendant 1 à 2 semaines. Il réduit l’inflammation et accélère la transition vers la guérison. Il ne faut pas l’utiliser sur les taches déjà blanches, car les dermocorticoïdes ne font pas repigmenter.

Attention à l’usage prolongé des dermocorticoïdes
Les émollients et les stéroïdes topiques de faible puissance sont le pilier du traitement, mais comportent un risque potentiel d’atrophie cutanée et d’hypopigmentation en cas d’usage prolongé. Ils doivent donc être utilisés sur courte durée (10 à 15 jours maximum), et ne jamais être appliqués sur les taches blanches déjà établies ni en traitement de fond au long cours. La prescription doit être médicale.

Les inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, pimécrolimus) : l’alternative moderne

Pour les cas persistants ou récidivants, surtout sur le visage — où les dermocorticoïdes posent problème à long terme — les inhibiteurs topiques de la calcineurine représentent une alternative de choix validée par la recherche clinique.

Dans un essai randomisé et contrôlé, le tacrolimus 0,1 % en pommade, appliqué deux fois par jour pendant 9 semaines, a montré une amélioration statistiquement significative de l’hypopigmentation, du prurit et de la desquamation. La repigmentation complète était obtenue à 9 semaines chez tous les patients du groupe tacrolimus, contre seulement 50 % du groupe émollient seul. La tolérance était bonne, avec seulement 11,5 % de sensations de brûlures transitoires mineures.

Une étude prospective sur 80 patients comparant calcipotriol, tacrolimus 0,03 %, dermocorticoïde (clobétasone 0,05 %) et placebo a confirmé que les trois traitements actifs étaient supérieurs au placebo, avec une amélioration de la desquamation et de l’érythème dès la 3e semaine et de l’hypopigmentation à la 8e semaine. Le tacrolimus 0,03 % présentait une légère supériorité sur la repigmentation, mais c’est le dermocorticoïde qui obtenait le meilleur taux de satisfaction patient.

Le pimécrolimus 1 % crème (Elidel), pharmacologiquement proche, a également démontré son efficacité dans le pityriasis alba dans plusieurs études ouvertes. Ces traitements ont l’avantage de ne pas induire d’atrophie cutanée — ce qui les rend particulièrement adaptés au visage de l’enfant.

Traitements des formes étendues

Pour les formes extensives ou réfractaires, les traitements de recours incluent la photothérapie PUVA (psoralènes + UVA) et la photothérapie ciblée au laser excimer 308 nm, qui peuvent faciliter la repigmentation. Ces options restent exceptionnelles pour une affection bénigne et sont réservées aux cas les plus invalidants sur le plan esthétique.

Traitement Indication Efficacité Durée / Précautions
Émollient quotidien Tous les cas, traitement de base Bonne sur la desquamation Au long cours, 2 fois/jour
Dermocorticoïde faible puissance (hydrocortisone 1 %) Phase érythémateuse, prurit Bonne sur l’inflammation 10–15 jours max, sur avis médical
Tacrolimus 0,03–0,1 % (Protopic®) Formes persistantes, visage Très bonne sur la repigmentation 9 semaines, sur prescription
Pimécrolimus 1 % (Elidel®) Visage, alternative tacrolimus Bonne Sur prescription
Calcitriol 0,0003 % Alternative inhibiteurs calcineurine Comparable au tacrolimus Sur prescription, moins disponible
PUVA / Laser excimer 308 nm Formes extensives ou réfractaires Bonne sur la repigmentation En centre spécialisé, exceptionnellement

Sources : Rigopoulos et al., Br J Dermatol 2006 (PMID 16792767) ; Abdel-Wahab et al., J Dermatolog Treat 2022 (PMID 34289784) ; Revue StatPearls 2024 (PMID 26477326).

Les dartres ne disparaissent pas avec la crème solaire seule
La tache blanche déjà formée ne disparaîtra pas avec la protection solaire. La photoprotection empêche le contraste de s’aggraver, mais pour faire repigmenter la zone, il faut favoriser un bronzage progressif et doux une fois l’inflammation traitée — tout en évitant les expositions brutales qui aggravent la desquamation. Un avis médical permet d’adapter le traitement à chaque situation. Prendre rendez-vous avec le Dr Rousseau →

6. Prévention : comment éviter les dartres en été

La prévention est la meilleure approche, en particulier chez les enfants à peau sèche ou atopiques qui récidivent chaque été. Elle repose sur deux axes complémentaires :

Protéger la peau du soleil

  • Éviter l’exposition solaire aux heures les plus intenses (11 h–16 h)
  • Appliquer une crème solaire SPF 50+ sur toutes les zones exposées, matin et après chaque baignade — y compris sur les zones de dartres habituelles (joues, épaules, bras)
  • Porter des vêtements couvrants et un chapeau à la plage
  • Ne pas oublier de protéger les zones à risque même les jours nuageux

Prendre soin de la barrière cutanée

  • Appliquer des émollients quotidiennement dès le printemps, avant l’apparition des dartres — c’est là que réside le geste le plus efficace
  • Rincer la peau à l’eau fraîche après les baignades (mer, piscine) pour éliminer le sel et le chlore
  • Utiliser un savon surgras ou un pain sans savon pour la toilette quotidienne, plutôt que des produits desséchants
  • Privilégier des bains/douches à température modérée et pas trop longs

Ces gestes simples peuvent considérablement réduire la fréquence et l’intensité des récidives. Voir notre article sur la protection solaire pour les recommandations complètes en matière de photoprotection.

Pour aller plus loin

Un doute entre dartres et vitiligo ?
Ne laissez pas l’inquiétude s’installer. Un seul regard clinique d’un dermatologue suffit généralement à trancher le diagnostic. Le Dr Rousseau propose des téléconsultations rapides, disponibles le plus souvent dès le lendemain — largement plus vite qu’un rendez-vous en cabinet. Prendre rendez-vous →

FAQ — Questions fréquentes sur les dartres

Est-ce que les dartres sont contagieuses ?

Non, absolument pas. Le pityriasis alba n’est ni infectieux ni contagieux. Ce n’est pas un champignon, pas une bactérie, pas un virus. C’est une perturbation transitoire de la pigmentation cutanée liée à une peau sèche et à une légère inflammation locale. Votre enfant peut aller à la piscine, partager sa serviette, se faire embrasser — sans aucun risque de transmission.

Comment différencier une dartre du vitiligo chez mon enfant ?

Les dartres sont des taches aux bords flous, de couleur blanc-grisâtre (jamais d’un blanc nacré pur), légèrement rugueuses, localisées sur les joues et les bras, qui disparaissent spontanément et surviennent chez un enfant en bonne santé. Le vitiligo donne des taches d’un blanc pur et brillant, aux bords nets et géométriques, souvent symétriques, qui s’étendent progressivement. En cas de doute, la lampe de Wood en consultation dermatologique permet de trancher facilement.

Les dartres disparaissent-elles d’elles-mêmes ?

Oui. Le pityriasis alba est spontanément résolutif dans la grande majorité des cas, en quelques mois à quelques années. La repigmentation naturelle se fait progressivement. Les traitements (émollients, dermocorticoïdes courts, tacrolimus) permettent d’accélérer ce processus et de réduire les récidives, mais ne sont pas indispensables si les lésions sont peu gênantes et que le diagnostic est certain.

Peut-on exposer un enfant qui a des dartres au soleil ?

Avec précautions, oui. Le soleil ne fait pas disparaître les dartres — il peut même aggraver le contraste en bronzant la peau saine autour des taches blanches, les rendant plus visibles. En revanche, un bronzage très progressif et bien protégé peut à terme aider à uniformiser la pigmentation. La règle est simple : crème SPF 50+ appliquée partout (y compris sur les zones touchées), éviter les heures de pleine intensité, rincer après chaque baignade et hydrater systématiquement.

Faut-il arrêter la piscine et la mer pendant les dartres ?

Non, il n’y a aucune contre-indication. La piscine et la mer n’aggravent pas les dartres en tant que telles. Ce qui les entretient, c’est le dessèchement de la peau — donc il suffit de rincer soigneusement à l’eau claire après chaque baignade, de bien sécher la peau, d’appliquer un émollient et de protéger du soleil avant de ressortir. Ces gestes simples suffisent dans la grande majorité des cas.

Voir aussi :
Taches blanches : toutes les causes
Vitiligo
Pityriasis versicolor
Eczéma atopique de l’enfant
Protection solaire
À propos du Dr Rousseau

Mis à jour le 25 mars 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.

PIEDS SECS : comment lutter contre les pieds secs ?

Pieds secs

Les pieds secs constituent un problème très fréquent

Causes


Les pieds secs peuvent être le signe d’un eczéma, d’un psoriasis, d’une mycose des pieds… et il faut donc consulter devant la découverte de pieds secs


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Complications

Les pieds secs peuvent se compliquer d’infections, de crevasses des pieds,  de corne des pieds

Lutter contre les pieds secs

 

Pour lutter contre les pieds secs, il convient tout d’abord d’éviter de les agresser avec des savons trop « décapants » tels que le savon de Marseille. Il est préférable d’utiliser des savons pour pieds secs de type surgras par exemple ou des « savons sans savon ».

Lorsqu’on a les pieds secs, il faut aussi éviter les bains et les douches très chauds et prolongés.

Enfin, il faut appliquer une crème ou un lait hydratant sur les pieds secs au moins une fois par jour (la meilleure période se situe après la toilette).

De même, il fait soigner la cause décelée par le médecin ( eczémapsoriasismycose des pieds…)


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PEAU SECHE : solution contre la peau sèche

Peau sèche : causes, remèdes et traitements efficaces

La peau sèche (ou xérose cutanée) est l’une des plaintes dermatologiques les plus fréquentes. Elle se manifeste par des tiraillements, des démangeaisons, (une peau sèche démange souvent) des squames et parfois des rougeurs. Si elle est souvent bénigne, une peau sèche persistante peut évoluer vers un eczéma — d’où l’importance d’agir tôt avec les bons soins.

Peau sèche résistante aux crèmes ou associée à des démangeaisons intenses ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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peau sèche xérose soin hydratation

Cet article en vidéo

Pourquoi la peau devient-elle sèche ?

La couche la plus superficielle de l’épiderme — la couche cornée — forme une barrière hydrolipidique constituée de débris de kératinocytes et de lipides (sébum). Cette barrière limite la perte en eau de la peau. Lorsqu’elle est altérée, la peau se déshydrate : c’est la xérose cutanée.

Plusieurs facteurs peuvent fragiliser cette barrière :

Cause Mécanisme
Froid, vent, chauffage L’air froid et sec et le chauffage central réduisent l’humidité ambiante et accélèrent l’évaporation cutanée
Vieillissement Production de lipides cutanés diminuée avec l’âge — la peau sénile est plus fine et plus sèche (xérose sénile)
Savons et douches chaudes Éliminent les huiles naturelles de la barrière cutanée
Eczéma, dermatite atopique Anomalie constitutionnelle de la barrière cutanée — peau sèche et sujette aux démangeaisons chroniques
Eau dure (calcaire), eau chlorée Irritation chronique de la barrière cutanée
Pollution, tabac, alcool Déshydratation systémique et dommages oxydatifs cutanés
Changement climatique brutal Les personnes originaires des pays tropicaux exposées à un froid sec ont souvent la peau très sèche

Quand consulter un médecin ?

🚨 Consultez un dermatologue si la peau sèche s’accompagne de :

— Rougeurs, démangeaisons intenses ou persistantes
— Fissures, crevasses ou saignements
— Résistance aux crèmes hydratantes après 2-3 semaines de soins réguliers
— Extension des lésions ou apparition de plaques épaissies

Ces signes peuvent indiquer un eczéma, un terrain atopique ou une autre affection cutanée nécessitant un traitement spécifique.

8 conseils pour lutter efficacement contre la peau sèche

1. Hydratez après chaque douche

Appliquez une crème émolliente ou un lait hydratant immédiatement après la douche, sur peau encore légèrement humide. Cette étape est la plus efficace car elle emprisonne l’eau dans la couche cornée avant qu’elle ne s’évapore. Pour les cas sévères, une séquence « lavage-émollient » est recommandée : appliquez une émulsion hydratante (type Dexéryl®) via un gant sur peau mouillée, puis rincez — la crème laisse un film protecteur même après le rinçage.

2. Adoptez des douches tièdes et courtes

Les douches chaudes prolongées éliminent les lipides naturels de la barrière cutanée. Optez pour une eau tiède (environ 33°C), limitez la durée à moins de 10 minutes, et tamponnez la peau avec la serviette plutôt que de frotter.

3. Choisissez un savon adapté

Évitez les savons décapants comme le savon de Marseille. Préférez les syndets (savons sans savon) ou les savons surgras qui respectent la barrière cutanée. Mieux encore : limitez le savon aux zones « stratégiques » (visage, mains, plis axillaires et intimes) et lavez le reste du corps à l’eau tiède seule — sauf en cas de salissure importante. Évitez les gels douche moussants utilisés sur tout le corps. Les huiles lavantes de bain sont souvent très intéressantes pour les peaux sèches.

4. Maintenez une bonne hydratation interne

Boire suffisamment d’eau contribue à l’hydratation cutanée. Évitez l’alcool et le tabac qui déshydratent l’organisme et altèrent la qualité de la barrière cutanée.

5. Humidifiez votre intérieur en hiver

Le chauffage central produit un air très sec qui aggrave la xérose. Maintenez la température ambiante autour de 19°C maximum et utilisez un humidificateur d’air pour maintenir un taux d’humidité suffisant. Une aération quotidienne de quelques minutes renouvelle l’air et régule l’hygrométrie.

6. Portez des vêtements en fibres naturelles (sauf la laine)

Le coton, le lin et la soie permettent à la peau de respirer et réduisent les frottements irritants. Évitez les matières synthétiques et la laine directement sur la peau — même douce, la laine peut être irritante pour les peaux sèches ou atopiques.

7. Évitez les irritants cutanés

  • Produits de soin contenant alcool ou parfums synthétiques
  • Piscine chlorée — l’eau chlorée aggrave significativement la sécheresse cutanée
  • Eau calcaire — un adoucisseur d’eau peut être bénéfique dans les zones à eau très dure
  • Lessives et détergents agressifs — préférez les formules hypoallergéniques

8. Ne vous grattez pas

Le grattage aggrave l’irritation, favorise les surinfections et peut déclencher un eczéma sur fond de peau sèche. En cas de démangeaisons intenses, un antihistaminique oral peut aider temporairement — consultez votre médecin.

Traitements médicaux de la peau sèche sévère

Quand les soins à domicile ne suffisent pas, le dermatologue peut proposer :

  • Émollients sur prescription — crèmes plus riches ou à base d’urée (10-20%) pour les xéroses sévères et ichtyoses
  • Dermocorticoïdes — en cas de poussée d’eczéma sur peau sèche, pour calmer l’inflammation
  • Inhibiteurs de calcineurine topiques (Protopic®, Elidel®) — pour les zones sensibles comme le visage
  • Photothérapie UVB — pour les xéroses associées à un psoriasis ou eczéma étendu
  • Antihistaminiques oraux — pour contrôler les démangeaisons nocturnes
  • Biothérapies (dupilumab, tralokinumab) — pour les dermatites atopiques sévères de l’adulte résistant aux traitements classiques

Prévenir la récidive de la peau sèche

  • Appliquez un hydratant quotidiennement — même en dehors des poussées, pour maintenir la barrière cutanée
  • Anticipez l’hiver — commencez les soins hydratants intensifs dès l’automne
  • Protégez-vous du soleil — les UV dégradent aussi la barrière cutanée
  • Adoptez une alimentation équilibrée riche en acides gras essentiels (oméga-3 : poissons gras, noix) et vitamines (A, C, E)
  • Gérez le stress — le stress peut déclencher ou aggraver les poussées de peau sèche et d’eczéma

Articles associés

Sources

Questions fréquentes sur la peau sèche

Pourquoi ma peau est-elle sèche même en été ?

La peau sèche n’est pas réservée à l’hiver. En été, la climatisation produit un air aussi sec que le chauffage central. L’exposition au soleil, à l’eau chlorée des piscines et aux douches fréquentes peuvent aggraver la xérose. Si votre peau est sèche toute l’année malgré des soins réguliers, une cause sous-jacente (dermatite atopique, hypothyroïdie, carence nutritionnelle) doit être recherchée par un médecin.

Quelle est la meilleure crème pour peau sèche ?

Il n’existe pas de crème universelle — le choix dépend du degré de sécheresse. Pour une xérose légère, un lait hydratant à base de glycérine ou d’acide hyaluronique suffit. Pour une peau très sèche, privilégiez des crèmes riches émollientes (type Dexéryl®, Cérat de Galien, A-Derma Exomega) appliquées sur peau encore humide. En cas de peau très sèche et épaissie, une crème à l’urée (5-10%) peut être prescrite.

La peau sèche peut-elle devenir de l’eczéma ?

Oui. Une peau sèche chronique dont la barrière est altérée est plus vulnérable aux allergènes et irritants — ce qui peut déclencher un eczéma de contact ou aggraver une dermatite atopique. C’est pourquoi les soins hydratants réguliers ne sont pas seulement un confort mais une vraie prévention.

Faut-il s’hydrater même si on n’a pas la peau sèche ?

Oui, surtout en hiver et après 40 ans. L’hydratation quotidienne entretient la barrière cutanée et prévient la xérose avant qu’elle ne s’installe. Une simple crème légère après la douche suffit pour les peaux normales en dehors de l’hiver. Pour les peaux mixtes ou grasses, des formules non-comédogènes légères existent.

Le savon de Marseille est-il bon pour la peau sèche ?

Non. Malgré sa réputation naturelle, le savon de Marseille est très alcalin et décapant — il élimine les lipides protecteurs de la barrière cutanée et aggrave la sécheresse. Pour les peaux sèches, il faut lui préférer des syndets (barres ou gels « sans savon ») ou des savons surgras spécialement formulés pour peaux sensibles.


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CREMES ANTI RIDES POUR peau seche : quelle creme anti rides pour peau seche

Crème anti ride pour peau seche

La peau seche (ou xérose) est caractérisée notamment par unefragilité de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) qui sert de barrière cutanée vis-à-vis des substances extérieures.
La peau seche aura donc tendance à s’affiner, à s’irriterfacilement, à desquamer voire à développer de l’eczema


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La peau seche supporte mal les agressions (le froid, la sécheresse de l’air, l’eau chaude, les savons « décapants »… )

La peau seche se creuse donc souvent de rides fines et présentes en grand nombre. La peau seche aura donc besoin d’une creme anti rides luttant contre la sécheresse de la peau et l’aidant à lutter contre les agressions exterieures, mais aussi d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme le soleil.

Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau sèche ?

La creme anti rides destinee a la peau seche comportera notamment :

Des substances ayant pour but de protéger la peau seche du soleil :

Le soleil est un facteur aggravant à la fois le vieillissement de la peau, mais aussi l’affinement des peaux sèches : une peau seche régulièrement exposée au soleil a souvent tendance à être encore plus fine. La creme anti rides pour peau seche contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15

La ceme anti rides pour peau seche contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )

Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :

L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour la peau sèche et les peaux seches supporteront donc assez mal les substances exfoliantes. Mieux vaut donc que leur concentration et leur nombre soient faibles dans une creme anti rides pour peau seche

 

 

Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau seche

En général, la creme anti rides pour peau seche est de texture plutotriche en actifs hyratants afin de lutter contre la xérose. Voir les conseils en cas de peau seche.


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