CHLAMYDIA : clamidia trachomatis, symptomes chez l’homme et la femme

Chlamydia

Infection sexuellement transmissible

Chlamydia trachomatis est une bactérie intracellulaire (elle vit dans les cellules des muqueuses) dont il existe de nombreux sérotypes. Les sérotypes D à K sont responsables d’infections sexuellement transmissibles.

L’infection à chlamydia augmente régulièrement.

Cette infection sexuelle est en effet souvent asymptomatique dans les deux sexes (on ne sait pas qu’on est infecté car on n’a aucun symptome), ce qui favorise la diffusion de l’infection lors des rapports sexuels non protégés par le préservatif. Chez la femme, l’infection à clamidia peut provoquer stérilité, grossesse-extra-utérine, douleurs abdominales basses…

Symptomes

Chez l’homme

Chlamydia trachomatis est le principal agent des urétrites (trou de la verge qui gratte ou brule) non gonococciques

L’incubation dure en moyenne 10 à 15 jours après le rapport sexuel contaminant mais est en fait assez variable, de quelques jours à quelques mois

Parfois peu ou pas de symptomes

Seuls la moitié des personnes atteintes ont des symptomes de trou de la verge qui gratte, les autres n’ont pas de symptomes, ce qui fait que la transmission est fréquente et qu’on estime que 10% de la population sexuellement active est atteinte. En cas de symptomes, il existe alors le plus souvent un écoulement clair par le trou de la verge et des brulures en urinant

Diagnostic

La sérologie (prise de sang) n’a pas grand intérêt dans le diagnostic des
urétrites à chalmydiae car il existe des réactions croisées avec Chlamydia pneumoniae, responsable d’infections pulmonaires et on peu difficilement distinguer une infection ancienne d’une infection récente.

Les prélèvements endo-urétraux obtenus par grattage dans l’uretre à l’aide d’un écouvillon dont une référence mais ils sont douloureux.

On pratique donc le plus souvent des tests d’amplification génique par PCR, sur le premier jet d’urine (10 à 20 ml, au moins 3 heures après la dernière miction) chez l’homme, et sur prélèvement vaginal chez la femme.

Complications

Environ la moitié des orchiépididymites (infection des testicules) du sujet jeune sont dues à chamydia, et c’est la complication la plus fréquente de l’uretrite avec le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter

Chez la femme

Chlamydia provoque des infections du col de l’utérus, qui provoquent des pertes blanches ou jaunes

La femme infectée par Chlamydia peut aussi avoir des brulures urinaires, des douleurs lors des rapports, un léger saignement qui tache la culotte, appelé « spotting »

Parfois peu ou pas de symptomes…

Cependant, l’atteinte à chlamydia est sans symptomes dans plus de la moitié des cas. Ainsi, l’atteinte à chlamydia est souvent découverte lors de l’examen gynécologique de routine.

Complications

La complication majeure de l’infection à chlamydia est la salpingite (infection de la trompe), beaucoup plus souvent subaiguë ou chronique qu’aiguë, ce qui fait qu’elle est souvent de diagnostic tardif et difficile car la patiente n’a souvent que des douleurs abdominales basses, notamment au moment des règles.

La salpingite chronique est redoutable car elle expose au risque de stérilité (dite tubaire) et de grossesse extra-utérine, car les trompes se « bouchent » à cause de l’infection.

Chlamydia est responsable de la moitie des salpingites chez les femmes jeunes et de 70 % des stérilités tubaires.

Diagnostic

La sérologie (prise de sang) n’a pas grand intérêt dans le diagnostic des
urétrites à chlamydiae car il existe des réactions croisées avec Chlamydia pneumoniae, responsable d’infections pulmonaires et on peu difficilement distinguer une infection ancienne d’une infection récente.

Les prélèvements vaginaux faits par le gynécoloque près du col en cas de symptomes à l’examen au spéculum, ou par auto-prélèvement endo-vaginal par la patiente, en l’absence de symptomes (à titre de dépistage) permettent de réaliser des tests d’amplification génique par PCR.

Traitement de chlamydia

Traitement du ou des partenaires sexuels

Le traitement doit concerner tous les partenaires sexuels qui feront l’objet d’un examen par le médecin

On recommande l’abstinence sexuelle ou les rapports protégés par préservatif avec le ou les partenaires jusqu’à 7 jours après la fin du traitement.

Bilan d’infection sexuellement transmissible

Recherche de co infection par syphilis, VIH…

Comprimés

On utilise soit
• doxycycline per os : 100 mg x 2/jour pendant 7 jours
• azithromycine : 1 g par voie orale en dose unique

En cas d’allergie on peut utiliser l’érythromycine (500 mg x 4 fois par jour pour 7 jours) ou de l’ofloxacine (200 mg x 2 fois par jour pour 7 jours).
Chez les femmes jeunes, on recommande de contrôler la PCR entre 1 à 6 mois après le traitement.

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