Dernière mise à jour : 8 juillet 2026
Mis à jour le 3 juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
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Les morpions (Phtirius pubis, poux du pubis) sont des parasites de 1 à 2 mm qui s’accrochent aux poils pubiens et provoquent des démangeaisons intenses, surtout nocturnes. Le signe le plus évocateur est la présence de petits points brun-grisâtres sur les poils ou de taches brunes sur le sous-vêtement. La transmission est principalement sexuelle – le préservatif ne protège pas. Le traitement repose sur 4 axes simultanés : insecticide local (deux applications à J0 et J7–J10), rasage des poils infestés, désinfection du linge, et traitement systématique du ou des partenaires. L’erreur la plus fréquente : ne traiter que soi-même et oublier le linge – l’infestation récidive inévitablement dans ce cas.
Ces infestations font partie des infections sexuellement transmissibles dont on parle peu, souvent par gêne, alors qu’elles se traitent facilement lorsqu’on s’y prend correctement. Le problème, c’est que les erreurs sont fréquentes : traitement incomplet, partenaires oubliés, linge non désinfecté, recontamination inévitable. Cette page vous donne toutes les clés pour comprendre, diagnostiquer et vous débarrasser définitivement des morpions – avec le regard d’un dermatologue-vénérologue.

Sommaire
- Qu’est-ce qu’un morpion ? Biologie de Phtirius pubis
- Comment attrape-t-on des morpions ?
- Symptômes : ce que vous allez ressentir et voir
- Comment le médecin pose-t-il le diagnostic ?
- Morpions et bilan IST : pourquoi c’est indispensable
- Traitement complet : les 4 axes simultanés
- Les 6 erreurs qui font échouer le traitement
- Morpions et rasage intégral : une espèce en voie de disparition ?
- Questions fréquentes
- Références scientifiques
Qu’est-ce qu’un morpion ? Biologie de Phtirius pubis
Le morpion est un insecte parasite de la famille des anoploures dont le nom scientifique est Phtirius pubis (ou Phtirius inguinalis). Il fait partie de la grande famille des poux, mais se distingue nettement du pou de tête (Pediculus humanus capitis) par sa morphologie trapue, quasi circulaire, qui lui vaut le surnom de « crabe ». C’est ce corps en forme de crabe, avec ses robustes pattes postérieures en crochet, qui lui permet de s’agripper solidement aux poils – en particulier aux poils épais et courts du pubis.
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Taille | 1 à 2 mm – visible à l’œil nu, mais souvent confondu avec une croûte ou une squame |
| Couleur | Gris-brun translucide ; devient rougeâtre après un repas sanguin |
| Mode de nutrition | Hématophage : enfonce sa tête dans la peau pour sucer le sang plusieurs fois par jour |
| Ponte | La femelle pond 1 à 3 lentes par jour, solidement collées à la base des poils par une colle naturelle résistante à l’eau |
| Cycle de vie | Œuf → larve (3 stades) → adulte en 2 à 3 semaines ; durée de vie de l’adulte : 1 mois environ |
| Survie hors hôte | 24 à 48 heures maximum hors de la chaleur corporelle – il ne survit pas longtemps sur les surfaces froides |
| Mobilité | Marche uniquement – ne saute pas, ne vole pas |
Les morpions infestent préférentiellement les poils pubiens, mais peuvent coloniser d’autres zones pileuses : les aisselles, le thorax, la barbe, les sourcils et, dans les cas les plus étendus, les cils. En revanche, ils ne colonisent jamais les cheveux (trop fins et lisses pour leurs crochets). Pour les poux de tête, consultez notre article dédié : poux et lentes.
Comment attrape-t-on des morpions ?
La transmission se fait principalement par contact direct peau à peau, lors d’un rapport sexuel. Le parasite rampe d’un poil à l’autre lors du contact intime – il lui faut une simple seconde pour passer d’un corps à l’autre. Le préservatif ne protège pas, car il ne couvre pas la zone pubienne où siègent les poils infestés.
La transmission indirecte, par la literie ou les vêtements, est possible mais nettement moins fréquente – elle nécessite un contact récent avec des textiles contaminés et encore chauds.
Les animaux de compagnie ne transmettent pas les morpions : Phtirius pubis est un parasite strictement humain – la désinfection des animaux est inutile.
L’hygiène n’est pas un facteur protecteur : un soin corporel irréprochable ne protège en rien contre la contamination. Les morpions n’ont aucun lien avec la propreté.
Facteurs de risque : partenaires sexuels multiples, rapports sexuels sans préservatif (qui ne protège de toute façon pas la zone pubienne), contact avec de la literie fraîchement utilisée par une personne infestée.
Symptômes : ce que vous allez ressentir et voir
La période d’incubation – entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes – est de quelques jours à 3 semaines lors d’une première infestation. En cas de réinfestation chez une personne déjà sensibilisée, les démangeaisons peuvent apparaître dans les 24 à 48 heures.
| Signe | Description | Valeur diagnostique |
|---|---|---|
| Prurit pubien intense | Démangeaisons surtout nocturnes, aggravées par la chaleur | Signe principal, présent dans la quasi-totalité des cas |
| Lentes visibles | Petits œufs blanchâtres ou grisâtres, solidement fixés à la base des poils pubiens | Très évocateur – confirme l’infestation active |
| Parasites visibles | Petits points brun-grisâtres (1–2 mm) accrochés aux poils, difficiles à déloger | Pathognomonique – signe le diagnostic |
| Macules cœrulées | Taches bleutées-ardoisées de 3 à 10 mm sur la peau aux points de piqûre (taches bleuâtres de Alibert) | Évocateur mais inconstant ; dues à la décomposition de l’hémoglobine par la salive du parasite |
| Excoriations et irritation | Boutons du pubis, petites plaies de grattage, inflammation locale | Non spécifique – secondaire au grattage |
| Taches de rouille sur le sous-vêtement | Petites taches brunes sur le tissu, correspondant aux déjections du parasite mêlées de sang | Signe indirect, souvent le premier remarqué |

Comment le médecin pose-t-il le diagnostic ?
Le diagnostic de phtirose pubienne est avant tout clinique. Il repose sur la mise en évidence directe des parasites ou de leurs œufs. En pratique :
- L’examen à la loupe ou à l’œil nu, en bonne lumière, sur les poils pubiens suffit souvent à identifier les adultes (brun-grisâtres, trapus) et les lentes (blanchâtres, solidement fixées à la tige du poil) ;
- La dermatoscopie est un appoint précieux : le Phtirius pubis présente au dermatoscope un aspect très caractéristique, avec le corps brun translucide et les pattes en crochet clairement visibles – elle permet aussi de distinguer les lentes viables (translucides, près de la peau) des lentes mortes ou éclosées (opaques, plus éloignées de la peau) ; une publication récente (2025) décrit même un signe fluorescent spécifique en dermoscopie UV, dénommé le « glowing crab louse sign » ;
- En cas de doute, un prélèvement microscopique du parasite ou d’une lente permet une identification formelle.
En téléconsultation, des photos de bonne qualité des poils pubiens en lumière rasante permettent souvent d’identifier les parasites. Le Dr Rousseau utilise cette approche régulièrement.
Morpions et bilan IST : pourquoi c’est indispensable
La présence de morpions est un marqueur de risque sexuel. Les recommandations européennes (JEADV 2017) préconisent de proposer systématiquement un bilan IST complet devant tout diagnostic de phtirose pubienne. En effet, des infections sexuellement transmissibles plus graves peuvent être présentes de façon silencieuse chez la même personne.
Dépistage : chlamydia et gonocoque (PCR urinaire ou prélèvement génital selon les symptômes)
Ce bilan peut être prescrit lors de la consultation et réalisé dans n’importe quel laboratoire d’analyses médicales.
Traitement complet : les 4 axes simultanés
Le traitement des morpions ne se résume pas à une simple application d’un spray insecticide. Il repose sur 4 axes qui doivent tous être menés en parallèle – oublier l’un d’eux, c’est s’exposer à une recontamination quasi certaine.
| Axe | Action | Timing |
|---|---|---|
| 1. Partenaires | Traitement identique chez TOUS les partenaires sexuels récents (3 derniers mois) | J0, simultanément |
| 2. Insecticide | Application sur la zone infestée (pubis, aisselles si concernées) | J0 ET J7–J10 |
| 3. Linge | Lavage draps, vêtements, serviettes à 60°C minimum | J0, en même temps |
| 4. Bilan IST | VIH, syphilis, hépatites B/C, chlamydia, gonocoque | Dans les jours suivants |
Axe 1 – Traiter toutes les personnes concernées en même temps
Tous les partenaires sexuels des 3 derniers mois doivent être informés et traités simultanément, même en l’absence de symptômes. L’incubation silencieuse peut durer plusieurs semaines – votre partenaire peut être infesté sans le savoir et vous recontaminer. Il faut également traiter les personnes du foyer ayant partagé la literie ou les vêtements.
Axe 2 – Les insecticides locaux disponibles
Plusieurs molécules sont disponibles en pharmacie :
| Produit | Molécule active | Mode d’application | Particularités |
|---|---|---|---|
| SPRAY PAX® | Pyréthrine naturelle | Spray sur la zone infestée, temps de pose 10 min, rincer | Traitement de référence historique ; disponibilité variable en officine |
| TOPISCAB® | Perméthrine 5% | Application sur la zone, laisser 10 minutes, rincer | Hors AMM dans cette indication ; utilisable pendant la grossesse et l’allaitement – voir fiche Topiscab® |
| PRIODERM® | Malathion | Application, laisser en place 12 heures, rincer | 2e intention ; contre-indiqué en cas d’asthme ; odeur forte |
| Vaseline / huile minérale | Occlusion mécanique | Application épaisse sur les cils, 2 fois/jour, 8 à 10 jours | Traitement de choix pour les morpions des cils – asphyxie le parasite sans risque oculaire |
| STROMECTOL® (ivermectine) | Ivermectine orale | 250–400 µg/kg en 1 prise, répétée à J7–J10 | Hors AMM ; réservé aux formes résistantes ou étendues ; ordonnance médicale nécessaire – voir ivermectine |
Axe 3 – Le rasage de la zone infestée
Le rasage complet des poils de la zone infestée est fortement recommandé. Il supprime l’habitat du parasite, élimine mécaniquement les lentes accrochées aux poils et améliore l’efficacité des insecticides locaux en réduisant leur surface d’application. Sans poils, les morpions ne peuvent ni se nourrir correctement, ni se reproduire, ni pondre. Attention toutefois aux poils incarnés, complication possible du rasage pubien.
Axe 4 – La désinfection du linge et des objets
| Objet | Méthode de désinfection |
|---|---|
| Vêtements, draps, taies, serviettes lavables à 60°C | Lavage à 60°C minimum – température létale pour le parasite et les lentes |
| Textiles non lavables à 60°C (pulls, manteaux…) | Isoler dans un sac plastique fermé pendant 3 jours minimum – le parasite meurt sans hôte |
| Brosses, tondeuses, rasoirs, peignes | Trempage dans l’eau à 65°C pendant 10 minutes |
| Matelas, canapés, moquettes | Aspiration soigneuse suffit – la désinfection chimique des locaux est inutile |
| Animaux de compagnie | Aucun traitement nécessaire – Phtirius pubis ne survit pas sur les animaux |
Les 6 erreurs qui font échouer le traitement
- Ne traiter que soi-même – sans prévenir ni traiter les partenaires sexuels : recontamination garantie dans les jours qui suivent.
- Ne pas renouveler le traitement insecticide à J7–J10 – les lentes survivantes donnent de nouveaux adultes en une semaine.
- Oublier de désinfecter le linge – notamment la literie, les sous-vêtements et les serviettes utilisés dans les 3 jours précédant le traitement.
- Omettre de traiter les zones secondaires – aisselles, thorax, sourcils, voire cils si la démangeaison s’y est étendue.
- Reprendre une activité sexuelle avant la guérison complète – attendre que vous et votre partenaire ayez terminé le double traitement (J0 + J7–J10).
- Confondre démangeaisons résiduelles et échec du traitement – le prurit peut persister 1 à 2 semaines après l’éradication complète des parasites, par réaction inflammatoire de la peau aux piqûres. Ce n’est pas une recontamination.
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Morpions et rasage intégral : une espèce en voie de disparition ?
C’est une observation épidémiologique documentée : plusieurs études publiées depuis les années 2000 rapportent une diminution significative du nombre de cas de phtirose pubienne dans les pays occidentaux, corrélée à l’augmentation de la pratique du rasage ou de l’épilation intégrale du pubis. Les services de dermatologie et de médecine sexuelle nord-américains, australiens et britanniques ont tous rapporté cette tendance.
La logique biologique est simple : sans poils pour s’y accrocher et pondre, Phtirius pubis ne peut ni survivre, ni se reproduire. Un pubis entièrement épilé constitue un environnement hostile au parasite. Certains auteurs évoquent même un risque d’extinction locale de l’espèce dans les populations à forte prévalence de l’épilation intégrale – une curiosité épidémiologique sans précédent.
Pour autant, le rasage ou l’épilation ne constituent pas une méthode de prévention à recommander de façon systématique : ils n’ont pas d’effet démontré sur les autres IST, peuvent provoquer des complications (poils incarnés, folliculite, microtraumatismes favorisant la transmission d’autres agents infectieux), et relèvent avant tout d’un choix personnel.
Pour aller plus loin :
- Poux de tête et lentes – traitement et prévention
- Gale – l’autre grande infestation cutanée par contact
- Ivermectine – traitement des poux et de la gale
- Topiscab® (perméthrine) – utilisable aussi hors AMM dans les morpions
- Boutons du pubis qui démangent – le diagnostic différentiel complet
- Rougeurs sur le sexe – orientation diagnostique
- Les démangeaisons persistent malgré deux cycles de traitement complets (résistance ou réinfestation)
- Présence de lésions surinfectées (croûtes, pus, lymphangite)
- L’ensemble des partenaires sexuels récents n’a pas pu être traité
- Apparition chez un enfant (évoquer et exclure un abus sexuel)
- Grossesse – adapter le traitement (perméthrine privilégiée, ivermectine contre-indiquée)
Téléchargez un guide complet au format PDF :
Questions fréquentes sur les morpions
Comment savoir si on a des morpions ?
Le signe principal est une démangeaison intense du pubis, surtout la nuit. En observant attentivement les poils pubiens à la lumière vive, on peut voir de petits parasites brun-grisâtres (1–2 mm) accrochés aux poils, ainsi que des lentes (petits œufs blanchâtres ou grisâtres) fermement fixées à leur base. Des petites taches brunes sur le sous-vêtement – dues aux déjections du parasite mêlées de sang – sont parfois le premier signe remarqué. Un dermatologue confirme le diagnostic en quelques secondes à la loupe ou au dermatoscope.
Est-ce qu’on peut attraper des morpions sans rapport sexuel ?
C’est rare mais possible – via la literie fraîchement contaminée ou les vêtements d’une personne infestée. La transmission sexuelle reste cependant de loin la voie principale. On ne peut pas attraper des morpions sur une cuvette de toilettes : le parasite ne survit pas sur une surface froide sans hôte humain pour le réchauffer.
Combien de temps faut-il pour se débarrasser des morpions ?
Avec un traitement bien conduit – insecticide local à J0 et à J7–J10, rasage, désinfection du linge, traitement simultané du ou des partenaires – l’infestation est éradiquée en environ 2 semaines. Les démangeaisons peuvent persister 1 à 2 semaines supplémentaires malgré la disparition des parasites, par réaction inflammatoire résiduelle de la peau aux piqûres.
Les morpions sont-ils dangereux pour la santé ?
Les morpions eux-mêmes ne transmettent pas de maladies graves directement. Leur principal danger est indirect : leur présence signale un risque d’autres infections sexuellement transmissibles et impose un bilan IST complet (VIH, syphilis, hépatites B et C, chlamydia, gonocoque). Par ailleurs, le grattage intense peut provoquer des excoriations susceptibles de se surinfecter par des bactéries.
Le préservatif protège-t-il des morpions ?
Non. Le préservatif ne protège pas des morpions car il ne couvre pas la zone pubienne où se trouvent les poils infestés. La transmission se fait par contact de peau à peau lors de l’intimité, et non par contact avec les muqueuses génitales. Seul l’évitement du contact avec une personne infestée réduit le risque de contamination.
Peut-on avoir des morpions sur les cils sans atteinte pubienne ?
Oui, notamment chez les enfants ou les adultes ayant des rapports orogénitaux exclusifs. Une phtirose des cils se manifeste par une irritation et un prurit des paupières, avec des petits points bruns visibles sur les cils à l’examen attentif. Le traitement repose sur des applications de vaseline épaisse 2 fois par jour pendant 8 à 10 jours. Chez l’enfant, ce tableau doit faire rechercher un possible abus sexuel.
Que faire si le traitement n’a pas marché et que les morpions reviennent ?
Les 6 causes les plus fréquentes de récidive sont : (1) une seule application d’insecticide au lieu de deux (J0 + J7–J10), (2) le ou les partenaires non traités simultanément, (3) le linge de lit et les vêtements non désinfectés, (4) un nouveau contact sexuel avec une personne non traitée, (5) des morpions présents sur d’autres zones (aisselles, sourcils, cils) non traitées, (6) une résistance à la perméthrine. En cas d’échec avéré après deux cycles bien conduits, un dermatologue peut prescrire l’ivermectine orale (STROMECTOL®), efficace même en cas de résistance aux insecticides locaux.
Les morpions peuvent-ils se transmettre à mes enfants ?
La transmission à un enfant par voie non sexuelle est exceptionnelle et se limite à la literie ou aux vêtements. En cas de phtirose chez un enfant prépubère, en particulier si elle touche les cils ou le pubis, une transmission sexuelle doit être évoquée et une consultation médicale urgente est indispensable. Chez l’adulte, il n’y a pas de risque de contamination en partageant un repas ou en embrassant un enfant.
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Références scientifiques
- Vandergriendt C, Thomas DR, Bragg B. Pediculosis Pubis. In: StatPearls [Internet]. Treasure Island (FL): StatPearls Publishing; 2023. PMID 30570999
- Sundnes KO, Haugen T, Nilsen AB. European guideline for the management of pediculosis pubis. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(9):1425–1428. PMID 28714128
- Dholakia S, Buckley W, Bennett B, et al. Pubic lice: an endangered species? Sex Transm Dis. 2014;41(6):388–391. PMID 24825333
- Ko CJ, Elston DM. Pediculosis. J Am Acad Dermatol. 2004;50(1):1–12. PMID 14699358
- Varela JA, Otero L, Espinosa E, et al. Phthirus pubis in a sexually transmitted diseases unit. Sex Transm Dis. 2003;30(4):292–296. PMID 12671551
Source : HAS – Infections sexuellement transmissibles (IST) – recommandations de dépistage
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est-il possible d’attraper des morpions sans rapport sexuel?
la contamination nécessite un contact intime avec le morpion, classiquement par voie sexuelle, mais on peut imaginer que l’échange de sous vetements, l’utilisation d’une serviette souillée peu de temps après la personne contaminée… puissent être contaminants?