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Tache sur la peau qui ne part pas : quand s’inquiéter d’un cancer cutané ?
Mis à jour le 12 juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin spécialiste exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée aux données acquises de la science (PubMed, HAS).
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Une tache sur la peau qui ne guérit pas, qui persiste depuis plusieurs semaines ou mois, qui résiste aux traitements habituels ou qui évolue lentement sans cause évidente – c’est l’un des signaux d’alerte les plus importants en dermatologie. Si la grande majorité des taches persistantes sont bénignes, certaines correspondent à des lésions précancéreuses ou à des cancers cutanés débutants – kératose actinique, carcinome basocellulaire superficiel, mélanome in situ, maladie de Bowen – dont le diagnostic précoce est décisif pour le pronostic. La règle est simple : toute tache qui dure plus de 3 à 4 semaines sans explication claire mérite un examen dermatologique.
💡 Rappel : cet article est centré sur les taches persistantes et suspectes. Pour une vue d’ensemble de toutes les taches cutanées (rouges, blanches, brunes, bleues), voir l’article tache sur la peau : causes et diagnostic.
Sommaire :
Signaux d’alerte |
Kératose actinique |
Carcinome basocellulaire superficiel |
Maladie de Bowen |
Mélanome et lentigo malin |
Taches bénignes persistantes |
Comment le dermatologue examine |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes
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Signaux d’alerte – quand une tache persistante devient suspecte
Toutes les taches qui ne guérissent pas ne sont pas cancéreuses, loin de là – mais certains signes doivent conduire à consulter sans délai. Voici les huit situations qui ne doivent pas être banalisées :
- Durée supérieure à 3-4 semaines sans cause identifiable (trauma, allergie connue, infection évidente)
- Résistance à un traitement bien conduit – une tache traitée comme un eczéma ou une mycose qui ne répond pas doit faire évoquer un autre diagnostic
- Évolution progressive – agrandissement lent, modification de couleur ou de relief, même minime
- Saignement spontané ou au moindre frottement, même ponctuel
- Croûte récidivante – qui se reforme après cicatrisation apparente
- Surface rugueuse ou kératosique persistante sur une zone exposée au soleil
- Tache brune qui change – asymétrie, bords irréguliers, couleurs multiples (règle ABCDE)
- Localisation à risque – visage, oreilles, cuir chevelu, lèvres, mains, avant-bras, décolleté (zones chroniquement exposées)
Kératose actinique – la lésion précancéreuse la plus fréquente
La kératose actinique est la lésion précancéreuse cutanée la plus répandue dans les pays à peau claire. Elle est directement causée par l’accumulation d’expositions solaires au fil des années – c’est, en quelque sorte, la marque durable que le soleil laisse sur la peau quand le capital UV est dépassé.
À quoi ressemble-t-elle concrètement ?
La kératose actinique se présente comme une tache rouge ou rosée, à surface rugueuse et kératosique – on la sent souvent mieux qu’on ne la voit en passant le doigt dessus. Elle peut être unique ou, plus souvent, multiple. Elle siège sur les zones chroniquement exposées : visage (front, tempes, nez, lèvre inférieure), oreilles, cuir chevelu des chauves, mains, avant-bras, décolleté. Elle peut parfois former une corne cutanée, projection kératosique verticale bien visible.
Pourquoi elle ne « part » jamais d’elle-même
La kératose actinique est liée à une mutation des kératinocytes induite par les UV. Ces cellules modifiées ne reviennent pas spontanément à la normale – la tache ne disparaît pas avec une crème hydratante ni avec le temps. Elle peut rester stable pendant des années ou évoluer en carcinome épidermoïde (spinocellulaire) invasif dans environ 5 à 10 % des cas. Le risque est d’autant plus élevé que les lésions sont nombreuses et que le sujet est immunodéprimé.
Comment le dermatologue la traite
Le dermatologue confirme le diagnostic à la dermoscopie – l’aspect caractéristique en « fraise » (vaisseaux rouges autour des ostiums folliculaires) est souvent suffisant – et propose un traitement adapté au nombre et à l’étendue des lésions : cryothérapie à l’azote liquide pour les lésions isolées, imiquimod (Aldara®) ou 5-fluorouracile (Efudix®) en crème pour les lésions multiples ou le champ de cancérisation, photothérapie dynamique pour les formes étendues. L’objectif est d’éliminer les cellules mutées avant qu’elles ne deviennent invasives.
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Carcinome basocellulaire superficiel – le cancer qui ressemble à une tache
Le carcinome basocellulaire est le cancer de la peau le plus fréquent. Sa forme superficielle est celle qui ressemble le plus à une simple tache bénigne – et qui est donc le plus souvent méconnue pendant des mois, parfois des années, avant d’être correctement identifiée.
Comment le reconnaître
Le carcinome basocellulaire superficiel se présente comme une plaque rosée ou rouge, légèrement squameuse, à bords finement perlés – un liseré translucide en périphérie, visible à la loupe ou en dermoscopie. Il est fréquemment pris pour un eczéma localisé, un psoriasis ou une mycose cutanée. Il siège de préférence sur le tronc, les épaules et les membres, mais peut aussi toucher le visage.
Les signes qui doivent orienter vers ce diagnostic :
- Tache rosée du tronc résistant à la cortisone et aux antifongiques
- Plaque qui s’étend très lentement sur des mois à des années
- Bord légèrement surélevé ou perlé, visible en plissant les yeux ou sous bonne lumière
- Saignement ponctuel au frottement, même minime
- Croûte récidivante au centre de la lésion
Pronostic et prise en charge
Le carcinome basocellulaire est un cancer localement invasif mais à très faible risque métastatique lorsqu’il est traité à temps. Il ne guérit pas seul – sans traitement, il s’étend progressivement en profondeur et en superficie, rendant l’intervention de plus en plus complexe. Le traitement de référence est l’exérèse chirurgicale avec marges de sécurité. La cryothérapie et l’imiquimod sont envisageables pour les formes très superficielles. La chirurgie de Mohs est réservée aux localisations difficiles (nez, oreilles, paupières, tempes).
Maladie de Bowen – le « psoriasis qui ne guérit pas »
La maladie de Bowen est un carcinome épidermoïde in situ – c’est-à-dire un cancer limité à l’épiderme, qui n’a pas encore envahi le derme. Elle peut rester au stade in situ pendant des années, parfois plus d’une décennie, avant de se transformer en carcinome invasif.
Un diagnostic souvent retardé
Elle se présente comme une plaque rouge ou rosée, bien délimitée, squameuse ou croûteuse, à croissance lente et régulière. Elle peut ressembler à un psoriasis localisé, à un eczéma nummulaire ou à une dermatophytie – d’où son surnom populaire de « psoriasis qui ne guérit pas ». Elle siège souvent sur les membres inférieurs chez la femme, sur le visage et les zones exposées chez les deux sexes.
Ce qui doit alerter : une plaque squameuse isolée, unique, stable dans sa forme mais immuablement présente, résistant à plusieurs lignes de traitement (cortisone, antifongiques). La surface peut être irrégulière, parfois érodée ou légèrement saignante en son centre.
Le traitement repose selon l’étendue sur l’exérèse chirurgicale, la cryothérapie, le 5-fluorouracile en crème ou la photothérapie dynamique – toujours après confirmation histologique par biopsie.
Mélanome et lentigo malin – quand la tache brune devient dangereuse
Le mélanome est le cancer de la peau le plus grave en raison de sa capacité à métastaser. Son pronostic est directement lié au stade au moment du diagnostic : détecté tôt, avec un indice de Breslow inférieur à 1 mm, il est guérissable dans plus de 90 % des cas par simple exérèse. Diagnostiqué tardivement, après extension en profondeur ou aux ganglions, le pronostic devient nettement plus sombre.
Le lentigo malin – mélanome débutant particulièrement trompeur
Le lentigo malin (ou mélanome de Dubreuilh) est une forme particulièrement insidieuse : il se présente comme une grande tache brune irrégulière du visage, siégeant sur une peau âgée et chroniquement exposée au soleil – joues, tempes, nez. Il évolue en tache plane pendant des années, parfois une décennie, avant de se transformer en mélanome invasif. Il est fréquemment confondu avec un lentigo solaire bénin ou une kératose séborrhéique. Il survient surtout entre 65 et 80 ans, chez les patients ayant une longue histoire d’exposition solaire.
Pour aller plus loin : Distinguer une tache brune (lentigo bénin) d’un mélanome.
Les critères ABCDE appliqués aux taches persistantes
| Critère | Ce qui est rassurant | Signal d’alarme |
|---|---|---|
| A – Asymétrie | Deux moitiés identiques | Une moitié différente de l’autre |
| B – Bords | Nets, réguliers | Flous, dentelés, en carte de géographie |
| C – Couleur | Uniforme | Plusieurs teintes : noir, brun, rosé, blanc, bleuté |
| D – Diamètre | Inférieur à 6 mm | Supérieur à 6 mm (taille d’une gomme de crayon) |
| E – Évolution | Stable depuis des années | Toute modification récente – consulter sans attendre |
→ Voir l’article complet : grain de beauté qui change – comment reconnaître un mélanome.
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Taches persistantes bénignes – ne pas confondre avec un cancer
Toutes les taches qui ne partent pas ne sont pas cancéreuses – il s’en faut de beaucoup. Voici les principales taches persistantes bénignes qui peuvent inquiéter à tort et que le dermatologue distingue en quelques secondes à la dermoscopie :
- Kératose séborrhéique – plaque brune rugueuse, mate, d’aspect « posé sur la peau », très fréquente après 50 ans. Bénigne mais peut mimer un mélanome ou un carcinome basocellulaire pigmenté. La dermoscopie est décisive.
- Lentigo solaire – tache brune plane, nette, sur zones exposées. Bénigne en règle générale, mais à surveiller sur le visage (lentigo malin possible à partir de 50 ans).
- Dermatofibrome – nodule brun-rosé ferme, dépression centrale caractéristique au pincement latéral. Tout à fait bénin.
- Eczéma nummulaire – plaque ronde rouge squameuse, très prurigineuse, qui répond aux dermocorticoïdes. Peut mimer une maladie de Bowen – c’est précisément la réponse au traitement qui oriente.
- Psoriasis en plaque localisé – plaque rouge bien délimitée à squames argentées. Peut ressembler à un carcinome basocellulaire superficiel – la dermoscopie et la réponse au traitement font la différence.
- Tinea incognita – mycose cutanée modifiée par application préalable de cortisone, perdant ses caractéristiques habituelles. La tache s’étend malgré le traitement corticoïde au lieu de régresser.
- Granulome annulaire – anneau de papules rosées confluentes, souvent sur le dos des mains. Évolue spontanément en plusieurs mois à années.
Comment le dermatologue examine une tache persistante suspecte
Face à une tache qui ne guérit pas, le dermatologue dispose d’une démarche structurée et rigoureuse. Voici les trois outils qu’il utilise, dans l’ordre.
La dermoscopie – premier examen indispensable
La dermoscopie est un examen non invasif qui permet d’explorer les structures internes de la lésion inaccessibles à l’œil nu – réseaux vasculaires, structures pigmentaires, kératine, couche cornée. Elle permet de distinguer avec une précision bien supérieure à l’examen clinique seul une kératose séborrhéique d’un mélanome, ou un carcinome basocellulaire d’un eczéma. C’est aujourd’hui l’examen de première ligne pour toute lésion cutanée suspecte.
La vitropression – un geste simple mais utile
Appuyer un verre transparent sur la lésion : si la rougeur s’efface, il s’agit d’un érythème (dilatation vasculaire réversible). Si elle ne s’efface pas, il s’agit d’un purpura (hémorragie cutanée) ou d’un pigment mélanocytaire ou tumoral. Ce geste aide à orienter le diagnostic en quelques secondes.
La biopsie cutanée – le seul examen de certitude
C’est le seul examen permettant un diagnostic de certitude. Le dermatologue prélève sous anesthésie locale un fragment de la lésion, analysé en anatomopathologie par un pathologiste. Elle est indiquée pour toute lésion suspecte ne pouvant être diagnostiquée avec certitude par l’examen clinique et dermoscopique. Elle est simple, rapide (10 minutes en cabinet) et pratiquement indolore.
Tableau récapitulatif – taches persistantes suspectes et bénignes
| Lésion | Aspect typique | Localisation | Gravité / action |
|---|---|---|---|
| Kératose actinique | Tache rouge rugueuse, kératosique | Visage, mains, crâne dégarni | Précancéreuse – traiter |
| Carcinome basocellulaire superficiel | Plaque rosée à bord perlé | Tronc, épaules, visage | Cancer localement invasif – exérèse |
| Maladie de Bowen | Plaque rouge squameuse bien délimitée | Membres, visage | Carcinome in situ – traiter avant invasion |
| Lentigo malin | Grande tache brune irrégulière plane | Visage (joues, tempes) | Mélanome in situ – urgence relative |
| Mélanome | ABCDE – asymétrie, couleurs multiples, évolution | Partout – dos, jambes, visage | Consulter rapidement |
| Kératose séborrhéique | Brune-noire, rugueuse, mate, « posée » | Tronc, visage, après 50 ans | Bénigne – confirmer à la dermoscopie |
| Tinea incognita | Mycose atypique modifiée par cortisone | Variable | Bénigne – antifongique après arrêt de la cortisone |
- Une tache persiste depuis plus de 4 semaines sans cause identifiable
- Une tache traitée comme eczéma ou mycose ne répond pas après 3 semaines de traitement bien conduit
- Une tache saigne spontanément ou au moindre frottement
- Une tache brune du visage s’élargit progressivement (suspicion de lentigo malin)
- Un grain de beauté présente une asymétrie, des bords irréguliers, des couleurs multiples ou une évolution récente (critères ABCDE)
- Une zone kératosique rugueuse persiste sur le visage, les mains ou le cuir chevelu
Téléchargez un guide complet au format PDF :
Questions fréquentes sur les taches persistantes
J’ai une tache rouge sur le tronc depuis 6 mois qui ne répond pas à la cortisone – que faire ?
Une tache persistante résistant aux dermocorticoïdes est un signal d’alarme important. Les diagnostics à ne pas manquer dans ce contexte sont le carcinome basocellulaire superficiel et la maladie de Bowen – deux cancers cutanés qui ressemblent à de l’eczéma ou du psoriasis localisé et qui ne répondent pas à la cortisone. Une consultation dermatologique avec dermoscopie – et si nécessaire biopsie – est indispensable. Ne continuez pas à appliquer de la cortisone sur une tache dont la cause n’est pas établie.
Comment distinguer une kératose actinique d’une kératose séborrhéique ?
Les deux sont des taches rugueuses qui persistent, mais leur signification est très différente. La kératose séborrhéique est bénigne – brune-noire, mate, d’aspect « posé sur la peau », indolore. La kératose actinique est précancéreuse – rosée ou rouge, rugueuse au toucher, sur peau photo-exposée, parfois légèrement sensible. La dermoscopie permet au dermatologue de les distinguer avec fiabilité. En cas de doute, une biopsie tranche définitivement en 8 à 10 jours.
J’ai une grande tache brune sur la joue qui s’étend lentement depuis des années – est-ce grave ?
Une grande tache brune irrégulière à extension lente sur le visage d’une personne de plus de 50 ans doit faire évoquer un lentigo malin – forme débutante de mélanome. Il peut ressembler à un lentigo solaire bénin ou à une kératose séborrhéique pendant des années. La dermoscopie – et souvent la biopsie – sont indispensables pour le distinguer. Plus le diagnostic est posé tôt, plus le traitement est simple et le pronostic excellent.
Une tache qui saigne au rasage ou au frottement – doit-on s’inquiéter ?
Oui, ce signe mérite d’être pris au sérieux. Un saignement spontané ou au moindre contact sur une tache cutanée peut indiquer un carcinome basocellulaire, un mélanome ulcéré ou une kératose actinique évoluée. Consultez un dermatologue dans les semaines qui suivent, même si la lésion semble petite ou ancienne. Le saignement n’est pas normal, quelle que soit la taille de la lésion.
Peut-on faire diagnostiquer une tache suspecte en téléconsultation ?
La téléconsultation avec photos de bonne qualité – lumière naturelle, plusieurs angles, plan rapproché avec une pièce de monnaie pour l’échelle – permet souvent au dermatologue d’orienter le diagnostic et de décider si une consultation physique urgente est nécessaire. Pour les lésions évocatrices de cancer cutané, la dermoscopie en cabinet reste indispensable. La téléconsultation permet néanmoins d’accélérer la prise en charge et d’éviter des semaines d’attente.
Peut-on avoir un cancer de la peau sans jamais avoir eu un coup de soleil important ?
Oui, tout à fait. L’accumulation d’expositions solaires modérées sur des décennies – sans coup de soleil spectaculaire – suffit à induire des kératoses actiniques et des carcinomes basocellulaires. Le capital solaire s’use progressivement et silencieusement. Les personnes à peau claire, travaillant en extérieur ou vivant dans des régions ensoleillées, sont particulièrement exposées même sans antécédent de brûlure sévère.
Une tache diagnostiquée comme mycose et qui ne guérit pas – faut-il s’inquiéter ?
Une tache initialement diagnostiquée comme mycose ou eczéma, résistant à un traitement bien conduit pendant 3 semaines ou plus, doit faire remettre en cause ce diagnostic. Le carcinome basocellulaire superficiel et la maladie de Bowen imitent fréquemment ces dermatoses bénignes courantes. Une consultation dermatologique avec dermoscopie – et si nécessaire biopsie – s’impose avant de poursuivre un traitement empirique.
→ Taches sur la peau – toutes les causes |
→ Kératose actinique |
→ Carcinome basocellulaire |
→ Mélanome |
→ Grain de beauté qui change |
→ Protection solaire
Références scientifiques
- Colboc H, Meaume S. Kératose actinique et carcinomes épidermoïdes du sujet âgé. Geriatr Psychol Neuropsychiatr Vieil. 2018;16(4):427-435. PMID 30512606
- Naik PP. Diagnosis and Management of Lentigo Maligna: Clinical Presentation and Comprehensive Review. Case Rep Med. 2021;2021:7178305. PMID 34350036
- Sina N, Saeed-Kamil Z, Ghazarian D. Pitfalls in the diagnosis of lentigo maligna and lentigo maligna melanoma, facts and an opinion. J Clin Pathol. 2021;74(1):7-9. PMID 33051287
Source : HAS – Détection précoce du mélanome cutané (actualisation 2013)
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