Nouveau livre du Dr Rousseau
"La peau de l'intérieur"
Et si vos problèmes de peau venaient de l'intérieur ?
Acné persistante, eczéma, psoriasis, teint terne... Vous avez essayé
les crèmes, les traitements — sans résultat durable. C'est souvent
parce que la cause n'est pas sur votre peau, mais à l'intérieur.
Les règles d'or pour soigner sa peau de l'intérieur
Ce que votre dermatologue n'a pas le temps de vous dire en consultation — intestin, cerveau, stress, alimentation : les vraies causes de vos problèmes de peau.
- 21 chapitres · acné, eczéma, psoriasis, rosacée, rides…
- Traitements médicaux prouvés + règles naturelles actionnables
- Les 3 règles d'or par chapitre
Dernière mise à jour : 19 mai 2026
Dernière mise à jour : 4 mai 2026
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Causes de l’urticaire
Les causes de l’urticaire sont très nombreuses, on distingue les urticaires liées à des agents physiques (froid, pression du la peau… ), des médicaments, une allergie alimentaire, une infection, le contact de la peau avec une substance urticante ou allergisante…
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Mis à jour le 18 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.
Urticaire physique
L’urticaire physique est lié à une action physique sur la peau engendrant une hyperréactivité de celle-ci (voir le mécanisme de l’urticaire)
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Dermographisme
Le dermographisme est généralement caractérisé par l’apparition d’une urticaire sur une zone de la peau qui a ete légèrement traumatisée (tenue du volant sur les mains, grattage de la peau, meme le frottement minime d’un vetement parfois!). Ainsi, l’eruption peut prend la forme du tracé effectué par l’objet ou l’ongle sur la peau en cas de grattage.

Une maladie de peau (dermographisme) utilisée comme œoeuvre d’art http://t.co/yAuwtc3LXc
— Dermatologue (@Dermatologue1) 2 Septembre 2013
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Urticaire retardée à la pression
Il s’agit d’une forme souvent sensible ou douloureuse qui apparait apres une pression forte et prolongée (épaules apres le port d’un sac à dos… ). L’urticaire retardee a la pression peut etre accompagnee d’autres signes : maux de tete, douleurs articulaires, malaises, fatigue,…

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Urticaire vibratoire
Urticaire puis oedème après une stimulation vibratoire (rasoir, perceuse, sport sur terrain irrégulier… )
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Urticaire cholinergique
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Urticaire de contact au froid
L’urticaire de contact au froid apparaît sur les zones de la peau ayant ete mises en contact avec le froid, que ce soit un objet froid, l’air froid, l’eau froide… ). Elle doit amener a consulter un medecin car elle peut etre associee a des anomalies sanguines (cryoglobulines, maladie des agglutinines froides, présence d’anticorps antinucleaires dans le sang… )
On prouve l’urticaire eu froid par un test au glaçon

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Urticaire aquagénique (urticaire à l’eau)
L’urticaire aquagénique (urticaire a l’eau) apparait apres un contact avec l’eau (douche, bain ou meme eau de mer… ). Il est tres important de consulter en cas d’urticaire aquagenique car l’urticaire a l’eau peut se compliquer d’un choc anaphylactique.
Elle necessite donc imperativement la consultation d’un medecin.
On recommande generalement l’application de cremes hydratantes avant les bains voire l’ajout de bicarbonate de sodium dans l’eau du bain dans l’urticaire a l’eau.
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Urticaire solaire (urticaire au soleil)

Voir l’article consacré à l’urticaire au soleil
Urticaire médicamenteuse
Allergie au médicament ou à un excipient
Quasiment tous les médicaments sont susceptibles d’etre impliques dans la crise d’urticaire (allergie au médicament). Les médicaments les plus incrimines dans l’urticaire sont les antibiotiques (penicilline… ) les produits de contraste iodés hyperosmolaires, les anesthésiques généraux, les antipyrétiques, les sérums, les vaccins et les antalgiques (aspirine… )
Parfois l’urticaire medicamenteuse n’est pas due a la molécule de medicament mais a un conservateur (sulfites) ou a un excipient.
Dans tous les cas une consultation chez un medecin est indispensable afin d’etre sur qu’une urticaire est liee a un medicament (ce qui permettra son eviction ulterieure) et d’obtenir un traitement adequat.
Le médecin se basera sur le délai de survenue de l’urticaire pour établir s’il s’agit d’une allergie immédiate vraie :
- en faveur d’une hypersensibilité immédiate à IgE : rapidité de survenue de l’urticaire, dans les minutes qui suivent la prise du médicament, et association à d’autres manifestations d’anaphylaxie en plus de l’urticaire
- dans une urticaire médicamenteuse sans allergie immédiate à IgE, délai de survenue plus long de quelques heures à 10 jours après la prise médicamenteuse
Aggravation de l’urticaire par un médicament
25 à 55 % des urticaires chroniques seraient aggravées, voire déclenchées, par l’aspirine ou les anti inflammatoires par un mécanisme pharmacologique non allergique.
Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (anti hypertenseurs) peuvent entraîner des angioœdèmes de la face, sans lésion urticarienne.
Tout antécédent d’angioœdème est une contre indication aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion (anti hypertenseurs).
Urticaire alimentaire
Voir l’allergie alimentaire
Urticaire infectieuse
Urticaire virale
Voir urticaire viral
Parasites
De nombreuses infections parasitaires ont une phase d’invasion
dans les tissus cutanéomuqueux, provoquant une urticaire souvent associée à une éosinophilie sanguine.
- En cas de voyage tropical, on recherche une infestation de type anguillulose, ankylostomiase, filariose, bilharziose…
- Si la personne n’a pas quitté la Metropole, on recherche plutot une ascaridiose, une toxocarose (toxocara canis), une distomatose ou une trichinose.
Bactérie
Helicobacter pylori, bactérie infestant l’estomac et incriminée dans le déclenchement d’ulcère gastrique, pourrait jouer un role dans certains urticaires chroniques.
Un simple infection urinaire basse (cystite) peut aussi être à l’origine d’urticaire aigue
Urticaire de contact
- Il s’agit d’une urticaire localisée à une zone de contact avec une substance, survenant rapidement après le contact. Les lésions d’urticaire peuvent rester localisées à la zone de contact, ou s’étendre à distance et se généraliser. Elles sont parfois associées à des manifestations d’anaphylaxie.
Ces urticaires sont regroupées en deux catégories, en
fonction de leur mécanisme :
Les urticaires de contact immunologiques :
Elles semblent plus fréquentes chez les atopiques car ces personnes ont une peau sèche et préalablement irritée qui facilite la pénétration des allergènes et sont souvent professionnelles : personnel
de santé, professions de l’agroalimentaire… par allergie (elles requièrent une sensibilisation préalable (1er contact avec l’allergène sans réaction urticarienne)) à
- latex: concernerait 1 à 2% de la population / plutot atopiques, les professionnels de santé et les sujets multiopérés(spina bifida) / Gants, matériel médical, préservatif, bonnet de bain… /L’utilisation de gants en latex poudrés, souventd’amidon de maïs, augmente le risque car l’amidon favorise ladispersion aérienne des protéines allergisantes du latex / + possibilité d’allergie croisée avec kiwi, banane, avocat, mangue, fruit de la passion, châtaigne…
- fruits et légumes
- Poissons et crustacés
- Produits capillaires : persulfate d’ammonium, para-phénylènediamine
- Cosmétiques : hydrolysats de protéines de blé, amidon de blé, sésame,menthol, parabens, benzophénones…
- Médicaments : chlorhexidine, polyvidone iodée (Betadine*), antibiotiques (pénicillines, céphalosporines, aminosides, etc.), lidocaïne…
- Animaux : chats, rongeurs (souris, rats), asticots…
- Viandes
Les urticaires de contact non immunologiques
Elles peuvent se produire chez la plupart des sujets exposés, sans sensibilisation préalable car elles sont le fait de substances urticantes auxquelles la plupart des gens réagissent :
- végétaux (orties),
- animaux (fourmis, coraux, méduses, chenilles processionnaires, papillons exotiques… )
- substances chimiques (formaldéhyde, acide sorbique,acide benzoïque, baume du Pérou, alcool, aldéhyde et acide cinnamique, benzaldéhyde, eugénol et géraniol).
En l’absence de cause d’urticaire chronique retrouvée (70% des cas)
On parle alors d’urticaire chronique spontanée
L’urticaire chronique est une urticaire durant depuis plus de 6 semaines.
Le médecin effectue alors des recherches (examen clinique, bilans sanguins… ) à la recherche d’une cause mais n’en trouve pas dans 70 à 80% des cas.
Il traite son patient par antihistaminiques dont il peut augmenter les doses mais cela peut ne pas aboutir à une rémission
En cas de résistance aux anti histaminiques à forte dose (traitement de seconde ligne) et n’ayant pas trouvé de cause traitable à l’urticaire, le médecin diagnostiquera alors peut être cette urticaire sous l’item « urticaire chronique spontanée » et il peut demander l’avis d’un confrère hospitalier. Ce dernier pourra s’il ne juge utile prescrire des piqures contre l’urticaire en plus des anti histaminiques
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre urticaire aiguë et urticaire chronique ?
L’urticaire aiguë dure moins de 6 semaines et est souvent déclenchée par un facteur identifiable : aliment (crustacés, arachides, œufs), médicament (AINS, antibiotiques), infection virale ou piqûre d’insecte. L’urticaire chronique persiste plus de 6 semaines, souvent quotidienne ou quasi-quotidienne : elle est spontanée (sans cause connue) dans 70 % des cas, parfois inductible (au froid, à la pression, à l’effort). Elle nécessite un bilan et un traitement de fond.
Quels sont les antihistaminiques les plus efficaces contre l’urticaire ?
Les antihistaminiques H1 de 2ème génération sont le traitement de première ligne : cétirizine 10 mg, loratadine 10 mg, bilastine 20 mg, desloratadine 5 mg — une fois par jour, sans somnolence. En cas d’urticaire sévère, la dose peut être quadruplée (hors AMM mais recommandé par les guidelines EAACI/DERMATICA). En 2ème ligne : omalizumab 300 mg/mois SC en cas d’échec des antihistaminiques à dose maximale.
L’urticaire chronique spontanée a-t-elle une cause ?
Dans 50 à 70 % des cas, aucune cause n’est identifiée malgré le bilan (urticaire chronique spontanée idiopathique). Des mécanismes auto-immuns sont impliqués dans 40 % des cas (anticorps anti-IgE ou anti-récepteur IgE de haute affinité). Les infections à H. pylori, les dysthyroïdies et les parasitoses doivent être exclues. Identifier une cause traitable améliore le pronostic, mais l’évolution spontanée vers la rémission survient dans 50 % des cas à 1 an.
L’omalizumab (Xolair) est-il efficace pour l’urticaire chronique ?
Oui, l’omalizumab est le traitement de 2ème ligne validé pour l’urticaire chronique spontanée résistante aux antihistaminiques. Des essais cliniques de phase III montrent une rémission complète chez 35 à 52 % des patients et une réduction significative des symptômes chez 70 % après 12 semaines. Il est administré en injection SC mensuelle (300 mg). Il est remboursé en France depuis 2017 sous conditions (échec antihistaminiques ×4).
Un stress peut-il déclencher de l’urticaire ?
Oui, le stress psychologique est un facteur déclenchant et aggravant reconnu de l’urticaire chronique. Il active les mastocytes via les neuropeptides (substance P, VIP) et augmente la libération d’histamine. Des études montrent que 30 à 50 % des patients avec urticaire chronique présentent une anxiété ou dépression associée. La prise en charge psychologique (TCC, cohérence cardiaque) améliore le contrôle de l’urticaire dans des essais randomisés.
Peut-on faire une urticaire au froid ?
Oui, l’urticaire au froid (urticaire physique inductible) représente 10 à 15 % des urticaires chroniques. Elle se manifeste par des plaques urticariennes apparaissant au contact du froid (eau froide, air froid, aliments froids). Le diagnostic est confirmé par le test au glaçon (application 3 à 5 minutes sur le bras). Elle peut provoquer un choc anaphylactique lors de la baignade en eau froide. Le traitement de choix est la rupatadine ou la bilastine, plus efficaces que les antihistaminiques classiques.
L’urticaire disparaît-elle définitivement avec le traitement ?
L’urticaire aiguë se résout dans la quasi-totalité des cas (> 95 %) une fois la cause traitée ou évitée. L’urticaire chronique spontanée est plus tenace : 50 % entrent en rémission à 1 an, 80 % à 5 ans. Avec l’omalizumab, la rémission à long terme est possible après arrêt progressif. Certains patients présentent des rechutes à l’arrêt du traitement. Une vie sans urticaire est l’objectif réaliste pour la grande majorité des patients.
Références
- Zuberbier T, et al. EAACI/GA2LEN/EuroGuiDerm urticaria guideline 2022. Allergy. 2022;77(3):734-766. PMID 35080267
- Magerl M, et al. The definition, diagnostic testing, and management of chronic inducible urticarias. Allergy. 2016;71(6):780-802. PMID 26850115
- Schocket AL. Chronic urticaria: pathophysiology and etiology, or the what and why. Allergy Asthma Proc. 2006;27(2):90-5. PMID 16724631
- Haute Autorité de Santé. Urticaire chronique — Recommandations HAS
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