COMMENT RECONNAITRE : lésions élementaires de la peau, macule, papule, pustule, vésicule…

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Dernière mise à jour : 8 mars 2026

Lésions élémentaires de la peau : glossaire illustré et définitions médicales

En dermatologie, le diagnostic repose d’abord sur la description précise des lésions. Médecins, étudiants et patients utilisent un vocabulaire commun — les lésions élémentaires — pour décrire ce qui est visible ou palpable sur la peau. Cette page est une ressource de référence définissant chaque terme avec sa description clinique, son mécanisme, ses exemples diagnostiques et ses diagnostics différentiels.

Une lésion cutanée inhabituelle ou qui ne guérit pas ?
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Ulcère |
Fissure |
Lichénification |
Atrophie |
Cicatrice |
Purpura |
Tableau récapitulatif

Comment utiliser ce glossaire : les lésions élémentaires se divisent en lésions primitives (apparaissant directement sur peau saine : macule, papule, nodule, vésicule, bulle, pustule) et lésions secondaires (résultant de l’évolution d’une lésion primitive ou d’un traumatisme : squame, croûte, érosion, ulcère, fissure, lichénification, atrophie, cicatrice). Cette distinction est fondamentale pour reconstituer la chronologie d’une dermatose.

Macule

Définition : lésion plane (non surélevée, non palpable), de couleur différente de la peau environnante. La macule ne modifie pas le relief cutané — elle n’est visible qu’à la lumière, pas perceptible au toucher.

Taille : par convention, < 1 cm. Au-delà de 1 cm, on parle de tache (ou grande macule).

Mécanisme selon la couleur :

Couleur de la macule Mécanisme Exemples
Brune / noire Excès de mélanine dans l’épiderme ou le derme Tache de café au lait, éphélide, lentigo solaire, mélanome débutant
Blanche / dépigmentée Absence ou destruction des mélanocytes Vitiligo, pityriasis versicolor achromique, hypopigmentation post-inflammatoire
Rouge / rose (érythémateuse) Vasodilatation capillaire — s’efface à la vitropression Érythème infectieux, flush, macule d’exanthème viral
Violacée / non effaçable Extravasation d’hématies (purpura macule) — ne s’efface pas à la vitropression Purpura pétéchial, ecchymose débutante

Signe clinique clé — la vitropression : appuyer un verre transparent sur la macule rouge. Si elle s’efface → vasodilatation (érythème bénin). Si elle ne s’efface pas → extravasation sanguine (purpura → bilan urgent).

Papule

Définition : lésion surélevée, solide, palpable, < 1 cm de diamètre. La papule est le résultat d’une prolifération cellulaire ou d’un infiltrat dans l’épiderme ou le derme superficiel — sans liquide, sans nécrose.

Sous-types selon la localisation histologique :

Type Localisation Exemples
Papule épidermique Prolifération kératinocytaire Verrue vulgaire, kératose séborrhéique débutante
Papule dermique Infiltrat cellulaire dans le derme Granulome, sarcoïdose cutanée, dermatofibrome
Papule dermo-épidermique Infiltrat mixte Papule de psoriasis débutant, lichen plan, eczéma papuleux
Papule mélanocytaire Prolifération mélanocytaire Grain de beauté (nævus) en relief

Aspect clinique clé : surface, couleur, bords (nets ou émiettés), consistance (molle, ferme, dure), présence d’ombilication centrale (molluscum contagiosum).

Différentiel important : une papule qui grossit et dépasse 1 cm devient une plaque. Une papule qui s’enfonce dans le derme profond devient un nodule.

Plaque

Définition : lésion surélevée, solide, palpable, ≥ 1 cm de diamètre — souvent formée par la confluence de plusieurs papules. La plaque occupe une surface cutanée étendue avec un centre plat ou légèrement surélevé.

Exemples diagnostiques :

Psoriasis en plaques : plaques érythémato-squameuses bien délimitées, à squames épaisses nacrées, siégeant électivement sur les coudes, genoux, cuir chevelu
Eczéma nummulaire : plaques rondes, suintantes puis squameuses, prurigineuses
Maladie de Bowen : plaque érythémateuse bien délimitée, résistante aux traitements habituels
Urticaire en plaques : plaques œdémateuses, fugaces, prurigineuses

À retenir : une plaque qui ne guérit pas après traitement conventionnel doit toujours faire suspecter un carcinome — biopsie à discuter.

Nodule

Définition : lésion solide, palpable, profonde (derme profond ou hypoderme), de consistance ferme à dure, > 1 cm. Le nodule est perçu « sous » la peau plus que sur la peau — il déforme la surface mais son centre est profond.

Différence avec la papule et la plaque : la profondeur. Un nodule est essentiellement dermique ou hypodermique ; une papule/plaque est essentiellement épidermique ou dermique superficiel.

Exemples :

Nodule Caractéristiques
Carcinome basocellulaire nodulaire Nodule translucide, perlé, avec télangiectasies — bords en bourrelet
Mélanome nodulaire Nodule à croissance rapide, polychrome ou amelanotique — urgence diagnostique
Kyste épidermoïde Nodule mou, fluctuant, avec pore central (point noir) — contenu caséeux
Lipome Nodule mou, lobulé, indolore, mobile sous la peau — tissu adipeux
Érythème noueux Nodules hypodermiques douloureux, chauds, rouge-violacés des tibias

Vésicule

Définition : petite élévation cutanée remplie de liquide clair (sérum), < 5 mm de diamètre. La vésicule est translucide — on voit le liquide par transparence. Sa paroi est mince et fragile.

Mécanisme : accumulation de liquide intra-épidermique (spongiose — œdème intercellulaire) ou sous-épidermique.

Évolution classique : vésicule → rupture → érosion → croûte. La vitesse de cette séquence varie selon la cause.

Exemples diagnostiques :

Varicelle : vésicules en « goutte de rosée » sur base érythémateuse, distribution centripète, prurigineuses, en poussées successives (lésions à différents stades coexistant)
Zona : vésicules groupées en bouquets sur base érythémateuse, distribution métamérique unilatérale, douleur neuropathique
Herpès : vésicules groupées en bouquets, récidivantes, labiales ou génitales
— Eczéma vésiculeux (dyshidrose) : vésicules profondes des paumes et des plantes, prurit intense
Dermatite herpétiforme : vésicules groupées symétriques, très prurigineuses, association à la maladie cœliaque

Piège diagnostique : les vésicules de varicelle et d’herpès sont morphologiquement identiques — c’est la distribution (centripète vs métamérique), l’âge, le contexte et si nécessaire la PCR qui les distinguent.

Bulle

Définition : élévation cutanée remplie de liquide, ≥ 5 mm de diamètre. La bulle est une grande vésicule. Selon la localisation du clivage, on distingue :

Type Niveau de clivage Tension de la paroi Exemples
Bulle intra-épidermique Dans l’épiderme — acantholyse Flasque (paroi molle, s’affaisse facilement) Pemphigus vulgaire
Bulle sous-épidermique Jonction dermo-épidermique Tendue (paroi épaisse, résistante) Pemphigoïde bulleuse

Signe de Nikolsky : frottement latéral de la peau péri-bulleuse → décollement épidermique si positif → signe d’une bulle intra-épidermique (pemphigus, syndrome de Lyell). Signe négatif dans les bulles sous-épidermiques.

Exemples diagnostiques :

Pemphigus vulgaire : bulles flasques sur muqueuses (bouche souvent en premier) et peau, Nikolsky positif, anticorps anti-desmogléine
Pemphigoïde bulleuse : bulles tendues sur base érythémateuse, sujet âgé, Nikolsky négatif, anticorps anti-membrane basale
Syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) : décollement épidermique massif, Nikolsky positif étendu — urgence hospitalière absolue
Brûlures du 2e degré : bulles de mécanisme physique

Pustule

Définition : élévation cutanée remplie de liquide purulent (blanc ou jaune opaque), < 1 cm. La pustule contient des polynucléaires neutrophiles — mais ce contenu purulent ne signifie pas nécessairement une infection bactérienne.

Distinction fondamentale :

Type de pustule Origine Exemples
Pustule infectieuse Infection bactérienne (staphylocoque, streptocoque) ou fongique Folliculite, impétigo, furoncle, teigne
Pustule stérile Afflux de neutrophiles sans infection — inflammation aseptique Psoriasis pustuleux, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), pustulose palmoplantaire

Pustule folliculaire vs non-folliculaire : la pustule folliculaire est centrée par un poil (folliculite bactérienne, acné). La pustule non-folliculaire n’a pas de poil en son centre (psoriasis pustuleux, PEAG).

Exemples :
Acné pustuleuse : pustules folliculaires du visage et du tronc
Folliculite : pustule folliculaire douloureuse, souvent staphylococcique
— Psoriasis pustuleux généralisé (von Zumbusch) : urgence dermatologique — pustules stériles confluentes sur érythème généralisé, fièvre

Squame

Définition : fragment de couche cornée qui se détache en lamelles de la surface cutanée. La squame est une lésion secondaire — elle résulte d’une anomalie de la desquamation (trop rapide ou incomplète).

Types de squames :

Type Aspect Exemples
Squames nacrées / micacées Blanches, épaisses, luisantes, se détachent en copeaux Psoriasis en plaques
Squames fines / farineuses Poudreuses, peu adhérentes Pityriasis versicolor, dermatite séborrhéique
Squames en grandes lamelles Détachement en feuilles Desquamation post-scarlatine, ichtyose
Squames kératosiques Dures, adhérentes, difficiles à décoller Kératose pilaire, stucco-kératose

Signe de la bougie (psoriasis) : grattage de la squame psoriasique → détachement en copeaux blancs comme de la cire de bougie grattée. Signe clinique pathognomonique.

Croûte

Définition : dessèchement de sérosités, pus ou sang à la surface de la peau — lésion secondaire résultant de la coagulation de liquide biologique sur une plaie ou une érosion. La croûte protège la lésion sous-jacente en cours de cicatrisation.

Types selon la composition :
Croûte mélicérique (jaune miel) : dessèchement de sérosités purulentes → impétigo (infection bactérienne à streptocoque ou staphylocoque)
Croûte hémorragique (brune-noire) : dessèchement de sang → traumatisme, grattage, mélanome ulcéré
Croûte séreuse (jaunâtre translucide) : dessèchement de sérosités → eczéma suintant, varicelle en évolution
Croûtes de lait (nourrisson) : séborrhée du cuir chevelu → croûtes de lait

Érosion

Définition : perte de substance cutanée superficielle, limitée à l’épiderme ou à la partie superficielle du derme. L’érosion guérit sans cicatrice — la membrane basale est intacte et la régénération épidermique est complète.

Mécanismes :
— Rupture d’une vésicule ou d’une bulle (fond plat, bords nets)
— Grattage répété (érosion irrégulière avec squames périphériques)
— Macération prolongée
— Traumatisme superficiel

Différence avec l’ulcère : l’érosion respecte le derme profond et cicatrise sans séquelle. L’ulcère dépasse le derme et laisse une cicatrice.

Exemples : érosions post-vésiculeuses de l’herpès, érosions muqueuses du pemphigus, érosions de grattage dans l’eczéma.

Ulcère

Définition : perte de substance cutanée profonde, dépassant le derme et atteignant l’hypoderme, parfois les structures sous-jacentes. L’ulcère ne guérit pas spontanément sans traitement et laisse une cicatrice.

Caractéristiques descriptives : bords (nets, irréguliers, décollés, en pente, en falaise), fond (propre, nécrotique, fibrineux, bourgeonnant), pourtour (érythémateux, induré, pigmenté), douleur.

Type d’ulcère Caractéristiques cliniques Cause principale
Ulcère veineux Bords irréguliers, fond rouge bourgeonnant, peu douloureux, malléoles internes, varices associées Insuffisance veineuse chronique
Ulcère artériel Bords nets, fond nécrotique, très douloureux (aggravé la nuit), orteils et talons Artériopathie oblitérante
Ulcère neuropathique (mal perforant) Bords kératosiques épais, fond propre, indolore, zones d’appui plantaires Neuropathie diabétique
Ulcère carcinomateux Bords en relief (bourrelet), fond hémorragique ou nécrotique, indolore — biopsie obligatoire Carcinome épidermoïde, Bowen évolué, mélanome ulcéré

Fissure (crevasse)

Définition : solution de continuité linéaire de la peau, perpendiculaire aux plis cutanés, résultant d’une perte d’élasticité de la couche cornée. Douloureuse, saignante en cas de profondeur. Lésion secondaire résultant le plus souvent d’une xérose (sécheresse cutanée) ou d’une hyperkératose.

Exemples : fissures des commissures labiales (chéilite angulaire), fissures des talons (hyperkératose plantaire), fissures des doigts (eczéma hyperkératosique, psoriasis palmaire).

Lichénification

Définition : épaississement de l’épiderme avec accentuation du quadrillage cutané normal, donnant un aspect de « peau en chagrin » — secondaire au grattage ou frottement chronique (phénomène de friction répétée). La lichénification est toujours une lésion secondaire — elle traduit une dermatose chronique prurigineuse.

Aspect : peau épaissie, grisâtre ou brunâtre, quadrillage accentué avec des sillons profonds. Indurée à la palpation.

Exemples : lichénification des plis dans la dermatite atopique chronique, lichen simplex chronique (plaque lichénifiée localisée par grattage répétitif), lichénification des chevilles dans l’insuffisance veineuse avec prurit.

Atrophie cutanée

Définition : amincissement de la peau par réduction de l’épiderme, du derme ou des deux. La peau atrophique est fine, plissée, translucide, avec vaisseaux visibles en transparence.

Types :
Atrophie épidermique : peau fine, papyracée, lisse — vieillissement cutané, usage prolongé de dermocorticoïdes forts
Atrophie dermique : peau déprimée, souple — vergetures (stries atrophiques), atrophie post-cortisonique
Atrophie cicatricielle : dépression ferme — pseudo-pelade de Brocq, lichen plan pilaire atrophique

Vergetures : stries atrophiques linéaires résultant de la rupture des fibres élastiques et collagènes du derme lors d’une distension rapide (grossesse, prise de poids rapide, croissance pubertaire, corticothérapie au long cours). Rouges-violacées au début (phase inflammatoire), puis nacrées-blanchâtres (phase atrophique).

Cicatrice

Définition : tissu fibreux de remplacement définitif après destruction du derme. La cicatrice est la réponse normale à toute plaie dépassant l’épiderme.

Types de cicatrices :

Type Aspect Mécanisme
Cicatrice normotrophique Plane, blanchâtre, ferme — évolution normale Synthèse collagène équilibrée
Cicatrice atrophique En dépression (cupule) — cicatrice d’acné, varicelle Destruction dermique sans reconstruction suffisante
Cicatrice hypertrophique Surélevée, rouge, prurigineuse — limitée aux bords de la plaie Excès de collagène — régresse avec le temps
Cicatrice chéloïde Surélevée, étendue au-delà des bords de la plaie, ferme, récidivante après exérèse Excès de collagène exubérant — terrain génétique prédisposé (phototypes foncés+++)

Purpura

Définition : tache rouge ou violacée de la peau ou des muqueuses résultant de l’extravasation d’hématies hors des vaisseaux. Le purpura ne s’efface pas à la vitropression — c’est le signe de diagnostic différentiel avec l’érythème (qui s’efface).

Type Aspect Mécanisme Signification
Purpura pétéchial Points < 3 mm, non palpables Thrombopénie ou fragilité vasculaire Bilan hémostase urgent si étendu
Purpura ecchymotique Plages violacées, non palpables Trauma, coagulopathie, fragilité capillaire Sujet âgé sous anticoagulants : fréquent
Purpura vasculaire / infiltré Palpable, en relief — membres inférieurs Vascularite des petits vaisseaux (dépôts immuns) Biopsy cutanée + bilan systémique indispensables
Purpura fulminans Purpura extensif, nécrotique, fièvre, état de choc Méningococcémie, CIVD URGENCE VITALE — appeler le 15 immédiatement

Tableau récapitulatif — toutes les lésions élémentaires

Lésion Relief Contenu Taille Primaire / Secondaire Mot-clé diagnostic
Macule Plane Aucun < 1 cm Primaire Changement de couleur sans relief
Tache Plane Aucun ≥ 1 cm Primaire Grande macule
Papule Surélevée Solide < 1 cm Primaire Petit relief solide
Plaque Surélevée Solide ≥ 1 cm Primaire Grande papule / confluence
Nodule Profond Solide > 1 cm Primaire Masse dermique/hypodermique
Vésicule Surélevée Liquide clair < 5 mm Primaire Petite poche translucide
Bulle Surélevée Liquide clair ≥ 5 mm Primaire Grande vésicule — tendue ou flasque
Pustule Surélevée Liquide purulent < 1 cm Primaire Poche blanche — infectieuse ou stérile
Squame Surface Kératine Variable Secondaire Lamelle de couche cornée
Croûte Surface Sérum/pus/sang séché Variable Secondaire Dessèchement d’exsudat
Érosion Déprimée Aucun — perte superficielle Variable Secondaire Perte épidermique — cicatrise
Ulcère Déprimée Aucun — perte profonde Variable Secondaire Perte dermique — laisse cicatrice
Fissure Linéaire Aucun Linéaire Secondaire Crevasse perpendiculaire aux plis
Lichénification Épaissie Épiderme épaissi Variable Secondaire Grattage chronique — quadrillage
Atrophie Déprimée / fine Peau amincie Variable Secondaire Amincissement peau
Cicatrice Variable Fibrose Variable Secondaire Tissu fibreux définitif
Purpura Plane ou infiltrée Hématies extravasées Variable Primaire Ne s’efface pas à la vitropression

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une vésicule et une bulle ?

La taille : vésicule < 5 mm, bulle ≥ 5 mm. Les deux contiennent du liquide clair. Une vésicule peut évoluer en bulle par confluence. Ce qui change cliniquement est la tension de la paroi — les bulles sous-épidermiques (pemphigoïde) sont tendues et résistantes ; les bulles intra-épidermiques (pemphigus) sont flasques et se rompent facilement.

Une pustule signifie-t-elle toujours une infection ?

Non — c’est une erreur fréquente. Une pustule contient du pus (polynucléaires neutrophiles) mais ce pus peut être stérile. Le psoriasis pustuleux, la pustulose palmoplantaire et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) sont des pustuloses stériles d’origine inflammatoire. La distinction clinique repose sur la distribution (folliculaire ou non), le contexte (médicament récent, fièvre, terrain atopique) et si nécessaire sur la culture bactériologique du contenu.

Comment distinguer une érosion d’un ulcère ?

La profondeur — cliniquement et fonctionnellement. L’érosion est superficielle (épiderme seul), indolore ou peu douloureuse, guérit sans cicatrice en quelques jours. L’ulcère dépasse le derme, est souvent douloureux, ne guérit pas spontanément sans traitement et laisse une cicatrice. En pratique : si la lésion laisse une cicatrice, c’était un ulcère.

Pourquoi le purpura ne s’efface-t-il pas à la vitropression ?

L’érythème est dû à une vasodilatation — les globules rouges restent dans les vaisseaux, la pression les chasse temporairement, la rougeur disparaît. Dans le purpura, les globules rouges ont extravasé dans le tissu dermique — ils ne peuvent pas être refoulés par la pression, la tache persiste. C’est ce qui en fait un signe de gravité potentielle : extravasation peut signifier thrombopénie, vascularite ou, dans le cas du purpura fulminans, méningococcémie — urgence vitale.

Voir aussi :
Dermatoscopie — l’examen des lésions cutanées /
Cancers cutanés /
Mélanome /
Grains de beauté /
Téléconsultation dermatologue


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Auteur/autrice : Dermatologue Téléconsultation

Dr Ludovic Rousseau — Dermatologue & Vénérologue Docteur en médecine depuis 1999, le Dr Ludovic Rousseau est spécialiste en Dermatologie et Vénéréologie (Diplôme d'État de Spécialiste, thèse soutenue avec la mention Très Honorable). Depuis plus de 25 ans, il exerce avec la conviction que chaque patient mérite une prise en charge claire, bienveillante et fondée sur les données actuelles de la science. Auteur et fondateur de Dermatonet.com depuis 2000, il met son expertise au service du grand public à travers des articles médicaux rigoureux sur les maladies de peau, les traitements et les avancées en dermatologie. Il intervient régulièrement lors de congrès et journées de formation médicale, et a publié dans des revues scientifiques spécialisées dont les Annales de Dermatologie et Vénéréologie. Convaincu que l'accès aux soins dermatologiques doit être simplifié, le Dr Rousseau propose des consultations en cabinet lors de ses remplacements ainsi que des téléconsultations, permettant à chacun d'obtenir un avis médical spécialisé rapidement, où qu'il se trouve.

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