Découvrez la COLLECTION SECRETS DE DERMATOLOGUES
Chaque livre contient les secrets qu'un dermatologue n'a jamais le temps de vous dévoiler.
Découvrez 4 GUIDES COMPLETS pour prendre soin de votre peau sans attendre le prochain rendez-vous.

Peau de mon ado
Acné, peau grasse, mais aussi écrans, gale... : le guide complet DermAdo.

Peau Noire et Mate
Taches, cheveux crépus, cicatrices : le guide peau foncée et métissée.

Longévitalité
Le programme en 90 jours pour ralentir le vieillissement de la peau après 40 ans.

La Peau de l'Intérieur
Eczéma, acné, rosacée : soigner sa peau aussi par l'intestin, le sommeil, le stress.
Acné de la femme adulte : causes hormonales, traitements et spironolactone
Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Mis à jour le 24 septembre 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin spécialiste exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée aux données acquises de la science (PubMed, HAS).
Télécharger un guide complet au format PDF :
Besoin de l'avis d'un dermatologue rapidement ? Les délais en cabinet sont trop longs ?
Téléconsultation dermatologue : une réponse généralement en - de 24h, pas dans 3 mois.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)


L’acné de la femme adulte n’est pas un simple prolongement de l’acné de l’adolescence. Selon les études, elle concerne entre 12 et 54 % des femmes adultes, et on l’estime souvent autour de 30 % après 25 ans. Le plus souvent, c’est une acné qui n’est jamais vraiment partie depuis l’adolescence. Parfois, elle apparaît pour la première fois après 25 ans. Elle se reconnaît à sa localisation sur le bas du visage (menton, mâchoires, pourtour de la bouche), à son lien fréquent avec les hormones et à une résistance parfois plus marquée aux traitements classiques. Les microkystes (points blancs) sont fréquents.
Beaucoup de patientes s’en veulent, ou pensent qu’elles se lavent mal. L’hygiène n’y est pour rien. C’est une maladie de la glande sébacée, fréquente, qui se soigne, à condition de choisir le bon traitement et de lui laisser le temps d’agir.

Voir en vidéo : l’acné de la femme adulte expliquée par le Dr Rousseau
Pourquoi les boutons sont-ils sur le bas du visage chez la femme ?
Le menton et les mâchoires sont une zone très sensible aux hormones masculines (androgènes), la même que celle de la barbe chez l’homme. Les androgènes stimulent les glandes sébacées : excès de sébum, puis points blancs et boutons inflammatoires. Chez beaucoup de patientes, les taux d’hormones sont pourtant normaux. Ce sont les glandes sébacées qui réagissent plus fort à des taux normaux, ce qui explique qu’une prise de sang normale ne règle pas la question.
Causes de l’acné de la femme adulte
Chez une même patiente, plusieurs de ces facteurs s’additionnent le plus souvent.
| Cause | Mécanisme | Signes associés |
|---|---|---|
| Hormones / hyperandrogénie | Excès d’androgènes, ou glandes sébacées plus sensibles aux androgènes, avec excès de sébum | Poils au menton, règles irrégulières, prise de poids |
| Changement de contraception | Certains progestatifs stimulent la production de sébum | Acné apparue dans l’année suivant le changement |
| Stress chronique | Cortisol et neuropeptides (substance P) qui stimulent les glandes sébacées et l’inflammation | Poussées en période de stress professionnel ou personnel |
| Cosmétiques comédogènes | Obstruction mécanique des pores | Boutons concentrés sur les zones de maquillage |
| Alimentation | Sucres rapides, pic d’insuline, puis IGF-1 et androgènes | Alimentation riche en sucres et en acides gras saturés |
| Antécédents familiaux | Prédisposition génétique | Mère ou sœur acnéique |
Pour le stress, une étude indonésienne a retrouvé une corrélation entre le niveau de stress ressenti et le taux sanguin de substance P chez des patients acnéiques. Le sujet est développé dans notre article sur le stress et la peau.
Acné hormonale, acné cosmétique, dermite péri-orale, rosacée : comment les distinguer ?
Des boutons sur le bas du visage ne sont pas forcément de l’acné hormonale. Quelques repères aident à s’orienter avant la consultation.
| Diagnostic | Ce que l’on observe | Indices qui orientent |
|---|---|---|
| Acné hormonale | Boutons rouges et nodules profonds sur le menton, les mâchoires et le cou | Aggravation avant les règles, peau pas forcément grasse |
| Acné cosmétique | Petits points blancs (comédons fermés) là où l’on applique crème ou fond de teint | Pas de variation avec le cycle, amélioration à l’arrêt des produits |
| Dermite péri-orale | Petits boutons autour de la bouche, sur une peau sèche qui pèle | Fine bande de peau épargnée contre les lèvres, parfois après des crèmes à la cortisone |
| Rosacée | Rougeurs persistantes, petits vaisseaux visibles, boutons sur les joues, le nez et le menton | Bouffées de chaleur, déclenchement par le soleil, l’alcool ou la chaleur, pas de points noirs |
| Dermite séborrhéique | Rougeurs et fines squames grasses dans les plis du nez et autour des sourcils | Démangeaisons, poussées liées à la fatigue et au stress |
Ces formes se mélangent parfois. Un traitement anti-acné mal ciblé peut aggraver une rosacée ou une dermite péri-orale : mieux vaut un avis dermatologique que de multiplier les crèmes. Notre article Rosacée ou acné adulte ? détaille cette différence. Pour départager acné cosmétique et acné hormonale, on peut aussi arrêter maquillage et produits gras pendant 4 semaines. Une amélioration plaide pour l’acné cosmétique, l’absence de changement pour une cause hormonale à explorer.
Bilan hormonal : quand et comment ?
Un bilan hormonal est utile quand le médecin suspecte un excès d’hormones masculines (hyperandrogénie), c’est-à-dire si l’acné s’accompagne de poils au menton ou sur la lèvre supérieure, de règles irrégulières ou absentes, d’une prise de poids ou d’une perte de cheveux sur le dessus du crâne.
| Examen | Ce qu’il recherche |
|---|---|
| Testostérone + delta 4 androstènedione | Excès d’androgènes d’origine ovarienne |
| 17-OH-progestérone + SDHEA (sulfate de DHEA) | Excès d’androgènes d’origine surrénalienne |
| Prolactinémie | Absence de règles ou écoulement de lait par les seins (galactorrhée) |
| Cortisol libre urinaire des 24 h | Suspicion de syndrome de Cushing |
| Échographie ovarienne | Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) |
Contraception et acné de la femme
Un changement de contraception dans l’année qui précède l’apparition des boutons est souvent en cause. Ce sont surtout les méthodes qui apportent un progestatif seul, sans œstrogène, qui sont impliquées :
- Stérilet hormonal (lévonorgestrel)
- Implant sous-cutané (étonogestrel)
- Micropilules progestatives (désogestrel, lévonorgestrel seul)
- Certaines pilules plus anciennes à progestatif androgénique : norgestriénone, noréthistérone, lynestrénol, norgestrel
Le patch contraceptif (norelgestromine) et l’anneau vaginal (étonogestrel) sont aussi cités chez certaines patientes. Un même progestatif ne se comporte pas de la même façon selon qu’il est pris seul ou associé à un œstrogène. Le lévonorgestrel en est l’exemple : en micropilule ou dans un stérilet, il peut favoriser l’acné. Associé à l’éthinylestradiol dans une pilule combinée, il fait partie des choix recommandés chez la femme acnéique qui a besoin d’une contraception.
Ces données ne justifient pas d’arrêter sa contraception seule. Le choix repose d’abord sur le risque de thrombose veineuse. Chez une femme qui a de l’acné et souhaite une pilule, les recommandations françaises (Société française de dermatologie, labellisées par la HAS) proposent le lévonorgestrel en première intention, puis le norgestimate. Sans besoin de contraception, une pilule n’est pas recommandée dans le seul but de traiter l’acné. Le tableau complet contraception et acné figure dans notre article principal sur l’acné.
Besoin de l'avis d'un dermatologue rapidement ? Les délais en cabinet sont trop longs ?
Téléconsultation dermatologue : une réponse généralement en - de 24h, pas dans 3 mois.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)

Traitements de l’acné de la femme adulte
Le plan de soins associe en général plusieurs étapes : limiter ce qui entretient l’acné, traiter localement, puis ajouter un traitement hormonal ou par comprimés si nécessaire. Quel que soit le traitement, le résultat se juge après 3 mois, pas après quelques semaines.
1. Limiter les facteurs favorisants
Ces gestes ne remplacent pas un traitement, mais ils en améliorent les résultats.
- Cosmétiques : utiliser uniquement des produits non comédogènes. Les fonds de teint en poudre ou de texture non grasse permettent de maquiller l’acné sans l’aggraver.
- Stress : relaxation, cohérence cardiaque, méditation. Le lien stress et acné est bien documenté, même s’il reste difficile à mesurer.
- Alimentation : limiter les sucres à index glycémique élevé. Voir l’article régime contre l’acné.
- Ne pas toucher ses boutons : risque de surinfection et de cicatrices. En cas de manipulation compulsive, voir notre article sur la dermatillomanie.
- Soleil : c’est un faux ami, qui semble assécher les boutons en été puis aggrave l’acné à la rentrée (acné de l’été au soleil).
2. Traitements médicaux classiques
Les mêmes traitements que pour l’acné de l’adolescent s’appliquent, avec une attention particulière à la tolérance : la peau des femmes adultes est souvent plus réactive aux rétinoïdes locaux. Les recommandations françaises placent en première ligne les traitements locaux à base de peroxyde de benzoyle et de rétinoïdes pour une acné légère à moyenne. Un antibiotique en comprimés (doxycycline ou lymécycline) peut s’y ajouter dans l’acné moyenne, pour une durée limitée, afin de ne pas favoriser les résistances bactériennes. Voir l’article traitement de l’acné.
L’isotrétinoïne, à faible dose et sur une durée prolongée, peut être intéressante. Chez la femme en âge d’avoir des enfants, elle impose un test de grossesse négatif avant chaque prescription, puis chaque mois et 5 semaines après l’arrêt. Pour les formes légères à modérées, un protocole sans ordonnance bien construit peut suffire en première intention : voir notre guide acné adulte sans ordonnance.
3. Traitement hormonal
Si une anomalie hormonale est identifiée ou si l’acné répond mal aux traitements classiques, le médecin peut proposer une pilule adaptée ou un anti-androgène. Le choix se fait avec le gynécologue, en tenant compte des risques propres à chaque femme (tabac, migraine, antécédents de thrombose, âge).
| Molécule | Mécanisme | Remarque |
|---|---|---|
| Lévonorgestrel + éthinylestradiol | Pilule combinée de 2e génération | Première intention si une contraception est souhaitée (SFD, HAS) |
| Norgestimate (Triafemi) | Seule pilule ayant l’AMM de contraception chez la femme acnéique | Deuxième intention (SFD, HAS) |
| Drospirénone (Jasmine, Yaz) | Progestatif faiblement anti-androgénique | Bien tolérée sur l’acné, mais risque de thrombose veineuse plus élevé qu’avec le lévonorgestrel |
| Diénogest (Qlaira) | Progestatif anti-androgénique | Choix à discuter avec le gynécologue |
| Acétate de cyprotérone 2 mg + éthinylestradiol (Diane 35 et génériques) | Anti-androgène le plus marqué de ces pilules | ⚠️ Seulement après échec des soins locaux ou des antibiotiques. Thrombose veineuse 1,5 à 2 fois plus fréquente qu’avec le lévonorgestrel (RCP). À ne pas associer à l’isotrétinoïne orale (SFD). Arrêt en cas de méningiome |
| Acétate de chlormadinone (Belara) | Anti-androgène | ⚠️ Contre-indiqué en cas de méningiome actuel ou passé (Agence européenne du médicament, 2022) |
4. Spironolactone, traitement de fond de l’acné hormonale
La spironolactone est un diurétique ancien qui bloque aussi l’action des hormones masculines sur la glande sébacée (elle entre en compétition avec la dihydrotestostérone). Elle est utilisée hors AMM dans l’acné de la femme adulte, surtout quand les boutons inflammatoires dominent, en cas d’échec des traitements classiques ou pour éviter des cures répétées d’antibiotiques.
Posologie habituelle : 50 mg par jour pendant 6 semaines, puis 100 mg par jour si la tolérance est bonne (schéma de l’essai SAFA). Certains spécialistes vont jusqu’à 150 mg par jour, par exemple en cas de SOPK associé.
Effets secondaires principaux : maux de tête, vertiges ou baisse de tension, tension des seins, urines plus abondantes et parfois règles irrégulières. Une élévation du potassium dans le sang reste rare aux doses utilisées chez la femme jeune sans maladie rénale. Une prise de sang de départ (ionogramme) peut être proposée, sans contrôle répété en l’absence d’antécédent rénal ou cardiaque. Elle ne s’associe pas aux médicaments qui font monter le potassium (certains traitements de la tension comme les IEC ou les sartans, compléments de potassium).
Voir l’article détaillé sur la spironolactone dans l’acné.
5. Laser anti-acné
Pour les femmes dont la peau tolère mal les traitements locaux, le traitement de l’acné au laser est une alternative pour les boutons inflammatoires superficiels. Son effet sur les boutons actifs reste le plus souvent transitoire : il complète un traitement de fond plus qu’il ne le remplace.
Après les boutons : taches brunes et cicatrices
Sur les peaux mates et foncées (phototypes IV à VI), les boutons laissent souvent des taches brunes qui durent plus longtemps que le bouton lui-même. Elles foncent au soleil : une protection solaire quotidienne est le premier geste. L’acide azélaïque a l’avantage de traiter à la fois les boutons et ces taches. Notre article sur les taches brunes détaille les autres soins. Les vraies cicatrices, en creux ou en relief, se traitent une fois l’acné stabilisée (laser fractionné, peeling, subcision selon le type) : voir effacer les cicatrices d’acné.
⚠️ Consultez rapidement si :
- Vous découvrez une grossesse sous isotrétinoïne ou sous spironolactone : contactez votre médecin sans attendre
- Sous pilule, une douleur ou un gonflement d’un mollet, un essoufflement brutal ou une douleur dans la poitrine apparaissent : appelez le 15
- L’acné s’accompagne de signes marqués d’excès d’androgènes : pilosité excessive, voix qui devient grave, chute de cheveux, règles très irrégulières ou absentes
- Des nodules profonds et douloureux ou des kystes multiples apparaissent (acné nodulo-kystique, risque de cicatrices)
- Une acné très sévère s’installe brutalement, avec une prise de poids rapide ou une fatigue inhabituelle
- Aucune amélioration après 3 mois de traitement bien suivi
Questions fréquentes sur l’acné de la femme adulte
Pourquoi les femmes ont-elles de l’acné après 25 ans ?
L’acné tardive a plusieurs causes qui s’additionnent : glandes sébacées plus sensibles aux androgènes, variations du cycle, stress chronique, cosmétiques trop gras, changement de contraception, terrain familial. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est en cause chez une partie des patientes : il était connu ou suspecté chez 19 % des femmes de l’essai SAFA. Un bilan hormonal se discute s’il existe des signes d’excès d’androgènes.
Pourquoi ai-je des boutons uniquement sur le bas du visage ?
Le menton et les mâchoires forment une zone très sensible aux androgènes, l’équivalent de la zone de barbe chez l’homme. Les variations hormonales du cycle, de la contraception ou du stress y stimulent les glandes sébacées. D’autres maladies peuvent donner des boutons au même endroit : dermite péri-orale, rosacée, dermite séborrhéique. Sans amélioration après 3 mois de soins adaptés, un avis dermatologique permet de trancher.
Faut-il faire un bilan hormonal pour une acné de femme adulte ?
Pas systématiquement. Il se justifie en présence de signes d’excès d’androgènes : poils au menton ou sur la lèvre supérieure, règles irrégulières ou absentes, prise de poids, chute de cheveux sur le dessus du crâne. La prise de sang se fait le matin, entre le 2e et le 5e jour du cycle. Sans ces signes, le bilan revient normal dans la majorité des cas et les traitements dermatologiques habituels suffisent souvent.
Comment distinguer une acné hormonale d’une acné cosmétique chez la femme ?
L’acné hormonale touche surtout la mâchoire, le menton et le cou, avec des boutons profonds et douloureux qui s’aggravent avant les règles, sur une peau pas forcément grasse. L’acné cosmétique forme de petits points blancs là où l’on applique crème ou fond de teint, sans lien avec le cycle. Arrêter ces produits pendant 4 semaines aide à trancher : une nette amélioration évoque l’acné cosmétique.
La pilule contraceptive peut-elle provoquer ou aggraver l’acné adulte ?
Cela dépend de sa composition. Les contraceptions à progestatif seul (micropilule, implant, stérilet hormonal) favorisent plus souvent l’acné. Les pilules combinées, qui associent un œstrogène, sont en général neutres ou bénéfiques. Le choix repose d’abord sur le risque de thrombose veineuse, plus élevé avec certaines pilules. N’arrêtez pas et ne changez pas votre contraception sans en parler à votre médecin.
Quelle pilule choisir pour traiter l’acné chez la femme ?
Si une contraception est souhaitée, les recommandations françaises (Société française de dermatologie, labellisées par la HAS) proposent une pilule au lévonorgestrel en première intention, puis au norgestimate. Diane 35 et ses génériques ne se discutent qu’après échec des traitements locaux ou antibiotiques : le risque de thrombose veineuse y est 1,5 à 2 fois plus élevé qu’avec une pilule au lévonorgestrel. Sans besoin de contraception, une pilule n’est pas recommandée pour la seule acné.
Mon acné est apparue après la pose d’un stérilet hormonal : est-ce lié ?
C’est possible. Le stérilet hormonal diffuse un progestatif, le lévonorgestrel, et l’acné fait partie de ses effets indésirables connus. Si les boutons sont apparus dans les 6 à 12 mois qui ont suivi la pose, parlez-en à votre gynécologue. Selon les cas, un traitement de l’acné suffit, ou une autre contraception est envisagée. Ne retirez pas le stérilet sans avoir prévu une autre méthode.
La spironolactone est-elle efficace contre l’acné hormonale chez la femme ?
Dans l’essai SAFA (BMJ 2023, 410 femmes), 82 % des patientes sous spironolactone se disaient améliorées à 24 semaines, contre 63 % sous placebo. À 12 semaines, l’écart n’était pas encore significatif (72 % contre 68 %) : il faut donc patienter. Elle est prescrite hors autorisation officielle (hors AMM), à 50 puis 100 mg par jour, avec une contraception efficace car elle est déconseillée pendant la grossesse.
La grossesse améliore-t-elle ou aggrave-t-elle l’acné ?
L’évolution varie d’une femme à l’autre : certaines s’améliorent, d’autres s’aggravent, avec souvent une poussée après l’accouchement. L’isotrétinoïne est interdite, les rétinoïdes locaux et les cyclines sont à éviter. Le peroxyde de benzoyle, l’acide azélaïque et l’érythromycine locale sont en général utilisables, avec l’accord du médecin qui suit la grossesse. Si vous prenez un traitement contre l’acné et envisagez une grossesse, parlez-en avant.
L’acné de la femme adulte peut-elle guérir définitivement ?
On obtient souvent une rémission durable, mais c’est une maladie chronique et les rechutes sont fréquentes : après une grossesse, un changement de contraception, l’arrêt d’un traitement ou une période de stress. L’effet d’un traitement de fond se juge en 3 à 6 mois, pas en quelques semaines. Un suivi régulier permet d’adapter les soins : traitements locaux, antibiotiques, spironolactone ou isotrétinoïne selon les cas.
Comment adapter sa routine beauté quand on a de l’acné sur le visage ?
Nettoyez doucement, matin et soir au maximum, avec un produit au pH voisin de 5,5, puis appliquez une crème légère non comédogène et une protection solaire (FPS 30 à 50, minérale de préférence). Le soir, un rétinoïde prescrit s’introduit progressivement, une nuit sur deux au début. Évitez les huiles végétales, qui bouchent les pores, changez la taie d’oreiller deux fois par semaine et démaquillez-vous chaque soir.
L’acné du visage peut-elle laisser des taches brunes définitives chez la femme ?
Rarement définitives, mais tenaces : ces taches brunes après les boutons sont fréquentes sur les peaux mates et foncées (phototypes IV à VI). Elles s’estompent en plusieurs mois, parfois plus d’un an, et foncent au soleil : une protection FPS 50+ tous les jours est le premier geste. L’acide azélaïque à 20 %, la niacinamide ou l’acide glycolique aident, et un peeling superficiel est possible chez le dermatologue.
Télécharger un guide complet au format PDF :
Besoin de l'avis d'un dermatologue rapidement ? Les délais en cabinet sont trop longs ?
Téléconsultation dermatologue : une réponse généralement en - de 24h, pas dans 3 mois.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)

À lire aussi sur l’acné
- Acné : causes, soins et conseils du dermatologue
- Soigner l’acné : se débarrasser des boutons d’acné
- Spironolactone et acné hormonale : mode d’emploi détaillé
- Rosacée ou acné adulte ?
- Peau et ménopause : pathologies cutanées de la ménopause
Références scientifiques
- Dréno B. Treatment of adult female acne: a new challenge. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2015;29 Suppl 5:14-19. PMID 26059821
- Santer M, Lawrence M, Renz S, et al. Effectiveness of spironolactone for women with acne vulgaris (SAFA) in England and Wales: pragmatic, multicentre, phase 3, double blind, randomised controlled trial. BMJ. 2023;381:e074349. PMID 37192767
- Branisteanu DE, Toader MP, Porumb EA, et al. Adult female acne: clinical and therapeutic particularities (Review). Exp Ther Med. 2022;23(2):151. PMID 35069832
- Jusuf NK, Putra IB, Sutrisno AR. Correlation between stress scale and serum substance P level in acne vulgaris. Int J Gen Med. 2021;14:681-686. PMID 33688239
- Yang J, Yang H, Xu A, He L. A review of advancement on influencing factors of acne: an emphasis on environment characteristics. Front Public Health. 2020;8:450. PMID 33042936
Source HAS : Acné : quand et comment la traiter ? (recommandations de la Société française de dermatologie labellisées par la HAS) ; SFD, acné et hormonothérapie (mise à jour 2025).
Sources médicament : ANSM, Diane 35 et ses génériques ; RCP de Diane 35 (Vidal) ; Agence européenne du médicament, chlormadinone et méningiome.
Découvrez la COLLECTION SECRETS DE DERMATOLOGUES
Chaque livre contient les secrets qu'un dermatologue n'a jamais le temps de vous dévoiler.
Découvrez 4 GUIDES COMPLETS pour prendre soin de votre peau sans attendre le prochain rendez-vous.

Peau de mon ado
Acné, peau grasse, mais aussi écrans, gale... : le guide complet DermAdo.

Peau Noire et Mate
Taches, cheveux crépus, cicatrices : le guide peau foncée et métissée.

Longévitalité
Le programme en 90 jours pour ralentir le vieillissement de la peau après 40 ans.

La Peau de l'Intérieur
Eczéma, acné, rosacée : soigner sa peau aussi par l'intestin, le sommeil, le stress.



Dans cet article on ne parle pas du lait / produits laitiers comme cause de l’acné. Pourtant dans mon cas en remplaçant le chocolat au lait quotidien par du thé (expérience faite par hasard), eh bien au bout de quelques semaines l’acné avait bien régressé et aujourd’hui je n’ai quasiment plus d’acné : je ne bois plus de lait mais mange encore du fromage.
Dommage que les dermatologues ne parlent pas de ça avec leurs patients … pour ma part cela m’aurait évité bon nombre de consultations chez le dermato et des crèmes et médicaments inutiles.
Le sujet est abordé dans cet article sur l’alimentation et l’acné