NOUVEAU! 🩺 Téléchargez le livre "La peau de l'intérieur" : règles d'or pour une approche médicale et naturelle / soigner sa peau de l'intérieur (intestin-peau, cerveau-peau...)
Téléchargez →
Nouveau fléau domestique après les fameuses punaises de lit : les anthrènes sont des insectes de plus en plus fréquents dans les textiles des maisons (tapis, canapé en tissu…), mais aussi sous les plinthes, les planchers... Ils se nourrissent de poils, de restes de nourriture, de corps d’insectes... Ils attaquent aussi les textiles comme les mites.
Mais leur présence dans les maisons peuvent provoquer des boutons avec démangeaisons intenses
Ce sont les larves poilues (ressemblant à de petites chenilles processionnaires) qui posent problème car leurs poils sont très irritants et potentiellement allergisants.
Symptomes
L’allure des boutons est celle de piqures d’insectes, de répartition variable, qui démangent beaucoup.
Les larves d’anthrènes ont une forme allongée, de couleur qui varie du brun au beige, rayées. Elles mesurent environ 5 mm. Elles se trouvent particulièrement dans les fibres des tapis et des moquettes, où elles trouvent abondamment de la matière organique pour se nourrir mais aussi les vêtements, rideaux, et autres tissus (canapé, fauteuil…)
Les larves d’anthrènes privilégient aussi les zones sombres et calmes (plinthes, sous les lames de parquet, placards, sous les meubles…)
Traitement
1/ Ne pas gratter
Gratter soulage temporairement les démangeaisons de piqure d’insecte mais ceci constitue une porte d’entrée pour la surinfection des boutons. Il faut donc essayer de ne pas gratter ses boutons… De même, on sait que l’effet soulageant est de courte durée et que plus on gratte plus ça démange
Si les lésions sont peu nombreuses, peu gonflées, non infectées, non accompagnées de réaction générale (fièvre, malaise…), on peut tenter de calmer les démangeaisons
Cependant toute absence d’amélioration au bout de 48h nécessite une consultation médicale, de même que l’apparition des signes du paragraphe précédent
vérification que la vaccination antitétanique est à jour,
nettoyer les boutons à l’eau et au savon
désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine, hexamidine, polyvidone iodée)
Eliminer les anthrènes
Pour se débarrasser des anthrènes, il convient de passer l’aspirateur tous les deux ou trois jours et surtout, vider le sac dehors et non pas dans la poubelle et laver les vêtements et les textiles qui peuvent l’être à 60°C ou les passer au congélateur pour tuer les larves. Des bombes insecticides trouvées en pharmacie peuvent aussi être utilisées.
La prise en charge des plaies cutanées répond à quelques principes :
Une plaie cutanée nécessite généralement de contrôler la vaccination antitétanique (un rappel tous les dix ans pour les adultes)
Une plaie doit être maintenue propre et les tissus nécrosés doivent être enlevés par une infirmière ou un médecin
Contrairement à une idée reçue, une plaie cicatrise mieux et plus vite en milieu humide qu’en milieu sec. Il ne convient donc pas de laisser sécher une plaie « à l’air » car la cicatrisation sous la croûte est plus lente. C’est le rôle des pansements
Les pansements qui aident la cicatrisation
Longtemps, les plaies ont été couvertes de substances végétales (emplâtres de feuilles) ou animales (graisse, miel… ).
Il existe dorénavant de nombreux types de pansements répondant aux différentes phases de la cicatrisation (détersion, bourgeonnement et épithélialisation).
La plupart de ces pansements sont à laisser en place plusieurs jours de suite et permettent de se laver sans mouiller la plaie :
– Hydrocolloides et hydrogels :
il s’agit de dérivés du cellulose.
Les hydrocellulaires
sont des pansements à utiliser plutôt sur les plaies exsudatives
et les hydrogels
sont comme leur nom l’indique des gels que l’ont place plutôt sur les plaies dont on souhaite la détersion d’une plaie.
– Films de polyuréthane :
il s’agit de films transparents ayant pour fonction de maintenir le climat humide tout en étant perméables à la vapeur d’eau, ce qui permet d’éviter la macération sur un plaie pas trop exsudative.
– Alginates :
il s’agit de dérivés d’algues brunes, ayant la propriété de former un gel avec l’exsudat de la plaie
– Hydrocellulaires :
il s’agit de sortes de mousses très absorbantes pour plaies exsudatives
– Pansements au charbon :
ils sont surtout indiqués pour les plaies sales et malodorantes
– Tulles :
il s’agit de mailles souvent recouvertes de vaseline, paraffine, voire d’antibiotiques ou d’antiseptiques. Ils sont plutôt à réserver aux plaies dont la cicatrisation est en cours.
– Les pâtes et gels osmotiques ainsi que les enzymes protéolytiques
Elles ont un rôle de détersion des plaies.
Prise en charge des plaies : les progrès récents
Ces dernières années ont vu apparaître des nouvelles générations de produits de plus en plus sophistiqués n’ayant plus le simple rôle de pansement mais aidant véritablement la cicatrisation puisqu’il s’agit de substances jouant un rôle dans les phénomènes microscopiques de la cicatrisation : pansements utilisant des facteurs de croissance et substituts cutanés
– Les facteurs de croissance
Les facteurs de croissance sont des substances ayant un rôle stimulant sur la croissance des cellules cutanées. Il existe des facteurs de croissance de synthèse et d’autres issus de produits biologiques (plaquettes ou sang du patient).
– Les substituts cutanés :
Il s’agit de pansements contenant des cellules cutanées (« culture de peau », surtout utilisée pour traiter les brûlures de grande taille) et les substances biologiques (acide hyaluronique, collagène)
Piqûre ou morsure d’insecte : reconnaître, traiter et savoir quand appeler le 15
Une piqûre ou morsure d’insecte est l’une des consultations dermatologiques les plus fréquentes, surtout en été. Insectes et arachnides représentent plus de 90 % de la biodiversité terrestre — la rencontre est donc inévitable. La plupart des piqûres sont bénignes et se traitent à domicile. Mais certaines situations imposent une réaction immédiate : réaction allergique sévère, piqûres multiples, piqûre en zone à risque, ou présence de signes généraux. Cet article vous aide à identifier l’insecte responsable, adapter le traitement et reconnaître les signaux d’alarme.
🚨 Appeler le 15 immédiatement en cas de : éruption cutanée généralisée — gonflement du visage ou des lèvres — difficultés respiratoires avec sifflement — malaise ou chute de tension — piqûre dans la bouche ou sur le visage — piqûres multiples simultanées. Ces signes évoquent une réaction anaphylactique — urgence vitale absolue.
L’insecte a été vu — identification et conduite à tenir
Moustique
Le moustique est l’animal le plus dangereux au monde — non par sa piqûre elle-même (bouton rouge prurigineux bénin), mais par les maladies qu’il transmet : paludisme, dengue, chikungunya, fièvre jaune, filarioses… responsables de plusieurs millions de décès par an. En France métropolitaine, le moustique tigre (Aedes albopictus) est implanté dans la moitié sud du territoire et peut transmettre dengue et chikungunya. Toute fièvre après une piqûre de moustique au retour d’une zone tropicale impose une consultation urgente.
Taon
Grosse mouche plate reconnaissable à sa taille et son vol bruyant. La piqûre est immédiatement douloureuse, parfois suivie d’un œdème local important. Traitement local habituel. Voir l’article piqûre de taon.
Abeille
L’abeille meurt souvent après avoir piqué car son dard reste planté dans la peau et arrache la glande à venin — le sac à venin se vide entièrement en 1 minute. Il faut donc retirer le dard le plus rapidement possible, sans le pincer (ce qui injecterait davantage de venin) : racler doucement avec le bord d’une carte ou l’ongle. Sauf en cas d’allergie aux piqûres, le traitement est local.
Bourdon
Seules les femelles ont un dard et peuvent piquer si elles se sentent menacées — leur comportement est généralement pacifique.
Guêpe
Compagne des pique-niques, elle peut piquer plusieurs fois (son dard ne reste pas planté). Ne pas la chasser brusquement — les mouvements rapides la rendent agressive. Voir l’article piqûre de guêpe.
Frelon européen
Peut être agressif à moins de 5 mètres du nid. Sinon peu agressif si on ne le provoque pas.
Frelon asiatique
Introduit accidentellement dans le Sud-Ouest de la France, en progression vers le nord. Agressif à moins de 10 mètres du nid, il attaque en essaim — les piqûres multiples peuvent être mortelles. Signaler la présence d’un nid à la mairie.
Abeilles africanisées
Présentes aux États-Unis et en Amérique du Sud. Leur dangerosité tient à leurs attaques massives en essaim sur plus d’un kilomètre (200 à 4 000 piqûres possibles, mortelles dans 75 % des attaques massives). En cas d’attaque : courir en zigzag, chercher un abri hermétique (voiture), éviter l’eau — elles peuvent attendre plusieurs heures.
Fourmis
Certaines mordent, d’autres piquent avec leur aiguillon. La fourmi de feu (Solenopsis invicta), présente en régions chaudes, provoque des pustules caractéristiques douloureuses.
Moucherons et bêtes d’orage
Les moucherons (simulies, cératopogonidés) piquent surtout au crépuscule et en forêt — réaction locale parfois importante. Les « bêtes d’orage » (thysanoptères) mordent près des yeux, des narines et sur la sueur par temps lourd.
Araignées
Contrairement aux idées reçues, les araignées piquent rarement pendant le sommeil. La grande majorité des araignées françaises sont inoffensives. Voir l’article piqûres d’araignées.
Scorpions
Présents surtout en régions tropicales, subtropicales et méditerranéenne. Dans 95 % des cas, la piqûre est douloureuse mais sans gravité — sauf chez l’enfant et l’adolescent. Ils vivent dans les endroits frais : salle de bain, sous les pierres, dans les chaussures. La gravité est liée aux signes généraux muscariniques (vomissements, diarrhée, sueurs, choc). Le traitement en hospitalisation par sérothérapie dans les 2 heures suivant la piqûre est le seul traitement efficace. Débridement et succion sont inutiles et dangereux.
Mille-pattes (scolopendre)
Sévit surtout aux Antilles — morsure très douloureuse nécessitant antalgiques, dermocorticoïdes et désinfection locale.
Chenilles processionnaires
Leurs soies urticantes libérées dans l’atmosphère se déposent sur la peau, les yeux, les voies aériennes et les zones de frottement vestimentaire (cou, plis axillaires). Ne pas gratter — laver abondamment à l’eau chaude sans frotter pour détacher les poils, et laver les vêtements. En cas d’atteinte oculaire, consultation ophtalmologique urgente.
L’insecte n’a pas été vu — piqûres découvertes au lever
Quand les boutons apparaissent sans avoir vu l’insecte — souvent au réveil — plusieurs parasites domestiques sont à évoquer selon le contexte.
Punaise de lit
Parasite redoutable des maisons et hôtels, elle pique la nuit — les boutons apparaissent en alignements caractéristiques de 3 sur les zones découvertes. Voir l’article punaises de lit.
Puces
Souvent transmises par les chats, elles vivent dans les planchers et sous les meubles. Les boutons sont des papules prurigineuses des chevilles et membres inférieurs. Voir piqûres de puces.
Anthrènes
Petits insectes vivant dans les textiles et tapis — leurs larves poilues sont très urticantes. Y penser en cas de démangeaisons apparaissant au contact d’un canapé ou fauteuil en tissu. Voir piqûres d’anthrènes.
Aoutats (trombiculoses)
Larves d’acariens piquant surtout par temps chaud dans les zones de frottement vestimentaire et les plis. Voir l’article aoutats.
Comètes à Pyemotes
Boutons dus à un parasite du ver du bois — contamination fréquente via un vieux fauteuil parasité. Aspect caractéristique en « comète » avec une petite queue, très prurigineux. Consultation nécessaire pour confirmer le diagnostic et obtenir le traitement.
Poux de corps
Concernent surtout les personnes en grande précarité, mais peuvent se transmettre via des vêtements d’occasion. Voir les poux.
Gale
Due à un acarien microscopique (Sarcoptes scabiei), transmis par contact prolongé peau à peau ou via textiles contaminés. Démangeaisons souvent insomniantes, à prédominance nocturne. Voir la gale.
Tique
La tique du genre Ixodes est vectrice de la maladie de Lyme. Une tache rouge qui s’étend en anneau après une piqûre (érythème migrant) impose une consultation sans délai pour un traitement antibiotique précoce. Voir piqûre de tique.
Érythème migrant : tache rouge qui s’étend après une piqûre de tique — consulter en urgence
Calmer les démangeaisons de piqûre d’insecte
Ne pas gratter — règle numéro 1
Gratter soulage temporairement mais constitue une porte d’entrée pour la surinfection — et amplifie les démangeaisons : plus on gratte, plus ça démange. L’effet soulaçant est de très courte durée. Couper les ongles courts chez l’enfant limite les lésions de grattage.
Traitements médicamenteux
Le médecin prescrit le plus souvent un dermocorticoïde local pour réduire l’inflammation, associé si nécessaire à des antihistaminiques per os pour calmer les démangeaisons et l’œdème.
Mesures locales en automédication
Si les lésions sont peu nombreuses, peu gonflées, non infectées et sans réaction générale (fièvre, malaise) : consulter notre article calmer les démangeaisons. Toute absence d’amélioration après 48 heures impose une consultation médicale.
Soigner les boutons de piqûre
Le traitement local d’une piqûre non compliquée est celui de toute plaie cutanée :
Vérifier que la vaccination antitétanique est à jour
Nettoyer à l’eau et au savon
Désinfecter avec un antiseptique doux : chlorhexidine, hexamidine ou polyvidone iodée
Ne pas couvrir sauf si la lésion suinte
Consulter en cas de signes de surinfection (rougeur extensive, chaleur, pus, fièvre)
Tableau récapitulatif — identifier la piqûre et la conduite à tenir
Insecte / parasite
Contexte / indice
Conduite à tenir
Abeille
Dard visible dans la peau
Retirer le dard en raclant sans pincer — traitement local
Guêpe / frelon
Pas de dard dans la peau
Traitement local — 15 si signes généraux
Tique
Tache rouge qui s’étend en anneau
Consultation urgente — antibiotique Lyme
Punaise de lit
Boutons en ligne au réveil
Traitement local — désinsectisation obligatoire
Chenille processionnaire
Contact avec textile ou arbre
Laver à l’eau chaude sans frotter — urgence si atteinte oculaire
Scorpion
Zone méditerranéenne ou tropicale
Hospitalisation si signes généraux — sérothérapie < 2h
Gale
Démangeaisons nocturnes, entourage atteint
Traitement scabicide — traiter l’entourage et la literie
Moustique (retour voyage)
Fièvre dans les semaines suivantes
Consultation urgente — suspicion paludisme
Questions fréquentes
Comment distinguer une réaction allergique d’une simple réaction locale à une piqûre ?
Une réaction locale normale se limite à la zone piquée : rougeur, gonflement, démangeaisons localisées pendant 24 à 72 heures. Une réaction allergique (anaphylaxie) se manifeste au-delà de la zone de piqûre : urticaire généralisée, gonflement du visage ou des lèvres, difficultés respiratoires, malaise, chute de tension. Ces signes peuvent apparaître en quelques minutes. Appeler le 15 immédiatement — c’est une urgence vitale. Les personnes déjà allergiques aux piqûres doivent porter un kit d’adrénaline auto-injectable (Anapen®, EpiPen®) prescrit par leur médecin.
Comment retirer une tique correctement ?
Utiliser un tire-tique (disponible en pharmacie) ou une pince fine, en saisissant la tique le plus près possible de la peau et en tirant perpendiculairement sans la tourner ni l’écraser — ce qui risquerait d’injecter davantage de salive. Ne jamais appliquer d’éther, d’alcool ou de vernis à ongles. Désinfecter la zone après retrait. Surveiller l’apparition d’un érythème migrant (anneau rouge qui s’étend) dans les jours suivants — signe d’une possible maladie de Lyme — et consulter immédiatement.
Que faire si les boutons de piqûre ne guérissent pas après quelques jours ?
Toute piqûre ne montrant pas d’amélioration après 48 heures de traitement local mérite une consultation. Les diagnostics à évoquer sont une surinfection bactérienne (impétigo secondaire), une réaction allergique retardée nécessitant dermocorticoïdes, une cellulite infectieuse si la rougeur s’étend avec chaleur et fièvre, ou une maladie vectorielle (érythème migrant de Lyme, arbovirose au retour de voyage).
Comment se protéger efficacement des piqûres d’insectes ?
Les répulsifs cutanés contenant du DEET (N,N-diéthyl-métatoluamide), de l’IR3535 ou de la picaridine sont les plus efficaces. Les vêtements couvrants imprégnés de perméthrine protègent efficacement en zone à risque. Les moustiquaires imprégnées d’insecticide sont indispensables dans les zones de paludisme. En France, les répulsifs contenant 30 à 50 % de DEET sont recommandés pour les zones à risque élevé — à éviter chez l’enfant de moins de 2 ans.
Peut-on faire une téléconsultation pour une piqûre d’insecte ?
Oui — la téléconsultation avec photos de bonne qualité (plusieurs angles, plan rapproché) permet souvent d’identifier l’insecte responsable, d’évaluer la sévérité de la réaction et de prescrire le traitement adapté (dermocorticoïde, antihistaminique, antibiotique si suspicion de Lyme). Elle est particulièrement utile pour les réactions locales importantes, les boutons persistants ou atypiques, et les piqûres survenues en zone à risque. Elle ne remplace pas un appel au 15 en cas de signes généraux.
Les guêpes piquent avec leur aiguillon situé à l’arrière du corps pour se défendre.
La guêpe est parfois confondue avec l’abeille, plus foncée, velue et plus ramassée, ou le frelon européen, plus grand.
Elle mesure environ un centimetre et demi et elle a un abdomen rayé noir et jaune
Elle est attirée par les aliments carnés et sucrés, c’est souvent le compagnon indésirable des repas extérieurs et pique niques.
Piqure de guêpe
Symptomes
La piqure est douloureuse. Contrairement à l’abeille, le dard ne reste pas dans la peau de la personne piquée (dans le cas d’une piqure d’abeille, il faut extraire le dard sans comprimer son sac à venin, ce qui en injecterait plus dans la peau, en frottant doucement de biais avec une carte bancaire ou l’ongle, en soulevant le dard de la peau).
Apparait ensuite une plaque gonflée rouge avec souvent la plaie de la piqure au centre
Piqure de guêpe
Allergie aux guêpes et abeilles (hyménoptères)
Entre 1 et 3% de la population est allergique au venin de guêpe et d’abeille, elles présentent alors un gonflement important autour de la piqure, suivi parfois de gonflements à distance à type d’urticaire géant ou d’oedeme de Quincke, voire de choc anaphylactique (malaise, hypotension…) nécessitant l’utilisation d’adrénaline I.M. (Anahelp®, Anapen® auto-injectable).
L’anaphylaxie débute environ 10 minutes après la piqûre de guêpe mais un deuxième épisode tardif peut survenir 12 heures après le premier.
La prise en charge allergologique se fait dans un service hospitalier spécialisé avec pratique de prick-tests sous surveillance médicale
La désensibilisation antivenimeuse est efficace dans 90% des cas de réactions urticariennes et générales. Elle dure trois à cinq ans.
Soigner les piqures de guêpes
Les piqûres peuvent entraîner une plaque rouge et gonflée. En cas de plaie infectieuse, de gonflement important, de piqures multiples, de bulles ou de nécrose il faut consulter en urgence. Si des symptômes généraux surviennent (éruption cutanée généralisée, gonflement du visage ou de la lèvre, difficultés respiratoires avec sifflement, voire malaise avec chute de tension), de même, en cas de piqûre sur le visage ou dans la bouche, et enfin en cas de piqûres multiples, il faut appeler immédiatement le 15 en France.
Soigner une piqure bénigne
En cas de simple plaque gonflée de moins de 5 cms de diametre, le traitement est celui d’une plaie de la peau :
vérification que la vaccination antitétanique est à jour,
nettoyer les boutons à l’eau et au savon
désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine, hexamidine, polyvidone iodée)
Limiter l’action du venin
Si le dard est planté dans la peau, il s’agissait alors d’une abeille et non d’une guêpe, son sac a venin va se vider dans la peau en 1 minute, il faut donc enlever le dard sans comprimer le sac a venin, en le soulevant doucement avec l’ongle ou en raclant doucement avec une carte de crédit
On peut aussi utiliser
L’aspivenin permet d’enlever des fractions du venin et de diminuer la quantité de venin mais il ne permet pas de prévenir une éventuelle allergie
Placer une compresse imbibée d’eau chaude car le venin est thermolabile
Eviter les piqures de guêpes
Pour essayer d’éviter les piqûres de guepes, il faut :
1/ éviter de manipuler à l’extérieur des fleurs et des aliments
2/ Ne pas chasser les guepes avec la main car elles se sentent alors agressées et piquent
Les taons ou mouches à chevaux, sont de grosses mouches plates, de couleur brun-gris foncé tirant parfois sur le jaune, vivant dans les champs et les forêts. Ce sont des insectes hématophages (qui mangent du sang), dont seule la femelle pique
Piqure de taon
Symptomes
La piqûre de taon provoque une douleur et il en résulte une tache ou un bouton rouge. Les taons sont rarement pourvoyeurs de maladies parasitaires des animaux. Certaines personnes peuvent être allergiques et le gonflement de la peau peut parfois atteindre plusieurs centimètres de diamètre accompagnés d’une chaleur, de douleurs mais aussi de démangeaisons. Il faut alors se méfier d’une surinfection, pouvant aussi prendre la forme de croutes jaunes comme du miel (impetigo). Enfin, ont été décrits exceptionnellement des manifestations à type d’urticaire géant, des difficultés respiratoires ou un œdème de Quincke
vérification que la vaccination antitétanique est à jour,
nettoyer les boutons à l’eau et au savon
désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine, hexamidine, polyvidone iodée)
Eviter les piqures de taons
1/ Eviter les zones infestées
Il faut éviter les endroits ou se trouvent des chevaux, des vaches… de mai à octobre, surtout losqu’il fait chaud
2/ Se protéger des taons
Porter des vêtements clairs, épais et couvrants
Les taons sont foncés, ils craignent donc parfois de se poser sur du clair car ils sont alors plus visibles. On trouve des produits permettant d’impregner les vetements, tels la perméthrine par pulvérisation ou trempage, et résistant à plusieurs lavages.
S’appliquer du repellent sur les zones non couvertes
Les répulsifs sont soumis à la réglementation européenne des « biocides ». Ils ne sont pas recommandés pour les enfants de moins de 30 mois.
Les plus efficaces sont :
– le diéthyltoluamide (DEET ou N, N-diéthyl-3-méthylbenzamide), efficace à la concentration de 50 p. 100 (uniquement chez l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans), et à des concentrations inférieures (20 à 35%) chez l’enfant de 30 mois à 12 ans sauf en cas d’antécédent de convulsions. Sa durée moyenne de protection est de 5 heures. Il peut abimer les plastiques, les vernis, les verres de montre et lunettes ;
– l’hydroxyléthyl-isobutil pipéridine carboxylate (KBR 3023), efficace à la concentration de 25%, pour une durée moyenne de 5 heures. Il est également utilisable chez l’enfant > 30 mois ;
– l’éthyl-butyl-acétyl-amino-propionate (IR 35/35), aux concentrations de 20 à 35% pour une durée de protection moyenne de 2 heures. Il est utilisable dès l’âge de 30 mois et chez la femme enceinte
Les araignées font partie de la famille des arachnides comme les tiques et les acariens. Les araignées mordent pour se défendre (grâce à leurs mandibules en mordant). Si après une morsure d’araignée des symptômes généraux surviennent (éruption cutanée généralisée, gonflement du visage ou de la lèvre, difficultés respiratoires avec sifflement, voire malaise avec chute de tension), de même, en cas de piqûre sur le visage ou dans la bouche, et enfin en cas de piqûres multiples, il faut appeler immédiatement le 15 en France. Il est cependant fréquent de se lever et de se trouver un bouton qu’on attribue à une araignée, en pratique, ce n’est que très rarement le cas, ce sont souvent d’autres piqures d’insectes qui sont en cause : contrairement à ce qu’on pense souvent, les araignées piquent peu durant notre sommeil.
Piqure d’araignee
Symptomes
Une morsure d’araignée laisse deux points au lieu d’un seul pour la plupart des autres insectes et elle est douloureuse. En effet l’araignée utilise ses deux mandibules pour mordre. Ces deux points sont sur un bouton gonflé de quelques millimètres généralement
En France
On dénombre une vingtaine de sortes d’araignées dans les maisons, cachées dans des endroits sombres (radiateurs, rideaux…), la plupart totalement inoffensives et s’intéressant peu à nous puisqu’elles chassent des insectes dans leur toile. Elle piquent donc peu la nuit et il faut les respecter car elles nous débarrassent des mouches, moustiques, guêpes…
Seules quelques araignées sont dangereuses en France et notamment :
La recluse brune
Loxosceles reclusa, ou recluse brune est une petite araignée (1,5 cm) originaire d’Amérique du Nord, importée en France depuis les années 2000, notamment dans le Languedoc-Roussillon. On trouve sa toile dans des endroits abrités : grenier, garage, placard…
Sa morsure peut provoquer des nécroses et des infections de la peau
Veuve noire
Fréquente en Australie, en Floride… on en trouve un peu, toujours dans le Languedoc Roussillon. Son venin est surtout neurotrope provoquant des contractures musculaires.
Ailleurs dans le Monde
La plupart des araignées dangereuses sont tropicales : mygales, araignée banane, veuve noire… provoquant des nécroses cutanées étendues nécessitant parfois des greffes de peau, des contractures musculaires, un ictère hémolytique avec insuffisance rénale
Soigner les piqures d’araignées bénignes
Les morsures peuvent entraîner un bouton. En cas de plaie infectieuse, de bulles ou de nécrose il faut consulter un médecin
Piqûres de moustiques : boutons gonflés, démangeaisons et protection
Les piqûres de moustiques sont bénignes dans la grande majorité des cas, mais certaines personnes y réagissent fortement : boutons gonflés, démangeaisons intenses, risque de cicatrices à force de gratter. Quelques personnes développent des réactions allergiques sévères. Et en zone tropicale, le moustique peut transmettre des maladies graves (paludisme, dengue, chikungunya).
Réaction sévère aux piqûres de moustiques ? Boutons très gonflés ou surinfectés ?
Le Dr Rousseau, dermatologue, est disponible en téléconsultation vidéo — souvent le jour même ou le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Le moustique tigre transmet le Zika, la dengue et le chikungunya
On dénombre une soixantaine d’espèces de moustiques en Europe. Ce sont des insectes hématophages qui pompent notre sang au moyen d’un fin cathéter. Seules les femelles piquent — après l’accouplement, elles cherchent du sang pour nourrir leurs œufs. 48 heures après le repas sanguin, elles déposent leurs œufs à la surface d’une eau stagnante (mares, flaques, sous pots de fleurs, vieux pneus…). Ce cycle se reproduit deux fois par semaine.
Espèce
Heures d’activité
Maladies transmises
Présence en France
Anophèle
Aube, crépuscule, nuit
Paludisme (Afrique)
Présent mais non vecteur du paludisme en métropole
Culex
Nuit uniquement
Aucune en France (West Nile en zone endémique)
Très commun — moustique urbain bruyant
Aedes / Moustique tigre
Fin de journée + journée sous feuillages
Dengue, chikungunya, Zika
Présent dans toute la France métropolitaine depuis 2015 — y compris Bretagne et région parisienne
💡 Périodes critiques : de la fin d’après-midi au petit matin. Mais le moustique tigre peut aussi piquer en journée, notamment sous les feuillages qui constituent son habitat privilégié.
Pourquoi les piqûres de moustiques gonflent-elles ?
En piquant, le moustique injecte sa salive anticoagulante dans le derme. Celle-ci déclenche une dégranulation des mastocytes en histamine — le même mécanisme que dans l’urticaire. Il en résulte un gonflement cutané (papule) et des démangeaisons dont l’intensité varie selon la susceptibilité individuelle.
Type de réaction
Aspect
Conduite à tenir
Réaction normale
Papule rouge < 1 cm, prurit modéré, disparaît en 24–48 h
Soins locaux, ne pas gratter
Hyperergie (réaction exagérée)
Papule > 2 cm, gonflement en relief de plusieurs mm, prurit intense. Fréquent chez l’enfant atopique. Évolue en prurigo si grattage répété.
Dermocorticoïde topique + antihistaminique oral
Surinfection bactérienne
Gonflement > 3 cm, chaleur, douleur, croûtes jaunes (aspect impétigo), parfois fièvre
Consultation médicale — antibiotiques locaux ou oraux
💡 Hyperergie aux piqûres de moustiques chez l’enfant : particulièrement fréquente chez les enfants ayant un terrain atopique (eczéma, asthme, rhinite). Les lésions évoluent souvent en gros boutons qui s’excorient, cicatrisent mal et laissent des taches brunes. Un traitement précoce évite ce cercle vicieux.
Comment soulager les démangeaisons de piqûres de moustiques ?
1. Ne pas gratter
Gratter soulage temporairement mais constitue une porte d’entrée pour la surinfection et aggrave le prurit (la stimulation mécanique libère davantage d’histamine). Plus on gratte, plus ça démange — et plus le risque de cicatrice augmente.
2. Soins locaux immédiats
Méthode
Mode d’action
Efficacité
Compresse alcoolisée (alcool à 70°)
Antiseptique + effet rafraîchissant
✓✓
Glaçon enveloppé dans un tissu
Vasoconstriction + antalgie
✓✓
Bicarbonate de soude (3 c. à soupe dans 100 ml d’eau)
Un dermocorticoïde topique (classe II–III) en application courte — réduit rapidement l’inflammation et le prurit
Des antihistaminiques oraux (cétirizine, loratadine) — surtout utiles en cas de réaction multiple ou chez l’enfant hyperergique
4. Soigner les boutons surinfectés
Si les piqûres sont excoriées ou surinfectées, traiter comme une plaie cutanée :
Vérifier que la vaccination antitétanique est à jour
Nettoyer à l’eau et au savon doux
Désinfecter avec un antiseptique doux : chlorhexidine, hexamidine ou polyvidone iodée
Si croûtes jaunes (impétigo) : consultation médicale pour antibiothérapie adaptée
Pourquoi certaines personnes se font-elles plus piquer que d’autres ?
Des études ont identifié plusieurs facteurs qui attirent davantage les moustiques vers certains individus :
Facteur
Mécanisme
Groupe sanguin O
Les moustiques piqueraient les personnes du groupe O deux fois plus souvent que celles du groupe A
Production élevée de CO₂
Détectable à 50 mètres — attire davantage les personnes corpulentes, les femmes enceintes, les sportifs en activité
Transpiration
L’acide lactique, l’acide urique et l’ammoniaque de la sueur sont des attractifs puissants
Consommation d’alcool
Même une seule bière augmente l’attractivité — mécanisme non entièrement élucidé
Vêtements foncés
Noir, bleu foncé, rouge : les moustiques se repèrent visuellement sur les couleurs sombres
Chaleur corporelle
Les infrarouge émis par la peau chaude guident le moustique à courte distance
10 moyens de se protéger des piqûres de moustiques
💡 Selon le Haut Conseil de la Santé Publique (BEH mai 2018), le classement d’efficacité est : 1. Moustiquaire imprégnée → 2. Répulsif cutané sur zones découvertes → 3. Vêtements imprégnés
1. Éliminer les gîtes larvaires
L’élimination des points d’eau stagnante dans le jardin et autour de la maison est la mesure la plus efficace à long terme : sous-pots de fleurs, vieux pneus, gouttières bouchées, toitures terrasse, bains à oiseaux. Tout point d’eau doit être filtré ou vidé régulièrement. Tailler la végétation basse élimine aussi les zones de repos et de reproduction des moustiques.
2. La moustiquaire
Premier moyen de protection selon le HCSP. Elle doit être :
Idéalement imprégnée de perméthrine ou deltaméthrine
Suffisamment longue pour toucher le sol de tous les côtés du lit
Sans trous et éviter de la toucher en dormant (les moustiques piquent au travers)
Des moustiquaires grillagées aux portes et fenêtres complètent efficacement la protection. Elles sont également disponibles pour berceaux et poussettes.
3. Les répulsifs cutanés
Les répulsifs cutanés (insectifuges / repellents) s’appliquent sur les parties découvertes — jamais sur le visage, ni sur les muqueuses. Durée de protection : 2 à 8 heures selon la substance. En cas d’utilisation concomitante d’une crème solaire, appliquer le solaire au moins 20 minutes avant le répulsif. Ils ne sont pas recommandés avant 30 mois.
Principe actif
Sigle
Concentration
Durée
Âge min.
Diéthyltoluamide
DEET
50 % (tropiques) / 20–35 % (France)
~5 h
12 ans (50 %) / 30 mois (20–35 %)
Hydroxyéthyl-isobutyl pipéridine carboxylate
KBR 3023
25 % (tropiques)
~5 h
30 mois
Éthyl-butyl-acétyl-amino-propionate
IR 35/35
20–35 %
~2 h
30 mois — femme enceinte ✓
p-Menthane diol (Citriodiol)
PMD
30–40 %
~4 h
30 mois
Citronnelle (Cymbopogon nardus)
—
Variable
~1–2 h
2 ans — moins efficace que les synthétiques
⚠️ Ce qui ne marche pas : bracelets anti-insectes, huiles essentielles non standardisées, homéopathie, ultrasons, rubans sans insecticide, vitamine B1 — aucune efficacité prouvée selon le HCSP.
4. Vêtements clairs et couvrants
Porter des vêtements clairs, amples et couvrants réduit les zones d’accès. Les vêtements foncés (noir, bleu marine, rouge) attirent visuellement les moustiques. Des produits d’imprégnation à base de perméthrine (pulvérisation ou trempage) résistant à plusieurs lavages sont disponibles en pharmacie.
5. Limiter la transpiration et les parfums
Douche fraîche avant de sortir le soir, déodorant, vêtements respirants. Éviter les parfums floraux sucrés qui attirent les insectes piqueurs.
6. Éviter les heures critiques
Rester à l’intérieur de la fin d’après-midi jusqu’au petit matin. En zone tropicale ou en présence de moustique tigre, la protection diurne sous feuillages est également nécessaire.
7. Ventiler
L’air brassé par un ventilateur gêne le vol des moustiques et disperse le CO₂ et la chaleur corporelle qui les attirent. La climatisation réduit leur agressivité sans les empêcher de piquer.
8. Tortillons, diffuseurs et pièges
Les diffuseurs électriques (tablettes ou liquide) éliminent efficacement les moustiques d’une pièce fermée en moins d’une heure. Les aérosols insecticides (pyréthrinoïdes : deltaméthrine, perméthrine) sont efficaces mais à utiliser le moins possible pour préserver les insectes utiles. Les tortillons fumigènes sont peu efficaces selon le HCSP. Une assiette d’eau savonneuse peut piéger les moustiques à l’extérieur.
9. Plantes répulsives
Citronnelle, ail, géranium rosat, lavande, basilic — à planter autour de la terrasse. Effet modeste mais sans risque.
10. Éclairage LED
Les ampoules LED autour des entrées et fenêtres attirent moins les insectes que les ampoules à incandescence ou néon — les moustiques sont moins orientés par ce spectre lumineux.
Récapitulatif : efficacité comparée des moyens de protection
Pourquoi certaines personnes réagissent-elles beaucoup aux piqûres de moustiques ?
La réaction dépend de la sensibilité individuelle aux protéines de la salive du moustique. Les personnes ayant un terrain atopique (eczéma, asthme, rhinite allergique) réagissent souvent avec une hyperergie — boutons très gonflés, prurit intense, évolution en prurigo. Les enfants atopiques sont particulièrement concernés, avec une tendance à s’améliorer en grandissant.
Faut-il consulter pour une piqûre de moustique ?
Une piqûre simple ne nécessite pas de consultation. Consultez si : gonflement dépassant 5 cm, chaleur et douleur locales persistantes (surinfection), fièvre dans les jours suivant un voyage en zone tropicale, apparition de signes généraux (malaise, difficultés respiratoires, urticaire diffus). En zone à risque paludisme, dengue ou Zika, une consultation est recommandée dès les premiers symptômes.
Le répulsif est-il compatible avec la crème solaire ?
Oui, mais dans l’ordre : crème solaire en premier, attendre au moins 20 minutes, puis appliquer le répulsif. L’ordre inverse réduit l’efficacité du solaire et peut augmenter l’absorption cutanée du répulsif. Ne jamais mélanger les deux dans la même application.
Peut-on mettre du répulsif sur un enfant ?
Les répulsifs chimiques (DEET, KBR, IR 35/35, PMD) sont utilisables à partir de 30 mois. Avant 30 mois, seule la moustiquaire imprégnée et les vêtements couvrants sont recommandés. La citronnelle est déconseillée avant 2 ans. Ne jamais appliquer de répulsif sur les mains d’un enfant (risque de contact avec les yeux et la bouche).
Le moustique tigre est-il dangereux en France ?
En France métropolitaine, la transmission de la dengue, chikungunya ou Zika par le moustique tigre reste exceptionnelle mais possible — des cas autochtones ont été documentés. Le risque principal est le retour de voyage en zone endémique. En cas de fièvre, douleurs articulaires ou éruption cutanée au retour d’un voyage tropical, une consultation est recommandée. Voir : dermatoses au retour de voyage.
Comment éviter les cicatrices dues aux piqûres de moustiques ?
Ne pas gratter — c’est la règle fondamentale. Si les lésions sont excoriées, traiter rapidement avec un antiseptique local et un dermocorticoïde pour stopper l’inflammation. Les taches brunes post-inflammatoires qui persistent après guérison s’estompent en quelques mois ; une crème dépigmentante à l’acide azélaïque ou à la niacinamide peut accélérer la disparition.
Les puces sont de petits insectes hématophages (qui mangent du sang) : elles vivent sur la peau de mammifères et rongeurs et se nourrissent de leur sang. Elles se déplacent en sautant, certaines espèces pouvant faire des bonds de 30 cm de haut.
Il est fréquent en cas de piqure, d’attribuer cela à la puce. En fait elle n’est pas très fréquemment en cause. De plus, on confond souvent la piqure de puce et la piqure de punaise de lit. On parle de puce de lit mais il s’agit en fait de punaises de lit. Pour savoir distinguer quel insecte a piqué, voir ce guide quel insecte m’a piqué
La redoutable puce de l’homme (Pulex irritans) qui transmettait la peste après avoir piqué des rongeurs (rats) contaminés par Yersinia Pestis, est très rare de nos jours, on est dorénavant mordus par les espèces de puces des chiens et surtout des chats.
Piqures de puces de plancher
Symptomes
Les piqûres de puces sont plus souvent localisées dans le bas des jambes (chevilles et bas des mollets) : les boutons de puces sont situés dans la zone de contact avec l’animal domestique ou du parquet (pour les puces de parquet).
Les boutons de puces démangent et sont à type de prurigo (gros boutons gonflés)
Parfois les boutons peuvent donner des bulles.
Certains boutons de puces peuvent s’infecter, ils vont alors devenir crouteux comme de l’impetigo, douloureux…
Personnes à risques
Les enfants sont souvent piqués lors du contact avec un animal domestique (chat+++) ainsi que les personnes vivant dans les campagnes et ayant des contacts avec des animaux.
Infections et maladies transmises par les piqûres de puces
Les piqures de puces sont généralement bénignes pour l’homme et ne transmettent généralement pas de maladies. La peste est devenue extrêmement rare en Europe. Les puces transmettent rarement le typhus murin (puce du rat voire du chat) ou la tularémie
Traitement
Soigner les piqures de puces
Les morsures de puces peuvent entraîner une plaque comme une urticaire, une plaie infectée, des bulles… dans ces cas, il faut consulter un médecin
Le traitement des boutons de puce est celui d’une plaie de la peau :
vérification que la vaccination antitétanique est à jour,
nettoyer les boutons à l’eau et au savon
désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine, hexamidine, polyvidone iodée)
Lorsque les lésions provoquées par les piqûres sont très nombreuses il faut consulter un médecin.
Il y a de nombreux « trucs » pour soulager les démangeaisons mais ils peuvent provoquer une irritation de la peau qui ne fera, à terme, qu’aggraver les démangeaisons de boutons de puces, voire une véritable allergie de peau :
compresses alcoolisées (alcool modifié à 70°),
mettre de la chaleur (compresse avec de l’eau chaude) ou un glaçon
compresses imbibées d’un mélange de 3 cuillères à soupe de bicarbonate dans 100 ml d’eau du robinet.
appliquer un peu de déodorant en spray ou en bille sur les boutons
Nous ne recommandons donc pas ces « trucs » que vous trouverez sur Internet (à part l’aloe vera). Si les lésions sont peu nombreuses, peu gonflées, non infectées, non accompagnées de réaction générale (fièvre, malaise…), on peut tenter d’autres soins pour calmer les démangeaisons :
Bains avec de l’amidon, des huiles de bain…
ces produits calment les démangeaisons en ayant un rôle emollient sur la peau
Talc
appliquer du talc officinal sur les zones qui démangent permet souvent de calmer les démangeaisons
Limiter les facteurs aggravant les démangeaisons :
Certains facteurs peuvent aggraver les démangeaisons et il convient de les éviter :
Agents irritants :
savon, eau chaude, toilette trop fréquente, port de vetements en laine…
Chauffage trop important, air sec.
Médicaments disponibles pour soigner la peau qui gratte sans ordonnance
Prudence, demandez avis au pharmacien! il pourra vous délivrer certains médicaments pour calmer les démangeaisons sans ordonnance en attendant la consultation du médecin
Eliminer les puces
Dans l’environnement
Il faut se lancer dans un grand nettoyage du domicile : laver fréquemment la literie et les vêtements, le sol avec un détergent, shampooiner les moquettes et tapis, laver les dessous de meubles et passer l’aspirateur, en insistant sur les endroits peu éclairés (sous les meubles car les larves de puces craignent la lumière)
Chez les animaux
Consulter un vétérinaire qui prescrira un collier anti-puces, ou l’application d’un insecticide sur le pelage du chat ou du chien si l’infestation a déjà eu lieu.
L’éradication de la puce chez le chien ou le chat suffit généralement à éliminer les puces et leurs piqures
La brûlure est une destruction plus ou moins profonde de la peau, suite au contact avec une substance caustique, de l’électricité, de la chaleur… Que faire en cas de brulure ? :
Définir le type de brûlure : il y a 4 grands types de brûlures en fonction de l’agent en cause déterminant pour la gravité de la brulure : chaleur, électrique, chimique, radiations…
En cas de brulure chimique ou électrique il faut toujours demander un avis médical La seule brulure qu’on peut prendre en charge à la maison est le 1er degré de petite étendue, toutes les autres nécessitent un avis médical : rincer la brulure à l’eau froide pour la refroidir. Paracétamol pour la douleur et pansements gras (Jelonet®, Adaptic®, Tulle gras…) sous une bande. Le pansement est enlevé au bout de 2-3j et on constate une guérison avec desquamation, sinon, consultation du médecin.
Brulure du 1er degré peu étendue, la seule qu’on peut soigner à la maison
1/ Définir le type de brûlure
Il y a 4 grands types de brûlures en fonction de l’agent en cause. Le type de brulure détermine déjà en partie la conduite à tenir et la gravité de la brulure
Brulure à la chaleur
Ce sont les brulures les plus fréquentes, pouvant être superficielles ou profondes, suite au contact de la peau avec une flamme, un liquide chaud ou un métal brûlant. Dans ces deux derniers cas, le liquide et le métal tendent à coller à la peau et provoquer donc des brulures plus graves.
Brulure par l’électricité
On distingue deux types de brulures électriques :
Brûlures par arc électrique: CATENAIRE…
L’exemple le plus fréquent est une personne montant sur des wagons de train : il existe une différence de potentiel extrêmement importante entre les wagons et la caténaire entre lesquels la personne se place, déclenchant un arc électrique (sorte d’éclair entre les 2 points) qui passe par le corps de cette personne, en cheminant par la peau. Elles correspondent en fait à des brûlures thermiques de la peau.
Brûlures électriques vraies : PRISE ELECTRIQUE…
Passage intra-corporel d’un courant électrique qui chemine pour des raisons de conduction électrique prioritairement le long des vaisseaux et des nerfs, en passant toujours par le coeur : risques de trouble du rythme (fibrillation ventriculaire), de destruction nerveuse ou de thrombose vasculaire souvent responsables de d’amputations…
Brulures chimiques
Elles sont souvent graves car le produit chimique peut pénétrer dans le corps, y être rémanent et y créer des dégâts.
Les acides (acide sulfurique, chlorhydrique…)
Brûlures extrêmement douloureuses / destruction se propageant rapidement de la superficie de la peau vers la profondeur .
Les bases (soude caustique…)
Souvent moins douloureuses mais plus sournoises : destruction décalée dans le temps car les lésions superficielles n’apparaissent que secondairement, parfois après la destruction profonde.
Radiations : coup de soleil, radiodermites après radiothérapie.
2/ Classification en degrés
Les trois degrés correspondent au niveau de destruction du tissu cutané.
1er degré : rougeur
Brulure du 1er degré
Plaque rouge, chaude et douloureuse, type « coup de soleil« , guérissant en 2 à 3 jours. Brulure grave que si elles est étendue, chez le petit enfant notamment (risque de déshydratation).
2ème degré : phlyctène ou bulle.
2ème degré superficiel: derme rouge
Le derme sous la phlyctène est rouge car il reste vascularisé
Elle guérit le plus souvent spontanément en une semaine à 10jours
Brulure du 2eme degre
2ème degré profond : derme blanc
Le derme est dévascularisé (mort) et nécessite une détersion chirurgicale.
3ème degré
Plaques dures et indolores. Plaies plus ou moins profondes
Brulure du 3eme degre
3/ En fonction de ces éléments, puis-je soigner une brulure?
En cas de brulure chimique ou électrique il faut toujours demander un avis médical
1er degré de petite étendue
Retrait des bagues, montres, bracelets
Rincer la brulure à l’eau froide pour la refroidir : règle des 15, laver dans les 15 minutes, avec de l’eau à 15 degrés, à 15 cm de la peau, pendant au moins 15 minutes.
#brulure du 1er degré : connaissez-vous la règle des 15? laver dans les 15 minutes, avec de l’eau à 15 degrés, à 15 cm de la peau, pendant au moins 15 minutes
Paracétamol pour la douleur et pansements gras (Jelonet®, Adaptic®, Tulle gras…) sous une bande. Le pansement est enlevé au bout de 2-3j et on constate une guérison avec desquamation, sinon, consultation du médecin.
De nombreuses personnes recourent aux « magnétiseurs » et autres « coupeurs de feu » ou « barreurs de feu », sensés soulager rapidement les douleurs du zona et des brulures
On utilise parfois en physiothérapie, la magnétothérapie, consistant à placer des aimants au sein desquels on fait passer un courant électrique, notamment en rééducation fonctionnelle pour soulager les douleurs de l’appareil locomoteur. Ce traitement est basé sur l’hypothèse que les ions des tissus et le fer contenu dans le sang réagissent au champ magnétique, mais l’effet sur la douleur n’est pas clairement expliqué à notre connaissance. Nous avons trouvé une étude de petite ampleur (40 patients), sans étude contre placébo, d’origine cubaine, trouvant une efficacité de la magnétothérapie basse fréquence dans les brulures liées au zona
Par ailleurs, nous n’avons trouvé aucune étude scientifique étayant l’efficacité de traitements par « magnétisme humain ». Tout au plus une thèse en Médecine de 2007 relate leur recourt dans le cadre des brulures en milieu hospitalier sans étudier véritablement leur efficacité en les testant contre placébo ou contre traitement médical.
Il semble donc ne pas y avoir de fondement scientifique à ce jour pour la pratique du magnétisme des coupeurs de feu dans la prise en charge des brulures. On ne peut donc scientifiquement recommander ce type de pratique pour prendre en charge des brulures du 1er degré peu étendues et encore moins pour des brulures de plus grande étendue ou gravité.
1er degré étendue ou mal supportée
En cas de brulure du 1er degré étendue, notamment chez un enfant, de sensations de malaise, de maux de tête, consulter un médecin sans tarder
2ème degré : avis médicochirurgical
Le médecin procède à l’excision de la phlyctène et un rinçage au sérum physiologique ou aux antiseptiques non alcooliques (Chlorexidine…)
Il applique un pansement gras (Jelonet®, Adaptic®, Tulle gras…) sous une bande, à renouveler toutes les 48 à 72 heures
Toute brûlure n’ayant pas cicatrisé au delà du 21ème jour doit être prise en charge de façon chirurgicale.
3ème degré : urgence chirurgicale
La prise en charge est chirurgicale : détersion suivie de greffes de peau saine prélevée chez le brulé en zone non touchée.
L’escarre est une zone de souffrance de la peau et des tissus sous-cutanés, causée par la pression, le cisaillement et/ou le frottement sur la peau, engendrant dans un premier temps une rougeur puis une plaie de plus en plus torpide. Il s’agit d’une ischémie (manque de sang artériel) : les dommages occasionnés par l’ischémie atteignent en premier lieu les structures profondes comme le muscle, puis les tissus sous-cutanée qui sont plus sensibles à l’hypoxie que la peau elle même
Diagnostic de l’escarre
On regarde la peau particulièrement en regard des proéminences osseuses : une rougeur persistante de la peau à la vitropression traduit déjà une escarre de stade 1. De même, une décoloration de la peau, une chaleur localisée, œdème, induration plus ou moins importante, pouvant également être des indicateurs, en particulier chez les individus à peau foncée Stade 2 Ulcération superficielle : abrasion ou phlyctène Stade 3
Plaie ne dépassant pas le fascia des muscles sous-jacents Stade 4
Destruction touchant le muscle, l’os ou des structures sous-jacentes
Stades de l’escarre
Traitement de l’escarre
1/ Eviter d’autres escarres
Un patient qui a une escarre risque d’en faire d’autres. Il faut donc éviter que de nouvelles plaies apparaissent. Pour cela, les changements de position, l’utilisation de supports et la kinésithérapie sont très importants. Les règles de prévention sont dictées par la conférence de consensus :
Inspecter l’état de la peau quotidiennement au niveau des proéminences osseuses en fonction de la position du patient (sacrum, talon, trochanter, malléoles, coudes, occiput…) pour débuter tout début d’escarre
Éviter les massages sur les proéminences osseuses car il ne préviennent pas les escarres et peuvent, au contraire, entraîner des dégâts tissulaires supplémentaires. Effleurer le sacrum avec une huile peroxydée type Sanyrène®
Lit et un fauteuil adapté assortis d’un support diminuant les pressions d’appui (matelas, surmatelas, coussin) et pour éviter le contact direct des proéminences osseuses entre elles
Changer si possible de position régulièrement le patient
Trouver et éliminer les sources d’humidité excessive liées à l’incontinence, la transpiration ou les exsudats des plaies
Suppléments nutritionnels chez les patients dénutris
Rééducation en vue d’une reprise de l’autonomie et de la marche, lorsque l’état de santé du patient s’améliore et encourager ces patients à changer leurs positions eux-même s’ils le peuvent
2/ Traitement local de l’escarre
2/1/ NETTOYAGE DE LA PLAIE
Le nettoyage de la plaie se fait à l’eau du robinet (douche) ou avec du sérum physiologique. Les antiseptiques ne sont pas utilisés en routine pour nettoyer les escarres sauf si elles sont infectées pour de courtes périodes, jusqu’à ce que la plaie soit propre.
2/2/DÉTERSION
Eliminer tout le tissu mort de la plaie pour éliminer un milieu ayant tendance à s’infecter, aider à l’évaluation de la profondeur de la plaie et faciliter la cicatrisation, en utilisant ciseaux et scalpels par une infirmière compétente, ou un chirurgien. Parfois une détersion au pansement est réalisable (pansements humides).
2/3/PANSEMENTS
Maintenir un environnement humide au niveau de la plaie favorisant la cicatrisation. Les pansements varient en fonction de l’état de l’escarre
2/3/a/ L’escarre est noire et sèche :
Détersion chirurgicale / hydrogels recouverts d’un pansement occlusif ou semi-perméable comme un hydrocolloïde mince ou un film de polyuréthanne laissés en place 3 ou 4 jours, renouvelé à trois ou quatre reprises tant que la plaque noire n’est pas ramollie, puis utilisation de l’hydrocolloïde sans l’hydrogel ou si la plaie est fibrineuse et exsudative, remplacer l’hydrocolloïde par un alginate ou une hydrofibre plus absorbants.
2/3/b/ L’escarre est noire et humide ou recouverte de fibrine jaune :
Hydrocolloïde laissé en place plusieurs jours sauf si la plaie est trop exsudative et/ou infectée (placard inflammatoire autour de la plaie, augmentation de la douleur, apparition d’une lymphangite, d’une fièvre, d’un syndrome inflammatoire et d’une hyperleucocytose) : alginate ou hydrofibre ou pansement au charbon activé refaits tous les jours au début, puis tous les deux jours puis repasser à un hydrocolloïde.
2/3/c/ L’escarre est rouge et bourgeonnante :
Hydrocolloïdes ou hydrocellulaires pouvant être espacés de 5 à 7 jours. Si les bourgeons sont exubérants, friables, sensibles, saignant au contact et empêchant l’épithélialisation, il faut recourir quelques jours à la cortisone (Corticotulle®, Diprosone crème®).