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Tout d’abord il faut bien distinguer les engelures des gelures (brulures douloureuses au froid donnant des bulles, voire des nécroses des doigts (maladie des alpinistes))
Symptomes
Les engelures sont des taches gonflées rouges-violacés des orteils, s’accompagnant de gonflement des orteils et de démangeaisons, survenant lors de l’exposition au froid ou à l’humidité. Elles surviennent uniquement en période humide et froide (automne au printemps) et les engelures disparaissent aux beaux jours
Les engelures surviennent dans la plupart des cas chez le jeune adulte ou durant l’adolescence, surtout chez la femme et elles semblent plus fréquentes chez la femme mince (l’amaigrissement est un facteur de risque) souffrant desyndrome de Raynaud (blanchiment de certains doigts au froid) ou d’acrocyanose (mains facilement violettes) dans 80% des cas
L’ensemble de ces critères sont importants pour diagnostiquer les engelures bénignes qui constituent un simple trouble vasculaire bénin au froid.
Si le tableau n’est pas typique (sur les mains, survenant toute l’année, chez un homme…), le médecin cherchera des signes de maladies associées à ces engelures atypiques :
lupus-engelure localisée notamment sur la face dorsale des mains et persistant en été
syndrome myéloprolifératif (Maladie de Vaquez, leucémie…)
maladie de Buerger (vascularite) chez l’homme jeune fumeur,
embols de cholestérol sur un terrain polypathologique cardiovasculaire notamment chez le sujet âgé
signe de COVID 19 ? L’apparition d’engelures, avec ou sans cloques sur les mains et les pieds, semble s’inscrire dans le cadre de la COVID 19. Les engelures pourraient être le seul signe de la maladie, ou un signe précoce de la maladie. Il s’agirait de manifestations de vascularite en relation avec les perturbations cytokiniques pro-inflammatoires (IL1 ,TNF-alpha)
dans le cadre de la covid19. L’ « orage cytokinique » qu’on peut observer en 3eme phase de la maladie est en effet une complication de la covid19, responsable d’une destruction des alvéoles par phénomène vasculaire.
Engelures dans le cadre de la Covid 19
Faut-il faire un bilan sanguin?
Si les engelures sont atypiques (voir plus haut), le médecin peut demander un bilan sanguin comportant notamment :
NFS plaquettes, bilan hépatique et rénal,
VS, CRP, TP, TCA
C3, C4, CH50
Facteur rhumatoide ou cryoglobulinemie
Agglutines froides si réalisables
D dimères
Anticorps anti nucléaires, ANCA
Anticorps antiphospholipides
Sérologies Parvovirus B19, Coxsackie, EBV, SARSCov2 si réalisable
ECBU
Et chez la femme en âge de procréer, test de grossesse
Traitement
Eviter les frottements
Elles surviennent souvent sur des zones de frottement des pieds, c’est probablement la raison pour laquelle les femmes minces en ont plus car leurs pieds sont plus anguleux et riches en saillies osseuses.
On conseille donc le port de chaussures larges, confortables et chaudes
Le médecin peut prescrire des semelles ou des orthèses de protection des orteils à faire par un podologue lorsque les engelures récidivent toujours sur un orteil ou sur une zone de la plante
Enfin il faut éviter les médicaments vasoconstricteurs (bêta-bloquants par voie orale ou locale (collyres), dérivés de l’ergot de seigle, vasoconstricteurs ORL par voie orale ou nasale (traitement du rhume).
Si ces mesures ne suffisent pas, le médecin peut prescrire des vasodilatateurs : inhibiteurs calciques (nifédipine, diltiazem, vérapamil…) de l’automne jusqu’au printemps, hors AMM.
Traitement
E simples
Compresses et pansements cicatrisants avec des cremes cortisonées sous occlusion
E avec plaies
Inhibiteurs calciques (nifedipine) à plus forte dose qu’en prévention (20mg 3 fois par jour)
Le coronavirus SARS Cov2 responsable de la covid19 est apparu en Chine en 2019. Il a provoqué une pandémie mondiale et la covid19 a une forme grave dans 15% des cas. La mortalité peut atteindre 10-15% notamment chez les plus de 70 ans.
#coronavirus La moitié des patients + sans symptomes de #COVID19 ? Mortalité globale 1%? #COVIDー19 15% de formes graves dont les fact de risques seraient :
– âge >65
– AINS
– sexe masculin
– obésité
– diabète
– maladies cardiorespiratoires
– groupe sanguin A?@dr_l_alexandre
On sait que la désinfection est un geste essentiel pour limiter la transmission du coronavirus SARS Cov2, tant la désinfection des objets que des mains. Elle est peut etre meme plus importante que le port du masque, dont l’intéret semble réisder surtout en cas d’atmosphère confinée, de pièce fermée ou de « bain de foule ». Le manuportage du virus semble en effet être son mode de transmission privilégié. La désinfection des mains peut être la source de désagréments pour le patient, et provoquer notamment un eczema des mains. Comment limiter l’irritation liée aux Solutions Hydro Alcooliques et au lavage des mains?
Eczema des mains
Quels sont les symptômes de la covid19 ?
De nombreuses personnes ne ressentent aucun symptôme ou très peu, notamment les enfants, souvent porteurs sains.
Les symptômes de la covid19 sont proches de la grippe mais avec moins souvent de courbatures :
Les 3 symptomes clés
toux (avec (33,4%) ou sans glaires (67,7%)),
fièvre (87,9%),
difficulté à respirer (essouflement (18,6%)).
Ces trois symptômes majeurs sont les plus fréquents, mais certains malades n’ont pas de fièvre, ou toussent plusieurs jours avant qu’elle n’apparaisse.
Les autres symptomes
courbatures, douleurs articulaires (14,8%)
fatigue (38,1%),
mal de gorge ( 13,9%),
maux de tête (13,6%),
rhume,
manque d’appétit,
douleurs du ventre voire diarrhée.
Signes cutanés de la Covid19
Les dermatologues décrivent des signes cutanés variés lors de la Covid19
1 – Engelures
Engelures
Les engelures, taches violacées et douloureuses des doigts, peuvent comporter des cloques sur les mains et les pieds. Mais elles sont bien à distinguer de la dishidrose.
Les engelures, avec ou sans cloques sur les mains et les pieds, peuvent être un signe de COVID19
La période d’incubation du Sars Cov2 est très variable. Ce délai pourrait varier de 0 à 28 jours, on parle généralement de 5 à 14 j en moyenne.
Traitement de la covid19 chez soi (sans essouflement)
Le traitement comporte
le repos,
les boissons chaudes pour la toux : eau chaude + citron + miel +/- gingembre,
le paracétamol pour les courbatures et la fièvre. Il ne faut pas utiliser d’anti-inflammatoires non stéroïdien (non dérivés de la cortisone) comme l’ibuprofène ou l’aspirine à forte dose
Contamination par le coronavirus
Les deux modes de contamination classiques sont l’inhalation de gouttelettes d’eau ou aérosols, émises par la toux des malades (contamination aérienne), et la contamination par contact, qui semble être de loin la plus importante : en dehors des espaces confinés, la contamination par inhalation semble nettement plus rare que celle par contact.
Il n’existe aucune preuve de transmission par les animaux de compagnie (chien, chats, oiseaux etc.)
Contamination aérienne
A moins qu’un malade tousse dans votre direction, la transmission est peu probable par voie aérienne : on ne peut par exemple pas être contaminé en respirant dans la rue (sauf si elle est bondée). Les gouttelettes d’eau porteuses du virus sont trop peu nombreuses car diluées dans l’air, et surtout elles retombent rapidement au sol. Cependant, on considère qu’il faut se méfier des endroits fermés (magasin, ascenceur…) où l’air est peu renouvelé et peut contenir des aérosols de virus.
Les masques ont donc surtout pour but de protéger les gens qui soignent les malades ou les personnes en contact étroit avec le public (commerçants…). De même, il est recommandé de porter un masque lorsqu’on fait ses courses, qu’on rentre dans un immeuble etc.
Il est aussi recommandé de garder un distance d’un mètre et de s’éloigner des gens qui toussent pour éviter la contamination par voie respiratoire.
Contamination par contact
La contamination par contact peut être
directe, entre un malade et un sujet sain (poignéee de mains…)
et surtout indirecte, pas l’intermédiaire d’un objet contaminé : poignée de porte, monnaie, carte de crédit, barre de métro, courrier, colis, denrée alimentaire, clavier d’odinateur, téléphone portable etc. : le virus peut survivre plusieurs heures sur un objet, et d’autant plus longtemps que le support est humide.
Le virus ne traverse pas la peau, mais l’infection par le coronavirus survient lorsque la main contaminée est mise au contact des zones du corps qui permettent sa pénétration dans l’organisme : la bouche, le nez ou les yeux.
Pour la désinfection du mobilier, télécommandes, interrupteurs, téléphones portables, poignées de portes… l’alcool ménager et les détergents courants permettent de tuer le virus.
Voici les objets les plus à risque de transmission du virus, qu’il faut nettoyer régulièrement :
1. Les interrupteurs.
2. Les poignées de portes.
3. Les clefs de voiture et de maison.
4. Le téléphone.
5. Les écouteurs.
6. La poignée du réfrigérateur.
7. Le bouton des toilettes.
8. La brosse à dents.
9. Le clavier.
10. Le volant.
La survie du virus sur différentes surfaces, à 21°C et 40% d’humidité (situation actuelle en intérieur) varie en fonction des supports :
Inox, acier (boîte de conserve, poignée de porte) : présence très faible du virus (probablement non contaminante) après 24 heures, disparition en 48 heures.
Carton, emballages cartonnés, papier : présence très faible après 8h, disparition en 24h
Plastiques : présence très faible après 48h, disparition en 72h.
Cependant, ces durées de vie du virus obtenues en laboratoire sont probablement peu utilisables dans la vie courante car il faut une grande charge virale pour infecter une personne, probablement pas quelques virus sur une poignée de porte. En pratique on considère qu’il suffit de 4 h pour que cette charge virale soit trop faible pour infecter quelqu’un , ainsi, il suffirait de ne pas toucher ses courses ou tout objet acheté à l’extérieur pendant 4 heures pour considérer que le nombre de virus à leur surface devient peu infectant.
Les mains sont les principales responsables de la contamination par contact , elles doivent être protégées et désinfectées régulièrement, notamment après contact avec une personne ou un objet potentiellement contaminé.
Désinfection des mains
Deux méthodes sont efficaces :
Le lavage à l’eau et au savon
La friction avec de l’alcool (éthanol) entre 70 et 85°
L’alcool étant agressif pour la peau, on lui ajoute une petite quantité de glycérine (glycérol), il s’agit de la SHA (Solution Hydro Alcoolique).
En cas de pénurie, on peut acheter du bio-éthanol à 96° : diluer 1 litre d’alcool à 96° avec 200 ml d’eau pauvre en calcaire (Volvic*, eau déminéralisée) pui ajouter ensuite 50 ml de glycérine.
Avec tout cela on peut avoir de l’ eczema des main
L’eczema est une dermatose ayant le plus souvent une origine allergique
Certaines personnes ont constitutionnellement une peau seche et ont donc plus facilement tendance a avoir un exema des mains sèches
Enfin, de nombreux produits irritants ainsi que le froid, l’eau et l’air sec aggravent la tendance a avoir la peau seche
L’eczema des mains lié à la désinfection des mains peut se présenter sous la forme de fissures des mains et un épaississement de la peau des mains
la dermatose hyperkératosique des mains
Il s’agit d’une forme d’eczema des mains touchant généralement les hommes entre 40 et 60 ans, formée de plaques rouges et épaisses qui démangent et se fissurent au centre des paumes. Elle est généralement de cause multiple : allergie de contact + irritation et traumatismes chroniques (bricolage…)
Le traitement de l’eczéma des mains requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (port de gants en coton)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur les mains
Ainsi, après désinfection des mains, on peut appliquer une creme hyratante pour mieux la tolérer
L’ampoule est une vésicule ou une bulle remplie de liquide due au décollement de la peau, généralement du pied ou parfois de la main, par le fait de frottements répétés (sport, travaux… ).
Que faire ? comment la soigner?
Le mieux est de l’éviter, mais, en cas d’ampoule, il est judicieux de
la percer
avec une aiguille stérilisée pour évacuer le liquide
bien la désinfecter
avec un désinfectant doux de type chlorhexhidine acqueuse
puis appliquer un pansement hydrocolloïde
il s’agit d’ une « seconde peau » qui reproduit les conditions d’humidité de la peau optimale à l’obtention d’une bonne cicatrisation.
En effet, contrairement à une idée reçue, il ne faut pas sécher une plaie car sa cicatrisation est plus longue.
En savoir plus sur les ampoules en faisant une recherche sur Pubmed et sur les plaies de la peau
Mains moites : hyperhidrose palmaire — causes et traitements
Les mains moites sont liées à l’hyperhidrose palmaire — transpiration excessive et incontrôlable des paumes. Si tout le monde peut avoir les mains moites lors d’une émotion ponctuelle, certaines personnes présentent une transpiration palmaire quasi permanente, s’aggravant au stress, pouvant devenir très invalidante dans la vie quotidienne et professionnelle.
Téléchargez le guide complet
HYPERHIDROSE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La transpiration est l’excrétion de sueur par les glandes sudoripares eccrines, très denses dans les paumes. L’hyperhidrose palmaire peut être secondaire à une cause organique ou primaire (idiopathique).
💡 Pour le détail des causes secondaires à éliminer et les critères diagnostiques permettant de distinguer hyperhidrose primaire et secondaire, voir la page hyperhidrose — transpiration excessive.
Impact fonctionnel — spécificité des mains
L’hyperhidrose palmaire a des conséquences fonctionnelles directes que les autres localisations n’ont pas :
Domaine
Impact
Vie sociale
Gêne à la poignée de main — évitement des contacts physiques — impact psychologique
Vie professionnelle
Difficultés à manipuler papiers, outils, instruments — traces sur documents, claviers
Activités pratiques
Conduite, sport, couture, musique (instruments à cordes) — adhérence réduite
Macération
Risque d’eczéma de contact, d’infections fongiques palmaires si humidité permanente
Facteurs aggravants
Facteur
Stress et émotions (rendez-vous important, examen, entretien…)
Traitement de référence pour les mains — les paumes sont immergées dans l’eau parcourue par un courant électrique faible — séances bihebdomadaires puis entretien
Efficaces mais injections palmaires douloureuses — anesthésie locale recommandée — effet 4 à 6 mois sur les mains (moins prolongé qu’aux aisselles) — non remboursé pour les mains
Très bonne — 2e ligne après échec ionophorèse
⚠️ Contrairement à l’hyperhidrose axillaire, les injections de toxine botulique pour les mains ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. L’ionophorèse est le traitement de référence remboursé pour l’hyperhidrose palmaire.
L’ionophorèse est-elle remboursée pour les mains moites ?
L’ionophorèse est remboursée par l’Assurance Maladie pour l’hyperhidrose palmaire et plantaire sévère, sur prescription médicale. Les séances ont lieu en cabinet ou à domicile avec un appareil personnel prescrit par le dermatologue. C’est le traitement de référence pour les mains — plus accessible que les injections de toxine botulique qui ne sont pas remboursées pour cette localisation.
Combien de temps dure l’effet de l’ionophorèse sur les mains ?
L’effet d’une cure d’ionophorèse (généralement 2 séances par semaine pendant 2 à 4 semaines) dure en moyenne 3 à 4 semaines. Des séances d’entretien espacées permettent de maintenir le résultat dans la durée. Beaucoup de patients finissent par pratiquer l’ionophorèse à domicile avec leur propre appareil.
Les injections de Botox® dans les mains sont-elles très douloureuses ?
Oui — les paumes sont très innervées et les injections y sont nettement plus douloureuses qu’aux aisselles. Une anesthésie locale (crème ou bloc nerveux) est recommandée. L’effet dure 4 à 6 mois sur les mains — moins qu’aux aisselles (6 à 9 mois) — et les injections ne sont pas remboursées pour cette localisation.
Les mains moites peuvent-elles s’améliorer sans traitement ?
Chez certains patients, l’hyperhidrose palmaire primaire s’atténue spontanément avec l’âge. Mais dans la grande majorité des cas, elle persiste et justifie une prise en charge active — d’autant que son impact fonctionnel et psychologique peut être significatif. Les traitements disponibles (ionophorèse, toxine botulique) permettent un contrôle très efficace.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les soins des mains ont pour but de protéger les mains qui comme le visage en contact permanent avec l’extérieur et elles sont soumises au contact de substances irritantes (produits de ménage ou de vaisselle, lavages réguliers des mains… )
Il est donc fréquent de voir apparaitre des crevasses, des fissures ou des zones sèches sur les mains. On peut aussi avoir les Mains moites
L’aspect sec et farineux des mains peut être du à une mycose (dermatophytie)
Pourquoi a t on les mains seches ?
Les mains sont constamment en contact avec de nombreux produits irritants (produits menagers, liquide vaisselle, savon… ).
De plus, en hiver, les mains sont la seule partie du corps avec le visage, a etre exposee au froid et a l’air sec De plus, certaines personnes ont constitutionnellement une peau seche et ont donc plus facilement tendance a avoir les mains seches
les lavages fréquents : plus on lave les mains, plus elles ont tendance a devenir seches, comme par exemple en cas d’épidémie telle que celle du coronavirus
les activités ménagères : vaisselle, ménage avec des produits ménagers…
Soins
La prevention est importante car une fois que les mains sont seches, il est souvent necessaire de consulter un medecin pour eviter les complications (xérose, eczematides, eczema des mains… ). La prevention passe par
une diminution de l’exposition des mains aux facteurs aggravants (produits menagers, savons… ) l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur
les mains, notamment lorsqu’elles ont ete mouillées (lavage des mains, vaisselle… ) car c’est a ce moment la qu’elles sont le plus fragilisées
Les mains abimees sont constamment en contact avec de nombreux produits irritants et en hiver, au froid et a l’air sec
De plus, certaines personnes ont constitutionnellement une peau seche et ont donc plus facilement tendance a avoir les mains abimees
les lavages fréquents des mains, comme par exemple en cas d’épidémie telle que celle du coronavirus
les contacts avec des produits irritants : liquide vaisselle, produits indutriels, produits ménagers… Les mains abimees sont en effet souvent appelées « dermite des ménagères«
Soins
La prevention est importante car une fois que les mains sont abimees, il est souvent necessaire de consulter un medecin pour eviter les complications (xérose, eczematides, eczema des mains… ). Ce dernier pourra alors prescrire des cremes a la cortisone
La prevention passe par
une diminution de l’exposition des mains aux facteurs irritants (produits menagers, savons… )
l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur
les mains
Cloques des doigts et pieds : disidrose ou dysidrose
Cloques qui démangent sur les pieds et les orteils
Le phénomène des cloques d’eau survenant sur les doigts, les mains ou les pieds et de boutons blancs ou rouges ou marrons qui démangent sur les mains et les pieds est fréquent en période chaude (on incrimine d’ailleurs souvent le rôle de la sudation?) et donc en été.
Cloques d’eau (vésicules) et boutons qui démangent et peuvent toucher les doigts, les orteils, les pieds…
Cloques d’eau sur les doigts
Les démangeaisons sur les cloques sont souvent intenses et elles peuvent précéder ou accompagner l’apparition des cloques.
Certaines peuvent se percer et donner une sérosité claire. D’autres peuvent sécher et donner des croutes marron-bordeaux
Cloques des pieds
Les boutons des pieds siègent le plus souvent sur les orteils et entre les orteils, dans le creux du pied et sur les faces latérales des pieds et les talons
Cloques des mains
Les boutons des mains sont fréquentes sur les faces latérales des doigts et sur la paume, jusqu’à la limite du poignet
On distingue deux formes classiques de dyshidrose :
dysidrose simple
il n’y a que des cloques et boutons des mains et pieds sans rougeurs
eczema dishidrosique
Les cloques et boutons des mains et pieds sont associées à une rougeur voire des desquamations.
Infection des cloques
Parfois, les cloques de disidrose s’infectent et leur contenu devient plus blanc (pus). On peut alors observer une lymphangite, un ganglion dans l’aisselle ou l’aine…
Causes de la disidrose
Allergie de contact de la main à type de dysidrose
On connait mal la cause de la disidrose mais on sait qu’elle est associée à plusieurs facteurs favorisants :
Allergie à la pelure de citron, au formol, au baume du Pérou, à la Para Phenylène Diamine (une sorte de caoutchouc dont l’acronyme est PPD) et à certains métaux (Nickel, Chrome, Cobalt… ),
Dysidrose du doigt
« Allergie » indirecte à une mycose
Il s’agit d’une atteinte à dermatophytes des pieds (mycoses entre les orteils) ou des mains, par manuportage, compliquée de dishidrose
Mycose et dishidrose
Tabac
Le tabac serait un facteur aggravant de la disidrose. Mieux vaut donc arrêter de fumer lorsqu’on a des cloques d’eau des mains et des pieds (et pour plein d’autres bonnes raisons bien plus graves : cancer du poumon et des voies aerodigestives, athérosclérose…)
Hyperhidrose palmoplantaire
Il s’agit de l’augmentation de la transpiration ou sudation des mains (mains moites) et des pieds. De même il est classique de voir apparaître de la dishidrose en été par augmentation de la transpiration des mains à cause de la chaleur
Eczema atopique
Il existe parfois des antécédents familiaux ou personnels de dermatite ou eczema atopique chez les personnes ayant des cloques d’eau des mains et pieds
Rôle possible d’une allergie alimentaire ?
On incrimine parfois le Nickel absorbé dans la nourriture… ?
Irritation des mains, chaleur et humidité
L’utilisation de produits irritants (produits ménagers…) et le contact répété des mains avec l’eau favoriseraient l’apparition de cloques d’eau sur les mains. De même, le port prolongé de gants pour se protéger de l’eau serait un facteur favorisant par création d’un milieu chaud et humide.
Ainsi les professions les plus à risque de cloques d’eau sur les mains sont les métiers de bouche et de restauration, mais aussi les professions de santé et plus largement toutes les professions ayant les mains et les pieds dans l’eau ou dans une atmosphère chaude et humide.
Il faut donc demander à ces professions de se protéger avec des gants mais de cantonner le port de gant aux activités à risque et les enlever régulièrement pour sécher les mains. En cas d’humidité des pieds, porter des chaussettes absorbantes et les changer dès qu’elles sont mouillées.
Ne pas confondre avec les engelures
Les engelures, taches violacées et douloureuses des doigts, peuvent comporter des cloques sur les mains et les pieds. Mais elles sont bien à distinguer de la dishidrose.
Les engelures, avec ou sans cloques sur les mains et les pieds, peuvent être un signe de COVID19
Tout d’abord il faut bien distinguer les gelures des engelures (simples taches violacées non douloureuses des pieds)
Les gelures sont de véritables brulures au froid des extrémités (pieds, mains, oreilles, nez…)
La confusion est d’autant plus prégnante que le premier stade de la gelure peut être appelé engelure…
Symptomes
Les gelures surviennent après exposition à un froid inférieur à 0°C. Elles résultent d’une hypovascularisation des tissus, engendrant le plus souvent des nécroses.
Selon la durée d’exposition au froid et son intensité, les lésions sont plus ou moins profondes allant de la peau aux tissus sous cutanés voire l’os.
On observe plusieurs stades :
1/ Les vaisseaux se resserrent
Dans ce premier temps (vasoconstriction), la peau devient plus claire est engourdie, avec des des picotements, mais pas de vraie douleur.
Ces symptômes doivent être considérés comme un avertissement et à arrêter l’exposition au froid si cela est possible, au risque de passer au stade suivant :
2/ Brulure par le froid
Si l’exposition au froid se poursuit, les lésions atteignent les couches profondes de la peau:
la peau devient rouge, enflée, c’est le stade d’engelure mais contrairement aux engelures vraies, les gelures sont douloureuses alors que les engelures démangent;
Puis des bulles peuvent apparaitre, devenant hémorragiques
Gelures bulleuses
Puis apparaissent des plaies et des nécroses
Plaies sur gelures
Traitement des gelures
Eviter les gelures
Il faut autant que possible éviter l’exposition des extrémités au froid intense, ne jamais partir en montagne sans équipement adéquat contre le froid…
En cas de froid intense et de picotement des extrémités, il faut tenter de ramener le sang aux extrémités : faire des mouvements circulaires avec les bras en frappant les omoplates controlatérales, frapper des mains ou piétiner sur place.
Traitement des gelures
Toute suspicion d’engelures même sans plaie nécessite une prise en charge hospitalière aux urgences. En attendant d’y arriver, on peut effectuer des soins simples en attendant les traitements apportés par l’équipe médicale
Soins
Ne surtout pas masser, frotter, frictionner la zone de gelures car cela crée des lésions supplémentaires / Ne pas tenter de réchauffer avec des instruments (poser la main sur un radiateur, utiliser un sèche-cheveux…) / Ne pas boire d’alcool qui dilate plus les autres artères que celles atteintes par les gelures
Réchauffer progressivement la peau touchée, par exemple en mettant la main sous l’aisselle, en l’enveloppant dans une couverture ou si possible un bain tiède (37°C) dont on augmente très progressivement la température jusqu’à un maximum de 42 °C (l’appoint d’un thermomètre est indispensable pour ne pas dépasser cette température) et attendre au maximum 1/2 h que la peau atteinte par les gelures devienne rose-rouge.
Traitement médical
En hospitalisation : aspirine, caisson hyperbare, soins des plaies, vasodilatateur (iloprost), héparine, amputation…
Le syndrome de Raynaud est un arrêt brutal mais transitoire de la circulation artérielle dans les certains doigts.
Le phénomène de Raynaud peut être primaire, il s’agit alors d’un trouble vasomoteur sans cause connue, c’est le phénomène de Raynaud primaire ou maladie de Raynaud, ou secondaire, signe d’une maladie générale ou d’une anomalie vasculaire loco-régionale.
Symptomes
Le syndrome de Raynaud provoque une décoloration des doigts provoquée par le froid, puis bleus-violacés et parfois suivie d’un épisode de réchauffement rouge :
Un ou plusieurs doigts deviennent entièrement ou partiellement (limite à deux phalanges par exemple) blancs comme du marbre, froids et presque insensibles.
Après quelques minutes, cette phase est suivie par une phase de cyanose bleu violacée et les doigts deviennent douloureux.
Phase bleue ou cyanique
Une troisième phase est possible, rouge et douloureuse, dite « érythémalgique ».
Le médecin pratique la manoeuvre d’Allen, consistant à comprimer les artères cubitales et radiales à hauteur du poignet et à demander au patient de « pomper » plusieurs fois de suite en ouvrant et en fermant les mains jusqu’à blanchiment complet de la main. Elle montre un retard à la revascularisation de la paume de la main et une hétérogénéité après avoir lâché les artères radiales et cubitales, témoignant d’un trouble au remplissage de l’arcade palmaire profonde.
Le médecin cherche des causes secondaires avant de diagnostiquer la forme primaire, notamment en cas de Raynaud bilatérals’aggravant ou accompagné d’autre signes (sclérodermie++)
Syndrome de Raynaud bilatéral
oustrictementunilatéral notamment : recherche de cause locale (abolition d’un pouls radial, amyotrophie de l’éminence thénar, côte cervicale, tuméfaction battante, manœuvres dynamiques cherchant à reproduire la compression vasculaire dans différentes positions du bras)
Phénomène de Raynaud unilatéral : attention à une cause locale
Un syndrome de Raynaud d’apparition tardive dans la vie est en faveur d’une cause.
Syndrome de Raynaud secondaire
La cause que le médecin redoute le plus est la sclérodermie et son syndrome de CREST
Causes des syndromes de Raynaud secondaires.
Sang et artères
Vascularite (due au virus de l’hépatite B, Maladie de Buerger, Maladie de Takayasu, Maladie de Horton…)
Artériosclérose et athérosclérose, embols distaux, tabac++
Syndrome du défilé costo-claviculaire
Néoplasies (cancers)
Dégénératif (souvent occupationnel ou professionnel)
Maladie des engins vibrants, anévrysme cubital (maladie du « marteau »), microtraumatismes localisés chroniques, maladie des décroûteurs d’autoclave (chlorure de polyvinyle), karaté, volley-ball, motocross…
Dermatologique : tumeur glomique du doigt
La tumeur glomique de la dernière phalange du doigt provoque très vives douleurs au moindre effleurement, souvent associées à un syndrome de Raynaud localisé à un seul doigt.
Iatrogène (médicaments et toxiques)
Bêta-bloquants, ergot de seigle et ses dérivés, bléomycine, bromocriptine, ciclosporine, Interféron α, arsenic
Auto immun ET connectivites
Sclérodermie+++, connectivite mixte (syndrome de Sharp), Lupus érythémateux aigu disséminé, dermatomyosite, polyarthrite rhumatoïde, syndrome de Gougerot-Sjögren, cryoglobulinémies et maladie des agglutinines froides
Endocrinien
Hypo (myxoedeme) ou hyperthyroidie (thyroïdite de Hashimoto), acromégalie
Bilan d’un syndrome de Raynaud
Capillaroscopie
Il s’agit d’un examen avec une loupe puissante des vaisseaux de la cuticule et du repli cutané unguéal
La présence de mégacapillaires est très évocateur d’une connectivite.
Une capillaroscopie normale exclut pratiquement une sclérodermie et apporte un argument important en faveur d’une maladie de Raynaud
En cas de Raynaud annonciateur d’une sclérodermie, la capillaroscopie trouve :
radiographie des mains : calcinose sous-cutanée , résorption des houpes phalangiennes, ou acro-ostéolyse.
radiographie thoracique
Raynaud strictement unilatéral : recherche de cause locale
RX de poumons à la receherche d’une côte cervicale.
Echographie artérielle Doppler : lésion athéro-scléreuse axillo-sous-clavière voire artériographie du membre supérieur.
Syndrome de Raynaud primaire ou maladie de Raynaud
Le bilan de syndrome de Raynaud est négatif et le syndrome passe souvent d’une main à l’autre par alternance.
La présence de syndromes de Raynaud dans la famille est en faveur d’une maladie de Raynaud.
De même, un Raynaud stable depuis plus de 10 ans, sans troubles associés, oriente vers une maladie de Raynaud.
Critères d’Allen et Brown pour le diagnostic de maladie de Raynaud : épisodes déclenchés par le froid ou l’émotion ;
bilatéralité du phénomène ;
pouls radial et pouls cubital normaux ;
absence de gangrène digitale ;
bilan étiologique négatif ;
recul évolutif suffisant (plus de deux ans).
Traitement
1/ Traitement de la cause
Suppression du médicament responsable, traitement spécifique connectivites ou de l’artériopathie dégénérative, reclassement professionnel en cas d’utilisation d’engins vibrants….
2/ Règles de base
Arret du tabac
Protection contre le froid de l’ensemble du corps
Protection contre les traumatismes locaux
Eviter les dérivés de l’ergot de seigle et les bêta-bloquants.
3/ Traitement du syndrome de Raynaud en cas de gêne importante
Inhibiteurs calciques
Nifédipine (Adalate®, Adalate® 20 mg LP), diltiazem (Tildiem®, Tildiem Retard® 300 mg), nicardipine (Loxen 20®, Loxen 50 LP®), amlodipine… en période froide après avoir éliminé un bloc auriculo-ventriculaire et sous couvert d’une contraception
Effets secondaires : maux de tetes, rougeurs du visage, œdème des chevilles…
Dérivés nitrés
Trinitrine percutanée, sous forme de pommade sur les doigts ou en patchs transdermiques
Autres vasodilatateurs
En cas d’inefficacité des inhibiteurs calciques et des dérivées nitrés, il faut penser à un Raynaud secondaire (sclerodermie++), le médecin peut alors proposer de la prazosine, des inhibiteurs de l’enzyme de conversion, des sartans, de l’ iloprost…
Fissures et crevasses des doigts : causes et traitement
Les fissures et crevasses des doigts sont fréquentes, souvent très douloureuses, et peuvent toucher la pulpe des doigts, les espaces interdigitaux ou la paume. Elles s’inscrivent souvent dans un contexte de mains sèches et de mains abîmées. Leur cause est variée — mycose, eczéma, psoriasis, dermite irritative — et nécessite un avis médical pour un traitement adapté.
Les fissures des doigts sont plus fréquentes en hiver, période où la peau des mains est confrontée au froid et à l’humidité répétée. Elles sont aggravées par le contact avec des produits caustiques : produits ménagers, manipulation de végétaux (tulipe, jacinthe, narcisse), épluchage d’aliments irritants (tomate, ail, crustacés), lavage fréquent des mains. Le dermatologue recherche une cause précise pour adapter le traitement.
Mycose de la peau (dermatophytie)
La main peut être colonisée par des champignons de type dermatophyte, notamment Trichophyton rubrum, donnant un aspect farineux et sec aux paumes avec fissures. Une mycose des pieds coexiste souvent — voir notre article sur les mycoses de la peau.
Eczéma des mains
L’eczéma des mains est une cause fréquente de fissures et de pulpite (atteinte douloureuse de la pulpe des doigts). Il s’agit souvent d’un eczéma allergique de contact — le médecin réalise des patch tests pour identifier l’allergène (par exemple eczéma au ciment). Une pulpite touchant la main controlatérale chez un droitier oriente vers un eczéma à l’ail ; une pulpite de la main directrice évoque plutôt une cause professionnelle ou liée au bricolage.
Psoriasis des mains
Le psoriasis des mains est souvent responsable de fissures des paumes et des talons, associées parfois à une pulpite des doigts. Les plaques sont épaisses, squameuses, à bords nets.
Dermite des ménagères (dermite irritative)
La dermite des ménagères est une dermite caustique par irritation chronique : port de gants (macération), contact répété avec l’eau, les produits ménagers et les détergents. Elle donne des mains rouges, sèches, fissurées et douloureuses.
Syphilis
La syphilis secondaire peut s’accompagner de plaques palmo-plantaires et de pulpite — diagnostic à évoquer en cas de fissures atypiques associées à d’autres signes cutanés ou généraux.
Quelle que soit la cause, il est indispensable de limiter les contacts agressifs : réduire les contacts avec l’eau, le froid et les solutions hydroalcooliques, porter des gants de protection lors des activités irritantes (ménage, vaisselle, jardinage, épluchage). En cas d’allergie de contact d’origine professionnelle, des gants adaptés au travail sont nécessaires, voire un arrêt de travail ou un reclassement professionnel.
Crèmes hydratantes et pansements cicatrisants
L’application régulière de crèmes émollientes et hydratantes (de préférence sans parfum) est la base du traitement, quelle que soit la cause. Les pansements cicatrisants (hydrocolloïdes, bandelettes de suture) peuvent être appliqués sur les fissures profondes et douloureuses pour accélérer la cicatrisation et soulager immédiatement.
Dermocorticoïdes
Les dermocorticoïdes sont indiqués en cas d’eczéma ou de psoriasis des mains. Dans le psoriasis, ils sont parfois associés à des dérivés de la vitamine D en pommade (Daivobet®), voire à un traitement oral par acitrétine (Soriatane®) ou à une PUVAthérapie dans les formes sévères.
Antifongiques en cas de mycose
Les antifongiques locaux sont appliqués deux fois par jour pendant 3 semaines. En l’absence d’amélioration, la terbinafine par voie orale est prescrite pendant 4 à 8 semaines.
Fissures entre les doigts : penser à la candidose
Les fissures situées entre les doigts (espaces interdigitaux) orientent en premier lieu vers une mycose de type candidose, surtout lorsqu’elles touchent le 3e et le 4e espace interdigital. La peau est macérée, blanchâtre, fissurée et douloureuse. Voir notre article sur la candidose.
Les facteurs favorisants de la candidose interdigitale sont l’humidité et la macération chronique (travaux ménagers, plonge, métiers exposant à l’eau), les traumatismes chimiques ou mécaniques répétés, le diabète, et les candidoses muqueuses (buccale, digestive ou génitale) susceptibles de s’étendre à la peau.
Traitement de la candidose interdigitale
Mesures locales et hygiène
La lutte contre l’humidité et la macération est indispensable : sécher soigneusement les espaces interdigitaux après chaque contact avec l’eau, porter des gants en coton sous les gants en caoutchouc. Les savons surgras ou alcalins (type Hydralin®) et la désacidification de l’eau par le bicarbonate de sodium ont un effet apaisant sur la peau lésée. En cas de suintement ou de surinfection bactérienne, des antiseptiques locaux doux peuvent être utilisés : dérivés iodés (Bétadine® solution dermique), chlorhexidine aqueuse.
Antifongiques locaux
Les antifongiques topiques (crème, lait ou poudre selon la localisation) sont appliqués deux fois par jour pendant 3 semaines. La forme poudre est préférée dans les espaces interdigitaux car elle limite la macération.
Traitement antifongique oral
En cas d’extension, de résistance au traitement local ou de candidose associée muqueuse ou digestive, le kétoconazole oral (Nizoral®) peut être prescrit. Sa surveillance impose un bilan hépatique avant traitement, à J15, puis toutes les 4 semaines jusqu’à la fin du traitement.
Comment soigner rapidement une fissure douloureuse du doigt ?
En urgence, un pansement hydrocolloïde ou une bandelette de suture adhésive appliquée sur la fissure soulage immédiatement la douleur en protégeant les terminaisons nerveuses exposées et en favorisant la cicatrisation. La crème hydratante émolliente doit être appliquée plusieurs fois par jour sur les zones sèches. Évitez tout contact avec l’eau sans gants pendant la phase aiguë.
Mes fissures reviennent chaque hiver — comment éviter les récidives ?
Les récidives hivernales sont souvent dues à une combinaison de froid, de lavages fréquents et de peau naturellement sèche. La prévention repose sur l’application quotidienne de crème émolliente dès les premiers froids (matin et soir), le port de gants imperméables pour les contacts avec l’eau, et de gants chauds à l’extérieur. Si les récidives persistent malgré ces mesures, une consultation est indiquée pour éliminer un eczéma de contact ou une mycose sous-jacente.
Comment distinguer une mycose d’un eczéma des mains ?
Les deux peuvent donner des fissures et une peau sèche, mais l’eczéma des mains est souvent associé à des vésicules prurigineuses sur les bords des doigts et les paumes (dyshidrose), à des rougeurs et à un prurit intense. La mycose donne un aspect plutôt farineux, poudré, souvent asymétrique (une seule main touchée), parfois avec des mycoses des ongles ou des pieds associées. Mais les deux sont souvent associés! Seul le dermatologue peut confirmer le diagnostic par examen et prélèvement mycologique si nécessaire.
Faut-il éviter les gants en latex en cas de fissures ?
Oui, si vous suspectez une allergie au latex (eczéma déclenchée par le port de gants). Dans ce cas, des gants en nitrile ou en vinyle doivent être utilisés. Pour tous, il est recommandé de porter des gants en coton fins sous les gants imperméables pour éviter la macération qui aggrave les fissures.
Les fissures entre les doigts peuvent-elles être liées au diabète ?
Oui. Le diabète est un facteur favorisant important des candidoses interdigitales et des dermites sèches des mains. Une glycémie mal contrôlée favorise la prolifération de Candida et retarde la cicatrisation. En cas de fissures interdigitales récidivantes sans cause évidente, un bilan glycémique est recommandé.
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Verrues autour de l’ongleVerrue sous l’ongle, difficile à traiterVerrues du doigt
Verrues planes
Ce sont des verrues superficielles, le plus souvent de couleur chair
Verrues planes de la main
Verrue de la main ou du doigt, à type de myrmécie
Grosse verrue de la paume de la main
Quelle est l’évolution des verrues des mains?
La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans
On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille
Comment éviter d’avoir des verrues des mains?
Pour éviter les verrues, on recommande généralement :
éviter de manger ses ongles et tirer les peaux autour des ongles…
laver les petites plaies de la main qui constituent des portes d’entrée du virus
porter des gants dans les activités à risque (boucher, mécanicien… )
Se débarrasser des verrues des mains
Letraitement des verrues des mains peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des ongles… )
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PSORIASIS
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Le psoriasis forme généralement des plaques bien limitées recouvertes de squames sur les mains et les pieds, débordant souvent sur les poignets et les chevilles
En dermatoscopie, le psoriasis de la main comporte des éléments évocateurs:
vaisseaux en points
squames blanches
Plaque de psoriasis : vaisseaux en points et squames blanches
Alors que l’eczema de la main comporte plutot des croutes jaunes
Le psoriasis des paumes et des plantes peut prendre d’autres formes :
etre très profus et squameux, voire former une véritable carapace et de larges crevasses, des talons notamment
provoquer des fissures du bout des doigts (pulpite fissuraire)…
Donner des pustules (pustulose palmoplantaire) :
Atteinte pustuleuse d’un psoriasis du pied
Soigner le psoriasis des mains et des pieds
Psoriasis sec des mains et pieds (croutes blanches, fissures… )
Hydratation cutanée toutes les heures et après chaque lavage de mains avec une crème en tube ou plus pratique, avec stick pour les lèvres contenant si possible du beurre de karité et en mettre le moins possible, pour ne pas être gênés dans la vie quotidienne et pouvoir ainsi faire le traitement avec une réelle efficacité.
Kératolytiques le soir et le matin peuvent être très utiles.
Dermocorticoides de classe 1 sous forme de pommade matin et soir (au début sous occlusion) puis décroissance progessive rapidement car les corticoides empêchent la réparation de la barrière cutanée d’où des rechutes fréquentes en cas de traitement prolongé.
Daivobet* en pommade
Tacrolimus à 0,1%, hors AMM tout en continuant l’hydratation toutes les heures.
UV sur les mains et pieds (photothérapie)
Acitrétine à petites doses (Soriatane*)
Le méthotrexate, la ciclosporine….
Tandis que les anti-TNF peuvent donner des réactions paradoxales, l’apremilast a montré son intérêt de même que le secukinumab semble doté d’une efficacité assez spectaculaire.
Fissures et crevasses des talons
En plus des traitements sus visés, le médecin peut prescrire des pansements pour talons en cas de crevasses de pieds
Pustuloses palmo-plantaires
Arrêt du tabac car il est souvent corrélé avec la pustulose palmo plantaire.
Dermocorticoïdes locaux de classe 1.
Kératolytiques (la vaseline salicylée à 10 ou 15 p. 100, les pommades à l’urée). Ce traitement peut être fait au niveau des pieds sous occlusion, en utilisant les feuilles de plastique alimentaire juste sous les chaussettes ou des sacs plastiques la nuit.
PUVAthérapie mais rechute habituellement très rapidement dès l’arrêt du traitement.
Les rétinoïdes (Soriatane*) peuvent être efficaces en diminuant le nombre de pustules et en améliorant la qualité de vie, mais ne permettent qu’exceptionnellement un blanchiment complet des lésions.
Le méthotrexate peut être partiellement efficace.
La ciclosporine est souvent remarquablement efficace à petites doses, amis elle est non dénuée d’effets secondaires et est-il raisonnable de donner un immunosuppresseur au long cours chez des patients ayant fumé durant de nombreuses années?
Les anti-TNF n’ont pas été étudiés. L’ustékinumab, le guselkumab et secukinumab n’ont été évalués que sur des petites séries avec des réponses variables.
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PSORIASIS
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En cas d’écharde plantée dans le doigt, le pied… il convient tout d’abord de contrôler son statut vaccinal vis-à-vis du tétanos : si la date dudernier vaccin antitétanique date de plus de 10 ans ou est inconnue, aucune hésitation, il faut consulter votre médecin.
Que faire en cas d’écharde?
L’attitude à adopter dépend ensuite de nombreux facteurs parmi lesquels ont peut citer la taille, la localisation et la profondeur de l’enfoncement de l’écharde.
Petite écharde superficielle
Si cette dernière est petite et enfoncée superficiellement dans une structure charnue (paume, pulpe… ), vous pouvez tenter de la faire tremper dans de l’eau chaude avec du savon de Marseille. Ensuite, désinfectez une pince à épiler en la passant quelques secondes sous une flamme et tentez d’extraire l’écharde en tirant dans le sens inverse de sa pénétration, sans forcer. Enfin, désinfectez régulièrement la zone jusqu’à disparition de l’inflammation.
Autres échardes
Si cela ne fonctionne pas, qu’une inflammation persiste ou que l’écharde est grosse, profonde, enfoncée dans une structure non charnue (coté ou dos d’un doigt par exemple)… alors, il faut consulter. Le médecin dispose d’instruments stériles permettant de l’extraire et il préviendra l’infection.
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ECZEMA
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La personne qui présente un eczema au ciment réagit donc de façon allergique au ciment quelle pouvait » supporter » correctement auparavant. On peut donc devenir allergique au ciment dans sa vie alors qu’on ne l’était pas auparavant
Le ciment devient donc pour la peau un allergène.
Pourquoi on devient allergique au ciment?
On ne connait pas précisément la cause du déclenchement d’une allergie de contact au ciment mais on en connait bien le mécanisme
Une allergie de contact retardée
Contrairement aux allergies immédiates (survenant dans les minutes ou heures suivant le contact, telles que l’urticaire), l’eczema de contact au ciment est une allergie retardée, (type IV de la classification de Gell et combs, à médiation immunitaire cellulaire) survenant un ou plusieurs jours après le contact avec le ciment
La sensibilisation :
Pour une raison souvent inconnue, l’organisme se sensibilise au ciment avec lequel il est mis en contact. Le ciment devient un allergène pour l’organisme
L’éruption de l’eczema au ciment
En cas de nouveau contact avec le ciment, on déclenche de l’exema de contact sur la peau
Avant de développer un eczema de contact, il existe donc un contact de la peau avec cet allergène (ou haptène) en général quelques jours avant le début de l’éruption.
Comment on reconnait l’eczema au ciment ou gale du ciment?
L’allergie au ciment donne un eczema souvent chronique appele eczema au ciment ou encore « gale du ciment » predominant sur les mains puisqu’elles sont en contact avec le ciment.
Le médecin pratique des tests allergologiques mettant en évidence l’allergie au béton :
A quoi je suis allergique?
L’allergene responsable de l’eczema au ciment ou « gale du ciment » est le bichromate de potassium.
Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation de ciment), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.
Patch testsTest allergique positif au ciment
Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.
Ces tests confirment l’allergie au bichromate de potassium
Soigner l’exema au ciment (gale du ciment)
Le traitement de l’eczéma des mains au ciment requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de sen protéger (port de gants)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur les mains pour limiter la peau sèche
Je travaille dans le BTP, que dois-je faire?
Il faut consulter le médecin du travail après avoir fait les tests pour prouver l’allergie au ciment, afin de voir si une solution peut vous être proposée (gants, reclassement… )
Est-ce qu’on peut faire de l’eczema à d’autres substances que le ciment?
On trouve aussi le bichromate de potassium dans les cuirs tannés. Evitez les gants en cuir et portez des chaussettes dans les chaussures en cuir
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ECZEMA
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Panaris du doigt ou de l’orteil : symptômes, traitement et urgences
Le panaris (ou « mal blanc ») est une infection bactérienne aiguë du doigt ou de l’orteil, siégeant le plus souvent au pourtour de l’ongle. Très douloureux, il peut se compliquer d’infections profondes graves (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses…). C’est une urgence médicale nécessitant une consultation dans les 48 heures.
Le panaris, également appelé « mal blanc » ou « tourniole », est une infection aiguë du doigt ou de l’orteil, le plus souvent localisée au pourtour de l’ongle (panaris péri-unguéal ou sous-unguéal). Il survient majoritairement après une blessure minime, parfois inaperçue, et touche plus fréquemment les travailleurs manuels.
Symptômes du panaris
Le panaris est dû le plus souvent à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), mais aussi à des entérocoques, streptocoques ou germes anaérobies. Le germe pénètre dans ou sous la peau à l’occasion d’une blessure souvent minime :
Arrachage d’une « envie » (petite peau au pourtour de l’ongle)
2 à 5 jours après la blessure apparaissent les signes inflammatoires classiques : œdème, rougeur, chaleur et douleur s’atténuant la nuit. Pas de fièvre ni de ganglion axillaire à ce stade. Le panaris débutant est souvent réversible avec un traitement médical local.
Stade 2 — Panaris collecté (abcès)
Sans traitement, le panaris peut se collecter : apparition d’une poche de pus avec zone jaunâtre centrale. La douleur devient lancinante, pulsatile et insomniante. Un ganglion douloureux et de la fièvre peuvent apparaître.
⚠️ Le stade collecté est irréversible spontanément et nécessite un traitement chirurgical urgent. Sans intervention, l’infection peut se propager en surface (fistulisation, nécrose) ou en profondeur (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses, « main en battoir »).
Panaris superficiel ou cutané : l’infection ne dépasse pas le derme. Traitement médical souvent suffisant.
Panaris sous-cutané : forme la plus classique, avec collection purulente dans le tissu sous-cutané.
Panaris en bouton de chemise : communication entre une poche superficielle et une poche sous-cutanée par un pertuis. La poche profonde peut passer inaperçue et être source de complications graves.
Sur le plan topographique
Le panaris péri- ou sous-unguéal représente 2/3 des cas. Il peut aussi toucher la pulpe, le côté ou le dos du doigt.
Diagnostics différentiels
Plusieurs affections peuvent être confondues avec un panaris bactérien :
Panaris herpétique
Dû au virus Herpes simplex (HSV). Se manifeste par des vésicules douloureuses groupées en bouquet sur le doigt, sans collection purulente franche. Fréquent chez les soignants (contact avec les muqueuses buccales ou génitales des patients). Ne jamais inciser un panaris herpétique — le traitement est antiviral (aciclovir). Voir notre article sur l’herpès.
Périonyxis à Candida
Mycose de l’ongle à Candida albicans : pourtour de l’ongle gonflé et rouge, évoluant vers une atteinte de l’ongle. Fréquent chez le diabétique et les personnes ayant les mains souvent dans l’eau. Traitement antifongique local. Voir notre article sur la mycose des ongles.
Ongle incarné
Pénétration du bord de l’ongle dans le tissu péri-unguéal, provoquant une inflammation douloureuse et parfois surinfection. Voir notre article sur l’ongle incarné.
Faux panaris d’Osler
Petits nodules érythémateux douloureux des pulpes des doigts, pathognomoniques d’une endocardite infectieuse. Tout « panaris » récidivant ou survenant dans un contexte fébrile avec souffle cardiaque doit faire évoquer ce diagnostic et orienter vers les urgences.
Traitement du panaris
Vérification du statut vaccinal anti-tétanique
Dans tous les cas, le statut anti-tétanique doit être vérifié et mis à jour si nécessaire.
Panaris débutant — traitement médical
Si le panaris est encore au stade inflammatoire (pas de poche de pus, douleur non insomniante, pas de fièvre ni de ganglion), le médecin prescrit :
Antibiotiques par voie orale à visée anti-staphylococcique (amoxicilline-acide clavulanique, pristinamycine, clindamycine…)
Soins locaux : pansements avec crème antibiotique (Fucidine®, Mupiderm®…) et bains de doigt dans un antiseptique
💡 Si aucune amélioration n’est constatée dans les 48h suivant le début du traitement médical, reconsulter en urgence. Le panaris est en train de se collecter et nécessite probablement une incision chirurgicale.
Panaris collecté — urgence chirurgicale
Lorsque le panaris s’est transformé en abcès (douleur insomniante, zone jaunâtre, fièvre, ganglion), le traitement est chirurgical en urgence :
Parage chirurgical sous anesthésie locale : incision et évacuation de la totalité du pus et des tissus nécrosés
Mise en culture du pus pour analyse bactériologique et antibiogramme
Antibiothérapie adaptée selon les résultats de la culture
Éviter de ronger les ongles et d’arracher les petites peaux (« envies ») autour des ongles
Éviter de refouler les cuticules lors des soins de manucure
Porter des gants pour les travaux manuels et le jardinage
Nettoyer et désinfecter toute plaie du doigt ou de la main immédiatement, même minime
Pour extraire une écharde ou une épine : désinfecter la peau et la pince à épiler avant, écarter la peau plutôt que presser
Ces précautions sont d’autant plus importantes en cas de facteurs de risque : diabète, corticothérapie, immunosuppresseurs, VIH, alcoolisme, toxicomanie.
Prévention vis-à-vis de l’entourage
⚠️ En cas de panaris, évitez de manipuler des aliments : le staphylocoque peut contaminer les préparations culinaires et provoquer une toxi-infection alimentaire. Les professionnels de l’alimentation (cuisiniers, pâtissiers, boulangers…) doivent cesser leur activité jusqu’à guérison complète.
Points clés
Le panaris est une infection bactérienne du doigt, le plus souvent péri-unguéale, due à Staphylococcus aureus
C’est une urgence : consultation dans les 48h suivant l’apparition des symptômes
Au stade collecté (abcès), le traitement est chirurgical — ne jamais percer soi-même
Il peut se compliquer d’ostéo-arthrite ou de phlegmon des gaines tendineuses sans traitement rapide
Le panaris herpétique et le périonyxis à Candida sont des diagnostics différentiels importants
Questions fréquentes sur le panaris
Peut-on soigner un panaris soi-même à la maison ?
Au stade très débutant (simple rougeur sans pus, douleur modérée), on peut en attendant la consultation réaliser des bains de doigt 3 à 4 fois par jour dans une solution antiseptique (chlorhexidine type Diaseptyl®, Hexaseptine®…), puis poser un pansement avec compresse après avoir appliqué une crème antiseptique. Sur conseil du pharmacien, des antiseptiques doux sont disponibles sans ordonnance. Si aucune amélioration dans les 48h ou en cas d’aggravation, consultation médicale obligatoire.
Comment distinguer un panaris d’un panaris herpétique ?
Le panaris herpétique présente des vésicules groupées en bouquet, sans poche de pus franche, souvent très douloureuses. Il est fréquent chez les soignants. La distinction est cruciale car inciser un panaris herpétique est contre-indiqué (risque de surinfection et de dissémination virale). En cas de doute, consultez un médecin avant tout geste.
Faut-il prendre des antibiotiques pour un panaris ?
Pas systématiquement au stade très débutant. En revanche, dès que l’infection progresse ou ne régresse pas sous soins locaux en 48h, des antibiotiques oraux à visée anti-staphylococcique sont indispensables. Ils sont prescrits par le médecin après évaluation clinique.
Combien de temps dure un panaris traité ?
Un panaris pris en charge précocement (stade inflammatoire) guérit en 5 à 10 jours sous traitement médical. Au stade chirurgical, la cicatrisation dure 2 à 4 semaines selon l’étendue du parage. Sans traitement adapté, le risque de complications graves (phlegmon, ostéo-arthrite) est réel.
Le panaris peut-il récidiver ?
Oui, notamment en cas de facteurs de risque persistants : onychophagie, soins de manucure agressifs, diabète mal équilibré, immunodépression. La correction des facteurs favorisants est indispensable pour éviter les récidives.
Que risque-t-on à ne pas traiter un panaris ?
Sans traitement rapide, un panaris peut évoluer vers un phlegmon des gaines tendineuses (infection des tendons fléchisseurs), une ostéo-arthrite (infection de l’os ou de l’articulation) ou une nécrose. Ces complications nécessitent une chirurgie lourde et peuvent entraîner des séquelles fonctionnelles définitives du doigt.
Eczéma des mains : causes, formes cliniques, traitements et conseils pratiques
La main est en première ligne face aux agressions du quotidien et du travail : eau, détergents, solvants, allergènes professionnels, produits cosmétiques. Pas étonnant que l’eczéma des mains soit la première cause de consultation en dermato-allergologie, avec une prévalence estimée à 10 % de la population générale et jusqu’à 30 % dans certaines professions exposées.
Sa chronicité, ses multiples formes cliniques et l’intrication fréquente entre allergie, irritation et terrain atopique en font l’une des dermatoses les plus complexes à prendre en charge — et l’une de celles qui altèrent le plus profondément la qualité de vie professionnelle et personnelle.
Mains abîmées : eczéma ? La palpation oriente souvent vers le diagnostic avant la vue.
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— Les erreurs à éviter
— Les routines quotidiennes
— Les facteurs de vie à améliorer
— Les causes et les traitements…
L’eczéma des mains résulte le plus souvent de l’intrication de plusieurs mécanismes — allergie de contact, irritation chronique, terrain atopique — qui se potentialisent mutuellement. Identifier et hiérarchiser ces facteurs est l’enjeu clé de la consultation.
Allergie de contact :
Mécanisme d’hypersensibilité retardée de type IV : après une phase de sensibilisation silencieuse, tout nouveau contact avec l’allergène déclenche l’eczéma en 24 à 72 heures. La sensibilisation peut survenir après des années d’utilisation sans problème — ce qui déroute souvent les patients.
Irritation chronique :
L’eau, les détergents, les solvants, le froid et l’air sec altèrent la barrière cutanée et aggravent toute tendance à la peau sèche, facilitant la pénétration des allergènes. Un lavage des mains excessif peut, à lui seul, entretenir un eczéma chronique sans allergie documentée.
Terrain atopique :
Les personnes ayant un antécédent d’eczéma atopique, d’asthme ou de rhinite ont une barrière cutanée structurellement fragilisée, les rendant plus vulnérables aux irritants et aux sensibilisants — notamment sur des mains sèches.
Allergènes les plus fréquents
Caoutchoucs :
Les agents de vulcanisation (thiuram-mix, mercapto-mix, carbamates, mercaptobenzothiazole) touchent les professionnels utilisant des gants en caoutchouc (soignants, restauration, industrie agroalimentaire).
Métaux :
Le nickel est le chef de file (allergie au nickel — métallurgie, pièces de monnaie). Le chrome et le cobalt sont fréquents dans la métallurgie, le ciment (eczéma au ciment), les colorants textiles et le tannage des cuirs.
Biocides :
Isothiazolinones et dérivés dans les produits ménagers et hospitaliers (peintres, agents de nettoyage, soignants). Formaldéhyde, quaternium, glutaraldéhyde dans les antiseptiques hospitaliers — fréquence accrue lors des épidémies nécessitant une hygiène des mains renforcée, comme lors du coronavirus.
Produits de coiffure :
La paraphénylènediamine (PPD) des teintures reste l’une des grandes causes d’eczéma professionnel des mains chez les coiffeurs. S’y ajoutent les thioglycolates (permanentes), le persulfate d’ammonium (décoloration) et les acrylates (onglerie). Ces eczémas bruyants aboutissent dans la grande majorité des cas à un reclassement professionnel.
Végétaux :
Colophane, lactones sesquiterpéniques, baume du Pérou — fréquents chez les fleuristes, jardiniers, horticulteurs, agriculteurs et travailleurs du bois, mais aussi des bricoleurs amateurs.
Protéines :
Initialement décrits chez les professionnels de l’alimentation, les eczémas aux protéines se caractérisent par une rougeur et un gonflement immédiat de type urticaire, suivi 24 à 48 heures plus tard d’un eczéma vésiculeux évoluant vers un eczéma chronique du dos des mains et des doigts. Allergènes en cause : fruits et légumes, poissons, laitages, viandes.
Vésicules profondes « en grain de sagou », translucides, extrêmement prurigineuses, siégeant sur les bords des doigts, les paumes et les plantes. Elles évoluent par poussées, laissant une desquamation caractéristique.
Allergènes orienteurs : baume du Pérou, PPD, nickel et autres métaux (cobalt, chrome) — parfois même pris par voie orale.
Dyshidrose profuse : vésicules en grain de sagou sur les bords des doigts
Le pompholyx
Éruption vésiculeuse et/ou bulleuse d’apparition rapide, sans érythème de fond, suivie d’une desquamation durant 2 à 3 semaines. Le pompholyx survient par poussées distinctes et peut être déclenché par la chaleur, le stress ou l’ingestion d’allergènes (nickel alimentaire).
L’eczéma vésiculo-bulleux chronique
Forme de dyshidrose ne guérissant pas, évoluant souvent vers des fissures douloureuses et un épaississement progressif de la peau des mains.
La dermatose hyperkératosique des paumes
Plaques rouges épaisses et fissurées au centre des paumes, touchant surtout les hommes de 40 à 60 ans. Souvent multifactorielle : allergie de contact + irritation chronique + traumatismes répétés (bricolage). Diagnostic différentiel difficile avec un psoriasis des mains — la biopsie et la dermoscopie aident à trancher.
En dermoscopie, la plaque d’eczéma chronique lichénifié des mains montre des vaisseaux en points regroupés en amas sur fond rouge, et des squames jaunâtres.
Dermoscopie : vaisseaux en points et squames jaunes — eczéma chronique lichénifié
La pulpite fissuraire
Fissures douloureuses de la pulpe des doigts, extrêmement invalidantes. Deux orientations diagnostiques importantes :
– Pulpite de la main controlatérale chez un droitier → évoquer un eczéma à l’ail (manipulation d’ail cru avec la main non dominante),
– Pulpite de la main directrice → orienter vers la manipulation d’un objet allergisant ou une allergie au nickel.
Pulpite fissuraire : fissures douloureuses de la pulpe des doigts
Éruption vésiculeuse explosive, comme lors d’un eczéma au ciment ou d’une allergie brutale à un antiseptique appliqué sur une plaie.
Eczéma aigu de la mainEczéma aigu vésiculeux de la main autour d’une plaie : allergie de contact à un antiseptique ou un pansement ?
Diagnostic : interrogatoire, patch tests et dermoscopie
Il n’y a pas toujours d’allergie documentée dans l’eczéma des mains — c’est souvent la conjonction d’une peau sèche et de contacts répétés avec des irritants qui explique la situation. La consultation dermatologique est indispensable pour hiérarchiser les facteurs.
L’interrogatoire : les indices clés
– Date de début et évolution : un changement de poste ou de métier coïncidant avec le début de l’eczéma est très orienteur,
– amélioration pendant les vacances : argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle,
– localisation précise : dos des mains (gants), paumes (irritation ou psoriasis), pulpe des doigts (manipulation d’objets),
– loisirs, bricolage, jardinage, traitements topiques appliqués sur les mains,
– antécédent d’allergie aux bijoux (nickel), aux teintures capillaires (PPD),
– atteinte conjointe des paupières → évoquer des allergènes aéroportés.
Les patch tests (tests épicutanés)
En cas de poussées répétées sans cause évidente, le dermatologue propose des tests allergologiques épicutanés (patch tests) : application dans le dos de sparadraps contenant différents allergènes standardisés, retirés à 48 heures. Lecture à 48 h puis à 72-96 h — certains allergènes (corticoïdes, néomycine) ne positivent qu’à 7 jours : une relecture tardive peut être nécessaire.
La batterie standard européenne explore les allergènes les plus fréquents. Des batteries complémentaires (coiffure, acrylates, cosmétiques, végétaux) sont ajoutées selon le contexte professionnel.
Eczéma chronique des mains : reconnaître et prendre en charge
On définit l’eczéma chronique des mains comme une dermatose évoluant depuis plus de 3 mois consécutifs ou récidivant à raison d’au moins 2 épisodes par an, avec plusieurs facteurs intriqués :
– allergie de contact,
– irritation chronique,
– atopie,
– barrière cutanée fragilisée.
En phase aiguë, l’eczéma est souvent vésiculeux, suintant, prurigineux. En dehors des poussées, la peau est épaissie, fissurée, et les douleurs nocturnes peuvent altérer le sommeil.
Dermite irritative des mains
Peau sèche, squameuse, épaissie et fissurée, prédominant sur le dos des mains et les doigts. Fréquente en cas de manipulation de substances chimiques irritantes, de produits ménagers, de substances animales ou végétales.
Nouveaux traitements de l’eczéma chronique sévère des mains
Deux options thérapeutiques importantes ont enrichi l’arsenal depuis 2021-2023 :
Alitrétinoïne (Toctino®) : rétinoïde systémique disposant d’une AMM spécifique dans l’eczéma chronique sévère des mains résistant aux dermocorticoïdes chez l’adulte. Posologie habituelle : 30 mg/j pendant 12 à 24 semaines. Contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer (tératogène). Surveillance lipidique et hépatique.
Delgocitinib topique (Anzupgo®) : premier inhibiteur pan-JAK topique disponible en accès direct en pharmacie hospitalière pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère, chez les adultes pour lesquels les dermocorticoïdes sont inadéquats ou inappropriés. 2 applications par jour. Éviter sur peau infectée.
Le traitement repose sur quatre axes complémentaires, à adapter selon la forme clinique et la sévérité.
Éviction de l’allergène ou de l’irritant :
Mesure la plus efficace et incontournable. Port de gants en coton sous les gants de protection. Substitution professionnelle si nécessaire. Sans éviction, aucun traitement ne permet une guérison durable.
Dermocorticoïdes :
Classe I (propionate de clobétasol) sur les paumes et les plantes. Classe II-III sur le dos des mains. En cure courte sur poussée aiguë. Sous occlusion nocturne (film plastique alimentaire) pour les formes hyperkératosiques très épaisses. Ne pas utiliser sur les zones infectées.
Antihistaminiques :
Cétirizine ou loratadine pour le prurit diurne. Hydroxyzine (Atarax®) le soir pour les formes très prurigineuses nocturnes. Ils ne traitent pas l’inflammation mais soulagent les démangeaisons.
Émollients :
Plusieurs applications quotidiennes, notamment après chaque lavage des mains sur peau encore légèrement humide. Crèmes sans parfum ni conservateurs allergisants. Réduisent l’irritation et restaurent la barrière cutanée. Une simple crème hydratante, bien choisie et appliquée régulièrement, peut transformer l’évolution d’un eczéma irritatif.
Conseils pratiques quotidiens :
Limiter les lavages des mains au strict nécessaire. Un rinçage à l’eau claire suffit dans de nombreux cas. Utiliser un savon surgras sans parfum. Sécher par tamponnement, jamais par friction. Éviter les gants en latex (caoutchouc allergisant) — préférer les gants en nitrile ou vinyl avec sous-gant en coton.
Questions fréquentes
J’ai de l’eczéma sur le dos des mains et les jointures, pas du tout sur la paume. Je me lave souvent les mains pour mon travail. Que faire ?
Ce tableau oriente fortement vers une dermite irritative par lavages excessifs plutôt qu’une allergie vraie — le dos des mains étant plus exposé que les paumes. La piste à explorer : réduire les lavages au strict nécessaire (un rinçage à l’eau claire suffit souvent), utiliser un savon surgras sans parfum, appliquer un émollient après chaque lavage. Si pas d’amélioration après 3 à 4 semaines malgré ces mesures, des patch tests s’imposent pour exclure une allergie surajoutée.
Mon eczéma des mains disparaît pendant les vacances mais revient dès la reprise du travail. Est-ce forcément une allergie professionnelle ?
L’amélioration systématique pendant les congés est l’argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle — allergie ou irritation chronique liée aux conditions de travail. Ce constat justifie une consultation dermatologique avec patch tests incluant les produits manipulés au travail. Un eczéma professionnel reconnu peut être déclaré en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général) avec prise en charge spécifique.
Quelle différence entre eczéma et psoriasis des mains ?
La distinction peut être difficile cliniquement. L’eczéma est plus prurigineux, vésiculeux en phase aiguë, avec desquamation fine. Le psoriasis des mains donne des plaques bien délimitées avec squames blanches sèches, souvent associées à des ongles ponctués ou déformés et à d’autres localisations psoriasiques. La dermoscopie et la biopsie cutanée tranchent en cas de doute persistant.
L’alitrétinoïne est-elle réservée aux cas très graves ?
L’alitrétinoïne (Toctino®) est indiquée dans les eczémas chroniques sévères des mains résistant aux dermocorticoïdes et ayant un retentissement significatif sur la vie quotidienne ou professionnelle. Elle n’est pas réservée aux cas extrêmes mais nécessite une contraception obligatoire chez la femme, une surveillance biologique régulière (bilan lipidique, hépatique) et une information sur les effets secondaires habituels des rétinoïdes.
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L’acro cyanose est un trouble vasculaire des extrémités, bénin.
C’est un des acrosyndromes vasculaires les plus fréquents.
Diagostic
Concerne la femme ++ surtout, classiquement maigre
Cyanose (aspect froid et bleu violacé) des extrémités (mains et pieds), plus rarement du nez et des oreilles. Elle est indolore, majorée au froid et sans variation positionnelle. La peau est froide et bleue violacée de manière homogène, et parfois moite (mains moites) un aspect infiltré, oedemateux et « élastique » (aspect « matelassé en coton »), particulièrement à la racine des doigts. Elle peut parfois remonter jusqu’au poignet, où sa limitation est souvent nette. Le temps de recoloration après compression pulpaire est très lent.
En cas de doute : début à un âge tardif, unilatéral, chez un homme, une évolution par poussée ou encore des signes de sclérodermie, de vascularite… il faut faire un bilan à la recherche d’un cause
Traitement
Se protéger contre le froid
Eviter tant le froid ambiant que le contact direct avec le froid (gants, vêtements chauds).
Eviter l’amaigrissement
Un amagrissement récent est souvent un facteur déclencheur
Eviter le tabac
Eviter les traumatismes des doigts
Eviter les médicaments aggravants
Il s’agit notamment des vasoconstricteurs généraux (bêtabloquants, dérivés de l’ergot de seigle), ou locaux (vasoconstricteurs nasaux).