RED SKIN SYNDROME ou syndrome de la peau rouge

Red Skin Syndrome

Le syndrome de la peau rouge est une dermatose dont l’entité est controversée, lié à une utilisation anormale des cremes à la cortisone de façon abusive ou inappropriée. On l’appelle aussi  « syndrome de la peau brûlante » ou de la « peau en feu » et de « dermatite due à la cortisone ». Il touche surtout les femmes et il est observé à l’arrêt des dermocorticoïdes appliqués sur une très longue période (plusieurs mois d’utilisation quotidienne).

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Symptomes

Les symptômes les plus fréquents du syndrome de la peau rouge sont :

  • Comme son nom l’indique, une rougeur…
  • des papules dans cette nappe rouge (« boutons dans la plaque rouge»)
  • sensations de brûlures, de picotements, de démangeaisons voire de douleurs…
  • épisodes de gonflements de la plaque rouge
  • peau sèche

Un syndrome controversé

argile

Le syndrome de la peau rouge ressemble à l’eczéma craquelé et fissuraire. On l’observe surtout chez les femmes (jusqu’à 80% des cas décrits sont des femmes).  Sur un fond rouge, la peau est fissurée.

Il ressemble aussi sur le visage à la rosacée, dont la peau est irritable et brûle. Or la rosacée est parfois aggravée par l’application de dermocorticoides, le Red Skin Syndrome est donc controversé, certains pensent qu’il s’agit d’une forme proche de la rosacée sur le visage

Par ailleurs on connait la propension des dermocorticoides à créer des rougeurs au long cours et on connait depuis longtemps leur effet rebond à l’arrêt.

Ainsi, ce syndrome d’arrêt des dermocorticoïdes après application abusive et inappropriée ne fait pas encore consensus dans la communauté scientifique. S’agit-il d’une entité à part entiere ou d’une forme de rosacée agravée par les dermocorticoides? D’un rebond ou de rougeurs secondaires à une utilisation trop prolongée de dermocorticoides?

Les causes

Si son individualité est contestée (s’agit-il de rougeurs post corticoides, d’une forme de rosacée, d’eczema sec, de rebond à l’arret…), on connait bien sa cause. Il résulte d’une utilisation anormale des dermocorticoides :

  • Abusive : trop de dermocorticoides et/ ou trop souvent
  • Inappropriée : utilisation trop longue (plusieurs mois quotidiennement) et/ou sur d’autres dermatoses inflammatoires comme l’acné ou la rosacée

Que faire?

Il faut consulter un dermatologue, qui tentera un sevrage progressif des dermocorticoides et utilisera des traitements spécifiques des pathologies associées (tacrolimus en cas d’eczema, metronidazole en cas de rosacée…)

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ROSACEE OCULAIRE : la blépharite de la rosacée

Rosacée oculaire

La rosacée (souvent appelée à tort « acné rosacée« ) est une maladie de la peau fréquente, responsable de rougeurs du visage et de boutons sur le visage, notamment sur le nez et les joues chez les peaux claires.


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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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La rosacée est accompagnée de blépharite (inflammation du bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils) dans 60% des cas. L’atteinte oculaire de la rosacée est même révélatrice de la rosacée dans 20% des cas alors qu’il n’y a pas encore de boutons sur le visage.

Comment reconnaitre la rosacée oculaire?

La rosacée oculaire est responsable de la survenue d’yeux rouges sous la forme de conjonctivite, de chalazion mais surtout de blépharite

La blépharite donne une rougeur prédominant sur le bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils.

Dans la rosacée oculaire, la blépharite est accompagnée d’une atteinte postérieure c’est-à-dire concernant le versant muqueux de la paupière et de ses des glandes de Meibomius, qui sont dilatées, font sourdre un liquide huileux si l’on appuie dessus et rendent le film lacrymal gras et spumeux. Parfois les glandes de Meibomius se bouchent et s’enflamment (meibomite)
Il y a donc une conjonctivite avec des rougeurs, des vaisseaux dilatés, des zones gonflées…

Comment soigner la rosacée oculaire?

La rosacée oculaire relevant d’un dysfonctionnement des glandes de Meibomius qui sécrètent un liquide huileux, il faut les vider régulièrement en massant doucement les paupières deux fois par jour, après y avoir appliqué une compresse imbibée d’eau chaude pour ramollir les secrétions.

De même il faut lutter contre la sécheresse oculaire en appliquant des larmes artificielles sans conservateur (Gel-Larmes®, Lacryvisc®… ).

Enfin, le traitement de la rosacée par antibiotiques par voie orale (cyclines : Tolexine®) améliore l’atteinte ophtalmologique

Le métronidazole (Rozex®) peut être appliqué en gel sur la face cutanée des paupières et leur bord libre.


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COUPEROSE AU LASER : traitement laser de la rosacée et de la couperose du visage

Laser contre la couperose

La couperose télangiectasique (avec petits vaisseaux) constitue une bonne indication des lasers vasculaires.

Combien de séances de laser?

Il faut en général 3 séances pour obtenir un bon résultat, mais celui-ci est rarement durable car la couperose a tendance à récidiver après quelques années.

Pour certains patients, il est même nécessaire d’effectuer des séances d’entretien environ une fois par an.


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Interview Dr Corinne DUPIN CAPEYRON 20 cours Gambetta 33400 Talence

traitement de la peau au laser, epilation laser

– Les lasers vasculaires (laser couperose)

Il s’agit de : Laser à colorant pulsé
Laser KTP
Laser ND Yag
Lampes pulsées filtrées

– Quelle est leur longueur donde ?

La longueur d’onde des lasers vasculaires varie de 530 à 1000 nm

– Quelle est la cible de ce type de laser ?

Le laser vasculaire a pour cible l’hemoglobine située dans les globules rouges du sang

– Le laser vasculaire va donc agir sur les lésions contenant des vaisseaux. Y a-t-il des types de lasers agissant plutot sur certains types de vaisseaux ? Si oui, quel laser utiliser préférentiellement selon la lésion vasculaire ?

Le KTP est préféré si la rougeur sassocie aux télangiectasies
Les lampes donnent dexcellents résultats sur lerythrose du cou et les lésions du decolleté
1 à 3 passages sont necessaires espacés de 2 mois minimum comme pour toute technique laser on évitera lexposition solaire au minimum 3 semaines avant et 3 semaines après la séance
Effets secondaires : selon le laser utilisé : purpura, œdème, érythème, croutelles
Le refroidissement des lasers de nouvelle génération permet datténuer la douleur ( picotements , brulures ) inhérente à la technique
Les complications sont les troubles pigmentaires en cas de non respect des consignes solaires


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PLAQUES DU VISAGE : plaques rouges sur le visage

Plaques rouges sur le visage

Le visage, constamment en contact avec nos interlocuteurs, est un peu notre reflet… avoir des plaques rouges sur le nez, le menton, les joues, le front n’est jamais agréable

Rosacée, une cause de plaques rouges du visage
Rosacée, une cause de plaques rouges du visage

En cas de plaques rouges sur le visage, il faut consulter :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

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Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques rouges sur le visage

Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce que ce sont des plaques rouges qui grattent, qui brulent… ), topographiques (plaques rouges sur les joues uniquement… ) et cliniques (pustules, folliculite, points noirs, fièvre… )

Il évoquera plusieurs diagnostics, on peut citer parmi ceux-ci :

Plaques sur le visage de l’enfant

Voir l’article consacré aux plaques rouges sur le visage de l’enfant et plaques et rougeurs sèches autour de la bouche de l’enfant

PLAQUEs sur le visage qui grattent ou démangent :

On peut citer parmi ceux-ci :

eczema du visage (plaques rouges qui démangent, souvent après avoir changé de cosmétiques),

urticaire (ressemble à des piqures d’ortie),

demodecidose

dermite séborrhéique (plaques rouges et souvent sèches sur les ailes du nez

eczema seborrheique du visage
Dermite séborrhéique des coté du nez et de la bouche

PLAQUEs sur le visage qui brulent :

On peut citer parmi ceux-ci :

zona du visage,

peau sensible,

démodécidose,

rosacée (couperose)

couperose
Couperose donnant des plaques des joues
Rougeurs des joues et du nez
Rougeurs des joues et du nez
Joues rouges de la rosacée
Joues rouges de la rosacée
Rougeurs des joues
Rougeurs des joues

dermite séborrhéique,

dermite péri orale

Plaques sur le visage après être allé au soleil

On peut citer parmi ceux-ci :

lupus,

lucite polymorphe,

urticaire solaire

Autres plaques fréquentes sur le visage :

impetigo, (donne des croutes comme du miel),

impetigo
Impetigo du nez

 

rosacée

rosacée
rosacee du visage

etc…

 

En fonction du diagnostic, le médecin vous apportera un traitement approprié

ROUGEURS DU VISAGE : soins et traitement des rougeurs du visage

Rougeurs et plaques sur le visage : causes, diagnostic et traitement

Les rougeurs du visage sont l’un des motifs de consultation dermatologique les plus fréquents. Le visage, constamment exposé au regard des autres, est aussi la zone la plus exposée au soleil, aux variations de température et aux agents irritants. Une rougeur peut être passagère et bénigne — ou le signe d’une maladie chronique nécessitant un traitement spécifique. Le dermatologue oriente son diagnostic en combinant trois éléments : la localisation précise sur le visage, la nature de la sensation (brûlure, démangeaison, douleur, rien), et l’aspect des lésions (plaques squameuses, pustules, vésicules, télangiectasies). Une même rougeur des joues peut correspondre à une rosacée, un lupus, un eczéma séborrhéique ou une dermite de contact — diagnostics très différents, traitements opposés.

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Rosacée — rougeurs chroniques du visage avec couperose et télangiectasies

Sommaire :
Rougeurs qui grattent |
Rougeurs qui brûlent |
Après le soleil |
Avec des boutons ou du pus |
Par zone du visage |
Chez l’enfant |
Signes d’alarme |
Questions fréquentes

Rougeurs du visage qui grattent (prurigineuses)

Eczéma du visage

Des plaques rouges prurigineuses sur le visage — sèches ou suintantes, avec parfois de fines vésicules — évoquent en premier lieu un eczéma du visage. Il peut s’agir d’une dermite atopique (terrain atopique, antécédents d’asthme ou rhinite allergique, touches surtout les paupières et le cou chez l’adulte) ou d’une dermite de contact allergique (réaction à un cosmétique, un parfum, un conservateur, le nickel d’une monture de lunettes). L’eczéma de contact des paupières est très fréquent — il faut penser aux fonds de teint, aux mascaras, aux crèmes contour des yeux et aux vernis à ongles (les mains touchent les yeux).

Dermite séborrhéique

Des plaques rouges recouvertes de squames grasses jaunâtres, siégeant sur les ailes du nez, les sillons nasogéniens, les sourcils, le bord des paupières et le sillon rétro-auriculaire, avec parfois des démangeaisons, évoquent une dermite séborrhéique. Elle est due à une réaction inflammatoire au champignon Malassezia, naturellement présent sur la peau grasse. C’est une maladie chronique récidivante, favorisée par le stress, la fatigue et certains terrains neurologiques (maladie de Parkinson).

Dermite séborrhéique du visage — plaques rouges squameuses des côtés du nez et de la bouche

Urticaire du visage

Des plaques rouges fugaces, très prurigineuses, ressemblant à des piqûres d’ortie, qui apparaissent et disparaissent rapidement (moins de 24h) sur le visage, évoquent une urticaire. Quand l’urticaire s’accompagne d’un gonflement des lèvres, des paupières ou de la langue, on parle d’angio-œdème (œdème de Quincke) — qui peut devenir une urgence si le gonflement atteint la gorge (risque d’asphyxie).

⚠️ Urgence : gonflement rapide des lèvres, de la langue ou de la gorge associé à une urticaire → appeler le 15 immédiatement. Risque d’angio-œdème laryngé.

Démodécidose

La démodécidose est une inflammation cutanée liée à la prolifération excessive de l’acarien Demodex folliculorum, naturellement présent dans les follicules sébacés. Elle donne des papules et pustules prurigineuses ou légèrement brûlantes sur le visage, souvent confondues avec une rosacée ou une folliculite. Elle est favorisée par les corticoïdes locaux prolongés. Le diagnostic se fait par examen microscopique d’un prélèvement de sébum.

Mycose du visage (dermatophytie)

Une mycose (dermatophytie) du visage donne une plaque rouge, arrondie, à bordure bien marquée et légèrement surélevée, avec une dépilation possible des sourcils ou du bord des cils si elle les touche. Elle gratte modérément. Elle peut être transmise par un animal domestique (chat, cobaye). Un piège classique : la tinea incognita — mycose dont l’aspect atypique résulte d’une application intempestive de corticoïdes locaux qui masquent les squames.

Mycose du visage (dermatophytie) — bordure nette et dépilation du sourcil

Rougeurs du visage qui brûlent

Rosacée et couperose

La rosacée est la première cause de rougeurs chroniques du visage chez l’adulte de plus de 30 ans, à peau claire. Elle se manifeste par des bouffées de chaleur (flushing) déclenchées par le chaud, l’alcool, les épices ou les émotions, évoluant vers une rougeur permanente des joues et du nez avec des vaisseaux dilatés visibles (couperose, télangiectasies). Dans sa forme papulopustuleuse, elle donne des boutons rouges et pustules sans points noirs — à distinguer de l’acné. La rosacée brûle plus qu’elle ne gratte.

Joues rouges permanentes — rosacée stade 2

Couperose — télangiectasies et rougeurs des joues

Rougeurs des joues et du nez — rosacée centrofaciale

Zona du visage

Des rougeurs et vésicules unilatérales sur le visage, précédées ou accompagnées de douleurs intenses (brûlures, décharges électriques) sur le trajet d’un nerf, évoquent un zona. Le zona ophtalmique (nerf trijumeau branche V1) est une urgence ophtalmologique — il peut menacer la cornée et la vision. Tout zona touchant le front, le pourtour de l’œil ou le bout du nez (signe de Hutchinson) doit être évalué en urgence par un ophtalmologue.

Dermite péri-orale

La dermite péri-orale donne de petites papules et pustules rouges autour de la bouche, du nez et parfois autour des yeux, avec une sensation de brûlure. Elle touche principalement les femmes jeunes. Elle est souvent déclenchée ou aggravée par l’application de corticoïdes locaux sur le visage — y compris les corticoïdes inhalés. Le traitement repose sur l’arrêt de tout corticoïde local et la prescription d’antibiotiques oraux (doxycycline).

Peau sensible et réactive

Une peau sensible réagit de façon exagérée aux stimuli physiques (froid, chaleur, vent) et aux cosmétiques (picotements, brûlures immédiates). Elle ne correspond pas toujours à une maladie dermatologique identifiable, mais peut traduire une barrière cutanée fragilisée — souvent chez les peaux atopiques, les peaux traitées par rétinoïdes, ou les peaux surlavées.

Rougeurs du visage après exposition au soleil

Lupus érythémateux

Un lupus cutané peut se manifester par un érythème en aile de papillon — plaques rouges symétriques sur les deux joues et le nez, déclenchées ou aggravées par le soleil, sans toucher le sillon nasogénien. Le lupus aigu systémique est associé à des signes généraux (fatigue, douleurs articulaires, fièvre) et nécessite un bilan biologique complet. Le lupus discoïde est plus localisé, donne des plaques rouges squameuses et atrophiques, et laisse des cicatrices.

Lupus érythémateux aigu — érythème en aile de papillon des joues et du nez

Lucite polymorphe

La lucite polymorphe est une allergie au soleil (photodermatose) très fréquente, touchant surtout les femmes jeunes. Elle donne des papules rouges prurigineuses sur les zones exposées (visage, décolleté, bras) quelques heures après l’exposition, disparaissant en quelques jours à l’abri du soleil. Elle récidive à chaque printemps.

Urticaire solaire

L’urticaire solaire est plus rare — elle donne des plaques urticariennes apparaissant en quelques minutes après l’exposition au soleil et disparaissant rapidement à l’ombre. Elle peut être invalidante et nécessite une photoprotection stricte et un avis spécialisé.

Rougeurs du visage avec boutons ou pustules

Acné

L’acné donne des comédons (points noirs, microkystes), des papules rouges et des pustules — principalement sur le front, les joues, le nez et le menton. Elle touche surtout les adolescents mais persiste ou débute à l’âge adulte chez la femme (acné hormonale, souvent sur le bas du visage et la mâchoire). L’acné ne brûle pas — elle est peu ou pas prurigineuse. L’absence de points noirs doit faire douter du diagnostic et évoquer une rosacée.

Impétigo

L’impétigo est une infection bactérienne superficielle (staphylocoque ou streptocoque) donnant des plaques rouges suintantes, recouvertes de croûtes dorées (miel) caractéristiques, très contagieuses. Il touche surtout les enfants, souvent autour du nez et de la bouche. Le traitement est antibiotique local ou oral selon l’étendue.

Kératoses actiniques

Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses dues à l’exposition solaire cumulée, apparaissant après 50 ans sur les zones exposées (front, tempes, nez, lèvre inférieure). Elles se présentent comme de petites plaques rouges rugueuses, rugueuses au toucher, légèrement squameuses. Elles doivent être traitées pour éviter l’évolution vers un carcinome spinocellulaire.

Orientation diagnostique par zone du visage

Zone Causes prioritaires Élément distinctif
Joues + nez (zone centrale) Rosacée, lupus, dermite séborrhéique, acné Rosacée : brûle, pas de points noirs. Lupus : soleil déclenchant, bilan biologique.
Ailes du nez + sillons nasogéniens Dermite séborrhéique Squames grasses jaunâtres caractéristiques. Souvent associée aux pellicules.
Paupières Eczéma de contact (cosmétiques), dermite atopique, dermite séborrhéique des cils Interrogatoire cosmétiques +++ . Patch-tests si récidivant.
Autour de la bouche Dermite péri-orale, herpès labial récidivant, impétigo Dermite péri-orale : chercher corticoïde local appliqué. Herpès : vésicules douloureuses récidivantes.
Front + tempes Acné, dermite séborrhéique, kératoses actiniques (après 50 ans), zona front Kératoses : rugosité au toucher, terrain solaire. Zona : unilatéral, douloureux.
Mâchoire + menton Acné hormonale adulte, folliculite de barbe, dermite péri-orale Acné mâchoire chez la femme : chercher cause hormonale (SOPK, pilule progestative).
Une moitié du visage uniquement Zona, eczéma de contact (parfum côté dominant), mycose Asymétrie stricte → zona ou cause externe unilatérale.

Rougeurs du visage chez l’enfant

Chez l’enfant, les causes de rougeurs du visage diffèrent sensiblement de l’adulte. La dermite atopique (eczéma atopique) est la première cause de plaques rouges prurigineuses du visage chez le nourrisson et l’enfant, touchant surtout les joues et le front. L’impétigo est très fréquent autour du nez et de la bouche, notamment en collectivité. La teigne du visage (mycose) est possible, surtout si contact avec un animal. Le mégalérythème épidémique (parvovirus B19) donne des joues rouge vif caractéristiques chez l’enfant de 5 à 15 ans, avec fièvre légère. Les maladies éruptives infantiles (rougeole, rubéole, scarlatine) peuvent démarrer par des rougeurs du visage avec fièvre — consulter rapidement.

Signes d’alarme : quelques exemples où il faut consulter en urgence

⚠️ Appeler le 15 ou aller aux urgences : rougeur du visage avec gonflement des lèvres, de la langue ou difficultés à avaler — angio-œdème laryngé possible. Rougeur du visage avec fièvre élevée, frissons, altération de l’état général — infection sévère. Zona ophtalmique avec atteinte de la cornée ou baisse de vision.

Consulter rapidement (dans les 48h) : zona du front ou du pourtour de l’œil — risque ophtalmique. Plaques rouges du visage avec fièvre et douleurs articulaires — bilan lupus. Rougeur unilatérale douloureuse et chaude avec fièvre — érysipèle du visage (rare mais grave).

Consulter dans les jours qui suivent : toute rougeur du visage persistant plus de 2 à 3 semaines sans cause évidente, toute lésion squameuse rugueuse sur une zone exposée au soleil après 50 ans (kératose actinique à traiter).

Pourquoi les rougeurs du visage nécessitent un diagnostic précis

Les rougeurs du visage illustrent parfaitement la complexité du raisonnement dermatologique : une même plaque rouge des joues peut être une rosacée (traitement par métronidazole, laser ou ivermectine), un lupus (traitement par antipaludéens de synthèse et photoprotection stricte), une dermite séborrhéique (antifongique local), un eczéma de contact (éviction de l’allergène identifié par patch-tests), ou une mycose (antifongique oral). Appliquer le mauvais traitement aggrave la situation — les corticoïdes locaux, souvent utilisés en automédication sur une rougeur « inflammatoire », peuvent transformer une mycose ou une rosacée en démodécidose ou dermite péri-orale iatrogène.

La téléconsultation avec photos de bonne qualité (lumière naturelle, plusieurs angles, gros plan) permet dans la majorité des cas d’orienter le diagnostic rapidement et d’éviter ces erreurs.

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Questions fréquentes sur les rougeurs du visage

Rosacée ou acné : comment différencier ?
La rosacée et l’acné papulopustuleuse peuvent se ressembler — toutes deux donnent des boutons rouges et pustules sur le visage. La rosacée se distingue par : absence de points noirs (comédons), présence de bouffées de chaleur (flushing) déclenchées par le chaud, l’alcool ou les épices, rougeur permanente des joues et du nez avec vaisseaux visibles (couperose), apparition après 30 ans, peau claire. L’acné est diagnostiquée par la présence de points noirs et microkystes, et touche souvent l’adolescent ou le bas du visage chez la femme adulte.

Les corticoïdes peuvent-ils aggraver les rougeurs du visage ?
Oui, et c’est un piège très fréquent. Les corticoïdes locaux appliqués au long cours sur le visage peuvent déclencher ou aggraver une rosacée, masquer une mycose (tinea incognita), provoquer une dermite péri-orale iatrogène, ou induire une démodécidose. Ne jamais appliquer de corticoïdes locaux sur le visage sans avis médical, et toujours limiter leur durée d’utilisation.

Peut-on avoir de l’eczéma uniquement sur le visage ?
Oui. L’eczéma de contact allergique touche très fréquemment le visage de façon isolée — paupières (cosmétiques, mascaras), pourtour du visage (shampooings, parfums), lèvres (rouge à lèvres, dentifrices). La dermite atopique peut aussi toucher le visage seul, notamment chez le nourrisson. Le patch-test réalisé par le dermatologue identifie l’allergène responsable.

Pourquoi mes rougeurs s’aggravent-elles au soleil ?
Plusieurs maladies sont photosensibles : la rosacée (le soleil dilate les vaisseaux), le lupus (photosensibilité immune), la lucite polymorphe (allergie au soleil), les dermites de contact photo-allergiques (parfums + soleil). Une photoprotection SPF 50+ est recommandée dans tous ces cas — et une consultation pour identifier la cause exacte, car les traitements diffèrent.

Les rougeurs du visage peuvent-elles être définitivement traitées ?
Cela dépend de la cause. L’eczéma de contact guérit si l’allergène est identifié et évité. L’impétigo et la mycose guérissent avec le traitement adapté. La rosacée est une maladie chronique — elle se contrôle mais ne guérit pas définitivement ; les traitements (métronidazole, ivermectine, laser vasculaire pour la couperose) permettent de la stabiliser durablement. Le lupus nécessite un suivi au long cours.

Dermite séborrhéique et psoriasis du visage : comment les distinguer ?
Les deux donnent des plaques rouges squameuses sur le visage. La dermite séborrhéique siège surtout dans les zones grasses (ailes du nez, sourcils, sillons nasogéniens) avec des squames grasses jaunâtres. Le psoriasis du visage est moins fréquent, donne des squames plus épaisses et blanchâtres, et s’associe généralement à des lésions sur d’autres parties du corps (coudes, genoux, cuir chevelu). Le dermatologue tranche parfois par une biopsie.


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DEMODECIDOSE : la démodécidose ou démodécie

Démodécidose

Consultation dermatologique à distance pour la démodécidose.
Demodex, l’ectoparasite responsable de la démodécidose

La démodécidose est une rougeur du visage due à un ectoparasite, le démodex, souvent sous-diagnostiquée, ressemblant souvent à la rosacée (un adage dermatologique parle de « rosacee qui ne guerit pas sous cyclines ») mais asymétrique, plus péri orificielle, avec moins d’inconforts (flushes, brulures, démangeaisons…) et peu ou pas d’érythrocouperose.

Cause

Les poils sont infestés par un parasite appelé démodex, le seul ectoparasite présent à l’état normal sur la peau humaine. Il vit dans les follicules pilo-sébacés, principalement au niveau de la tête, ainsi que les glandes de Meibomius (à la base des cils). Le portage cutané en demodex s’intensifie au cours de la vie, atteignant près de 100 % des individus après 70 ans.

Il existe deux types de démodex :

Demodex folliculorum est habituellement localisé au sein de l’infundibulum folliculaire, « dans le poil »

Demodex brevis vit quant à lui dans les glandes sébacées et des glandes de Meibomius (cils).

Demodex peut devenir pathogène en proliférant et en pénétrant notamment au sein du derme, entraînant une réaction inflammatoire : la démodécidose (ou démodécie). Normalement le système immunitaire empêche démodex de créer cette démodécidose, et cette dernière est plus fréquente chez des patients infectés par le VIH ou dans d’autres cas d’immunosuppression (leucémie…).

La démodécidose est souvent confondue avec des rougeurs du visage plus courantes, telles que la rosacée, la dermatite séborrhéique ou la dermatite péri-orale. Et pire, la démodécidose peut parasiter ces dermatoses, et donc s’y surajouter!

Donc, la démodécidose est sous-diagnostiquée.

 

Symptomes

Les critères diagnostics de la démodécidose isolée (ou primaire) sont :

absence certaine de dermatose préexistante (notamment rosacée, dermatite péri-orale, folliculite) ;
– densité accrue de Demodex au sein des lésions (> 5 demodex par cm²) ;
guérison uniquement sous traitement acaricide (voie locale ou systémique) ;
résistance aux traitements tels que les cyclines et les macrolides. « La démodécidose est une rosacée qui résiste aux cyclines« 

La démodécidose touche principalement le visage, avec une prédilection pour les zones péri-orificielles :

  • péri-orale
  • péri-orbitaire (elle peut toucher l’intérieur des paupières donnant une blépharite chronique, des chalazions récidivants…)
  • péri-auriculaire (elle peut concerner aussi le conduit auditif externe)
  • voire plus rarement les zones de calvitie du cuir chevelu.

Les lésions sont mal limitées, irrégulières et de distribution asymétrique   et il y a peu d’inconfort (brulûres, démangeaisons…).

Classification des démodécidoses

Il en existe de nombreuses formes décrites :

Pityriasis folliculorum

Il touche principalement les femmes utilisant régulièrement des crèmes grasses et fonds de teint occlusifs.

Peau claire et maquillage sophistiqué pour une consultation dermatologique à distance.

Sous forme rougeurs folliculaires avec au centre, des squames folliculaires fines donnant un aspect de papier de verre, ou givré, notamment des joues sont volontiers atteintes. Il peut y avoir une sensation de brulûre.

Démodécidose rosacée-like

Rougeur faciale généralement symétrique, avec papulo-pustules superficielles, évoquant une rosacée mais sans antécédent familial, sans flushes ni érythrocouperose

Jeune femme avec peau sensible et rougeurs, consultation dermatologique à distance.

Sur le plan clinique, les lésions papulo-pustuleuses sont plus superficielles que dans la rosacée, et on note une desquamation folliculaire superficielle et des papulo-vésicules superficielles.

En cas de biopsie on voit un infiltrat inflammatoire mononucléé (avec quelques polynucléaires neutrophiles) périfolliculaire et périvasculaire et de nombreux demodex.

Elle peut évoluer ou apparaitre d’emblée sous forme de démodécidose gravis (ou forme rosacée granulomateuse-like) avec lésions papulo-pustuleuses plus profondes et douloureuses, évoquant les dermatoses papulo-nodulaires du visage (sarcoïdose, lupus tuberculeux, histiocytoses) ou folliculaires (folliculites à staphylocoque, à Pityrosporum, à éosinophiles …) voire d’une démodécidose nodulo-kystique (Demodex abscess), conséquence d’une réaction inflammatoire très intense, sous forme d’abces.

Démodécidose croûteuse

Elle est rare (se voit chez l’immunodéprimé ou l’enfant), sous forme de croûtes jaunâtres, évocatrices d’impétigo par leur couleur, mais sèches et chroniques notamment du nez et de son pourtour  cours de l’infection par le VIH, mais aussi chez l’enfant immunocompétent [9].

 

Examen complémentaire diagnostique

Dermoscopie :

  • fil gélatineux blanchâtre au niveau de l’infundibulum, de 1 à 3 mm de long (signe spécifique révélant la présence du parasite dans l’ostium folliculaire) notamment en cas de pityriasis folliculorum.
  • orifices folliculaires rouges et dilatés avec bouchons grisâtres

Microscopie confocale

Les demodex apparaissent sous la forme de structures lumineuses arrondies avec un aspect de cônes.

Histologie

Il faut pour cela réaliser une biopsie : le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope : mise en evidence du parasite demodex folliculorum dans un poil

Traitement

Cromatiton (Eurax*) 2x/j 4 mois,

Crème à l’ivermectine, voire ivermectine per os 1 prise unique

COUPEROSE, ROSACEE : la couperose et la rosacée (acne rosacée)

Rosacée et couperose : causes, stades et traitements

La rosacée est une maladie inflammatoire chronique du visage touchant environ 5 % de la population, principalement les adultes à peau claire après 30 ans. Elle se manifeste par des rougeurs du visage, des bouffées de chaleur, des petits vaisseaux dilatés visibles (télangiectasies), et dans les formes évoluées, des boutons rouges et pustules. La couperose désigne plus précisément la rougeur permanente avec télangiectasies — elle fait partie du spectre de la rosacée. Appliquer des corticoïdes locaux sur une rosacée est une erreur grave qui aggrave la maladie.

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Rosacée du visage — rougeurs permanentes, télangiectasies et papulopustules

Sommaire :
Rosacée vs couperose |
Causes et facteurs déclenchants |
Les 4 stades |
Classification 2016 |
Formes atypiques |
Rosacée oculaire |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Rosacée et couperose : deux mots pour une même maladie

La couperose correspond à la rougeur permanente des zones convexes du visage avec télangiectasies. La rosacée désigne l’ensemble du tableau clinique — rougeurs, bouffées de chaleur, boutons, manifestations oculaires. Le terme « acné rosacée » est impropre : la rosacée et l’acné sont deux maladies distinctes avec des mécanismes et traitements différents.

La rosacée touche 5 % de la population, avec une légère prédominance féminine et un pic vers 50 ans. Elle prédomine sur les peaux claires mais peut toucher tous les phototypes.

Causes et facteurs déclenchants

La physiopathologie est multifactorielle : dysrégulation vasculaire faciale, inflammation immune (activation TLR2, cathélicidines), et prolifération excessive de l’acarien Demodex folliculorum. Le terrain génétique intervient dans 30 à 40 % des cas. L’exposition solaire chronique fragilise durablement les vaisseaux faciaux (élastose actinique).

Catégorie Facteurs déclenchants des poussées
Boissons et alimentation Boissons chaudes, alcool (vasodilatation), épices, aliments piquants (capsaïcine), chocolat, fromages fermentés, tomates, agrumes
Thermique et environnement Chaleur (bain chaud, sauna, atmosphère confinée), soleil, vent, froid
Facteurs psychologiques Stress émotionnel, effort physique intense
Médicaments Vasodilatateurs, corticoïdes locaux sur le visage

💡 Rosacée ≠ alcoolisme. La rosacée n’est pas due à l’alcool et survient chez des personnes ne consommant pas d’alcool. L’alcool peut aggraver une rosacée préexistante par vasodilatation, mais n’en est pas la cause.

Des comorbidités ont été décrites : facteurs de risque cardiovasculaires, MICI, migraines, maladies auto-immunes et certaines maladies neurologiques — ces associations justifient un suivi médical global.

📚 Physiopathologie de la rosacée — rôle des UV, de Demodex et de l’inflammation — PubMed

Les 4 stades de la rosacée

Stade Aspect clinique Traitement prioritaire
Stade 1
Bouffées vasomotrices (flushing)
Rougeur transitoire du visage déclenchée par la chaleur, l’alcool, les émotions. Dure quelques minutes à heures. Peau normale entre les épisodes. Photoprotection SPF 50+, éviction des déclenchants. Brimonidine topique (Mirvaso®) si nécessaire.
Stade 2
Érythrocouperose
Rougeur permanente du visage + télangiectasies visibles à l’œil nu sur les joues et les ailes du nez. Sensations de chaleur ou tiraillement. Laser vasculaire (KTP, IPL, Nd:YAG) pour les télangiectasies.
Stade 3
Rosacée papulopustuleuse
Papules rouges et pustules sur fond de rougeur permanente. Sans points noirs ni microkystes (différence avec l’acné). Localisées joues, nez, front, menton. Métronidazole topique (Rozex®), ivermectine (Soolantra®), doxycycline orale (Oracea® 40 mg).
Stade 4
Rhinophyma
Épaississement permanent du nez (nez bosselé, rouge, déformé) par hypertrophie des glandes sébacées et fibrose. Quasi exclusivement chez l’homme. Chirurgie (dermabrasion, laser CO₂).

Joues rouges permanentes — érythrocouperose stade 2 de la rosacée
Couperose — télangiectasies et rougeur permanente des joues
Érythrocouperose — rougeurs du nez et des joues
Rosacée papulopustuleuse stade 3 — papules rouges et pustules

Nouvelle classification clinique (2016)

Niveau Signes Valeur diagnostique
Diagnostiques Rougeur permanente centrofaciale, rhinophyma Suffisants à eux seuls pour poser le diagnostic
Majeurs Bouffées vasomotrices, papules et pustules, télangiectasies, rosacée oculaire 2 signes suffisent pour le diagnostic
Mineurs Peau irritable et sensible, sensations de brûlure, gonflement facial, sécheresse cutanée Contexte évocateur

Formes atypiques de rosacée

Forme Caractéristiques
Rosacée granulomateuse Prédominance féminine. Papules jaune-rouge à reflets brunâtres — couleur jaune persistant à la vitropression (diascopyie positive = granulome). Biopsie souvent nécessaire.
Rosacée fulminante (pyoderma facial) Femmes jeunes à peau grasse. Éruption explosive de boutons volumineux et purulents en quelques jours. Traitement : isotrétinoïne + corticoïdes oraux.
Rosacée stéroïdienne Application prolongée de corticoïdes locaux sur le visage → rougeur + rebond à l’arrêt. Piège fréquent en automédication. Traitement : arrêt progressif + prise en charge de la rosacée.

⚠️ Ne jamais appliquer de corticoïdes locaux sur le visage sans avis médical. Même une crème d’hydrocortisone faiblement dosée, appliquée au long cours, peut induire ou aggraver une rosacée, une démodécidose ou une dermite péri-orale.

Rosacée oculaire

Plus d’un patient sur deux présente des manifestations oculaires : sécheresse oculaire, blépharite (inflammation du bord libre des paupières), conjonctivites récidivantes, chalazions. Rarement, une kératite peut menacer la vision. La rosacée oculaire peut précéder les manifestations cutanées.

→ Voir notre article sur la rosacée oculaire et la blépharite.

Traitement de la rosacée et de la couperose

Traitement Indication
Photoprotection SPF 50+ (filtres minéraux) Indispensable quel que soit le stade — filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) préférés car non irritants
Brimonidine topique (Mirvaso®) Bouffées vasomotrices (stade 1) — vasoconstriction transitoire
Métronidazole topique (Rozex®) Rosacée papulopustuleuse (stade 3) — traitement de référence
Ivermectine topique (Soolantra®) Rosacée papulopustuleuse — cible également Demodex
Doxycycline orale (Oracea® 40 mg) Formes modérées à sévères
Laser vasculaire (KTP, Nd:YAG, IPL) Télangiectasies et couperose (stade 2) — destruction sélective des vaisseaux dilatés
Chirurgie (dermabrasion, laser CO₂) Rhinophyma (stade 4)

📚 Traitements actuels de la rosacée — revue systématique — PubMed

→ Voir notre article sur le traitement de la couperose et de la rosacée.

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Pages spécialisées du cluster rosacée

Rosacée — traitement et formes
Traitement de la couperose et de la rosacée — laser, topiques, antibiotiques
Laser couperose et rosacée — déroulement, résultats
Rosacée oculaire et blépharite
Cortisone sur le visage — risques et rosacée stéroïdienne

Diagnostic différentiel et soins associés
Acné — différence avec la rosacée
Laser peau — panorama des traitements laser
Soleil et photoprotection
Téléconsultation dermatologue

Questions fréquentes sur la rosacée et la couperose

La rosacée peut-elle guérir définitivement ?

La rosacée est une maladie chronique — elle ne guérit pas définitivement mais se contrôle durablement avec un traitement adapté et une bonne photoprotection. Les traitements locaux (métronidazole, ivermectine) maintiennent la rémission entre les poussées. Le laser vasculaire traite efficacement la couperose mais les vaisseaux peuvent se redilater si les facteurs déclenchants ne sont pas évités.

Rosacée ou acné : comment ne pas confondre ?

La rosacée se distingue de l’acné par l’absence de points noirs et de microkystes, la présence de bouffées de chaleur, une rougeur permanente avec télangiectasies, et un début après 30 ans. L’acné touche surtout l’adolescent et se caractérise par les points noirs et microkystes. Les deux peuvent coexister.

Quels cosmétiques utiliser avec une rosacée ?

Produits doux, sans parfum ni alcool, sans menthol ni camphre. Nettoyage à l’eau tiède avec un syndet doux. Crème hydratante légère non comédogène. Photoprotection SPF 50+ avec filtres minéraux. Éviter gommages, masques argileux, acides de fruits et rétinol — ils irritent la peau des rosacéens.

L’alimentation influence-t-elle la rosacée ?

Oui. Les principaux déclenchants alimentaires : alcool, boissons chaudes, épices, aliments piquants, chocolat, fromages fermentés, tomates, agrumes. Tenir un journal alimentaire aide à identifier ses propres déclenchants. Astuce : sucer un glaçon dès le début d’une bouffée vasomotrice peut l’atténuer.

La rosacée est-elle aggravée par la ménopause ?

Oui, fréquemment. Les bouffées de chaleur de la ménopause peuvent aggraver le flushing de la rosacée. Le traitement hormonal substitutif peut améliorer les bouffées de chaleur, mais son impact sur la rosacée est variable selon les patientes. Un avis dermatologique et gynécologique combiné est souvent utile.

Le laser est-il douloureux pour traiter la couperose ?

Le laser vasculaire est généralement bien toléré — picotements ou chaleur pendant la séance. Rougeurs et légères ecchymoses normales dans les 24–48 h suivant la séance. 2 à 4 séances en général, l’amélioration finale s’évalue 4 à 6 semaines après la dernière séance.

Voir aussi :
Traitement rosacée |
Rosacée oculaire |
Acné |
Laser peau |
Soleil et peau |
Téléconsultation dermatologue


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TRAITEMENT COUPEROSE ROSACEE : traitement de la couperose et de la rosacée

Traitement de la couperose et de la rosacée

Traitement de la couperose
Traitement de la couperose

Le médecin dispose de nombreuses options de traitement de la rosacée :
crèmes (Acide azélaïque, métronidazole, vitamine A acide…), antibiotiques, cosmétiques, médicaments diminuant les poussées de rougeur (Clonidine  » hors sécu « ), voire vitamine A acide (Contracne ®, Curacne ®, Procuta ®, Roaccutane ®) par voie générale dans les poussées très importantes ; coagulation des vaisseaux à l ‘électricité, au laser vasculaire (laser couperose) ou à la lampe-flash.


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Revue Cochrane de la prise en charge de la #rosacee (https://www.dermatonet.com/fiche-dermatonet-rosacee.htm) en septembre 2015 : http://onlinelibrary.wiley.com/resolve

Posted by Dermatologue on lundi 12 octobre 2015

Tout d’abord on peut par des moyens simples limiter les désagréments de la rosacee :

Evitez le soleil

Sucer un glaçon ou boire un verre d’eau tres froide en cas de poussée de rougeurs du visage aide à réduire et à faire régresser cette poussée congestive, encore appelée « flush ».

Traitements locaux de la rosacée et de la couperose

Les crèmes à la vitamine A acide sont parfois proposées dans le traitement de la rosacée et dans le traitement de la couperose, notamment chez l’homme et en cas de peau grasse. Ces produits sont irritants. Mettez-en très peu lors des applications (ceci ne diminue pas leur efficacité) et espacez les applications en cas dirritation. Ils nécessitent une contraception chez les femmes

  • Acide azélaique (Finacea ®). L’acide azélaique a longtemps été utilisé dans l’acné et peut etre proposé dans le traitement de la couperose et de la rosacée
  • Metronidazole : Rozex ®, Rosiced ®, Rozacreme ®, Rozagel ®…

Le métronidazole est fréquemment utilisé dans le traitement de la couperose et de la rosacée. Il existe en gel (plutot réservé à l’homme et aux personnes ayant la peau grasse), en crème et en émulsion. Le métronidazole est souvent appliqué l’hiver matin et soir, sur toute la surface à traiter, après la toilette du visage. La zone traitée par le métronidazole ne doit pas être exposée au soleil et aux UV, on recommande donc généralement de ne pas appliquer le metronidazole le matin durant la période ensoleillée.

  • Depuis 2015, l’ivermectine en creme est disponible pour traiter la rosacée. Elle a pour nom Soolantra ®, s’applique une fois par jour et elle est non remboursée

 

Laser de la couperose

Voir l’article couperose au laser

 

Traitements généraux de la rosacée et de la couperose

Antibiotiques (cyclines):

Les cyclines sont des antibiotiques prescrits le plus souvent durant deux à trois mois. Il est souvent préférable de les prendre durant le repas du soir avec un grand verre deau. Ils contre-indiquent le soleil (on prescrit donc préférentiellement les cyclines en dehors de la période ensoleillée) et nécessitent une contraception chez les femmes.

Vitamine A Acide (Curacne®, Roaccutane® ) : hors AMM en France

nécessite une contraception obligatoire, éviter le soleil, les antibiotiques par voie générale et de donner son sang.

Clonidine ( » Hors sécu « ) : elle est utilisée dans le traitement de la rosacée à faible dose (1/4 à ¾ de cp) mais doit lêtre sous surveillance médicale, en particulier tensionnelle et il faut bien avertir son médecin de la prise de médicaments en même temps; La clonidine peut surtout avoir un intérêt dans le traitement de la rosacée avec nombreuses bouffées de rougeurs du visage voire dans la rosacée accompagnée de migraines.

Ultra sons

Depuis peu, les ultra sons à double fréquence semblent apporter un effet sur les rougeurs de la couperose. Une étude de 2018 est encourageante et en appelle d’autres


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