Alopécie : causes de la chute de cheveux et traitements dermatologiques


Chute de cheveux : causes, diagnostic et traitements – guide complet
La chute de cheveux n’est pathologique que si elle entraîne une diminution visible de la densité capillaire ou si plus de 50 à 100 cheveux tombent par jour. Les causes les plus fréquentes sont l’effluvium télogène (stress, accouchement, carence en fer, trouble thyroïdien), la calvitie androgénétique et la pelade. Le traitement dépend entièrement de la cause – un diagnostic précis est indispensable avant tout traitement.

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Sommaire :
Cycle du cheveu |
Chute normale vs pathologique |
Comment reconnaître le type de chute |
Les causes par type |
Bilan médical |
Traitements disponibles |
Pages spécialisées du cluster |
Questions fréquentes

Chute de cheveux - perte capillaire

Le cycle de vie du cheveu – comprendre pour mieux traiter

On compte entre 100 000 et 150 000 cheveux sur un cuir chevelu adulte. Chaque cheveu est produit par un follicule pileux – structure vivante enfouie dans le derme, composée du bulbe (racine active), de la gaine épithéliale et de la papille dermique qui commande la croissance. La tige pilaire visible est une structure de kératine inerte – tout traitement de la chute agit sur le bulbe, pas sur la tige. Je dis souvent aux patients que le cheveu est une tige morte avec une racine vivante

Le cheveu est comparable à un arbre mort dont la racine est vivante

Chaque follicule passe par trois phases cycliques :

Phase Durée Proportion follicules Ce qui se passe
Anagène (croissance) 3 à 7 ans 85–90 % Bulbe actif – pousse 2 mm/semaine
Catagène (involution) 1 à 2 semaines 1–2 % Arrêt de croissance – mort programmée
Télogène (repos puis chute) 3 mois 10–15 % Cheveu mort accroché – puis tombe quand le cycle repart

La phase télogène dure 3 mois avant la chute. C’est pourquoi dans l’effluvium télogène, on observe généralement la chute plusieurs semaines après le facteur déclencheur et durant environ 3 mois. Des cheveux sont entrés en phase télogène et restent accrochés jusqu’à 3 mois avant leur chute.

Chaque follicule produit environ 20 à 25 tiges pilaires dans une vie. Ce capital est définitif – c’est pourquoi les alopécies cicatricielles sont irréversibles. La régulation du cycle est hormonale (androgènes, thyroïde, estrogènes), génétique et immune.

📚 Biologie du follicule pileux et régulation du cycle pilaire – PubMed 19944231

Chute normale versus chute pathologique

Perdre des cheveux est physiologique – les follicules en phase télogène libèrent leur tige après 3 mois de repos. Une perte de 50 à 100 cheveux par jour est normale. La chute devient pathologique dans deux situations :

– Elle dépasse 100 cheveux par jour de façon persistante (plus de 4 à 6 semaines)
– Elle entraîne une diminution visible de la densité : cuir chevelu apparent, zones sans cheveux, modification de l’implantation – même si le nombre absolu de cheveux perdus semble faible

💡 Effluvium vs alopécie : l’effluvium désigne la chute excessive (phénomène actif) ; l’alopécie désigne la diminution de densité résultante (état). Un effluvium télogène massif peut entraîner une alopécie temporaire réversible. Une calvitie est une alopécie progressive sans effluvium brutal. Cette distinction guide le diagnostic et le traitement.

Comment reconnaître le type de chute – grille diagnostique

Caractéristique Ce qu’elle oriente
Diffuse (tout le cuir chevelu uniformément) Effluvium télogène, hypothyroïdie, carence martiale, médicament…
Localisée en plaques nettes, cuir chevelu sain Pelade (alopecia areata)
Progressive sur les golfes/sommet, homme Calvitie androgénétique (classification Hamilton-Norwood)
Progressive en couronne frontale (conservation du liseré), femme Calvitie féminine (classification Ludwig), FPHL
Localisée aux zones de traction (tempes, front) Alopécie de traction – tresses, extensions, chignons
Plaques avec squames et démangeaisons Teigne (tinea capitis) – dermoscopie + prélèvement mycologique
Plaques cicatricielles (cuir chevelu lisse, déprimé) Lichen plan pilaire, lupus, pseudo-pelade de Brocq… : alopécies cicatricielles
Début brutal – quelques semaines Effluvium anagène (chimiothérapie, intoxication), effluvium télogène aigu (accouchement, choc…)
Cheveux cassés au ras du cuir chevelu (pas arrachés) Trichotillomanie, teigne trichophytique

Les causes principales – tableau de référence

Cause Fréquence Mécanisme clé Réversibilité Page dédiée
Calvitie androgénétique Très fréquente – 50 % des hommes à 50 ans DHT → miniaturisation folliculaire progressive Non (traitement suspensif) → Calvitie
Effluvium télogène Fréquente – femme +++ Stress, accouchement, carence Fe, thyroïde → passage synchronisé en télogène Oui – après correction de la cause → Effluvium télogène
Pelade (alopecia areata) Fréquente – 2 % de la population Auto-immune – lymphocytes CD8+ attaquent les follicules Variable – souvent oui, parfois non → Pelade
Carence martiale (fer) Fréquente – femme jeune +++ Ferritine < 30 µg/L → raccourcissement phase anagène Oui – supplémentation 3–6 mois → Causes de la chute
Hypothyroïdie Fréquente – femme +++ ↓ T3/T4 → ralentissement du cycle pilaire, cheveux secs cassants Oui – après correction hormonale → Causes de la chute
Alopécie de traction Fréquente – coiffures africaines, extensions Traction mécanique chronique → destruction folliculaire progressive Oui si précoce, non si cicatricielle → Alopécie traction
Médicaments Fréquente – souvent méconnue Anticoagulants, rétinoïdes, bêtabloquants, chimiothérapies, lithium Oui – après arrêt ou adaptation → Causes de la chute
Alopécies cicatricielles Plus rares Lichen plan pilaire, lupus, pseudo-pelade → destruction définitive des follicules Non – urgence diagnostique → Pseudo-pelade
Teigne (tinea capitis) Enfant surtout Dermatophyte envahit la tige pilaire → cassure Oui – antifongique systémique → Causes de la chute

📚 Diagnostic différentiel des alopécies – approche clinique et biologique – PubMed 28004338

Bilan médical – ce que le dermatologue évalue

Le bilan d’une chute de cheveux combine examen clinique, dermoscopie du cuir chevelu (trichoscopie) et bilan sanguin ciblé.

Examen Ce qu’il cherche Quand
NFS (numération formule sanguine) Anémie, macrocytose (B12/folates) Systématique
Ferritine sérique Carence en fer (seuil < 30 µg/L = insuffisant pour le cheveu) Systématique femme, effluvium
TSH Hypothyroïdie ou hyperthyroïdie Systématique
Zinc, vitamine D Carences nutritionnelles associées Si suspicion clinique
Bilan hormonal (testostérone libre, DHEA, 17-OHP) Hyperandrogénie – femme avec chute + acné ou hirsutisme Femme si signe d’appel
Trichoscopie (dermoscopie cuir chevelu) voire trichogramme Points jaunes (pelade), miniaturisation (calvitie), fibrose (cicatricielle) Systématique en consultation
Biopsie du cuir chevelu Alopécie cicatricielle – confirme le diagnostic histologique Si suspicion d’alopécie cicatricielle

Voir : Que faire en cas de chute de cheveuxChute de cheveux chez la femme

Traitements disponibles – vue d’ensemble

Traitement Indications principales Mécanisme Points clés
Minoxidil topique (2 % ou 5 %)
Alopexy®, Alostil®
Calvitie H+F, effluvium chronique Vasodilatation folliculaire, prolonge phase anagène Action suspensive – rechute à l’arrêt. Résultats à 4–6 mois.
Finastéride oral (Propecia®) Calvitie masculine Inhibiteur 5α-réductase → ↓ DHT CI femme en âge de procréer. Effets secondaires sexuels à discuter.
Dutastéride oral Calvitie masculine résistante finastéride Inhibiteur 5α-réductase types 1 et 2 Hors AMM chute cheveux en France
Inhibiteurs de JAK (baricitinib, ruxolitinib) Pelade sévère Inhibition voie JAK-STAT → ↓ immunité anti-follicule Voir inhibiteurs JAK et pelade barbe
Compléments alimentaires Effluvium sur carence Apport fer, zinc, biotine, acides aminés soufrés Efficaces seulement si carence documentée
Minoxidil oral (hors AMM) Calvitie H+F résistante au topique Même mécanisme – biodisponibilité supérieure Doses 0,5–2,5 mg/j. Surveillance cardiaque.
Greffe de cheveux (FUE/FUT) Calvitie stabilisée, en dernier recours Transplantation follicules résistants à la DHT Résultats définitifs mais irréversibles. Maintenir minoxidil/finastéride.

Voir le guide complet : Traitements de la chute de cheveuxComment faire pousser les cheveux

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

Retrouvez l’ensemble de nos fiches dédiées aux problèmes de cheveux et de cuir chevelu, classées par thématique.

Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

⚠ Consultez rapidement si :

  • Chute brutale de plus de 200 cheveux par jour sur plusieurs semaines
  • Plaques de calvitie arrondies apparaissant en quelques jours (pelade – traitement urgent)
  • Alopécie cicatricielle progressive avec inflammation du cuir chevelu
  • Chute associée à une perte de poids, fatigue intense ou sueurs nocturnes

Questions fréquentes

Je perds mes cheveux après l’accouchement – est-ce normal ?

Oui. L’effluvium télogène du post-partum survient 2 à 4 mois après l’accouchement. Pendant la grossesse, les estrogènes maintiennent les follicules en phase anagène plus longtemps qu’habituellement. Après l’accouchement, la chute rapide des estrogènes provoque le passage synchronisé de nombreux follicules en télogène – la chute peut être spectaculaire mais est le plus souvent spontanément réversible en 6 à 12 mois. Un bilan fer et thyroïde est recommandé pour éliminer une cause associée.

Je perds mes cheveux chaque automne – est-ce normal ?

Oui – c’est la chute saisonnière. La croissance capillaire s’accélère en été, les follicules atteignent la fin de leur cycle plus rapidement, et comme les cheveux télogènes restent accrochés 3 mois avant de tomber, la chute se manifeste à l’automne. Elle reste normale si elle ne dépasse pas 100 cheveux/j, ne dure pas plus de 2 mois et n’entraîne pas de diminution notable de la chevelure.

Quelle différence entre effluvium télogène et calvitie ?

L’effluvium télogène est une chute brutale et diffuse déclenchée par un facteur identifiable (stress, accouchement, carence) – les follicules sont intacts et la repousse est complète après correction de la cause. La calvitie androgénétique est une miniaturisation folliculaire progressive et irréversible sans traitement, liée à la génétique et aux androgènes. Les deux peuvent coexister – une calvitie préexistante peut être révélée ou accélérée par un épisode d’effluvium télogène.

Les hormones jouent-elles un rôle dans la chute des cheveux ?

Oui, fortement. La DHT (dihydrotestostérone) est responsable de la calvitie chez l’homme et la femme prédisposés. Les hormones thyroïdiennes en excès ou en carence provoquent un effluvium diffus. Les estrogènes protègent les follicules – leur chute post-partum ou à la ménopause est un facteur déclenchant fréquent d’effluvium télogène.

Peut-on se laver les cheveux tous les jours en cas de chute ?

Oui. Le shampoing ne provoque pas la chute – les cheveux qui tombent au lavage sont des cheveux télogènes déjà morts depuis plusieurs semaines, qui se seraient détachés de toute façon. Il est même recommandé de laver les cheveux dès qu’ils sont gras, avec un shampoing doux. Retarder le lavage ne réduit pas la chute.

Le port d’un casque aggrave-t-il la calvitie ?

Non. La calvitie est d’origine génétique et hormonale. Le port d’un couvre-chef ne modifie ni la vascularisation ni la sensibilité des follicules à la DHT. Une séborrhée excessive associée à un casque peut en revanche aggraver une dermite séborrhéique du cuir chevelu, qui peut contribuer à la chute dans certains cas.

Quand faut-il consulter en urgence ?

Consultez si la chute dépasse 100 cheveux/j depuis plus de 3 mois, si des zones sans cheveux apparaissent, si la chute s’accompagne de fièvre, fatigue intense ou autres signes généraux, ou si vous constatez des plaques cicatricielles lisses sur le cuir chevelu (alopécie cicatricielle = urgence diagnostique car irréversible).

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En bref : La chute de cheveux (alopécie) touche 50 % des hommes et 40 % des femmes avant 70 ans. La forme la plus fréquente est l’alopécie androgénétique (calvitie génétique), responsable de 95 % des chutes chez l’homme. Chez la femme, les carences (fer, zinc, vitamine D) et les dérèglements hormonaux sont les premières causes à rechercher.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Mis à jour le 30 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

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Références médicales

Alopexy® 5% : résultats sur la chute de cheveux 2026

En bref : Alopexy 5 % (minoxidil) est un traitement topique de l’alopécie androgénétique appliqué 2 fois par jour sur le cuir chevelu sec. Les premiers résultats sont visibles après 4 à 6 mois d’utilisation continue.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Mis à jour le 30 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

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Alopexy® est un médicament à base de minoxidil utilisé dans le traitement de l’alopécie androgénétique (calvitie). Il est disponible en solution cutanée à 2 % (femme) et 5 % – 50 mg/ml (homme). Alopexy® 5% est remboursé à 30 % sur prescription médicale.

Mécanisme d’action du minoxidil

Le minoxidil est un vasodilatateur qui, appliqué localement sur le cuir chevelu, stimule la vascularisation des follicules pileux et prolonge la phase de croissance du cheveu (phase anagène). Il ralentit la miniaturisation folliculaire caractéristique de l’alopécie androgénétique, sans agir sur le mécanisme hormonal (DHT).

Formes disponibles et remboursement

Spécialité Concentration Indication Remboursement
Alopexy® 2% 20 mg/ml Femme – alopécie androgénétique Non remboursé
Alopexy® 5% 50 mg/ml Homme – alopécie androgénétique 30 % Sécu

Posologie et mode d’emploi

  • Appliquer 1 ml de solution sur le cuir chevelu sec, 2 fois par jour (matin et soir), espacées d’au moins 8 heures
  • Masser légèrement pour répartir sur la zone concernée
  • Se laver les mains après l’application
  • Ne pas rincer avant 4 heures minimum
  • Utilisation continue : ne jamais interrompre brutalement
⚠️ Chute initiale
Une augmentation temporaire de la chute des cheveux peut survenir dans les 4 à 6 premières semaines de traitement. Ce phénomène est normal et correspond à la transition des follicules vers une phase active. Il ne faut pas interrompre le traitement.

Résultats attendus

Les premiers résultats visibles apparaissent après 4 mois de traitement continu. La repousse maximale s’observe entre 6 et 12 mois. En l’absence d’amélioration après 12 mois, le traitement peut être réévalué avec le dermatologue.

🚨 Arrêt du traitement
L’arrêt du minoxidil entraîne une reperte des cheveux gagnés dans les 3 à 4 mois. Le traitement est donc à vie pour maintenir le bénéfice obtenu.

Effets indésirables

  • Irritation du cuir chevelu : démangeaisons, desquamation, sécheresse (fréquents)
  • Hypertrichose faciale : surtout chez la femme avec le 5% (raison pour laquelle le 2% est recommandé)
  • Effets cardiovasculaires (très rares aux doses topiques) : tachycardie, rétention hydrique – à surveiller chez les patients cardiaques

Contre-indications

  • Grossesse et allaitement
  • Enfant de moins de 18 ans
  • Hypersensibilité au minoxidil ou au propylène glycol
  • Peau lésée ou irritée du cuir chevelu

⚠ Consultez rapidement si :

  • irritation sévère ou réaction allergique du cuir chevelu
  • palpitations ou vertiges après application
  • chute paradoxale se prolongeant au-delà de 3 mois
  • absence de tout résultat après 12 mois de traitement régulier

Questions fréquentes

En combien de temps Alopexy® fait-il repousser les cheveux ?
Les premiers résultats sont visibles après 4 mois de traitement continu. La repousse maximale s’observe entre 6 et 12 mois. Le traitement doit être maintenu indéfiniment pour conserver le bénéfice.

Quelle est la différence entre Alopexy® 2% et 5% ?
Alopexy® 2% est réservé à la femme (risque d’hypertrichose faciale avec le 5%). Alopexy® 5% (plus efficace) est indiqué chez l’homme et remboursé à 30 % sur ordonnance.

Alopexy® (minoxidil) est-il remboursé ?
Alopexy® 5% est remboursé à 30 % sur prescription médicale chez l’homme. Alopexy® 2% n’est pas remboursé.

Peut-on arrêter Alopexy® ?
L’arrêt entraîne une reperte des cheveux dans les 3 à 4 mois. Le traitement est à vie. Consultez votre dermatologue avant tout arrêt.

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Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

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Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

Références

  • Rossi A et al. Minoxidil use in dermatology, side effects and recent patents. Recent Pat Inflamm Allergy Drug Discov. 2012;6(2):130-6. PMID: 22409435
  • Messenger AG, Rundegren J. Minoxidil: mechanisms of action on hair growth. Br J Dermatol. 2004;150(2):186-94. PMID: 14996087
  • Blumeyer A et al. Evidence-based guidelines for androgenetic alopecia. J Dtsch Dermatol Ges. 2011;9(Suppl 6):S1-57. PMID: 21980982
  • Olsen EA et al. A randomized clinical trial of 5% topical minoxidil versus 2% topical minoxidil. J Am Acad Dermatol. 2002;47(3):377-85. PMID: 12196747
  • HAS. Alopécies : prise en charge en dermatologie. Haute Autorité de Santé, 2017.

Alostil® (minoxidil) : utilisation, résultats et conseils

Alostil® (minoxidil) : utilisation, résultats et conseils

Mis à jour le 29 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

Alostil® est une solution à application locale contenant du minoxidil, le seul traitement topique de la chute de cheveux disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) en France pour l’alopécie androgénétique. Efficace chez l’homme comme chez la femme, il nécessite une application quotidienne rigoureuse et une observance à long terme pour maintenir les résultats.

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Sommaire : Qu’est-ce qu’Alostil® ? | Mécanisme d’action | Indications | Posologie et application | Résultats et délais | Contre-indications | Effets indésirables | Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’Alostil® ?

Alostil® est une solution pour application cutanée à base de minoxidil commercialisée par Pierre Fabre Dermatologie. Il existe en deux concentrations :

Formulation Concentration Indication principale Prescription
Alostil® 2 % Minoxidil 20 mg/ml Alopécie androgénétique féminine et masculine Non – disponible en pharmacie
Alostil® 5 % Minoxidil 50 mg/ml Alopécie androgénétique masculine (résistance au 2 %) Non – disponible en pharmacie
ℹ️ À savoir : Alostil® 5 % contient du propylène glycol, qui peut provoquer des irritations locales et une dermite de contact chez certains patients. Des formulations sans propylène glycol (minoxidil 5 % mousse) peuvent être préférées en cas d’intolérance.

Mécanisme d’action du minoxidil

Le minoxidil est un vasodilatateur antihypertenseur dont l’effet capillaire a été découvert fortuitement lors de son utilisation par voie orale. En application locale, il agit principalement via :

  • La stimulation de la microcirculation folliculaire : le minoxidil ouvre les canaux potassiques ATP-dépendants, provoquant une vasodilatation des capillaires périfolliculaires et augmentant l’apport en oxygène et nutriments au follicule pileux.
  • La prolongation de la phase anagène : il allonge la durée de croissance active du cheveu, retardant l’entrée en phase télogène (chute).
  • La stimulation directe des kératinocytes folliculaires : activation de voies de prolifération cellulaire indépendantes de l’effet vasculaire.
⚠️ Conseil : Un effluvium télogène transitoire peut survenir dans les 2 à 6 premières semaines de traitement : les follicules passent simultanément en phase anagène, éjectant les cheveux télogènes préexistants. C’est un signe positif du fonctionnement du traitement, pas un signe d’aggravation.

Indications reconnues

Indication Concentration recommandée Niveau de preuve
Alopécie androgénétique masculine (calvitie) 5 % (2 % si intolérance) Élevé – AMM
Alopécie androgénétique féminine 2 % (5 % hors AMM possible) Élevé – AMM
Pelade (en association, hors AMM) 5 % Modéré
Effluvium télogène chronique (hors AMM) 2 % Faible – données limitées

Posologie et technique d’application

Paramètre Recommandation
Dose par application 1 ml (environ 20 gouttes avec le compte-gouttes fourni)
Fréquence 2 applications par jour – matin et soir
Dose maximale 2 ml/jour – ne pas dépasser
Zone d’application Cuir chevelu uniquement – ne pas déborder sur le front, les joues ou les yeux
État du cuir chevelu Propre et sec avant chaque application
Lavage des mains Obligatoire avant et après l’application
En cas de contact oculaire ou facial Rincer immédiatement et abondamment à l’eau claire
Durée du traitement Traitement au long cours – arrêt entraîne une repousse de la chute en 3 à 6 mois
⚠️ Attention : Alostil® est uniquement destiné à une application sur le cuir chevelu. Ne pas l’utiliser sur le visage, les sourcils ou toute autre zone corporelle. Une application accidentelle sur d’autres zones peut entraîner une pousse de duvet indésirable.

Résultats attendus et délais

Délai Résultat observé
2 à 6 semaines Possible effluvium réactionnel transitoire (normal – signe d’efficacité)
3 à 4 mois Ralentissement de la chute perceptible
6 mois Premier bilan d’efficacité – densification souvent visible
12 mois Résultat optimal – certains patients montrent une repousse significative
À l’arrêt Reprise de la chute en 3 à 6 mois – traitement d’entretien nécessaire

Environ 30 à 40 % des patients présentent une repousse visible à 12 mois sous minoxidil 5 %. La majorité observent une stabilisation ou un ralentissement de la chute. Les non-répondeurs (absence d’effet à 12 mois) doivent discuter d’alternatives avec leur dermatologue.

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Contre-indications

🚫 Contre-indications absolues :

  • Hypersensibilité au minoxidil ou à l’un des excipients (propylène glycol notamment)
  • Antécédent de phéochromocytome
  • Utilisation sur un cuir chevelu irrité, abrasé ou atteint de dermatose active

Précautions particulières :

  • Grossesse et allaitement : utilisation déconseillée – le minoxidil passe dans le lait maternel et présente un risque théorique pour le fœtus/nourrisson.
  • Pathologie cardiovasculaire : bien que l’absorption systémique du minoxidil topique soit faible, une prudence s’impose chez les patients hypertendus ou insuffisants cardiaques traités.
  • Enfants : non indiqué avant la puberté.

Effets indésirables

Effet indésirable Fréquence Conduite à tenir
Irritation ou sécheresse du cuir chevelu Fréquent Réduire la fréquence – passer au 2 %
Rougeurs locales, prurit Fréquent Vérifier allergie au propylène glycol
Hypertrichose faciale (femmes) Peu fréquent Éviter tout contact avec le visage
Effluvium réactionnel initial Fréquent en début de traitement Transitoire – ne pas arrêter le traitement
Tachycardie, palpitations Rare Arrêter et consulter un médecin
Hypotension, sensation de malaise Très rare Arrêter immédiatement – consulter en urgence
Dermite de contact allergique Rare Arrêter – test épicutané nécessaire


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⚠ Consultez rapidement si :

  • réaction allergique cutanée sévère : rougeur intense, prurit, gonflement
  • effets cardiovasculaires : palpitations, hypotension orthostatique
  • chute paradoxale se prolongeant au-delà de 3 mois
  • consultation médicale si doute sur la cause de la chute

Questions fréquentes

Peut-on utiliser Alostil® à vie ?

Oui, Alostil® est un traitement d’entretien au long cours. Les études de suivi à 5 ans confirment son innocuité en application continue. L’arrêt entraîne une reprise de la chute dans les 3 à 6 mois – les cheveux regagnés sous traitement sont perdus progressivement.

Quelle est la différence entre Alostil® 2 % et 5 % ?

Alostil® 5 % est plus efficace sur la repousse chez l’homme (supériorité démontrée en essais cliniques) mais présente plus d’effets locaux. Chez la femme, le 2 % est l’indication AMM standard – le 5 % peut être prescrit hors AMM par un dermatologue si le 2 % est insuffisant.

Peut-on associer Alostil® à d’autres traitements de la chute ?

Oui. L’association minoxidil + finastéride (ou dutastéride) par voie orale est l’une des plus efficaces dans l’alopécie androgénétique masculine. Chez la femme, l’association avec la spironolactone orale est possible sous surveillance médicale. Ces associations nécessitent un avis dermatologique.

Peut-on utiliser Alostil® sur une barbe ou d’autres zones ?

Alostil® n’a l’AMM que pour le cuir chevelu. L’utilisation sur la barbe ou d’autres zones poilues est hors AMM et nécessite un avis médical. Le risque d’effets systémiques et de pousse localisée sur d’autres zones augmente avec l’extension des zones d’application.

Alostil® peut-il être utilisé pendant la grossesse ?

Non. Le minoxidil est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement. Bien que l’absorption systémique du topique soit faible (environ 2 %), elle n’est pas nulle, et des données animales suggèrent un effet tératogène aux doses élevées. En cas de grossesse, interrompre le traitement et consulter votre dermatologue pour une alternative.

Voir aussi : Chute de cheveux – causes et traitements | Cystine B6® et chute de cheveux | Biotine et chute de cheveux

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Références scientifiques

  • Suchonwanit P et al. « Minoxidil and its use in hair disorders: a review. » Drug Des Devel Ther. 2019;13:2777–2786. PMID 31496107
  • Blumeyer A et al. « Evidence-based (S3) guideline for the treatment of androgenetic alopecia in women and men. » J Dtsch Dermatol Ges. 2011;9(Suppl 6):S1–57. PMID 21980982
  • Olsen EA et al. « A randomized clinical trial of 5% topical minoxidil versus 2% topical minoxidil and placebo in the treatment of androgenetic alopecia in men. » J Am Acad Dermatol. 2002;47(3):377–385. PMID 12196747
  • ANSM – Résumé des Caractéristiques du Produit Alostil® 2 % et 5 % – ansm.sante.fr

Mis à jour le 20 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.

En bref : Alostil 5 % (minoxidil) est indiqué dans le traitement de l’alopécie androgénétique masculine. Son efficacité, évaluée à 60-70 % dans les études cliniques, nécessite une application quotidienne continue sans interruption.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Références médicales

Bépanthène® et chute de cheveux : efficacité

Bépanthène® et chute de cheveux : efficacité, posologie et conseils

Mis à jour le 29 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

Bépanthène® est un complément à base de dexpanthénol (pro-vitamine B5) largement utilisé dans la prise en charge de la fragilité capillaire. Son action sur la qualité du cheveu est reconnue, mais son efficacité spécifique sur la chute de cheveux d’origine hormonale ou génétique (alopécie androgénétique) est limitée. Ce guide précise les indications réelles, la posologie et les alternatives disponibles.

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Sommaire : Qu’est-ce que Bépanthène® ? | Composition et mécanisme | Indications | Posologie | Efficacité réelle | Contre-indications | Questions fréquentes

Qu’est-ce que Bépanthène® ?

Bépanthène® est une marque de Bayer dont le principe actif est le dexpanthénol (alcool correspondant à l’acide pantothénique = vitamine B5). Il existe sous plusieurs formes galéniques :

Forme Usage principal Contenu actif
Bépanthène® comprimés Fragilité capillaire et unguéale (voie orale) Dexpanthénol + autres vitamines B
Bépanthène® EXTRA shampooing Fortification capillaire (usage topique) Dexpanthénol + kératine
Bépanthène® crème / pommade Cicatrisation cutanée – pas d’indication capillaire Dexpanthénol 5 %
ℹ️ À savoir : Dans le cadre de la chute de cheveux, c’est la forme comprimés ou le shampooing fortifiant qui sont utilisés – et non la crème Bépanthène® classique destinée aux soins cutanés.

Composition et mécanisme d’action

Le dexpanthénol est un précurseur de l’acide pantothénique (vitamine B5), converti en coenzyme A dans les cellules. La coenzyme A intervient dans :

  • Le métabolisme énergétique cellulaire (cycle de Krebs), y compris dans les cellules folliculaires à fort renouvellement
  • La synthèse d’acides gras nécessaires à la structure lipidique de la tige pilaire et du sébum
  • La réparation des épithéliums (effet bénéfique reconnu en cicatrisation cutanée)

En topique (shampooing), le dexpanthénol améliore l’hydratation de la tige pilaire, réduisant la casse et l’électricité statique. En voie orale, son effet sur le follicule est indirect, via l’optimisation du métabolisme cellulaire.

Indications justifiées

Situation Intérêt de Bépanthène® Niveau de preuve
Cheveux cassants, ternes, fragiles Bonne indication – améliore la qualité de la tige pilaire Modéré
Cuir chevelu sensible ou irrité Bénéfique en topique – effet apaisant du dexpanthénol Modéré
Carence en vitamine B5 (rare) Pertinent – mais la carence isolée en B5 est exceptionnelle Faible
Alopécie androgénétique (calvitie) Insuffisant – mécanisme hormonal non ciblé Faible – données absentes
Effluvium télogène aigu post-partum ou post-stress Peut soutenir la qualité capillaire pendant la phase de repousse Faible
⚠️ Important : Bépanthène® ne possède pas d’AMM pour l’alopécie. Il est vendu comme complément alimentaire ou cosmétique selon la forme. Il ne remplace pas un traitement médical de la chute de cheveux (minoxidil, finastéride, supplémentation en fer, etc.).

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie comprimés Selon les recommandations du médecin ou du pharmacien
Durée de cure 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 par an
Ordonnance Non – disponible sans ordonnance en pharmacie
Utilisation du shampooing 2 à 3 fois par semaine en remplacement du shampooing habituel

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Efficacité réelle : que dit la science ?

Les preuves cliniques sur l’effet du dexpanthénol oral sur la chute de cheveux restent limitées. Les études disponibles portent principalement sur :

  • L’effet hydratant et protecteur du dexpanthénol sur la tige pilaire in vitro et en topique
  • La cicatrisation cutanée (domaine où son efficacité est mieux documentée)
  • Des études de qualité variable sur les compléments multi-vitaminés contenant notamment du dexpanthénol

En pratique clinique, Bépanthène® peut améliorer la solidité et l’aspect des cheveux existants mais n’a pas été démontré comme capable de stopper ou inverser une alopécie androgénétique ou un effluvium télogène sévère.

Contre-indications et précautions

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue – arrêt immédiat
Grossesse et allaitement Demander l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien – interactions rares mais possibles avec certaines vitamines B


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Questions fréquentes

Bépanthène® fait-il vraiment repousser les cheveux ?

Non, au sens strict. Bépanthène® améliore la qualité et la résistance des cheveux existants, mais n’a pas d’action directe sur les follicules pileux pour stimuler une nouvelle repousse. Il est utile en soin complémentaire, pas en traitement principal de la chute.

Quelle est la différence entre Bépanthène® et Cystine B6® ?

Bépanthène® apporte de la provitamine B5 (dexpanthénol), qui améliore la qualité de la tige capillaire. Cystine B6® apporte de la cystine (acide aminé soufré précurseur de la kératine) associée à la vitamine B6 cofacteur enzymatique – son action est plus spécifiquement orientée vers la structure protéique du cheveu. Les deux sont complémentaires.

Peut-on associer Bépanthène® et minoxidil ?

Oui, sans interaction connue. Cette association peut être utile : le minoxidil agit sur la repousse via la stimulation folliculaire, tandis que Bépanthène® améliore la qualité des cheveux produits. Il est conseillé de mentionner tous vos traitements à votre dermatologue.

Bépanthène® est-il efficace pendant la grossesse pour la chute post-partum ?

La chute post-partum (effluvium télogène) est physiologique et se résout généralement spontanément en 6 à 12 mois. Pendant l’allaitement, tout complément doit être validé par un médecin. Bépanthène® peut soutenir la qualité capillaire sans traiter la cause hormonale sous-jacente.

Combien de temps faut-il pour voir un effet avec Bépanthène® ?

Un effet sur la solidité capillaire (moins de casse) peut être observé après 4 à 6 semaines d’utilisation régulière. Un effet sur la qualité globale des cheveux (brillance, volume) nécessite généralement 2 à 3 mois. En l’absence d’amélioration après 3 mois, un bilan médical est recommandé.

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

Retrouvez l’ensemble de nos fiches dédiées aux problèmes de cheveux et de cuir chevelu, classées par thématique.

Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

Voir aussi : Chute de cheveux – causes et traitements | Cystine B6® et fragilité capillaire | Alostil® (minoxidil)

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Références scientifiques

  • Proksch E, Nissen HP. « Dexpanthenol enhances skin barrier repair and reduces inflammation after sodium lauryl sulphate-induced irritation. » J Dermatolog Treat. 2002;13(4):173–178. PMID 12473559
  • Ebner F et al. « Topical use of dexpanthenol in skin disorders. » Am J Clin Dermatol. 2002;3(6):427–433. PMID 12113648
  • Patel DP et al. « A Review of the Use of Biotin for Hair Loss. » Skin Appendage Disord. 2017;3(3):166–169. PMID 28879195 (contexte vitamines B et cheveux)
  • HAS – Recommandations sur les compléments alimentaires capillaires – has-sante.fr

Biotine et chute de cheveux

Biotine et chute de cheveux : efficacité, dosage et limites

Mis à jour le 29 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

La biotine (vitamine B8 ou vitamine H) est souvent présentée comme un remède incontournable contre la chute de cheveux. La réalité scientifique est plus nuancée : son efficacité est avérée en cas de carence réelle, mais limitée lorsque les taux sont normaux – ce qui est le cas de la majorité des personnes qui en consomment. Ce guide fait le point sur les preuves disponibles, le dosage optimal et les situations où elle est réellement utile.

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Sommaire : Qu’est-ce que la biotine ? | Rôle dans le cheveu | Carence : causes et symptômes | Preuves scientifiques | Posologie | Limites et précautions | Questions fréquentes

Qu’est-ce que la biotine ?

La biotine (vitamine B8, également appelée vitamine H) est une vitamine hydrosoluble du groupe B, cofacteur essentiel de plusieurs enzymes impliquées dans le métabolisme des glucides, des lipides et des acides aminés. Elle est apportée par l’alimentation et en partie synthétisée par la flore intestinale.

Paramètre Valeur
Nom chimique D-biotine
Synonymes Vitamine B8, vitamine H, coenzyme R
Apport nutritionnel recommandé (ANR) 50 µg/jour (adulte)
Sources alimentaires riches Foie, œuf (jaune), noix, légumineuses, levure de bière
Carence clinique Rare en France chez les adultes sains à alimentation équilibrée
Dosage habituel des compléments 1 000 à 10 000 µg/jour (20 à 200 fois l’ANR)

Rôle de la biotine dans la croissance capillaire

La biotine intervient comme cofacteur des carboxylases, enzymes clés de :

  • La synthèse d’acides gras (intégrité de la membrane des cellules matricielles folliculaires)
  • Le métabolisme des acides aminés glucogéniques (incluant l’isoleucine et la valine, présents dans la kératine)
  • La néoglucogenèse (approvisionnement énergétique des cellules folliculaires à fort taux de renouvellement)

En cas de carence biotine, la synthèse de kératine est perturbée, entraînant fragilité capillaire, cheveux cassants et chute. En l’absence de carence, supplémenter en biotine ne surstimule pas ces voies métaboliques – l’organisme excrète l’excédent dans les urines.

Carence en biotine : qui est vraiment concerné ?

Groupe à risque Mécanisme de la carence
Consommation régulière de blancs d’œufs crus L’avidine (protéine du blanc d’œuf) chélate la biotine alimentaire – carence classique décrite
Traitement antibiotique prolongé Destruction de la flore intestinale productrice de biotine
Grossesse et allaitement Besoins augmentés + redistribution vers le fœtus/nourrisson
Déficit enzymatique (biotinidase) Carence génétique rare – dépistage néonatal en France
Malnutrition sévère, régimes très restrictifs Apports alimentaires insuffisants
Nutrition parentérale prolongée sans biotine Absence d’apport exogène et endogène
Traitement antiépileptique (valproate, carbamazépine) Interférence avec le métabolisme de la biotine
ℹ️ Point clé : Chez un adulte en bonne santé avec une alimentation variée, une carence en biotine est extrêmement rare. La grande majorité des personnes qui prennent de la biotine pour les cheveux n’en sont pas carencées et n’en tirent donc pas de bénéfice capillaire réel.

Preuves scientifiques : que disent les études ?

La revue de référence sur ce sujet (Patel et al., 2017) a analysé 18 rapports de cas et études sur la biotine et la chute de cheveux. Conclusions :

  • Dans tous les cas documentés de repousse sous biotine, les patients présentaient une carence biologique démontrée ou une condition métabolique associée.
  • Aucune étude en double aveugle contrôlée ne démontre l’efficacité de la biotine sur la chute de cheveux en l’absence de carence.
  • Les études positives portent sur des populations spécifiques : grossesse, nutrition parentérale, déficit en biotinidase.

Conclusion clinique : la biotine est efficace pour corriger une chute liée à une carence en biotine, mais n’est pas un traitement de la calvitie androgénétique, de la pelade ou des alopécies cicatricielles.

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Posologie et dosage

Paramètre Valeur
Posologie des compléments capillaires Selon les recommandations du médecin ou du pharmacien
Dosage courant dans les compléments 1 000 à 5 000 µg/jour
Durée de cure recommandée 2 à 3 mois – réévaluer à l’issue
Ordonnance Non – disponible sans ordonnance
Délai d’effet attendu (si carence) 4 à 6 semaines pour la fragilité – 3 mois pour la réduction de la chute

Limites et précautions importantes

🚫 Interférence avec les dosages biologiques : La biotine à forte dose (≥ 5 000 µg/jour) peut fausser de nombreux dosages biologiques – hormonaux (TSH, T4, LH, FSH), cardiaques (troponine) et autres – en interférant avec les tests immunologiques basés sur la biotine/streptavidine. Il est impératif d’arrêter la biotine au moins 48 à 72 heures avant tout bilan sanguin.
Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à ses composants Contre-indication absolue
Grossesse et allaitement Avis médical préalable recommandé – besoins augmentés mais complémentation à valider
Bilan sanguin prévu Arrêter la biotine 48–72 h avant pour éviter de fausser les résultats
Traitements antiépileptiques Signaler au médecin – possible interaction


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Questions fréquentes

La biotine fait-elle pousser les cheveux plus vite ?

Non, sauf en cas de carence avérée. La vitesse de croissance du cheveu (environ 1 cm/mois) est déterminée par la génétique et l’état du follicule, pas par le taux de biotine circulant lorsque celui-ci est dans la norme. Les compléments en biotine n’accélèrent pas la croissance chez les personnes non carencées.

Dois-je faire une prise de sang avant de prendre de la biotine ?

Idéalement oui, surtout si vous présentez des facteurs de risque de carence (grossesse, antibiothérapie prolongée, alimentation restrictive). Un dosage de la biotine sérique peut confirmer ou infirmer une carence. En pratique, ce dosage n’est pas systématiquement remboursé – une consultation dermatologique permet d’évaluer cliniquement le contexte.

Quelle est la différence entre biotine et Cystine B6® ?

La biotine agit comme cofacteur des carboxylases (métabolisme énergétique et lipidique folliculaire). La cystine est un acide aminé soufré constituant direct de la kératine. Cystine B6® apporte du substrat protéique, tandis que la biotine optimise le métabolisme cellulaire. Les deux mécanismes sont complémentaires.

La biotine peut-elle fausser ma prise de sang ?

Oui – c’est un point crucial souvent ignoré. La biotine à doses élevées (> 5 000 µg/jour) interfère avec de nombreux dosages biologiques immunologiques : TSH, troponine, hormones sexuelles (LH, FSH), etc. Arrêtez tout complément contenant de la biotine au moins 48 à 72 heures avant tout bilan sanguin.

Biotine, Cystine B6® ou Bépanthène® : que choisir ?

Le choix dépend du mécanisme sous-jacent de votre chute : la biotine si une carence est suspectée, la Cystine B6® si la fragilité capillaire est au premier plan, Bépanthène® si le cuir chevelu est sensible. Dans tous les cas, un bilan sanguin (ferritine, TSH, bilan hormonal) est nécessaire pour exclure les causes médicales traitables avant de se limiter aux compléments.

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

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Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

Voir aussi : Chute de cheveux – causes et traitements | Cystine B6® et fragilité capillaire | Bépanthène® et chute de cheveux

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Références scientifiques

  • Patel DP, Swink SM, Castelo-Soccio L. « A Review of the Use of Biotin for Hair Loss. » Skin Appendage Disord. 2017;3(3):166–169. PMID 28879195
  • Zempleni J, Wijeratne SSK, Hassan YI. « Biotin. » Biofactors. 2009;35(1):36–46. PMID 19319844
  • Trambas CM et al. « The biotin effect in immunoassays: time for multistakeholder action. » Clin Biochem Rev. 2018;39(1):15–19. PMID 30349133 (interférence biotin/dosages)
  • ANSM – Information sur les compléments alimentaires contenant de la biotine et interférences avec les tests biologiques – ansm.sante.fr

Cystine B6® : efficacité contre la chute de cheveux et la frag…

Mis à jour le 30 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

Cystine B6® : cystine et vitamine B6 contre la chute de cheveux et la fragilité capillaire

Cystine B6® est un complément alimentaire associant de la cystine – acide aminé soufré précurseur de la kératine – et de la vitamine B6 (pyridoxine), cofacteur enzymatique indispensable au métabolisme des acides aminés soufrés. Il est indiqué dans la prise en charge de la chute de cheveux par fragilité capillaire et la fragilité des phanères, disponible sans ordonnance en pharmacie.

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Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication |
Posologie et cure |
Précautions et contre-indications |
Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Actif Rôle dans le cheveu
L-cystine Forme oxydée de la cystéine – acide aminé soufré constituant direct de la kératine – apport structurel pour la tige pilaire et les ongles
Pyridoxine (vitamine B6) Cofacteur enzymatique de la transsulfuration – optimise la transformation de la méthionine en cystéine dans l’organisme – facilite l’utilisation des acides aminés soufrés par le follicule

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Indication

Situation Intérêt de Cystine B6®
Fragilité capillaire (cheveux cassants, ternes, peu résistants) 🟢 Bonne indication – renforcement de la structure kératinisée de la tige
Chute diffuse légère liée à une fragilité ou une carence nutritionnelle 🟢 Utile – améliore la qualité des cheveux produits
Fragilité des ongles associée 🟢 La cystine agit aussi sur les ongles (même constitution en kératine)
Cure saisonnière (automne, printemps) 🟡 Usage courant – résultats variables selon le terrain
Calvitie androgénétique 🔴 Insuffisant – ne traite pas la cause hormonale – voir minoxidil et finastéride
Pelade, alopécies cicatricielles 🔴 Inefficace – mécanisme auto-immun ou cicatriciel – traitement dermatologique spécifique nécessaire

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie Selon les prescriptions du médecin ou les recommandations du pharmacien
Durée de cure 2 à 4 mois
Résultats visibles Amélioration de la résistance capillaire à partir de 4 à 6 semaines – réduction de la chute à partir de 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 cures par an selon l’indication
Ordonnance Non – disponible sans ordonnance en pharmacie – conseil pharmacien recommandé

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Précautions et contre-indications

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue
Grossesse et allaitement Demander l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien – la vitamine B6 à forte dose peut interférer avec certains médicaments (lévodopa notamment)
Neuropathie périphérique La vitamine B6 à très forte dose peut aggraver une neuropathie existante – respecter les doses recommandées

Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® : quelles différences ?

Critère Cystine B6® Lobamine Cystéine®
Acide aminé soufré L-cystine L-cystéine + DL-méthionine
Cofacteur associé Vitamine B6 (pyridoxine) – optimise le métabolisme des AA soufrés Aucun cofacteur – apport pur en AA soufrés
Spécificité Méthionine non apportée – mais B6 optimise l’utilisation de la cystine disponible Méthionine essentielle apportée – précurseur de la cystéine non synthétisable
Indication préférentielle Fragilité capillaire et unguéale – cure saisonnière Chute par carence en acides aminés essentiels – apport de méthionine
Précaution spécifique Interactions B6 + lévodopa – neuropathie à forte dose Insuffisance rénale (métabolisme des AA soufrés)

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Pourquoi la vitamine B6 est-elle associée à la cystine dans ce produit ?

La vitamine B6 (pyridoxine) est un cofacteur enzymatique de la voie de transsulfuration – la voie métabolique par laquelle la méthionine est transformée en cystéine dans les cellules. En optimisant cette voie, la B6 améliore l’utilisation des acides aminés soufrés disponibles pour la synthèse de kératine. L’association cystine + B6 est donc plus efficace qu’un apport de cystine seul.

Cystine B6® agit-il aussi sur les ongles ?

Oui – les ongles, comme les cheveux, sont principalement constitués de kératine riche en acides aminés soufrés. La cystine renforce la structure kératinisée dans les deux cas. Cystine B6® est souvent utilisé pour traiter simultanément la fragilité capillaire et la fragilité unguéale (ongles mous, striés, qui se dédoublent).

Peut-on prendre Cystine B6® en même temps qu’un traitement par L-dopa ?

Non sans avis médical – la vitamine B6 peut réduire l’efficacité de la lévodopa (traitement de la maladie de Parkinson) lorsqu’elle est prise sans inhibiteur de dopa-décarboxylase. Si vous êtes sous lévodopa, consultez impérativement votre médecin avant de débuter une cure de Cystine B6®.

Cystine B6® est-il adapté aux femmes enceintes ?

La grossesse augmente les besoins nutritionnels, notamment en acides aminés et vitamines B. Cependant, tout complément alimentaire pendant la grossesse ou l’allaitement nécessite un avis médical ou pharmaceutique préalable pour évaluer l’adéquation de la dose et l’absence de risque pour le fœtus ou le nourrisson.

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

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Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

Voir aussi :
Causes de la chute |
Lobamine Cystéine® |
Vitamines capillaires |
Compléments capillaires |
Traitements

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Minoxidil oral contre la chute de cheveux : posologie et résultats

Mis à jour le 30 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

Minoxidil oral : traitement de la chute de cheveux

Le minoxidil oral est un antihypertenseur découvert dans les années 1970, dont l’effet secondaire inattendu – une repousse capillaire significative – a conduit à son utilisation croissante en dermatologie pour traiter les alopécies.
Longtemps utilisé uniquement en application locale (Minoxidil solution ou mousse à 2 % et 5 %), le minoxidil est désormais prescrit par voie orale à très faibles doses (0,25 mg à 5 mg par jour selon l’indication et le sexe), bien en dessous des doses antihypertensives (10 à 40 mg/j).
Cette utilisation est dite hors AMM en France : le minoxidil oral n’a pas d’autorisation de mise sur le marché spécifique pour l’alopécie, mais son usage est largement validé par la littérature scientifique internationale et intégré dans les pratiques dermatologiques de référence depuis 2020.
Il s’agit aujourd’hui de l’une des évolutions thérapeutiques les plus significatives dans la prise en charge des alopécies, notamment chez la femme, pour qui les alternatives efficaces restaient rares.

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Mécanisme d’action

Le minoxidil est un vasodilatateur artériolaire puissant dont le mécanisme d’action capillaire repose sur plusieurs effets complémentaires :
– ouverture des canaux potassiques ATP-dépendants dans les cellules musculaires lisses des vaisseaux périfolliculaires, améliorant la vascularisation et l’oxygénation du bulbe pilaire,
– prolongement de la phase anagène (phase de croissance active du cheveu) et réduction de la phase télogène (phase de chute),
– stimulation directe de la prolifération des cellules de la papille dermique,
– conversion du duvet (cheveux fins, courts, dépigmentés) en cheveux terminaux (plus épais, plus longs, pigmentés).
Le minoxidil oral présente l’avantage d’une biodisponibilité systémique complète et homogène, contournant les problèmes d’absorption cutanée inégale du minoxidil topique liés à l’application, la quantité appliquée ou l’état du cuir chevelu.

Indications

Indications principales validées en pratique dermatologique :
Alopécie androgénétique féminine (chute de cheveux hormonale chez la femme) : indication la plus documentée, avec des résultats souvent supérieurs au minoxidil topique,
Alopécie androgénétique masculine : alternative ou complément au minoxidil topique et au finastéride,
Effluvium télogène chronique chez la femme : chute diffuse prolongée sur fond de stress, carence ou déséquilibre hormonal,
Alopécie de traction et alopécies des marges en complément du traitement étiologique,
Alopécie du front fibrosante et lichen plan pilaire : en association aux traitements anti-inflammatoires spécifiques, pour préserver les follicules résiduels,
Alopécie areata (pelade) : en association, pour stimuler la repousse des follicules non détruits.

Minoxidil oral chez la femme : pourquoi un changement de paradigme ?

Pendant des décennies, le traitement de l’alopécie androgénétique féminine se limitait au minoxidil topique à 2 % et aux antiandrogènes (spironolactone, acétate de cyprotérone), avec des résultats souvent décevants et une observance difficile (application quotidienne graisseuse sur le cuir chevelu).
Le minoxidil oral à faible dose (0,25 mg à 1 mg par jour) représente un tournant pour plusieurs raisons :
– efficacité démontrée supérieure au topique dans plusieurs études comparatives,
– excellente tolérance aux doses faibles utilisées en trichologie,
– prise orale simple améliorant considérablement l’observance,
– effet sur la densité globale du cheveu et pas seulement sur les zones traitées localement,
– action sur les alopécies diffuses pour lesquelles le topique est difficile à appliquer uniformément.
L’étude LOMY (Low-dose Oral Minoxidil in Women, Sinclair et coll.) et de nombreuses cohortes publiées depuis 2020 confirment une repousse significative chez 70 à 80 % des femmes traitées à 6-12 mois.
Chez la femme, l’effet indésirable principal à surveiller est l’hypertrichose (pousse de duvet sur le visage et le corps), dose-dépendante et régressive à l’arrêt du traitement.

Minoxidil oral chez l’homme

Chez l’homme, les doses utilisées sont généralement plus élevées : 2,5 mg à 5 mg par jour.
Le minoxidil oral constitue une alternative efficace pour les patients ne tolérant pas le minoxidil topique (irritation du cuir chevelu, séborrhée aggravée) ou dont l’observance est insuffisante.
Il peut être associé au finastéride ou au dutastéride (inhibiteurs de la 5-alpha-réductase) pour une action complémentaire sur la composante androgénique de l’alopécie.
L’hypertrichose est moins problématique chez l’homme, mais la rétention hydrique et les œdèmes des chevilles doivent être surveillés, notamment chez les patients présentant des antécédents cardiovasculaires.

Contre-indications

– Hypersensibilité au minoxidil.
Phéochromocytome (tumeur sécrétant des catécholamines : risque d’aggravation de l’hypertension par vasodilatation réflexe).
Insuffisance cardiaque, péricardite ou épanchement péricardique.
Hypotension artérielle symptomatique ou pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg.
Grossesse et allaitement : contre-indiqué (tératogène dans les études animales à fortes doses ; données insuffisantes aux faibles doses chez la femme enceinte).
– Enfant de moins de 18 ans : données insuffisantes.

Bilan avant mise sous minoxidil oral

Mesure de la pression artérielle : vérifier l’absence d’hypotension (systolique < 90 mmHg) avant d’initier le traitement.
Bilan cardiovasculaire en cas d’antécédents : consultation cardiologique si cardiopathie connue.
Bilan hormonal et biologique pour éliminer une cause curable de chute de cheveux avant d’initier un traitement au long cours : TSH (dysthyroïdie), NFS (anémie ferriprive), ferritine, bilan androgénique si besoin.
Bilan trichologique : dermoscopie du cuir chevelu (trichoscopie) pour confirmer le type d’alopécie et évaluer la densité folliculaire résiduelle.
– Informer la patiente de la possibilité d’hypertrichose faciale et corporelle et de sa réversibilité.
– Contraception efficace obligatoire chez la femme en âge de procréer.

Conseils d’utilisation

– Prendre le minoxidil oral une fois par jour, de préférence le matin avec un verre d’eau, au moment du repas pour améliorer la tolérance digestive.
Débuter à la dose minimale efficace : 0,25 mg/j chez la femme, 1,25 mg/j chez l’homme, à augmenter progressivement selon la réponse et la tolérance.
– Ne jamais arrêter brutalement le traitement sans avis médical : un arrêt brutal provoque un effluvium de sevrage (chute importante et transitoire des cheveux mis en phase télogène sous l’effet du minoxidil) dans les 1 à 3 mois suivant l’arrêt.
– Les premiers résultats visibles (réduction de la chute, puis repousse) sont attendus après 3 à 6 mois de traitement régulier.
– La repousse maximale est obtenue à 12 à 18 mois.
– Le traitement est au long cours : l’arrêt entraîne la reperte des cheveux regagnés en 6 à 12 mois.
– Surveiller la pression artérielle lors des premières semaines, notamment en cas de sensation de vertiges ou de malaise.

Effets indésirables

Effets fréquents :
Hypertrichose (pousse excessive de duvet sur le visage, les bras, le dos) : effet le plus fréquent chez la femme, dose-dépendant, régressif en 1 à 3 mois après arrêt ou réduction de dose. Peut être géré par épilation laser ou crème dépilatoire.
Effluvium de sevrage à l’arrêt (voir ci-dessus).
– Légère tachycardie ou palpitations en début de traitement, généralement transitoires.

Effets moins fréquents :
Rétention hydrique et œdèmes des membres inférieurs : surveiller chez les patients avec antécédents cardiaques ou rénaux.
Hypotension orthostatique : vertiges au lever, notamment en début de traitement.
– Céphalées.
– Sécheresse ou irritation du cuir chevelu (rare à ces doses).

Effets rares mais à signaler :
– Épanchement péricardique (exceptionnel aux doses utilisées en trichologie).
– Aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante.

Minoxidil oral vs minoxidil topique : comment choisir ?

Le minoxidil oral à faible dose est préféré au topique dans les situations suivantes :
– cuir chevelu sensible ou réactif (irritation, eczéma, dermite séborrhéique),
– observance insuffisante du topique (application quotidienne contraignante),
– alopécie diffuse nécessitant une couverture homogène du scalp,
– souhait de la patiente d’éviter le toucher gras ou les résidus sur les cheveux,
– résistance ou réponse insuffisante au topique après 6 mois d’utilisation correcte.
Le minoxidil topique reste préféré en cas de contre-indication cardiovasculaire relative, de grossesse envisagée à court terme ou d’hypertrichose préexistante importante.
Les deux formes peuvent être combinées pour une efficacité maximale, sous contrôle dermatologique.

Questions fréquentes sur le minoxidil oral

Le minoxidil oral fait-il pousser des poils partout sur le corps ?

Aux doses utilisées en trichologie (0,25 à 2,5 mg/j), l’hypertrichose reste le plus souvent limitée à un duvet discret sur les tempes, la lèvre supérieure ou les avant-bras. Elle est dose-dépendante et réversible à l’arrêt ou à la réduction de dose. Elle n’affecte pas tous les patients de la même façon.

Peut-on prendre du minoxidil oral toute sa vie ?

Oui, le traitement est conçu pour être au long cours. Les données de tolérance à 5-10 ans aux faibles doses utilisées en trichologie sont rassurantes. Un suivi annuel avec mesure de la pression artérielle est recommandé.

Le minoxidil oral est-il remboursé ?

Non. Utilisé hors AMM dans l’alopécie, il n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie. Son coût reste modéré (préparation magistrale ou spécialité générique), de l’ordre de 15 à 40 € par mois selon la dose et la pharmacie.

Peut-on associer minoxidil oral et finastéride ?

Oui, chez l’homme. Cette association est la stratégie thérapeutique la plus efficace actuellement disponible dans l’alopécie androgénétique masculine, agissant à la fois sur la vascularisation folliculaire (minoxidil) et sur la composante hormonale androgénique (finastéride/dutastéride).

Quelle est la posologie du minoxidil oral pour la chute de cheveux ?

La posologie habituelle est de 0,25 à 1,25 mg/j chez la femme et de 1,25 à 5 mg/j chez l’homme. La dose est toujours adaptée progressivement par le dermatologue.

Quels sont les effets secondaires du minoxidil oral ?

Les principaux effets indésirables sont : hypertrichose, œdèmes périphériques, palpitations et légère hypotension. Ils sont dose-dépendants et généralement réversibles à l’arrêt.

Le minoxidil oral est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

LONOTEN® est remboursé à 65 % pour l’hypertension. Son utilisation hors AMM pour l’alopécie n’est généralement pas remboursée pour cette indication.

Combien de temps faut-il pour voir des résultats avec le minoxidil oral ?

Les premiers résultats sont visibles après 3 à 6 mois. Un traitement d’au moins 12 mois est recommandé pour évaluer l’efficacité complète.

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

Retrouvez l’ensemble de nos fiches dédiées aux problèmes de cheveux et de cuir chevelu, classées par thématique.

Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

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En savoir plus sur les causes et traitements de la chute de cheveux
et sur les différents types d’alopécie.Télécharger un guide complet au format PDF :


Médicaments contre la chute de cheveux

Traitements de la chute de cheveux : médicaments et techniques disponibles
Le traitement de la chute de cheveux repose sur plusieurs classes de médicaments et techniques, utilisés seuls ou en association selon la cause, le sexe et la sévérité de l’alopécie. Cette page présente l’ensemble des options disponibles en France.

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Sommaire :
Traitements locaux |
Traitements généraux – homme |
Traitements généraux – femme |
Nutriments et vitamines |
Techniques spécialisées |
Pages associées

Traitements locaux de la chute de cheveux

Principe actif Noms commerciaux Indication Remboursé
Minoxidil 2% Alopexy®
Alostil®
Minoxidil®
Femme – alopécie androgénétique Non
Minoxidil 5% Alopexy 5%®
Alostil 5%®
Homme – alopécie androgénétique – 1re intention Non
Minoxidil oral faible dose Minoxidil comprimés 0,5 à 5 mg Homme et femme – AMM France 2023 à faible dose pour alopécie androgénétique – prescrit hors AMM depuis plusieurs années Non

Traitements généraux – homme

Principe actif Noms commerciaux Mécanisme Précautions
Finastéride 1 mg Propecia® – génériques finastéride 1 mg Inhibiteur de la 5-alpha-réductase de type II – réduit la conversion testostérone → DHT – DHT responsable de la miniaturisation folliculaire CI femmes en âge de procréer – ne pas manipuler les comprimés cassés en cas de grossesse – effets sexuels possibles
Dutastéride 0,5 mg Avodart® – génériques dutastéride Inhibiteur de la 5-alpha-réductase types I et II – plus puissant que le finastéride – utilisé hors AMM dans l’alopécie CI absolue femmes – même précautions que finastéride – usage hors AMM pour l’alopécie

Traitements généraux – femme

Principe actif Indication Précautions
Spironolactone (hors AMM) Alopécie androgénétique féminine – hyperandrogénie – SOPK – prescrit hors AMM par le dermatologue Diurétique épargneur de potassium – surveillance tensionnelle et ionique – CI grossesse
Contraceptifs anti-androgéniques Alopécie androgénétique avec hyperandrogénie documentée Acétate de cyprotérone + éthinylestradiol – prescription gynécologique en collaboration

Nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

→ Voir page détaillée : nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

Famille Actif Spécialités
Acides aminés soufrés Cystéine + méthionine Lobamine Cystéine®
Cystine Cystine B6®
Vitamines Biotine (vitamine H) Biotine®
Dexpanthénol (vitamine B5) Bépanthène®
Pyridoxine (vitamine B6) Cystine B6®
Oligo-éléments Zinc, sélénium, fer Compléments alimentaires – à compléter selon bilan biologique

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Techniques spécialisées

Technique Mécanisme Indication
PRP (plasma riche en plaquettes) Injection intradermique de facteurs de croissance autologues – stimulation des follicules en phase de latence Alopécie androgénétique modérée – 3 à 6 séances – résultats variables
Mésothérapie capillaire Micro-injections d’actifs (minoxidil, vitamines, biotine) directement dans le cuir chevelu Alopécie diffuse – entretien après traitement médical
Greffe capillaire (FUE, FUT) Transplantation de follicules pileux résistants aux androgènes depuis la zone donneuse occipitale Alopécie androgénétique stade avancé stable – résultat définitif si réalisé sur fond stable
Laser à basse intensité (LLLT) Photobiomodulation – stimulation de l’activité mitochondriale des follicules Complément des traitements médicaux – efficacité modeste en monothérapie

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Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

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Le minoxidil est-il efficace chez la femme ?

Oui, le minoxidil topique (2 % ou 5 %) est indiqué chez la femme pour l’alopécie androgénétique. La solution à 2 % est la formulation historiquement recommandée chez la femme, mais la solution ou mousse à 5 % tend à lui être préférée en raison d’une efficacité supérieure, sous réserve d’une bonne tolérance.

Le finastéride est-il sûr à long terme ?Utilisé à faible dose (1 mg/jour) dans l’alopécie androgénétique masculine, le finastéride présente un bon profil de sécurité à long terme. Des effets indésirables sexuels (baisse de libido, dysfonction érectile) peuvent survenir chez 2-3 % des hommes et sont réversibles à l’arrêt. Un suivi médical régulier est recommandé.

Faut-il prendre les traitements contre la chute de cheveux à vie ?Oui, les traitements médicamenteux de l’alopécie androgénétique (minoxidil, finastéride) doivent être maintenus au long cours : l’arrêt entraîne une reprise de la chute dans les 6 à 12 mois. Un arrêt discuté avec le dermatologue est possible, mais la perte des bénéfices est attendue.

Mis à jour le 20 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.

En bref : Les traitements médicamenteux les plus efficaces contre la chute de cheveux sont le minoxidil topique (5 %, tous sexes) et le finastéride oral (1 mg/j, homme uniquement). Leur association augmente l’efficacité d’environ 30 %.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Télécharger un guide complet au format PDF :

⚠ Consultez rapidement si :

  • effets secondaires sexuels persistants sous finastéride (à discuter avec le prescripteur)
  • réaction allergique au minoxidil (rougeur, démangeaisons sévères)
  • chute persistante ou aggravée malgré 12 mois de traitement régulier
  • symptômes généraux associés : fatigue, perte de poids, fièvre

Questions fréquentes

Quand consulter un dermatologue pour la chute de cheveux ?

Consultez si la chute dépasse 100 cheveux par jour pendant plus de 3 mois, si des plaques apparaissent sans repousse ou si le cuir chevelu est inflammé ou douloureux.

Références médicales

Chute de cheveux aux tresses : alopécie de traction et traitement


Chute de cheveux aux tresses africaines et antillaises : l’alopécie de traction
Il est fréquent d’observer une chute de cheveux sur les tempes et le front en cas de tresses africaines ou antillaises. Ce phénomène porte le nom scientifique d’alopécie de traction – une perte de cheveux progressive liée à une tension mécanique chronique sur les follicules pileux.

Chute de cheveux et tresses
Les tresses tirent sur les cheveux et provoquent une alopécie de traction sur la lisière du cuir chevelu (front et tempes)

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Sommaire :
Reconnaître l’alopécie de traction |
Populations et coiffures concernées |
Examen dermatologique |
Évolution et réversibilité |
Traitement |
Pages associées |
Questions fréquentes

Comment reconnaître la chute de cheveux due aux tresses ?

Caractéristique Détail
Localisation Bande marginale – tempes, devant les oreilles, front – puis progression vers le centre du cuir chevelu
Symétrie Habituellement symétrique – peut prédominer sur le côté coiffé en premier ou le côté où la traction est la plus forte
Évolution Progressive – proportionnelle à la durée et à l’intensité de la traction – peut devenir irréversible si non détectée à temps
Facteurs favorisants Tresses, nattes, queues de cheval, défrisages, soins cosmétiques agressifs, extensions et rajouts

Populations et coiffures concernées

Population Coiffures en cause
Femmes africaines et antillaises Tresses africaines – nattes – extensions et rajouts – défrisages répétés
Femmes du Maghreb et du bassin méditerranéen Cheveux lissés et coiffés très tirés vers l’arrière avec élastique ou chouchou
Femmes européennes Chignons serrés – bigoudis – queues de cheval très tirées – et depuis quelques années, tresses africaines et extensions

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Examen par le dermatologue

Sur la zone de tension, le dermatologue examine le cuir chevelu avec une loupe appelée dermatoscope. Les signes observés sont :

Signe dermatoscopique Signification
Érythème péri-pilaire Inflammation (rougeur) autour des follicules de cheveux en souffrance – signe précoce réversible
Gaines péri-pilaires Signe le plus caractéristique – tubes blancs ou translucides entourant les tiges pilaires – signent le diagnostic d’alopécie de traction
Pustules Signes d’infection folliculaire associée
Bourrelet inflammatoire Inflammation péri-folliculaire diffuse – stade plus avancé

Évolution et réversibilité

Stade Aspect Réversibilité
Précoce Érythème péri-folliculaire – gaines péri-pilaires – pas encore de perte définitive 🟢 Réversible si arrêt des coiffures en cause
Avancé Bande de perte des cheveux visible – cicatrice folliculaire progressive 🟡 Partiellement réversible avec traitement précoce
Tardif Fibrose folliculaire – calvitie cicatricielle permanente 🔴 Irréversible – la cicatrice folliculaire ne permet plus la repousse

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Comment soigner la chute de cheveux liée à la coiffure ?

Mesure Détail
Arrêt des coiffures en cause Mesure indispensable et prioritaire – sans suppression de la traction, aucun traitement ne peut être efficace
Minoxidil Solution ou mousse topique – stimule la repousse folliculaire – prescrit par le dermatologue
Autres médicaments anti-chute Selon l’évaluation du dermatologue – corticoïdes intralésionnels si inflammation active
Soins du cuir chevelu Éviter les soins cosmétiques agressifs – défrisages – traitements chimiques pendant la période de traitement

→ Pour faire pousser les cheveux après alopécie de traction, le dermatologue adapte le traitement selon le stade et la réversibilité des lésions.

Pages associées

⚠ Consultez rapidement si :

  • douleur ou tension persistante au niveau des racines
  • zone sans repousse depuis plus de 3 mois
  • peau lisse et brillante au niveau des tempes ou de la nuque (alopécie cicatricielle)
  • signes d’inflammation du cuir chevelu : rougeur, croûtes, pustules

Questions fréquentes

Les cheveux repoussent-ils après une alopécie de traction ?

Oui si la prise en charge est précoce – à un stade précoce (érythème péri-folliculaire, gaines péri-pilaires sans cicatrice), l’arrêt des coiffures en cause associé à un traitement par minoxidil permet généralement une repousse satisfaisante. En revanche, si la traction chronique a provoqué une fibrose folliculaire (stade tardif), les follicules détruits ne peuvent plus produire de cheveux – la perte est alors permanente. D’où l’importance de consulter tôt.

Combien de temps peut-on garder des tresses africaines sans risque ?

Il n’existe pas de durée universelle – le risque dépend de la tension exercée, de la fragilité individuelle du cuir chevelu et de la fréquence des coiffures. En règle générale, les tresses ne devraient pas être maintenues plus de 6 à 8 semaines, et la tension à la pose doit être modérée. Les tresses très serrées dès la pose, même pour une courte durée, peuvent déclencher une alopécie de traction chez les personnes prédisposées.

Les extensions et rajouts aggravent-ils l’alopécie de traction ?

Oui – les extensions et rajouts ajoutent du poids et de la traction sur les follicules natifs, amplifiant le mécanisme de l’alopécie de traction. Certaines techniques de pose (collage, tressage des rajouts très serrés) sont particulièrement agressives pour la lisière du cuir chevelu. En cas de signes d’alopécie de traction, les extensions doivent être supprimées immédiatement.

Voir aussi :
Alopécie |
Minoxidil |
Tresses africaines |
Faire pousser les cheveux |
Téléconsultation

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Causes et types
Causes complètes de la chute de cheveux
Chute de cheveux chez la femme
Calvitie masculine – alopécie androgénétique
Calvitie féminine (FPHL)
Effluvium télogène post-partum
Pelade – alopecia areata
Pelade de la barbe
Pseudo-pelade de Brocq (alopécie cicatricielle)
Alopécie de traction – tresses et extensions

Traitements
Médicaments contre la chute de cheveux
Alopexy® (minoxidil 2 %)
Alostil® (minoxidil 5 %)
Comment faire pousser les cheveux
Inhibiteurs JAK (pelade sévère)

Symptômes associés et diagnostic
Que faire en cas de chute de cheveux
Dermoscopie / trichoscopie
Cheveux secs | Cheveux cassants | Cheveux fins | Pellicules

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Soins et entretien des cheveux

En bref : L’alopécie de traction liée aux tresses et coiffures tendues touche jusqu’à 17 % des femmes afro-caribéennes. Les dommages sont réversibles si la tension est arrêtée tôt, mais peuvent devenir cicatriciels après plusieurs années.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Références médicales

Pseudopelade de Brocq

Pseudo-pelade de Brocq : alopécie cicatricielle – diagnostic et traitement
La pseudo-pelade de Brocq, décrite pour la première fois en 1885, est une forme d’alopécie cicatricielle progressive du cuir chevelu. Son statut nosologique reste débattu : pour de nombreux dermatologues, elle représente un stade cicatriciel terminal du lupus érythémateux ou, surtout, du lichen plan pilaire plutôt qu’une entité autonome. La biopsie cutanée est indispensable pour trancher.

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Sommaire :
Diagnostic |
Diagnostic différentiel |
Traitement |
Questions fréquentes

Diagnostic

Aspect clinique caractéristique : petites aires alopéciques multiples, légèrement atrophiques, à peau lisse et blanchâtre, parfois faiblement érythémateuses en périphérie. Elles sont disséminées sur le cuir chevelu – surtout au vertex – et évoluent de façon centrifuge avec tendance à la confluence, décrite classiquement comme « des empreintes de pas sur la neige ».

Évolution : lente et progressive sur des années. Contrairement à la pelade, il n’y a pas de repousse possible dans les zones atteintes – la destruction folliculaire est définitive (alopécie cicatricielle).

Confirmation diagnostique : la biopsie cutanée est indispensable – elle permet de distinguer la pseudo-pelade d’une pelade, d’un lichen plan pilaire actif, d’un lupus ou d’une autre alopécie cicatricielle, et de guider le traitement. Le dermatologue réalise la biopsie en bordure de plaque active, là où les follicules sont encore présents.

Critère Pseudo-pelade de Brocq Pelade Lichen plan pilaire
Type d’alopécie Cicatricielle – irréversible Non cicatricielle – réversible Cicatricielle – irréversible
Aspect de la peau Lisse, atrophique, ivoire Lisse, normale Érythème péri-folliculaire, squames
Distribution Vertex, confluente « pas sur la neige » Rondes, bien délimitées, partout Vertex, frontale
Évolution Lente, progressive sur années Par poussées, repousse possible Progressive, parfois rapide
Biopsie Fibrose péri-folliculaire tardive, infiltrat lymphocytaire Infiltrat lymphocytaire péri-bulbaire Infiltrat lichénoïde péri-folliculaire

Diagnostic différentiel

L’enjeu diagnostique est majeur car certaines alopécies cicatricielles sont liées à une maladie systémique traitable – ne pas les identifier expose à une aggravation évitable.

Lichen plan pilaire : première cause à éliminer. Érythème et squames péri-folliculaires visibles en dermoscopie en bordure active des plaques. La biopsie montre un infiltrat lichénoïde caractéristique. Des lésions de lichen plan cutané ou buccal associées orientent le diagnostic. Traitable – justifie un traitement actif précoce pour freiner la progression.

Lupus érythémateux discoïde : plaques atrophiques avec érythème, bouchons cornés folliculaires, dyschromie. Biopsie avec immunofluorescence directe positive (dépôts à la jonction dermo-épidermique). Bilan systémique (AAN, anti-ADN) si suspicion de lupus systémique.

Pelade : non cicatricielle – repousse possible. Peau d’aspect normal dans les zones alopéciques, sans atrophie. Dermoscopie différente (poils en point d’exclamation).

Folliculite décalvante : alopécie cicatricielle avec pustules actives péri-folliculaires, croûtes, touffes de poils. Bactériologie positive à staphylocoque.

Traitement

Le traitement est mal codifié en raison de la rareté de la maladie et de l’absence d’essais contrôlés. L’objectif est de stopper ou ralentir la progression – les zones déjà cicatrisées ne récupèrent pas. Un traitement précoce, avant l’extension des plaques, donne de meilleurs résultats.

Dermocorticoïdes topiques

Dermocorticoïdes de classe I (clobétasol propionate) en application sur les bordures actives des plaques. Essai sur 2 mois avec évaluation de la réponse. Efficacité inconstante mais généralement proposée en première intention pour les formes peu étendues.

Injections intralésionnelles de corticoïdes

Injections d’acétonide de triamcinolone dilué à 10 mg/mL dans du sérum physiologique ou de la xylocaïne adrénalinée à 1 %, administrées en intradermique à la périphérie des plaques actives. Répétables toutes les 4 à 12 semaines selon l’évolution. Traitement de choix pour les formes localisées avec activité inflammatoire en bordure.

Antipaludéens de synthèse

Traitement systémique à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice, en particulier si la biopsie oriente vers un lupus ou un lichen plan pilaire :

– Hydroxychloroquine (Plaquenil®) : 400 mg/j pendant plusieurs mois
– Chloroquine : 200 mg/j pendant plusieurs mois
Surveillance ophtalmologique obligatoire (toxicité rétinienne cumulative) – examen de référence avant traitement puis annuellement.

Corticothérapie orale

Réservée aux formes évolutives rapides ou en cas d’échec des traitements locaux. Rapport bénéfice/risque à évaluer au cas par cas – effets secondaires de la corticothérapie prolongée. Courte durée avec dégression progressive.

⚠ Consultez rapidement si :

  • extension rapide des plaques en quelques semaines
  • prurit ou douleur persistante du cuir chevelu
  • rougeur et inflammation active autour des plaques
  • association avec d’autres maladies auto-immunes (lupus, lichen plan)

Questions fréquentes

La pseudo-pelade est-elle la même chose que la pelade ?

Non – malgré la similitude de nom, ce sont deux maladies fondamentalement différentes. La pelade est une alopécie non cicatricielle auto-immune où les follicules pileux sont préservés et la repousse possible (80 % de repousse spontanée dans les formes localisées). La pseudo-pelade est une alopécie cicatricielle où les follicules sont détruits définitivement – il n’y a pas de repousse possible dans les zones atteintes. Le traitement et le pronostic sont radicalement différents.

Pourquoi une biopsie est-elle indispensable ?

Parce que plusieurs maladies différentes peuvent donner un aspect clinique similaire – lichen plan pilaire, lupus discoïde, folliculite décalvante – avec des traitements et des implications systémiques différentes. Certaines (lupus notamment) peuvent être la manifestation cutanée d’une maladie générale nécessitant un bilan complémentaire. La biopsie en bordure de plaque active est le seul moyen de trancher et de guider le traitement.

Peut-on stopper la progression de la pseudo-pelade ?

Oui, dans certains cas – c’est l’objectif du traitement. Les zones déjà cicatrisées ne récupèrent pas, mais un traitement précoce (dermocorticoïdes, injections de triamcinolone, antipaludéens) peut stabiliser l’évolution et préserver les follicules encore sains. La rapidité de prise en charge conditionne directement la surface de perte capillaire finale.

Faut-il un bilan général devant une pseudo-pelade ?

Cela dépend du résultat de la biopsie. Si elle oriente vers un lupus, un bilan systémique est nécessaire (anticorps antinucléaires, anti-ADN natif, bilan rénal, NFS). Si elle conclut à un lichen plan pilaire isolé, un bilan systémique étendu n’est généralement pas justifié mais une recherche de lésions de lichen plan cutané et muqueux est recommandée.

Voir aussi :
Pelade de la barbe |
Lichen plan pilaire |
Lupus érythémateux |
Dermocorticoïdes

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Mis à jour le 20 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

En bref : La pseudo-pelade de Brocq est une alopécie cicatricielle rare qui détruit définitivement les follicules pileux. Sans traitement précoce, les plaques lisses et atrophiques restent permanentes.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Références médicales

Chute de cheveux : causes, traitements, quels examens?


Chute de cheveux : que faire, quels examens, quel bilan sanguin ?

chute de cheveux diagnostic bilan sanguin dermatologue
Chevelure – image générée par IA

 

Mis à jour le 20 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

En bref : Face à une chute de cheveux anormale, un bilan biologique (TSH, ferétine, zinc, NFS) est indispensable. Un dermatologue doit être consulté si la chute dépasse 100 cheveux par jour pendant plus de 3 mois.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

 

Une chute de cheveux inhabituelle mérite toujours une consultation médicale – non par alarmisme, mais parce que la cause détermine entièrement le traitement. Une alopécie androgénétique ne se traite pas comme un effluvium télogène post-partum, et une pelade ne se traite pas comme une teigne. Se traiter seul sans diagnostic précis, c’est souvent perdre des mois et des cheveux supplémentaires.

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Les principales causes de chute de cheveux – tableau orienteur

Cause Profil typique Caractéristiques Réversible ?
Alopécie androgénétique (calvitie) Homme adulte, femme après 40 ans Progressive, zones caractéristiques (tempes, vertex), antécédents familiaux Non – stabilisable
Effluvium télogène Femme post-partum, stress, maladie, régime Chute diffuse brutale 2–4 mois après le facteur déclenchant, poignées de cheveux ✅ Oui si cause traitée
Pelade Tout âge, contexte auto-immun Plaques lisses bien délimitées, cheveux en point d’exclamation en bordure Variable – souvent oui
Alopécie frontale fibrosante Femme ménopausée Recul de la lisière frontale, atteinte des sourcils (80%), cicatricielle ❌ Non – alopécie cicatricielle
Teigne Enfant surtout, contact animal Plaques squameuses avec cheveux cassés, contagieuse ✅ Oui sous antifongiques
Alopécie de traction Femme, coiffures serrées (tresses, chignons) Recul frontal et temporal, érythème péripilaire ✅ Si prise en charge précoce
Trichotillomanie Enfant, adolescent, adulte anxieux Plaques irrégulières avec cheveux cassés de longueurs variées, cheveux en crochet ✅ Avec prise en charge psy
Syphilis Adulte sexuellement actif Alopécie en « clairières » (mites), atteinte d’autres zones pileuses ✅ Sous antibiotiques

L’examen clinique du dermatologue

Le dermatologue inspecte systématiquement :

  • L’aspect des cheveux – cheveux anormaux (dysplasie pilaire), cassés (trichotillomanie), dystrophiques (défrisage), présence de duvets de miniaturisation
  • La densité et la topographie – zones de raréfaction, frontale, temporale, vertex, diffuse ou en plaques
  • L’aspect du cuir chevelu – pellicules, érythème, aspect cicatriciel, atrophie, kératose folliculaire
  • Les signes d’hyperandrogénie chez la femme – hirsutisme (poils sur le menton, la lèvre supérieure, la ligne blanche), acné, séborrhée excessive

Le test de traction

Le test de traction est simple et rapide : le médecin pince une dizaine de cheveux entre le pouce et l’index et tire doucement. Normalement, 1 à 2 cheveux au maximum viennent. Si plus de 3 à 4 cheveux se détachent facilement, le test est positif – signe d’une chute active en cours (effluvium ou pelade évolutive).

La dermoscopie du cuir chevelu – un outil clé

Le dermoscope (ou trichoscope) amplifie le cuir chevelu et les follicules × 10 à × 100, révélant des signes invisibles à l’œil nu. C’est l’examen le plus précieux pour différencier les causes de chute de cheveux.

Signe dermoscopique Diagnostic évoqué
Disparition des ostia folliculaires (pores lisses, absents) Alopécie cicatricielle (lichen plan pilaire, AFF, lupus)
Points jaunes Pelade ou alopécie androgénétique avancée
Points noirs (cheveux cassés dans le follicule) Pelade, trichotillomanie
Points rouges Lupus, vitiligo, albinisme
Hétérogénéité des diamètres (cheveux fins et épais mélangés) Alopécie androgénétique – miniaturisation folliculaire
Érythème péripilaire et gaines Alopécie de traction, lichen plan pilaire actif
Halos et cupules péripilaires Alopécie androgénétique
Vaisseaux torsadés ou en virgule Dermite séborrhéique, pellicules
Vaisseaux en boucles, en bague à chaton Psoriasis du cuir chevelu
Cheveux en point d’exclamation (élargis à la pointe, fins à la base) Pelade évolutive en bordure de plaque
Cheveux en virgule ou tire-bouchon Teigne
Cheveux en crochet, repousse en V Trichotillomanie
Disparition des duvets de la lisière frontale Alopécie frontale fibrosante – signe précoce

Trichogramme et phototrichogramme

Le trichogramme consiste à prélever une vingtaine de cheveux dans différentes zones du cuir chevelu et à les observer au microscope. Il mesure le calibre des tiges et le rapport anagène/télogène (cheveux en pousse / cheveux morts). Normalement, 85 à 90% des cheveux sont en phase anagène.

Le phototrichogramme est plus précis et moins douloureux : une petite zone est rasée et photographiée à J0, puis à J2–J3. La proportion de cheveux en pousse (qui ont grandi) et de cheveux en repos est calculée avec précision. Il permet aussi de mesurer la densité folliculaire et le diamètre moyen des tiges.

Le bilan sanguin – orienté par la clinique

Examen Ce qu’il recherche Indiqué si
NFS + ferritinémie Anémie, carence en fer (ferritine cible >50 µg/L) Toute chute diffuse, effluvium télogène, femme en âge de procréer
TSH ultrasensible Dysthyroïdie (hypo ou hyperthyroïdie) Chute diffuse, fatigue associée, suspicion thyroïdienne
VS, CRP Syndrome inflammatoire Alopécies diffuses ou cicatricielles inexpliquées
Bilan hormonal – testostérone libre, Delta 4 androstènedione, 17-OH-progestérone, S-DHA Hyperandrogénie ovarienne ou surrénalienne Femme avec acné, hirsutisme, règles irrégulières – à J1–J5 du cycle, après arrêt contraception 2 mois
Anticorps antinucléaires (AAN), complément Lupus érythémateux systémique Alopécie cicatricielle, photosensibilité, atteinte multiviscérale
Sérologie syphilitique (TPHA-VDRL) Syphilis secondaire Alopécie en « clairières » chez adulte sexuellement actif
Zinc, vitamine D, B12, folates Carences nutritionnelles Régimes restrictifs, végétalisme, chirurgie bariatrique
Examen mycologique (prélèvement de squames et cheveux) Teigne (dermatophytose) Enfant, plaques squameuses, cheveux cassés, contact animal – après examen en lumière de Wood

La lumière de Wood

Cet examen simple, réalisable en cabinet avec une lampe UV, révèle une fluorescence verte caractéristique de certaines teignes (Microsporum canis notamment). Il oriente rapidement vers un prélèvement mycologique pour examen au laboratoire.

Sources

⚠ Consultez rapidement si :

  • chute brutale et soudaine en quelques semaines
  • plaques d’alopécie sans repousse depuis 3 mois
  • cuir chevelu inflamé ou cicatriciel
  • chute après maladie grave, chirurgie ou accouchement sans amélioration à 6 mois

Questions fréquentes sur le bilan de chute de cheveux

Quelle prise de sang demander en cas de chute de cheveux ?

Le bilan de base comprend une NFS, une ferritinémie (cible > 50 µg/L – une ferritine « normale » à 20 µg/L est insuffisante pour les cheveux) et une TSH. Ces trois examens couvrent les causes les plus fréquentes de chute diffuse – carence en fer et dysthyroïdie. Chez la femme avec signes d’hyperandrogénie (acné, pilosité faciale, règles irrégulières), un bilan hormonal complet est ajouté, réalisé dans des conditions précises. Des examens complémentaires (AAN, sérologie syphilitique, zinc, vitamine D) sont orientés par la clinique.

La chute de cheveux peut-elle être due uniquement au stress ?

Oui – c’est l’effluvium télogène. Un stress intense (maladie, deuil, chirurgie, confinement, accouchement) peut déclencher une chute diffuse 2 à 4 mois après l’événement. Le stress fait passer prématurément les follicules en phase télogène (chute) – des centaines de cheveux tombent simultanément. La bonne nouvelle : cette chute est en général réversible en 3 à 6 mois si le facteur déclenchant est résolu. Un bilan sanguin est néanmoins nécessaire pour éliminer une carence ou une dysthyroïdie associée.

À partir de combien de cheveux perdus par jour faut-il s’inquiéter ?

La chute physiologique normale est de 50 à 100 cheveux par jour. Au-delà de 100 cheveux/jour de façon persistante (plus de 4 à 6 semaines), une consultation s’impose. Un moyen pratique d’évaluer : compter les cheveux perdus lors du lavage (les ramasser sur la bonde). Une augmentation nette et durable par rapport à son habitude justifie un avis médical, indépendamment du chiffre absolu.

La dermoscopie du cuir chevelu est-elle douloureuse ou invasive ?

Non – la dermoscopie (ou trichoscopie) est un examen totalement indolore. Le dermatologue applique simplement son dermoscope sur le cuir chevelu avec un peu de gel ou d’alcool pour améliorer le contact optique. L’examen dure 5 à 10 minutes et donne des informations diagnostiques précieuses qui évitent parfois des biopsies ou des examens complémentaires. C’est aujourd’hui l’examen de premier recours pour toute alopécie inexpliquée.

Pages du cluster « Cheveux » sur Dermatonet

Retrouvez l’ensemble de nos fiches dédiées aux problèmes de cheveux et de cuir chevelu, classées par thématique.

Chute de cheveux et alopécies – causes et diagnostic

Calvitie et alopécie androgénétique

Pelade et alopécies auto-immunes / cicatricielles

Cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, folliculites

Traitements de la chute de cheveux

Soins et entretien des cheveux

Voir aussi : Effluvium télogène / Chute de cheveux chez la femme / Calvitie féminine / Alopécie frontale fibrosante / Pelade / Traitements de la chute de cheveux

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Pelade de la barbe : zones sans poils, causes et traitements


Pelade de la barbe : causes, diagnostic et traitements
Une zone ronde sans poils qui apparaît dans la barbe, sans rougeur ni squames – c’est la présentation typique de la pelade de la barbe. Maladie auto-immune touchant 1 % de la population, elle peut survenir à tout âge et affecter les deux sexes. Son évolution est imprévisible mais le pronostic des formes localisées est favorable : environ 80 % des pelades localisées repoussent spontanément en un an.

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Mis à jour le 15 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

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Sommaire :
Causes |
Diagnostic |
Bilan |
Pronostic |
Traitements |
Questions fréquentes

Causes de la pelade

Pelade de la barbe - zone arrondie sans poils

La pelade résulte d’une destruction des bulbes pileux par les cellules du système immunitaire. La cause exacte reste partiellement élucidée :

Mécanisme auto-immun : les lymphocytes CD8 produisent de l’interféron gamma en excès, qui augmente la sécrétion d’IL-15 par les cellules folliculaires via les Janus kinases (JAK) 1. Ce processus déclenche une boucle d’auto-activation inflammatoire par la voie JAK 1/3 qui cible spécifiquement le follicule pileux. Les maladies auto-immunes associées (thyroïdites, vitiligo, lupus) sont plus fréquentes chez les patients pelades.

Composante génétique : environ un tiers des patients ont un antécédent familial. Chez les jumeaux homozygotes, la concordance est d’environ 50 % – le risque est multiplié par 5 à 10 quand un parent du premier degré est atteint. La pelade survient donc sur un terrain génétique prédisposé mais ne suit pas une hérédité simple.

Facteurs déclenchants : le rôle du stress et des chocs émotionnels est souvent évoqué mais difficile à prouver formellement. Le microbiote intestinal et cutané pourrait également jouer un rôle – des repousses partielles ont été observées après transplantation fécale dans des cas rapportés. Certains médicaments peuvent induire une pelade de manière rare : anti-TNF, ustékinumab, dupilumab, anti-PD-1 (nivolumab, pembrolizumab).

Diagnostic – reconnaître la pelade de la barbe

La pelade de la barbe se présente le plus souvent comme des zones rondes, de quelques centimètres de diamètre, sans poils. Plusieurs éléments permettent de la distinguer des autres causes d’alopécie localisée :

Caractéristique Pelade Teigne (mycose) Cicatricielle
Peau dans la zone Normale, lisse Squames, inflammation Atrophiée, fibreuse
Squames Absentes Présentes Variables
Repousse possible Oui – 80 % des formes localisées Oui après traitement Non
Contours Nets, arrondis Irréguliers Variables

Dermoscopie : le dermatoscope permet de visualiser des signes spécifiques – poils en points d’exclamation (signe pathognomonique), poils dystrophiques, points jaunes, points noirs, poils coudés, lignes de Pohl-Pinkus. Ces éléments confirment le diagnostic et orientent le pronostic.

Autres localisations : la pelade peut toucher simultanément les cheveux, les sourcils, les cils et les ongles (dépressions ponctuées en dé à coudre, trachyonychie, érythème lunulaire). La pelade universelle – perte complète de tous les poils et cheveux – est la forme la plus sévère et la moins réversible.

La pelade apparaît dans plus de 50 % des cas avant l’âge de 20 ans. Elle évolue par poussées dont le déclenchement peut paraître aléatoire, parfois rythmé par les saisons.

Bilan biologique

Dans la grande majorité des formes localisées simples, aucun bilan n’est justifié. Un bilan est indiqué en cas de signes cliniques évocateurs d’une maladie auto-immune associée :

– Dosage des hormones thyroïdiennes (TSH) et anticorps anti-thyroïdiens (anti-TPO, anti-thyroglobuline) en cas de symptômes thyroïdiens ou d’antécédents familiaux de thyroïdite.
– Bilan auto-immun élargi si d’autres maladies sont suspectées (lupus, anémie de Biermer) selon le tableau clinique.
– Prélèvement mycologique si un doute diagnostique persiste avec une teigne.

Pronostic

Bon pronostic : forme localisée, étendue limitée, début récent, pas d’atteinte unguéale. Environ 80 % des pelades localisées repoussent spontanément en un an.

Signes de mauvais pronostic :

Facteur Impact
Début tôt dans la vie avec forme étendue Pronostic défavorable
Ancienneté de l’épisode (> 1 an) Repousse spontanée moins probable
Surface atteinte étendue (pelade totale ou universelle) Pronostic défavorable
Trachyonychie, érythème lunulaire Marqueur de sévérité

Traitements de la pelade de la barbe

Il n’existe pas de traitement standardisé ni de consensus établi – les options sont nombreuses et leur efficacité variable selon les patients. Voici les principales :

Dermocorticoïdes (traitement de première intention)

Les dermocorticoïdes en gel ou en crème appliqués sur les plaques représentent le traitement de première intention. Ils peuvent déclencher une repousse dans la zone traitée dans près d’un tiers des cas. Utilisés en cures, avec des fenêtres thérapeutiques pour limiter l’atrophie cutanée.

Minoxidil

Le minoxidil topique (2 % ou 5 %) est un vasodilatateur qui potentialise la repousse spontanée ou celle induite par un autre traitement. Il est souvent utilisé en association, notamment avec les dermocorticoïdes.

Inhibiteurs de JAK (traitement de référence des formes sévères)

Les inhibiteurs de Janus kinase (baricitinib, ritlecitinib) ciblent directement la voie JAK 1/3 impliquée dans le mécanisme auto-immun de la pelade. Ils représentent la principale avancée thérapeutique récente – efficaces dans les formes modérées à sévères, notamment la pelade totale et universelle. Traitement systémique soumis à prescription spécialisée, avec surveillance biologique.

Immunothérapie de contact

Des substances allergisantes (diphencyprone / DPCP, acide squarique dibutylester / SADBE) sont appliquées pour induire un eczéma de contact contrôlé sur la zone – ce processus détourne la réponse immunitaire et peut permettre une repousse. Traitement réservé aux centres spécialisés en raison des risques de réaction sévère.

Photothérapie

La PUVAthérapie (psoralène + UVA) peut être efficace mais les rechutes sont fréquentes à l’arrêt. La photothérapie UVB TL01 semble d’efficacité inférieure. Le laser Excimer à 308 nm donne des résultats intéressants dans les pelades en plaques localisées. Contre-indications : mélanome ou antécédent de cancer cutané, médicaments photosensibilisants – informer le médecin de tous les antécédents avant de débuter.

Dithranol (dioxyanthranol / anthraline)

Dérivé de goudron à effet irritant utilisé en contact bref (short contact therapy) chez l’adulte et l’enfant. Effet co-carcinogène : ne doit pas être associé à la PUVAthérapie.

Corticothérapie systémique

Rarement utilisée dans les pelades de la barbe en raison du rapport bénéfice/risque défavorable sur le long terme – effets secondaires généraux sans garantie de résultat durable.

Biologiques – efficacité non démontrée

Aucun traitement biologique classique (étanercept, infliximab, adalimumab, sécukinumab…) utilisé dans la biothérapie du psoriasis n’a démontré d’efficacité valable dans la pelade. À distinguer des inhibiteurs de JAK, qui ont eux une efficacité prouvée.

Questions fréquentes

La pelade de la barbe est-elle contagieuse ?

Non – la pelade est une maladie auto-immune, pas infectieuse. Elle ne se transmet pas par contact, ni entre partenaires ni aux enfants. Le risque familial est lié à la composante génétique (terrain prédisposé), non à une contagion.

La pelade de la barbe repousse-t-elle toujours ?

Dans les formes localisées, environ 80 % des pelades repoussent spontanément en un an, avec ou sans traitement. La repousse peut être partielle ou totale. Les formes étendues, anciennes ou associées à une atteinte unguéale ont un pronostic moins favorable. L’évolution reste imprévisible pour chaque patient – des récidives sont possibles même après une repousse complète.

Peut-on confondre une pelade avec une teigne ?

Oui, et c’est l’un des diagnostics différentiels essentiels. La teigne (infection fongique) se distingue par la présence de squames, une peau légèrement enflammée et des poils cassés courts. La pelade donne une peau lisse et normale dans la zone dépilée, sans squames. En cas de doute, un prélèvement mycologique tranche le diagnostic – important car le traitement est radicalement différent (antifongique pour la teigne, corticoïdes/immunothérapie pour la pelade).

Le stress déclenche-t-il la pelade ?

Le lien est fréquemment évoqué par les patients et les médecins, mais difficile à prouver formellement dans les études. Le stress peut agir comme facteur déclenchant chez des sujets génétiquement prédisposés, sans en être la cause unique. À l’inverse, la pelade elle-même – par son impact esthétique – est souvent source d’anxiété et de troubles psychologiques qui entretiennent un cercle vicieux.

Quand faut-il consulter un dermatologue ?

Dès qu’une zone sans poils apparaît dans la barbe, une consultation dermatologique est recommandée pour confirmer le diagnostic (écarter une teigne, un lichen plan pilaire ou une alopécie cicatricielle), évaluer l’étendue et discuter l’opportunité d’un traitement. Une pelade localisée récente peut être simplement surveillée si elle ne progresse pas – mais une forme qui s’étend rapidement ou touche les cheveux et les sourcils simultanément justifie une prise en charge active.

Voir aussi :
Inhibiteurs JAK – traitements des maladies inflammatoires |
Mycoses cutanées |
Vitiligo |
Minoxidil

Références scientifiques

  • King B et al., New England Journal of Medicine, 2022 – Deux essais de phase 3 sur le baricitinib dans la pelade sévère. PMID 35384297
  • Xing L et al., Nature Medicine, 2014 – La pelade est médiée par des lymphocytes T cytotoxiques et réversible par inhibition des JAK. PMID 24919469
  • Strazzulla LC et al., Journal of the American Academy of Dermatology, 2018 – Pelade : épidémiologie, physiopathologie, diagnostic et traitement. PMID 29101000
  • Haute Autorité de Santé – Alopécies : protocole national de diagnostic et de soins

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Chute de cheveux après Covid19, accouchement… : effluvium

En bref : La chute de cheveux post-partum (effluvium télogène post-partum) touche 40 à 50 % des femmes dans les 2 à 4 mois suivant l’accouchement. Elle est due à la chute brutale des œstrogènes après la naissance. La chute est diffuse, spectaculaire mais toujours réversible – les cheveux repoussent spontanément en 6 à 12 mois sans traitement.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Mis à jour le 30 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).


Effluvium télogène : chute de cheveux après COVID, accouchement, stress – causes et traitement

effluvium télogène chute cheveux COVID accouchement stress photo
Chute de cheveux diffuse – effluvium télogène

L’effluvium télogène est la forme de chute de cheveux la plus fréquente chez la femme. Abondante, diffuse et souvent brutale, elle survient 2 à 4 mois après un facteur déclenchant (accouchement, COVID, stress intense, carence en fer, chirurgie…). De bon pronostic dans la grande majorité des cas, elle est réversible une fois la cause identifiée et traitée.

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Comprendre le cycle du cheveu

Phase Durée Ce qui se passe % de cheveux concernés
Anagène (croissance) 3 à 7 ans Le cheveu pousse activement – environ 1 cm/mois 85–90 %
Catagène (transition) 1 à 2 semaines La pousse s’arrête, le follicule se rétracte 1–2 %
Télogène (repos) ~3 mois Le cheveu « mort » reste attaché avant de tomber naturellement 10–15 %

💡 Pourquoi la chute survient-elle 2 à 4 mois après le choc ? Lors d’un stress physique ou psychologique, un grand nombre de cheveux passent prématurément en phase télogène. Ils restent accrochés au cuir chevelu pendant encore 2 à 3 mois avant de tomber en masse. C’est pourquoi le facteur déclenchant est souvent identifiable dans les 3 mois précédant le début de la chute.

Causes de l’effluvium télogène

Cause Délai avant chute Réversible ?
COVID-19 6 à 12 semaines après infection ✅ Oui – repousse en 3 à 6 mois
Accouchement / post-partum 4 à 12 semaines après accouchement ✅ Toujours – spontanée en 6–12 mois
Carence en fer (ferritine basse) Progressive ✅ Après supplémentation (3–6 mois)
Stress intense / choc émotionnel 6 à 12 semaines après l’événement ✅ Après résolution du stress
Fièvre élevée / maladie infectieuse 6 à 12 semaines après épisode ✅ Spontanée
Hypothyroïdie Progressive (mois) ✅ Après traitement thyroïdien
Régime hypocalorique strict / perte de poids rapide 6 à 16 semaines après ✅ Après reprise alimentaire équilibrée
Chirurgie / anesthésie générale 6 à 12 semaines après ✅ Spontanée
Médicaments (rétinoïdes, bêtabloquants, anticoagulants…) Variable selon molécule ✅ Après adaptation ou arrêt
Arrêt de pilule contraceptive 6 à 12 semaines après arrêt ✅ En quelques mois
Carence en zinc, vitamine D, protéines Progressive ✅ Après correction

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Chute de cheveux après COVID-19

La chute de cheveux post-COVID est l’une des manifestations du COVID long les plus fréquentes – rapportée par 20 à 30% des patients selon les études. Il s’agit d’un effluvium télogène classique, déclenché par le stress physique et immunologique de l’infection. La chute survient généralement 6 à 12 semaines après l’épisode aigu et peut être spectaculaire.

La bonne nouvelle : dans la quasi-totalité des cas, la repousse est complète en 3 à 6 mois. Si la chute persiste au-delà de 6 mois ou s’aggrave, une consultation dermatologique permet d’éliminer une cause associée (carence en fer induite par la maladie, dysthyroïdie).

Effluvium télogène chronique

Il existe une forme chronique d’effluvium télogène – une chute permanente d’un nombre élevé de cheveux, s’aggravant par périodes, mais sans retentissement sur la densité capillaire globale dans la majorité des cas (les jeunes cheveux repoussent en même temps). Elle touche surtout les femmes entre 30 et 60 ans et peut durer plusieurs années. Son origine est souvent multifactorielle. Un bilan complet est indispensable.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur :

  • L’interrogatoire – recherche du facteur déclenchant dans les 3 mois précédents
  • Le test de traction – tirer doucement sur une mèche de 50 cheveux : plus de 6 cheveux qui tombent signe un effluvium actif
  • Le trichogramme – examen microscopique de cheveux prélevés en différentes zones ; confirme la proportion de cheveux en phase télogène
  • Le bilan sanguin : ferritine (cible > 50 µg/L), NFS, TSH, zinc, vitamine D, bilan hormonal si besoin
  • Haute Autorité de Santé (HAS) – Recommandations HAS.

Traitement de l’effluvium télogène

Traitement Indication Remarque
Fer oral Ferritine < 50 µg/L Selles noires normales. Effets secondaires : nausées, constipation. À prendre à distance des repas
Traitement thyroïdien Hypothyroïdie confirmée Repousse progressive après équilibration
Vitamines et nutriments Carences identifiées ou terrain fragilisé Zinc, biotine, vitamine D, acides aminés soufrés – aide à la repousse
Traitement de la cause Toute cause curable Priorité absolue – la repousse suit naturellement
Minoxidil topique Effluvium chronique résistant Stimule la phase anagène – utilisé hors AMM dans cette indication

💡 Selles noires sous fer : c’est un effet attendu et non dangereux. En revanche, vérifiez toujours la cause de la carence en fer – elle peut révéler un saignement digestif occulte, des règles abondantes, ou une alimentation déséquilibrée.

⚠ Consultez rapidement si :

  • Chute persistant plus de 12 mois après l’accouchement (bilan thyroïdien et carence martiale)
  • Plaques de calvitie localisées plutôt que chute diffuse (pelade à exclure)
  • Associée à fatigue intense, prise de poids, frilosité (thyroïdite du post-partum)

Questions fréquentes

Pourquoi perd-on ses cheveux après l’accouchement ?

Pendant la grossesse, les œstrogènes élevés prolongent la phase de croissance des cheveux (phase anagène) – les femmes ont souvent des cheveux plus épais et plus brillants. Après l’accouchement, la chute brutale des œstrogènes fait basculer simultanément de nombreux follicules en phase de chute (télogène). Ce phénomène, appelé effluvium télogène, entraîne une perte diffuse importante entre 2 et 5 mois post-partum.

Combien de temps dure la chute de cheveux après accouchement ?

L’effluvium télogène post-partum débute généralement 2 à 3 mois après l’accouchement, atteint son pic vers 3 à 4 mois, puis diminue progressivement. La repousse est complète dans 95 % des cas avant 12 mois. Chez certaines femmes, surtout celles qui allaitent longtemps, la résolution peut être plus lente (jusqu’à 18 mois). Une chute persistant au-delà de 12 mois mérite une investigation.

L’allaitement prolonge-t-il la chute de cheveux post-partum ?

L’allaitement maintient des taux de prolactine élevés et des œstrogènes plus bas. Certaines études suggèrent qu’il peut prolonger légèrement l’effluvium télogène chez certaines femmes, sans que ce lien soit systématique. L’allaitement en lui-même ne cause pas la chute des cheveux, mais le contexte hormonal associé peut retarder la normalisation du cycle pilaire.

Que faire pour limiter la chute de cheveux après l’accouchement ?

Aucun traitement ne peut stopper un effluvium télogène physiologique, mais on peut l’accompagner : bilan carence (fer, ferritine, vitamines B9/B12, zinc, thyroïde) car une carence associée aggrave la chute ; alimentation variée riche en protéines, fer et oméga-3 ; shampooing doux volumisant ; compléments alimentaires (biotine, zinc, acides aminés soufrés). La minoxidil 2 % peut être envisagée après sevrage de l’allaitement.

Ferritine basse après accouchement : est-ce une cause de chute de cheveux ?

Oui, c’est une cause fréquente et souvent négligée. L’accouchement entraîne une perte de fer, et l’allaitement maintient les besoins élevés. Une ferritine inférieure à 30 µg/L est associée à une aggravation significative de la chute de cheveux post-partum dans plusieurs études. La supplémentation en fer ferreux (100 à 200 mg/j) corrige la ferritine en 3 à 4 mois et améliore la repousse.

Comment différencier un effluvium télogène d’une alopécie androgénétique après accouchement ?

L’effluvium post-partum est diffus, avec conservation de la densité sur le dessus du crâne et repousse spontanée. L’alopécie androgénétique féminine est localisée au sommet du crâne (élargissement de la raie centrale), ne régresse pas spontanément, et nécessite un traitement spécifique (minoxidil, anti-androgènes). Un trichogramme ou une dermoscopie du cuir chevelu permet de distinguer les deux.

La pilule contraceptive après accouchement peut-elle aggraver la chute ?

Oui, les pilules microprogestatives (utilisées pendant l’allaitement) ou les pilules combinées à fort pouvoir androgénique (norgestrel, lévonorgestrel) peuvent aggraver une chute de cheveux chez les femmes génétiquement sensibles. Les pilules à activité anti-androgénique (drospirénone, acétate de cyprotérone) sont préférables si une contraception hormonale est nécessaire et que la chute est préoccupante.

Sources

Questions fréquentes sur l’effluvium télogène

Combien de temps dure un effluvium télogène ?

La chute active dure en général 2 à 6 mois, puis s’arrête spontanément. La repousse commence en parallèle et les cheveux retrouvent leur densité habituelle en 6 à 12 mois. Si la chute dure plus de 6 mois sans s’améliorer, une consultation dermatologique est nécessaire pour rechercher une cause persistante (carence non corrigée, effluvium chronique, alopécie androgénétique sous-jacente).

Comment distinguer un effluvium télogène d’une calvitie ?

L’effluvium télogène est une chute diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu, sans zone chauve localisée – les cheveux tombent mais repoussent. La calvitie (alopécie androgénétique) est une raréfaction progressive et localisée – vertex et raie centrale chez la femme – sans repousse spontanée. Les deux peuvent coexister : un effluvium peut révéler ou aggraver une calvitie sous-jacente.

La chute de cheveux après COVID va-t-elle repousser ?

Oui – dans la grande majorité des cas, la repousse est complète. La chute post-COVID est un effluvium télogène classique, réversible. Elle survient 6 à 12 semaines après l’infection, peut être impressionnante pendant 2 à 3 mois, puis s’arrête. Les cheveux repoussent progressivement et retrouvent leur densité initiale en 3 à 6 mois. Un bilan sanguin (ferritine, TSH) est utile pour vérifier qu’aucune carence associée ne ralentit la récupération.

Peut-on prévenir l’effluvium télogène ?

On ne peut pas toujours l’empêcher – l’accouchement et le COVID en sont des exemples. En revanche, maintenir une ferritine > 50 µg/L, un apport protéique suffisant et un statut correct en zinc et vitamine D réduit l’intensité et la durée de la chute. Éviter les régimes restrictifs brutaux, particulièrement après un stress physique, limite également le risque.

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Pelade : causes, symptômes, reconnaître et traiter (nouveaux traitements 2026)


Pelade (alopecia areata) : causes, symptômes, traitements et nouvelles thérapies
La pelade, ou alopecia areata, est une maladie inflammatoire auto-immune du follicule pileux touchant environ 1 % de la population mondiale, soit plus de 600 000 personnes en France. Elle se manifeste par une chute de cheveux en plaques, sur un cuir chevelu d’apparence normale, pouvant toucher aussi bien les enfants que les adultes, les hommes comme les femmes, et tous les phototypes.

Longtemps orpheline de traitements efficaces pour les formes sévères, la pelade a connu une révolution thérapeutique majeure depuis 2022 avec l’approbation des inhibiteurs de JAK (baricitinib, ritlecitinib), première classe de médicaments à avoir démontré une efficacité significative dans les formes étendues. Son évolution reste imprévisible : 80 % des pelades localisées régressent spontanément en un an, mais les formes sévères peuvent persister des années et altérer profondément la qualité de vie.

Pelade frontale
Pelade frontale : plaque d’alopécie sur cuir chevelu d’apparence normale

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Sommaire :
Mécanisme et causes |
Formes cliniques |
Diagnostic |
Pronostic |
Traitements |
Inhibiteurs de JAK |
Stratégie selon sévérité |
Pelade de l’enfant |
Questions fréquentes

Mécanisme immunologique et causes

La pelade est une maladie auto-immune spécifique d’organe : le système immunitaire produit des lymphocytes T cytotoxiques CD8+ qui attaquent les follicules pileux en phase de croissance active (phase anagène), les faisant basculer prématurément en phase de repos (phase télogène) et provoquant la chute du cheveu.

Dans les conditions normales, le follicule pileux bénéficie d’un « privilège immunitaire » : il n’exprime pas les antigènes du Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH), ce qui le protège de la reconnaissance par les cellules immunitaires. Dans la pelade, ce privilège est perdu. Les lymphocytes CD8+ libèrent de l’interféron gamma (IFN-γ), qui déclenche une boucle d’auto-amplification inflammatoire via la voie JAK1/JAK3 – précisément la cible des nouveaux traitements.

Facteur Détail
Prédisposition génétique Concordance 55 % chez jumeaux homozygotes. Risque ×5 à ×10 si parent au 1er degré atteint. Groupes HLA favorisant les formes sévères. Lien documenté avec trisomie 21 (gène AIRE).
Facteurs environnementaux Encore largement inconnus. Rôle du stress évoqué mais non démontré statistiquement. Microbiote cutané et intestinal possiblement impliqués.
Terrain atopique Antécédents personnels ou familiaux d’atopie dans 10 % des cas.
Maladies auto-immunes associées Thyroïdites (Hashimoto, Basedow), vitiligo, psoriasis, lupus, anémie de Biermer.
Médicaments inducteurs (rares) Anti-TNF, ustekinumab, dupilumab, anti-PD1 (nivolumab, pembrolizumab).

Formes cliniques

Forme Description Pronostic
Pelade en plaques 1 ou plusieurs zones rondes d’alopécie sur cuir chevelu d’apparence normale. Forme la plus fréquente, souvent fortuite. Favorable – régression spontanée fréquente
Pelade ophiasique Bande alopécique partant de l’occiput, remontant au-dessus des oreilles. Moins favorable
Pelade décalvante totale Perte de tous les cheveux du cuir chevelu. Environ 5 % des cas. Réservé
Pelade universelle Perte de tous les poils et cheveux du corps (cuir chevelu, sourcils, cils, barbe, poils corporels). Forme la plus sévère. Réservé – JAK inhibiteurs indiqués
Pelade diffuse Raréfaction homogène sans plaques nettes. Diagnostic difficile – peut mimer effluvium télogène ou alopécie androgénétique. Variable
Pelade de la barbe Plaques sur barbe ou moustache sans atteinte du cuir chevelu. Fréquente chez l’homme adulte. Souvent favorable

💡 Atteinte des ongles : présente dans 10 à 20 % des cas. Signes évocateurs : dépressions ponctuées en « dé à coudre » (trachyonychie), érythème lunulaire en mottes. L’atteinte lunulaire inflammatoire témoigne d’une poussée évolutive sévère et constitue un signe de mauvais pronostic.

Pelade en aires
Différentes formes de pelade

Symptômes et diagnostic

La pelade est souvent de découverte fortuite : le patient ou son entourage remarque une zone sans cheveux, parfois découverte par le coiffeur. La plaque est ronde, bien délimitée, sur une peau d’apparence strictement normale – l’absence de rougeur, de squames et de cicatrices distingue la pelade de la teigne et des alopécies cicatricielles.

Examen dermatoscopique : le dermatologue utilise un dermatoscope pour visualiser les signes caractéristiques :

Signe dermoscopique Signification
Cheveux en points d’exclamation Cheveux effilés à la base, plus épais au-dessus – signe pathognomonique d’activité évolutive
Points jaunes Ostiums folliculaires vides remplis de sébum
Points noirs Cheveux cassés au niveau de l’orifice folliculaire
Cheveux coudés ou dystrophiques Signe d’activité évolutive
Lignes de Pohl-Pinkus Étranglements périodiques de la tige pilaire

Bilan biologique : aucun bilan n’est justifié en l’absence de symptôme clinique orientant. En cas de signes évoquant une dysthyroïdie : TSH, T4 libre, anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline. En cas de forme très étendue : bilan auto-immun.

Pronostic

Situation Évolution spontanée
Pelade localisée 80 % de régression spontanée en 1 an
Pelade touchant < 40 % du cuir chevelu 60 % de repousse totale sans traitement en 6 mois
Pelade décalvante évoluant depuis > 1 an 15 à 25 % de régression spontanée ou sous placebo

Facteurs de mauvais pronostic : début dans l’enfance, ancienneté > 1 an, surface atteinte > 50 %, forme ophiasique/décalvante/universelle/diffuse, cheveux en points d’exclamation à distance des zones actives, trachyonychie et érythème lunulaire unguéal.

💡 L’évolution est par nature imprévisible : des épisodes de repousse complète peuvent succéder à des rechutes, parfois rythmés par les saisons. L’impact psychologique – anxiété, repli social, atteinte de l’image de soi – justifie une prise en charge globale même dans les formes modérées.

Traitements de la pelade

Traitement Mécanisme / utilisation Indication principale
Dermocorticoïdes classe I
(propionate de clobétasol)
Application quotidienne sur les plaques. Repousse possible y compris dans les formes décalvantes. 1re intention – toutes formes
Injections intradermiques
(triamcinolone 3–10 mg/ml)
Aiguille 30G, 0,05 ml/point espacés de 0,5–1 cm. Repousse visible à 3 semaines. Séances toutes les 4–12 semaines. Pelades en plaques localisées – référence adulte > 13 ans
Minoxidil
(topique 5 % ou oral 0,5–2,5 mg/j)
Potentialise la repousse spontanée ou induite. Toujours en association, jamais en monothérapie. Adjuvant – toutes formes
Dioxyanthranol (dithranol)
short contact
Irritant local modifiant la réponse immune folliculaire. Mécanisme mal compris. Pelades en plaques modérées – adulte et enfant
Immunothérapie de contact
(DPCP, SADBE)
Eczéma de contact chronique induit modifiant l’environnement immunitaire folliculaire. Préparation magistrale, centres spécialisés uniquement. Pelades étendues résistantes – hors JAKi
Photothérapie
(PUVA, UVB, Excimer 308 nm)
PUVAthérapie efficace mais rechutes fréquentes à l’arrêt. Laser Excimer intéressant dans les formes limitées. Pelades modérées à sévères – centres spécialisés
Corticothérapie systémique
(bolus méthylprednisolone)
Bolus 250 mg ×2/j pendant 3 j répétables à 2–3 mois. Prednisone orale 0,75–1 mg/kg/j en décroissance. Urgence : poussée extensive rapide – 1er épisode
Méthotrexate
(20–25 mg/semaine)
Souvent associé à corticothérapie orale d’amorçage. Toxicité hépatique cumulative – réserver aux formes sévères résistantes. Pelades anciennes étendues – en l’absence d’accès aux JAKi

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Révolution thérapeutique : les inhibiteurs de JAK

Les inhibiteurs de JAK représentent l’avancée thérapeutique la plus importante de ces dernières décennies dans la pelade. En bloquant la voie JAK1/JAK3, ils interrompent directement la boucle inflammatoire pathologique dirigée contre les follicules pileux.

Molécule Spécialité AMM Efficacité (SALT ≤ 20)
Baricitinib ⭐ référence Olumiant® 4 mg EMA 2022 – pelade sévère adulte (> 50 % surface) 35–40 % à 36 semaines vs 5 % placebo (BRAVE-AA1/AA2)
Ritlecitinib Litfulo® 50 mg FDA 2023, EMA 2024 – adulte et adolescent dès 12 ans 23 % à 24 semaines vs 2 % placebo (ALLEGRO)
Tofacitinib Xeljanz® Hors AMM – utilisé depuis 2014 Résultats encourageants en séries de cas

⚠️ Précautions communes aux JAK inhibiteurs : bilan pré-thérapeutique complet obligatoire (NFS, bilan hépatique et lipidique, sérologies hépatites B/C et VIH, radiographie thoracique, quantiféron). Vaccins vivants atténués contre-indiqués pendant le traitement. Risque accru d’infections (zona notamment), de thromboses et d’événements cardiovasculaires. Traitement suspensif : rechute possible à l’arrêt – surveillance au long cours indispensable.

Voir la page dédiée : Inhibiteurs JAK en dermatologie – baricitinib, upadacitinib, abrocitinib

Stratégie thérapeutique selon la sévérité

Sévérité Surface atteinte Traitement recommandé
Localisée < 25 % Dermocorticoïdes classe I + injections triamcinolone toutes les 4–8 sem + minoxidil topique. Abstention-surveillance possible si épisode récent.
Modérée 25–50 % Injections intradermiques + dermocorticoïdes + immunothérapie de contact DPCP (centre spécialisé) + photothérapie (Excimer ou PUVA).
Sévère > 50 %, décalvante, universelle, ophiasique JAK inhibiteurs oraux (baricitinib 4 mg/j ou ritlecitinib 50 mg/j). Si non accessible : méthotrexate + corticothérapie d’amorçage, immunothérapie de contact spécialisée.
Urgence évolutive Extension rapide – 1er épisode Bolus de corticoïdes IV pour stopper la poussée, puis mise en place d’un traitement de fond.

Pelade de l’enfant

La pelade débute avant l’âge de 20 ans dans plus de 50 % des cas. Sa prise en charge pédiatrique présente plusieurs particularités :

Point Détail
1re ligne Dermocorticoïdes et injections intradermiques (dès 13 ans)
JAK inhibiteurs Ritlecitinib (Litfulo®) approuvé dès 12 ans pour les formes sévères. Baricitinib : pas d’AMM pédiatrique à ce jour.
Impact psychologique Souvent majeur sur l’enfant et la famille. Accompagnement psychologique et liaison avec l’école (prévention du harcèlement) essentiels.
Prothèses capillaires Prise en charge partielle par l’Assurance Maladie en cas de pelade totale ou décalvante.

Pages spécialisées du cluster pelade et alopécies

Alopécies et chute de cheveux
Chute de cheveux et alopécies – hub général
Pelade de la barbe – formes, traitements
Pseudo-pelade de Brocq – alopécie cicatricielle
Lichen plan pilaire
Minoxidil – mode d’emploi, efficacité

Traitements et examens associés
Inhibiteurs JAK en dermatologie – baricitinib, ritlecitinib
Méthotrexate en dermatologie
Dermocorticoïdes – classes et utilisation
Dermatoscopie – à quoi ça sert ?
Vitiligo – maladie auto-immune associée

⚠ Consultez rapidement si :

  • Extension rapide des plaques à plus de 50 % du cuir chevelu
  • Atteinte des sourcils ou des cils associée
  • Pelade chez un enfant de moins de 5 ans – prise en charge spécialisée
  • Pelade totale ou universelle – accès aux inhibiteurs de JAK

Questions fréquentes sur la pelade

La pelade est-elle contagieuse ?

Non. La pelade est une maladie auto-immune, pas une infection. Elle ne se transmet pas par contact ni par les cheveux. Il n’y a aucune précaution particulière à prendre vis-à-vis de l’entourage.

La pelade est-elle causée par le stress ?

Le rôle du stress est souvent évoqué et cliniquement suggéré, mais il n’est pas formellement démontré par les études contrôlées. Le stress peut perturber le système immunitaire sur un terrain génétiquement prédisposé, mais il n’est pas une cause suffisante à lui seul. La pelade elle-même est source de stress – la relation est probablement bidirectionnelle.

Les cheveux qui repoussent sont-ils définitifs ?

Pas nécessairement. La pelade est une maladie chronique évoluant par poussées : une repousse complète peut être suivie d’une rechute des mois ou des années plus tard. Les cheveux qui repoussent sont parfois initialement blancs, puis reprennent leur couleur naturelle. Sous JAK inhibiteurs, la repousse se maintient pendant le traitement mais une surveillance au long cours est nécessaire.

Le baricitinib (Olumiant®) est-il remboursé pour la pelade en France ?

Le baricitinib a obtenu une AMM européenne pour la pelade sévère en 2022. Les conditions de remboursement par l’Assurance Maladie française sont en cours de définition et d’évolution. Renseignez-vous auprès de votre dermatologue et de votre CPAM pour les modalités actuelles de prise en charge.

Quelle différence entre pelade et alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique (calvitie commune) est une perte progressive et diffuse liée aux hormones, touchant essentiellement le dessus du crâne chez l’homme (golfes frontaux, sommet) et la partie supérieure chez la femme – la peau est normale. La pelade se présente en plaques rondes bien délimitées, sur un cuir chevelu d’apparence strictement normale, avec une évolution imprévisible par poussées. La dermoscopie permet de les distinguer facilement.

Existe-t-il des associations de patients pour la pelade ?

Oui. Il existe des associations qui accompagnent les patients atteints de pelade et proposent des groupes de soutien, des informations médicales validées et une aide aux démarches administratives (remboursement prothèses capillaires, MDPH). Un accompagnement psychologique est également recommandé dans les formes sévères.

Références scientifiques

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Pelade de la barbe |
Inhibiteurs JAK |
Vitiligo |
Dermatoscopie |
Téléconsultation dermatologue

Mis à jour le 20 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

En bref : La pelade (alopecia areata) est une maladie auto-immune touchant 2 % de la population au cours de la vie. Elle provoque des plaques de calvitie rondes ou ovales, avec des cheveux en point d’exclamation en bordure. Elle peut évoluer vers une atteinte totale du cuir chevelu (pelade totalis) ou de tout le corps (pelade universalis). Les inhibiteurs de JAK représentent une avancée thérapeutique majeure depuis 2022.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Références médicales