MINOXIDIL CHEZ LA FEMME : le Minoxidil lotion, comment l’utiliser

Minoxidil chez la femme : guide d’utilisation, efficacité et effets secondaires

Le minoxidil est le seul traitement médicamenteux topique ayant fait la preuve de son efficacité dans la calvitie féminine. Mais son utilisation chez la femme comporte des spécificités importantes — dosage, effets secondaires, grossesse, hypertrichose — que ce guide détaille.

Chute de cheveux ou calvitie féminine ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Minoxidil lotion 2% femme calvitie chute de cheveux


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Pourquoi le minoxidil est-il prescrit à la femme ?

Le minoxidil est prescrit chez la femme principalement dans :

Son mécanisme d’action combine une vasodilatation périfolliulaire (amélioration de l’apport en oxygène et nutriments), une prolongation de la phase de croissance du cheveu (phase anagène), et un effet direct sur la cellule de la papille dermique via son métabolite actif, le sulfate de minoxidil.

💡 Pourquoi certaines femmes répondent mieux que d’autres ? L’activité de la sulfotransférase — l’enzyme qui convertit le minoxidil en sa forme active — varie d’une personne à l’autre. Les femmes avec une activité élevée répondent mieux. Il n’existe pas encore de test clinique disponible pour la mesurer en routine.

Minoxidil 2% ou 5% chez la femme ?

Minoxidil 2% Minoxidil 5%
AMM chez la femme ✅ Oui ⚠️ Hors AMM (AMM homme uniquement)
Efficacité Amélioration dans ~65% des cas Supérieure au 2% dans les études récentes
Risque d’hypertrichose faciale Faible Plus élevé
Tolérance locale Meilleure Légèrement plus irritant
En pratique 1er choix chez la femme Discuté en cas de réponse insuffisante au 2%

Efficacité attendue chez la femme

  • Les premiers effets (ralentissement de la chute) sont perceptibles à partir de 3 mois
  • Une repousse visible peut être observée entre le 4e et le 6e mois
  • Amélioration globale dans 65 à 70% des cas
  • Résultats optimaux obtenus chez les femmes ayant une alopécie récente (moins de 5 ans) et des follicules encore fonctionnels

💡 Traitement suspensif : les bénéfices s’estompent en 3 à 6 mois après l’arrêt. Le minoxidil ne guérit pas la calvitie — il la contrôle tant qu’il est appliqué.

Guide d’utilisation pratique — étape par étape

Étape Consigne Pourquoi
Avant l’application Cuir chevelu propre et bien sec L’humidité dilue le produit et réduit l’efficacité
Quantité 1 ml matin et soir (2 ml/jour maximum) Dose validée par les études cliniques — plus n’est pas mieux
Zone d’application Uniquement sur la zone raréfiée du cuir chevelu — pas sur tout le crâne Limite le risque d’effets secondaires systémiques
Application le soir Au moins 2 heures avant le coucher Évite le contact avec l’oreiller → risque d’hypertrichose faciale
Après l’application Se laver les mains immédiatement Évite le dépôt sur le visage ou les yeux
Shampoing Attendre 3 heures minimum après l’application Laisse le temps au produit de pénétrer
Contact accidentel visage/yeux Rincer immédiatement à grande eau Prévient l’hypertrichose faciale
Durée avant résultats Ne pas arrêter avant 6 mois La repousse est lente — arrêt prématuré = faux échec

Effets secondaires spécifiques à la femme

Hypertrichose faciale — l’effet secondaire le plus redouté

L’hypertrichose faciale (apparition ou aggravation de poils sur le visage — joues, tempes, front) est l’effet secondaire le plus préoccupant pour les femmes. Elle est liée à un contact accidentel du produit avec la peau du visage — par ruissellement, par les mains ou par contact avec l’oreiller la nuit.

Comment la prévenir :

  • Appliquer au moins 2 heures avant le coucher
  • Changer la taie d’oreiller fréquemment
  • Laver les mains immédiatement après l’application
  • Ne pas incliner la tête juste après l’application
  • Éviter le 5% si vous avez déjà un duvet facial visible

💡 Bonne nouvelle : l’hypertrichose faciale régresse spontanément en quelques mois après l’arrêt du minoxidil. Elle ne laisse pas de séquelles permanentes.

Chute initiale transitoire

Dans les 4 à 6 premières semaines, une augmentation de la chute est normale et attendue. Le minoxidil fait entrer en phase de pousse des follicules en phase de repos, provoquant leur chute synchronisée. C’est un signe que le produit agit — ne pas arrêter le traitement à ce stade.

Irritation du cuir chevelu

L’irritation locale (rougeur, picotements, sécheresse) est souvent liée non au minoxidil lui-même mais à son solvant, le propylène glycol. Les formulations sans propylène glycol (disponibles en pharmacie) sont mieux tolérées chez les peaux sensibles.

Tableau récapitulatif des effets secondaires

Effet secondaire Fréquence Conduite à tenir
Chute initiale augmentée Fréquent (4–6 semaines) Normal — persévérer
Hypertrichose faciale Peu fréquent si précautions respectées Régresse à l’arrêt — revoir technique d’application
Irritation du cuir chevelu Peu fréquent Essayer une formulation sans propylène glycol
Pellicules, dermite séborrhéique Peu fréquent Shampooing kétoconazolé si besoin
Eczéma de contact Rare Arrêter, consulter — patch-test possible
Palpitations, vertiges, baisse de tension Rare (surtout 5%) Arrêter et consulter en urgence

Minoxidil et grossesse — point crucial

⚠️ Le minoxidil est contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement. Les femmes en âge de procréer traitées par minoxidil doivent avoir une contraception efficace. En cas de grossesse survenant sous traitement, arrêter immédiatement le minoxidil et informer le médecin. Le risque fœtal des applications topiques est faible mais ne peut pas être exclu.

Minoxidil oral à faible dose chez la femme

Le minoxidil oral à très faible dose (0,25 à 1 mg/j chez la femme) est une option de plus en plus utilisée en dermatologie pour les femmes qui tolèrent mal le topique ou dont la réponse est insuffisante. Les avantages : meilleure observance, efficacité au moins équivalente, pas de contact avec le visage. Les inconvénients : effets systémiques potentiels (hypertrichose diffuse, rétention hydrique légère). Il s’agit d’un usage hors AMM, prescrit et surveillé par un dermatologue.

Noms commerciaux disponibles en France

Références scientifiques

Questions fréquentes — minoxidil femme

Le minoxidil fait-il vraiment pousser des poils sur le visage ?

Oui — si le produit entre en contact avec la peau du visage. C’est l’effet secondaire le plus fréquemment signalé chez la femme. Il survient surtout en cas d’application trop tardive le soir (contact avec l’oreiller), de ruissellement, ou de contact avec les mains. Il est entièrement réversible à l’arrêt du traitement en quelques mois. En respectant scrupuleusement les consignes d’application — cuir chevelu sec, 2 heures avant le coucher, lavage des mains immédiat — ce risque est très faible.

Peut-on utiliser le minoxidil en même temps qu’une coloration ou un shampoing traitant ?

Oui — il n’y a pas de contre-indication connue à l’association avec les colorations ou shampoings traitants. Il est simplement conseillé de ne pas laver les cheveux dans les 3 heures suivant l’application de minoxidil, et d’appliquer le minoxidil sur un cuir chevelu propre et sec. En cas de cuir chevelu irrité par une coloration, attendre la disparition de l’irritation avant de reprendre le minoxidil.

Le minoxidil est-il efficace après la ménopause ?

Oui — le minoxidil reste efficace après la ménopause. La chute de cheveux s’accélère souvent autour de la ménopause en raison de la chute des œstrogènes, et le minoxidil peut aider à la contrôler. Son efficacité n’est pas inférieure à celle observée chez les femmes plus jeunes. Il peut être combiné à un traitement hormonal de la ménopause si celui-ci est indiqué pour d’autres raisons.

Combien de temps faut-il utiliser le minoxidil ?

Le minoxidil est un traitement à vie si l’on souhaite maintenir ses bénéfices. L’arrêt du traitement entraîne la perte progressive des cheveux regagnés en 3 à 6 mois, et la chute reprend au niveau qu’elle aurait atteint sans traitement. Cela dit, certaines femmes choisissent de l’utiliser pendant quelques années pour stabiliser leur calvitie, puis d’arrêter en acceptant une évolution naturelle. La décision doit être discutée avec le dermatologue.

Voir aussi : Calvitie chez la femme / Chute de cheveux chez la femme / Effluvium télogène / Alopécie frontale fibrosante


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ALOPECIE FRONTALE FIBROSANTE : alopécie frontale et des sourcils chez la femme

Alopécie frontale fibrosante : recul de la lisière, sourcils et traitements

L’alopécie frontale fibrosante (AFF) est une forme de lichen plan pilaire provoquant un recul progressif et irréversible de la lisière capillaire frontale et temporale. Longtemps sous-diagnostiquée, sa fréquence augmente. Le diagnostic précoce est crucial — chaque mois de retard correspond à une perte définitive supplémentaire.


Téléchargez le guide complet
LICHEN PLAN
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Lisière qui recule ou sourcils qui s’éclaircissent ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Qui est concerné ?

L’AFF touche classiquement la femme ménopausée (âge moyen au diagnostic : 70 ans) mais des formes chez des femmes plus jeunes et chez l’homme sont décrites. Sa fréquence a considérablement augmenté depuis les années 2000 — une cause environnementale (crèmes solaires, produits cosmétiques) est suspectée mais non confirmée. Elle est associée à d’autres maladies auto-immunes dans 50% des cas.

Signes cliniques — comment la reconnaître ?

Signe Description Fréquence
Recul de la lisière frontale et temporale Recul symétrique et progressif en couronne, puis extension vers les oreilles et la nuque. Bande de peau pâle et lisse à la lisière Constant
Perte des sourcils Raréfaction ou disparition totale des sourcils, souvent en commençant par la partie externe. Peut précéder la chute des cheveux 80% des cas
Prurit et brûlures à la lisière Démangeaisons ou sensations de brûlure au niveau de la zone de progression — signe d’activité de la maladie Variable
Hyperkératose folliculaire périfrontale Petites squames autour des follicules à la lisière — signe d’activité inflammatoire Fréquent en phase active
Perte des poils du visage Poils des bras, duvet facial, cils peuvent aussi être atteints Moins fréquent
Veines temporales saillantes Les veines temporales deviennent plus visibles à mesure que la lisière recule Signe associé caractéristique

Dermoscopie — ce que voit le dermatologue

L’examen au dermoscope de la lisière capillaire est essentiel pour évaluer l’activité de la maladie :

  • En phase active : hyperkératose folliculaire et rougeur (érythème) périfolliculaire à la lisière — signe d’inflammation active
  • Signe clé : disparition des cheveux fins et des duvets de la ligne frontale — les petits poils de lanugo qui bordent normalement la lisière disparaissent en premier
  • En phase cicatricielle : taches blanches cicatricielles correspondant aux follicules détruits

💡 Signe précoce à surveiller : la disparition des petits poils de duvet sur la ligne frontale précède souvent le recul visible de la lisière. C’est le premier signal d’alarme à ne pas manquer.

Traitements disponibles

Traitement Objectif Remarque
Dermocorticoïdes de classe I (clobétasol) sur la zone active Stopper l’inflammation en cours Application sur la lisière active uniquement — pas sur le cuir chevelu entier
Corticoïdes oraux ou intramusculaires Formes rapidement progressives Sur prescription spécialisée, durée limitée
Antipaludéens de synthèse — hydroxychloroquine 200 mg/j (Plaquenil®) ou chloroquine (Nivaquine®) Traitement de fond anti-inflammatoire Bilan ophtalmologique préalable obligatoire. Résultats variables
Inhibiteurs de la 5-alpha réductase — finastéride (finastéride) ou dutastéride Stabiliser la maladie (hors AMM) Résultats encourageants dans certaines études — utilisés hors AMM

⚠️ L’AFF est une alopécie cicatricielle irréversible. Les cheveux perdus ne repoussent pas. L’objectif du traitement est uniquement de stopper la progression — pas de faire repousser les cheveux perdus. 25% des patientes ne répondent pas au traitement ou s’aggravent malgré les soins. Plus le diagnostic est précoce, moins les séquelles sont importantes.

Pronostic

L’évolution est imprévisible. La maladie peut progresser lentement sur des années, s’arrêter spontanément ou s’aggraver rapidement. Les signes d’activité (prurit, hyperkératose folliculaire, érythème à la dermoscopie) indiquent une progression en cours et nécessitent une intensification du traitement. Un suivi dermatologique régulier — au moins tous les 6 mois — est indispensable.

Sources

Questions fréquentes sur l’alopécie frontale fibrosante

Peut-on guérir de l’alopécie frontale fibrosante ?

Non — l’AFF est une alopécie cicatricielle irréversible. Les follicules détruits par l’inflammation ne se régénèrent pas. Le traitement permet dans les meilleurs cas de stopper complètement la progression et d’éviter de nouvelles pertes. Les cheveux déjà perdus, eux, ne repoussent pas. C’est pourquoi le diagnostic et le traitement les plus précoces possible sont essentiels — chaque mois non traité correspond à une lisière définitivement perdue.

L’alopécie frontale fibrosante touche-t-elle uniquement les femmes ménopausées ?

Non — bien que la femme post-ménopausée (âge moyen 70 ans) soit la cible principale, des formes chez des femmes plus jeunes (parfois avant 40 ans) et chez l’homme sont documentées. Chez l’homme, l’AFF peut passer inaperçue car elle est souvent masquée par une alopécie androgénétique coexistante. Un dermatologue peut la détecter à la dermoscopie même dans ces formes atypiques.

Quels sont les premiers signes à ne pas manquer ?

Le signe le plus précoce et le plus caractéristique est la disparition des petits poils de duvet (lanugo) sur la ligne frontale — ces fins cheveux qui bordent normalement la lisière. La raréfaction des sourcils, surtout de leur partie externe, est également un signal d’alarme précoce présent dans 80% des cas. La rougeur ou les démangeaisons à la lisière frontale signalent une phase active. Si vous observez ces signes, consultez rapidement un dermatologue.

Le traitement par finastéride est-il efficace contre l’AFF chez la femme ?

Le finastéride (et le dutastéride) sont utilisés hors AMM dans l’AFF chez la femme, avec des résultats variables selon les études. Certaines patientes bénéficient d’une stabilisation, d’autres ne répondent pas. Ces traitements sont formellement contre-indiqués chez la femme en âge de procréer sans contraception efficace (risque de malformations fœtales). Ils peuvent être envisagés chez la femme ménopausée après discussion du rapport bénéfice/risque avec un dermatologue spécialisé.

Voir aussi : Lichen plan pilaire / Chute de cheveux chez la femme / Finastéride


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

CROUTES DE LAIT : croûtes de lait du bébé

Croûtes de lait bébé : causes, traitement et quand s’inquiéter

Les croûtes de lait — plaques jaunâtres grasses sur le cuir chevelu du nourrisson — inquiètent beaucoup de parents alors qu’elles sont dans la grande majorité des cas totalement bénignes et transitoires. Elles concernent environ 70 % des nourrissons dans les premiers mois de vie. Pourtant, leur aspect peut varier, s’étendre, ou dans de rares cas signaler une dermatose nécessitant un traitement spécifique. Ce guide fait le point sur ce qu’elles sont vraiment, comment les traiter à domicile, et ce qui doit faire consulter.

Croûtes de lait étendues, rouges ou persistantes après 12 mois ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Ce que sont les croûtes de lait |
Causes et mécanisme |
Traitement à domicile |
Erreurs à éviter |
Quand ça s’étend |
Signes d’alarme |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que les croûtes de lait exactement ?

Le terme « croûtes de lait » est un nom populaire — le terme médical est dermite séborrhéique du nourrisson, ou capitis seborrheica. C’est une dermatose inflammatoire bénigne liée à une hypersécrétion transitoire des glandes sébacées du cuir chevelu du bébé, stimulées par les hormones maternelles transmises in utero et qui persistent dans l’organisme du nourrisson pendant les premières semaines ou mois de vie.

Contrairement à ce que le nom « croûtes de lait » laisse entendre, elles n’ont aucun lien avec l’allaitement maternel ni avec le lait artificiel — leur présence ou absence ne dépend pas du mode d’alimentation du bébé.

Elles se présentent comme des squames grasses jaunâtres ou blanchâtres, légèrement adhérentes, formant des plaques sur le cuir chevelu — parfois épaisses comme une croûte de pain, parfois fines et diffuses. Le cuir chevelu sous-jacent peut être légèrement rougeâtre. Le bébé ne les ressent pas — pas de démangeaisons, pas de douleur, pas d’inconfort.

Causes et mécanisme

Le mécanisme est double. D’une part, les glandes sébacées du nourrisson sont activées par les androgènes maternels reçus in utero — elles produisent un excès de sébum dans les premières semaines de vie puis s’atrophient progressivement. D’autre part, comme chez l’adulte atteint de dermite séborrhéique, les levures Malassezia naturellement présentes sur la peau participent à la réaction inflammatoire en métabolisant les lipides du sébum.

Ces deux mécanismes combinés expliquent pourquoi les croûtes de lait apparaissent dans les premières semaines de vie et disparaissent spontanément avant 12 mois dans la grande majorité des cas, au fil de la décroissance naturelle des androgènes maternels.

La prédisposition familiale joue un rôle — un enfant dont un parent a une dermite séborrhéique chronique ou un terrain atopique a plus de risques de présenter des croûtes de lait persistantes.

Traitement à domicile — protocole pas à pas

Les croûtes de lait légères à modérées se traitent efficacement à domicile avec trois étapes simples. L’objectif est de ramollir les croûtes pour les décoller sans traumatiser le cuir chevelu.

Étape 1 — Ramollir les croûtes (soir) : appliquer une fine couche d’huile végétale (huile d’amande douce, huile de coco, ou simplement vaseline) sur le cuir chevelu du bébé. Couvrir d’un bonnet de coton propre et laisser agir toute la nuit. L’huile ramollit les squames adhérentes et facilite leur décollement sans traumatisme.

Étape 2 — Peigner doucement (le matin) : après la nuit d’application, peigner délicatement le cuir chevelu avec une brosse à poils très souples (brosse de bébé en poils naturels) pour décoller les squames ramollies. Ne pas insister ni gratter — les croûtes se détachent progressivement en plusieurs séances.

Étape 3 — Shampoing adapté : laver le cuir chevelu avec un shampoing doux sans parfum pour nourrissons (pH neutre, sans sulfates agressifs) pour éliminer l’huile et les squames décollées. Rincer abondamment à l’eau tiède. Sécher par tamponnement doux — ne pas frotter.

Ce protocole peut être répété 2 à 3 fois par semaine jusqu’à disparition complète des croûtes. La patience est essentielle — les croûtes épaisses peuvent nécessiter 2 à 4 semaines de traitement régulier.

En cas de persistance après 4 semaines de soins réguliers : shampoing à la piroctone olamine ou au kétoconazole 2 % (Kelual DS®, Kétoderm® shampooing) sur avis médical — efficacité démontrée sur la composante fongique à Malassezia. À ne pas utiliser sans avis médical chez le nourrisson de moins de 3 mois.

Erreurs fréquentes à éviter absolument

⚠️ Ne jamais gratter les croûtes avec les ongles ou un peigne à dents fines — risque de plaie, de saignement et de surinfection bactérienne. Les croûtes se décollent uniquement après ramollissement préalable à l’huile.

Ne pas utiliser de dermocorticoïdes en automédication — les cortisones topiques ne sont pas indiquées dans la dermite séborrhéique non compliquée du nourrisson et peuvent provoquer une atrophie cutanée sur le crâne fin du bébé. Leur utilisation est réservée aux formes avec inflammation cutanée importante, sur prescription médicale.

Ne pas appliquer de talc sur le cuir chevelu — le talc ne traite pas les croûtes et peut irriter les voies respiratoires du nourrisson par inhalation.

Ne pas arrêter l’allaitement — les croûtes de lait n’ont aucun lien avec le lait maternel ni artificiel. Modifier l’alimentation du bébé ou de la mère n’a aucun effet sur les croûtes.

Ne pas laisser une surépaisseur importante de croûtes s’accumuler sans traitement — les croûtes très épaisses non traitées peuvent macérer, se surinfecter (impétigo) et provoquer une inflammation plus difficile à traiter.

Quand les croûtes de lait s’étendent — dermite séborrhéique généralisée

Dans certains cas, la dermite séborrhéique du nourrisson ne reste pas confinée au cuir chevelu — elle peut s’étendre à d’autres zones séborrhéiques : sourcils, derrière les oreilles, plis du cou, aisselles, aine. On parle alors de dermite séborrhéique généralisée du nourrisson.

Cette forme étendue doit être distinguée de la dermatite atopique débutante — distinction parfois difficile car les deux peuvent coexister. Les critères orientant vers la dermite séborrhéique sont : début précoce (avant 3 mois), absence de démangeaisons, atteinte des plis sans sécheresse cutanée généralisée, aspect graisseux des squames. La dermatite atopique débute plutôt après 3 mois, avec sécheresse cutanée généralisée, démangeaisons et terrain familial allergique.

La forme très sévère et généralisée du nourrisson — érythrodermie de Leiner-Moussous — est exceptionnelle. Elle associe une dermite séborrhéique généralisée avec érythrodermie (rougeur de plus de 90 % de la surface corporelle), diarrhée et altération de l’état général — nécessite une hospitalisation urgente.

Signes d’alarme — quand consulter rapidement

⚠️ Consultez rapidement si :

— Croûtes accompagnées de fièvre chez le nourrisson
— Plaques suintantes, croûtées miel évoquant un impétigo surinfecté
— Extension rapide à tout le corps avec rougeur généralisée
— Persistance des croûtes après l’âge de 12 mois — réévaluer le diagnostic
— Croûtes associées à une chute des cheveux — éliminer une teigne
— Bébé qui se gratte activement le cuir chevelu — la dermite séborrhéique ne démange pas, le prurit oriente vers une autre cause
Plaques alopéciques (sans cheveux) — teigne à éliminer impérativement

Questions fréquentes

Les croûtes de lait disparaissent-elles toutes seules sans traitement ?
Oui dans la grande majorité des cas — elles régressent spontanément avant l’âge de 6 à 12 mois, au fil de la disparition des androgènes maternels. Cependant, sans soins réguliers, elles peuvent s’épaissir, macérer et se surinfecter. Le protocole huile + brosse douce + shampoing adapté accélère la résolution et prévient les complications. Si elles persistent après 12 mois, consulter pour réévaluer le diagnostic.

Allaitement et croûtes de lait — y a-t-il un lien ?
Aucun — c’est l’un des grands malentendus sur ce sujet. Le terme « croûtes de lait » est trompeur : il ne s’agit pas d’une réaction au lait maternel ou artificiel. La cause est hormonale (androgènes maternels) et fongique (Malassezia), pas alimentaire. Inutile donc de modifier l’alimentation du bébé ou de la mère allaiter.

Quelle huile utiliser pour enlever les croûtes de lait ?
L’huile d’amande douce est la référence traditionnelle — bonne tolérance cutanée, facile à trouver en pharmacie. L’huile de coco a une légère activité antifongique naturelle qui peut être bénéfique. La vaseline (gelée de pétrole) fonctionne aussi très bien comme ramollissant pur. Éviter les huiles essentielles pures (irritantes et contre-indiquées chez le nourrisson), l’huile d’olive (acidité potentiellement irritante sur peau fine du bébé) et les huiles parfumées.

Mon bébé a des croûtes de lait et de l’eczéma — c’est lié ?
Pas directement — dermite séborrhéique et dermatite atopique sont deux maladies distinctes, mais elles peuvent coexister chez le même bébé. La dermite séborrhéique précoce (avant 3 mois) ne prédit pas le développement d’une dermatite atopique ultérieure. En revanche, un bébé atopique peut avoir plus de difficulté à se débarrasser de ses croûtes de lait car sa barrière cutanée est constitutionnellement fragilisée.

Peut-on utiliser le Kétoderm chez un bébé ?
Le kétoconazole (Kétoderm® shampooing) peut être utilisé chez le nourrisson de plus de 3 mois sur avis médical pour les formes résistantes aux soins locaux simples. Son utilisation avant 3 mois ou sans avis médical n’est pas recommandée. Le pédiatre ou le dermatologue détermine si l’indication est justifiée et précise la fréquence d’utilisation adaptée à l’âge.

Voir aussi : Boutons du nouveau-né — érythème toxique, milia, acné néonatale | Dermite séborrhéique de l’adulte | Dermatite atopique du nourrisson | Croûtes du cuir chevelu — toutes causes


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

PROBLEME CUIR CHEVELU : problèmes du cuir chevelu

Problèmes de cuir chevelu : démangeaisons, pellicules, boutons et plaques

Les problèmes de cuir chevelu sont parmi les motifs les plus fréquents de consultation dermatologique. Derrière un simple prurit ou des pellicules persistantes peuvent se cacher des maladies très différentes : infection fongique ou bactérienne, allergie de contact, maladie inflammatoire chronique — ou une folliculite cicatricielle qui détruira les follicules pileux définitivement si elle n’est pas traitée à temps. Le diagnostic repose sur l’examen clinique, un prélèvement mycologique ou bactériologique, parfois une biopsie.

Boutons persistants, pellicules résistantes ou chute de cheveux associée ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Démangeaisons |
Pellicules |
Folliculites non cicatricielles |
Folliculites cicatricielles |
Teigne |
Tableau de synthèse |
Signes d’alarme |
Questions fréquentes

Démangeaisons du cuir chevelu

La première étape face à un cuir chevelu qui gratte est de demander à quelqu’un d’examiner le cuir chevelu sous bonne lumière — poux, lentes et teigne débutante peuvent passer inaperçus à l’auto-examen. Le schéma diagnostique diffère selon qu’il existe ou non des lésions visibles.

Démangeaisons sans lésions visibles

L’irritation de contact est la cause la plus fréquente : teintures, permanentes, shampoings trop agressifs ou insuffisamment rincés, produits coiffants. Bien rincer les cheveux après chaque soin est souvent suffisant pour résoudre ces démangeaisons. L’eczéma de contact allergique à un produit capillaire se manifeste par un prurit intense avec peu de lésions, prédominant sur la nuque et le pourtour du visage — le patch-test identifie l’allergène responsable. La dermite séborrhéique débutante peut provoquer des picotements et démangeaisons avant que les pellicules grasses ne soient visibles. Les poux donnent initialement une sensation de grattement ou de mouvement sous les cheveux avant que les lentes soient repérables. Le zona du cuir chevelu débute par des démangeaisons ou brûlures unilatérales — les vésicules douloureuses apparaissent dans les jours suivants et imposent une consultation rapide (zona ophtalmique possible si atteinte du front). La névralgie d’Arnold (irritation du nerf grand occipital) provoque des démangeaisons et douleurs en éclair du cuir chevelu postérieur. Certains médicaments, notamment les bêta-bloquants, peuvent induire des démangeaisons cutanées diffuses incluant le cuir chevelu.

Démangeaisons avec pellicules

L’association démangeaisons + pellicules oriente vers une dermite séborrhéique (pellicules grasses jaunâtres, ailes du nez et sourcils également atteints) ou un psoriasis du cuir chevelu (squames épaisses blanchâtres, plaques débordant sur le front et la nuque). Chez l’enfant, cette association peut traduire une teigne débutante — les shampoings antipelliculaires ne la traitent pas. Les cheveux gras sont eux-mêmes aggravés par le stress, qui stimule la sécrétion de sébum via le cortisol : fréquent en période d’examens.

Voir l’article démangeaison du cuir chevelu

Rougeur, pellicules et démangeaisons du cuir chevelu


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Pellicules dans les cheveux

Normalement, le cuir chevelu se renouvelle en éliminant imperceptiblement ses cellules superficielles. Les pellicules apparaissent quand ce renouvellement s’accélère et produit des squames visibles, plus épaisses et en grand nombre. On distingue deux types aux causes et traitements différents.

Les pellicules sèches — petites, légères, tombant comme des flocons sur les vêtements — surviennent sur un cuir chevelu sec. L’erreur fréquente est de les traiter avec un shampoing antipelliculaire puissant, qui aggrave la sécheresse et entretient le cycle. Il faut au contraire utiliser un shampoing doux pour cuir chevelu sec.

Les pellicules grasses — épaisses, jaunâtres, adhérentes — surviennent sur un cuir chevelu séborrhéique. Elles sont caractéristiques de la dermite séborrhéique, liée à la prolifération de Malassezia furfur. Même piège à éviter : laver trop fréquemment un cuir chevelu gras l’assèche, ce qui stimule en réaction une séborrhée encore plus importante. Traitement : shampoings antifongiques (kétoconazole, ciclopirox, pyrithione de zinc), en alternance avec un shampoing doux. Un traitement d’entretien périodique est souvent nécessaire pour éviter les rechutes.

Le psoriasis du cuir chevelu donne des squames épaisses et blanchâtres avec des plaques rouges prurigineuses bien délimitées, débordant souvent sur le front, la nuque et derrière les oreilles. Il est souvent associé à des plaques psoriasiques sur le reste du corps. Il ne répond pas aux antifongiques mais aux dermocorticoïdes et à la vitamine D3 topique.

💡 Chez l’enfant : des pellicules associées à une zone alopécique doivent faire consulter en urgence — il peut s’agir d’une teigne nécessitant un antifongique oral. Les shampoings antipelliculaires sont inefficaces sur la teigne et retardent le traitement.


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Boutons sur le cuir chevelu — folliculites non cicatricielles

Face à des boutons du cuir chevelu, la première question diagnostique est capitale : y a-t-il une perte de cheveux associée, et est-elle réversible ou définitive ? Les folliculites non cicatricielles — les plus fréquentes — permettent une repousse complète après traitement. Les folliculites cicatricielles (section suivante) détruisent les follicules progressivement et imposent une consultation rapide.

Folliculite du cuir chevelu — pustules folliculaires multiples

1. Folliculite à Malassezia — cause la plus fréquente

La levure Malassezia colonise normalement le cuir chevelu mais peut proliférer et provoquer des pustules folliculaires. Elle survient souvent dans le cadre d’une dermite séborrhéique — pellicules grasses et irritation diffuse associées. Plus fréquente chez les immunodéprimés. Traitement : shampoings et crèmes antifongiques (kétoconazole 2 %, ciclopirox). Un traitement d’entretien est souvent nécessaire pour prévenir les rechutes.

2. Folliculite à Cutibacterium acnes

Folliculite du cuir chevelu à Cutibacterium acnes — aspect similaire à l'acné

C. acnes — bactérie de l’acné — peut provoquer des folliculites récidivantes du cuir chevelu chez les personnes acnéiques traitées au long cours par cyclines. Les pustules reprennent rapidement à l’arrêt des antibiotiques. Traitement : peroxyde de benzoyle, antibiotiques locaux et oraux. La solution la plus durable est l’isotrétinoïne à faible dose (5-10 mg/j), qui apporte une amélioration plus prolongée.

3. Folliculite à Demodex

L’acarien Demodex folliculorum peut proliférer dans les follicules du cuir chevelu, surtout avec l’âge. Traitement identique à la démodécidose : ivermectine orale ou topique, métronidazole.

4. Folliculite à bactéries Gram négatives

Rare. Pustules récidivantes sans atteinte du visage. La bactérie la plus fréquente est Citrobacter koseri. Un prélèvement bactériologique est indispensable pour identifier l’agent et adapter l’antibiothérapie.

Folliculites cicatricielles — alopécie définitive possible

🚨 Ces formes sont rares mais graves. Elles détruisent progressivement les follicules pileux. Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour limiter l’alopécie définitive. Toute perte de cheveux dans la zone des boutons doit conduire à une consultation dermatologique rapide.

Folliculite décalvante de Quinquaud

Folliculite chronique progressive touchant principalement les hommes, souvent à peau noire, débutant au vertex. Pustules folliculaires évoluant vers des croûtes, puis une alopécie cicatricielle à bords blanc nacré. Signe évocateur caractéristique : la folliculite en touffes (polytrichie) — plusieurs poils sortant du même follicule. Traitement : doxycycline 100-200 mg/j pendant 6 à 12 mois minimum (effet suspensif). En cas d’échec : rifampicine seule ou associée (clindamycine, acide fusidique), gluconate de zinc, isotrétinoïne, anti-TNFα.

Cellulite disséquante du cuir chevelu

Touche surtout les hommes de 20 à 40 ans. Nodules fermes évoluant vers des abcès intercommunicants douloureux, réalisant un aspect cérébriforme du cuir chevelu. Peut s’associer à une acné conglobata et une hidrosadénite suppurative (triade acnéique). Traitement : incision-drainage, antibiotiques antistaphylococciques, isotrétinoïne 0,5-1 mg/kg/j, infiltrations de corticoïdes, anti-TNFα et laser Nd:YAG dans les formes sévères.

Folliculite fibrosante de la nuque (acné chéloïdienne)

Touche principalement les hommes jeunes à peau noire, sur la nuque. Voir l’article dédié : acné chéloïdienne de la nuque.

Pustulose érosive du cuir chevelu

Touche surtout les femmes âgées, souvent après un traumatisme local ou traitement de kératoses actiniques. Pustules superficielles au vertex évoluant vers des plaques érosives croûteuses puis alopécie cicatricielle. Traitement : dermocorticoïdes de niveau I (Dermoval®) en première intention. Isotrétinoïne, dapsone ou gluconate de zinc en deuxième intention.

Voir l’article complet sur les boutons du cuir chevelu

📚 Folliculite décalvante — revue multicentrique — PubMed

Teigne — mycose du cuir chevelu (tinea capitis)

La teigne est une mycose du cuir chevelu due à des dermatophytes. Elle touche principalement les enfants et débute souvent par des démangeaisons résistant aux traitements habituels, avant d’évoluer vers des plaques de cheveux cassés à ras engluées dans des squames.

Teigne trichophytique — plaques multiples de cheveux cassés à ras

Types de teigne selon le champignon

Les dermatophytes se répartissent en trois groupes. Les dermatophytes zoophiles proviennent des animaux — le principal est Microsporum canis (chat, chien, hamster), qui donne la teigne microsporique : 1 à 2 grandes plaques où les cheveux sont cassés à 1 cm, fluorescentes en lampe de Wood, plus difficiles à traiter. Les dermatophytes anthropophiles se transmettent entre humains — directement ou via bonnets, oreillers, peignes — et donnent la teigne trichophytique : nombreuses petites plaques de quelques millimètres, cheveux cassés à ras. Les dermatophytes géophiles proviennent du sol — très rares en France. En dermoscopie, des codes-barres et zigzags sur le cheveu évoquent une teigne microsporique.

Teigne microsporique — grande plaque unique fluorescente en lampe de Wood
Teigne à Microsporum canis — transmission par le chat

Le kérion — forme inflammatoire sévère

Le kérion est une réaction immunitaire intense formant une plaque rouge gonflée recouverte de pus, douloureuse, qui peut simuler un abcès. Il peut laisser une alopécie cicatricielle définitive si non traité rapidement. Ne jamais inciser ni prescrire des antibiotiques seuls — le traitement antifongique oral est indispensable.

Kérion — forme inflammatoire sévère de teigne avec collection purulente

Traitement de la teigne

Un prélèvement mycologique est indispensable avant traitement (grattage indolore des squames et cheveux cassés). Le traitement local seul (crème antifongique) est insuffisant — un antifongique oral est obligatoire. Chez l’enfant de plus de 10 kg : terbinafine 4 semaines pour les teignes trichophytiques (62,5 mg/j de 10 à 20 kg, 125 mg/j de 21 à 40 kg, 250 mg/j au-delà), itraconazole 6 semaines pour les teignes microsporiques (50 mg/j de 10 à 20 kg, 100 mg/j au-delà). En dessous de 10 kg, orientation hospitalière. Contrôle clinique et mycologique recommandé à 4 semaines. L’éviction scolaire n’est plus obligatoire sous couvert d’un certificat médical attestant le traitement en cours.

Voir l’article complet sur la teigne

Teigne inflammatoire — pustules et rougeur du cuir chevelu
Teigne avec squames abondantes

Tableau de synthèse — diagnostic rapide

Cause Aspect typique Élément clé Traitement
Dermite séborrhéique Pellicules grasses jaunâtres, démangeaisons Ailes du nez et sourcils aussi touchés Shampoing antifongique (kétoconazole)
Psoriasis cuir chevelu Squames épaisses blanches, plaques rouges Plaques sur corps (coudes, genoux) Dermocorticoïdes, vitamine D3 topique
Eczéma cuir chevelu Plaques rouges prurigineuses, surtout nuque Terrain atopique, allergie produit capillaire Dermocorticoïdes, patch-tests si contact
Poux de tête Prurit intense, boutons nuque, lentes Lentes vivantes à moins d’1,5 cm, adhérentes Diméticone ou kétoconazole topique
Teigne (enfant) Plaques alopéciques, cheveux cassés à ras Prélèvement mycologique obligatoire Antifongique oral (terbinafine / itraconazole)
Folliculite décalvante Pustules + cheveux en touffes + alopécie vertex Homme adulte, bords blanc nacré — alopécie définitive Doxycycline longue durée
Cellulite disséquante Abcès intercommunicants douloureux Homme 20-40 ans, aspect cérébriforme Isotrétinoïne, incision-drainage, anti-TNFα
Zona cuir chevelu Vésicules unilatérales douloureuses Douleur précède les lésions, suit un dermatome Antiviral oral urgent — ophtalmologue si front

Signes d’alarme — quand consulter rapidement

🚨 Consulter rapidement si : perte de cheveux dans la zone des boutons, zones alopéciques qui s’étendent progressivement, abcès douloureux fluctuants avec fièvre, lésions évoluant vers des cicatrices ou plaques lisses sans repousse, boutons persistants depuis plus de 4 semaines malgré traitement, teigne suspectée chez l’enfant (risque d’alopécie cicatricielle définitive en cas de kérion non traité), vésicules unilatérales douloureuses sur le front ou autour de l’œil (zona ophtalmique — urgence ophtalmologique).

Problème persistant ou chute de cheveux associée ? Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation souvent dès le lendemain.
📅 Prendre rendez-vous en téléconsultation

Questions fréquentes sur les problèmes de cuir chevelu

Pourquoi mon cuir chevelu gratte-t-il davantage en période de stress ou avant les examens ?
Le stress augmente la sécrétion de sébum via le cortisol et les androgènes, favorisant la prolifération de Malassezia et la dermite séborrhéique. La fatigue, un lavage moins fréquent et des cheveux plus longs (tirant sur les racines et stimulant les glandes sébacées) aggravent le phénomène. Un shampoing doux en alternance avec un shampoing antifongique (kétoconazole) suffit dans la plupart des cas. Si les démangeaisons persistent après la période de stress, une consultation est recommandée.

Les boutons du cuir chevelu peuvent-ils faire tomber les cheveux définitivement ?
Oui, dans les formes cicatricielles — folliculite décalvante, cellulite disséquante, pustulose érosive. Ces maladies détruisent progressivement les follicules pileux et la perte est définitive dans les zones atteintes. À l’inverse, les folliculites non cicatricielles (à Malassezia, à C. acnes) n’entraînent pas de chute définitive une fois traitées. Toute perte de cheveux associée à des boutons impose une consultation rapide.

Comment distinguer dermite séborrhéique et psoriasis du cuir chevelu ?
La dermite séborrhéique donne des pellicules grasses jaunâtres, s’étend aux ailes du nez et aux sourcils, et répond bien aux antifongiques (kétoconazole). Le psoriasis donne des squames épaisses blanches avec des plaques bien délimitées débordant sur le front et la nuque, souvent associé à des plaques sur le corps (coudes, genoux). Il répond aux dermocorticoïdes et à la vitamine D3 topique, pas aux antifongiques. En cas de doute, le dermatologue peut pratiquer une biopsie pour trancher.

L’éviction scolaire est-elle obligatoire en cas de teigne ?
Non depuis 2021. L’éviction scolaire n’est plus obligatoire à condition de présenter un certificat médical attestant que l’enfant est sous traitement antifongique oral. Un contrôle clinique et mycologique est recommandé à 4 semaines. Pour les teignes anthropophiles (transmissibles entre humains), le médecin informera les parents des autres enfants afin qu’ils fassent examiner leurs enfants.

Comment traiter des boutons du cuir chevelu à la maison en attendant la consultation ?
Un shampoing antifongique kétoconazole 2 % (vendu sans ordonnance en pharmacie) peut aider en cas de folliculite à Malassezia suspectée. Éviter de percer les boutons (risque de dissémination bactérienne). Utiliser une brosse à poils doux, éviter le sèche-cheveux trop chaud et trop près du cuir chevelu. Si les lésions persistent plus de 3 semaines ou si une chute de cheveux est associée, ne pas attendre — un prélèvement bactériologique ou mycologique peut être nécessaire pour cibler le traitement.

Quelle différence entre folliculite décalvante et cellulite disséquante ?
La folliculite décalvante de Quinquaud se manifeste par des pustules folliculaires évoluant vers une alopécie cicatricielle au vertex, avec un aspect caractéristique de cheveux en touffes (polytrichie). La cellulite disséquante donne plutôt des abcès intercommunicants douloureux réalisant un aspect cérébriforme du cuir chevelu. Les deux nécessitent un traitement antibiotique prolongé et un suivi dermatologique régulier — et les deux peuvent laisser une alopécie définitive si non traitées précocement.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ZONE SANS POILS DE BARBE : la pelade de la barbe

Pelade de la barbe : causes, diagnostic et traitements

Une zone ronde sans poils qui apparaît dans la barbe, sans rougeur ni squames — c’est la présentation typique de la pelade de la barbe. Maladie auto-immune touchant 1 % de la population, elle peut survenir à tout âge et affecter les deux sexes. Son évolution est imprévisible mais le pronostic des formes localisées est favorable : environ 80 % des pelades localisées repoussent spontanément en un an.

Zone sans poils dans la barbe, chute de cheveux ou question sur le traitement ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
PELADE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Causes |
Diagnostic |
Bilan |
Pronostic |
Traitements |
Questions fréquentes

Causes de la pelade

Pelade de la barbe — zone arrondie sans poils

La pelade résulte d’une destruction des bulbes pileux par les cellules du système immunitaire. La cause exacte reste partiellement élucidée :

Mécanisme auto-immun : les lymphocytes CD8 produisent de l’interféron gamma en excès, qui augmente la sécrétion d’IL-15 par les cellules folliculaires via les Janus kinases (JAK) 1. Ce processus déclenche une boucle d’auto-activation inflammatoire par la voie JAK 1/3 qui cible spécifiquement le follicule pileux. Les maladies auto-immunes associées (thyroïdites, vitiligo, lupus) sont plus fréquentes chez les patients pelades.

Composante génétique : environ un tiers des patients ont un antécédent familial. Chez les jumeaux homozygotes, la concordance est d’environ 50 % — le risque est multiplié par 5 à 10 quand un parent du premier degré est atteint. La pelade survient donc sur un terrain génétique prédisposé mais ne suit pas une hérédité simple.

Facteurs déclenchants : le rôle du stress et des chocs émotionnels est souvent évoqué mais difficile à prouver formellement. Le microbiote intestinal et cutané pourrait également jouer un rôle — des repousses partielles ont été observées après transplantation fécale dans des cas rapportés. Certains médicaments peuvent induire une pelade de manière rare : anti-TNF, ustékinumab, dupilumab, anti-PD-1 (nivolumab, pembrolizumab).

Diagnostic — reconnaître la pelade de la barbe

La pelade de la barbe se présente le plus souvent comme des zones rondes, de quelques centimètres de diamètre, sans poils. Plusieurs éléments permettent de la distinguer des autres causes d’alopécie localisée :

Caractéristique Pelade Teigne (mycose) Cicatricielle
Peau dans la zone Normale, lisse Squames, inflammation Atrophiée, fibreuse
Squames Absentes Présentes Variables
Repousse possible Oui — 80 % des formes localisées Oui après traitement Non
Contours Nets, arrondis Irréguliers Variables

Dermoscopie : le dermatoscope permet de visualiser des signes spécifiques — poils en points d’exclamation (signe pathognomonique), poils dystrophiques, points jaunes, points noirs, poils coudés, lignes de Pohl-Pinkus. Ces éléments confirment le diagnostic et orientent le pronostic.

Autres localisations : la pelade peut toucher simultanément les cheveux, les sourcils, les cils et les ongles (dépressions ponctuées en dé à coudre, trachyonychie, érythème lunulaire). La pelade universelle — perte complète de tous les poils et cheveux — est la forme la plus sévère et la moins réversible.

La pelade apparaît dans plus de 50 % des cas avant l’âge de 20 ans. Elle évolue par poussées dont le déclenchement peut paraître aléatoire, parfois rythmé par les saisons.

Bilan biologique

Dans la grande majorité des formes localisées simples, aucun bilan n’est justifié. Un bilan est indiqué en cas de signes cliniques évocateurs d’une maladie auto-immune associée :

— Dosage des hormones thyroïdiennes (TSH) et anticorps anti-thyroïdiens (anti-TPO, anti-thyroglobuline) en cas de symptômes thyroïdiens ou d’antécédents familiaux de thyroïdite.
— Bilan auto-immun élargi si d’autres maladies sont suspectées (lupus, anémie de Biermer) selon le tableau clinique.
— Prélèvement mycologique si un doute diagnostique persiste avec une teigne.

Pronostic

Bon pronostic : forme localisée, étendue limitée, début récent, pas d’atteinte unguéale. Environ 80 % des pelades localisées repoussent spontanément en un an.

Signes de mauvais pronostic :

Facteur Impact
Début tôt dans la vie avec forme étendue Pronostic défavorable
Ancienneté de l’épisode (> 1 an) Repousse spontanée moins probable
Surface atteinte étendue (pelade totale ou universelle) Pronostic défavorable
Trachyonychie, érythème lunulaire Marqueur de sévérité

Traitements de la pelade de la barbe

Il n’existe pas de traitement standardisé ni de consensus établi — les options sont nombreuses et leur efficacité variable selon les patients. Voici les principales :

Dermocorticoïdes (traitement de première intention)

Les dermocorticoïdes en gel ou en crème appliqués sur les plaques représentent le traitement de première intention. Ils peuvent déclencher une repousse dans la zone traitée dans près d’un tiers des cas. Utilisés en cures, avec des fenêtres thérapeutiques pour limiter l’atrophie cutanée.

Minoxidil

Le minoxidil topique (2 % ou 5 %) est un vasodilatateur qui potentialise la repousse spontanée ou celle induite par un autre traitement. Il est souvent utilisé en association, notamment avec les dermocorticoïdes.

Inhibiteurs de JAK (traitement de référence des formes sévères)

Les inhibiteurs de Janus kinase (baricitinib, ritlecitinib) ciblent directement la voie JAK 1/3 impliquée dans le mécanisme auto-immun de la pelade. Ils représentent la principale avancée thérapeutique récente — efficaces dans les formes modérées à sévères, notamment la pelade totale et universelle. Traitement systémique soumis à prescription spécialisée, avec surveillance biologique.

Immunothérapie de contact

Des substances allergisantes (diphencyprone / DPCP, acide squarique dibutylester / SADBE) sont appliquées pour induire un eczéma de contact contrôlé sur la zone — ce processus détourne la réponse immunitaire et peut permettre une repousse. Traitement réservé aux centres spécialisés en raison des risques de réaction sévère.

Photothérapie

La PUVAthérapie (psoralène + UVA) peut être efficace mais les rechutes sont fréquentes à l’arrêt. La photothérapie UVB TL01 semble d’efficacité inférieure. Le laser Excimer à 308 nm donne des résultats intéressants dans les pelades en plaques localisées. Contre-indications : mélanome ou antécédent de cancer cutané, médicaments photosensibilisants — informer le médecin de tous les antécédents avant de débuter.

Dithranol (dioxyanthranol / anthraline)

Dérivé de goudron à effet irritant utilisé en contact bref (short contact therapy) chez l’adulte et l’enfant. Effet co-carcinogène : ne doit pas être associé à la PUVAthérapie.

Corticothérapie systémique

Rarement utilisée dans les pelades de la barbe en raison du rapport bénéfice/risque défavorable sur le long terme — effets secondaires généraux sans garantie de résultat durable.

Biologiques — efficacité non démontrée

Aucun traitement biologique classique (étanercept, infliximab, adalimumab, sécukinumab…) utilisé dans la biothérapie du psoriasis n’a démontré d’efficacité valable dans la pelade. À distinguer des inhibiteurs de JAK, qui ont eux une efficacité prouvée.

Questions fréquentes

La pelade de la barbe est-elle contagieuse ?

Non — la pelade est une maladie auto-immune, pas infectieuse. Elle ne se transmet pas par contact, ni entre partenaires ni aux enfants. Le risque familial est lié à la composante génétique (terrain prédisposé), non à une contagion.

La pelade de la barbe repousse-t-elle toujours ?

Dans les formes localisées, environ 80 % des pelades repoussent spontanément en un an, avec ou sans traitement. La repousse peut être partielle ou totale. Les formes étendues, anciennes ou associées à une atteinte unguéale ont un pronostic moins favorable. L’évolution reste imprévisible pour chaque patient — des récidives sont possibles même après une repousse complète.

Peut-on confondre une pelade avec une teigne ?

Oui, et c’est l’un des diagnostics différentiels essentiels. La teigne (infection fongique) se distingue par la présence de squames, une peau légèrement enflammée et des poils cassés courts. La pelade donne une peau lisse et normale dans la zone dépilée, sans squames. En cas de doute, un prélèvement mycologique tranche le diagnostic — important car le traitement est radicalement différent (antifongique pour la teigne, corticoïdes/immunothérapie pour la pelade).

Le stress déclenche-t-il la pelade ?

Le lien est fréquemment évoqué par les patients et les médecins, mais difficile à prouver formellement dans les études. Le stress peut agir comme facteur déclenchant chez des sujets génétiquement prédisposés, sans en être la cause unique. À l’inverse, la pelade elle-même — par son impact esthétique — est souvent source d’anxiété et de troubles psychologiques qui entretiennent un cercle vicieux.

Quand faut-il consulter un dermatologue ?

Dès qu’une zone sans poils apparaît dans la barbe, une consultation dermatologique est recommandée pour confirmer le diagnostic (écarter une teigne, un lichen plan pilaire ou une alopécie cicatricielle), évaluer l’étendue et discuter l’opportunité d’un traitement. Une pelade localisée récente peut être simplement surveillée si elle ne progresse pas — mais une forme qui s’étend rapidement ou touche les cheveux et les sourcils simultanément justifie une prise en charge active.

Voir aussi :
Inhibiteurs JAK — traitements des maladies inflammatoires |
Mycoses cutanées |
Vitiligo |
Minoxidil


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
PELADE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

TEIGNE : la teigne, cause (mycose du cuir chevelu), symptomes, traitement

Teigne du cuir chevelu : symptômes, photos et traitement

La teigne est une mycose du cuir chevelu causée par des champignons appelés dermatophytes. Elle touche principalement les enfants et se manifeste par des plaques de cheveux cassés avec des squames. Contagieuse, elle nécessite un traitement antifongique par voie orale pendant plusieurs semaines. Voici tout ce qu’il faut savoir pour la reconnaître et la traiter.

Plaque sans cheveux ou cuir chevelu qui ne guérit pas malgré un traitement local ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

teigne cuir chevelu plaque alopécie squames photo
Teigne trichophytique — plaque de cheveux cassés

Qu’est-ce que la teigne ?

La teigne est une mycose du cuir chevelu due à des champignons filamenteux appelés dermatophytes. Ces champignons envahissent la tige pilaire et le follicule, provoquant la cassure des cheveux et une inflammation locale. Elle est contagieuse — par contact direct ou indirect (chapeaux, bonnets, oreillers, animaux).

Au début, la teigne ressemble souvent à une simple rougeur qui démange, résistant aux crèmes antifongiques locales prescrites en première intention. C’est ce signe — la résistance aux traitements locaux — qui doit alerter et conduire à une consultation spécialisée.

Symptômes — comment reconnaître une teigne ?

La teigne se manifeste par :

  • Une ou plusieurs plaques d’alopécie (zones sans cheveux) sur le cuir chevelu
  • Des cheveux cassés à ras ou à environ 1 cm du cuir chevelu selon le type
  • Des squames (débris de peau) engluant les cheveux cassés
  • Des démangeaisons du cuir chevelu
  • Parfois une inflammation locale (rougeur, gonflement)
teigne cuir chevelu squames plaque photo
Teigne avec squames et cheveux cassés
teigne pustules inflammatoires cuir chevelu photo
Pustules inflammatoires sur teigne

Les types de teigne — photos et caractéristiques

Teigne trichophytique

La teigne trichophytique est la plus fréquente en France. Elle est causée par des dermatophytes anthropophiles (transmis d’humain à humain). Elle se présente sous forme de nombreuses petites plaques de quelques millimètres de diamètre, avec des cheveux cassés à ras. La peau est souvent peu inflammatoire.

teigne trichophytique multiples petites plaques photo
Teigne trichophytique — multiples petites plaques
teigne trichophytique cuir chevelu cheveux cassés photo
Teigne trichophytique

Teigne microsporique

La teigne microsporique est causée par Microsporum canis, transmis principalement par le chat. Elle présente 1 à 2 grandes plaques avec des cheveux cassés à environ 1 cm du cuir chevelu. Signe caractéristique : les plaques sont fluorescentes en lampe de Wood (lumière ultraviolette). En dermatoscopie, la présence de motifs en code-barres et zigzags est évocatrice. Elle nécessite des traitements plus longs et des doses plus élevées que la forme trichophytique.

teigne microsporique grande plaque fluorescente lampe Wood photo
Teigne microsporique — grande plaque unique
teigne Microsporum canis chat photo
Teigne à Microsporum canis (transmise par le chat)

Le kérion — forme inflammatoire sévère

Le kérion est une forme inflammatoire grave de teigne, formant une plaque rouge, gonflée, douloureuse et suppurante sur le cuir chevelu. Il peut être confondu avec un abcès bactérien. Un traitement antifongique oral doit être instauré rapidement — sans quoi il peut laisser des cicatrices d’alopécie définitive.

kérion teigne inflammatoire barbe plaque suppurante photo
Kérion — forme inflammatoire suppurante

Teigne favique

Forme rare en France, la teigne favique (Trichophyton schoenleinii) est caractérisée par des godets faviques — croûtes jaunâtres en forme de soucoupe — et peut laisser une alopécie cicatricielle définitive si non traitée.

teigne favique godets faviques photo
Teigne favique

Causes et modes de transmission

Type de dermatophyte Source de contamination Champignons principaux Type de teigne
Zoophile Chat (+++), chien, hamster, cobaye Microsporum canis Microsporique
Anthropophile Humain (direct ou indirect : chapeau, bonnet, oreiller, brosse) T. soudanense, T. violaceum, M. langeronii Trichophytique
Géophile Sol (très rare en France) Microsporum gypseum Rare

Diagnostic

Le diagnostic repose sur :

  • Examen clinique — aspect des plaques, type de cassure des cheveux
  • Lampe de Wood — fluorescence verte caractéristique des teignes microsporiques à M. canis
  • Dermatoscopie — motifs en code-barres et zigzags évocateurs de teigne microsporique
  • Examen mycologique (indispensable) — prélèvement de squames et de cheveux pour examen direct au microscope et mise en culture. Indolore. Permet d’identifier le champignon et d’adapter le traitement
teigne diagnostic difficile cuir chevelu photo
Teigne de diagnostic difficile

⚠️ Toute plaque sans cheveux chez un enfant doit être montrée à un médecin — la teigne est souvent diagnostiquée tardivement car elle est confondue avec une dermite séborrhéique ou un eczéma résistant. Seul l’examen mycologique permet de confirmer le diagnostic et d’identifier le champignon pour adapter le traitement.

Traitement de la teigne

La teigne ne peut pas être traitée par des antifongiques locaux seuls — un traitement antifongique par voie orale est indispensable. La griséofulvine, utilisée pendant des décennies, n’est plus commercialisée en France depuis 2021.

Traitement chez l’enfant de plus de 10 kg

En cas de teigne trichophytique (documentée, probable ou en attente des résultats) :

  • Terbinafine per os — 4 semaines (1 fois par jour, au repas)
  • 10 à 20 kg : 62,5 mg/j
  • 21 à 40 kg : 125 mg/j
  • > 40 kg : 250 mg/j

En cas de teigne microsporique (chat, fluorescence en lampe de Wood positive) :

  • Itraconazole per os — 6 semaines (gel/solution orale, 1 fois par jour, en dehors des repas)
  • 10 à 20 kg : 50 mg/j
  • ≥ 20 kg : 100 mg/j

Dans les deux cas : traitement local antifongique (ciclopiroxolamine) 2 fois par jour en complément.

⚠️ Enfant de moins de 10 kg : la terbinafine est contre-indiquée. L’enfant doit être adressé en milieu hospitalier pour une prise en charge adaptée.

Contrôle à 4 semaines

Un contrôle clinique est recommandé après 4 semaines, avec le résultat de la culture mycologique :

  • Si Trichophyton confirmé → arrêt de la terbinafine
  • Si Microsporum confirmé → poursuite 2 semaines supplémentaires de terbinafine OU switch vers itraconazole 2 semaines

Éviction scolaire

Il n’y a plus d’éviction scolaire obligatoire à condition de présenter un certificat médical attestant que l’enfant est sous traitement antifongique. L’enfant peut retourner à l’école dès le début du traitement.

Mesures associées

  • Ne pas partager brosses, peignes, chapeaux, bonnets, serviettes ou oreillers
  • En cas de teigne anthropophile, examiner et traiter les membres de la famille symptomatiques
  • En cas de teigne à M. canis, faire examiner et traiter l’animal (chat ou chien) par un vétérinaire
  • Laver draps, taies d’oreiller et chapeaux à 60°C

Sources

Questions fréquentes sur la teigne

La teigne est-elle contagieuse à l’école ?

Oui, la teigne est contagieuse — surtout les formes anthropophiles transmises d’enfant à enfant par contact direct ou via des objets partagés (brosses, chapeaux, oreillers). Cependant, depuis la mise à jour des recommandations, l’éviction scolaire n’est plus obligatoire si l’enfant est sous traitement et peut présenter un certificat médical. Il peut reprendre l’école dès le début du traitement.

Comment savoir si c’est une teigne ou de l’eczéma ?

La teigne se distingue de l’eczéma par la présence de cheveux cassés à ras dans la plaque, une résistance aux traitements locaux habituels, et la confirmation par l’examen mycologique. L’eczéma ne provoque pas de cassure des cheveux. Seul un médecin avec prélèvement mycologique peut établir le diagnostic avec certitude.

Mon enfant a une teigne — faut-il traiter le chat ?

Si la teigne est causée par Microsporum canis (teigne microsporique, transmise par le chat ou le chien), il est indispensable de faire examiner et traiter l’animal par un vétérinaire. Sans traitement de l’animal, les récidives sont fréquentes. Les autres membres de la famille en contact avec l’animal doivent également être examinés.

Combien de temps dure le traitement de la teigne ?

Le traitement dure 4 semaines pour la teigne trichophytique (terbinafine) et 6 semaines pour la teigne microsporique (itraconazole). Un contrôle clinique et mycologique à 4 semaines permet d’ajuster la durée selon les résultats. Il est essentiel de ne pas interrompre le traitement prématurément — même si les cheveux repoussent, le champignon peut persister.

Les cheveux repoussent-ils après une teigne ?

Oui, dans la grande majorité des cas, les cheveux repoussent complètement après guérison mycologique. La repousse est généralement visible à partir de 4 à 6 semaines de traitement. En cas de kérion non traité rapidement, des cicatrices d’alopécie définitive sont possibles — d’où l’importance d’un traitement précoce.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Chute de cheveux après COVID19, accouchement… : effluvium télogène

Effluvium télogène : chute de cheveux après COVID, accouchement, stress — causes et traitement

effluvium télogène chute cheveux COVID accouchement stress photo
Chute de cheveux diffuse — effluvium télogène

L’effluvium télogène est la forme de chute de cheveux la plus fréquente chez la femme. Abondante, diffuse et souvent brutale, elle survient 2 à 4 mois après un facteur déclenchant (accouchement, COVID, stress intense, carence en fer, chirurgie…). De bon pronostic dans la grande majorité des cas, elle est réversible une fois la cause identifiée et traitée.

Chute de cheveux diffuse et brutale ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Comprendre le cycle du cheveu

Phase Durée Ce qui se passe % de cheveux concernés
Anagène (croissance) 3 à 7 ans Le cheveu pousse activement — environ 1 cm/mois 85–90 %
Catagène (transition) 1 à 2 semaines La pousse s’arrête, le follicule se rétracte 1–2 %
Télogène (repos) ~3 mois Le cheveu « mort » reste attaché avant de tomber naturellement 10–15 %

💡 Pourquoi la chute survient-elle 2 à 4 mois après le choc ? Lors d’un stress physique ou psychologique, un grand nombre de cheveux passent prématurément en phase télogène. Ils restent accrochés au cuir chevelu pendant encore 2 à 3 mois avant de tomber en masse. C’est pourquoi le facteur déclenchant est souvent identifiable dans les 3 mois précédant le début de la chute.

Causes de l’effluvium télogène

Cause Délai avant chute Réversible ?
COVID-19 6 à 12 semaines après infection ✅ Oui — repousse en 3 à 6 mois
Accouchement / post-partum 4 à 12 semaines après accouchement ✅ Toujours — spontanée en 6–12 mois
Carence en fer (ferritine basse) Progressive ✅ Après supplémentation (3–6 mois)
Stress intense / choc émotionnel 6 à 12 semaines après l’événement ✅ Après résolution du stress
Fièvre élevée / maladie infectieuse 6 à 12 semaines après épisode ✅ Spontanée
Hypothyroïdie Progressive (mois) ✅ Après traitement thyroïdien
Régime hypocalorique strict / perte de poids rapide 6 à 16 semaines après ✅ Après reprise alimentaire équilibrée
Chirurgie / anesthésie générale 6 à 12 semaines après ✅ Spontanée
Médicaments (rétinoïdes, bêtabloquants, anticoagulants…) Variable selon molécule ✅ Après adaptation ou arrêt
Arrêt de pilule contraceptive 6 à 12 semaines après arrêt ✅ En quelques mois
Carence en zinc, vitamine D, protéines Progressive ✅ Après correction

Chute de cheveux après COVID-19

La chute de cheveux post-COVID est l’une des manifestations du COVID long les plus fréquentes — rapportée par 20 à 30% des patients selon les études. Il s’agit d’un effluvium télogène classique, déclenché par le stress physique et immunologique de l’infection. La chute survient généralement 6 à 12 semaines après l’épisode aigu et peut être spectaculaire.

La bonne nouvelle : dans la quasi-totalité des cas, la repousse est complète en 3 à 6 mois. Si la chute persiste au-delà de 6 mois ou s’aggrave, une consultation dermatologique permet d’éliminer une cause associée (carence en fer induite par la maladie, dysthyroïdie).

Effluvium télogène chronique

Il existe une forme chronique d’effluvium télogène — une chute permanente d’un nombre élevé de cheveux, s’aggravant par périodes, mais sans retentissement sur la densité capillaire globale dans la majorité des cas (les jeunes cheveux repoussent en même temps). Elle touche surtout les femmes entre 30 et 60 ans et peut durer plusieurs années. Son origine est souvent multifactorielle. Un bilan complet est indispensable.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur :

  • L’interrogatoire — recherche du facteur déclenchant dans les 3 mois précédents
  • Le test de traction — tirer doucement sur une mèche de 50 cheveux : plus de 6 cheveux qui tombent signe un effluvium actif
  • Le trichogramme — examen microscopique de cheveux prélevés en différentes zones ; confirme la proportion de cheveux en phase télogène
  • Le bilan sanguin : ferritine (cible > 50 µg/L), NFS, TSH, zinc, vitamine D, bilan hormonal si besoin

Traitement de l’effluvium télogène

Traitement Indication Remarque
Fer oral Ferritine < 50 µg/L Selles noires normales. Effets secondaires : nausées, constipation. À prendre à distance des repas
Traitement thyroïdien Hypothyroïdie confirmée Repousse progressive après équilibration
Vitamines et nutriments Carences identifiées ou terrain fragilisé Zinc, biotine, vitamine D, acides aminés soufrés — aide à la repousse
Traitement de la cause Toute cause curable Priorité absolue — la repousse suit naturellement
Minoxidil topique Effluvium chronique résistant Stimule la phase anagène — utilisé hors AMM dans cette indication

💡 Selles noires sous fer : c’est un effet attendu et non dangereux. En revanche, vérifiez toujours la cause de la carence en fer — elle peut révéler un saignement digestif occulte, des règles abondantes, ou une alimentation déséquilibrée.

Sources

Questions fréquentes sur l’effluvium télogène

Combien de temps dure un effluvium télogène ?

La chute active dure en général 2 à 6 mois, puis s’arrête spontanément. La repousse commence en parallèle et les cheveux retrouvent leur densité habituelle en 6 à 12 mois. Si la chute dure plus de 6 mois sans s’améliorer, une consultation dermatologique est nécessaire pour rechercher une cause persistante (carence non corrigée, effluvium chronique, alopécie androgénétique sous-jacente).

Comment distinguer un effluvium télogène d’une calvitie ?

L’effluvium télogène est une chute diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu, sans zone chauve localisée — les cheveux tombent mais repoussent. La calvitie (alopécie androgénétique) est une raréfaction progressive et localisée — vertex et raie centrale chez la femme — sans repousse spontanée. Les deux peuvent coexister : un effluvium peut révéler ou aggraver une calvitie sous-jacente.

La chute de cheveux après COVID va-t-elle repousser ?

Oui — dans la grande majorité des cas, la repousse est complète. La chute post-COVID est un effluvium télogène classique, réversible. Elle survient 6 à 12 semaines après l’infection, peut être impressionnante pendant 2 à 3 mois, puis s’arrête. Les cheveux repoussent progressivement et retrouvent leur densité initiale en 3 à 6 mois. Un bilan sanguin (ferritine, TSH) est utile pour vérifier qu’aucune carence associée ne ralentit la récupération.

Peut-on prévenir l’effluvium télogène ?

On ne peut pas toujours l’empêcher — l’accouchement et le COVID en sont des exemples. En revanche, maintenir une ferritine > 50 µg/L, un apport protéique suffisant et un statut correct en zinc et vitamine D réduit l’intensité et la durée de la chute. Éviter les régimes restrictifs brutaux, particulièrement après un stress physique, limite également le risque.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Finastéride : traitement de la calvitie

Finastéride (Propecia®) dans la calvitie masculine : efficacité, effets secondaires et précautions

Le finastéride 1 mg (Propecia® et génériques) est l’un des deux seuls traitements à efficacité prouvée dans la calvitie androgénétique masculine. Il agit en bloquant la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT), l’hormone responsable de la miniaturisation des follicules. C’est un traitement de longue durée, dont les bénéfices s’estompent à l’arrêt — et dont les effets secondaires potentiels, notamment sexuels et psychiques, nécessitent une information claire avant toute prescription.

Vous envisagez un traitement par finastéride pour votre calvitie ?
Un avis dermatologique est indispensable avant de débuter — le médecin évalue l’indication, vos antécédents, et vous remet la fiche d’information ANSM obligatoire.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Mécanisme d’action |
Indication et posologie |
Efficacité chiffrée |
Effets secondaires |
Fiche ANSM patient |
Contre-indications |
Finastéride vs minoxidil |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Mécanisme d’action : inhibition de la 5α-réductase

Étape Ce qui se passe
Sans finastéride La testostérone est convertie en dihydrotestostérone (DHT) par l’enzyme 5α-réductase de type 2 — la DHT se fixe sur les follicules génétiquement sensibles et provoque leur miniaturisation progressive
Avec finastéride Le finastéride bloque la 5α-réductase de type 2 → réduction de 60 à 70 % du taux sanguin de DHT → les follicules sont moins exposés → la miniaturisation ralentit ou s’arrête → stabilisation voire repousse partielle
💡 La DHT est également impliquée dans le développement des caractères sexuels masculins (pilosité, masse musculaire, capacités reproductrices) — c’est pourquoi son blocage peut entraîner des effets secondaires sexuels et psychiques décrits plus bas.

Indication et posologie

Paramètre Détail
Indication AMM Alopécie androgénétique masculine peu évoluée — homme de 18 à 41 ans
Posologie 1 comprimé de 1 mg par voie orale, une fois par jour — avec ou sans repas
Disponible depuis 1999 en France — Propecia® + nombreux génériques disponibles
Durée de traitement Continue — traitement de longue durée — évaluation de l’efficacité entre le 3e et le 6e mois
À ne pas confondre Finastéride 5 mg (Proscar®) → indiqué dans l’hypertrophie prostatique — ne jamais utiliser le 5 mg pour la calvitie
⚠️ Délai de réflexion obligatoire : depuis décembre 2019, la remise de la fiche d’information ANSM sur les effets secondaires est obligatoire avant toute prescription. Le médecin et le pharmacien doivent vous la remettre. Accordez-vous un temps de réflexion avant de commencer ce traitement de longue durée.

Efficacité chiffrée dans la calvitie masculine

Résultat Données
Efficacité antichute Observée dès le 3e mois de traitement
Repousse Possible dès le 6e mois — le plus souvent discrète à modérée
Stabilisation à 2 ans 80 % des patients de 18 à 41 ans
Repousse à 1 an Plus de 50 % des cas (faible ou modérée)
Repousse à 2 ans Plus de 60 % des cas
Étude comparative vs placebo Sur plus de 1 000 patients, 65 % améliorés sous finastéride vs 37 % sous placebo à 1 an
Après arrêt Bénéfice perdu en 6 à 12 mois — la chute reprend au rythme d’avant traitement
💡 Le finastéride stabilise la calvitie plus qu’il ne la fait régresser. L’objectif réaliste est d’arrêter ou de ralentir la progression — une repousse significative est possible mais reste minoritaire. L’évaluation de l’efficacité doit être faite entre le 3e et le 6e mois avec le prescripteur.


📅 Évaluer l’indication du finastéride avec le Dr Rousseau

Effets secondaires

Effets sexuels

Effet Fréquence observée Conduite à tenir
Troubles de l’érection ≈ 4 % dans les études (vs 0 % minoxidil seul) Signaler rapidement au médecin — rediscuter la poursuite
Troubles de l’éjaculation ≈ 7 % dans les études Signaler rapidement au médecin
Diminution de la libido ≈ 3 % dans les études Signaler au médecin — peut s’améliorer en cours de traitement
Douleurs testiculaires Rapportées — fréquence non chiffrée précisément Arrêter et consulter

Effets psychiques

Effet Conduite à tenir
Anxiété, dépression, sentiment de tristesse ou de fatigue, difficultés de concentration Arrêter immédiatement le traitement et consulter le médecin
Pensées suicidaires Arrêter immédiatement — consulter en urgence ou appeler le 15
⚠️ Syndrome post-finastéride : des effets secondaires sexuels et psychiques peuvent persister après l’arrêt du traitement, pour une durée indéterminée. Ce phénomène reste discuté scientifiquement mais a conduit l’ANSM à rendre obligatoire la remise d’une fiche d’information patient en décembre 2019. Entre 1998 et 2013, la FDA américaine a recensé 577 cas d’effets sexuels persistants et 39 cas d’idées suicidaires post-finastéride.

Autres effets indésirables

Effet Détail
Réactions allergiques Urticaire, démangeaisons — en cas d’œdème du visage, lèvres, langue ou gorge : arrêter et appeler le 15 (risque de choc anaphylactique)
Gynécomastie Augmentation de la sensibilité et du volume des seins — très rares cas de cancer du sein masculin rapportés (lien causal non confirmé)
Effets rapportés sans lien établi Diabète, psychose, asthénie, troubles cognitifs — association non démontrée à ce jour

Fiche ANSM remise obligatoirement aux patients (depuis décembre 2019)

Finastéride 1 mg (Propecia® et génériques) — Information patient

Le finastéride empêche la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT). Les effets se manifestent en général 3 à 6 mois après le début du traitement et s’estompent souvent 6 mois après l’arrêt.

Troubles de la sexualité : troubles de l’érection, de l’éjaculation, douleurs testiculaires, diminution de la libido. Il est possible que ces effets persistent après l’arrêt du traitement et ce, pour une durée indéterminée.

Troubles psychiques : anxiété, dépression, pensées suicidaires. En cas de modification de l’humeur, arrêtez vous-même le traitement et consultez votre médecin.

Que faire en cas d’effets indésirables ? Signalez-les rapidement au médecin — rediscutez de l’opportunité de poursuivre ou d’arrêter définitivement le traitement. En cas d’œdème du visage ou de difficultés à respirer : appeler le 15 ou le 18 immédiatement.

Important : ne jamais utiliser le finastéride 5 mg (indiqué pour la prostate) à la place du 1 mg pour la calvitie.

Contre-indications

Contre-indication Motif
Femme enceinte — prise orale ET manipulation des comprimés Risque d’anomalies des organes génitaux externes chez un fœtus masculin — les comprimés peuvent être absorbés par voie cutanée
Toute femme Le finastéride 1 mg n’est pas indiqué chez la femme — efficacité non démontrée dans l’alopécie féminine à cette dose
Enfant et adolescent Non indiqué — risques de perturbation du développement hormonal
Allergie au finastéride ou à l’un de ses excipients Contre-indication absolue
Antécédents psychiatriques (dépression, anxiété, troubles de l’humeur) À discuter impérativement avec le prescripteur avant initiation — risque d’aggravation

Finastéride vs minoxidil : quelles différences ?

Critère Finastéride 1 mg Minoxidil
Voie d’administration Orale (comprimé) Locale (lotion sur le cuir chevelu)
Mécanisme Blocage hormonal (DHT) Vasodilatation folliculaire — stimulation anagène
Indiqué chez la femme 🔴 Non 🟢 Oui (à 2 %)
Efficacité comparative Légèrement supérieure sur la calvitie androgénétique masculine Bonne — utilisable en association avec le finastéride
Principaux effets secondaires Sexuels et psychiques — rares mais potentiellement persistants Irritation locale, hypertrichose faciale — moins graves
En cas d’arrêt Bénéfice perdu en 6–12 mois Bénéfice perdu en 3–6 mois
Association possible 🟢 Oui — association finastéride + minoxidil possible 🟢 Oui
💡 Dans certains protocoles, le finastéride et le minoxidil sont prescrits en association pour une efficacité synergique — le finastéride agit sur le mécanisme hormonal, le minoxidil stimule directement la vascularisation folliculaire. Cette association est discutée avec le médecin selon le stade de la calvitie.

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Le finastéride fait-il vraiment repousser les cheveux ?

Le finastéride stabilise la calvitie plus qu’il ne la fait régresser. Une repousse est observée chez plus de 60 % des patients après 2 ans, mais elle est le plus souvent faible à modérée — pas spectaculaire. L’objectif principal est d’arrêter la progression de la calvitie. L’efficacité maximale s’évalue entre le 3e et le 6e mois de traitement avec le médecin prescripteur.

Que se passe-t-il si j’arrête le finastéride ?

Le bénéfice obtenu disparaît progressivement en 6 à 12 mois après l’arrêt — la calvitie reprend son évolution naturelle. Le finastéride ne guérit pas la calvitie, il la contrôle tant que le traitement est poursuivi. C’est une décision importante à peser avant de commencer, en tenant compte de la durée nécessairement longue du traitement.

Les effets secondaires sexuels du finastéride sont-ils fréquents ?

Selon les études, les troubles sexuels (érection, éjaculation, libido) touchent 3 à 7 % des patients traités — nettement plus qu’avec le minoxidil seul. Ces effets surviennent souvent en début de traitement et peuvent s’améliorer. Ce qui est plus préoccupant est leur possible persistance après l’arrêt (syndrome post-finastéride), dont la réalité reste débattue scientifiquement mais a conduit l’ANSM à imposer une information renforcée depuis 2019.

Une femme peut-elle prendre du finastéride pour sa chute de cheveux ?

Non — le finastéride 1 mg n’est pas indiqué chez la femme. Il est formellement contre-indiqué chez la femme enceinte (risque de malformation fœtale) et les comprimés ne doivent pas être manipulés par une femme enceinte. Une femme présentant une alopécie androgénétique sera orientée vers d’autres traitements — le minoxidil à 2 % topique étant la référence féminine.

Peut-on associer finastéride et minoxidil ?

Oui — l’association est possible et parfois prescrite pour une efficacité synergique. Le finastéride agit sur la cause hormonale (réduction de la DHT), le minoxidil stimule directement la vascularisation folliculaire. Cette combinaison est à discuter avec le médecin selon le stade de la calvitie et le profil du patient.

Voir aussi :
Calvitie |
Minoxidil |
Traitements chute |
Causes de la chute |
Faire pousser ses cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

PRP ou Plasma Riche en Plaquettes, nouvelle panacée pour la peau et les cheveux?

PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : mécanisme, applications et cadre légal en France

Le PRP — popularisé sous les termes vampire lift ou plasma lift — suscite un intérêt croissant en dermatologie et en médecine régénérative. Avant d’en détailler les applications, un point réglementaire essentiel s’impose.

⚠️ Cadre légal en France : depuis 2013, l’injection de plasma riche en plaquettes ou de plaquettes autologues à visée esthétique est interdite en France par la Direction Générale de la Santé (article L.1241-1 du Code de la Santé Publique). Le prélèvement de tissus et cellules du corps humain n’est autorisé qu’à but thérapeutique ou scientifique. Les applications thérapeutiques (cicatrisation, pelade, plaies chroniques) relèvent d’un cadre médical distinct.

Question sur une indication thérapeutique du PRP ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Qu’est-ce que le PRP ? |
Déroulement d’une séance |
Effets secondaires |
Contre-indications |
Applications |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que le PRP ?

PRP — Plasma Riche en Plaquettes

Le plasma riche en plaquettes est la fraction plasmatique du sang concentrée en plaquettes, obtenue par centrifugation du propre sang du patient (sang autologue). Les plaquettes sanguines contiennent plus de 30 protéines bioactives, dont des facteurs de croissance (PDGF, TGF-β, VEGF, IGF) qui, injectés dans les tissus, stimulent la réparation et la régénération cellulaire.

Le PRP est utilisé depuis plusieurs années en orthopédie (tendinites, arthrose, épines calcanéennes) avec un niveau de preuve établi. En dermatologie, ses applications font l’objet d’études actives — avec des résultats prometteurs dans certaines indications spécifiques.

Mécanismes d’action documentés : stimulation de la synthèse de collagène et de fibres élastiques, accélération de la cicatrisation, stimulation des follicules pileux, propriétés antibactériennes.

Déroulement d’une séance

Micro-aiguilles dermo-roller pour application de PRP

  1. Prise de sang : prélèvement d’environ 8 mL de sang du patient.
  2. Centrifugation stérile : séparation du plasma du reste du sang, obtention de 4 à 5 mL de PRP.
  3. Injection ou application : injection intradermique par nappage mésothérapique (fines aiguilles) ou application via dermo-roller (micro-aiguilles). Possible sous crème anesthésiante.

Durée : 10 à 15 minutes d’injection. Gonflement et rougeur transitoires en fin de séance — d’où le terme « vampire lift ».

Protocole habituel : 2 séances à 3–4 semaines d’intervalle, puis séances d’entretien tous les 3 à 6 mois la première année, puis tous les 6 à 12 mois. Éviter l’aspirine dans les jours précédant la séance.

Résultat : progressif sur 3 à 6 semaines — contrairement à l’acide hyaluronique dont l’effet est immédiat.

Effets secondaires

Le caractère autologue du PRP (sang du patient) minimise les risques immunologiques et infectieux. Les effets secondaires rapportés sont :

— Rougeur et gonflement transitoires (quelques heures à 48 h)
— Ecchymoses au point d’injection
— Saignement local en cas de traitement du visage (terme « vampire lift »)

Pas de risque de rejet ni de transmission de maladie infectieuse par le produit lui-même.

Contre-indications

Contre-indication Raison
Thrombocytopénie et maladies du sang Nombre ou fonction des plaquettes altérés — PRP inefficace ou risqué
Maladie auto-immune active Stimulation immunitaire potentiellement délétère
Antiagrégants plaquettaires (aspirine), bêta-carotène, certains antibiotiques ou antidépresseurs Altèrent la fonction plaquettaire — réduisent l’efficacité du PRP
Isotrétinoïne Contre-indication aux actes invasifs cutanés — délai de 6 mois après arrêt
Grossesse et allaitement Données insuffisantes — principe de précaution

Applications — données scientifiques

Rajeunissement cutané (hors France à visée esthétique)

Dans les pays où la pratique est autorisée, le PRP est utilisé pour le rajeunissement du visage, du décolleté et du dos des mains : réduction des rides et ridules, atténuation des taches brunes, amélioration de la texture cutanée, correction des cernes et des cicatrices d’acné.

Vergetures

Une étude (PubMed) suggère que le PRP serait plus efficace que la trétinoïne dans le traitement des vergetures.

Calvitie androgénétique

Les facteurs de croissance plaquettaires stimulent les follicules encore fonctionnels. Des repousses et parfois une recoloration des cheveux blancs sont observées dans les calvities débutantes selon une étude publiée. Efficacité conditionnée à la présence de follicules encore vivants.

Pelade

Une étude de 2019 (80 patients) compare corticoïdes intralésionnels vs PRP dans la pelade : amélioration >70 % chez 65 % des patients traités par corticoïdes, et chez 72,5 % des patients traités par PRP — résultats comparables avec un profil de tolérance favorable pour le PRP.

Plaies chroniques (ulcères diabétiques)

Une méta-analyse Cochrane (2015) indique que le PRP pourrait améliorer la cicatrisation des ulcères du pied diabétique — mais les preuves restent de faible qualité méthodologique. Des essais cliniques de meilleure puissance sont nécessaires avant de conclure.

Indication Niveau de preuve Statut en France
Orthopédie (tendinites, arthrose) Établi Autorisé (usage médical)
Calvitie androgénétique débutante Prometteur — études en cours Usage médical possible
Pelade Prometteur — étude 2019 favorable Usage médical possible
Vergetures Prometteur — 1 étude favorable Usage médical possible
Rajeunissement esthétique (rides, cernes) Études en cours ❌ Interdit à visée esthétique
Plaies chroniques diabétiques Faible qualité — insuffisant Usage médical encadré

Questions fréquentes

Peut-on faire un PRP esthétique en France ?

Non — l’injection de PRP à visée esthétique est interdite en France depuis 2013 par la DGS. Les centres qui proposent ce service en France à des fins esthétiques exercent en dehors du cadre légal. Les indications thérapeutiques (pelade, calvitie, cicatrices pathologiques) relèvent d’une décision médicale et d’un cadre différent.

Le PRP est-il efficace contre la chute de cheveux ?

Pour les calvities androgénétiques débutantes avec des follicules encore fonctionnels, les données sont prometteuses — stimulation de la repousse et parfois recoloration des cheveux blancs. Le PRP ne peut pas faire repousser des cheveux sur des zones totalement cicatrisées. L’efficacité est conditionnée à la précocité du traitement et au nombre de follicules encore actifs — une consultation dermatologue permet d’évaluer si l’indication est pertinente.

Quelle est la différence entre PRP et acide hyaluronique ?

Ce sont deux approches différentes. L’acide hyaluronique est un produit de comblement — il ajoute du volume immédiatement (rides, cernes creux). Le PRP est un biostimulant — il stimule les cellules de la peau à produire du collagène et de l’élastine, avec un résultat progressif sur 3 à 6 semaines. L’un comble, l’autre régénère. Ils peuvent être complémentaires selon l’indication.

Voir aussi :
Injections d’acide hyaluronique |
Pelade de la barbe |
Calvitie androgénétique |
Vergetures |
Cernes et poches sous les yeux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

CROUTES BLANCHES DANS LES CHEVEUX : croutes du cuir chevelu

Croûtes sur le cuir chevelu : causes, traitements et quand consulter

Les croûtes sur le cuir chevelu — plaques blanches, jaunâtres ou épaisses dans les cheveux, parfois accompagnées de démangeaisons — touchent une grande partie de la population à un moment ou un autre. Dermatite séborrhéique, psoriasis, eczéma, poux, teigne ou kératoses actiniques : les causes sont multiples et les traitements radicalement différents. Ce guide fait le point sur chaque diagnostic, ses caractéristiques distinctives et sa prise en charge.

Croûtes persistantes, chute de cheveux associée ou doute sur le diagnostic ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Dermatite séborrhéique |
Psoriasis |
Eczéma |
Poux |
Teigne |
Kératoses actiniques |
Tableau comparatif |
Traitements |
Questions fréquentes

Dermatite séborrhéique — cause la plus fréquente

Rougeur, pellicules et démangeaisons du cuir chevelu - dermatite séborrhéique

La dermatite séborrhéique est la première cause de croûtes et de pellicules du cuir chevelu. Elle est due à une réaction inflammatoire aux levures Malassezia naturellement présentes sur la peau — ces levures prolifèrent dans les zones riches en sébum (cuir chevelu, sourcils, sillons naso-labiaux, conduits auditifs).

Comment la reconnaître : squames grasses jaunâtres ou blanches sur fond rougeâtre, démangeaisons et picotements du cuir chevelu, parfois extension aux sourcils, derrière les oreilles et sur les ailes du nez. Les plaques sont diffuses, sans limite nette. Évolution chronique avec poussées aggravées par le stress, la fatigue et les changements de saison.

Traitement : shampooings antifongiques (kétoconazole 2 % — Kétoderm®, pyrithione de zinc, sulfure de sélénium, ciclopirox olamine) en cure de 2 à 4 semaines, puis en prévention 1 à 2 fois par mois. Lotion au kétoconazole ou à la désonide pour les poussées inflammatoires. En cas de résistance : dermocorticoïdes en lotion capillaire sur courte durée.


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Psoriasis du cuir chevelu

Psoriasis du cuir chevelu - plaques épaisses bien délimitées avec squames blanches

Le psoriasis du cuir chevelu est souvent la première — et parfois la seule — localisation du psoriasis. Il touche 50 à 80 % des patients psoriasiques. Il se distingue de la dermatite séborrhéique par plusieurs éléments cliniques importants.

Comment le reconnaître : plaques épaisses, bien délimitées, recouvertes de squames blanches nacrées sèches (pas grasses comme dans la dermite séborrhéique). Les plaques débordent souvent en dehors de la ligne d’implantation des cheveux sur le front, les tempes et la nuque — signe très évocateur. Le prurit est variable, parfois absent. Rechercher d’autres localisations psoriasiques (coudes, genoux, ongles, bas du dos) pour confirmer le diagnostic.

Traitement : shampooings kératolytiques (acide salicylique) pour ramollir et décoller les squames épaisses avant l’application des traitements actifs. Dermocorticoïdes en solution ou gel capillaire (clobétasol propionate — Clarelux® mousse). Calcipotriol + bétaméthasone en gel (Taclonex®, Xamiol®) — traitement de référence. Pour les formes sévères : biothérapies (secukinumab, ixekizumab, guselkumab). Voir psoriasis.

Eczéma du cuir chevelu

L’eczéma du cuir chevelu survient dans deux contextes principaux : la dermatite atopique (terrain atopique souvent connu dès l’enfance) et l’eczéma de contact allergique (réaction à un produit capillaire — teinture, henné, permanente, shampoing parfumé).

Eczéma atopique : rougeur diffuse du cuir chevelu, parfois peu de plaques visibles, suintement possible. S’inscrit dans un contexte de peau sèche généralisée, d’antécédents d’eczéma aux plis, d’asthme ou de rhinite allergique.

Eczéma de contact : à évoquer systématiquement devant un eczéma du cuir chevelu apparu après l’utilisation d’une nouvelle teinture ou d’un produit coiffant. La paraphénylènediamine (PPD) contenue dans les teintures brunes et noires est l’allergène capillaire le plus fréquent. L’eczéma de contact à la teinture peut s’étendre au front, aux oreilles et à la nuque. Le patch test (test épicutané) identifie l’allergène responsable — l’éviction est le seul traitement curatif.

Traitement : dermocorticoïdes en lotion capillaire, shampooings doux sans sulfate ni parfum. Éviction de l’allergène en cas d’eczéma de contact confirmé.

Poux — à éliminer systématiquement chez l’enfant

Boutons dans la nuque chez l'enfant - penser aux poux

Les poux de tête (Pediculus humanus capitis) provoquent des démangeaisons intenses du cuir chevelu, particulièrement à la nuque et derrière les oreilles. Les croûtes apparaissent secondairement sur les boutons de grattage surinfectés. Les lentes (œufs de poux) collées à la racine des cheveux sont l’élément diagnostique clé — minuscules points blancs accrochés à la tige pilaire, impossibles à faire glisser à la différence des pellicules.

Ne pas confondre : les lentes avec des pellicules (les pellicules glissent le long du cheveu, les lentes résistent au glissement), et les boutons de grattage surinfectés avec une teigne.

Traitement : lotion ou shampooing pédiculicide (diméticone 4 % — Pouxit®, Paranix®) suivi d’un peigne à dents fines pour éliminer les lentes. Traitement simultané de tous les membres du foyer et de l’entourage scolaire. Lavage à 60°C des textiles en contact (literie, bonnets). Renouveler le traitement à J7-J10 pour éliminer les lentes écloses.

Teigne — urgence diagnostique chez l’enfant

Teigne du cuir chevelu - plaque de pelade avec cassure des cheveux et squames

La teigne est une mycose du cuir chevelu due à des dermatophytes (Trichophyton, Microsporum). Elle touche principalement les enfants de 3 à 12 ans et est très contagieuse en milieu scolaire. Elle est devenue plus fréquente en France ces dernières années, notamment avec T. tonsurans d’origine africaine.

Comment la reconnaître : plaques arrondies alopéciques (sans cheveux) avec cassure des tiges pilaires à quelques millimètres de la surface, squames grises, parfois teintées de noir (T. tonsurans — « point noir »). Dans les formes inflammatoires (kérion), tuméfaction douloureuse suppurante évoquant un abcès — ne pas inciser, traiter comme une teigne.

Important : la teigne est une déclaration obligatoire à l’école — l’enfant doit être écarté jusqu’à présentation d’un certificat médical de traitement en cours. Le traitement est systémique obligatoire (antifongiques oraux) car les antifongiques topiques seuls ne pénètrent pas la tige pilaire. Griséofulvine 20 mg/kg/j pendant 6 à 8 semaines (traitement de référence pédiatrique) ou terbinafine orale. Examen mycologique avant traitement pour identification de l’espèce.

Kératoses actiniques — attention sur crâne dégarni

Kératoses actiniques de la peau du crâne dégarni - lésions précancéreuses

Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses induites par l’exposition solaire chronique cumulative — elles touchent préférentiellement le crâne dégarni des hommes de plus de 50 ans ayant travaillé en extérieur ou s’étant beaucoup exposé sans protection.

Comment les reconnaître : croûtes ou squames rugueuses, jaunâtres ou rosées, bien délimitées, sur fond érythémateux. Elles sont sensibles ou douloureuses au grattage — signe distinctif par rapport aux squames de dermatite séborrhéique ou de psoriasis qui ne sont pas douloureuses. Parfois plusieurs lésions sur le vertex et les zones exposées.

Pourquoi les traiter : les kératoses actiniques sont des lésions pré-malignes — sans traitement, un faible pourcentage évolue vers un carcinome épidermoïde cutané. Toute lésion suspecte sur crâne dégarni doit être examinée par un dermatologue, notamment si elle saigne spontanément, s’indure ou s’ulcère.

Traitement : cryothérapie (azote liquide) pour les lésions isolées, 5-fluorouracile en crème (Efudix®) ou imiquimod (Aldara®) en champ pour les lésions multiples, photothérapie dynamique (PDT) pour les zones étendues du crâne chauve. Protection solaire SPF 50+ quotidienne sur le crâne chauve indispensable pour prévenir les nouvelles lésions.

Tableau comparatif — reconnaître la cause des croûtes

Cause Aspect des squames Démangeaisons Signe distinctif Population
Dermite séborrhéique Grasses, jaunâtres, diffuses Oui, picotements Extension visage, sourcils, oreilles Adultes, adolescents
Psoriasis Épaisses, blanches nacrées, sèches Variable Dépasse la ligne des cheveux Tous âges
Eczéma contact Rougeur, vésicules, suintement Intense Extension front, oreilles, nuque Femmes (teintures)
Poux Lentes collées à la tige pilaire Intense, nuque++ Lentes inébranlables au glissement Enfants 3–12 ans
Teigne Squames grises + alopécie Variable Cheveux cassés, plaque chauve Enfants, Afrique subsaharienne
Kératoses actiniques Croûtes rugueuses rosées Douleur au grattage Douleur + crâne dégarni + >50 ans Hommes >50 ans, chauves

Conseils généraux — soins du cuir chevelu irrité

Quelle que soit la cause, certaines mesures générales protègent le cuir chevelu fragilisé et évitent d’aggraver les plaques :

Shampoing doux sans sulfate (SLS/SLES) ni parfum synthétique — les détergents agressifs éliminent le film hydrolipidique protecteur du cuir chevelu et aggravent toutes les dermatoses. Les formules « pour cuir chevelu sensible » ou « sans parfum » sont préférables.

Température de l’eau tiède, pas chaude — l’eau chaude stimule la production de sébum, aggrave l’inflammation et intensifie les démangeaisons. Rinçage à l’eau fraîche si possible.

Sèche-cheveux à distance et chaleur faible — le jet chaud direct sur le cuir chevelu aggrave la dermatite séborrhéique et le psoriasis. Séchage à l’air ou à chaleur douce.

Brosse à poils souples — éviter les brosses à picots durs qui irritent le cuir chevelu et aggravent le grattage. Un démêlage doux en partant des pointes réduit la casse et les microtraumatismes.

Éviter de gratter — le grattage soulage temporairement mais entretient l’inflammation, risque de surinfection bactérienne et peut provoquer une alopécie de traction chronique.

⚠️ Consultez un dermatologue si : les croûtes s’accompagnent d’une chute de cheveux (teigne à éliminer), si elles saignent ou sont douloureuses sur crâne dégarni (kératoses actiniques, carcinome à éliminer), si elles résistent à 4 semaines de shampooing traitant, ou si un enfant présente des plaques alopéciques (teigne — déclaration scolaire obligatoire).

Questions fréquentes

Comment distinguer pellicules et lentes de poux ?
La manœuvre clé : faire glisser le grain blanc le long du cheveu avec les doigts. Les pellicules glissent facilement. Les lentes sont cimentées à la tige pilaire et résistent fermement au glissement — elles ne bougent pas. En cas de doute, un examen sous lumière UV (lampe de Wood) fait fluorescent les lentes vivantes en vert-jaune.

Ma dermite séborrhéique revient toujours — comment l’empêcher ?
La dermatite séborrhéique est une maladie chronique par nature — elle ne se guérit pas définitivement mais se contrôle. La clé est le traitement d’entretien : shampooing antifongique (kétoconazole, pyrithione de zinc) utilisé 1 à 2 fois par mois en prévention, même en dehors des poussées. Éviter le stress (facteur déclenchant majeur), protéger le cuir chevelu du froid et du vent en hiver. Certains patients trouvent bénéfique l’huile d’arbre à thé (tea tree oil) à faible concentration — activité antifongique modérée démontrée in vitro.

Le psoriasis du cuir chevelu peut-il faire tomber les cheveux ?
Oui, mais la chute est réversible. Le psoriasis sévère avec plaques épaisses et grattage intense peut provoquer une alopécie temporaire par traction et inflammation — les cheveux repoussent après contrôle du psoriasis. En revanche, si la chute est en plaques bien délimitées avec cassure des tiges, penser à la teigne et faire un prélèvement mycologique.

Peut-on teindre ses cheveux avec un eczéma du cuir chevelu ?
Pas en poussée — la teinture sur cuir chevelu enflammé aggrave l’eczéma et augmente le risque de sensibilisation. En dehors des poussées, opter pour des teintures sans PPD (sans paraphénylènediamine) — les teintures végétales ou les colorants directs sans oxydation sont généralement mieux tolérés. Un patch test 48h avant chaque teinture reste recommandé même avec des produits « sans PPD ».

Les croûtes du cuir chevelu peuvent-elles être contagieuses ?
Cela dépend de la cause. La teigne est très contagieuse (enfants — mesures d’éviction scolaire). Les poux sont très contagieux par contact direct. La dermite séborrhéique, le psoriasis et l’eczéma ne sont pas contagieux — ils ne se transmettent pas d’une personne à l’autre.

Voir aussi : Dermite séborrhéique du visage | Psoriasis du cuir chevelu | Poux — traitement complet | Teigne | Kératoses actiniques


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

CHUTE DE CHEVEUX QUE FAIRE : que faire en cas de chute de cheveux?

Chute de cheveux : que faire, quels examens, quel bilan sanguin ?

chute de cheveux diagnostic bilan sanguin dermatologue
Chevelure — image générée par IA

Une chute de cheveux inhabituelle mérite toujours une consultation médicale — non par alarmisme, mais parce que la cause détermine entièrement le traitement. Une alopécie androgénétique ne se traite pas comme un effluvium télogène post-partum, et une pelade ne se traite pas comme une teigne. Se traiter seul sans diagnostic précis, c’est souvent perdre des mois et des cheveux supplémentaires.

Chute de cheveux, calvitie ou alopécie ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Les principales causes de chute de cheveux — tableau orienteur

Cause Profil typique Caractéristiques Réversible ?
Alopécie androgénétique (calvitie) Homme adulte, femme après 40 ans Progressive, zones caractéristiques (tempes, vertex), antécédents familiaux Non — stabilisable
Effluvium télogène Femme post-partum, stress, maladie, régime Chute diffuse brutale 2–4 mois après le facteur déclenchant, poignées de cheveux ✅ Oui si cause traitée
Pelade Tout âge, contexte auto-immun Plaques lisses bien délimitées, cheveux en point d’exclamation en bordure Variable — souvent oui
Alopécie frontale fibrosante Femme ménopausée Recul de la lisière frontale, atteinte des sourcils (80%), cicatricielle ❌ Non — alopécie cicatricielle
Teigne Enfant surtout, contact animal Plaques squameuses avec cheveux cassés, contagieuse ✅ Oui sous antifongiques
Alopécie de traction Femme, coiffures serrées (tresses, chignons) Recul frontal et temporal, érythème péripilaire ✅ Si prise en charge précoce
Trichotillomanie Enfant, adolescent, adulte anxieux Plaques irrégulières avec cheveux cassés de longueurs variées, cheveux en crochet ✅ Avec prise en charge psy
Syphilis Adulte sexuellement actif Alopécie en « clairières » (mites), atteinte d’autres zones pileuses ✅ Sous antibiotiques

L’examen clinique du dermatologue

Le dermatologue inspecte systématiquement :

  • L’aspect des cheveux — cheveux anormaux (dysplasie pilaire), cassés (trichotillomanie), dystrophiques (défrisage), présence de duvets de miniaturisation
  • La densité et la topographie — zones de raréfaction, frontale, temporale, vertex, diffuse ou en plaques
  • L’aspect du cuir chevelu — pellicules, érythème, aspect cicatriciel, atrophie, kératose folliculaire
  • Les signes d’hyperandrogénie chez la femme — hirsutisme (poils sur le menton, la lèvre supérieure, la ligne blanche), acné, séborrhée excessive

Le test de traction

Le test de traction est simple et rapide : le médecin pince une dizaine de cheveux entre le pouce et l’index et tire doucement. Normalement, 1 à 2 cheveux au maximum viennent. Si plus de 3 à 4 cheveux se détachent facilement, le test est positif — signe d’une chute active en cours (effluvium ou pelade évolutive).

La dermoscopie du cuir chevelu — un outil clé

Le dermoscope (ou trichoscope) amplifie le cuir chevelu et les follicules × 10 à × 100, révélant des signes invisibles à l’œil nu. C’est l’examen le plus précieux pour différencier les causes de chute de cheveux.

Signe dermoscopique Diagnostic évoqué
Disparition des ostia folliculaires (pores lisses, absents) Alopécie cicatricielle (lichen plan pilaire, AFF, lupus)
Points jaunes Pelade ou alopécie androgénétique avancée
Points noirs (cheveux cassés dans le follicule) Pelade, trichotillomanie
Points rouges Lupus, vitiligo, albinisme
Hétérogénéité des diamètres (cheveux fins et épais mélangés) Alopécie androgénétique — miniaturisation folliculaire
Érythème péripilaire et gaines Alopécie de traction, lichen plan pilaire actif
Halos et cupules péripilaires Alopécie androgénétique
Vaisseaux torsadés ou en virgule Dermite séborrhéique, pellicules
Vaisseaux en boucles, en bague à chaton Psoriasis du cuir chevelu
Cheveux en point d’exclamation (élargis à la pointe, fins à la base) Pelade évolutive en bordure de plaque
Cheveux en virgule ou tire-bouchon Teigne
Cheveux en crochet, repousse en V Trichotillomanie
Disparition des duvets de la lisière frontale Alopécie frontale fibrosante — signe précoce

Trichogramme et phototrichogramme

Le trichogramme consiste à prélever une vingtaine de cheveux dans différentes zones du cuir chevelu et à les observer au microscope. Il mesure le calibre des tiges et le rapport anagène/télogène (cheveux en pousse / cheveux morts). Normalement, 85 à 90% des cheveux sont en phase anagène.

Le phototrichogramme est plus précis et moins douloureux : une petite zone est rasée et photographiée à J0, puis à J2–J3. La proportion de cheveux en pousse (qui ont grandi) et de cheveux en repos est calculée avec précision. Il permet aussi de mesurer la densité folliculaire et le diamètre moyen des tiges.

Le bilan sanguin — orienté par la clinique

Examen Ce qu’il recherche Indiqué si
NFS + ferritinémie Anémie, carence en fer (ferritine cible >50 µg/L) Toute chute diffuse, effluvium télogène, femme en âge de procréer
TSH ultrasensible Dysthyroïdie (hypo ou hyperthyroïdie) Chute diffuse, fatigue associée, suspicion thyroïdienne
VS, CRP Syndrome inflammatoire Alopécies diffuses ou cicatricielles inexpliquées
Bilan hormonal — testostérone libre, Delta 4 androstènedione, 17-OH-progestérone, S-DHA Hyperandrogénie ovarienne ou surrénalienne Femme avec acné, hirsutisme, règles irrégulières — à J1–J5 du cycle, après arrêt contraception 2 mois
Anticorps antinucléaires (AAN), complément Lupus érythémateux systémique Alopécie cicatricielle, photosensibilité, atteinte multiviscérale
Sérologie syphilitique (TPHA-VDRL) Syphilis secondaire Alopécie en « clairières » chez adulte sexuellement actif
Zinc, vitamine D, B12, folates Carences nutritionnelles Régimes restrictifs, végétalisme, chirurgie bariatrique
Examen mycologique (prélèvement de squames et cheveux) Teigne (dermatophytose) Enfant, plaques squameuses, cheveux cassés, contact animal — après examen en lumière de Wood

La lumière de Wood

Cet examen simple, réalisable en cabinet avec une lampe UV, révèle une fluorescence verte caractéristique de certaines teignes (Microsporum canis notamment). Il oriente rapidement vers un prélèvement mycologique pour examen au laboratoire.

Sources

Questions fréquentes sur le bilan de chute de cheveux

Quelle prise de sang demander en cas de chute de cheveux ?

Le bilan de base comprend une NFS, une ferritinémie (cible > 50 µg/L — une ferritine « normale » à 20 µg/L est insuffisante pour les cheveux) et une TSH. Ces trois examens couvrent les causes les plus fréquentes de chute diffuse — carence en fer et dysthyroïdie. Chez la femme avec signes d’hyperandrogénie (acné, pilosité faciale, règles irrégulières), un bilan hormonal complet est ajouté, réalisé dans des conditions précises. Des examens complémentaires (AAN, sérologie syphilitique, zinc, vitamine D) sont orientés par la clinique.

La chute de cheveux peut-elle être due uniquement au stress ?

Oui — c’est l’effluvium télogène. Un stress intense (maladie, deuil, chirurgie, confinement, accouchement) peut déclencher une chute diffuse 2 à 4 mois après l’événement. Le stress fait passer prématurément les follicules en phase télogène (chute) — des centaines de cheveux tombent simultanément. La bonne nouvelle : cette chute est en général réversible en 3 à 6 mois si le facteur déclenchant est résolu. Un bilan sanguin est néanmoins nécessaire pour éliminer une carence ou une dysthyroïdie associée.

À partir de combien de cheveux perdus par jour faut-il s’inquiéter ?

La chute physiologique normale est de 50 à 100 cheveux par jour. Au-delà de 100 cheveux/jour de façon persistante (plus de 4 à 6 semaines), une consultation s’impose. Un moyen pratique d’évaluer : compter les cheveux perdus lors du lavage (les ramasser sur la bonde). Une augmentation nette et durable par rapport à son habitude justifie un avis médical, indépendamment du chiffre absolu.

La dermoscopie du cuir chevelu est-elle douloureuse ou invasive ?

Non — la dermoscopie (ou trichoscopie) est un examen totalement indolore. Le dermatologue applique simplement son dermoscope sur le cuir chevelu avec un peu de gel ou d’alcool pour améliorer le contact optique. L’examen dure 5 à 10 minutes et donne des informations diagnostiques précieuses qui évitent parfois des biopsies ou des examens complémentaires. C’est aujourd’hui l’examen de premier recours pour toute alopécie inexpliquée.

Voir aussi : Effluvium télogène / Chute de cheveux chez la femme / Calvitie féminine / Alopécie frontale fibrosante / Pelade / Traitements de la chute de cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

LICHEN PLAN PILAIRE : le lichen pilaire

Lichen pilaire : alopécie cicatricielle, formes cliniques et traitements

Le lichen pilaire (ou lichen plan pilaire) est une alopécie cicatricielle d’origine inflammatoire — c’est-à-dire une perte de cheveux définitive dans les zones touchées, résultant de la destruction progressive des follicules pileux par une inflammation chronique. Il représente la localisation dans le cuir chevelu du lichen plan. Dans la moitié des cas, l’atteinte est strictement limitée au cuir chevelu, sans aucune lésion cutanée associée — ce qui en rend le diagnostic parfois difficile et tardif. Un traitement précoce est indispensable pour stopper son évolution et préserver le capital pilaire restant.

Plaques d’alopécie inexpliquées, chute de cheveux progressive ? Un diagnostic dermatologique précoce est essentiel.
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
LICHEN PLAN
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Signes de la maladie |
Formes cliniques |
Diagnostic |
Traitement |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Signes de la maladie

Le lichen pilaire est une alopécie cicatricielle post-inflammatoire — la destruction des follicules pileux par l’inflammation laisse des zones chauves définitives au centre des plaques. Sans traitement rapide et efficace, cette perte de cheveux est irréversible.

Le tableau clinique associe :

  • Plaques d’alopécie cicatricielle au centre des lésions — peau lisse, pâle, luisante, sans follicules visibles
  • Zone active en bordure des plaques — c’est ici que l’inflammation est visible et que le traitement peut encore agir : les follicules pileux présentent une rougeur périfolliculaire (érythème violine) et un bouchon de corne (hyperkératose folliculaire)
  • Persistance de quelques cheveux isolés au sein des plaques — signe évocateur de lichen pilaire par rapport à d’autres alopécies cicatricielles
  • Extension centrifuge — les plaques s’élargissent progressivement à partir du centre

⚠️ Le lichen pilaire est une urgence dermatologique relative — chaque semaine sans traitement adapté correspond à des follicules détruits de façon irréversible.

Formes cliniques

Lichen plan pilaire classique

C’est la forme la plus fréquente. Elle se caractérise par :

  • Des plaques d’alopécie cicatricielle à centre pâle et atrophique
  • Un érythème périfolliculaire violine en bordure active des plaques
  • Une hyperkératose folliculaire — bouchons cornés autour des follicules en zone active
  • Des récidives à la périphérie des plaques avec extension centrifuge progressive
  • Dans la moitié des cas, absence de lichen plan cutané associé — l’atteinte est strictement capillaire

Syndrome de Lassueur-Graham-Little-Picardi

Forme rare associant trois atteintes simultanées :

  • Alopécie cicatricielle du cuir chevelu
  • Lichen spinulosique du corps — éruption de petites papules folliculaires kératosiques sur le tronc et les membres
  • Alopécie des sites pileux secondaires — aisselles, sourcils et pubis

Alopécie frontale fibrosante

Forme clinique particulière, considérée comme une variante du lichen plan pilaire, avec des caractéristiques propres :

Profil typique : femme post-ménopausique (âge moyen : 70 ans), mais des cas chez des femmes jeunes et chez l’homme ont été décrits. 50 % des patientes présentent d’autres maladies auto-immunes associées.

Signes cliniques :

  • Alopécie cicatricielle en couronne frontale et temporale — recul progressif de la ligne d’implantation frontale, puis extension autour des oreilles et vers la nuque
  • Atteinte des sourcils dans 80 % des cas — peut précéder l’atteinte capillaire et constituer le premier signe de la maladie
  • En dermoscopie : hyperkératose folliculaire et rougeur périfolliculaire à la lisière du cuir chevelu en phase active, disparition des cheveux fins et duvets de la ligne frontale, taches blanches cicatricielles

Signes de progression active : prurit, hyperkératose folliculaire et érythème périfolliculaire à la lisière — leur présence justifie une intensification du traitement.

Voir l’article sur l’alopécie frontale fibrosante

Recul de la ligne frontale, perte des sourcils ? Ces signes évocateurs d’alopécie frontale fibrosante nécessitent un bilan dermatologique urgent :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Diagnostic

Le diagnostic de lichen pilaire repose sur plusieurs éléments complémentaires :

La dermoscopie (trichoscopie)

Examen clé réalisé par le dermatologue sans prélèvement, elle permet de visualiser :

  • L’hyperkératose folliculaire et l’érythème périfolliculaire en zone active
  • La disparition des cheveux fins (duvets) de la ligne frontale — signe précoce d’alopécie frontale fibrosante
  • Les taches blanches cicatricielles correspondant aux follicules détruits

La biopsie cutanée

Indispensable devant toute alopécie cicatricielle, elle confirme le diagnostic histologique en montrant un infiltrat lymphocytaire périfolliculaire caractéristique du lichen plan, avec fibrose folliculaire et destruction progressive des follicules.

Bilan des maladies associées

En cas d’alopécie frontale fibrosante, un bilan auto-immun est recommandé — 50 % des patientes présentent d’autres pathologies auto-immunes (thyroïdite, lupus, polyarthrite…).

Traitement du lichen pilaire

L’objectif du traitement n’est pas de faire repousser les cheveux dans les zones cicatricielles — cette perte est définitive — mais de stopper l’inflammation active et d’éviter l’extension des plaques. Le traitement doit être débuté le plus tôt possible.

Traitements locaux

  • Dermocorticoïdes de classe I (très forts) — application sur la zone active en bordure des plaques, pas sur les zones cicatricielles. Traitement de première intention.

Traitements systémiques

  • Corticoïdes par voie orale ou intramusculaire — en cas de poussée évolutive rapide ou de résistance au traitement local
  • Antipaludéens de synthèse :
    • Chloroquine (Nivaquine®)
    • Hydroxychloroquine 200 mg/j (Plaquenil®) — traitement de fond le plus utilisé, nécessite une surveillance ophtalmologique annuelle
  • Inhibiteurs de la 5-alpha réductase (finastéride…) — utilisés hors AMM, notamment dans l’alopécie frontale fibrosante

⚠️ Résistance au traitement : 25 % des patients ne présentent pas d’amélioration sous traitement, voire s’aggravent. Une réévaluation régulière par le dermatologue est indispensable pour adapter la stratégie thérapeutique.

📅 Réévaluer son traitement avec le dermatologue

Tableau récapitulatif — formes cliniques du lichen pilaire

Forme Profil typique Signes caractéristiques Particularités
Lichen plan pilaire classique Adulte, tout âge Plaques alopéciques, érythème violine, hyperkératose folliculaire 50 % sans lichen plan cutané associé
Syndrome Graham-Little Adulte Alopécie + lichen spinulosique + alopécie axillaire/pubienne Triade caractéristique — forme rare
Alopécie frontale fibrosante Femme post-ménopausique (moy. 70 ans) Recul frontal en couronne, atteinte des sourcils (80 %) 50 % maladies auto-immunes associées — hors AMM finastéride

Questions fréquentes

Le lichen pilaire peut-il guérir spontanément ?
Rarement. Le lichen pilaire évolue par poussées inflammatoires successives qui détruisent progressivement les follicules pileux. Sans traitement, les plaques s’étendent et la perte de cheveux s’aggrave de façon irréversible. Une stabilisation spontanée est possible mais imprévisible — ne pas attendre pour consulter.

Les cheveux peuvent-ils repousser dans les zones touchées ?
Non, pas dans les zones cicatricielles où les follicules sont détruits — cette perte est définitive. L’objectif du traitement est de stopper l’inflammation en zone active pour préserver les follicules encore vivants en bordure des plaques. C’est pourquoi un diagnostic et un traitement précoces sont cruciaux.

Comment distinguer un lichen pilaire d’une pelade ou d’une autre alopécie ?
La pelade (alopecia areata) est une alopécie non cicatricielle — les follicules sont préservés et la repousse est possible. Le lichen pilaire laisse une peau lisse et atrophique sans follicules visibles dans les zones centrales. La dermoscopie et la biopsie permettent de les distinguer avec certitude. D’autres alopécies cicatricielles (folliculite décalvante, lupus) peuvent mimer le lichen pilaire — seule la biopsie tranche.

J’ai une alopécie frontale fibrosante — dois-je faire un bilan général ?
Oui. La moitié des patientes atteintes d’alopécie frontale fibrosante présentent d’autres maladies auto-immunes associées (thyroïdite, lupus, polyarthrite rhumatoïde…). Un bilan biologique auto-immun est recommandé à l’annonce du diagnostic. Une surveillance ophtalmologique annuelle est également nécessaire en cas de traitement par hydroxychloroquine (Plaquenil®).

Le Plaquenil® (hydroxychloroquine) est-il efficace dans le lichen pilaire ?
L’hydroxychloroquine est le traitement de fond le plus utilisé dans le lichen plan pilaire et l’alopécie frontale fibrosante. Il permet de stabiliser la maladie chez une majorité de patients, mais les résultats sont variables — 25 % des patients ne répondent pas ou s’aggravent malgré le traitement. Il nécessite une surveillance ophtalmologique annuelle (risque de dépôts rétiniens à long terme).


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Lichen plan cutané | → Finastéride et chute de cheveux

Rechercher les publications scientifiques sur le lichen plan pilaire (PubMed)


Téléchargez le guide complet
LICHEN PLAN
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

PELADE : la pelade, causes, symptômes et traitement

Pelade (alopecia areata) : causes, symptômes, traitements et nouvelles thérapies

La pelade, ou alopecia areata, est une maladie inflammatoire auto-immune du follicule pileux touchant environ 1 % de la population mondiale, soit plus de 600 000 personnes en France. Elle se manifeste par une chute de cheveux en plaques, sur un cuir chevelu d’apparence normale, pouvant toucher aussi bien les enfants que les adultes, les hommes comme les femmes, et tous les phototypes.

Longtemps orpheline de traitements efficaces pour les formes sévères, la pelade a connu une révolution thérapeutique majeure depuis 2022 avec l’approbation des inhibiteurs de JAK (baricitinib, ritlecitinib), première classe de médicaments à avoir démontré une efficacité significative dans les formes étendues. Son évolution reste imprévisible : 80 % des pelades localisées régressent spontanément en un an, mais les formes sévères peuvent persister des années et altérer profondément la qualité de vie.

Pelade frontale
Pelade frontale : plaque d’alopécie sur cuir chevelu d’apparence normale

Pelade étendue ou résistante aux traitements habituels ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation rapidement, souvent le jour même ou le lendemain.
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
PELADE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Mécanisme et causes |
Formes cliniques |
Diagnostic |
Pronostic |
Traitements |
Inhibiteurs de JAK |
Stratégie selon sévérité |
Pelade de l’enfant |
Questions fréquentes

Mécanisme immunologique et causes

La pelade est une maladie auto-immune spécifique d’organe : le système immunitaire produit des lymphocytes T cytotoxiques CD8+ qui attaquent les follicules pileux en phase de croissance active (phase anagène), les faisant basculer prématurément en phase de repos (phase télogène) et provoquant la chute du cheveu.

Dans les conditions normales, le follicule pileux bénéficie d’un « privilège immunitaire » : il n’exprime pas les antigènes du Complexe Majeur d’Histocompatibilité (CMH), ce qui le protège de la reconnaissance par les cellules immunitaires. Dans la pelade, ce privilège est perdu. Les lymphocytes CD8+ libèrent de l’interféron gamma (IFN-γ), qui déclenche une boucle d’auto-amplification inflammatoire via la voie JAK1/JAK3 — précisément la cible des nouveaux traitements.

Facteur Détail
Prédisposition génétique Concordance 55 % chez jumeaux homozygotes. Risque ×5 à ×10 si parent au 1er degré atteint. Groupes HLA favorisant les formes sévères. Lien documenté avec trisomie 21 (gène AIRE).
Facteurs environnementaux Encore largement inconnus. Rôle du stress évoqué mais non démontré statistiquement. Microbiote cutané et intestinal possiblement impliqués.
Terrain atopique Antécédents personnels ou familiaux d’atopie dans 10 % des cas.
Maladies auto-immunes associées Thyroïdites (Hashimoto, Basedow), vitiligo, psoriasis, lupus, anémie de Biermer.
Médicaments inducteurs (rares) Anti-TNF, ustekinumab, dupilumab, anti-PD1 (nivolumab, pembrolizumab).

Formes cliniques

Forme Description Pronostic
Pelade en plaques 1 ou plusieurs zones rondes d’alopécie sur cuir chevelu d’apparence normale. Forme la plus fréquente, souvent fortuite. Favorable — régression spontanée fréquente
Pelade ophiasique Bande alopécique partant de l’occiput, remontant au-dessus des oreilles. Moins favorable
Pelade décalvante totale Perte de tous les cheveux du cuir chevelu. Environ 5 % des cas. Réservé
Pelade universelle Perte de tous les poils et cheveux du corps (cuir chevelu, sourcils, cils, barbe, poils corporels). Forme la plus sévère. Réservé — JAK inhibiteurs indiqués
Pelade diffuse Raréfaction homogène sans plaques nettes. Diagnostic difficile — peut mimer effluvium télogène ou alopécie androgénétique. Variable
Pelade de la barbe Plaques sur barbe ou moustache sans atteinte du cuir chevelu. Fréquente chez l’homme adulte. Souvent favorable

💡 Atteinte des ongles : présente dans 10 à 20 % des cas. Signes évocateurs : dépressions ponctuées en « dé à coudre » (trachyonychie), érythème lunulaire en mottes. L’atteinte lunulaire inflammatoire témoigne d’une poussée évolutive sévère et constitue un signe de mauvais pronostic.

Pelade en aires
Différentes formes de pelade

Symptômes et diagnostic

La pelade est souvent de découverte fortuite : le patient ou son entourage remarque une zone sans cheveux, parfois découverte par le coiffeur. La plaque est ronde, bien délimitée, sur une peau d’apparence strictement normale — l’absence de rougeur, de squames et de cicatrices distingue la pelade de la teigne et des alopécies cicatricielles.

Examen dermatoscopique : le dermatologue utilise un dermatoscope pour visualiser les signes caractéristiques :

Signe dermoscopique Signification
Cheveux en points d’exclamation Cheveux effilés à la base, plus épais au-dessus — signe pathognomonique d’activité évolutive
Points jaunes Ostiums folliculaires vides remplis de sébum
Points noirs Cheveux cassés au niveau de l’orifice folliculaire
Cheveux coudés ou dystrophiques Signe d’activité évolutive
Lignes de Pohl-Pinkus Étranglements périodiques de la tige pilaire

Bilan biologique : aucun bilan n’est justifié en l’absence de symptôme clinique orientant. En cas de signes évoquant une dysthyroïdie : TSH, T4 libre, anticorps anti-TPO et anti-thyroglobuline. En cas de forme très étendue : bilan auto-immun.

Pronostic

Situation Évolution spontanée
Pelade localisée 80 % de régression spontanée en 1 an
Pelade touchant < 40 % du cuir chevelu 60 % de repousse totale sans traitement en 6 mois
Pelade décalvante évoluant depuis > 1 an 15 à 25 % de régression spontanée ou sous placebo

Facteurs de mauvais pronostic : début dans l’enfance, ancienneté > 1 an, surface atteinte > 50 %, forme ophiasique/décalvante/universelle/diffuse, cheveux en points d’exclamation à distance des zones actives, trachyonychie et érythème lunulaire unguéal.

💡 L’évolution est par nature imprévisible : des épisodes de repousse complète peuvent succéder à des rechutes, parfois rythmés par les saisons. L’impact psychologique — anxiété, repli social, atteinte de l’image de soi — justifie une prise en charge globale même dans les formes modérées.

Traitements de la pelade

Traitement Mécanisme / utilisation Indication principale
Dermocorticoïdes classe I
(propionate de clobétasol)
Application quotidienne sur les plaques. Repousse possible y compris dans les formes décalvantes. 1re intention — toutes formes
Injections intradermiques
(triamcinolone 3–10 mg/ml)
Aiguille 30G, 0,05 ml/point espacés de 0,5–1 cm. Repousse visible à 3 semaines. Séances toutes les 4–12 semaines. Pelades en plaques localisées — référence adulte > 13 ans
Minoxidil
(topique 5 % ou oral 0,5–2,5 mg/j)
Potentialise la repousse spontanée ou induite. Toujours en association, jamais en monothérapie. Adjuvant — toutes formes
Dioxyanthranol (dithranol)
short contact
Irritant local modifiant la réponse immune folliculaire. Mécanisme mal compris. Pelades en plaques modérées — adulte et enfant
Immunothérapie de contact
(DPCP, SADBE)
Eczéma de contact chronique induit modifiant l’environnement immunitaire folliculaire. Préparation magistrale, centres spécialisés uniquement. Pelades étendues résistantes — hors JAKi
Photothérapie
(PUVA, UVB, Excimer 308 nm)
PUVAthérapie efficace mais rechutes fréquentes à l’arrêt. Laser Excimer intéressant dans les formes limitées. Pelades modérées à sévères — centres spécialisés
Corticothérapie systémique
(bolus méthylprednisolone)
Bolus 250 mg ×2/j pendant 3 j répétables à 2–3 mois. Prednisone orale 0,75–1 mg/kg/j en décroissance. Urgence : poussée extensive rapide — 1er épisode
Méthotrexate
(20–25 mg/semaine)
Souvent associé à corticothérapie orale d’amorçage. Toxicité hépatique cumulative — réserver aux formes sévères résistantes. Pelades anciennes étendues — en l’absence d’accès aux JAKi

Pelade sévère ou qui s’étend rapidement ?
Une téléconsultation permet d’évaluer rapidement la sévérité et de discuter les options thérapeutiques récentes (JAK inhibiteurs).
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Révolution thérapeutique : les inhibiteurs de JAK

Les inhibiteurs de JAK représentent l’avancée thérapeutique la plus importante de ces dernières décennies dans la pelade. En bloquant la voie JAK1/JAK3, ils interrompent directement la boucle inflammatoire pathologique dirigée contre les follicules pileux.

Molécule Spécialité AMM Efficacité (SALT ≤ 20)
Baricitinib ⭐ référence Olumiant® 4 mg EMA 2022 — pelade sévère adulte (> 50 % surface) 35–40 % à 36 semaines vs 5 % placebo (BRAVE-AA1/AA2)
Ritlecitinib Litfulo® 50 mg FDA 2023, EMA 2024 — adulte et adolescent dès 12 ans 23 % à 24 semaines vs 2 % placebo (ALLEGRO)
Tofacitinib Xeljanz® Hors AMM — utilisé depuis 2014 Résultats encourageants en séries de cas

⚠️ Précautions communes aux JAK inhibiteurs : bilan pré-thérapeutique complet obligatoire (NFS, bilan hépatique et lipidique, sérologies hépatites B/C et VIH, radiographie thoracique, quantiféron). Vaccins vivants atténués contre-indiqués pendant le traitement. Risque accru d’infections (zona notamment), de thromboses et d’événements cardiovasculaires. Traitement suspensif : rechute possible à l’arrêt — surveillance au long cours indispensable.

Voir la page dédiée : Inhibiteurs JAK en dermatologie — baricitinib, upadacitinib, abrocitinib

Stratégie thérapeutique selon la sévérité

Sévérité Surface atteinte Traitement recommandé
Localisée < 25 % Dermocorticoïdes classe I + injections triamcinolone toutes les 4–8 sem + minoxidil topique. Abstention-surveillance possible si épisode récent.
Modérée 25–50 % Injections intradermiques + dermocorticoïdes + immunothérapie de contact DPCP (centre spécialisé) + photothérapie (Excimer ou PUVA).
Sévère > 50 %, décalvante, universelle, ophiasique JAK inhibiteurs oraux (baricitinib 4 mg/j ou ritlecitinib 50 mg/j). Si non accessible : méthotrexate + corticothérapie d’amorçage, immunothérapie de contact spécialisée.
Urgence évolutive Extension rapide — 1er épisode Bolus de corticoïdes IV pour stopper la poussée, puis mise en place d’un traitement de fond.

Pelade de l’enfant

La pelade débute avant l’âge de 20 ans dans plus de 50 % des cas. Sa prise en charge pédiatrique présente plusieurs particularités :

Point Détail
1re ligne Dermocorticoïdes et injections intradermiques (dès 13 ans)
JAK inhibiteurs Ritlecitinib (Litfulo®) approuvé dès 12 ans pour les formes sévères. Baricitinib : pas d’AMM pédiatrique à ce jour.
Impact psychologique Souvent majeur sur l’enfant et la famille. Accompagnement psychologique et liaison avec l’école (prévention du harcèlement) essentiels.
Prothèses capillaires Prise en charge partielle par l’Assurance Maladie en cas de pelade totale ou décalvante.

Pages spécialisées du cluster pelade et alopécies

Alopécies et chute de cheveux
Chute de cheveux et alopécies — hub général
Pelade de la barbe — formes, traitements
Pseudo-pelade de Brocq — alopécie cicatricielle
Lichen plan pilaire
Minoxidil — mode d’emploi, efficacité

Traitements et examens associés
Inhibiteurs JAK en dermatologie — baricitinib, ritlecitinib
Méthotrexate en dermatologie
Dermocorticoïdes — classes et utilisation
Dermatoscopie — à quoi ça sert ?
Vitiligo — maladie auto-immune associée

Questions fréquentes sur la pelade

La pelade est-elle contagieuse ?

Non. La pelade est une maladie auto-immune, pas une infection. Elle ne se transmet pas par contact ni par les cheveux. Il n’y a aucune précaution particulière à prendre vis-à-vis de l’entourage.

La pelade est-elle causée par le stress ?

Le rôle du stress est souvent évoqué et cliniquement suggéré, mais il n’est pas formellement démontré par les études contrôlées. Le stress peut perturber le système immunitaire sur un terrain génétiquement prédisposé, mais il n’est pas une cause suffisante à lui seul. La pelade elle-même est source de stress — la relation est probablement bidirectionnelle.

Les cheveux qui repoussent sont-ils définitifs ?

Pas nécessairement. La pelade est une maladie chronique évoluant par poussées : une repousse complète peut être suivie d’une rechute des mois ou des années plus tard. Les cheveux qui repoussent sont parfois initialement blancs, puis reprennent leur couleur naturelle. Sous JAK inhibiteurs, la repousse se maintient pendant le traitement mais une surveillance au long cours est nécessaire.

Le baricitinib (Olumiant®) est-il remboursé pour la pelade en France ?

Le baricitinib a obtenu une AMM européenne pour la pelade sévère en 2022. Les conditions de remboursement par l’Assurance Maladie française sont en cours de définition et d’évolution. Renseignez-vous auprès de votre dermatologue et de votre CPAM pour les modalités actuelles de prise en charge.

Quelle différence entre pelade et alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique (calvitie commune) est une perte progressive et diffuse liée aux hormones, touchant essentiellement le dessus du crâne chez l’homme (golfes frontaux, sommet) et la partie supérieure chez la femme — la peau est normale. La pelade se présente en plaques rondes bien délimitées, sur un cuir chevelu d’apparence strictement normale, avec une évolution imprévisible par poussées. La dermoscopie permet de les distinguer facilement.

Existe-t-il des associations de patients pour la pelade ?

Oui. L’association France Alopécie (france-alopecie.fr) accompagne les patients atteints de pelade et propose des groupes de soutien, des informations médicales validées et une aide aux démarches administratives (remboursement prothèses capillaires, MDPH). Un accompagnement psychologique est également recommandé dans les formes sévères.

Références scientifiques

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Pelade de la barbe |
Inhibiteurs JAK |
Vitiligo |
Dermatoscopie |
Téléconsultation dermatologue


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
PELADE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Chirurgie de la calvitie

La chirurgie de la calvitie

Qu’est ce que la chirurgie de la calvitie / Chirurgie de transposition /Chirurgie d’expansion / Réduction de tonsure

La chirurgie de la calvitie, qu’est-ce que c’est?

La chirurgie de la calvitie consiste à apporter des follicules pileux dans la zone de calvitie.
Dans tous les cas, il n’est raisonnable d’envisager une chirurgie de la calvitie que si la chute de cheveux est stabilisée.
Il existe plusieurs techniques de chirurgie de la calvitie :

Chirurgie de transposition des cheveux :

La chirurgie de transposition consiste a couvrir la région frontale, qui est la région le plus souvent touchée par la calvitie, par un pédicule ou lambeau de cuir chevelu provenant d’une zone non touchée par la calvitie (la partie postérieure du cuir chevelu notamment).
Le pédicule ou lambeau mesure en générale entre 2 et 4 cm de large et 10 à 20 cm de long.
La chirurgie de transposition est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale. Elle consiste à découper un lambeau de cuir chevelu sur la nuque, à inciser la zone frontale et a venir apposer le lambeau de cuir chevelu sur la zone frontale. Ensuite le praticien effectue des sutures qui seront enlevées 8 à 10j après l’intervention.
La chirurgie de transposition des cheveux est souvent proposée aux patients ayant une vaste calvitie frontale qu’il serait très couteux et long de greffer uniquement.
La chirurgie de transposition des cheveux est souvent suivie de greffes de cheveux sur la lisiere frontale afin d’éviter un aspect trop abrupt de l’implantation des cheveux.

Chirurgie d’expansion du cuir chevelu :


La chirurgie d’expansion consiste a placer sous la peau du cuir chevelu une prothèse d’expansion, sorte de poche reliée par une tubulure à l’extérieur, et a la remplir progressivement afin de distendre le cuir chevelu.
Cette technique permet d’obtenir un lambeau de cuir chevelu qui pourra recouvrir la zone de calvitie.
La chirurgie d’expansion est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale. Un premier temps opératoire consiste à insérer la prothèse d’expansion sous le cuir chevelu. Ensuite, les séances de remplissage ont lieu en moyenne tous les 10j jusqu’a obtention d’une distension suffisante du cuir chevelu (il faut en moyenne 2 à 4 injections).
La chirurgie d’expansion des cheveux est souvent proposée aux patients ayant une vaste calvitie frontale qu’il serait très couteux et long de greffer uniquement.
La chirurgie de transposition des cheveux est souvent suivie de greffes de cheveux sur la lisiere frontale afin d’éviter un aspect trop abrupt de l’implantation des cheveux.

Réduction de tonsure :

La chirurgie de réduction de tonsure consiste a enlever tout ou partie de la tonsure et à recoudre en fonction de l’élasticité du cuir chevelu
Cette technique permet donc d’exciser la zone de calvitie.
La chirurgie de tonsure est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale. La zone pouvant etre enlevée mesure en moyenne 10 cm sur 3 cm. Il est parfois possible de la répéter si la qualité de la cicatrice est bonne et que le cuir chevelu garde son élasticité
La chirurgie de réduction est souvent proposée aux patients ayant une calvitie tonsurale et ayant une bonne élasticité du cuir chevelu, ainsi qu’une densité et une longueur de cheveux permettant de masquer la cicatrice de l’intervention.
La chirurgie de tonsure est souvent suivie de greffes de cheveux mais elle permet de réduire le nombre de greffons nécessaires ce qui représente un gain de temps et le plus souvent un cout moindre pour le patient.

Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie.


Les implants capillaires : FUE (Follicular Unit Extraction) et micro greffes de cheveux

La chirurgie de la calvitie :

Transposition des cheveux

Expansion des cheveux

Réduction de tonsure

GREFFE DE CHEVEUX : la greffe de cheveux

La greffe de cheveux

Qu’est-ce que la greffe de cheveux / Comment se passe une greffe de cheveux / Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie

Qu’est-ce c’est?

On appelle communément greffe de cheveux les différentes techniques chirurgicales de correction de la calvitie.
En fait, la greffe , si elle est bien un acte chirurgical consistant à implanter des cheveux dans le cuir chevelu au niveau des zones de calvitie (un synonyme de « greffes de cheveux » est « implants capillaires »), doit etre distinguée des autres techniques de chirurgie de la calvitie qui ne correspondent pas à une greffe de cheveux (ou implant capillaire) proprement dite mais à une véritable chirurgie du cuir chevelu. Comment se passe une greffe de cheveux?
La greffe de cheveux est realisee sous anesthesie locale. On estime que la correction d’une calvitie necessite entre 600 et 6000 cheveux ! Or une seance de greffe permet de realiser environ 100 à 1000 greffes de cheveux (mais pour 1000 greffes, il faut compter en moyenne 4 à 5 h d’intervention!). Il faut donc etaler les greffes de cheveux en seances espacees de un à plusieurs mois. Dans le cas ou plusieurs chirurgiens sont disponibles pour realiser la greffe de cheveux, et qu’ils disposent d’un materiel automatise, il est possible de realiser la correction de la calvitie en une seule seance. Cette intervention de greffe de cheveux est cependant plus lourde a supporter (elle est souvent suivie de douleurs, de saignements… ) et elle expose à plus de risque de greffons, mal découpés par la machine, rejetés ou mal implantés. Il existe donc plusieurs etapes pour la realisation d’une greffe de cheveux, parmi lesquelles on peut citer :
– Consultation avec le praticien avant l’intervention, faisant le plus souvent l’objet d’une remise de devis
– Intervention (durée, 3-4h): désinfection du cuir chevelu. Anesthesie des zones de prelevement des greffons et de la zone de calvitie qui va etre ensemencée en greffons. Prelevement des greffons (technique des bandelettes ou prélèvement au bistouri). Realisation des incisions ou des perforations du cuir chevelu touché par l’alopécie pour la réception des greffons. Implantation des greffons dans les perforations realisees. Apres la realisation de la greffe de cheveux, on comprime parfois legerement la zone traitee (pour eviter le saignement et la desinsertion des greffons). La patient doit ensuite rester allonge pendant quelques heures, toujours pour eviter le saignement et les mouvements des greffons. 
– Apres la greffe de cheveux, les croutes qui se sont formees tombent en 1 a 3 semaines, emportant la plupart des cheveux implantés (les bulbes implantés restent en place) puis on observe une repousse de nouveaux cheveux par les bulbes greffés au bout de 2 à 3 mois. Il est frequent de proposer l’application de minoxidil sur la zone de calvitie avant et apres la greffe de cheveux pour stimuler la repousse et de diminuer le nombre de cheveux chutant apres la greffe.
Les techniques de greffes de cheveux different surtout par la facon dont on preleve les greffons (technique de la bandelette ou du prélèvement au bistouri) et par le nombre de cheveux contenus dans chaque greffon (1 à 4 cheveux en moyenne).
Il est donc important de distinguer la greffe de cheveux (ou implant capillaire) de la chirurgie du cuir chevelu. Parfois, les différentes techniques sont associées chez une meme personne traitée par chirurgie de la calvitie (exemple : chirurgie de transposition des cheveux pour corriger une perte importante + greffes de cheveux de type mini greffes de cheveux sur le haut du crane et micro greffes de cheveux sur la lisière frontale).
Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie. Pour plus de commodité et une meilleure compréhension, nous appellerons implants capillaires les techniques de greffe de cheveux (parfois mal orthographiée greffe de cheuveux) et chirurgie de la calvitie la chirurgie du cuir chevelu : Les implants capillaires : FUE (Follicular Unit Extraction) et micro greffes de cheveux

La chirurgie de la calvitie :

Transposition des cheveux

Expansion des cheveux

Réduction de tonsure

Les implants capillaires

Les implants capillaires

Qu’est ce que l’implant capillaire / FUE / Minigreffes de cheveux

La <a  » name= »technique des implants capillaires »>technique des implants capillaires consiste à implanter des cheveux dans le cuir chevelu au niveau des zones de calvitie. Dans tous les cas, il n’est raisonnable d’envisager les implants capillaires que si la chute de cheveux est stabilisée.Il existe plusieurs techniques d’ implants capillaires :

FUE (Follicular unit extraction) : Chirurgie de la calvitie par implants
capillaires d’unités folliculaire

La FUE consiste a prélever au moyen d’un bistouri circulaire des unités folliculaires autrement dit de prélever cheveu par cheveudans la zone chevelue (au dessus de la nuque), et à les greffer un à un dans la zone de calvitie.
La FUE est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale. Un premier temps opératoire consiste à prélever les cheveux. Le deuxième temps consiste à les implanter dans la zone de calvitie. Les zones de prélèvement et de greffe sont parfois recouvertes d’un pansement et font l’objet de soins pour favoriser la cicatrisation et la pousse des greffons. Le premier shampoing est généralement possible le lendemain ou le surlendemain de l’intervention
La repousse des greffons de cheveux prend deux à trois mois en moyenne.
Il est souvent nécessaire de réaliser plusieurs séances de greffes de cheveux espacées d’un mois environ pour obtenir un résultat correct. Ces séances peuvent cumuler une chirurgie de la calvitie, des microgreffes de cheveux voire des minigreffes de cheveux et de la FUE
La FUE permet de limiter le risque de cicatrices dans la zone donneuse et de reproduire une implantation des cheveux la plus proche de l’état naturel du cuir chevelu. La FUE est cependant plus longue et plus couteuse que les autres techniques.
Les détracteurs de la greffe cheveu par cheveu ou FUE lui reprochent :
– son cout
– sa durée
– la nécessité de raser la zone donneuse, ce qui se voit longtemps
le plus grand risque de mort des greffons (car le bistouri risque de
léser les greffons lors de leur prélèvement)
– les cicatrices de prélèvement ayant parfois un aspect mité
– le fait que son appelation de greffe « cheveu par cheveu » soit souvent erronée puisqu’il n’est pas rare que le bistouri emporte 2 voire 3 cheveux et que ces cheveux soient greffés ensemble comme c’est le cas pour les microgreffes de cheveux
Micro greffe de cheveux : Chirurgie de la calvitie par implants
capillaires de greffons de 2 cheveux en moyenne

Mini greffe de cheveux : Chirurgie de la calvitie par implants capillaires de greffons de 4 cheveux en moyenne.
La mini greffe de cheveux consiste a prélever des cheveux dans la zone chevelue (au dessus de la nuque), et à les greffer en moyenne 4 par 4 dans la zone de calvitie. La mini greffe de cheveux est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale. Un premier temps opératoire consiste à prélever les cheveux. Le deuxième temps consiste à les implanter dans la zone de calvitie. Les zones de prélèvement et de greffe sont souvent recouvertes d’un pansement et font l’objet de soins pour favoriser la cicatrisation et la pousse des greffons. Le premier shampoing est généralement possible le lendemain ou le surlendemain de l’intervention La repousse des greffons de cheveux prend deux à trois mois en moyenne. Il est souvent nécessaire de réaliser plusieurs séances de greffes de cheveux espacées d’un mois environ pour obtenir un résultat correct. Ces séances peuvent cumuler une chirurgie de la calvitie, des microgreffes de cheveux voire des minigreffes de cheveux et de la FUE De plus, il est possible de cumuler microgreffes de cheveux, minigreffes de cheveux et FUE au cours d’une même opération. La mini greffe de cheveux permet de recouvrir une zone de calvitie en moins de temps que la microgreffe de cheveux et la FUE. La minigreffe de cheveux reproduisant une implantation de cheveux plus éloignée de l’implantation naturelle que les microgreffes de cheveux et que la FUE, elle est souvent proposée dans les zones reculées de calvitie (haut du crane notamment) plutot que sur la lisière frontale ou elle pourrait donner un aspect de « champs de poireaux ». Pour effectuer une minigreffe de cheveux, on peut effectuer le prelevement des greffons par petites incisions par un bistouri circulaire ou par prelevement d’une bandelette de cuir chevelu qui sera ensuite débitée en mni greffons Les détracteurs de la technique de prélèvement au bistouri circulaire des greffons avant la minigreffe de cheveux lui reprochent : la nécessité de raser la zone donneuse, ce qui se voit longtemps le plus grand risque de mort des greffons (car le bistouri risque de léser les greffons lors de leur prélèvement) les cicatrices de prélèvement ayant parfois un aspect mité Les détracteurs de la technique de prélèvement par bandelette de cuir chevelu des greffons necessaires à la minigreffe de cheveux lui reprochent : – la cicatrice linéaire qui en résulte au dessus de la nuque – la nécessité d’avoir une manipulation parfaite de la bandelette pour la débiter en micro greffons de bonne qualité : matériel de bonne qualité et – opérateurs entrainés
Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie. Les implants capillaires : FUE (Follicular Unit Extraction) et micro greffes de cheveux
La chirurgie de la calvitie : > Transposition des cheveux

Expansion des cheveux
Réduction de tonsure

S’ARRACHER LES CHEVEUX : l’envie irrésistible de s’arracher des poils, trichotillomanie

S’ARRACHER LES CHEVEUX OU LES POILS : besoin irresistible de s’arracher les cheveux, les poils des sourcils…

Trichotillomanie

Article rédigé d’après le DSM

Diagnostic

La caractéristique essentielle de la trichotillomanie est l’arrachage répété  de ses propres
cheveux aboutissant à une alopécie
manifeste (Critère A).
Les poils ou cheveux peuvent être arrachés dans toutes les régions du corps où le système pileux est développé (entre autres dans les régions axillaires, pubiennes ou anales) mais les sites les plus fréquents sont le cuir chevelu, les sourcils et les cils. Les cheveux ou poils peuvent être arrachés pendant de brefs épisodes répartis dans la journée ou bien pendant des épisodes moins fréquents mais plus longs et qui peuvent durer des heures. Ce comportement survient souvent dans des moments de détente et de loisir (p. ex., lors de la lecture d’un livre ou devant la télévision) mais il peut aussi être observé dans des situations de stress.

Un sentiment croissant de tension est présent juste avant l’arrachage des cheveux (Critère B). Chez certains, la tension ne précède pas forcément le passage à l’acte mais survient lors des tentatives faites pour résister à ce comportement.

Il y a une gratification, un plaisir, ou un soulagement lors de l’arrachage des cheveux (Critère C).
Certaines personnes ressentent dans le cuir chevelu une « démangeaison » qui est soulagée par l’arrachage des cheveux.

On ne porte pas le diagnostic si cette conduite est mieux expliquée par un autre trouble mental (p. ex., si cela survient en réponse à des idées délirantes ou à des hallucinations) ou par une affection médicale générale (p. ex., une inflammation cutanée ou une autre affection dermatologique) (Critère D).

La perturbation cause une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants (Critère E).

Critères diagnostiques de la Trichotillomanie

A. Arrachage répété de ses propres cheveux aboutissant à une alopécie
manifeste.
B. Sentiment croissant de tension juste avant l’arrachage des cheveux ou
bien lors des tentatives faites pour résister à ce comportement.
C. Plaisir, gratification ou soulagement lors de l’arrachage des cheveux.
D. La perturbation n’est pas mieux expliquée par un autre trouble
mental et n’est pas due à une affection médicale générale (p. ex., à
une affection dermatologique).
E. Les perturbations causent une souffrance cliniquement significative
ou une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans
d’autres domaines importants.

Caractéristiques et troubles associés

Caractéristiques et troubles mentaux associés. lès patients examinent parfois la racine de leurs cheveux, les font tourner entre leurs doigts, les tortillent ou les tirent avec leurs dents ou les mangent (trichophagie). Les cheveux ne sont habituellementpas arrachés en présence d’autrui (à l’exception de la famille proche) et les situations sociales peuvent être évitées. Les sujets n’avouent généralement pas cette conduite et
dissimulent l’alopécie qui en résulte.
Certains ont envie d’arracher les cheveux des autres et cherchent parfois l’occasion de le faire en cachette. Ils arrachent parfois les cheveux ou les poils des poupées, des animaux de compagnie et des matériaux fibreux (p. ex., des tricots ou des tapis).
La trichotillomanie peut être associée à l’onychophagie et à des excoriations ou à des lésions que le sujet se fait en se grattant ou en se mordant.
Ces sujets peuvent présenter également des Troubles de l’humeur, des Troubles anxieux (notamment un Trouble obsessionnel-compulsif), des Troubles liés à l’utilisation d’une substance, des Troubles des conduites alimentaires, des Troubles de la personnalité ou un Retard mental.

Examens complémentaires

Une biopsie des régions touchées peut montrer des cheveux courts et cassés, des follicules normaux et des follicules abîmés dans la même région ainsi qu’un nombre accru de cheveux en phase catagène. Certains follicules peuvent montrer des signes de traumatisme (un plissement de la gaine externe de la racine). Les follicules
touchés peuvent être vides ou contenir une substance kératineuse très pigmentée.

L’absence d’inflammation distingue l’alopécie provoquée par une trichotillomanie de l’alopécie de la pelade.

Examen physique et affections médicales générales associées

Les patients ne se plaignent habituellement pas d’une douleur associée à l’arrachage des cheveux. Un prurit ou un picotement peut exister dans les régions concernées. Le type de perte de cheveux est très variable. Des zones d’alopécie complète, ainsi que des régions où la densité des cheveux est nettement diminuée, sont courantes. Quand le cuir chevelu est touché, c’est souvent avec une prédilection pour le sommet du crâne ou pour les régions pariétales. La surface du cuir chevelu ne montre habituellement pas de signes
d’excoriation. On peut parfois observer un tableau de calvitie presque totale qui ne laisse qu’un fin périmètre le long des limites externes du cuir chevelu, notamment à l’arrière du cou (« trichotillomanie avec tonsure »).

Les sourcils et les cils peuvent avoir complètement disparu.

L’inspection peut montrer des poils pubiens clairsemés. Il peut y avoir aussi des parties des membres ou du torse où les poils ont disparu.

La trichophagie peut aboutir à des trichobézoards (concrétions de poils) qui provoquent des anémies, des douleurs abdominales, des hématémèses, des nausées et des vomissements, des occlusions intestinales et même des perforations.

Caractéristiques liées à la culture, à l’âge et au sexe

Les deux sexes sont représentés en proportion égale parmi les enfants qui présentent ce trouble. Chez les adultes, la trichotillomanie semble beaucoup plus fréquente chez la femme que chez l’homme. Ceci peut refléter un sex-ratio réel ou bien traduire seulement une différence dans la demande de traitement due à des divergences d’attitude envers son corps selon le sexe ou la culture (chez l’homme, p. ex., la perte de cheveux
peut être considérée comme normale et mieux acceptée).

Prévalence

Il n’y a pas de données systématiques concernant la prévalence de la Trichotillomanie.
On pensait auparavant que l’affection était rare mais on estime maintenant qu’elle est plus fréquente. Par exemple, une enquête chez des étudiants a trouvé une prévalence vie entière de 0,6 %.

Évolution

Des épisodes transitoires d’arrachage de cheveux pendant la petite enfance peuvent être considérés comme une « manie » bénigne avec une évolution spontanément résolutive.

Cependant, de nombreux adultes souffrant de trichotillomanie chronique signalent que leur trouble a débuté au début de l’adolescence. L’âge de survenue précède habituellement le début de l’âge adulte, avec des pics vers 5 à 8 ans et aux alentours de 13 ans. Certains sujets présentent sans interruption des symptômes pendant des décennies entières. Chez d’autres, le trouble peut disparaître et revenir au fil des semaines, des mois ou des années. Les endroits où les cheveux sont arrachés peuvent varier avec le temps.

Diagnostic différentiel

D’autres causes d’alopécie doivent être recherchées chez les sujets qui nient s’arracher les cheveux (p. ex., la pelade, la calvitie, une pseudo pelade, un lichen plan pilaire, une folliculite décalvante, une alopécie mucineuse…).

On ne fait pas un diagnostic additionnel de Trichotillomanie si cette conduite peut être attribuée à un autre trouble mental (p. ex., à des idées délirantes ou à des hallucinations dans le cadre d’une schizophrénie).

L’arrachage répété des cheveux de la Trichotillomanie doit être distingué d’une compulsion survenant dans le
Trouble obsessionnel-compulsif. Dans le Trouble obsessionnel-compulsif, les conduites répétitives surviennent en réponse à une obsession ou selon des règles qui doivent être appliquées avec rigidité.

De nombreuses personnes tortillent ou jouent avec leurs cheveux, notamment quand elles sont anxieuses, mais ce comportement ne justifie pas habituellement un diagnostic de trichotillomanie. Des sujets peuvent présenter certaines caractéristiques de la trichotillomanie mais la perte de cheveux qui en résulte peut être insignifiante et être à peine détectable. On ne doit dans ce cas évoquer un diagnostic de trichotillomanie que si le sujet éprouve une gêne significative.

Chez l’enfant, des périodes limitées d’arrachage de cheveux sont courantes et peuvent être considérées comme de
« mauvaises » habitudes temporaires. Cette forme symptomatique chez l’enfant peut différer des formes de l’adulte par l’absence de tension ou de soulagement associé a l’arrachage des cheveux.

LASER ET CHEVEUX : le laser pour la repousse des cheveux (calvitie)

Laser pour la repousse des cheveux : efficacité, preuves scientifiques et risques

Le laser à faible intensité (low-level laser therapy, LLLT) est l’un des trois traitements de la calvitie dont l’efficacité est aujourd’hui soutenue par des preuves scientifiques — aux côtés du minoxidil et du finastéride. Connu depuis les années 1960, il stimule les follicules pileux en phase de repos et prolonge la phase de croissance du cheveu. Il est disponible sous forme de dispositifs domestiques (peigne laser, casque laser) ou utilisé au cabinet du dermatologue, seul ou en association avec d’autres traitements.

Chute de cheveux, calvitie débutante — quel traitement vous convient ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Le cycle du cheveu |
Comment le laser agit sur le follicule |
Preuves scientifiques et comparaison des traitements |
Dispositifs disponibles |
Laser au cabinet du dermatologue |
Risques et précautions |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Calvitie masculine avec tonsure - chute de cheveux androgénétique
Calvitie masculine avec tonsure

Le cycle du cheveu — comprendre pourquoi il tombe

Chaque cheveu pousse selon un cycle biologique en trois phases, que chaque follicule répète en moyenne 20 à 25 fois au cours d’une vie :

  • Phase anagène (croissance) — dure 3 à 7 ans. Le cheveu pousse activement.
  • Phase catagène (régression) — courte phase d’involution du follicule.
  • Phase télogène (repos) — le cheveu reste accroché au cuir chevelu quelques mois avant de tomber.

Sous l’influence des hormones mâles (androgènes), les follicules du sommet du crâne se miniaturisent progressivement avec l’âge — les cheveux deviennent moins longs, moins épais, moins pigmentés, puis disparaissent. C’est la calvitie androgénétique, forme la plus fréquente de chute de cheveux chez l’homme. La calvitie de la femme obéit à des mécanismes similaires mais avec une présentation différente.

Les cellules souches produisant les nouveaux cheveux sont situées dans la gaine de la racine du follicule, juste sous la glande sébacée — c’est précisément cette zone que le laser cible.

Comment le laser agit sur le follicule pileux

La lumière laser infrarouge rouge à faible intensité est connue depuis les années 1960 pour stimuler la réparation et la régénération des tissus. C’est lors d’expériences sur des souris que l’on a découvert fortuitement qu’elle accélérait la croissance des poils dans les zones exposées.

Les mécanismes supposés de la photothérapie capillaire sont :

  • Stimulation de la phase anagène dans les follicules en phase télogène (repos) — le laser « réveille » les follicules endormis
  • Prolongation de la durée de la phase anagène — les cheveux poussent plus longtemps avant d’entrer en phase de régression
  • Augmentation de la prolifération cellulaire dans les follicules actifs
  • Effet vasodilatateur — mécanisme similaire à celui du minoxidil, améliorant la vascularisation du follicule

Preuves scientifiques — comparaison avec les autres traitements

Plusieurs études scientifiques et une méta-analyse américaine de référence (PubMed) permettent de comparer l’efficacité des traitements disponibles dans la calvitie masculine, mesurée en nombre de nouveaux cheveux par cm² :

  • Finastéride 1 mg : + 18,37 cheveux/cm²
  • Peigne laser (LLLT) : + 17,66 cheveux/cm²
  • Minoxidil 5 % deux fois par jour : + 14,94 cheveux/cm²
  • Minoxidil 2 % deux fois par jour : + 8,11 cheveux/cm²

Tous ces effets sont nettement supérieurs au placebo. Le laser se positionne au deuxième rang des traitements les mieux documentés — très proche du finastéride et supérieur au minoxidil seul. Ces résultats expliquent pourquoi le laser est aujourd’hui considéré comme l’un des trois traitements prouvés scientifiquement dans la calvitie, aux côtés du minoxidil et du finastéride.

Dispositifs disponibles — usage domestique

Le peigne laser (LaserComb)

Le HairMax LaserComb® est le dispositif le plus étudié. Il a été approuvé par la FDA américaine pour le traitement de la calvitie masculine en 2007, puis pour la calvitie féminine en 2011 — première approbation réglementaire d’un laser domestique dans cette indication. Il s’utilise en passant lentement le peigne sur le cuir chevelu quelques minutes plusieurs fois par semaine.

Les casques et bonnets laser LED

Des dispositifs couvrant l’ensemble du cuir chevelu (casques, bonnets) émettant de la lumière rouge ou infrarouge ont été développés depuis. Plus confortables que le peigne, ils permettent un traitement uniforme de toute la zone à traiter simultanément. Plusieurs sont disponibles en vente libre ou sur prescription.

⚠️ L’efficacité de ces dispositifs dépend de la densité d’énergie délivrée (puissance, durée, fréquence des séances) — tous les appareils du marché ne sont pas équivalents. Demandez l’avis de votre dermatologue avant d’investir.

Laser au cabinet du dermatologue — laser CO2 et minoxidil

Le dermatologue dispose d’une technique complémentaire utilisant le laser CO2 à 10 600 nm. Ce laser crée de microcanaux verticaux dans la couche cornée du cuir chevelu, permettant au minoxidil — dont la pénétration cutanée naturelle est faible — d’atteindre les couches profondes de la peau où résident les follicules pileux.

En améliorant la biodisponibilité locale du minoxidil, cette technique potentialise son efficacité au-delà de ce que permet une application topique classique. Elle fait l’objet d’études cliniques et représente une option de choix pour les patients dont la réponse au minoxidil seul est insuffisante.

Calvitie résistante aux traitements habituels ? Le laser CO2 associé au minoxidil peut être discuté en consultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Risques et précautions

Le laser à faible intensité bénéficie d’un recul de plus de 50 ans et présente un profil de sécurité favorable. Quelques points de vigilance sont cependant à connaître :

  • Chute initiale transitoire — une chute de cheveux peut survenir dans les 1 à 2 premiers mois de traitement par LaserComb. Ce phénomène, comparable à ce qui est observé avec le minoxidil en début de traitement, correspond à la synchronisation des follicules vers la phase anagène. Il se réduit ensuite spontanément.
  • Cuir chevelu présentant des lésions — le laser ne doit pas être utilisé sur un cuir chevelu portant des kératoses actiniques, des grains de beauté ou d’autres lésions cutanées — la stimulation lumineuse pourrait favoriser leur développement. Un examen dermatologique préalable est recommandé.
  • Résultats non permanents — comme les autres traitements de la calvitie, l’effet du laser est suspendu à l’arrêt du traitement. Une utilisation régulière et prolongée est nécessaire pour maintenir les bénéfices.

Tableau récapitulatif — traitements de la calvitie

Traitement Efficacité (cheveux/cm²) Mode d’utilisation Précautions
Finastéride 1 mg + 18,37 /cm² Comprimé oral quotidien Ordonnance — contre-indiqué femme enceinte
Laser LLLT (peigne/casque) + 17,66 /cm² Dispositif domestique, 3x/semaine Chute initiale transitoire — cuir chevelu sain requis
Minoxidil 5 % (2x/j) + 14,94 /cm² Application topique quotidienne Chute initiale possible — résultats à 3-6 mois
Minoxidil 2 % (2x/j) + 8,11 /cm² Application topique quotidienne Forme recommandée chez la femme
Laser CO2 + minoxidil En cours d’évaluation Séances au cabinet du dermatologue Potentialise l’absorption du minoxidil

Questions fréquentes

Le laser pour la repousse des cheveux est-il vraiment efficace ?
Oui — c’est l’un des traitements les mieux documentés dans la calvitie androgénétique. La méta-analyse de référence le place en deuxième position derrière le finastéride, avec un gain de près de 18 cheveux/cm² — supérieur au minoxidil. Il a obtenu l’approbation de la FDA américaine dès 2007 pour la calvitie masculine. Les résultats sont cependant variables selon les individus et nécessitent une utilisation régulière et prolongée.

Combien de temps faut-il utiliser le laser avant de voir des résultats ?
Comme pour tous les traitements de la calvitie, la patience est indispensable. Les premiers résultats visibles (réduction de la chute, densification) apparaissent généralement après 3 à 6 mois d’utilisation régulière. Un plateau d’efficacité est atteint vers 12 à 18 mois. L’arrêt du traitement entraîne une reprise progressive de la chute.

Peut-on combiner le laser avec le minoxidil ou le finastéride ?
Oui — et c’est souvent recommandé dans les calvities modérées à sévères. Les trois traitements agissent par des mécanismes différents et leurs effets sont additifs. La combinaison laser + minoxidil est particulièrement intéressante, d’autant que le laser CO2 au cabinet améliore la pénétration du minoxidil en profondeur. Discutez de la stratégie optimale avec votre dermatologue.

Le laser fonctionne-t-il aussi chez la femme ?
Oui. Le HairMax LaserComb® a obtenu l’approbation FDA pour la calvitie féminine en 2011. Les études montrent une efficacité comparable à celle observée chez l’homme dans la calvitie androgénétique féminine. Il est également utilisé dans d’autres formes de chute de cheveux comme l’effluvium télogène.

Y a-t-il des contre-indications au laser pour la repousse des cheveux ?
Le laser à faible intensité ne doit pas être utilisé sur un cuir chevelu présentant des lésions cutanées (kératoses actiniques, grains de beauté, lésions suspectes). Un examen dermatologique préalable est recommandé. Il est également déconseillé en cas de photosensibilité connue ou de prise de médicaments photosensibilisants. En cas de doute, consultez avant d’utiliser un dispositif domestique.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Calvitie androgénétique |
Calvitie de la femme |
Minoxidil |
Finastéride |
Toutes les formes de chute de cheveux


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

BOUTONS CUIR CHEVELU : folliculite dans les cheveux

Bouton sur le cuir chevelu : causes, traitement et quand consulter

Un bouton sur le cuir chevelu est fréquent et peut avoir de nombreuses causes : infection bactérienne, fongique, acariens, ou maladie plus rare. Certains boutons du cuir chevelu sont bénins et passagers, d’autres peuvent faire tomber les cheveux de façon définitive s’ils ne sont pas traités à temps. Voici comment les reconnaître et les traiter.

Boutons persistants ou chute de cheveux associée ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Cet article en vidéo

boutons cuir chevelu folliculite du cuir chevelu
Folliculite du cuir chevelu

La clé du diagnostic : bouton cicatriciel ou non cicatriciel ?

Face à des boutons sur le cuir chevelu, la première question à se poser est : y a-t-il une perte de cheveux associée ? Et si oui, est-elle réversible ou définitive ?

  • Folliculite non cicatricielle — les cheveux peuvent repousser après traitement. C’est la forme la plus fréquente.
  • Folliculite cicatricielle — les follicules pileux sont détruits progressivement, entraînant une alopécie définitive si non traitée. Consultez rapidement.

Boutons du cuir chevelu sans cicatrice (folliculites non cicatricielles)

Ce sont les plus fréquents. Il s’agit d’infections des follicules pileux qui récidivent parfois depuis plusieurs mois malgré les traitements. Les patients sont souvent des adultes de sexe masculin.

1. Folliculite à Malassezia (levures)

C’est la cause la plus fréquente. La levure Malassezia colonise normalement le cuir chevelu, mais peut proliférer et provoquer des pustules. Elle survient souvent dans le cadre d’une dermite séborrhéique — on observe fréquemment des pellicules associées et une irritation du cuir chevelu. Plus fréquente chez les immunodéprimés.

Traitement : shampooing et crèmes antifongiques (kétoconazole, ciclopirox). Traitement d’entretien souvent nécessaire.

2. Folliculite à Cutibacterium acnes

folliculite cuir chevelu Cutibacterium acnes boutons
Folliculite du cuir chevelu assimilée à de l’acné

C. acnes est la bactérie de l’acné. Cette folliculite touche surtout les personnes acnéiques (visage, dos, thorax) traitées au long cours par cyclines. Les pustules récidivent rapidement à l’arrêt des antibiotiques.

Traitement : peroxyde de benzoyle, antibiotiques locaux et oraux. La solution la plus durable est l’isotrétinoïne à faible dose (5 à 10 mg/j — hors AMM dans cette indication), qui apporte une amélioration plus prolongée.

3. Folliculite à Demodex

Le Demodex est un acarien microscopique normalement présent dans les follicules pileux. Son infestation augmente avec l’âge et peut provoquer des boutons du cuir chevelu. Le traitement est identique à celui de la démodécidose (ivermectine orale ou topique, métronidazole).

4. Folliculite à bactéries Gram négatives

Plus rare. Caractérisée par des pustules récidivantes du cuir chevelu sans atteinte du visage. La bactérie la plus fréquemment en cause est Citrobacter koseri. Le diagnostic nécessite un prélèvement bactériologique.

💡 Diagnostic : face à des boutons persistants du cuir chevelu, le dermatologue réalisera un prélèvement mycologique et bactériologique, voire une biopsie, pour identifier précisément l’agent responsable et adapter le traitement.

Boutons du cuir chevelu avec chute de cheveux définitive (folliculites cicatricielles)

Ces formes sont plus rares mais plus graves — elles détruisent progressivement les follicules pileux. Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour limiter la perte de cheveux.

Folliculite décalvante de Quinquaud

Folliculite chronique progressive caractérisée par des pustules folliculaires évoluant vers des croûtes, puis une alopécie cicatricielle. Elle touche principalement les hommes, souvent de race noire, débutant au vertex. La bordure des zones alopéciques est blanc nacré avec des pustules lors des poussées. Un signe évocateur est la folliculite en touffes (polytrichie) : plusieurs poils sortant du même follicule.

Traitement : antibiotiques locaux + doxycycline 100-200 mg/j pendant 6 à 12 mois minimum (effet suspensif). En cas d’échec : rifampicine seule ou en association (avec clindamycine ou acide fusidique), gluconate de zinc, isotrétinoïne, dapsone, anti-TNFα.

Cellulite disséquante du cuir chevelu

Pathologie touchant surtout les hommes de 20 à 40 ans. Elle débute par des nodules fermes qui évoluent vers des abcès intercommunicants douloureux, réalisant un aspect cérébriforme du cuir chevelu. Peut s’associer à une acné conglobata et une hidrosadénite suppurative (triade acnéique).

Traitement : incision et drainage des abcès, antibiotiques antistaphylococciques. Isotrétinoïne 0,5 à 1 mg/kg/j. Infiltrations de corticoïdes, anti-TNFα, laser Nd:YAG dans les formes sévères.

Folliculite fibrosante de la nuque (acné chéloïdienne)

Se développe principalement chez les hommes jeunes de race noire. Voir l’article dédié : acné chéloïdienne de la nuque.

Pustulose érosive du cuir chevelu

Touche surtout les femmes âgées, souvent après un traumatisme local (traitement de kératoses actiniques). Pustules superficielles au vertex évoluant vers des plaques érosives et croûteuses, puis alopécie cicatricielle.

Traitement : dermocorticoïdes de niveau I (Dermoval*) ou II en 1re intention. Isotrétinoïne, dapsone ou gluconate de zinc en 2e intention.

Autres causes de boutons sur le cuir chevelu

Les folliculites ne sont pas les seules causes. D’autres affections peuvent donner des boutons sur le cuir chevelu :

  • Psoriasis du cuir chevelu — plaques rouges squameuses prurigineuses, souvent associées à des plaques sur le corps
  • Dermite séborrhéiquedermite du visage associée, pellicules grasses
  • Teigne (tinea capitis) — chez l’enfant surtout, plaques alopéciques avec brisure des cheveux
  • Zona du cuir chevelu — vésicules douloureuses unilatérales suivant un dermatome
  • Molluscum contagiosum — petites papules ombiliquées, surtout chez l’enfant
  • Kyste épidermoïde — bosse ferme sous-cutanée mobile, sans inflammation initiale, qu’on appelle loupe du cuir chevelu

Quand consulter en urgence ?

🚨 Consultez rapidement un dermatologue si :

— Les boutons persistent malgré un traitement bien conduit depuis plus de 4 semaines

— Vous constatez une perte de cheveux dans la zone des boutons

— Les zones alopéciques s’étendent progressivement

— Les abcès sont douloureux, fluctuants ou accompagnés de fièvre

— Les lésions évoluent vers des cicatrices ou des plaques lisses sans repousse

Sources

Questions fréquentes sur les boutons du cuir chevelu

Pourquoi ai-je des boutons qui grattent sur le cuir chevelu ?

Les causes les plus fréquentes de boutons prurigineux du cuir chevelu sont la folliculite à Malassezia (souvent associée à des pellicules), la dermite séborrhéique, le psoriasis ou une folliculite bactérienne. Si les boutons récidivent régulièrement, un avis dermatologique est recommandé pour identifier l’agent responsable et adapter le traitement.

Les boutons du cuir chevelu peuvent-ils faire tomber les cheveux ?

Oui. Les folliculites cicatricielles (folliculite décalvante, cellulite disséquante) détruisent progressivement les follicules pileux et provoquent une alopécie définitive si elles ne sont pas traitées. À l’inverse, les folliculites non cicatricielles (à Malassezia, à C. acnes) n’entraînent pas de chute définitive une fois traitées.

Comment traiter des boutons sur le cuir chevelu à la maison ?

Un shampooing antifongique (kétoconazole 2% en vente en pharmacie) peut aider en cas de folliculite à Malassezia suspectée. Évitez de percer les boutons. Si les lésions persistent plus de 3 semaines ou s’accompagnent d’une chute de cheveux, consultez un dermatologue — un prélèvement bactériologique peut être nécessaire pour cibler le traitement.

Quelle est la différence entre folliculite décalvante et cellulite disséquante ?

La folliculite décalvante de Quinquaud se manifeste par des pustules folliculaires évoluant vers une alopécie cicatricielle au vertex, et un aspect de cheveux en touffes. La cellulite disséquante donne plutôt des abcès intercommunicants douloureux avec un aspect cérébriforme du cuir chevelu. Les deux nécessitent un traitement antibiotique prolongé et un suivi dermatologique régulier.

Les boutons du cuir chevelu sont-ils contagieux ?

Cela dépend de la cause. La teigne (tinea capitis) est contagieuse. Les folliculites bactériennes et fongiques ne se transmettent généralement pas directement. En revanche, une hygiène rigoureuse du matériel de coiffure (ciseaux, tondeuse) est recommandée pour éviter la dissémination des germes.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

CALVITIE DE LA FEMME : la calvicie de la femme

Calvitie chez la femme : causes, bilan et traitements

La calvitie n’est pas réservée aux hommes — elle touche environ 20% des femmes de 40 ans et davantage après la ménopause. Souvent progressive et discrète au début, elle peut passer inaperçue jusqu’à ce que la raréfaction devienne visible. Identifier la cause précise — hormonale, génétique, médicamenteuse ou mixte — est indispensable pour choisir le traitement adapté.

Calvitie ou chute de cheveux importante ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Comment reconnaître la calvitie féminine ?

L’alopécie androgénétique féminine se distingue nettement de la calvitie masculine. Chez la femme, la lisière frontale est presque toujours préservée — les cheveux reculent rarement au-dessus du front. La raréfaction s’installe sur le haut du crâne et la raie centrale, qui s’élargit progressivement. Les cheveux deviennent plus fins (miniaturisation folliculaire) avant de disparaître.

Calvitie féminine (AAG femme) Calvitie masculine (AAG homme)
Lisière frontale ✅ Préservée ❌ Recul frontal et temporal
Zone atteinte Vertex, raie centrale élargie Golfes temporaux, vertex, calvitie totale
Densité résiduelle Raréfaction diffuse avec cheveux fins Zones chauves délimitées
Fréquence ~20% à 40 ans, davantage après ménopause ~50% à 50 ans

⚠️ Lisière frontale qui recule chez une femme ménopausée : penser à une alopécie frontale fibrosante — alopécie cicatricielle irréversible qui nécessite un diagnostic et un traitement urgents.

Diagnostic — trichogramme et phototrichogramme

Le diagnostic de calvitie féminine nécessite une consultation dermatologique. Deux examens peuvent être réalisés :

  • Trichogramme — quelques cheveux sont prélevés dans différentes zones du cuir chevelu et observés au microscope. Il permet de mesurer le calibre des tiges et le rapport entre cheveux en phase de pousse (anagène) et cheveux morts (télogène)
  • Phototrichogramme — une petite zone du cuir chevelu est rasée puis photographiée 2 à 3 jours plus tard. Cela permet d’estimer la densité en phase de pousse et la proportion de cheveux miniaturisés

Quand faire un bilan sanguin ?

Tout bilan commence par les bases — ferritine, NFS, TSH — avant d’envisager un bilan hormonal. Un bilan hormonal spécialisé est indiqué si le médecin suspecte une hyperandrogénie : augmentation de la pilosité (menton, lèvre supérieure), règles irrégulières, acné.

Bilan Ce qu’il recherche Conditions
Ferritine, NFS Carence en fer (ferritine cible > 50 µg/L) Systématique
TSH Dysthyroïdie (hypo ou hyperthyroïdie) Systématique
Testostérone totale, Delta 4 androstènedione Hyperandrogénie ovarienne Le matin à 8h, 1ère partie du cycle, après arrêt contraception hormonale ≥ 2 mois
17-OH-progestérone, S-DHA Hyperandrogénie surrénalienne Test au Synacthène® si 17-OH-P modérément élevée
Échographie pelvienne Ovaires polykystiques (SOPK) Si suspicion clinique
Prolactinémie Hyperprolactinémie Si aménorrhée et/ou galactorrhée sans cause médicamenteuse
Cortisol plasmatique et urinaire des 24h Syndrome de Cushing Si signes cliniques évocateurs (prise de poids centrale, vergetures larges, HTA)

Traitements de la calvitie féminine

1. Supprimer les facteurs aggravants

Avant tout traitement actif, il faut identifier et corriger :

  • Carence en fer — supplémentation si ferritine < 50 µg/L
  • Dysthyroïdie — traitement thyroïdien adapté
  • Pilule contraceptive androgénique — certaines pilules aggravent la calvitie chez les femmes prédisposées

2. Choisir la bonne contraception

Toutes les pilules ne se valent pas vis-à-vis de la calvitie. Les progestatifs androgéniques (lévonorgestrel, norgestrel) peuvent aggraver une alopécie androgénétique. Chez une femme prédisposée, le médecin préférera :

Type de pilule Exemples Effet sur les cheveux
Progestatifs de 3e génération (gestodène, désogestrel, norgestimate) Mercilon®, Varnoline® ✅ Neutres sur les cheveux
Acétate de cyprotérone (anti-androgène) Diane 35® ✅ Favorable — anti-androgénique
Drospirénone (anti-androgène) Jasmine®, Jasminelle®, Yaz® ✅ Favorable — mais risque thrombo-embolique légèrement accru
Chlormadinone acétate Belara®, Triafemi® ✅ Profil neutre à favorable
Lévonorgestrel, norgestrel Microval®, Minidril® ⚠️ Potentiellement aggravant chez femme prédisposée

3. Minoxidil topique

Le minoxidil est le traitement local de référence de la calvitie féminine mais il y a des spécificités dans l’utilisation du minoxidil chez la femme :

  • Chez la femme : minoxidil 2% exclusivement (le 5% masculin expose à un risque d’hypertrichose faciale)
  • 1 ml deux fois par jour sur cuir chevelu sec
  • Résultats : action antichute dans 70% des cas, repousse discrète à modérée dans 40% des cas
  • Chute initiale transitoire possible dans les 6 premières semaines — normale, ne pas arrêter
  • Résultats perceptibles après 3 mois minimum
  • Traitement suspensif — les bénéfices disparaissent 2 à 6 mois après l’arrêt

Effets secondaires : eczéma de contact, irritation, pellicules. Hypertrichose faciale possible chez les femmes ayant déjà un duvet visible — régresse à l’arrêt.

4. Laser à faible intensité

Le laser rouge à faible intensité (photobiomodulation) aurait une efficacité documentée dans la stimulation de la repousse capillaire. Voir notre article dédié : laser pour la calvitie.

Sources

Questions fréquentes sur la calvitie de la femme

La calvitie féminine est-elle réversible ?

L’alopécie androgénétique féminine n’est pas spontanément réversible — les follicules miniaturisés ne retrouvent pas leur taille normale sans traitement. Avec le minoxidil, on peut stabiliser la chute et obtenir une repousse modérée dans 40% des cas. Corriger une carence en fer ou arrêter une pilule androgénique peut améliorer significativement la situation chez les femmes dont la calvitie est aggravée par ces facteurs. En revanche, une alopécie frontale fibrosante est cicatricielle et irréversible.

Quand la calvitie féminine est-elle due aux hormones ?

L’origine hormonale est probable lorsque la calvitie s’aggrave nettement lors de changements hormonaux : début ou arrêt d’une pilule, post-partum, ménopause. Elle est également évoquée en cas de signes d’hyperandrogénie associés — acné, pilosité du visage, règles irrégulières. Dans ces cas, un bilan hormonal réalisé dans les bonnes conditions (matin à 8h, 1ère partie de cycle, après arrêt de la contraception depuis au moins 2 mois) permet d’identifier la cause.

Le minoxidil 5% est-il autorisé chez la femme ?

Non — chez la femme, seul le minoxidil 2% est recommandé. Le minoxidil 5% masculin expose à un risque d’hypertrichose faciale (apparition de poils sur le visage) nettement plus élevé. Il existe cependant des études récentes sur des formulations orales à très faible dose de minoxidil chez la femme — une option à discuter avec un dermatologue dans les cas résistants.

La calvitie féminine peut-elle évoluer vers une calvitie totale ?

L’évolution vers une calvitie totale est exceptionnelle dans l’alopécie androgénétique féminine — contrairement à la calvitie masculine. La raréfaction reste généralement limitée au vertex et à la raie centrale, avec une lisière frontale préservée. Cela dit, sans traitement, la progression peut être significative sur plusieurs années, avec une densité très réduite sur le dessus du crâne. Une prise en charge précoce limite l’évolution.

Voir aussi : Chute de cheveux chez la femme / Alopécie frontale fibrosante / Minoxidil / Effluvium télogène


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

PSEUDO PELADE : la pseudopelade de Brocq

Pseudo-pelade de Brocq : alopécie cicatricielle — diagnostic et traitement

La pseudo-pelade de Brocq, décrite pour la première fois en 1885, est une forme d’alopécie cicatricielle progressive du cuir chevelu. Son statut nosologique reste débattu : pour de nombreux dermatologues, elle représente un stade cicatriciel terminal du lupus érythémateux ou, surtout, du lichen plan pilaire plutôt qu’une entité autonome. La biopsie cutanée est indispensable pour trancher.

Plaques sans cheveux progressives sur le cuir chevelu ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Diagnostic |
Diagnostic différentiel |
Traitement |
Questions fréquentes

Diagnostic

Aspect clinique caractéristique : petites aires alopéciques multiples, légèrement atrophiques, à peau lisse et blanchâtre, parfois faiblement érythémateuses en périphérie. Elles sont disséminées sur le cuir chevelu — surtout au vertex — et évoluent de façon centrifuge avec tendance à la confluence, décrite classiquement comme « des empreintes de pas sur la neige ».

Évolution : lente et progressive sur des années. Contrairement à la pelade, il n’y a pas de repousse possible dans les zones atteintes — la destruction folliculaire est définitive (alopécie cicatricielle).

Confirmation diagnostique : la biopsie cutanée est indispensable — elle permet de distinguer la pseudo-pelade d’une pelade, d’un lichen plan pilaire actif, d’un lupus ou d’une autre alopécie cicatricielle, et de guider le traitement. Le dermatologue réalise la biopsie en bordure de plaque active, là où les follicules sont encore présents.

Critère Pseudo-pelade de Brocq Pelade Lichen plan pilaire
Type d’alopécie Cicatricielle — irréversible Non cicatricielle — réversible Cicatricielle — irréversible
Aspect de la peau Lisse, atrophique, ivoire Lisse, normale Érythème péri-folliculaire, squames
Distribution Vertex, confluente « pas sur la neige » Rondes, bien délimitées, partout Vertex, frontale
Évolution Lente, progressive sur années Par poussées, repousse possible Progressive, parfois rapide
Biopsie Fibrose péri-folliculaire tardive, infiltrat lymphocytaire Infiltrat lymphocytaire péri-bulbaire Infiltrat lichénoïde péri-folliculaire

Diagnostic différentiel

L’enjeu diagnostique est majeur car certaines alopécies cicatricielles sont liées à une maladie systémique traitable — ne pas les identifier expose à une aggravation évitable.

Lichen plan pilaire : première cause à éliminer. Érythème et squames péri-folliculaires visibles en dermoscopie en bordure active des plaques. La biopsie montre un infiltrat lichénoïde caractéristique. Des lésions de lichen plan cutané ou buccal associées orientent le diagnostic. Traitable — justifie un traitement actif précoce pour freiner la progression.

Lupus érythémateux discoïde : plaques atrophiques avec érythème, bouchons cornés folliculaires, dyschromie. Biopsie avec immunofluorescence directe positive (dépôts à la jonction dermo-épidermique). Bilan systémique (AAN, anti-ADN) si suspicion de lupus systémique.

Pelade : non cicatricielle — repousse possible. Peau d’aspect normal dans les zones alopéciques, sans atrophie. Dermoscopie différente (poils en point d’exclamation).

Folliculite décalvante : alopécie cicatricielle avec pustules actives péri-folliculaires, croûtes, touffes de poils. Bactériologie positive à staphylocoque.

Traitement

Le traitement est mal codifié en raison de la rareté de la maladie et de l’absence d’essais contrôlés. L’objectif est de stopper ou ralentir la progression — les zones déjà cicatrisées ne récupèrent pas. Un traitement précoce, avant l’extension des plaques, donne de meilleurs résultats.

Dermocorticoïdes topiques

Dermocorticoïdes de classe I (clobétasol propionate) en application sur les bordures actives des plaques. Essai sur 2 mois avec évaluation de la réponse. Efficacité inconstante mais généralement proposée en première intention pour les formes peu étendues.

Injections intralésionnelles de corticoïdes

Injections d’acétonide de triamcinolone dilué à 10 mg/mL dans du sérum physiologique ou de la xylocaïne adrénalinée à 1 %, administrées en intradermique à la périphérie des plaques actives. Répétables toutes les 4 à 12 semaines selon l’évolution. Traitement de choix pour les formes localisées avec activité inflammatoire en bordure.

Antipaludéens de synthèse

Traitement systémique à visée anti-inflammatoire et immunomodulatrice, en particulier si la biopsie oriente vers un lupus ou un lichen plan pilaire :

— Hydroxychloroquine (Plaquenil®) : 400 mg/j pendant plusieurs mois
— Chloroquine : 200 mg/j pendant plusieurs mois
Surveillance ophtalmologique obligatoire (toxicité rétinienne cumulative) — examen de référence avant traitement puis annuellement.

Corticothérapie orale

Réservée aux formes évolutives rapides ou en cas d’échec des traitements locaux. Rapport bénéfice/risque à évaluer au cas par cas — effets secondaires de la corticothérapie prolongée. Courte durée avec dégression progressive.

Questions fréquentes

La pseudo-pelade est-elle la même chose que la pelade ?

Non — malgré la similitude de nom, ce sont deux maladies fondamentalement différentes. La pelade est une alopécie non cicatricielle auto-immune où les follicules pileux sont préservés et la repousse possible (80 % de repousse spontanée dans les formes localisées). La pseudo-pelade est une alopécie cicatricielle où les follicules sont détruits définitivement — il n’y a pas de repousse possible dans les zones atteintes. Le traitement et le pronostic sont radicalement différents.

Pourquoi une biopsie est-elle indispensable ?

Parce que plusieurs maladies différentes peuvent donner un aspect clinique similaire — lichen plan pilaire, lupus discoïde, folliculite décalvante — avec des traitements et des implications systémiques différentes. Certaines (lupus notamment) peuvent être la manifestation cutanée d’une maladie générale nécessitant un bilan complémentaire. La biopsie en bordure de plaque active est le seul moyen de trancher et de guider le traitement.

Peut-on stopper la progression de la pseudo-pelade ?

Oui, dans certains cas — c’est l’objectif du traitement. Les zones déjà cicatrisées ne récupèrent pas, mais un traitement précoce (dermocorticoïdes, injections de triamcinolone, antipaludéens) peut stabiliser l’évolution et préserver les follicules encore sains. La rapidité de prise en charge conditionne directement la surface de perte capillaire finale.

Faut-il un bilan général devant une pseudo-pelade ?

Cela dépend du résultat de la biopsie. Si elle oriente vers un lupus, un bilan systémique est nécessaire (anticorps antinucléaires, anti-ADN natif, bilan rénal, NFS). Si elle conclut à un lichen plan pilaire isolé, un bilan systémique étendu n’est généralement pas justifié mais une recherche de lésions de lichen plan cutané et muqueux est recommandée.

Voir aussi :
Pelade de la barbe |
Lichen plan pilaire |
Lupus érythémateux |
Dermocorticoïdes


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

CHUTE DE CHEVEUX AUX TRESSES : j’ai perdu mes cheveux sur les tempes et le front

Chute de cheveux aux tresses africaines et antillaises : l’alopécie de traction

Il est fréquent d’observer une chute de cheveux sur les tempes et le front en cas de tresses africaines ou antillaises. Ce phénomène porte le nom scientifique d’alopécie de traction — une perte de cheveux progressive liée à une tension mécanique chronique sur les follicules pileux.

Chute de cheveux et tresses
Les tresses tirent sur les cheveux et provoquent une alopécie de traction sur la lisière du cuir chevelu (front et tempes)
Chute de cheveux aux tempes ou au front ? Délais de rdv trop longs ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Reconnaître l’alopécie de traction |
Populations et coiffures concernées |
Examen dermatologique |
Évolution et réversibilité |
Traitement |
Pages associées |
Questions fréquentes

Comment reconnaître la chute de cheveux due aux tresses ?

Caractéristique Détail
Localisation Bande marginale — tempes, devant les oreilles, front — puis progression vers le centre du cuir chevelu
Symétrie Habituellement symétrique — peut prédominer sur le côté coiffé en premier ou le côté où la traction est la plus forte
Évolution Progressive — proportionnelle à la durée et à l’intensité de la traction — peut devenir irréversible si non détectée à temps
Facteurs favorisants Tresses, nattes, queues de cheval, défrisages, soins cosmétiques agressifs, extensions et rajouts

Populations et coiffures concernées

Population Coiffures en cause
Femmes africaines et antillaises Tresses africaines — nattes — extensions et rajouts — défrisages répétés
Femmes du Maghreb et du bassin méditerranéen Cheveux lissés et coiffés très tirés vers l’arrière avec élastique ou chouchou
Femmes européennes Chignons serrés — bigoudis — queues de cheval très tirées — et depuis quelques années, tresses africaines et extensions
💡 L’alopécie de traction n’est pas réservée aux seules tresses africaines — toute coiffure maintenant une tension chronique sur les follicules (chignon serré, queue de cheval très tirée, bigoudis) peut la provoquer. La tresse africaine en est simplement la cause la plus fréquente.

Examen par le dermatologue

Sur la zone de tension, le dermatologue examine le cuir chevelu avec une loupe appelée dermatoscope. Les signes observés sont :

Signe dermatoscopique Signification
Érythème péri-pilaire Inflammation (rougeur) autour des follicules de cheveux en souffrance — signe précoce réversible
Gaines péri-pilaires Signe le plus caractéristique — tubes blancs ou translucides entourant les tiges pilaires — signent le diagnostic d’alopécie de traction
Pustules Signes d’infection folliculaire associée
Bourrelet inflammatoire Inflammation péri-folliculaire diffuse — stade plus avancé

Évolution et réversibilité

Stade Aspect Réversibilité
Précoce Érythème péri-folliculaire — gaines péri-pilaires — pas encore de perte définitive 🟢 Réversible si arrêt des coiffures en cause
Avancé Bande de perte des cheveux visible — cicatrice folliculaire progressive 🟡 Partiellement réversible avec traitement précoce
Tardif Fibrose folliculaire — calvitie cicatricielle permanente 🔴 Irréversible — la cicatrice folliculaire ne permet plus la repousse
⚠️ Consulter rapidement : l’alopécie de traction est réversible si elle est prise en charge à un stade précoce. Une alopécie cicatricielle permanente peut s’installer si la traction chronique est maintenue trop longtemps. Ne pas attendre que la perte soit visible à l’œil nu pour consulter.

Comment soigner la chute de cheveux liée à la coiffure ?

Mesure Détail
Arrêt des coiffures en cause Mesure indispensable et prioritaire — sans suppression de la traction, aucun traitement ne peut être efficace
Minoxidil Solution ou mousse topique — stimule la repousse folliculaire — prescrit par le dermatologue
Autres médicaments anti-chute Selon l’évaluation du dermatologue — corticoïdes intralésionnels si inflammation active
Soins du cuir chevelu Éviter les soins cosmétiques agressifs — défrisages — traitements chimiques pendant la période de traitement

→ Pour faire pousser les cheveux après alopécie de traction, le dermatologue adapte le traitement selon le stade et la réversibilité des lésions.

Pages associées

Chute de cheveux — causes et traitements
Alopécie — guide complet
Minoxidil
Médicaments anti-chute
Faire pousser les cheveux
Coiffures et conseils
Tresses africaines — conseils
Dermatoscopie


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Questions fréquentes

Les cheveux repoussent-ils après une alopécie de traction ?

Oui si la prise en charge est précoce — à un stade précoce (érythème péri-folliculaire, gaines péri-pilaires sans cicatrice), l’arrêt des coiffures en cause associé à un traitement par minoxidil permet généralement une repousse satisfaisante. En revanche, si la traction chronique a provoqué une fibrose folliculaire (stade tardif), les follicules détruits ne peuvent plus produire de cheveux — la perte est alors permanente. D’où l’importance de consulter tôt.

Combien de temps peut-on garder des tresses africaines sans risque ?

Il n’existe pas de durée universelle — le risque dépend de la tension exercée, de la fragilité individuelle du cuir chevelu et de la fréquence des coiffures. En règle générale, les tresses ne devraient pas être maintenues plus de 6 à 8 semaines, et la tension à la pose doit être modérée. Les tresses très serrées dès la pose, même pour une courte durée, peuvent déclencher une alopécie de traction chez les personnes prédisposées.

Les extensions et rajouts aggravent-ils l’alopécie de traction ?

Oui — les extensions et rajouts ajoutent du poids et de la traction sur les follicules natifs, amplifiant le mécanisme de l’alopécie de traction. Certaines techniques de pose (collage, tressage des rajouts très serrés) sont particulièrement agressives pour la lisière du cuir chevelu. En cas de signes d’alopécie de traction, les extensions doivent être supprimées immédiatement.

Voir aussi :
Alopécie |
Minoxidil |
Tresses africaines |
Faire pousser les cheveux |
Téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

CHUTE CHEVEUX CAUSE : causes de chutes de cheveux

Chute de cheveux : causes, mécanismes et classification des alopécies

Une chute de cheveux est considérée comme anormale lorsqu’elle dépasse 60 à 100 cheveux par jour de façon persistante, ou lorsqu’elle s’accompagne d’une raréfaction visible du cuir chevelu. Les causes sont multiples et les mécanismes distincts — une chute par carence en fer ne se traite pas comme une calvitie génétique, qui elle-même diffère d’une pelade auto-immune. Cette page présente la classification médicale complète des alopécies pour comprendre d’où vient la chute avant de chercher un traitement.

Chute inexpliquée ou qui dure depuis plus de 3 mois ?
Seul un bilan médical permet d’identifier le mécanisme exact et d’orienter vers le traitement adapté à votre type d’alopécie.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
6 mécanismes de la chute |
Classification des alopécies |
Non cicatricielles localisées |
Non cicatricielles diffuses |
Cicatricielles |
Congénitales |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Les 6 mécanismes de la chute de cheveux

Avant toute classification par cause, il est utile de comprendre comment un cheveu peut tomber — le mécanisme conditionne le type de bilan à réaliser et le traitement à proposer.

Mécanisme Ce qui se passe Exemples de causes
Défaut de production Le bulbe produit des cheveux de mauvaise qualité ou en quantité insuffisante Carences (fer, zinc, vitamines), troubles thyroïdiens, alopécie androgénétique (génétique)
Perturbation du cycle pilaire Entrée prématurée en phase télogène (repos) d’un trop grand nombre de follicules simultanément → chute massive décalée de 2–3 mois Effluvium télogène post-partum, post-chirurgie, stress intense, fièvre élevée
Effluvium anagène Arrêt brutal de la phase anagène (pousse) → chute rapide et massive en quelques semaines Chimiothérapie, radiothérapie crânienne, intoxication
Anomalie de structure de la tige La tige pilaire est produite mais anormale — se casse facilement avant d’atteindre une longueur visible Dysplasies pilaires génétiques, trichotillomanie, dystrophie de tige
Destruction de la tige La tige est produite normalement mais détruite par un agent externe Teigne (champignons dermatophytes), traumatismes de traction
Destruction du follicule Le follicule lui-même est détruit — irréversible → alopécie cicatricielle Maladies auto-immunes, infections bactériennes, lupus, lichen plan pilaire, brûlures
💡 Réaction auto-immune spécifique : dans la pelade, le mécanisme est une attaque auto-immune contre le follicule sans le détruire — d’où la réversibilité possible. C’est un cas particulier à cheval entre perturbation du cycle et réaction immune.

Classification des alopécies : vue d’ensemble

Catégorie Sous-type Follicule Réversibilité
A. Congénitales / constitutionnelles Dysplasies pilaires, anomalies génétiques Structurellement anormal 🔴 Généralement non
B. Acquises non cicatricielles Localisées (pelade, teigne, traction) Intact — fonctionnel 🟢 Oui si cause traitée
Diffuses (calvitie, effluvium, carences, médicaments) Intact — fonctionnel ou miniaturisé 🟡 Variable selon la cause
B. Acquises cicatricielles Pseudo-pelade, lichen plan pilaire, lupus, folliculites Détruit → fibrose 🔴 Non dans les zones établies
⚠️ Toute alopécie cicatricielle est une urgence diagnostique relative : chaque semaine sans traitement détruit des follicules supplémentaires en périphérie de la plaque. La fenêtre thérapeutique pour stopper l’extension est limitée.


📅 Faire évaluer le type de ma chute par le Dr Rousseau

Alopécies non cicatricielles localisées

Ces alopécies forment des plaques délimitées sur un cuir chevelu macroscopiquement normal. Les follicules sont intacts — la repousse est possible si la cause est identifiée et traitée. Pour la démarche diagnostique devant une plaque, voir la page zones sans cheveux.

Cause Mécanisme Caractéristiques clés Page dédiée
Pelade Réaction auto-immune contre le follicule — follicule intact mais inhibé Plaques rondes lisses, cuir chevelu normal, cheveux en point d’exclamation en périphérie → Pelade
Teigne Destruction de la tige par dermatophytes (champignons) — follicule intact Tiges cassées à quelques mm, squames, prurit — fréquente chez l’enfant — contagieuse → Teigne
Trichotillomanie Anomalie de tige par traction répétée — arrachage compulsif Plaques irrégulières, cheveux de longueurs variables, souvent chez l’enfant — origine psychiatrique → Trichotillomanie
Alopécie de traction Traction mécanique chronique sur les follicules — tresses serrées, extensions Plaques aux tempes et au front — réversible si prise en charge précoce avant fibrose → Alopécie sur tresses

Alopécies non cicatricielles diffuses

Ces formes touchent l’ensemble du cuir chevelu — la chute est généralisée, sans plaque délimitée. Certaines sont réversibles (effluvium, carences), d’autres progressives sans traitement (calvitie androgénétique).

Cause Mécanisme Caractéristiques clés Page dédiée
Alopécie androgénétique (calvitie) Miniaturisation progressive des follicules sous l’effet de la DHT (androgène) — composante génétique forte Raréfaction progressive vertex + golfes temporaux (homme) ou diffuse au sommet (femme) — irréversible sans traitement → Calvitie
Effluvium télogène Entrée prématurée massive en phase télogène → chute décalée de 2–3 mois après la cause Chute diffuse brutale — post-partum, post-chirurgie, stress aigu, fièvre — repousse spontanée en 3–6 mois → Effluvium télogène
Carence en fer Défaut d’oxygénation du bulbe par anémie ou ferritine basse — perturbation de la production Chute diffuse progressive — ferritine basse au bilan — très fréquent chez la femme — réversible si corrigé Bilan sanguin (ferritine) — voir traitements
Troubles thyroïdiens Hypothyroïdie ou hyperthyroïdie — perturbation du métabolisme folliculaire global Chute diffuse + signes généraux thyroïdiens — bilan TSH — réversible après traitement hormonal adapté Bilan TSH — avis endocrinologique
Médicaments Effluvium anagène (chimiothérapie) ou télogène selon le médicament Chute souvent brutale et massive (chimio) — ou progressive et diffuse — réversible à l’arrêt Signaler au prescripteur — voir isotrétinoïne
Syphilis secondaire Alopécie en « mitage » — mécanisme inflammatoire périfolliculaire Multiples petites plaques peu visibles + autres signes de syphilis secondaire — sérologie positive — diagnostic à ne pas manquer → Syphilis
📌 Bilan de débrouillage devant une chute diffuse : NFS, ferritine, TSH, bilan hormonal (chez la femme), sérologie syphilitique en cas de doute. Ces examens permettent d’éliminer les causes traitables avant d’envisager un traitement spécifique.

Alopécies cicatricielles

Dans ces formes, le follicule pileux est détruit et remplacé par du tissu fibreux — la repousse est définitivement impossible dans les zones établies. Le traitement vise à stopper l’extension vers les follicules encore intacts en périphérie.

Cause Mécanisme Caractéristiques clés Page dédiée
Pseudo-pelade de Brocq Fibrose folliculaire progressive d’origine inflammatoire — mécanisme mal élucidé Petites plaques atrophiques blanchâtres — évolution lente et insidieuse — diagnostic souvent tardif → Pseudo-pelade
Lichen plan pilaire Inflammation lymphocytaire périfolliculaire — destruction progressive des follicules Plaques cicatricielles + érythème périfolliculaire + prurit — dermoscopie caractéristique → Lichen plan pilaire
Lupus érythémateux discoïde Inflammation dermique cicatricielle d’origine auto-immune Plaques érythémateuses squameuses — hyperkératose folliculaire — zones photo-exposées (vertex, tempes) → Lupus
Folliculite décalvante Infection bactérienne périfolliculaire récidivante — cicatrisation progressive Pustules périfolliculaires actives — plaques cicatricielles confluentes — douleur et prurit → Folliculites
Traumatismes physiques Destruction directe des follicules par chaleur (brûlure), irradiation, traumatisme mécanique sévère Plaque cicatricielle dans la zone lésée — contours nets correspondant au traumatisme Diagnostic clinique — avis spécialisé

Alopécies congénitales et constitutionnelles

Type Description Prise en charge
Dysplasies pilaires Anomalies génétiques de la structure de la tige pilaire — cheveux fragiles, cassants, peu denses depuis la naissance ou l’enfance Avis dermatologique spécialisé — bilan génétique si formes syndromiques — soins adaptés
Alopécie androgénétique constitutionnelle Prédisposition génétique à la miniaturisation folliculaire sous androgènes — expression variable selon le sexe et l’âge Traitement médical (minoxidil, finastéride) — voir page dédiée

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Comment savoir si ma chute est normale ou anormale ?

Perdre jusqu’à 100 cheveux par jour est physiologiquement normal — ce sont des cheveux en phase télogène qui terminent leur cycle. La chute devient anormale lorsqu’elle dépasse ce seuil de façon persistante, lorsqu’elle est brutale et diffuse sur quelques semaines, ou lorsqu’une raréfaction visible du cuir chevelu apparaît. Un test simple : passez la main dans vos cheveux propres et secs — récupérer plus de 5 à 10 cheveux en un seul passage est un signe à surveiller.

Quelle est la différence entre effluvium télogène et calvitie ?

L’effluvium télogène est une chute diffuse et brutale, réversible, déclenchée par un facteur précis (accouchement, stress, chirurgie, carence) — les follicules sont intacts et la repousse est spontanée en 3 à 6 mois une fois la cause corrigée. La calvitie androgénétique est une miniaturisation progressive et permanente des follicules — génétiquement déterminée, elle ne s’arrête pas spontanément et nécessite un traitement médical continu pour être stabilisée.

La chimiothérapie provoque-t-elle toujours une chute de cheveux ?

La majorité des chimiothérapies cytotoxiques provoquent un effluvium anagène — arrêt brutal de la phase de pousse — avec une chute massive en quelques semaines après le début du traitement. Contrairement à l’effluvium télogène (progressif), l’effluvium anagène est rapide et souvent quasi-total. La repousse survient généralement dans les 3 à 6 mois suivant l’arrêt du traitement, parfois avec une texture ou une couleur légèrement différente initialement.

Peut-on avoir plusieurs causes de chute simultanément ?

Oui — c’est même fréquent. Une femme peut présenter à la fois une alopécie androgénétique constitutionnelle (progressive), aggravée par un effluvium télogène post-partum (déclencheur) et une carence martiale associée (facteur aggravant). Chaque composante nécessite un traitement spécifique — c’est pourquoi le bilan médical complet est indispensable avant de traiter.

Une chute liée à un médicament est-elle réversible ?

Dans la majorité des cas, oui — la chute médicamenteuse est réversible à l’arrêt ou au changement du traitement en cause. Cependant, certaines molécules (comme les rétinoïdes systémiques, les anticoagulants, certains antidépresseurs) peuvent provoquer une chute prolongée. Il ne faut jamais arrêter un traitement sans en parler au médecin prescripteur, même si la chute de cheveux est gênante.

Voir aussi :
Calvitie |
Effluvium télogène |
Pelade |
Zones sans cheveux |
Traitements |
Faire pousser ses cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

CHUTE CHEVEUX FEMME : les chutes de cheveux chez la femme

Chute de cheveux chez la femme : causes, bilan et traitements

chevelure femme chute cheveux causes traitement
Chevelure — image générée par IA

La chute de cheveux chez la femme est un motif de consultation très fréquent en dermatologie. Elle est souvent vécue comme un choc personnel — les cheveux participent à l’identité féminine de façon profonde. Les causes sont multiples et souvent intriquées : hormonales, carentielles, inflammatoires, mécaniques. Un bilan précis permet dans la grande majorité des cas de traiter efficacement.

Chute de cheveux qui s’aggrave ou persiste ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Les principales causes de chute de cheveux chez la femme

Cause Profil typique Type de chute Réversible ?
Effluvium télogène aigu Post-partum, stress, maladie, régime Diffuse, poignées de cheveux ✅ Oui — 3 à 6 mois
Carence en fer Femme en âge de procréer, végétarienne Diffuse, cheveux fins cassants ✅ Oui après supplémentation
Alopécie androgénétique Femme 40–60 ans, hérédité Éclaircissement vertex et raie centrale ⚠️ Partielle — traitement à vie
Alopécie post-partum 1 à 4 mois après accouchement Diffuse soudaine, frontale parfois ✅ Oui spontanément
Contraception (acnéigène) Changement de pilule progestative Diffuse progressive ✅ Après changement
Dysthyroïdie Hypothyroïdie/hyperthyroïdie Diffuse, cheveux secs ou cassants ✅ Après traitement thyroïdien
Pelade Tout âge, terrain auto-immun Plaques chauves nettes, ongles striés ⚠️ Variable — traitement souvent nécessaire
Alopécie de traction Tresses, défrisage, chignon serré Lisière front/tempes ⚠️ Partielle si arrêt précoce
Alopécie frontale fibrosante Femme ménopausée Recul progressif lisière frontale ❌ Cicatricielle — stabiliser en urgence
Chute saisonnière Automne surtout, printemps Diffuse modérée transitoire ✅ Spontanée en 6–8 semaines

L’effluvium télogène — la chute la plus fréquente

L’effluvium télogène est la cause la plus fréquente de chute de cheveux aiguë chez la femme. Il survient 2 à 4 mois après un événement déclenchant — le délai correspond au cycle du cheveu. Les cheveux passent prématurément en phase télogène (repos) puis tombent en masse.

Causes principales : accouchement, forte fièvre, chirurgie, régime hypocalorique strict, stress intense, arrêt de pilule progestative, carence en fer, hypothyroïdie.

La chute s’arrête spontanément en 3 à 6 mois une fois la cause résolue. Le traitement de la cause (supplémentation en fer, traitement thyroïdien) accélère la récupération.

Chute de cheveux après l’accouchement

Pendant la grossesse, les œstrogènes élevés prolongent la phase de croissance des cheveux — les femmes enceintes ont souvent de beaux cheveux épais. Après l’accouchement, la chute brutale des œstrogènes déclenche un effluvium télogène, souvent spectaculaire (poignées de cheveux dans la douche), survenant 1 à 4 mois après l’accouchement, parfois plus tard en cas d’allaitement prolongé.

Cette chute est physiologique et toujours réversible — les cheveux repoussent spontanément en 6 à 12 mois. Un bilan en fer est utile car le post-partum s’accompagne fréquemment d’une carence martiale.

Voir notre article dédié : chute de cheveux après la grossesse ou l’accouchement.

Contraception et chute de cheveux

Certaines pilules progestatives androgéniques (lévonorgestrel, noréthistérone) peuvent déclencher ou aggraver une chute de cheveux chez les femmes prédisposées à l’alopécie androgénétique. À l’inverse, les pilules anti-androgéniques (drospirénone, acétate de cyprotérone — mais ce dernier quasi abandonné en raison du risque de méningiome) ont un effet protecteur sur les cheveux. Si vous constatez une chute après un changement de contraception, consultez votre gynécologue ou dermatologue pour discuter d’une alternative.

Alopécie androgénétique féminine — la calvitie de la femme

L’alopécie androgénétique féminine touche environ 20% des femmes après 40 ans. Elle se manifeste par un éclaircissement progressif du vertex et de la raie centrale, sans recul du front (contrairement à l’homme). Le front est respecté — c’est un signe distinctif.

Elle est liée à une sensibilité génétique des follicules pileux aux androgènes, même normaux. Un bilan hormonal est utile pour éliminer une hyperandrogénie sous-jacente (ovaires polykystiques, hyperplasie surrénalienne). Les traitements disponibles : minoxidil topique, spironolactone (hors AMM), et en cas d’hyperandrogénie confirmée, traitements hormonaux spécifiques.

Alopécie de traction

L’alopécie de traction touche préférentiellement la lisière du cuir chevelu (front et tempes). Elle est causée par une tension mécanique chronique sur les follicules : tresses africaines, défrisage, chignon serré, extensions. Au début, elle est réversible à l’arrêt des soins traumatisants. Si elle persiste, une fibrose cicatricielle s’installe et la perte devient définitive.

Voir notre article dédié : chute de cheveux aux tresses.

Alopécie frontale fibrosante — urgence chez la femme ménopausée

L’alopécie frontale fibrosante est une forme de lichen plan pilaire touchant principalement les femmes ménopausées. Elle provoque un recul progressif et symétrique de la lisière capillaire frontale, souvent associé à une perte des sourcils. C’est une alopécie cicatricielle irréversible — le diagnostic et le traitement précoce sont essentiels pour stopper l’évolution.

⚠️ Femme ménopausée avec recul de la lisière frontale : consultez rapidement un dermatologue. L’alopécie frontale fibrosante est une urgence dermatologique relative — chaque mois de retard correspond à une perte définitive supplémentaire.

Bilan biologique recommandé en cas de chute de cheveux diffuse

Examen Ce qu’il recherche
Ferritine sérique Carence en fer — cause n°1 de chute diffuse chez la femme. Objectif > 50 µg/L pour les cheveux
NFS (numération formule sanguine) Anémie, inflammation
TSH Dysthyroïdie (hypo ou hyperthyroïdie)
Zinc, vitamine D Carences fréquemment associées
Bilan hormonal (si suspicion d’hyperandrogénie) Testostérone libre, DHEA-S, 17-OH-progestérone — SOPK, hyperplasie surrénalienne
Bilan auto-immun (si pelade suspectée) AAN, TSH, glycémie — maladies auto-immunes associées

💡 La ferritine est l’examen clé. Une ferritine normale pour la biologie (> 15 µg/L) peut être insuffisante pour les cheveux — un dermatologue visera souvent une ferritine > 50 µg/L avant de conclure que le fer n’est pas en cause.

Traitements de la chute de cheveux chez la femme

Traitement Indication Remarque
Supplémentation en fer Ferritine < 50 µg/L Résultats en 3 à 6 mois
Minoxidil topique 2–5% Alopécie androgénétique féminine AMM — traitement à vie, résultats à 6 mois
Spironolactone orale Alopécie androgénétique + composante hormonale Hors AMM — 100–150 mg/j, non remboursé
Traitement thyroïdien Dysthyroïdie confirmée La chute s’arrête après équilibration
Dermocorticoïdes / injections Pelade, alopécie frontale fibrosante Stopper l’évolution en priorité
Arrêt des soins traumatisants Alopécie de traction Indispensable et urgent — irréversible si tardif

Sources

Questions fréquentes sur la chute de cheveux de la femme

Quelle est la cause la plus fréquente de chute de cheveux chez la femme ?

La carence en fer (ferritine basse) est de loin la cause la plus fréquente de chute diffuse chez la femme en âge de procréer — souvent méconnue car la ferritine n’est pas dosée systématiquement. L’effluvium télogène post-partum et l’alopécie androgénétique sont les deux autres causes majeures. Un simple bilan sanguin avec ferritine, TSH et NFS permet d’orienter le diagnostic dans la majorité des cas.

Ma chute de cheveux après l’accouchement va-t-elle s’arrêter ?

Oui — la chute de cheveux post-partum est toujours réversible. Elle survient 1 à 4 mois après l’accouchement, peut être spectaculaire (plusieurs centaines de cheveux par jour), puis s’arrête spontanément en 3 à 6 mois. Les cheveux repoussent complètement en 6 à 12 mois. Il est utile de vérifier la ferritine car l’accouchement entraîne souvent une carence en fer qui retarde la récupération.

À partir de quelle quantité de cheveux perdus faut-il s’inquiéter ?

Il est normal de perdre 50 à 100 cheveux par jour. Au-delà, ou si vous constatez un éclaircissement visible du cuir chevelu, une raie qui s’élargit, ou des zones dégarnies, une consultation dermatologique est recommandée. Le test de traction (tirer doucement sur une petite mèche) donne une idée de l’activité de la chute : plus de 3 cheveux qui tombent en une traction est un signe d’effluvium actif.

La chute de cheveux de la femme est-elle liée à la ménopause ?

La ménopause est un facteur aggravant de l’alopécie androgénétique féminine — la chute des œstrogènes modifie l’équilibre hormonal en faveur des androgènes. Mais une autre pathologie spécifique mérite attention : l’alopécie frontale fibrosante, qui touche les femmes ménopausées et provoque un recul irréversible de la lisière frontale. Cette forme doit être diagnostiquée rapidement car elle est cicatricielle.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

TRAITEMENT NATUREL CHUTE CHEVEUX : traitements naturels de la chute

Compléments alimentaires capillaires : composition, indications et différences entre produits

Les compléments alimentaires pour les cheveux — gélules, ampoules, levure de bière — sont souvent présentés comme des « traitements naturels » de la chute. Ils agissent en apportant au follicule pileux les nutriments nécessaires à la production de kératine, à l’oxygénation du bulbe et à la régulation sébacée. Leur efficacité est réelle en cas de carence documentée — mais ils ne remplacent pas un traitement médical sur une calvitie androgénétique ou une pelade.

Compléments ou traitement médical ? Un avis dermatologique permet de répondre.
La cause de la chute conditionne entièrement le traitement adapté — un bilan permet d’éviter de multiplier des cures inutiles.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Composants actifs |
Quel produit selon l’indication |
Gélules vs levure de bière |
Exemples de produits |
Cures et durée |
Limites et précautions |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Les composants actifs des compléments capillaires

Un complément pour les cheveux n’est pas un produit homogène — sa composition varie selon l’indication ciblée. Voici les principaux actifs que l’on retrouve, seuls ou en association.

Actif Rôle dans le cheveu Indication principale
Acides aminés soufrés
(méthionine, cystéine, cystine)
Précurseurs directs de la kératine — constituent la structure de la tige pilaire Chute par fragilité, tige cassante, carence protéique
Vitamine B5 (dexpanthénol) Renforce la résistance mécanique de la tige — participe à la séborcorrection Cheveux gras, tige fragile
Vitamine B6 (pyridoxine) Cofacteur du métabolisme des acides aminés soufrés — transformation méthionine → cystéine Chute par fragilité — présente dans la plupart des formules mixtes
Vitamine B8 (biotine) Cofacteur de la synthèse de kératine — carence rare mais chute marquée Fragilité des phanères (cheveux + ongles) — régimes stricts, grossesse
Zinc Régule la production sébacée — inhibe la 5α-réductase (enzyme impliquée dans la calvitie) — action antifongique indirecte Cheveux gras, pellicules, composante androgénique modérée
Acides gras essentiels
(oméga-3, oméga-6)
Fluidifient les membranes cellulaires du follicule — participent à la qualité du sébum et à l’hydratation du cuir chevelu Cuir chevelu sec, cheveux ternes, carence en acides gras
Fer Oxygénation du bulbe pilaire — synthèse d’hémoglobine Chute diffuse par carence martiale (ferritine basse) — fréquent chez la femme
Minéraux divers
(sélénium, cuivre, silicium)
Cofacteurs enzymatiques — lutte contre le stress oxydatif folliculaire Formules multi-cibles, prévention du vieillissement capillaire
💡 Les acides aminés soufrés agissent comme un « engrais » pour les cheveux — ils fournissent les briques de construction de la kératine. Sans eux (en cas de carence ou de régime carencé), la tige s’affine, se fragilise et tombe plus facilement.

Quel complément selon l’indication ?

La composition d’un complément capillaire n’est pas universelle — elle doit être adaptée au problème identifié. C’est la principale raison pour laquelle une consultation médicale préalable est recommandée.

Problème capillaire Actifs prioritaires Actifs à éviter ou secondaires
Chute de cheveux (effluvium, carence) Acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) + vitamines B6 + fer si ferritine basse Zinc seul insuffisant — acides gras non prioritaires
Cheveux gras (excès de sébum) Zinc + vitamine B5 (sébocorrecteurs) ± vitamine B6 Acides gras essentiels déconseillés (effet sébotrope)
Cheveux cassants (fragilité de la tige) Acides aminés soufrés + biotine (B8) + vitamines B5 et B6 Zinc et fer secondaires si pas de carence associée
Cuir chevelu sec (manque de sébum, desquamation fine) Acides gras essentiels (oméga-3, oméga-6) + biotine Zinc à éviter (effet sébocorrecteur)
Chute + cheveux gras associés Formule mixte : acides aminés soufrés + zinc + vitamines B Vérifier l’absence de calvitie androgénétique — zinc non substitut du minoxidil
📌 Un produit contre la chute ≠ un produit pour cheveux gras : le premier contient principalement des acides aminés soufrés et des vitamines B ; le second contient du zinc et de la B5 à visée sébo-régulatrice. Utiliser le mauvais produit n’a aucune efficacité sur le problème ciblé.

Gélules vs levure de bière : quelle différence ?

Forme Composition principale Avantages Limites
Gélules pharmaceutiques
(Lobamine Cystéine®, Cystine B6®…)
Composition précise et titrée — acides aminés soufrés + vitamines B en quantités définies Dosage garanti et reproductible — indication claire — prescription ou conseil pharmacien Plus coûteuses — nécessitent une prescription ou un avis médical pour les formes à visée thérapeutique
Levure de bière Principalement vitamine B6 et quelques acides aminés — sans les autres vitamines B, sans fer, sans zinc en quantités significatives Naturelle, bon marché, facilement accessible Composition incomplète pour la chute de cheveux — n’apporte pas les acides aminés soufrés en quantité suffisante ni les cofacteurs manquants
⚠️ La levure de bière contient principalement de la vitamine B6 seule — sans les autres composants nécessaires à une action complète sur la pousse. Elle ne peut pas remplacer un complément formulé pour la chute de cheveux.


📅 Identifier le bon complément avec le Dr Rousseau

Exemples de produits disponibles

Produit Composition Indication principale Page dédiée
Lobamine Cystéine® Cystéine + méthionine Chute par fragilité — apport en acides aminés soufrés → Lobamine Cystéine®
Cystine B6® Cystine + vitamine B6 Chute et fragilité capillaire — cure saisonnière → Cystine B6®
Biotine® Vitamine B8 (biotine) Fragilité des phanères — carence en biotine → Biotine®
Bepanthène® Dexpanthénol (B5) Résistance capillaire — application locale et orale → Bepanthène®

Pour le panorama complet de tous les traitements (y compris médicaux), voir traitements de la chute de cheveux et nutriments et vitamines capillaires.

Cures : durée, fréquence et suivi

Paramètre Valeur habituelle
Durée d’une cure 2 à 4 mois — correspondant à la durée du cycle pilaire télogène
Fréquence 1 à 2 cures par an selon l’indication — souvent automne et printemps (périodes de chute saisonnière accrue)
Délai avant résultat visible 4 à 6 semaines pour la qualité de la tige — 2 à 3 mois pour la réduction de la chute
Suivi recommandé Si la chute persiste après 3 mois de cure bien conduite → bilan médical indispensable (cause non nutritionnelle à rechercher)

Limites et précautions d’utilisation

Limite / Précaution Explication
Efficacité conditionnée à la carence Sans carence documentée, une supplémentation supplémentaire n’améliore pas la pousse — seule une carence corrigée produit un effet visible
Inefficacité sur calvitie androgénétique Les compléments ne remplacent pas le minoxidil ou le finastéride sur une calvitie génétique
Inefficacité sur pelade La pelade est d’origine auto-immune — les compléments n’ont aucun effet sur ce mécanisme
Grossesse et allaitement Certains compléments sont contre-indiqués ou nécessitent un avis médical — toujours demander conseil au pharmacien ou au médecin
Interactions médicamenteuses La biotine à forte dose peut fausser certains dosages biologiques (TSH, troponine) — signaler la prise lors de tout bilan sanguin
Risque d’allergie Certains produits contiennent des excipients allergènes (colorants, conservateurs) — vérifier la composition en cas de terrain allergique
💡 Règle pratique : les compléments capillaires sont utiles en complément d’un traitement médical adapté — pas en remplacement. La consultation médicale préalable reste indispensable pour identifier la cause et éviter de traiter la mauvaise cible.

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

La levure de bière est-elle efficace contre la chute de cheveux ?

La levure de bière contient principalement de la vitamine B6, avec de petites quantités d’acides aminés. Elle ne fournit pas les acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) en quantité suffisante, ni le fer, ni le zinc, ni les autres vitamines B nécessaires à une action complète sur la pousse. Son intérêt est limité comparé à un complément formulé spécifiquement pour la chute de cheveux, comme la Cystine B6® ou la Lobamine Cystéine®.

Le zinc aide-t-il à faire pousser les cheveux ?

Le zinc n’est pas un stimulateur de pousse au sens strict — son rôle principal dans le domaine capillaire est la régulation sébacée (cheveux gras) et une légère inhibition de la 5α-réductase. Il est particulièrement utile dans les formules pour cheveux gras associés à une chute modérée, ou dans les pellicules grasses. Pour une chute par carence nutritionnelle pure, les acides aminés soufrés et le fer sont les actifs prioritaires.

Peut-on prendre plusieurs compléments capillaires en même temps ?

Il est déconseillé de multiplier les compléments sans avis médical — le risque est de dépasser les apports journaliers recommandés pour certains nutriments (fer, zinc, vitamines liposolubles), ce qui peut entraîner des effets indésirables. En particulier, une supplémentation en biotine à forte dose peut fausser certains examens biologiques (TSH, troponine). Mieux vaut choisir un seul produit adapté à l’indication principale après consultation.

Combien de temps doit-on prendre un complément capillaire pour voir un effet ?

Les cures sont prescrites en général sur 2 à 4 mois — correspondant au cycle de renouvellement du follicule pileux. Les premiers effets sur la qualité de la tige (moins de casse, plus de brillance) peuvent être perceptibles à partir de 4 à 6 semaines. La réduction de la chute et l’amélioration de la densité s’observent plutôt à 2–3 mois. Si la chute persiste après une cure bien conduite, un bilan médical est indispensable pour chercher une cause non nutritionnelle.

Les compléments capillaires fonctionnent-ils sur une calvitie ?

Non — la calvitie androgénétique est liée à une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas à une carence nutritionnelle. Aucun complément alimentaire ne peut stopper ni inverser une calvitie. Seuls le minoxidil (topique) et le finastéride (oral, homme uniquement) ont une efficacité prouvée sur ce mécanisme.

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Traitements |
Nutriments capillaires |
Lobamine Cystéine® |
Cystine B6® |
Minoxidil


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ECZEMA CUIR CHEVELU : soigner l’exema dans les cheveux

Eczema du cuir chevelu

Il est fréquent d’avoir de l’eczema du cuir chevelu. Essayons d’y voir plus clair…


Téléchargez le guide complet
ECZEMA
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Est-ce bien de l’eczema du cuir chevelu?

On appelle eczema une dermatite allergique de contact.

La dénomination ‘eczema du cuir chevelu’ peut correspondre à cet eczema de contact mais aussi à d’autres dermatoses du cuir chevelu souvent prises pour de l’eczema :

dermite séborrhéique du cuir chevelu (pellicules)

psoriasis du cuir chevelu

etc…

Il faut donc consulter un médecin et si possible un dermatologue pour déterminer la cause de ces éruptions du cuir chevelu

Nous ne nous attarderons ici que sur le véritable eczema du cuir chevelu

Eczema de contact allergique du cuir chevelu

L’eczema de contact du cuir chevelu est le plus souvent lié à une allergie aux

produits capillaires

et parfums appliqués sur le cou et la nuque

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

Soigner l’eczema du cuir chevelu

Tout d’abord il faut éviter de gratter car ceci intensifie et lichénifie (épaissit) l’eczema, le rendant chronique

On peut se laver les cheveux régulièrement avec un shampoing doux pour lavage fréquent

Le traitement de l’eczéma du cuir chevelu requiert généralement des lotions cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).

Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (produits capillaires et parfums)


Téléchargez le guide complet
ECZEMA
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

FAIRE POUSSER SES CHEVEUX : comment faire pousser les cheveux qui tombent?

Faire pousser ses cheveux : traitements prouvés, alimentation et délais réalistes

Vouloir faire pousser ses cheveux plus vite ou stopper une chute est une préoccupation très fréquente. Avant de chercher une solution, il est important de comprendre deux réalités biologiques : les cheveux ne poussent qu’environ 1 cm par mois, et les cheveux qui tombent aujourd’hui sont souvent morts depuis plusieurs semaines. Tout est lent dans ce domaine — et les traitements qui fonctionnent vraiment sont peu nombreux.

Chute persistante ou accélérée malgré vos soins ?
Seul un diagnostic médical permet d’identifier la cause et de choisir le traitement adapté. Ne pas traiter la cause est la première raison d’échec des produits capillaires.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau
Faire pousser les cheveux
Faire pousser ses cheveux…

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Biologie de la pousse |
Pourquoi consulter d’abord |
Traitements médicaux prouvés |
Produits sans ordonnance |
Alimentation pro-pousse |
Délais réalistes |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Ce que la biologie dit sur la pousse des cheveux

Fait biologique Conséquence pratique
Les cheveux poussent d’environ 0,3 mm par jour (≈ 1 cm par mois) Même avec le meilleur traitement, une longueur visible demande des mois — pas des semaines
Un cheveu reste attaché au bulbe jusqu’à 3 mois après sa mort (phase télogène) Les cheveux qui tombent aujourd’hui sont morts depuis longtemps — la chute visible est toujours décalée par rapport à la cause
La tige pilaire visible est composée de kératine inerte Les soins appliqués sur la tige (masques, huiles) ne stimulent pas la pousse — ils améliorent l’aspect de la tige existante
La pousse dépend de l’activité du bulbe pilaire Pour stimuler la pousse, il faut agir sur le cuir chevelu et le follicule — pas sur la tige
💡 Conséquence importante : si une chute a commencé après un stress, une carence ou un accouchement, les cheveux continueront de tomber pendant 2 à 3 mois après la cause — puis repousseront spontanément dans les 3 à 6 mois. Ce phénomène s’appelle effluvium télogène.

Pourquoi consulter avant de traiter

La première étape pour faire pousser ses cheveux est de savoir pourquoi ils tombent. Un traitement adapté à une cause ne fonctionne pas sur une autre — le minoxidil efficace sur la calvitie androgénétique n’aura aucun effet sur une chute par carence en fer.

Ce que le médecin évalue Pourquoi c’est utile
Antécédents et médicaments Certains médicaments provoquent une chute (isotrétinoïne, anticoagulants…) — à identifier avant toute supplémentation
Aspect du cheveu et du cuir chevelu Densité, zones touchées, présence de cicatrices, signes d’hyperandrogénie chez la femme (hirsutisme, acné)
Test de traction (pull test) Traction douce sur une touffe — détermine si la chute est active
Dermoscopie / trichogramme Analyse microscopique des follicules et des tiges — affine le diagnostic
Bilan sanguin Ferritine, TSH, bilan hormonal, vitamines — identifie les carences traitables

Pour le détail des causes possibles de chute, voir la page chute de cheveux et la page calvitie androgénétique.

Traitements médicaux à efficacité prouvée

Seuls quelques traitements disposent de preuves scientifiques solides sur la pousse capillaire. Ce sont ceux que le médecin proposera, adaptés au type de chute diagnostiqué.

Traitements locaux

Traitement Mécanisme Indication Page dédiée
Minoxidil 2 % et 5 %
(Alopexy®, Alostil®)
Vasodilatateur qui stimule la phase anagène des follicules et prolonge leur durée de vie Alopécie androgénétique — homme et femme — application quotidienne sur le cuir chevelu → Minoxidil

Traitements généraux (voie orale)

Traitement Mécanisme Indication Page dédiée
Finastéride 1 mg (Propecia®) Inhibiteur de la 5α-réductase — bloque la conversion de la testostérone en DHT responsable de la miniaturisation folliculaire Alopécie androgénétique masculine uniquement — contre-indiqué chez la femme en âge de procréer → Propecia®
⚠️ Ces deux traitements nécessitent une utilisation prolongée et continue — l’arrêt entraîne la reprise de la chute dans les mois suivants. Ils sont efficaces sur la calvitie androgénétique mais n’accélèrent pas la pousse chez une personne sans alopécie.


📅 Obtenir une prescription adaptée avec le Dr Rousseau

Produits disponibles sans ordonnance

En attendant un rendez-vous médical, ou en complément d’un traitement prescrit, plusieurs produits sont accessibles sans ordonnance. Ils ne remplacent pas un traitement médical si la chute est d’origine hormonale ou génétique, mais peuvent corriger des carences légères ou soutenir la qualité de la tige.

📌 Avant toute automédication : consultez votre pharmacien pour vérifier l’absence d’interactions médicamenteuses, de contre-indications en cas de grossesse ou allaitement, et d’allergie possible. Ne vous improvisez pas médecin.
Produit Principe actif Utilité Page dédiée
Minoxidil 2 %
(Alopexy® 2 %, Minoxidil 2 %, Unipexil 2 %)
Minoxidil 2 % En vente libre — efficacité démontrée sur alopécie androgénétique légère à modérée → Alopexy®
Lobamine Cystéine® Cystéine + méthionine Apport en acides aminés soufrés — fragilité unguéale et capillaire — efficace si carence → Lobamine Cystéine®
Cystine B6® Cystine + vitamine B6 Renforcement capillaire — chute par fragilité — utile en cure saisonnière → Cystine B6®
Biotine® Vitamine B8 (biotine) Fragilité des phanères (cheveux, ongles) par carence en biotine → Biotine®
Bepanthène® Dexpanthénol (provitamine B5) Amélioration de la résistance capillaire — utilisation locale et orale possible → Bepanthène®

Pour une vue d’ensemble de tous les traitements disponibles, voir traitements de la chute de cheveux et nutriments et vitamines capillaires.

L’alimentation pro-pousse : ce dont le bulbe a besoin

Le follicule pileux est l’une des structures à renouvellement le plus rapide de l’organisme — il est donc particulièrement sensible aux carences nutritionnelles. Trois nutriments sont essentiels à une pousse capillaire optimale.

1. Les acides aminés soufrés (méthionine et cystéine)

La kératine — protéine constituant la tige pilaire — est riche en acides aminés soufrés. La méthionine est un acide aminé essentiel (l’organisme ne peut pas la synthétiser) ; la cystéine en est dérivée. Une carence ralentit la synthèse de kératine et fragilise la tige.

Source animale (teneur élevée) Source végétale (teneur moindre)
Poissons, fromages, viandes, jaune d’œuf Oléagineux (cacahuètes, amandes, pistaches), lentilles, haricots, soja

2. Le fer

Le fer est indispensable à la synthèse d’hémoglobine et donc à l’oxygénation du bulbe pilaire. Une carence martiale (ferritine basse) est l’une des causes les plus fréquentes de chute de cheveux chez la femme — souvent méconnue.

Source animale (fer héminique, mieux absorbé) Source végétale (fer non héminique) Conseil pratique
Boudin noir, foie, viandes rouges, jaune d’œuf, coquillages et moules Persil, soja, cacao, lentilles Prendre de la vitamine C au même repas (jus d’orange) multiplie par 3 l’absorption du fer — le thé la diminue

3. Les vitamines B

Les vitamines B (B5, B6, B8) participent à la transformation de la méthionine en cystéine et à l’oxygénation du bulbe. Elles sont présentes dans des aliments d’origine animale et végétale.

Vitamine Rôle capillaire Meilleures sources
B5 (dexpanthénol) Résistance de la tige — hydratation Foie, champignons, avocat, légumineuses
B6 (pyridoxine) Métabolisme des acides aminés soufrés Poissons gras, volailles, banane, lentilles
B8 (biotine) Synthèse de kératine — fragilité des phanères Jaune d’œuf, foie, amandes, céréales complètes
💡 Alimentation équilibrée vs suppléments : une alimentation variée couvre généralement les besoins en vitamines B et acides aminés. La supplémentation n’est utile qu’en cas de carence documentée (régime végétalien strict, malabsorption, grossesse répétée) ou de chute active confirmée par bilan sanguin.

Délais réalistes : à quoi s’attendre ?

Situation Délai avant amélioration visible
Effluvium télogène (chute post-stress, post-partum, carence corrigée) 3 à 6 mois après correction de la cause — repousse spontanée attendue
Minoxidil sur alopécie androgénétique 4 à 6 mois avant effet visible — résultat maximal à 12 mois — arrêt = rechute
Finastéride sur calvitie masculine 6 à 12 mois avant densification visible — efficacité maintenue tant que traitement poursuivi
Supplémentation (carence en fer, vitamines) 2 à 4 mois après correction de la carence — amélioration de la qualité avant la densité
Pousse d’une longueur après coupe courte (sans pathologie) 1 cm/mois — 10 cm en 10 mois environ

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Existe-t-il un moyen d’accélérer la pousse des cheveux ?

Non — la vitesse de pousse (environ 1 cm par mois) est déterminée génétiquement et ne peut pas être significativement accélérée par des soins ou des compléments. En revanche, on peut optimiser les conditions de pousse : corriger une carence en fer ou en vitamines B, traiter une alopécie androgénétique débutante avec du minoxidil, ou s’assurer d’une alimentation riche en acides aminés soufrés. Ce que l’on peut vraiment faire, c’est éviter que la pousse soit ralentie ou que les cheveux tombent prématurément.

Le minoxidil fait-il vraiment repousser les cheveux ?

Le minoxidil est le seul traitement topique dont l’efficacité sur la repousse capillaire dans l’alopécie androgénétique est scientifiquement prouvée. Il prolonge la phase anagène (pousse active) des follicules et peut densifier une zone clairsemée. Cependant, il ne fait pas repousser des follicules définitivement détruits, et son effet cesse à l’arrêt du traitement — la chute reprend dans les 3 à 6 mois suivants.

Prendre des vitamines aide-t-il à faire pousser les cheveux ?

Uniquement en cas de carence documentée. Si vos taux de ferritine, de biotine ou de vitamines B sont dans la norme, une supplémentation supplémentaire n’accélérera pas la pousse. En revanche, une ferritine basse est très fréquente chez la femme et constitue l’une des causes les plus courantes de chute diffuse — la corriger par une supplémentation en fer peut stopper la chute et améliorer la qualité capillaire en quelques mois.

Les huiles capillaires (ricin, argan…) font-elles pousser les cheveux ?

Non — elles n’agissent pas sur le follicule pileux ni sur le cycle de pousse. Les huiles végétales appliquées sur le cuir chevelu ou les tiges peuvent améliorer l’aspect des cheveux existants (lissage, brillance, réduction de la casse mécanique) et protéger la tige contre les agressions. Mais elles n’ont pas de mécanisme d’action prouvé sur la vitesse de pousse ou la chute. Méfiez-vous des allégations marketing non étayées scientifiquement.

Ma chute de cheveux va-t-elle s’arrêter toute seule ?

Cela dépend de la cause. Un effluvium télogène (chute diffuse après stress, accouchement, chirurgie, carence) est réversible spontanément en 3 à 6 mois une fois la cause corrigée. En revanche, une alopécie androgénétique est progressive sans traitement — elle ne s’arrête pas spontanément et nécessite une prise en charge médicale pour être stabilisée.

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Calvitie |
Traitements |
Minoxidil |
Effluvium télogène


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

ZONES SANS CHEVEUX : plaque sans cheveux ou alopécie

Zones sans cheveux : causes, diagnostic et orientation — alopécies cicatricielles et non cicatricielles

Découvrir une plaque sans cheveux sur le cuir chevelu, parfois sans avoir remarqué de chute excessive, est une situation fréquente qui nécessite un diagnostic médical précis. La cause — et donc le traitement — dépend entièrement de la nature de la plaque : le premier geste diagnostique consiste à distinguer une alopécie non cicatricielle (cuir chevelu normal, potentiellement réversible) d’une alopécie cicatricielle (follicules détruits, souvent irréversible).

Une plaque sans cheveux est apparue ? Ne tardez pas à consulter.
Plus le diagnostic est posé tôt, plus les traitements disponibles sont efficaces — notamment pour les alopécies cicatricielles où la fenêtre thérapeutique est limitée.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau
Teigne
Teigne

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Définition |
Démarche diagnostique |
Alopécies non cicatricielles |
Alopécies cicatricielles |
Signes d’alerte |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une plaque d’alopécie ?

Une plaque d’alopécie est une zone du cuir chevelu présentant une diminution localisée ou diffuse, aiguë ou chronique, partielle ou totale de la densité des cheveux. Elle peut survenir sans que la personne ait remarqué une chute visible — notamment lorsque la chute est progressive ou localisée à une zone peu visible.

Terme Définition
Alopécie Terme médical désignant toute diminution de la densité capillaire — localisée ou diffuse
Alopécie non cicatricielle Cuir chevelu macroscopiquement normal, souple — follicules intacts — potentiellement réversible
Alopécie cicatricielle Cuir chevelu fin, rosé, atrophique — follicules détruits — irréversible dans les zones atteintes
Plaque Zone délimitée d’alopécie — contours nets (pelade, teigne) ou progressifs (calvitie, pseudo-pelade)
⚠️ La distinction cicatricielle / non cicatricielle est capitale : dans une alopécie cicatricielle, les follicules sont définitivement détruits — chaque semaine sans diagnostic ni traitement réduit les chances de sauvegarder les follicules encore actifs en périphérie de la plaque.

Démarche diagnostique du dermatologue

Le diagnostic d’une plaque sans cheveux ne se fait pas sur photo seule — il nécessite un examen clinique structuré. Voici comment procède le dermatologue lors de la consultation.

Étape Ce que recherche le médecin
Anamnèse Antécédents médicaux et familiaux, traitements en cours, date d’apparition, vitesse d’évolution, signes associés (démangeaisons, douleur, fièvre…)
Examen du cuir chevelu Aspect de la peau : normal et souple (non cicatricielle) ou fin, rosé, atrophique (cicatricielle) — présence de squames, pustules, rougeurs
Dermoscopie Loupe posée à même la peau — analyse des follicules, de l’ostium, de la vascularisation — différencie pelade, lichen pilaire, teigne, trichotillomanie
Test de traction (pull test) Traction légère sur une touffe de cheveux en périphérie de la plaque — évalue l’activité de la chute
Examens complémentaires Selon l’orientation : bilan biologique (NFS, ferritine, TSH, sérologie syphilis…), prélèvement mycologique (si teigne suspectée), biopsie cutanée (si alopécie cicatricielle)
💡 En téléconsultation, le dermatologue peut analyser des photos de haute qualité du cuir chevelu et orienter le diagnostic. Des photos prises sous bonne lumière, rasant le cuir chevelu sous différents angles, et en rapprochant les bords de la plaque, permettent souvent d’identifier le type d’alopécie et de prescrire les examens complémentaires adaptés.


📅 Faire évaluer ma plaque par le Dr Rousseau

Alopécies non cicatricielles : cuir chevelu normal

Dans ces formes, le cuir chevelu est macroscopiquement normal — souple, non atrophique. Les follicules pileux sont intacts et potentiellement fonctionnels. La repousse est possible si la cause est identifiée et traitée.

Cause Caractéristiques cliniques Page dédiée
Pelade Plaque(s) ronde(s), bien délimitées, cuir chevelu lisse — bords avec cheveux en point d’exclamation — origine auto-immune — peut s’étendre à tout le scalp (pelade totale) → Pelade
Teigne Plaque avec cassure des tiges pilaires à quelques mm (cheveux courts) — squames — prurit — fréquente chez l’enfant — champignons dermatophytes en cause → Teigne
Alopécie androgénétique (calvitie) Raréfaction progressive — vertex et golfes temporaux chez l’homme — raréfaction diffuse à la couronne chez la femme — composante héréditaire → Calvitie
Trichotillomanie Plaques irrégulières, géographiques — cheveux de longueurs variables — patient (souvent enfant) qui s’arrache les cheveux compulsivement — origine psychiatrique → Trichotillomanie
Alopécie de traction Plaques aux zones de traction mécanique chronique (tempes, front) — coiffures tressées serrées, extensions — réversible si prise en charge précoce → Alopécie sur tresses
Syphilis secondaire Alopécie en « mitage » — plaques multiples irrégulières, peu visibles — contexte de syphilis secondaire — sérologie syphilitique positive — diagnostic à ne pas manquer → Syphilis
Effluvium télogène localisé Raréfaction diffuse réactionnelle — post-partum, stress, carence, chirurgie — pas de plaque nette — repousse spontanée attendue → Effluvium télogène

Alopécies cicatricielles : cuir chevelu modifié

Dans ces formes, le cuir chevelu est fin, rosé, brillant, atrophique — les follicules sont remplacés par du tissu fibreux. La repousse est impossible dans les zones cicatricielles établies. Le traitement vise à arrêter l’extension de la plaque.

⚠️ Urgence diagnostique : toute alopécie cicatricielle évolutive doit être évaluée rapidement. Une biopsie cutanée est souvent nécessaire pour poser le diagnostic précis et initier le traitement avant destruction complète des follicules périphériques.
Cause Caractéristiques cliniques Page dédiée
Pseudo-pelade de Brocq Petites plaques atrophiques blanchâtres — bords actifs — évolution lente et insidieuse — follicules détruits progressivement → Pseudo-pelade de Brocq
Lichen plan pilaire Plaques cicatricielles + périfolliculite — érythème et squames périfolliculaires — prurit fréquent — dermoscopie caractéristique → Lichen plan pilaire
Lupus érythémateux discoïde Plaques érythémateuses squameuses avec hyperkératose folliculaire — évolution cicatricielle — atteinte souvent solaire (vertex, tempes) → Lupus
Folliculite décalvante Pustules périfolliculaires récidivantes — plaques cicatricielles confluentes — douleur et prurit — cuir chevelu inflammatoire actif → Folliculites
Traumatisme, brûlure Plaque cicatricielle dans une zone de traumatisme physique ou chimique antérieur — contours nets correspondant à la zone lésée Diagnostic clinique sur l’anamnèse

Signes d’alerte : consulter rapidement

Signe Orientation
Plaque qui s’étend rapidement en quelques semaines Pelade extensive ou alopécie cicatricielle évolutive — consultation urgente
Cuir chevelu rouge, douloureux, avec pustules Folliculite décalvante, teigne suppurée (kérion) — traitement urgent
Plaques multiples + signes généraux (fièvre, éruption cutanée, adénopathies) Syphilis secondaire, lupus systémique — bilan systémique urgent
Plaque chez un enfant avec squames et cassure des tiges Teigne — prélèvement mycologique + traitement antifongique
Cuir chevelu fin, brillant, sans follicules visibles Alopécie cicatricielle établie — biopsie pour diagnostic précis

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Comment savoir si ma plaque sans cheveux est une pelade ou une teigne ?

Les deux forment des plaques bien délimitées mais se distinguent cliniquement. La pelade donne un cuir chevelu lisse et brillant, sans squames, avec parfois des cheveux courts en « point d’exclamation » en périphérie. La teigne présente des tiges cassées à quelques millimètres de la surface, des squames et parfois une inflammation — elle touche surtout les enfants. Un prélèvement mycologique confirme la teigne. Le dermoscope permet souvent de les distinguer dès la consultation.

Une alopécie cicatricielle peut-elle repousser ?

Non — dans les zones où les follicules sont déjà détruits et remplacés par du tissu fibreux, la repousse est définitivement impossible. C’est pourquoi le diagnostic précoce est crucial : dans les zones actives en périphérie de la plaque, les follicules sont encore fonctionnels et peuvent être préservés par un traitement adapté. Le but du traitement est d’arrêter l’extension, pas de faire repousser les zones déjà cicatricielles.

La syphilis peut-elle vraiment provoquer des plaques sans cheveux ?

Oui — c’est un diagnostic à ne pas manquer. Au stade secondaire, la syphilis peut provoquer une alopécie en « mitage » — de multiples petites plaques irrégulières, peu visibles et peu symptomatiques, sur le cuir chevelu. Elle s’accompagne souvent d’autres signes de syphilis secondaire (roséole, plaques muqueuses, adénopathies). La sérologie syphilitique (TPHA-VDRL) est systématiquement incluse dans le bilan d’une alopécie inexpliquée.

Mon enfant a une plaque sur le cuir chevelu : dois-je consulter rapidement ?

Oui — chez l’enfant, la première cause d’alopécie en plaques est la teigne, infection fongique qui nécessite un traitement antifongique oral (non accessible sans ordonnance) et est potentiellement contagieuse dans l’entourage familial et scolaire. Sans traitement, la teigne peut évoluer vers une forme inflammatoire (kérion) laissant des séquelles cicatricielles. Une consultation rapide est indispensable.

Quelle est la différence entre pseudo-pelade et pelade ?

Malgré leur nom similaire, ce sont deux maladies distinctes. La pelade est une alopécie non cicatricielle auto-immune — les follicules sont intacts et la repousse est possible. La pseudo-pelade de Brocq est une alopécie cicatricielle — les follicules sont progressivement détruits et remplacés par du tissu fibreux. La ressemblance clinique est trompeuse : seul l’examen dermoscopique et parfois la biopsie permettent de les distinguer avec certitude.

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Pelade |
Teigne |
Pseudo-pelade |
Lichen plan pilaire |
Syphilis |
Traitements chute


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Pointe des cheveux : pointes seches, que faire?

Pointes seches

Les pointes seches sont le plus souvent un problème de tige pilaire sèche

Pour tenter de regainer et nourrir les cheveux secs, on peut utiliser

  • Des compléments alimentaires (acides aminés soufrés le plus souvent) pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux secs, qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

Choisir un shampoing, pas toujours si facile !

Choisir un shampoing

Choisir un bon shmmpoing n’est pas toujours aisé

Le choix du shampoing devra tenir compte de la nature des cheveux

Le plus souvent, lorsqu’on n’a pas de probleme particulier, un shampoing doux pour usages fréquent suffit

Parmi les nombreux types de shampoing, on peut citer

  • Les shampoings pour cheveux gras sont doux et contiennent généralement des actifs limitant ou régulant la séborrhée (argile… )
  • Les shampoings pour cheveux secs, qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur
  • Les shampoings pour chute de cheveux qui peuvent contenir des substances proches de celles qui constituent la tige pilaire

 

Cheveux secs : solution contre les cheveux secs

Cheveux secs

Les cheveux sont des tiges pilaires inertes sur une racine vivante

Le cheveu sec est un problème de tige pilaire sèche

Limiter les causes

Shampooings agressifs et trop fréquents

Le lavage quotidien des cheveux avec autre chose qu’un shampooing doux pour lavage fréquent fragilise les cheveux et les rend secs.

Le soleil

Il faut éviter de trop exposer ses cheveux au soleil car ils se fragilisent

Les sèches cheveux, lisseurs et fers chauffants

L’utilisation de sèche cheveux très chaud ou de lisseurs et défrisants peut endommager les cheveux et les rendre secs.

Les anomalies métaboliques

La malnutrition et la carence en fer sont une cause de fragilité des cheveux.

De même, l’hypothyroïdie peut rendre les cheveux secs

Le médecin peut donc être amené à réaliser un bilan sanguin devant des cheveux devenus secs

Renforcer les cheveux secs

Pour tenter de renforcer et nourrir les cheveux secs, on peut utiliser

  • Avoir un régime équilibré, voire prendre des compléments alimentaires

Il faut apporter des acides aminés soufrés et des vitamines, en ayant des apports équilibrés en légumes verts, poissons, volailles, œufs…

Le médecin peut décider de vous donner des compléments alimentaires pour les cheveux le plus souvent pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux fins

qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux

réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

Questions fréquentes

J’ai les cheveux très secs, puis-je emprunter les produits capillaires destinés aux cheveux crépus des métisses et des noires pour les réhydrater ?
Vous pouvez essayer les produits destinés à graisser les cheveux crépus, mais au moindre déclenchement d’une réaction d’intolérance (démangeaisons du cuir chevelu ou de la lisière du cuir chevelu, irritations, rougeurs…), il conviendrait évidemment d’arrêter leur application.
Sachez de plus que ces produits n’ont qu’un effet émollient sur la tige pilaire et que leur effet est donc purement cosmétique et temporaire. Ils n’ont pas vraiment d’effet sur les racines, or c’est souvent au niveau des bulbes des cheveux qu’il faut agir.
Vous pouvez donc tenter aussi de prendre des compléments alimentaires destinés aux cheveux, car ces derniers contiennent des vitamines (B5, B6, H…) et des nutriments (acides aminés soufrés) qui renforceront vos cheveux et les rendront peut être moins secs, mais aussi moins cassants le cas échéant.
Par ailleurs, quel est l’état de votre cuir chevelu ? Il est important que votre cuir chevelu soit en bonne santé (ni trop sec ni trop gras) car son état conditionne celui de vos cheveux. En cas de pellicules, de démangeaisons du cuir chevelu, de cheveux gras aux racines et secs aux pointes, je vous encourage à consulter pour traiter efficacement votre cuir chevelu.
Enfin, sachez que le problème des cheveux secs est souvent aggravé par les actes quotidiens sur les cheveux : séchage avec un sèche cheveux trop chaud, utilisation d’un shampoing trop agressif (il est important d’utiliser un shampoing très doux ou spécial cheveux secs) ou par des habitudes de coiffure (brushing, lissage…).

Les produits capillaires ne sont qu’une partie des soins que vous pouvez apporter à vos cheveux secs.

Faut-il limiter le lavage des cheveux quand ils sont secs ? Si oui, combien par semaine ?
Quels types de shampoings choisir ?
On peut se laver les cheveux tous les jours si on le souhaite même lorsqu’on a les cheveux secs, mais il faut imperativement utiliser un shampoing specifique des cheveux fragiles, secs et cassants. Sinon, effectivement, le mieux est de limiter le nombre de shampoings par semaine, par exemple deux fois par semaine semble etre une bonne moyenne

Quels types de soin choisir contre les cheveux secs ? (karité peut-être) Pourquoi ?
J’ai envie de dire que tous les produits (baume, karité etc.) ont à peu de chose près le meme effet : un role emollient et gainant pour la tige pilaire donc anti desseèchement ? plutot relipidant ou « regraissant » si vous voulez.
Si ce sont uniquement les pointes qui sont sèches et fourchues, alors il n’y a pas d’autre possibilité que de couper les pointes, car elles sont irrémédiablement cassées et effilées.

Appliquer un après-shampoing peut-il favoriser les cheveux secs ? S’il s’agit d’un apres shampoing specifique des cheveux cassants et secs, non

Le sèche-cheveux assèche-t-il les cheveux ? Comment l’utiliser sans risque ?
Absolument, il convient de l’utiliser avec parcimonie, et notamment en le réglant sur une température moyenne, pas trop près des cheveux (10-15 cm minimum) et en passant la main doigts écartés dans les cheveux : quel est l’intérêt de faire ce geste ? . afin de diffuser mieux l’air chaud et d’eviter d’avoir à insister sur des paquets de cheveux

La consommation de certains aliments peut-elle lutter contre les cheveux secs ?
Certains médicaments peuvent-ils assécher les cheveux ? Lesquels ?
Prendre des vitamines peut-il soigner les cheveux de secs ? Lesquelles ?
Ne pas boire assez d’eau peut-il influencer le déssèchement des cheveux ?
Le probleme des cheveux secs est surtout lié à la fragilité de la tige pilaire (la partie « morte »des cheveux, très riche en kératine). Une bonne hydratation et la prise d’aliments ou de compléments alimentaires riches en acides aminés soufrés et vitamines B pendant quelques mois peut améliorer un peu le problème, mais ceci n’aura un effet qu’au bout de plusieurs mois (le temps que la tige pilaire se renouvelle : elle met combien de temps pour se renouveler ?).

L’utilisation de vinaigre en rinçage est-elle justifiée contre les cheveux secs ?
L’utilisation de jus de citron est-elle justifiée contre les cheveux secs ?
Non, le vinaigre (contenant de l’acide acétique) ou le jus de citron (contenant de l’acide citrique) ont un role caustique qui aggrave le probleme

Comment éviter le dessèchement des cheveux quand on s’expose au soleil ?
Les UV ont un effet délétère sur la peau et les cheveux. Le mieux est donc d’éviter de les exposer en mettant un chapeau.

Les colorations augmentent-t-elle le risque de déssechement du cheveu ? Que choisir à la place ?
Elle peuvent accentuer le phénomène si elles sont traumatisantes (par exemple coloration précédée d’une décoloration). Meiux vaut donc utiliser les produits de coloration temporaire, en veillant qu’ils soient indiqués pour les cheveux fragiles, ou les colorants naturels comme le hénné. Faut-il aussi éviter les colorations à l’amoniaque et si oui, prquoi ? l’amonniaque a aussi un effet favorisant le dessechement

La laque coiffante accentue-t-elle le déssèchement des cheveux ? Les mousses et gels aussi ?
Ces produits peuvent avoir un petit effet desséchant et là encore, il faut veiller à utiliser des produits doux cad ?. produits pour cheveux fragiles ou abimes par exemple

 

PELLICULES : les pellicules dans le cuir chevelu

Pellicules : causes, types et traitements efficaces

Les pellicules touchent près de 50 % des adultes à un moment de leur vie. Elles se manifestent par des squames blanchâtres sur le cuir chevelu et les vêtements, souvent accompagnées de démangeaisons. Toutes les pellicules ne se ressemblent pas — et le traitement dépend de leur type et de leur cause.

Pellicules résistantes aux shampoings antipelliculaires ou associées à des plaques rouges ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

pellicules cheveux rougeur démangeaisons cuir chevelu photo
Pellicules, rougeur et démangeaisons du cuir chevelu

Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Qu’est-ce que les pellicules ?

Le cuir chevelu se renouvelle en permanence en éliminant des cellules superficielles de façon imperceptible. Les pellicules apparaissent quand ce renouvellement s’emballe : les cellules desquament en plus grande quantité, en amas visibles, formant des squames blanches ou jaunâtres sur le cuir chevelu et les vêtements.

Pellicules sèches ou grasses — comment les distinguer ?

Pellicules sèches Pellicules grasses
Aspect Petites, fines, blanches — tombent sur les vêtements comme de la neige Larges, épaisses, jaunâtres, adhérentes au cuir chevelu
Cuir chevelu associé Sec, qui tire Gras, luisant
Cause principale Xérose cutanée, eczéma atopique, shampoings trop agressifs Dermite séborrhéique (Malassezia)
Shampoing conseillé Shampoing doux pour cuir chevelu sec, sans sulfates agressifs Shampoing antifongique (kétoconazole, pyrithione de zinc)
Erreur à éviter Shampoing antipelliculaire puissant qui assèche encore plus Shampoing trop décapant — le cuir chevelu se « regraissse » en réaction

Les causes des pellicules

Dermite séborrhéique — la cause la plus fréquente

La dermite séborrhéique est responsable de la majorité des pellicules grasses. Elle est due à une prolifération excessive de la levure Malassezia furfur (anciennement Pityrosporum ovale) sur les zones riches en glandes sébacées. Elle provoque des pellicules jaunâtres grasses, des démangeaisons et parfois des plaques rouges. Elle peut aussi toucher le visage (sourcils, sillons naso-labiaux, bord des oreilles). Elle évolue par poussées, souvent aggravées par le stress, la fatigue et l’hiver.

Psoriasis du cuir chevelu

Le psoriasis du cuir chevelu provoque des pellicules épaisses de grande taille, avec des plaques rouges bien délimitées et des squames très adhérentes. Il se distingue de la dermite séborrhéique par des squames plus épaisses, des bords plus nets et l’absence habituelle de séborrhée. Il s’accompagne souvent de psoriasis sur d’autres zones (coudes, genoux). Traitement : dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron ou au kétoconazole.

Eczéma du cuir chevelu

L’eczéma du cuir chevelu est plus fréquent sur la nuque. Il provoque des squames fines, des démangeaisons intenses et une rougeur diffuse. Il est souvent confondu avec la dermite séborrhéique. Une cause allergique (shampoing, teinture) doit être recherchée. Traitement : dermocorticoïdes, émollients, éviction de l’allergène si identifié.

Cuir chevelu sec et shampoings trop agressifs

Un cuir chevelu naturellement sec ou irrité par des shampoings trop décapants (sulfates, tensioactifs agressifs) produit des pellicules sèches fines. L’eau trop chaude et les séchages agressifs aggravent cette sécheresse. Paradoxalement, plus on décape le cuir chevelu gras, plus il se regraissse en réaction — un shampoing doux utilisé régulièrement est souvent plus efficace qu’un shampoing « fort » utilisé moins souvent.

Stress et fatigue

Le stress augmente l’excrétion de sébum par les glandes sébacées des racines. Un cuir chevelu qui devient gras et pelliculaire à l’approche d’examens ou d’une période stressante est un phénomène classique. La régulation hormonale du stress (cortisol) stimule directement les glandes sébacées.

Traitements des pellicules

Shampoings antipelliculaires — lesquels choisir ?

Principe actif Indiqué pour Exemple de produit
Kétoconazole 2% Dermite séborrhéique, pellicules grasses Ketoderm® (ordonnance)
Pyrithione de zinc Dermite séborrhéique légère à modérée Head & Shoulders Clinique, Zinc
Ciclopirox olamine Dermite séborrhéique, pellicules grasses Sebiprox® (ordonnance)
Goudron de houille Psoriasis du cuir chevelu, pellicules épaisses Polytar®, T/Gel®
Acide salicylique Décollage des squames épaisses (psoriasis) En association avec goudron ou dermocorticoïdes
Shampoing doux surgras Pellicules sèches, cuir chevelu irrité A-Derma, La Roche-Posay Kerium

Conseils pour l’utilisation des shampoings

  • Laissez agir le shampoing 3 à 5 minutes avant de rincer — il ne sert à rien de rincer immédiatement
  • Utilisez une eau tiède, pas chaude — la chaleur stimule la séborrhée et dessèche le cuir chevelu
  • Ne frottez pas le cuir chevelu avec la serviette — tamponnez doucement
  • Séchez les cheveux avec le sèche-cheveux réglé sur température moyenne, à 10-15 cm du cuir chevelu, en passant les doigts écartés dans les cheveux
  • En cas de pellicules grasses : alternez shampoing antifongique et shampoing doux — ne lavez pas avec un shampoing décapant à chaque lavage

💡 Entretien après guérison : la dermite séborrhéique récidive souvent. Un shampoing antifongique utilisé 1 à 2 fois par mois en entretien peut prévenir les rechutes.

Sources

Questions fréquentes sur les pellicules

Pourquoi ai-je des pellicules malgré des shampoings réguliers ?

Si les pellicules persistent malgré un shampoing fréquent, c’est souvent parce que le shampoing utilisé n’est pas adapté à la cause. Un shampoing ordinaire ne traite pas la dermite séborrhéique — il faut un actif antifongique (kétoconazole, ciclopirox, pyrithione de zinc). Parfois, c’est l’inverse : des lavages trop fréquents avec un shampoing trop agressif irritent le cuir chevelu et aggravent les pellicules sèches.

Les pellicules sont-elles contagieuses ?

Non. Les pellicules liées à la dermite séborrhéique ou au psoriasis ne sont pas contagieuses. La levure Malassezia est naturellement présente sur le cuir chevelu de tout le monde — c’est sa prolifération excessive qui pose problème, pas une contamination externe.

Stress et pellicules : quel lien ?

Le lien est bien établi. Le stress augmente le cortisol, qui stimule les glandes sébacées — favorisant la séborrhée et donc la prolifération de Malassezia. Un cuir chevelu qui devient gras et pelliculaire en période de stress ou d’examens est un phénomène très courant. La gestion du stress (sommeil, relaxation, activité physique) contribue indirectement à améliorer les pellicules.

Peut-on avoir des pellicules et des cheveux gras en même temps ?

Oui — c’est même la présentation typique de la dermite séborrhéique. Les pellicules grasses sont épaisses, jaunâtres et adhérentes au cuir chevelu gras. Le réflexe de laver les cheveux très souvent avec un shampoing décapant aggrave la situation : le cuir chevelu se « regraissse » en réaction à l’assèchement. Un shampoing antifongique doux utilisé régulièrement est plus efficace.

Quelle est la différence entre pellicules et psoriasis du cuir chevelu ?

Les pellicules de la dermite séborrhéique sont fines, grasses et diffuses. Le psoriasis du cuir chevelu donne des squames très épaisses, sèches et adhérentes sur des plaques rouges bien délimitées, souvent étendues jusqu’à la nuque ou le front. En cas de doute, un dermatologue peut distinguer les deux avec certitude — le traitement est différent.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

DEMANGEAISONS DES CHEVEUX : ça gratte dans le cuir chevelu

Démangeaisons du cuir chevelu : causes et traitements

Un cuir chevelu qui gratte est une plainte fréquente en dermatologie. Les causes sont multiples — pellicules, poux, eczéma, psoriasis, infection fongique — et le traitement dépend entièrement du diagnostic. Voici comment distinguer les principales causes et trouver le bon remède.

Cuir chevelu qui gratte depuis plus de 2 semaines malgré les soins ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Tableau des causes principales

Cause Signes associés Qui est touché ?
Dermite séborrhéique Pellicules grasses, plaques rouges, prurit Adulte, homme surtout
Poux Sensation de fourmillement, lentes visibles, boutons nuque Enfant surtout
Psoriasis du cuir chevelu Plaques épaisses argentées bien délimitées, squames abondantes Adulte
Eczéma / dermatite atopique Rougeur diffuse, prurit intense, parfois peu de plaques Enfant, adulte atopique
Irritation / allergie Prurit après teinture ou shampoing, parfois oedème Tout âge
Teigne Plaques de chute de cheveux, cassure des poils, squames Enfant surtout
Folliculite Boutons rouges ou pustules à la base des cheveux Tout âge
Zona du cuir chevelu Démangeaisons puis douleur intense unilatérale, vésicules Adulte > 50 ans surtout
Névralgie d’Arnold Démangeaisons/douleurs en décharge électrique, sans lésion cutanée Adulte

Démangeaisons du cuir chevelu sans boutons

Dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique est la cause la plus fréquente de prurit du cuir chevelu chez l’adulte. Due à une prolifération de la levure Malassezia, elle provoque des démangeaisons et picotements, parfois avec peu de plaques visibles — juste des pellicules grasses et une légère rougeur. Traitement de référence : shampoing au kétoconazole (Ketoderm®) ou à la pyrithione de zinc, 2-3 fois par semaine pendant 4 semaines.

Psoriasis du cuir chevelu

Le psoriasis du cuir chevelu provoque des plaques épaisses recouvertes de squames blanches argentées bien délimitées. Les démangeaisons peuvent être intenses. Il se distingue de la dermite séborrhéique par des plaques plus épaisses et des squames plus adhérentes. Traitement : dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron ou au kétoconazole.

Eczéma du cuir chevelu

Fréquent chez les personnes ayant une dermatite atopique, l’eczéma du cuir chevelu peut provoquer un prurit intense avec peu de signes visibles. En cas d’allergie de contact (teinture, shampoing), le prurit survient dans les heures suivant l’application.

Irritation et allergie aux produits capillaires

Les teintures contenant de la paraphénylènediamine (PPD), les décolorants et certains shampoings peuvent irriter ou sensibiliser le cuir chevelu. Une allergie sévère à la PPD peut provoquer un gonflement du visage ou du cou — consultez en urgence si c’est le cas.

Poux

Les poux de tête donnent une sensation de fourmillement ou de grattage, surtout aux tempes et à la nuque. Recherchez les lentes (oeufs blancs-grisâtres) accrochées aux tiges pilaires. Traitement : lotion à base de diméticone ou de malathion, traitement de l’entourage.


Téléchargez le guide complet
POUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Teigne du cuir chevelu

La teigne est une mycose touchant surtout l’enfant. Elle provoque des plaques de chute de cheveux avec cassure des poils, squames et démangeaisons. Contagieuse, elle nécessite un traitement antifongique oral (griséofulvine ou terbinafine).

Zona du cuir chevelu

Le zona débute souvent par des démangeaisons ou une hypersensibilité unilatérale du cuir chevelu, avant l’apparition de vésicules douloureuses. Consultez rapidement — un traitement antiviral précoce (valaciclovir) améliore le pronostic.

Névralgie d’Arnold

Due au pincement du nerf grand occipital, elle provoque des douleurs ou démangeaisons en décharges électriques à la partie postérieure du cuir chevelu, sans lésion cutanée visible. Une prise en charge neurologique ou kinésithérapique est souvent nécessaire.

Effets secondaires médicamenteux

Certains médicaments peuvent provoquer un prurit du cuir chevelu — notamment les bêtabloquants, certains antipaludéens et les rétinoïdes. Signalez tout nouveau médicament à votre médecin si les démangeaisons sont apparues peu après son introduction.

Démangeaisons avec boutons sur le cuir chevelu

  • Folliculite du cuir chevelu — infection bactérienne des follicules pileux donnant des pustules rouges et douloureuses à la base des cheveux. Traitement : antiseptiques locaux, antibiotiques topiques ou oraux
  • Acné chéloïdienne de la nuque — papules et pustules inflammatoires évoluant vers des cicatrices chéloïdiennes, surtout chez l’homme à peau mate
  • Poux — les boutons de la nuque sont souvent le premier signe visible d’une infestation
  • Zona — vésicules groupées en bouquet dans un dermatome unilatéral

Démangeaisons avec croûtes

Voir l’article dédié : croûtes dans le cuir chevelu.

Traitements selon la cause

Cause Traitement de référence
Dermite séborrhéique Shampoing kétoconazole 2% (Ketoderm®), pyrithione de zinc, ciclopirox
Poux Lotion diméticone ou malathion, peigne fin, traitement de l’entourage
Psoriasis Dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron, kétoconazole
Eczéma atopique Dermocorticoïdes, émollients, shampoing doux sans parfum
Allergie teinture (PPD) Arrêt immédiat, corticoïdes oraux si sévère, bilan allergologique
Teigne Antifongique oral (griséofulvine ou terbinafine), shampoing antifongique
Folliculite Antiseptiques locaux, antibiotiques topiques ou oraux
Zona Valaciclovir oral dès les premiers signes, antalgiques

Conseils généraux pour un cuir chevelu qui gratte

  • Utilisez un shampoing doux sans parfum ni sulfates agressifs
  • Rincez soigneusement les cheveux — les résidus de produits sont une cause fréquente d’irritation
  • Évitez le sèche-cheveux trop chaud et trop proche du cuir chevelu
  • Utilisez une brosse à poils doux et évitez les brossages agressifs
  • Ne vous grattez pas — cela aggrave l’inflammation et peut provoquer une surinfection

Sources

Questions fréquentes sur les démangeaisons du cuir chevelu

Pourquoi mon cuir chevelu gratte sans pellicules ni boutons ?

Un cuir chevelu qui gratte sans signe visible peut être dû à une dermite séborrhéique débutante, un eczéma atopique, une irritation par un produit capillaire, des poux en début d’infestation ou une névralgie d’Arnold. Si les démangeaisons persistent plus de 2 semaines, consultez un dermatologue.

Comment distinguer poux et dermite séborrhéique ?

Les poux se reconnaissent à la sensation de fourmillement et aux lentes accrochées aux cheveux à quelques mm du cuir chevelu. La dermite séborrhéique donne surtout des pellicules grasses et une rougeur diffuse, sans lentes. Un examen au peigne fin sous bonne lumière permet généralement de trancher.

Mon cuir chevelu gratte après une teinture — est-ce dangereux ?

Cela peut être une simple irritation ou une allergie de contact à la PPD. En cas de gonflement du visage, de difficultés à respirer ou d’urticaire généralisée, consultez en urgence. En cas d’allergie confirmée à la PPD, ne refaites jamais de teinture contenant ce composé.

Quel shampoing utiliser pour un cuir chevelu qui gratte ?

Pour la dermite séborrhéique : shampoing au kétoconazole 2% (Ketoderm®) ou à la pyrithione de zinc. Pour le psoriasis : shampoing au goudron. Pour un cuir chevelu sensible ou irrité : shampoing doux sans sulfate ni parfum. Évitez les produits « 2 en 1 » qui contiennent souvent des agents irritants.

Les démangeaisons du cuir chevelu peuvent-elles faire tomber les cheveux ?

Oui dans certains cas. La teigne provoque une chute par cassure des tiges pilaires. La dermite séborrhéique et le psoriasis sévères peuvent fragiliser le cheveu. Le grattage répété abime les follicules. Si les démangeaisons s’accompagnent d’une chute, consultez un dermatologue.


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Cheveux fins et plats : cheveu fin

Cheveux fins et plats

Le cheveu fin est un probleme de cheveux fréquent, le rendant difficile à coiffer

Le cheveu fin provoque un manque de volume lors du coiffage.

Pour tenter de redonner du volume aux cheveux, on peut utiliser

  • La coupe dégradée et / ou le crêpage, que le coiffeur peut pratiquer
  • Lutilisation de shampoings pour cheveux fins, qui aident les cheveux à prendre du volume
  • Lutilisation de rouleaux
  • Le séchage doux des racines à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

 

CHEVEUX GRAS : solution contre le cheveu gras

Cheveux gras

Les cheveux deviennent gras car la glande sébacée qui se trouvent à leur base excrète trop de sébum. Ce phénomène fréquent à l’adolescence sous l’influence des hormones peut perdurer à l’age adulte. Contrairement à ce qu’on lit parfois on peut laver tous les jours des cheveux gras s’ils le nécessitent, mais il faut utiliser un shampooing doux pour lavage fréquent et pas un shampooing pour cheveux gras quotidien car il serait trop agressif pour le cuir chevelu et entrainerait en réaction un relargage de sébum.

Cheveux gras

Pourquoi a-t-on les cheveux gras?

Les cheveux comportent à leur base, comme les poils, une glande sébacée qui sécrète du sébum, une substance grasse riche en lipides. C’est ce sébum qui, excrété en grande quantité, se répand sur la tige de vos cheveux et les rend gras.

De nombreux facteurs peuvent influencer l’excrétion du sébum.

Le plus important d’entre eux est le facteur hormonal (puberté… ).

Parmi les autres facteurs stimulant la séborrhée, on peut citer le stress, le tabac et les traitements ou shampoings irritants : plus on assèche le cuir chevelu, plus il produit de sébum !

Se débarrasser des cheveux gras

Pour tenter de lutter contre les cheveux gras :

  • Il faut tout d’abord éviter d’utiliser des produits asséchants ou agressifs pour le cuir chevelu

car ces derniers auraient pour effet d’augmenter la séborrhée, en réaction à l’agression : un piège dans lequel il ne faut donc pas tomber est celui qui consiste à utiliser des shampoings agressifs de façon régulière sous peine d’aggraver la situation à terme. On reconnaît généralement un shampoing agressif par l’assèchement qu’il provoque sur les cheveux (pointes sèches, sensation de « cheveux de paille »…)

Les shampoings pour cheveux gras ne devront être utilisés qu’une à deux fois par semaine maximum, surtout s’ils sont agressifs pour le cuir chevelu.

  • Utilisez donc plutôt des shampoings doux

en alternance avec des shampoings pour cheveux gras, qui contiennent des actifs limitant ou régulant la séborrhée (argile… )

  • On peut laver ses cheveux tous les jours

Contrairement à une idée répandue, on peut laver tous les jours les cheveux lorsqu’ils sont très gras. Il faut cependant toujours utiliser des shampoings doux pour lavage fréquent à pH neutre et de bien rincer les cheveux (on dit souvent que le rinçage doit être deux fois plus long que l’application du shampoing)

  • Le séchage aussi est important

Il doit toujours être doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

  • La longueur des cheveux

Plus les cheveux sont longs, plus ils « pèsent » et « tirent » sur le bulbe, et ainsi, ils stimulent la sécrétion de sébum par la glande sébacée. Il est donc fréquent de voir ses cheveux devenir plus gras lorsqu’on les laisse pousser. Il n’y a cependant pas de raison de vous recommander de couper vos cheveux…

Questions fréquentes

A l’approche de mes examens, mes cheveux deviennent gras et plein de pellicules. Pourquoi et que dois-je faire pour stopper ce phénomène ?

Les cheveux deviennent gras lorsqu’il existe un excès d’excrétion de sébum par les racines. Cette excrétion de sébum est sous la dépendance de plusieurs facteurs dont le stress. Rien d’étonnant donc à ce que vos cheveux soient plus gras à l’approche des examens. Et puis, vous avez peut-être aussi un peu moins de temps à leur consacrer pour les soigner et les couper, ce qui n’arrange rien car plus les cheveux sont longs, plus ils tirent sur les racines, ce qui provoque une stimulation de la glande sébacée appendue au bulbe, qui se met alors à sécréter plus de sébum.
Afin de lutter contre les cheveux gras, je vous conseille tout d’abord de ne pas hésiter à les laver tous les jours, dès l’instant que vous utilisiez de l’eau pas trop chaude et un shampoing pas trop agressif pour le cuir chevelu car tout assèchement intempestif du cuir chevelu a tendance à provoquer une irritation qui augmente l’excrétion de sébum : un cuir chevelu trop asséché a donc tendance à se « regraisser » plus vite ! L’idéal est souvent de recourir à des shampoings doux en alternance avec des shampoings pour cheveux gras, qui contiennent des actifs limitant ou régulant la séborrhée (l’argile par exemple).
Le séchage doit lui aussi être doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, positionné à une distance de 10-15 cm environ du cuir chevelu et en passant la main doigts écartés dans les cheveux afin de favoriser son action.

Le stress est un des facteurs d’augmentation de l’excrétion de sébum par les racines des cheveux.

 

Cheveux cassants : solution contre les cheveux cassants

Cheveux cassants

Au secours, mes cheveux cassent! que faire?

Le cheveu cassant est un problème de tige pilaire fine et qui se rompt facilement

Il faut donc lutter contre les facteurs favorisants les cheveux cassants

Limiter les causes

Shampooings agressifs et trop fréquents

Le lavage quotidien des cheveux avec autre chose qu’un shampooing doux pour lavage fréquent fragilise les cheveux et les rend cassants.

Le soleil

Il faut éviter de trop exposer ses cheveux au soleil car ils se fragilisent

Les sèches cheveux, lisseurs et fers chauffants

L’utilisation de sèche cheveux très chaud ou de lisseurs et défrisants peut endommager les cheveux et les rendre cassants.

Les anomalies métaboliques

La malnutrition et la carence en fer sont une cause de fragilité des cheveux.

De même, l’hypothyroïdie peut rendre les cheveux cassants

Le médecin peut donc être amené à réaliser un bilan sanguin devant des cheveux devenus cassants

Renforcer les cheveux cassants

Pour tenter de renforcer et nourrir les cheveux cassants, on peut utiliser

  • Avoir un régime équilibré, voire prendre des compléments alimentaires

Il faut apporter des acides aminés soufrés et des vitamines, en ayant des apports équilibrés en légumes verts, poissons, volailles, œufs…

Le médecin peut décider de vous donner des compléments alimentaires le plus souvent pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux fins

qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux

réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

 

La micro greffe de cheveux

La micro greffe de cheveux

La micro greffe de cheveux est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale

Il est souvent nécessaire de réaliser plusieurs séances de greffes de cheveux espacées d’un mois environ pour obtenir un résultat correct. Ces séances peuvent cumuler une chirurgie de la calvitie, des microgreffes de cheveux voire des minigreffes de cheveux et de la FUE
La micro greffe de cheveux permet de reproduire une implantation des cheveux assez proche de l’état naturel du cuir chevelu.
prelevement des greffons par micro prelevement (petites incisions par un bistouri circulaire) ou par prelevement d’une bandelette de cuir chevelu qui sera ensuite débitée en micro greffons

Les détracteurs de la technique de prélèvement au bistouri circulaire des greffons avant la microgreffe de cheveux lui reprochent :
– la nécessité de raser la zone donneuse, ce qui se voit longtemps
– le plus grand risque de mort des greffons (car le bistouri risque de
léser les greffons lors de leur prélèvement)
– les cicatrices de prélèvement ayant parfois un aspect mité Les détracteurs de la technique de prélèvement par bandelette de cuir chevelu des greffons necessaires à la microgreffe de cheveux lui
reprochent :
– la cicatrice linéaire qui en résulte au dessus de la nuque
– la nécessité d’avoir une manipulation parfaite de la bandelette pour la débiter en micro greffons de bonne qualité : matériel de bonne qualité et opérateurs entrainés Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie. Les implants capillaires : FUE (Follicular Unit Extraction) et micro greffes de cheveux

La chirurgie de la calvitie :
> Transposition des cheveux

> Expansion des cheveux

> Réduction de tonsure

Traitement de la chute de cheveux, médicaments et soins capillaires pour la chute de cheveux

Traitements de la chute de cheveux : médicaments et techniques disponibles

Le traitement de la chute de cheveux repose sur plusieurs classes de médicaments et techniques, utilisés seuls ou en association selon la cause, le sexe et la sévérité de l’alopécie. Cette page présente l’ensemble des options disponibles en France.

Chute de cheveux — quel traitement pour votre situation ? Délais de rdv trop longs ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Traitements locaux |
Traitements généraux — homme |
Traitements généraux — femme |
Nutriments et vitamines |
Techniques spécialisées |
Pages associées

Traitements locaux de la chute de cheveux

Principe actif Noms commerciaux Indication Remboursé
Minoxidil 2% Alopexy®
Alostil®
Minoxidil®
Femme — alopécie androgénétique Non
Minoxidil 5% Alopexy 5%®
Alostil 5%®
Homme — alopécie androgénétique — 1re intention Non
Minoxidil oral faible dose Minoxidil comprimés 0,5 à 5 mg Homme et femme — AMM France 2023 à faible dose pour alopécie androgénétique — prescrit hors AMM depuis plusieurs années Non

Traitements généraux — homme

Principe actif Noms commerciaux Mécanisme Précautions
Finastéride 1 mg Propecia® — génériques finastéride 1 mg Inhibiteur de la 5-alpha-réductase de type II — réduit la conversion testostérone → DHT — DHT responsable de la miniaturisation folliculaire CI femmes en âge de procréer — ne pas manipuler les comprimés cassés en cas de grossesse — effets sexuels possibles
Dutastéride 0,5 mg Avodart® — génériques dutastéride Inhibiteur de la 5-alpha-réductase types I et II — plus puissant que le finastéride — utilisé hors AMM dans l’alopécie CI absolue femmes — même précautions que finastéride — usage hors AMM pour l’alopécie

Traitements généraux — femme

Principe actif Indication Précautions
Spironolactone (hors AMM) Alopécie androgénétique féminine — hyperandrogénie — SOPK — prescrit hors AMM par le dermatologue Diurétique épargneur de potassium — surveillance tensionnelle et ionique — CI grossesse
Contraceptifs anti-androgéniques Alopécie androgénétique avec hyperandrogénie documentée Acétate de cyprotérone + éthinylestradiol — prescription gynécologique en collaboration

Nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

→ Voir page détaillée : nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

Famille Actif Spécialités
Acides aminés soufrés Cystéine + méthionine Lobamine Cystéine®
Cystine Cystine B6®
Vitamines Biotine (vitamine H) Biotine®
Dexpanthénol (vitamine B5) Bépanthène®
Pyridoxine (vitamine B6) Cystine B6®
Oligo-éléments Zinc, sélénium, fer Compléments alimentaires — à compléter selon bilan biologique
⚠️ Les nutriments et vitamines ne traitent la chute de cheveux qu’en cas de carence documentée (carence en fer, en zinc, hypothyroïdie, dénutrition…). En l’absence de carence, leur effet est nul sur une alopécie androgénétique. Un bilan biologique (ferritine, TSH, zinc, vitamine D) doit être réalisé avant supplémentation.

Techniques spécialisées

Technique Mécanisme Indication
PRP (plasma riche en plaquettes) Injection intradermique de facteurs de croissance autologues — stimulation des follicules en phase de latence Alopécie androgénétique modérée — 3 à 6 séances — résultats variables
Mésothérapie capillaire Micro-injections d’actifs (minoxidil, vitamines, biotine) directement dans le cuir chevelu Alopécie diffuse — entretien après traitement médical
Greffe capillaire (FUE, FUT) Transplantation de follicules pileux résistants aux androgènes depuis la zone donneuse occipitale Alopécie androgénétique stade avancé stable — résultat définitif si réalisé sur fond stable
Laser à basse intensité (LLLT) Photobiomodulation — stimulation de l’activité mitochondriale des follicules Complément des traitements médicaux — efficacité modeste en monothérapie

Pages associées

Médicaments — fiches détaillées
Minoxidil
Alopexy®
Alostil®
Finastéride
Propecia®
Nutriments et vitamines
Biotine®
Bépanthène®
Cystine B6®
Lobamine Cystéine®


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

SEBIPROX : le Sebiprox ® shampoing

 

Sebiprox ® :

  • Sebiprox ®, qu’est-ce que c’est ?

Sebiprox ® contient du ciclopirox olamine. Le ciclopirox olamine contenu  est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la dermite seborrheique du cuir chevelu (pellicules). Sebiprox se présente sous la forme d’un shampoing à utiliser deux à trois fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Mouillez les cheveux et appliquez une quantité suffisante de shampooing et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts afin d’obtenir une mousse abondante. Ensuite, rincez les cheveux et répétez l’opération en laissant le shampooing agir sur le cuir chevelu pendant 3 à 5 minutes.
    • Utilisez le shampoing deux à trois fois par semaine (si vous vous lavez les cheveux plus souvent, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent entre les shampoings) pendant 4 semaines et re-consultez en l’absence d’amélioration.
    • En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau
    • Sebiprox ® peut provoquer une irritation de la peau du cuir chevelu. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

Vitamines et nutriments dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Vitamines et nutriments dans la chute de cheveux : rôles, molécules et produits disponibles

Certaines vitamines et certains nutriments jouent un rôle documenté dans la production et la qualité des cheveux. Utilisés en cures orales, ils agissent en apportant au follicule pileux les cofacteurs nécessaires à la synthèse de kératine, à l’oxygénation du bulbe et à la régulation sébacée. Cette page présente un tableau de référence rapide de tous les produits disponibles — pour le détail des indications selon le type de chute, voir la page compléments capillaires.

Chute persistante malgré une supplémentation ?
Les vitamines ne sont efficaces qu’en cas de carence documentée — une chute qui persiste après 3 mois de cure justifie un bilan médical pour identifier une cause non nutritionnelle.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Acides aminés soufrés |
Vitamines B |
Tableau récapitulatif complet |
Quand les utiliser |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Acides aminés soufrés

Les acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, cystine) sont les précurseurs directs de la kératine — la protéine qui constitue la tige pilaire. Une carence ralentit la synthèse de kératine et fragilise le cheveu.

Molécule(s) DCI Rôle principal Produit(s) disponible(s) Fiche
Cystéine + méthionine L-cystéine + DL-méthionine Synthèse de kératine — fragilité capillaire — chute par carence protéique Lobamine Cystéine® → Lobamine Cystéine®
Cystine + vitamine B6 L-cystine + pyridoxine Synthèse de kératine + métabolisme des acides aminés soufrés — fragilité et chute Cystine B6® → Cystine B6®

Vitamines B capillaires

Vitamine DCI Rôle principal dans le cheveu Produit(s) disponible(s) Fiche
Vitamine B8 (vitamine H) Biotine Cofacteur de la synthèse de kératine — fragilité des phanères (cheveux + ongles) Biotine® → Biotine®
Vitamine B5 Dexpanthénol (provitamine B5) Résistance mécanique de la tige — hydratation — sébocorrection légère Bepanthène® → Bepanthène®
Vitamine B6 Pyridoxine Cofacteur du métabolisme des acides aminés soufrés — transformation méthionine → cystéine Cystine B6® (associée à la cystine) → Cystine B6®

Tableau récapitulatif complet

Produit Actif(s) Indication principale Ordonnance Fiche dédiée
Lobamine Cystéine® Cystéine + méthionine Chute par fragilité — apport en acides aminés soufrés Non (conseil pharmacien) → Fiche
Cystine B6® Cystine + vitamine B6 Chute et fragilité capillaire Non (conseil pharmacien) → Fiche
Biotine® Vitamine B8 (biotine) Fragilité des phanères (cheveux + ongles) Non (conseil pharmacien) → Fiche
Bepanthène® Dexpanthénol (B5) Résistance capillaire — application locale et orale Non (conseil pharmacien) → Fiche
💡 Ces produits sont tous disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils complètent un traitement médical si la cause de la chute est nutritionnelle — mais ne remplacent pas le minoxidil ou le finastéride en cas de calvitie androgénétique avérée.


📅 Identifier le bon complément avec le Dr Rousseau

Quand utiliser vitamines et nutriments capillaires ?

Situation Utilité Produit conseillé
Chute diffuse + carence documentée (régime carencé, grossesse, convalescence) 🟢 Utile — correction de la carence Lobamine Cystéine® ou Cystine B6® ± Biotine®
Chute saisonnière (automne, printemps) sans carence identifiée 🟡 Effet modeste — soutien du cycle pilaire Cystine B6® en cure de 2–3 mois
Cheveux fragiles, cassants, ternes sans chute excessive 🟢 Amélioration de la qualité de la tige Biotine® + Bepanthène®
Calvitie androgénétique (golfes, vertex) 🔴 Insuffisant seul — ne traite pas la cause hormonale Renvoi vers minoxidil / finastéride
Pelade 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun Traitement dermatologique spécifique — voir page pelade
⚠️ Si la chute persiste après 3 mois de cure bien conduite, un bilan médical est indispensable — la cause n’est probablement pas nutritionnelle.

Pages du cluster cheveux

Fiches médicaments individuelles
Lobamine Cystéine®
Cystine B6®
Biotine®
Bepanthène®

Questions fréquentes

Quelle différence entre Lobamine Cystéine® et Cystine B6® ?

Les deux apportent des acides aminés soufrés pour la synthèse de kératine, mais leur composition diffère. Lobamine Cystéine® associe la cystéine et la méthionine — deux acides aminés soufrés complémentaires, la méthionine étant précurseur de la cystéine. Cystine B6® associe la cystine et la vitamine B6 — la B6 étant le cofacteur enzymatique qui facilite la transformation des acides aminés soufrés. Les deux sont indiqués dans la chute par fragilité capillaire ; le médecin ou le pharmacien oriente selon le profil du patient.

Peut-on prendre Biotine® et Bepanthène® ensemble ?

Oui, les deux peuvent être associés — la biotine (B8) agit sur la synthèse de kératine, le dexpanthénol (B5) améliore la résistance mécanique de la tige. Cependant, avant d’associer plusieurs compléments, demandez conseil à votre pharmacien pour éviter les chevauchements et les interactions. À noter : la biotine à forte dose peut fausser certains dosages biologiques (TSH, troponine) — signalez-la lors de tout bilan sanguin.

Ces vitamines capillaires sont-elles efficaces chez un homme présentant une calvitie ?

Non — la calvitie androgénétique est liée à une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas à une carence en vitamines. Les compléments n’ont aucune action sur ce mécanisme hormonal. Les traitements à efficacité prouvée sur la calvitie masculine sont le minoxidil topique et le finastéride oral.

Ces produits sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?

Non — Lobamine Cystéine®, Cystine B6®, Biotine® et Bepanthène® sont des produits conseil disponibles sans ordonnance. Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. En cas de carence documentée nécessitant une supplémentation médicale (anémie ferriprive, carence en zinc), le médecin peut prescrire des traitements spécifiques remboursés.

Voir aussi :
Compléments capillaires — détail indications |
Causes de la chute |
Traitements |
Faire pousser ses cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

MINOXIDIL : le Minoxidil lotion

Minoxidil : efficacité, utilisation et effets secondaires

Le minoxidil est la molécule de référence dans le traitement de la chute de cheveux. Il se présente sous forme de lotion à appliquer sur le cuir chevelu deux fois par jour. Son action est suspensive : les bénéfices s’estompent à l’arrêt du traitement en 3 à 6 mois. Il est généralement bien toléré mais nécessite quelques précautions d’usage.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de RDV trop longs ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Minoxidil — lotion contre la chute de cheveux

Sommaire :
Qu’est-ce que le minoxidil |
Mécanisme d’action |
Efficacité |
Formes et noms commerciaux |
Conseils d’utilisation |
Contre-indications |
Effets secondaires |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que le minoxidil ?

Le minoxidil est initialement un vasodilatateur puissant utilisé en cardiologie dans le traitement de l’hypertension artérielle sévère. C’est en observant une hypertrichose (augmentation des poils) chez environ un tiers des patients traités par voie orale que l’idée d’une application locale sur les zones de calvitie est née.

Il est aujourd’hui disponible en lotion topique (2% et 5%) et, plus récemment, en comprimés à faible dose (minoxidil oral à 0,25 mg–5 mg/j), une option de plus en plus utilisée hors AMM dans les alopécies résistantes.

📚 Minoxidil oral à faible dose : revue des indications et de la tolérance — PubMed

Mécanisme d’action

Le mécanisme exact du minoxidil sur le follicule pileux n’est pas entièrement élucidé. Plusieurs mécanismes sont proposés :

  • Vasodilatation périfolliclulaire : le minoxidil ouvre les canaux potassiques ATP-dépendants (KATP), provoquant une vasodilatation des artérioles du derme. L’augmentation du flux sanguin améliore l’apport en oxygène et en nutriments aux follicules pileux.
  • Prolongation de la phase anagène : le minoxidil ralentit l’entrée du follicule en phase catagène (chute) et prolonge la phase anagène (croissance), augmentant ainsi la durée de vie du cheveu.
  • Effet anti-androgénique indirect : son métabolite actif, le sulfate de minoxidil, produit par la sulfotransférase du follicule, exercerait un effet stimulant direct sur la prolifération des kératinocytes et la survie des cellules de la papille dermique. L’activité de cette enzyme est variable selon les individus, ce qui explique les différences de réponse au traitement.

📚 Mécanismes d’action du minoxidil sur le follicule pileux — PubMed

Efficacité du minoxidil

L’efficacité du minoxidil est bien établie par de nombreuses études cliniques randomisées contre placebo.

  • L’effet débute à partir de 3 mois de traitement et se caractérise d’abord par une diminution de la chute
  • Une repousse visible peut être observée entre le 4e et le 6e mois
  • Une accentuation transitoire de la chute est possible pendant les 6 premières semaines — c’est un phénomène normal lié au passage synchronisé des follicules en phase anagène

Chez l’homme (alopécie androgénétique) : repousse minime dans deux tiers des cas, modérée dans un tiers des cas. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les hommes de moins de 40 ans ayant une calvitie évoluant depuis moins de 10 ans.

Chez la femme : une amélioration est observée dans deux tiers des cas. Le minoxidil à 2% a l’AMM chez la femme ; le 5% est utilisé hors AMM avec une efficacité supérieure démontrée.

💡 Important : le traitement est suspensif. L’arrêt des applications entraîne une disparition progressive des effets bénéfiques en 3 à 6 mois et une reprise de la chute au niveau qu’elle aurait atteint sans traitement.

📚 Minoxidil topique 5% vs 2% dans l’alopécie androgénétique masculine — étude randomisée — PubMed

Formes disponibles et noms commerciaux

Le minoxidil topique est disponible en lotion à 2% et à 5%. Quelques spécialités disponibles en France :

Le minoxidil oral à faible dose (0,25 mg à 5 mg/j) est une alternative de plus en plus utilisée en dermatologie pour les patients ne tolérant pas bien le topique ou dans les alopécies diffuses. Il s’agit d’un usage hors AMM, prescrit et surveillé par un médecin.

Conseils d’utilisation

  • Appliquer 1 ml matin et soir sur un cuir chevelu sain et sec — les études d’efficacité ont été réalisées avec deux applications quotidiennes
  • Utiliser uniquement sur la zone à traiter — ne pas dépasser 2 ml par jour
  • Appliquer au moins 2 heures avant le coucher pour laisser sécher le produit et éviter qu’il ne pénètre dans la peau du visage par contact avec l’oreiller (risque d’hypertrichose faciale)
  • En cas d’application accidentelle sur le front, les joues ou les yeux, rincer immédiatement à grande eau
  • Se laver les mains avant et après l’application
  • Ne pas faire de shampoing dans les 3 heures suivant chaque application
  • Éviter les expositions aux UV pendant le traitement
  • Les résultats ne sont perceptibles qu’après 3 mois minimum — ne pas arrêter prématurément

⚠️ En cas d’effets indésirables (irritation, rougeurs, palpitations, vertiges, sensation de malaise, baisse de tension) : arrêter les applications et consulter un médecin.

Contre-indications

  • Allergie au minoxidil ou à l’un des excipients
  • Grossesse et allaitement : à éviter. Les femmes en âge de procréer traitées par minoxidil doivent avoir une contraception efficace
  • Application sur un cuir chevelu lésé, irrité ou enflammé (risque d’absorption systémique accrue)
  • Antécédent de maladie cardiovasculaire grave (en raison de l’effet vasodilatateur systémique potentiel, surtout à 5%)

Effets secondaires

Le minoxidil topique est généralement bien toléré. Les effets secondaires les plus fréquents sont :

  • Irritation du cuir chevelu, sécheresse, rougeurs (liées souvent au solvant propylène glycol — les formulations sans propylène glycol sont mieux tolérées)
  • Pellicules, dermite séborrhéique
  • Eczéma de contact
  • Hypertrichose faciale en cas d’application accidentelle sur le visage ou par contact avec l’oreiller
  • Rarement : palpitations, vertiges, baisse de la pression artérielle (passage systémique — plus fréquent avec le 5%)
  • Accentuation transitoire de la chute les 6 premières semaines (phénomène normal)

Questions fréquentes sur le minoxidil

Doit-on utiliser le minoxidil à 2% ou à 5% ?
Le 5% est plus efficace que le 2%, y compris chez la femme selon les études récentes. Cependant, le 2% est mieux toléré et il est le seul à avoir l’AMM chez la femme. Le dermatologue adapte la concentration selon le profil de la patiente et la tolérance.

Peut-on utiliser le minoxidil à vie ?
Oui. Le minoxidil étant un traitement suspensif, il doit être utilisé indéfiniment pour maintenir les bénéfices. L’arrêt entraîne une perte des cheveux regagnés en 3 à 6 mois. Une utilisation prolongée est sans danger si elle est bien tolérée.

Pourquoi les cheveux tombent-ils plus au début du traitement ?
Il s’agit d’un phénomène normal appelé effluvium télogène d’initiation. Le minoxidil fait entrer en phase anagène des follicules en phase télogène, provoquant leur chute synchronisée. Ce phénomène transitoire dure 4 à 6 semaines et indique que le produit est actif.

Le minoxidil oral est-il plus efficace que le topique ?
Les données émergentes suggèrent que le minoxidil oral à faible dose (1–5 mg/j) peut être aussi efficace voire supérieur au topique dans certaines formes d’alopécie, avec une meilleure observance. Il expose cependant à plus d’effets systémiques (hypertrichose faciale, rétention hydrique). Son usage reste hors AMM en France pour la chute des cheveux.

Le minoxidil fonctionne-t-il sur une calvitie totale ou très avancée ?
Non. Le minoxidil est efficace uniquement si des follicules pileux encore vivants sont présents. Sur une zone totalement dégarnie depuis de nombreuses années, les follicules sont souvent fibrosés et ne répondent plus au traitement. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients jeunes avec une calvitie récente.

Peut-on utiliser le minoxidil avec le finastéride ?
Oui. L’association minoxidil topique + finastéride oral (chez l’homme) est fréquemment prescrite et synergique : le finastéride agit sur la cause hormonale de l’alopécie androgénétique tandis que le minoxidil stimule la repousse directement au niveau folliculaire.

Références scientifiques


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation

Le Minoxidil ® par voie orale dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Minoxidil oral : traitement de la chute de cheveux


Le minoxidil oral est un antihypertenseur découvert dans les années 1970, dont l’effet secondaire inattendu — une repousse capillaire significative — a conduit à son utilisation croissante en dermatologie pour traiter les alopécies.
Longtemps utilisé uniquement en application locale (Minoxidil solution ou mousse à 2 % et 5 %), le minoxidil est désormais prescrit par voie orale à très faibles doses (0,25 mg à 5 mg par jour selon l’indication et le sexe), bien en dessous des doses antihypertensives (10 à 40 mg/j).
Cette utilisation est dite hors AMM en France : le minoxidil oral n’a pas d’autorisation de mise sur le marché spécifique pour l’alopécie, mais son usage est largement validé par la littérature scientifique internationale et intégré dans les pratiques dermatologiques de référence depuis 2020.
Il s’agit aujourd’hui de l’une des évolutions thérapeutiques les plus significatives dans la prise en charge des alopécies, notamment chez la femme, pour qui les alternatives efficaces restaient rares.


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Mécanisme d’action

Le minoxidil est un vasodilatateur artériolaire puissant dont le mécanisme d’action capillaire repose sur plusieurs effets complémentaires :
– ouverture des canaux potassiques ATP-dépendants dans les cellules musculaires lisses des vaisseaux périfolliculaires, améliorant la vascularisation et l’oxygénation du bulbe pilaire,
– prolongement de la phase anagène (phase de croissance active du cheveu) et réduction de la phase télogène (phase de chute),
– stimulation directe de la prolifération des cellules de la papille dermique,
– conversion du duvet (cheveux fins, courts, dépigmentés) en cheveux terminaux (plus épais, plus longs, pigmentés).
Le minoxidil oral présente l’avantage d’une biodisponibilité systémique complète et homogène, contournant les problèmes d’absorption cutanée inégale du minoxidil topique liés à l’application, la quantité appliquée ou l’état du cuir chevelu.

Indications

Indications principales validées en pratique dermatologique :
Alopécie androgénétique féminine (chute de cheveux hormonale chez la femme) : indication la plus documentée, avec des résultats souvent supérieurs au minoxidil topique,
Alopécie androgénétique masculine : alternative ou complément au minoxidil topique et au finastéride,
Effluvium télogène chronique chez la femme : chute diffuse prolongée sur fond de stress, carence ou déséquilibre hormonal,
Alopécie de traction et alopécies des marges en complément du traitement étiologique,
Alopécie du front fibrosante et lichen plan pilaire : en association aux traitements anti-inflammatoires spécifiques, pour préserver les follicules résiduels,
Alopécie areata (pelade) : en association, pour stimuler la repousse des follicules non détruits.

Minoxidil oral chez la femme : pourquoi un changement de paradigme ?

Pendant des décennies, le traitement de l’alopécie androgénétique féminine se limitait au minoxidil topique à 2 % et aux antiandrogènes (spironolactone, acétate de cyprotérone), avec des résultats souvent décevants et une observance difficile (application quotidienne graisseuse sur le cuir chevelu).
Le minoxidil oral à faible dose (0,25 mg à 1 mg par jour) représente un tournant pour plusieurs raisons :
– efficacité démontrée supérieure au topique dans plusieurs études comparatives,
– excellente tolérance aux doses faibles utilisées en trichologie,
– prise orale simple améliorant considérablement l’observance,
– effet sur la densité globale du cheveu et pas seulement sur les zones traitées localement,
– action sur les alopécies diffuses pour lesquelles le topique est difficile à appliquer uniformément.
L’étude LOMY (Low-dose Oral Minoxidil in Women, Sinclair et coll.) et de nombreuses cohortes publiées depuis 2020 confirment une repousse significative chez 70 à 80 % des femmes traitées à 6-12 mois.
Chez la femme, l’effet indésirable principal à surveiller est l’hypertrichose (pousse de duvet sur le visage et le corps), dose-dépendante et régressive à l’arrêt du traitement.

Minoxidil oral chez l’homme

Chez l’homme, les doses utilisées sont généralement plus élevées : 2,5 mg à 5 mg par jour.
Le minoxidil oral constitue une alternative efficace pour les patients ne tolérant pas le minoxidil topique (irritation du cuir chevelu, séborrhée aggravée) ou dont l’observance est insuffisante.
Il peut être associé au finastéride ou au dutastéride (inhibiteurs de la 5-alpha-réductase) pour une action complémentaire sur la composante androgénique de l’alopécie.
L’hypertrichose est moins problématique chez l’homme, mais la rétention hydrique et les œdèmes des chevilles doivent être surveillés, notamment chez les patients présentant des antécédents cardiovasculaires.

Contre-indications

– Hypersensibilité au minoxidil.
Phéochromocytome (tumeur sécrétant des catécholamines : risque d’aggravation de l’hypertension par vasodilatation réflexe).
Insuffisance cardiaque, péricardite ou épanchement péricardique.
Hypotension artérielle symptomatique ou pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg.
Grossesse et allaitement : contre-indiqué (tératogène dans les études animales à fortes doses ; données insuffisantes aux faibles doses chez la femme enceinte).
– Enfant de moins de 18 ans : données insuffisantes.

Bilan avant mise sous minoxidil oral

Mesure de la pression artérielle : vérifier l’absence d’hypotension (systolique < 90 mmHg) avant d’initier le traitement.
Bilan cardiovasculaire en cas d’antécédents : consultation cardiologique si cardiopathie connue.
Bilan hormonal et biologique pour éliminer une cause curable de chute de cheveux avant d’initier un traitement au long cours : TSH (dysthyroïdie), NFS (anémie ferriprive), ferritine, bilan androgénique si besoin.
Bilan trichologique : dermoscopie du cuir chevelu (trichoscopie) pour confirmer le type d’alopécie et évaluer la densité folliculaire résiduelle.
– Informer la patiente de la possibilité d’hypertrichose faciale et corporelle et de sa réversibilité.
– Contraception efficace obligatoire chez la femme en âge de procréer.

Conseils d’utilisation

– Prendre le minoxidil oral une fois par jour, de préférence le matin avec un verre d’eau, au moment du repas pour améliorer la tolérance digestive.
Débuter à la dose minimale efficace : 0,25 mg/j chez la femme, 1,25 mg/j chez l’homme, à augmenter progressivement selon la réponse et la tolérance.
– Ne jamais arrêter brutalement le traitement sans avis médical : un arrêt brutal provoque un effluvium de sevrage (chute importante et transitoire des cheveux mis en phase télogène sous l’effet du minoxidil) dans les 1 à 3 mois suivant l’arrêt.
– Les premiers résultats visibles (réduction de la chute, puis repousse) sont attendus après 3 à 6 mois de traitement régulier.
– La repousse maximale est obtenue à 12 à 18 mois.
– Le traitement est au long cours : l’arrêt entraîne la reperte des cheveux regagnés en 6 à 12 mois.
– Surveiller la pression artérielle lors des premières semaines, notamment en cas de sensation de vertiges ou de malaise.

Effets indésirables

Effets fréquents :
Hypertrichose (pousse excessive de duvet sur le visage, les bras, le dos) : effet le plus fréquent chez la femme, dose-dépendant, régressif en 1 à 3 mois après arrêt ou réduction de dose. Peut être géré par épilation laser ou crème dépilatoire.
Effluvium de sevrage à l’arrêt (voir ci-dessus).
– Légère tachycardie ou palpitations en début de traitement, généralement transitoires.

Effets moins fréquents :
Rétention hydrique et œdèmes des membres inférieurs : surveiller chez les patients avec antécédents cardiaques ou rénaux.
Hypotension orthostatique : vertiges au lever, notamment en début de traitement.
– Céphalées.
– Sécheresse ou irritation du cuir chevelu (rare à ces doses).

Effets rares mais à signaler :
– Épanchement péricardique (exceptionnel aux doses utilisées en trichologie).
– Aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante.

Minoxidil oral vs minoxidil topique : comment choisir ?

Le minoxidil oral à faible dose est préféré au topique dans les situations suivantes :
– cuir chevelu sensible ou réactif (irritation, eczéma, dermite séborrhéique),
– observance insuffisante du topique (application quotidienne contraignante),
– alopécie diffuse nécessitant une couverture homogène du scalp,
– souhait de la patiente d’éviter le toucher gras ou les résidus sur les cheveux,
– résistance ou réponse insuffisante au topique après 6 mois d’utilisation correcte.
Le minoxidil topique reste préféré en cas de contre-indication cardiovasculaire relative, de grossesse envisagée à court terme ou d’hypertrichose préexistante importante.
Les deux formes peuvent être combinées pour une efficacité maximale, sous contrôle dermatologique.

Questions fréquentes sur le minoxidil oral

Le minoxidil oral fait-il pousser des poils partout sur le corps ?

Aux doses utilisées en trichologie (0,25 à 2,5 mg/j), l’hypertrichose reste le plus souvent limitée à un duvet discret sur les tempes, la lèvre supérieure ou les avant-bras. Elle est dose-dépendante et réversible à l’arrêt ou à la réduction de dose. Elle n’affecte pas tous les patients de la même façon.

Peut-on prendre du minoxidil oral toute sa vie ?

Oui, le traitement est conçu pour être au long cours. Les données de tolérance à 5-10 ans aux faibles doses utilisées en trichologie sont rassurantes. Un suivi annuel avec mesure de la pression artérielle est recommandé.

Le minoxidil oral est-il remboursé ?

Non. Utilisé hors AMM dans l’alopécie, il n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie. Son coût reste modéré (préparation magistrale ou spécialité générique), de l’ordre de 15 à 40 € par mois selon la dose et la pharmacie.

Peut-on associer minoxidil oral et finastéride ?

Oui, chez l’homme. Cette association est la stratégie thérapeutique la plus efficace actuellement disponible dans l’alopécie androgénétique masculine, agissant à la fois sur la vascularisation folliculaire (minoxidil) et sur la composante hormonale androgénique (finastéride/dutastéride).

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rendez-vous trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue.

En savoir plus sur les causes et traitements de la chute de cheveux
et sur les différents types d’alopécie.


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Lobamine Cysteine ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Lobamine Cystéine® : acides aminés soufrés contre la chute de cheveux

Lobamine Cystéine® est un complément alimentaire capillaire associant cystéine et méthionine — les deux acides aminés soufrés précurseurs de la kératine. Il est indiqué dans la prise en charge de la chute de cheveux par fragilité capillaire et peut être utilisé en cure de 2 à 4 mois, disponible sans ordonnance en pharmacie.

La chute persiste malgré la supplémentation ?
Un avis dermatologique permet d’identifier une cause non nutritionnelle — calvitie androgénétique, effluvium, pelade — qui nécessite un traitement spécifique différent.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication |
Posologie et cure |
Précautions et contre-indications |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Actif Rôle dans le cheveu
L-cystéine Acide aminé soufré constituant direct de la kératine — renforce la structure de la tige pilaire — synthétisée à partir de la méthionine
DL-méthionine Acide aminé essentiel (non synthétisable par l’organisme — apport alimentaire indispensable) — précurseur de la cystéine — joue un rôle dans la cohésion de la tige kératinisée
💡 La méthionine est un acide aminé essentiel — l’organisme ne peut pas la synthétiser et dépend entièrement de l’alimentation pour s’approvisionner. En cas de régime carencé ou de besoins accrus (grossesse, convalescence), un apport sous forme de complément peut corriger la carence et améliorer la qualité capillaire.

Indication

Situation Intérêt de Lobamine Cystéine®
Chute de cheveux par fragilité capillaire 🟢 Bonne indication — apport en acides aminés soufrés pour renforcer la tige et réduire la casse
Chute diffuse légère par carence nutritionnelle 🟢 Utile en complément d’un bilan médical — efficace si carence documentée
Chute saisonnière (automne, printemps) 🟡 Soutien modeste du cycle pilaire — résultats variables
Calvitie androgénétique 🔴 Insuffisant — ne traite pas la cause hormonale — voir minoxidil et finastéride
Pelade, alopécie cicatricielle 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun ou cicatriciel — traitement dermatologique spécifique nécessaire

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie Selon les prescriptions du médecin ou les recommandations du pharmacien — généralement 1 à 2 gélules par jour
Durée de cure 2 à 4 mois — correspondant au cycle de renouvellement du follicule pileux
Résultats visibles Amélioration de la qualité de la tige à partir de 4 à 6 semaines — réduction de la chute à partir de 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 cures par an selon l’indication — souvent aux saisons de chute accrue (automne, printemps)
Ordonnance Non — disponible sans ordonnance en pharmacie — conseil pharmacien recommandé
📌 En cas de chute persistante après une cure complète de 3 mois, une consultation médicale est indispensable — la cause n’est probablement pas nutritionnelle et nécessite un bilan (ferritine, TSH, bilan hormonal) avant d’envisager un autre traitement.


📅 Consulter le Dr Rousseau pour votre chute de cheveux

Précautions et contre-indications

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue — arrêter immédiatement en cas de réaction
Grossesse et allaitement Demander impérativement l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien — risque d’interaction rare mais à vérifier selon le traitement
Insuffisance rénale Apport en acides aminés à évaluer avec le médecin — les acides aminés soufrés sont métabolisés par le rein
⚠️ Même sans ordonnance, les compléments alimentaires ne sont pas anodins. Demandez toujours conseil à votre pharmacien avant de débuter une cure, notamment en cas de grossesse, allaitement, terrain allergique ou traitement médicamenteux associé.

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Quelle différence entre Lobamine Cystéine® et Cystine B6® ?

Lobamine Cystéine® apporte cystéine + méthionine — les deux acides aminés soufrés précurseurs de la kératine, dont la méthionine essentielle non synthétisable par l’organisme. Cystine B6® apporte de la cystine + vitamine B6 — la B6 étant le cofacteur enzymatique qui optimise le métabolisme des acides aminés soufrés. Les deux sont indiqués dans la fragilité capillaire ; le pharmacien ou le médecin oriente selon le profil.

Lobamine Cystéine® est-il efficace sur la calvitie masculine ?

Non — la calvitie androgénétique résulte d’une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas d’une carence en acides aminés. Lobamine Cystéine® n’a aucune action sur ce mécanisme hormonal. Les traitements à efficacité prouvée sont le minoxidil topique et le finastéride oral.

Peut-on prendre Lobamine Cystéine® pendant la grossesse ?

La grossesse augmente les besoins en acides aminés, et certaines femmes enceintes présentent des carences. Cependant, avant d’utiliser tout complément alimentaire pendant la grossesse ou l’allaitement, un avis médical ou pharmaceutique est indispensable pour évaluer l’indication et l’absence de risque pour le fœtus ou le nourrisson.

Combien de temps faut-il prendre Lobamine Cystéine® ?

Une cure de 2 à 4 mois est généralement recommandée. Les premiers effets sur la qualité de la tige (moins de casse, plus de résistance) sont perceptibles à partir de 4 à 6 semaines. La réduction de la chute s’observe plutôt à 2–3 mois. Si la chute persiste à l’issue d’une cure complète, un bilan médical est indispensable.

Voir aussi :
Causes de la chute |
Cystine B6® |
Vitamines capillaires |
Compléments capillaires |
Traitements


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Cystine B6 ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Cystine B6® : cystine et vitamine B6 contre la chute de cheveux et la fragilité capillaire

Cystine B6® est un complément alimentaire associant de la cystine — acide aminé soufré précurseur de la kératine — et de la vitamine B6 (pyridoxine), cofacteur enzymatique indispensable au métabolisme des acides aminés soufrés. Il est indiqué dans la prise en charge de la chute de cheveux par fragilité capillaire et la fragilité des phanères, disponible sans ordonnance en pharmacie.

La chute persiste après une cure de Cystine B6® ?
Un bilan médical permet d’identifier une cause non nutritionnelle — calvitie, effluvium, carence en fer ou en hormones thyroïdiennes — nécessitant un traitement spécifique.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication |
Posologie et cure |
Précautions et contre-indications |
Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Actif Rôle dans le cheveu
L-cystine Forme oxydée de la cystéine — acide aminé soufré constituant direct de la kératine — apport structurel pour la tige pilaire et les ongles
Pyridoxine (vitamine B6) Cofacteur enzymatique de la transsulfuration — optimise la transformation de la méthionine en cystéine dans l’organisme — facilite l’utilisation des acides aminés soufrés par le follicule
💡 L’intérêt de la synergie cystine + B6 : la vitamine B6 n’est pas un actif direct sur le cheveu — elle agit comme cofacteur enzymatique qui optimise la voie métabolique des acides aminés soufrés. En combinant cystine (substrat) et B6 (cofacteur), Cystine B6® maximise l’utilisation des acides aminés soufrés disponibles pour la synthèse de kératine.

Indication

Situation Intérêt de Cystine B6®
Fragilité capillaire (cheveux cassants, ternes, peu résistants) 🟢 Bonne indication — renforcement de la structure kératinisée de la tige
Chute diffuse légère liée à une fragilité ou une carence nutritionnelle 🟢 Utile — améliore la qualité des cheveux produits
Fragilité des ongles associée 🟢 La cystine agit aussi sur les ongles (même constitution en kératine)
Cure saisonnière (automne, printemps) 🟡 Usage courant — résultats variables selon le terrain
Calvitie androgénétique 🔴 Insuffisant — ne traite pas la cause hormonale — voir minoxidil et finastéride
Pelade, alopécies cicatricielles 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun ou cicatriciel — traitement dermatologique spécifique nécessaire

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie Selon les prescriptions du médecin ou les recommandations du pharmacien
Durée de cure 2 à 4 mois
Résultats visibles Amélioration de la résistance capillaire à partir de 4 à 6 semaines — réduction de la chute à partir de 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 cures par an selon l’indication
Ordonnance Non — disponible sans ordonnance en pharmacie — conseil pharmacien recommandé
📌 En cas de chute persistante après une cure complète de 3 mois, un bilan médical est indispensable — ferritine, TSH, bilan hormonal — pour identifier une cause non nutritionnelle.


📅 Consulter le Dr Rousseau pour votre chute de cheveux

Précautions et contre-indications

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue
Grossesse et allaitement Demander l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien — la vitamine B6 à forte dose peut interférer avec certains médicaments (lévodopa notamment)
Neuropathie périphérique La vitamine B6 à très forte dose peut aggraver une neuropathie existante — respecter les doses recommandées
⚠️ La vitamine B6 (pyridoxine) à forte dose prolongée peut provoquer une neuropathie sensorielle. Cystine B6® est formulé à des doses thérapeutiques habituellement bien tolérées — respecter la posologie recommandée et ne pas prolonger la cure sans avis médical.

Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® : quelles différences ?

Critère Cystine B6® Lobamine Cystéine®
Acide aminé soufré L-cystine L-cystéine + DL-méthionine
Cofacteur associé Vitamine B6 (pyridoxine) — optimise le métabolisme des AA soufrés Aucun cofacteur — apport pur en AA soufrés
Spécificité Méthionine non apportée — mais B6 optimise l’utilisation de la cystine disponible Méthionine essentielle apportée — précurseur de la cystéine non synthétisable
Indication préférentielle Fragilité capillaire et unguéale — cure saisonnière Chute par carence en acides aminés essentiels — apport de méthionine
Précaution spécifique Interactions B6 + lévodopa — neuropathie à forte dose Insuffisance rénale (métabolisme des AA soufrés)

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Pourquoi la vitamine B6 est-elle associée à la cystine dans ce produit ?

La vitamine B6 (pyridoxine) est un cofacteur enzymatique de la voie de transsulfuration — la voie métabolique par laquelle la méthionine est transformée en cystéine dans les cellules. En optimisant cette voie, la B6 améliore l’utilisation des acides aminés soufrés disponibles pour la synthèse de kératine. L’association cystine + B6 est donc plus efficace qu’un apport de cystine seul.

Cystine B6® agit-il aussi sur les ongles ?

Oui — les ongles, comme les cheveux, sont principalement constitués de kératine riche en acides aminés soufrés. La cystine renforce la structure kératinisée dans les deux cas. Cystine B6® est souvent utilisé pour traiter simultanément la fragilité capillaire et la fragilité unguéale (ongles mous, striés, qui se dédoublent).

Peut-on prendre Cystine B6® en même temps qu’un traitement par L-dopa ?

Non sans avis médical — la vitamine B6 peut réduire l’efficacité de la lévodopa (traitement de la maladie de Parkinson) lorsqu’elle est prise sans inhibiteur de dopa-décarboxylase. Si vous êtes sous lévodopa, consultez impérativement votre médecin avant de débuter une cure de Cystine B6®.

Cystine B6® est-il adapté aux femmes enceintes ?

La grossesse augmente les besoins nutritionnels, notamment en acides aminés et vitamines B. Cependant, tout complément alimentaire pendant la grossesse ou l’allaitement nécessite un avis médical ou pharmaceutique préalable pour évaluer l’adéquation de la dose et l’absence de risque pour le fœtus ou le nourrisson.

Voir aussi :
Causes de la chute |
Lobamine Cystéine® |
Vitamines capillaires |
Compléments capillaires |
Traitements


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Propecia dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Propecia® : finastéride 1 mg dans la calvitie masculine

Propecia® est le nom de marque du finastéride 1 mg, le traitement oral de référence de la calvitie androgénétique masculine. Des génériques du finastéride 1 mg sont aujourd’hui disponibles en France. Cette page présente les données essentielles sur Propecia® — pour les effets secondaires détaillés, la fiche ANSM et le comparatif avec le minoxidil, voir la page complète sur le finastéride.

Vous envisagez Propecia® pour votre calvitie ?
Un avis dermatologique est indispensable avant toute prescription — le médecin évalue l’indication et vous remet la fiche d’information ANSM obligatoire sur les effets secondaires.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication et posologie |
Résultats attendus |
Effets secondaires principaux |
Contre-indications |
Propecia® vs génériques |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Propecia® contient du finastéride 1 mg comme principe actif. Le finastéride est un inhibiteur de la 5α-réductase de type 2 — une enzyme qui convertit la testostérone en dihydrotestostérone (DHT) au niveau sanguin.

Élément Détail
Principe actif Finastéride 1 mg par comprimé
Enzyme ciblée 5α-réductase de type 2 — inhibe la conversion testostérone → DHT dans le sang
Précision sur le type au niveau du cheveu Au niveau du follicule pileux, c’est la 5α-réductase de type 1 qui prédomine — le finastéride agit donc principalement par réduction du taux sanguin de DHT plutôt que par action directe sur le follicule
Conséquence thérapeutique Réduction de 60 à 70 % du taux sanguin de DHT → exposition réduite des follicules sensibles → ralentissement ou arrêt de la miniaturisation folliculaire
💡 Cette précision sur les deux types de 5α-réductase explique pourquoi Propecia® agit indirectement sur le cheveu — par réduction hormonale systémique — plutôt que localement sur le follicule. C’est aussi pourquoi une dose de 1 mg oral suffit, sans application locale.

Indication et posologie

Paramètre Valeur
Indication Alopécie androgénétique masculine peu évoluée — homme de 18 à 41 ans
Posologie 1 comprimé de 1 mg par jour, voie orale — avec ou sans repas
Durée Traitement continu de longue durée — évaluation de l’efficacité entre le 3e et le 6e mois
Remise de la fiche ANSM Obligatoire depuis décembre 2019 — le médecin et le pharmacien doivent la remettre avant toute prescription
⚠️ Ne pas confondre avec le finastéride 5 mg (Proscar®) — indiqué dans l’hypertrophie bénigne de la prostate. Le finastéride 5 mg ne doit en aucun cas être utilisé dans la calvitie à la place du 1 mg.

Résultats attendus avec Propecia®

Délai Résultat
3e mois Premiers effets sur la chute visibles — stabilisation progressive
6e mois Évaluation de l’efficacité avec le prescripteur — repousse possible dans les cas favorables
1 an Repousse dans environ 1 cas sur 2 (faible à modérée)
2 ans Stabilisation chez 4 patients sur 5 — repousse dans plus de 2 cas sur 3
Après arrêt Bénéfice perdu en 6 à 12 mois — Propecia® est un traitement suspensif
📌 Propecia® est un traitement suspensif — il contrôle la calvitie tant qu’il est pris, mais ne la guérit pas. À l’arrêt, la calvitie reprend son évolution naturelle dans les 6 à 12 mois suivants.


📅 Évaluer l’indication de Propecia® avec le Dr Rousseau

Effets secondaires principaux

Effet secondaire Fréquence Conduite à tenir
Troubles de l’érection ≈ 1,8 % (vs 1,3 % placebo) Consulter le médecin en cas de persistance
Troubles de l’éjaculation, diminution de la libido Rares — surtout en début de traitement Consulter le médecin
Troubles psychiques (anxiété, dépression) Rapportés — surveiller Arrêter immédiatement et consulter
Rougeurs cutanées, démangeaisons, douleurs testiculaires Rares Arrêter et consulter
💡 Pour le détail complet des effets secondaires — notamment les données sur le syndrome post-finastéride, les chiffres FDA, et la fiche ANSM remise obligatoirement aux patients depuis 2019 — voir la page dédiée au finastéride.

Contre-indications

Contre-indication Motif
Femme enceinte — prise orale ET manipulation des comprimés Risque de malformation des organes génitaux externes chez un fœtus masculin — absorption cutanée possible
Toute femme Non indiqué — pas d’AMM dans l’alopécie féminine à cette dose
Enfant, adolescent Non indiqué — risque de perturbation hormonale du développement
Allergie au finastéride ou à un excipient Contre-indication absolue

Propecia® et génériques du finastéride 1 mg

Aspect Propecia® (marque) Génériques finastéride 1 mg
Principe actif Finastéride 1 mg Finastéride 1 mg — identique
Efficacité Référence des études cliniques Bioéquivalente — même efficacité thérapeutique attendue
Coût Plus élevé Moins coûteux — remboursement identique (non remboursé)
Remboursement Non remboursé par l’Assurance maladie Non remboursé
Fiche ANSM obligatoire Oui Oui — pour tous les génériques également
💡 Les génériques du finastéride 1 mg sont bioéquivalents à Propecia® — même principe actif, mêmes effets attendus et mêmes effets secondaires possibles. La fiche d’information ANSM est obligatoire pour Propecia® comme pour tous ses génériques.

Pages du cluster cheveux

Compléments et autres traitements
Lobamine Cystéine®
Cystine B6®
Biotine®
Bepanthène®
Faire pousser ses cheveux

Questions fréquentes

Propecia® et finastéride générique sont-ils identiques ?

Oui — les génériques du finastéride 1 mg contiennent le même principe actif à la même dose et sont bioéquivalents à Propecia®. Ils ont la même efficacité thérapeutique attendue et les mêmes effets secondaires possibles. La seule différence pratique est le coût (les génériques sont moins chers) et parfois les excipients — à vérifier en cas d’allergie connue. La fiche d’information ANSM sur les effets secondaires est obligatoire pour les deux.

Propecia® est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Non — Propecia® et les génériques du finastéride 1 mg pour la calvitie ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. Le coût est entièrement à la charge du patient. C’est une raison supplémentaire pour s’assurer de l’indication avant de débuter, avec un bilan dermatologique préalable.

Combien de temps faut-il prendre Propecia® avant de voir un résultat ?

Les premiers effets sur la chute sont visibles au 3e mois de traitement. La repousse, lorsqu’elle survient, est perceptible à partir du 6e mois. L’efficacité est évaluée avec le médecin entre le 3e et le 6e mois — en l’absence d’effet à 6 mois de traitement bien conduit, la poursuite doit être discutée.

Peut-on prendre Propecia® toute sa vie ?

Le traitement est continu tant qu’il est efficace et bien toléré. Il n’y a pas de limite de durée théoriquement — certains patients le prennent pendant de nombreuses années. La surveillance régulière par le médecin prescripteur permet de détecter d’éventuels effets secondaires et de réévaluer l’indication. En cas d’apparition d’effets secondaires sexuels ou psychiques à n’importe quel moment du traitement, il faut en parler immédiatement au médecin.

Voir aussi :
Finastéride — page complète |
Calvitie |
Minoxidil |
Traitements chute de cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Bepanthene ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

 

Bepanthene ® dans la chute de cheveux :


    Téléchargez le guide complet
    CHUTE DE CHEVEUX
    « Secrets de dermatologue » :

    – Les erreurs à éviter
    – Les routines quotidiennes
    – Les facteurs de vie à améliorer
    – Les causes
    – Les traitements…


    Obtenir ce guide →

  • Bepanthene ® qu’est-ce que c’est ?

Bepanthene ® contient des vitamines. Les vitamines et nutriments sont utilisés en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans la prise en charge de la chute de cheveux

  • Quelles sont les contre indications de Bepanthene ®?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants du Bepanthene ®
    • Eviter la prise de ce médicament pendant la grossesse et l’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Bepanthene ®

    • Respecter les prescriptions du médecin

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Biotine ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

 

Biotine ® dans la chute de cheveux :


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

  • Biotine ®, qu’est-ce que c’est ?

Biotine ® contient des vitamines. Les vitamines et nutriments sont utilisés en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans la prise en charge de la chute de cheveux

  • Quelles sont les contre indications de Biotine ®?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants de Biotine ®
    • Eviter la prise de ce médicament pendant la grossesse et l’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Biotine ®

    • Respecter les prescriptions du médecin

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Alopexy ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

 

Alopexy ®:


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

  • Qu’est-ce que c’est ?

Alopexy ® contient du minoxidil. Le minoxidil contenu est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement de la chute de cheveux

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants
    • Eviter l’application d’Alopexy ® durant la grossesse et l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Alopexy ® est appliqué en petite quantité (environ 1ml) matin et soir sur un cuir chevelu sain et sec
    • Respecter la prescription du médecin. Ne pas dépasser 2 ml par jour. Ne pas dépasser la zone du cuir chevelu. En cas d’application accidentelle sur une autre zone (front, joues, oeil… ), rincer à grande eau.
    • Laver les mains avant et après l’application
    • En cas d’irritation, de sécheresse de la peau, de rougeurs, de sensations de malaise, d’accélération du rythme cardiaque, de baisse de la pression artérielle… sous Alopexy ® arreter les applications et consulter un médecin pour connaitre la conduite à tenir
    • Eviter le soleil et les UV lors d’un traitement par Alopexy ®

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Alostil ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

 

Alostil ®:


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

  • Alostil ® qu’est-ce que c’est ?

Alostil ® contient du minoxidil. Le minoxidil contenu est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement de la chute de cheveux

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants
    • Eviter l’application d’ Alostil ® durant la grossesse et l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Alostil ® est appliqué en petite quantité (environ 1ml) matin et soir sur un cuir chevelu sain et sec
    • Respecter la prescription du médecin. Ne pas dépasser 2 ml par jour. Ne pas dépasser la zone du cuir chevelu. En cas d’application accidentelle sur une autre zone (front, joues, oeil… ), rincer à grande eau.
    • Laver les mains avant et après l’application
    • En cas d’irritation, de sécheresse de la peau, de rougeurs, de sensations de malaise, d’accélération du rythme cardiaque, de baisse de la pression artérielle… sous Alostil ® arreter les applications et consulter un médecin pour connaitre la conduite à tenir
    • Eviter le soleil et les UV lors d’un traitement

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

PROBLEME DE CHEVEUX : les problèmes de cheveu

Cheveux : anatomie, cycle pilaire et guide de tous les problèmes capillaires

Les cheveux sont comparables à des arbres dont les racines (bulbes) sont vivantes mais les tiges sont inertes. La majorité des problèmes capillaires — chute, sécheresse, fragilité, pellicules — prennent naissance au niveau du follicule pileux et du cuir chevelu, pas sur la tige visible. Comprendre cette anatomie est la première étape pour identifier la cause d’un problème et choisir le traitement adapté.

Un problème de cheveux qui persiste malgré les soins habituels ?
Un avis dermatologique permet d’identifier la cause exacte (hormonale, carencielle, inflammatoire…) et d’orienter vers un traitement ciblé.
📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau

Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Sommaire :
Anatomie du follicule pileux |
Cycle pilaire |
Chutes de cheveux |
Problèmes de qualité |
Problèmes de cuir chevelu |
Soins et traitements |
Toutes les pages |
Questions fréquentes

Anatomie du follicule pileux

Chaque individu possède plus de 100 000 cheveux. Chacun est produit par un follicule pileux — une structure enchâssée dans le derme et l’hypoderme du cuir chevelu, composée de trois éléments distincts.

Structure Localisation Rôle
Bulbe pilaire (racine) Enchâssé profondément dans le cuir chevelu Zone de prolifération cellulaire active — produit la tige pilaire — vivant
Gaine épidermique Canal formé par une invagination de la peau du cuir chevelu Conduit par lequel le cheveu émerge vers l’extérieur
Tige pilaire Partie visible au-dessus de la peau Formée de kératine — inerte — ne peut pas être « nourrie » de l’extérieur
💡 Conséquence pratique : puisque la tige pilaire est inerte, les soins appliqués sur les cheveux (masques, sérums, shampooings) agissent sur la tige existante — ils ne peuvent pas modifier la pousse. Pour traiter un problème de chute ou de densité, c’est au niveau du cuir chevelu et du bulbe qu’il faut agir.

Le cycle pilaire : pourquoi perd-on des cheveux chaque jour ?

Comme les arbres, les cheveux vivent et meurent selon un cycle biologique précis en trois phases. Ce cycle explique pourquoi une chute quotidienne modérée est tout à fait normale.

Phase Nom Durée Ce qui se passe
Pousse active Anagène 3 à 7 ans Le bulbe est actif — le cheveu pousse d’environ 0,3 mm par jour (≈ 1 cm par mois) — 85 à 90 % des cheveux sont en phase anagène à tout moment
Arrêt de la pousse Catagène 1 à 2 semaines Involution du follicule — le bulbe remonte vers la surface — transition courte
Repos et chute Télogène ≈ 3 mois La tige pilaire morte reste attachée au cuir chevelu puis tombe naturellement — 10 à 15 % des cheveux sont en phase télogène
📌 Chute normale vs anormale : perdre jusqu’à 100 cheveux par jour est dans la norme physiologique. Une chute dépassant régulièrement ce seuil, ou une chute brutale et diffuse, justifie une consultation dermatologique pour identifier la cause.

Les chutes de cheveux : causes et traitements

Type de chute Caractéristiques Page dédiée
Alopécie androgénétique (calvitie) Raréfaction progressive et héréditaire — vertex et golfes temporaux chez l’homme — diffuse chez la femme → Calvitie / alopécie androgénétique
Effluvium télogène Chute diffuse et brutale décalée de 2–3 mois après un stress (accouchement, chirurgie, carence, maladie…) → Chute de cheveux post-accouchement
Pelade Chute en plaques, d’origine auto-immune — peut évoluer vers une alopécie totale → Pelade
Alopécies diverses Carences (fer, zinc, vitamines), hypothyroïdie, médicaments, traction… → Chute de cheveux — toutes causes

Traitements médicaux de la chute de cheveux

Traitement Indication principale Page dédiée
Minoxidil (Alopexy®, Alostil®) Alopécie androgénétique — application locale → Minoxidil
Propecia® (finastéride) Alopécie androgénétique masculine — voie orale → Propecia®
Lobamine Cystéine® Fragilité unguéale et capillaire — complémentation → Lobamine Cystéine®
Cystine B6® Chute de cheveux par carence — renforcement capillaire → Cystine B6®
Bepanthène® Fragilité capillaire — complémentation en panthénol → Bepanthène®
Biotine® Carence en vitamine B8 — fragilité des phanères → Biotine®
Traitements — vue d’ensemble Comparatif de tous les traitements de la chute → Traitements chute de cheveux

Problèmes de qualité des cheveux

Problème Causes principales Page dédiée
Cheveux secs Manque de sébum, agressions chimiques (colorations, permanentes), déshydratation → Cheveux secs
Cheveux gras Hypersécrétion sébacée — terrain hormonal, stress, shampoings inadaptés → Cheveux gras
Cheveux fins / plats Diamètre de la tige réduit — génétique, carences, alopécie débutante → Cheveux fins
Cheveux cassants Fragilité de la kératine — carences, traitements chimiques excessifs, chaleur → Cheveux cassants

Problèmes de cuir chevelu

Problème Caractéristiques Page dédiée
Pellicules et démangeaisons Desquamation du cuir chevelu — seborrhée, dermite séborrhéique ou psoriasis du scalp → Pellicules et démangeaisons

Soins des cheveux : coloration, shampoing, entretien

Soin Page dédiée
Soins des cheveux — vue d’ensemble → Soins des cheveux
Coloration, mèches, balayage → Coloration des cheveux
Choix du shampoing adapté → Choisir son shampoing


📅 Consulter le Dr Rousseau pour un problème de cheveux

Toutes les pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Combien de cheveux perd-on normalement par jour ?

Perdre jusqu’à 100 cheveux par jour est physiologiquement normal — ces cheveux sont en phase télogène (repos) et tombent naturellement pour laisser place à un nouveau cycle de croissance. La perte devient préoccupante lorsqu’elle dépasse régulièrement ce seuil, lorsqu’elle est brutale et diffuse (effluvium télogène), ou lorsqu’elle s’accompagne d’une raréfaction visible du cheveu sur le cuir chevelu. Une consultation dermatologique est alors indiquée.

Peut-on vraiment nourrir ses cheveux avec des soins externes ?

La tige pilaire est composée de kératine morte — elle ne peut pas être « nourrie » au sens biologique du terme. Les soins topiques (masques, huiles, sérums) peuvent améliorer l’aspect de la tige existante : lissage, hydratation superficielle, protection contre les agressions. Mais ils n’agissent pas sur la pousse ni sur la chute, qui dépendent du bulbe vivant. Pour traiter un problème de densité ou de chute, c’est au niveau du cuir chevelu qu’il faut intervenir.

Quelle est la différence entre calvitie et chute de cheveux ?

La calvitie (alopécie androgénétique) est une forme spécifique de chute de cheveux à composante génétique et hormonale — progressive, permanente si non traitée, touchant des zones électives (vertex, golfes temporaux chez l’homme). La chute de cheveux désigne toutes les causes de perte accrue, incluant l’effluvium télogène (réversible), la pelade (auto-immune), ou les carences — qui sont souvent transitoires et traitables.

Quand consulter un dermatologue pour un problème de cheveux ?

Une consultation est recommandée dès que : la chute dépasse 100 cheveux par jour de façon persistante, une raréfaction visible apparaît (zones clairsemées, golfes qui reculent), des plaques sans cheveux se forment, le cuir chevelu présente des démangeaisons, desquamation ou rougeurs persistantes, ou si des cheveux cassent massivement sans traction. Plus le diagnostic est posé tôt, plus les traitements disponibles sont efficaces — notamment pour la calvitie androgénétique.

Les vitamines et compléments alimentaires font-ils vraiment repousser les cheveux ?

Les compléments (biotine, cystine, vitamines B, zinc, fer…) sont efficaces uniquement en cas de carence documentée. Ils corrigent un déficit mais n’accélèrent pas la pousse chez une personne sans carence. En cas de chute diffuse, un bilan sanguin (ferritine, TSH, zinc, vitamines B12 et D) est utile avant de démarrer une supplémentation. Les traitements médicaux de référence — minoxidil topique et finastéride oral — restent les seuls à avoir prouvé une efficacité sur la calvitie androgénétique.

Voir aussi :
Chute de cheveux |
Calvitie |
Traitements chute |
Pellicules |
Soins des cheveux


📅 Consulter le Dr Rousseau en téléconsultation


Téléchargez le guide complet
CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →