BOTRIOMYCOME : le granulome pyogénique ou bourgeon charnu

Botriomycome (granulome pyogénique) : causes, symptômes et traitements

Le botriomycome, ou granulome pyogénique, est une tumeur vasculaire bénigne de la peau et des muqueuses, à croissance rapide, se manifestant comme une petite boule rouge qui saigne facilement au moindre contact.
Malgré son nom évocateur, il ne s’agit ni d’un granulome infectieux à proprement parler, ni d’une lésion liée au pus (pyogénique) : ces termes sont historiquement inexacts mais restent d’usage courant.
Le botriomycome est fréquent, survient à tout âge — mais préférentiellement chez l’enfant de moins de 5 ans et la femme enceinte — et ne régresse pas spontanément, ce qui le distingue d’autres lésions vasculaires bénignes.
Son principal risque est d’être confondu avec un mélanome amelanotique ou un carcinome : toute lésion nodulaire rouge à croissance rapide doit être évaluée par un dermatologue.

Botriomycome du doigt : petite boule rouge saignante

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Causes et mécanisme

La cause exacte du botriomycome reste inconnue.
Il s’agit histologiquement d’une prolifération capillaire lobulaire dans un stroma œdémateux infiltré de cellules inflammatoires (polynucléaires neutrophiles), ressemblant à un tissu de granulation exubérant.

Facteurs déclenchants identifiés :
Traumatisme cutané : coupure, piqûre, écorchure, corps étranger — le botriomycome apparaît souvent sur le site d’une blessure ancienne ou récente, parfois minime et oubliée,
Grossesse : imprégnation hormonale (œstrogènes et progestérone) stimulant l’angiogenèse. Localisation caractéristique sur les gencives (épulis gravidique), les lèvres ou les doigts,
Médicaments angiogéniques : isotrétinoïne orale (traitement de l’acné sévère), inhibiteurs de protéases (traitement antirétroviral du VIH), certains chimiothérapies (EGFR inhibiteurs, sorafénib),
Infections locales chroniques : bords d’un ongle incarné, plaie chronique.
Une origine infectieuse au papillomavirus (HPV) a été évoquée mais n’est pas prouvée.

Symptômes : reconnaître un botriomycome

Le botriomycome présente une évolution très caractéristique en deux phases :

Phase d’apparition et de croissance rapide :
– Apparition d’une petite papule rouge vif, luisante, indolore, souvent après un traumatisme local,
– croissance rapide en 1 à 3 semaines pour atteindre 0,5 à 2 cm de diamètre,
– aspect de petite boule rouge brillante, parfois pédiculée (portée par un pédicule étroit).

Phase de lésion constituée :
La lésion peut prendre différents aspects selon son âge et ses complications :
– surface lisse et rouge vif (lésion jeune),
– surface érodée, suintante, croûteuse,
– saignement facile et abondant au moindre contact ou frottement — signe clinique très évocateur,
– parfois surface noirâtre en raison d’un saignement intra-lésionnel,
– lésion parfois épidermisée en surface (lésion ancienne).

Évolution d'un botriomycome
Botriomycome

Localisations préférentielles :
Doigts (zone péri-unguéale, pulpe des doigts) : localisation la plus fréquente,
joues et lèvres du visage,
– mains, pieds, orteils,
gencives pendant la grossesse (épulis gravidique),
– muqueuse buccale, langue,
– conjonctive oculaire (rare).

Populations particulièrement concernées :
– Enfants de moins de 5 ans,
– femmes enceintes (2e et 3e trimestre),
– patients sous isotrétinoïne ou inhibiteurs de protéases,
– personnes avec plaies chroniques ou ongle incarné.

Diagnostic différentiel : avec quoi ne pas confondre ?

Le botriomycome peut mimer plusieurs lésions dont certaines sont graves :

Mélanome amélanotique :
Mélanome sans pigmentation, peut ressembler à un botriomycome rouge. C’est la confusion la plus dangereuse. Toute lésion nodulaire rouge à croissance rapide doit être biopsiée pour éliminer formellement un mélanome.

Carcinome basocellulaire nodulaire :
Nodule rosé à surface luisante avec télangiectasies, croissance plus lente que le botriomycome.

Carcinome épidermoïde :
Lésion kératosique infiltrée, généralement sur fond de kératose actinique ou de cicatrice chronique.

Hémangiome infantile :
Tumeur vasculaire bénigne du nourrisson, mais apparaît dans les premières semaines de vie avec une phase de croissance puis d’involution spontanée — contrairement au botriomycome qui ne régresse pas.

Verrue vulgaire (verruca vulgaris) :
Surface kératosique, rugueuse, non saignante spontanément.

Kyste mucoïde digital :
Nodule translucide péri-unguéal, contenu liquidien.

⚠️ La règle EFG (Élevé, Ferme, Grossit) s’applique : tout nodule rouge à croissance rapide doit être évalué par un dermatologue et idéalement biopsiéé ou excisé.

Examens complémentaires

Dermoscopie :
Examen non invasif réalisé par le dermatologue. Le botriomycome présente en dermoscopie un aspect caractéristique :
– fond rouge homogène ou zones blanches réticulées (stroma fibromyxoïde),
– collerette épidermique périphérique blanche caractéristique,
– vaisseaux en points ou glomérulaires.
La dermoscopie aide à distinguer le botriomycome du mélanome amélanotique dans la majorité des cas.

Histologie (biopsie ou exérèse-biopsie) :
L’examen anatomopathologique reste l’examen de référence pour le diagnostic de certitude.
Il montre une prolifération de capillaires néoformés organisés en lobules dans un stroma œdémateux, infiltré de polynucléaires neutrophiles, recouvert d’un épiderme aminci et souvent ulcéré.
L’examen histologique est indispensable pour éliminer formellement un mélanome ou un carcinome, notamment chez l’adulte.

Traitement du botriomycome

Le botriomycome ne régresse pas spontanément et doit être traité. Le choix du traitement dépend de l’âge du patient, de la localisation et de la taille de la lésion.

Chez l’enfant

Cryothérapie à l’azote liquide en première intention :
Application d’azote liquide directement sur la lésion en une ou plusieurs séances espacées de 2 à 4 semaines. Bonne efficacité pour les petites lésions pédiculées. Peut nécessiter 2 à 4 séances pour une régression complète.
En cas d’échec de la cryothérapie ou de lésion volumineuse :
Exérèse chirurgicale au bistouri avec suture,
électrocoagulation à la base de la lésion après curetage,
laser CO2 ou Nd:YAG : alternative efficace, précise et à faible risque cicatriciel.

Chez l’adulte

Exérèse chirurgicale avec analyse histologique systématique de la pièce opératoire : traitement de référence.
L’exérèse doit être complète (emportant la base d’implantation) pour éviter la récidive locale.
Les techniques alternatives (cryothérapie, électrocoagulation, laser) peuvent être proposées mais présentent un taux de récidive plus élevé qu’une chirurgie bien conduite.

Cas particulier : botriomycome de la grossesse

Le botriomycome gingival (épulis gravidique) régresse spontanément dans la majorité des cas dans les semaines suivant l’accouchement. Une abstention thérapeutique est donc recommandée pendant la grossesse sauf en cas de saignement très abondant, de gêne fonctionnelle importante ou de doute diagnostique. Si un traitement est nécessaire pendant la grossesse : laser CO2 ou électrocoagulation sous anesthésie locale.

Cas particulier : botriomycome sous isotrétinoïne

Les botriomycomes apparus sous isotrétinoïne régressent souvent spontanément à la réduction de dose ou à l’arrêt du traitement. Une surveillance attentive est recommandée avant de proposer un geste chirurgical, sauf si la lésion saigne abondamment.

En cas de récidive

La récidive locale est possible (10 à 15 % des cas) avec toutes les techniques. L’exérèse chirurgicale large emportant la base d’implantation est le traitement de référence en cas de récidive, avec analyse histologique systématique.

Surveillance après traitement

Après traitement, une surveillance à 4 à 6 semaines est recommandée pour s’assurer de l’absence de récidive locale.
En cas de récidive ou d’évolution inattendue, une biopsie est indispensable pour éliminer une lésion maligne.

Questions fréquentes sur le botriomycome

Mon enfant a une boule rouge qui saigne sur le doigt : est-ce grave ?

Le botriomycome est une lésion bénigne et ne présente aucun risque de transformation cancéreuse. Cependant, il ne disparaît pas seul et doit être traité pour éviter les saignements répétés. Une consultation dermatologique est recommandée pour confirmation diagnostique et traitement adapté. Il ne faut surtout pas tenter de l’arracher ou de le faire saigner volontairement.

Pourquoi un botriomycome saigne-t-il autant ?

Le botriomycome est constitué d’une multitude de capillaires néoformés très fragiles, regroupés dans un stroma conjonctif lâche et recouverts d’un épiderme très mince. Le moindre contact rompt ces capillaires et provoque un saignement qui peut sembler disproportionné par rapport à la taille de la lésion. C’est ce saignement facile et abondant qui est le signe clinique le plus caractéristique.

Le botriomycome peut-il réapparaître après traitement ?

Oui, des récidives locales sont possibles dans 10 à 15 % des cas, quelle que soit la technique utilisée. Le risque est plus élevé si la base d’implantation n’a pas été entièrement détruite ou excisée. En cas de récidive, l’exérèse chirurgicale avec marge est le traitement le plus fiable.

Faut-il faire analyser un botriomycome après l’avoir enlevé ?

Oui, systématiquement chez l’adulte. L’analyse histologique de la pièce opératoire est indispensable pour confirmer le diagnostic de botriomycome et éliminer formellement un mélanome amélanotique ou un carcinome épidermoïde, qui peuvent avoir un aspect très similaire cliniquement.

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et l’ongle incarné.

SE RONGER LES ONGLES : pourquoi? comment arrêter de se manger les ongles

Se ronger les ongles, pourquoi? comment arrêter?

Il est très fréquent de se manger les ongles, qu’on soit enfant, adolescent ou adulte; cette habitude est appelée onychophagie ou onychotillomanie. Elle est proche de la dermatillomanie (habitude de se manipuler la peau) et de la trichotillomanie (habitude de s’arracher les cheveux), faisant partie des troubles obsessionnels compulsifs et plus fréquente en cas d’anxiété et  chez les personnalités anxieuses. Se ronger les ongles serait un acte compulsif permettant de se libérer de son anxiété. Il existe de nombreux trucs pour arrêter de se ronger les ongles

Se ronger les ongles

Pourquoi on se ronge les ongles?

Tout d’abord il faut dédramatiser, cette habitude est très fréquente puisqu’elle concernerait un tiers des Français, le plus souvent sous une forme légère, ne concernant que quelques doigts et de temps en temps. Les forme sévères, touchant tous les doigts et quasi constantes dans la journée, concerneraient moins de 1% de la population, en particuliers des enfants et des adolescents.

L’environnement

Il faut savoir que ce geste est très souvent lié à la reproduction d’un geste vu chez ses proches : parents, aîné, etc.

Il survient souvent dans un contexte de stress, d’anxiété. Se ronger les ongles serait un acte compulsif (voir troubles obsessionnels compulsifs) permettant de se libérer de son anxiété.

La personnalité

La personne qui se ronge les ongles a souvent une personnalité anxieuse, regroupant les tendances à la personnalité évitante, ayant peur du ridicule et du jugement des autres, perfectionniste (personnalité obsessionnelle compulsive) voire soumise (voir personnalité  dépendante ). Elle est souvent timide et introvertie.

Les facteurs favorisants

Les remarques des autres!

On a pris l’habitude de se ronger les ongles et les autres sont souvent un facteur déclencheur par le stress qu’ils nous font ressentir… en nous le faisant remarquer : le fait de se ronger les ongles se voit, et les autres ne manquent souvent pas l’occasion d’en faire la remontrance, ceci n’a alors pour effet que d’accentuer les symptomes par honte, culpabilité et augmentation de l’anxiété. Et plus on les ronge, plus cela se voit et augmente notre culpabilité et notre anxiété, la boucle est bouclée…

Le travail, le stress, la famille…

Le travail est souvent la première raison invoquée de se ronger les ongles (1/4 des cas), avec le stress créé par la conjoncture économique et le pouvoir d’achat, les problèmes familiaux (enfants, amours, parents…). Tous ces facteurs stressants sont des déclencheurs de l’anxiété.

Qui se ronge les ongles?

Les enfants sont les plus touchés (25% des enfants et des ados seraient concernés). Au sein des adultes, c’est la tranche 35-50 ans qui est la plus concernée par le problème.

Quelles sont les conséquences de l’onychophagie?

L’onychophagie et l’onychotillomanie provoquent de petites lésions cutanées des ongles et de leur pourtour, avec petites plaies, ablation des petites peaux autour des ongles (appelées « envies »)…

Tout ceci constitue souvent une porte d’entrée pour des infections, qu’elles soient bactériennes (panaris notamment) ou virales (verrues des doigts). Dans ce dernier cas il n’est pas rare que le fait de se ronger les ongles favorise la dissémination des verrues autour des autres ongles, voire des lèvres ou de la bouche…

Dégats de l’onychophagie

 

Panari ou tourniole

 

Verrues autour de l'ongle
Verrues autour de l’ongle

On peut aussi uniquement se manipuler les ongles comme dans la la dermatillomanie (habitude de se manipuler la peau) ou la trichotillomanie (habitude de s’arracher les cheveux). Les signes alors sont un peu différents : tablette de l’ongle déformée, décollement de l’ongle… Il s’agit de l’onychotillomanie.

La dermtascopie révèle souvent dans ces cas : une absence de tablette unguéale, de multiples hémorragies obliques, une pigmentation grise au niveau du lit de l’ongle ou la présence de stries, semble-t-il caractéristiques de l’onychotillomanie selon cette étude.

Arrêter de se ronger les ongles

Il n’est pas toujours facile de se débarrasser de cette habitude mais il faut respecter plusieurs règles et essayer plusieurs trucs :

  1. ne jamais prendre l’habitude de se ronger les ongles pour les couper.
  2. ne pas stigmatiser son problème : ce n’est pas un drame, moins on y pense, moins on a de risque de recommencer et moins cela se verra. Il ne faut donc pas se culpabiliser de l’état de ses doigts et passer à autre chose. Plus on stresse à l’idée de montrer des doigts abimés, plus l’angoisse monte et plus on tend à se calmer en les mangeant… De même les parents doivent s’abstenir de sermonner leur enfant car cela augmente leur angoisse
  3. se poser la question de la cause à éliminer : tendance anxieuse, stress que l’on peut réduire? apprendre à respirer et se détendre
  4. les trucs locaux : mettre de la crème hydratante (elle protège et a souvent un mauvais gout), des vernis au gout amer, des pansements, macher du chewing gum au lieu de manger ses ongles…

    1/ Il ne faut pas commencer! et arrêter ensemble…

Il faut savoir que ce geste est très souvent lié à la reproduction d’un geste vu chez ses proches : parents, aîné, etc. Si un parent est concerné, il faut lui suggérer d’arrêter lui aussi de se ronger les ongles.

De même il ne faut pas prendre l’habitude à aucun moment de se ronger les ongles pour les couper

2/ Ne pas stigmatiser

On a pris l’habitude de se ronger les ongles et les autres sont souvent un facteur déclencheur par le stress qu’ils nous font ressentir…

2.1/ Le regard des autres

On craint le regard des autres sur l’état de ses doigts et plus on stresse à l’idée de montrer des doigts abimés, plus l’angoisse monte et plus on tend à se calmer en les mangeant… et plus ils sont vilains. Il faut donc dédramatiser la situation, se dire que l’état de ses doigts n’est pas un drame et que cela passera plus vite si on n’y touche plus

2.2/ Les remarques des autres

Les autres ne manquent souvent pas l’occasion d’en faire la remontrance, ceci n’a alors pour effet que d’accentuer les symptomes par honte, culpabilité et augmentation de l’anxiété. Et plus on les ronge, plus cela se voit et augmente notre culpabilité et notre anxiété, une fois de plus la boucle est bouclée…

Ainsi, les parents doivent s’abstenir de sermonner leur enfant car cela augmente leur angoisse. Quand il n’y a pas de spectateur, il n’y a pas de spectacle et cette vilaine habitude tend souvent à se résorber d’elle même en quels mois ou années

3/ Essayer de traiter la cause et se relaxer

Ce symptome peut être l’occasion de se poser des questions sur son stress, son anxiété, sa capacité à appréhender les soucis du quotidien et à se relaxer. Le sport peut aussi permettre dese défouler de ses angoisses.

On peut apprendre à respirer, se relaxer et se poser des questions sur sa personnalité si on pense être en souffrance psychologique. Un psychologue peut alors aider en cas de personnalité anxieuse, regroupant les tendances à la personnalité évitante, ayant peur du ridicule et du jugement des autres, perfectionniste (personnalité obsessionnelle compulsive) voire soumise (voir personnalité  dépendante ).

4/ Les trucs et astuces pour arrêter de se ronger les ongles

4.1/ Crème hydratante

L’application d’une crème hydratante a à la fois un effet apaisant et protecteur mais surtout elle a un gout de cosmétique qui coupe souvent l’envie de se ronger les ongles

4.2/ Vernis

On peut appliquer sur les ongles un vernis au gout amer qui dégoute de se ronger les ongles

4.3/ Pansements

Le renouvellement quotidien de pansement médical de type Micropore®, laissé en place pendant 6 mois, peut être efficace : l’occlusion sous un pansement permet à l’onychophage de prendre conscience de son tic afin de pouvoir l’interrompre.

4.4/ Chewing gum

Le fait de macher un chewing gum permet de dériver un geste buccal.

TACHE NOIRE SUR L’ONGLE : ligne noire sur un ongle (mélanonychie)

Tache ou bande noire ou foncée sur un ongle (mélanonychie) : causes et quand s’inquiéter

Mélanonychie - bande noire sur l'ongle aspect en code-barre - signe d'alerte mélanome

Une tache noire ou marron sur un ongle — appelée mélanonychie longitudinale — est un motif de consultation fréquent en dermatologie. Dans la majorité des cas, elle est bénigne : pigmentation ethnique, hématome sous-unguéal, traumatisme ou naevus de l’ongle. Mais elle peut aussi révéler un mélanome sous-unguéal — l’une des formes de mélanome les plus difficiles à diagnostiquer et souvent détectée tardivement. Toute bande noire de l’ongle mérite une consultation dermatologique, sans exception.

⚠️ Une bande noire qui s’élargit, change de couleur, s’étend à la peau autour de l’ongle ou apparaît après 50 ans doit être examinée en urgence par un dermatologue.

Bande noire sur un ongle — consultation dermatologique ?
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Sommaire :
Causes bénignes |
Naevus de l’ongle |
L’abécédaire ABCDEF — signes d’alarme |
Rôle de la dermoscopie |
Conduite à tenir |
Questions fréquentes

Causes bénignes d’une tache noire sur l’ongle

Avant de s’alarmer, plusieurs causes bénignes peuvent expliquer une bande noire ou foncée sur un ongle :

L’hématome sous-unguéal — c’est la première cause à éliminer. Un traumatisme de l’ongle (choc, chaussure trop serrée, sport intensif) peut provoquer un saignement sous la tablette unguéale donnant une tache ou bande brun-noirâtre. L’hématome se distingue de la pigmentation vraie par sa migration progressive vers le bord libre au fil de la pousse de l’ongle (3 à 6 mois pour voir l’hématome « sortir » complètement). En dermoscopie, on observe des globules rouges périphériques caractéristiques.

La pigmentation ethnique — très fréquente chez les personnes à peau foncée (phototypes IV-VI, origines africaines, asiatiques, antillaises, méditerranéennes). Elle touche souvent plusieurs ongles simultanément, est présente depuis l’enfance ou l’adolescence, régulière, stable et symétrique. La présence de bandes multiples et stables sur plusieurs ongles oriente fortement vers cette cause bénigne.

Les médicaments — certains médicaments peuvent provoquer une mélanonychie : chimiothérapies (hydroxyurée, 5-FU, bléomycine, doxorubicine), antipaludéens (chloroquine), antirétroviraux (zidovudine, AZT), cyclines, minocycline. La mélanonychie médicamenteuse touche souvent plusieurs ongles et régresse à l’arrêt du traitement.

Les traumatismes chroniques — ongles de sportifs (coureurs, footballeurs), frottements répétés, habitude de mordre les ongles. Localisés sur les ongles les plus exposés.

Les infections — certaines mycoses unguéalesTrichophyton rubrum notamment) peuvent provoquer une coloration brun-noirâtre. La mycose s’accompagne d’un épaississement, d’une fragilité et d’un aspect fripé de l’ongle. Certaines infections bactériennes (Pseudomonas) donnent une coloration verdâtre-noirâtre.

Les naevus et lentigos de la matrice — voir section suivante.

Le naevus de l’ongle — grain de beauté de la matrice

Le naevus de l’ongle est un grain de beauté (nævus mélanocytaire) situé dans la matrice unguéale — la zone de production de l’ongle, située sous la peau en arrière de la lunule. Comme tout naevus, les mélanocytes de la matrice produisent de la mélanine qui est incorporée dans la tablette unguéale à mesure qu’elle pousse, créant une bande longitudinale pigmentée allant de la lunule au bord libre.

Le naevus de l’ongle peut être présent dès la naissance (naevus congénital) ou apparaître à tout âge. Chez l’enfant, une mélanonychie est le plus souvent bénigne et d’origine nævique — mais doit être surveillée. Chez l’adulte, toute mélanonychie nouvelle ou changeante doit faire suspecter une transformation maligne jusqu’à preuve du contraire.

Caractéristiques d’un naevus bénin de l’ongle : bande régulière, lignes parallèles de même épaisseur et même couleur, bords nets, stable dans le temps, présente depuis l’enfance. Ces critères de bénignité sont évalués à l’examen clinique et en dermoscopie.

L’abécédaire ABCDEF — signes d’alarme du mélanome sous-unguéal

Face à une mélanonychie de l’adulte, les dermatologues utilisent un abécédaire clinique spécifique — adapté aux particularités du mélanome sous-unguéal. La présence de plusieurs de ces critères doit conduire à une biopsie.

A — Âge et origine : pic de fréquence entre 50 et 70 ans. Origine asiatique, afro-américaine ou américaine (phototypes dans lesquels le mélanome acral-lentigineux est proportionnellement plus fréquent). Toute mélanonychie apparaissant après 50 ans est suspecte jusqu’à preuve du contraire.

B — Les 3B de la Bande : Brown-Black (couleur brun-noir foncé), Breadth (largeur ≥ 3 mm — plus la bande est large, plus le risque est élevé), Blurred (bordures floues et irrégulières plutôt que bords nets parallèles). Ces trois caractéristiques évaluées à la dermoscopie sont les critères les plus discriminants.

C — Changement : évolution rapide en largeur ou en couleur. Aspect « en code-barre » où les lignes constituant la bande sont d’épaisseurs et de couleurs irrégulières — contrairement au naevus bénin où les lignes sont régulières et uniformes. La largeur de la bande est plus importante près de la matrice qu’au bord libre (signe d’aggravation progressive).

D — Doigt atteint : ordre de fréquence décroissant du mélanome sous-unguéal : pouce > gros orteil > index. Main Dominante préférentiellement touchée. Un seul doigt atteint est un signe d’alarme — les pigmentations bénignes ethniques touchent souvent plusieurs ongles.

E — Extension : signe de Hutchinson — pigmentation qui déborde de l’ongle sur la peau de la lunule, du repli proximal ou des replis latéraux. C’est le signe le plus spécifique du mélanome sous-unguéal — sa présence doit conduire à une biopsie en urgence. À distinguer du pseudo-signe de Hutchinson : pigmentation visible par transparence à travers la peau pale (bénin).

F — Famille et antécédents : antécédents personnels ou familiaux de mélanome. Contexte de syndrome des naevus atypiques multiples.

Critère Rassurant (bénin probable) Inquiétant (biopsie à discuter)
Âge d’apparition Enfance, adolescence Après 50 ans
Lignes de la bande Régulières, même épaisseur, même couleur Irrégulières, aspect code-barre
Largeur < 3 mm, stable ≥ 3 mm ou en augmentation
Bordures Nettes, parallèles Floues, irrégulières
Nombre d’ongles Plusieurs ongles Un seul ongle
Extension cutanée Absente Signe de Hutchinson présent ⚠️
Évolution Stable depuis des années Changeante, s’élargit

Rôle de la dermoscopie unguéale

La dermoscopie (dermatoscopie) est un examen clé dans l’évaluation des mélanonychies. Elle permet d’analyser le pattern des lignes avec une précision impossible à l’œil nu :

Pattern bénin : lignes brunes parallèles, régulières, de même épaisseur et même espacement. Ce pattern « en escalier » régulier correspond à un naevus bénin ou à une pigmentation ethnique.

Pattern suspect : lignes irrégulières en largeur et en couleur (aspect « code-barre »), fond brun hétérogène, micro-globules, taches grises — aspects évocateurs de mélanome. La dermoscopie sur la lunule (examen de la matrice par transparence) peut aussi révéler des structures suspectes.

La dermoscopie ne permet pas de porter le diagnostic de certitude de mélanome unguéal — seule l’analyse anatomopathologique d’une biopsie de la matrice le permet. Mais elle guide la décision de biopsier ou de surveiller.

Conduite à tenir — quand biopsier ?

La décision de biopsier une mélanonychie est une décision dermatologique qui met en balance le bénéfice d’un diagnostic précoce de mélanome et le risque de séquelle sur l’ongle (dystrophie unguéale post-biopsie de matrice). Elle dépend de l’ensemble des critères ABCDEF.

Surveillance simple (photos cliniques et dermoscopiques datées) : mélanonychie chez l’enfant, pigmentation ethnique sur plusieurs ongles, bande régulière stable depuis l’enfance, absence de critères d’alarme. Contrôle à 3-6 mois pour confirmer la stabilité.

Biopsie de la matrice recommandée : présence de plusieurs critères ABCDEF, signe de Hutchinson, bande large ≥ 3 mm à bordures irrégulières, apparition après 50 ans sur un seul ongle, évolution rapide. La biopsie de matrice est réalisée sous anesthésie locale par un chirurgien ou dermatologue entraîné — l’analyse histologique permet le diagnostic de certitude.

Questions fréquentes

J’ai une bande noire sur l’ongle depuis l’enfance — dois-je m’inquiéter ?
Probablement non si elle est stable, régulière et présente depuis l’enfance — chez l’enfant et l’adolescent, la mélanonychie est le plus souvent bénigne (naevus de la matrice ou pigmentation familiale). Une consultation dermatologique est néanmoins recommandée pour confirmer la bénignité à l’examen clinique et en dermoscopie, et programmer une surveillance photographique annuelle.

Le signe de Hutchinson — c’est quoi exactement ?
Le signe de Hutchinson est la présence de pigmentation brune ou noire sur la peau entourant l’ongle — repli proximal (cuticule), replis latéraux ou lunule. Il signifie que la pigmentation s’étend au-delà de l’ongle sur la peau adjacente. C’est le signe le plus inquiétant de la mélanonychie — il doit conduire à une biopsie en urgence car il est très évocateur de mélanome sous-unguéal.

Un hématome sous l’ongle peut-il ressembler à un mélanome ?
Oui — c’est la confusion la plus fréquente. La distinction se fait par l’interrogatoire (notion de traumatisme, sport intensif, chaussure serrée) et la dermoscopie (globules de sang périphériques caractéristiques de l’hématome). L’élément clé est la migration : un hématome « sort » vers le bord libre au fil de la pousse de l’ongle (3 à 6 mois), tandis qu’une bande pigmentaire reste ancrée à la matrice. En cas de doute, une consultation dermatologique s’impose.

Le mélanome sous-unguéal est-il grave ?
Oui — le mélanome sous-unguéal est souvent diagnostiqué tardivement car confondu avec un hématome ou une mycose. Son pronostic est plus sombre que les mélanomes cutanés superficiels du fait de ce retard diagnostique habituel. Détecté précocement, il se traite comme tout mélanome (exérèse chirurgicale). Il représente 0,7 à 3,5 % des mélanomes chez les personnes blanches, mais 15 à 20 % chez les personnes à peau noire ou asiatique — d’où l’importance du dépistage dans ces populations.

Peut-on surveiller une bande noire sans biopsie ?
Oui, dans certaines situations — chez l’enfant, ou chez l’adulte avec critères rassurants et bande stable. La surveillance repose sur des photographies cliniques et dermoscopiques datées, renouvelées à 3 mois puis annuellement. Tout changement (élargissement, modification des couleurs, apparition d’un signe de Hutchinson) doit conduire à une biopsie sans délai.

Voir aussi : Mélanome — diagnostic et traitement | Grain de beauté (nævus) | Dermoscopie | Mycose de l’ongle


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PSORIASIS DES ONGLES : le psoriasis unguéal

Psoriasis des ongles

Le psoriasis est une maladie inflammatoire auto-immune courante qui affecte principalement la peau, mais il peut également toucher les ongles. Le psoriasis des ongles, également connu sous le nom de psoriasis unguéal, peut entraîner divers symptômes et une détérioration esthétique importante. Dans cet article, nous examinerons les symptômes caractéristiques du psoriasis des ongles, les méthodes de diagnostic et les options de traitement efficaces.
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Diagnostic

Psoriasis des ongles, avec atteinte de la peau et des articulations (rhumatisme psoriasique)
Psoriasis des ongles, avec atteinte de la peau et des articulations (rhumatisme psoriasique)

Le psoriasis des ongles est très fréquent et souvent confondu avec une mycose des ongles qui peuvent par ailleurs surinfecter des lésions psoriasiques.

Le psoriasis des ongles peut se manifester de différentes manières. Les symptômes les plus courants incluent :

  1. Pitting des ongles : formation de petits trous ou d’indentations sur la surface des ongles, appelées dépressions punctiformes, pouvant donner un aspect d’ongles en dé à coudre.
  2. Décoloration : les ongles peuvent prendre une teinte jaunâtre ou orange (souvent jaune orangé, « saumon »), blanchâtre ou brune.
  3. Épaississement de l’ongle : l’ongle peut devenir plus épais et plus difficile à couper.
  4. Dystrophie de l’ongle : l’ongle peut se déformer, se fissurer, prendre une texture anormale telles une rugosité et une perte de transparence avec perte de solidité
  5. Leuconychie : présence de taches blanches sur l’ongle.
  6. Onycholyse : décollement de l’ongle du lit de l’ongle.

Le diagnostic précis du psoriasis des ongles nécessite souvent une évaluation clinique par un dermatologue expérimenté. Le médecin examinera attentivement les symptômes et peut réaliser des tests complémentaires tels qu’une biopsie de l’ongle pour confirmer le diagnostic.
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Qui est touché par le psoriasis des ongles?

Le psoriasis des ongles concerne 50 à 80 % des patients psoriasiques, mais ils de constituent une atteinte isolée, sans autre lésions cutanées, que dans 5 à 10 % des cas. Il faut donc chercher une atteinte cutanée de psoriasis.

Est-ce grave?

Le psoriasis des ongles est gênant et souvent mal vécu par les patients mais il n’est pas grave en soi. En revanche le psoriasis des ongles est présent dans plus de 80 % des cas au cours du rhumatisme psoriasique.

Il faut donc chercher un rhumatisme psoriasique en cas de découverte d’un psoriasis des ongles : douleurs nocturnes du dos, des mains, des pieds…

Comment soigner le psoriasis des ongles

1 Lutte contre les facteurs agravants

Le psoriasis est sensible au phénomène de Kobner : ils s’aggrave quand il subit des traumatisme.

Il faut donc éviter les microtraumatismes en coupant les ongles courts et de lutter contre les auto-manipulations : éviter de refouler les cuticules, de mettre du vernis à ongle, des faux ongles, de passer un instrument sous l’ongle pour le nettoyer…

2 Soins locaux

Vernis contre le psoriasis des ongles type Psoriatec*

Dans les décollements très distaux de la tablette unguéale : application d’un dermocorticoïde de classe 1 matin et soir, en le faisant pénétrer sous l’ongle

Méthotrexate : il a fait l’objet de quelques petites études sur des patients atteints de psoriasis matriciel unguéal en injections intralésionnelles

Corticoides : en injections intralésionnelles aussi

Un espoir viendrait du laser NdYAG à longues impulsions (long pulse), ayant une activité sur les vaisseaux, en effet on constate souvent une hypervascularisation et une angiogénèse accrue de la matrice. Le traitement consiste à effectuer des séances de laser NdYAG sur les ongles une fois par mois et permettrait de réduire le psoriasis des ongles

3 Traitements généraux

Méthotrexate : il peut être proposé dans le psoriasis unguéal à la dose de 15 à 25 mg par semaine en prise orale (passage à la forme sous-cutanée en cas d’effets gastro-intestinaux) avec administration d’acide folique 24 h après la prise

Rétinoïdes (Soriatane*) : ils agissent très lentement et ne peuvent être employés qu’à très faibles doses

Ciclosporine : traitement le plus spectaculaire en cure de quelques mois mais non dénuée d’effets secondaires

Biosimilaires : aprelimast…

 

Le psoriasis des ongles est une manifestation fréquente du psoriasis, qui peut causer des symptômes gênants et altérer la qualité de vie des patients. Heureusement, grâce à une évaluation précise et à un traitement approprié, il est possible de gérer efficacement cette affection. Si vous pensez souffrir de psoriasis des ongles, il est recommandé de consulter un dermatologue pour un diagnostic précis et un plan de traitement adapté à votre cas particulier.

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PROBLEME D’ONGLE : les problèmes d’ongles

Problèmes d’ongles : diagnostic, causes et traitements

Les ongles sont, comme les cheveux, des phanères — des productions kératinisées de la peau, constituées principalement de kératine et d’acides aminés soufrés. Leur croissance (environ 3 mm par mois pour les ongles des mains, 1 mm par mois pour les pieds) est influencée par de nombreux facteurs : état de santé général, thyroïde, médicaments, nutrition, traumatismes, saison. Les ongles sont souvent le reflet de l’état de santé interne : certaines modifications de leur aspect, couleur ou texture peuvent révéler une maladie dermatologique, une infection, une carence nutritionnelle ou une pathologie systémique. Un avis dermatologique est recommandé dès qu’un problème d’ongle persiste ou s’aggrave.

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Ongle incarné — complication fréquente d'une coupe incorrecte
Anatomie de l'ongle — lit unguéal, lunule, matrice

Sommaire :
Diagnostic par aspect |
Ongles jaunes ou épais |
Taches blanches |
Stries et sillons |
Ongle décollé |
Ongle douloureux |
Ongles et maladies internes |
Conseils d’hygiène |
Questions fréquentes

💡 L’ongle : un miroir de la santé. L’ongle repose sur le lit unguéal auquel il est adhérent. Il est produit par la matrice unguéale, zone de croissance située sous la lunule. Toute maladie affectant la matrice (psoriasis, pelade, lichen) ou le lit unguéal (mycose, psoriasis, onycholyse) modifie l’aspect de l’ongle. La croissance lente de l’ongle (3 à 6 mois pour renouveler un ongle de main, 12 à 18 mois pour un orteil) explique le délai long avant d’observer une amélioration après traitement.

Diagnostic par aspect de l’ongle — tableau récapitulatif

Aspect observé Causes fréquentes Signal systémique possible
Jaune, épais, friable Onychomycose (mycose), psoriasis unguéal Syndrome des ongles jaunes (rare) : lymphœdème, pathologie pulmonaire
Taches blanches Leuconychie — micro-traumatismes, pelade Leuconychie totale : hypoalbuminémie, cirrhose (ongles de Terry)
Stries longitudinales Vieillissement normal, pelade, lichen plan Lichen plan unguéal : risque de destruction définitive si non traité
Stries transversales (lignes de Beau) Arrêt transitoire de croissance de la matrice Maladie générale récente sévère (infection, chirurgie, chimio), carence
Ponctuations en dé à coudre Psoriasis unguéal, pelade Psoriasis : chercher atteinte cutanée et articulaire associée
Ongle décollé (onycholyse) Traumatisme, mycose, psoriasis, photoonycolyse (cyclines + soleil) Hyperthyroïdie (onycholyse bilatérale symétrique)
Ongles en verre de montre (hippocratisme digital) Courbure exagérée, doigts en baguettes de tambour Urgence bilan : maladie pulmonaire chronique, cardiopathie congénitale, cirrhose
Ongles mous, cassants Fragilité unguéale — contact eau, détergents, ongles gel Hypothyroïdie, carence en fer, carence en biotine
Ongles qui se dédoublent (onychoschisie) Fragilité des couches kératinisées — contact eau, froid Carence en fer, hypothyroïdie
Tache noire sous l’ongle Hématome sous-unguéal (traumatisme), mélanome unguéal Consulter sans délai si bande pigmentée sans traumatisme identifié
Replis latéraux douloureux et rouges Ongle incarné, périonyxis (infection du pourtour) Diabète : risque d’infection sévère — consulter rapidement

Ongles jaunes, épais ou friables : la mycose en premier

L’onychomycose (mycose de l’ongle) est la cause la plus fréquente d’ongle jaune, épais et friable. Elle est due à des dermatophytes (Trichophyton rubrum dans la grande majorité des cas), parfois à des levures (Candida) ou des moisissures. Elle touche surtout les ongles des pieds, débute par le bord libre et évolue lentement vers la matrice. L’ongle devient progressivement jaune-brun, épaissi, friable, décollé du lit unguéal. Elle est favorisée par la transpiration, les chaussures fermées, la marche pieds nus dans les lieux publics et le contact prolongé avec l’eau.

⚠️ Piège : le psoriasis unguéal peut donner exactement le même aspect qu’une mycose. Avant tout traitement antifongique prolongé, le dermatologue peut demander un prélèvement mycologique pour confirmer la présence du champignon — traiter un psoriasis unguéal avec un antifongique est inefficace et retarde le bon diagnostic.

Le traitement de l’onychomycose si elle concerne plus de 50 % de la tablette unguéale, une atteinte matricielle (zone proximale de l’ongle) et une tablette unguéale de plus de 2 mm d’épaisseur, ou plus de 3 ongles atteints, repose sur des antifongiques oraux (terbinafine, itraconazole) pendant 2 mois pour les ongles des pieds. Les vernis antifongiques (amorolfine, ciclopirox) sont réservés aux formes superficielles ou en complément du traitement oral. La guérison complète est lente — 12 à 18 mois pour un ongle d’orteil. Voir notre article sur les mycoses des ongles.

📚 Onychomycose : diagnostic et traitement — revue PubMed


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ONYCHOMYCOSE (MYCOSE DES ONGLES)
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Taches blanches sur les ongles (leuconychie)

Les taches blanches des ongles — appelées médicalement leuconychie — sont très fréquentes et le plus souvent bénignes. Dans la grande majorité des cas, elles résultent de micro-traumatismes de la matrice unguéale (chocs, manucure, rongeage des ongles) et disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle. Elles ne sont pas dues à une carence en calcium, contrairement à une croyance très répandue.

Cependant, certaines formes de leuconychie doivent alerter. Des taches blanches associées à une pelade (alopécie en plaques) sont fréquentes. Une leuconychie totale (ongle entièrement blanc) peut traduire une hypoalbuminémie (dénutrition sévère, cirrhose hépatique) — les « ongles de Terry » montrent un ongle blanc avec une bande rosée distale. Des stries blanches transversales parallèles (lignes de Mees) peuvent indiquer une intoxication à l’arsenic ou une insuffisance rénale. Voir notre article sur les taches blanches des ongles.

Stries et sillons de l’ongle

Stries longitudinales

De fines stries longitudinales (dans le sens de la croissance) sont normales après 50 ans — elles traduisent le vieillissement physiologique de la matrice. Des stries longitudinales prématurées, nombreuses, ou associées à une fragilité unguéale évoquent un lichen plan unguéal (risque de destruction irréversible si non traité), une pelade unguéale, ou une fragilité unguéale chronique. Une bande longitudinale pigmentée brune ou noire isolée (mélanonychie striée) doit être évaluée par le dermatologue pour éliminer un mélanome unguéal. Voir notre article sur les ongles striés.

Stries transversales — lignes de Beau

Les lignes de Beau sont des sillons transversaux qui traversent toute la largeur de l’ongle, perpendiculairement à sa croissance. Elles traduisent un arrêt transitoire de la croissance de la matrice survenu quelques semaines avant leur apparition visible. Elles sont le témoin d’un épisode sévère : fièvre élevée, infection grave, intervention chirurgicale, chimiothérapie, accouchement, stress intense, carence nutritionnelle sévère. Leur position sur l’ongle permet d’estimer la date de l’événement déclenchant (la croissance unguéale étant d’environ 3mm par mois).

Ongle décollé du lit unguéal (onycholyse)

L’onycholyse est le décollement de l’ongle de son lit unguéal, débutant par le bord libre et progressant vers la matrice. Elle laisse un espace blanc ou jaunâtre sous l’ongle. Les causes les plus fréquentes sont le traumatisme répété (ongles longs, chaussures trop serrées), la mycose, le psoriasis unguéal, et la photoonycolyse (décollement déclenché par l’exposition solaire chez les patients sous cyclines ou fluoroquinolones).

Une cause systémique importante à ne pas manquer : l’hyperthyroïdie peut provoquer une onycholyse bilatérale et symétrique des ongles des mains, associée à d’autres signes (palpitations, perte de poids, tremblements). Un bilan thyroïdien est justifié en cas d’onycholyse sans cause locale évidente.

Ongle douloureux

Un ongle douloureux doit faire évoquer plusieurs diagnostics selon le contexte. L’ongle incarné (onychocryptose) est la cause la plus fréquente de douleur unguéale — le bord de l’ongle pénètre dans les tissus latéraux, provoquant douleur, rougeur, gonflement et parfois infection (périonyxis). Il touche presque exclusivement le gros orteil et résulte souvent d’une coupe en arrondi ou trop courte.


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ONGLE INCARNE
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Un périonyxis (infection du repli unguéal) sans ongle incarné évoque une infection bactérienne à staphylocoque (aiguë, douloureuse, avec pus) ou une candidose chronique (fréquente chez les personnes dont les mains sont souvent dans l’eau — cuisiniers, aides-soignants, coiffeurs). Une douleur sous l’ongle sans signe infectieux, pulsatile, peut évoquer une tumeur glomique — tumeur vasculaire bénigne mais très douloureuse, à exérèse chirurgicale.

⚠️ Diabète et ongle incarné : chez un patient diabétique, tout problème unguéal douloureux avec rougeur ou infection doit être pris en charge rapidement — le risque d’infection sévère et de décompensation locale est élevé.

Les ongles comme miroir des maladies internes

Certaines modifications unguéales sont des signes d’appel de maladies systémiques que le dermatologue doit savoir reconnaître. Le tableau ci-dessous résume les principaux signes unguéaux à valeur diagnostique systémique.

Signe unguéal Maladie systémique à rechercher
Hippocratisme digital (ongles en verre de montre, doigts en baguettes de tambour) Maladie pulmonaire chronique (BPCO, cancer, fibrose), cardiopathie congénitale, cirrhose hépatique
Ongles de Terry (blancs avec bande distale rose) Cirrhose hépatique, insuffisance cardiaque, diabète, hypoalbuminémie
Onycholyse bilatérale et symétrique Hyperthyroïdie
Ongles cassants, mous, stries longitudinales précoces Hypothyroïdie, carence en fer (anémie ferriprive)
Lignes de Beau (sillons transversaux) Maladie générale sévère récente, chimiothérapie, accouchement
Hémorragies en flammèches sous-unguéales Endocardite bactérienne, vasculite, psoriasis, traumatisme
Koïlonychie (ongles en cuillère, concaves) Carence en fer sévère (anémie ferriprive)
Piqûres en dé à coudre + onycholyse + taches huileuses Psoriasis unguéal — chercher atteinte cutanée et rhumatisme psoriasique

📚 Signes unguéaux des maladies systémiques — revue PubMed

Conseils pour prendre soin de ses ongles

Couper ses ongles correctement — droit, en laissant dépasser légèrement le bord libre, surtout pour les gros orteils. Une coupe trop courte en arrondi est la première cause d’ongle incarné. Utiliser un coupe-ongles propre et désinfecté.

Protéger ses mains de l’eau et des détergents — le contact prolongé avec l’eau ramollit et fragilise la kératine unguéale. Porter des gants lors de la vaisselle, du ménage ou des soins. Bien sécher les mains et les ongles après chaque lavage.

Hydrater régulièrement — appliquer une crème hydratante sur les mains et les ongles, notamment en hiver. Une bonne hydratation générale (1,5 à 2 litres d’eau par jour) est également bénéfique pour la qualité unguéale.

Porter des chaussures adaptées — à bout large et souple pour éviter les traumatismes répétés des ongles des orteils, premières cause d’onychomycose et d’ongle incarné.

Ne pas marcher pieds nus dans les lieux publics — piscines, vestiaires, douches collectives sont des zones de contamination fongique. Porter des tongs ou sandales systématiquement.

Ne pas se ronger les ongles — l’onychophagie fragilise la matrice, favorise les infections périunguéales et entretient un cercle vicieux. Voir notre article comment arrêter de se ronger les ongles.

Limiter les faux ongles et gels — les ongles en gel et les faux ongles fragilisent l’ongle naturel, favorisent les onycholyses et les mycoses à Candida sous la prothèse. Voir notre article sur les faux ongles.

Quand consulter un dermatologue pour un problème d’ongle

Consulter sans attendre en cas de : bande pigmentée noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme identifié (mélanome unguéal à éliminer), ongle douloureux avec signes infectieux chez un patient diabétique, hippocratisme digital d’apparition récente (bilan urgent). Consulter dans les jours qui suivent en cas de : ongle jaune épais persistant (confirmation mycologique avant traitement), onycholyse bilatérale sans cause locale (bilan thyroïdien), lichen plan unguéal suspecté (risque de destruction irréversible sans traitement précoce).

Problème d’ongle dont vous ne connaissez pas la cause ? Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation souvent dès le lendemain.
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Questions fréquentes sur les problèmes d’ongles

Les taches blanches sur les ongles sont-elles dues à un manque de calcium ?
Non — c’est une idée reçue très répandue mais fausse. Les taches blanches (leuconychie ponctiforme) résultent presque toujours de micro-traumatismes de la matrice unguéale : chocs, manucure, rongeage des ongles. Elles disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle en quelques semaines. Une carence en calcium ne se manifeste pas sur les ongles.

Comment distinguer une mycose d’ongle d’un psoriasis unguéal ?
Les deux peuvent donner un ongle jaune, épais et décollé — l’aspect clinique seul ne permet pas toujours de les différencier. Le psoriasis unguéal s’accompagne souvent de piqûres en dé à coudre, de taches huileuses jaunâtres sous l’ongle, et de lésions cutanées ou articulaires associées. La confirmation repose sur le prélèvement mycologique : positif pour la mycose, négatif pour le psoriasis. Ce test est indispensable avant tout traitement antifongique prolongé.

Combien de temps dure le traitement d’une mycose des ongles ?
Le traitement antifongique oral (terbinafine ou itraconazole) dure généralement 3 mois pour les ongles des mains et 6 mois pour les ongles des pieds. Mais la guérison complète — avec repousse d’un ongle sain — prend 6 à 12 mois pour les mains et 12 à 18 mois pour les pieds. Il faut donc être patient et ne pas interrompre le traitement prématurément.

Un ongle noir après un choc est-il dangereux ?
Un ongle noir après un traumatisme identifié est presque toujours un hématome sous-unguéal — accumulation de sang entre l’ongle et le lit unguéal. Il est douloureux les premiers jours, puis l’ongle tombe spontanément et repousse normalement. En revanche, une bande noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme doit conduire à une consultation rapide pour éliminer un mélanome unguéal.

Peut-on traiter soi-même un ongle incarné ?
Un ongle incarné débutant (légère douleur, sans infection) peut être soulagé par des bains d’eau tiède et l’application d’un antiseptique, en évitant de couper l’ongle trop court. Dès qu’il y a infection (rougeur, gonflement, pus), une consultation médicale est nécessaire. La résection chirurgicale du bord unguéal par le dermatologue ou le podologue est le traitement définitif des formes récidivantes.

Les ongles en gel ou semi-permanents abîment-ils les ongles ?
Oui, à long terme. Le limage de l’ongle naturel avant pose, la polymérisation sous UV, et le retrait par grattage fragilisent durablement la kératine unguéale. Les poses répétées peuvent provoquer une onycholyse (décollement), une fragilité persistante, et favorisent les mycoses à Candida sous la prothèse. Des pauses régulières de plusieurs mois entre les poses sont recommandées.


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TERBINAFINE : la terbinafine

Terbinafine

Terbinafine, qu’est-ce que c’est ?

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

Quelles sont les contre indications de Terbinafine ?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Terbinafine ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

ONYTEC : l’Onytec ® vernis

 

Onytec ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
    • Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
    • Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).

 

MYCOSTER : le Mycoster ® vernis a 8%

 

Mycoster ® :

  • Mycoster ®, qu’est-ce que c’est ?

Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Mycoster ®

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire

 

SOINS DES ONGLES : avoir de beaux ongles

Soins des ongles

Les soins des ongles peuvent consister en l’application de Vernis a ongles ou de Faux-ongles
Les problemes d’ongles sont le plus souvent le reflet de mauvais soins des ongles.

Soins des ongle

Comment prendre soin de ses ongles

Couper ses ongles pas trop court et au carré, surtout pour les gros orteils.

En cas de coupe trop courte et en demi-cercle, il y a un risque d’ongle incarné. De même il faut toujours utiliser un coupe ongles propre

Ne pas se ronger les ongles.

Voir comment arreter de se ronger les ongles

Ne pas mouiller les mains trop souvent

Cela fragilise les ongles. L’idéal est de mettre des gants lors de la vaisselle, du ménage…

Bien se sécher les mains.

Chaque fois qu’on se lave les mains, bien  sécher les ongles.

Bien hydrater ses mains et ses ongles

Utiliser régulièrement une creme hydratante protege les mains et les ongles

Porter des chaussures à bout souple et large.

Pour éviter de traumatiser les ongles des pieds

Ne pas porter les chaussures de quelqu’un d’autre.

Ne pas marcher pieds nus dans les endroits publics.

Mieux vaut avoir des sandales ou des tongs dans les douches des vestiaires ou au bord des piscines publiques.

Boire normalement.

Une bonne hydratation générale est important pour l’ongle comme pour la peau.

 

 

Enlever faux ongles, ongles artificiels en resine

Enlever des faux ongles

Peut-on enlever des faux ongles?

Il existe plusieurs types d’ongles artificiels :

  • les  adhésifs préformés en matière plastique, qui sont simplement collés sur la tablette unguéale
  • les gels durcissant au moyen dun catalyseur (rayons Ultra-Violets, lumière, spray…)
  • et enfin les résines.

La difficulté pour enlever les faux-ongles est croissante dans cette classification : les adhesifs sont simplement collés et ils se décollent avec le temps. Parfois, l’application douce d’un dissolvant permet de décoller les ongles artificiels adhésifs et de dissoudre les faux ongles en gel durcissant.
A l’autre extreme, les résines sont façonnées sur l’ongle et y adhèrent tellement qu’ils font presque partie de la tablette de l’ongle. Il est donc très difficile denlever par soi-même des ongles artificiels en résine et cela risque même d’être particulièrement traumatisant pour longle et la meilleure des solutions lorsqu’on regrette la pose d’ongles artificiels est de re-prendre rendez-vous avec le professionnel qui les a posés afin de déterminer s’il est possible de les enlever