MYCOSE ONGLE : guérir la mycose des ongles (pied, gros orteil…)

Mycose d’ongle (onychomycose) : symptômes, diagnostic et traitement

Cet article en vidéo


Vidéo : mycose d'ongle expliquée par le dermatologue

La mycose d’ongle (ou onychomycose) est une infection très fréquente, le plus souvent due à un champignon appelé dermatophyte, touchant préférentiellement l’ongle du gros orteil. Elle donne un aspect d’ongle friable, blanchi ou jauni, souvent épaissi et décollé de la peau. Attention : plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont pas des mycoses — un avis médical est indispensable. Le traitement repose sur un vernis antifongique si la matrice de l’ongle n’est pas atteinte, ou sur des médicaments par voie orale dans le cas contraire.

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Mycose d'ongle de pied — onychomycose
Mycose d’ongle de pied

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« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Sommaire :
Qu’est-ce que c’est |
Facteurs favorisants |
Diagnostic |
Types de mycoses |
Prévention |
Traitement |
Ongles verts, candida… |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que la mycose des ongles ?

L’onychomycose est une infection des ongles par un champignon, fréquente à partir de 45 ans et très commune chez les personnes âgées : près d’une personne de 70 ans sur deux est atteinte. Les ongles les plus touchés sont ceux du gros et du dernier orteil.

Onychomycose du gros orteil — ongle jauni et épaissi
Onychomycose du gros orteil
Mycose jaune de l'ongle
Mycose jaune de l’ongle

Les champignons les plus fréquemment en cause sont les dermatophytes (80% des cas, principalement Trichophyton rubrum).

📚 Référence scientifique : Épidémiologie des onychomycoses — revue internationale — PubMed

Facteurs favorisant la mycose des ongles

Les facteurs de risque sont les mêmes que pour les mycoses des pieds :

  • Macération et humidité persistante des pieds
  • Prêt de chaussures
  • Fréquentation de lieux collectifs à pieds nus (piscines, vestiaires, douches…)

Les personnes à risque accru sont : les personnes âgées, celles ayant déjà des mycoses des pieds, les diabétiques, les immunodéprimés et les personnes souffrant de transpiration excessive des pieds.

Diagnostic de la mycose des ongles

La forme la plus fréquente est un épaississement de l’ongle qui prend une couleur jaunâtre ou blanchâtre, progressant vers la base de l’ongle. À son extrémité, l’ongle peut devenir friable et se décoller de la peau.

Mycose débutante de l'ongle — tache blanche
Mycose débutante de l’ongle
Tache blanche de mycose débutante sur ongle
Tache blanche de mycose débutante
Mycose des ongles de pied avec atteinte de la matrice
Mycose des ongles avec atteinte de la matrice

Le diagnostic est souvent possible à l’œil nu. En dermatoscopie, on observe des bords déchiquetés, des stries longitudinales, une couleur jaune et des bords effrités — à distinguer de l’onycholyse traumatique dont le bord est linéaire.

Un prélèvement de l’ongle avec examen direct et mise en culture au laboratoire permet de confirmer le diagnostic et d’identifier le champignon responsable — ce qui conditionne le traitement.

⚠️ Attention : plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont PAS des mycoses. Traumatisme, psoriasis unguéal, lichen plan… peuvent donner un aspect similaire. Un avis médical s’impose avant tout traitement.

Types de mycoses d’ongles

Onychomycoses à dermatophytes

Les plus fréquentes, touchant un ou plusieurs orteils, souvent associées à une mycose des pieds (pied d’athlète) ou à des mycoses cutanées. Le champignon le plus fréquent est Trichophyton rubrum (80% des cas).

Onychomycoses à levures (candida)

Moins fréquentes, elles concernent essentiellement les ongles des mains. Elles se manifestent souvent par un périonyxis (pourtour de l’ongle gonflé et rouge) et touchent particulièrement les diabétiques.

Onychomycoses à moisissures

Il s’agit souvent d’une atteinte isolée d’un seul ongle, parfois post-traumatique, réfractaire aux traitements habituels. Les agents en cause sont Fusarium sp., Acremonium sp. et Aspergillus sp. Une moisissure doit être retrouvée au minimum deux fois pour confirmer son rôle pathogène.

Prévenir la mycose des ongles

  • Couper les ongles régulièrement
  • Porter des chaussures ouvertes en été, des chaussettes en coton (fil d’Écosse idéalement) changées tous les jours
  • Laver les pieds une fois par jour et bien sécher les espaces inter-orteils
  • Porter des claquettes dans les lieux collectifs (piscines, douches, vestiaires…)
  • En cas de mycoses récidivantes, des poudres antifongiques (Mycoster®, Econazole®…) peuvent être pulvérisées dans les chaussures

Traitement de la mycose des ongles

Avant tout traitement : enlever le maximum de partie malade (podologie, crème à l’urée) et désinfecter les chaussures.

Si la matrice de l’ongle est atteinte → traitement oral

La matrice est la zone de l’ongle située sous la peau qui le produit. Si elle est atteinte, un traitement par voie orale est nécessaire, le plus souvent la Terbinafine (Lamisil®, Fungster®…).

Le traitement oral est recommandé en cas de :

  • Atteinte de plus de 50% de la tablette unguéale
  • Atteinte matricielle ou tablette de plus de 2 mm d’épaisseur
  • Onychomycose sous-unguéale proximale
  • Plus de trois ongles atteints

Ce traitement nécessite un prélèvement mycologique préalable, une prise de sang et la vérification de l’absence de contre-indications.

📚 Référence scientifique : Recommandations pour le traitement des onychomycoses — PubMed

Si la matrice n’est pas atteinte → traitement local

Un vernis antifongique suffit généralement. Un ongle de pied poussant d’environ 1,5 mm par mois, il faut souvent plus de 6 mois de traitement pour obtenir la guérison complète.

Vernis prescrits sur ordonnance :

Vernis disponibles sans ordonnance (après avis médical ou pharmaceutique)

⚠️ Ne vous improvisez pas médecin ! Consultez votre médecin traitant avant tout traitement. Ces vernis ne peuvent être utilisés que si la mycose ne touche pas plus des 3/4 de l’ongle ni plus de 5 ongles.

AMOROLFINE / LOCÉRYLPRO : 1 à 2 applications par semaine jusqu’à guérison (6 mois pour les mains, 9 mois pour les pieds). Limer la zone atteinte avant la première application. Enlever le vernis précédent avec du dissolvant avant chaque nouvelle application. Ne pas utiliser les mêmes limes sur les ongles sains.

CICLOPIROX / MYCONAIL : 1 application par soir sur l’ongle et les 5 mm de peau bordant l’ongle. Ne pas laver les ongles dans les 6 heures suivant l’application. Ne pas appliquer d’autre vernis à ongles sur les zones traitées. Par temps froid (sous 15°C), réchauffer le flacon entre les mains si le vernis se gèle.

Laser pour les mycoses des ongles

Les lasers Nd:YAG et CO2 fractionnel peuvent être proposés, mais les données sur leur efficacité restent limitées (études majoritairement non contrôlées). La FDA américaine les a approuvés uniquement pour un éclaircissement temporaire de l’ongle, non pour traiter la mycose. Leur utilisation n’est pas recommandée en première intention.

📚 Laser et onychomycoses : revue des données — PubMed

Traitement des mycoses à moisissures

Les moisissures sont peu sensibles aux antifongiques classiques. Les Aspergillus peuvent répondre à la terbinafine ou à l’itraconazole ; les Fusarium seront plutôt traités par itraconazole. L’avulsion chimique (urée : Onyster®, Amycor Onychoset®) ou chirurgicale reste souvent efficace, encadrée par des antifongiques locaux et oraux.

Ongles verts, bleus, marrons — cas particuliers

Ongles verts et bleu-noirs

Souvent liés à une surinfection à Pseudomonas aeruginosa (pyocyanique). Traitement : Bétadine® solution dermique et bains de Dakin®.

Mycose des ongles à Candida

Elle se manifeste par un périonyxis (pourtour de l’ongle gonflé et rouge à Candida albicans), notamment chez le diabétique, évoluant vers une atteinte de l’ongle prenant une teinte irrégulière jaune verdâtre, marron ou noire, surtout dans les zones latérales.

Onychomycose et périonyxis à Candida
Onychomycose et périonyxis à Candida
Candida dans l'ongle
Candida dans l’ongle
Périonyxis à Candida
Périonyxis à Candida

Le traitement associe :

  • Contrôle du diabète si présent
  • Lutte contre l’humidité : séchage soigneux des mains, éviction des détergents et traumatismes mécaniques (manucurie…)
  • Traitement des foyers de candidose associés (muqueuse, digestif, génital)
  • Bains de doigts antiseptiques : Bétadine® dermique, chlorhexidine (Plurexid®, Hibidil®), Hexomédine®
  • Application d’un antifongique local en gel ou lotion plusieurs fois par jour

Ces traitements doivent être poursuivis jusqu’à guérison complète, soit 4 à 6 mois en moyenne. En cas d’échec, un traitement oral peut être envisagé : fluconazole (Triflucan®) ou itraconazole (Sporanox®) avec surveillance hépatique.

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Questions fréquentes sur la mycose des ongles

Comment savoir si c’est bien une mycose et pas autre chose ?

Plus de la moitié des anomalies d’ongles ne sont pas des mycoses. Un ongle épaissi ou jauni peut être dû à un traumatisme, un psoriasis unguéal, un lichen plan… Seul un médecin peut poser le diagnostic, confirmé si nécessaire par un prélèvement mycologique en laboratoire.

Combien de temps dure le traitement ?

Un ongle de pied pousse d’environ 1,5 mm par mois. Il faut généralement 6 à 9 mois de traitement local (vernis) pour obtenir un ongle entièrement sain. Le traitement oral est plus court mais nécessite un suivi médical.

Peut-on traiter une mycose d’ongle sans ordonnance ?

Des vernis à base d’amorolfine (Locéryl Pro®) ou de ciclopirox (Myconail®) sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Mais ils ne doivent être utilisés qu’après avis médical ou pharmaceutique, uniquement si la mycose touche moins des 3/4 de l’ongle et moins de 5 ongles. En cas de doute, consultez votre médecin traitant.

La mycose des ongles est-elle contagieuse ?

Oui. Elle peut se transmettre à d’autres ongles du même pied, aux proches par contact cutané ou partage de chaussures/chaussettes, et dans les lieux collectifs (piscines, vestiaires). Des mesures d’hygiène strictes sont essentielles pendant et après le traitement.

Faut-il traiter une mycose d’ongle qui ne fait pas mal ?

Oui. Même indolore au début, l’onychomycose peut progresser et détruire l’ongle, atteindre d’autres ongles et se transmettre à l’entourage. Un traitement précoce est plus efficace et plus court.

Le laser peut-il guérir une mycose d’ongle ?

Le laser (Nd:YAG, CO2 fractionnel) n’est pas recommandé en première intention : les études disponibles sont insuffisantes pour prouver son efficacité. La FDA l’a approuvé uniquement pour un éclaircissement temporaire de l’ongle, non comme traitement curatif de la mycose.


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BOTRIOMYCOME : le granulome pyogénique ou bourgeon charnu

Botriomycome (granulome pyogénique) : causes, symptômes et traitements

Le botriomycome, ou granulome pyogénique, est une tumeur vasculaire bénigne de la peau et des muqueuses, à croissance rapide, se manifestant comme une petite boule rouge qui saigne facilement au moindre contact.
Malgré son nom évocateur, il ne s’agit ni d’un granulome infectieux à proprement parler, ni d’une lésion liée au pus (pyogénique) : ces termes sont historiquement inexacts mais restent d’usage courant.
Le botriomycome est fréquent, survient à tout âge — mais préférentiellement chez l’enfant de moins de 5 ans et la femme enceinte — et ne régresse pas spontanément, ce qui le distingue d’autres lésions vasculaires bénignes.
Son principal risque est d’être confondu avec un mélanome amelanotique ou un carcinome : toute lésion nodulaire rouge à croissance rapide doit être évaluée par un dermatologue.

Botriomycome du doigt : petite boule rouge saignante

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Causes et mécanisme

La cause exacte du botriomycome reste inconnue.
Il s’agit histologiquement d’une prolifération capillaire lobulaire dans un stroma œdémateux infiltré de cellules inflammatoires (polynucléaires neutrophiles), ressemblant à un tissu de granulation exubérant.

Facteurs déclenchants identifiés :
Traumatisme cutané : coupure, piqûre, écorchure, corps étranger — le botriomycome apparaît souvent sur le site d’une blessure ancienne ou récente, parfois minime et oubliée,
Grossesse : imprégnation hormonale (œstrogènes et progestérone) stimulant l’angiogenèse. Localisation caractéristique sur les gencives (épulis gravidique), les lèvres ou les doigts,
Médicaments angiogéniques : isotrétinoïne orale (traitement de l’acné sévère), inhibiteurs de protéases (traitement antirétroviral du VIH), certains chimiothérapies (EGFR inhibiteurs, sorafénib),
Infections locales chroniques : bords d’un ongle incarné, plaie chronique.
Une origine infectieuse au papillomavirus (HPV) a été évoquée mais n’est pas prouvée.

Symptômes : reconnaître un botriomycome

Le botriomycome présente une évolution très caractéristique en deux phases :

Phase d’apparition et de croissance rapide :
– Apparition d’une petite papule rouge vif, luisante, indolore, souvent après un traumatisme local,
– croissance rapide en 1 à 3 semaines pour atteindre 0,5 à 2 cm de diamètre,
– aspect de petite boule rouge brillante, parfois pédiculée (portée par un pédicule étroit).

Phase de lésion constituée :
La lésion peut prendre différents aspects selon son âge et ses complications :
– surface lisse et rouge vif (lésion jeune),
– surface érodée, suintante, croûteuse,
– saignement facile et abondant au moindre contact ou frottement — signe clinique très évocateur,
– parfois surface noirâtre en raison d’un saignement intra-lésionnel,
– lésion parfois épidermisée en surface (lésion ancienne).

Évolution d'un botriomycome
Botriomycome

Localisations préférentielles :
Doigts (zone péri-unguéale, pulpe des doigts) : localisation la plus fréquente,
joues et lèvres du visage,
– mains, pieds, orteils,
gencives pendant la grossesse (épulis gravidique),
– muqueuse buccale, langue,
– conjonctive oculaire (rare).

Populations particulièrement concernées :
– Enfants de moins de 5 ans,
– femmes enceintes (2e et 3e trimestre),
– patients sous isotrétinoïne ou inhibiteurs de protéases,
– personnes avec plaies chroniques ou ongle incarné.

Diagnostic différentiel : avec quoi ne pas confondre ?

Le botriomycome peut mimer plusieurs lésions dont certaines sont graves :

Mélanome amélanotique :
Mélanome sans pigmentation, peut ressembler à un botriomycome rouge. C’est la confusion la plus dangereuse. Toute lésion nodulaire rouge à croissance rapide doit être biopsiée pour éliminer formellement un mélanome.

Carcinome basocellulaire nodulaire :
Nodule rosé à surface luisante avec télangiectasies, croissance plus lente que le botriomycome.

Carcinome épidermoïde :
Lésion kératosique infiltrée, généralement sur fond de kératose actinique ou de cicatrice chronique.

Hémangiome infantile :
Tumeur vasculaire bénigne du nourrisson, mais apparaît dans les premières semaines de vie avec une phase de croissance puis d’involution spontanée — contrairement au botriomycome qui ne régresse pas.

Verrue vulgaire (verruca vulgaris) :
Surface kératosique, rugueuse, non saignante spontanément.

Kyste mucoïde digital :
Nodule translucide péri-unguéal, contenu liquidien.

⚠️ La règle EFG (Élevé, Ferme, Grossit) s’applique : tout nodule rouge à croissance rapide doit être évalué par un dermatologue et idéalement biopsiéé ou excisé.

Examens complémentaires

Dermoscopie :
Examen non invasif réalisé par le dermatologue. Le botriomycome présente en dermoscopie un aspect caractéristique :
– fond rouge homogène ou zones blanches réticulées (stroma fibromyxoïde),
– collerette épidermique périphérique blanche caractéristique,
– vaisseaux en points ou glomérulaires.
La dermoscopie aide à distinguer le botriomycome du mélanome amélanotique dans la majorité des cas.

Histologie (biopsie ou exérèse-biopsie) :
L’examen anatomopathologique reste l’examen de référence pour le diagnostic de certitude.
Il montre une prolifération de capillaires néoformés organisés en lobules dans un stroma œdémateux, infiltré de polynucléaires neutrophiles, recouvert d’un épiderme aminci et souvent ulcéré.
L’examen histologique est indispensable pour éliminer formellement un mélanome ou un carcinome, notamment chez l’adulte.

Traitement du botriomycome

Le botriomycome ne régresse pas spontanément et doit être traité. Le choix du traitement dépend de l’âge du patient, de la localisation et de la taille de la lésion.

Chez l’enfant

Cryothérapie à l’azote liquide en première intention :
Application d’azote liquide directement sur la lésion en une ou plusieurs séances espacées de 2 à 4 semaines. Bonne efficacité pour les petites lésions pédiculées. Peut nécessiter 2 à 4 séances pour une régression complète.
En cas d’échec de la cryothérapie ou de lésion volumineuse :
Exérèse chirurgicale au bistouri avec suture,
électrocoagulation à la base de la lésion après curetage,
laser CO2 ou Nd:YAG : alternative efficace, précise et à faible risque cicatriciel.

Chez l’adulte

Exérèse chirurgicale avec analyse histologique systématique de la pièce opératoire : traitement de référence.
L’exérèse doit être complète (emportant la base d’implantation) pour éviter la récidive locale.
Les techniques alternatives (cryothérapie, électrocoagulation, laser) peuvent être proposées mais présentent un taux de récidive plus élevé qu’une chirurgie bien conduite.

Cas particulier : botriomycome de la grossesse

Le botriomycome gingival (épulis gravidique) régresse spontanément dans la majorité des cas dans les semaines suivant l’accouchement. Une abstention thérapeutique est donc recommandée pendant la grossesse sauf en cas de saignement très abondant, de gêne fonctionnelle importante ou de doute diagnostique. Si un traitement est nécessaire pendant la grossesse : laser CO2 ou électrocoagulation sous anesthésie locale.

Cas particulier : botriomycome sous isotrétinoïne

Les botriomycomes apparus sous isotrétinoïne régressent souvent spontanément à la réduction de dose ou à l’arrêt du traitement. Une surveillance attentive est recommandée avant de proposer un geste chirurgical, sauf si la lésion saigne abondamment.

En cas de récidive

La récidive locale est possible (10 à 15 % des cas) avec toutes les techniques. L’exérèse chirurgicale large emportant la base d’implantation est le traitement de référence en cas de récidive, avec analyse histologique systématique.

Surveillance après traitement

Après traitement, une surveillance à 4 à 6 semaines est recommandée pour s’assurer de l’absence de récidive locale.
En cas de récidive ou d’évolution inattendue, une biopsie est indispensable pour éliminer une lésion maligne.

Questions fréquentes sur le botriomycome

Mon enfant a une boule rouge qui saigne sur le doigt : est-ce grave ?

Le botriomycome est une lésion bénigne et ne présente aucun risque de transformation cancéreuse. Cependant, il ne disparaît pas seul et doit être traité pour éviter les saignements répétés. Une consultation dermatologique est recommandée pour confirmation diagnostique et traitement adapté. Il ne faut surtout pas tenter de l’arracher ou de le faire saigner volontairement.

Pourquoi un botriomycome saigne-t-il autant ?

Le botriomycome est constitué d’une multitude de capillaires néoformés très fragiles, regroupés dans un stroma conjonctif lâche et recouverts d’un épiderme très mince. Le moindre contact rompt ces capillaires et provoque un saignement qui peut sembler disproportionné par rapport à la taille de la lésion. C’est ce saignement facile et abondant qui est le signe clinique le plus caractéristique.

Le botriomycome peut-il réapparaître après traitement ?

Oui, des récidives locales sont possibles dans 10 à 15 % des cas, quelle que soit la technique utilisée. Le risque est plus élevé si la base d’implantation n’a pas été entièrement détruite ou excisée. En cas de récidive, l’exérèse chirurgicale avec marge est le traitement le plus fiable.

Faut-il faire analyser un botriomycome après l’avoir enlevé ?

Oui, systématiquement chez l’adulte. L’analyse histologique de la pièce opératoire est indispensable pour confirmer le diagnostic de botriomycome et éliminer formellement un mélanome amélanotique ou un carcinome épidermoïde, qui peuvent avoir un aspect très similaire cliniquement.

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En savoir plus sur les cancers cutanés et le mélanome,
le hémangiome infantile,
la kératose actinique,
le traitement de l’acné par isotrétinoïne,
la dermatoscopie
et l’ongle incarné.

DOULEUR DE L’ONGLE : ongle douloureux et tumeur glomique

Douleur de l’ongle : et si c’était une tumeur glomique?

Les douleurs de l’ongle ont trois grandes origines : traumatismes, infections et tumeur glomique

Ongles

1/ Traumatisme de l’ongle

Le traumatisme peut être

1.1/ Traumatisme violent

par exemple écrasement de l’ongle donnant le plus souvent un hématome sous l’ongle,

1.2/ Traumatisme chronique

par exemple frottement dans les chaussures provoquant souvent un aspect marron et epaissi de l’ongle

1.3/Cassure de l’ongle

Il correspond parfois à un ongle fendu

Mieux vaut dans tous les cas de traumatismes consulter car le médecin peut évacuer l’hématome, réparer l’ongle, éliminer une mycose de l’ongle…

2/ Infections

Les infections concernent le pourtour de l’ongle :

2.1/ la base de l’ongle :

2.1.1/ panaris

2.2.2/ périonyxis candidosique

2.2/ l’extrémité de l’ongle : ongle incarné


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3/ Tumeur glomique

La tumeur glomique est une tumeur bénigne développée à partir du glomus, une formation neurovasculaire.

Elles se situe à proximité de la base de l’ongle, sous l’ongle ou dans la pulpe.

3.1/ Cause

Son origine est souvent inconnue, mais des cas post traumatiques ont été décrits (coup d’aiguille dans la pulpe du doigt par exemple)

3.2/ Symptomes

Le symptôme principal est la douleur de l’ongle, qui parait le plus souvent normal.

Il existe plusieurs signes permettant de faire le diagnostic :

  • Douleur exacerbée au froid et au moindre choc
  • Douleur provoquée avec la pointe d’un stylo sur l’ongle (signe de Love ou test de Hildreth ).
  • Test du garrot : en chassant le sang contenu dans le doigt par des massages et mise en place d’un petit élastique à la base du doigt, la douleur disparaît alors totalement ou partiellement

Dermoscope : aire rose sans structure avec vaisseaux arborescents visibles sous la tablette unguéale

3.3/ Examens complémentaires

Radiographie standard à la recherche d’une encoche corticale

IRM préopératoire

3.4/ Traitement

La chirurgie est le traitement de référence de la tumeur glomique avec voie d’abord « en gueule de requin ».

 

SE RONGER LES ONGLES : pourquoi? comment arrêter de se manger les ongles

Se ronger les ongles, pourquoi? comment arrêter?

Il est très fréquent de se manger les ongles, qu’on soit enfant, adolescent ou adulte; cette habitude est appelée onychophagie ou onychotillomanie. Elle est proche de la dermatillomanie (habitude de se manipuler la peau) et de la trichotillomanie (habitude de s’arracher les cheveux), faisant partie des troubles obsessionnels compulsifs et plus fréquente en cas d’anxiété et  chez les personnalités anxieuses. Se ronger les ongles serait un acte compulsif permettant de se libérer de son anxiété. Il existe de nombreux trucs pour arrêter de se ronger les ongles

Se ronger les ongles

Pourquoi on se ronge les ongles?

Tout d’abord il faut dédramatiser, cette habitude est très fréquente puisqu’elle concernerait un tiers des Français, le plus souvent sous une forme légère, ne concernant que quelques doigts et de temps en temps. Les forme sévères, touchant tous les doigts et quasi constantes dans la journée, concerneraient moins de 1% de la population, en particuliers des enfants et des adolescents.

L’environnement

Il faut savoir que ce geste est très souvent lié à la reproduction d’un geste vu chez ses proches : parents, aîné, etc.

Il survient souvent dans un contexte de stress, d’anxiété. Se ronger les ongles serait un acte compulsif (voir troubles obsessionnels compulsifs) permettant de se libérer de son anxiété.

La personnalité

La personne qui se ronge les ongles a souvent une personnalité anxieuse, regroupant les tendances à la personnalité évitante, ayant peur du ridicule et du jugement des autres, perfectionniste (personnalité obsessionnelle compulsive) voire soumise (voir personnalité  dépendante ). Elle est souvent timide et introvertie.

Les facteurs favorisants

Les remarques des autres!

On a pris l’habitude de se ronger les ongles et les autres sont souvent un facteur déclencheur par le stress qu’ils nous font ressentir… en nous le faisant remarquer : le fait de se ronger les ongles se voit, et les autres ne manquent souvent pas l’occasion d’en faire la remontrance, ceci n’a alors pour effet que d’accentuer les symptomes par honte, culpabilité et augmentation de l’anxiété. Et plus on les ronge, plus cela se voit et augmente notre culpabilité et notre anxiété, la boucle est bouclée…

Le travail, le stress, la famille…

Le travail est souvent la première raison invoquée de se ronger les ongles (1/4 des cas), avec le stress créé par la conjoncture économique et le pouvoir d’achat, les problèmes familiaux (enfants, amours, parents…). Tous ces facteurs stressants sont des déclencheurs de l’anxiété.

Qui se ronge les ongles?

Les enfants sont les plus touchés (25% des enfants et des ados seraient concernés). Au sein des adultes, c’est la tranche 35-50 ans qui est la plus concernée par le problème.

Quelles sont les conséquences de l’onychophagie?

L’onychophagie et l’onychotillomanie provoquent de petites lésions cutanées des ongles et de leur pourtour, avec petites plaies, ablation des petites peaux autour des ongles (appelées « envies »)…

Tout ceci constitue souvent une porte d’entrée pour des infections, qu’elles soient bactériennes (panaris notamment) ou virales (verrues des doigts). Dans ce dernier cas il n’est pas rare que le fait de se ronger les ongles favorise la dissémination des verrues autour des autres ongles, voire des lèvres ou de la bouche…

Dégats de l’onychophagie

 

Panari ou tourniole

 

Verrues autour de l'ongle
Verrues autour de l’ongle

On peut aussi uniquement se manipuler les ongles comme dans la la dermatillomanie (habitude de se manipuler la peau) ou la trichotillomanie (habitude de s’arracher les cheveux). Les signes alors sont un peu différents : tablette de l’ongle déformée, décollement de l’ongle… Il s’agit de l’onychotillomanie.

La dermtascopie révèle souvent dans ces cas : une absence de tablette unguéale, de multiples hémorragies obliques, une pigmentation grise au niveau du lit de l’ongle ou la présence de stries, semble-t-il caractéristiques de l’onychotillomanie selon cette étude.

Arrêter de se ronger les ongles

Il n’est pas toujours facile de se débarrasser de cette habitude mais il faut respecter plusieurs règles et essayer plusieurs trucs :

  1. ne jamais prendre l’habitude de se ronger les ongles pour les couper.
  2. ne pas stigmatiser son problème : ce n’est pas un drame, moins on y pense, moins on a de risque de recommencer et moins cela se verra. Il ne faut donc pas se culpabiliser de l’état de ses doigts et passer à autre chose. Plus on stresse à l’idée de montrer des doigts abimés, plus l’angoisse monte et plus on tend à se calmer en les mangeant… De même les parents doivent s’abstenir de sermonner leur enfant car cela augmente leur angoisse
  3. se poser la question de la cause à éliminer : tendance anxieuse, stress que l’on peut réduire? apprendre à respirer et se détendre
  4. les trucs locaux : mettre de la crème hydratante (elle protège et a souvent un mauvais gout), des vernis au gout amer, des pansements, macher du chewing gum au lieu de manger ses ongles…

    1/ Il ne faut pas commencer! et arrêter ensemble…

Il faut savoir que ce geste est très souvent lié à la reproduction d’un geste vu chez ses proches : parents, aîné, etc. Si un parent est concerné, il faut lui suggérer d’arrêter lui aussi de se ronger les ongles.

De même il ne faut pas prendre l’habitude à aucun moment de se ronger les ongles pour les couper

2/ Ne pas stigmatiser

On a pris l’habitude de se ronger les ongles et les autres sont souvent un facteur déclencheur par le stress qu’ils nous font ressentir…

2.1/ Le regard des autres

On craint le regard des autres sur l’état de ses doigts et plus on stresse à l’idée de montrer des doigts abimés, plus l’angoisse monte et plus on tend à se calmer en les mangeant… et plus ils sont vilains. Il faut donc dédramatiser la situation, se dire que l’état de ses doigts n’est pas un drame et que cela passera plus vite si on n’y touche plus

2.2/ Les remarques des autres

Les autres ne manquent souvent pas l’occasion d’en faire la remontrance, ceci n’a alors pour effet que d’accentuer les symptomes par honte, culpabilité et augmentation de l’anxiété. Et plus on les ronge, plus cela se voit et augmente notre culpabilité et notre anxiété, une fois de plus la boucle est bouclée…

Ainsi, les parents doivent s’abstenir de sermonner leur enfant car cela augmente leur angoisse. Quand il n’y a pas de spectateur, il n’y a pas de spectacle et cette vilaine habitude tend souvent à se résorber d’elle même en quels mois ou années

3/ Essayer de traiter la cause et se relaxer

Ce symptome peut être l’occasion de se poser des questions sur son stress, son anxiété, sa capacité à appréhender les soucis du quotidien et à se relaxer. Le sport peut aussi permettre dese défouler de ses angoisses.

On peut apprendre à respirer, se relaxer et se poser des questions sur sa personnalité si on pense être en souffrance psychologique. Un psychologue peut alors aider en cas de personnalité anxieuse, regroupant les tendances à la personnalité évitante, ayant peur du ridicule et du jugement des autres, perfectionniste (personnalité obsessionnelle compulsive) voire soumise (voir personnalité  dépendante ).

4/ Les trucs et astuces pour arrêter de se ronger les ongles

4.1/ Crème hydratante

L’application d’une crème hydratante a à la fois un effet apaisant et protecteur mais surtout elle a un gout de cosmétique qui coupe souvent l’envie de se ronger les ongles

4.2/ Vernis

On peut appliquer sur les ongles un vernis au gout amer qui dégoute de se ronger les ongles

4.3/ Pansements

Le renouvellement quotidien de pansement médical de type Micropore®, laissé en place pendant 6 mois, peut être efficace : l’occlusion sous un pansement permet à l’onychophage de prendre conscience de son tic afin de pouvoir l’interrompre.

4.4/ Chewing gum

Le fait de macher un chewing gum permet de dériver un geste buccal.

TACHE NOIRE SUR L’ONGLE : ligne noire sur un ongle (mélanonychie)

Tache ou bande noire ou foncée sur un ongle (mélanonychie) : causes et quand s’inquiéter

Mélanonychie - bande noire sur l'ongle aspect en code-barre - signe d'alerte mélanome

Une tache noire ou marron sur un ongle — appelée mélanonychie longitudinale — est un motif de consultation fréquent en dermatologie. Dans la majorité des cas, elle est bénigne : pigmentation ethnique, hématome sous-unguéal, traumatisme ou naevus de l’ongle. Mais elle peut aussi révéler un mélanome sous-unguéal — l’une des formes de mélanome les plus difficiles à diagnostiquer et souvent détectée tardivement. Toute bande noire de l’ongle mérite une consultation dermatologique, sans exception.

⚠️ Une bande noire qui s’élargit, change de couleur, s’étend à la peau autour de l’ongle ou apparaît après 50 ans doit être examinée en urgence par un dermatologue.

Bande noire sur un ongle — consultation dermatologique ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Sommaire :
Causes bénignes |
Naevus de l’ongle |
L’abécédaire ABCDEF — signes d’alarme |
Rôle de la dermoscopie |
Conduite à tenir |
Questions fréquentes

Causes bénignes d’une tache noire sur l’ongle

Avant de s’alarmer, plusieurs causes bénignes peuvent expliquer une bande noire ou foncée sur un ongle :

L’hématome sous-unguéal — c’est la première cause à éliminer. Un traumatisme de l’ongle (choc, chaussure trop serrée, sport intensif) peut provoquer un saignement sous la tablette unguéale donnant une tache ou bande brun-noirâtre. L’hématome se distingue de la pigmentation vraie par sa migration progressive vers le bord libre au fil de la pousse de l’ongle (3 à 6 mois pour voir l’hématome « sortir » complètement). En dermoscopie, on observe des globules rouges périphériques caractéristiques.

La pigmentation ethnique — très fréquente chez les personnes à peau foncée (phototypes IV-VI, origines africaines, asiatiques, antillaises, méditerranéennes). Elle touche souvent plusieurs ongles simultanément, est présente depuis l’enfance ou l’adolescence, régulière, stable et symétrique. La présence de bandes multiples et stables sur plusieurs ongles oriente fortement vers cette cause bénigne.

Les médicaments — certains médicaments peuvent provoquer une mélanonychie : chimiothérapies (hydroxyurée, 5-FU, bléomycine, doxorubicine), antipaludéens (chloroquine), antirétroviraux (zidovudine, AZT), cyclines, minocycline. La mélanonychie médicamenteuse touche souvent plusieurs ongles et régresse à l’arrêt du traitement.

Les traumatismes chroniques — ongles de sportifs (coureurs, footballeurs), frottements répétés, habitude de mordre les ongles. Localisés sur les ongles les plus exposés.

Les infections — certaines mycoses unguéalesTrichophyton rubrum notamment) peuvent provoquer une coloration brun-noirâtre. La mycose s’accompagne d’un épaississement, d’une fragilité et d’un aspect fripé de l’ongle. Certaines infections bactériennes (Pseudomonas) donnent une coloration verdâtre-noirâtre.

Les naevus et lentigos de la matrice — voir section suivante.

Le naevus de l’ongle — grain de beauté de la matrice

Le naevus de l’ongle est un grain de beauté (nævus mélanocytaire) situé dans la matrice unguéale — la zone de production de l’ongle, située sous la peau en arrière de la lunule. Comme tout naevus, les mélanocytes de la matrice produisent de la mélanine qui est incorporée dans la tablette unguéale à mesure qu’elle pousse, créant une bande longitudinale pigmentée allant de la lunule au bord libre.

Le naevus de l’ongle peut être présent dès la naissance (naevus congénital) ou apparaître à tout âge. Chez l’enfant, une mélanonychie est le plus souvent bénigne et d’origine nævique — mais doit être surveillée. Chez l’adulte, toute mélanonychie nouvelle ou changeante doit faire suspecter une transformation maligne jusqu’à preuve du contraire.

Caractéristiques d’un naevus bénin de l’ongle : bande régulière, lignes parallèles de même épaisseur et même couleur, bords nets, stable dans le temps, présente depuis l’enfance. Ces critères de bénignité sont évalués à l’examen clinique et en dermoscopie.

L’abécédaire ABCDEF — signes d’alarme du mélanome sous-unguéal

Face à une mélanonychie de l’adulte, les dermatologues utilisent un abécédaire clinique spécifique — adapté aux particularités du mélanome sous-unguéal. La présence de plusieurs de ces critères doit conduire à une biopsie.

A — Âge et origine : pic de fréquence entre 50 et 70 ans. Origine asiatique, afro-américaine ou américaine (phototypes dans lesquels le mélanome acral-lentigineux est proportionnellement plus fréquent). Toute mélanonychie apparaissant après 50 ans est suspecte jusqu’à preuve du contraire.

B — Les 3B de la Bande : Brown-Black (couleur brun-noir foncé), Breadth (largeur ≥ 3 mm — plus la bande est large, plus le risque est élevé), Blurred (bordures floues et irrégulières plutôt que bords nets parallèles). Ces trois caractéristiques évaluées à la dermoscopie sont les critères les plus discriminants.

C — Changement : évolution rapide en largeur ou en couleur. Aspect « en code-barre » où les lignes constituant la bande sont d’épaisseurs et de couleurs irrégulières — contrairement au naevus bénin où les lignes sont régulières et uniformes. La largeur de la bande est plus importante près de la matrice qu’au bord libre (signe d’aggravation progressive).

D — Doigt atteint : ordre de fréquence décroissant du mélanome sous-unguéal : pouce > gros orteil > index. Main Dominante préférentiellement touchée. Un seul doigt atteint est un signe d’alarme — les pigmentations bénignes ethniques touchent souvent plusieurs ongles.

E — Extension : signe de Hutchinson — pigmentation qui déborde de l’ongle sur la peau de la lunule, du repli proximal ou des replis latéraux. C’est le signe le plus spécifique du mélanome sous-unguéal — sa présence doit conduire à une biopsie en urgence. À distinguer du pseudo-signe de Hutchinson : pigmentation visible par transparence à travers la peau pale (bénin).

F — Famille et antécédents : antécédents personnels ou familiaux de mélanome. Contexte de syndrome des naevus atypiques multiples.

Critère Rassurant (bénin probable) Inquiétant (biopsie à discuter)
Âge d’apparition Enfance, adolescence Après 50 ans
Lignes de la bande Régulières, même épaisseur, même couleur Irrégulières, aspect code-barre
Largeur < 3 mm, stable ≥ 3 mm ou en augmentation
Bordures Nettes, parallèles Floues, irrégulières
Nombre d’ongles Plusieurs ongles Un seul ongle
Extension cutanée Absente Signe de Hutchinson présent ⚠️
Évolution Stable depuis des années Changeante, s’élargit

Rôle de la dermoscopie unguéale

La dermoscopie (dermatoscopie) est un examen clé dans l’évaluation des mélanonychies. Elle permet d’analyser le pattern des lignes avec une précision impossible à l’œil nu :

Pattern bénin : lignes brunes parallèles, régulières, de même épaisseur et même espacement. Ce pattern « en escalier » régulier correspond à un naevus bénin ou à une pigmentation ethnique.

Pattern suspect : lignes irrégulières en largeur et en couleur (aspect « code-barre »), fond brun hétérogène, micro-globules, taches grises — aspects évocateurs de mélanome. La dermoscopie sur la lunule (examen de la matrice par transparence) peut aussi révéler des structures suspectes.

La dermoscopie ne permet pas de porter le diagnostic de certitude de mélanome unguéal — seule l’analyse anatomopathologique d’une biopsie de la matrice le permet. Mais elle guide la décision de biopsier ou de surveiller.

Conduite à tenir — quand biopsier ?

La décision de biopsier une mélanonychie est une décision dermatologique qui met en balance le bénéfice d’un diagnostic précoce de mélanome et le risque de séquelle sur l’ongle (dystrophie unguéale post-biopsie de matrice). Elle dépend de l’ensemble des critères ABCDEF.

Surveillance simple (photos cliniques et dermoscopiques datées) : mélanonychie chez l’enfant, pigmentation ethnique sur plusieurs ongles, bande régulière stable depuis l’enfance, absence de critères d’alarme. Contrôle à 3-6 mois pour confirmer la stabilité.

Biopsie de la matrice recommandée : présence de plusieurs critères ABCDEF, signe de Hutchinson, bande large ≥ 3 mm à bordures irrégulières, apparition après 50 ans sur un seul ongle, évolution rapide. La biopsie de matrice est réalisée sous anesthésie locale par un chirurgien ou dermatologue entraîné — l’analyse histologique permet le diagnostic de certitude.

Questions fréquentes

J’ai une bande noire sur l’ongle depuis l’enfance — dois-je m’inquiéter ?
Probablement non si elle est stable, régulière et présente depuis l’enfance — chez l’enfant et l’adolescent, la mélanonychie est le plus souvent bénigne (naevus de la matrice ou pigmentation familiale). Une consultation dermatologique est néanmoins recommandée pour confirmer la bénignité à l’examen clinique et en dermoscopie, et programmer une surveillance photographique annuelle.

Le signe de Hutchinson — c’est quoi exactement ?
Le signe de Hutchinson est la présence de pigmentation brune ou noire sur la peau entourant l’ongle — repli proximal (cuticule), replis latéraux ou lunule. Il signifie que la pigmentation s’étend au-delà de l’ongle sur la peau adjacente. C’est le signe le plus inquiétant de la mélanonychie — il doit conduire à une biopsie en urgence car il est très évocateur de mélanome sous-unguéal.

Un hématome sous l’ongle peut-il ressembler à un mélanome ?
Oui — c’est la confusion la plus fréquente. La distinction se fait par l’interrogatoire (notion de traumatisme, sport intensif, chaussure serrée) et la dermoscopie (globules de sang périphériques caractéristiques de l’hématome). L’élément clé est la migration : un hématome « sort » vers le bord libre au fil de la pousse de l’ongle (3 à 6 mois), tandis qu’une bande pigmentaire reste ancrée à la matrice. En cas de doute, une consultation dermatologique s’impose.

Le mélanome sous-unguéal est-il grave ?
Oui — le mélanome sous-unguéal est souvent diagnostiqué tardivement car confondu avec un hématome ou une mycose. Son pronostic est plus sombre que les mélanomes cutanés superficiels du fait de ce retard diagnostique habituel. Détecté précocement, il se traite comme tout mélanome (exérèse chirurgicale). Il représente 0,7 à 3,5 % des mélanomes chez les personnes blanches, mais 15 à 20 % chez les personnes à peau noire ou asiatique — d’où l’importance du dépistage dans ces populations.

Peut-on surveiller une bande noire sans biopsie ?
Oui, dans certaines situations — chez l’enfant, ou chez l’adulte avec critères rassurants et bande stable. La surveillance repose sur des photographies cliniques et dermoscopiques datées, renouvelées à 3 mois puis annuellement. Tout changement (élargissement, modification des couleurs, apparition d’un signe de Hutchinson) doit conduire à une biopsie sans délai.

Voir aussi : Mélanome — diagnostic et traitement | Grain de beauté (nævus) | Dermoscopie | Mycose de l’ongle


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Solution contre les ongles qui se dédoublent

Ongles qui se dédoublent

Le problème d’ ongles qui se dédoublent nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous proposera souvent de réaliser un bilan sanguin car les ongles qui se dédoublent peuvent être liés à des troubles métaboliques (carence en fer notamment)

Pourquoi mes ongles se dédoublent?

Les ongles sont constitués de deux tablettes superposées qui peuvent se scinder en deux et donner un dédoublement de la partie distale de longle. Cette pathologie fréquente est appelée onychoschizie lamellaire. Le dédoublement de la partie distale des ongles résulte souvent dune mauvaise tolérance de longle aux traumatismes quotidiens et à lhumidité.

Pour tenter de renforcer et nourrir les ongles qui se dédoublent, on peut :

  • Protéger au maximum vos ongles des microtraumatismes réguliers (utilisation du clavier dun ordinateur, bricolage…)
  • Les couvrir de vernis assez régulièrement (par exemple 5 jours sur 7)
  • Les protéger de lhumidité excessive : évitez les lavages trop fréquents des mains, essayez de porter des gants en caoutchouc avec intérieur en coton lors des shampoings, des tâches ménagères (vaisselle, nettoyage avec de leau et des produits caustiques…), de lépluchage des fruits et des légumes etc.
  • Enfin, appliquer fréquemment sur les mains et les ongles une crème émolliente, ou mieux, une préparation magistrale que vous prescrira votre dermatologue

 

PROBLEME D’ONGLE : les problèmes d’ongles

Problèmes d’ongles : diagnostic, causes et traitements

Les ongles sont, comme les cheveux, des phanères — des productions kératinisées de la peau, constituées principalement de kératine et d’acides aminés soufrés. Leur croissance (environ 3 mm par mois pour les ongles des mains, 1 mm par mois pour les pieds) est influencée par de nombreux facteurs : état de santé général, thyroïde, médicaments, nutrition, traumatismes, saison. Les ongles sont souvent le reflet de l’état de santé interne : certaines modifications de leur aspect, couleur ou texture peuvent révéler une maladie dermatologique, une infection, une carence nutritionnelle ou une pathologie systémique. Un avis dermatologique est recommandé dès qu’un problème d’ongle persiste ou s’aggrave.

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Ongle incarné — complication fréquente d'une coupe incorrecte
Anatomie de l'ongle — lit unguéal, lunule, matrice

Sommaire :
Diagnostic par aspect |
Ongles jaunes ou épais |
Taches blanches |
Stries et sillons |
Ongle décollé |
Ongle douloureux |
Ongles et maladies internes |
Conseils d’hygiène |
Questions fréquentes

💡 L’ongle : un miroir de la santé. L’ongle repose sur le lit unguéal auquel il est adhérent. Il est produit par la matrice unguéale, zone de croissance située sous la lunule. Toute maladie affectant la matrice (psoriasis, pelade, lichen) ou le lit unguéal (mycose, psoriasis, onycholyse) modifie l’aspect de l’ongle. La croissance lente de l’ongle (3 à 6 mois pour renouveler un ongle de main, 12 à 18 mois pour un orteil) explique le délai long avant d’observer une amélioration après traitement.

Diagnostic par aspect de l’ongle — tableau récapitulatif

Aspect observé Causes fréquentes Signal systémique possible
Jaune, épais, friable Onychomycose (mycose), psoriasis unguéal Syndrome des ongles jaunes (rare) : lymphœdème, pathologie pulmonaire
Taches blanches Leuconychie — micro-traumatismes, pelade Leuconychie totale : hypoalbuminémie, cirrhose (ongles de Terry)
Stries longitudinales Vieillissement normal, pelade, lichen plan Lichen plan unguéal : risque de destruction définitive si non traité
Stries transversales (lignes de Beau) Arrêt transitoire de croissance de la matrice Maladie générale récente sévère (infection, chirurgie, chimio), carence
Ponctuations en dé à coudre Psoriasis unguéal, pelade Psoriasis : chercher atteinte cutanée et articulaire associée
Ongle décollé (onycholyse) Traumatisme, mycose, psoriasis, photoonycolyse (cyclines + soleil) Hyperthyroïdie (onycholyse bilatérale symétrique)
Ongles en verre de montre (hippocratisme digital) Courbure exagérée, doigts en baguettes de tambour Urgence bilan : maladie pulmonaire chronique, cardiopathie congénitale, cirrhose
Ongles mous, cassants Fragilité unguéale — contact eau, détergents, ongles gel Hypothyroïdie, carence en fer, carence en biotine
Ongles qui se dédoublent (onychoschisie) Fragilité des couches kératinisées — contact eau, froid Carence en fer, hypothyroïdie
Tache noire sous l’ongle Hématome sous-unguéal (traumatisme), mélanome unguéal Consulter sans délai si bande pigmentée sans traumatisme identifié
Replis latéraux douloureux et rouges Ongle incarné, périonyxis (infection du pourtour) Diabète : risque d’infection sévère — consulter rapidement

Ongles jaunes, épais ou friables : la mycose en premier

L’onychomycose (mycose de l’ongle) est la cause la plus fréquente d’ongle jaune, épais et friable. Elle est due à des dermatophytes (Trichophyton rubrum dans la grande majorité des cas), parfois à des levures (Candida) ou des moisissures. Elle touche surtout les ongles des pieds, débute par le bord libre et évolue lentement vers la matrice. L’ongle devient progressivement jaune-brun, épaissi, friable, décollé du lit unguéal. Elle est favorisée par la transpiration, les chaussures fermées, la marche pieds nus dans les lieux publics et le contact prolongé avec l’eau.

⚠️ Piège : le psoriasis unguéal peut donner exactement le même aspect qu’une mycose. Avant tout traitement antifongique prolongé, le dermatologue peut demander un prélèvement mycologique pour confirmer la présence du champignon — traiter un psoriasis unguéal avec un antifongique est inefficace et retarde le bon diagnostic.

Le traitement de l’onychomycose si elle concerne plus de 50 % de la tablette unguéale, une atteinte matricielle (zone proximale de l’ongle) et une tablette unguéale de plus de 2 mm d’épaisseur, ou plus de 3 ongles atteints, repose sur des antifongiques oraux (terbinafine, itraconazole) pendant 2 mois pour les ongles des pieds. Les vernis antifongiques (amorolfine, ciclopirox) sont réservés aux formes superficielles ou en complément du traitement oral. La guérison complète est lente — 12 à 18 mois pour un ongle d’orteil. Voir notre article sur les mycoses des ongles.

📚 Onychomycose : diagnostic et traitement — revue PubMed


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ONYCHOMYCOSE (MYCOSE DES ONGLES)
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Taches blanches sur les ongles (leuconychie)

Les taches blanches des ongles — appelées médicalement leuconychie — sont très fréquentes et le plus souvent bénignes. Dans la grande majorité des cas, elles résultent de micro-traumatismes de la matrice unguéale (chocs, manucure, rongeage des ongles) et disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle. Elles ne sont pas dues à une carence en calcium, contrairement à une croyance très répandue.

Cependant, certaines formes de leuconychie doivent alerter. Des taches blanches associées à une pelade (alopécie en plaques) sont fréquentes. Une leuconychie totale (ongle entièrement blanc) peut traduire une hypoalbuminémie (dénutrition sévère, cirrhose hépatique) — les « ongles de Terry » montrent un ongle blanc avec une bande rosée distale. Des stries blanches transversales parallèles (lignes de Mees) peuvent indiquer une intoxication à l’arsenic ou une insuffisance rénale. Voir notre article sur les taches blanches des ongles.

Stries et sillons de l’ongle

Stries longitudinales

De fines stries longitudinales (dans le sens de la croissance) sont normales après 50 ans — elles traduisent le vieillissement physiologique de la matrice. Des stries longitudinales prématurées, nombreuses, ou associées à une fragilité unguéale évoquent un lichen plan unguéal (risque de destruction irréversible si non traité), une pelade unguéale, ou une fragilité unguéale chronique. Une bande longitudinale pigmentée brune ou noire isolée (mélanonychie striée) doit être évaluée par le dermatologue pour éliminer un mélanome unguéal. Voir notre article sur les ongles striés.

Stries transversales — lignes de Beau

Les lignes de Beau sont des sillons transversaux qui traversent toute la largeur de l’ongle, perpendiculairement à sa croissance. Elles traduisent un arrêt transitoire de la croissance de la matrice survenu quelques semaines avant leur apparition visible. Elles sont le témoin d’un épisode sévère : fièvre élevée, infection grave, intervention chirurgicale, chimiothérapie, accouchement, stress intense, carence nutritionnelle sévère. Leur position sur l’ongle permet d’estimer la date de l’événement déclenchant (la croissance unguéale étant d’environ 3mm par mois).

Ongle décollé du lit unguéal (onycholyse)

L’onycholyse est le décollement de l’ongle de son lit unguéal, débutant par le bord libre et progressant vers la matrice. Elle laisse un espace blanc ou jaunâtre sous l’ongle. Les causes les plus fréquentes sont le traumatisme répété (ongles longs, chaussures trop serrées), la mycose, le psoriasis unguéal, et la photoonycolyse (décollement déclenché par l’exposition solaire chez les patients sous cyclines ou fluoroquinolones).

Une cause systémique importante à ne pas manquer : l’hyperthyroïdie peut provoquer une onycholyse bilatérale et symétrique des ongles des mains, associée à d’autres signes (palpitations, perte de poids, tremblements). Un bilan thyroïdien est justifié en cas d’onycholyse sans cause locale évidente.

Ongle douloureux

Un ongle douloureux doit faire évoquer plusieurs diagnostics selon le contexte. L’ongle incarné (onychocryptose) est la cause la plus fréquente de douleur unguéale — le bord de l’ongle pénètre dans les tissus latéraux, provoquant douleur, rougeur, gonflement et parfois infection (périonyxis). Il touche presque exclusivement le gros orteil et résulte souvent d’une coupe en arrondi ou trop courte.


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ONGLE INCARNE
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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
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Un périonyxis (infection du repli unguéal) sans ongle incarné évoque une infection bactérienne à staphylocoque (aiguë, douloureuse, avec pus) ou une candidose chronique (fréquente chez les personnes dont les mains sont souvent dans l’eau — cuisiniers, aides-soignants, coiffeurs). Une douleur sous l’ongle sans signe infectieux, pulsatile, peut évoquer une tumeur glomique — tumeur vasculaire bénigne mais très douloureuse, à exérèse chirurgicale.

⚠️ Diabète et ongle incarné : chez un patient diabétique, tout problème unguéal douloureux avec rougeur ou infection doit être pris en charge rapidement — le risque d’infection sévère et de décompensation locale est élevé.

Les ongles comme miroir des maladies internes

Certaines modifications unguéales sont des signes d’appel de maladies systémiques que le dermatologue doit savoir reconnaître. Le tableau ci-dessous résume les principaux signes unguéaux à valeur diagnostique systémique.

Signe unguéal Maladie systémique à rechercher
Hippocratisme digital (ongles en verre de montre, doigts en baguettes de tambour) Maladie pulmonaire chronique (BPCO, cancer, fibrose), cardiopathie congénitale, cirrhose hépatique
Ongles de Terry (blancs avec bande distale rose) Cirrhose hépatique, insuffisance cardiaque, diabète, hypoalbuminémie
Onycholyse bilatérale et symétrique Hyperthyroïdie
Ongles cassants, mous, stries longitudinales précoces Hypothyroïdie, carence en fer (anémie ferriprive)
Lignes de Beau (sillons transversaux) Maladie générale sévère récente, chimiothérapie, accouchement
Hémorragies en flammèches sous-unguéales Endocardite bactérienne, vasculite, psoriasis, traumatisme
Koïlonychie (ongles en cuillère, concaves) Carence en fer sévère (anémie ferriprive)
Piqûres en dé à coudre + onycholyse + taches huileuses Psoriasis unguéal — chercher atteinte cutanée et rhumatisme psoriasique

📚 Signes unguéaux des maladies systémiques — revue PubMed

Conseils pour prendre soin de ses ongles

Couper ses ongles correctement — droit, en laissant dépasser légèrement le bord libre, surtout pour les gros orteils. Une coupe trop courte en arrondi est la première cause d’ongle incarné. Utiliser un coupe-ongles propre et désinfecté.

Protéger ses mains de l’eau et des détergents — le contact prolongé avec l’eau ramollit et fragilise la kératine unguéale. Porter des gants lors de la vaisselle, du ménage ou des soins. Bien sécher les mains et les ongles après chaque lavage.

Hydrater régulièrement — appliquer une crème hydratante sur les mains et les ongles, notamment en hiver. Une bonne hydratation générale (1,5 à 2 litres d’eau par jour) est également bénéfique pour la qualité unguéale.

Porter des chaussures adaptées — à bout large et souple pour éviter les traumatismes répétés des ongles des orteils, premières cause d’onychomycose et d’ongle incarné.

Ne pas marcher pieds nus dans les lieux publics — piscines, vestiaires, douches collectives sont des zones de contamination fongique. Porter des tongs ou sandales systématiquement.

Ne pas se ronger les ongles — l’onychophagie fragilise la matrice, favorise les infections périunguéales et entretient un cercle vicieux. Voir notre article comment arrêter de se ronger les ongles.

Limiter les faux ongles et gels — les ongles en gel et les faux ongles fragilisent l’ongle naturel, favorisent les onycholyses et les mycoses à Candida sous la prothèse. Voir notre article sur les faux ongles.

Quand consulter un dermatologue pour un problème d’ongle

Consulter sans attendre en cas de : bande pigmentée noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme identifié (mélanome unguéal à éliminer), ongle douloureux avec signes infectieux chez un patient diabétique, hippocratisme digital d’apparition récente (bilan urgent). Consulter dans les jours qui suivent en cas de : ongle jaune épais persistant (confirmation mycologique avant traitement), onycholyse bilatérale sans cause locale (bilan thyroïdien), lichen plan unguéal suspecté (risque de destruction irréversible sans traitement précoce).

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Questions fréquentes sur les problèmes d’ongles

Les taches blanches sur les ongles sont-elles dues à un manque de calcium ?
Non — c’est une idée reçue très répandue mais fausse. Les taches blanches (leuconychie ponctiforme) résultent presque toujours de micro-traumatismes de la matrice unguéale : chocs, manucure, rongeage des ongles. Elles disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle en quelques semaines. Une carence en calcium ne se manifeste pas sur les ongles.

Comment distinguer une mycose d’ongle d’un psoriasis unguéal ?
Les deux peuvent donner un ongle jaune, épais et décollé — l’aspect clinique seul ne permet pas toujours de les différencier. Le psoriasis unguéal s’accompagne souvent de piqûres en dé à coudre, de taches huileuses jaunâtres sous l’ongle, et de lésions cutanées ou articulaires associées. La confirmation repose sur le prélèvement mycologique : positif pour la mycose, négatif pour le psoriasis. Ce test est indispensable avant tout traitement antifongique prolongé.

Combien de temps dure le traitement d’une mycose des ongles ?
Le traitement antifongique oral (terbinafine ou itraconazole) dure généralement 3 mois pour les ongles des mains et 6 mois pour les ongles des pieds. Mais la guérison complète — avec repousse d’un ongle sain — prend 6 à 12 mois pour les mains et 12 à 18 mois pour les pieds. Il faut donc être patient et ne pas interrompre le traitement prématurément.

Un ongle noir après un choc est-il dangereux ?
Un ongle noir après un traumatisme identifié est presque toujours un hématome sous-unguéal — accumulation de sang entre l’ongle et le lit unguéal. Il est douloureux les premiers jours, puis l’ongle tombe spontanément et repousse normalement. En revanche, une bande noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme doit conduire à une consultation rapide pour éliminer un mélanome unguéal.

Peut-on traiter soi-même un ongle incarné ?
Un ongle incarné débutant (légère douleur, sans infection) peut être soulagé par des bains d’eau tiède et l’application d’un antiseptique, en évitant de couper l’ongle trop court. Dès qu’il y a infection (rougeur, gonflement, pus), une consultation médicale est nécessaire. La résection chirurgicale du bord unguéal par le dermatologue ou le podologue est le traitement définitif des formes récidivantes.

Les ongles en gel ou semi-permanents abîment-ils les ongles ?
Oui, à long terme. Le limage de l’ongle naturel avant pose, la polymérisation sous UV, et le retrait par grattage fragilisent durablement la kératine unguéale. Les poses répétées peuvent provoquer une onycholyse (décollement), une fragilité persistante, et favorisent les mycoses à Candida sous la prothèse. Des pauses régulières de plusieurs mois entre les poses sont recommandées.


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Probleme de coloration des ongles avec le vernis a ongle

Probleme d’ongles jaunes sous le vernis a ongles

On peut parfois observer un ongle jaune apres avoir retiré le vernis

Les vernis a ongles ayant le plus tendance a colorer les ongles en jaune-orangé sont les vernis à ongles foncés.
Cette coloration de longle, lorsqu’elle apparait, ne concerne que la partie superficielle de la tablette de l’ongle et elle disparait donc en quelques semaines après larrêt des applications de vernis.
Le plus sage est alors d’essayer un autre vernis moins foncé
Si lon continue cependant dappliquer le vernis apres le debut de la coloration jaune orangee de l’ongle, la coloration devient alors plus profonde au sein de la tablette unguéale et elle ne sélimine après larrêt des applications de vernis que grâce à la repousse de longle. Or longle pousse en moyenne dun millimètre par mois… Il faut donc plusieurs mois avant de voir disparaître une coloration unguéale profonde.

Il existe aussi de nombreuses autres causes de jaunissement des ongles et labsence damélioration après larrêt du vernis doit vous amener à consulter un médecin.

ONGLES STRIES : solution contre les ongles striés

Ongles striés : causes, diagnostic et traitements

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Ongles striés avec petites hémorragies sous-unguéales (taches noires)

Les ongles striés sont une plainte fréquente en consultation dermatologique. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une accentuation bénigne des stries longitudinales normales de l’ongle liée à l’âge. Mais les stries peuvent aussi révéler une maladie de peau (psoriasis, lichen plan, pelade) ou un trouble vasculaire — d’où l’intérêt d’un avis médical.

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Stries longitudinales vs stries transversales — quelle différence ?

Stries longitudinales Stries transversales (lignes de Beau)
Direction Dans le sens de la longueur de l’ongle Perpendiculaire à la croissance de l’ongle
Cause la plus fréquente Vieillissement normal, troubles vasculaires Choc physique ou maladie systémique sévère
Signification Souvent bénin — parfois psoriasis, lichen, pelade Marque un épisode de stress cutané ou systémique daté
Évolution Persistantes, s’accentuent avec l’âge Migrent vers le bord libre au fil de la repousse
Urgence médicale Rarement Si toutes les ongles simultanément — bilan systémique

Causes des ongles striés

Cause Type de strie Signes associés
Vieillissement physiologique Longitudinales Accentuation progressive après 50 ans — bénin
Troubles vasculaires des doigts Longitudinales Hémorragies sous-unguéales (taches noires en flammèches), syndrome de Raynaud
Psoriasis unguéal Longitudinales + ponctuations Dépressions ponctuées (dés à coudre), onycholyse, tache huile
Lichen plan unguéal Longitudinales — érythronychie Stries rouges, pterygium (cicatrice), destruction possible de l’ongle
Pelade (alopecia areata) Longitudinales fines + grésil Ongles en grésil ou verre dépoli, chute de cheveux en plaques
Lignes de Beau Transversales Sillon horizontal — choc, maladie fébrile, grossesse, chimiothérapie
Traumatisme répété Variables Ongles rongés, manipulation des cuticules, profession à risque
Carences nutritionnelles Longitudinales + fragilité Fer, zinc, protéines, biotine — ongles cassants associés

Le lichen plan unguéal — ne pas le manquer

Le lichen plan unguéal est un diagnostic à ne pas manquer car il peut, s’il n’est pas traité à temps, conduire à une destruction irréversible de la matrice de l’ongle et à une perte définitive de l’ongle. Il se manifeste par :

  • Des stries longitudinales rouges (érythronychie linéaire)
  • Un pterygium unguéal — une cicatrice en V qui envahit la tablette depuis la lunule
  • Un amincissement et une fragilité croissante de l’ongle
  • Parfois des lésions de lichen cutané ou buccal associées — plaques violacées qui démangent, réseau de Wickham sur les muqueuses

⚠️ Consultez rapidement si vous observez une strie rouge longitudinale sur un seul ongle, un sillon qui s’élargit ou une perte progressive de substance de l’ongle — le lichen plan unguéal nécessite un traitement précoce (dermocorticoïdes, rétinoïdes) pour éviter les séquelles définitives.

Hémorragies sous-unguéales en flammèches

Les petites taches noires longitudinales visibles dans l’épaisseur de l’ongle (comme sur la photo ci-dessus) sont des hémorragies sous-unguéales en flammèches. Elles correspondent à de minuscules saignements des capillaires du lit unguéal. Causes principales :

  • Traumatisme local répété (sport, chaussures serrées) — cause la plus fréquente
  • Psoriasis unguéal
  • Troubles vasculaires (vascularite, endocardite infectieuse si multiple et bilatérale)

💡 Hémorragies sous-unguéales multiples et bilatérales sans traumatisme évident — évoquer une endocardite infectieuse ou une vascularite systémique. Bilan cardiologique et immunologique recommandé.

Traitements des ongles striés

Le traitement dépend entièrement de la cause :

  • Stries liées à l’âge — aucun traitement médical nécessaire. Soins cosmétiques : vernis de soin, polissage doux à l’éponge émery (pas de lime abrasive), huile de soin pour les cuticules
  • Psoriasis unguéal — dermocorticoïdes sous occlusion, calcipotriol, et dans les formes sévères : biothérapies (dont certaines ont une AMM pour l’atteinte unguéale)
  • Lichen plan unguéal — dermocorticoïdes locaux ou injectés en péri-unguéal, rétinoïdes oraux. À débuter rapidement
  • Pelade unguéale — traitement de la pelade en priorité
  • Carences — correction par supplémentation (fer, zinc, biotine, protéines)
  • Lignes de Beau — disparition spontanée avec la repousse une fois la cause résolue

Sources

Questions fréquentes sur les ongles striés

Les stries sur les ongles sont-elles graves ?

Dans la grande majorité des cas, les stries longitudinales sont bénignes — simple accentuation liée à l’âge ou aux microtraumatismes quotidiens. Elles deviennent préoccupantes si elles s’accompagnent d’une strie rouge (lichen plan), de déformations progressives (psoriasis), ou de destruction de l’ongle. Un avis dermatologique permet de différencier une strie banale d’une pathologie nécessitant un traitement.

Quelle est la différence entre stries longitudinales et lignes de Beau ?

Les stries longitudinales vont dans le sens de la longueur de l’ongle — elles sont persistantes et s’accentuent avec l’âge. Les lignes de Beau sont des sillons transversaux, perpendiculaires à la croissance, qui marquent un épisode de stress de la matrice unguéale (maladie grave, fièvre élevée, chimiothérapie, traumatisme). Elles « voyagent » vers le bord libre au fil de la repousse et disparaissent spontanément — on peut même dater approximativement l’épisode déclenchant en mesurant leur position.

Le psoriasis peut-il toucher uniquement les ongles ?

Oui — le psoriasis unguéal isolé (sans plaques cutanées) est possible et souvent méconnu. Il se manifeste par des ponctuations en « dés à coudre », une onycholyse (décollement), une tache huile (zone jaunâtre sous l’ongle) ou des stries longitudinales. Il est important de le diagnostiquer car il est associé à un risque plus élevé de rhumatisme psoriasique — une atteinte articulaire qui peut être grave.

Comment soigner des ongles striés naturellement ?

Pour les stries bénignes liées à l’âge, quelques soins simples peuvent améliorer l’aspect : huiler les cuticules quotidiennement (huile de ricin, vitamine E), éviter les vernis abrasifs et la lime trop agressive, protéger les mains avec des gants lors des travaux ménagers, corriger les éventuelles carences en fer et zinc. En revanche, aucun soin « naturel » ne traite les stries causées par le psoriasis ou le lichen plan — ces formes nécessitent un traitement médical.


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TACHE BLANCHE ONGLES : les taches blanches sur les ongles

Taches blanches sur les ongles : causes et que faire ?

Les taches blanches sur les ongles — appelées leuconychies — sont très fréquentes et le plus souvent bénignes. Contrairement à une idée reçue, elles ne sont pas liées à un manque de calcium. Selon leur forme et leur nombre, elles peuvent avoir des causes très différentes allant du simple micro-traumatisme à une maladie cutanée à identifier.

Des taches blanches persistent ou s’étendent sur vos ongles ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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taches blanches ongles leuconychie causes
Taches blanches des ongles (leuconychies)

Les taches blanches sur les ongles, c’est quoi exactement ?

Le terme médical est leuconychie (du grec leukos : blanc, onyx : ongle). Il en existe plusieurs formes qu’il faut distinguer car elles n’ont pas la même signification :

  • Leuconychie ponctuée : petites taches blanches en points dispersés — la forme la plus fréquente, généralement bénigne
  • Leuconychie en bandes transversales (lignes de Mees) : bandes blanches horizontales traversant l’ongle
  • Leuconychie en lignes longitudinales : stries blanches dans le sens de la longueur
  • Leuconychie totale : ongle entièrement blanc — forme rare

Pourquoi ai-je des taches blanches sur les ongles ?

La cause la plus fréquente : les micro-traumatismes

Les petites taches blanches ponctuées sont dans la grande majorité des cas dues à des micro-traumatismes répétés de la matrice de l’ongle : chocs, refoulement de la cuticule, manucure agressive, frappe sur un clavier. Elles apparaissent à la base de l’ongle et migrent vers le bord libre au fil de la pousse. Elles ne sont pas liées à un manque de calcium — contrairement à l’idée reçue très répandue.

Les autres causes à connaître

  • Mycose de l’ongle débutante (onychomycose) — tache blanche superficielle qui s’étend progressivement, souvent avec opacification et fragilisation de l’ongle
  • Psoriasis des ongles — peut donner des taches blanches associées à des piqûres en dé à coudre, un décollement de l’ongle (onycholyse) ou un épaississement
  • Pelade — les taches blanches peuvent précéder ou accompagner la chute des cheveux
  • Maladie de Darier — génodermatose rare donnant des stries longitudinales blanches et rouges caractéristiques
  • Traumatisme important sur la base de l’ongle (matrice)
  • Intoxications (arsenic, plomb, thallium) — lignes de Mees transversales sur tous les ongles simultanément
  • Maladies systémiques : insuffisance rénale chronique (ongles de Terry : moitié proximale blanche), cirrhose, hypoalbuminémie sévère

⚠️ Quand consulter rapidement ? Des bandes blanches transversales apparaissant simultanément sur tous les ongles, des taches blanches associées à d’autres signes (fatigue, perte de cheveux, jaunisse) ou ne disparaissant pas après 3-4 mois de pousse nécessitent une consultation.

Comment distinguer les différentes causes ?

Le dermatologue dispose de plusieurs outils :

  • Interrogatoire : date d’apparition, nombre d’ongles atteints, antécédents, traitements en cours, profession (exposition à des produits chimiques)
  • Dermatoscopie (dermoscope) : loupe grossissante posée à même l’ongle pour visualiser la structure des taches
  • Prélèvement mycologique : grattage indolore de l’ongle pour mise en culture et recherche d’une mycose — résultat en 3 à 6 semaines
  • Bilan biologique si suspicion de cause systémique : bilan rénal, hépatique, protéines sanguines

Traitement des taches blanches sur les ongles

Le traitement dépend entièrement de la cause identifiée :

  • Micro-traumatismes : aucun traitement nécessaire — les taches disparaissent spontanément avec la pousse de l’ongle (3 à 6 mois pour un ongle de main, 9 à 12 mois pour un ongle de pied). Protéger les ongles, éviter la manucure agressive
  • Mycose : antifongique local (vernis) ou général selon l’étendue — voir traitement de la mycose des ongles
  • Psoriasis des ongles : dermocorticoïdes locaux, injections intralésionnelles, voire biothérapie dans les formes sévères
  • Cause systémique : traitement de la maladie sous-jacente

Sources

Questions fréquentes sur les taches blanches des ongles

Les taches blanches sur les ongles sont-elles dues à un manque de calcium ?

Non — c’est une idée reçue très répandue mais fausse. Les petites taches blanches ponctuées sont presque toujours dues à des micro-traumatismes de la matrice de l’ongle (chocs, refoulement de cuticule, manucure). Elles n’ont aucun lien avec le calcium ou un déficit nutritionnel.

Combien de temps mettent les taches blanches à disparaître ?

Les taches dues à des micro-traumatismes disparaissent naturellement avec la pousse de l’ongle : environ 3 à 6 mois pour un ongle de main, 9 à 12 mois pour un ongle de pied. Si les taches persistent au-delà ou s’étendent, consultez un dermatologue.

Les taches blanches sur les ongles peuvent-elles être une mycose ?

Oui, une mycose débutante peut se présenter par une tache blanche superficielle qui s’étend progressivement. Elle se distingue des micro-traumatismes par son extension, son aspect poudreux ou mat, et la fragilisation progressive de l’ongle. Un prélèvement mycologique permet de confirmer le diagnostic.

Peut-on avoir des taches blanches sur les ongles de pied ?

Oui, et dans ce cas la mycose est une cause plus fréquente que pour les ongles de mains — les pieds sont davantage exposés aux champignons (transpiration, sports collectifs, piscine). Une consultation est recommandée car la mycose des ongles de pied nécessite souvent un traitement antifongique prolongé.

Les taches blanches sur les ongles sont-elles contagieuses ?

Les taches dues à des micro-traumatismes ou à une maladie cutanée (psoriasis, pelade) ne sont pas contagieuses. En revanche, si la cause est une mycose, les champignons peuvent se transmettre par contact direct ou indirect (sols de douche, chaussettes). Un traitement adapté réduit le risque de transmission.


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PEAU QUI PELE AUTOUR DES ONGLES : petites peaux autour des ongles

Peau qui pèle autour des ongles : causes, remèdes et quand consulter

La peau qui pèle autour des ongles — petites peaux, cuticules qui se soulèvent, desquamation du pourtour unguéal — est un problème très fréquent et souvent récidivant. Les petites peaux autour des ongles sont appelées des « envies ». Il s’agit de petits fragments de peau, adhérents à la peau sous-jacente et souvent douloureux ou sensibles. Ils ne donnent quune envie (doù leur nom) : les arracher. Dans la majorité des cas, la cause est simple : sécheresse, microtraumatismes ou tic d’arrachage. Mais une peau qui pèle chroniquement autour des ongles peut aussi signaler un eczéma de contact, une mycose, un psoriasis unguéal ou une carence qu’il faut identifier pour traiter efficacement. Ce guide fait le point sur toutes les causes et les solutions adaptées.

Peau qui pèle autour des ongles résistante aux crèmes ou associée à des rougeurs ?
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Sommaire :
Toutes les causes |
L’erreur à ne pas faire |
Traitements et remèdes |
Prévention |
Questions fréquentes

Pourquoi la peau pèle-t-elle autour des ongles ?

Sécheresse cutanée et déshydratation — cause la plus fréquente

La peau du pourtour unguéal est fine, peu sébacée et très exposée aux agressions extérieures. Le lavage fréquent des mains, l’eau calcaire, les produits ménagers et le froid hivernal altèrent sa barrière hydrolipidique et provoquent une desquamation. La peau se rétracte, se fissure et produit ces petites lamelles qui se décollent — les « envies » ou petites peaux autour des ongles. C’est la cause de loin la plus fréquente, facilement corrigée par une hydratation régulière et la protection des mains.

Eczéma de contact ou irritatif

L’eczéma des mains est une cause majeure de peeling autour des ongles — souvent méconnu car confondu avec une simple sécheresse. Il se manifeste par une desquamation des pulpes et du pourtour unguéal, associée à des rougeurs, un prurit et parfois des vésicules. L’eczéma irritatif est lié aux contacts répétés avec l’eau, les détergents, les produits ménagers — très fréquent chez les coiffeurs, infirmiers, cuisiniers et parents de nourrissons. L’eczéma allergique implique un allergène identifiable (nickel des bijoux, latex des gants, parfums, conservateurs des cosmétiques, résines des vernis à ongles) — le patch test (test épicutané) permet de l’identifier.

Psoriasis unguéal et palmo-plantaire

Le psoriasis peut toucher les ongles et leur pourtour — desquamation, hyperkératose du repli proximal, décollement unguéal. Le psoriasis palmo-plantaire donne une desquamation épaisse des paumes et des doigts, parfois confondu avec un eczéma. L’absence de prurit intense, les lésions squameuses épaisses bien délimitées et d’éventuelles lésions psoriasiques ailleurs (coudes, genoux, cuir chevelu) orientent vers le diagnostic.

Mycose des ongles et du pourtour

Les mycoses unguéales (onychomycoses) peuvent s’accompagner d’une desquamation et d’un peeling du pourtour de l’ongle. La peau autour de l’ongle est érythémateuse, squameuse, parfois fissurée. Les mycoses à Candida touchent préférentiellement les personnes dont les mains sont souvent mouillées (cuisiniers, ménagères) et donnent un périonyxis (inflammation du repli) avec un espace vide entre la cuticule et l’ongle. Le prélèvement mycologique confirme le diagnostic.

Tic d’arrachage et onychophagie

Le tic d’arrachage des cuticules (onychotillomanie) et l’onychophagie (se ronger les ongles) sont des causes très fréquentes, souvent associées au stress. Les microtraumatismes répétés fragilisent le repli proximal, perturbent la matrice unguéale et provoquent des ongles striés, des petites peaux chroniques et un risque de surinfection (panaris). Ce comportement est souvent inconscient et s’aggrave en période de stress ou d’anxiété.

Carence en vitamines et nutriments

Les carences en vitamine B7 (biotine), en fer, en zinc et en acides gras essentiels (oméga-3) peuvent fragiliser les ongles et la peau du pourtour. La carence en biotine est souvent invoquée mais rarement documentée chez les personnes ayant une alimentation équilibrée — elle survient surtout en cas de régimes très restrictifs, de malabsorption ou de prise prolongée de certains médicaments (antiépileptiques, isotrétinoïne). Un bilan nutritionnel peut être utile en cas de peeling chronique résistant aux soins locaux.

Médicaments

Certains médicaments provoquent une desquamation des doigts et du pourtour unguéal : rétinoïdes (isotrétinoïne, acitrétine — xérose et peeling dose-dépendants), chimiothérapies (syndrome main-pied), inhibiteurs de tyrosine kinase (sorafénib, sunitinib). Si le peeling est apparu après introduction d’un médicament, en informer le médecin prescripteur.

L’erreur à ne pas faire — arracher les petites peaux

⚠️ Ne jamais arracher les petites peaux autour des ongles. En tirant sur une lamelle de peau, on crée une plaie qui s’étend souvent plus profondément que prévu dans le repli latéral ou proximal — douleur immédiate, saignement, et surtout risque de panaris (infection bactérienne du pourtour de l’ongle, parfois extensible au tendon). La bonne technique : couper au ras de la peau avec de petits ciseaux à cuticules propres et désinfectés, puis désinfecter la zone avec un antiseptique non alcoolisé (chlorhexidine).

Traitements et remèdes selon la cause

Pour la sécheresse simple — l’hydratation correcte

La clé est l’application régulière d’une crème émolliente sur les mains et le pourtour des ongles, idéalement après chaque lavage des mains et le soir avant de dormir. Les formulations les plus efficaces contiennent de l’urée (5-10 %), de la glycérine, du beurre de karité ou des céramides — elles réparent la barrière cutanée en profondeur, pas seulement en surface. Les huiles végétales pures (huile de jojoba, d’amande douce, d’argan) appliquées en massage sur les cuticules en soirée donnent de très bons résultats sur les peaux très sèches.

Pour les formes sévères résistantes aux crèmes du commerce, le dermatologue peut prescrire une préparation magistrale combinant urée, acide salicylique et émollient — plus efficace que les produits en vente libre.

Pour l’eczéma — éviction et traitement spécifique

L’eczéma irritatif nécessite une protection systématique des mains (gants en coton sous gants en caoutchouc pour les tâches mouillées, hydratation intensive après chaque contact avec l’eau ou les produits ménagers) et des dermocorticoïdes en cure courte sur les poussées. En cas d’eczéma allergique, l’éviction de l’allergène identifié au patch test est la seule solution curative. Les inhibiteurs de calcineurine topiques (Protopic®) sont utiles pour l’entretien sur les zones fines du pourtour unguéal.

Pour la mycose — antifongiques

Le traitement repose sur les antifongiques topiques (ciclopirox, éconazole, amorolfine vernis) pour les formes localisées, ou les antifongiques oraux (terbinafine, itraconazole) pour les formes étendues ou résistantes. Le traitement est long (3 à 6 mois) — l’arrêt prématuré est la principale cause de rechute. La confirmation mycologique par prélèvement est recommandée avant tout traitement oral.

Pour les tics d’arrachage

L’application d’un vernis amer sur les ongles peut aider pour l’onychophagie. Des techniques comportementales (thérapie d’inversion d’habitude) sont efficaces pour les tics d’arrachage. En période de stress intense, les techniques de gestion du stress (cohérence cardiaque, pleine conscience) réduisent l’occurrence des comportements répétitifs.

Prévention — protéger la peau autour des ongles

Gants systématiques pour toutes les tâches mouillées : vaisselle, ménage, épluchage, shampoings des enfants, jardinage. Préférer les gants en caoutchouc avec doublure en coton — le latex peut lui-même provoquer un eczéma allergique. Changer l’eau intérieure des gants régulièrement.

Savon doux ou syndet — éviter les savons antibactériens ou très moussants qui décapent la barrière cutanée. Sécher soigneusement entre les doigts après chaque lavage.

Crème sur les mains après chaque lavage — un tube de crème à portée du lavabo est la meilleure façon de rendre cette habitude automatique. En hiver, augmenter la fréquence et la richesse de la crème.

Eviter le vernis à ongles en continu — les solvants (acétone) des dissolvants desséchent le pourtour unguéal. Espacer les applications et utiliser des dissolvants sans acétone.

Ne pas couper les cuticules à ras — les cuticules sont la barrière naturelle qui protège la matrice unguéale des infections. Les repousser doucement avec un bâtonnet de bois après le bain (peau ramollie) plutôt que de les couper.

Questions fréquentes

La peau qui pèle autour des ongles est-elle contagieuse ?
Dans la grande majorité des cas non — sécheresse, eczéma et tics d’arrachage ne sont pas contagieux. Exception : si la cause est une mycose (onychomycose à Candida ou dermatophyte), une transmission par contact est possible mais reste peu fréquente. Un prélèvement mycologique clarifie la situation en cas de doute.

Quelles vitamines prendre pour arrêter le peeling autour des ongles ?
Avant de prendre des compléments, il faut s’assurer qu’une carence existe réellement — un bilan sanguin (ferritine, zinc, vitamine D, NFS) évite de traiter inutilement. Si une carence est confirmée : biotine (vitamine B8) 2,5 mg/j, zinc 15 mg/j, ou supplémentation en oméga-3 peuvent améliorer la qualité des ongles et de leur pourtour en 2 à 3 mois. En l’absence de carence documentée, ces compléments ont un effet limité.

La peau autour de mes ongles est rouge et gonfle en plus de peler — panaris ?
Rougeur, gonflement, douleur pulsatile et chaleur autour d’un ongle sont les signes d’un panaris — infection bactérienne du pourtour unguéal. Consultez rapidement un médecin : un panaris non traité peut s’étendre au tendon (panaris tendineux — urgence chirurgicale). Ne jamais percer soi-même un panaris collecté.

Mon enfant arrache la peau autour de ses ongles — comment l’arrêter ?
Ce comportement est très fréquent chez l’enfant (3 à 10 ans), souvent lié au stress scolaire ou à l’anxiété de séparation. Il ne nécessite pas de traitement médical sauf si l’enfant se blesse. Conseils pratiques : ne pas le culpabiliser, proposer une activité manuelle alternative pour occuper les mains, appliquer un vernis amer sur les ongles (Mavala Stop® par exemple). Si le comportement est très intense et résiste à ces mesures, un avis pédopsychiatrique peut être utile.

Voir aussi : Panaris — infection du pourtour de l’ongle | Mycose des ongles | Mains sèches


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Solution contre les ongles mous et cassants

Ongles mous et cassants

 

Le problème d’ ongles mous et cassants nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.
Et il vous proposera souvent de réaliser un bilan sanguin car les ongles mous peuvent être liés à des troubles métaboliques

Pour tenter de renforcer et nourrir les ongles cassants, on peut utiliser

 

Solution contre l’ongle fendu et les fissures des ongles

Ongles qui se fissurent (ongle fendu)

Les fissures longitudinales des ongles provoquent un aspect d’ongle fendu à la verticale

Ongles

A quoi sont dus les ongles fendus?

Les fissures des peuvent être dues à

des traumatismes

des maladies de peau

lichen plan, maladie de Darier

une déformation de l’ongle (dystrophie canaliforme de Heller)

une fragilité de l’ongle

parfois liée à des troubles endocrino métaboliques (carence en fer, problème de thyroide… )

des tumeurs situées sous l’ongle.

Que faire en cas d’ongles fissurés?

Les ongles fendus nécessitent donc un avis médical et parfois un bilan sanguin, une radiographie du doigt…

Comment soigner les ongles fendus?

Le traitement des fissures des ongles comporte

la protection de l’ongle vis-à-vis de l’eau

le traitement de la cause (tumeur sous l’ongle… ).

 

 

 

Pourquoi mes ongles se fissurent?

Les fissures longitudinales des ongles peuvent être dues à des traumatismes, des maladies de peau (lichen, maladie de Darier… ), une déformation de l’ongle (dystrophie canaliforme de Heller) ou encore à des tumeurs situées sous l’ongle. La fissuration des ongles nécessite donc un avis médical

Ongle epais, epaissisement des ongles ou d’un ongle

Ongles épais

 

Le problème d’ ongle épaissi nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions. Il fera ensuite le point sur les causes possible de cet épaississement de l’ongle (hypertrophie des bourrelets… ) et les traitements possibles

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas d’ongle épaissi

On peut citer parmi ceux-ci :

acne Les mycoses des ongles

 Le psoriasis des ongles

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

ONGLE INCARNE : causes, symptomes et traitement de l’ongle incarné du pied

Ongle incarné (onychocryptose) : causes, phases, traitements chirurgicaux et prévention

L’ongle incarné — ou onychocryptose — est une pathologie fréquente du gros orteil dans laquelle un fragment d’ongle pénètre dans le bourrelet cutané latéral, provoquant douleur, inflammation et, à terme, complications infectieuses. Il évolue en trois phases progressives et nécessite une prise en charge médicale dès les premiers signes pour éviter la récidive ou la chirurgie.

Ongle incarné douloureux ou récidivant ? Ne tardez pas à consulter.
Un avis dermatologique permet d’évaluer la cause, le stade et l’indication chirurgicale éventuelle.
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Ongle incarné

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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Sommaire :
Définition |
Causes |
3 phases évolutives |
Complications |
Populations à risque |
Traitement médical |
Traitement chirurgical |
Prévention |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un ongle incarné ?

L’ongle incarné est caractérisé par la pénétration d’un bord ou d’une pointe de l’ongle dans le tissu cutané latéral (bourrelet péri-unguéal), provoquant une réaction inflammatoire locale. Le terme médical est onychocryptose. L’ongle le plus souvent atteint est celui du gros orteil, bien que les autres orteils puissent également être concernés.

Ongle incarné du pied
Terme Définition
Onychocryptose Terme médical de l’ongle incarné — du grec onyx (ongle) et kryptos (caché)
Bourrelet péri-unguéal Tissu cutané entourant l’ongle dans lequel pénètre le fragment d’ongle incarné
Botryomycome Bourgeon charnu saignotant qui peut se former au stade chronique — voir page dédiée
Matrice Zone de croissance de l’ongle à sa racine — cible des traitements chirurgicaux définitifs

Causes et facteurs favorisants

Cause Mécanisme
Coupe des ongles incorrecte Ongles coupés trop courts et biais dans les coins — la repousse pénètre dans le bourrelet latéral. Règle : couper les ongles au carré, en laissant légèrement dépasser les coins
Chaussures inadaptées Bout pointu, talons hauts, chaussures de sécurité à embout métallique — compression latérale de l’ongle contre le bourrelet
Médicaments Isotrétinoïne, inhibiteurs de protéase (indinavir), rétinoïdes — fragilisation et modifications de la croissance unguéale
Hypertrophie des bourrelets latéraux Fréquente chez les nourrissons, enfants et adolescents — le bourrelet vient au contact de l’ongle plutôt que l’inverse
Morphologie de l’ongle Ongle en tuile (courbure excessive), ongle en pince — bords latéraux qui s’enroulent dans le bourrelet
Désaxation de l’orteil Fréquente chez les personnes âgées avec arthrose — modification de l’axe du gros orteil aggravant le conflit ongle-bourrelet
Prédisposition familiale Morphologie unguéale et cutanée héritée — récidives fréquentes malgré une bonne hygiène de coupe

Les 3 phases évolutives de l’ongle incarné

Phase Signes cliniques Conduite à tenir
Phase 1 — Inflammatoire Légère rougeur, gonflement modéré, douleur à la pression sur le bourrelet latéral — l’ongle rentre dans la peau à proximité de la zone douloureuse 🟢 Traitement médical local suffisant — bains de pieds + antiseptique + consultation rapide
Phase 2 — Infectieuse Rougeur et gonflement accentués — début de panaris possible — écoulement purulent — douleur permanente 🟡 Antibiothérapie locale ± orale — évaluation chirurgicale
Phase 3 — Chronique Bourrelets péri-unguéaux très gonflés — botryomycome (bourgeon charnu saignotant) — ulcération possible — risque osseux chez le diabétique 🔴 Traitement chirurgical nécessaire — urgence chez le diabétique
ongle incarne
Ongle incarné du gros orteil avec botryomycome
⚠️ Chez le patient diabétique : tout ongle incarné au stade 2 ou 3 doit être considéré comme une urgence dermatologique. Le risque d’ulcération, d’ostéite et d’ostéo-arthrite est majeur en cas de neuropathie associée. Ne pas attendre pour consulter.

Complications possibles

Complication Description
Panaris Infection suppurée du bourrelet péri-unguéal — nécessite souvent un drainage chirurgical
Botryomycome Bourgeon charnu rouge et saignotant au niveau du bourrelet — granulome pyogénique réactionnel à l’inflammation chronique
Érysipèle Infection bactérienne cutanée extensive de l’orteil ou du pied — nécessite une antibiothérapie orale urgente
Ulcération Perte de substance cutanée — particulièrement grave chez le patient diabétique ou artéritique
Ostéite / ostéo-arthrite Atteinte osseuse et articulaire de la phalange distale — complication sévère nécessitant une prise en charge spécialisée urgente

Populations à risque et spécificités

Population Particularité Attitude recommandée
Nourrissons et jeunes enfants Hypertrophie des bourrelets latéraux — souvent régressif spontanément avec la croissance Surveillance — soins antiseptiques — rarement chirurgical
Adolescents Ongle incarné juvénile classique — lié à la croissance rapide et à la coupe incorrecte Traitement médical en premier — chirurgie au phénol si récidives
Personnes âgées Ongles en pince liés à l’arthrose — désaxation des orteils — fragilité cutanée Suivi podologique régulier — avis chirurgical précoce
Patients diabétiques Neuropathie périphérique masquant la douleur — cicatrisation altérée — risque infectieux majeur Consultation urgente dès le stade 1 — surveillance podologique pluriannuelle systématique
Patients sous isotrétinoïne Fragilité unguéale et péri-unguéale médicamenteuse — voir la page dédiée Signaler la prise au médecin — soins préventifs renforcés


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Traitement médical et podologique

En attendant la consultation ou en cas d’ongle incarné débutant (phase 1), des mesures simples peuvent limiter l’aggravation.

Mesure Modalité pratique
Bains de pieds antiseptiques Eau tiède + savon antiseptique ou chlorhexidine — 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour — ramollit les tissus et réduit la charge bactérienne
Antiseptique local Nettoyage de la zone avec un antiseptique doux après chaque bain — chlorhexidine aqueuse de préférence
Antibiothérapie locale Fucidine® ou autre onguent antibiotique prescrit par le médecin — pansements adaptés pour « emballer » l’ongle et réduire le conflit
Antibiotiques oraux Prescrits si infection établie — plusieurs études montrent que l’onguent seul suffit dans la majorité des cas — à réserver aux phases infectieuses avérées
Pinces métalliques ou bagues de résine Posées par le pédicure-podologue (orthonyxie) — relèvent progressivement les bords de l’ongle — résultat temporaire mais peut éviter la chirurgie
Chaussures adaptées Bout large, souple — éviter les bouts pointus, les talons hauts et les embouts métalliques de chaussures de sécurité
💡 Le pédicure-podologue est un interlocuteur privilégié pour la prise en charge de l’ongle incarné — au même titre que le médecin. Il peut réaliser les soins locaux, poser des dispositifs d’orthonyxie, et adresser vers un chirurgien si nécessaire.

Traitement chirurgical : trois techniques comparées

En cas de résistance au traitement médical, de récidives fréquentes, d’infection établie ou de botryomycome, le traitement chirurgical s’impose. Trois techniques sont disponibles — toutes réalisées sous anesthésie locale à la base de l’orteil avec pose d’un petit garrot.

ongle incarné
Ongle incarné juvénile
Ongle incarné juvénile après intervention au phénol
Technique Principe Avantages Inconvénients Taux d’échec
Bistouri (chirurgie classique) Résection d’un croissant cutané latéral + côté de l’ongle + matrice correspondante — sutures Technique de référence — accessible en chirurgie de ville ou bloc opératoire Douleurs post-opératoires importantes — arrêt de travail plusieurs jours — cicatrice 3–5 %
Phénol (matricectomie chimique) Résection de la languette d’ongle incarnée + destruction chimique définitive de la matrice au phénol Réalisable en cabinet — anesthésie locale — peu ou pas de douleur post-op — pas d’arrêt de travail — aucune cicatrice visible — technique préférée Cicatrisation par seconde intention (quelques semaines de pansements) 2–3 %
Laser CO2 Résection de la languette + destruction de la matrice par photocoagulation laser — sutures Précision de la destruction matricielle — hémostase simultanée Douleurs post-opératoires — cicatrice — nécessite un équipement laser spécialisé Comparable au bistouri
📌 La matricectomie au phénol est la technique qui a la préférence du Dr Abimelec (Hôpital Saint-Louis, Paris) pour son excellent rapport bénéfice/risque : réalisable en cabinet, sans cicatrice visible, sans arrêt de travail, avec un taux d’échec de seulement 2–3 %. Elle est aussi indiquée pour la résection du botryomycome associé (électrocoagulation ou bistouri électrique sous anesthésie locale).

Prévention de l’ongle incarné

Mesure préventive Pourquoi
Couper les ongles au carré Laisser légèrement dépasser les coins par rapport à la peau sous-jacente — ne jamais couper les coins dans les angles
Ne pas couper les ongles trop courts Le bord libre doit rester légèrement au-delà du bourrelet cutané pour éviter la repousse incarnée
Porter des chaussures à bout large et souple Éviter toute compression latérale du gros orteil — déconseiller chaussures pointues, talons hauts, embouts métalliques
Surveiller les modifications unguéales Ongles qui s’épaississent, s’enroulent en tuile, orteil qui se désaxe — surveillance renforcée chez les personnes âgées et les diabétiques
Suivi podologique régulier Indispensable pour les patients à risque (diabète, neuropathie, ongles en pince) — détection précoce des anomalies
Faux ongle après chute traumatique En cas de perte d’un ongle de gros orteil, poser un faux ongle 3–4 mois après pour prévenir l’incarnation antérieure à la repousse

Questions fréquentes

Puis-je traiter un ongle incarné moi-même sans consulter ?

Les premiers soins à domicile (bains de pieds, antiseptique, pansement, chaussures adaptées) peuvent soulager temporairement un ongle incarné débutant. Cependant, une consultation médicale ou podologique est fortement recommandée pour identifier la cause (malformation de l’ongle, médicament en cause, déformation…) et éviter l’aggravation. Les tentatives de résection à domicile sont déconseillées — elles aggravent souvent l’inflammation et le risque infectieux.

Quelle est la différence entre la chirurgie au phénol et la chirurgie au bistouri ?

Les deux techniques retirent la languette d’ongle incarnée et détruisent définitivement la portion de matrice correspondante. La différence principale est la méthode de destruction : le bistouri excise mécaniquement la matrice (points de suture nécessaires, douleurs post-op, arrêt de travail) ; le phénol la détruit chimiquement (pas de suture, cicatrisation spontanée, reprise immédiate des activités). Le phénol est généralement préféré pour son profil de tolérance supérieur et son taux d’échec légèrement inférieur.

L’opération de l’ongle incarné au phénol est-elle douloureuse ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale à la base de l’orteil — l’orteil est insensibilisé avant tout geste. Pendant l’intervention, aucune douleur ne doit être ressentie. En post-opératoire, la technique au phénol entraîne généralement peu ou pas de douleur, sans nécessiter d’arrêt de travail dans la majorité des cas. Des pansements quotidiens pendant quelques semaines sont nécessaires le temps de la cicatrisation par seconde intention.

L’ongle incarné peut-il récidiver après l’opération ?

Le taux de récidive après matricectomie (phénol ou bistouri) est faible — 2 à 5 % selon la technique. La récidive survient lorsque la destruction de la matrice est incomplète. En cas de récidive, une nouvelle intervention est généralement proposée. Sans correction des facteurs favorisants (coupe, chaussures, morphologie), le risque d’une nouvelle incarnation sur un autre bord de l’ongle reste présent.

Quand faut-il absolument consulter en urgence pour un ongle incarné ?

Une consultation urgente s’impose si : la douleur est intense et permanente, un écoulement purulent apparaît (début de panaris), un bourrelet très gonflé ou un bourgeon charnu saignotant (botryomycome) se développe, une rougeur s’étend au-delà de l’orteil vers le pied (risque d’érysipèle), ou si le patient est diabétique — quelle que soit la sévérité apparente.

Voir aussi :
Panaris |
Botryomycome |
Érysipèle |
Isotrétinoïne |
Fucidine® |
Dr Abimelec — ongle incarné


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ONYTEC : l’Onytec ® vernis

 

Onytec ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
    • Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
    • Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).

 

MYCOSTER : le Mycoster ® vernis a 8%

 

Mycoster ® :

  • Mycoster ®, qu’est-ce que c’est ?

Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Mycoster ®

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire

 

LOCERYL : le Loceryl ®

 

Loceryl ® :

  • Loceryl ®, qu’est-ce que c’est ?

Loceryl ® contient de l’amorolfine. L’amorolfine contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Loceryl se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une à deux fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Avant la première application de Loceryl, nettoyer soigneusement les ongles, puis limer la zone atteinte de l’ongle (en particulier la surface de l’ongle). Attention de ne pas utiliser sur les ongles sains les limes à ongle ayant servi à limer les ongles malades
    • Avant chaque application de Loceryl, enlever la couche précédente de vernis à l’aide d’un dissolvant.
    • Appliquer le vernis à l’aide de la spatule fournie sur la totalité de l’ongle atteint.
    • Evitez de contaminer le flacon en nettoyant la spatule entre chaque passage d’un ongle à l’autre puis après les applications avec du dissolvant et évitez d’essuyer la spatule sur le bord du flacon entre les applications.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).
    • En cas de manipulation de produits dissolvants (white spirit, diluants… ), mettez des gants imperméables afin de protéger la couche de vernis Locéryl sur les ongles.

 

Enlever faux ongles, ongles artificiels en resine

Enlever des faux ongles

Peut-on enlever des faux ongles?

Il existe plusieurs types d’ongles artificiels :

  • les  adhésifs préformés en matière plastique, qui sont simplement collés sur la tablette unguéale
  • les gels durcissant au moyen dun catalyseur (rayons Ultra-Violets, lumière, spray…)
  • et enfin les résines.

La difficulté pour enlever les faux-ongles est croissante dans cette classification : les adhesifs sont simplement collés et ils se décollent avec le temps. Parfois, l’application douce d’un dissolvant permet de décoller les ongles artificiels adhésifs et de dissoudre les faux ongles en gel durcissant.
A l’autre extreme, les résines sont façonnées sur l’ongle et y adhèrent tellement qu’ils font presque partie de la tablette de l’ongle. Il est donc très difficile denlever par soi-même des ongles artificiels en résine et cela risque même d’être particulièrement traumatisant pour longle et la meilleure des solutions lorsqu’on regrette la pose d’ongles artificiels est de re-prendre rendez-vous avec le professionnel qui les a posés afin de déterminer s’il est possible de les enlever