IMIQUIMOD : ALDARA *, comment l’utiliser, que faire

Imiquimod (Aldara *) : guide complet du dermatologue

L’imiquimod est une crème immunomodulatrice unique en dermatologie : elle ne détruit pas les lésions cutanées par action directe, mais réveille le système immunitaire local pour qu’il les élimine lui-même. Commercialisée sous le nom d’Aldara (et Zyclara ou Bascellex), cette crème est prescrite pour trois indications principales : les verrues génitales (condylomes acuminés), les kératoses actiniques et les carcinomes basocellulaires superficiels. Son maniement demande une précision particulière : trop peu, et elle est inefficace ; trop, et la réaction locale peut devenir sévère. Ce guide répond à toutes les questions pratiques que se posent les patients et les professionnels de santé.

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Sommaire

Qu’est-ce que l’imiquimod (Aldara) ?

L’imiquimod est une aminoquinoléine synthétique classée dans les immunomodulateurs à usage dermatologique (code ATC : D06BB10). Il est disponible en France sous trois spécialités :

Spécialité Concentration Laboratoire Statut
Aldara 5 % Viatris Healthcare Liste I — remboursé SS
Zyclara 3,75 % Viatris Healthcare Liste I — remboursé SS
Bascellex 5 % Sun Pharmaceutical Europe Liste I

Chaque sachet individuel d’Aldara 5 % contient 12,5 mg d’imiquimod dans 250 mg de crème. Les sachets sont à usage unique — ils ne doivent jamais être réutilisés une fois ouverts. Aucun générique n’est disponible en France à ce jour.

La prescription d’imiquimod est soumise à ordonnance médicale obligatoire. Son utilisation ne doit jamais être improvisée à partir de restes d’une prescription antérieure ou partagée entre patients.

Mécanisme d’action : comment ça marche ?

L’imiquimod est un agoniste du récepteur Toll-like 7 (TLR-7), l’un des sentinelles du système immunitaire inné. Contrairement aux traitements qui brûlent ou gèlent les lésions, l’imiquimod n’a aucune activité antivirale ou antitumorale directe. Il agit en stimulant la réponse immune locale.

Voici ce qui se passe après application de la crème :

  1. Liaison au TLR-7 sur les monocytes, macrophages et cellules dendritiques cutanées
  2. Sécrétion massive de cytokines : interféron-α (IFN-α), TNF-α, interleukines 6, 8, 12
  3. Activation des cellules de Langerhans épidermiques, qui migrent vers les ganglions lymphatiques locaux
  4. Activation de l’immunité adaptative (lymphocytes T cytotoxiques, lymphocytes NK, lymphocytes B)
  5. Reconnaissance et destruction des cellules viralement infectées ou tumorales
💡 Pourquoi la réaction cutanée est un signe d’efficacité : La rougeur, les croûtes et l’érosion qui apparaissent sous traitement ne sont pas des « effets secondaires » à proprement parler — elles sont le reflet de la réponse immunitaire en cours. Une absence totale de réaction peut indiquer une inefficacité du traitement. C’est ce qui rend le maniement de l’imiquimod si particulier.

Cette induction des cytokines a également été démontrée in vivo : après application sur les verrues génitales, on détecte une augmentation de l’ARNm de l’IFN-α au site traité ainsi qu’une réduction significative de l’ADN du HPV.

Indications approuvées en France (AMM)

1. Verrues génitales et péri-anales externes (condylomes acuminés)

Indication principale et historique de l’imiquimod depuis 1997 chez l’adulte, et chez l’adolescent à partir de 12 ans pour les verrues génitales. Les condylomes sont causés par le papillomavirus humain (HPV), principalement les génotypes 6 et 11. L’imiquimod ne guérit pas l’infection HPV sous-jacente — il élimine les lésions visibles mais ne protège pas contre la transmission ni contre les récidives.

2. Kératoses actiniques (KA)

Indication réservée à l’adulte immunocompétent, pour les lésions cliniquement typiques, non hypertrophiques, non hyperkératosiques, situées sur le visage ou le cuir chevelu dégarni. L’imiquimod est un traitement de seconde intention dans les kératoses actiniques : il est indiqué lorsque la taille ou le nombre des lésions limite l’efficacité ou la tolérance de la cryothérapie, ou si les autres traitements topiques sont contre-indiqués ou moins appropriés. La HAS précise qu’il n’a pas démontré de supériorité par rapport au 5-FU (Efudix) ni à la cryothérapie.

⚠️ Kératoses actiniques : limites importantes
L’imiquimod n’est pas recommandé pour : les kératoses hyperkératosiques ou hypertrophiques (cornes cutanées), les lésions des paupières, de l’intérieur des narines, des oreilles, de la zone des lèvres à l’intérieur du vermillon. Les résultats sur les avant-bras et les mains ne confirment pas son efficacité dans ces localisations. Les patients avec plus de 8 lésions de KA ont moins de chances de répondre au traitement.

3. Petits carcinomes basocellulaires superficiels (CBCs)

Indication réservée à l’adulte immunocompétent, pour les lésions de type superficiel uniquement (pas les BCC nodulaires ou infiltrants), lorsque la chirurgie est contre-indiquée ou risque d’être mal tolérée. Cette indication est particulièrement utile pour les patients âgés, anticoagulés, ou présentant de nombreuses lésions. Les tumeurs de grande taille (> 7,25 cm²) ont moins de chances de répondre au traitement. Les CBC récidivants et déjà traités ne doivent pas être traités par imiquimod en raison de l’absence de données cliniques.

⚠️ Important : L’imiquimod est strictement réservé aux CBC superficiels. Son utilisation sur un CBC nodulaire ou infiltrant expose au risque de traitement incomplet avec progression tumorale. Un bilan histologique est indispensable avant toute prescription dans cette indication. Les CBC de la tête, du visage ou de la zone anogénitale sont exclus de cette indication.

Protocoles d’utilisation selon l’indication

Les protocoles sont strictement différents selon l’indication. Ne jamais transposer un protocole d’une indication à une autre.

Indication Fréquence Durée de contact Durée totale
Verrues génitales 3×/semaine (ex : lun / mer / ven) 6 à 10 heures Jusqu’à disparition ou max 16 semaines
Kératoses actiniques 3×/semaine (ex : lun / mer / ven) environ 8 heures 4 semaines — évaluation 4 sem après — max 8 sem
Carcinome basocellulaire superficiel 5×/semaine (lun → ven) environ 8 heures 6 semaines — évaluation 12 sem après fin

Dans toutes les indications, la crème s’applique avant l’heure habituelle du coucher. Elle doit rester en contact avec la peau pendant la durée prescrite puis être retirée le matin avec de l’eau et un savon doux. Aucun bain ni douche pendant la nuit d’application.

Dose maximale : 1 sachet par application

La quantité appliquée ne doit pas dépasser un sachet par séance. Une application excessive ou un temps de contact prolongé augmentent le risque de réactions locales sévères sans améliorer l’efficacité.

Dose oubliée

En cas d’oubli, le patient applique la crème dès que possible puis reprend le rythme habituel. Il ne faut pas doubler la dose lors de l’application suivante. Les jours manqués ne doivent pas être rattrapés en prolongeant le traitement au-delà de la durée maximale prévue.

Comment appliquer correctement la crème

Étape 1 — Préparation de la zone

Nettoyer soigneusement la zone à traiter avec de l’eau et un savon doux. Sécher délicatement. Laisser la peau sécher au moins 10 minutes avant l’application — une peau humide augmente la pénétration et le risque d’irritation.

Étape 2 — Application

Ouvrir un sachet, extraire la quantité nécessaire et masser doucement jusqu’à pénétration complète de la crème. Pour les kératoses actiniques et les CBC, appliquer sur la zone à traiter plus une marge de peau de 1 cm autour de la lésion. Éviter toute application sur les muqueuses internes, les yeux, les narines, la bouche.

Étape 3 — Après l’application

Se laver soigneusement les mains. Ne pas couvrir la zone avec un pansement occlusif (film plastique, pansement hermétique) — cela augmente l’absorption et le risque de réaction sévère. Un sous-vêtement en coton est acceptable pour les zones génitales. Éviter bains et douches pendant toute la durée de contact.

Étape 4 — Le lendemain matin

Laver la zone traitée à l’eau et au savon doux pour retirer la crème. Vérifier l’état de la peau. Si des croûtes ou des érosions se forment progressivement, c’est attendu — ne pas frotter.

✅ Règles d’or de l’application :
• Peau propre et sèche avant application
• Sachet à usage unique — ne jamais réutiliser
• Se laver les mains avant et après
• Pas de pansement occlusif
• Pas de bain ou douche pendant la nuit d’application
• Retrait le matin avec eau + savon doux

Réactions cutanées : ce qui est normal, ce qui ne l’est pas

Les réactions locales au site d’application sont très fréquentes — elles surviennent chez plus de 28 % des patients pour les plus courantes. Leur intensité est le signe que l’immunité locale est activée. Elles ont tendance à être plus importantes lors du premier cycle de traitement qu’au cours du second.

Réactions attendues et normales

Réaction Description Conduite à tenir
Érythème Rougeur locale, parfois intense Normal — poursuivre si supportable
Desquamation / sécheresse Peau qui pèle, squames Normal — ne pas frotter
Croûtes Formation de croûtes sèches Normal — ne pas arracher
Prurit / brûlures légères Démangeaisons, picotements Normal — émollient entre les applications
Œdème modéré Légère tuméfaction locale Souvent attendu, notamment en zone génitale
Érosion / ulcération superficielle Écorchures superficielles sur les lésions Normal sur les lésions traitées — surveiller
Induration Peau épaissie, dure au toucher Peut survenir — signaler au dermatologue
Vésicules Petites cloques Peut survenir — ne pas percer — signaler

Réactions nécessitant une interruption temporaire

Lorsque les réactions inflammatoires locales deviennent intenses (rougeur extensive, érosions profondes, douleur franche), une interruption temporaire de quelques jours est recommandée. On reprend ensuite le traitement sans prolonger la durée totale au-delà de la limite prévue.

Réactions rares à connaître

Des troubles de la pigmentation peuvent survenir après le traitement : hypopigmentation (décoloration) ou hyperpigmentation (taches brunes) au site d’application. Ces modifications sont généralement réversibles mais peuvent parfois persister. Des cas d’alopécie au site d’application (notamment sur le cuir chevelu) ont été rapportés dans 0,4 % des cas dans les études sur les kératoses actiniques.

Des cas très rares d’érythème multiforme et de syndrome de Stevens-Johnson ont été rapportés en pharmacovigilance — leur survenue impose l’arrêt immédiat et définitif du traitement.

J’ai une réaction forte : que faire ?

C’est la question la plus fréquente posée par les patients sous imiquimod. Voici une conduite à tenir structurée, mais dans tous les cas, mieux vaut consulter un médecin :

Réaction légère à modérée (rougeur, croûtes, légères brûlures)

Poursuivre le traitement. Ces réactions sont normales et attendues. Entre les applications, on peut appliquer une crème émolliente douce (sans parfum ni conservateurs irritants) pour limiter la sécheresse et le prurit. Ne pas appliquer d’émollient dans l’heure précédant l’application de la crème.

Réaction modérée à sévère (érosions étendues, douleur, œdème important)

Interrompre temporairement le traitement pendant quelques jours (généralement 3 à 7 jours) jusqu’à régression des symptômes. Cette pause est prévue dans le protocole — elle ne compromet pas l’efficacité globale. La durée totale de traitement n’est pas rallongée pour compenser les jours manqués.

⚠️ Zone génitale : vigilance particulière
En cas de gonflement vulvaire important avec difficulté à uriner, il faut arrêter immédiatement l’imiquimod et consulter en urgence. Ce signe peut indiquer un œdème muqueux sévère nécessitant une prise en charge médicale rapide. L’application à l’intérieur du vagin est une contre-indication absolue.

Que mettre sur la peau entre les applications ?

Un émollient simple (vaseline, crème à base de céramides, Dexeryl, Cold Cream) peut être appliqué en dehors des heures d’application de la crème imiquimod. Éviter les produits parfumés, l’alcool, les corticoïdes (sauf prescription médicale explicite). Ne pas appliquer de fond de teint ni de maquillage sur la zone traitée.

Puis-je laver la zone plus tôt si la réaction est trop forte ?

Oui. Si la réaction locale devient insupportable au cours de la nuit, la crème peut être retirée plus tôt que prévu en lavant simplement la zone avec de l’eau et un savon doux. Ce retrait précoce ne compromet pas l’efficacité d’une seule application, mais ne doit pas devenir systématique.

Effets systémiques et signaux d’alarme

Malgré une absorption percutanée très faible (moins de 0,9 % d’une dose appliquée localement chez des volontaires sains), des réactions systémiques peuvent survenir, notamment lors de traitements sur de grandes surfaces ou prolongés.

Effets systémiques fréquents (≥ 1 %)

  • Fatigue, asthénie
  • Fièvre modérée
  • Myalgies, céphalées
  • Nausées
  • Syndrome pseudo-grippal

Ces effets sont généralement bénins et transitoires. Ils peuvent survenir lors des premières semaines de traitement et tendent à diminuer ensuite.

Signaux d’alarme nécessitant un avis médical urgent

🚨 Arrêter le traitement et consulter rapidement si :
• Fièvre élevée persistante ou frissons intenses
• Ganglions enflés ou douloureux
• Éruption bulleuse, lésions en cible (érythème multiforme)
• Éruption généralisée, urticaire, difficultés respiratoires (allergie)
• Saignements au site d’application
• Gonflement vulvaire ou pénien avec douleur ou difficultés urinaires
• Dépression, agitation, troubles du sommeil sévères

Des cas rares mais graves ont été rapportés en pharmacovigilance post-marketing : syndrome de fuite capillaire, insuffisance cardiaque, arrhythmies, thrombopénie, leucopénie, syndrome de Stevens-Johnson. Ces effets exceptionnels surviennent préférentiellement chez des patients immunodéprimés ou lors de traitements sur de grandes surfaces cutanées.

Précautions, contre-indications et populations particulières

Contre-indications

  • Hypersensibilité à l’imiquimod ou à l’un des excipients
  • Application sur muqueuses internes (vagin, rectum, méat urétral, bouche, narines)
  • Application sur peau lésée, plaie ouverte, zone inflammée ou infectée
  • CBC de la tête, du visage ou de la zone anogénitale (pour l’indication CBC)
  • CBC nodulaire ou infiltrant

Immunodéprimés

L’utilisation de l’imiquimod chez les patients immunodéprimés (VIH, traitement immunosuppresseur, transplantés) doit être maniée avec une extrême prudence. Du fait de ses propriétés immunostimulantes, une application sur de grandes surfaces peut entraîner une réponse immune systémique imprévisible. Des diminutions des paramètres hématologiques (hémoglobine, leucocytes, plaquettes) ont été observées dans les essais cliniques.

Grossesse et allaitement

Bien que les données de cas cliniques disponibles n’aient pas identifié de risque tératogène démontré, l’utilisation pendant la grossesse ne doit être envisagée que si le bénéfice justifie le risque potentiel. La concentration systémique après application topique est faible ; le passage dans le lait maternel est probable mais à très faible dose. La décision doit être prise au cas par cas avec le dermatologue ou l’obstétricien.

Enfants et adolescents

L’imiquimod n’est pas recommandé chez l’enfant pour les kératoses actiniques et les CBC. Pour les verrues génitales, il peut être utilisé à partir de 12 ans. Attention : il ne doit pas être utilisé chez l’enfant pour le molluscum contagiosum — 4 essais randomisés contrôlés n’ont pas démontré son efficacité dans cette indication, quelle que soit la posologie testée.

Exposition solaire

La zone traitée doit être protégée de l’exposition solaire pendant toute la durée du traitement et jusqu’à cicatrisation complète. L’imiquimod rend la peau plus réactive aux UV. En pratique, traitement nocturne + vêtements couvrants ou écran solaire le jour constituent la protection standard.

Imiquimod et préservatifs : un point essentiel

Ce point est souvent méconnu des patients et mérite une information claire :

⚠️ L’imiquimod détériore le latex
La crème imiquimod peut fragiliser les préservatifs en caoutchouc (latex) et les diaphragmes, les rendant moins résistants et augmentant le risque de rupture lors des rapports sexuels. Il est impératif d’éviter tout rapport sexuel lorsque la crème est en contact avec la peau. Par ailleurs, l’imiquimod ne protège pas contre la transmission du HPV ni contre les autres infections sexuellement transmissibles.

Utilisations hors AMM documentées

L’imiquimod a été évalué dans de nombreuses autres indications en dehors de son AMM officielle. Ces utilisations ne sont pas validées par les autorités de santé françaises et nécessitent une discussion bénéfice-risque individuelle :

Indication hors AMM Niveau de preuve Notes
Lentigo malin (mélanome in situ) Études de phase II Utilisé en monothérapie ou en périopératoire
Maladie de Bowen (carcinome épidermoïde in situ) Séries de cas / études ouvertes Résultats prometteurs sur certaines localisations
Sarcome de Kaposi cutané Essais de phase I/II Étude publiée en 2008 (Schantz-Faure, JAAD)
Mycosis fongoïde (plaques résistantes) Cas cliniques Rémission complète rapportée sur plaques résistantes à PUVA
Maladie de Paget extramammaire En discussion Alternative à l’exérèse chirurgicale à l’étude

Des essais cliniques explorent également son potentiel en combinaison avec d’autres immunothérapies, dans le photovieillissement, et dans les métastases cutanées. Ces indications restent expérimentales.

Imiquimod vs autres traitements

Pour les verrues génitales (condylomes)

Traitement Mécanisme Avantages Inconvénients
Imiquimod Immunomodulation Auto-application, récidives moins fréquentes chez répondeurs complets Lent (semaines), réactions locales
Podophyllotoxine Cytotoxique Efficacité rapide, auto-applicable Contre-indiqué grossesse, taux récidive élevé
Cryothérapie Destruction physique Efficace rapidement, en cabinet Douloureux, plusieurs séances, récidives fréquentes
Laser CO₂ / électrocoagulation Ablation Efficace sur lésions étendues Anesthésie, coût, cicatrices possibles

L’imiquimod est considéré comme une option de première ligne raisonnable pour les condylomes, notamment en raison de son auto-application et du fait que les patients qui obtiennent une disparition complète tendent à rester en rémission durable — probablement grâce à la mémoire immunitaire Th1 induite.

Pour les kératoses actiniques

L’imiquimod 5 % a démontré une efficacité supérieure au placebo : environ 37–53 % de disparition complète après 1 à 2 cycles versus moins de 15 % pour le placebo dans les essais pivots (HAS). Cependant, il n’a pas démontré de supériorité versus le 5-fluorouracile (Efudix) ni versus la cryothérapie dans les études comparatives directes. Il représente un outil thérapeutique supplémentaire utile lorsque les autres traitements sont moins adaptés.

Questions fréquentes sur l’imiquimod (FAQ)

L’imiquimod guérit-il définitivement les verrues génitales ?

Non, l’imiquimod élimine les lésions visibles mais ne guérit pas l’infection HPV sous-jacente. Les patients qui obtiennent une disparition complète des condylomes ont tendance à rester clairs — probablement grâce à la mémoire immunitaire induite — mais des récidives sont possibles car le virus peut persister dans les tissus apparemment sains. L’imiquimod ne protège pas non plus contre la transmission du HPV à un partenaire.

Pourquoi ma peau réagit-elle si fortement alors que mon voisin n’a presque rien ?

Les réactions locales sont très variables d’un individu à l’autre et dépendent de nombreux facteurs : type de peau, localisation, surface traitée, réponse immunitaire individuelle, épaisseur de la peau. Une forte réaction indique souvent que le médicament agit bien. Une absence totale de réaction peut au contraire faire douter de l’efficacité. Le dermatologue ajuste le protocole en fonction de la tolérance de chaque patient.

Puis-je arrêter le traitement si mes verrues ont disparu avant les 16 semaines ?

Oui. Pour les condylomes, le traitement est poursuivi jusqu’à disparition complète des lésions visibles ou pendant une durée maximale de 16 semaines. Si toutes les lésions ont disparu avant ce délai, le traitement peut être arrêté. Il ne sert à rien de continuer sur une peau saine.

Je dois retraiter une kératose actinique récidivée après guérison : est-ce possible ?

Oui, sous conditions. Les kératoses actiniques guéries après une ou deux cures de traitement et qui réapparaissent ultérieurement peuvent être retraitées par imiquimod, pour une ou deux cures supplémentaires, après une période de repos d’au moins 12 semaines. Les données indiquent qu’un patient ayant déjà répondu à l’imiquimod a environ 80 % de chances d’obtenir à nouveau une guérison complète lors d’un retraitement, contre seulement 50 % environ avec le diclofénac topique.

L’imiquimod peut-il laisser des cicatrices ?

Le risque cicatriciel est faible avec un usage correct. Dans les essais cliniques sur les condylomes, seulement 2,9 % des patients traités avaient une dégradation de leur score cicatriciel à 8 semaines post-traitement. En revanche, une application excessive, un contact prolongé ou une réaction inflammatoire sévère non prise en charge peuvent augmenter ce risque. Il ne faut jamais arracher les croûtes.

Puis-je utiliser de la crème hydratante en même temps que l’imiquimod ?

Oui, les crèmes émollientes douces sont recommandées entre les applications pour améliorer la tolérance. Elles doivent être appliquées sur une peau propre, à distance de l’heure d’application de l’imiquimod (ne pas appliquer dans la demi-heure précédant la crème). Éviter les produits alcoolisés, parfumés, ou contenant des acides (AHA, BHA, rétinol).

L’imiquimod fonctionne-t-il sur les verrues plantaires ou vulgaires ?

Non, l’imiquimod n’a pas d’AMM pour les verrues plantaires ou vulgaires. Les études sur ces localisations n’ont pas démontré d’efficacité satisfaisante et cette utilisation n’est pas recommandée.

Que faire si je vois de nouvelles lésions apparaître pendant le traitement ?

L’apparition de nouvelles lésions pendant le traitement des condylomes est possible — le HPV peut en effet activer des lésions subcliniques non encore visibles. Cela ne signifie pas que le traitement ne fonctionne pas. En revanche, si de nouvelles lésions apparaissent dans la zone traitée pour un CBC, il faut en informer le dermatologue qui évaluera si une biopsie est nécessaire.

Peut-on utiliser l’imiquimod sur le pénis ?

Oui, pour les condylomes du pénis. La tolérance est généralement bonne avec le protocole 3 fois par semaine. La zone doit être nettoyée et séchée avant application. Attention aux zones sous le prépuce — plus sensibles — où la réaction peut être plus intense. Pour les CBC, l’utilisation sur le pénis (zone anogénitale) est contre-indiquée selon l’AMM.

L’imiquimod est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Aldara et Zyclara sont remboursés par l’Assurance Maladie selon des modalités variables selon l’indication. La prescription requiert une ordonnance médicale. Le remboursement peut être soumis à accord préalable pour certaines indications (notamment CBC). Renseignez-vous auprès de votre pharmacien ou de votre dermatologue.

Voir aussi sur dermatonet.com :
Taches brunes solaires et kératoses actiniques
Laser en dermatologie
Photoréjuvénation à la lampe flash

Références bibliographiques (PubMed vérifiées) :
• Edwards L et al. Self-administered topical 5% imiquimod cream for external anogenital warts. Arch Dermatol. 1998;134(1):25–30. PMID : 9449906
• Gaspari AA et al. Beyond a decade of 5% imiquimod topical therapy. J Drugs Dermatol. 2009;8(5 Suppl):s4–11. PMID : 19537370
• Sauder DN. Imiquimod 5% cream (Aldara). Skin Therapy Lett. 2000;5(6):1–5. PMID : 15991984
• Wellington K, Jarvis B. Topical imiquimod 5% cream: a review. Am J Clin Dermatol. 2002;3(1):65–6. PMID : 17927284
• Dummer R et al. Imiquimod induces complete clearance of a PUVA-resistant plaque in mycosis fungoides. Dermatology. 2003;207(1):116–118. PMID : 12835571
• HAS. Avis de la Commission de Transparence — ALDARA 5 % crème. Mars 2010 / Novembre 2009.
Ressources réglementaires :
HAS — Avis ALDARA (Commission de Transparence)
ANSM — Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP)
StatPearls — Imiquimod (NIH)
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Mis à jour le 7 avril 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.

Cohérence cardiaque : guide complet — physiologie, méthode 365 et exercices pratiques pour la peau

Dermatologue fonctionnel et micronutrition

Respirer à 6 cycles par minute pendant 5 minutes — trois fois par jour. En apparence, rien de plus simple. En réalité, derrière cette instruction se cache l’un des leviers les mieux documentés de la médecine psychophysiologique moderne : la cohérence cardiaque. Pourquoi un dermatologue fait-il un article sur la cohérence cardiaque? Quel rapport avec la peau? Réponse : réduction mesurable du cortisol, amélioration de la variabilité cardiaque, baisse de la pression artérielle, renforcement immunitaire, régulation émotionnelle durable, et donc… impact sur la santé de la peau, dont l’origine embryologique est la même que le système nerveux — les données scientifiques s’accumulent depuis deux décennies. Ce guide, le plus complet en français, vous explique tout : les mécanismes, les preuves, la pratique, les erreurs à éviter et les exercices avancés.


1. Qu’est-ce que la cohérence cardiaque ? Définition précise

Le cœur ne bat pas comme un métronome. Entre deux battements, l’intervalle varie constamment — de quelques millisecondes à plusieurs dizaines de millisecondes. Cette fluctuation s’appelle la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC, ou HRV en anglais pour Heart Rate Variability). Elle est le reflet direct de l’équilibre entre le système nerveux sympathique (accélérateur) et le système nerveux parasympathique (frein), via le nerf vague.

Dans la vie ordinaire, cette variabilité est erratique, chaotique — des pics et des creux irréguliers qui traduisent les sollicitations permanentes de l’environnement sur notre système nerveux. La cohérence cardiaque est l’état dans lequel cette variabilité devient régulière et sinusoïdale : les intervalles entre les battements augmentent et diminuent de façon ordonnée, à un rythme stable, calqué sur la respiration.

Concrètement, cet état se produit lorsque la respiration est lente et régulière à environ 0,1 Hz — soit 6 cycles par minute. À cette fréquence précise, le cœur, les poumons et le système nerveux entrent en résonance cardiovasculaire, un phénomène physique de couplage qui maximise l’amplitude de la VFC et l’efficacité de la régulation autonome.

Cohérence cardiaque ≠ relaxation
La cohérence cardiaque n’est pas simplement une technique de relaxation. C’est un état physiologique mesurable et précis, défini par un pic de puissance à 0,1 Hz dans l’analyse spectrale de la VFC. Elle peut être obtenue sans détente musculaire particulière — par exemple pendant une marche lente ou en pleine activité professionnelle.

Le terme a été popularisé en France par le Dr David Servan-Schreiber dans son ouvrage Guérir (2003), puis formalisé par le Dr David O’Hare avec la méthode 365. Il trouve ses racines dans les travaux de l’Institut HeartMath (Californie) fondé en 1991, et dans les recherches de Luciano Bernardi sur la respiration lente.

2. Physiologie : nerf vague, VFC et arrhythmie sinusale respiratoire

Le système nerveux autonome et ses deux branches

Le système nerveux autonome (SNA) régule toutes les fonctions viscérales sans intervention consciente : rythme cardiaque, pression artérielle, digestion, respiration, réponse immunitaire. Il se divise en deux branches antagonistes et complémentaires :

Système sympathique Système parasympathique
Mode « action » — réponse au stress Mode « repos et récupération »
Accélère le cœur, dilate les bronches Ralentit le cœur via le nerf vague
Libère cortisol et adrénaline Favorise la digestion, la régénération
Réduit la VFC Augmente la VFC
Activé par le stress, la peur, la douleur Activé par la respiration lente, le calme

Le nerf vague : le fil conducteur de la cohérence

Le nerf vague (10e nerf crânien) est la voie principale du système parasympathique. Il relie le tronc cérébral au cœur, aux poumons, à l’intestin et à de nombreux organes viscéraux. Il est bidirectionnel : 80 % de ses fibres sont afférentes (du corps vers le cerveau), ce qui en fait le principal « informateur » du cerveau sur l’état interne de l’organisme.

Le tonus vagal — l’activité de base du nerf vague — est le principal déterminant de la VFC. Un tonus vagal élevé est associé à une meilleure santé cardiovasculaire, une résistance accrue au stress, une meilleure régulation émotionnelle et une réponse immunitaire plus adaptée. La cohérence cardiaque est précisément un entraînement du tonus vagal.

L’arrhythmie sinusale respiratoire (ASR)

À chaque inspiration, le diaphragme descend et crée une légère pression thoracique négative qui tire mécaniquement sur les oreillettes cardiaques. Cette traction inhibe transitoirement le nerf vague, ce qui accélère légèrement le cœur. À l’expiration, l’effet inverse se produit : le nerf vague reprend le dessus et ralentit le cœur. Ce phénomène s’appelle l’arrhythmie sinusale respiratoire (ASR).

L’ASR est une oscillation normale, physiologique, de la fréquence cardiaque synchronisée avec la respiration. Plus l’amplitude de cette oscillation est grande, plus le tonus vagal est élevé — et plus la capacité de régulation du système nerveux est optimale. La cohérence cardiaque maximise l’ASR en synchronisant la respiration exactement avec la fréquence de résonance du système cardio-respiratoire.

Le baroréflexe et la résonance à 0,1 Hz

Le baroréflexe est un mécanisme réflexe de régulation de la pression artérielle : des barorécepteurs dans l’aorte et les carotides détectent les variations de pression et envoient des signaux au cerveau pour ajuster le rythme cardiaque. Ce boucle de rétroaction a une fréquence naturelle propre d’environ 0,1 Hz.

Quand la respiration se synchronise sur cette même fréquence (6 cycles/min), le système entre en résonance : les oscillations de la pression artérielle, du rythme cardiaque et de la respiration s’amplifient mutuellement. L’amplitude de la VFC atteint son maximum. C’est la raison précise pour laquelle 6 respirations/minute n’est pas une convention arbitraire — c’est une fréquence physiologique de résonance déterminée par la biologie individuelle (légèrement variable selon les personnes : entre 4,5 et 7 cycles/min).


3. Effets documentés par la recherche : cortisol, DHEA, tension, immunité, effet sur la peau

La cohérence cardiaque est l’une des rares techniques psychophysiologiques dont les effets biologiques sont mesurables objectivement. Voici ce que la recherche a établi avec un niveau de preuve suffisant :

Effet Magnitude observée Délai d’apparition Niveau de preuve
Réduction du cortisol salivaire −23 % en moyenne après 4 semaines Dès 1 semaine de pratique régulière Modéré à fort
Augmentation du DHEA +100 % en 30 jours (HeartMath, 1998) 3 à 4 semaines Modéré (1 étude de référence)
Baisse de la pression artérielle systolique −6 à −10,6 mmHg en 6 semaines 3 à 6 semaines Fort (plusieurs essais)
Augmentation de la VFC (RMSSD, SDNN) Significative après quelques jours Immédiat pendant la session ; cumulatif Fort
Réduction de l’anxiété et du stress perçu Amélioration significative sur échelles validées 1 à 2 semaines Fort (méta-analyses)
Amélioration de la qualité du sommeil Endormissement plus rapide, activité vagale nocturne accrue 1 à 2 semaines Modéré
Augmentation des IgA salivaires Marqueur immunitaire amélioré 3 à 4 semaines Modéré
Amélioration cognition (mémoire, attention) Corrélée à l’augmentation des ondes alpha Variable Préliminaire à modéré
Oxytocine (hormone du lien social) Augmentation rapportée Aigu (pendant la session) Préliminaire

Sur la durée des effets
Une session de 5 minutes de cohérence cardiaque produit des effets physiologiques qui persistent 4 à 6 heures. Pratiquer 3 fois par jour — matin, midi et soir — permet donc de couvrir l’ensemble des heures d’éveil. Les effets cumulatifs (remodelage du tonus vagal basal, diminution durable du cortisol) s’observent après 3 à 4 semaines de pratique régulière.

Effets sur la santé mentale

Une méta-analyse sur le biofeedback de VFC (dont la cohérence cardiaque est la principale modalité) a montré des améliorations significatives sur la pression artérielle systolique (SMD = −0,45), sur les mesures RMSSD et SDNN. Les effets sur l’anxiété généralisée, le burn-out et le stress post-traumatique sont documentés dans des études contrôlées. L’Inserm répertorie près de 2 000 essais cliniques portant sur la VFC dans diverses pathologies enregistrés sur ClinicalTrials.gov.

Effets sur la peau

Voici un extrait de mon livre « La peau de l’intérieur » qui se focalise sur les méthodes naturelles pour soigner la peau :

« Le stress et le manque de sommeil aggravent ou déclenchent virtuellement toutes les maladies de peau — acné, eczéma, psoriasis, rosacée, chute de cheveux, vieillissement accéléré … Ce n’est pas de la psychosomatique au sens vague du terme — c’est de la neuro-immuno-dermatologie avec des mécanismes biologiques précis et des études cliniques solides.

Ce que dit la médecine

L’axe neuro-immun-cutané : la biologie du stress sur la peau

La peau n’est pas qu’un organe passif — elle est un organe neuro-immun actif. Elle est innervée par des fibres C et Aδ qui libèrent des neuropeptides (substance P, CGRP, VIP) directement dans le derme. Ces neuropeptides activent les mastocytes, les kératinocytes et les cellules dendritiques — déclenchant une cascade inflammatoire locale. C’est le mécanisme central de la neuro-dermatologie : le cerveau parle à la peau via le système nerveux périphérique, pas seulement via les hormones.

Le cortisol : ennemi silencieux de la peau

Le stress chronique active l’axe HPA (hypothalamo-hypophyso-surrénalien) et maintient le cortisol élevé en permanence. Mais la peau aussi peut produire du cortisol à partir du cholestérol, notamment sous l’effet du stress ou des UV, elle se comporte comme un organe neuro-endocrine périphérique autonome. Cette augmentation du cortisol chronique inhibe la synthèse de collagène, active les métalloprotéinases qui le dégradent, diminue la synthèse de céramides (composants de la barrière cutanée), augmente la perméabilité intestinale, supprime l’immunité anti-infectieuse tout en amplifiant l’immunité pro-inflammatoire. La peau est à la fois moins protégée et plus inflammatoire.

Axe cerveau-peau

L’axe HPA → cortisol → inflammation cutanée : le stress déclenche de l’acné, des poussées d’eczéma et de psoriasis via des voies neuro-immunes documentées.

La substance P libérée par les fibres nerveuses cutanées lors du stress active directement les mastocytes dermiques — provoquant rougeurs, prurit et inflammation dans les 30 minutes.

Les études de psycho-dermatologie montrent que 30 à 40% des patients dermatologiques ont un trouble anxieux ou dépressif associé — qui aggrave et pérennise la maladie de peau.

L’axe cerveau-intestin-peau est une boucle : le stress perturbe le microbiote intestinal (via le nerf vague), qui aggrave la perméabilité intestinale, qui amplifie l’inflammation cutanée. Trois cibles en une. […]

La règle naturelle

Cohérence cardiaque — 3-6-5 : 3 fois par jour (matin, midi, soir), pendant 5 minutes, pratiquer 6 respirations par minute ( = une inspiration de 4 à 5 secondes et une expiration de 5 à 6 secondes, sans apnée entre les 2). Cette méthode dite 365 doit idéalement être réalisée 365 jours par an, elle réduit le cortisol de 15 à 20% en quelques semaines. Applications gratuites sur votre smartphone si besoin.

La respiration « d’urgence » : abdominale — 4-7-8 : inspirez par le nez 4 secondes, retenez 7 secondes, expirez lentement par la bouche 8 secondes. Répétez 4 fois. Active le système nerveux parasympathique et réduit le cortisol en quelques minutes. Particulièrement utile lors des crises de prurit intense.

Technique STOP-RESPIRE-POSE : en cas de poussée de prurit, poser les mains à plat, 3 respirations profondes avant de céder à la tentation de se gratter — interrompt le cycle neuro-immun en 60 secondes.

La méditation de pleine conscience : 10 à 20 minutes par jour réduisent significativement les marqueurs biologiques du stress. Des études spécifiques sur l’eczéma montrent une réduction de 30 à 40% de la sévérité des poussées chez les patients pratiquant régulièrement. Applications gratuites sur votre smartphone si besoin.

Les 3 règles d’or du chapitre

Le stress cutané se manifeste avec 4 à 8 jours (parfois semaines!) de décalage — apprenez à lire votre peau comme un journal de bord.

Cohérence cardiaque 3×5 min/jour = le geste anti-inflammatoire neuro-immun le plus puissant et le moins cher.

7 à 9 heures de sommeil sur horaires réguliers = traitement anti-âge et anti-inflammatoire prouvé — et la fenêtre de nuit optimise vos actifs de soin. »

Si vous voulez en savoir plus sur les techniques de soins de la peau de l’intérieur, lisez mon livre « La peau de l’intérieur » qui se focalise sur les méthodes naturelles pour soigner la peau

4. La fréquence de résonance : pourquoi exactement 6 respirations par minute ?

La fréquence de 6 cycles/minute (soit un cycle complet inspiration+expiration toutes les 10 secondes) n’est pas un chiffre arbitraire. Elle correspond à la fréquence de résonance cardiovasculaire de la majorité des adultes — c’est-à-dire la fréquence respiratoire à laquelle le couplage entre le baroréflexe, la VFC et la respiration produit la plus grande amplitude oscillatoire.

Cette fréquence varie légèrement d’un individu à l’autre (entre 4,5 et 7 cycles/min selon la taille, l’âge et la condition physique). Les personnes de grande taille ont souvent une fréquence de résonance légèrement plus basse ; les enfants ont une fréquence plus élevée. Pour la grande majorité des adultes, 6 cycles/min est une excellente approximation.

Comparatif des rythmes respiratoires populaires

Technique Rythme Cycles/min Activation vagale Usage idéal
Cohérence cardiaque 5-5 5 s IN / 5 s EX 6 Forte Usage universel, débutants
Cohérence cardiaque 4-6 4 s IN / 6 s EX 6 Maximale (étude Marchant 2025) Anxiété, stress aigu
Respiration carrée (4-4-4-4) 4 s IN / 4 s retenue / 4 s EX / 4 s retenue ~3,75 Modérée Concentration, préparation mentale
Respiration 4-7-8 4 s IN / 7 s retenue / 8 s EX ~3,2 Modérée Endormissement
Respiration diaphragmatique simple Variable, ~4 s IN / 6 s EX Variable Modérée à forte Détente générale

Une étude universitaire récente (Marchant, 2025) a comparé ces différentes techniques et confirmé que le rythme 4-6 (inspiration 4 secondes, expiration 6 secondes) produit la plus forte activation vagale mesurée en HRV, légèrement supérieure au classique 5-5. L’expiration allongée stimule davantage le nerf vague car c’est principalement à l’expiration que le tonus parasympathique est renforcé.


5. La méthode 365 : principe, timing et pourquoi ça marche

La méthode 365, formalisée par le Dr David O’Hare, est l’approche la plus connue et la plus pratiquée en France. Son nom résume la prescription :

3 fois par jour  ·  6 respirations par minute  ·  5 minutes par session =

365 jours par an!

Les 3 moments clés de la journée

Le timing des sessions n’est pas anodin. O’Hare recommande :

  • Le matin au réveil (ou avant le petit-déjeuner) : pour réguler le pic de cortisol matinal — naturellement le plus élevé de la journée — et installer un état de calme avant de commencer les activités.
  • Avant le déjeuner : pour réduire la réponse au stress de la matinée et améliorer la qualité de la digestion (l’état parasympathique favorise la motilité intestinale).
  • En fin d’après-midi (vers 17-18 h) : pour amorcer la descente physiologique vers le soir, améliorer la transition veille-sommeil et réduire les ruminations nocturnes.

Pourquoi 5 minutes suffisent ?

Cinq minutes à 6 cycles/min représentent 30 cycles respiratoires complets. Des études ont montré qu’après 3 à 5 minutes à la fréquence de résonance, le système nerveux autonome bascule vers une prédominance parasympathique mesurable. L’effet sur la VFC est maximal dans les premières minutes et se maintient sur une durée de 4 à 6 heures post-session. Des sessions de 15 à 20 minutes prolongent cet effet et induisent un ralentissement spontané de la respiration au repos — signe d’une activation vagale durable.

6. Exercice de base pas à pas : 5 minutes de cohérence cardiaque

Préparation (1 minute)

  • Position : assis, dos droit (pas appuyé sur le dossier), pieds à plat sur le sol, jambes décroisées. Ne pas s’allonger pour les sessions diurnes — la position allongée réduit légèrement l’amplitude de la VFC.
  • Mains : posées sur les cuisses, paumes ouvertes vers le haut ou vers le bas selon votre préférence.
  • Yeux : fermés ou regard doux vers le bas à 45°.
  • Corps : relâchez délibérément les épaules, la mâchoire, les mains. Prenez deux respirations libres pour vous installer.

La respiration (5 minutes)

Le cycle complet :
Inspirez par le nez, lentement, pendant 5 secondes (ou 4 s pour la variante 4-6). Sentez le ventre se gonfler en premier, puis la cage thoracique s’élever.
Expirez par le nez (ou la bouche entrouverte), lentement, pendant 5 secondes (ou 6 s). Laissez le ventre se dégonfler naturellement, puis la cage thoracique descendre.
Pas d’apnée entre l’inspiration et l’expiration. Le passage doit être fluide, comme une vague.
→ Répétez 30 fois (= 5 minutes à 6 cycles/min).

L’ancrage émotionnel (facultatif mais puissant)

L’Institut HeartMath a montré que combiner la respiration cohérente avec une activation d’un sentiment positif (gratitude, bienveillance, souvenir agréable) amplifie significativement les effets sur la VFC et les marqueurs hormonaux. Pendant l’inspiration, portez votre attention sur la région du cœur. Pendant l’expiration, imaginez émettre une chaleur douce depuis cette région. Cette technique — appelée Quick Coherence ou Heart-focused breathing — est la plus étayée scientifiquement.

La fin de session

Ne reprenez pas immédiatement une activité stressante. Laissez 30 à 60 secondes de transition : ouvrez lentement les yeux, bougez doucement les mains, respirez librement deux ou trois fois avant de reprendre vos activités.


7. Variantes avancées : 4-6, cohérence émotionnelle, respiration en marchant

Variante 4-6 : pour maximiser l’activation vagale

L’inspiration est réduite à 4 secondes, l’expiration prolongée à 6 secondes. La fréquence reste à 6 cycles/min mais l’asymétrie inspiration/expiration renforce davantage le parasympathique à chaque cycle. Idéale avant une situation stressante (prise de parole, entretien, examen). La validation par l’étude Marchant (2025) en fait actuellement la variante la plus recommandée pour l’effet anxiolytique immédiat.

Cohérence cardiaque émotionnelle (méthode HeartMath)

Cette variante ajoute une dimension psycho-émotionnelle à la respiration :

  1. Focus cardiaque : portez votre attention dans la région du cœur (centre de la poitrine).
  2. Respiration cardiaque : imaginez respirer à travers votre cœur — l’air entre et sort directement par cette zone.
  3. Sentiment actif : évoquez délibérément un souvenir de gratitude, d’amour ou d’appréciation sincère. Maintenez ce sentiment pendant toute la session.

Cette technique a démontré les plus grandes amplitudes de VFC dans les études HeartMath et les réductions les plus marquées de cortisol. Elle est plus difficile à apprendre mais plus puissante à long terme.

Cohérence cardiaque en marchant

Possible dès que la technique de base est bien maîtrisée (2 à 3 semaines de pratique). Marchez à allure lente et régulière, synchronisez vos pas avec votre respiration : par exemple, 3 pas à l’inspiration, 4 à 5 pas à l’expiration. L’activité physique légère augmente l’amplitude de la VFC et renforce l’effet de la cohérence. Idéal pour une session de 10 à 15 minutes en plein air.

Session longue (15 à 20 minutes)

Des sessions plus longues ont montré un effet dose-dépendant : plus la session est longue, plus les effets sur le SNA sont prolongés. Après 15 à 20 minutes de respiration cohérente, on observe un ralentissement spontané de la fréquence respiratoire de repos — signe d’une adaptation du tonus vagal basal. À pratiquer une fois par jour si l’objectif est une amélioration structurelle de la VFC (personnes souffrant de stress chronique, d’anxiété persistante, de fatigue chronique).

8. Les 7 erreurs les plus fréquentes

Erreur n° 1 : respirer trop fort (hyperventilation)
Gonfler excessivement les poumons à chaque inspiration peut provoquer une hyperventilation légère, avec sensations de vertiges ou de fourmillements. La respiration de cohérence cardiaque doit être ample mais douce — jamais forcée. L’air doit entrer naturellement, sans effort musculaire excessif.

Erreur n° 2 : apnée entre l’inspiration et l’expiration. Une pause, même brève, rompt la sinusoïde de la VFC. Le passage doit être continu, comme une vague qui monte et descend sans s’arrêter au sommet.

Erreur n° 3 : compter mentalement de façon anxieuse. Compter « 1, 2, 3, 4, 5 » de façon crispée génère une activation cognitive qui contrebalance l’effet parasympathique. Utilisez plutôt un guide audio, une application, ou une image mentale (vague, balancement).

Erreur n° 4 : pratiquer uniquement en situation de crise. La cohérence cardiaque fonctionne comme un entraînement athlétique — les bénéfices structurels s’accumulent avec la régularité. La pratiquer seulement quand on est stressé revient à ne se muscler que pendant les blessures.

Erreur n° 5 : s’allonger pour les sessions diurnes. La position allongée est acceptable pour la session du soir avant le sommeil, mais elle réduit l’amplitude de la VFC par rapport à la position assise. Pour les sessions du matin et du midi, restez assis.

Erreur n° 6 : négliger la respiration abdominale. Si vous respirez uniquement avec la cage thoracique, vous activez moins efficacement le nerf vague. La respiration doit mobiliser prioritairement le diaphragme : le ventre gonfle à l’inspiration, se dégonfle à l’expiration. Ce n’est que secondairement que la cage thoracique s’élève.

Erreur n° 7 : s’attendre à des effets immédiats spectaculaires. Les premières sessions peuvent sembler banales. L’architecture neurophysiologique de la cohérence cardiaque se construit dans le temps. La plupart des pratiquants constatent les premiers effets subjectifs durables après 7 à 10 jours de pratique régulière 3 fois/jour.


9. Intégration quotidienne : quand, où, comment ?

Moment Objectif principal Durée recommandée Notes pratiques
Réveil (avant de se lever) Réguler le pic de cortisol matinal 5 min Assis sur le bord du lit ou au sol
Avant le déjeuner Décompresser la matinée, améliorer la digestion 5 min Au bureau, dans les transports, à l’extérieur
Fin d’après-midi (16-18 h) Transition vers le soir, prévenir les ruminations 5 min Avant de rentrer chez soi ou à la sortie du travail
Avant une situation stressante Inhibition de la réponse sympathique 3 à 5 min (rythme 4-6) En coulisses, dans les toilettes, dans la voiture
Avant le coucher Améliorer l’endormissement, activité vagale nocturne 5 à 10 min Allongé acceptable ; variante 4-7-8 possible
Pendant une marche Renforcement du tonus vagal + bénéfices de l’activité physique 10 à 20 min Après maîtrise de la technique (2-3 semaines)

La cohérence cardiaque se pratique partout. Pas besoin d’obscurité, de silence ou de position particulière. Dans les transports, au bureau, dans la salle d’attente d’un médecin — personne ne verra que vous respirez à 6 cycles/min. C’est l’une de ses forces majeures par rapport à d’autres techniques de régulation du SNA.

10. Mesurer sa cohérence cardiaque : outils et interprétation

Il n’est pas indispensable de mesurer sa VFC pour bénéficier de la cohérence cardiaque. Mais le biofeedback — c’est-à-dire voir en temps réel sa courbe de VFC sur un écran — accélère l’apprentissage et renforce la motivation.

Applications mobiles

  • Respirelax / Respirelax+ : l’application française de référence, simple, efficace, avec guide visuel et sonore. Sans capteur.
  • Elite HRV : mesure la VFC via la caméra du smartphone (photopléthysmographie). Gratuit, précision correcte pour un suivi quotidien.
  • HeartRate+ Coherence (iOS) : affiche la courbe de VFC et le score de cohérence en temps réel.
  • Inner Balance (HeartMath) : capteur auriculaire dédié + application — la référence clinique pour le biofeedback de cohérence.

Montres et capteurs connectés

Les montres Polar (H10), Garmin et Withings ScanWatch disposent d’une mesure HRV de qualité. La ScanWatch intègre même une fonction « Breathe » guidée. Les montres Apple Watch et Samsung Galaxy Watch mesurent la VFC mais avec une précision moindre pour le biofeedback en temps réel.

Interpréter son score de VFC

Paramètre Ce qu’il mesure Valeur de référence adulte
RMSSD Activité vagale à court terme (parasympathique) 20–50 ms (plus c’est élevé, mieux c’est)
SDNN Variabilité globale sur 24 h 50–100 ms sur 24 h
LF/HF ratio Équilibre sympathique/parasympathique Diminue avec la cohérence cardiaque
Score de cohérence (HeartMath) Pourcentage du temps en état de résonance Objectif : > 60 % en session

La VFC baisse naturellement avec l’âge, le manque de sommeil, le stress chronique, l’alcool, la sédentarité et les maladies cardiovasculaires. Elle augmente avec l’exercice physique régulier, la cohérence cardiaque, le sommeil de qualité et une bonne hygiène de vie. Comparer votre VFC à des normes de population est moins utile que de suivre son évolution personnelle dans le temps.


11. Limites et nuances scientifiques : ce que la cohérence cardiaque ne fait pas

Ce que la cohérence cardiaque n’est pas
Ce n’est pas un traitement médical. Elle ne remplace pas les médicaments antihypertenseurs, les anxiolytiques ou les antidépresseurs. Elle ne guérit pas les troubles anxieux sévères, les dépressions caractérisées, les arythmies cardiaques pathologiques ni les maladies cardiovasculaires structurelles. Toujours en parler à son médecin avant de modifier un traitement en cours.

Sur la DHEA : L’augmentation de 100 % de la DHEA citée dans les études HeartMath (McCraty et al., 1998) repose sur un échantillon de 30 participants sans groupe contrôle randomisé. Ce chiffre doit être interprété avec prudence. Des études de meilleure méthodologie ont confirmé une augmentation, mais moins spectaculaire.

Sur l’individualité de la fréquence de résonance : 6 cycles/min n’est pas optimal pour tous. Les personnes dont la fréquence de résonance se situe à 5 ou 7 cycles/min obtiendront de meilleurs résultats en personnalisant leur rythme — ce qui nécessite un biofeedback de VFC.

Sur le terme « cohérence » lui-même : il n’existe pas de définition universellement consensuelle en physiologie. Le terme est largement utilisé dans la littérature HeartMath, mais la communauté scientifique mainstream parle plus volontiers de « respiration lente » ou de « biofeedback HRV ». Les mécanismes sont identiques, la sémantique diffère.

Sur les affirmations parfois excessives : certaines sources attribuent à la cohérence cardiaque des effets sur le poids, la « synchronisation cœur-cerveau globale » ou la « communication quantique » — affirmations non soutenues par des données solides. Ses effets bien documentés (VFC, cortisol, tension artérielle, anxiété) sont déjà remarquables sans avoir besoin d’amplification.

Mais quoi qu’il en soit, même si cette technique semble parfois nimbée de « magie », elle ne peut pas faire de mal et fait même probablement du bien à votre peau et à tout votre organisme


FAQ — Questions fréquentes sur la cohérence cardiaque

Combien de temps dure l’effet d’une session de cohérence cardiaque ?

Les effets physiologiques mesurables (VFC, tonus vagal, cortisol) persistent 4 à 6 heures après une session de 5 minutes. La méthode 365 (3 fois/jour) permet de couvrir l’intégralité des heures d’éveil. Les effets cumulatifs — remodelage durable du tonus vagal et baisse structurelle du cortisol — s’observent après 3 à 4 semaines de pratique régulière.

Quelle est la meilleure fréquence respiratoire pour la cohérence cardiaque ?

Pour la majorité des adultes, 6 cycles/minute (5 s IN / 5 s EX) est la fréquence de résonance optimale. La variante 4-6 (4 s IN / 6 s EX) produit une activation vagale légèrement supérieure et est particulièrement recommandée en situation de stress aigu. Votre fréquence de résonance personnelle peut être déterminée précisément avec un biofeedback HRV.

La cohérence cardiaque remplace-t-elle un traitement médical ?

Non. Elle est une technique complémentaire, non un traitement médical. Elle peut être pratiquée en parallèle d’un traitement médical avec l’accord du médecin. Ne jamais modifier ou arrêter un traitement en cours sans avis médical.

Peut-on pratiquer allongé ?

Pour les sessions diurnes, la position assise est préférable : elle donne une amplitude de VFC légèrement supérieure. La position allongée est parfaitement acceptable pour la session du soir avant l’endormissement.

Y a-t-il des contre-indications ?

Il n’existe pas de contre-indication absolue connue pour des personnes en bonne santé. Chez les patients porteurs d’un pacemaker, d’arythmies sévères (FA, BAV) ou en état hypotensif, un avis cardiologique préalable est recommandé. La respiration lente peut légèrement baisser la tension artérielle — cela est généralement bénéfique, mais doit être surveillé chez les patients déjà hypotendus.

Combien de semaines avant de voir des résultats durables ?

Les premières améliorations subjectives (sensation de calme, meilleur sommeil) apparaissent généralement dès la première semaine. Les effets mesurables objectivement (cortisol, pression artérielle, VFC au repos) s’observent après 3 à 4 semaines de pratique régulière 3 fois/jour. Les bénéfices maximaux (remodelage du tonus vagal basal) nécessitent 2 à 3 mois de pratique assidue.


Références scientifiques

  1. McCraty R et al. The Impact of a New Emotional Self-Management Program on Stress, Emotions, Heart Rate Variability, DHEA and Cortisol. Integr Physiol Behav Sci. 1998;33(2):151–170. HeartMath.org
  2. McCraty R, Shaffer F. Heart Rate Variability: New Perspectives on Physiological Mechanisms, Assessment of Self-regulatory Capacity, and Health Risk. Glob Adv Health Med. 2015;4(1):46–61. PubMed 25694852
  3. Lehrer PM, Gevirtz R. Heart rate variability biofeedback: how and why does it work? Front Psychol. 2014;5:756. PubMed 25101026
  4. Gitler A et al. Harnessing non-invasive vagal neuromodulation: HRV biofeedback and SSP for cardiovascular and autonomic regulation. Med Int. 2025;5(4):37. PMC12082064
  5. Laborde S et al. Slow-Paced Breathing and Sleep Quality. J Clin Med. 2019. PubMed.
  6. Marchant J. Comparing the Effects of Square, 4-7-8, and 6 Breaths-per-Minute Breathing Conditions on HRV. 2025. (Étude universitaire préimpression.)
  7. You Z et al. Dose-dependent effects of slow breathing on autonomic modulation. 2021. PubMed.
  8. Bernardi L et al. Slow breathing reduces chemoreflex response to hypoxia and hypercapnia, and increases baroreflex sensitivity. J Hypertens. 2001;19(12):2221–9. PubMed 11725173
  9. Alabdulgader A. Coherence: a novel nonpharmacological modality for lowering blood pressure in hypertensive patients. Glob Adv Health Med. 2012. PubMed.
  10. Thayer JF, Åhs F, Fredrikson M et al. A meta-analysis of heart rate variability and neuroimaging studies: Implications for heart rate variability as a marker of stress and health. Neurosci Biobehav Rev. 2012;36(2):747–756. PubMed 22178086

Pour approfondir :
O’Hare D. Cohérence cardiaque 365 (Thierry Souccar Éditions) —
Servan-Schreiber D. Guérir (Robert Laffont, 2003) —
Lehrer P, Vaschillo E. Resonant frequency biofeedback training to increase cardiac variability. Appl Psychophysiol Biofeedback. 2000.


Article rédigé le 7 avril 2026. Les informations médicales contenues dans cet article sont données à titre informatif et ne constituent pas un avis médical. Pour tout problème de santé, consultez un professionnel.

PEAU DU SPORTIF : peau et sport (running, cyclisme, combat, musculation…)

Dermatologie du sportif : les maladies de peau liées au sport, par discipline

La pratique sportive sollicite la peau de façon intense et souvent répétée : friction, macération, traumatismes, exposition aux UV, contact avec d’autres sportifs ou des surfaces contaminées. Il en résulte un spectre large de pathologies cutanées — infections, dermatoses mécaniques, dermatoses environnementales — qui représentent jusqu’à 21 % des problèmes de santé dans les sports universitaires et constituent une cause fréquente d’arrêt de l’activité. Cet article recense, discipline par discipline, les dermatoses spécifiques à connaître pour mieux les prévenir et les traiter.

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Questions fréquentes

Pathologies cutanées communes à tous les sports

Avant d’entrer dans les spécificités de chaque discipline, il faut identifier les grandes familles de dermatoses qui traversent toutes les pratiques sportives. Elles se regroupent en trois catégories.

Infections cutanées : la menace principale

Les infections représentent la pathologie dermatologique la plus fréquente chez le sportif. Trois mécanismes expliquent leur prédominance : le contact peau-à-peau (sports de contact), la macération créée par la transpiration et les vêtements occlusifs, et les microtraumatismes qui fragilisent la barrière cutanée.

Type Agents principaux Sports à risque élevé
Infections virales Herpès (HSV-1), verrues (HPV), molluscum contagiosum Lutte, rugby, football, sports de contact
Infections bactériennes Staphylococcus aureus (dont SARM), Streptococcus, Pseudomonas Lutte, haltérophilie, sports d’équipe, natation
Infections fongiques Dermatophytes (tinea pedis, tinea corporis), Candida Tous sports — pied d’athlète universel

Pityriasis versicolor

Taches blanches de pitirasis
Taches blanches de pityriasis versicolor

Mycose superficielle due à Malassezia furfur, donnant des taches hypo- ou hyperpigmentées finement squameuses sur le tronc et les épaules. La forme hypopigmentée est classiquement révélée par le bronzage. La fluorescence jaune-verdâtre sous lampe de Wood est un signe diagnostique très utile. Le signe de Besnier (grattage révélant de fines squames) confirme le diagnostic. Le traitement antifongique topique (kétoconazole 2 % shampoing ou crème, éconazole) est efficace — les récidives sont fréquentes car la levure est commensale. Voir pityriasis versicolor

Dermatoses mécaniques

Friction, cisaillement et pression répétée produisent un catalogue prévisible de lésions : ampoules, callosités, hématomes sous-unguéaux, talon noir (pseudochromhidrose : amas de sang sous cutané). Leur localisation est directement dictée par la zone de contact avec l’équipement ou le sol.

Aggravation de dermatoses préexistantes

L’acné, le psoriasis, la dermatite atopique et la rosacée sont potentiellement aggravées ou déclenchées par l’exercice physique — via la chaleur, la sudation, le port d’équipements occlusifs ou le stress mécanique.

📚 Pujalte GGA et al. — More Than Skin Deep: Dermatologic Conditions in Athletes — Sports Health 2022

Running, marathon et trail

Le running est le sport dont la dermatologie mécanique est la mieux documentée. La répétition du contact pied-sol et bras-latéral génère des lésions très prévisibles selon la localisation de friction.

Ampoules de friction

Elles touchent jusqu’à 64 % des randonneurs lors de longues épreuves. Sur les pieds, les localisations classiques sont le talon, le gros orteil et les zones de décollement latéral. Le mécanisme est un cisaillement mécanique au niveau du stratum spinosum qui crée une cavité remplie de liquide plasmatique. La peau humide augmente les forces de friction — d’où l’aggravation lors des courses pluvieuses ou de transpiration excessive.

Prévention : chaussettes en acrylique ou double couche (fine polyester + épaisse laine/polypropylène) — la laine de mérinos réduit significativement l’incidence. Application d’antiperspirant à base de chlorure d’aluminium (20 %) sur la plante pendant 3 jours consécutifs avant l’épreuve réduit les ampoules de 27 %. Vaseline sur les zones à risque pour limiter le cisaillement.

Traitement : ampoules < 5 mm → pansement en donut de protection. Ampoules > 5 mm → drainer à l’aiguille stérile sans décoiffer (le toit protège la peau sous-jacente), puis pansement hydrocolloïde.

Le « mamelon du coureur » (jogger’s nipple)

Fissuration et irritation douloureuse des mamelons par friction du tissu du maillot — fréquente chez les marathoniens, notamment par temps frais. Prévention : pansements adhésifs sur les mamelons avant la course, vaseline, éviter les textiles trop rugueux.

Talon noir (black heel / talon noir)

Pétéchies punctiformes noires sur le bord postérieur du talon, résultant de micro-hémorragies intra-épidermiques par cisaillement brutal. Son nom scientifique est pseudochromhidrose. Aspect parfois inquiétant mimant un mélanome. Le diagnostic est facile : le dermatologue voit une suffusion hématique au dermoscope, et en cas de doute gratte légèrement la surface — les points noirs disparaissent, à l’inverse d’un mélanome. Aucun traitement nécessaire.

Intertrigo des cuisses (running intertrigo)

Irritation rouge et douloureuse des faces internes de cuisses par frottement répété lors des longues sorties, aggravée par la transpiration. À distinguer d’une mycose de l’aine. Prévention : short de compression, vaseline ou crème barrière sur les faces internes de cuisses avant la course.

Ongle noir et hématome sous-unguéal

Traumatisme répété de l’ongle contre l’embout de la chaussure lors des descentes, fréquent chez les traileurs. Hémorragie sous-unguéale douloureuse et bleue-noire. Traitement : si douloureux et tendu, trépanation par perçage à l’aiguille ou au stylet thermique pour évacuer l’hématome. Chaussures avec 1 cm d’espace au-delà de l’orteil le plus long — voir mycose des ongles pour le diagnostic différentiel et surtout, à distinguer d’un mélanome unguéal : tache noire sur l’ongle.

Urticaire à l’effort (urticaire cholinergique)

Plaques rouge-rosées, prurigineuses, petites (1 à 3 mm), déclenchées par l’élévation de la température corporelle lors de l’effort. Parfois évoluant vers une anaphylaxie à l’effort. Voir notre article dédié : urticaire cholinergique.

📚 Knapik JJ et al. — Friction Blisters: Pathophysiology, Prevention and Treatment — Sports Medicine 1995

Cyclisme

La position assise prolongée sur une selle, le port du cuissard, et les chutes fréquentes définissent la dermatologie spécifique du cycliste.

Folliculite et furonculose du siège (selle folliculitis)

La friction répétée de la selle sur le périnée, les fesses et la face interne des cuisses, combinée à la macération du cuissard humide, crée un terrain idéal pour la folliculite à staphylocoque. Les pustules et nodules douloureux gênent considérablement la pratique. Prévention : cuissard de qualité avec peau synthétique antimicrobienne, poudre antifongique ou crème anti-friction avant la sortie, changement de cuissard immédiatement après l’effort, douche antiseptique. Traitement : antiseptiques locaux, antibiotiques si formes étendues.

Mycose de l’aine et intertrigo

La macération du pli inguinal dans le cuissard favorise la tinea cruris (dermatophytose de l’aine) et la candidose. Voir rougeurs de l’aine. Traitement antifongique local ; traiter simultanément le pied d’athlète souvent associé.

Acné de la selle (saddle acne)

Papules et pustules acnéiformes sur les fesses et le périnée, aggravées par l’occlusion, la chaleur et les composés chimiques de certains cuissards. Différente de la folliculite bactérienne par l’absence de germe prédominant — terrain séborrhéique + friction. Nettoyage doux, éviter les crèmes grasses occlusives. Voir boutons entre les fesses et boutons des fesses

Plaies de chute (road rash)

Les éraflures par asphalte ou gravier produisent des plaies contaminées par des débris exogènes. Nettoyage minutieux immédiat à l’eau et au savon, puis antiseptique. Les corps étrangers incrustés dans le derme peuvent tatouer définitivement la peau s’ils ne sont pas extraits rapidement — consultation dermatologique urgente si les plaies sont profondes ou contaminées.

Engelures et dermatoses du froid

Chez les cyclistes hivernaux : engelures des doigts, des orteils et des oreilles par vasoconstriction prolongée. Voir engelures

Mélanome et dommages actiniques

Le cycliste de route est exposé aux UV pendant des heures, sans ombre, avec des zones découvertes constantes (nuque, avant-bras, jambes). Le risque de mélanome et de carcinomes cutanés est significativement accru. SPF 50+ systématique, manchettes UV, casque avec visière.

Natation, triathlon et sports aquatiques

Dermatose du nageur au chlore

L’exposition prolongée à l’eau chlorée provoque une irritation et une sécheresse cutanée intense — le chlore dégraisse la peau et altère le film hydrolipidique. Eczéma de contact irritatif possible chez les sportifs sensibles. Douche immédiate après la séance avec savon doux, émollient quotidien. Voir comment lutter contre la peau sèche

Folliculite du jacuzzi et de la piscine ou de la combinaison néoprène (Pseudomonas aeruginosa)

Pustules sur le dos et le tronc, apparaissant 8 à 48 h après immersion dans une piscine ou un jacuzzi mal chloré. Épidémies possibles dans les groupes sportifs. Voir notre article sur la folliculite. Évolution spontanément favorable dans les formes légères.

Prurit du nageur (cercarial dermatitis)

Papules prurigineuses survenant après la baignade en eau douce (lacs, étangs), dues aux cercaires de schistosomes d’oiseaux qui pénètrent dans la peau mais ne complètent pas leur cycle chez l’homme. Papules érythémateuses 10 à 15 minutes après la sortie de l’eau. Traitement symptomatique : antihistaminiques, dermocorticoïdes locaux. Voir maladies du sable et de l’eau stagnante.

Otite externe du nageur

Infection bactérienne (souvent Pseudomonas ou staphylocoque) du conduit auditif externe favorisée par l’eau résiduelle et la macération. Douleur à la traction du pavillon, écoulement, prurit. Traitement : gouttes auriculaires antibiotiques ± antifongiques, séchage soigneux après chaque séance.

Alopécie aux UV chez les nageuses

Association chlore + UV provoquant des cheveux secs, cassants et décolorés (teinte verdâtre due aux ions cuivre dans l’eau). Bonnet de bain systématique, soins capillaires hydratants. Voir alopécie.

Intertrigo de la combinaison (triathlon)

Les triathlètes portent leur combinaison néoprène pendant la natation puis le vélo — macération prolongée favorisant l’intertrigo du cou, des aisselles et de l’aine. Vaseline ou crème barrière sur les zones à risque avant le départ.

Sports de contact : lutte, rugby, football, arts martiaux

C’est dans les sports de contact que la dermatologie infectieuse est la plus intense. La lutte concentre à elle seule 73,6 % des infections cutanées rapportées dans les sports aux États-Unis.

Herpès gladiatorum

L’herpès à HSV-1 constitue 40,5 % de toutes les infections cutanées chez les lutteurs universitaires. Transmission par contact cutané direct lors des corps à corps. Localisations préférentielles : visage (70 %), cou, haut du corps. Incubation 2 à 14 jours. Les lutteurs avec récidives fréquentes bénéficient d’une prophylaxie antivirale par valaciclovir — traitement à initier dès les prodromes (brûlure, picotement). Les compétiteurs avec lésion active doivent être exclus des compétitions jusqu’à croûtisation complète.

Impétigo de contact

L’impétigo à staphylocoque ou streptocoque se transmet par contact direct en sports de contact. Vésicules puis croûtes melicériques sur les zones de friction (visage, cou, avant-bras). Traitement antibiotique local ou systémique selon l’étendue. Exclusion du sportif jusqu’à 48 h de traitement efficace. Possibilité aussi de folliculite staphylococcique

Tinea corporis gladiatorum

Dermatophytose (teigne de la peau glabre) représentant 22 % des infections cutanées chez les lutteurs universitaires. Plaques érythémato-squameuses à bordure active, prurigineuses, se propageant par contact cutané direct sur le tapis. Jusqu’à 52 % des lutteurs lycéens développent une infection fongique par saison. Traitement antifongique local (kétoconazole, ciclopirox) ou oral (terbinafine) selon l’étendue — voir mycoses cutanées.

SARM communautaire (CA-MRSA)

Le staphylocoque doré résistant à la méticilline communautaire touche environ 6 % des athlètes lycéens et universitaires en colonisation. Les lésions présentent initialement comme un « furoncle » mais résistent aux antibiotiques de première intention. Microtraumatismes, rasage corporel et partage d’équipement sont les principaux vecteurs. Voir staphylocoque doré et furoncle.

Molluscum contagiosum

Papules ombiliquées perlées transmises par contact direct. Fréquent chez les lutteurs et judokas. Voir molluscum contagiosum. Traitement par cryothérapie ou curetage des lésions.

Acné chéloïdienne de la nuque (rugbyman, footballeur)

Papules et pustules folliculaires évoluant vers des cicatrices chéloïdiennes sur la nuque, favorisées par le port du casque et les cols frottants. Plus fréquente chez les hommes à phototype foncé. Voir acné chéloïdienne de la nuque.

⚠️ Règle d’exclusion : tout athlète présentant des lésions cutanées infectieuses actives (herpès, impétigo, furoncle, teigne) doit être exclu de la compétition et des entraînements en contact jusqu’à traitement adéquat et guérison documentée. Le simple recouvrement d’une lésion n’est jamais suffisant.

📚 Ashack KA et al. — Skin Infections Among US High School Athletes: A National Survey — JAAD 2016

Musculation, CrossFit et sports de force

Acné mécanique et « bacné » (back acne)

Le port prolongé d’équipements occlusifs (ceinture lombaire, bretelles de gilet lesté, sac à dos) crée des zones de friction et d’occlusion favorisant l’acné mécanique — papulopustules sur le dos, les épaules et le tronc, exacerbées par la chaleur et la transpiration. Chez les pratiquants de musculation, la supplémentation en whey protéine peut également aggraver l’acné en stimulant la voie IGF-1, indépendamment de l’occlusion mécanique. Traitement : douche antiseptique immédiate après l’entraînement, éviter les maillots trop serrés en synthétique, traitement anti-acné adapté — voir acné.

Callosités et cors des paumes

Épaississement épidermique protecteur aux points de prise sur la barre ou les anneaux. Indolores, ils peuvent se fissurer et saigner lors des entraînements intensifs. Parage régulier, crème émolliente à l’urée, protection par gants de musculation.

Dermatite de contact allergique aux équipements

Allergie au nickel des barbelés ou des clips de ceinture, au caoutchouc des sangles, au latex des gants. Plaques eczématiformes aux points de contact. Voir eczéma de contact et allergie au nickel.

Psoriasis et phénomène de Köbner

Le frottement répété des équipements sur une peau prédisposée peut déclencher des plaques de psoriasis sur les zones de traumatisme (phénomène de Köbner). La transpiration et le stress peuvent également aggraver la maladie.

Folliculite à Malassezia du dos

Petites pustules prurigineuses monotones sur le dos et les épaules, favorisées par la transpiration et les maillots synthétiques occlusifs. Souvent confondue avec une acné. Traitement antifongique — voir folliculite et mycoses cutanées.

Sports d’hiver : ski, snowboard, biathlon, hockey sur glace

Engelures (pernions)

Lésions inflammatoires rouges-violacées, prurigineuses et douloureuses sur les extrémités (doigts, orteils, oreilles, nez, joues) après exposition prolongée au froid humide. Distinctes des gelures — l’engelure survient à des températures au-dessus de zéro, en conditions humides. Traitement : réchauffement progressif, pas d’eau très chaude, nifédipine dans les formes sévères. Prévention : couches isolantes, gants et chaussettes imperméables.

Gelures

Nécrose des tissus par congélation au-delà de −0,55 °C dans les tissus. Stades : érythème (1er), vésicules (2e), nécrose (3e), gangrène (4e). Urgence médicale — réchauffement rapide en eau à 37–40 °C, traitement hospitalier au-delà du 2e degré. Prévention absolue par équipement adapté.

Acné médicamenteuse du biathlète

Le biathlon combine effort intense et hyperthermie aiguë avec retour au froid — alternance extrême stressante pour la peau. Les corticoïdes parfois utilisés hors AMM dans ce sport peuvent aggraver l’acné.

Dermatite de contact au masque et aux lunettes

Allergie au caoutchouc ou au polycarbonate des masques de ski et lunettes de snowboard : plaques eczématiformes en lunettes sur le visage. Voir eczéma de contact.

Coup de soleil et photodommages de montagne

La neige réfléchit jusqu’à 80 % des UV — le risque de coup de soleil est maximal en altitude, même par temps couvert. Les skieurs présentent des coups de soleil sévères sur le nez, les joues et les lèvres. Herpès labial déclenché par le rayonnement UV. SPF 50+ renouvelé toutes les 2 h, stick lèvres UV, masque intégral.

Urticaire au froid

Papules urticariennes déclenchées par le contact avec le froid (piste, vent, immersion dans l’eau froide). Test diagnostique : glaçon posé sur l’avant-bras pendant 5 minutes — urticaire localisé dans la minute suivant le réchauffement. Voir urticaire. Contre-indication à l’épilation laser (système de refroidissement intégré). Antihistaminiques avant l’exposition.

Traumatismes unguéaux du hockey sur glace

Hématomes sous-unguéaux répétés du gros orteil par compression dans le patin. Voir traitement hématome sous-unguéal (section running).

Tennis, padel, squash et sports de raquette

Callosités de la paume et des doigts

Épaississement localisé à la zone de contact avec le grip de la raquette. La localisation précise dépend de la prise en main. Parage régulier, crème à l’urée.

Ampoules chroniques de la main

Chez les joueurs réguliers, les ampoules évoluent vers des callosités — mais chez les débutants ou après une reprise, les vésicules douloureuses gênent la progression. Pansements hydrocolloïdes, grip adapté, bandage prophylactique.

Onychopathie mécanique (toenail bruising)

Hématomes sous-unguéaux répétés des 1er et 2e orteils par glissement du pied contre l’embout de la chaussure lors des arrêts brusques. Chaussures avec lace-up serré sur le médio-pied et espace libre au-delà de l’orteil.

Dermatite solaire chez les joueurs de plein air

Le padel et le tennis outdoor exposent bras, décolleté et nuque de façon répétée. Taches brunes actiniques, mélanome — photoprotection rigoureuse indispensable.

Verrues plantaires

Fréquentes chez les joueurs de squash utilisant des vestiaires collectifs. Voir verrues.

Randonnée, alpinisme et trail longue distance

Pied d’athlète (tinea pedis)

Infection dermatophytique du dernier espace inter-orteil, universelle chez les randonneurs portant des chaussures de marche. La macération prolongée est le facteur déclenchant. Démangeaisons, fissuration, squames blanchâtres. Traitement antifongique local — voir mycose des pieds. Prévention : chaussettes en laine de mérinos, poudre antifongique, séchage soigneux des espaces interorteils.

Dyshidrose (eczéma dysidrosique)

Vésicules prurigineuses sur les orteils et la plante des pieds, souvent associées ou déclenchées par une mycose sous-jacente. Voir dyshidrose.

Larva migrans cutanée (randonneurs tropicaux)

Cordons linéaires rampants, prurigineux, progressant de quelques centimètres par jour, dus aux larves d’ankylostomes animaux pénétrant dans la peau pieds nus sur les plages tropicales. Voir maladies du sable et de l’eau. Traitement : ivermectine orale dose unique.

Dermatite de contact aux plantes

Contact avec des plantes irritantes ou allergisantes (ortie, primevère, contact anaphylactique) lors des randonnées. Plaques eczématiformes linéaires caractéristiques du contact avec la végétation. Voir eczéma de contact.

Piqûres d’insectes et réaction cutanée

Guêpes, abeilles, taons, moustiques, tiques (avec risque de borréliose/maladie de Lyme). La piqûre de tique et son érythème migrant caractéristique méritent une consultation urgente. Voir piqûres d’insectes.

Photosensibilisation médicamenteuse en altitude

Certains antipaludéens, antibiotiques (doxycycline) ou AINS peuvent provoquer des éruptions sévères en altitude. L’intensité des UV augmente de 10 % par 1 000 m de dénivelé.


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Sports de plage, surf, kitesurf et plongée

Éruption du surfeur (surfer’s rash)

Irritation chronique du menton, du torse et des genoux par friction répétée sur la planche. Papules érythémateuses et lichénification sur les zones de contact. Vaseline avant la session, choisir des planches avec revêtement moins abrasif.

Folliculite en combinaison

La combinaison humide portée plusieurs heures favorise la folliculite sur le torse, le dos et les fesses. Rinçage soigneux de la combinaison après chaque session, séchage complet avant réutilisation.

Dermatose du baigneur en eau de mer

Prurit du baigneur en eau salée (seabather’s eruption) dû aux larves de méduses piégées sous le maillot. Papules prurigineuses apparaissant quelques heures après la baignade, prédominant sous le maillot. Traitement : antihistaminiques, dermocorticoïdes. Voir maladies de la plage et de l’eau.

Granulome de la piscine (Mycobacterium marinum)

Nodule cutané chronique indolore sur la main ou le coude, survenant après contact avec des poissons ou des bassins contaminés. Evolue lentement sur des mois. Diagnostic par biopsie. Traitement antibiotique prolongé (clarithromycine, doxycycline).

Dermatite de contact au néoprène et au lycra

Allergie aux accélérateurs de vulcanisation du néoprène (thiurame, mercaptobenzothiazole) : plaques eczématiformes sur les zones de contact avec la combinaison. Voir eczéma de contact.

Mélanome et UV soleil + sable

Les sports de plage exposent à la réflexion UV sur le sable (25 %) et l’eau (5–10 %). Le risque de mélanome est multiplié chez les sportifs outdoor réguliers sans protection. SPF 50+ waterproof, renouvelé toutes les 2 h, vetements anti-UV.

Principes généraux de prévention dermatologique du sportif

Domaine Mesures essentielles
Hygiène post-effort Douche immédiate après l’activité — savon antiseptique si sports de contact — lavage des mains régulier
Équipements Ne jamais partager serviettes, rasoirs, protège-tibias, casques, gants — lavage des uniformes après chaque usage
Textiles Préférer les fibres respirantes (mérinos, polyester technique) au coton humide et occlusif — changer immédiatement le cuissard ou le maillot après l’effort
Friction et macération Vaseline ou crème barrière sur les zones à risque — chaussettes adaptées — séchage soigneux des plis et espaces inter-orteils
UV SPF 50+ waterproof renouvelé toutes les 2 h — vêtements anti-UV — éviter 12h–16h en été pour les sports outdoor
Signaux d’alarme Consulter rapidement en cas de lésion qui s’étend, de fièvre associée, de non-amélioration après traitement antiseptique 10 jours, ou de toute lésion atypique chez un immunodéprimé
📌 Critères de retour au jeu pour les infections : herpès gladiatorum → croûtisation complète de toutes les lésions. Impétigo → 48 h de traitement antibiotique efficace, lésions sèches et non suintantes. Tinea corporis → 72 h de traitement antifongique, lésions non actives. SARM → traitement adapté et avis médical. Ces critères sont établis par les fédérations sportives américaines (NCAA, American College of Sports Medicine) et s’appliquent aux compétitions internationales.

📚 Selected Issues in Injury and Illness Prevention and the Team Physician — Med Sci Sports Exerc 2016

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Questions fréquentes

Le pied d’athlète est-il inévitable chez le sportif ?

Non, mais il est extrêmement fréquent dès lors qu’on fréquente des vestiaires collectifs, des piscines ou des plages. La prévention est efficace : port de sandales dans les douches communes, chaussettes en laine mérinos absorbant mieux l’humidité que le coton, séchage soigneux des espaces inter-orteils après la douche, et poudre antifongique dans les chaussures en cas de terrain récidivant. Un traitement antifongique dès les premiers signes (démangeaison, fissuration du dernier espace) évite l’extension. Voir mycose des pieds.

Mon acné s’aggrave depuis que j’ai commencé la musculation — pourquoi ?

Plusieurs mécanismes peuvent expliquer cela. La transpiration et l’occlusion des vêtements de sport créent un micro-environnement favorisant l’acné mécanique. La supplémentation en whey protéine stimule la voie IGF-1, qui augmente la séborrhée. Les anabolisants androgènes (légaux ou non) sont fortement acnéigènes. Douche antiseptique immédiate après l’entraînement, changement du maillot, révision de la supplémentation et consultation dermatologique si l’acné est sévère — voir acné.

Comment savoir si ma lésion cutanée m’interdit de concourir ?

Toute lésion suintante, prurigineuse ou vésiculeuse d’origine infectieuse (herpès, impétigo, teigne) impose une exclusion de compétition jusqu’à traitement efficace et guérison documentée. Un herpès actif non traité, même recouvert d’un pansement, ne permet pas la participation aux sports de contact. En cas de doute, consultez rapidement un dermatologue — une téléconsultation peut permettre un diagnostic en 24 h.

Peut-on faire du sport avec une dermatite atopique ou un psoriasis ?

Oui, dans la grande majorité des cas — le sport est même bénéfique sur le stress, qui aggrave ces deux maladies. Certaines précautions s’imposent : éviter l’exposition prolongée à l’eau chlorée (qui dessèche la peau), hydrater après chaque séance, choisir des textiles doux et respirants, et surveiller les zones de frottement. Un bilan avec votre dermatologue permet d’adapter le traitement local en période d’entraînement intensif.

Les rougeurs entre mes cuisses après la course sont-elles une mycose ?

Pas forcément. L’intertrigo mécanique de friction (running intertrigo) est très fréquent et se distingue de la mycose par l’absence de prurit intense, d’aspect circiné ou de squames. La mycose de l’aine présente des bords actifs surélevés, prurit marqué, et répond aux antifongiques. Si vous n’êtes pas sûr, consultez un dermatologue — voir rougeurs de l’aine.

Voir aussi :
Pied d’athlète |
Folliculite |
Herpès |
Urticaire à l’effort |
Mélanome |
Maladies de la plage


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Sources scientifiques

Mis à jour le 4 avril 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.

VERRUE ENFANT : traitement des verrues de l’enfant

Verrues chez l’enfant : particularités, évolution et traitement

Les verrues sont particulièrement fréquentes chez l’enfant — elles constituent l’une des dermatoses virales les plus communes en pédiatrie. Si leurs causes sont identiques à celles de l’adulte (papillomavirus humains HPV), leur prise en charge diffère sur plusieurs points essentiels : tolérance au traitement, risque de contagion en collectivité, décision de traiter ou d’attendre, et terrains particuliers. Une verrue plantaire douloureuse qui empêche un enfant de marcher ne se gère pas comme un papillome discret sur la main d’un adulte.

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Sommaire :
Épidémiologie |
Formes cliniques |
Verrues et collectivité |
Traiter ou attendre ? |
Traitements adaptés à l’enfant |
Terrains particuliers |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Pourquoi les verrues sont-elles si fréquentes chez l’enfant ?

Les verrues touchent 10 à 20 % des enfants en âge scolaire, contre 5 à 10 % de la population générale. Cette surreprésentation s’explique par plusieurs facteurs combinés :

  • Un système immunitaire encore immature, moins efficace pour éliminer le HPV avant qu’il ne s’exprime
  • Une vie en collectivité intense (piscine scolaire, vestiaires, sports collectifs) favorisant la contamination indirecte
  • Des microtraumatismes cutanés fréquents (genoux, pieds, mains) qui facilitent la pénétration du virus
  • Des comportements à risque : se ronger les ongles, gratter ses lésions, marcher pieds nus dans les vestiaires

Le pic de fréquence se situe entre 5 et 15 ans. Avant 2 ans, une verrue est exceptionnelle et doit faire évoquer un déficit immunitaire.

Formes cliniques les plus fréquentes chez l’enfant

Toutes les formes de verrues peuvent survenir chez l’enfant, mais certaines sont nettement prédominantes. Pour une description complète de chaque type, voir l’article général sur les verrues.

Verrues plantaires — la plainte principale

Verrues plantaires chez un enfant
Verrues plantaires

Les verrues plantaires représentent la cause la plus fréquente de consultation pour verrue chez l’enfant — surtout après la rentrée scolaire et la reprise de la piscine. La myrmécie (HPV1, profonde et douloureuse) est celle qui motive le plus souvent la consultation, pouvant gêner la marche et la pratique sportive. Les verrues en mosaïque (HPV2), moins douloureuses, sont parfois découvertes fortuitement.

Chez l’enfant, la verrue plantaire doit être distinguée d’un cor ou durillon : la verrue saigne au curetage (points noirs = capillaires thrombosés) et interrompt les dermatoglyphes, contrairement au cor.

Verrues des mains et des doigts — dissémination par morsure

Récidive de verrues des doigts en couronne chez un enfant après traitement
Récidive en couronne après traitement — fréquente chez l’enfant

Les verrues vulgaires des mains sont très fréquentes, avec une particularité pédiatrique importante : l’onychophagie (se ronger les ongles) favorise une dissémination massive autour des ongles et sur les lèvres. Les verrues péri-unguéales sont souvent multiples, récidivantes, et peuvent déformer la tablette unguéale. Il est impératif d’expliquer à l’enfant — et aux parents — que gratter ou mordre les verrues est le principal facteur d’aggravation.

Verrues du genou — liées aux chutes

Verrues du genou chez un enfant liées aux microtraumatismes
Verrues du genou chez un enfant — favorisées par les chutes et microtraumatismes

Les verrues du genou sont quasi-exclusives à l’enfant. Elles sont directement liées aux microtraumatismes répétés lors des chutes et jeux. Souvent multiples et groupées, elles régressent fréquemment d’elles-mêmes dès que les chutes deviennent moins fréquentes avec l’âge.

Verrues planes du visage — souvent méconnues

Verrues planes visage enfant
Verrues planes du visage chez l’enfant – une prise en charge délicate
Verrues planes du visage chez un enfant disséminées le long d'une ligne de grattage
Verrues planes disséminées par manuportage le long d’une strie de grattage
Verrues planes de la jambe chez une jeune fille après épilation
Verrues planes de la jambe — dissémination fréquente à l’adolescence par épilation

Les verrues planes du visage sont fréquemment non diagnostiquées chez l’enfant car très discrètes — petites papules chamois-brun à peine surélevées, souvent confondues avec de l’eczéma ou de simples taches. Elles se disséminent facilement le long des lignes de grattage ou de frottement. Leur traitement est délicat sur le visage : la cryothérapie doit être prudente pour éviter les cicatrices, et les acides sont contre-indiqués sur cette zone.

Papillomes verruqueux — attention au rasage chez l’adolescent

Papillome verruqueux de la paupière chez un enfant
Papillome verruqueux de la paupière — se dissémine par le rasage chez l’adolescent quand il est sur la barbe

Les papillomes verruqueux filiformes apparaissent surtout sur le visage et le cou. Chez l’adolescent qui commence à se raser, ils représentent un risque majeur de dissémination en plaques sur toute la zone rasée — il faut impérativement les traiter avant la première utilisation du rasoir.

Verrues et collectivité — que faire à l’école, à la piscine ?

Les verrues ne justifient aucune éviction scolaire. En revanche, certaines précautions limitent la contagion :

  • Piscine : port de chaussons de bain obligatoire dans les vestiaires et sur les plages. La piscine n’est pas contre-indiquée, mais la verrue doit être recouverte d’un pansement waterproof.
  • Sport : pas de contre-indication. Éviter les pieds nus dans les vestiaires collectifs.
  • À la maison : ne pas partager serviettes, chaussettes ni chaussures avec la fratrie. Prévoir une sortie de bain personnelle.
  • Comportement : expliquer à l’enfant de ne pas toucher, gratter ni mordre ses verrues — c’est le principal vecteur d’auto-contamination.

Traiter ou attendre ? La question clé chez l’enfant

Chez l’enfant, la question se pose différemment que chez l’adulte. La guérison spontanée est plus fréquente et plus rapide que chez l’adulte — environ 65 % des verrues disparaissent en 2 ans, et jusqu’à 80 % en 4 ans. L’immunité de l’enfant finit le plus souvent par reconnaître et éliminer le virus.

Le traitement est cependant indiqué dans les situations suivantes :

  • Verrue plantaire douloureuse gênant la marche ou le sport
  • Verrues multiples en extension rapide malgré les mesures d’hygiène
  • Verrue péri-unguéale menaçant de déformer l’ongle
  • Papillome verruqueux chez un adolescent avant la première utilisation du rasoir
  • Retentissement psychologique significatif (moqueries, refus d’aller à la piscine)
  • Enfant immunodéprimé — ne pas attendre la guérison spontanée

À l’inverse, l’abstention thérapeutique est raisonnable pour une verrue unique, non douloureuse, non évolutive chez un jeune enfant bien immunocompétent — à condition de surveiller son évolution.

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Traitements adaptés à l’enfant

Les mêmes traitements que chez l’adulte sont disponibles, mais leur utilisation doit tenir compte de la tolérance de l’enfant à la douleur et des zones à risque cicatriciel. Pour le détail complet des traitements, voir l’article sur le traitement des verrues.

Acide salicylique — première intention

Traitement de première intention chez l’enfant, indolore, applicable à domicile. Efficace sur les verrues vulgaires et plantaires non trop profondes. Nécessite une application quotidienne et régulière sur plusieurs semaines. À éviter sur le visage chez l’enfant. Le dermatologue prescrit des préparations magistrales souvent très efficaces chez l’enfant

Cryothérapie à l’azote liquide — efficace mais douloureuse

Très efficace mais douloureuse — souvent mal tolérée avant 6-7 ans. Une anesthésie topique (crème EMLA) peut être appliquée 1h avant la séance pour améliorer le confort. Nécessite plusieurs séances. À manier avec précaution sur le visage pour éviter les cicatrices hypopigmentées.

Laser CO₂ — pour les cas résistants

Réservé aux verrues multiples ou résistantes aux autres traitements. Réalisé sous anesthésie locale ou générale selon l’âge et le nombre de lésions. Résultats durables mais récidives possibles.

Dermatoscopie de contrôle

Contrôle dermatoscopique d'une verrue chez l'enfant après traitement
Contrôle dermatoscopique après traitement — permet de confirmer la guérison

La dermatoscopie est utile non seulement pour le diagnostic initial mais aussi pour confirmer la guérison après traitement — la disparition des capillaires thrombosés (points noirs) et la réapparition des dermatoglyphes signent l’éradication de la verrue.

Terrains particuliers

Enfant atopique

Les enfants souffrant de dermatite atopique présentent un risque accru de verrues multiples et disséminées — la barrière cutanée altérée facilite la pénétration du HPV. Les verrues planes y sont particulièrement fréquentes. Le traitement doit être coordonné avec la prise en charge de l’eczéma.

Enfant immunodéprimé

Chez l’enfant sous immunosuppresseurs (greffé, traitement corticoïde prolongé, chimiothérapie), les verrues peuvent être massives, résistantes et très étendues. La guérison spontanée ne doit pas être attendue. Une prise en charge dermatologique spécialisée est indispensable, en lien avec l’équipe médicale suivant l’immunodépression.

Adolescent — attention à la dissémination par rasage

L’adolescent qui commence à se raser présente un risque spécifique : un papillome verruqueux ou des verrues planes passés inaperçus peuvent se disséminer massivement en quelques semaines sur toute la zone de rasage. Un examen dermatologique avant le premier rasage est conseillé en cas de lésions suspectes sur le visage.

Tableau récapitulatif — verrues de l’enfant

Type Particularité pédiatrique Traiter ou attendre ? Traitement de choix
Plantaire (myrmécie) Douloureuse, gêne sportive Traiter si douloureuse Acide salicylique + cryothérapie
Plantaire (mosaïque) Souvent asymptomatique Attendre possible Acide salicylique
Mains / doigts Aggravée par onychophagie Traiter si multiples Acide salicylique + cryothérapie
Genou Quasi-exclusive à l’enfant Attendre souvent suffisant Acide salicylique
Planes du visage Souvent méconnues, grattage Attendre — traitement délicat Cryothérapie prudente
Papillome verruqueux Risque dissémination rasage Traiter avant premier rasage Cryothérapie / laser

Questions fréquentes

Mon enfant a une verrue plantaire douloureuse — doit-on traiter ou attendre ?
Une verrue plantaire qui gêne la marche ou la pratique sportive doit être traitée sans attendre. L’association acide salicylique à domicile et cryothérapie chez le dermatologue est le traitement de référence. Si la douleur lors de la cryothérapie est un frein, une crème anesthésiante (EMLA) appliquée 1h avant améliore nettement le confort de l’enfant.

Mon enfant se ronge les ongles et a des verrues partout autour — que faire ?
L’onychophagie est le principal facteur d’aggravation des verrues péri-unguéales. Il faut traiter les verrues existantes ET travailler sur l’arrêt de l’onychophagie (vernis amer, accompagnement comportemental). Sans cela, le traitement des verrues sera un combat sans fin — les récidives seront systématiques.

Mon enfant peut-il aller à la piscine avec ses verrues ?
Oui — les verrues ne sont pas une contre-indication à la piscine. Il faut couvrir la verrue d’un pansement waterproof, porter des chaussons de bain dans les vestiaires et sur les plages, et ne pas partager serviettes ni chaussures. Aucune éviction n’est recommandée.

À quel âge les verrues apparaissent-elles chez l’enfant ?
Le pic de fréquence se situe entre 5 et 15 ans, coïncidant avec l’entrée en collectivité et la pratique de la piscine. Une verrue avant 2 ans est exceptionnelle et doit faire évoquer un déficit immunitaire — consultez un dermatologue.

Les verrues de mon enfant peuvent-elles contaminer toute la famille ?
Oui, le risque existe — surtout pour les enfants en bas âge et les personnes immunodéprimées au sein du foyer. Les mesures simples suffisent dans la grande majorité des cas : ne pas partager serviettes et chaussettes, prévoir une sortie de bain personnelle, et expliquer à l’enfant de ne pas gratter ses verrues.


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Article général sur les verrues | → Traitement des verrues


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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
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– Les causes
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MAIN PIED BOUCHE : la maladie mains pieds bouche

Main pied bouche

Atteinte des mains
Atteinte des mains


Le syndrome main pied bouche est une maladie virale bénigne à coxsackie, touchant l’enfant.

Bouche
Bouche

Apparait ensuite une eruption des mains et pieds : il s’agit de taches rouges centrées par une petite vésicule.

Atteinte du pied
Atteinte du pied

L’eruption peut ensuite s’étendre aux fesses, aux faces posterieures des membres…
La guérison est spontanée en une semaine


Traitement

Abstention

INFECTION DE LA PEAU : les infections de la peau

Infection de la peau

On entend généralement par infection une atteinte bactérienne de la peau glabre ou des poils. Cependant la peau peut aussi être contaminée par des virus, des parasites…

Infection bactérienne de la peau

Une bactérie est un organisme vivant unicellulaire qui existait sur terre bien avant l’apparition de l’Homme.

Stérile à la naissance, la peau se recouvre ensuite de bactéries  » normales  » dites saprophytes (jusqu’à un million de germes par cm², beaucoup moins cependant que la bouche, le tube digestif ou le vagin).

Comme la Terre, la peau est recouverte de niches écologiques très diverses (type et nombre de bactéries très divers), avec des régions comparables à des forêts tropicales (orifices, aisselles) et d’autres à des déserts (avant-bras, dos).

Cette flore appelée microbiote cutané se modifie tout au long de l’existence, sous l’influence du lieu de vie (Tropiques, montagne, mer… ), de la prise de médicaments (immunosuppresseurs, antibiotiques… ) ou de l’utilisation de cremes cortisonées, antibiotiques… , de changements
hormonaux (puberté, grossesse… ) ou de maladies (diabète, insuffisance
rénale, SIDA… ).

Certaines de ces bactéries peuvent se reproduire en trop grand nombre et donner une infection.

D’autres ne sont pas  » normalement  » présentes sur la peau sauf en certains endroits (autour du nez ou périnée) et peuvent la coloniser pour diverses raisons (présence dune plaie par exemple…) et provoquer une infection.

C’est le cas par exemple du staphylocoque doré ou de certains streptocoques qui sont la cause de la majorité des infections cutanées bactériennes.

Peau glabre

L’infection de la peau glabre est le plus souvent responsable d’impetigo, de panaris, d’érysipèle

Poils

L’infection des poils provoque folliculite, furoncle, abcès

Infection virale de la peau

On peut citer l’herpes, les verrues, les condylomes, les molluscum contagiosum

Mycose de la peau

voir mycose de la peau

Parasites sur la peau

Poux, gale, punaises de lit

VIRUS ET PEAU, les virus et la peau

Un virus est un organisme infectieux de très petite taille. Il est tellement petit qu’il peut pénétrer dans les cellules de la peau. Sa caractéristique est qu’il se reproduit en utilisant le matériel d’un hôte (la cellule) : il l’infecte et lui fait  » fabriquer  » d’autres virus.  Quels sont les interactions virus et peau ?

Lors d’une contamination virale de la peau, le virus loge donc généralement dans les cellules de la peau ou dans les nerfs qui en dépendent pour les virus du groupe Herpes.

 

De nombreux virus peuvent infecter la peau humaine. Parmi ceux-ci on peut citer :

– les papilloma virus, source notamment de verrues et de condylomes

– les herpes virus, à l’origine de l’herpes, de la varicelle et du zona

– les pox virus, donnant les molluscums contagiosiums, chez l’enfant notamment

 

>>> Suite : verrues, condylomes, herpes, zona, molluscum contagiosum

 

MOLLUSCUM CONTAGIOSUM, soigner les petits boutons de molluscum de l’enfant

Molluscum contagiosum : causes, symptômes et traitements


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Le molluscum contagiosum est une infection virale bénigne de la peau due au Molluscum Contagiosum Virus (MCV), un poxvirus à ADN double brin.
Très fréquente chez l’enfant entre 2 et 10 ans, elle se manifeste par de petites tuméfactions rondes, nacrées et ombiliquées, apparaissant en nombre variable sur le tronc, les membres et les plis cutanés.
La transmission se fait par contact cutané direct entre enfants, par manuportage (grattage puis contact avec la peau saine) ou par objets partagés (serviettes, vêtements).
Dans la grande majorité des cas, l’évolution est spontanément favorable en quelques mois à deux ans, sans traitement. Cependant, la tendance à l’extension par auto-inoculation et le retentissement psychologique sur l’enfant et les parents justifient souvent une prise en charge active.
Chez l’adulte, le molluscum contagiosum de localisation génitale est une infection sexuellement transmissible (IST) pouvant révéler une immunodépression sous-jacente.

Molluscum contagiosum du pli axillaire chez un bébé
Molluscum contagiosum du pli axillaire chez un bébé

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Causes : pourquoi mon enfant a-t-il des molluscums ?

Le MCV appartient à la famille des Poxviridae et comporte quatre génotypes (MCV-1 à MCV-4) :
– le MCV-1 est responsable de la quasi-totalité des cas chez l’enfant,
– le MCV-2 est plus fréquent chez l’adulte, notamment dans les formes de transmission sexuelle.

Le virus se transmet par :
contact cutané direct entre enfants lors du jeu, des bains partagés,
objets intermédiaires : serviettes de bain, vêtements, jouets,
auto-inoculation : l’enfant se gratte les lésions puis touche une zone de peau saine,
– la fréquentation des piscines est suspectée comme facteur favorisant, mais non formellement prouvé.

Le délai d’incubation est de 10 à 50 jours après le contact contaminant.
L’âge le plus propice à la contamination se situe entre 2 et 4 ans.
Les climats chauds et humides favorisent la transmission, probablement en raison d’une peau moins couverte et d’une fragilité cutanée accrue.

Facteur de risque majeur : la dermatite atopique (eczéma).
Les enfants atteints d’eczéma atopique présentent une peau sèche et une barrière cutanée altérée, les rendant beaucoup plus vulnérables à la pénétration du MCV. Les molluscums sont souvent plus nombreux et plus étendus chez ces enfants.

Molluscums contagiosums sur une plaque d'eczéma atopique du coude
Molluscums sur une plaque d’eczéma atopique du coude

Symptômes : à quoi ressemble un molluscum contagiosum ?

Les lésions apparaissent préférentiellement sur les convexités du tronc, les fesses, les zones génitales, la racine des membres, les plis des coudes et des genoux et parfois le visage.

Chaque molluscum se présente comme une petite tuméfaction ferme de 1 à 5 mm de diamètre, de couleur chair, rosée ou blanc nacré, avec une dépression centrale caractéristique en ombilic (petit « trou » sur le dessus).
En pressant doucement la lésion, il s’en échappe un contenu blanc nacré caséeux correspondant aux cellules épidermiques infectées par le virus.

Molluscum contagiosum : petites tuméfactions ombiliquées
Mollusca contagiosa : petites tuméfactions ombiliquées caractéristiques
Molluscum isolé de la joue chez un enfant
Molluscum isolé de la joue chez un enfant

Évolution naturelle :
La guérison spontanée est la règle, le plus souvent après une phase inflammatoire locale (rougeur autour du molluscum) qui signe le début de l’élimination immune du virus. Cette phase peut précéder la guérison de plusieurs semaines.
On observe souvent simultanément chez le même enfant des zones rouges séquellaires de molluscums en voie de guérison et de nouvelles lésions par auto-inoculation, parfois plusieurs dizaines.
La durée totale d’évolution sans traitement est généralement de 6 mois à 2 ans.

Signes d’alerte à surveiller :
– lésions devenant rouges, douloureuses et chaudes : surinfection bactérienne secondaire,
– extension rapide et massive chez un enfant habituellement en bonne santé : évoquer une dermatite atopique sous-jacente ou un déficit immunitaire,
– lésions très nombreuses et atypiques : immunodépression à rechercher.

Molluscum contagiosum chez l’adulte

Chez l’adulte, le molluscum contagiosum présente des caractéristiques et une signification différentes de celles de l’enfant.

Transmission sexuelle :
La localisation génitale, pubienne ou péri-anale chez l’adulte est considérée comme une IST (infection sexuellement transmissible). Un bilan complet d’IST est recommandé : sérologies VIH, syphilis, chlamydia, gonococcie.

Transmission non sexuelle chez l’adulte :
– rasage (prêt de rasoir entre adultes),
– épilation à la cire en institut (partage d’instruments),
tatouage.

Molluscum et VIH :
La présence de molluscums contagiosa profus, étendus ou atypiques chez un adulte peut être le signe révélateur d’une infection à VIH ou d’une autre immunodépression (chimiothérapie, corticothérapie prolongée, hémopathie). Le médecin peut demander une sérologie VIH devant des molluscums extensifs inexpliqués chez l’adulte immunocompétent a priori.

Traitement du molluscum contagiosum

Mesures préventives : limiter la contagion et l’auto-inoculation

Ne pas gratter les lésions : l’auto-inoculation par grattage est la principale cause de multiplication des molluscums,
– éviter le partage de serviettes de bain, vêtements et objets de toilette,
– éviter les bains en commun avec les frères, sœurs ou amis tant que les lésions sont présentes,
– couvrir les lésions accessibles avec un pansement si l’enfant fréquente une piscine,
– en cas de dermatite atopique associée : traiter l’eczéma activement pour restaurer la barrière cutanée et limiter l’extension des molluscums.

Abstention thérapeutique : une option légitime

En cas de molluscums peu nombreux, non évolutifs et bien tolérés, une surveillance sans traitement est possible en attendant la guérison spontanée.
Cette option est souvent préférable chez le très jeune enfant pour qui les traitements destructeurs sont douloureux et traumatisants.
Elle doit être discutée avec les parents en leur expliquant la durée d’évolution naturelle prévisible.

Traitements destructeurs locaux

Hydroxyde de potassium (KOH) — traitement à domicile :
Solution kératolytique (Poxkare®, Molutrex®, Molusderm®) appliquée par les parents sur chaque molluscum jusqu’à obtention d’une rougeur locale signant la destruction de la lésion.
Disponible sur ordonnance. Traitement de première intention dans de nombreux cas car applicable à domicile sans douleur initiale.
Nécessite une application régulière et rigoureuse sur chaque lésion individuellement, en évitant la peau saine environnante.

Curetage :
Le dermatologue retire chaque molluscum à la curette après application préalable d’une crème anesthésiante (EMLA® à poser 60 à 90 minutes avant la consultation).
Technique efficace en une seule séance, mais le saignement punctiforme sur chaque lésion peut être impressionnant pour l’enfant et les parents.
En cas de molluscums très nombreux chez un jeune enfant, une anesthésie générale courte peut être discutée.

Vidange du contenu (expression) :
Après application de crème anesthésiante, le dermatologue incise et vide le noyau nacré de chaque molluscum manuellement ou à la pince. Technique simple et efficace pour les lésions isolées.

Cryothérapie à l’azote liquide :
Congélation de chaque molluscum provoquant la destruction cellulaire par formation de cristaux de glace.
Technique rapide mais douloureuse (la crème anesthésiante ne protège que partiellement du froid).
Risque de séquelles pigmentaires : taches blanches (hypopigmentation) ou taches brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire), à prendre en compte notamment sur les peaux foncées.

Traitements laser

Laser CO2 :
Détruit les lésions par vaporisation. Efficace mais risque de cicatrices, réservé aux formes résistantes ou nombreuses.

Laser à colorant pulsé (PDL) :
Coagule les vaisseaux nourriciers du molluscum, entraînant sa nécrose progressive. Technique bien tolérée, efficace, mais coûteuse car non remboursée. Laisse une ecchymose locale transitoire.

Traitements émergents

Imiquimod (Aldara® 5 %) :
Immunomodulateur topique stimulant l’immunité innée. Utilisé hors AMM dans les molluscums résistants, notamment chez l’adulte immunodéprimé ou en cas de molluscums génitaux étendus. Résultats variables.

Acide trichloracétique (ATA) :
Application chimique destructrice utilisée par le dermatologue dans les formes résistantes, en alternative à la cryothérapie.

Questions fréquentes des parents

Mon enfant peut-il aller à l’école ou à la piscine avec des molluscums ?

L’éviction scolaire n’est pas recommandée : le molluscum contagiosum ne justifie pas d’arrêt de scolarité.
Pour la piscine, il est conseillé de couvrir les lésions accessibles avec un pansement imperméable et d’éviter le partage de matériel de bain. L’éviction de la piscine n’est pas obligatoire mais peut être proposée en cas de lésions très nombreuses ou évolutives.

Combien de temps durent les molluscums sans traitement ?

La guérison spontanée survient en général entre 6 mois et 2 ans. Certaines formes extensives chez l’enfant atopique peuvent persister plus longtemps.

Les molluscums laissent-ils des cicatrices ?

La guérison spontanée est généralement sans cicatrice. Les traitements destructeurs (cryothérapie, laser CO2, curetage) peuvent laisser de petites cicatrices ou des modifications pigmentaires transitoires, surtout sur les peaux foncées.

Mon enfant a des molluscums et de l’eczéma : que faire ?

Traiter activement l’eczéma atopique en priorité pour restaurer la barrière cutanée : cela limite significativement l’extension des molluscums. Les dermocorticoïdes appliqués sur les plaques d’eczéma n’aggravent pas les molluscums eux-mêmes.

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En savoir plus sur la dermatite atopique de l’enfant,
les verrues et leur traitement
et les traitements laser en dermatologie.

Faire une recherche scientifique sur cette pathologie sur PubMed.


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HERPES GENITAL : l’herpès génitale de l’homme et de la femme

Herpès génital : symptômes, contagion, traitement et grossesse

herpès génital homme lésions vésicules photo dermatologue
Herpès génital de l’homme

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST) due au virus Herpes Simplex, le plus souvent de type 2 (HSV-2). Il touche environ 20% de la population sexuellement active — et 80% des personnes infectées ne savent pas qu’elles le sont, ce qui en fait l’une des IST les plus méconnues. Il ne guérit pas définitivement mais se contrôle efficacement par antiviraux.

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Cet article en vidéo

Causes et épidémiologie

L’herpès génital est causé par HSV-2 dans 60 à 80% des cas, et par HSV-1 dans 20 à 40% des cas — ce dernier transmis par voie oro-génitale (pratiques bucco-génitales). En France :

  • À 50 ans, 60% de la population est séropositive pour HSV-1 et 15% pour HSV-2
  • 20% des personnes sexuellement actives sont infectées par HSV génital
  • 80% des personnes infectées ne savent pas qu’elles le sont — et peuvent transmettre le virus

💡 Point important : l’apparition d’un herpès génital au sein d’un couple n’est pas forcément le signe d’une infidélité récente — le virus peut rester en sommeil pendant des années avant de se réactiver.

Comment se transmet l’herpès génital ?

  • Par contact direct peau à peau ou muqueuse à muqueuse lors de rapports sexuels vaginaux, anaux ou oro-génitaux
  • Le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque — des particules virales présentes sur le pubis ou les muqueuses adjacentes peuvent être transmises
  • La transmission est possible sans lésion visible — par excrétion virale asymptomatique, qui représente en réalité la majorité des transmissions
  • Le virus est fragile hors du corps humain — le risque de contamination via une cuvette de toilettes ou un linge est quasi nul

Les 3 phases de l’infection herpétique

Phase Description Contagiosité
Primo-infection Premier contact avec HSV — asymptomatique dans 90% des cas. Quand symptomatique : vésicules douloureuses, ganglions de l’aine, fièvre possible. Incubation 2 à 12 jours Élevée
Infection initiale Premier contact avec HSV-1 ou HSV-2 chez une personne déjà infectée par l’autre type. Symptômes souvent moins sévères Élevée
Réactivation (récurrence) Le virus se « réveille » dans le ganglion sacré et migre vers la peau. Lésions souvent moins intenses que la primo-infection. Peut être asymptomatique (excrétion virale silencieuse) Possible même sans lésion

Symptômes de l’herpès génital

herpès génital femme lésions vésicules vulve photo
Herpès génital de la femme
herpès génital vésicules érosions photo
Herpès génital — vésicules

Les symptômes de la primo-infection (quand elle est symptomatique) :

  • Vésicules sensibles ou douloureuses sur fond rouge gonflé, apparaissant 5 à 10 jours après le rapport contaminant
  • Les vésicules se rompent et forment des érosions (exulcérations) très douloureuses — guérison en environ une semaine
  • Ganglions de l’aine
  • Chez la femme : gonflement vulvaire important, brûlures lors de la miction

Les récurrences sont généralement moins intenses — précédées de prodromes (picotements, brûlures) puis vésicules groupées en bouquet dans la même zone que la primo-infection.

Facteurs déclenchants des récurrences : stress psychologique ou physique, fatigue, infection (grippe), règles, chirurgie, immunodépression.

Diagnostic de l’herpès génital

En cas de doute diagnostique, le médecin peut :

  • Prélèvement de cellules au niveau des lésions — mise en culture ou PCR (recherche de l’ADN viral) — résultat en 48h
  • Sérologie herpétique (prise de sang) — confirme le contact avec HSV mais ne localise pas les lésions. Peu utilisée seule car le taux de positivité est très élevé dans la population générale
  • Bilan IST complet systématiquement recommandé — sérologie VIH, syphilis, recherche de Chlamydia trachomatis

Traitement de l’herpès génital

Situation Traitement Durée
Primo-infection Valaciclovir 500 mg × 2/j ou Aciclovir 200 mg × 5/j 10 jours
Récurrences Valaciclovir 500 mg × 2/j ou 1 g × 1/j 5 jours
Prévention (> 6 récurrences/an) Valaciclovir 500 mg × 1/j Continu — réévalué à 6 mois
Crème locale (récurrences légères) Aciclovir 5% crème — 4 à 6 applications/j 5 jours — ⚠️ ne pas appliquer sur muqueuses

Soins locaux : nettoyer la zone génitale une fois par jour avec un produit doux, sans frotter, bien sécher.

⚠️ Herpès génital et grossesse — risque néonatal

⚠️ Mentionnez toujours vos antécédents d’herpès génital à votre obstétricien. Si le virus est actif sur les muqueuses vaginales lors de l’accouchement, il peut être transmis au nouveau-né et provoquer une encéphalopathie herpétique néonatale — risque de cécité, retard psychomoteur, voire décès.

  • Contamination avant la grossesse : risque faible — la mère transmet ses anticorps au fœtus
  • Contamination pendant la grossesse (notamment en fin de grossesse) : risque élevé — pas encore d’anticorps protecteurs, virus potentiellement actif à l’accouchement
  • Mesures préventives : traitement antiviral en fin de grossesse (valaciclovir), voire césarienne en cas de primo-infection en fin de grossesse ou de récurrence lors de l’accouchement

Précautions à prendre

  • Informer ses partenaires — l’herpès est contagieux même sans symptômes
  • Utiliser un préservatif — réduit le risque sans l’éliminer totalement
  • En cas d’herpès génital après un rapport non protégé : bilan IST complet chez le médecin
  • Éviter tout rapport sexuel pendant les poussées et jusqu’à cicatrisation complète

Sources

Questions fréquentes sur l’herpès génital

Peut-on transmettre l’herpès génital sans avoir de lésions visibles ?

Oui — c’est même la principale voie de transmission. L’excrétion virale asymptomatique est possible à tout moment, même en l’absence de vésicules ou de lésions. On estime que la majorité des contaminations se font ainsi, par des personnes qui ne savent pas qu’elles sont infectées. C’est pourquoi 80% des personnes porteuses du virus HSV-2 l’ignorent.

L’herpès génital dans un couple signifie-t-il une infidélité ?

Pas nécessairement. Le virus HSV peut rester en sommeil dans les ganglions nerveux pendant des années, voire des décennies, avant de se réactiver. Une première poussée d’herpès génital peut survenir longtemps après la contamination initiale. Ce n’est donc pas automatiquement le signe d’une contamination récente — sauf en cas de primo-infection symptomatique clairement identifiable.

Le préservatif protège-t-il contre l’herpès génital ?

Le préservatif réduit significativement le risque de transmission mais ne l’élimine pas complètement. Des particules virales peuvent être présentes sur des zones non couvertes (pubis, lèvres, peau environnante) et se transmettre par contact peau à peau. La transmission est possible même sans pénétration.

Herpès génital et grossesse — que faire ?

Informez systématiquement votre gynécologue ou obstétricien de tout antécédent d’herpès génital. Si vous avez contracté l’herpès avant la grossesse, le risque pour le bébé est faible (anticorps protecteurs transmis). Si la contamination survient en cours de grossesse — surtout en fin — le risque est plus élevé et nécessite une prise en charge spécifique : traitement antiviral préventif et surveillance obstétricale renforcée.

Comment savoir si on a de l’herpès génital sans symptômes ?

Un test sérologique dans le sang peut détecter les anticorps anti-HSV-1 et HSV-2 — confirmant un contact passé avec le virus. Cependant ce test est peu prescrit en routine car sa positivité est très répandue dans la population et ne prédit pas l’apparition de symptômes. En cas de doute ou de comportement à risque, parlez-en à votre médecin qui pourra décider d’un bilan IST adapté.


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HERPES : l’herpès, cause, symptomes, contamination

Herpès : causes, contamination, types et traitement — guide complet

Herpès - lésions cutanées herpétiques

L’herpès est une infection virale par le virus Herpes Simplex (HSV) qui touche la peau et les muqueuses. C’est l’une des infections virales humaines les plus fréquentes au monde — en France, environ 70 % de la population est porteuse de HSV1 à l’âge adulte. Une fois contracté, le virus ne disparaît jamais : il reste latent dans les ganglions sensitifs et se réactive périodiquement, provoquant des poussées récurrentes. Des traitements efficaces permettent de réduire la durée et la fréquence des crises, et de prévenir les récidives.

Poussée d’herpès, questions sur la contagiosité, traitement préventif ?
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Sommaire :
Les virus HSV1 et HSV2 |
Contamination et latence |
Types d’infections |
Les différentes formes d’herpès |
Formes graves et urgences |
Traitement |
Qualité de vie |
Questions fréquentes

Les virus HSV1 et HSV2 — épidémiologie

Herpès labial - bouton de fièvre sur la lèvre

L’herpès est causé par deux virus de la famille Herpesviridae : HSV1 (Herpes Simplex Virus de type 1) et HSV2. Ces virus sont strictement humains — non transmissibles à l’animal.

HSV1 est le virus le plus répandu : il infecte environ 70 % de la population française et est responsable de la grande majorité des herpès labiaux (boutons de fièvre). HSV2 est classiquement associé à l’herpès génital et concerne environ 20 % de la population. À l’âge de 50 ans, environ 60 % de la population est séropositive pour HSV1 et 15 % pour HSV2.

La distinction HSV1/HSV2 n’est toutefois pas absolue : 20 à 40 % des herpès génitaux sont dus à HSV1 par transmission oro-génitale (pratiques bucco-génitales). Et HSV1 peut provoquer un herpès génital cliniquement identique à un herpès à HSV2.

Contamination, latence et réactivation

Les virus HSV se transmettent par contact direct avec la peau ou les muqueuses infectées — même en l’absence de lésion visible. C’est le point le plus important à comprendre sur la contagiosité de l’herpès : une personne peut transmettre le virus sans avoir de bouton apparent, par excrétion virale asymptomatique dans la salive ou les sécrétions génitales.

L’incubation dure entre 2 et 12 jours après la contamination. Lors de la primo-infection, le virus pénètre dans la peau ou la muqueuse et « remonte » le long des nerfs sensitifs pour se réfugier dans les ganglions sensitifs — le ganglion trigéminé pour l’herpès labial, le ganglion sacré pour l’herpès génital. Une fois dans les ganglions, le virus est hors d’atteinte du système immunitaire et des antiviraux.

La réactivation survient lors de situations favorisantes : fatigue, fièvre, stress, règles, exposition solaire, immunodépression, prise de cortisone, rapport sexuel, chirurgie, actes dermo-esthétiques (injections de filler, laser cutané, dermabrasion). Les particules virales « descendent » alors le long des nerfs et se répliquent sur la peau, toujours au même endroit d’une poussée à l’autre.

Les trois types d’infections herpétiques

Primo-infection : premier contact infectant avec HSV1 ou HSV2. Elle peut être totalement asymptomatique (60 à 70 % des cas) ou, au contraire, très sévère — gingivostomatite herpétique fébrile avec lésions buccales douloureuses chez l’enfant, vulvovaginite herpétique chez la femme.

Primo-infection herpétique chez l'enfant - gingivostomatite
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo-infection herpétique

Infection initiale : premier contact infectant avec HSV1 ou HSV2 chez une personne déjà infectée par l’autre sérotype. Les symptômes sont souvent moins sévères que lors d’une primo-infection vraie, car l’immunité croisée partielle entre les deux types modère la réponse.

Réactivation (récurrence) : réplication virale après latence. Elle peut être clinique (éruption visible) ou asymptomatique (excrétion virale sans lésion — la personne est contagieuse sans le savoir). C’est pourquoi chacune des phases peut n’avoir aucun signe clinique apparent.

Les différentes formes d’herpès

Herpès labial — bouton de fièvre

Herpès labial bouton de fièvre - vésicules groupées sur la lèvre
Herpès labial au stade croûteux
Herpès de la lèvre chez l'enfant

L’herpès labial est dû à HSV1 dans la grande majorité des cas. La primo-infection survient souvent dans l’enfance (baiser d’un proche porteur). Les récurrences se manifestent par des vésicules groupées en bouquet, précédées de picotements ou de brûlures caractéristiques, toujours au même endroit (coin de la lèvre, vermillon). Évolution en 5 à 7 jours : vésicules → pustules → croûtes → cicatrisation. Déclencheurs classiques : soleil, fièvre, fatigue, stress.

Herpès génital

Herpès génital de l'homme - ulcérations herpétiques
Herpès génital de la femme

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible (IST) — un bilan IST complet est recommandé lors du diagnostic. Il est dû à HSV2 dans 60-80 % des cas, mais HSV1 représente 20 à 40 % des herpès génitaux par transmission oro-génitale. La primo-infection génitale peut être très sévère (ulcérations douloureuses, fièvre, adénopathies inguinales). Les récurrences sont souvent moins sévères. La transmission est possible même sans lésion visible — le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque.

Herpès cutané — vésicules en bouquet

Vésicules en bouquet évocatrices d'herpès de la fesse

L’herpès peut surgir sur d’autres zones cutanées initialement contaminées — fesses, dos, cuisses — sous forme de vésicules groupées en bouquet érythémateux, récurrentes toujours au même endroit. À distinguer du zona qui est strictement unilatéral et ne récidive quasiment jamais.

Panaris herpétique

Herpès du doigt - panaris herpétique

Le panaris herpétique est une infection herpétique du doigt — souvent une primo-contamination par contact avec une lésion herpétique active (professionnel de santé, enfant se suçant le pouce porteur d’herpès buccal). Vésicules douloureuses péri-unguéales, pouvant mimer un panaris bactérien. Ne jamais inciser — la lésion est virale et non bactérienne.

Formes graves et situations d’urgence

Herpès oculaire — urgence ophtalmologique

Herpès oculaire - œil rouge et douloureux

L’herpès oculaire (kératite herpétique) donne un œil rouge, douloureux et flouurgence ophtalmologique. Non traité, il peut provoquer des séquelles cornéennes irréversibles. Le traitement repose sur les antiviraux locaux : ganciclovir gel ophtalmique 0,15 % (Virgan®), idoxuridine (Iduviran® collyre), trifluridine 1 % (Triherpine®, Virophta® collyre), en association ou non avec l’aciclovir oral. Ne jamais utiliser de collyre cortisoné seul sur un œil rouge sans diagnostic ophtalmologique.

Syndrome de Kaposi-Juliusberg — urgence pédiatrique

Syndrome de Kaposi-Juliusberg chez un enfant atopique - herpès disséminé

Chez les enfants atteints d’eczéma atopique, le contact avec le virus herpétique peut déclencher une poussée herpétique disséminée — le syndrome de Kaposi-Juliusberg (ou eczéma herpéticum). Vésicules et érosions disséminées sur tout le corps, fièvre élevée, altération de l’état général. C’est une urgence pédiatrique nécessitant une hospitalisation et un traitement par aciclovir IV. Les parents d’enfants atopiques doivent être informés de ne pas embrasser leur enfant lors d’une poussée d’herpès labial actif.

Herpès et grossesse

L’herpès néonatal — contamination du nouveau-né lors de l’accouchement par une mère excrétant le virus — est une urgence médicale grave (mortalité élevée sans traitement, séquelles neurologiques). Une femme enceinte avec antécédent d’herpès génital doit en informer son obstétricien. Un traitement suppressif par valaciclovir est souvent prescrit à partir de 36 semaines d’aménorrhée pour prévenir une récurrence à l’accouchement. Une lésion herpétique génitale active au moment du travail peut conduire à une césarienne.

Traitement de l’herpès

Il n’existe pas de traitement éradicateur — le virus reste à vie dans les ganglions. Les antiviraux disponibles réduisent la durée et la sévérité des poussées et peuvent prévenir les récidives.

Traitement de la crise (curatif) : aciclovir topique (crème 5 %) appliqué dès les premiers picotements — raccourcit la durée si débuté précocement. Pour les formes modérées à sévères ou l’herpès génital : valaciclovir oral (500 mg × 2/j pendant 5 jours pour l’herpès labial, 1 g × 2/j pour l’herpès génital). L’efficacité est maximale si le traitement est débuté dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes — idéalement dès les prodromes (picotements).

Traitement suppressif (préventif) : pour les patients avec récurrences fréquentes (plus de 6 épisodes par an) ou herpès génital avec retentissement important — valaciclovir 500 mg/j en continu pendant 6 à 12 mois. Réduit la fréquence des poussées de 70 à 80 % et diminue (sans éliminer) le risque de transmission au partenaire. À discuter avec le médecin.

Voir l’article complet : Traitement de l’herpès — aciclovir, valaciclovir, prophylaxie.

Retentissement sur la qualité de vie

L’herpès a un impact psychologique souvent sous-estimé. L’herpès labial affecte l’image de soi et les interactions sociales lors des poussées. L’herpès génital perturbe plus profondément la sexualité et les relations intimes — la crainte de la transmission au partenaire, la stigmatisation associée aux IST et l’annonce au partenaire sont des sources d’anxiété importantes. Le traitement suppressif, en réduisant la fréquence des poussées, améliore significativement la qualité de vie et diminue l’anxiété liée à la transmission.

Questions fréquentes

J’ai un bouton de fièvre dès que je suis fatigué — est-ce normal ?
Oui, c’est le mécanisme classique de l’herpès labial. Le virus HSV1 reste latent dans le ganglion trigéminé et se réactive lors de situations qui fragilisent l’immunité locale — fatigue, stress, fièvre, exposition solaire, règles. Il n’est pas possible d’éradiquer le virus. En revanche, appliquer de l’aciclovir crème dès les premiers picotements raccourcit la durée de la poussée. En cas de poussées fréquentes (plus de 6/an), un traitement préventif oral par valaciclovir peut être prescrit par le médecin.

Peut-on transmettre l’herpès sans avoir de bouton visible ?
Oui — c’est le point le plus important sur la contagiosité de l’herpès. L’excrétion virale asymptomatique dans la salive ou les sécrétions génitales est responsable de la majorité des transmissions. Une personne porteuse d’HSV1 peut contaminer un partenaire par un baiser même en l’absence total de lésion visible. Pour l’herpès génital, le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque de transmission asymptomatique.

L’herpès génital et l’herpès labial sont-ils le même virus ?
Non exactement — HSV1 cause classiquement l’herpès labial et HSV2 l’herpès génital, mais cette distinction n’est pas absolue. HSV1 représente 20 à 40 % des herpès génitaux, transmis par voie oro-génitale. Un herpès génital à HSV1 récidive généralement moins fréquemment qu’un herpès génital à HSV2.

L’herpès peut-il affecter les yeux ?
Oui — l’herpès oculaire (kératite herpétique) est une urgence ophtalmologique. Tout œil rouge et douloureux chez un porteur d’herpès doit être examiné en urgence par un ophtalmologue. Ne jamais utiliser de collyre cortisoné sans diagnostic précis — les corticoïdes aggravent massivement l’herpès oculaire.

Mon enfant a de l’eczéma — quel risque avec l’herpès ?
Risque important : les enfants atopiques peuvent développer un eczéma herpéticum (syndrome de Kaposi-Juliusberg) — herpès disséminé grave nécessitant une hospitalisation. Ne jamais embrasser un enfant atopique lors d’une poussée d’herpès labial actif. Informer tous les proches porteurs d’herpès labial de cette précaution.

Recherche bibliographique : PubMed — Herpes simplex | Articles : Herpès labial | Herpès génital | Traitement de l’herpès


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ZIKA : symptomes, fièvre et éruption de boutons du zyka sur la peau

Zika

Le moustique tigre transmet le Zika

Le virus Zika est présent en Amérique (Sud, Centrale et un peu au Nord), aux Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint Martin, Saint Barth… ) et en Polynésie (Tahiti).

Le virus Zyka est un arbovirus, qui fait partie du même groupe de virus que la dengue et le chikungunya. Il tire son nom de la forêt Zika en Ouganda.

Il est transmis par le moustique tigre (le « moustique de l’apéro » qui pique surtout en fin de journée)

Les signes cutanés sont souvent présents (90% des cas).

Symptomes

Symptomes du Zika

Fièvre avec maux de tête, douleurs articulaires et musculaires

Eruption de plaques et boutons rouges qui démangent le plus souvent, survenant au début au visage puis sur le reste du corps. Elles sont souvent groupées en paquets de plaques et boutons

Eruption au début sur le visage et le haut du tronc
Eruption de Zika

Yeux rouges dans environ la moitié des cas

Gonflement distal dans 20% des cas

Le Zyka guérit le plus souvent en une semaine

Traitement

Symptomatique à base de paracétamol (éviter l’aspirine par risque hémorragique et les anti inflammatoires)

Le virus est présent dans toutes les sécrétions, notamment sexuelles, ce qui conduit à recommander l’usage du préservatif pour les personnes
infectées (cas de transmission par le sperme) durant 3 mois.

Un cas décrit de transmission du Zyka chez une personne ayant rendu visite à un malade, donc y penser aussi chez des personnes n’ayant pas fait de voyage dans les zones d’endémie

En cas de Zika pendant la grossesse, le risque de microcéphalie du bébé est de 1%

Microcéphalie du nouveau-né en cas de Zika durant la grossesse

RUBEOLE : la rubéole, symptomes et traitement

Rubéole : symptômes, complications et vaccination

La rubéole est une maladie infectieuse virale due à un togavirus, généralement bénigne chez l’enfant (4 à 10 jours). Elle devient en revanche dangereuse pendant la grossesse — une infection avant la 11e semaine peut provoquer de graves malformations chez le bébé. La vaccination ROR reste la meilleure protection.

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rubéole éruption taches rosées enfant
Rubéole — taches rosées caractéristiques

Qu’est-ce que la rubéole ?

La rubéole est une infection virale contagieuse due au Rubivirus (famille des Togaviridae). Elle survient surtout au printemps et touche principalement les enfants non vaccinés. Depuis la généralisation du vaccin ROR en France, elle est devenue rare — mais pas éradiquée.

⚠️ De nombreux autres virus (coxsackie, échovirus, adénovirus, Epstein-Barr) peuvent provoquer des éruptions ressemblant à la rubéole. Inversement, la rubéole peut parfois comporter peu d’éruption. Le diagnostic clinique seul est donc souvent difficile — la sérologie le confirme.

Symptômes de la rubéole

Incubation et contagiosité

L’incubation est totalement silencieuse et dure environ 2 semaines. La contamination se fait par voie aérienne (écoulements nasaux, éternuements). L’enfant est contagieux 2 jours avant l’éruption et jusqu’à 1 semaine après — ce qui rend la prévention des contacts avec les femmes enceintes particulièrement difficile.

L’éruption cutanée

Dans un contexte de fièvre légère et de douleurs musculaires, apparaissent des taches rosées sur le visage (pommettes et menton surtout), puis sur l’ensemble du corps en une seule journée — c’est le signe distinctif de la rubéole. Les taches prédominent sur le thorax, le ventre, les fesses et la racine des membres. Elles sont séparées par des espaces de peau saine, parfois confluentes.

Les taches disparaissent en 3 à 4 jours en desquamant finement.

Signes extra-cutanés

  • Taches de Forschheimer : taches rosées du palais — signe évocateur mais inconstant
  • Adénopathies (ganglions) : caractéristiquement dans la nuque, derrière les oreilles et dans la partie postérieure du cou
  • Fièvre légère : souvent < 38,5°C chez l’enfant

Rubéole chez l’adulte et l’adolescent

La rubéole est plus sévère chez l’adulte :

  • Fièvre atteignant 39°C
  • Arthrite (douleurs articulaires) fréquente
  • Éruption plus rouge et plus étendue
  • Taches dans la bouche plus fréquentes
  • Ganglions profus
  • Possible splénomégalie (rate gonflée) avec, exceptionnellement, risque de rupture spontanée

Diagnostic de la rubéole

Le diagnostic clinique est souvent incertain (nombreux diagnostics différentiels). La confirmation repose sur :

  • NFS : hyperlymphocytose avec plasmocytes quelques jours après l’éruption
  • Sérologie rubéole : élévation significative des IgM (multipliée par 4) — confirme le diagnostic

Complications de la rubéole

Elles sont rares mais à connaître :

  • Purpura thrombopénique
  • Arthrite réactionnelle
  • Méningoencéphalite (exceptionnelle)

⚠️ Consultez rapidement si : difficultés respiratoires, fièvre durant plus de 3 jours ou remontée de fièvre après l’éruption, apparition de taches violacées (purpura).

Rubéole et grossesse — danger majeur

C’est la complication la plus redoutée. Une rubéole contractée pendant la grossesse peut provoquer de graves séquelles chez le bébé, appelées rubéole congénitale :

  • Retard de croissance intra-utérin
  • Microcéphalie et retard mental
  • Malformations oculaires (cataracte, glaucome)
  • Malformations auditives (surdité)
  • Malformations cardiaques

Le risque est maximal lors d’une infection avant la 11e semaine de grossesse (quasi 90% de séquelles). Il diminue progressivement au 2e trimestre et devient négligeable après 20 semaines.

Règles de prévention :

  • Ne jamais mettre en contact un enfant atteint de rubéole avec une femme enceinte séronégative
  • La sérologie rubéole est obligatoire lors de la déclaration de grossesse
  • Elle est conseillée lors de l’examen prénuptial
  • ⚠️ Même une vaccination ancienne ne garantit pas la protection : environ 10% des adultes vaccinés dans l’enfance n’ont plus d’anticorps

Traitement de la rubéole

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre la rubéole. La prise en charge est symptomatique :

  • Paracétamol pour diminuer la fièvre et les douleurs
  • Les antibiotiques sont inefficaces (infection virale)
  • Repos pendant la période fébrile

La rubéole n’est pas une cause d’éviction scolaire obligatoire — mais il faut prévenir l’école pour vérifier la vaccination des élèves et identifier les contacts à risque (femmes enceintes non immunisées).

Vaccination contre la rubéole (ROR)

Le vaccin rubéole est administré en France dans le cadre du vaccin combiné ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) :

  • 1re dose : à 12 mois
  • 2e dose : à 18 mois (rappel recommandé)
  • Femmes en âge de procréer séronégatives : vaccination recommandée, suivie d’une contraception efficace pendant au moins 3 mois

⚠️ Le vaccin ROR est contre-indiqué en cas de déficit immunitaire (virus vivant atténué) et pendant la grossesse.

Effets indésirables possibles du vaccin ROR

  • Fièvre avec rash fugace dans 10% des cas, survenant 5 à 12 jours après la vaccination
  • Convulsions hyperthermiques
  • Méningite aseptique (rare)
  • Purpura thrombopénique (rare)
  • Chez l’adulte : risque d’arthrite chronique réactionnelle apparaissant une dizaine de jours après la vaccination et pouvant persister plus d’un an

Sources

Questions fréquentes sur la rubéole

Comment savoir si mon enfant a la rubéole ou une autre maladie ?

La rubéole est difficile à distinguer cliniquement de nombreuses autres infections virales (roséole, rougeole, scarlatine, mégalérythème épidémique). Les signes évocateurs sont : taches rosées apparaissant en une journée du visage vers le corps, ganglions dans la nuque, fièvre légère. La sérologie confirme le diagnostic en cas de doute, notamment si une femme enceinte a été en contact.

La rubéole est-elle encore fréquente en France ?

Non. Grâce à la vaccination ROR généralisée, la rubéole est devenue très rare en France. Quelques dizaines de cas sont déclarés chaque année, principalement chez des personnes non vaccinées ou dont la vaccination est incomplète. Elle reste cependant endémique dans de nombreux pays.

Mon enfant vacciné peut-il quand même attraper la rubéole ?

C’est très rare mais possible. Le vaccin ROR est efficace à plus de 95% après 2 doses. Cependant, environ 10% des adultes vaccinés dans l’enfance perdent leur immunité avec le temps — d’où l’importance de vérifier sa sérologie avant ou en début de grossesse.

Une femme enceinte peut-elle être vaccinée contre la rubéole ?

Non. Le vaccin ROR est contre-indiqué pendant la grossesse car il contient des virus vivants atténués. Si une femme enceinte séronégative est exposée à la rubéole, une surveillance sérologique rapprochée est organisée. La vaccination sera proposée en post-partum immédiat avec contraception efficace pendant 3 mois.

Quelle est la différence entre rubéole et rougeole ?

La rougeole est une maladie bien plus grave, avec fièvre élevée, toux, conjonctivite et éruption précédée de taches de Koplik (taches blanches dans la bouche). La rubéole est plus bénigne, avec fièvre légère et ganglions cervicaux postérieurs caractéristiques. Les deux sont prévenues par le vaccin ROR.


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ROUGEOLE : la rougeole, symptomes et traitement

La rougeole

Eruption de rougeole
Eruption de rougeole

La rougeole est une maladie infectieuse virale due à un paramyxovirus qui guérit d’elle-même en une dizaine de jours, dans la majorité des cas

En France, elle est habituellement bénigne mais des complications graves à type d’encéphalite (inflammation du cerveau) sont possibles. L’aversion récente pour la vaccination rend la rougeole de plus en plus fréquente et plusieurs centaines de cas d’encéphalite liée à la rougeole sont rapportés chaque année…

Symptomes

La rougeole survient généralement vers 5-6 ans.

Incubation, contamination

L’éruption apparaît 2 semaines après la contamination

La rougeole se transmet par les écoulements du nez, les éternuements, les postillons…

Le patient est contagieux dès le 6e jour après la contamination (soit un à deux jours avant la phase d’invasion), durant sa période d’incubation, puis jusqu’à 4 jours après l’éruption.

Phase d’invasion :

malaise général avec fièvre à 39-40°C

troubles digestifs,

catarrhe oculonasal (nez et yeux qui coulent et qui craignent la lumière)

Catarrhe oculo nasal dans la rougeole
Catarrhe oculo nasal dans la rougeole

Signe de KOPLICK : semis de points blancs à la face interne des joues en regard des prémolaires.

Signe de Koplick de la rougeole
Signe de Koplick de la rougeole

Eruption

L’éruption apparaît 3 ou 4 jours après le début de la fièvre, alors que la fièvre culmine et que les symptomes ORL s’atténuent.
Ce sont des taches rouges confluentes mais laissant quelques espaces de peau saine, qui commencent généralement sur le visage, à la lisière du cuir chevelu, derrière les oreilles, puis descendent sur le cou, le thorax, les membres supérieurs puis inférieurs

Puis l’éruption disparaît et desquame

Complications

Liées soit au virus

encéphalite

Elle peut survenir en fin d’éruption, pouvant évoluer vers une panencéphalite subaiguë sclérosante mortelle apparaissant quelques années après

hémorragies…

Liées à une surinfection bactérienne,

otite, laryngite, bronchopneumopathie…

Vaccination

La vaccination est réalisée chez les enfants de plus d’un an (12 mois) n’ayant pas deja fait la rougeole

Cette vaccination est associée en France aux vaccinations anti rubéole et oreillons (R O R)

Un rappel autour de 4 mois après la première injection (vers 16 mois) est recommandé.
Elle est contre-indiquée en cas de déficit immunitaire car elle est à base de virus vivant atténué

Effets indésirables de la vaccination

fièvre avec rash fugace dans 10 % des cas, survenant 5 à 12 jours après le vaccin

convulsions hyperthermiques,

méningite aseptique

purpura thrombopénique

Soigner la rougeole

Les antibiotiques sont inefficaces car il s’agit d’une infection virale.

Traitement symptomatique

Pour diminuer la fièvre :

On utilise généralement du paracétamol

Pour soigner le catarrhe :

On rince les yeux avec un coton humide et on rince le nez avec un soluté nasal pour enfants.

On garde généralement l’enfant dans la pénombre car la lumière est gênante.

Pour soigner les boutons :

Les boutons ne démangent pas. Ils ne nécessitent pas de traitement particulier.

Eviction scolaire

L’eviction scolaire commence 5 jours à partir du début de la maladie

Il faut avertir l’école et l’entourage

Si une personne a été proche de l’enfant rougeoleux sans avoir eu la rougeole ou le vaccin auparavant, elle doit consulter pour évaluer si une vaccination rapide est envisageable car une vaccination administrée peu de temps après le contact avec la rougeole peut protéger

Consulter le médecin dans tous les cas, voire le reconsulter

Toute rougeole nécessite une consultation du médecin

Il faut reconsulter son médecin après la consultation de diagnostic :

  • en cas de difficultés respiratoires (difficulté à respirer, toux qui s’intensifie ou devient plus grasse) ou cognitives (enfant groggi, difficile à reveiller… )
  • maux de tete
  • suspicion d’otite
  • remontée de la fièvre après l’éruption

VALACICLOVIR : Zelitrex comprimés dans l’herpes

Valaciclovir (Zélitrex®) : indications, posologie et effets secondaires


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Le valaciclovir (Zélitrex®) est le traitement antiviral de référence contre l’herpès — labial, génital et zona. Prodrogued de l’aciclovir, il offre une meilleure biodisponibilité et une posologie simplifiée (2 prises par jour au lieu de 5). Voici le guide complet de son utilisation.

Herpès récidivant ou zona ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Qu’est-ce que le valaciclovir ?

Le valaciclovir est une prodrogue de l’aciclovir — après ingestion, il est rapidement converti dans le tube digestif et le foie en aciclovir actif. Cette conversion explique sa supériorité pharmacologique :

Valaciclovir (Zélitrex®) Aciclovir comprimés
Biodisponibilité orale 54–55% 15–20%
Prises par jour 2 prises 5 prises
Voie d’administration Orale uniquement Orale ou IV
Diffusion Excellente — salive, sécrétions vaginales, LCR Bonne par voie IV
Élimination Urinaire — adaptation si insuffisance rénale Urinaire

Indications et posologies

Indication Posologie Durée
Herpès labial (bouton de fièvre) — récurrence 2 g × 2/j (matin et soir) 1 jour (débuté dès les prodromes)
Herpès génital — premier épisode 500 mg × 2/j 10 jours
Herpès génital — récurrences 500 mg × 2/j ou 1 g × 1/j 5 jours
Herpès génital — prévention (> 6 récurrences/an) 500 mg × 1/j Continu, réévalué à 6 mois
Zona (sujet immunocompétent) 1 g × 3/j 7 jours — débuté dans les 72h de l’éruption
Bouton de fièvre — prévention (> 6/an, hors AMM) 500 mg × 1/j Continu, réévalué à 6 mois

💡 Conseil pratique : boire abondamment de l’eau pendant le traitement pour faciliter l’élimination rénale de l’aciclovir. En cas d’insuffisance rénale, une adaptation des doses est obligatoire — consultez votre médecin.

Effets secondaires

La tolérance du valaciclovir est globalement excellente. Les effets secondaires rapportés sont :

  • Fréquents : troubles gastro-intestinaux (nausées, diarrhée légère), maux de tête
  • Rares : éruptions cutanées
  • Très rares : manifestations neurologiques (confusion, hallucinations) — surtout en cas d’insuffisance rénale non prise en compte

Grossesse et allaitement

L’aciclovir (forme active du valaciclovir) passe dans le lait maternel et traverse le placenta. Les données disponibles sur le valaciclovir pendant la grossesse sont rassurantes — il est utilisé sans signalement d’effets tératogènes — mais son utilisation doit être discutée avec un médecin, notamment pour le premier trimestre. Il n’est pas contre-indiqué formellement mais doit être prescrit uniquement si le bénéfice justifie le risque. Voir Valaciclovir Grossesse et Valaciclovir allaitement

Sources

Questions fréquentes sur le valaciclovir

Quelle est la différence entre valaciclovir et aciclovir ?

Le valaciclovir est une prodrogue de l’aciclovir — il se transforme en aciclovir actif après ingestion. Sa biodisponibilité est 3 à 5 fois supérieure, ce qui permet de réduire les prises à 2 par jour au lieu de 5 pour l’aciclovir. En pratique, le valaciclovir est plus efficace par voie orale et beaucoup plus pratique à utiliser au quotidien.

Peut-on prendre du valaciclovir enceinte ?

Les données disponibles sont rassurantes — aucun effet tératogène n’a été signalé — mais l’utilisation pendant la grossesse doit être discutée au cas par cas avec un médecin. L’aciclovir, sa forme active, est le mieux documenté pendant la grossesse et reste la référence en cas de nécessité absolue. Ne prenez jamais ce médicament pendant la grossesse sans avis médical préalable.

Le valaciclovir guérit-il définitivement l’herpès ?

Non. Le valaciclovir traite et prévient les poussées d’herpès mais ne peut pas éliminer le virus HSV de l’organisme — il reste latent à vie dans les ganglions nerveux. Le traitement préventif continu réduit significativement la fréquence des récurrences et le risque de transmission, mais à l’arrêt du traitement, les poussées peuvent reprendre.

Faut-il une ordonnance pour acheter du valaciclovir ?

Oui, le valaciclovir (Zélitrex®) est un médicament sur ordonnance — il n’est pas disponible sans prescription. En revanche, les crèmes à l’aciclovir 5% pour l’herpès labial sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Pour les formes orales de traitement ou de prévention, consultez votre médecin traitant ou un dermatologue.


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ACICLOVIR : Zovirax crème et comprimés d’aciclovir (herpes)

Aciclovir crème et comprimés

Herpes de la lèvre chez l'enfant
Herpes labial

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L’aciclovir date de 1974 et a pour noms commerciaux Zovirax®, Activir®, A. GNR®, A. RPG®… Il peut être utilisé par voie orale, intraveineuse et en crème.

Son activité antivirale est limitée aux virus du groupe herpès. L’herpès simplex virus (responsable de l’herpes labial et de l’herpes génital) y est très sensible

Aciclovir crème

En cas d’application locale en creme, le passage systémique est faible.

On trouve l’aciclovir sur ordonnance (Zovirax®) et sans ordonnance :

ACICLOVIR 5% crème, HERPESEDERMYL 5%, crème, HERPEVIR 5%, crème, KENDIX 5 POUR CENT, crème, REMEX 5%, crème

Contre indications de la creme

Antécédents d’hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol.
Application oculaire, intrabuccale ou intravaginale

Effets secondaires de la creme

Peu fréquent : des sensations de picotements ou de brûlures transitoires pouvant suivre l’application de la crème, sécheresse cutanée, demangeaisons.
Rare : érythème, eczéma de contact.
Très rare : cas d’urticaire et d’œdème de Quincke

Aciclovir comprimés et intraveineux

En cas de prise orale ou intraveineuse, la diffusion dans les organes et tissus est bonne, notamment dans la salive, les sécrétions vaginales et le liquide céphalorachidien qui baigne le cerveau.

L’aciclovir passe également dans le lait maternel.

Il s’élimine par voie urinaire et une adaptation des doses doit être réalisée chez l’insuffisant rénal.

Effets secondaires

Globalement, la tolérance de l’aciclovir est bonne.

Ont signale pour

les comprimés

des troubles gastro-intestinaux,

des maux de tete

et des éruptions cutanées rares

la voie intraveineuse

veinites aux sites d’injections,

des néphropathies réversibles lors de l’utilisation par voie intraveineuse à fortes doses,voire des encéphalopathies chez l’insuffisant rénal

des troubles gastro-intestinaux,

des maux de tete

et des éruptions cutanées rares


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URTICAIRE VIRAL : l’urticaire virale

Urticaire viral

Urticaire viral (plus fréquent chez l'enfant)
Urticaire viral (plus fréquent chez l’enfant)

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URTICAIRE
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Le mot urticaire provient du latin « urtica » qui signifie ortie.

Elle a generalement l’aspect de boutons monomorphes ressemblant à des piqûres d’ortie qui très souvent démangent (démangeaisons), fugaces et évolutifs.

Les causes de l’urticaire sont nombreuses et parmi celles ci l’urticaire virale est assez peu fréquente, sauf chez l’enfant

Urticaire viral de l’enfant

De nombreuses infections virales peuvent provoquer une urticaire aigue, notamment chez l’enfant. On les suspecte notamment en cas de fièvre, de rhinopharyngite…

Urticaire viral de l’adulte

Chez l’adulte, les virus les plus fréquemment en cause sont ceux de l’hépatite (exemple : triade de Caroli (urticaire, arthralgies, maux de tete) prémonitoire d’une hépatite B), mais l’hépatite donne plutot des aspects d’urticaires de type systémique ou d’une urticaire au froid par cryoglobulinemie. (voir ces types d’urticaire)

Traitement de l’urticaire viral

Recherche de la cause

Le médecin va chercher la cause de l’urticaire et notamment la cause virale, surtout si l’urticaire dure plus de 6 semaines, par des sérologies sanguines

Eviter les facteurs favorisant l’urticaire

Les facteurs aggravant l’urticaire doivent être évités :

aliments riches en histamine ou histaminolibérateurs :

  • Poissons et crustacés : thon, sardine, saumon, anchois, maquereau, oeufs de poissons, conserves de poissons, poissons séchés, fumés ou surgelés
  • Charcuterie : viande bovine, foie de porc, saucisson, charcuterie
    emballée, gibier
  • Blanc d’oeuf
  • Fromages : camembert, roquefort, parmesan, emmental, gruyère,
    cheddar
  • Légumes : epinards, tomate, choux, choucroute, concombre
  • Fruits :fraise, banane, raisin, agrumes, noix et noisette
  • Boissons alcoolisées : bière, vin
  • Chocolat et cacao

aspirine ou anti-inflammatoires non stéroïdiens

Certains antihypertenseurs :

Inhibiteurs de l’enzyme de conversion

pouvant engendrer des angioedemes et

bétabloquants

pouvant rendre difficile la prise en charge d’une anaphylaxie

Eviter la cortisone s’il n’y a pas de signes de gravité (anaphylaxie… )

Les corticoïdes par voie générale ne sont pas indiqués dans le traitement de l’urticaire car ils exposent à un risque de rebond à l’arret.

Soigner l’urticaire virale aigue (crise depuis moins de 6 semaines)

Le traitement de l’urticaire non compliquée requiert généralement des antihistaminiques (traitement de l’allergie).

Certains d’entre eux provoquent une somnolence et nécessitent des précautions, en particulier déviter la conduite automobile.

Exemples de médicaments de l’allergie :
Aerius ®
Atarax ®
Clarityne ®
Kestin ®
Polaramine ®
Primalan ®
Telfast ®
Tinset ®
Virlix ®
Xyzall ®
Zyrtec ®


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ZONA TRAITEMENT : traitement du zona

Traitement du zona

Traitement zona

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Le zona typique guérissant spontanément en quelques semaines, le traitement du zona a pour objectif principal d’éviter les complications

Il comporte des soins locaux et parfois des traitements par voie orale qui doivent être donnés dans les 3 1ers jours de l’éruption

On distingue dans le traitement du zona les soins locaux et généraux :

Les soins locaux du zona

ils sont surtout pour but d’éviter la surinfection bactérienne des lésions.

On recommande généralement

  • une douche quotidienne avec savon dermatologique,
  • l’application d’antiseptiques locaux doux,
  • voire l’application d’une crème antibiotique telle que Fucidine ® 3 fois par jour pendant une semaine lorsqu’il existe un doute de surinfection cutanée bactérienne des lésions de zona de moins de 2% de la surface corporelle (en cas de surinfection > à 2% de la surf corporelle, ou d’extension rapide de l’infection bactérienne, on utilise alors des antibiotiques par voie orale)

    Les soins généraux du zona

  • Soins contre la douleur lors de la poussée : antalgiques par voie orale

  • Traitements antiviraux :

on prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.

Le traitement zona par voie orale est indiqué notamment dans ces situations :

  • zona ophtalmologique, quel que soit l’âge du patient, voir zona opthalmique
  • En prévention des douleurs post zona, notamment de façon systématique apres 50 ans. Voir les douleurs post zona
  • patient immunodéprimé (en intraveineuse)

 


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SYMPTOMES DU ZONA : les symptomes et boutons du zona

Symptomes du zona

Symptomes du zona

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Le zona évolue généralement en deux phases : la douleur puis l’éruption secondaire à l’apparition de la douleur. Ce signe est très important pour diagnostiquer le zona. Son diagnostic et son traitement nécessitent un avis médical

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Autre signe très important, ces douleurs et éruptions sont cantonnées à un territoire bien précis de la peau, correspondant à l’innervation du nerf concerné (voir l’article sur le zona)

Deux phases caractéristiques du zona

On observe donc deux phases :

La phase douloureuse du zona

Il s’agit de douleurs voire de brûlures localisées dans une région du corps. Elle correspond à la zone innervée par le nerfs dans lequel les virus de zona migrent vers la peau. Cette phase des prodromes est associée en général à une hypoesthésie (baisse de la sensibilité) ou une anesthésie dans la zone atteinte.

La phase éruptive du zona

Apparaissent après quelques jours dans la zone douloureuse des rougeurs voire des plaques surélevées rouges qui se couvrent au bout de 24h de vésicules (comme des gouttelettes d’eau dans la peau), groupées en
bouquet, confluant parfois en bulles.

Vésicules en bouquet
Vésicules en bouquet
Zona
Zona

Ces vésicules vont se troubler vers le 5e jour puis former des croûtes brunâtres vers le 7e jour. Ces croûtes tomberont vers le 10e jour et laisseront place à des cicatrices dépigmentées le plus souvent indélébiles.

Cicatrices pigmentées après zona
Cicatrices pigmentées après zona

L’élément caractéristique de cette éruption est sa topographie unilatérale et sa localisation à une zone d’innervation nerveuse, pouvant déborder sur les nerfs contigus. Cet élément topographique permet de poser le diagnostic vers le zona dès le début de la maladie meme avec une éruption discrète ou absente

Simplement quelques rougeurs mais une douleur caractéristique au début du zona
Simplement quelques rougeurs mais une douleur caractéristique au début du zona

Le zona typique est donc une maladie de peau éruptive marquée par des éruptions localisées le plus souvent à une zone du corps et à un coté du corps ;

On voit bien ici la distribution des lesions le long du nerf sciatique
On voit bien ici la distribution des lesions le long du nerf sciatique

L’éruption est douloureuse avec des poussées accompagnées de troubles de la sensibilité.

Il n’y a généralement pas de fièvre et d’altération de l’état général. Il arrive qu’il y ait un ganglion dans la zone de drainage.

Un second épisode de zona est rare, il concerne environ 1% des cas. En effet, on acquiert une immunité à médiation cellulaire persistant plusieurs années.

Formes typiques de zona

Les formes typiques de zona sont :

– le zona intercostal

en hémi-ceinture thoracique. Voir l’article sur le zona intercostal

– le zona ophtalmique

touchant la première branche (ou branche ophtalmique) du nerf Trijumeau, qui innerve la face. Le zona ophtalmique expose au risque de lésions ophtalmologiques, notamment lorsqu’il existe une éruption de l’aile du nez et de la narine.

Voir l’article sur le zona ophtalmique

Autres formes de zona

Il existe beaucoup de formes de zona et de complications ; les plus fréquentes sont :

Le zona trigéminé

il s’agit d’un zona touchant le nerf VII bis. L’éruption du zona touche l’ oreille et peut être associée à une atteinte de la langue du même côté, voire d’une paralysie faciale (généralement régressive)

Zona trigeminé de l'oreille
Zona trigeminé de l’oreille

Formes graves de zona

On peut observer des formes graves de zona, notamment chez les personnes immunodéprimées :

zona généralisé

c’est à dire touchant de nombreux nerfs. Il s’agit alors le plus souvent d’une éruption de zona très profuse, hémorragique et nécrotique. Le zona généralisé encore appelé zona-varicelle est donc caractérisé par :

  1. la présence de plus de 20 vésicules à distance de l’éruption linéaire de zona
  2. une atteinte des organes profonds (poumons, foie, cerveau) avec de possibles complications
  3. un terrain fragile : le zona varicelle survient le plus souvent sur un terrain immunodéprimé, un cancer sous jacent…

    zona viscéral

dans lequel il existe une atteinte d’organes profonds tels que les poumons, le foie, le cerveau…

Les douleurs post zostériennes (douleurs persistantes après zona)

Il s’agit de douleurs persistant un mois apres le zona

Voir l’article sur les douleurs post zona

>>Suite : le traitement du zona

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ZONA OPHTALMIQUE : le zona de l’oeil

Zona ophtalmique

Il s’agit d’un zona touchant la première branche (ou branche ophtalmique) du nerf Trijumeau, qui innerve la face.


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Zona ophtalmique crouteux
Zona ophtalmique crouteux

Le zona ophtalmique expose au risque de lésions ophtalmologiques, notamment lorsqu’il existe une éruption de l’aile du nez et de la narine.

Tout zona ophtalmique nécessite donc une consultation médicale urgente et la mise en place d’un traitement par voie orale sans tarder.

Avis ophtalmologique

Le médecin pourra demander une consultation ophtalmologique en urgence s’il existe des signes ou des doutes d’atteinte ophtalmologique :

  • si le zona intéresse l’aile du nez,
Atteinte de l'aile du nez : attention au zona ophtalmique
Zona ophtalmique
  • en cas d’œoedème des paupières gênant l’ouverture de l’oeil,
  • en cas de baisse de l’acuité visuelle,
  • en cas d’oeil rouge
  • et systématiquement chez l’immunodéprimé (en Intra veineuse)

    Les complications ophtalmologiques du zona ophtalmique:

Le zona ophtalmique expose à des risques d’atteinte de l’oeil (sclérite, kératite, rétinite… ) ou de la paupière pouvant donner des séquelles telles que des des rétractions ou une paralysie de la paupière supérieure (appelée « ptosis »). Tout zona ophtalmique, notamment s’il est accompagné d’atteinte de l’aile du nez et de la narine nécessite un avis ophtalmologique urgent.

Traitement du zona ophtalmique

Les soins locaux du zona

ils sont surtout pour but d’éviter la surinfection bactérienne des lésions.

On recommande généralement

  • une toilette quotidienne avec savon dermatologique,
  • l’application d’antiseptiques locaux doux, en évitant d’en mettre dans les yeux
  • voire l’application d’une crème antibiotique telle que Fucidine ® 3 fois par jour pendant une semaine lorsqu’il existe un doute de surinfection cutanée bactérienne des lésions de zona de moins de 2% de la surface corporelle (en cas de surinfection > à 2% de la surf corporelle, ou d’extension rapide de l’infection bactérienne, on utilise alors des antibiotiques par voie orale)

    Les soins généraux du zona ophtalmique

  • Soins contre la douleur lors de la poussée : antalgiques par voie orale

  • Traitements antiviraux :

on prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.

Le traitement zona par voie orale est indiqué dans le zona ophtalmologique, quel que soit l’âge :

– soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours


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ZONA INTERCOSTAL : le zona du ventre, du dos et des cotes

Zona intercostal, du dos et du ventre (zona des côtes)

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Cet article en vidéo


Vidéo : zona intercostal — Dr Rousseau, dermatologue Bordeaux

▶ Voir la vidéo sur YouTube — Zona intercostal expliqué par le Dr Rousseau

Qu’est-ce que le zona intercostal ?

Le zona intercostal est la forme la plus fréquente de zona, représentant environ 50 % des cas. Il correspond à la réactivation du Virus Varicelle-Zona (VZV) au niveau d’un nerf intercostal — le nerf sensitif qui chemine entre deux côtes, de la colonne vertébrale jusqu’à la face antérieure du thorax ou de l’abdomen.

Comme toutes les formes de zona, il évolue en deux phases successives caractéristiques : une phase douloureuse précédant l’éruption, puis une phase éruptive cutanée. Ce décalage temporel entre douleur et éruption est un élément clé du diagnostic. Les symptômes restent strictement unilatéraux, confinés au territoire innervé par le nerf atteint.

💡 Signe diagnostique essentiel
Douleur thoracique ou abdominale unilatérale apparaissant 3 à 4 jours avant toute éruption cutanée visible → penser au zona intercostal. Ce tableau peut mimer une douleur cardiaque, pleurale ou abdominale et conduire à des explorations inutiles si le diagnostic n’est pas évoqué.

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Phase douloureuse

Le zona intercostal débute par une douleur thoracique unilatérale, pendant 3 à 4 jours avant l’apparition de toute lésion cutanée. Cette douleur est typiquement décrite comme :

  • Une brûlure ou sensation de cuisson le long d’une bande du thorax ou de l’abdomen
  • Des douleurs fulgurantes ou lancinantes, exacerbées au contact des vêtements
  • Parfois une simple hypersensibilité cutanée (allodynie) dans le territoire concerné

Des adénopathies axillaires (ganglions dans l’aisselle) peuvent être palpées du côté atteint. À ce stade sans éruption visible, le diagnostic est difficile et souvent évoqué à tort comme une douleur musculaire, une pleurite ou une pathologie cardiovasculaire.

Phase d’éruption du zona intercostal

L’éruption apparaît 3 à 4 jours après le début des douleurs. Elle est unilatérale, en bande, s’étendant en hémiceinture depuis la colonne vertébrale vers l’abdomen ou le thorax antérieur, en suivant le trajet du nerf intercostal concerné. Elle s’arrête strictement à la ligne médiane.

Zona intercostal
Zona intercostal

L’évolution des lésions suit une séquence caractéristique :

  1. Plaques érythémateuses (rougeurs) sur fond légèrement œdémateux
  2. Vésicules en bouquet sur fond rouge, pouvant confluer en bulles
  3. Trouble et flétrissement des vésicules en 2 à 3 jours
  4. Croûtes qui tombent en 10 à 15 jours

Quelques lésions satellites peuvent exceptionnellement apparaître du côté opposé, sans remettre en cause le caractère unilatéral dominant du tableau.

Zona sur le ventre
Zona sur le ventre
Zona du dos
Zona du dos

Évolution et cicatrisation

La guérison survient en 2 à 4 semaines. Elle laisse parfois des cicatrices séquellaires dans le territoire concerné :

  • Hyposensibilité (zone engoourdie, insensible au toucher)
  • Hypersensibilité persistante, pouvant évoluer vers des douleurs post-zostériennes (névralgie post-zostérienne)
🚨 Névralgie post-zostérienne
C’est la complication la plus redoutée du zona intercostal : des douleurs persistantes au-delà de 3 mois après la guérison cutanée, parfois très invalidantes. Elle survient surtout chez les patients de plus de 50 ans. Le traitement antiviral précoce (dans les 72 h) en réduit significativement le risque.

Soins locaux du zona intercostal

Les soins locaux visent principalement à prévenir la surinfection bactérienne des lésions vésiculeuses et bulleuses, qui pourrait retarder la cicatrisation et aggraver les douleurs.

  • Douche quotidienne avec un savon dermatologique doux (sans frotter les lésions)
  • Application d’un antiseptique local doux (chlorhexidine aqueuse de préférence) sur les vésicules
  • En cas de doute de surinfection bactérienne (lésions purulentes, croûtes mélicériques), sur moins de 2 % de la surface corporelle : application d’une crème antibiotique locale (Fucidine®) 3 fois par jour pendant une semaine
⚠ Surinfection étendue
En cas de surinfection bactérienne touchant plus de 2 % de la surface corporelle, ou d’extension rapide des signes infectieux (rougeur, chaleur, œdème progressifs), des antibiotiques par voie orale sont nécessaires. Consultez rapidement.

Soins généraux : antalgiques et antiviraux

Le zona typique guérit spontanément en quelques semaines. Le traitement systémique a pour objectif principal de réduire la durée et l’intensité des douleurs, et surtout de prévenir la névralgie post-zostérienne. Il doit impérativement être débuté dans les 72 premières heures suivant l’éruption.

Antalgiques

Des antalgiques par voie orale sont prescrits dès la phase douloureuse pour contrôler la douleur aiguë. Selon l’intensité, ils vont du paracétamol aux antalgiques de palier 2 ou 3. Des traitements adjuvants (antiépileptiques, antidépresseurs) peuvent être ajoutés d’emblée chez les patients à haut risque de névralgie post-zostérienne.

Antiviraux par voie orale

Les antiviraux (aciclovir, valaciclovir, famciclovir) réduisent la réplication virale, accélèrent la cicatrisation et diminuent le risque de névralgie post-zostérienne. La voie orale est la règle en ambulatoire ; la voie intraveineuse est réservée aux patients immunodéprimés et aux formes graves.

Situation Molécule Posologie Durée
Plus de 50 ans
(prévention névralgie post-zostérienne)
Valaciclovir 1 g × 3/j 7 jours
Famciclovir 500 mg × 3/j 7 jours
Aciclovir 800 mg × 5/j 7 jours
Moins de 50 ans
(si facteurs prédictifs de névralgie)
Valaciclovir 1 g × 3/j 7 jours
Famciclovir 500 mg × 3/j 7 jours
🚨 Fenêtre thérapeutique critique
L’efficacité des antiviraux est maximale lorsqu’ils sont débutés dans les 72 heures suivant l’apparition des premières vésicules. Au-delà, le bénéfice sur la prévention de la névralgie post-zostérienne diminue fortement. Ne tardez pas à consulter.

Éruption thoracique ou abdominale douloureuse apparue depuis moins de 72 h ? Consultez rapidement pour démarrer le traitement antiviral dans la fenêtre d’efficacité optimale.


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Questions fréquentes (FAQ)

Comment reconnaître un zona intercostal avant l’éruption ?

Une douleur thoracique ou abdominale unilatérale à type de brûlure, sans cause cardiaque ou pulmonaire identifiée, doit faire évoquer un zona intercostal débutant. L’éruption cutanée n’apparaissant que 3 à 4 jours après la douleur, le diagnostic précoce repose sur la clinique. Consultez rapidement pour ne pas manquer la fenêtre thérapeutique antivirale.

Le zona intercostal peut-il être confondu avec une crise cardiaque ?

Oui, notamment lorsqu’il touche le côté gauche du thorax. La douleur unilatérale et brûlante du zona peut mimer une douleur angineuse. L’absence de modification électrocardiographique et l’apparition secondaire d’une éruption cutanée en bande permettent de redresser le diagnostic.

Le zona intercostal est-il dangereux ?

Dans la grande majorité des cas, il guérit sans séquelles en 2 à 4 semaines. Le principal risque est la névralgie post-zostérienne, douleur chronique persistant au-delà de 3 mois, surtout après 50 ans. Un traitement antiviral précoce en réduit significativement l’incidence.

Peut-on travailler quand on a un zona intercostal ?

Cela dépend de l’intensité des douleurs et de la nature du travail. Un arrêt de travail est souvent justifié en phase aiguë. Les lésions cutanées vésiculeuses pouvant être contagieuses pour les personnes non immunisées contre la varicelle, évitez tout contact étroit avec des personnes à risque (femmes enceintes non immunisées, nourrissons, immunodéprimés).

Faut-il couvrir les lésions de zona ?

Oui, couvrir les lésions vésiculeuses avec un pansement non adhésif propre réduit le risque de transmission du VZV à l’entourage et protège les lésions d’une irritation mécanique par les vêtements. Évitez les pansements occlusifs qui macèrent.

Combien de temps dure la phase douloureuse du zona intercostal ?

La douleur aiguë cède généralement avec la disparition des lésions en 2 à 4 semaines. Lorsqu’elle persiste au-delà de 3 mois, on parle de névralgie post-zostérienne, qui nécessite une prise en charge spécifique (antiépileptiques, antidépresseurs tricycliques, patch de lidocaïne).

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Voir aussi : Le zona intercostal est une urgence thérapeutique relative : le traitement antiviral n’est efficace que s’il est débuté dans les 72 premières heures. En cas de douleur thoracique ou abdominale unilatérale inexpliquée, pensez au zona avant même l’apparition de l’éruption et consultez sans attendre.

Références scientifiques

  • Gnann JW Jr, Whitley RJ. Herpes zoster. N Engl J Med. 2002;347(5):340-346. PMID 12151472
  • Dworkin RH, Johnson RW, Breuer J, et al. Recommendations for the management of herpes zoster. Clin Infect Dis. 2007;44(Suppl 1):S1-26. PMID 17143845
  • Tyring SK, Beutner KR, Tucker BA, et al. Antiviral therapy for herpes zoster: randomized, controlled clinical trial of valacyclovir and famciclovir therapy in immunocompetent patients 50 years and older. Arch Fam Med. 2000;9(9):863-869. PMID 11031393
  • Société Française de Dermatologie (SFD). Recommandations de prise en charge du zona. sfdermato.org

Zona intercostal confirmé ou suspecté ? Démarrez le traitement dans la fenêtre des 72 heures — le Dr Rousseau est disponible en consultation et en téléconsultation à Bordeaux.


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Mis à jour le 11 avril 2025 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.


DOULEURS POST ZONA : les douleurs post zostériennes

Douleurs post zona

Il s’agit de douleurs persistant plus d’un mois après l’épisode de zona.


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Il s’agit de douleurs continues et/ou survenant par poussées, souvent
intolérables, ayant un retentissement important sur la qualité de vie.
Les douleurs postzostériennes favorisent l’apparition de dépression. Les douleurs post zona sont plus fréquentes chez les sujets âgés. En effet, 50 % des cas surviennent à 50 ans et 70 % des cas au-delà de 70 ans

Les douleurs seraient liées à des séquelles sur les nerfs (démyélinisation et fibrose cicatricielle au niveau des axones).

Facteurs de risque de douleurs post zona

  • Un âge du patient supérieur à 50 ans
  • Des douleurs intenses avant et lors de l’éruption de zona
  • Des lésions graves de zona lors de l’éruption (lésions nécrotiques, étendues… )
  • Le zona ophtalmique
  • La mise en place tardive du traitement du zona (après 72 h d’éruption)

Prevention des douleurs post zona

On prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.

Le traitement zona par voie orale est indiqué notamment dans ces situations pour éviter les douleurs post zona :

  • Patient de plus de 50 ans en prévention des algies post-zostériennes :
    – soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
    – soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours
    – soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
  • Patient de moins de 50 ans s’il existe des facteurs prédictifs d’algies post-zostériennes :
    – soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
    – soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours

Traitement des douleurs post zona


Lorsque les douleurs post zona sont diagnostiquées, elles sont le plus souvent traitées par des molécules telles que l’amitriptyline ou la gabapentine. Le médecin peut aussi prescrire en première intention des préparations locales à base de capsaicine ou des emplatres de lidocaine (Versatis®).


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TRANSMISSION DU ZONA : la contagion du zona

Contagion et transmission du zona

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Zona et VZV : mécanisme de la récurrence

Le zona n’est pas à proprement parler une maladie contagieuse. Il s’agit de la manifestation clinique de la récurrence du virus de la varicelle, le Virus Varicelle-Zona (VZV), qui appartient à la famille des herpèsvirus.

Après une primo-infection par la varicelle (en général dans l’enfance), le VZV ne disparaît pas de l’organisme : il se réfugie dans les ganglions nerveux sensitifs (ganglions rachidiens ou crâniens) où il reste en état de latence pendant des années, voire des décennies. Lorsque les défenses immunitaires s’affaiblissent — avec l’âge, un stress, une maladie ou un traitement immunosuppresseur — le virus peut se réactiver et migrer le long d’un nerf sensitif jusqu’à la peau, provoquant le zona.

Environ 90 % des adultes dans le monde ont fait la varicelle et portent donc le VZV en latence. Parmi eux, environ 20 % développeront un zona au cours de leur vie.

💡 À retenir
On ne « contracte » pas le zona : on le développe à partir du virus que l’on porte déjà en soi depuis la varicelle. C’est pourquoi le zona ne se transmet pas d’une personne ayant un zona à une autre personne déjà immunisée contre la varicelle.

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Peut-on attraper le zona par contagion ?

On n’attrape pas le zona au contact d’une personne qui a un zona. Cependant, il existe une situation particulière : une personne n’ayant jamais fait la varicelle peut, en contact avec les lésions vésiculeuses d’un patient ayant un zona, être contaminée par le VZV et développer… une varicelle (primo-infection), et non un zona.

De même, une nouvelle exposition exogène au VZV — en côtoyant une personne faisant la varicelle ou le zona — peut théoriquement contribuer à une réactivation chez une personne déjà porteuse du virus en latence, bien que ce mécanisme soit considéré comme marginal.

📋 Schéma de transmission simplifié
Contact avec zona ou varicelle → si jamais vacciné ni immunisé → risque de varicelle (pas de zona direct)
Contact avec zona ou varicelle → si déjà immunisé → aucun risque de zona par contagion

Le zona est-il contagieux pour l’entourage ?

Oui, dans une mesure limitée. Un patient présentant un zona peut transmettre le VZV à une personne non immunisée contre la varicelle (environ 10 % des adultes n’ont pas d’immunité contre la varicelle). Cette transmission provoque alors une varicelle chez le contact, et non un zona.

La contagiosité du zona est nettement inférieure à celle de la varicelle :

Caractéristique Varicelle Zona
Mode de transmission Aérienne + contact direct Contact direct avec lésions vésiculeuses uniquement
Période de contagiosité 2 jours avant l’éruption jusqu’à croûtes complètes Environ 2 jours (phase vésiculeuse active)
Ce que le contact risque Varicelle (si non immunisé) Varicelle (si non immunisé) — jamais de zona direct
Contagiosité relative Très élevée Faible (lésions localisées, pas de transmission aérienne)

La contagiosité cesse dès que toutes les vésicules sont croûtées. Un zona couvert par un pansement occlusif est peu contagieux.

Précautions pratiques

Si vous n’avez pas eu la varicelle (ou si vous n’êtes pas certain de votre statut immunitaire) et que vous êtes en contact avec une personne ayant un zona :

  • Lavez-vous soigneusement les mains après tout contact avec la personne malade ou son environnement
  • Évitez le contact direct avec les lésions vésiculeuses (ne pas toucher les plaques de zona)
  • Consultez votre médecin si vous pensez ne pas être immunisé : une sérologie VZV peut confirmer votre statut
  • En cas de doute après exposition, une prophylaxie post-exposition (immunoglobulines spécifiques ou antiviraux) peut être envisagée chez les sujets immunodéprimés ou les femmes enceintes non immunisées
⚠ Personnes à risque particulier
Les nourrissons de moins de 1 mois, les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes non immunisées sont les populations les plus vulnérables en cas d’exposition au VZV. Une consultation médicale urgente s’impose dans ces situations.

Zona et grossesse

Si vous êtes enceinte et non immunisée contre la varicelle, évitez tout contact avec une personne présentant un zona ou une varicelle. La varicelle contractée pendant la grossesse peut entraîner des complications sévères : pneumonie varicelleuse maternelle, varicelle congénitale (avant 20 semaines d’aménorrhée) ou varicelle néonatale (en fin de grossesse). Ces situations nécessitent une prise en charge spécialisée en urgence.

Si vous avez déjà eu la varicelle, vous êtes immunisée : le contact avec un patient ayant un zona ne présente aucun risque pour votre grossesse.

Vous êtes enceinte, immunodéprimé(e) ou incertain(e) de votre immunité contre la varicelle ? Consultez rapidement le Dr Rousseau à Bordeaux.


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Vaccination : prévenir le zona

Le vaccin Shingrix® (vaccin recombinant sous-unitaire adjuvanté) est recommandé en France depuis 2023 pour les personnes de 65 ans et plus, et dès 50 ans pour les patients immunodéprimés. Administré en deux doses, il réduit le risque de zona d’environ 90 % et diminue significativement le risque de névralgie post-zostérienne, la complication la plus invalidante du zona.

La vaccination contre la varicelle (Varivax®, Varilrix®) est quant à elle recommandée chez les adultes séronégatifs non immunisés, notamment avant une grossesse ou une immunosuppression programmée.

Questions fréquentes (FAQ)

Mon enfant peut-il attraper la varicelle en côtoyant une personne qui a le zona ?

Oui, si votre enfant n’a pas encore eu la varicelle et n’est pas vacciné. Le contact direct avec les lésions vésiculeuses d’un zona peut transmettre le VZV et provoquer une varicelle. Évitez ce contact et consultez un médecin si une exposition a eu lieu.

Combien de temps le zona est-il contagieux ?

La période de contagiosité est courte, d’environ 2 jours, correspondant à la phase de vésicules actives. Dès que toutes les lésions sont croûtées, le risque de transmission disparaît.

Peut-on faire deux fois le zona ?

Oui, bien que moins fréquent qu’un premier épisode. Les récidives touchent surtout les personnes immunodéprimées. La vaccination par Shingrix® réduit également le risque de récidive chez les personnes ayant déjà eu un zona.

Si j’ai eu la varicelle, puis-je attraper le zona de quelqu’un d’autre ?

Non, pas par contagion directe. Si vous portez déjà le VZV en latence, le contact avec un zona ne vous fera pas développer un nouveau zona. Votre propre zona, si vous en faites un, sera une réactivation du virus que vous portez en vous depuis votre varicelle.

Le zona se transmet-il par la salive ou l’air ?

Non. Contrairement à la varicelle, le zona ne se transmet pas par voie aérienne. La transmission nécessite un contact direct avec le liquide des vésicules. Un zona bien couvert (pansement occlusif) est pratiquement non contagieux.

Que faire si je suis immunodéprimé et exposé au zona ?

Consultez votre médecin en urgence. Une prophylaxie post-exposition par immunoglobulines anti-VZV ou par antiviraux (aciclovir, valaciclovir) peut être envisagée pour prévenir une infection grave.

»»» Suite : le traitement du zona

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Voir aussi : Le zona est une maladie de la réactivation, pas de la contagion. La meilleure protection reste la vaccination : Shingrix® dès 65 ans (ou 50 ans en cas d’immunodépression) réduit d’environ 90 % le risque de zona et de ses complications douloureuses (névralgie post-zostérienne). N’attendez pas un premier épisode pour vous renseigner auprès de votre médecin.

Références scientifiques

  • Gnann JW Jr, Whitley RJ. Herpes zoster. N Engl J Med. 2002;347(5):340-346. PMID 12151472
  • Oxman MN, Levin MJ, Johnson GR, et al. A vaccine to prevent herpes zoster and postherpetic neuralgia in older adults. N Engl J Med. 2005;352(22):2271-2284. PMID 15930418
  • Lal H, Cunningham AL, Godeaux O, et al. Efficacy of an adjuvanted herpes zoster subunit vaccine in older adults. N Engl J Med. 2015;372(22):2087-2096. PMID 25916341
  • Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Recommandations vaccinales contre le zona — mise à jour 2023. hcsp.fr

Questions sur la contagion du zona, votre immunité ou la vaccination Shingrix® ? Le Dr Rousseau répond à vos questions en consultation à Bordeaux.


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Mis à jour le 11 avril 2025 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, Bordeaux.


CAUSE DU ZONA : les causes du zona

Causes du zona


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Le zona est du à la réactivation du virus de la varicelle (Virus Varicelle Zona ou VZV) que 90% des adultes dans le monde ont eu : 20% des personnes ayant eu la varicelle font un zona.

Cependant le zona n’est pas seulement du à la primo-infection unique de varicelle (dont le zona est une réactivation) car il existe au moins 4 génotypes de VZV.

En effet, l’analyse génétique des virus présents chez les individus atteints de varicelle ou de zona montrent que les cas de réinfection par un autre VZV ne sont pas rares (1 patient sur 8 aux USA), notamment chez les personnes qui ont eu la primo-infection varicelle avant l’âge d’un an et notamment lorsque cette primo-infection a été peu symptomatique (petite varicelle)

Le zona peut donc etre du aussi à une infection par un autre génotype de VZV

Par ailleurs il existe peut-être aussi des facteurs génétiques prédisposants au zona.

Il semblerait par contre que la réinfection par le VZV, même asymptomatique, aiderait à prévenir la survenue d’un zona.

Les causes du zona sont donc nombreuses et encore mal connues.

Plusieurs facteurs favorisent le zona :

L’âge

Le zona est plus fréquent après 50 ans et sa fréquence de survenue augmente avec l’âge : son incidence (nombre de nouveaux cas) est maximale après 75 ans : elle est de 2 pour 1 000
et par an entre 20 et 50 ans, de 5 pour 1 000 et par an entre 51 et
79 ans et de 10 pour 1 000 et par an au-delà de 80 ans

Une immunodépression

Une immunodépression favorise la survenue de zona, mais on observe souvent le zona chez un sujet immunocompétent.

Le zona en cas d’immunodépression (SIDA, cancer évolué… ) est souvent de forme grave (avec une nécrose de la peau, une atteinte diffuse sur plusieurs zones nerveuses, des ulcérations de la peau… ) et compliquées d’atteintes viscérales (entre 3 et 15 % des zonas de l’immunodéprimé ont des atteintes viscérales).

L’immunodépression favorise la réactivation et la dissémination du virus: le risque de dissémination cutanée (zona étendu) est supérieur à 40 % et 10 % de ces formes étendues ont un risque de complications viscérales
(pulmonaire, hépatique, neurologique).

Les personnes dont l’immunodépression expose à un zona grave sont principalement ceux atteints de leucémie aiguë, de lymphome ou cancer en traitement par chimiothérapie, de lupus érythémateux traité à la cortisone, les greffes d’organes, et les patients VIH positifs.

La survenue d’un zona chez un adulte âgé de moins de 45 ans peut ainsi être révélateur d’une séropositivité pour le virus VIH.

De même, un zona ne guérissant pas au bout de quelques semaines, récidivant en alternant des phases d’extension et de régression sans guérison complète.

Ainsi, en cas de zona chez l’adulte jeune, une sérologie VIH (SIDA) est proposée.

Zona du jeune enfant

Avant 4 ans, le zona est rare et il ne présente pas de caractère de gravité. Il est en général indolore et de courte durée.

Seuls 3 % des zonas de l’enfant sont associés à une immunodépression
La contamination foetale dans le ventre de la maman ou une varicelle dans les premiers mois de vie peuvent tout simplement être responsables d’un zona dans les premières années de vie.

La période de latence entre le zona et la varicelle est d’autant plus courte que la varicelle a été contractée précocement au cours de la vie.

Zona chez un bébé
Zona chez un bébé
Zona facial chez un enfant
Zona facial chez un enfant

>>Suite : le traitement du zona


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VERRUE VISAGE : soigner et enlever une verrue du nez, du menton, du front

Verrue sur le visage : types, photos et traitements

Une verrue sur le visage — sur le nez, le menton, le front, la paupière ou dans la barbe — est fréquente et bénigne. Elle est due au papillomavirus humain (HPV) et peut être traitée de plusieurs façons selon son type et sa localisation. Voici comment la reconnaître et s’en débarrasser efficacement.

Verrue qui résiste ou localisée près de l’œil ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cet article en vidéo

Qu’est-ce qu’une verrue du visage ?

Les verrues sont dues à une infection de la peau par les papillomavirus humains (HPV). Le virus pénètre par de petites lésions cutanées et provoque une prolifération locale des cellules de la peau. Le visage est une zone fréquemment touchée car le grattage, le rasage et le contact main-visage favorisent la contamination.

Les verrues du visage sont bénignes et non dangereuses. La majorité régressent spontanément en 2 à 4 ans, mais un traitement est recommandé pour éviter leur multiplication et leur transmission à l’entourage.

Les 3 types de verrues du visage

1. Les papillomes verruqueux — verrues en tétine

Ce sont les verrues les plus reconnaissables sur le visage : elles se présentent comme de petites excroissances en relief, en forme de « tétine » ou de chou-fleur. Elles siègent le plus souvent sur le nez et les paupières.

verrue nez papillome verruqueux visage photo
Papillomes verruqueux du nez
verrue paupière papillome verruqueux photo
Papillome verruqueux de la paupière

💡 Verrue sur la paupière : la proximité de l’œil contre-indique les traitements chimiques agressifs (acide, azote liquide à fort dosage). Seule une prise en charge par le dermatologue est recommandée pour cette localisation.

2. Les verrues planes

Les verrues planes sont superficielles, souvent de couleur chair ou légèrement rosée, à peine surélevées. Elles peuvent être nombreuses et difficiles à voir à l’œil nu. Elles prédominent sur le front et le menton et se disséminent facilement par le grattage.

verrues planes menton visage photo
Verrues planes du menton
verrues planes front visage photo
Verrues planes du front
verrues planes visage multiples photo
Verrues planes multiples du visage

3. Les verrues de la barbe chez l’homme

Chez l’homme, les verrues peuvent se disséminer dans la zone de rasage (joues, cou, menton) en raison du microcoupures créées par le rasoir qui propagent le HPV d’une zone à l’autre. Elles sont particulièrement difficiles à traiter car très nombreuses. Il est recommandé d’arrêter temporairement le rasage mécanique et de passer à un rasoir électrique ou à la dépilatory le temps du traitement.

Comment distinguer une verrue d’autre chose sur le visage ?

Certaines lésions peuvent ressembler à une verrue du visage sans en être une :

Lésion Aspect Différence clé
Verrue Excroissance rugueuse ou plaque plane Surface irrégulière, points noirs visibles
Molluscum contagiosum Petite papule nacrée ombiliquée Centre creux caractéristique, souple
Kératose séborrhéique Plaque marron-beige collée Aspect « posé sur la peau », non virale
Grain de milium Petit kyste blanc dur Sous la paupière, blanc nacré
Carcinome basocellulaire Papule perlée ou ulcérée Ne régresse pas, bord perlé — consultez

⚠️ Toute lésion qui saigne, s’ulcère ou ne régresse pas en plusieurs mois doit être montrée à un dermatologue pour éliminer une lésion précancéreuse ou cancéreuse.

Traitements des verrues du visage

Le traitement dépend du type de verrue et de sa localisation. Sur le visage, les zones à risque cicatriciel (nez, paupières) imposent une prudence particulière. Tous les traitements sont réalisés ou prescrits par un médecin ou dermatologue.

Azote liquide (cryothérapie)

Le traitement de référence pour les papillomes verruqueux. Le dermatologue applique de l’azote liquide (-196°C) sur la verrue, provoquant sa nécrose. Plusieurs séances sont souvent nécessaires (toutes les 2 à 3 semaines). Sur le visage, les dosages sont adaptés pour limiter le risque de cicatrice hypopigmentée.

Trétinoïne locale (pour les verrues planes)

La crème à la trétinoïne (rétinoïde) est le traitement de choix pour les verrues planes du visage. Elle exerce une action kératolytique progressive et est bien tolérée sur peau du visage. Le traitement dure plusieurs semaines à plusieurs mois.

Laser CO₂ ou Er:YAG

Le laser est indiqué pour les verrues résistantes ou multiples, notamment dans la zone de la barbe. Il permet une destruction précise avec un risque cicatriciel maîtrisé entre les mains d’un dermatologue expérimenté.

Électrocoagulation

Utilisée pour les papillomes verruqueux isolés. Le dermatologue détruit la verrue par courant électrique sous anesthésie locale. Résultats rapides mais risque de petite cicatrice.

Imiquimod (Aldara*)

Crème immunomodulatrice qui stimule les défenses locales contre le HPV. Utilisée principalement pour les verrues planes résistantes. Peut provoquer une réaction inflammatoire locale (rougeur, croûtes) qui fait partie du mécanisme d’action.

Comment éviter de propager les verrues sur le visage ?

  • Éviter de toucher ou de gratter les verrues (les points noirs sont du virus)
  • Ne pas se mettre les doigts dans le nez ni manipuler les boutons du visage
  • Chez l’homme : passer au rasoir électrique pendant la durée du traitement pour éviter la dissémination
  • Ne pas partager les serviettes, rasoirs ou pinceaux de maquillage
  • Se laver les mains après avoir touché une verrue

Sources

Questions fréquentes sur les verrues du visage

Comment enlever une verrue sur le visage soi-même ?

Les traitements en vente libre (acide salicylique, stylos à l’azote) ne sont pas recommandés sur le visage en raison du risque de cicatrice, surtout près des yeux et du nez. Seul un dermatologue peut choisir le traitement adapté (azote liquide dosé précisément, trétinoïne, laser) à la localisation et au type de verrue.

Combien de temps faut-il pour qu’une verrue du visage disparaisse ?

Sans traitement, la majorité des verrues régressent spontanément en 2 à 4 ans. Avec un traitement bien conduit (azote liquide, trétinoïne), la guérison peut intervenir en quelques semaines à quelques mois selon le type et le nombre de verrues. Les verrues de la barbe chez l’homme sont les plus longues à traiter.

Les verrues planes du visage sont-elles contagieuses ?

Oui, toutes les verrues sont contagieuses car dues au HPV. Les verrues planes sont particulièrement faciles à disséminer par le grattage. Évitez de les toucher et ne partagez pas serviettes ou rasoirs. Le risque de transmission à l’entourage est réel mais limité si les mesures d’hygiène sont respectées.

Peut-on se faire rembourser le traitement d’une verrue du visage ?

La cryothérapie réalisée en cabinet par le dermatologue est remboursée par l’Assurance Maladie. La consultation elle-même est prise en charge selon le tarif conventionné. Les crèmes comme la trétinoïne et l’imiquimod sont prescrites sur ordonnance mais leur remboursement varie selon l’indication.

Une verrue sur le visage peut-elle être un signe de cancer ?

Les verrues communes dues au HPV sont bénignes. Cependant, toute lésion du visage qui ne régresse pas, qui saigne spontanément, qui s’ulcère ou qui a un bord perlé doit être montrée à un dermatologue — il peut s’agir d’un carcinome basocellulaire ou d’une autre lésion précancéreuse qui n’a rien à voir avec une verrue virale.


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VERRUE MAIN : enlever une verrue de la main ou du doigt

Verrue de la main ou du doigt


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Verrue de la main


Il est fréquent d’observer l’apparition d’une verrue sur la main ou le doigt

A quoi sont dues les verrues des mains?

Les verrues sont due a une infection par une famille de virus appelée papilloma virus humains (PVH) ou HPV pour Human Papillomavirus.

Les verrues des mains sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 1 et 2.

Comment reconnaitre une verrue de la main ou du doigt?

Il existe de nombreux types de verrues ; les plus frequentes sur les mains sont :

  • Verrues autour des ongles

Ce sont des verrues difficiles et douloureuses à traiter. Elles sont souvent liées à l’onychophagie (le faire de manger ses ongles) ou l’ablation d’envies (petites peaux autour des ongles)

Verrues autour de l'ongle
Verrues autour de l’ongle
Verrue sous l'ongle, difficile à traiter
Verrue sous l’ongle, difficile à traiter
Verrues du doigt
Verrues du doigt
  • Verrues planes

Ce sont des verrues superficielles, le plus souvent de couleur chair

Verrues planes de la main
Verrues planes de la main
  • Verrue de la main ou du doigt, à type de myrmécie

Grosse verrue de la paume de la main
Grosse verrue de la paume de la main

Quelle est l’évolution des verrues des mains?

La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans

On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille

Comment éviter d’avoir des verrues des mains?

Pour éviter les verrues, on recommande généralement :

  • éviter de manger ses ongles et tirer les peaux autour des ongles…
  • laver les petites plaies de la main qui constituent des portes d’entrée du virus
  • porter des gants dans les activités à risque (boucher, mécanicien… )

Se débarrasser des verrues des mains

Le traitement des verrues des mains peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des ongles… )

>> voir comment guérir les verrues

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TRAITEMENT NATUREL VERRUE : traitements naturels des verrues

Traitement naturel de verrue


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Avoir une verrue est souvent vécu comme une contamination, on se sent sale et on veut en guérir vite. Il y a donc plusieurs traitements de verrues. Mais les verrues guérissent-elles parfois toutes seules?

 

Soigner une verrue du doigt
Soigner une verrue du doigt avec un verrucide

Faut-il soigner les verrues pour en guérir?

Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale, dues à des virus appelés papillomavirus.

Le traitement des verrues n’est pas systématique car les verrues sont des tumeurs bénignes régressant le plus souvent spontanément en quelques années.

Il n’est donc pas étonnant de voir disparaître spontanément une verrue.

De nombreux traitements naturels consistent à pratiquer de l’auto suggestion :

  • penser à la verrue et lui intimer l’ordre de partir
  • faire dessiner la verrue à un enfant et détruire le dessin,
  • et toutes sortes de procédés « magiques » plus ou moins originaux (frotter la verrue avec un bout de lard qu’on enterre à la pleine Lune, tenir un marron dans la main gauche en serrant plusieurs minutes…)

La décision de traitement des verrues est prise entre le patient et le médecin en fonction de différents facteurs :

  • localisation de la verrue

une verrue du visage est plus genante et affichante qu’une verrue plantaire, mais pas question d’y appliquer le moindre traitement même naturel, au risque de vous faire une cicatrice.

soigner les verrues du visage
Papillome verruqueux de la paupière : le genre de verrues qu’on doit soigner
    • le nombre de verrues,

Guerir les verrues
Nombreuses verrues plantaires, il faut les soigner

Devant d’aussi nombreuses verrues, de grandes tailles, il est peu probable qu’un traitement naturel soit efficace

  • l’évolution des verrues

deviennent-elles douloureuses au niveau des zones d’appui du pied (verrues plantaires)? grossissent-elles ou se multiplient-elles… ? il y a alors une indication claire à les soigner. Dans ce cas, mieux vaut éviter de risquer de perdre du temps avec un traitement naturel et se faire traiter par le médecin

Comment le médecin soigne-t-il les verrues?

La diversité des traitements qui ont été essayés pour enlever les verrues est à elle seule un constat d’échec.

Dans les etudes scientifiques concernant le traitement des verrues, deux traitements semblent plus efficaces : la cryothérapie par application d’azote liquide voire de neige carbonique et l’application de préparations à base d’’acide salicylique voire d’acide lactique.


Ces deux traitements des verrues sont souvent associés. Leur principe est le même : décaper et détruire la verrue jusqu’à la base, pour essayer d’enlever toutes les cellules infectées par le papillomavirus.

Le médecin peut aussi utiliser du laser, un décapage sous anesthésie locale, des crèmes…

Pour en savoir plus, voir l’article traitement des verrues

 

Traitement naturel des verrues

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose. Il faut en effet vous assurer que la lésion que vous constatez est bien une verrue. Cela peut etre un durillon, voire un terrible melanome achromique. Enfin, ne traitez pas seul des verrues mal localisées, sur une peau fragile (paupière, dos de la main, cou, verrues génitales…)

Il faut être très prudent avant d’utiliser des produits même naturels et bien demander conseil à son pharmacien seulement apres avoir consulté un médecin pour s’assurer du diagnostic de verrue.

Consulter un médecin avant tout

La consultation du médecin pour diagnostiquer le type de verrue et le traitement approprié

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Sparadrap

Souvent les traitements médicaux consistent en l’application de produits kératolytiques sous un pansement, notamment pour augmenter le taux de pénétration transcutanée du produit. Il semble que le fait de recouvrir constamment la verrue joue aussi un rôle, provoquant une macération de la verrue (elle devient blanche et plus molle), ce qui peut permettre de freiner sa croissance, voire de la faire tomber.

On ne peut pas dire que le sparadrap ou le scotch soient des substances naturelles, mais ils font partie des remedes des verrues de petite taille, notamment sur les doigts.

L’opération consiste à  recouvrir la verrue d’un bout de sparadrap ou mieux si possible de l’enrouler (par exemple pour une petite verrue du doigt) autour de la verrue et de laisser le sparadrap 24h/24 pendant au moins une semaine.

Dans la même logique d’application de substance occlusive, on peut appliquer sur la verrue du doigt de la colle, de l’aloe vera, du beurre de karité…

Les sèves de plantes contre les verrues

Certaines plantes comportent probablement une sève caustique, capable de bloquer la croissance, voire de décaper progressivement les petites verrues, il s’agit de

  • La chélidoine

    Chelidoine dont la sève peut être utilisée pour traiter les verrues

    La chélidoine ou grande Eclaire est une  « mauvaise herbe » qui pousse à l’état sauvage, souvent le long des murs. On la reconnaît à sa fleur jaune et ses feuilles dentelées. Lorsqu’on casse sa tige en deux, un suc jaune-orangé apparaît et peut être appliqué directement sur la petite verrue du doigt par exemple, et uniquement sur elle sans déborder, puis on la recouvre d’un sparadrap, tous les jours sauf si une irritation apparait. Il faut alors suspendre les applications jusqu’au retour d’une peau normale, non irritée.

Ce suc contiendrait un alcaloïde, la coptisine, ayant des propriétés antimitotiques (il bloque la réplication du virus papillomavirus responsable des verrues)

  • Le pissenlit

    Pissenlit, dont on utilise la sève blanche pour les verrues

    Là encore on utilise le lait blanc qui s’écoule lorsqu’on casse la tige du pissenlit (voir chelidoine)

  • Le lait de figue

    Figuier, dont on utilise la sève blanche

On utilise la sève blanche qui s’écoule des petites tiges de l’arbuste, comme pour la chélidoine et le pissenlit.

Teinture mère de thuya

Thuya contre les verrues

On applique sur la verrue à l’aide d’un coton tige une goutte de teinture mère de Thuya une fois par jour.

Aliments contre les verrues

De nombreux aliments, notamment en raison probablement de leur effet rubéfiant et irritant, peuvent être utilisés dans le traitement des verrues

  • Ecorce de citron macérée dans du vinaigre blanc

    Ecorce de citron contre les verrues

    On applique la décoction ail-vinaigre sur la verrue avec un coton tige et on peut recouvrir d’un sparadrap

Certains utilisent uniquement du jus de citron appliqué au coton tige sur la verrue.

  • peau de banane

    Peau de banane contre les verrues

    on découpe une petite pastille de la taille de la verrue dans la partie blanche interne de la peau de banane et on l’applique sous un sparadrap sur la verrue

  • ail ou oignon cru

avec lesquels on frotte doucement les verrues

Ail contre les verrues

Certains les utilisent aussi en purée appliquée sous un pansement mais ceci est très agressif pour la peau alentour qu’il faut protéger avec un pansement percé tel que ceux qu’on utilise pour les cors aux pieds ou du vernis. Mieux vaut éviter cette technique au risque de se bruler la peau

On peut aussi citer la chair d’aubergine appliquée sous un pansement ou la pomme de terre dont on frotte la chair sur la verrue…

Faut-il gratter les verrues ?

Mieux vaut ne pas gratter les verrues. En effet, les irritations tendent parfois à stimuler la réplication du virus et à provoquer la croissance de la verrue. De plus on risque de faire saigner la verrue et il y a alors un risque d’infection bactérienne de la verrue et d’autocontamination par le sang qui transporte des papillomavirus sur la peau.

Et si ça ne fonctionne pas?

En cas de verrue résistante au traitement bien conduit plus de 15 jours, il faut consulter son médecin.


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ZONA : que faire en cas de zona? vaccin, soulager le zona

Zona : causes, symptômes, traitement et vaccin

Le zona est une maladie de peau très fréquente, touchant 20 % de la population. Il est dû à la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), qui reste latent dans les ganglions nerveux après la varicelle. L’éruption est caractérisée par des vésicules douloureuses suivant le trajet d’un nerf, sur une seule moitié du corps. Le traitement antiviral doit être institué dans les 72 premières heures pour réduire le risque de douleurs post-zostériennes.

Zona en cours ou douleurs persistantes après un zona ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation rapidement — le traitement antiviral est d’autant plus efficace qu’il est instauré tôt.
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Zona — éruption vésiculeuse unilatérale suivant un trajet nerveux

Sommaire :
Causes |
Facteurs déclenchants |
Symptômes |
Évolution |
Complications |
Vaccin |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Causes du zona

Le zona est la manifestation clinique de la réactivation du VZV (Varicella zoster virus). Environ 90 % des adultes ont fait la varicelle dans l’enfance et sont porteurs du VZV à l’état latent. Environ 20 % d’entre eux feront un zona au cours de leur vie ; 1 % en fera plusieurs épisodes.

Après la varicelle, le virus reste latent dans les ganglions sensitifs des racines dorsales. Des années plus tard, il peut migrer le long du nerf jusqu’à la peau — d’où un zona toujours unilatéral et limité à un dermatome. Il existe au moins 4 génotypes de VZV, ce qui explique les possibilités de récidive.

→ Voir : causes du zona | contagion du zona

📚 Biologie du virus varicelle-zona et réactivation — PubMed

Facteurs déclenchants

Facteur Détail
Âge avancé Incidence annuelle : 2/1 000 entre 20–50 ans → 5/1 000 entre 51–79 ans → 10/1 000 après 80 ans. Diminution physiologique de l’immunité cellulaire anti-VZV avec l’âge.
Immunodépression VIH, hémopathies malignes, traitement immunosuppresseur, corticothérapie prolongée, chimiothérapie, stress intense, fatigue sévère, maladie intercurrente grave.

⚠️ Un zona récidivant ou survenant chez un adulte jeune sans facteur déclenchant identifié doit faire rechercher une immunodépression sous-jacente — notamment une infection VIH ou une hémopathie.

Symptômes du zona

Le zona évolue en deux phases caractéristiques :

Phase Durée Manifestations
Phase prodromique 2 à 4 jours avant l’éruption Douleurs unilatérales dans la zone qui sera atteinte : brûlures, décharges électriques, hyperesthésie cutanée. Pour le zona intercostal : douleurs en hémiceinture pouvant mimer une pathologie cardiaque, pleurale ou abdominale.
Phase éruptive 2 à 4 semaines Plaques érythémateuses → vésicules claires groupées en bouquets → troubles en 3–4 jours → croûtes s’éliminant en 2–3 semaines. Éruption strictement unilatérale suivant le trajet d’un nerf sensitif (dermatome).

Zona de la nuque et du cou — éruption vésiculeuse unilatérale
Zona de la nuque et du cou

→ Voir l’article détaillé : symptômes du zona

Évolution

L’éruption dure en moyenne 2 à 4 semaines. Les douleurs de la phase éruptive s’atténuent généralement avec la cicatrisation, mais peuvent persister plusieurs mois à plusieurs années sous forme de douleurs post-zostériennes — principale complication du zona. Il est rare de refaire un zona dans les années qui suivent, sauf en cas d’immunodépression sévère.

Complications du zona

Complication Fréquence / gravité Page dédiée
Douleurs post-zostériennes 10–20 % des patients, surtout après 60 ans. Brûlures continues, allodynie, hyperalgésie. Peuvent durer des années. → Douleurs post-zostériennes
Zona ophtalmique Atteinte branche V1 du trijumeau. Urgence médicale — kératite, uvéite, séquelles visuelles définitives possibles. → Zona ophtalmique
Surinfection bactérienne Staphylococcus aureus ou Streptococcus pyogenes. Cicatrices pigmentées ou dépigmentées possibles.
Complications neurologiques Paralysie radiculaire, troubles urinaires (zona sacré), ophtalmoplégie, paralysie faciale, méningite lymphocytaire. Encéphalite et myélite exceptionnelles.
Formes graves (immunodéprimé) Zona hémorragique, étendu, avec complications viscérales (pulmonaires, hépatiques) potentiellement mortelles.

Cicatrices pigmentées après zona
Cicatrices pigmentées après zona

Zona hémorragique — forme grave chez l'immunodéprimé
Zona hémorragique

⚠️ Zona ophtalmique — urgence absolue : tout zona touchant le front, le nez ou la paupière doit être consulté en urgence. Le risque de séquelles visuelles définitives justifie un traitement hospitalier sans délai.

📚 Complications du zona et facteurs de risque — PubMed

Vaccin contre le zona

Zostavax® (vivant atténué) Shingrix® (recombinant adjuvanté) ⭐
Âge recommandé ≥ 65 ans ≥ 50 ans
Schéma 1 injection 2 injections espacées de 2 à 6 mois
Efficacité Réduction du risque de zona de 50 %. Réduction des douleurs post-zostériennes de 66 %. Réduction du risque de zona de 97 % pendant au moins 3 ans, y compris après 70 ans.
Remboursement France 30 % En cours d’évaluation
Tolérance Bonne Plus d’effets locaux et généraux — surtout après la 2e injection
Co-administration grippe Possible Possible

Contre-indications communes : hypersensibilité aux composants (dont néomycine), immunodéficience primaire ou acquise, traitement immunosuppresseur incluant fortes doses de corticoïdes, tuberculose active non traitée, grossesse.

📚 Efficacité du vaccin Shingrix chez les plus de 70 ans — NEJM/PubMed

Traitement du zona

Le zona typique guérit spontanément, mais le traitement vise à accélérer la cicatrisation, limiter les douleurs et prévenir les douleurs post-zostériennes.

Traitement Modalités / indication
Antiviraux oraux
(valaciclovir, aciclovir, famciclovir)
Dans les 72 premières heures idéalement. Indiqués chez les > 50 ans, en cas de zona ophtalmique ou de facteurs de risque de complications. Efficacité réduite au-delà de 72 h.
Soins locaux Antisepsie douce des lésions, pansements non occlusifs, prévention de la surinfection bactérienne.
Antalgiques Paracétamol en 1re intention. Opioïdes si douleurs sévères. Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) ou antidépresseurs tricycliques pour les douleurs neuropathiques post-zostériennes.

💡 Les « coupeurs de feu » sont parfois consultés pour soulager les douleurs du zona. À ce jour, aucune étude scientifique rigoureuse n’étaye leur efficacité comparée à un traitement médical ou à un placebo. Cependant, en pratique, cela semble fonctionner.

→ Voir l’article complet : traitement du zona

72 heures — c’est la fenêtre thérapeutique du zona.
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Pages spécialisées du cluster zona

Symptômes, causes et contagion
Symptômes du zona — éruption, prodromes, localisation
Causes du zona — VZV, réactivation, immunité
Contagion du zona — varicelle, précautions
Zona intercostal — douleurs thoraciques et abdominales

Complications et traitement
Traitement du zona — antiviraux, antalgiques, soins locaux
Douleurs post-zostériennes — prévention et prise en charge
Zona ophtalmique — urgence, risque visuel

Points clés

À retenir
Le zona est la réactivation du VZV, latent depuis la varicelle dans les ganglions nerveux sensitifs
Il touche 20 % de la population — incidence croissante avec l’âge et l’immunodépression
L’éruption est toujours unilatérale, précédée de prodromes douloureux, suivant un dermatome précis
Le traitement antiviral doit être débuté dans les 72 premières heures pour prévenir les douleurs post-zostériennes
Le zona ophtalmique est une urgence médicale — consulter immédiatement
Le vaccin Shingrix® offre une protection de 97 % chez les plus de 50 ans

Références scientifiques

Questions fréquentes sur le zona

Comment éviter les douleurs post-zostériennes ?

Le meilleur moyen est de prendre le traitement antiviral dans les 72 premières heures suivant l’éruption. Au-delà, l’efficacité diminue significativement. La vaccination préventive (Shingrix®) réduit également le risque de douleurs séquellaires de deux tiers. Voir : douleurs post-zostériennes.

Quand consulter en urgence pour un zona ?

En urgence si : zona touchant le front, le nez ou la paupière (zona ophtalmique — risque de cécité) ; zona chez un immunodéprimé ; fièvre élevée ou altération de l’état général ; lésions hémorragiques ou nécrotiques ; suspicion d’atteinte neurologique.

Le zona est-il contagieux ?

Le zona lui-même ne se transmet pas d’une personne à l’autre. En revanche, les vésicules contiennent du VZV vivant qui peut transmettre la varicelle (et non le zona) à une personne non immunisée — notamment les femmes enceintes et les immunodéprimés. Voir : contagion du zona.

Peut-on avoir le zona plusieurs fois ?

Oui, mais c’est peu fréquent (environ 1 % de la population). Le risque de récidive est nettement plus élevé en cas d’immunodépression. Un zona récidivant doit faire rechercher une pathologie sous-jacente.

Que révèle un zona sur l’état de santé général ?

Un premier zona après 50 ans est souvent simplement lié au vieillissement physiologique de l’immunité. Un zona survenant avant 50 ans, récidivant ou particulièrement sévère doit faire rechercher une immunodépression (VIH, hémopathie, traitement immunosuppresseur). Un bilan médical est recommandé.

Le zona peut-il toucher les enfants ?

Oui, bien que rare. Il peut survenir chez un enfant ayant fait la varicelle, surtout si celle-ci a eu lieu in utero ou dans les premiers mois de vie. La vaccination contre la varicelle, recommandée dans le calendrier vaccinal français, devrait réduire à terme l’incidence du zona chez les jeunes adultes.

Voir aussi :
Symptômes du zona |
Traitement du zona |
Douleurs post-zostériennes |
Zona ophtalmique |
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VERRUE PLANTAIRE : solution contre les verrues plantaires

Verrues plantaires : reconnaître, différencier et traiter — Guide complet du dermatologue

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La verrue plantaire est l’une des dermatoses les plus fréquentes en consultation, tout âge confondu. Si son origine virale est bien connue, elle mérite pourtant qu’on s’y arrête : le diagnostic peut être trompeur, les formes cliniques sont variées, et le traitement — loin d’être anodin — doit être choisi avec soin en fonction du type de verrue, de sa localisation et du profil du patient. Cette page est le guide de référence dédié exclusivement à la verrue plantaire. Pour les verrues de la main et du doigt, du visage, les verrues génitales (condylomes), ou le traitement des verrues en général, consultez les pages dédiées du site.

Sommaire

Pourquoi a-t-on des verrues plantaires ? Le rôle des HPV

Les verrues sont dues à une infection par les papillomavirus humains (HPV), une famille de virus à ADN double brin dont on dénombre plus de 200 génotypes. Toutes les verrues ne sont pas causées par les mêmes types viraux, ce qui explique leurs différences d’aspect, de comportement clinique et de réponse au traitement.

Les verrues plantaires sont principalement causées par :

Type HPV Forme clinique induite Caractéristiques
HPV 1 Myrmécie Verrue profonde, solitaire, très douloureuse, à croissance verticale
HPV 2 Verrue en mosaïque Verrues superficielles multiples, à croissance horizontale, peu douloureuses
HPV 4 Myrmécie ou mosaïque Formes cliniques variées, parfois pédiculées
HPV 63, 65 Verrues pigmentées Rares, aspect noirâtre, parfois confondues avec un mélanome achromique

Le virus pénètre dans l’épiderme par de micro-lésions cutanées, favorisées par la macération (piscines, douches collectives, vestiaires) ou le port de chaussures étroites générant des microtraumatismes. La contagiosité est directe (contact peau à peau) ou indirecte (surfaces contaminées). Le délai entre la contamination et l’apparition de la verrue est de 1 à 6 mois.

ℹ Qui est à risque ?
Les enfants d’âge scolaire et les sportifs (natation, arts martiaux, sports de salle) sont les plus exposés. Les personnes immunodéprimées (VIH, transplantation, traitements immunosuppresseurs) développent des verrues plus nombreuses, plus résistantes, pouvant se transformer en carcinome épidermoïde à long terme — une surveillance dermatologique rapprochée est indispensable dans ce contexte.

Les deux grandes formes cliniques

La myrmécie (verrue solitaire profonde)

La myrmécie est la forme la plus douloureuse. Elle doit son nom à la fourmi (myrmex en grec), en raison de la douleur cuisante et profonde qu’elle provoque à la marche — comme une piqûre. Elle se développe verticalement en profondeur, ce qui explique pourquoi elle peut être volumineuse tout en restant discrète en surface. Elle siège volontiers sur les zones d’appui de l’avant-pied (têtes des métatarses, talon), là où la pression est maximale.

À l’examen, la surface de la myrmécie montre, après décapage doux, de petits points noirs caractéristiques — ce sont des capillaires thrombosés (vaisseaux de la verrue) qui permettent de la distinguer d’un durillon ou d’un cor. Les dermatoglyphes (lignes de la peau) sont interrompus au niveau de la verrue.

Verrues des orteils et du pied
Verrues des orteils et du pied
Grosse myrmécie plantaire
Grosse myrmécie plantaire
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d'un durillon
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d’un durillon
Myrmécie de l'avant pied
Myrmécie de l’avant pied
Verrue plantaire
Verrue plantaire

La verrue en mosaïque

Les verrues en mosaïque sont dues principalement à HPV 2. Elles se développent horizontalement en superficie et coalescent progressivement pour former un aspect caractéristique de « dallage » ou de mosaïque, couvrant parfois une surface importante du talon ou de l’avant-pied. Chaque verrue individuelle est peu profonde, moins douloureuse qu’une myrmécie, mais la surface atteinte rend l’ensemble très difficile à traiter — les récidives sont la règle.

Verrues en mosaique
Verrues en mosaique

Diagnostic clinique et dermatoscopique

Le diagnostic d’une verrue plantaire est le plus souvent clinique. Les deux signes cardinaux sont :

  • La présence de points noirs (capillaires thrombosés) après décapage superficiel au bistouri ou à la curette, signe pathognomonique absent dans le cor et le durillon ;
  • L’interruption des dermatoglyphes au niveau de la lésion — les lignes cutanées « sautent » la verrue, alors qu’elles la traversent dans le cor.

En cas de doute, la dermatoscopie apporte des éléments précieux. La verrue plantaire présente un aspect dermatoscopique caractéristique :

  • Vaisseaux en points rouges monomorphes de distribution régulière, entourés d’un halo blanc ;
  • Vaisseaux en épingles à cheveux dilatés, hypertrophiques, exubérants sur fond chair sans structure ;
  • Absence de structures pigmentées en réseau (ce qui permet d’écarter un mélanome achromique).
Verrue plantaire au dermatoscope
Verrue au dermatoscope

Diagnostic différentiel : ne pas confondre avec un cor ou un durillon

C’est le piège diagnostique le plus fréquent. La confusion entre verrue plantaire et cor ou durillon est source de traitements inutiles ou inadaptés. Voici les critères cliniques qui permettent de les distinguer :

Critère Verrue plantaire Cor / durillon
Points noirs après décapage Présents (capillaires thrombosés) Absents
Dermatoglyphes Interrompus au niveau de la lésion Traversent la lésion sans interruption
Douleur à la pression latérale Très douloureuse (pince) Douleur à la pression directe (axiale)
Centre de la lésion Mou, kératosique blanc nacré Noyau central translucide, dur (nucleus)
Bords Irréguliers, déchiquetés Bien définis, réguliers
Contagiosité Oui (virale) Non (mécanique)
Localisation préférentielle Partout sur la plante Zones d’appui directes (5e orteil, interdigital)

⚠ Mélanome achromique — ne pas le manquer
Une lésion plantaire noirâtre, indolore, à bords irréguliers, sans points noirs de capillaires ni interruption nette des dermatoglyphes, doit faire évoquer un mélanome achromique. Toute lésion atypique de la plante du pied nécessite une consultation dermatologique — la dermatoscopie lève le doute dans la grande majorité des cas.

Évolution naturelle : faut-il toujours traiter ?

La majorité des verrues plantaires régressent spontanément en 2 à 4 ans chez le sujet immunocompétent. À 2 ans, environ 65 % des verrues ont disparu sans traitement. Environ 10 % des verrues sont dites « rebelles » et persistent au-delà. Cette réalité biologique doit toujours entrer dans la réflexion thérapeutique, d’autant qu’aucun traitement ne garantit l’éradication complète du virus — ce qui explique la fréquence des récidives.

Cela dit, le traitement est généralement recommandé pour les raisons suivantes :

  • Limiter la contagion vis-à-vis de l’entourage et l’auto-inoculation (dissémination sur d’autres zones).
  • Soulager la douleur, notamment pour les myrmécies en zone d’appui qui peuvent gêner significativement la marche.
  • Éviter l’extension en mosaïque, plus difficile à traiter ensuite.
  • Prévenir les complications chez les sujets immunodéprimés.

En revanche, l’abstention est raisonnable pour une verrue unique, non douloureuse, non évolutive, chez un jeune enfant bien portant — à condition de surveiller son évolution.

Prévention : comment éviter d’attraper des verrues plantaires ?

Les mesures préventives visent à réduire le contact avec le virus dans les environnements à risque :

  • Porter des claquettes ou sandales dans les piscines, douches collectives, vestiaires et hammams ;
  • Ne pas partager chaussettes, chaussures, serviettes, limes ou pierres ponces ;
  • Sécher soigneusement les pieds après chaque bain ou douche, notamment les espaces interdigitaux ;
  • Traiter rapidement toute microplaie du pied (porte d’entrée virale) ;
  • En cas de verrue active, utiliser une paire de chaussettes propre à chaque séance de sport et éviter d’aller pieds nus dans les zones partagées.

Traitements des verrues plantaires : tableau comparatif

Il n’existe pas de traitement idéal universel pour les verrues plantaires. Le choix dépend du type clinique (myrmécie vs mosaïque), de la localisation (zone d’appui ou non), de l’âge du patient, du nombre de verrues, et des traitements déjà essayés. Pour la description détaillée de chaque méthode, voir notre article complet : traitement des verrues.

Traitement Mécanisme Indications préférentielles Durée / séances Inconvénients
Préparations kératolytiques (acide salicylique ± lactique) Destruction chimique de la kératine infectée 1re intention toutes verrues, mosaïques Application quotidienne, 4–12 semaines Observance rigoureuse requise, irritation possible
Cryothérapie (azote liquide) Nécrose cellulaire par congélation Myrmécies, verrues résistantes aux kératolytiques 1 séance / 2–3 semaines, 3–10 séances Douloureuse, risque de phlyctène, cicatrice hypopigmentée
Laser CO2 Vaporisation tissulaire Verrues profondes résistantes, sous anesthésie locale 1–2 séances Coût, cicatrice possible, récidives
Décapage chirurgical Exérèse mécanique sous AL Myrmécies volumineuses en zone non portante 1 séance Douleur post-opératoire, risque cicatriciel en zone d’appui
Bléomycine intralésionnelle Chimiothérapie locale (cytotoxique) Verrues plantaires résistantes à 2 lignes 1–3 injections Douloureuse, nécrose tissulaire possible, réservée au spécialiste
Immunothérapie locale (diphenylcyclopropenone, candida) Stimulation immunitaire locale Verrues multiples ou rebelles Variable Eczéma de contact, réservée au dermatologue
Podophyllotoxine / 5-FU topique Cytotoxique topique Verrues plantaires superficielles multiples Protocoles variables Prescription médicale obligatoire, irritation

📌 Stratégie recommandée selon le type
Myrmécie isolée : acide salicylique en 1re intention (préparation magistrale à 40–60 % sous occlusion), puis cryothérapie en 2e intention.
Verrues en mosaïque : acide salicylique en application large, séances de cryothérapie prudentes (risque de nécrose sur grande surface), patience requise.
Formes résistantes : bléomycine, immunothérapie locale ou laser CO2 sous anesthésie locale — à discuter avec le dermatologue.
Dans tous les cas : ne jamais traiter en zone d’appui direct par des méthodes destructrices agressives sans prendre en compte le risque de cicatrice douloureuse et permanente.

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Le Dr Rousseau peut évaluer vos verrues plantaires en téléconsultation, orienter le diagnostic, prescrire les préparations kératolytiques adaptées et décider si une intervention en cabinet est nécessaire.

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Verrues plantaires résistantes et récidivantes

Environ 10 % des verrues plantaires sont rebelles aux traitements conventionnels bien conduits. Avant de parler de résistance, il faut s’assurer que le traitement a été correctement réalisé (durée suffisante, décapage régulier, concentration adéquate). Les causes les plus fréquentes d’échec sont l’observance insuffisante avec les kératolytiques, des séances de cryothérapie trop courtes ou trop espacées, et une verrue en zone d’appui favorisant la kératinisation rebelle.

En cas de résistance avérée, les options sont :

  • Association acide salicylique + cryothérapie : c’est la stratégie de référence dans les méta-analyses ;
  • Bléomycine intralésionnelle : très efficace sur les myrmécies rebelles, mais réservée au dermatologue en raison des effets secondaires locaux possibles (nécrose) ;
  • Immunothérapie topique par diphénylcyclopropénone (DPCP) : induit une réponse immunitaire locale de type retardé ; particulièrement intéressante pour les formes multiples ;
  • Injections de candida intralésionnel : stimulation immunitaire non spécifique, efficacité documentée dans plusieurs séries ;
  • Laser CO2 pulsé sous anesthésie locale : vaporisation des tissus infectés ; récidives possibles.

La récidive en couronne après traitement (verrue périphérique autour du site traité) est fréquente : elle traduit une contamination de la peau péri-lésionnelle lors du traitement, et non un échec du traitement de la verrue initiale.

Cas particulier : verrues plantaires chez l’enfant

La prise en charge des verrues chez l’enfant obéit à des règles spécifiques, notamment pour la tolérance aux traitements douloureux. Pour une information complète, consultez notre article dédié : verrues chez l’enfant. En résumé :

  • L’abstention surveillée est plus souvent justifiée que chez l’adulte pour les verrues uniques non douloureuses ;
  • Les kératolytiques sont le traitement de 1re intention, indolores et efficaces à domicile ;
  • La cryothérapie est souvent mal tolérée avant 6–7 ans ; une crème EMLA 1h avant améliore le confort ;
  • Le traitement chirurgical ou au laser peut nécessiter une anesthésie générale chez le jeune enfant pour les formes multiples.

Articles liés — Pour aller plus loin

📌 Traitement et diagnostic différentiel

FAQ — Questions fréquentes sur les verrues plantaires

Comment distinguer une verrue plantaire d’un cor ou d’un durillon ?

La verrue saigne au décapage (points noirs = capillaires thrombosés) et interrompt les dermatoglyphes. Le cor ou durillon ne saigne pas et ses lignes cutanées le traversent sans interruption. La douleur est aussi différente : la verrue est très douloureuse à la pression latérale (en pince), tandis que le cor est douloureux à la pression directe (axiale).

Faut-il absolument traiter une verrue plantaire qui ne fait pas mal ?

Pas nécessairement. Si la verrue est unique, non évolutive et non douloureuse, une surveillance attentive est raisonnable, notamment chez l’enfant. En revanche, le traitement est préférable pour éviter l’extension et la contagion à l’entourage. Un avis dermatologique permet de peser les bénéfices et les contraintes du traitement au cas par cas.

Combien de temps dure le traitement d’une verrue plantaire ?

La durée varie selon la méthode et la réponse individuelle. Avec un verrucide kératolytique quotidien, comptez 4 à 12 semaines pour une verrue superficielle. Pour une myrmécie épaisse traitée par cryothérapie bimensuelle, plusieurs mois sont souvent nécessaires. La patience est indispensable : l’arrêt prématuré est la première cause d’échec.

Peut-on aller à la piscine ou au sport avec une verrue plantaire ?

Oui, mais avec des précautions pour éviter la contagion : port de claquettes dans les espaces collectifs, chaussettes propres à chaque séance, protection de la verrue avec un pansement occlusif étanche si possible. La verrue en elle-même ne contre-indique pas la baignade.

Pourquoi ma verrue revient-elle après traitement ?

La récidive s’explique par le fait qu’aucun traitement actuel n’élimine complètement le virus HPV dans les tissus adjacents. Si la verrue réapparaît exactement au même endroit, le traitement n’a probablement pas été assez profond. Si elle apparaît en couronne autour de la zone traitée, c’est une contamination périphérique lors du traitement. Une consultation dermatologique permet d’adapter la stratégie.

Voir aussi :
Traitement des verrues
Cors et durillons
Verrues génitales
Verrues chez l’enfant
Traitements naturels
Mélanome
Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

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Références scientifiques (PubMed)

  • Kwok CS, Gibbs S, Bennett C, et al. Topical treatments for cutaneous warts. Cochrane Database Syst Rev. 2012. PMID 22972107
  • Witchey DJ, Witchey NB, Roth-Kauffman MM, Kauffman MK. Plantar Warts: Epidemiology, Pathophysiology, and Clinical Management. J Am Osteopath Assoc. 2018. PMID 29309477
  • Sterling JC, Gibbs S, Haque Hussain SS, et al. British Association of Dermatologists’ guidelines for the management of cutaneous warts 2014. Br J Dermatol. 2014. PMID 24749441
  • Bruggink SC, Gussekloo J, Berger MY, et al. Cryotherapy with liquid nitrogen versus topical salicylic acid application for cutaneous warts in primary care. CMAJ. 2010. PMID 20682736
  • Lipke MM. An armamentarium of wart treatments. Clin Med Res. 2006. PMID 17262054

Mis à jour le 26 mars 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

VERRUE : solution contre les verrues

Verrue : causes, types, symptômes et traitements

Une verrue est une tumeur bénigne d’origine virale : un épaississement localisé de la peau causé par la pénétration d’un papillomavirus humain (HPV). Fréquentes et contagieuses, les verrues touchent entre 5 et 10 % de la population. Il en existe plusieurs types — plantaires, vulgaires, planes, génitales — chacun nécessitant une prise en charge adaptée. Une verrue plantaire douloureuse chez un enfant de 8 ans n’a pas la même signification qu’un papillome filiforme apparu sur la paupière d’un adulte après rasage.

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Sommaire :
Causes |
Transmission et risques |
Types de verrues |
Évolution |
Diagnostic |
Traitement |
Tableau récapitulatif |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

L’article en vidéo

Pourquoi a-t-on des verrues ?

Les verrues sont causées par les papillomavirus humains (HPV), une famille de virus comptant environ 150 sous-types. Ces virus pénètrent dans la peau via de petites lésions ou microtraumatismes, et stimulent la production excessive de kératinocytes, formant la masse cornée caractéristique de la verrue.

Une fois le virus entré dans la peau, deux scénarios sont possibles : le système immunitaire l’élimine avant toute manifestation visible, ou le virus se réplique et s’exprime, provoquant l’apparition de la verrue après une période d’incubation de 1 à plusieurs mois.

Les HPV sont également responsables des condylomes (verrues génitales), l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes.

Transmission et facteurs de risque

Comment se transmettent les verrues ?

La transmission se fait principalement par contact indirect. Les HPV peuvent survivre jusqu’à une semaine à l’air libre, ce qui explique la facilité de contamination dans les environnements humides. La pénétration est favorisée par les microtraumatismes cutanés.

Les principaux vecteurs : partage de chaussettes, chaussures ou serviettes, fréquentation de piscines, douches communes et salles de sport, et auto-contamination par grattage (manuportage) — raison pour laquelle il faut absolument éviter de gratter ses verrues.

Qui est le plus exposé ?

Population Particularité
Enfants et jeunes adultes Tranche d’âge la plus touchée
Greffés du rein Jusqu’à 40 % des patients concernés
Dermatite atopique Fréquence accrue — voir dermatite atopique
Bouchers, poissonniers, mécaniciens Microtraumatismes répétés. Les bouchers sont sujets à un type spécifique (HPV7) transmis par les animaux.
Verrues du genou chez un enfant
Verrues du genou chez un enfant
Verrues des doigts chez un boucher liées au HPV7
Verrues des doigts chez un boucher (HPV7)

Les différents types de verrues

Verrues vulgaires

Les plus courantes. Élevures rugueuses et kératosiques, de couleur chair ou grisâtre, localisées principalement sur les mains, les doigts et autour des ongles. Les verrues péri-unguéales peuvent provoquer une déformation de l’ongle et sont souvent douloureuses.

Verrues planes

Dues aux HPV de types 3, 10 et 28. Petites élevures lisses, de couleur chair rosée à brunâtre, souvent multiples et groupées. Fréquentes sur le visage, les mains et les jambes — où elles se disséminent facilement par le rasage ou l’épilation.

Verrues planes de la jambe
Verrues planes de la jambe
Verrues planes le long d'une strie de grattage par manuportage
Dissémination par manuportage le long d’une strie de grattage

Verrues plantaires

Très fréquentes, situées sous la plante du pied. On distingue deux formes :

  • Myrmécie (HPV1) : verrue profonde, très douloureuse, se développant verticalement en profondeur
  • Verrue en mosaïque (HPV2) : plaques superficielles horizontales, moins douloureuses mais plus étendues
Verrues plantaires
Verrues plantaires

Papillomes verruqueux

Aspect filiforme ou en corne cutanée, se développant verticalement. Très fréquents sur le visage et le cou, ils se disséminent facilement lors du rasage.

Papillome verruqueux filiforme
Papillome verruqueux
Papillome verruqueux de la paupière
Papillome verruqueux de la paupière

Verrues génitales (condylomes)

Également appelées condylomes acuminés, elles constituent l’IST la plus répandue. Nécessitent une prise en charge spécifique incluant le dépistage du ou des partenaires. → Voir la page dédiée aux condylomes

Évolution naturelle des verrues

La majorité (80 %) des verrues guérissent spontanément en 2 à 4 ans. À deux ans, environ 65 % des verrues de l’adulte ont disparu. Environ 10 % sont dites rebelles et persistent au-delà.

Le traitement reste conseillé pour limiter la contagiosité, les douleurs (verrues plantaires), le risque de déformation unguéale et l’inflammation des tissus environnants.

Récidive d'une verrue du doigt en couronne après traitement
Récidive en couronne après traitement

⚠️ Aucune méthode de traitement ne permet l’éradication complète du virus HPV — ce qui explique la fréquence des récidives.

Verrue rebelle ou récidivante ? Obtenez un avis spécialisé sans délai :
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Diagnostic des verrues

Le diagnostic est le plus souvent clinique. Le dermatologue peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer une verrue d’un cor ou durillon, voire d’un mélanome achromique.

Les signes dermatoscopiques caractéristiques : vaisseaux entourés de blanc, vaisseaux monomorphes en points à distribution régulière sur fond chair, vaisseaux en épingles à cheveux dilatés et hypertrophiques.

Verrue vue au dermatoscope - vaisseaux en points caractéristiques
Verrue au dermatoscope

Consultez un médecin devant toute lésion cutanée nouvelle ou qui se modifie — tout n’est pas une verrue, et certaines lésions nécessitent une biopsie.

Traitement des verrues

Le traitement des verrues dépend du type, de la localisation et du nombre de lésions :

Traitement Principe / indication
Acide salicylique (kératolytiques) Application locale — 1re intention, en automédication
Cryothérapie à l’azote liquide Destruction par le froid — plusieurs séances nécessaires
Laser CO₂ Verrues résistantes, multiples ou péri-unguéales
Imiquimod (immunomodulateur) Principalement pour les condylomes génitaux
Exérèse chirurgicale Rarement en 1re intention — risque de cicatrice

Ces traitements peuvent être combinés. La récidive reste fréquente car aucun ne détruit le virus lui-même. → Voir l’article complet sur le traitement des verrues

Tableau récapitulatif — types de verrues

Type HPV en cause Localisation typique Évolution sans traitement
Verrues vulgaires HPV 2, 4 Mains, doigts, ongles 65 % régression spontanée à 2 ans
Verrues planes HPV 3, 10, 28 Visage, mains, jambes Régression spontanée 2–4 ans
Myrmécie (plantaire) HPV 1 Plante du pied (profonde) Régression spontanée 2–4 ans
Verrue en mosaïque HPV 2 Plante du pied (superficielle) Régression spontanée 2–4 ans
Papillome verruqueux HPV 2, 7 Visage, cou, paupières Régression possible — souvent persistant
Condylomes (génitaux) HPV 6, 11 Organes génitaux, périnée Traitement recommandé — IST

Pages spécialisées du cluster verrues

Types et localisations
Verrue plantaire — myrmécie, mosaïque, traitement
Verrues des mains et des doigts
Verrues du visage — nez, paupière, menton
Condylomes (verrues génitales) — IST, traitement, dépistage

Traitement et diagnostic différentiel
Traitement des verrues — guide complet
Cor et durillon — diagnostic différentiel
Dermatoscopie — comment ça marche ?
Mélanome achromique — ne pas confondre

Questions fréquentes sur les verrues

J’ai une lésion qui ressemble à une verrue sur un orteil — que faire ?

Consultez un médecin avant tout traitement. Certaines lésions (cor, durillon, mélanome achromique) peuvent être confondues avec une verrue et nécessitent une prise en charge différente. Le dermatologue peut utiliser la dermatoscopie pour trancher facilement.

Mes verrues reviennent toujours aux mêmes endroits. Que faire ?

Les récidives sont fréquentes car aucun traitement ne détruit complètement le virus HPV. Reconsultez votre dermatologue pour envisager une combinaison de traitements (cryothérapie, kératolytiques, laser). La prise en charge peut être longue mais des solutions existent.

Les verrues sont-elles contagieuses ?

Oui. Elles se transmettent par contact indirect (piscines, douches communes, partage de chaussures) ou par auto-contamination par grattage. Portez des claquettes dans les lieux collectifs, évitez de gratter vos verrues et prenez des précautions pour ne pas contaminer votre entourage.

Les verrues guérissent-elles seules ?

Dans la majorité des cas, oui. Environ 65 % disparaissent spontanément en 2 ans. Le traitement est cependant conseillé pour limiter la contagion, prévenir les douleurs et éviter les complications (déformation unguéale, extension).

Les verrues sont-elles dangereuses ?

Les verrues cutanées courantes sont bénignes. Certains HPV impliqués dans les condylomes génitaux sont associés au cancer du col de l’utérus. La vaccination HPV est recommandée et remboursée en France pour les jeunes de 11 à 19 ans.

Voir aussi :
Traitement des verrues |
Verrue plantaire |
Condylomes |
Cor et durillon |
Dermatoscopie |
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VARICELLE : le bouton de varicelle et calmer les démangeaisons

Varicelle : symptômes, durée, contagion et traitement

Cet article en vidéo

La varicelle est une maladie infectieuse très contagieuse due au virus Varicella-Zoster (VZV), un Herpesvirus. Elle touche 90% des enfants avant 10 ans et est généralement bénigne à cet âge. Chez l’adulte, la femme enceinte et les personnes immunodéprimées, elle peut être grave et nécessite une prise en charge spécialisée.

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Cause et contagion

Le virus Varicelle-Zona (VZV) appartient à la famille des Herpesviridae — comme le virus de l’herpès labial. Après la varicelle, il ne disparaît pas : il reste dormant dans les ganglions nerveux et peut se réveiller des décennies plus tard sous forme de zona.

Modes de transmission : voie respiratoire (gouttelettes) et contact direct avec les lésions cutanées. La varicelle se propage facilement dans les crèches et écoles — petites épidémies en hiver et au printemps.

💡 La contagiosité débute 1 à 2 jours avant l’apparition des boutons — avant même que l’enfant sache qu’il est malade. Elle se poursuit jusqu’à l’assèchement complet de toutes les lésions, soit environ 7 à 10 jours.

Les stades de la varicelle — comment évolue l’éruption ?

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 14–15 jours après contage Aucun signe visible Non
Prodromes J-1 à J-2 avant éruption Fièvre modérée, fatigue, maux de tête Oui
Macules / papules J1–J2 Boutons rouges et gonflés qui démangent, ressemblant à des piqûres Oui
Vésicules J2–J4 Cloques remplies de liquide clair posées « comme une goutte de rosée » sur fond rouge Oui — maximum
Croûtes J4–J7 Les vésicules se rompent et sèchent en croûtes brunes Non dès assèchement complet
Guérison J7–J10 Chute des croûtes — risque de cicatrices si grattage Non
vésicule varicelle goutte de rosée photo
Vésicule de varicelle — aspect en goutte de rosée sur fond rouge
boutons varicelle croûtes cloques photo
Boutons de varicelle — coexistence de croûtes et de cloques à différents stades

Complications selon le profil du patient

Profil Complication principale Conduite à tenir
Enfant sain < 12 ans Surinfection bactérienne (impétiginisation), cicatrices Soins locaux, antihistaminiques, surveiller
Adulte sain Pneumonie varicelleuse, formes sévères plus fréquentes Aciclovir oral discuté, surveillance rapprochée
Femme enceinte Pneumonie maternelle, varicelle congénitale (4 premiers mois), varicelle néonatale Urgence — hospitalisation en service spécialisé
Nouveau-né (mère varicelle J-5 à J+2) Varicelle néonatale grave (mortalité élevée sans traitement) Aciclovir IV 20 mg/kg/8h, 8–10 jours
Immunodéprimé Varicelle disséminée, encéphalite, pneumonie Aciclovir IV 15 mg/kg/8h, 8–10 jours
Nourrisson atopique Kaposi-Juliusberg (surinfection herpétique sur eczéma) Urgence pédiatrique

⚠️ Ne jamais donner d’aspirine ni d’ibuprofène lors d’une varicelle — risque de syndrome de Reye (aspirine) et de complications bactériennes sévères (ibuprofène). Paracétamol uniquement pour la fièvre.

Soigner la varicelle — traitement par âge

Enfant de 1 à 12 ans en bonne santé

  • Déscolarisation jusqu’à assèchement complet des lésions
  • Fièvre : paracétamol uniquement — jamais d’aspirine ni d’ibuprofène
  • Démangeaisons : antihistaminiques oraux prescrits par le médecin + bains apaisants (huile de bain type Avène Trixéra, Mustela Stelatopia, La Roche-Posay Lipikar)
  • Ongles : couper courts pour limiter les cicatrices de grattage
  • Soins locaux : laver les boutons à l’eau et au savon doux une fois par jour

Antiseptiques : lesquels utiliser et lesquels éviter ?

Produit Utilisation Recommandation
Chlorhexidine aqueuse 0,5% (Cetavlex, Diaseptyl) Désinfection des lésions ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Cétrimide crème (Cetavlon) Désinfection locale ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Benzalkonium (Mercryl, Mercrylspray) ❌ À éviter — irritant, risque allergique
Hexamidine (Hexaseptine) ❌ À éviter — irritant

⚠️ Impétiginisation des lésions (croûtes jaunes couleur miel, lésions qui s’étendent) : consultez un médecin sans tarder. Une antibiothérapie est nécessaire.

Nouveau-né, adulte, femme enceinte, immunodéprimé

Le médecin discutera la mise sous aciclovir (Zovirax®) selon un protocole précis :

  • Nouveau-né (varicelle maternelle J-5 à J+2) : aciclovir IV 20 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours
  • Adulte/enfant >12 ans, femme enceinte, immunodéprimé : aciclovir IV 15 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours — relais oral par valaciclovir selon évolution

Prévention — vaccination et immunoglobulines

Profil Prévention recommandée
Enfant <12 ans sans antécédent de varicelle Surveillance — pas de vaccination systématique en France (sauf cas particuliers)
Adolescent/adulte >12 ans sans antécédent Vaccination Varilrix® ou Varivax® dans les 3 jours suivant l’exposition — 2 doses à 8 semaines d’intervalle. Contraception efficace 1 mois après injection chez la femme en âge de procréer
Immunodéprimé ou femme enceinte sans immunité (IgG négatif) Immunoglobulines spécifiques Varitect® 1 mL/kg dans les 96h suivant le contage
Immunodéprimé ou femme enceinte avec immunité (IgG positif) Pas de traitement préventif nécessaire

Sources

Questions fréquentes sur la varicelle

Combien de temps dure la varicelle et quand n’est-elle plus contagieuse ?

La varicelle dure en général 7 à 10 jours. L’éruption commence par des boutons rouges qui se transforment en vésicules puis en croûtes. L’enfant n’est plus contagieux dès que toutes les lésions sont asséchées en croûtes — généralement au bout de 7 jours. Attention : la contagiosité commence 1 à 2 jours avant les premiers boutons, quand rien n’est encore visible.

La varicelle de l’adulte est-elle plus grave que chez l’enfant ?

Oui — la varicelle de l’adulte est significativement plus sévère. Les complications sont plus fréquentes : pneumonie varicelleuse (risque respiratoire grave), encéphalite, formes hémorragiques. La fièvre est plus élevée, l’éruption plus étendue et les cicatrices plus fréquentes. Un adulte qui n’a pas eu la varicelle étant enfant doit être surveillé médicalement dès les premiers symptômes.

Peut-on avoir la varicelle deux fois ?

C’est très rare — la primo-infection confère une immunité durable dans la quasi-totalité des cas. En revanche, le virus reste dormant dans les nerfs et peut se réactiver des années plus tard sous forme de zona — souvent après 50 ans ou lors d’une baisse d’immunité. Un zona n’est pas une « deuxième varicelle » mais une réactivation du même virus.

Comment éviter les cicatrices de varicelle ?

Le grattage est la principale cause de cicatrices et de surinfection. Pour limiter le risque : couper les ongles très courts (surtout chez les jeunes enfants), donner les antihistaminiques prescrits pour calmer les démangeaisons, proposer des bains avec huile apaisante, appliquer du talc officinal sur les lésions. Ne jamais arracher les croûtes — les laisser tomber naturellement. Si malgré tout des cicatrices persistent, un dermatologue peut évaluer les options de traitement.

Varicelle et grossesse — quels risques ?

La varicelle pendant la grossesse est une urgence médicale. Chez la mère, le risque de pneumonie grave est élevé. Pour le fœtus, une infection dans les 4 premiers mois peut provoquer des malformations rares mais sévères (syndrome de varicelle congénitale). Une varicelle dans les 5 jours avant ou 2 jours après l’accouchement expose le nouveau-né à une forme grave potentiellement mortelle. Toute femme enceinte exposée à la varicelle sans immunité connue doit consulter en urgence.

Voir aussi : Zona / Bouton de fièvre (herpès labial) / Impétigo / Eczéma


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TRAITEMENT VERRUE : comment enlever et soigner les verrues?

Traitement de verrue : comment enlever ou soigner une verrue ?

Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale (papillomavirus, HPV) qui régressent le plus souvent spontanément en quelques années — sans traitement. La décision de traiter dépend de la localisation, du nombre, de l’évolution et de la gêne occasionnée. Deux traitements font référence dans les études scientifiques : la cryothérapie à l’azote liquide et l’application d’acide salicylique, souvent associés.

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Sommaire :
Faut-il toujours traiter ? |
Cryothérapie (azote liquide) |
Acide salicylique |
Autres traitements médicaux |
Traitement sans ordonnance |
Traitements naturels |
Questions fréquentes

Faut-il toujours traiter une verrue ?

Non. Le traitement n’est pas systématique. Les verrues communes guérissent spontanément dans 65% des cas en 2 ans et dans 78% des cas en 3 ans chez l’enfant. Chez l’adulte, la régression spontanée est plus lente mais reste possible.

Le traitement est indiqué lorsque :

  • La verrue est douloureuse (verrue plantaire en zone d’appui)
  • Elle grossit ou se multiplie rapidement
  • Sa localisation est gênante (visage, zone visible)
  • Le patient est immunodéprimé (verrues souvent plus résistantes)
  • Elle est source de contagion pour l’entourage

Papillome verruqueux de la paupière — verrue du visage à traiter
Papillome verruqueux de la paupière : indication claire à traiter

Verrues plantaires multiples — indication à traiter
Nombreuses verrues plantaires : indication à traiter

💡 La diversité des traitements tentés pour les verrues est en elle-même révélatrice de la difficulté à les éliminer définitivement. Aucun traitement n’est efficace à 100% et les récidives sont fréquentes. L’association cryothérapie + acide salicylique reste le traitement de référence selon les études scientifiques.

📚 Efficacité comparée des traitements des verrues cutanées — méta-analyse Cochrane — PubMed

Cryothérapie à l’azote liquide

La cryothérapie par application d’azote liquide (-196°C) ou de neige carbonique (-79°C) consiste à congeler la verrue pour provoquer une brûlure du second degré avec formation d’une bulle emportant la partie superficielle infectée. L’objectif est de détruire progressivement les cellules infectées par le HPV.

Déroulement : le dermatologue décape d’abord les verrues épaisses (plantaires notamment) au bistouri pour en réduire le relief. L’azote est appliqué avec un coton-tige (trempé dans un gobelet à usage unique, jamais directement dans le container) ou au cryojet, pendant 5 à 30 secondes selon la taille — jusqu’à l’obtention d’un halo de givrage de 1 à 2 mm autour de la lésion.

Rythme : séances répétées toutes les 2 à 3 semaines.

Précautions particulières :

  • Verrues du visage — application prudente, risque de cicatrices sur peau fine
  • Verrues des doigts près des ongles — risque de dystrophie unguéale définitive si atteinte de la matrice
  • Enfants — traitement souvent difficile (douloureux) ; les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’efficacité sur le froid

Produits kératolytiques à l’acide salicylique

Les préparations concentrées à base d’acide salicylique (10 à 100%), associées ou non à de l’acide lactique, sont appliquées quotidiennement sur la verrue après grattage avec une lime à ongles en carton jetable (usage unique pour éviter la contagion).

Protocole :

  • Protéger la peau saine autour de la verrue avec du vernis incolore ou un sparadrap
  • Gratter légèrement la surface de la verrue avec la lime jetable
  • Appliquer le produit uniquement sur la verrue
  • Poursuivre jusqu’à disparition complète — réapparition des dermatoglyphes (empreintes digitales) sur les verrues des mains et pieds — soit 4 à 8 semaines en moyenne
  • En cas d’irritation ou de brûlure de la peau saine, interrompre 2 à 3 jours

D’autres produits kératolytiques peuvent compléter : crayon de nitrate d’argent, trétinoïne topique, acide trichloroacétique, acide glycolique.

Traitement d'une verrue du doigt avec un verrucide kératolytique
Application d’un verrucide sur une verrue du doigt

Autres traitements médicaux des verrues

Excision chirurgicale

Au bistouri, bistouri électrique ou curette, sous anesthésie locale. Geste souvent douloureux pendant et après, avec un délai de cicatrisation de plusieurs semaines et un taux de récidive élevé. Réservée aux verrues rebelles aux autres traitements.

Laser CO2

Deux techniques : la vaporisation (ablation avec marge de 5 mm de peau saine, sous anesthésie locale — efficace mais cicatrisation longue, 30% de récidives) et la création de puits dans la verrue pour améliorer la pénétration des kératolytiques (non douloureuse).

Laser vasculaire (laser à colorant pulsé)

Les verrues comportent une composante vasculaire visible sous forme de points noirs (vaisseaux thrombosés). Le laser vasculaire coagule ces vaisseaux et « asphyxie » la verrue. Résultats : disparition complète ou quasi-complète dans 85% des cas en 6 séances (espacées de 3 à 4 semaines, fluences 12–15 J/cm²). Récidives dans 8% des cas.

Laser Nd:YAG 1064 nm

Pénétration cutanée profonde. Présente moins de risque de séquelle pigmentaire sur peaux foncées (utilisé notamment dans l’épilation laser des peaux noires). Efficacité démontrée dans une revue de la littérature.

Micro-ondes

Les micro-ondes appliquées localement chauffent les tissus par excitation des molécules d’eau. Dans une étude portant sur 54 verrues récalcitrantes, 41 (76%) avaient disparu complètement après traitement. Le mécanisme proposé est une stimulation de la présentation d’antigènes HPV aux lymphocytes T CD8+, induisant une immunité anti-HPV locale.

Chimiothérapies locales (podophyllotoxine, 5-FU)

Application de substances cytotoxiques directement sur la verrue (podophyllotoxine, 5-fluoro-uracile). Prescrites et surveillées par le médecin.

Injections de bléomycine

Injection intralésionnelle d’une chimiothérapie (bléomycine) dans la verrue, réalisée avec précaution par un médecin en raison du risque de nécrose cutanée. Plus fréquemment utilisée pour les verrues plantaires rebelles. Une technique de diffusion par microaiguilles a récemment montré des résultats intéressants.

Traitement des verrues sans ordonnance

⚠️ Consultez un médecin avant tout autotraitement. Une verrue peut être confondue avec un durillon, un cor, ou — plus grave — un mélanome achromique. Le diagnostic médical est indispensable avant d’appliquer tout verrucide.

Sprays de cryothérapie (diméthyléther propane, -57°C) disponibles sans ordonnance en pharmacie. La température obtenue est nettement moins basse que l’azote liquide médical (-196°C), ce qui limite leur efficacité sur les verrues profondes ou épaisses.

Verrucides à base d’acide salicylique disponibles en pharmacie sans ordonnance (moins concentrés que les préparations médicales) :

  • Acide salicylique seul : Coricide le Diable, Pommade M.O. Cochon, Transvercid, Sanitos…
  • Acide salicylique + acide lactique : Duofilm, Kerafilm, Verrufilm…
  • Acide salicylique + acide lactique + thuya : Verrupan…

Ces produits sont plutôt réservés aux petites verrues superficielles. Ils peuvent être irritants — blanchiment de la zone traitée est normal, mais interrompre quelques jours en cas d’irritation importante de la peau saine.

Traitements naturels des verrues

Plusieurs remèdes traditionnels sont utilisés : sparadrap occlusif, suc de chélidoine (Chelidonium majus), lait de figue, suc de pissenlit. Leur efficacité n’est pas démontrée par des études rigoureuses mais leur innocuité est généralement bonne. Voir notre article sur le traitement naturel de la verrue.

Questions fréquentes sur le traitement des verrues

Combien de temps faut-il pour guérir une verrue ?
La durée varie selon la taille, la localisation et le traitement choisi. En moyenne : 4 à 8 semaines avec un verrucide quotidien pour les petites verrues superficielles ; plusieurs mois avec des séances de cryothérapie bimensuelles pour les verrues plantaires épaisses ou les verrues multiples. La patience est indispensable — l’arrêt prématuré du traitement est la principale cause d’échec.

La cryothérapie est-elle douloureuse ?
Oui, la cryothérapie est douloureuse pendant l’application et dans les heures suivantes (sensation de brûlure puis élancement). Chez l’enfant, c’est souvent difficile à réaliser. Les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’effet sur la douleur liée au froid. La cryothérapie peut être précédée d’une anesthésie locale par piqûre pour les verrues très douloureuses.

Une verrue peut-elle disparaître sans traitement ?
Oui, fréquemment. Chez l’enfant, 65% des verrues régressent spontanément en 2 ans et 78% en 3 ans. Chez l’adulte, la régression est plus lente. L’abstention thérapeutique est une option légitime pour les verrues asymptomatiques, non gênantes et peu nombreuses.

Pourquoi les verrues récidivent-elles après traitement ?
Parce que les traitements destruent la verrue visible mais ne neutralisent pas toujours le virus HPV qui peut persister dans les kératinocytes sains environnants ou dans la « racine » de la verrue. Une récidive ne signifie pas un échec du traitement — elle justifie simplement de reprendre le protocole. Les traitements immunostimulants (imiquimod, bléomycine, micro-ondes) visent précisément à renforcer l’immunité locale anti-HPV pour réduire les récidives.

Comment éviter de contaminer son entourage avec une verrue ?
Ne pas partager serviettes, chaussures ou accessoires de pédicurie. Porter des claquettes dans les vestiaires et piscines. Couvrir la verrue avec un pansement. Ne jamais utiliser la même lime à ongles pour la verrue et pour les ongles sains. Se laver les mains après avoir touché la verrue.

Les verrues génitales (condylomes) se traitent-elles différemment ?
Oui. Les condylomes sont dus à des HPV spécifiques (types 6, 11, 16, 18…) et sont transmis par voie sexuelle. Leur prise en charge inclut un bilan IST, un traitement par imiquimod, podophyllotoxine, cryothérapie ou laser, et une surveillance gynécologique ou urologique en cas de types oncogènes. Voir notre article sur les condylomes.

Références scientifiques


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SOIGNER ET SE DEBARRASSER DE L’HERPES : traitement de l’herpès

Comment soigner l’herpes


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HERPES
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Malgré l’importance de l’information sur l’herpès, sa contagiosité fait que l’herpes augmente encore dans la population. Le traitement de l’herpès fait partie des stratégies pour l’éliminer et essayer de s’en débarrasser. En effet, la mise au point d’un vaccin anti herpes reste hautement peu probable avant plusieurs années.

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Herpes de la lèvre chez l'enfant
Herpes de la lèvre chez l’enfant

Quel herpès soigner?

L’herpes est une maladie liée à l’infection par Herpes Simplex Virus 1 et 2 (HSV)

L’herpes buccal ou bouton de fievre est dû généralement à HSV1 et il fait généralement suite a une transmission du virus dans l’enfance

En cas d’herpes buccal, il faut éviter d’embrasser son ou ses partenaires et ses enfants (notamment en cas de dermatite atopique)

Soigner l'herpes de la lèvre
Soigner l’herpes labial ou bouton de fièvre

 

L’herpès génital, est du généralement dû à HSV2 et il est considéré comme une maladie sexuellement transmissible. En cas d’herpes genital, il faut informer son ou ses partenaires, consulter un médecin et eviter davoir des relations sexuelles génitales ou orales et attendre la guérison complète avant d’en envisager

herpes vaginal
Herpes génital

Comment soigner l’herpes

Soins d’hygiène de l’herpes

Sur le plan de l’hygiène locale, il faut garder les lésions propres et seches et eviter de les toucher avec les doigts car l’herpes peut se transmettre ailleurs sur le corps par manuportage
Sur le plan des traitements, on distingue le traitement de la primo infection de l’herpes, le traitement des récurrences de l’herpès et le traitement préventif de l’herpes


Traitement de la primo infection de l’herpes

Primo infection à l'herpes
Primo infection à l’herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l'herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l’herpes

Le traitement de la primo-infection de l’herpes, qu’il s’agisse d’un herpes buccal ou génital, est generalement effectué au moyen de medicaments antiviraux : Aciclovir et Valaciclovir

Lorsque la voie orale est impossible ou que la poussee de primoinfection d’herpes est trop importante, on peut recourir à des perfusions d’aciclovir.
L’evolution de la primoinfection d’herpes est generalement améliorée rapidement apres le debut du traitement de l’herpes par comprimes ou perfusions

Traitement de la recurrence d’herpes

Traitements prescrits par le médecin

Pour le traitement des recurrences d’herpes, on distingue l’herpes buccal de l’herpes genital

– herpes labial

Si les episodes d’herpes labial sont peu importants et peu genants, on recourt generalement a des cremes contenant des antiviraux (aciclovir creme (Zovirax®), ibacitabine (Cuterpès®), vidarabine phosphate (Vira-MP® gel) … ) à raison de plusieurs applications par jour
Les traitements oraux par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir sont le plus souvent reserves aux poussees importantes ou frequentes

 

Herpes labial au stade crouteux
Herpes labial au stade crouteux

Ensuite au stade de croute, on applique des pommades antibiotiques (Fucidine, Mupiderm… ) pour faire tomber les croutes et éviter leur surinfection par le staphylocoque

– herpes genital

Le traitement de l’herpes génital par voie orale (par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir) est le plus souvent reserve aux poussees importantes et genantes d’herpes genital, ou en cas de risque de contagion

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Soigner l’herpes AVEC UNE CREME sans ordonnance

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose.

En attendant votre rendez-vous chez le médecin et/ou le dermatologue et le diagnostic précis de votre herpès, vous pouvez tenter de soulager les récurrences de votre herpes de différentes manières et avec des produits disponibles sans ordonnance chez votre pharmacien ou dans une pharmacie sur Internet. Il faut être très prudent avant d’utiliser des crèmes et bien demander conseil à son pharmacien (risque d’allergie de peau, d’aggravation de sa maladie de peau, risque en cas de grossesse ou d’allaitement… )

Parmi ceux-ci on peut citer :

ACICLOVIR 5% crème, HERPESEDERMYL 5%, crème, HERPEVIR 5%, crème, KENDIX 5 POUR CENT, crème, REMEX 5%, crème (Aciclovir)

CONTRE-INDICATIONS
  • Antécédents d’hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol.
  • Application oculaire, intrabuccale ou intravaginale
EFFETS SECONDAIRES
  • Peu fréquent : des sensations de picotements ou de brûlures transitoires pouvant suivre l’application de la crème, sécheresse cutanée, prurit.
  • Rare : érythème, eczéma de contact.
  • Très rare : cas d’urticaire et d’œdème de Quincke

 

Traitement preventif de l’herpes : se débarrasser de l’herpès?

Il n’est pas possible de se débarrasser de l’herpes. Cependant, en cas de poussees frequentes d’herpes (plus de 6 poussees d’herpes par an), l’aciclovir ou le valaciclovir peuvent etre proposes par le medecin a titre preventif. Le traitement est reevalue en terme d’efficacite au bout de 6 mois.

Précautions à prendre en cas d’herpès

Herpes labial

Toujours prévenir son médecin qu’on a de l’herpès, notamment le dermatologue en cas de soins de peau (dermabrasion, injections dans les rides, laser de la peau, resurfaçage du visage… )

Eviter de contaminer les enfants en les embrassant si on a de l’herpes labial

On risque en cas de contamination d’enfants atteints d’eczema atopique car ils risquent une poussée profuse appelée syndrome de Kaposi Juliusberg

Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique
Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique

Herpes génital

Il faut toujours prévenir ses partenaires qu’on a eu de l’herpes car il est contagieux même en l’absence de symptomes

En cas d’herpes génital après un rapport non protégé, il faut faire un bilan de MST aupres de son médecin


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HERPES
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ROSEOLE : la roséole ou 6eme maladie

Roséole


La roséole désigne deux entités distinctes selon que l’on s’intéresse à l’adulte ou à l’enfant :
– chez l’adulte, il s’agit le plus souvent de la syphilis secondaire précoce (ou première floraison)
– chez l’enfant il s’agit de la roséole infantile ou 6eme maladie ou exanthème subit, dus à l’infection par un virus de la famille des herpes virus, HHV6
C’est la roséole infantile que nous allons développer :

Signes de la roseole de l’enfant

La roséole infantile survient généralement avant 4 ans, et le plus souvent avant deux ans
Incubation de la roséole : entre 5 et 15j.

La roséole survient en deux phases d’environ 4 jours chacunes :
– Fièvre soudaine et élevée (souvent supérieure à 39°C) +/- douleurs de gorge, paupières gonflées, irritabilité, adenopathies cervicales
– vers le 4eme jour, éruption de la roséole macules rosées sans prurit, débutant sur le visage et le tronc, puis s’étendant au reste du corps. La roséole est le plus souvent bénigne et guérit en quelques jours.

La consultation est indispensable si le bébé a moins de trois mois et en cas de fièvre elevée (40°C) ou mal tolérée

Complications possibles :

– Liées à la fièvre (syndrome hyperpyrétique et convulsions…).
– rares cas d’hépatites, de méningo-encéphalite et de thrombopénie (baisse des plaquettes)

Examens complémentaires diagnostiques

Symptomatique : traitement de la fièvre.

CINQUIEME MALADIE : le megalerytheme epidemique ou cinquieme maladie

Mégalérythème épidémique (5e maladie) : joues rouges, éruption et grossesse

joues rouges enfant fièvre mégalérythème épidémique 5e maladie photo
Joues rouges et fièvre chez l’enfant — mégalérythème épidémique

Le mégalérythème épidémique, aussi appelé cinquième maladie ou érythème infectieux, est une infection virale bénigne et très fréquente chez l’enfant. Son aspect caractéristique — joues rouges « soufflétées » — la rend facilement reconnaissable. Elle est due au Parvovirus B19 et passe souvent inaperçue. Mais chez la femme enceinte non immunisée, elle peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.

Éruption suspecte chez l’enfant ou contact avec une femme enceinte ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cause et contagion

Le mégalérythème épidémique est causé par le Parvovirus B19, un virus à ADN transmis par voie respiratoire (gouttelettes). Il circule surtout en hiver et au printemps, par petites épidémies dans les crèches et écoles primaires. Environ 60 à 70% des adultes sont immunisés suite à une infection passée, souvent méconnue.

💡 Particularité importante : l’enfant est contagieux avant l’apparition de l’éruption — pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et que le diagnostic est évident, il n’est déjà plus contagieux. L’éviction scolaire n’est donc pas justifiée une fois l’éruption installée.

Les stades de la maladie

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 7 à 14 jours Aucun signe Non
Phase prodromique Quelques jours Fièvre modérée, rhinite, maux de tête discrets Oui — maximum
Phase 1 — joues soufflétées J7–J14 Érythème rouge vif, chaud, bilatéral des joues — aspect de « gifle » ou « claque ». Respect du triangle nasolabial Non
Phase 2 — éruption en résille 1 à 4 jours après phase 1 Plaques roses réticulées en « guirlandes » sur les membres (faces d’extension), parfois tronc. Aspect en dentelle ou résille caractéristique Non
Régression 1 à 3 semaines L’éruption s’efface progressivement, peut réapparaître transitoirement à la chaleur ou après un bain Non
éruption réticulée guirlandes membres mégalérythème épidémique photo
Éruption réticulée en guirlandes du mégalérythème épidémique

Diagnostic différentiel — ne pas confondre avec…

Diagnostic Différence clé avec le mégalérythème
Varicelle Vésicules prurigineuses sur tout le corps — pas de plaques en résille ni de joues soufflétées
Rougeole Éruption morbilliforme débutant derrière les oreilles, toux, conjonctivite — signe de Koplik sur les muqueuses
Roséole (6e maladie) Fièvre très élevée puis éruption rose pâle sur le tronc après la fièvre — nourrisson de 6 à 24 mois
Scarlatine Angine + éruption en « peau de chagrin », langue framboisée — origine bactérienne (streptocoque)
Érythème solaire / coup de soleil Lié à l’exposition — pas d’éruption en résille ni de phase de joues soufflétées
Eczéma des joues Chronique, squameux, prurigineux — sans fièvre ni éruption en résille

Bilan biologique

Dans la plupart des cas, aucun bilan n’est nécessaire chez l’enfant sain. Le diagnostic est clinique. En cas de doute ou de terrain particulier, la biologie peut montrer :

  • Leucopénie (baisse des globules blancs), neutropénie, lymphopénie
  • Thrombopénie (baisse des plaquettes) — généralement modérée et transitoire
  • Sérologie Parvovirus B19 : IgM positives en phase aiguë, IgG pour vérifier l’immunité

Mégalérythème épidémique et grossesse — urgence à ne pas manquer

⚠️ Contact avec une femme enceinte non immunisée : signaler immédiatement. Le Parvovirus B19 peut traverser le placenta et infecter le fœtus, avec des risques graves selon le terme de la grossesse.

Les risques fœtaux dépendent du trimestre :

  • 1er trimestre — risque d’avortement spontané (fausse couche)
  • 2e trimestre (surtout entre 9 et 20 semaines) — risque d’anasarque fœtoplacentaire : accumulation de liquide dans les tissus fœtaux liée à une anémie fœtale sévère. Peut nécessiter une transfusion fœtale in utero
  • 3e trimestre — risque beaucoup plus faible

La démarche en cas de contact :

  1. Sérologie Parvovirus B19 en urgence chez la femme enceinte — si IgG positifs, elle est immunisée et le risque est nul
  2. Si IgG négatifs (non immunisée) : surveillance obstétricale rapprochée, échographies fœtales répétées pour détecter une anasarque
  3. Pas de traitement préventif disponible (pas de vaccin)

Mégalérythème chez l’adulte

Chez l’adulte, l’infection est souvent asymptomatique ou donne un tableau modéré. Elle peut cependant provoquer :

  • Arthralgies ou arthrites — douleurs articulaires des mains, poignets, genoux, souvent symétriques, pouvant durer plusieurs semaines
  • Éruption en résille similaire à l’enfant, parfois sans phase de joues soufflétées
  • Chez les personnes ayant une anémie hémolytique chronique (drépanocytose, thalassémie) : crise aplasique aiguë — urgence hématologique

Traitement

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le Parvovirus B19. Chez l’enfant sain, la maladie guérit spontanément en 1 à 3 semaines. Le traitement est symptomatique :

  • Paracétamol si fièvre ou douleurs
  • Pas d’éviction scolaire nécessaire une fois l’éruption apparue (l’enfant n’est plus contagieux)
  • Informer l’entourage des femmes enceintes non immunisées

Sources

Questions fréquentes sur le mégalérythème épidémique

Comment reconnaître le mégalérythème épidémique chez l’enfant ?

Le signe caractéristique est l’apparition soudaine de joues rouges vif, chaudes et bilatérales donnant l’impression que l’enfant vient de recevoir une gifle — d’où le surnom de « maladie des joues soufflétées ». Quelques jours plus tard, une éruption rose pâle en résille ou guirlandes apparaît sur les membres et parfois le tronc. L’ensemble régresse en 1 à 3 semaines. La fièvre, si présente, est modérée.

Le mégalérythème épidémique est-il contagieux quand les joues sont rouges ?

Non — c’est la particularité de cette maladie. La contagiosité est maximale avant l’éruption, pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et permettent de poser le diagnostic, l’enfant n’est déjà plus contagieux. Il n’y a donc aucune raison d’exclure l’enfant de l’école une fois l’éruption visible.

Mon enfant a le mégalérythème — dois-je prévenir les femmes enceintes de son entourage ?

Oui, c’est important. Les femmes enceintes non immunisées exposées au Parvovirus B19 doivent en être informées pour réaliser rapidement une sérologie. Si les IgG sont positifs (immunité ancienne), il n’y a aucun risque. Si les IgG sont négatifs, une surveillance obstétricale rapprochée est nécessaire, particulièrement entre 9 et 20 semaines de grossesse où le risque d’anasarque fœtale est le plus élevé.

Le mégalérythème peut-il revenir après guérison ?

L’éruption peut sembler réapparaître après exposition à la chaleur, un bain chaud ou une activité physique — pendant plusieurs semaines après la guérison apparente. Ce n’est pas une rechute mais une vasodilatation qui révèle temporairement les lésions résiduelles. Une fois guéri, l’enfant est immunisé à vie contre le Parvovirus B19.

Voir aussi : Varicelle / Zona / Impétigo / Bouton de fièvre


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HERPES VIRIDAE : les virus herpes viridae

Les Herpes viridae


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Les Herpes viridae ont pour particularité de loger dans les nerfs qui innervent le site d’innoculation, dy  » dormir  » et de se  » réveiller  » lors de certaines situations.

On distingue de nombreux types d’Herpes viridae. Nous nous intéressons aux types  » Virus Herpes Simplex  » et  » Virus Varicelle Zona  »

Les Virus Herpes Simplex

se transmettent par contact direct. Ils donnent l’herpes à proprement parler. Celui-ci peut siéger :

Autour de la bouche ( » bouton de fièvre « )

Au niveau ano-génital : l’herpes génital

Il est considéré comme une Maladie sexuellement Transmissible (MST). Il convient donc deffectuer un bilan de MST (examen complet, sérologies…).

Après la première contamination, pouvant passer inaperçue ou être au contraire douloureuse et donner un tableau dinfection profuse de la bouche ou de la zone génitale, ils peuvent récidiver (généralement lors d’une fatigue, dune exposition au soleil…) et sont souvent précédés de picotements.

Les Virus Zona Varicelle

Les virus Zona-Varicelle se transmettent par voie respiratoire. La première contamination, le plus souvent pendant lenfance donne la varicelle. Le virus  » dort  » ensuite dans les nerfs. Il peut récidiver en donnant un Zona, souvent très douloureux et grave au niveau des yeux. Voir la fiche sur le zona


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BOUTON DE FIEVRE OU HERPES LABIAL : soigner le bouton de fievre et le guérir

Bouton de fièvre (herpès labial) : symptômes, contagion et traitement

herpès labial enfant lèvre bouton de fièvre photo
Herpès de la lèvre chez l’enfant

Le bouton de fièvre est une récurrence de l’herpès labial, due au virus Herpes Simplex de type 1 (HSV-1). Très fréquent — environ 70 % des adultes français sont porteurs du virus — il se manifeste par des vésicules douloureuses sur le bord des lèvres, évoluant en croûtes en 8 à 10 jours. Il ne guérit pas définitivement mais se traite efficacement par antiviraux.

Récurrences fréquentes ou herpès atypique ?
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Sommaire :
Vidéo |
Qu’est-ce que le bouton de fièvre |
Transmission |
Primo-infection |
Stades d’évolution |
Facteurs déclenchants |
Quand consulter |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Cet article en vidéo

Qu’est-ce que le bouton de fièvre ?

Le bouton de fièvre est dû au virus HSV-1 (Herpes Simplex Virus type 1). En France, environ 70 % des adultes ont été en contact avec HSV-1 — mais seulement 30 % développent des symptômes (poussées). Une fois contracté dans l’enfance, le virus reste à vie dans les ganglions nerveux et peut se réactiver à tout moment.

Transmission — ce qu’il faut savoir

Mode de transmission Détail
Pendant les poussées Risque maximal tant que les lésions sont humides et suintantes (vésicules). Transmission par baiser, couverts partagés, serviettes.
Sans symptôme visible Le portage asymptomatique permet la transmission par la salive (baiser, pratiques oro-génitales). HSV-1 est responsable d’environ 20 % des cas d’herpès génital.
Auto-contamination Se lécher les doigts ou gratter les lésions peut provoquer un herpès cutané (narine, pourtour du nez), une conjonctivite herpétique ou d’autres localisations.

⚠️ Enfants atopiques : ne jamais embrasser un enfant atteint d’eczéma atopique si vous avez un bouton de fièvre — risque de syndrome de Kaposi-Juliusberg, urgence dermatologique pédiatrique.

Primo-infection herpétique

La primo-infection (premier contact avec HSV-1) est asymptomatique dans 90 % des cas et survient habituellement dans l’enfance. Quand elle est symptomatique, elle provoque une gingivostomatite herpétique :

Caractéristique Détail
Symptômes Inflammation diffuse de la bouche — rougeurs, érosions, parfois hémorragies. Fièvre à 39°C, ganglions cervicaux.
Incubation 2 à 12 jours
Évolution Guérison en 10 à 15 jours
Risque chez le nourrisson Refus d’alimentation → déshydratation pouvant nécessiter une hospitalisation
primo-infection herpétique enfant gingivostomatite photo
Primo-infection herpétique chez l’enfant
lésions gencives lèvres primo-infection herpès photo
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo-infection

Évolution du bouton de fièvre — stades

Stade Durée Aspect Contagiosité
Prodrome 12–24 h avant Picotements, brûlures, démangeaisons sur le bord de la lèvre Déjà contagieux
Vésicules J1–J3 Rougeur gonflée puis vésicules groupées en bouquet remplies de liquide clair Maximum — éviter tout contact
Érosion J3–J5 Vésicules qui se rompent, plaie à vif douloureuse Élevée
Croûtes J5–J10 Croûtes jaunâtres sur le bord de la lèvre Faible mais possible
Cicatrisation J8–J10 Guérison sans cicatrice Nulle
Herpès labial — stade vésiculaire
herpès labial lèvre photo bouton fièvre
Herpès labial
herpès labial stade crouteux lèvre photo
Herpès labial au stade crouteux

Facteurs déclenchants des récurrences

Catégorie Facteurs
Immunodépression Fatigue, maladie infectieuse, fièvre, prise de cortisone, immunosuppresseurs, VIH
Facteurs physiques Exposition solaire, froid intense, traumatisme local (chirurgie, acte esthétique, laser, dermabrasion, injections)
Facteurs hormonaux Règles, grossesse
Facteurs psychologiques Stress, anxiété, dépression, chocs émotionnels
Autres Rapports sexuels, alimentation déséquilibrée

Quand consulter un médecin ?

⚠️ Consultez en urgence ophtalmologique si vous suspectez une conjonctivite herpétique — œil rouge, douloureux, sensible à la lumière après un bouton de fièvre. Le virus herpès peut provoquer une kératite pouvant menacer la vision.

Situation Conduite à tenir
Bouton de fièvre ne guérissant pas en 1 à 2 semaines Consultation médicale
Fièvre ou symptômes très intenses Consultation médicale
Récurrences fréquentes (> 6 par an) Consultation — traitement préventif à discuter
Déficit immunitaire connu ou immunosuppresseurs Consultation — traitement antiviral oral indiqué
Herpès chez un nourrisson ou un enfant atopique Consultation urgente — risque de Kaposi-Juliusberg
Œil rouge, douloureux, photophobie Urgence ophtalmologique

Traitement du bouton de fièvre

Traitements locaux (sans ordonnance)

Les crèmes antivirales à base d’aciclovir 5 % sont disponibles sans ordonnance. Efficaces si appliquées dès les premiers symptômes (stade prodromique — picotements), avant l’apparition des vésicules.

Information Détail
Noms commerciaux Aciclovir 5 % crème, Herpesedermyl 5 %, Herpevir 5 %, Kendix 5 %, Remex 5 %
Posologie 4 à 6 applications par jour pendant 5 jours
Contre-indications Hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol — ne pas appliquer sur les yeux, dans la bouche ou sur les muqueuses génitales
Effets secondaires Picotements transitoires, sécheresse cutanée, prurit — rarement érythème ou eczéma de contact

💡 Conseil : demandez toujours conseil au pharmacien avant utilisation — risque d’allergie, contre-indications pendant la grossesse ou l’allaitement.

Traitements oraux (sur ordonnance)

Médicament Indication Remarque
Aciclovir comprimés Poussées importantes ou immunodépression 5 prises/j pendant 5 jours
Valaciclovir (Zelitrex®) Poussées importantes — meilleure biodisponibilité 2 prises/j — plus pratique

Traitement préventif

En cas de récurrences fréquentes (> 6 poussées par an), un traitement préventif continu par aciclovir ou valaciclovir peut être proposé (une seule prise par jour). Réévaluation à 6 mois.

Plus de 6 boutons de fièvre par an ?
Un traitement préventif continu existe et est très efficace. Une téléconsultation suffit pour obtenir une ordonnance et un suivi adapté.
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Pages spécialisées du cluster herpès

Herpès — formes et localisations
Herpès — page générale HSV-1 et HSV-2
Herpès génital (HSV-2) — symptômes, traitement, prévention
Aciclovir — crème et comprimés, mode d’emploi
Valaciclovir (Zelitrex®) — guide d’utilisation

Maladies virales cutanées associées
Zona — réactivation VZV, traitement, vaccin
Verrues — HPV, traitements
Eczéma atopique de l’enfant
Téléconsultation dermatologue

Sources

Questions fréquentes sur le bouton de fièvre

Le bouton de fièvre est-il contagieux même sans lésion visible ?

Oui. Le virus HSV-1 peut être transmis par la salive même en l’absence de bouton visible — c’est le portage asymptomatique. Le risque est cependant nettement plus élevé pendant les poussées, notamment au stade vésiculaire. Évitez les baisers et le partage de couverts pendant toute la durée de la poussée.

Comment stopper un bouton de fièvre au stade des picotements ?

C’est le moment le plus efficace pour agir. Dès les premiers picotements ou brûlures sur le bord de la lèvre, appliquez immédiatement une crème antivirale à l’aciclovir 5 % (disponible sans ordonnance). Appliquée à ce stade prodromique, elle peut réduire significativement la durée et l’intensité de la poussée, voire l’empêcher de se développer complètement. Évitez de toucher la zone et de vous frotter les yeux.

Combien de temps dure un bouton de fièvre ?

Sans traitement, 8 à 10 jours : 1 à 3 jours de vésicules, puis érosion, puis croûtes, puis guérison sans cicatrice. Avec un traitement antiviral débuté précocement (dès les picotements), la durée peut être réduite à 5 à 7 jours.

Peut-on prévenir les récurrences de boutons de fièvre ?

Partiellement. Il est recommandé d’identifier et de limiter ses facteurs déclenchants personnels (soleil, stress, fatigue). Une crème solaire sur les lèvres en cas d’exposition est utile. En cas de récurrences très fréquentes (> 6 par an), un traitement antiviral préventif continu par valaciclovir peut être discuté avec un médecin.

Le bouton de fièvre peut-il se propager aux yeux ?

Oui — c’est une complication sérieuse mais évitable. En se touchant le bouton puis en se frottant les yeux (auto-contamination), le virus peut provoquer une kératite ou conjonctivite herpétique pouvant menacer la vision. Symptômes : œil rouge, douloureux, larmoiement, sensibilité à la lumière. Consultez en urgence ophtalmologique si ces symptômes apparaissent pendant ou après une poussée.

Voir aussi :
Herpès HSV-1/HSV-2 |
Herpès génital |
Aciclovir |
Valaciclovir (Zelitrex®) |
Zona |
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Acro keratose verruciforme

Acrokeratose verruciforme

L’acro keratose verruciforme est caractérisée par des lésions comme des verrues sur la face dorsale des mains et des doigts.

L’acrokératose verruciforme de Hopf a été décrite en 1931 comme une maladie de transmission autosomique dominante, cependant, des lésions verruqueuses pratiquement identiques peuvent se voir chez 70% des patients atteints de maladie de Darier et pour certains, elle constituerait  constitue une forme de la maladie de Darier.

Signes de la maladie

Petites plaques planes, à surface verruqueuse, de couleur chair ou discrètement marron, parfois difficiles à voir, mieux perceptibles au toucher, comme des verrues planes sur la face dorsale des mains, des doigts et des pieds, plus rarement les avant-bras, les jambes, les coudes et les genoux.

Traitement

Abstention

Pas de traitement de référence : cryothérapie à l’azote liquide, excision superficielle, electrocoagulation, laser CO2