BOUTONS QUI GRATTENT SUR LE PUBIS : démangeaisons et boutons du pubis

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Dernière mise à jour : 14 avril 2026


Boutons qui grattent sur le pubis : comment orienter le diagnostic ?

Des lésions pubiques qui évoluent ou qui inquiètent ?
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Le pubis est une zone que les patients hésitent souvent à montrer, et dont ils parlent encore moins spontanément. Pourtant, les affections cutanées pubiques sont fréquentes — et leur diversité diagnostique est réelle. Un bouton qui gratte sur le pubis peut relever d’une simple irritation mécanique, d’une dermatose inflammatoire chronique, d’une infection bactérienne ou fongique, ou d’une infection sexuellement transmissible qui ne doit pas passer inaperçue.

Cet article ne remplace pas une consultation médicale — certaines de ces affections nécessitent un examen clinique direct et des prélèvements. Mais il peut vous aider à comprendre les caractéristiques de vos lésions, à les décrire avec précision à votre médecin, et à identifier les situations qui méritent une consultation rapide.

Sommaire

Le pubis : une zone cutanée à part entière

La région pubique présente plusieurs caractéristiques anatomiques qui la rendent particulièrement susceptible aux affections cutanées.

Follicules pilo-sébacés denses. La pilosité pubienne implique une forte concentration de follicules, qui sont autant de portes d’entrée potentielles pour les bactéries et les virus. Chaque follicule est un micro-canal qui traverse la barrière cutanée — et donc un point de vulnérabilité.

Zone de frottement et d’occlusion. L’élastique du sous-vêtement, la friction des vêtements, la chaleur et l’humidité créent un microenvironnement propice aux infections fongiques, aux folliculites et aux dermatites de contact. La macération aggrave toute dermatose préexistante.

Peau fine et sensible. La peau pubique réagit facilement aux irritants (rasage, crèmes dépilatoires, lingettes parfumées) et aux allergènes (nickel du bouton de jean, latex, conservateurs des lubrifiants).

Proximité avec les muqueuses génitales. Certaines affections qui débutent sur les muqueuses — herpès, condylomes, syphilis — peuvent s’étendre à la peau pubienne adjacente, et inversement.

Épilation et risque infectieux
L’épilation pubienne — rasage, cire, laser — est l’un des principaux facteurs favorisants des folliculites et des furoncles du pubis. La destruction de la barrière folliculaire et les micro-traumatismes facilitent la pénétration de Staphylococcus aureus. Ce constat éclaire certaines situations cliniques — la persistance ou l’extension des lésions au-delà de 10 jours après une épilation doivent conduire à une consultation.

Lire ses lésions : quelques repères sémiologiques utiles

Avant toute chose, la nature de la lésion élémentaire oriente fortement le diagnostic. Il est utile de savoir distinguer ces différents types :

Lésion élémentaire Description Ce qu’elle évoque en priorité
Papule Surélévation solide < 1 cm, sans liquide Molluscum contagiosum, condylome, lichen plan, psoriasis
Vésicule Petite élévation à contenu liquidien clair < 5 mm Herpès génital (bouquet de vésicules), zona, dyshidrose
Pustule Élévation à contenu purulent jaune-blanc Folliculite bactérienne, impétigo, psoriasis pustuleux
Plaque érythémateuse Surface rouge étendue, plane ou légèrement surélevée Dermatite atopique, psoriasis, tinea, intertrigo
Nodule Élévation solide > 1 cm, souvent profonde Nodule scabieux, furoncle, condylome géant, kyste épidermoïde
Érosion / ulcération Perte de substance superficielle ou profonde Herpès (érosions post-vésiculeuses), syphilis primaire (chancre), chancre mou
Squame Lamelle de kératine se détachant de la surface Psoriasis, dermatophytie, pityriasis rosé de Gibert

Deux questions simples à se poser
1. Y a-t-il d’autres lésions ailleurs sur le corps ? La gale, le pityriasis rosé de Gibert, la syphilis secondaire et la dermatite atopique ne se limitent jamais au seul pubis. D’autres localisations simultanées orientent fortement le diagnostic.

2. La démangeaison est-elle nocturne ? Un prurit à prédominance nocturne, souvent accompagné d’autres personnes du foyer atteintes, est quasi-pathognomonique de la gale jusqu’à preuve du contraire.

Tableau différentiel des principales causes

Diagnostic Aspect clinique Prurit Contexte évocateur Signe clé
Folliculite bactérienne Pustules centrées sur un poil, fond érythémateux Modéré Post-épilation, sport, transpiration Lésions centrées sur le follicule — poil visible
Gale Papules et nodules rouges, excoriations Intense, nocturne Entourage symptomatique, retour de voyage Sillons scabieux aux poignets, espaces interdigitaux
Molluscum contagiosum Papules nacrées ombiliquées 2–5 mm Absent à modéré Enfant, adulte jeune, contact sexuel Ombilication centrale caractéristique
Condylomes (HPV) Papules rosées, verrucueuses ou lisses, coalescentes Nul à modéré Contact sexuel — incubation 3 semaines à 8 mois Surface kératosique ou muqueuse lisse selon le type viral
Herpès génital Vésicules en bouquet → érosions douloureuses Brûlure, douleur vive Antécédent de primo-infection, partenaire symptomatique Bouquet de vésicules sur fond érythémateux
Eczéma de contact Plaques rouge-suintantes puis lichénifiées Intense Nickel (bouton de jean), latex, conservateurs Topographie correspondant à l’allergène
Dermatite atopique Plaques sèches érythémateuses, lichénification Intense, chronique Antécédents atopiques familiaux, terrain de terrain Autres localisations (plis, visage)
Psoriasis inversé Plaques érythémateuses peu squameuses, bords nets Variable Antécédents de psoriasis en plaques, terrain familial Bords nets, peu de squames en zone de frottement
Tinea (dermatophytie) Plaque annulaire à bord actif centrifuge, centre plus clair Modéré Sportif, contact animal, macération Bord actif périphérique avec collerette squameuse
Morpions (pédiculose pubienne) Macules bleutées (taches de Delbet), excoriations Intense, nocturne Contact sexuel, literie partagée Lentes et parasites visibles à la loupe sur les poils
Pityriasis rosé de Gibert Médaillon initial oval à collerette, puis efflorescence Modéré à absent Adulte jeune, printemps-automne Médaillon précédant les lésions secondaires de 1 à 2 semaines
Urticaire Plaques œdémateuses rosées, fugaces (< 24 h) Très intense Allergie médicamenteuse, alimentaire, physique Disparition et réapparition en moins de 24 heures
Syphilis primaire Ulcération indolore, bord régulier, base indurée Absent Rapport sexuel à risque récent, adénopathie inguinale indolore Absence de douleur — signe qui fait méconnaître le diagnostic

Les IST à ne pas manquer

Parmi toutes les causes de lésions pubiques, les infections sexuellement transmissibles méritent une attention particulière — non parce qu’elles sont les plus fréquentes, mais parce qu’elles ont des implications au-delà de la lésion cutanée : traitement du partenaire, dépistage d’autres IST et suivi sérologique.

Herpès génital (HSV-2, parfois HSV-1)

L’herpès génital se manifeste par un bouquet de vésicules douloureuses sur fond érythémateux, qui évoluent en 3 à 5 jours vers des érosions puis des croûtes. La primo-infection est souvent plus sévère — avec fièvre, adénopathies inguinales et douleurs intenses. Les récurrences sont généralement moins symptomatiques mais persistent à vie, le virus se mettant en latence dans les ganglions nerveux sensitifs. Le diagnostic est confirmé par PCR sur le liquide vésiculaire. Le traitement antiviral (valaciclovir) réduit la durée des poussées et, à dose suppressrice quotidienne, diminue le risque de transmission au partenaire. Voir notre article sur l’herpès génital.

Condylomes acuminés (HPV 6 et 11)

Les condylomes sont des verrues génitales dues aux papillomavirus humains. Leur aspect est variable : excroissances molles en chou-fleur (condylomes acuminés classiques), papules lisses kératosiques (condylomes plans), ou taches légèrement surélevées de couleur chair ou rosée. Ils peuvent atteindre le pubis, la verge, la vulve, la région anale et les muqueuses. Le traitement local (imiquimod, podophyllotoxine, acide trichloracétique) ou chirurgical (laser, cryothérapie, électrocoagulation) élimine les lésions visibles sans éradiquer le virus. La vaccination anti-HPV (Gardasil 9®) prévient l’infection par les sérotypes les plus oncogènes et est recommandée jusqu’à 26 ans. Voir notre article sur les condylomes et HPV.

Syphilis primaire — le chancre à ne jamais négliger

Le chancre syphilitique est une ulcération indolore, à bord régulier et base indurée, unique dans la forme typique. Sa localisation pubienne est possible, bien que les muqueuses génitales et anales soient plus souvent concernées. L’absence de douleur est précisément ce qui le fait négliger — et retarde le diagnostic. Une adénopathie inguinale unilatérale indolore l’accompagne souvent. La sérologie syphilitique (TPHA-VDRL) est l’examen clé. Le chancre guérit spontanément en 3 à 6 semaines, créant une fausse impression de guérison alors que la syphilis évolue vers ses stades secondaire puis tertiaire. Le traitement par benzathine-benzylpénicilline (Extencilline®) est très efficace s’il est initié précocement. Voir notre article complet sur la syphilis.

⚠ Toute ulcération génitale impose une sérologie syphilitique
Le chancre guérit spontanément en 3 à 6 semaines — ce qui crée une fausse impression de guérison alors que l’infection progresse. Toute ulcération génitale, même minime et non douloureuse, passée ou présente, doit conduire à un TPHA-VDRL et à un bilan IST complet.

Dermatoses inflammatoires et infectieuses non sexuelles

Gale — le diagnostic à ne jamais oublier

La gale pubique (nodules scabieux génitaux) est souvent négligée ou attribuée à tort à une IST. Les nodules scabieux du pénis et du scrotum sont quasi-pathognomoniques — leur présence associée à un prurit nocturne généralisé et à d’autres localisations (poignets, espaces interdigitaux) est très évocatrice. Le traitement doit simultanément traiter tous les membres du foyer et désinfecter le linge à 60°C. Voir l’article complet sur la gale et nos articles sur les boutons et sillons de la gale et la transmission de la gale.

Molluscum contagiosum

Petites papules nacrées ombiliquées de 2 à 5 mm, dues au poxvirus. Chez l’adulte, leur localisation pubienne et génitale évoque une transmission sexuelle. Chez l’enfant, ils sont diffus et souvent associés à une dermatite atopique. La régression est spontanée en 6 à 18 mois, mais le traitement (curetage, cryothérapie, hydroxyde de potassium) accélère la guérison et limite la dissémination. Voir notre article sur les molluscum contagiosum.

Dermatophytie inguino-crurale (Tinea cruris)

La mycose inguinale à dermatophytes — souvent Trichophyton rubrum ou Epidermophyton floccosum — se présente comme une plaque érythémateuse à bord actif et progression centrifuge. Elle démarre typiquement dans les plis inguinaux et peut s’étendre au pubis. Elle est souvent associée à une mycose des pieds chez la même personne, le pied étant le réservoir habituel. Le traitement antifongique topique (terbinafine, azolés) est efficace en 2 à 4 semaines. Voir notre article sur les mycoses cutanées.

Eczéma de contact au bouton de jean (allergie au nickel)

L’eczéma au nickel est l’une des dermatites de contact les plus fréquentes. La topographie est caractéristique : plaques érythémateuses et vésiculeuses localisées exactement sous le bouton de jean. Le diagnostic est confirmé par patch-tests. Le traitement associe l’éviction de l’allergène (bouton non nickelé ou vernis protecteur) et un dermocorticoïde topique. Voir nos articles sur l’eczéma de contact allergique et l’allergie au nickel.

Dermatite atopique

La dermatite atopique peut donner des plaques sèches, rugueuses et érythémateuses sur le pubis. Elle touche surtout les enfants et jeunes adultes dans le contexte d’un terrain atopique (asthme, rhinite allergique). D’autres localisations (plis des coudes, creux poplités, visage) sont habituellement présentes et orientent le diagnostic. Voir notre article sur la dermatite atopique.

Psoriasis inversé

Le psoriasis des plis et du pubis se distingue du psoriasis en plaques classique par l’absence ou la rareté des squames (éliminées par la friction) et par des bords très nets. Les plaques sont érythémateuses, brillantes, bien limitées. La recherche d’autres localisations (scalp, coudes, genoux, ongles) et d’antécédents familiaux aide au diagnostic. Appliquer un dermocorticoïde seul sur ce qui est en réalité une mycose est l’une des erreurs les plus fréquentes — un prélèvement mycologique tranche rapidement. Voir notre article sur le psoriasis.

Pityriasis rosé de Gibert

Le pityriasis rosé de Gibert débute souvent par un médaillon oval initial sur le tronc ou le pubis, suivi 1 à 2 semaines plus tard d’une efflorescence de lésions secondaires suivant les lignes de clivage cutané. Le prurit est modéré. La résolution est spontanée en 6 à 10 semaines. Voir notre article sur le pityriasis rosé de Gibert.

Impétigo

L’impétigo peut affecter le pubis, surtout chez l’enfant. Il se manifeste par des vésicules fragiles qui s’érodent rapidement, laissant des croûtes mielleuses jaune dorée caractéristiques. L’agent causal est Staphylococcus aureus, parfois associé au streptocoque du groupe A. La mupirocine topique est efficace pour les formes localisées. Voir notre article sur l’impétigo.

Urticaire

L’urticaire pubienne se présente comme des plaques érythémateuses et œdémateuses, mobiles et fugaces — disparaissant et réapparaissant en moins de 24 heures. Son caractère très mobile et sa résolution rapide la distinguent des autres dermatoses. La cause peut être médicamenteuse, alimentaire, physique ou idiopathique. Voir notre article sur l’urticaire.

Morpions (pédiculose pubienne)

Les morpions (Pthirus pubis) sont des poux spécifiques de la pilosité pubienne, transmis essentiellement par contact sexuel. Ils provoquent un prurit intense, surtout nocturne. Les lentes et parfois les parasites adultes sont visibles à la loupe sur les poils. Des macules bleutées (taches de Delbet) peuvent apparaître aux points de piqûre. Le traitement repose sur les insecticides topiques (perméthrine, malathion) appliqués sur toute la pilosité corporelle, renouvelés à J7–J10.

Folliculite et furoncle du pubis

La folliculite est une infection superficielle du follicule pileux, se manifestant par de petites pustules centrées sur un poil. Elle est favorisée par l’épilation, la transpiration et le frottement. Le furoncle est une atteinte plus profonde et douloureuse du follicule. Le traitement associe des soins antiseptiques locaux, parfois une antibiothérapie topique (acide fusidique) ou orale selon l’étendue. La récidive fréquente doit faire rechercher un portage nasal de Staphylococcus aureus.

Signes d’alerte qui imposent une consultation rapide

⚠ Consultez dans les 48 heures si vous présentez :

  • Ulcération indolore — même petite et passagère — syphilis primaire à exclure en priorité
  • Vésicules douloureuses en bouquet avec fièvre et adénopathies inguinales — primo-infection herpétique
  • Prurit nocturne intense généralisé avec d’autres personnes du foyer atteintes — gale
  • Lésion rouge chaude, douloureuse, s’étendant rapidement avec fièvre — dermo-hypodermite bactérienne (urgence)
  • Lésion pigmentée asymétrique qui change — mélanome génital (rare mais grave)
  • Tout symptôme pubique dans un contexte de rapport sexuel à risque récent — bilan IST complet

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Quel bilan le médecin propose-t-il ?

Le bilan dépend entièrement du contexte clinique. Voici ce qui peut être demandé selon l’orientation diagnostique :

Suspicion diagnostique Examens orientés Délai de résultat
IST — bilan complet Sérologie syphilis (TPHA-VDRL), VIH, hépatites B et C, PCR gonocoque/chlamydia 24 à 72 h
Herpès génital PCR HSV sur liquide vésiculaire — sérologie HSV-1/HSV-2 IgG 24 à 48 h pour la PCR
Mycose cutanée Prélèvement mycologique (squames + poil) — examen direct et culture 2 à 4 semaines pour la culture
Infection bactérienne Prélèvement bactériologique + antibiogramme 48 à 72 h
Eczéma de contact Patch-tests (batterie standard européenne + cosmétiques personnels) Lecture à J2 et J4
Gale confirmée ou évoquée Dermoscopie (mise en évidence du sarcopte) — prélèvement par grattage si doute persistant Immédiat si dermoscopie disponible
Lésion pigmentée atypique Dermoscopie + biopsie-exérèse si suspicion de mélanome 10 à 15 jours pour l’histologie

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Questions fréquentes

Des boutons pubiques après l’épilation sont-ils toujours des folliculites ?

La folliculite post-épilation est la cause la plus fréquente — mais pas la seule. Un herpès génital peut coïncider avec une épilation récente (la micro-lésion cutanée facilitant la primo-infection), et des condylomes peuvent initialement ressembler à des folliculites. La persistance des lésions au-delà de 10 jours après l’épilation, leur caractère douloureux ou leur augmentation en nombre justifient une consultation.

Comment distinguer une mycose inguinale d’un psoriasis des plis ?

Le bord actif centrifuge avec fine collerette squameuse et la progression avec centre plus clair sont évocateurs de dermatophytie. Le psoriasis inversé a des bords très nets mais peu de squames, et s’accompagne souvent d’autres localisations psoriasiques (scalp, ongles). En cas de doute, un prélèvement mycologique tranche rapidement — et évite d’appliquer un dermocorticoïde seul sur une mycose, ce qui l’aggraverait.

Peut-on avoir un herpès génital sans jamais avoir eu de rapport sexuel ?

Techniquement oui — HSV-1, responsable de l’herpès labial, peut se transmettre aux organes génitaux par contact oro-génital. L’herpès génital à HSV-1 est en augmentation dans les pays occidentaux du fait des pratiques oro-génitales. De plus, une primo-infection à HSV-2 peut rester asymptomatique pendant des mois ou des années avant de se manifester. La découverte d’un herpès génital n’implique pas nécessairement une infidélité récente.

La gale pubienne peut-elle se transmettre sans contact sexuel ?

Oui — contrairement aux morpions, la gale se transmet avant tout par contact cutané direct et prolongé, et peut se propager au sein d’un foyer sans contact sexuel (literie, vêtements partagés, contact parent-enfant lors des soins). Le traitement doit systématiquement englober tous les membres du foyer et les contacts proches, qu’ils soient ou non symptomatiques.

Une lésion pubienne qui guérit seule doit-elle quand même être consultée ?

Oui, si elle ressemble à un chancre — c’est-à-dire une ulcération indolore qui guérit spontanément en quelques semaines. Le chancre syphilitique guérit seul en 3 à 6 semaines, laissant croire à une guérison complète, alors que la syphilis évolue vers ses stades secondaire puis tertiaire. Une sérologie syphilitique doit être demandée face à toute ulcération génitale, même ancienne et cicatrisée.

Peut-on faire un bilan IST en téléconsultation ?

Oui. Le médecin peut prescrire l’ensemble du bilan IST (sérologies, PCR) en téléconsultation, sans examen physique préalable dans la majorité des situations. Les prélèvements sont réalisés en laboratoire de biologie médicale sur ordonnance. Certains laboratoires proposent désormais des autoprélèvements génitaux pour le dépistage du gonocoque et de Chlamydia trachomatis.

Voir aussi :
Syphilis
Herpès génital
Gale
Condylomes (HPV)
Morpions
Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Références scientifiques (PubMed)

  • Workowski KA, Bachmann LH, Chan PA, et al. Sexually Transmitted Infections Treatment Guidelines, 2021. MMWR Recomm Rep. 2021;70(4):1–187. PMID 34292926
  • Salavastru CM, Chosidow O, Boffa MJ, et al. European guideline for the management of scabies. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(8):1248–1253. PMID 28639722
  • Bhatt S et al. European guideline for the management of pediculosis pubis. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(9):1425–1428. PMID 28714128
  • Leeyaphan C, Jiamton S, Mungthin M, et al. Prevalence and risk factors for tinea cruris and tinea pedis in Southeast Asian soldiers. Indian J Dermatol. 2013;58(3):211. PMID 23723471
  • Tzellos T, Kyrgidis A, Mocellin S, et al. Interventions for Behçet’s disease affecting the mouth (oral ulcers). Cochrane Database Syst Rev. 2019 — pour le diagnostic différentiel des ulcérations génitales. Guidelines JEADV

Mis à jour le 26 mars 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue


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Auteur/autrice : Dermatologue Téléconsultation

Dr Ludovic Rousseau — Dermatologue & Vénérologue Docteur en médecine depuis 1999, le Dr Ludovic Rousseau est spécialiste en Dermatologie et Vénéréologie (Diplôme d'État de Spécialiste, thèse soutenue avec la mention Très Honorable). Depuis plus de 25 ans, il exerce avec la conviction que chaque patient mérite une prise en charge claire, bienveillante et fondée sur les données actuelles de la science. Auteur et fondateur de Dermatonet.com depuis 2000, il met son expertise au service du grand public à travers des articles médicaux rigoureux sur les maladies de peau, les traitements et les avancées en dermatologie. Il intervient régulièrement lors de congrès et journées de formation médicale, et a publié dans des revues scientifiques spécialisées dont les Annales de Dermatologie et Vénéréologie. Convaincu que l'accès aux soins dermatologiques doit être simplifié, le Dr Rousseau propose des consultations en cabinet lors de ses remplacements ainsi que des téléconsultations, permettant à chacun d'obtenir un avis médical spécialisé rapidement, où qu'il se trouve.

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