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Il s’agit d’un zona touchant la première branche (ou branche ophtalmique) du nerf Trijumeau, qui innerve la face.
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ZONA
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le zona ophtalmique expose au risque de lésions ophtalmologiques, notamment lorsqu’il existe une éruption de l’aile du nez et de la narine.
Tout zona ophtalmique nécessite donc uneconsultation médicale urgente et la mise en place d’un traitement par voie orale sans tarder.
Avis ophtalmologique
Le médecin pourra demander une consultation ophtalmologique en urgence s’il existe des signes ou des doutes d’atteinte ophtalmologique :
si le zona intéresse l’aile du nez,
Zona ophtalmique
en cas d’oedème des paupières gênant l’ouverture de l’oeil,
en cas de baisse de l’acuité visuelle,
en cas d’oeil rouge
et systématiquement chez l’immunodéprimé (en Intra veineuse)
Les complications ophtalmologiques du zona ophtalmique:
Le zona ophtalmique expose à des risques d’atteinte de l’oeil (sclérite, kératite, rétinite… ) ou de la paupière pouvant donner des séquelles telles que des des rétractions ou une paralysie de la paupière supérieure (appelée « ptosis »). Tout zona ophtalmique, notamment s’il est accompagné d’atteinte de l’aile du nez et de la narine nécessite un avis ophtalmologique urgent.
Traitement du zona ophtalmique
Les soins locaux du zona
ils sont surtout pour but d’éviter la surinfection bactérienne des lésions.
On recommande généralement
une toilette quotidienne avec savon dermatologique,
l’application d’antiseptiques locaux doux, en évitant d’en mettre dans les yeux
voire l’application d’une crème antibiotique telle que Fucidine ® 3 fois par jour pendant une semaine lorsqu’il existe un doute de surinfection cutanée bactérienne des lésions de zona de moins de 2% de la surface corporelle (en cas de surinfection > à 2% de la surf corporelle, ou d’extension rapide de l’infection bactérienne, on utilise alors des antibiotiques par voie orale)
Les soins généraux du zona ophtalmique
Soins contre la douleur lors de la poussée : antalgiques par voie orale
Traitements antiviraux :
on prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.
Le traitement zona par voie orale est indiqué dans lezona ophtalmologique, quel que soit l’âge :
– soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La survenue d’un oeil rouge est fréquente mais elle peut être grave. Il ne faut donc pas méconnaitre certains diagnostics et ne pas hésiter à consulter son médecin et si possible un ophtalmologiste.
Quelles questions se poser devant un oeil rouge ?
Tout d’abord y a-t-il eu un traumatisme?
En cas de traumatisme, il faut consulter en urgence un médecin pour déterminer s’il peut y avoir des dégâts causés à l’oeil
Ai-je une sensation de grains de sables dans l’oeil? les yeux collés au réveil : conjonctivite
La cause de la conjonctivite peut être infectieuse (bactérienne, virale notamment en période hivernale) ou allergique (prédominance saisonnière, association à une rhinite… ).
Quelques autres causes d’oeil rouge
Saignement dans le blanc de l’oeil : hémorragie sous conjonctivale
On se réveille le matin avec une nappe rouge dans le blanc de l’oeil, sans douleur. Cette hémorragie est le plus souvent liée à une hypertension artérielle déséquilibrée ou un traitement anticoagulant (Kardégic*, Préviscan*…).
L’hémorragie disparait le plus souvent spontanément en quelques jours.
Irritations de l’oeil
Ces causes d’oeil rouge durent alors seulement quelques heures et guérissent spontanément :
Irritations par le soleil, l’eau de mer, de piscine, le shampooing, le savon, le sable, les poussières ou tout autre petit corps étranger, les lentilles…
rhume et rhinite virale
fatigue, sortie de visionnage de film, travail prolongé devant un écran
sécheresse oculaire…
Ces irritations de courte durée peuvent être améliorées par l’utilisation de produits disponibles en pharmacie sans ordonnance : BORAX/ACIDE BORIQUE collyre
Conjonctivites allergiques
Il s’agit le plus souvent d’une allergie immédiate, souvent accompagnée d’éternuements, de rhinite, pouvant être traitée sans ordonnance pendant 48h (ensuite il faut consulter un médecin en l’absence d’amélioration car on entre dans la conjonctivite allergique chronique) : Cromoglicate de sodium SANDOZ, OPHTACALMFREE 2%…
Rougeur du bord de la paupière : blépharite
Elle donne une rougeur prédominant sur le bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils. Elle peut s’étendre au reste de l’oeil, donnant conjonctivite, kératite… et faire tomber les cils
Les quatres causes principales de blépharites sont
soit d’apparition récente et brutale (blépharite aigue),
soit il s’agit de l’acutisation d’une blépharite d’autre cause par contamination manuelle, en se frottant les yeux.
Le bord libre de la paupière est très rouge, souvent accompagnée d’érosions, de croûtes dures puis de chute de cils
Elle nécessite des traitements antibiotiques locaux par collyres et pommades pour ramollir les croutes (Gentalline® collyre ou pommade, Tobrex® collyre ou pommade… ).
2/ Rosacée : une blépharite touchant la muqueuse de la paupière(blépharite postérieure
3/Dermite séborrhéique, une blépharite touchant le versant cutané de la paupière (blépharite antérieure)
Le dermite séborrhéique ou dermite du visage peut s’accompagner d’une blépharite avec atteinte de la paupière par de la dermite (paupiere rouge et squames grasses)
On peut appliquer sur les paupières des antifongiques doux pour traiter le versant cutané et nettoyer les paupieres avec des produits spécifiques (Blephagel®, Lid-Care®… ) pour éliminer les croûtes et squames grasses qui constituent un risque de complication staphylococcique .
4/ Demodex folliculorum
Demodex folliculorum est un parasite cutané vivant dans les follicules pileux du visage donnant la démodécidose.
Il pourrait donner des blépharites liée la prolifération du parasite dans les cils en plus du visage. Le dermatologue ou l’ophtalmologue arrive à voir les demodex à la loupe, formant des manchons clairs tubulaires autour de la base des cils.
Le traitement de la blépharite à demodex comporte l’application d’une pommade à l’oxyde de mercure ( Ophtergine®) et des lavages avec des solutions d’acide borique (Dacryosérum®, Dacudoses®) ainsi que l’élimination des manchons periciliaires à la pince.
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COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La rosacée est accompagnée de blépharite (inflammation du bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils) dans 60% des cas. L’atteinte oculaire de la rosacée est même révélatrice de la rosacée dans 20% des cas alors qu’il n’y a pas encore de boutons sur le visage.
Comment reconnaitre la rosacée oculaire?
La rosacée oculaire est responsable de la survenue d’yeux rouges sous la forme de conjonctivite, de chalazion mais surtout de blépharite
La blépharite donne une rougeur prédominant sur le bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils.
Dans la rosacée oculaire, la blépharite est accompagnée d’une atteinte postérieure c’est-à-dire concernant le versant muqueux de la paupière et de ses des glandes de Meibomius, qui sont dilatées, font sourdre un liquide huileux si l’on appuie dessus et rendent le film lacrymal gras et spumeux. Parfois les glandes de Meibomius se bouchent et s’enflamment (meibomite)
Il y a donc une conjonctivite avec des rougeurs, des vaisseaux dilatés, des zones gonflées…
Comment soigner la rosacée oculaire?
La rosacée oculaire relevant d’un dysfonctionnement des glandes de Meibomius qui sécrètent un liquide huileux, il faut les vider régulièrement en massant doucement les paupières deux fois par jour, après y avoir appliqué une compresse imbibée d’eau chaude pour ramollir les secrétions.
De même il faut lutter contre la sécheresse oculaire en appliquant des larmes artificielles sans conservateur (Gel-Larmes®, Lacryvisc®… ).
Le métronidazole (Rozex®) peut être appliqué en gel sur la face cutanée des paupières et leur bord libre.
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COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La survenue d’un oeil rouge et douloureux peut être grave. Il ne faut pas méconnaitre certains diagnostics et dans tous les cas il faut consulter son médecin et si possible un ophtalmologiste en urgence le plus rapidement possible.
L’oeil rouge et douloureux s’accompagne le plus souvent d’une baisse de l’acuité visuelle : on voit moins bien de cet oeil, ou flou
Quelles questions se poser devant un oeil rouge et douloureux?
Tout d’abord y a-t-il eu un traumatisme?
En cas de traumatisme, il faut consulter en urgence un médecin pour déterminer s’il peut y avoir des dégâts causés à l’oeil
Avez-vous subi récemment une intervention chirurgicale sur l’oeil?
Il faut revoir en urgence l’ophtalmologue qui vous a opéré car il faut craindre une infection de l’intérieur de l’oeil, une endophtalmie
Autres causes d’oeil rouge, douloureux et qui voit flou
Kératite : inflammation de la cornée
Elle est le plus souvent infectieuse (infection bactérienne à staphylocoque par exemple, virale (herpes ou zona opthalmique, mycoses… ) mais elles peuvent aussi être auto-immunes ou simplement liée à une sécheresse oculaire).
L’herpes de l’oeil
Uveite : inflammation de la partie antérieure de l’œil (humeur aqueuse, iris).
La douleur est majorée par la lumière (photophobie).
Elle est aussi principalement infectieuse (herpes, tuberculose… ), mais peut être aussi auto immune
Le traitement qui doit être mis en place en urgence et il faudra plusieurs consultations de controle pour surveiller l’absence de séquelles
Glaucome aigu par fermeture de l’angle
L’œil très douloureux et très douloureux et très dur (« comme une bille de bois »), survenant surtout chez les hypermétropes.
Là encore le traitement doit être mis en place en urgence (l’hypertension dans l’oeil peut en effet endommager le nerf optique) et il nécessitera des controles ultérieurs, voire une iridotomie au laser (l’ophtalmo fait un petit trou dans l’iris)
Xanthelasma des paupières : causes, diagnostic et traitements
Xanthelasma des paupières supérieures et inférieures — dépôts de cholestérol caractéristiques
Le xanthelasma (ou xanthélasma palpébral) est la forme la plus fréquente des xanthomes cutanés, un groupe de lésions correspondant à des infiltrations lipidiques de la peau, de couleur jaune à brun chamois. Il se définit comme un dépôt de cholestérol dans les couches superficielles de la peau des paupières. Bien que bénin, il peut signaler une dyslipidémie sous-jacente et représente une préoccupation esthétique pour de nombreux patients.
Comment reconnaître un xanthelasma ?
Le xanthelasma se présente comme une ou plusieurs plaques jaune-blanc, molles, bien délimitées, siégeant sur les paupières supérieures et/ou inférieures, avec une prédilection marquée pour le canthus interne (l’angle médial de l’œil, du côté du nez). L’atteinte peut être unilatérale ou bilatérale.
Son évolution naturelle suit trois phases :
Phase initiale : la plaque est souple, plane, de petite taille et asymptomatique.
Phase d’extension : la lésion s’élargit progressivement et peut devenir légèrement surélevée.
Phase tardive : après plusieurs années, la plaque peut s’indurer voire se calcifier, et des lésions adjacentes tendent à confluer (coalescence) jusqu’à envahir la quasi-totalité des paupières.
Sans traitement, l’évolution est constamment progressive. Il n’existe pas de régression spontanée documentée.
Faut-il réaliser un bilan sanguin ?
Oui. La découverte d’un xanthelasma justifie systématiquement un bilan biologique comprenant :
Un bilan lipidique complet : cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides ;
Une électrophorèse des protéines plasmatiques pour dépister une dysglobulinémie associée.
Environ 50 % des patients porteurs d’un xanthelasma présentent une anomalie lipidique :
Une hypercholestérolémie (élévation du LDL-cholestérol) dans les cas les plus fréquents ;
Un abaissement isolé du HDL-cholestérol chez certains patients dont le cholestérol total reste dans les normes — situation souvent méconnue car le HDL bas passe inaperçu en l’absence de bilan complet.
L’autre moitié des patients ne présente aucune anomalie lipidique détectable, ce qui souligne que le xanthelasma peut survenir sur un terrain normolipémique, probablement en lien avec une susceptibilité locale du tissu palpébral.
Traitements : comment se débarrasser d’un xanthelasma ?
La prise en charge repose sur deux axes complémentaires : le traitement étiologique (correction de la dyslipidémie) et le traitement local de la lésion. Il convient de prévenir le patient que le risque de récidive existe quel que soit le traitement choisi, notamment en cas de dyslipidémie persistante.
Point important : la peau des paupières est la plus fine du corps humain (0,5 mm en moyenne). Tout traitement local y comporte un risque spécifique : cicatrice dépigmentée ou hyperpigmentée, asymétrie de fente palpébrale, et surtout ectropion (éversion du bord libre de la paupière exposant la conjonctive), complication fonctionnelle et esthétique sérieuse.
1. Traiter l’hypercholestérolémie associée
Lorsqu’une dyslipidémie est identifiée, sa correction est la première étape incontournable :
Mesures hygiéno-diététiques : régime pauvre en graisses saturées, activité physique régulière, réduction pondérale si nécessaire ;
Traitement médicamenteux : en cas d’échec des mesures diététiques ou de dyslipidémie sévère, prescription d’un hypolipémiant (statine, ézétimibe ou autre selon le profil lipidique) en concertation avec le médecin traitant ou le cardiologue.
La correction de la dyslipidémie ne fait généralement pas régresser les lésions existantes mais réduit le risque d’apparition de nouvelles lésions et de récidive post-traitement.
2. Exérèse chirurgicale — indiquée pour les lésions de petite taille
L’exérèse au bistouri sous anesthésie locale, suivie d’une suture soigneuse, reste la technique de référence pour les xanthelasmas de petite taille, linéaires, localisés sur une paupière présentant une bonne laxité cutanée.
Conditions préalables à réunir :
Laxité cutanée suffisante ou excès de peau (dermatochalasis) permettant la fermeture sans tension ;
Localisation préférentielle à la paupière supérieure, qui offre généralement plus de tissu mobilisable que la paupière inférieure.
La pièce opératoire est adressée en anatomopathologie afin de confirmer histologiquement le diagnostic (présence de cellules spumeuses chargées de lipides dans le derme). Ce geste permet d’éliminer formellement un autre type de xanthome ou une lésion tumorale d’aspect proche.
3. Traitement laser — indiqué pour les lésions étendues ou en cas de contre-indication chirurgicale
Le laser est la solution privilégiée pour les xanthelasmas de grande taille, multiples ou récidivants, ainsi qu’en cas de contre-indication à la chirurgie. Son maniement en zone palpébrale est délicat et doit être confié à un opérateur expérimenté. Deux types de lasers sont principalement utilisés.
Laser Erbium-YAG (Er:YAG)
Le laser Erbium agit par abrasion thermique couche par couche (vaporisation de l’eau intracellulaire). Il détruit mécaniquement les dépôts lipidiques mais génère une chaleur résiduelle susceptible d’induire une fibrose cicatricielle et une rétractation cutanée. Pour cette raison, il tend à être progressivement supplanté par le laser Nd:YAG dans cette indication.
Laser Nd:YAG (Q-switched ou long pulse)
Le laser Nd:YAG est aujourd’hui considéré comme la technique laser de référence pour le xanthelasma. Son mécanisme repose sur un effet photoacoustique (onde de choc mécanique) plutôt que sur la thermique pure : les impulsions ultra-brèves fragmentent les dépôts lipidiques sans carboniser les tissus adjacents. Cela se traduit par :
Un risque cicatriciel significativement réduit par rapport à l’Erbium ;
Une meilleure tolérance tissulaire en zone palpébrale ;
La possibilité de retraiter en cas de résultat partiel.
Plusieurs séances peuvent être nécessaires selon l’épaisseur et l’étendue des lésions.
4. Peeling à l’acide trichloroacétique (TCA)
Le peeling au TCA (acide trichloroacétique) consiste en l’application contrôlée d’une solution acide concentrée directement sur les plaques de xanthelasma, provoquant une nécrose chimique superficielle des dépôts lipidiques.
Avantages : technique ambulatoire, peu coûteuse, reproductible en cas de récidive.
Limites et précautions :
Technique à réserver absolument à des praticiens entraînés en raison de la proximité immédiate du globe oculaire ;
Risque de cicatrice et de rétractation palpébrale (ectropion chimique) en cas de surdosage ou de diffusion de l’acide ;
Plusieurs applications peuvent être nécessaires pour obtenir une destruction complète.
Quel que soit le traitement choisi, le risque de récidive du xanthelasma est non négligeable, évalué entre 40 et 60 % à 5 ans dans la littérature. Ce risque est plus élevé en cas de dyslipidémie non corrigée. La surveillance dermatologique régulière et le contrôle biologique annuel du bilan lipidique sont donc recommandés.
Questions fréquentes sur le xanthelasma
Le xanthelasma est-il dangereux ?
Non, le xanthelasma est une lésion bénigne, sans potentiel malin. Son importance réside dans sa valeur de signal d’alerte d’une dyslipidémie sous-jacente pouvant favoriser les maladies cardiovasculaires.
Peut-on traiter un xanthelasma sans chirurgie ?
Oui. Le laser Nd:YAG et le peeling TCA sont des alternatives non chirurgicales efficaces, particulièrement adaptées aux lésions étendues ou aux paupières inférieures où la chirurgie est plus risquée.
Le traitement est-il remboursé par l’Assurance maladie ?
Les traitements à visée esthétique (laser, peeling) ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. L’exérèse chirurgicale peut être remboursée si elle est justifiée médicalement.
Comment prévenir l’apparition d’un xanthelasma ?
La prévention repose sur le contrôle régulier du bilan lipidique, une alimentation équilibrée pauvre en graisses saturées et la prise en charge précoce de toute dyslipidémie.
Les syringomes sont des tumeurs annexielles fréquentes issues du canal eccrine et seraient des hyperplasies réactionnelles (plus que des tumeurs) issues de la portion intra-épidermique du canal eccrine.
Symptomes
Ils ont la forme de petites élevures jaunes ou couleur chair de 1 à 3 mm, souvent multiples et symétriques (sur chaque paupiere)
Ils surviennent souvent à partir de l’adolescence
Ils sont plus fréquents chez les femmes (9 cas sur 10) que les hommes.
Diagnostic
Ils sont fréquents sur les paupières (8 cas/10), mais ils peuvent concerner aussi la vulve, le cuir chevelu ou les aisselles.
Causes
Il existe des formes isolées et localisées (les plus fréquentes car elles concernent 90% des cas), familiales, et associées à la Trisomie 21.
Traitement : les enlever
Le traitement n’est pas obligatoire et il comporte un risque de cicatrices. Il est donc d’ordre esthétique compte tenu du caractère bénin, non évolutif et asymptomatique des syringomes.
Aucun traitement n’a prouvé une efficacité pérenne et sans risque de cicatrices mais celui qui semble le mieux toléré et ayant le moins de risque cicatriciel semble être le laser CO2.
laser CO2
Le traitement consiste à vaporiser les syringomes au laser CO2 avec un risque de rougeurs et de cicatrices blanches ou brunes
chirurgie
elle consiste à enlever les syringomes un a un au bistouri
peeling
elle consiste à appliquer de l’acide trichloracétique, il est souvent associé au laser, voir la fiche peeling
électro-dissection
elle consiste à carboniser les syringomes au bistouri électrique