Pied diabétique

Pied du diabétique

Les personnes ayant du diabète doivent prendre particulièrement soin de leurs pieds.

Mis à jour le 4 août 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.

En bref : Le diabète expose à deux complications du pied qui se cumulent : la neuropathie (perte de sensibilité) et l’artériopathie (mauvaise circulation). Un test au monofilament anormal multiplie le risque d’ulcération par 10 et le risque d’amputation par 17 (HAS). Une inspection quotidienne des pieds et des soins adaptés préviennent la majorité des plaies.
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Particularité du diabète et des pieds

Le diabète prédispose à deux pathologies,

la neuropathie

perte de sensibilité du pied par atteinte des nerfs : on a l’impression de marcher sur du coton et on sent moins la douleur

On se rend donc moins compte qu’on a une plaie débutante)

l’artériopopathie

= artères qui se bouchent, favorisant les troubles trophiques (plaies chroniques, apparition de callosités… ).

Dangers du pied dans le diabète

Il faut donc consulter son médecin devant l’apparition de toute plaie pour qu’il en effectue la prise en charge à visée cicatrisante par soins locaux, parfois par l’intermédiaire d’une infirmère.

Une plaie sur un pied diabétique peut en effet dégénérer en mal perforant plantaire, sorte de plaie chronique et indurée, difficile alors à soigner.

Soins du pied du diabétique

On peut citer parmi les soins à apporter au pied du diabétique

port de chaussettes en coton

éviter le synthétique qui favorise la transpiration

chaussures confortables

Eviter les claquettes ou tongs, ainsi que la marche pieds nus.

bonne hygiène des pieds

nettoyage et surtout séchage soigneux après la toilette, notamment entre les orteils afin d’éviter les fissures inter orteils souvent signe de mycose des pieds,

Appliquer sur les pieds une crème hydratante

afin d’éviter les zones sèches ou calleuses, souvent sources de plaies par cisaillement.

En cas de zones calleuses

Ne pas chercher à les raper ou les éliminer avec un objet contondant mais confiez-les au pédicure.

Auto surveillance

Profiter des soins que vous donnerez à vos pieds pour les inspecter tous les 2-3 jours afin de détecter toute plaie, hématome, callosité… et consultez le cas échéant

Gradation du risque podologique (HAS)

La Haute Autorité de Santé définit 4 grades de risque podologique, du grade 0 (aucun surrisque) au grade 3 (risque d’ulcère élevé), qui déterminent la fréquence de suivi et le nombre de séances de pédicure-podologue prises en charge.

Grade Caractéristiques Fréquence de suivi
Grade 0 Aucune perte de sensibilité ni artériopathie Tous les 12 mois
Grade 1 Perte de sensibilité OU artériopathie Tous les 6 à 12 mois
Grade 2 Perte de sensibilité + artériopathie, ou association avec une déformation du pied Tous les 3 à 6 mois
Grade 3 Grade 2 + antécédent d’ulcère, d’amputation ou néphropathie terminale Tous les 1 à 3 mois minimum

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⚠ Consultez rapidement si :

  • Augmentation perceptible de la température d’un pied par rapport à l’autre
  • Apparition d’une phlyctène (cloque), d’une coupure ou d’une égratignure qui ne guérit pas
  • Rougeur, gonflement ou plaie, même petite, sur un pied insensible
  • Callosité qui devient douloureuse, noircit ou se fissure

Questions fréquentes

Pourquoi le diabète abîme-t-il les pieds ?

Le diabète favorise deux atteintes qui se combinent : la neuropathie (perte de sensibilité, on ne sent plus une plaie débutante) et l’artériopathie (les artères se bouchent, ralentissant la cicatrisation). Une petite plaie non ressentie peut ainsi évoluer vers un mal perforant plantaire, plaie chronique difficile à soigner.

Qu’est-ce que la gradation du risque podologique ?

La HAS définit 4 grades de risque (0 à 3) selon la présence d’une perte de sensibilité, d’une artériopathie ou d’antécédents d’ulcère. Le grade détermine la fréquence de suivi, de tous les 12 mois (grade 0) à tous les 1-3 mois (grade 3), et le nombre de séances de pédicure-podologue remboursées.

Combien de temps peut-on marcher pieds nus quand on est diabétique ?

Il est recommandé de ne jamais marcher pieds nus, même quelques minutes, en cas de perte de sensibilité ou d’artériopathie (grade 1 et plus). Une blessure invisible et non ressentie peut passer inaperçue plusieurs jours et s’infecter. Porter systématiquement chaussures ou chaussons à semelle antidérapante.

Comment couper ses ongles quand on est diabétique ?

Couper les ongles bien droits, sans creuser les coins, et s’aider si besoin d’une lime en carton plutôt que d’objets métalliques coupants. En cas de perte de sensibilité, de vue basse ou de difficulté à se pencher, il est préférable de confier cette tâche à un pédicure-podologue.

Peut-on retirer soi-même une callosité ou un cor ?

Non. La HAS déconseille formellement l’utilisation d’une râpe métallique, d’objets contondants ou de produits chimiques pour enlever cors, durillons ou hyperkératose chez le patient diabétique – le risque de plaie est trop élevé. Ce geste doit être confié à un pédicure-podologue.

Quels sont les premiers signes d’une plaie du pied diabétique ?

Une rougeur, une chaleur locale inhabituelle, une phlyctène (cloque), une coupure ou une simple égratignure qui ne guérit pas doivent alerter. Comme la sensibilité est diminuée, ces signes visuels priment sur la douleur – d’où l’importance de l’inspection quotidienne des pieds, y compris entre les orteils.

Faut-il consulter un dermatologue ou un podologue pour les pieds diabétiques ?

Les deux sont complémentaires. Le médecin (généraliste, diabétologue ou dermatologue) réalise l’examen des pieds et la gradation du risque, le pédicure-podologue assure les soins cutanéo-unguéaux préventifs et le bilan biomécanique. Un rythme de suivi est défini selon le grade de risque, de tous les 6-12 mois à tous les 1-3 mois.

À lire aussi sur les soins des pieds

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Références scientifiques

  • Aditya C et al., A comprehensive review on diabetic foot ulcer addressing vascular insufficiency, impaired immune response, and delayed wound healing mechanisms, Front Pharmacol, 2025;16:1622055. PMID 41311850
  • Milbourn VEL et al., Burning Issues/Hot Topics: The Charcot Foot, J Clin Med, 2026;15(5). PMID 41827410
  • Bundesmann R, Kaplowitz SA. Provider communication and patient participation in diabetes self-care, Patient Educ Couns, 2010;85(2):143-147. PMID 21035296
  • Haute Autorité de Santé. Parcours de soins du patient adulte vivant avec un diabète de type 2 : prévention du pied à risque, juin 2025. has-sante.fr

Durillon, cor et œil de perdrix

Durillon, cor au pied, callosité : reconnaître, traiter et prévenir l’hyperkératose plantaire

Les cors, durillons et callosités sont parmi les motifs de consultation podologique et dermatologique les plus fréquents – et pourtant parmi les plus mal soignés, faute d’un traitement de la cause. La peau des pieds est soumise à rude épreuve, qu’elle soit enfermée dans des chaussures ou nue : les pressions chroniques et les frottements répétés stimulent la prolifération de l’épiderme, provoquant un épaississement de la couche cornée – l’hyperkératose. Résultat : callosités, cors et durillons, véritables défenses mécaniques de la peau, qui deviennent douloureux et invalidants lorsque le phénomène s’emballe. Savoir les distinguer – les uns des autres et des verrues plantaires – change radicalement la prise en charge. Et traiter l’hyperkératose sans corriger la cause mécanique conduit systématiquement à la récidive.

Cet article en vidéo :

En bref : Durillon, cor et œil de perdrix est une affection cutanée dont le diagnostic repose sur l’examen clinique et, si nécessaire, des examens complémentaires. La prise en charge dépend de la forme et de la sévérité. Consultez votre dermatologue pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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1. Mécanisme de formation – pourquoi la peau s’épaissit

Pieds

La peau réagit aux pressions et frottements répétés par un mécanisme de défense parfaitement logique : elle s’épaissit pour protéger les tissus sous-jacents. Ce processus – l’hyperkératose – est une réponse physiologique normale de la couche cornée (stratum corneum) à un stress mécanique chronique. Les kératinocytes prolifèrent et accumulent de la kératine plus vite qu’ils ne l’éliminent. Le résultat est un épaississement localisé (cor, durillon) ou diffus (callosité) de l’épiderme.

Ce mécanisme est documenté depuis les premières descriptions cliniques et a été formalisé dans une revue de référence publiée dans l’American Family Physician : les cors et callosités sont la conséquence directe d’une hyperkératose physiologique déclenchée par des forces mécaniques excessives ou répétées – Freeman, Am Fam Physician 2002 (PMID 12074526).

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2. Callosité, durillon, cor : comment les distinguer

Callosité

Callosités

Les callosités sont des épaississements diffus de la peau, formant de larges plaques de corne sous les pieds, au niveau des zones d’appui des plantes et des zones de frottement : partie médiane de l’avant-pied (par effondrement de la voûte transverse antérieure), base du gros orteil par aplatissement ou hallux valgus. Leur consistance est dure, de couleur blanc-jaunâtre. Elles sont généralement indolores, juste gênantes, sauf lorsqu’elles provoquent des fissures ou se compliquent de durillons en leur sein.

Durillon

Durillon

Les durillons surviennent souvent au sein des callosités. Ce sont des zones de corne très dure, ponctuelles et enchâssées dans la peau, formant de véritables clous de kératine. Ils sont très douloureux – les patients décrivent souvent la sensation d’avoir un clou dans la plante. La douleur s’explique par la compression des terminaisons nerveuses dermiques par le cône kératinique central.

Cor au pied (clavus)

Les cors aux pieds sont des épaississements localisés au niveau des zones de frottement des orteils ou des zones d’appui des plantes. Ils se présentent comme une petite callosité avec une zone centrale cornée en forme de cône inversé, parfois cratériforme, qui pénètre dans les couches cutanées profondes et provoque la douleur. On distingue deux parties : un pourtour arrondi, dense et blanc-translucide, et ce cône central qui comprime les nerfs sous-jacents.

Type Localisation typique Consistance Douleur
Cor dur Dessus des orteils (articulations), face latérale du 5e orteil, pulpe du 3e orteil Dure, kératinique Douloureux à la marche, surtout en chaussures
Cor mou (œil-de-perdrix) 4e espace interorteil entre 4e et 5e orteils, souvent par paires en vis-à-vis Blanchâtre, molle et spongieuse (macération) Douloureux, parfois inflammatoire avec bordure rouge et point central noir
Cors milium Plante du pied, parfois dans une plaque de callosité Petits cors groupés Variable selon la profondeur
Callosité Zones d’appui de la plante (avant-pied, talon), base du gros orteil Dure, diffuse, blanc-jaunâtre Généralement indolore sauf si fissurée ou avec durillon
Durillon Au sein des callosités plantaires Très dure, punctiforme, enchâssée Très douloureux (« clou dans le pied »)

3. Les distinguer de la verrue plantaire et du mélanome achromique

Le diagnostic différentiel le plus important – et potentiellement le plus grave – est la distinction avec la verrue plantaire et le redoutable mélanome achromique. Seul le médecin peut les distinguer – et il dispose de deux outils décisifs :

La pression digitale latérale vs perpendiculaire :

  • Le cor est douloureux à la pression perpendiculaire (compression du cône sur l’os sous-jacent)
  • La verrue est douloureuse à la pression latérale (pincement des bords) – signe de Rémy caractéristique

Le dermoscope :

  • Le cor, la callosité et le durillon conservent les dermatoglyphes (lignes cutanées, empreintes digitales) à leur surface et en périphérie – architecture cutanée normale maintenue
  • La verrue plantaire se caractérise par l’absence de ces lignes cutanées et la présence de points noirs correspondant à des capillaires thrombosés (signe pathognomonique)
Verrue au dermatoscope

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4. Causes et facteurs de risque

Anomalies biomécaniques et chaussures inadaptées

La cause fondamentale est toujours un frottement ou une pression chronique anormale, souvent combinés :

  • Port de chaussures inadaptées : talons hauts, chaussures à bout pointu, chaussures trop étroites ou trop larges
  • Anomalie posturale à la marche : appui excessif sur l’avant-pied, sur la partie externe de la plante
  • Déformations du pied : hallux valgus (oignon du gros orteil), orteils en griffe ou en marteau, pieds plats ou creux
  • Marche pieds nus sur surfaces dures

Personnes à risque

  • Femmes portant des talons hauts ou chaussures étroites à bout pointu
  • Sportifs : randonneurs, joggeurs, joueurs de tennis – frottements répétés à haute intensité
  • Personnes ayant des orteils de grande taille ou des déformations podales
  • Personnes âgées : amincissement physiologique du coussinet graisseux plantaire avec l’âge
  • Patients diabétiques – situation à part entière, voir encart ci-dessous

5. Complications

Rarement anodines lorsqu’elles sont négligées, ces lésions peuvent engendrer des complications en cascade :

  • Claudication et report de charge : la douleur provoquée par un cor ou durillon modifie la marche, ce qui peut engendrer de nouvelles callosités à d’autres endroits, mais aussi des troubles ostéo-musculaires à distance (douleurs au genou, à la hanche, au dos)
  • Inflammation locale : rougeur, chaleur, douleur spontanée – signe de surinfection bactérienne débutante
  • Infection : abcès sous-callosité, surtout chez le diabétique ou l’immunodéprimé
  • Fissuration – voir l’article sur les crevasses des talons
  • Retentissement osseux et articulaire : bursite sous-jacente, ostéite dans les cas extrêmes chez le diabétique

Toutes ces situations nécessitent une consultation médicale rapide.

6. Traitement – ce qui marche vraiment

Principe fondamental : traiter la cause avant la lésion

Tout traitement local d’un cor ou d’une callosité sans correction de la cause mécanique est voué à la récidive. C’est le consensus de toutes les études publiées.

Traitements kératolytiques topiques

L’acide salicylique est le kératolytique de référence. Il agit en dissolvant les liaisons entre les kératinocytes, facilitant l’élimination de la couche cornée hyperkératosique. Disponible sous forme de pansements adhésifs (40 %), de solutions (12,6 à 17 %) ou de crèmes (5 à 10 %).

Un essai contrôlé randomisé de référence (202 patients, suivi 12 mois) a comparé les pansements à l’acide salicylique 40 % vs le curetage au scalpel par un podologue : à 3 mois, 34 % de résolution complète dans le groupe acide salicylique vs 21 % dans le groupe scalpel (p = 0,044). Le temps de récidive était également prolongé dans le groupe acide salicylique, avec une meilleure efficacité coût – Farndon et al., J Foot Ankle Res 2013 (PMID 24063387).

Un essai espagnol randomisé (EMEDESCA, 62 patients) confirme une réduction significative de la douleur immédiatement après le curetage au scalpel, mais des résultats comparables à 6 semaines – Gijón-Noguerón et al., J Foot Ankle Res 2017 (PMID 28012190).

Traitement Mécanisme Indication À savoir
Acide salicylique 40 % (pansement) Kératolytique – dissout les ponts entre kératinocytes Cors et callosités modérés à épais Laisser en place 24-48h. Jamais chez le diabétique à cette concentration.
Acide salicylique 12-17 % (solution/crème) Kératolytique progressif Entretien, callosités légères Application quotidienne sur zone sèche, protéger la peau saine environnante
Urée 20-40 % (crème) Kératolytique, hydratant – ramollit et élimine la couche cornée Callosités diffuses, pieds très secs Excellente tolérance, utilisable chez le diabétique à faible concentration
Curetage au scalpel (podologue) Résection mécanique du noyau kératinique Cors durs, durillons douloureux Soulagement immédiat de la douleur. Récidive sans correction posturale.
Orthèses interdigitales (silicone) Redistribution des pressions et protection mécanique Cors mous (œil-de-perdrix), cors durs interdigitaux Efficacité préventive et curative sur les cors de frottement interorteil
Semelles orthopédiques Correction de la répartition des pressions plantaires Tout cor ou callosité d’origine posturale Traitement de la cause – essentiel pour éviter les récidives

7. Ce qu’on peut faire soi-même – et ce qu’on ne doit pas faire

En cas de cor bénin ou de callosité légère, en attendant le rendez-vous médical :

1. Supprimer la source de friction

  • Changer de chaussures : porter des modèles souples, amples, sans talon haut (3-4 cm maximum), à bout arrondi
  • Ne pas marcher pieds nus : la marche pieds nus sur surfaces dures favorise les callosités plantaires, mais aussi les verrues plantaires et les mycoses des pieds
  • Protéger le cor avec un pansement protecteur ou un anneau de mousse podologique

2. Ramollir et décaper avec précaution

  • Faire tremper le pied dans de l’eau tiède pendant 10 à 15 minutes pour ramollir la corne
  • Frotter doucement avec une pierre ponce humide, sans forcer – l’objectif est d’éliminer les couches superficielles mortes, pas de creuser

8. Prévention des cors, durillons et callosités

  • Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (toile ou cuir souple), éviter les talons hauts et les bouts pointus
  • Éviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs) qui accentuent les défauts à la marche
  • Laver les pieds quotidiennement au savon et bien sécher entre les orteils – l’humidité résiduelle favorise la macération, les mycoses des pieds et les surinfections
  • Hydrater la peau des pieds avec une crème kératolytique douce (urée 10-15 %) après la toilette, particulièrement en hiver
  • Décaper légèrement et avec prudence les callosités naissantes à la pierre ponce après ramollissement, mais consulter dès la récidive
  • En cas de défaut postural ou d’anomalie à la marche : bilan chez un pédicure-podologue et réalisation de semelles orthopédiques

Pour aller plus loin

⚠️ Quand consulter sans attendre ?

  • Lésions qui s’étendent rapidement ou changent d’aspect
  • Douleur intense, fièvre ou signes d’infection cutanée
  • Impact sévère sur la qualité de vie ou le sommeil
  • Échec des traitements depuis plus de 4 semaines

Téléchargez un guide complet au format PDF :

Questions fréquentes

J’ai de la corne sous les pieds mais j’ai peur de la gratter et d’en avoir de plus en plus.

Vous avez tout à fait raison d’être prudent. Si vous avez des callosités sous les pieds, elles sont réactionnelles à des frottements répétés liés à la façon dont vous marchez, à la forme de vos pieds et au type de chaussures que vous portez. Les décaper sans corriger ces facteurs ne changera rien – les frottements continueront à produire de nouvelles callosités. Consultez un médecin qui évaluera la nécessité d’un bilan podologique, et éventuellement d’une réalisation de semelles orthopédiques. Celles-ci sont souvent très fines et s’adaptent à la plupart des chaussures du quotidien.

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Comment savoir si j’ai un cor ou une verrue plantaire ?

La distinction n’est pas toujours facile à l’œil nu. Le cor est douloureux à la pression perpendiculaire (compression sur l’os), conserve les lignes cutanées en surface et est soulagé par le décapage. La verrue est douloureuse à la pression latérale (pincement), détruit les dermatoglyphes et présente des petits points noirs (capillaires thrombosés) visibles au dermoscope. En cas de doute – et le doute est fréquent – seul un médecin peut trancher, avec la dermoscopie si nécessaire. Un cor traité comme une verrue (ou l’inverse) ne guérira pas et sera inutilement douloureux.

Quel est le traitement le plus efficace pour un cor récidivant ?

Selon les essais randomisés disponibles, les pansements à l’acide salicylique 40 % obtiennent des taux de résolution complète à 3 mois supérieurs au curetage seul (34 % vs 21 %), avec un délai de récidive prolongé. Mais l’efficacité à long terme de tout traitement local dépend de la correction de la cause mécanique sous-jacente. Un cor qui revient toujours au même endroit après traitement local indique systématiquement un défaut postural ou une anomalie du pied nécessitant un bilan podologique et éventuellement des semelles orthopédiques.

Peut-on utiliser de l’acide salicylique pour un cor si on est diabétique ?

Non – c’est formellement contre-indiqué sans avis médical. Les concentrations élevées d’acide salicylique (40 %) peuvent provoquer une macération sévère et des ulcérations cutanées chez le patient diabétique, surtout en cas de neuropathie périphérique associée. Tout cor, durillon ou callosité chez un diabétique doit être pris en charge exclusivement par un professionnel de santé – pédicure-podologue ou médecin – car les complications infectieuses peuvent être graves et engager le pronostic du membre.

Peut-on confondre un cor au pied avec un mélanome ?

Le mélanome achromique (sans couleur apparente) plantaire est rare mais grave – il peut parfois ressembler cliniquement à un durillon ou une callosité. Quelques signaux d’alerte justifient une consultation en urgence : lésion qui saigne spontanément, qui change rapidement d’aspect, qui est irrégulière en relief ou en couleur, ou qui résiste à tout traitement local habituellement efficace. La dermoscopie et la biopsie font le diagnostic. Il vaut toujours mieux montrer une lésion plantaire atypique à un dermatologue – un mélanome diagnostiqué tôt est guérissable.

Voir aussi :
Verrue plantaire
Crevasses des talons
Mycose des pieds
Pied diabétique
Traitement des verrues
Dermoscopie
Mélanome
À propos du Dr Rousseau

Mis à jour le 25 mars 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.

Durillon, cor au pied, corne sous les pieds…

Cet article en vidéo :


Les pieds sont soumis à rude épreuve, qu’ils soient enfermés dans les chaussures ou nus. Il est donc fréquent de voir apparaitre des crevasses des talons, des fissures ou des zones de corne sous les pieds (callosités, cor au pied, durillon…). En effet, les pressions chroniques et les frottements répétés stimulent la prolifération de l’épiderme, provoquant un épaississement de la couche superficielle de la peau (couche cornée) appelé hyperkératose. Pour les soigner il faut donc souvent limiter les frottements et pressions sur la peau.

Pieds

Symptomes

Pas toujours facile de donner un nom à une petite corne du pied qui fait mal. Avant toute chose, il faut consulter un médecin qui fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, douleur provoquée par les callosités, les cors, les durillons)
Il tentera aussi de distinguer le cor au pied des callosités et durillons de la verrue plantaire et du redoutable mélanome achromique.

Comment va-t-il les reconnaitre et les distinguer?

Callosité

Callosités

Les callosités sont des épaississements de la peau (larges plaques de cornes sous les pieds) au niveau des zones d »appui des plantes et les zones de frottement : partie médiane de l’avant pied (par effondrement
de la voûte transverse antérieure), base du gros orteil par applatissement ou sur son rebord interne par hallux valgus…

Leur consistance est dure et de couleur blanc jaunâtre, différent de la couleur normale du reste du pied.

Elles sont généralement indolores, juste gênantes, sauf lorsqu’elles

  • provoquent des fissures (crevasses des talons) ou des plicatures à la facce interne de l’avant pied
  • se compliquent de durillons au sein de la plaque

Durillon

Durillon

Les durillons surviennent souvent sur les callosités.  Ce sont des zones de corne très dure, ponctuelles, comme enchassées dans la peau formant de véritables clous de kératine très douloureux. Les patients ont d’ailleurs souvent l’impression d’avoir un clou dans la peau.

Cor au pied

Les cors aux pieds sont des épaississements de la peau au niveau des zones de frottements des orteils ou des zones d’appui des plantes. Ils sont douloureux et se présentent comme une petite callosité avec une zone centrale cornée, parfois cratériforme. Ils comprennent donc 2 parties :

– Un pourtour arrondi, dense et blanc-translucide
– Une zone centrale en forme de cône inversé, parfois cratériforme, qui pénètre dans les couches cutanées profondes et provoque la douleur.

Trois types de cors son rencontrés :

Cor au pied dur

Ce sont les cors les plus répandus, ils peuvent entrainer des douleurs gênantes pendant la marche et apparaissent :

  • sur le dessus des orteils (principalement sur les 4 derniers orteils) au niveau des articulations et entre les phalanges, par frottement sur les chaussures.
  • sur la face latérale du dernier orteil qui est la zone la plus souvent soumise aux frictions dans les chaussures.
  • sur la pulpe du 3ème orteil

Cor au pied mou ou oeil-de-perdrix

L’oeil de perdrix est presque exclusivement localisé au niveau du quatrième espace interorteil entre les 4ème et 5ème orteils et ils sont souvent par paire, c’est-à-dire deux yeux de perdrix situés sur les deux orteils se faisant face. Ils ont une couleur blanchâtre et une consistance molle et spongieuse due à la transpiration et la macération entre les orteils.Parfois ils ont une bordure rouge, enflammée et leur centre comporte un point noir d’ou le nom d’œil de perdrix.

Cors milium

Il s’agit d’un groupement de petits cors disposés sur la plante, parfois dans une plaque de callosité, parfois sans callosité.

Les distinguer d’une verrue plantaire

ceci ne peut être fait que par un médecin, qui s’attachera aussi à éliminer un mélanome achromique

Il pourra regarder avec un dermatoscope et verra que

  • le durillon, le cor au pied, la callosité… se présente sous une forme arrondie, translucide et qu’il conserve à sa surface notamment en périphérie l’architecture habituelle des lignes cutanées, (plis et empreintes digitales ou dermatoglyphes)
  • la verrue plantaire se caractérise par l’absence de ces lignes cutanées et elle comporte souvent des points noirs (vaisseaux).
Verrue au dermatoscope

Causes

Les pressions chroniques et les frottements répétés stimulent la prolifération de l’épiderme, provoquant un épaississement de la couche superficielle de la peau (couche cornée) appelé hyperkératose. Les cors sont des bosses dures qui se développent donc en réponse à la pression et au frottement.  La peau se durcit pour se protéger des frottements liés aux chaussures mal ajustées, à la marche pieds nus…

Des frottements et traumatismes des pieds

Les callosités, cors et durillon sont une sorte de défense de la peau qui s’épaissit pour protéger les tissus sous jacents et les aider à supporter les micro-traumatismes répétés et les frottements.

Ces frottements et traumatismes répétés sont souvent le résultat d »une anomalie posturale lors de la marche (appui trop important sur l »avant-pied ou sur la partie extérieure de la plante par exemple…) et/ou du port de chaussures mal adaptées à une marche intensive (haut-talons et chaussures à bout pointu notamment).

 

 

Les personnes à risques

Les cors, callosités et durillons ne se rencontrent que très rarement chez les enfants et les adolescents mais plutot chez les adultes et leur fréquence croit avec l’age

Chez les adultes, certaines personnes sont plus à risque :

  • Les femmes qui ont des talons hauts  et les homme set femmes qui ont des chaussures étroites et effilée
  • Les sportifs (randonnée, jogging, tennis…)
  • Les personnes ayant des orteils de grande taille
  • Les personnes ayant des déformations des pieds (hallux valgus, désaxation du gros orteil, pieds plats ou creux…)
  • Une mention particulière aux personnes diabétiques (voir pied diabetique) dont les complications peuvent etre graves

 

 

Complications

La douleur que les cors et durillons provoquent tend à entrainer une claudication ou un report de charge qui peuvent engendrer d’autres callosités… mais aussi des troubles ostéomusculaires (douleurs au genou, à la hanche, au dos…)

Le durillon ou le cor peut aussi devenir

  • inflammatoire (rouge et chaud) voire infecté
  • fendillé voir fissuré (voir fissures des talons)
  • retentir sur l’articulation ou l’os sous jacents

Toutes es situations nécessitent une consultation médicale rapide

Traitement

Le traitement des durillons, cors, callosités… nécessite

  • d’adapter ses chaussures à ses pieds (chaussures souples, amples, sans talons hauts…) et à ses habitudes (éviter de marcher en escarpins, talons aiguilles…)
  • des soins dermatologiques par préparation kératolytique, comme dans le traitement des verrues, et de plaie
  • des soins de podologie : bilan statique et à la marche et réalisation d’orthèses et/ou de semelles orthopédiques. Le pédicure-podologue peut conseiller aussi :
    • L’utilisation d’un coussin de rembourrage en silicone (coussinet plantaire) qui se place sous l’avant du pied.
    • L’utilisation d’un pansement circulaire (manchon, parfois troué autour du cor) placé autour des orteils
    • L’ablation des cors et callosités au cabinet du pédicure podologue avec des instruments stériles type scalpel, meuleuse, fraise… Ce traitement permet de réduire le volume du cor ou de la callosité et contribue à diminuer les douleurs de la marche en réduisant la pression sur les tissus du pied mais il est toujours associé aux soins précédents, sinon le cor, la callosité ou le durillon se reforment.

Soigner un cor au pied par soi meme

En cas de cor bénin, de callosité, que peut-on faire pour améliorer les choses en attendant le rendez-vous du médecin ou du podologue?

1/ Supprimer la source de friction

1.1/ Changer de chaussures

Éliminer la source de friction est le moyen le plus important (et le plus simple) de se débarrasser d’un cor au pied. Si, par exemple, le frottement d’une paire de chaussures cause des cors, il peut être suffisant de passer à des chaussures qui ne causent pas ce frottement, et de ne plus les porter. Il faut alors porter des chaussures souples et amples

1.2/ Ne pas marcher pieds nus

La marche pieds nus favorise les callosités sur les zones d’appui des plantes, ainsi que les plaies des pieds, les verrues plantaires, les mycoses des pieds…

1.3/ Mettre des pansements

Il suffit bien souvent de mettre un pansement sur le cor au pied pour le voir s’éliminer doucement

2/ Décaper doucement

Les cors sont des couches de peau morte. Par conséquent, limer doucement les couches de peau morte peut aider à éliminer la callosité.

Les soins consistant à se limer ou raper doucement avec une pierre ponce, une lime ou une râpe apres bain de pied dans de l’eau chaude pendant 20 minutes au préalable pour ramollir ne servent pas à grand chose tant qu’on n’a pas éliminé la cause qui est le frottement pathologique. Ils peuvent même constituer un facteur d’inflammation voire d’infection. Mieux vaut donc éviter d’essayer de prendre en charge soit meme ce type de pathologie, et cela est totalement prohibé si l’on est diabétique!

2.1/ Ramollir le cor

D’abord, on peut faire tremper le pied dans de l’eau tiède pendant environ 10 à 15 minutes. Cela aide à ramollir la peau.

2.2/ Décaper doucement le cor

Deuxièmement, on peut gratter les couches de peau morte du cor avec une pierre ponce, une brosse à pieds, des plaques d’émeri, qui sont le matériau rugueux des limes à ongles…

Mais attention de ne pas trop décaper : enlever trop de peau peut mettre à nu les couches sensibles de la peau en dessous, ce qui pourrait causer plus d’irritation, de saignement et d’infection par la suite.

Eviter les cors, durillons, callosités

La prévention des cors, callosités et durillons requiert le plus souvent de :

  • Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (en toile ou en cuir souple… ) et d’éviter les haut talons (3-4 cms maximum) et les chaussures à bout pointu. Eviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs…) car elles accentuent les défauts à la marche.
  • Laver ses pieds quotidiennement au savon et à l’eau et surtout bien les sécher particulièrement entre les orteils pour éviter la macération.
    En effet l’humidité résiduelle est un facteur de surinfection et de mycose des pieds
  • Décaper légèrement et avec prudence au moyen d’une pierre ponce humide les callosités naissantes et les cors débutants lors du bain mais de consulter dès que ceux ci réapparaissent
  • Hydrater la peau des pieds avec une crème hydratante après la toilette
  • Porter des pansements médicaux protecteurs et cicatrisants
    et s »il existe un défaut d »appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisés par un pédicure podologue
  • Haute Autorité de Santé (HAS) – has-sante.fr – Dermatoses rares, fiches PNDS

Questions fréquentes

J’ai de la corne sous les pieds mais j’ai peur de la gratter et d’en avoir de plus en plus

Vous avez raison : si vous avez des callosités sous les pieds, celles-ci sont réactionnelles à des frottements répétés (vous appuyez plus sur ces zones), dépendant de la façon dont vous marchez, de la forme de vos pieds, du type de chaussures que vous portez (haut talons notamment)… Si vous les décapez, vous n’arrangerez pas grand-chose car les frottements continueront à produire de nouvelles callosités. Je vous conseille donc de consulter un médecin, qui évaluera le traitement adéquat à apporter à vos callosités, et notamment la nécessité ou non de vous faire réaliser un bilan podologique chez un podologue, qui pourra alors vous fabriquer des semelles orthopédiques à glisser dans les chaussures, afin de rééquilibrer les pressions sur les plantes de vos pieds. Sachez que les semelles orthopédiques sont souvent très fines et aisées à glisser dans les chaussures de tous les jours.

Soins des pieds : crevasses, mycoses et cors – guide du dermatologue

Soins des pieds : comment avoir de jolis pieds

Les pieds sont soumis à rude épreuve, qu’ils soient enfermés dans les chaussures ou nus. Il est donc fréquent de voir apparaître des crevasses, des fissures ou des cornes sur les pieds. Les pieds supportent en moyenne entre 7 000 et 10 000 pas par jour et sont pourtant souvent négligés dans la routine de soins quotidienne – jusqu’à l’apparition de problèmes douloureux ou inesthétiques. Comment prendre soin de ses pieds pour avoir de jolis pieds ?

Pieds
En bref : Soins des pieds est une affection cutanée dont le diagnostic repose sur l’examen clinique et, si nécessaire, des examens complémentaires. La prise en charge dépend de la forme et de la sévérité. Consultez votre dermatologue pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Sommaire

Être doux avec ses pieds

Il faut respecter ses pieds en évitant de les traumatiser. On recommande donc de :

  • Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (en toile ou en cuir souple…) et d’éviter les hauts talons (3–4 cm maximum) et les chaussures à bout pointu. Éviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs…) car elles accentuent les défauts à la marche.
  • Éviter les sports traumatisants (tennis, jogging, randonnées…) sans équipement adapté à la morphologie de son pied.
  • Laver ses pieds quotidiennement au savon et à l’eau et surtout bien les sécher particulièrement entre les orteils pour éviter la macération. En effet l’humidité résiduelle est un facteur de surinfection et de mycose des pieds.
  • Utiliser des chaussettes fines en coton (type fil d’Écosse) et bien adaptées ; éviter les chaussettes synthétiques.
  • Décaper légèrement et avec prudence au moyen d’une pierre ponce humide les callosités naissantes et les cors débutants lors du bain, mais de consulter dès que ceux-ci réapparaissent.
  • Hydrater la peau des pieds avec une crème hydratante après la toilette – sur les talons et la plante, mais pas entre les orteils.
  • Porter des pansements médicaux protecteurs et cicatrisants. Et s’il existe un défaut d’appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisées par un pédicure-podologue.
À privilégier À éviter Pourquoi
Chaussures larges, confortables, souples (toile, cuir souple) Bout pointu, talon supérieur à 4 cm La compression des orteils provoque cors, hallux valgus et ongles incarnés ; les hauts talons concentrent le poids sur l’avant-pied
Chaussures tenant bien le talon Sandales ouvertes et tongs portées quotidiennement L’absence de maintien accentue les défauts à la marche et génère des callosités asymétriques
Matières respirantes (cuir, toile) Chaussures entièrement synthétiques Les matières imperméables augmentent la transpiration et la macération, favorisant mycoses et mauvaises odeurs
Chaussettes fines en coton (fil d’Écosse) Chaussettes synthétiques ou nylon Le synthétique n’absorbe pas la transpiration et aggrave la macération interdigitale
Crème hydratante pour les pieds : laquelle choisir ?
Les crèmes formulées avec de l’urée à 10–20 % sont la référence dermatologique pour les pieds secs et les callosités débutantes. L’urée est un facteur naturel d’hydratation qui, à cette concentration, ramollit doucement la kératine épaissie. On l’applique sur les talons et les zones calleuses – jamais entre les orteils où l’humidité doit être maintenue au minimum.

Soigner les infections

Les pieds sont en contact avec le sol et donc susceptibles de s’infecter. Toute plaie doit être soignée immédiatement pour éviter sa surinfection : nettoyage à l’eau et au savon, antiseptique doux, pansement protecteur.

L’infection la plus fréquente n’est cependant pas bactérienne mais fongique : il faut donc connaître et traiter la mycose des pieds ainsi que la mycose des ongles, qui constitue souvent une source de contamination des pieds. La tinea pedis touche 15 à 25 % de la population générale à un moment ou un autre, et sa présence triple le risque de cellulite bactérienne des membres inférieurs.

Forme clinique Aspect Traitement de référence
Mycose interdigitale (la plus fréquente) Macération blanchâtre, fissures prurigineuses entre les orteils (surtout 4e–5e) Antifongique topique 2 à 4 semaines (terbinafine, clotrimazole)
Mycose hyperkératosique (type mocassin) Desquamation fine diffuse sur la plante – souvent confondue avec peau sèche Antifongique topique 4–6 semaines ou oral si résistance
Mycose vésiculeuse Vésicules tendues prurigineuses sur la voûte plantaire Antifongique oral souvent nécessaire (terbinafine 250 mg/j, 2 semaines)

Limiter la transpiration

Il faut connaître les moyens de lutter contre la transpiration des pieds, source de macération et de mauvaises odeurs. Une transpiration excessive génère un microenvironnement chaud et humide qui favorise directement la prolifération fongique et bactérienne.

Les mesures pratiques de première intention : séchage soigneux après chaque lavage, poudres de talc dans les chaussures, chaussettes absorbantes en coton, alternance des chaussures, et antiperspirant à base de sels d’aluminium le soir sur peau sèche. En cas d’hyperhidrose plantaire sévère résistante, le dermatologue peut proposer une iontophorèse ou des injections de toxine botulique (effets de 6 à 9 mois).

Limiter les frottements pathologiques

Les pieds mal chaussés ou déformés tendent à former des cors et des durillons. Ces épaississements kératosiques sont des réponses mécaniques de protection – la cause est toujours mécanique. Les traiter sans corriger la cause (chaussure inadaptée, déformation osseuse, anomalie posturale) conduit inévitablement à la récidive. Les semelles orthopédiques et orthèses jouent ici un rôle central.

De même, il faut savoir soigner une ampoule : ne pas la percer si elle est intacte, la protéger avec un pansement hydrocolloïde, et n’intervenir qu’en cas de rupture spontanée avec nettoyage antiseptique.

Ne jamais utiliser une lame de rasoir sur un cor
Les coupe-cors, lames et instruments tranchants utilisés en automédication exposent à un risque de plaie sérieux, particulièrement chez les personnes âgées ou diabétiques. En cas de cor douloureux ou résistant, consulter un médecin ou un pédicure-podologue. Au cabinet de dermatologie, l’acide salicylique contrôlé et la cryothérapie à l’azote liquide sont des alternatives efficaces et sûres.

Lutter contre les pieds secs

La sécheresse de la peau est comme si la peau était fissurée et perméable aux germes mais aussi aux allergènes, ce qui constitue souvent une source d’eczéma des pieds. Les fissures de talons profondes peuvent saigner, être douloureuses, et constituent une porte d’entrée directe pour bactéries et champignons. Voir comment lutter contre les pieds secs.

La prise en charge repose sur l’hydratation quotidienne intensive avec une crème à l’urée 20–40 % ou à l’acide lactique, le ramollissement des callosités à la pierre ponce sur peau humide, et éventuellement des chaussettes hydratantes portées la nuit sous occlusion. En cas de fissures profondes persistantes, consulter pour éliminer une cause systémique (hypothyroïdie, diabète, psoriasis plantaire).

Cas particulier : les pieds diabétiques

Chez le diabétique, la neuropathie diminue la sensibilité douloureuse et l’artériopathie ralentit la cicatrisation. Une simple plaie, mycose ou fissure peut évoluer vers une infection profonde menaçant le membre. Les règles impératives : inspecter les pieds visuellement chaque jour, ne jamais marcher pieds nus, ne jamais utiliser de coupe-cors en automédication, traiter immédiatement toute lésion, et consulter un pédicure-podologue spécialisé régulièrement.

⚠️ Quand consulter sans attendre ?

  • Lésions qui s’étendent rapidement ou changent d’aspect
  • Douleur intense, fièvre ou signes d’infection cutanée
  • Impact sévère sur la qualité de vie ou le sommeil
  • Échec des traitements depuis plus de 4 semaines

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Questions fréquentes sur les soins des pieds

Faut-il hydrater entre les orteils ?

Non. L’application de crème entre les orteils augmente l’humidité locale dans une zone déjà sujette à la macération, favorisant la mycose. L’hydratation s’applique sur la plante, les talons et le dos du pied – les espaces interdigitaux doivent être soigneusement séchés après chaque lavage.

Peut-on traiter soi-même une mycose des pieds ?

Une mycose interdigitale simple peut être traitée par antifongique topique en vente libre (terbinafine, clotrimazole) pendant 2 à 4 semaines. En cas de doute, résistance, atteinte des ongles associée ou terrain diabétique, une consultation dermatologique s’impose. La mycose des ongles non traitée entretient en permanence la contamination des pieds.

Les semelles orthopédiques sont-elles vraiment utiles ?

Oui, lorsqu’une anomalie posturale ou un défaut d’appui est à l’origine de lésions récidivantes (cors, durillons, fasciite plantaire). Une semelle sur mesure réalisée après analyse de la marche rééquilibre les pressions et réduit significativement le risque de récidive. Elle n’est pas utile en l’absence d’anomalie mécanique identifiée.

La transpiration excessive des pieds peut-elle être traitée ?

Oui. L’iontophorèse et les injections de toxine botulique dans la plante des pieds sont des traitements efficaces pour l’hyperhidrose plantaire significative, réalisés en cabinet de dermatologie. Les effets de la toxine botulique durent en moyenne 6 à 9 mois.

À quelle fréquence consulter un pédicure-podologue ?

Pour un pied sans problème particulier : tous les 2 à 3 mois. Pour les personnes âgées, diabétiques ou présentant des déformations importantes : un suivi mensuel est conseillé et peut être prescrit médicalement.

Voir aussi :
Mycose des pieds
Cors et durillons
Transpiration des pieds
Pieds secs
Eczéma des pieds

Talons secs et fendillés

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Références scientifiques

  • Leung AK, Barankin B, Lam JM, Leong KF, Hon KL. Tinea pedis: an updated review. Drugs Context. 2023;12:2023-5-1. PMC 10321471
  • Ogawa T, Matsuda A, Ogawa Y, Tanaka R. Risk factors for the development of tinea pedis and onychomycosis. J Dermatol. 2024;51(1):30-39. PubMed 37800326
  • Aksoy H, Gurel MS, Sarmış A, Aslan M. Effect of finger socks on clinical cure in interdigital tinea pedis. J Am Acad Dermatol. 2025;92(5):1032-1038. PubMed 39756656
  • Gupta AK, Shemer A, Economopoulos V, Talukder M. Diabetic foot and fungal infections. J Fungi (Basel). 2024;10(8):577. PubMed 39194903
  • Bell-Syer SE, Khan SM, Torgerson DJ. Oral treatments for fungal infections of the skin of the foot. Cochrane Database Syst Rev. 2012;10:CD003584. PubMed 23076898
  • Schlereth T, Birklein F. Hyperhidrose. J Dtsch Dermatol Ges. 2009;7(6):501-507. PubMed 19171011
  • Haute Autorité de Santé (HAS) – has-sante.fr – Dermatoses rares, fiches PNDS

Mis à jour le 25 avril 2026 par Dr Ludovic Rousseau


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Transpiration et odeurs des pieds : causes et solutions efficaces

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En bref : La transpiration des pieds (hyperhidrose plantaire) et les mauvaises odeurs résultent de la dégradation des sécrétions sudoripares par les bactéries. Antitranspirants à l’aluminium, poudres absorbantes, ionophorèse et botox constituent les traitements les plus efficaces. Une mycose associée doit être traitée séparément.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Mis à jour le 19 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).

Pourquoi les pieds transpirent-ils et sentent-ils mauvais ?

La transpiration des pieds est un phénomène physiologique normal : les plantes sont particulièrement riches en glandes sudoripares eccrines (environ 620 par cm²). Cependant, lorsque la sueur est abondante et confinée dans des chaussures fermées, des bactéries de la flore cutanée la décomposent en acides gras volatils malodorants – un phénomène appelé bromhidrose plantaire.

ℹ️ Information
Les bactéries principalement responsables des odeurs de pieds sont Brevibacterium linens (responsable de l’odeur de fromage), Staphylococcus epidermidis et diverses espèces corynébactériennes. Elles prolifèrent dans les environnements chauds et humides.

Facteurs aggravants

Certaines situations favorisent la transpiration et les odeurs des pieds :

  • Port prolongé de chaussures fermées en matières synthétiques non respirantes
  • Chaussettes synthétiques retenant l’humidité
  • Hyperhidrose plantaire primaire (transpiration excessive constitutionnelle)
  • Stress, activité physique intense, chaleur
  • Mauvais séchage entre les orteils après la douche
  • Port de chaussures sans chaussettes

Traitements de la transpiration excessive des pieds

Traitement Mécanisme Efficacité
Antitranspirant chlorure d’aluminium 20–30 % Obstruction temporaire des pores Bonne (1re ligne)
Ionophorèse Courant galvanique inhibant les glandes sudoripares Très bonne
Toxine botulique (botox) Blocage des terminaisons cholinergiques Excellente (4–6 mois)
Antibactériens topiques Réduction de la flore bactérienne Partielle (odeurs)

Conseils pratiques au quotidien

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Quand consulter ? Une transpiration plantaire abondante malgré les antitranspirants classiques, des odeurs persistantes évoquant une infection, ou l’apparition de vésicules ou de fissures peuvent indiquer une hyperhidrose sévère ou une mycose – consultez un dermatologue.

Une bonne hygiène des pieds est la base de la prévention :

  • Lavage quotidien à l’eau et au savon surgras, en insistant entre les orteils
  • Séchage soigneux entre tous les espaces interdigitaux
  • Chaussettes en coton, laine mérinos ou bambou – à changer chaque jour
  • Alternance des chaussures (laisser sécher 48h entre deux ports)
  • Semelles en cuir ou en liège, ou semelles antibactériennes
  • Talc absorbant ou poudre de bicarbonate dans les chaussures
💡 Conseil
Placez vos chaussures au congélateur une nuit dans un sac hermétique : le froid détruit une partie des bactéries responsables des odeurs. Aérez-les ensuite à l’air libre pendant quelques heures.
🚨 Alerte
Une transpiration abondante des pieds associée à des démangeaisons, une desquamation ou des vésicules entre les orteils doit faire évoquer une mycose (pied d’athlète). Consultez un dermatologue pour un diagnostic précis avant tout traitement antifongique.

FAQ – Questions fréquentes

Pourquoi mes pieds sentent-ils mauvais malgré une bonne hygiène ?
Les odeurs sont dues à la dégradation de la sueur par les bactéries cutanées. Le port de chaussures fermées, les matières synthétiques et l’hyperhidrose plantaire aggravent le phénomène, même avec une hygiène soigneuse.

Quel traitement utiliser contre la transpiration excessive des pieds ?
Les antitranspirants à base de chlorure d’aluminium (20–30 %) sont la première étape. L’ionophorèse et les injections de botox sont proposées en cas de résistance, sur prescription dermatologique.

Comment prévenir les odeurs de pieds au quotidien ?
Lavez et séchez soigneusement les pieds chaque jour, alternez les chaussures, portez des chaussettes en fibres naturelles et utilisez un talc absorbant ou des semelles antibactériennes.

La transpiration des pieds peut-elle provoquer une mycose ?
Oui. L’humidité favorise le développement de dermatophytes responsables du pied d’athlète (tinea pedis). Une hygiène rigoureuse et des chaussettes sèches sont essentielles à la prévention.

Prendre rendez-vous en téléconsultation

Transpiration des pieds résistante aux traitements habituels, odeurs persistantes ou suspicion de mycose ? Le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, vous reçoit en téléconsultation.

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Références scientifiques

Crevasses et fissures des pieds : causes, soins et traitement

Crevasses des pieds
Les pieds sont soumis à rude épreuve, notamment l’été. On marche plus souvent pieds nus ou en sandales et autres tongs. Il est donc fréquent de voir apparaitre des crevasses, des fissures ou des cornes sur les pieds. Comment prendre de soin de ses pieds pour éviter les fissures et crevasses  (Talons secs et fendillés)? que faire lorsqu’elles sont apparues pour les soulager et les faire cicatriser?

Pieds

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Causes

Il est fréquent d’avoir les talons fissurés ou crevassés en été notamment pour deux raisons :

  • on marche plus souvent pieds nus ou avec des chaussures sans maintien du talon (tongs, sandales…), ce qui sollicite plus le talon
  • les pieds sont plus secs car plus souvent à l’air et non protégés par les chaussures, aux prises avec les agressions extérieures (eau de mer, poussière…)

La peau du talon devient donc sèche et elle s’épaissit car elle est plus sollicité. Il en résulte une peau qui finit par se fendiller puis se fissurer voire former des crevasses.

On peut aussi observer ces crevasses sur des callosités de l’avant pied, mais cela est plus rare

Symptomes

La peau du talon est plus sèche, plus blanche et plus épaisse que le reste de la peau du pied.

Au sein de cette hyperkératose apparaissent des fendillements et fissures qui petit à petit deviennent de véritables crevasses pouvant mesurer presque un centimètre de profondeur parfois!

Elles sont très douloureuses

Ces fissures et crevasses finissent par s’infecter et la douleur augmente

Parfois les crevasses du talon s’inscrivent dans le cadre d’un psoriasis des pieds

 

Eviter les crevasses et fissures

Pour limiter le risque de crevasses et de fissures il faut limiter les deux causes :

  • La marche pieds nus ou avec des chaussures sans maintien du talon (tongs, sandales…), ce qui sollicite plus le talon
  • Lutter contre les pieds secs en les protégeant et en les hydratant

Rappelons qu’il faut toujours respecter ses pieds, en évitant de les traumatiser. On recommande donc comme soins de pieds :

  • Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (en toile ou en cuir souple… ) et d’éviter les haut talons (3-4 cms maximum) et les chaussures à bout pointu. Eviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs…) et trop plates car elles accentuent les défauts à la marche.
  • Eviter les sports traumatisants (tennis, jogging, randonnées…)
  • Laver ses pieds quotidiennement au savon et à l’eau et surtout bien les sécher particulièrement entre les orteils pour éviter la macération.
    En effet l’humidité résiduelle est un facteur de surinfection et de mycose des pieds
  • Utiliser des chaussettes fines en coton (type fil d’écosse) et bien adaptées, éviter les chaussettes synthétiques
  • Décaper légèrement et avec prudence au moyen d’une pierre ponce humide les callosités naissantes et les cors débutants lors du bain mais de consulter dès que ceux ci réapparaissent
  • Hydrater la peau des pieds avec une crème hydratante après la toilette
  • Porter des pansements médicaux protecteurs et cicatrisants
    et s’il existe un défaut d’appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisés par un pédicure podologue

Soigner les crevasses des pieds

Si vous marchiez pieds nus ou en chaussures plates ne tenant pas les talons (tongs, sandales…) il faut remettre des chaussures maintenant le talon

Râper avec prudence des crevasses peu profondes

Si les crevasses ne sont pas trop profondes, et en l’absence de diabète,on peut utiliser une râpe ou une pierre ponce pour décaper doucement l’hyperkératose après un bain de 20 minutes dans l’eau chaude. Il faut toujours que ce geste soit doux, réservé à des fissures peu profondes et sans douleur ni irritation de la peau.

En cas de crevasses profondes

Si les crevasses sont douloureuses ou profondes alors il faut consulter un médecin pour avoir des soins appropriés

Soigner les plaies

Toute crevasse ou fissure doit être considérée comme une plaie susceptible de s’infecter. Voir comment soigner une plaie

Favoriser la cicatrisation

Il existe de nombreuses crèmes pour les talons crevassés ou fissurés, la plupart à l’urée (5%), de karité, d’huile d’olive, de glycérine végétale…

Le médecin pourra prescrire des pansements spécifiques des talons, ayant souvent un effet remarquable sur la cicatrisation des fissures et talons

Soigner les infections

Les pieds sont en contact avec le sol et donc susceptibles de s’infecter. Toute plaie doit être soignée pour éviter sa surinfection

L’infection la plus fréquente n’est cependant pas bactérienne mais par champignon : il faut donc connaitre et traiter la mycose des pieds  ainsi que la mycose des ongles qui constitue souvent une source de contamination des pieds. La mycose des pieds tend en effet à assécher les pieds en leur donnant un aspect sec et farineux

Lutter contre les pieds secs

La sécheresse de la peau constitue un facteur favorisant de crevasses car elle est propice à l’apparition de fissures. Même avec des crevasses avérées, il faut continuer à s’hydrater les pieds pour éviter de nouvelles fissures. Voir comment lutter contre les pieds secs 

Cas particulier du psoriasis des pieds

Si le médecin diagnostique un psoriasis des pieds à type de kératodermie fissuraire des talons, il prescrira des cremes pour le traitement du psoriasis et des pansements spécifiques du talon

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