IVERMECTINE : l’ivermectine N’EST PAS qu’un MEDICAMENT POUR CHEVAUX

L’ivermectine N’EST PAS qu’un MEDICAMENT POUR CHEVAUX / Ivermectine et COVID

Molécule d’ivermectine

Cet article en vidéo:

L’ivermectine est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans le traitement de la gale .

L’ivermectine est donc un médicament bien connu des dermatologues, qui se présente sous la forme de comprimés à 3 mgs. Il s’agit en fait d’un antiparasitaire qui peut aussi être prescrit dans d’autres maladies parasitaires.

Contre indications de l’ivermectine

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de l’ivermectine

Enfant de moins de 15kgs

Grossesse et allaitement

Conseils d’utilisation de l’ivermectine

L’ivermectine est prise dans la gale à la dose de 200 µg par kg de poids corporel en prise unique par voie orale, à distance des repas (au moins deux heures avant et apres un repas). La posologie varie donc en fonction du poids :

15 à 24 kgs 1 cp prise unique

25 à 35 kgs 2 cp prise unique

36 à 50 kgs 3 cp prise unique

51 à 65 kgs 4 cp prise unique

66 à 79 kgs 5 cp prise unique

En savoir plus sur le traitement de la gale par ivermectine

L’ivermectine est-elle un médicament pour chevaux?

Oui! L’ivermectine en tant qu’antiparasitaire est régulièrement utilisé en médecine vétérinaire à des doses là aussi dépendantes du poids des animaux (plusieurs centaines de kilogrammes pour un cheval), donc bien supérieures à celles des hommes

La confusion sur le statut de médicament UNIQUEMENT VETERINAIRE provient de l’engouement pour l’ivermectine aux USA, où des personnes ont acheté de l’ivermectine pour chevaux et se sont surdosés et intoxiqués car ils ont pris des doses faites pour des animaux de centaines de kgs et non pas pour le poids d’un homme.
Tout produit pris en dose trop importante devient un poison!

Ivermective et COVID

En France, tout a commencé dans un Ehpad de Seine-et-Marne. Une dermatologue remarque que, alors qu’elle a traité une épidémie de gale en prescrivant à tout le personnel et aux résidents de l’ivermectine au début de la pandémie, quelques jours après, un premier cas de Covid-19 puis dix autres cas sont suspectés (sans tests PCR) et «Il n’y a eu ici aucune hospitalisation et aucun décès», selon la dermatologue.

Cette observation a été publiée dans le British Journal of Dermatology en janvier 2021, constatant que si, dans les 45 Ehpad de Seine-et-Marne ayant le même public (âge, effectif…) la mortalité a été de 4,9% parmi 3062 résidents, celle-ci a été de 0 pour 121 dans l’Ehpad observé. On sait selon une étude australienne que l’ivermectine est antivirale à haute dose in vitro (en laboratoire) mais comme le constate l’étude du BJD «Malgré les limites – caractère observationnel et absence de corrélation démontrée in vitro/in vivo —, la plausibilité est suffisante pour réaliser un essai contrôlé randomisé en cluster de prévention par ivermectine…»

Certains pays tels que le Pérou, le Mexique, l’Inde ou la Bolivie l’ont préconisée en prophylaxie (préventif).

Que sait-on? Quelles sont les études?

Deux recueils d’études récentes, datant de mars 2021, ne plaident pas en faveur de l’ivermectine dans la COVID19, et réclament des études de grande ampleur, mieux conduites que les études dont on dispose actuellement. Il s’agit d’une publication des Hopitaux Universitaires de Genève et de l’Agence Européenne du Médicament

Cette dernière signale que « des études en laboratoire ont montré que l’ivermectine pouvait bloquer la réplication du Sars-CoV-2 […], mais à des concentrations d’ivermectine beaucoup plus élevées que celles obtenues avec les doses actuellement autorisées. Les résultats des études cliniques étaient variables, certaines études ne montrant aucun bénéfice et d’autres rapportant un bénéfice potentiel » et que devant la faible valeur des études, « les preuves actuellement disponibles ne sont pas suffisantes pour soutenir l’utilisation de l’ivermectine dans Covid-19 en dehors des essais cliniques » et que de nouvelles études de meilleure valeur sont donc « nécessaires pour tirer des conclusions sur l’efficacité et l’innocuité du produit dans la prévention et le traitement du Covid-19 ».

Une méta analyse publiée en Juillet 2021 combine les données de 24 essais randomisés sur l’ivermectine – soit un total de 3328 patients – parmi lesquels 11 essais portant sur environ 2000 patients au total disposaient de données sur les décès. Leur combinaison a donné un taux de mortalité de 3 % dans le bras ivermectine et de 8,7 % dans le bras comparateur, un résultat statistiquement significatif. Cependant cette méta analyse collige parmi les études des préprints et des études non publiées, ce qui entache sa crédibilité.

Qui plus est, les deux études dans lesquelles la baisse de mortalité est le plus impactée par l’ivermectine sont deux études non relues par des pairs, issues d’Iran et d’Egypte. Sans ces études, la conclusion de la méta analyse serait moins significative.

Le 16 aout 2021, Andrew Hill, 1er auteur de l’étude déclare qu’une des études est suspectée de fraude médicale et que les résultats sans cette étude ne sont pas statistiquement significatifs en faveur de l’efficacité de l’Ivermectine dans la Covid19

Coté français, l’institut Pasteur a publié le 12 juillet 2021 un document de presse relatant une de leur publication dans laquelle l’ivermectine « appartient à une nouvelle catégorie d’agent anti-Covid-19 dans un modèle animal. Ces travaux ouvrent la voie à des axes de développement pour de meilleurs traitements contre la Covid-19 chez l’Homme » et « l’ivermectine pourrait alors être considérée comme un agent thérapeutique encourageant contre la Covid-19, sans impact sur la réplication du SARS-CoV-2 mais soulageant l’inflammation et les symptômes qui en découlent »

Mais ceci ne concerne que les animaux…

En conclusion, on manque encore d’études montrant l’efficacité de l’ivermectine dans la COVID19

IVERMECTINE : l’ivermectine dans la gale

Ivermectine

L’ivermectine contenue dans l’ivermectine est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans le traitement de la gale .


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L’ivermectine se présente sous la forme de comprimés à 3 mgs

Contre indications de l’ivermectine

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de l’ivermectine

Enfant de moins de 15kgs

Grossesse et allaitement

Conseils d’utilisation de l’ivermectine

L’ivermectine est prise à la dose de 200 µg par kg de poids corporel en prise unique par voie orale, à distance des repas (au moins deux heures avant et apres un repas). La posologie varie donc en fonction du poids :

15 à 24 kgs 1 cp prise unique

25 à 35 kgs 2 cp prise unique

36 à 50 kgs 3 cp prise unique

51 à 65 kgs 4 cp prise unique

66 à 79 kgs 5 cp prise unique

Puis porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des

draps propres

Il faut reprendre la meme dose unique 8 à 14j plus tard

En cas de gale profuse et crouteuse, l’association à un traitement local (Ascabiol ®, Spregal ®, Topiscab®) peuvent être proposés.

Soins d’accompagment de l’ivermectine

La prise d’ivermectine est nécessairement associée à des soins de prise en charge de la gale, pour le patient atteint de la gale et son entourage :

  • Traitement de l’environnement : procéder au nettoyage classique des locaux et à une désinfection par un acaricide tel qu’ Apar, de la literie (matelas, sommier), de la moquette et autres mobiliers adsorbants.

  • Traitement des vêtements et du linge : rassembler le linge utilisé jusqu’à ce jour (y compris serviettes de toilette, draps, taies…) et le laver en machine à laver à 60 °C ou le désinfecter avec un acaricide tel qu’ Apar

(stockage en sac plastique fermé pendant au moins trois heures) ou par mise en quarantaine de cinq jours dans un sac plastique fermé qui sera gardé à température supérieure à 20 °C.

  • Ne pas oublier de traiter les objets qui peuvent avoir été en contact avec le corps tels que : brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto…

  • Passer l’aspirateur énergiquement sur les tapis et les coussins.

  • Idéalement il faut changer de vêtements, de draps et de serviettes tous les jours et les laver à au moins 60 °C pendant une période de 14 jours

Voir le traitement de la gale


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GALE PROFUSE : soigner la gale profuse

Gale profuse

La gale est une maladie parasitaire due à un acarien


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Parfois elle peut prendre des formes très profuses, notamment chez les sujets agés et/ou immunodéprimés (SIDA… ) : on peut y observer une atteinte du dos et du cuir chevelu chez l’adulte (zones généralement non atteintes en cas de gale commune), voire des croutes profuses, très contagieuses.

Gale profuse typique

Elle est souvent difficile à diagnostiquer car on pense plus volontiers à un eczema, une allergie médicamenteuse

Gale profuse chez un sujet agé
Gale profuse chez un sujet agé

Les gales profuses sont caractérisées par un nombre important
de parasites, elles sont donc très contagieuses (voir contagion de la gale).

Une corticothérapie locale (creme a la cortisone) ou générale est souvent en cause chez le sujet non immunodéprimé.

Une gale traitée à la cortisone : éruption profuse
Une gale traitée à la cortisone : éruption profuse

Gale crouteuse

Une forme particulière de gale profuse est la gale hyperkératosique ou crouteuse, fréquente chez le sujet agé. Elles est très contagieuse et responsable d’épidémies dans les hôpitaux ou les collectivités de personnes âgées.

De plus les démangeaisons peuvent être absentes dans cette forme crouteuse.

Atteinte hyperkératosique et profuse des mains
Atteinte hyperkératosique et profuse des mains

Traitement de la gale profuse

Le traitement est souvent problématique, nécessitant de traiter toutes les personnes entrées en contact avec le malade…

Voir le traitement de la gale

La gale profuse typique

Le malade ayant une gale profuse doit être hospitalisé et traité en chambre individuelle, par le traitement à prise orale et le médecin définira un nombre de sujets à traiter plus large que dans la gale commune (personnel soignant… )

La gale en collectivité (crèches, maisons de retraite… ) :

On définit alors une stratégie thérapeutique qui implique à la fois le médecin, mais aussi le responsable de létablissement et les autorités sanitaires, qui préviennent les familles et définissent, en fonction du nombre de personnes atteintes, les personnes à traiter dans l’entourage ( il s’agit au minimum du traitement simultané de toutes les personnes vivant en contact intime avec les malades, comme dans la gale commune mais cela peut s’étendre à toutes les personnes visitant la collectivité, que ce soit pour y voir des personnes, y travailler… et parfois meme le propre entourage de toutes ces personnes… notamment en cas de gale profuse chez plusieurs personnes dans une collectivité). Il est aussi possible de définir une stratégie de désinfection de l’établissement par acaricides.

Conduite a tenir devant un ou plusieurs cas de gale, par le Haut Comité de Santé Publique


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GALE DE L’ENFANT ET DU BEBE : soigner la gale chez un bébé ou un enfant

Gale de l’enfant et du bébé : symptômes, photos et traitement

La gale du bébé et du nourrisson est une situation particulièrement délicate : le diagnostic est souvent tardif car les signes diffèrent de ceux de l’adulte, les traitements sont limités par des contre-indications liées au poids, et le risque de contamination en crèche ou maternelle est élevé. Voici le guide complet pour reconnaître et traiter la gale chez l’enfant.

Doute sur un diagnostic de gale chez votre enfant ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Pourquoi le diagnostic est souvent tardif chez l’enfant

Le diagnostic classique de la gale repose sur trois éléments chez l’adulte : démangeaisons nocturnes intenses, cas contact dans l’entourage, et localisation des lésions épargnant le visage et le dos.

Or chez l’enfant, ces règles ne s’appliquent pas — ce qui retarde souvent le diagnostic :

Signe Adulte Enfant / Bébé
Visage atteint Exceptionnel ✅ Fréquent — peut mimer un eczéma
Dos atteint Généralement épargné ✅ Possible — atteinte profuse du tronc
Mains et pieds Sillons entre les doigts ✅ Cloques (vésicules) des paumes et plantes — pathognomonique du nourrisson
Aspect des lésions Sillons, vésicules perlées Souvent surinfecté — ressemble à un impétigo ou prurigo
Fesses rouges Rare ✅ Peut mimer un érythème fessier
Diagnostic différentiel Prurit, dermatite Eczéma, impétigo, acropustulose infantile, érythème fessier

Symptômes chez le bébé (moins de 2 ans)

Chez le nourrisson, les signes spécifiques à rechercher sont :

  • Cloques (vésicules) sur les paumes des mains et les plantes des pieds — signe quasi pathognomonique, souvent diagnostiqué à tort comme acropustulose infantile
  • Démangeaisons intenses, agitation, pleurs inexpliqués notamment la nuit
  • Éruption diffuse sur le tronc, le dos, les fesses
  • Érythème fessier persistant résistant aux soins habituels
  • Atteinte du visage possible (joues, front)
gale bébé cloques pieds photo diagnostic
Cloques qui démangent sur les pieds d’un bébé — évoquer la gale
gale bébé cloques mains photo
Cloques sur les mains d’un bébé — signe évocateur de gale
gale bébé poignet photo
Atteinte du poignet chez un bébé
gale bébé fesses rouges érythème fessier photo
Fesses rouges persistantes chez un bébé — penser à la gale

Symptômes chez l’enfant (2–12 ans)

Chez l’enfant plus grand, la gale est souvent surinfectée au moment du diagnostic — ce qui retarde encore sa reconnaissance :

  • Lésions profuses du tronc ressemblant à un prurigo ou un impétigo
  • Atteinte du visage possible, mimant un eczéma infecté
  • Démangeaisons nocturnes intenses — l’enfant se gratte jusqu’au sang
  • Cas contact dans la famille ou à la crèche souvent retrouvé à l’interrogatoire
gale enfant visage photo diagnostic eczéma
Atteinte du visage fréquente chez l’enfant — rare chez l’adulte, souvent confondue avec de l’eczéma
gale enfant tronc dos atteinte profuse photo
Atteinte profuse du tronc chez un enfant — le dos est généralement épargné chez l’adulte
gale surinfectée enfant impétigo prurigo photo
Gale surinfectée ressemblant à un impétigo ou prurigo

Traitement de la gale selon l’âge et le poids

⚠️ L’ivermectine orale (Stromectol®) est contre-indiquée en dessous de 15 kg. Le traitement du nourrisson repose obligatoirement sur les traitements locaux.

Âge / Poids Traitement autorisé Modalités
Nourrisson ≥ 1 mois
(< 15 kg)
Topiscab® 5% (perméthrine) ou Ascabiol® (benzoate de benzyle) Application locale sur tout le corps y compris visage et cuir chevelu — rincer après le temps de pose
Enfant ≥ 15 kg Stromectol® (ivermectine) oral + traitement local en option 200 µg/kg en 1 prise à jeun — 2e prise à J8-J14

💡 Points importants : chez le nourrisson, l’application doit couvrir tout le corps y compris le visage, le cuir chevelu et les oreilles — zones épargnées chez l’adulte. Traiter simultanément tous les membres du foyer le même jour. Voir le protocole complet de traitement de la gale.

Gale en crèche ou à la maternelle

Les enfants dormant en crèche ou en maternelle créent des conditions idéales de transmission : contact prolongé, partage de lits et de vêtements. En cas de gale confirmée chez votre enfant :

  • Prévenir immédiatement la direction de la crèche ou de l’école pour permettre le traitement collectif
  • Le médecin ou la PMI peut déclencher un protocole de traitement collectif si plusieurs cas sont identifiés
  • Éviction scolaire : non obligatoire après traitement correctement réalisé — votre médecin vous fournira un certificat
  • Laver draps, vêtements et peluches à 60°C le jour du traitement
  • Les objets non lavables (poussettes, jouets) peuvent être placés en sac fermé pendant 3 jours

Voir l’article : début de la gale — comment la reconnaître

Sources


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Questions fréquentes sur la gale de l’enfant

Comment distinguer la gale d’un eczéma chez un bébé ?

C’est souvent difficile — c’est d’ailleurs la principale cause de retard diagnostique. Quelques éléments orientent vers la gale : apparition brutale des démangeaisons chez un bébé qui n’avait pas de terrain atopique, atteinte des paumes et plantes avec cloques, cas contact dans la famille ou la crèche, résistance au traitement de l’eczéma. En cas de doute, consultez un dermatologue — un traitement d’épreuve anti-gale peut être justifié.

Peut-on traiter un bébé de moins de 1 mois contre la gale ?

Les données sont très limitées pour les nourrissons de moins d’un mois. L’Ascabiol® est autorisé dès 1 mois, le Topiscab® dès 2 mois. En dessous de ces âges, la prise en charge doit être hospitalière. Consultez en urgence un dermatologue ou un pédiatre spécialisé.

Faut-il exclure l’enfant de la crèche en cas de gale ?

L’éviction n’est pas obligatoire si le traitement a été correctement réalisé. En pratique, il est recommandé d’éviter la crèche le jour du traitement et le lendemain, puis de reprendre normalement si cela est permis par le certificat médical. La direction de la crèche doit être informée pour surveiller l’apparition de nouveaux cas, prévenir les parents et traiter les matelas de sieste avec un acaricide s’ils ne sont pas attribués nominément à chaque enfant.

Toute la famille doit-elle être traitée ?

Oui, systématiquement. Tous les membres du foyer vivant sous le même toit doivent être traités le même jour, même s’ils n’ont pas de symptômes — la période d’incubation peut atteindre 4 à 6 semaines. Ne traiter que l’enfant malade conduit inévitablement à une recontamination.

Les démangeaisons persistent après le traitement — est-ce normal ?

Oui, tout à fait. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement correctement réalisé — elles sont dues à la réaction allergique aux acariens morts et non à un échec thérapeutique. Un antihistaminique et un émollient aident à soulager l’inconfort. Si de nouvelles lésions apparaissent après 4 semaines, consultez pour évaluer la nécessité d’un second traitement.


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LA GALE AU DEBUT : un diagnostic parfois difficile

La gale au début de son évolution : comment la reconnaître ?

Votre peau démange, et gratte surtout la nuit quand vous êtes dans votre lit, et vous ne savez pas si c’est une gale au début de son évolution ? Voici les signes qui doivent vous alerter et quand consulter un dermatologue.

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Démangeaisons la nuit dans le lit : est-ce la gale ?

Les démangeaisons qui s’intensifient le soir et la nuit, dès que vous vous glissez sous les draps, sont l’un des signes les plus caractéristiques de la gale. Le sarcopte responsable de la gale se déplace sous la peau surtout lorsqu’il fait chaud. La chaleur des draps l’active — et les démangeaisons s’intensifient. Si vous vous grattez partout quand vous êtes dans votre lit, c’est un signal à prendre au sérieux.

Attention cependant : d’autres causes peuvent expliquer des démangeaisons nocturnes, comme la dermatite atopique, le prurit lié à la sécheresse de la peau ou encore les piqûres d’insectes (notamment les punaises de lit). Seul un médecin et notamment un dermatologue peut poser le diagnostic avec certitude.

Avez-vous été en contact intime avec quelqu’un, dormi ailleurs… environ 3 semaines avant les démangeaisons ?

L’incubation de la gale est de 3 semaines et elle s’attrape le plus souvent par contact intime et prolongé de peau à peau : rapport sexuel, nuit passée chez quelqu’un, échange de vêtements ou literie contaminée. Le début de la gale a lieu en général environ 3 semaines après la transmission de la gale.

Si vous avez eu ce type de contact dans les 3 semaines précédant vos démangeaisons, la probabilité d’une gale augmente significativement. Voir comment on attrape la gale.

Votre entourage se gratte-t-il aussi ?

Il n’est pas rare qu’une personne de l’entourage se démange également — partenaire, membre de la famille, ami chez qui on a dormi. La gale est très contagieuse au sein d’un foyer. Ces personnes sont parfois diagnostiquées à tort comme un eczéma. Si plusieurs personnes autour de vous se grattent en même temps, c’est un signe très évocateur de gale.

Où se situent les démangeaisons sur le corps ?

Les zones les plus touchées au début de la gale sont caractéristiques et permettent d’orienter le diagnostic :

  • Espaces entre les doigts (espaces interdigitaux des mains)
  • Face antérieure des poignets
  • Coudes
  • Zone devant les aisselles
  • Ventre et nombril
  • Fesses et face interne des cuisses
  • Chez l’homme : organes génitaux

Le visage et le cou sont en règle générale épargnés chez l’adulte. Le dos est souvent moins atteint que les autres régions du corps. Si vos démangeaisons correspondent à ces zones, consultez rapidement.

À quoi ressemblent les boutons de la gale au début ?

Au tout début de la gale, les lésions cutanées peuvent être discrètes et difficiles à identifier. On peut observer de petites vésicules (cloques minuscules), des papules rouges et des sillons scabieux — de petits traits grisâtres sinueux sous la peau, tracés par le sarcopte. Ces sillons sont pathognomoniques de la gale, c’est-à-dire qu’ils signent le diagnostic.

Gale ou autre cause de démangeaisons nocturnes ?

Toutes les démangeaisons nocturnes ne sont pas une gale. Voici les principales causes à distinguer :

Que faire si vous suspectez une gale ?

Si vous présentez plusieurs de ces signes, consultez sans tarder. Votre médecin recherchera des boutons et sillons de la gale et vous prescrira un traitement de la gale adapté. Il faudra également traiter simultanément toutes les personnes du foyer et désinfecter le linge et la literie.

Ne tardez pas : plus la gale est traitée tôt, plus le traitement est simple et efficace.

Questions fréquentes sur la gale au début

Comment savoir si j’ai la gale ou simplement des démangeaisons ?

La gale se distingue par des démangeaisons qui s’intensifient la nuit dans le lit, localisées dans des zones caractéristiques (mains, poignets, ventre, fesses), et souvent présentes chez plusieurs personnes de l’entourage en même temps. Seul un médecin et notamment un dermatologue peut confirmer le diagnostic en identifiant les sillons scabieux.

La gale gratte-t-elle surtout la nuit ?

Oui, c’est l’une des caractéristiques les plus typiques de la gale. La chaleur du lit active le sarcopte qui creuse des galeries sous la peau, ce qui provoque des démangeaisons intenses dès qu’on se couche.

Peut-on attraper la gale dans son lit ?

La transmission par la literie est possible mais moins fréquente que le contact direct peau à peau. Le sarcopte peut survivre quelques jours en dehors de la peau. Dormir dans un lit récemment utilisé par une personne atteinte peut suffire à la transmission.

Combien de temps après la contamination apparaissent les premiers symptômes ?

La période d’incubation de la gale est d’environ 3 semaines pour une première contamination. En cas de réinfestation, les symptômes peuvent apparaître beaucoup plus rapidement, en 1 à 3 jours.


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COMMENT ATTRAPE-T-ON LA GALE ? transmission et contagion de la gale

Comment attrape-t-on la gale ? Transmission, contagiosité et protection : tout comprendre

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sarcopte de la gale
Sarcopte vu au microscope

« Comment j’ai pu attraper la gale ? » — c’est la question que posent, souvent avec une certaine gêne, la grande majorité des patients que je reçois pour cette affection. La question est légitime, et la réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. La gale n’est pas une maladie de la saleté. Elle n’est pas non plus forcément transmise lors d’un rapport sexuel. Comprendre précisément comment fonctionne la transmission du sarcopte, c’est comprendre pourquoi certaines situations comportent un risque réel et d’autres non — et surtout, c’est comprendre comment protéger son entourage une fois le diagnostic posé.

Cette page est entièrement consacrée à la transmission de la gale. Pour les symptômes et les lésions cutanées, consultez notre article boutons et sillons de la gale. Pour le traitement, voyez soigner et guérir la gale.

Vous pensez avoir été exposé à la gale ? Vous vous grattez depuis quelques jours ou semaines ?
Ne tardez pas : plus le diagnostic est posé tôt, plus le cercle de contamination reste limité. Le Dr Rousseau vous reçoit en téléconsultation vidéo sans délai.

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Sommaire

Ce qu’il faut savoir sur le sarcopte pour comprendre sa transmission

La gale est due à un acarien microscopique, Sarcoptes scabiei var. hominis, invisible à l’œil nu (300 à 400 µm pour la femelle). Comprendre ses caractéristiques biologiques éclaire directement les conditions nécessaires à la contamination.

Caractéristique du sarcopte Implication pour la transmission
Strictement inféodé à l’être humain (var. hominis) La gale humaine se transmet uniquement d’humain à humain
Survie hors hôte : maximum 72 h à température ambiante (plus longtemps sur des textiles chauds) La transmission indirecte (linge, literie) est possible mais limitée dans le temps
Mobilité optimale entre 25 et 30 °C ; immobile en dessous de 20 °C ; tué en quelques minutes au-dessus de 55 °C Le risque de contamination par les textiles est nul si ceux-ci sont lavés à 60°C ou isolés depuis plus de 72 h dans un sac fermé
Progression à la surface de la peau à 2,5 cm/min à 37 °C Le transfert d’un hôte à un autre est rapide lors d’un contact cutané
Seules les femelles fécondées provoquent la gale (en creusant les sillons) Tous les sarcoptes transmis ne donnent pas nécessairement une infestation — le contact doit être suffisamment prolongé pour que des femelles s’installent
Nombre de sarcoptes dans la gale commune : 10 à 15 individus La charge parasitaire est faible → contact prolongé nécessaire pour contamination efficace
Gale croûteuse : millions de sarcoptes Contagiosité extrême — un contact bref peut suffire

Transmission directe (95 % des cas) : contact peau à peau prolongé

La voie principale de contamination est le contact cutané direct et prolongé entre la peau d’une personne infestée et celle d’une personne saine. Le mot « prolongé » est essentiel : dans la gale commune, la charge parasitaire est faible (une dizaine de sarcoptes), et le passage de quelques individus lors d’un contact bref est insuffisant pour provoquer une infestation.

En pratique, les situations qui réalisent ce contact prolongé sont :

  • Les rapports sexuels — contact peau à peau intime et prolongé, souvent avec atteinte génitale prédominante chez la personne contaminée. C’est pourquoi la gale est classée parmi les infections sexuellement transmissibles (IST), même si elle n’est pas liée à un acte sexuel au sens strict.
  • Le partage d’un lit avec une personne infestée — le contact nocturne prolongé, sous la chaleur des draps, est l’une des situations à plus haut risque.
  • Le contact rapproché au sein d’une famille — entre parents et enfants, notamment lors des soins au nourrisson, du portage ou des jeux au sol.
  • Les soins au malade dans un contexte médical ou familial — infirmières, aides-soignantes, membres de la famille prodiguant des soins corporels prolongés.
  • Certains sports de contact — lutte, judo, rugby — où les contacts cutanés répétés et prolongés peuvent suffire.

ℹ La durée du contact est le facteur déterminant
Serrer la main d’une personne ayant la gale commune comporte un risque très faible de contamination — le contact est trop bref. Se tenir dans les transports en commun à côté d’une personne infestée ne présente aucun risque. En revanche, dormir dans le même lit une nuit comporte un risque très élevé. C’est la durée, et non simplement la proximité, qui fait la contamination.

Transmission indirecte (5 % des cas) : linge, literie, mobilier

La contamination indirecte — par les objets et textiles — est possible mais représente une minorité des cas dans la gale commune. Elle est en revanche beaucoup plus importante dans les contextes de gale profuse ou croûteuse, où les squames desquamantes contiennent des millions de sarcoptes et contaminent massivement l’environnement immédiat.

Les sources de contamination indirecte sont :

Source Niveau de risque Condition
Literie (draps, couettes, oreillers) récemment utilisée Élevé Contact prolongé avec les textiles chauds encore chargés en sarcoptes vivants
Vêtements portés depuis moins de 72 h Modéré Surtout les sous-vêtements, collants, pyjamas — textiles proches de la peau
Canapé, fauteuil, siège à revêtement textile ou cuir Faible à modéré Après un contact prolongé (plusieurs heures) d’une personne infestée ; risque quasi nul pour un contact bref
Textiles portés / utilisés depuis plus de 72 h Nul Le sarcopte ne survit pas plus de 72 h à température ambiante hors de l’hôte humain
Surfaces dures (poignées de portes, plans de travail) Nul en pratique Le sarcopte ne peut pas adhérer aux surfaces lisses froides ; aucun cas documenté par cette voie
Matelas, sommier Faible (sauf gale croûteuse) Une aspiration soigneuse suffit dans la gale commune ; décontamination par acaricide recommandée en cas de gale croûteuse

📌 Et les vêtements neufs ?
Question surprenante mais récurrente : oui, il est théoriquement possible de se contaminer avec des vêtements neufs — si ces vêtements ont été essayés et portés directement sur la peau par une personne infestée dans les 72 heures précédentes. Ce risque, bien que faible, explique l’intérêt de laver ses vêtements neufs avant de les porter pour la première fois — surtout les sous-vêtements.

Tableau des situations à risque : ce qui contamine vraiment

Situation Risque de contamination Explication
Rapport sexuel avec une personne infestée Très élevé Contact cutané intime et prolongé — voie de contamination principale
Dormir dans le même lit une nuit Très élevé Contact prolongé sous la chaleur des draps — conditions idéales pour le sarcopte
Porter les vêtements (sous-vêtements) d’une personne infestée Élevé Contact cutané direct et prolongé avec des textiles potentiellement infestés
Soins corporels prolongés (toilette, kinésithérapie, massages) Élevé Contact cutané prolongé — risque professionnel documenté chez les soignants
Rester longtemps assis dans un canapé contaminé Modéré Possible si contact prolongé avec des textiles chauds récemment contaminés
Embrasser quelqu’un sur la joue (bise) Très faible Contact trop bref — pas de transmission documentée par cette voie
Serrer la main Très faible Contact trop bref dans la gale commune (charge parasitaire faible) ; à éviter tout de même en cas de gale croûteuse
Partager des toilettes Nul en pratique Le sarcopte ne survit pas sur les surfaces froides et lisses ; aucune contamination documentée par cette voie
Transports en commun, salle de classe Nul en pratique Pas de contact cutané prolongé — aucun risque documenté hors contact intime direct
Contact avec un animal de compagnie Nul (gale humaine) Sarcoptes scabiei var. hominis est strictement inféodé à l’être humain

Peut-on attraper la gale d’un animal ?

Non, en ce qui concerne la gale humaine. Sarcoptes scabiei var. hominis est un parasite strictement adapté à l’être humain — il ne provient pas des animaux et ne peut pas se développer sur eux de façon durable. La gale humaine est une maladie exclusivement interhumaine.

Il existe des variantes de gales animales : la gale du chien (var. canis), du chat, du porc… Ces parasites peuvent exceptionnellement contaminer un humain en contact étroit et prolongé avec un animal massivement infesté. Mais dans ce cas :

  • L’infestation humaine est transitoire et spontanément résolutive en quelques jours, car Sarcoptes scabiei var. canis ne peut pas achever son cycle de vie sur la peau humaine ;
  • Les démangeaisons disparaissent sans traitement antiparasitaire humain une fois l’animal traité et le contact évité ;
  • Il n’y a pas de transmission inter-humaine à partir de cette gale d’origine animale.

Ce tableau est radicalement différent de la gale humaine vraie, qui ne guérit jamais spontanément.

L’incubation silencieuse : comment contaminer son entourage sans le savoir

C’est le mécanisme le plus redoutable — et le moins bien compris — de la transmission de la gale. Entre le moment de la contamination et l’apparition des premières démangeaisons, il s’écoule en moyenne :

⚠ La période d’incubation : le piège de la gale
3 à 6 semaines lors d’une première infestation — le temps que le système immunitaire réagisse aux antigènes du sarcopte et provoque les démangeaisons.

24 à 48 heures lors d’une recontamination chez une personne déjà immunisée, qui reconnaît immédiatement l’antigène.

Pendant toute cette période silencieuse, la personne est infestée et contagieuse, mais ne sait pas qu’elle a la gale. Elle peut contaminer ses partenaires sexuels, ses proches, les personnes chez qui elle dort — sans s’en douter.

C’est cette incubation longue qui explique deux réalités cliniques importantes :

  • Il est fréquent que plusieurs personnes d’une même famille ou d’un même foyer développent la gale presque simultanément, alors que chacun se demande d’où vient la contamination ;
  • Lorsque le diagnostic est enfin posé chez une personne, la période de contagiosité remonte à 3 à 6 semaines avant les premiers symptômes — il faut donc réfléchir à qui a pu être exposé bien avant que les démangeaisons n’apparaissent.

Quand suis-je contagieux ? Jusqu’à quand ?

Une personne atteinte de gale est contagieuse dès la contamination — c’est-à-dire dès que les sarcoptes sont présents sur sa peau, bien avant l’apparition des démangeaisons. Elle reste contagieuse jusqu’à la guérison complète après traitement.

Moment Contagiosité Que faire ?
Pendant la période d’incubation (avant les démangeaisons) Oui — sans le savoir Impossible à anticiper ; d’où l’importance de prévenir rétrospectivement l’entourage dès le diagnostic
Pendant la phase symptomatique non traitée Oui Éviter les contacts intimes, ne pas partager la literie, ne pas aller dormir chez d’autres personnes
Le jour du traitement (J0) Oui jusqu’à l’application du traitement Traitement de toutes les personnes concernées le même jour
Après le traitement bien conduit Non — si le traitement est complet (personnes + linge) Reprendre une vie normale après guérison confirmée
En cas de nodules scabieux persistants post-traitement Non — les nodules sont d’origine immunologique, sans sarcopte vivant Pas de retraitement systématique ; consulter si doute

Qui prévenir et protéger autour de moi ?

Lorsque le diagnostic de gale est posé, la gestion de l’entourage est une étape indispensable — c’est l’une des principales causes d’échec thérapeutique lorsqu’elle est négligée. Voici la marche à suivre :

📋 Les personnes à contacter et traiter

  • Tous les partenaires sexuels des 6 dernières semaines (durée supérieure à la période d’incubation maximale) — qu’ils aient ou non des symptômes ;
  • Toutes les personnes vivant sous le même toit (co-habitants) ;
  • Les personnes chez qui vous avez dormi ou qui ont dormi chez vous depuis 6 semaines ;
  • Toute personne avec qui vous avez eu un contact cutané prolongé (soins, activités sportives de contact) ;
  • En cas de gale contractée en collectivité (EHPAD, structure d’hébergement) : signalement au médecin responsable et aux autorités sanitaires — voir gale en collectivité.

Pendant la période de traitement (entre J0 et la guérison confirmée), il est impératif :

  • De ne pas avoir de rapports sexuels ;
  • De ne pas aller dormir chez des amis ou de la famille ;
  • De ne pas échanger de vêtements ou de linge ;
  • De ne pas faire garder ses enfants chez d’autres personnes sans les avoir prévenus.

Gale et IST : le bilan à ne pas oublier

Lorsque la gale a pu être transmise lors d’un rapport sexuel — ce qui est le cas dans la majorité des infestations chez l’adulte jeune — les recommandations préconisent de réaliser un bilan IST complet en parallèle du traitement. Cette démarche n’est ni anodine ni stigmatisante : elle fait partie des bonnes pratiques médicales, exactement comme pour les morpions ou les condylomes.

⚠ Bilan IST recommandé
Sérologies : VIH (avec accord signé), syphilis (TPHA-VDRL), hépatite B (Ag HBs, Ac anti-HBs, Ac anti-HBc), hépatite C
Dépistage local : chlamydia et gonocoque (PCR urinaire ou prélèvement génital selon les symptômes)
Ce bilan est prescrit lors de la consultation et réalisé en laboratoire d’analyses médicales. Il est pris en charge à 100 % dans le cadre du dépistage organisé des IST.

Les idées reçues sur la transmission de la gale

Idée reçue La réalité
« La gale est une maladie de la saleté » Faux. La gale n’a aucun lien avec l’hygiène corporelle. Elle touche toutes les classes sociales. Une personne très propre peut avoir la gale des gens propres — avec peu de lésions mais autant de sarcoptes.
« On l’attrape toujours par rapport sexuel » Pas uniquement. Le partage d’un lit ou des soins corporels prolongés suffisent. En revanche, l’association avec une IST impose un bilan.
« Les animaux peuvent me contaminer » Non pour la gale humaine — var. hominis est strictement humain. Une gale animale sur l’homme est transitoire et bénigne.
« Je peux attraper la gale dans les transports en commun » Non en pratique. Le contact est trop bref. Les épidémies se propagent dans les foyers et les collectivités où les contacts sont prolongés, pas dans les lieux publics ouverts.
« Une fois traité, on ne peut plus contaminer » Vrai si le traitement est complet — mais il faut que toutes les personnes à risque aient été traitées en même temps, et que le linge ait été désinfecté. Un maillon manquant recontamine.
« Les démangeaisons prouvent que je suis encore contagieux » Pas forcément. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement efficace par réaction immunologique résiduelle aux antigènes du sarcopte mort. Consulter avant de refaire un traitement.
« Je peux aller chez le médecin en salle d’attente » Oui — le risque de contamination dans une salle d’attente est nul en pratique pour la gale commune. Une téléconsultation reste une option confortable et sans risque pour l’entourage.

Suite : Traitement de la gale

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– Les routines quotidiennes
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– Les causes
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🔍 Tout sur la gale

📌 Médicaments et informations pratiques

FAQ — Questions fréquentes sur la transmission de la gale

Est-ce qu’on peut attraper la gale en serrant la main de quelqu’un ?

Le risque est extrêmement faible dans la gale commune. Dans cette forme, la charge parasitaire est de l’ordre de 10 à 15 sarcoptes — trop peu pour qu’un contact aussi bref permette le transfert de femelles fécondées en nombre suffisant pour provoquer une infestation. En revanche, dans la gale croûteuse (millions de sarcoptes), même un contact bref peut suffire. C’est pourquoi les personnels soignants au contact de patients en EHPAD ayant une gale croûteuse doivent prendre des précautions maximales.

Mon chat ou mon chien peut-il me donner la gale ?

Non pour la gale humaine. Le sarcopte humain (var. hominis) ne vit pas sur les animaux. Si votre chat ou chien a lui-même une gale (sarcoptose animale), la contamination humaine est exceptionnelle, transitoire (guérison spontanée en quelques jours) et ne se transmet pas entre humains. Traitez l’animal, pas vous.

Combien de temps après la contamination les démangeaisons apparaissent-elles ?

En cas de première infestation, 3 à 6 semaines en moyenne — le temps que le système immunitaire se sensibilise aux antigènes du sarcopte. En cas de recontamination chez une personne déjà immunisée, les démangeaisons peuvent apparaître en 24 à 48 heures. Cette période silencieuse rend le traçage des contacts difficile.

Peut-on aller au travail quand on a la gale ?

Dans la grande majorité des emplois, oui — le risque de contamination dans un bureau est quasiment nul (pas de contact cutané prolongé entre collègues). En revanche, les professionnels de santé, les aides à domicile, les masseurs-kinésithérapeutes et les personnels travaillant en collectivités doivent être traités et déclarés guéris avant de reprendre leur activité, en raison du risque professionnel de transmission lors de soins corporels.

Est-ce que je peux recontaminer ma famille si j’ai encore des démangeaisons après le traitement ?

Non, si le traitement a été correctement réalisé. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après l’éradication complète des sarcoptes, par réaction immunitaire aux débris du parasite dans la peau. En l’absence de nouveaux sillons et avec un prurit qui décroît progressivement, il ne s’agit pas d’une rechute mais d’une guérison en cours. Consultez un dermatologue avant d’entreprendre un nouveau traitement antiparasitaire.

Faut-il prévenir la crèche ou l’école si mon enfant a la gale ?

Oui. Il faut en informer le responsable de l’établissement pour permettre le dépistage des enfants et personnels potentiellement exposés. L’enfant peut retourner en collectivité dès le lendemain du traitement complet. Pour les détails, consultez notre article gale de l’enfant et du bébé.

Voir aussi :
Gale — fiche générale
Boutons et sillons
Traitement
Gale profuse
Gale de l’enfant
Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

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Références scientifiques (PubMed)

  • Chosidow O. Clinical practices. Scabies. N Engl J Med. 2006;354(16):1718–1727. PMID 16710746
  • Salavastru CM, Chosidow O, Boffa MJ, et al. European guideline for the management of scabies. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(8):1248–1253. PMID 28639722
  • Sunderkötter C, Feldmeier H, Fölster-Holst R, et al. S1-Leitlinie zur Diagnostik und Therapie der Skabies. J Dtsch Dermatol Ges. 2022. PMID 35451567
  • Hay RJ, Steer AC, Engelman D, Walton S. Scabies in the developing world — its prevalence, complications, and management. Clin Microbiol Infect. 2012;18(4):313–323. PMID 22429824
  • Engelman D, Yoshizumi J, Hay RJ, et al. The 2020 International Alliance for the Control of Scabies Consensus Criteria for the Diagnosis of Scabies. Br J Dermatol. 2020;183(5):808–820. PMID 32034956

Mis à jour le 26 mars 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

TRAITEMENT DE LA GALE : guérir et se débarrasser de la gale

Traitement de la gale : protocole complet pour guérir et éviter les rechutes

On ne guérit pas spontanément de la gale. Le traitement doit être particulièrement soigneux pour éviter toute recontamination. Il repose sur 4 piliers indissociables : consultation médicale, traitement simultané de l’entourage, désinfection des textiles, et traitement antiparasitaire à renouveler obligatoirement.

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Vidéo traitement de la gale


Vidéo protocole complet traitement gale

Sommaire :
1. Consulter un médecin |
2. Traiter l’entourage |
3. Désinfecter les textiles |
4. Traitements antiparasitaires |
Comparatif des traitements |
Critères de guérison |
Gale persistante |
Questions fréquentes

Étape 1 — Consulter un médecin

N’improvisez pas de traitement par vous-même. Le diagnostic de gale doit être confirmé par un médecin. En cas de possibilité de transmission sexuelle, il prescrira également un bilan sérologique d’IST (syphilis, VIH, hépatites…).

Voir notre article sur le diagnostic de la gale.

Étape 2 — Traiter l’entourage simultanément

C’est une étape indispensable et souvent négligée, principale cause d’échec du traitement. Le médecin définit les personnes à traiter :

  • Le ou les partenaires sexuels des derniers mois
  • Les membres de la famille vivant sous le même toit
  • Toute personne présentant des démangeaisons dans l’entourage (amis, famille élargie…)

⚠️ Toutes les personnes concernées doivent être traitées le même jour. C’est le seul moyen de rompre le cycle de recontamination.

Étape 3 — Désinfecter les textiles et l’environnement

sarcopte gale microscope photo
Sarcopte vu au microscope — survit jusqu’à une semaine hors de son hôte

Le sarcopte survit jusqu’à une semaine dans les textiles. Il faut désinfecter tous les textiles en contact avec la peau du malade depuis une semaine :

  • Vêtements, draps, serviettes, taies d’oreiller → lavage en machine à 60°C minimum
  • Textiles ne supportant pas les 60°C → poudre acaricide dans un sac plastique fermé 48h
  • Matelas, canapés, fauteuils, sièges auto non déhoussables → aspersion de poudre insecticide, laisser agir 24h puis aspirer
  • Objets en contact avec le corps (brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto) → traitement acaricide
  • Tapis et coussins → passer l’aspirateur énergiquement

Idéalement : changer de vêtements, draps et serviettes chaque jour et les laver à 60°C pendant 14 jours.

Étape 4 — Traitements antiparasitaires

💡 Règle absolue : quel que soit le traitement choisi, il doit être renouvelé une deuxième fois entre J8 et J14. Aucun traitement ne détruit les œufs — le traitement tue seulement les adultes et les larves.

Les traitements locaux sont appliqués sur peau sèche, de la tête aux pieds (cuir chevelu inclus), en insistant sur les espaces interdigitaux, les plis inguinaux, le nombril, les organes génitaux, les mains, les pieds et sous les ongles. Temps de contact : 8 à 12 heures. Après application, porter des vêtements propres.

4.1 Traitements locaux (topiques)

Perméthrine 5% — Topiscab® crème

Indications : nourrisson de plus de 2 mois et moins de 15 kg, femme enceinte ou allaitante (ne pas allaiter pendant le traitement). Surveillance étroite recommandée chez les enfants entre 2 mois et 2 ans.

⚠️ En cas d’hypersensibilité aux chrysanthèmes ou autres astéracées (cosmos, dahlia, tournesol…), demander l’avis du médecin.

Mode d’application :

  • Appliquer en fine couche uniforme sur l’ensemble du corps : cou, nuque, paumes, plantes, espaces interdigitaux, aisselles, organes génitaux, fesses
  • Visage, oreilles et cuir chevelu non traités — sauf si boutons de gale présents ou patient de plus de 65 ans (éviter contact avec muqueuses et yeux)
  • Ne pas appliquer autour de la bouche chez l’enfant (risque d’ingestion par léchage)
  • Laisser agir au moins 8 heures — appliquer le soir, ne pas se laver pendant ce temps
  • Si lavage accidentel des mains ou des fesses pendant les 8h, réappliquer immédiatement sur ces zones

Posologie selon le poids :

  • Adulte et adolescent > 12 ans : 30 g (tube entier)
  • Enfant 6–12 ans : 15 g (demi-tube)
  • Enfant 1–5 ans : 7,5 g (environ 2 noisettes)
  • Nourrisson 2 mois–1 an : 3,75 g (environ 1 noisette)

Benzoate de benzyle — Ascabiol® lotion

Traitement classique utilisable dès 1 mois de vie. Peut être irritant — une crème cortisonée peut être prescrite après le traitement. Application au pinceau sur tout le corps sauf visage et muqueuses génitales.

Protocole jour par jour :

J0 — 1re application

  • Douche le soir, se sécher avec une serviette propre, mettre des vêtements propres, changer les draps
  • Appliquer Ascabiol à la compresse (pas de coton ni de lingette) en 2 couches successives à 10–15 min d’intervalle sur tout le corps : plis cutanés, espaces interdigitaux, sous les seins, nombril, parties génitales, sous les ongles, cuir chevelu — éviter visage et muqueuses
  • Une seule couche chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 2 mois
  • Temps de contact : 24h chez l’adulte6 à 12h chez l’enfant de moins de 2 ans (renouveler l’application le lendemain soir)
  • Rincer abondamment, serviette propre, vêtements propres, draps changés

J1 — Traitement de l’environnement

  • Désinfection de la literie (matelas, sommier), moquettes et mobiliers absorbants avec un acaricide
  • Lessive à 60°C de tout le linge — ou acaricide en sac plastique fermé 3h minimum — ou quarantaine 5 jours en sac fermé à > 20°C
  • Traitement des objets en contact avec la peau (chaussures, peluches, brassard de tension…)
  • Aspiration énergique des tapis et coussins

J8 — 2e application selon les mêmes modalités qu’à J0

J9 — 2e traitement de l’environnement selon les mêmes modalités qu’à J1

Pyréthrine — Spregal® spray

Appliqué en une seule pulvérisation dans une pièce bien aérée, en évitant le visage. Rinçage à l’eau 12h après. Contre-indiqué chez les asthmatiques et en cas d’antécédent de bronchiolite chez l’enfant.

Soufre — traitement naturel

Le soufre concentré (6 à 33%) en crème, pommade ou lotion est le plus ancien traitement antiparasitaire. Autorisé pendant la grossesse. Efficace s’il est appliqué 3 jours consécutifs.

4.2 Traitement oral — Ivermectine (Stromectol® 3 mg)

Indications : à partir de 15 kg, hors grossesse et allaitement. Le Stromectol ne tue que les adultes et les larves — pas les œufs. Il est prescrit en deux prises espacées de 8 à 14 jours.

Posologie selon le poids :

  • 15–24 kg → 1 comprimé
  • 25–35 kg → 2 comprimés
  • 36–50 kg → 3 comprimés
  • 51–65 kg → 4 comprimés
  • 66–79 kg → 5 comprimés

Modalités : prise unique à jeun (2h avant ou 2h après un repas). Porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des draps propres après la prise. Renouveler la même dose à J8 avec nouveau traitement de l’environnement.

Comparatif des traitements de la gale

Traitement Voie Dès quel âge / poids Grossesse Particularités
Ivermectine (Stromectol®) Oral ≥ 15 kg Contre-indiqué 2 prises à J0 et J8–J14, à jeun
Perméthrine 5% (Topiscab®) Local ≥ 2 mois Autorisé Référence nourrisson et femme enceinte
Benzoate de benzyle (Ascabiol®) Local ≥ 1 mois 1 couche seulement Peut être irritant, protocole J0/J1/J8/J9
Soufre Local Tous âges Autorisé 3 applications consécutives, odeur forte
Pyréthrine (Spregal®) Local (spray) Tous âges Possible Contre-indiqué asthmatiques et ATCD bronchiolite

Comment savoir si je suis guéri de la gale ?

L’infestation est considérée comme guérie s’il n’y a plus de boutons de gale ni de démangeaisons nocturnes une semaine après l’arrêt du traitement.

💡 Des démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement efficace — il s’agit d’une réaction inflammatoire résiduelle, pas d’un échec. Au-delà de 4 semaines, envisager une réinfestation.

Gale qui ne guérit pas — que faire ?

Démangeaisons persistantes après traitement

La première cause de persistance est un traitement effectué en une seule fois au lieu de deux. Autres causes possibles :

  • Irritation cutanée due au traitement local (fréquent avec l’Ascabiol)
  • Persistance de nodules scabieux (boules rouges dans les plis et organes génitaux, pouvant persister plusieurs semaines même après guérison)
  • Recontamination par un proche non traité — tout votre entourage a-t-il été traité simultanément ?
  • Mauvaise désinfection du linge — tout a-t-il été lavé à 60°C ou traité en sac plastique avec acaricide 48h ?

En cas de doute, reconsultez votre médecin pour vérifier si le traitement a été bien conduit et décider s’il doit être renouvelé.

Gale profuse et gale en collectivité

La gale profuse (croûteuse ou norvégienne) et les épidémies en collectivité (maisons de retraite, crèches, casernes…) nécessitent une prise en charge spécifique avec souvent une combinaison ivermectine + traitement local. Voir notre article sur la gale profuse.

Questions fréquentes sur le traitement de la gale

Pourquoi faut-il renouveler le traitement ?

Aucun traitement ne détruit les œufs de sarcopte. La première application élimine les adultes et larves présents. La deuxième, à J8–J14, élimine les sarcoptes éclos après la première application. Sans ce renouvellement, la gale récidive quasi systématiquement.

Peut-on utiliser le Stromectol pendant la grossesse ?

Non. L’ivermectine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement, et chez l’enfant de moins de 15 kg. Le traitement de référence dans ces situations est la perméthrine (Topiscab®) ou le soufre.

Faut-il traiter les animaux de compagnie ?

Non. La gale humaine est due à Sarcoptes scabiei var. hominis, une espèce strictement humaine. Les animaux domestiques ne transmettent pas la gale humaine et n’ont pas besoin d’être traités dans ce contexte.

Combien de temps est-on contagieux avec la gale ?

On est contagieux dès l’infestation, avant même l’apparition des symptômes, et jusqu’à la fin du traitement complet (incluant la 2e application). Il est conseillé d’éviter les contacts cutanés prolongés avec l’entourage non traité jusqu’à la fin du protocole.

Peut-on aller travailler ou à l’école pendant le traitement ?

Après la première application du traitement et le changement des vêtements, le retour au travail ou à l’école est possible dès le lendemain dans la plupart des cas. En collectivité (crèche, maison de retraite), des mesures spécifiques sont requises — à discuter avec le médecin.

Les démangeaisons persistent 3 semaines après traitement, est-ce normal ?

Oui, c’est possible. Une réaction inflammatoire peut maintenir des démangeaisons jusqu’à 4 semaines après un traitement efficace. Des dermocorticoïdes peuvent être prescrits pour soulager. Au-delà de 4 semaines ou en cas d’aggravation, une réinfestation doit être envisagée — consultez votre médecin.

Peut-on combiner ivermectine et traitement local ?

Oui, dans certains cas. La combinaison ivermectine orale + perméthrine ou benzoate de benzyle local est recommandée pour les gales profuses (croûteuses), les épidémies en collectivité, et les cas résistants. Cette association améliore les taux de guérison par rapport à chaque traitement seul. Elle est décidée par le médecin selon le contexte clinique.

Références scientifiques


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STROMECTOL : le Stromectol ®

Stromectol ® :

Stromectol ®, qu’est-ce que c’est ?

Stromectol ® contient de l’ivermectine qui est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans le traitement de la gale . Stromectol se présente sous la forme de comprimés à 3 mgs

Contre indications de Stromectol ®

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Stromectol ®

Enfant de moins de 15kgs

Grossesse et allaitement

Conseils d’utilisation de Stromectol ®

Stromectol ® est prise à la dose de 200 µg par kg de poids corporel en prise unique par voie orale, à distance des repas (au moins deux heures avant et apres un repas). La posologie varie donc en fonction du poids :

15 à 24 kgs 1 cp prise unique

25 à 35 kgs 2 cp prise unique

36 à 50 kgs 3 cp prise unique

51 à 65 kgs 4 cp prise unique

66 à 79 kgs 5 cp prise unique

Puis porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des

draps propres

Il faut reprendre la meme dose unique 8 à 14j plus tard

En cas de gale profuse et crouteuse, l’association à un traitement local (Ascabiol ®, Spregal ®, Topiscab®) peuvent être proposés.

Soins d’accompagment de Stromectol ®

La prise d’ivermectine est nécessairement associée à des soins de prise en charge de la gale, pour le patient atteint de la gale et son entourage :

– Traitement de l’environnement : procéder au nettoyage classique des locaux et à une désinfection par un acaricide tel qu’ Apar, de la literie (matelas, sommier), de la moquette et autres mobiliers adsorbants.

– Traitement des vêtements et du linge : rassembler le linge utilisé jusqu’à ce jour (y compris serviettes de toilette, draps, taies…) et le laver en machine à laver à 60 °C ou le désinfecter avec un acaricide tel qu’ Apar

(stockage en sac plastique fermé pendant au moins trois heures) ou par mise en quarantaine de cinq jours dans un sac plastique fermé qui sera gardé à température supérieure à 20 °C.

– Ne pas oublier de traiter les objets qui peuvent avoir été en contact avec le corps tels que : brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto…

– Passer l’aspirateur énergiquement sur les tapis et les coussins.

– Idéalement il faut changer de vêtements, de draps et de serviettes tous les jours et les laver à au moins 60 °C pendant une période de 14 jours

Voir le traitement de la gale

 

ASCABIOL : l’Ascabiol ®

Ascabiol

  • Ascabiol  ®, qu’est-ce que c’est ?

Ascabiol  ® contient du Benzoate de Benzyle. Le Benzoate de Benzyle contenu dans Ascabiol  ® est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement de la gale . Ascabiol * se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur l’ensemble du corps

 

  • Quelles sont les contre indications de l’ Ascabiol ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Ascabiol  ®
  • Conseils d’utilisation de l’ Ascabiol  ®

    • Adulte :
      Il est préférable d’appliquer Ascabiol * le soir, après la toilette. On recommande généralement d’appliquer la lotion à l’aide d’un pinceau plat en 1 ou 2 passages sur la totalité de la surface du corps y compris les organes génitaux (uniquement sur la peau, pas les muqueuses), sauf le visage et le cuir chevelu (« du cou aux pieds »). Il est possible de ressentir une sensation de cuisson immédiate.
    • Enfant de plus de 1 mois :
      Le produit ne doit pas rester en contact avec la peau plus de 12 heures. Sinon, le passage transcutané du produit peut engendrer des convulsions. En cas de gale surinfectée ou eczematisée engendrant des lésions cutanées favorisant la pénétration du produit, on recommande généralement de soigner les lésions cutanées avant d’appliquer l’Ascabiol *

Avant l’application, le flacon doit être agité.
Le traitement par Ascabiol * consiste en 2 applications à 8 jours d’intervalle :

  • Première application à J0 :
    • avant l’application, prendre un bain ou une douche. Du linge propre doit être utilisé pour le séchage, l’habillage et la literie ;
    • Ascabiol * doit être appliqué avec une compresse en 2 couches successives à 10-15 minutes d’intervalle (correspondant au temps de séchage) sur la totalité de la surface corporelle en insistant sur les lésions, sans oublier les plis cutanés, les espaces interdigitaux, sous les seins, le nombril, les parties génitales externes, sous les ongles, le cuir chevelu. Il faut éviter le visage et les muqueuses ;
    • un délai de 12 à 24 heures (voir plus haut) est nécessaire avant de prendre une douche et de rincer abondamment le corps. Après la douche, du linge propre (vêtement, serviettes, draps) doit être utilisé ;
  • Seconde application à J8 : Ascabiol * doit être appliqué selon les mêmes modalités qu’à J0.

Il ne faut pas oublier tous les autres conseils de traitement de la gale (lavage du linge…)