Erythrasma : l’erythrasma : causes, symptômes et traitement

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Érythrasma : taches brunes des plis et traitement antibiotique

Des taches brunes ou chamois dans les aisselles, à l’aine ou entre les orteils – persistantes, peu prurigineuses, résistant aux antifongiques – peuvent faire penser à un champignon mais sont parfois d’origine bactérienne. L’érythrasma est une infection superficielle chronique de la peau causée par une bactérie gram-positive, Corynebacterium minutissimum, qui prolifère dans les zones de plis où chaleur, humidité et frottement créent un environnement favorable. Fréquemment confondu avec une mycose cutanée ou un pityriasis versicolor, il répond à un traitement spécifique et bénigne dans son évolution locale – mais sa récidive est fréquente tant que les facteurs favorisants persistent.

Son diagnostic – longtemps difficile et souvent retardé – est aujourd’hui grandement facilité par un outil simple, disponible au cabinet du dermatologue : la lampe de Wood, qui révèle une fluorescence rose corail caractéristique de la bactérie et permet d’établir le diagnostic sans biopsie dans la grande majorité des cas.

En bref : Erythrasma est une affection cutanée dont le diagnostic repose sur l’examen clinique et, si nécessaire, des examens complémentaires. La prise en charge dépend de la forme et de la sévérité. Consultez votre dermatologue pour un diagnostic précis et un traitement adapté.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

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Qu’est-ce que l’érythrasma ?

L’érythrasma est une infection bactérienne superficielle chronique de la peau, causée par Corynebacterium minutissimum – un bacille gram-positif, non sporulant, aérobie facultatif, qui fait partie de la flore commensale cutanée habituelle. Dans les conditions normales, cette bactérie colonise le stratum corneum sans provoquer de pathologie. Mais lorsque les conditions locales deviennent favorables – chaleur, humidité, macération, occlusion cutanée – elle prolifère et produit des enzymes kératolytiques qui dégradent les couches superficielles de l’épiderme, provoquant les lésions caractéristiques.

La bactérie produit également de la coproporphyrine III – un pigment porphyrique qui absorbe la lumière ultraviolette à 360 nm et réémet une fluorescence rose corail vive à la lampe de Wood. C’est ce phénomène physique, propre à C. minutissimum, qui constitue le meilleur outil diagnostique disponible au cabinet du dermatologue.

Pourquoi dit-on « érythrasma » ?
Le terme vient du grec erythros (rouge) et asma (éruption). Le nom est un peu trompeur car les lésions ne sont pas rouges mais plutôt brunes ou chamois – la rougeur initiale s’estompe rapidement au profit d’une pigmentation brunâtre. C. minutissimum fut décrit comme agent étiologique en 1961 par Sarkany, Taplin et Blank, mettant fin à des décennies de confusion avec les dermatophytes.

Épidémiologie et facteurs de risque

Facteur de risque Mécanisme / données
Climat chaud et humide Favorise la transpiration et la macération des plis ; plus fréquent en été et dans les régions tropicales
Diabète sucré (type 1 et 2) Représente 44 % des infections interdigitales du pied chez les diabétiques ; immunité locale altérée, glycémie élevée favorisant la prolifération bactérienne
Obésité Augmentation des plis cutanés, macération, frottements ; 17,6 % des infections bactériennes cutanées du sujet obèse
Hyperhidrose Excès de transpiration créant un microenvironnement humide favorable
Immunodépression VIH, corticothérapie prolongée, chimiothérapie
Mauvaise hygiène locale Défaut de séchage après lavage, port de vêtements synthétiques occlus
Sportifs, personnes en collectivité Douches collectives, contacts cutanés répétés, vêtements occlusifs ; prévalence accrue chez les athlètes et footballeurs
Âge avancé Prévalence accrue chez les sujets âgés : 17,6 % des infections bactériennes cutanées de cette tranche d’âge

Signes cliniques et localisations

L’érythrasma se présente comme des plaques bien délimitées, à bords nets, de couleur chamois, brun rosé ou brun-rougeâtre, à surface légèrement squameuse ou finement ridée. Les lésions sont habituellement asymptomatiques ou discrètement prurigineuses – c’est souvent leur persistance malgré les traitements antifongiques habituels, ou leur découverte fortuite lors d’un examen de la peau, qui conduit le patient à consulter.

Érythrasma de l’aisselle
Érythrasma de l’aine : taches brunes de l’aine

Localisations préférentielles

Localisation Aspect clinique Population préférentiellement concernée
Aisselles (axillaire) Plaques chamois à brunes, bords nets, peu squameuses Adulte, tous âges ; hommes et femmes
Aine et plis inguinaux Plaques brunes souvent bilatérales, parfois avec légère desquamation périphérique Hommes surtout ; diabétiques, obèses
Espaces interdigitaux des pieds Macération blanchâtre, fissures, odeur fétide ; première cause d’infection interdigitale bactérienne Diabétiques, sportifs, personnes en collectivité
Pli sous-mammaire Plaques brunâtres, parfois prurigineuses ; souvent coinfection avec Candida Femmes avec forte poitrine, obèses, ménopausées
Pli interfessier et périnée Lésions brunâtres parfois étendues Sujets obèses, grabataires
Formes disséminées Plaques multiples sur tronc et membres Patients immunodéprimés ; formes rares

Diagnostic : la lampe de Wood, examen clé

Le diagnostic d’érythrasma est clinique, confirmé par la lampe de Wood – une lampe émettant des ultraviolets à 360 nm. Lorsqu’on expose une plaque d’érythrasma à cette lampe dans l’obscurité, Corynebacterium minutissimum émet une fluorescence rose corail vive, caractéristique et quasi pathognomonique. Ce phénomène est dû à la coproporphyrine III produite par la bactérie.

Attention : la fluorescence peut être absente si le patient s’est lavé récemment
La coproporphyrine III responsable de la fluorescence est hydrosoluble et est éliminée par le savon et l’eau. Si le patient s’est douché dans les heures précédant la consultation, la lampe de Wood peut être faussement négative. Pour maximiser la sensibilité de l’examen, il convient d’idéalement ne pas se laver la zone à examiner dans les 24 à 48 heures avant la consultation. En cas de doute malgré un lavage récent, un prélèvement bactériologique ou une biopsie cutanée avec coloration de Gram peuvent être réalisés.

La dermoscopie sous lumière ultraviolette (dermoscopie fluorescente UV) constitue un apport diagnostique récent, permettant d’objectiver la fluorescence à plus fort grossissement et de mieux délimiter les lésions – elle est notamment utile pour distinguer l’érythrasma d’un pityriasis versicolor ou d’une dermite séborrhéique.

Histologie

La biopsie cutanée n’est pas nécessaire dans les cas typiques, où la clinique et la lampe de Wood suffisent au diagnostic. Elle est réservée aux formes atypiques ou résistantes. Lorsqu’elle est réalisée, le dermatologue prélève sous anesthésie locale un fragment de peau adressé à un anatomopathologiste.

À l’histologie, l’érythrasma montre une hyperkératose compacte du stratum corneum, sans inflammation dermique significative – signe de la nature purement superficielle de l’infection. Les bactéries gram-positives filamenteuses peuvent être identifiées dans les couches cornées par la coloration de Gram ou par la coloration au PAS. L’épiderme sous-jacent et le derme sont normaux.

Diagnostics différentiels

Affection Points communs Éléments distinctifs
Mycose à dermatophytes (tinea cruris) Plaques des plis inguinaux, squameuses Bord actif vésiculeux ou squameux plus marqué en périphérie ; fluorescence Wood négative ; prélèvement mycologique positif ; répond aux antifongiques
Candidose des plis (intertrigo candidosique) Rougeur des plis, prurit Fond rouge vif, satellites périphériques (pustules), fissures ; fluorescence Wood négative ; prélèvement mycologique positif (Candida)
Pityriasis versicolor Macules brunâtres squameuses Distribution plus étendue (tronc) ; fluorescence jaune-verdâtre ou cuivrée à la Wood (pas corail) ; Malassezia au prélèvement
Psoriasis inversé des plis Plaques des plis Fond rouge lisse brillant sans squames (plis occlusis) ; antécédents de psoriasis ; Wood négatif ; répond aux dermocorticoïdes
Intertrigo non spécifique Rougeur des plis, macération Erythème diffus sans plaque délimitée, pas de fluorescence ; lié à la friction seule
Acanthosis nigricans Plaques sombres des plis Texture veloutée hyperkératosique ; couleur brun-noir ; associé à une insulinorésistance ; Wood négatif
Coinfection érythrasma + dermatophyte ou Candida : une réalité fréquente
C. minutissimum peut coexister avec des dermatophytes (Epidermophyton, Trichophyton) ou avec Candida albicans sur les mêmes zones. Cette coinfection complique le diagnostic et explique certaines résistances aux traitements antifongiques seuls ou antibiotiques seuls. En cas de doute, la réalisation simultanée d’un prélèvement mycologique et d’un prélèvement bactériologique, couplée à la lampe de Wood, permet d’identifier le ou les agents en cause.

Traitement antibiotique et mesures associées

Traitement antibiotique de référence

L’érythromycine orale, 250 mg quatre fois par jour pendant 14 jours, constitue le traitement systémique de référence, dont l’efficacité est documentée depuis les années 1960 et confirmée par les revues récentes. Elle atteint des concentrations cutanées élevées et présente une excellente activité sur C. minutissimum.

En France, l’érythromycine peut être associée à une application topique de clindamycine gel à 1 %, trois fois par jour, à poursuivre 14 jours après la fin du traitement oral, pour réduire le risque de récidive et éliminer la colonisation résiduelle. Un nettoyage quotidien de la zone avec un savon antiseptique (Septivon, Cyteal) suivi d’un séchage minutieux est indispensable pendant toute la durée du traitement.

Traitement Posologie / modalités Commentaire
Érythromycine orale (référence) 250 mg × 4/jour, 14 jours Traitement systémique de référence ; bonne tolérance digestive en prenant avec les repas
Clindamycine orale (alternative) 1 gramme en dose unique Alternative pratique ; bonne compliance ; résistances décrites
Tétracycline orale 250 mg × 4/jour, 5 à 14 jours Alternative efficace ; contre-indiquée chez l’enfant <8 ans et la femme enceinte
Clindamycine topique (gel 1 %) 3 fois/jour ; à poursuivre 14 jours après la fin du traitement oral Complément du traitement oral ; réduit le risque de récidive
Acide fusidique topique 2 à 3 fois/jour, 14 jours Alternative topique efficace ; risque de résistance si utilisé seul répétitivement
Mupirocine topique 2 % 2 fois/jour, 4 à 6 semaines Efficacité documentée dans des cas publiés (Forouzan & Cohen, 2020)
Savon antiseptique (Septivon, Cyteal) Nettoyage quotidien de la zone, séchage minutieux Indispensable pendant toute la durée du traitement et en prévention des récidives
Résistances à l’érythromycine : une réalité croissante
Des souches de C. minutissimum résistantes à l’érythromycine (via les gènes ermX et mefA) sont de plus en plus rapportées dans la littérature. En cas d’échec clinique après un traitement bien conduit par érythromycine, un antibiogramme sur culture bactériologique est indiqué. Les tétracyclines, la clindamycine, les céphalosporines de première génération et les fluoroquinolones restent généralement actifs sur les souches résistantes à l’érythromycine.

Mesures hygiéno-diététiques associées

Le traitement antibiotique, aussi efficace soit-il, sera suivi de récidives si les conditions favorisantes ne sont pas corrigées :

  • Porter des vêtements larges, en coton, laissant respirer la peau des zones à risque ;
  • Sécher soigneusement les plis après chaque douche, à l’air libre ou avec un sèche-cheveux à faible température ;
  • Traiter le diabète si présent – l’équilibre glycémique est un facteur majeur de contrôle de la récidive ;
  • Lutter contre le surpoids – la réduction des plis cutanés est un facteur préventif important ;
  • Éviter les antiseptiques agressifs en usage prolongé qui peuvent déséquilibrer le microbiote cutané et favoriser la prolifération de germes résistants ;
  • Utiliser des poudres de talc ou des produits astringents dans les plis pour réduire l’humidité résiduelle.

Prévention des récidives

L’érythrasma est une maladie à forte tendance récidivante, particulièrement chez les sujets diabétiques, obèses ou présentant une hyperhidrose. La prévention repose sur la correction durable des facteurs de risque et sur des mesures d’hygiène rigoureuses maintenues à long terme.

En cas de récidives fréquentes malgré les mesures hygiéno-diététiques, une prophylaxie par application hebdomadaire d’un savon antiseptique sur les zones à risque peut être envisagée. Chez les patients diabétiques, l’optimisation du contrôle glycémique est le levier préventif le plus efficace à long terme.

⚠️ Quand consulter sans attendre ?

  • Lésions qui s’étendent rapidement ou changent d’aspect
  • Douleur intense, fièvre ou signes d’infection cutanée
  • Impact sévère sur la qualité de vie ou le sommeil
  • Échec des traitements depuis plus de 4 semaines

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Questions fréquentes sur l’érythrasma

L’érythrasma est-il contagieux ?

La contagiosité de l’érythrasma est faible. Corynebacterium minutissimum fait partie de la flore cutanée normale et ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre dans des conditions d’hygiène standard. En revanche, chez les sportifs ou en milieu de collectivité avec partage de vestiaires et douches, une transmission par contact cutané direct est possible. Les facteurs favorisants personnels (diabète, obésité, hyperhidrose) jouent un rôle bien plus déterminant que la contagion.

Comment expliquer que mon médecin m’ait prescrit des antifongiques sans succès ?

C’est l’erreur diagnostique la plus fréquente avec l’érythrasma. L’aspect des lésions – plaques brunes dans les plis – est très proche d’une mycose cutanée (tinea cruris) ou d’un pityriasis versicolor. Sans lampe de Wood, le diagnostic clinique seul est difficile. L’échec d’un traitement antifongique bien conduit doit systématiquement faire évoquer un érythrasma et conduire à une consultation dermatologique.

La lampe de Wood est-elle toujours disponible chez le dermatologue ?

Oui, la lampe de Wood est un équipement standard du cabinet de dermatologie. L’examen est indolore, dure quelques secondes, et ne nécessite aucune préparation particulière – si ce n’est de ne pas s’être lavé la zone suspecte dans les 24 à 48 heures précédant la consultation pour maximiser la fluorescence. C’est l’un des rares examens qui permet un diagnostic « en temps réel » sans attendre de résultats de laboratoire.

L’érythrasma peut-il revenir après un traitement bien conduit ?

Oui, les récidives sont fréquentes si les facteurs favorisants persistent. Un diabète mal équilibré, une obésité avec plis cutanés profonds, ou une hyperhidrose non traitée favorisent la réinstallation de la bactérie après le traitement. C’est pourquoi le traitement antibiotique doit toujours être accompagné de mesures hygiéno-diététiques durables, et les maladies sous-jacentes traitées.

Peut-on avoir une érythrasma et une mycose en même temps au même endroit ?

Oui, c’est possible et décrit dans la littérature. Corynebacterium minutissimum peut coexister avec des dermatophytes ou avec Candida albicans dans les mêmes zones de plis. Cette coinfection rend le diagnostic et le traitement plus complexes. Un prélèvement mycologique et bactériologique simultané, couplé à la lampe de Wood, permet d’identifier chaque agent et d’adapter le traitement en conséquence.

Voir aussi :
Champignons de la peau : mycoses et candidoses
Microbiote cutané
Abcès cutané

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Références scientifiques

  • Forouzan P, Cohen PR. Erythrasma revisited: diagnosis, differential diagnoses, and comprehensive review of treatment. Cureus. 2020;12(9):e10733. doi:10.7759/cureus.10733. PubMed 33145138
  • Pan S, Ryan MP, Rapini RP. Erythrasma. JAMA Dermatol. 2024;160(3):352-353. doi:10.1001/jamadermatol.2023.4897. PubMed 38231505
  • Holdiness MR. Management of cutaneous erythrasma. Drugs. 2002;62(8):1131-1141. doi:10.2165/00003495-200262080-00002. PubMed 12010076
  • Masood M, Usatine RP, Heath CR. Erythrasma. Cutis. 2022;110(6):338-339. doi:10.12788/cutis.0656. PubMed 36735984
  • Radhakrishnan S, Logamoorthy R, Karthikeyan K, Mohan R, Mary JJF. Erythrasma: a systematic review of interventions. Clin Exp Dermatol. 2025;50(11):2139-2146. doi:10.1093/ced/llaf297. PubMed 40635638
  • Janeczek M, Kozel Z, Bhasin R, et al. High prevalence of erythrasma in patients with inverse psoriasis: a cross-sectional study. J Clin Aesthet Dermatol. 2020;13(3):12-14. PubMed 32308762
  • Zisova L, Valchev V, Kasabov G. Erythrasma in athletes and football players. Wien Med Wochenschr. 2021;171(1-2):24-28. doi:10.1007/s10354-020-00753-2. PubMed 32350711
  • Ankad BS, Dhananjaya S. Erythrasma mimicking tinea versicolor: the diagnostic utility of ultraviolet-induced fluorescence dermoscopy and successful combination therapy. Cureus. 2025;17(11):e96970. doi:10.7759/cureus.96970. PMC 12707171
  • Haute Autorité de Santé (HAS) – has-sante.fr – Dermatoses rares, fiches PNDS

Mis à jour le 24 avril 2026 par Dr Ludovic Rousseau


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Auteur/autrice : Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

Dr Ludovic Rousseau — Dermatologue & Vénérologue Docteur en médecine depuis 1999, le Dr Ludovic Rousseau est spécialiste en Dermatologie et Vénéréologie (Diplôme d'État de Spécialiste, thèse soutenue avec la mention Très Honorable). Depuis plus de 25 ans, il exerce avec la conviction que chaque patient mérite une prise en charge claire, bienveillante et fondée sur les données actuelles de la science. Auteur et fondateur de Dermatonet.com depuis 2000, il met son expertise au service du grand public à travers des articles médicaux rigoureux sur les maladies de peau, les traitements et les avancées en dermatologie. Il intervient régulièrement lors de congrès et journées de formation médicale, et a publié dans des revues scientifiques spécialisées dont les Annales de Dermatologie et Vénéréologie. Convaincu que l'accès aux soins dermatologiques doit être simplifié, le Dr Rousseau propose des consultations en cabinet lors de ses remplacements ainsi que des téléconsultations, permettant à chacun d'obtenir un avis médical spécialisé rapidement, où qu'il se trouve.