COMMENT ATTRAPE-T-ON LA GALE ? transmission et contagion de la gale

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Dernière mise à jour : 27 mars 2026

Comment attrape-t-on la gale ? Transmission, contagiosité et protection : tout comprendre

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sarcopte de la gale
Sarcopte vu au microscope

« Comment j’ai pu attraper la gale ? » — c’est la question que posent, souvent avec une certaine gêne, la grande majorité des patients que je reçois pour cette affection. La question est légitime, et la réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. La gale n’est pas une maladie de la saleté. Elle n’est pas non plus forcément transmise lors d’un rapport sexuel. Comprendre précisément comment fonctionne la transmission du sarcopte, c’est comprendre pourquoi certaines situations comportent un risque réel et d’autres non — et surtout, c’est comprendre comment protéger son entourage une fois le diagnostic posé.

Cette page est entièrement consacrée à la transmission de la gale. Pour les symptômes et les lésions cutanées, consultez notre article boutons et sillons de la gale. Pour le traitement, voyez soigner et guérir la gale.

Vous pensez avoir été exposé à la gale ? Vous vous grattez depuis quelques jours ou semaines ?
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Sommaire

Ce qu’il faut savoir sur le sarcopte pour comprendre sa transmission

La gale est due à un acarien microscopique, Sarcoptes scabiei var. hominis, invisible à l’œil nu (300 à 400 µm pour la femelle). Comprendre ses caractéristiques biologiques éclaire directement les conditions nécessaires à la contamination.

Caractéristique du sarcopte Implication pour la transmission
Strictement inféodé à l’être humain (var. hominis) La gale humaine se transmet uniquement d’humain à humain
Survie hors hôte : maximum 72 h à température ambiante (plus longtemps sur des textiles chauds) La transmission indirecte (linge, literie) est possible mais limitée dans le temps
Mobilité optimale entre 25 et 30 °C ; immobile en dessous de 20 °C ; tué en quelques minutes au-dessus de 55 °C Le risque de contamination par les textiles est nul si ceux-ci sont lavés à 60°C ou isolés depuis plus de 72 h dans un sac fermé
Progression à la surface de la peau à 2,5 cm/min à 37 °C Le transfert d’un hôte à un autre est rapide lors d’un contact cutané
Seules les femelles fécondées provoquent la gale (en creusant les sillons) Tous les sarcoptes transmis ne donnent pas nécessairement une infestation — le contact doit être suffisamment prolongé pour que des femelles s’installent
Nombre de sarcoptes dans la gale commune : 10 à 15 individus La charge parasitaire est faible → contact prolongé nécessaire pour contamination efficace
Gale croûteuse : millions de sarcoptes Contagiosité extrême — un contact bref peut suffire

Transmission directe (95 % des cas) : contact peau à peau prolongé

La voie principale de contamination est le contact cutané direct et prolongé entre la peau d’une personne infestée et celle d’une personne saine. Le mot « prolongé » est essentiel : dans la gale commune, la charge parasitaire est faible (une dizaine de sarcoptes), et le passage de quelques individus lors d’un contact bref est insuffisant pour provoquer une infestation.

En pratique, les situations qui réalisent ce contact prolongé sont :

  • Les rapports sexuels — contact peau à peau intime et prolongé, souvent avec atteinte génitale prédominante chez la personne contaminée. C’est pourquoi la gale est classée parmi les infections sexuellement transmissibles (IST), même si elle n’est pas liée à un acte sexuel au sens strict.
  • Le partage d’un lit avec une personne infestée — le contact nocturne prolongé, sous la chaleur des draps, est l’une des situations à plus haut risque.
  • Le contact rapproché au sein d’une famille — entre parents et enfants, notamment lors des soins au nourrisson, du portage ou des jeux au sol.
  • Les soins au malade dans un contexte médical ou familial — infirmières, aides-soignantes, membres de la famille prodiguant des soins corporels prolongés.
  • Certains sports de contact — lutte, judo, rugby — où les contacts cutanés répétés et prolongés peuvent suffire.

ℹ La durée du contact est le facteur déterminant
Serrer la main d’une personne ayant la gale commune comporte un risque très faible de contamination — le contact est trop bref. Se tenir dans les transports en commun à côté d’une personne infestée ne présente aucun risque. En revanche, dormir dans le même lit une nuit comporte un risque très élevé. C’est la durée, et non simplement la proximité, qui fait la contamination.

Transmission indirecte (5 % des cas) : linge, literie, mobilier

La contamination indirecte — par les objets et textiles — est possible mais représente une minorité des cas dans la gale commune. Elle est en revanche beaucoup plus importante dans les contextes de gale profuse ou croûteuse, où les squames desquamantes contiennent des millions de sarcoptes et contaminent massivement l’environnement immédiat.

Les sources de contamination indirecte sont :

Source Niveau de risque Condition
Literie (draps, couettes, oreillers) récemment utilisée Élevé Contact prolongé avec les textiles chauds encore chargés en sarcoptes vivants
Vêtements portés depuis moins de 72 h Modéré Surtout les sous-vêtements, collants, pyjamas — textiles proches de la peau
Canapé, fauteuil, siège à revêtement textile ou cuir Faible à modéré Après un contact prolongé (plusieurs heures) d’une personne infestée ; risque quasi nul pour un contact bref
Textiles portés / utilisés depuis plus de 72 h Nul Le sarcopte ne survit pas plus de 72 h à température ambiante hors de l’hôte humain
Surfaces dures (poignées de portes, plans de travail) Nul en pratique Le sarcopte ne peut pas adhérer aux surfaces lisses froides ; aucun cas documenté par cette voie
Matelas, sommier Faible (sauf gale croûteuse) Une aspiration soigneuse suffit dans la gale commune ; décontamination par acaricide recommandée en cas de gale croûteuse

📌 Et les vêtements neufs ?
Question surprenante mais récurrente : oui, il est théoriquement possible de se contaminer avec des vêtements neufs — si ces vêtements ont été essayés et portés directement sur la peau par une personne infestée dans les 72 heures précédentes. Ce risque, bien que faible, explique l’intérêt de laver ses vêtements neufs avant de les porter pour la première fois — surtout les sous-vêtements.

Tableau des situations à risque : ce qui contamine vraiment

Situation Risque de contamination Explication
Rapport sexuel avec une personne infestée Très élevé Contact cutané intime et prolongé — voie de contamination principale
Dormir dans le même lit une nuit Très élevé Contact prolongé sous la chaleur des draps — conditions idéales pour le sarcopte
Porter les vêtements (sous-vêtements) d’une personne infestée Élevé Contact cutané direct et prolongé avec des textiles potentiellement infestés
Soins corporels prolongés (toilette, kinésithérapie, massages) Élevé Contact cutané prolongé — risque professionnel documenté chez les soignants
Rester longtemps assis dans un canapé contaminé Modéré Possible si contact prolongé avec des textiles chauds récemment contaminés
Embrasser quelqu’un sur la joue (bise) Très faible Contact trop bref — pas de transmission documentée par cette voie
Serrer la main Très faible Contact trop bref dans la gale commune (charge parasitaire faible) ; à éviter tout de même en cas de gale croûteuse
Partager des toilettes Nul en pratique Le sarcopte ne survit pas sur les surfaces froides et lisses ; aucune contamination documentée par cette voie
Transports en commun, salle de classe Nul en pratique Pas de contact cutané prolongé — aucun risque documenté hors contact intime direct
Contact avec un animal de compagnie Nul (gale humaine) Sarcoptes scabiei var. hominis est strictement inféodé à l’être humain

Peut-on attraper la gale d’un animal ?

Non, en ce qui concerne la gale humaine. Sarcoptes scabiei var. hominis est un parasite strictement adapté à l’être humain — il ne provient pas des animaux et ne peut pas se développer sur eux de façon durable. La gale humaine est une maladie exclusivement interhumaine.

Il existe des variantes de gales animales : la gale du chien (var. canis), du chat, du porc… Ces parasites peuvent exceptionnellement contaminer un humain en contact étroit et prolongé avec un animal massivement infesté. Mais dans ce cas :

  • L’infestation humaine est transitoire et spontanément résolutive en quelques jours, car Sarcoptes scabiei var. canis ne peut pas achever son cycle de vie sur la peau humaine ;
  • Les démangeaisons disparaissent sans traitement antiparasitaire humain une fois l’animal traité et le contact évité ;
  • Il n’y a pas de transmission inter-humaine à partir de cette gale d’origine animale.

Ce tableau est radicalement différent de la gale humaine vraie, qui ne guérit jamais spontanément.

L’incubation silencieuse : comment contaminer son entourage sans le savoir

C’est le mécanisme le plus redoutable — et le moins bien compris — de la transmission de la gale. Entre le moment de la contamination et l’apparition des premières démangeaisons, il s’écoule en moyenne :

⚠ La période d’incubation : le piège de la gale
3 à 6 semaines lors d’une première infestation — le temps que le système immunitaire réagisse aux antigènes du sarcopte et provoque les démangeaisons.

24 à 48 heures lors d’une recontamination chez une personne déjà immunisée, qui reconnaît immédiatement l’antigène.

Pendant toute cette période silencieuse, la personne est infestée et contagieuse, mais ne sait pas qu’elle a la gale. Elle peut contaminer ses partenaires sexuels, ses proches, les personnes chez qui elle dort — sans s’en douter.

C’est cette incubation longue qui explique deux réalités cliniques importantes :

  • Il est fréquent que plusieurs personnes d’une même famille ou d’un même foyer développent la gale presque simultanément, alors que chacun se demande d’où vient la contamination ;
  • Lorsque le diagnostic est enfin posé chez une personne, la période de contagiosité remonte à 3 à 6 semaines avant les premiers symptômes — il faut donc réfléchir à qui a pu être exposé bien avant que les démangeaisons n’apparaissent.

Quand suis-je contagieux ? Jusqu’à quand ?

Une personne atteinte de gale est contagieuse dès la contamination — c’est-à-dire dès que les sarcoptes sont présents sur sa peau, bien avant l’apparition des démangeaisons. Elle reste contagieuse jusqu’à la guérison complète après traitement.

Moment Contagiosité Que faire ?
Pendant la période d’incubation (avant les démangeaisons) Oui — sans le savoir Impossible à anticiper ; d’où l’importance de prévenir rétrospectivement l’entourage dès le diagnostic
Pendant la phase symptomatique non traitée Oui Éviter les contacts intimes, ne pas partager la literie, ne pas aller dormir chez d’autres personnes
Le jour du traitement (J0) Oui jusqu’à l’application du traitement Traitement de toutes les personnes concernées le même jour
Après le traitement bien conduit Non — si le traitement est complet (personnes + linge) Reprendre une vie normale après guérison confirmée
En cas de nodules scabieux persistants post-traitement Non — les nodules sont d’origine immunologique, sans sarcopte vivant Pas de retraitement systématique ; consulter si doute

Qui prévenir et protéger autour de moi ?

Lorsque le diagnostic de gale est posé, la gestion de l’entourage est une étape indispensable — c’est l’une des principales causes d’échec thérapeutique lorsqu’elle est négligée. Voici la marche à suivre :

📋 Les personnes à contacter et traiter

  • Tous les partenaires sexuels des 6 dernières semaines (durée supérieure à la période d’incubation maximale) — qu’ils aient ou non des symptômes ;
  • Toutes les personnes vivant sous le même toit (co-habitants) ;
  • Les personnes chez qui vous avez dormi ou qui ont dormi chez vous depuis 6 semaines ;
  • Toute personne avec qui vous avez eu un contact cutané prolongé (soins, activités sportives de contact) ;
  • En cas de gale contractée en collectivité (EHPAD, structure d’hébergement) : signalement au médecin responsable et aux autorités sanitaires — voir gale en collectivité.

Pendant la période de traitement (entre J0 et la guérison confirmée), il est impératif :

  • De ne pas avoir de rapports sexuels ;
  • De ne pas aller dormir chez des amis ou de la famille ;
  • De ne pas échanger de vêtements ou de linge ;
  • De ne pas faire garder ses enfants chez d’autres personnes sans les avoir prévenus.

Gale et IST : le bilan à ne pas oublier

Lorsque la gale a pu être transmise lors d’un rapport sexuel — ce qui est le cas dans la majorité des infestations chez l’adulte jeune — les recommandations préconisent de réaliser un bilan IST complet en parallèle du traitement. Cette démarche n’est ni anodine ni stigmatisante : elle fait partie des bonnes pratiques médicales, exactement comme pour les morpions ou les condylomes.

⚠ Bilan IST recommandé
Sérologies : VIH (avec accord signé), syphilis (TPHA-VDRL), hépatite B (Ag HBs, Ac anti-HBs, Ac anti-HBc), hépatite C
Dépistage local : chlamydia et gonocoque (PCR urinaire ou prélèvement génital selon les symptômes)
Ce bilan est prescrit lors de la consultation et réalisé en laboratoire d’analyses médicales. Il est pris en charge à 100 % dans le cadre du dépistage organisé des IST.

Les idées reçues sur la transmission de la gale

Idée reçue La réalité
« La gale est une maladie de la saleté » Faux. La gale n’a aucun lien avec l’hygiène corporelle. Elle touche toutes les classes sociales. Une personne très propre peut avoir la gale des gens propres — avec peu de lésions mais autant de sarcoptes.
« On l’attrape toujours par rapport sexuel » Pas uniquement. Le partage d’un lit ou des soins corporels prolongés suffisent. En revanche, l’association avec une IST impose un bilan.
« Les animaux peuvent me contaminer » Non pour la gale humaine — var. hominis est strictement humain. Une gale animale sur l’homme est transitoire et bénigne.
« Je peux attraper la gale dans les transports en commun » Non en pratique. Le contact est trop bref. Les épidémies se propagent dans les foyers et les collectivités où les contacts sont prolongés, pas dans les lieux publics ouverts.
« Une fois traité, on ne peut plus contaminer » Vrai si le traitement est complet — mais il faut que toutes les personnes à risque aient été traitées en même temps, et que le linge ait été désinfecté. Un maillon manquant recontamine.
« Les démangeaisons prouvent que je suis encore contagieux » Pas forcément. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement efficace par réaction immunologique résiduelle aux antigènes du sarcopte mort. Consulter avant de refaire un traitement.
« Je peux aller chez le médecin en salle d’attente » Oui — le risque de contamination dans une salle d’attente est nul en pratique pour la gale commune. Une téléconsultation reste une option confortable et sans risque pour l’entourage.

Suite : Traitement de la gale

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📌 Médicaments et informations pratiques

FAQ — Questions fréquentes sur la transmission de la gale

Est-ce qu’on peut attraper la gale en serrant la main de quelqu’un ?

Le risque est extrêmement faible dans la gale commune. Dans cette forme, la charge parasitaire est de l’ordre de 10 à 15 sarcoptes — trop peu pour qu’un contact aussi bref permette le transfert de femelles fécondées en nombre suffisant pour provoquer une infestation. En revanche, dans la gale croûteuse (millions de sarcoptes), même un contact bref peut suffire. C’est pourquoi les personnels soignants au contact de patients en EHPAD ayant une gale croûteuse doivent prendre des précautions maximales.

Mon chat ou mon chien peut-il me donner la gale ?

Non pour la gale humaine. Le sarcopte humain (var. hominis) ne vit pas sur les animaux. Si votre chat ou chien a lui-même une gale (sarcoptose animale), la contamination humaine est exceptionnelle, transitoire (guérison spontanée en quelques jours) et ne se transmet pas entre humains. Traitez l’animal, pas vous.

Combien de temps après la contamination les démangeaisons apparaissent-elles ?

En cas de première infestation, 3 à 6 semaines en moyenne — le temps que le système immunitaire se sensibilise aux antigènes du sarcopte. En cas de recontamination chez une personne déjà immunisée, les démangeaisons peuvent apparaître en 24 à 48 heures. Cette période silencieuse rend le traçage des contacts difficile.

Peut-on aller au travail quand on a la gale ?

Dans la grande majorité des emplois, oui — le risque de contamination dans un bureau est quasiment nul (pas de contact cutané prolongé entre collègues). En revanche, les professionnels de santé, les aides à domicile, les masseurs-kinésithérapeutes et les personnels travaillant en collectivités doivent être traités et déclarés guéris avant de reprendre leur activité, en raison du risque professionnel de transmission lors de soins corporels.

Est-ce que je peux recontaminer ma famille si j’ai encore des démangeaisons après le traitement ?

Non, si le traitement a été correctement réalisé. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après l’éradication complète des sarcoptes, par réaction immunitaire aux débris du parasite dans la peau. En l’absence de nouveaux sillons et avec un prurit qui décroît progressivement, il ne s’agit pas d’une rechute mais d’une guérison en cours. Consultez un dermatologue avant d’entreprendre un nouveau traitement antiparasitaire.

Faut-il prévenir la crèche ou l’école si mon enfant a la gale ?

Oui. Il faut en informer le responsable de l’établissement pour permettre le dépistage des enfants et personnels potentiellement exposés. L’enfant peut retourner en collectivité dès le lendemain du traitement complet. Pour les détails, consultez notre article gale de l’enfant et du bébé.

Voir aussi :
Gale — fiche générale
Boutons et sillons
Traitement
Gale profuse
Gale de l’enfant
Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

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Références scientifiques (PubMed)

  • Chosidow O. Clinical practices. Scabies. N Engl J Med. 2006;354(16):1718–1727. PMID 16710746
  • Salavastru CM, Chosidow O, Boffa MJ, et al. European guideline for the management of scabies. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2017;31(8):1248–1253. PMID 28639722
  • Sunderkötter C, Feldmeier H, Fölster-Holst R, et al. S1-Leitlinie zur Diagnostik und Therapie der Skabies. J Dtsch Dermatol Ges. 2022. PMID 35451567
  • Hay RJ, Steer AC, Engelman D, Walton S. Scabies in the developing world — its prevalence, complications, and management. Clin Microbiol Infect. 2012;18(4):313–323. PMID 22429824
  • Engelman D, Yoshizumi J, Hay RJ, et al. The 2020 International Alliance for the Control of Scabies Consensus Criteria for the Diagnosis of Scabies. Br J Dermatol. 2020;183(5):808–820. PMID 32034956

Mis à jour le 26 mars 2026 par Dr Ludovic Rousseau, dermatologue

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Auteur/autrice : Dermatologue Téléconsultation

Dr Ludovic Rousseau — Dermatologue & Vénérologue Docteur en médecine depuis 1999, le Dr Ludovic Rousseau est spécialiste en Dermatologie et Vénéréologie (Diplôme d'État de Spécialiste, thèse soutenue avec la mention Très Honorable). Depuis plus de 25 ans, il exerce avec la conviction que chaque patient mérite une prise en charge claire, bienveillante et fondée sur les données actuelles de la science. Auteur et fondateur de Dermatonet.com depuis 2000, il met son expertise au service du grand public à travers des articles médicaux rigoureux sur les maladies de peau, les traitements et les avancées en dermatologie. Il intervient régulièrement lors de congrès et journées de formation médicale, et a publié dans des revues scientifiques spécialisées dont les Annales de Dermatologie et Vénéréologie. Convaincu que l'accès aux soins dermatologiques doit être simplifié, le Dr Rousseau propose des consultations en cabinet lors de ses remplacements ainsi que des téléconsultations, permettant à chacun d'obtenir un avis médical spécialisé rapidement, où qu'il se trouve.

10 réflexions sur « COMMENT ATTRAPE-T-ON LA GALE ? transmission et contagion de la gale »

  1. Bonjour, J’ai été en contact il y a une semaine avec une personne qui a contracté la gale. Cette personne m’a dit qu’elle a été traitée depuis au moins 3 semaines. Il lui reste sur les mains des tâches brunâtres. Avant qu’elle me donne cette information, je lui ai serré la main. Est ce que j’ai un risque de contracter cette maladie ? Comment faire auprès des personnes avec qui je suis en contact : famille, professionnelle, usager de mon service (je reçois des personnes en entretien). Est ce qu’il faut j’arrête de travailler au moins le temps de l’incubation, mon métier étant en contact avec des personnes sur la base d’accueil et d’entretien (éducateur). Pour l’instant, j’ai informé ma famille et les professionnels avec qui je travaille.
    Merci de vos conseils
    T. HAAS

  2. bonjour,

    Je travaille en maison de retraite et j’ai appris qu’une collègue et venu travailler ayant la gale pdt 1 mois car elle a fait une rechute et à pris plusieurs fois le traitement.
    je n’ai pas eu de contact direct avec cette collègue et je l’ai croisé slmt 2 fois, mais elle utilise les mêmes chaises que nous et les mêmes surfaces.
    j’ai un bouton au niveau du pli des fesses et un autre à la cuisse, un début? ou tt simplement une piqure de moustique.
    combien de temps après a contamination les boutons ressortent -ils?
    je suis stressé de l’avoir et de contaminer mon fils.
    merci d’avance

  3. L’incubation de la gale est de 3 semaines. Pour se contaminer il faut soit avoir un contact prolongé soit s’échanger des vetements ou encore manipuler les memes textiles contaminés.

  4. Les vêtements qui on été porté quand ont est contaminé, et resté dans l’armoire plusieurs semaines sont-ils toujours contagieux?

  5. Le sarcopte ne survit qu’au plus une semaine en dehors de son hote. On considère donc que les vetements portés depuis plus d’une semaine ne sont plus potentiellement contaminés

  6. Bonjour. J’avais déjà posé cette question mais avec une adresse mail que je ne peux plus consulter.
    Le terme de ré-infestation désigne-t-il une ré-infestation immédiate (après le traitement) concerne-t-elle toute personne ayant déjà eu et soigné la maladie même quelques années auparavant?
    Merci.

  7. Bonjour,

    Est-il possible de contracter la gale sans contact physique et sans contact avec le linge/literie d’une personne qui a la gale? Je m’explique, est il possible (en vivant seul) d’attraper la gale simplement en ne changeant pas ses draps et en n’ouvrant pas les fenêtres de son appartement ? Merci de votre reponse

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