Polynucléotides : PDRN pour atténuer les rides

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Dernière mise à jour : 5 juin 2026


Mis à jour le 1er juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue.

En bref : Les polynucléotides (PN) et leur fraction de bas poids moléculaire, le PDRN, sont des fragments d’ADN biologiques purifiés qui stimulent la régénération cutanée en activant les récepteurs à l’adénosine A2A. Utilisés par injection intradermique, ils améliorent la texture de peau, réduisent les cicatrices d’acné et favorisent la repousse des cheveux — avec une augmentation documentée de la densité capillaire de 18 % en 12 semaines dans des essais cliniques. En France, ce traitement est exclusivement réservé aux médecins.
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue

Polynucléotides et PDRN : de quoi parle-t-on exactement ?

Depuis quelques années, les polynucléotides — souvent désignés sous les acronymes PN ou PDRN — sont devenus l’un des sujets les plus discutés en médecine esthétique et en dermatologie régénérative. Leur succès tient à une promesse ambitieuse : stimuler la peau de l’intérieur, en mobilisant ses propres mécanismes de régénération, plutôt que de simplement la combler comme le font les injections d’acide hyaluronique classiques.

Il convient d’emblée de clarifier la terminologie, source de confusion y compris chez certains professionnels. Les polynucléotides (PN) désignent des fragments d’ADN de haut poids moléculaire, généralement supérieur à 1 500 kDa, tandis que le polydésoxyribonucléotide (PDRN) correspond aux fractions plus courtes, inférieures à ce seuil. Cette distinction, formalisée par ce que la littérature récente appelle le « Marques Polynucleotide Cutoff », n’est pas qu’une querelle taxonomique : elle reflète des mécanismes d’action et des profils cliniques légèrement différents, même si les deux entités partagent une même source et des propriétés communes.

En pratique, les produits commerciaux injectables (Rejuran®, PDRN Mastelli®, Placentex®, Nucleofill®, Plinest®, etc.) contiennent soit de l’un, soit de l’autre, ou un mélange des deux. Ils sont tous extraits de l’ADN de sperme de saumon ou de truite (Oncorhynchus mykiss ou Oncorhynchus keta), soumis à une purification poussée qui garantit l’absence de protéines résiduelles susceptibles de déclencher une réaction immunitaire.

À savoir : Le PDRN est utilisé en médecine depuis les années 1990, initialement dans le traitement des ulcères diabétiques et des plaies chroniques. Son application en dermatologie esthétique et capillaire est plus récente, portée en grande partie par les équipes coréennes depuis les années 2010.

Comment agissent les polynucléotides sur la peau ?

Le mécanisme d’action des polynucléotides est aujourd’hui bien documenté. Il repose sur deux voies complémentaires :

La première est l’activation des récepteurs à l’adénosine A2A, présents à la surface des fibroblastes, des kératinocytes et des macrophages dermiques. Cette stimulation déclenche une cascade de signaux intracellulaires qui aboutit à une augmentation de la synthèse de collagène de type I et III, une induction de l’angiogenèse locale et une puissante inhibition des cytokines pro-inflammatoires, notamment le TNF-α et l’IL-6.

La seconde voie, propre aux fragments de plus haut poids moléculaire (PN), est la voie de récupération des nucléotides (salvage pathway) : les chaînes d’ADN dégradées servent de substrat directement utilisable par les cellules pour réparer leur propre matériel génétique et proliférer plus efficacement. C’est cette propriété qui confère aux PN leur capacité à améliorer le remodelage de la matrice extracellulaire sur le long terme.

Caractéristique PDRN PN (polynucléotides)
Poids moléculaire 50–1 500 kDa > 1 500 kDa
Mécanisme principal Activation récepteur A2A Remodelage matrice extracellulaire + A2A
Action anti-inflammatoire Forte, rapide Modérée, progressive
Stimulation collagène Importante Très importante, plus durable
Indications phares Cicatrices, acné, chute de cheveux Rajeunissement global, rides fines, vieillissement cutané
Profil de résultat Ciblé, relativement rapide Plus diffus, profond, long terme

Les indications validées en dermatologie

Rajeunissement cutané et biorevitalisation

C’est l’indication la plus répandue. Les polynucléotides injectés dans le derme moyen améliorent progressivement la qualité intrinsèque de la peau : élasticité, tonicité, hydratation, éclat. Contrairement aux injections de comblement à l’acide hyaluronique, ils ne modifient pas les volumes ni les contours — ils « nourrissent » le tissu dermique pour qu’il se reconstruise de l’intérieur.

Des études randomisées en split-face ont montré des améliorations statistiquement significatives de l’élasticité et de la texture cutanée par rapport à des comparateurs. Les résultats sont visibles à partir de la 3e ou 4e semaine et s’amplifient sur 3 mois. Dans une stratégie globale de lutte contre le vieillissement cutané, les polynucléotides occupent une place complémentaire des autres traitements disponibles.

Conseil pratique : Les polynucléotides donnent les meilleurs résultats sur les peaux qui ont « perdu leur éclat » sans perte volumétrique marquée — typiquement les patientes de 35 à 55 ans avec une peau terne, fine, légèrement creusée par la fatigue ou le tabac. Ils sont souvent combinés à une séance de toxine botulique (Botox®) pour les rides d’expression et/ou à de l’acide hyaluronique pour les volumes.

Cicatrices d’acné et dyschromies post-inflammatoires

Le PDRN a démontré une activité intéressante sur les cicatrices atrophiques d’acné, notamment les cicatrices en pic à glace et les cicatrices ondulées. En inhibant l’inflammation résiduelle et en stimulant les fibroblastes cicatriciels, il favorise un remodelage dermique progressif. Une propriété additionnelle, l’inhibition de MITF (facteur de transcription de la mélanogenèse), lui confère aussi un effet éclaircissant modéré, utile dans les hyperpigmentations post-inflammatoires consécutives à l’acné.

Le traitement est habituellement associé au micro-needling ou à un peeling chimique superficiel pour maximiser la pénétration et l’activation tissulaire. Un minimum de 3 à 5 séances est nécessaire pour observer une amélioration clinique notable.

Alopécie androgénétique et chute de cheveux

L’indication trichologique est peut-être celle qui a généré le plus d’enthousiasme clinique ces dernières années. Les injections périfolliculaires de PDRN stimulent l’activité des cellules de la papille dermique et prolongent la phase anagène du cycle pilaire. Un essai contrôlé sur 40 patients atteints d’alopécie androgénétique féminine a documenté une amélioration d’environ 18 % de la densité capillaire et de 13,5 % de l’épaisseur des tiges pilaires après 12 séances hebdomadaires de PDRN seul. L’association avec du PRP (plasma riche en plaquettes) améliorait encore significativement les résultats sur le diamètre des cheveux.

Ces données restent préliminaires au regard des exigences des grandes agences du médicament, mais elles sont encourageantes et cohérentes avec les mécanismes biologiques connus. Le PDRN représente une option intéressante en complément des traitements de référence (minoxidil, finastéride), notamment chez les patients qui les tolèrent mal ou souhaitent une approche plus biologique.

À noter : L’alopécie frontale fibrosante (AFF), forme de cicatrice du cuir chevelu, et l’alopécie areata (pelade) font l’objet d’explorations en cours avec les polynucléotides, mais les données disponibles restent insuffisantes pour recommander ce traitement dans ces indications à ce stade.

Cicatrisation et plaies chroniques

C’est l’indication médicale la plus ancienne et la mieux documentée. Des études cliniques randomisées en double aveugle ont montré que le PDRN accélère la réépithélialisation des sites donneurs de greffes cutanées et des ulcères diabétiques. Dans l’une d’elles, portant sur 26 patients opérés de chirurgie plastique, la différence de cicatrisation était statistiquement significative dès le 7e jour en faveur du groupe PDRN. Ces résultats trouvent des applications en dermatologie post-chirurgicale, après laser ablatif profond ou dermabrasion.

Les protocoles d’injection : ce qu’il faut savoir avant de consulter

Le protocole standard pour le rajeunissement facial comprend habituellement 3 séances espacées de 3 à 4 semaines, suivies d’une séance d’entretien tous les 6 à 12 mois. Pour les cicatrices d’acné, 4 à 6 séances sont souvent nécessaires. Pour l’alopécie, des protocoles plus intensifs (hebdomadaires sur 10 à 12 semaines) ont montré les meilleurs résultats dans la littérature.

La technique d’injection est déterminante. Les produits sont injectés en intradermique superficiel ou en mésothérapie (multiples micro-injections réparties sur la zone cible), à l’aide d’aiguilles très fines (30G voire 32G) ou de micro-canules. Une crème anesthésiante topique (EMLA ou équivalent) appliquée 45 à 60 minutes avant la séance rend la procédure confortable pour la grande majorité des patients.

Indication Séances (protocole initial) Fréquence Entretien
Rajeunissement visage 3 Toutes les 3–4 semaines 1 séance / 6–12 mois
Cicatrices d’acné 4–6 Toutes les 3–4 semaines Selon évolution
Alopécie androgénétique 10–12 Hebdomadaire Séances mensuelles
Post-laser / cicatrisation 2–4 Toutes les 2–3 semaines Au besoin

Effets secondaires et contre-indications

Le profil de tolérance des polynucléotides est globalement favorable. Les effets indésirables les plus fréquents sont locaux et transitoires : rougeur, œdème punctiforme aux points d’injection, ecchymoses légères, petite papule résolutive en 24 à 48 heures. Aucun risque de nécrose ou d’embolie vasculaire n’a été décrit avec les injections intradermiques de PN/PDRN, à la différence des fillers volumateurs injectés en profondeur.

Les réactions allergiques sont exceptionnelles, le procédé de purification garantissant l’absence de protéines de poisson immunogènes. Toutefois, par mesure de précaution, les patients avec une allergie sévère au poisson documentée (saumon, truite) doivent être informés de cette origine et une évaluation au cas par cas s’impose.

Contre-indications connues : grossesse et allaitement (absence de données de sécurité), troubles de la coagulation non équilibrés, traitement anticoagulant à dose thérapeutique, infection cutanée active sur la zone à traiter, maladie auto-immune évolutive sous traitement immunosuppresseur fort (données insuffisantes). Les patients sous aspirine ou AINS peuvent présenter un risque d’ecchymoses plus important.

Polynucléotides topiques : crèmes et sérums, efficaces ou pas ?

La popularité des polynucléotides a naturellement entraîné leur intégration dans des formulations topiques — crèmes, sérums, masques. La question de leur efficacité par voie cutanée est légitime. Ces molécules sont de grande taille, ce qui limite leur pénétration transcutanée passive au-delà de la couche cornée.

Des recherches récentes explorent la nanoencapsulation du PDRN pour améliorer sa biodisponibilité cutanée, mais aucune formulation topique actuellement disponible sur le marché ne dispose de preuves cliniques comparables à celles des injectables. Ces produits topiques peuvent avoir un intérêt comme soins complémentaires post-injection, au même titre que les autres actifs recommandés dans une routine anti-âge dermatologique.

Mon avis clinique : Je conseille volontiers un sérum ou une crème aux polynucléotides en soin d’entretien entre deux séances d’injection, pour ses propriétés hydratantes et anti-inflammatoires. Mais je déconseille de substituer les topiques aux injectables lorsque l’indication clinique est posée — cela retarderait la prise en charge sans apporter les résultats attendus.

PN, PDRN et Rejuran® : comprendre les différentes marques

Le marché des polynucléotides injectables a explosé en quelques années. Parmi les produits les plus connus en Europe :

Rejuran® (Pharmaresearch, Corée) — l’un des pionniers du marché, très étudié, utilisant du PDRN issu de saumon. Plusieurs formulations existent selon la viscosité et la zone cible (Rejuran I pour les cernes, Rejuran HB pour l’hydratation).

Nucleofill® (Promoitalia, Italie) — polynucléotides de haut poids moléculaire issus de saumon, plusieurs concentrations disponibles selon l’indication (Medium, Strong, Hair).

Plinest® / Placentex® (Mastelli, Italie) — PDRN bien documenté cliniquement, issu des travaux de l’équipe de l’Université de Messine qui a publié de nombreuses études de référence. Forme historique initialement développée pour les plaies et ulcères, disponible en gel ou en injectable.

Ces produits disposent du marquage CE européen en tant que dispositifs médicaux. En France, leur utilisation est légalement réservée aux médecins, conformément à la réglementation sur les dispositifs médicaux implantables — de la même façon que pour toute injection de comblement dermique.

Consultez en urgence ou rapidement si, après une injection de polynucléotides : vous présentez une rougeur qui s’étend progressivement avec chaleur et douleur pulsatile (suspicion d’infection ou de cellulite) ; une réaction allergique avec gonflement important du visage, urticaire généralisé ou difficultés respiratoires (choc anaphylactique rare mais possible) ; une induration douloureuse persistant au-delà de 2 semaines (suspicion de granulome ou de biofilm). Ces complications sont rares mais méritent une évaluation médicale sans délai.

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Questions fréquentes sur les polynucléotides et le PDRN

Qu’est-ce que les polynucléotides (PN/PDRN) en dermatologie ?

Les polynucléotides (PN) et le PDRN sont des fragments d’ADN extraits de sperme de saumon ou de truite, purifiés pour un usage médical. Ils agissent en stimulant les récepteurs à l’adénosine A2A, ce qui déclenche la régénération cellulaire, la synthèse de collagène et un effet anti-inflammatoire. Le PDRN désigne les fractions de bas poids moléculaire (moins de 1 500 kDa), les PN les fragments plus longs. Les deux sont utilisés en injection intradermique.

Quels résultats peut-on attendre d’une injection de polynucléotides sur le visage ?

Après 2 à 3 séances espacées de 3 à 4 semaines, la plupart des patients observent une amélioration visible de la texture de peau, une meilleure hydratation et un éclat retrouvé. Des études cliniques contrôlées rapportent une amélioration de l’élasticité cutanée et une réduction des ridules. Les effets se stabilisent vers 4 à 6 semaines post-dernière séance et durent 6 à 12 mois en moyenne.

Polynucléotides ou acide hyaluronique : quelle différence ?

L’acide hyaluronique agit comme un comblant volumateur à effet immédiat. Les polynucléotides ne donnent pas de volume mais stimulent la peau de l’intérieur pour qu’elle régénère son propre collagène. Les PN donnent des résultats plus progressifs (3 à 6 semaines) mais plus naturels et durables. Les deux approches sont souvent combinées pour obtenir à la fois correction immédiate et régénération profonde.

Le PDRN est-il efficace contre les cicatrices d’acné ?

Oui, plusieurs études documentent un bénéfice du PDRN sur les cicatrices atrophiques d’acné. En inhibant les cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IL-6) et en activant la synthèse de collagène de type I, le PDRN favorise un remodelage dermique progressif. Les résultats sont optimaux en association avec du micro-needling ou un peeling. Un minimum de 3 séances est habituellement nécessaire.

Polynucléotides et chute de cheveux : est-ce vraiment efficace ?

Des essais cliniques ont montré qu’après 12 séances hebdomadaires d’injections intra-périfolliculaires de PDRN, la densité capillaire augmente d’environ 18 % et l’épaisseur des cheveux de 13,5 % en moyenne chez des femmes souffrant d’alopécie androgénétique. L’association avec du PRP améliore encore les résultats sur l’épaisseur. Le traitement ne remplace pas le minoxidil mais peut constituer une option complémentaire pertinente.

Les injections de polynucléotides sont-elles douloureuses ?

Les injections sont réalisées avec de très fines aiguilles (30 à 32G) ou des micro-canules. La douleur est généralement modérée, comparable à celle d’un skinbooster classique. Une crème anesthésiante appliquée 45 minutes avant la séance suffit dans la majorité des cas. Les suites immédiates comportent de petits œdèmes punctiformes qui disparaissent en 24 à 48 heures.

Combien coûtent les injections de polynucléotides en France ?

En France, une séance de polynucléotides se situe généralement entre 200 et 400 euros selon la zone traitée et la quantité de produit injectée. Ce traitement n’est pas remboursé par l’Assurance maladie car il relève de la médecine esthétique. Un protocole initial complet (3 séances) représente un investissement de 600 à 1 200 euros, à compléter par une séance d’entretien tous les 6 à 12 mois.

Les polynucléotides conviennent-ils pendant la grossesse ?

Par principe de précaution, les injections de polynucléotides sont contre-indiquées pendant la grossesse et l’allaitement. Aucune étude de sécurité spécifique à ces périodes n’a été conduite sur cette classe de produits. Toute procédure esthétique injectable doit être reportée jusqu’à la fin de l’allaitement, conformément aux recommandations générales en médecine esthétique.

Quels sont les effets secondaires possibles des polynucléotides ?

Les effets secondaires sont généralement légers et transitoires : rougeurs, œdème punctiforme, ecchymoses au point d’injection, petite induration temporaire. Les réactions allergiques sont exceptionnelles car le processus de purification élimine les protéines immunogènes. Les complications infectieuses (abcès, biofilm) restent très rares et surviennent surtout en cas de non-respect des règles d’asepsie. Le risque de nécrose vasculaire, redouté avec les fillers profonds, n’a pas été rapporté avec les injections intradermiques de PN.

Références scientifiques

  1. Marques C, Porcello A, Cerrano M et al. From Polydeoxyribonucleotides (PDRNs) to Polynucleotides (PNs): Bridging the Gap Between Scientific Definitions, Molecular Insights, and Clinical Applications of Multifunctional Biomolecules. J Dermatol Sci. 2025.
    PMID 39858543
  2. Squadrito F, Bitto A, Irrera N, Pizzino G, Pallio G, Minutoli L, Altavilla D. Pharmacological Activity and Clinical Use of PDRN. Front Pharmacol. 2017;8:224.
    PMID 28491036
  3. Cervelli V, Gentile P, De Angelis B et al. Therapeutic efficacy of autologous platelet-rich plasma and polydeoxyribonucleotide on female pattern hair loss. Cell Transplant. 2015;24(11):2187–97.
    PMID 25524027

Source : HAS — Information préalable du patient en chirurgie et médecine esthétique

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