Dernière mise à jour : 10 juin 2026
Mis à jour le 8 juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Face à un bouton inexpliqué, une plaque qui démange ou une tache qui apparaît, le réflexe naturel est de chercher sur internet – souvent avec des résultats anxiogènes ou imprécis. Ce guide a été conçu pour répondre autrement : en partant du symptôme tel que vous le percevez (où ? quelle forme ? depuis quand ? avec ou sans prurit ?), en nommant les causes possibles et en vous orientant vers les articles détaillés. La localisation d’une lésion est souvent plus informative que son aspect seul. Pour vous situer en un coup d’œil, consultez aussi comment reconnaître les grandes maladies de peau symptôme par symptôme.
1. Démangeaisons (prurit) : par zone et horaire

Le prurit est le symptôme dermatologique le plus fréquent. Son horaire et sa localisation sont les premiers éléments diagnostiques. La règle fondamentale : tout prurit nocturne touchant plusieurs personnes du même foyer est une gale jusqu’à preuve du contraire. Pour comprendre les mécanismes : pourquoi la peau gratte. Pour calmer en attendant : calmer les démangeaisons.
| Symptôme | Causes à évoquer (avec liens) |
|---|---|
| Prurit nocturne intense, entourage atteint | Gale en premier lieu – voir aussi gale au début et boutons de gale et sillons scabieux |
| Prurit nocturne sans boutons visibles | Gale (sillon discret), xérose sévère, prurit interne (foie, rein, lymphome, carence en fer) – voir démangeaisons nocturnes sans boutons |
| Prurit du visage, rougeur, peau sèche | Eczéma atopique, dermite séborrhéique, rosacée, allergie cosmétique – voir démangeaisons du visage |
| Prurit généralisé sans lésion visible | Xérose cutanée, prurit systémique (cholestase, insuffisance rénale, lymphome), médicament – voir démangeaisons de la peau – toutes les causes |
| Prurit du dos, difficile à atteindre | Notalgie paresthésique, psoriasis, eczéma, gale – voir plaques qui grattent dans le dos |
| Peau qui gratte partout, diffus, variable | Eczéma diffus, urticaire, gale, réaction médicamenteuse – voir gratelle (gratel) – causes par zone et heure |
| Prurit de grossesse | Cholestase gravidique, PUPPP, dermatose gestationnelle – voir démangeaisons pendant la grossesse |
| Peau qui picote sans lésion évidente | Neuropathie, peau sèche, début d’urticaire – voir peau qui picote – causes |
| Plaques rouges qui grattent sur les bras / coudes | Eczéma atopique, psoriasis, lichen plan, urticaire, gale – voir plaques rouges qui grattent et boutons sur les bras qui grattent |
| Plaques qui grattent sur les jambes | Psoriasis, eczéma, lichen plan, mycose, eczéma variqueux – voir plaques qui grattent sur les jambes et bouton qui gratte sur la jambe |
| Plaques derrière les genoux chez l’enfant | Dermatite atopique surtout – voir plaques derrière les genoux chez l’enfant |
| Peau sèche qui gratte, hiver surtout | Xérose cutanée, eczéma atopique, prurit sénile – voir peau sèche qui gratte |
2. Boutons : trouver la cause selon la zone du corps

Un bouton n’a pas les mêmes causes selon sa localisation.
Vue d’ensemble : bouton sur le corps qui gratte et éruption cutanée – causes et conduite à tenir.
3. Plaques : par couleur et aspect
Plaques rouges

Le geste clé est la vitropression : appuyez un verre sur la lésion. Si elle s’efface (érythème), c’est rassurant. Si elle reste visible (purpura), c’est une urgence médicale.
Les causes principales de plaques non purpuriques sont l’eczéma (plaques suintantes mal délimitées dans les plis), le psoriasis (plaques bien délimitées squameuses aux zones d’extension), la rosacée (rougeurs centrales du visage), l’urticaire (plaques fugaces) et les mycoses (anneau évolutif). Un anneau rouge après une piqûre de tique oriente vers l’érythème migrant de Lyme – voir enlever une tique et prévention Lyme. Pour les lésions en couronne : dermatoses annulaires. Guide complet : tache rouge sur la peau.
Plaques blanches ou dépigmentées
- Une plaque blanche stable à bords nets évoque le vitiligo (maladie auto-immune, 1 à 2 % de la population).
- Des taches blanches squameuses sur le thorax orientent vers un pityriasis versicolor.
- Les taches blanches floues du visage de l’enfant correspondent souvent aux dartres (pityriasis alba). Guide complet : taches blanches sur la peau.
Plaques brunes ou hyperpigmentées
- Les taches brunes localisées sur le visage aggravées par le soleil sont typiques des lentigos ou du mélasma.
- Les kératoses séborrhéiques sont souvent en relief et bénignes après 40 ans.
- Les taches post-inflammatoires persistent après un bouton d’acné.
Guide complet : taches sur la peau.
Plaques squameuses
Les squames accompagnent le psoriasis (épaisses, argentées), la dermite séborrhéique (grasses, jaunâtres), les mycoses et certaines formes d’eczéma chronique. Pour le pityriasis rosé de Gibert : éruption en sapin de Noël, bénigne et spontanément résolutive en 6 à 8 semaines. Lésions persistantes : tache sur la peau qui ne guérit pas.
4. Taches persistantes sur la peau
| Type de tache | Causes à évoquer (avec liens) |
|---|---|
| Tache rouge qui ne disparaît pas | Angiome, kératose actinique / carcinome basocellulaire superficiel, psoriasis, eczéma nummulaire – voir tache rouge sur la peau · tache qui ne guérit pas |
| Tache brune nouvelle ou changeante | Mélanome à exclure, lentigo malin, kératose séborrhéique atypique – voir grain de beauté – surveillance ABCDE |
| Tache blanche stable | Vitiligo, pityriasis versicolor, pityriasis alba – voir taches blanches sur la peau |
| Tache rugueuse sur zone exposée au soleil | Kératose actinique (précancéreuse), kératose séborrhéique – voir lésion persistante suspecte |
| Tache brune sur le visage, symétrique | Mélasma, éphélides (taches de rousseur), lentigo solaire, hyperpigmentation post-inflammatoire – voir taches sur la peau |
| Taches blanches dos/torse (été) | Pityriasis versicolor (Malassezia) – zones qui ne bronzent pas |
5. Éruptions soudaines : que faire ?
Une éruption est définie par l’apparition rapide et diffuse de lésions. Son mode d’installation guide le diagnostic : brutal en quelques minutes (→ urticaire), ou progressif sur plusieurs jours (→ eczéma, gale).
Guide complet : éruption cutanée – causes et conduite à tenir · poussée soudaine de boutons qui grattent.
6. Rougeurs et symptômes du visage

Le visage, constamment en contact avec notre entourage, et très exposé à l’environnement, peut se couvrir de rougeurs et de boutons.
Guide de référence : rougeurs du visage – causes et diagnostic · boutons sur le visage – toutes causes.
| Symptôme facial | Causes à évoquer (avec liens) |
|---|---|
| Rougeurs centrales permanentes, vaisseaux visibles, flushs | Rosacée / couperose – voir aussi traitement rosacée |
| Boutons + points noirs + peau grasse | Acné vulgaire – voir aussi points noirs |
| Boutons visage femme adulte, liés au cycle | Acné hormonale femme adulte |
| Plaques squameuses grasses (ailes du nez, sourcils) | Dermite séborrhéique |
| Vésicules groupées douloureuses sur les lèvres | Herpès labial (HSV-1) |
| Taches brunes symétriques aggravées au soleil | Mélasma |
| Taches sombres persistantes après boutons | Hyperpigmentation post-inflammatoire |
7. Peau sèche, qui pèle, qui tiraille
La sécheresse cutanée (xérose) touche 30 à 40 % des adultes et devient quasi universelle après 60 ans. Elle peut être constitutionnelle ou le signe d’une pathologie sous-jacente.
| Symptôme | Causes à évoquer (avec liens) |
|---|---|
| Peau très sèche sur tout le corps, jambes surtout | Xérose constitutionnelle, hypothyroïdie, vieillissement |
| Sécheresse + desquamation chronique depuis l’enfance | Ichtyose héréditaire |
| Peau qui pèle, par plaques | Psoriasis, eczéma chronique, pityriasis rosé de Gibert, réaction solaire – voir peau qui pèle |
| Démangeaisons sur peau sèche | Xérose prurigineuse, eczéma de contact, lichen simplex – voir peau sèche qui gratte |
8. Infections de peau : reconnaître les signes

Les infections de la peau peuvent être d’origine bactérienne (staphylocoque…), virale (herpès…), parasitaire (gale, poux…) et fongique (« champignon« ).
Pour une vue d’ensemble des infections fongiques : mycoses cutanées – guide complet.
Infections bactériennes
- L’impétigo donne des croûtes jaunâtres en miel, très contagieux chez l’enfant. La folliculite est une infection superficielle du follicule pileux.
- L’érysipèle est une infection streptococcique du derme – plaque rouge chaude bien délimitée avec fièvre – urgence médicale nécessitant des antibiotiques par voie générale.
Infections virales
- L’herpès labial et l’herpès génital (HSV) provoquent des vésicules groupées douloureuses récidivantes.
- Le zona (VZV réactivé) donne une éruption vésiculeuse unilatérale douloureuse – symptômes : symptômes du zona ; douleurs persistantes après guérison : douleurs post-zostériennes.
- Le molluscum contagiosum donne de petits boutons nacrés ombiliqués.
- Les verrues vulgaires (HPV) sont kératosiques, fréquentes aux mains et aux pieds.
- La varicelle est une éruption vésiculeuse prurigineuse généralisée – voir varicelle (picote).
Infections fongiques (mycoses)
- Les mycoses à dermatophytes donnent des plaques annulaires évolutives ou un intertrigo des orteils – voir mycoses cutanées.
- Les onychomycoses épaississent et jaunissent l’ongle – voir mycose des ongles.
- La candidose cutanée concerne surtout les plis.
- Le pityriasis versicolor donne des taches blanchâtres ou chamois sur le torse.
Infections parasitaires
- La gale (Sarcoptes scabiei) : prurit nocturne intense avec sillons entre les doigts, aux poignets et aux organes génitaux. Le traitement (ivermectine ou perméthrine) doit être simultané pour tout le foyer et l’entourage proche – voir gale au début et boutons de gale et sillons scabieux.
- Les poux peuvent toucher les cheveux (poux « classiques »), le corps (poux de corps) ou le pubis (morpions)
9. Piqûres d’insectes, acariens et parasites
Guide de référence : quel insecte m’a piqué ? – guide d’identification.
| Contexte / aspect | Cause probable et lien |
|---|---|
| Bouton gonflé prurigineux, nocturne ou crépusculaire | Piqûre de moustique |
| Boutons en alignement de 3 au réveil, zones découvertes | Punaises de lit – voir guide piqûres |
| Papules des chevilles, présence de chat ou chien | Piqûres de puces |
| Bouton rouge avec deux points douloureux | Piqûre d’araignée |
| Piqûre douloureuse, plaque rouge chaude, été/forêt | Piqûre de taon |
| Tique incrustée, plaque rouge annulaire s’étendant après extraction | Tique – érythème migrant (Lyme) |
| Enfant couvert de gros boutons prurigineux après jardin ou animal | Prurigo strophulus (réaction aux piqûres) |
10. Cheveux et cuir chevelu
Guide de référence : chute de cheveux – guide complet · zones sans cheveux – alopécie.
| Symptôme | Cause probable et lien |
|---|---|
| Chute diffuse chez la femme | Effluvium télogène, carence en fer, hypothyroïdie |
| Chute dans les mois suivant l’accouchement | Effluvium télogène post-partum (pic à 3 mois, réversible) |
| Plaque ronde lisse sans cheveux | Pelade (alopecia areata), teigne chez l’enfant |
| Recul progressif du front chez la femme après 40 ans | Alopécie frontale fibrosante |
| Chute aux tempes liée aux tresses ou coiffures serrées | Alopécie de traction |
| Pellicules + squames + démangeaisons du cuir chevelu | Dermite séborrhéique, psoriasis du scalp – voir problèmes du cuir chevelu |
11. Ongles : modifications, taches, épaississement
Guide de référence : problèmes d’ongles – mains et pieds.
| Modification unguéale | Cause probable et lien |
|---|---|
| Ongle épaissi, jaune, friable | Onychomycose (mycose) – touche 10 % des adultes |
| Ponctuations en dé à coudre, décollement distal | Psoriasis unguéal |
| Petites taches blanches ponctuées | Micro-traumatismes (80 % des cas) – pas un déficit calcique |
| Ongle incarné douloureux | Onyxis latéral – traitement |
12. Peau et soleil : réactions, allergie, taches
La photosensibilité désigne une réaction anormale à l’exposition solaire. L’allergie solaire touche 10 à 15 % des Français – voir allergie au soleil – diagnostic et prévention. Certains médicaments rendent la peau photo-sensible – voir médicaments photosensibilisants. Les taches brunes qui apparaissent avec le soleil peuvent correspondre à un mélasma, des lentigines solaires ou, rarement, à un lentigo malin.
13. Urticaire et allergies cutanées

L’urticaire touche 1 personne sur 5 au moins une fois dans sa vie. Plaques rouges gonflées prurigineuses disparaissant en moins de 24 heures sans trace. Causes : aliment, médicament, infection virale (forme aiguë) ; souvent idiopathique (forme chronique). Pour l’eczéma de contact : allergie au nickel, allergie aux pansements adhésifs, toutes les causes d’eczéma. Pour le lichen plan (papules violacées polygonales, poignets et chevilles) : lichen plan – symptômes et traitement.
14. Lésions suspectes et cancers cutanés
Le mélanome est le cancer de peau le plus grave : taux de survie à 5 ans supérieur à 98 % pour les formes localisées. La règle ABCDE permet une première évaluation autonome.
| Critère | Signe d’alarme |
|---|---|
| A – Asymétrie | La lésion n’est pas symétrique par rapport à son centre |
| B – Bords | Bords irréguliers, découpés, mal délimités |
| C – Couleur | Plusieurs teintes dans la même lésion (brun, noir, rouge, blanc) |
| D – Diamètre | Supérieur à 6 mm (taille d’une gomme de crayon) |
| E – Évolution | Changement récent de taille, forme, couleur ou saignement spontané |
Guides : mélanome – diagnostic et traitement · grain de beauté – surveillance ABCDE · surveiller ses grains de beauté · enlever un grain de beauté · carcinome basocellulaire · kératose séborrhéique · botriomycome (granulome pyogénique).
Consultez en urgence si :
- L’éruption s’accompagne de fièvre élevée (≥ 38,5 °C) ou d’une altération de l’état général
- Gonflement du visage, des lèvres ou de la gorge – risque d’anaphylaxie – appelez le 15
- Lésions hémorragiques (purpura) ne s’effaçant pas à la vitropression
- Décollements cutanés étendus, grandes bulles avec atteinte des muqueuses (bouche, yeux) – risque de syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson
- Douleur intense unilatérale avec rougeur – zona du visage ou érysipèle
- Grain de beauté qui saigne spontanément, grossit ou change de couleur – voir mélanome
- Lésion ulcérée ou croûteuse persistante depuis plus de 3 semaines – voir carcinome basocellulaire
- Éruption douloureuse après prise médicamenteuse – risque de toxidermie grave – arrêter le médicament suspect et consulter en urgence
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Questions fréquentes sur les symptômes de peau
Comment identifier la cause de boutons qui grattent ?
La localisation est le premier indice : espaces interdigitaux et poignets orientent vers la gale, plis du coude et du genou vers l’eczéma atopique, zones d’extension vers le psoriasis. Des démangeaisons nocturnes partagées dans le foyer signent souvent la gale. La vitesse d’apparition – quelques minutes pour l’urticaire, plusieurs jours pour l’eczéma – guide aussi le diagnostic. Un avis dermatologique s’impose si les boutons persistent au-delà de 10 à 14 jours.
Quels symptômes de peau nécessitent une consultation urgente ?
Consultez en urgence si l’éruption s’accompagne de fièvre élevée, d’un gonflement du visage ou de la gorge, de lésions hémorragiques (purpura), de bulles étendues ou d’une altération de l’état général. Ces tableaux peuvent évoquer une réaction anaphylactique, un syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson, ou une maladie infectieuse systémique – toutes des urgences absolues nécessitant le 15.
Comment distinguer l’eczéma du psoriasis ?
L’eczéma donne des plaques rouges suintantes, mal délimitées, très prurigineuses, dans les plis. Le psoriasis forme des plaques épaisses bien délimitées, recouvertes de squames argentées, aux coudes, genoux et cuir chevelu, avec un prurit plus modéré. L’eczéma débute souvent dans l’enfance sur terrain atopique. Le psoriasis peut survenir à tout âge et comporte un risque articulaire dans environ 30 % des cas sur la durée de vie. La dermoscopie et parfois une biopsie tranchent dans les cas difficiles.
Une tache brune sur la peau est-elle dangereuse ?
La règle ABCDE guide l’évaluation. La présence d’un seul critère justifie une consultation pour dermoscopie. Les taches brunes stables et régulières (kératoses séborrhéiques, éphélides, lentigines) sont généralement bénignes. Seul le dermatologue peut trancher – la dermoscopie est non invasive et ne laisse aucune cicatrice. Voir mélanome – signes et diagnostic.
Pourquoi est-ce que je me gratte la nuit sans boutons visibles ?
Un prurit nocturne sans lésion visible évoque en premier lieu la gale (sillon parfois discret), une xérose cutanée sévère, ou un prurit d’origine interne : cholestase hépatique, insuffisance rénale, lymphome de Hodgkin, carence en fer. Si plusieurs personnes du foyer se grattent, la gale est très probable. Un bilan biologique s’impose si le prurit dure plus de 4 à 6 semaines – voir démangeaisons nocturnes sans boutons.
Mes plaques rouges sur le visage sont-elles de la rosacée ?
La rosacée se manifeste par des rougeurs persistantes, des télangiectasies et des papulopustules sur les joues, le nez et le menton, sans comédons. Elle touche environ 5 % de la population adulte et prédomine sur les peaux claires. La distinguer d’une dermite séborrhéique, d’un lupus érythémateux ou d’une dermatite atopique nécessite souvent un examen spécialisé avec dermoscopie.
Comment savoir si mes cheveux tombent de façon anormale ?
On perd naturellement 50 à 100 cheveux par jour. Une chute supérieure depuis plus de 2 mois ou des zones de calvitie visibles sont anormales. Les causes principales sont la pelade, l’effluvium télogène post-stress ou post-partum, l’alopécie androgénétique et les teignes chez l’enfant. Un bilan thyroïdien (TSH) et une ferritinémie sont les examens de première intention.
Est-ce que mes boutons peuvent être liés à un médicament ?
Oui – les toxidermies représentent 3 à 5 % des hospitalisations dermatologiques. Les médicaments les plus souvent responsables sont les antibiotiques (amoxicilline, sulfamides), les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les antiépileptiques. L’éruption survient typiquement 7 à 14 jours après l’introduction du traitement. Toute éruption fébrile après prise médicamenteuse doit être évaluée rapidement – certaines formes graves engagent le pronostic vital.
Mes ongles abîmés peuvent-ils signaler une maladie de peau ?
Les modifications unguéales reflètent souvent une dermatose : ponctuations en dé à coudre et onycholyse dans le psoriasis, épaississement jaunâtre dans les onychomycoses (10 % des adultes), piqueté fin dans la pelade. Des bandes blanches transversales ou un hippocratisme digital peuvent signaler une maladie systémique sérieuse. Voir problèmes d’ongles – guide complet.
À partir de quand faut-il consulter un dermatologue pour une lésion cutanée ?
Consultez sans attendre si une lésion change d’aspect, saigne spontanément, dépasse 6 mm ou présente plusieurs couleurs. Pour les éruptions : au-delà de 2 semaines sans amélioration, avec fièvre ou malaise associé, ou si le prurit perturbe le sommeil. Les délais d’attente en cabinet peuvent atteindre 3 à 6 mois – une téléconsultation dermatologique permet souvent un premier avis le jour même, photo à l’appui. Voir quand consulter en urgence.
Peut-on identifier une maladie de peau sur photo ?
Une photo de bonne qualité (lumière naturelle, mise au point nette, plusieurs angles) permet d’orienter le diagnostic pour les formes typiques – herpès, varicelle, urticaire, zona, impétigo. Certaines lésions nécessitent cependant un examen dermoscopique ou une biopsie que seule une consultation en cabinet peut fournir.
Références scientifiques
- Hay RJ, Johns NE, Williams HC, et al. The global burden of skin disease in 2010: an analysis of the prevalence and impact of skin conditions. J Invest Dermatol. 2014;134(6):1527-1534. PMID 24166134
- Karimkhani C, Dellavalle RP, Coffeng LE, et al. Global skin disease morbidity and mortality: an update from the global burden of disease study 2013. JAMA Dermatol. 2017;153(5):406-412. PMID 28249066
- Laughter MR, Maymone MBC, Mashayekhi S, et al. The global burden of skin and subcutaneous diseases: data from the Global Burden of Disease Study 2019. J Am Acad Dermatol. 2021;85(5):1129-1141. PMID 34126183
Source : HAS – Dermatite atopique de l’enfant : prise en charge en médecine de ville
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