Nouveau livre du Dr Rousseau
"La peau de l'intérieur"
Les règles d'or pour soigner sa peau de l'intérieur
Ce que votre dermatologue n'a pas le temps de vous dire en consultation — intestin, cerveau, stress, alimentation : les vraies causes de vos problèmes de peau.
- 21 chapitres · acné, eczéma, psoriasis, rosacée, rides…
- Traitements médicaux prouvés + règles naturelles actionnables
- Les 3 règles d'or par chapitre
Dernière mise à jour : 6 mai 2026
Dernière mise à jour : 4 mai 2026
Mis à jour le 6 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Boule rouge et douloureuse sous la peau
En cas de boule rouge qui fait mal sous la peau : consultez un médecin
La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de boules sous la peau
Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce qu’il y avait une boule avant, de la fièvre..), topographique (boule dans le dos, la nuque, le visage, la main… ) et cliniques (rougeur, douleur… )
On peut citer parmi ceux-ci : abcès, kyste inflammatoire, cancer, ganglion, angiome…
Elements topographiques :
Les éléments topographiques orientent le médecin mais il y a toujours beaucoup d’autres diagnostics possibles
Main :
Plutot kyste synovial, panaris du doigt…
Cuir chevelu :
Plutot loupe mais attention à la hernie méningée
Tempe :
Plutot kyste épidermoide ou sébacé mais attention à l’anévrysme cirsoide de l’artère temporale
Dos :
Plutot kyste épidermoide ou sébacé, lipome inflammatoire
Visage :
Plutot kyste épidermoide ou sébacé, cancer
Cou :
Plutot ganglion, kyste épidermoide ou sébacé
Entre les fesses :
Plutot kyste pilonidal
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un angiome rubis et est-il grave ?
L’angiome rubis (ou angiome sénile, hémangiome cerise) est une petite papule rouge vif à bordeaux, de 1 à 5 mm, parfaitement ronde, présente chez 90 % des adultes après 30 ans. Il est formé de vaisseaux dilatés bénins dans le derme superficiel. Il blanchit à la vitropression (reflux vasculaire). Totalement bénin, non contagieux, non cancéreux. Tendance à multiplier avec l’âge. Traitement cosmétique si gênant : électrocoagulation (quelques secondes, résultat immédiat), laser vasculaire (Nd:YAG 1064 nm, Dye laser) — non remboursé.
Comment distinguer une boule rouge d’un kyste infecté ?
Le kyste épidermoïde infecté est rouge, chaud, douloureux à la palpation, avec un punctum central parfois visible. Il grossit en 24 à 48 heures. La fluctuation à la palpation (sensation de liquide sous pression) confirme l’abcès. L’angiome rubis est rouge mais non douloureux, non fluctuant, blanchit à la vitropression et ne grossit pas rapidement. Un furoncle est centré sur un follicule pileux (poil visible au centre), rouge douloureux, sans fluctuation en phase précoce.
Un granulome pyogénique est-il dangereux ?
Le granulome pyogénique (hemangiome lobulaire acquis) est une boule rouge vif, molle, saignant facilement, à croissance rapide (quelques semaines), souvent après un traumatisme mineur ou une grossesse. Il peut faire peur par son aspect hémorragique et sa croissance. Il est bénin mais récidive après simple cautérisation. Traitement : exérèse chirurgicale complète avec marge + analyse histologique (pour éliminer un mélanome achromique). Régression post-partum possible mais inconstante.
Un kyste sébacé infecté peut-il régresser sans drainage ?
Les petits kystes épidermoïdes infectés (< 2 cm, sans fièvre) peuvent parfois régresser sans drainage avec des compresses chaudes humides 3 fois/jour × 5 jours. Cependant, la paroi kystique reste en place et le kyste récidivera inévitablement. Pour les abcès kystiques constitués (> 2 cm, fluctuants, douloureux) : incision-drainage par le médecin est nécessaire pour une résolution rapide. L’exérèse chirurgicale de la totalité de la paroi kystique en période froide (hors infection) est le seul traitement définitif.
Une boule rouge sur la joue peut-elle être un angiofibrome ?
Oui. L’angiofibrome (ou fibrome mou angiomateux) est une petite papule rosée ou rouge, molle, pédiculée ou sessile, bénigne, fréquente sur le visage et le cou chez l’adulte. Elle résulte d’une prolifération fibro-vasculaire bénigne. À distinguer du molluscum contagiosum (ombiliqué, contagieux), du condylome plan (HPV) et, rarement, de l’adénome sébacé (jaunâtre, dans la sclérose tubéreuse de Bourneville). Traitement : simple exérèse à la cisaille sous anesthésie locale ou électrocoagulation.
Pourquoi les angiomes rubis augmentent-ils avec l’âge ?
Les angiomes rubis (hémangiomes séniles) se multiplient avec l’âge car les vaisseaux cutanés perdent leur tonus avec le vieillissement (réduction de la production de matrice extracellulaire). Certains facteurs accélèrent leur apparition : exposition UV chronique, corticoïdes au long cours, immunosuppression, cirrhose (via l’augmentation du VEGF). La grossesse peut aussi les multiplier temporairement. Après 50 ans, presque tous les adultes en ont plusieurs. Aucune signification pathologique dans la grande majorité des cas.
Un nœud lymphatique rouge dans le cou ou l’aine peut-il être confondu avec un bouton ?
Oui, surtout si l’adénopathie est superficielle et réactive. Un ganglion infecté (adénite) est rouge, chaud, douloureux, mobile, de 1 à 3 cm, apparaissant après une infection de la zone de drainage (dental, ORL, cutanée). Il régresse en 4 à 6 semaines avec antibiothérapie. Un ganglion de lymphome est indolore, dur, persistant, augmentant progressivement. Toute adénopathie persistant > 6 semaines sans infection évidente doit déclencher une écho+biopsie.
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