Ce que les dermatologues vous disent rarement (faute de temps). Un dermatologue ayant +25 ans d'expérience vous livre ses secrets
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Pour chaque pathologie vous découvrirez :
Les erreurs du quotidien qui aggravent les symptômes sans qu'on le sache
Les routines recommandées par les spécialistes
Les facteurs de vie quotidienne à améliorer (alimentation, stress, sommeil, soleil…)
Les mécanismes, les causes, les traitements, et j'espère les réponses à toutes les questions que vous vous posez et que parfois vous n'osez pas poser au médecin
Des guides pratiques, directs, et accessibles — pour reprendre le contrôle sur votre problème dermatologique
Dernière mise à jour : 21 avril 2026
La vitamine D (calciférol) est au cœur d’un paradoxe médical que je côtoie depuis 25 ans : c’est la molécule dont tout le monde parle, dont presque tout le monde manque, et sur laquelle les avis médicaux restent étonnamment divisés. D’un côté, des dermatologues — et je me suis longtemps reconnu dans cette position — qui mettent en garde contre le soleil et prescrivent de la photoprotection totale. De l’autre, une réalité biologique têtue : 80 % de la vitamine D de l’organisme provient de la peau exposée aux UVB. La tension entre ces deux vérités mérite d’être posée clairement, sans esquiver les polémiques.
📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Sommaire :
Sources et synthèse cutanée |
Les polémiques autour de la vitamine D |
Le point de vue du dermatologue sur le soleil |
Carence : qui est concerné ? |
Rôles physiologiques |
Supplémentation |
Questions fréquentes
Sources de vitamine D : la peau avant tout
La vitamine D n’est pas vraiment une vitamine au sens strict — c’est une pro-hormone que l’organisme synthétise lui-même, pour peu qu’il dispose de deux ingrédients : du cholestérol cutané et des rayons UVB solaires.
La synthèse cutanée : 80 % des apports

La peau est de loin la principale source de vitamine D. Le mécanisme est le suivant : le 7-déhydrocholestérol, présent dans les membranes des kératinocytes de l’épiderme, absorbe les rayons UVB (longueur d’onde 290–315 nm) et se transforme en prévitamine D3. Cette molécule est ensuite convertie par la chaleur corporelle en vitamine D3 (cholécalciférol), puis hydroxylée successivement dans le foie (25-hydroxylation → 25-OH-D, forme de stockage dosable dans le sang) et dans le rein (1-hydroxylation → 1,25-OH-D, forme active, la calcitriol).
💡 Ce que le dosage sanguin mesure : lorsque votre médecin prescrit un dosage de vitamine D, il mesure la 25-OH-vitamine D (calcidiol), forme de stockage hépatique. C’est le reflet fidèle des réserves de l’organisme. La forme active (calcitriol) n’est pas dosée en routine car sa demi-vie est très courte et son taux ne reflète pas les réserves.
L’alimentation : 20 % seulement

Les sources alimentaires de vitamine D sont peu nombreuses et peu concentrées. Les principales sont les poissons gras (saumon, hareng, sardine, maquereau), le jaune d’œuf, le foie et certains champignons exposés aux UV. L’huile de foie de morue est la source la plus concentrée mais son apport concomitant en vitamine A à fortes doses en limite l’usage prolongé. En pratique, l’alimentation seule ne suffit jamais à couvrir les besoins d’un adulte vivant sous nos latitudes.
Les polémiques autour de la vitamine D
Peu de nutriments ont suscité autant d’espoirs — et autant de désillusions — que la vitamine D au cours des vingt dernières années. Voici les principaux débats, posés honnêtement.
Polémique 1 — Le seuil de carence : où est-il vraiment ?
La définition biologique de la carence en vitamine D fait elle-même l’objet d’un désaccord entre sociétés savantes. Le seuil de 20 ng/mL (50 nmol/L) est retenu par la plupart des recommandations officielles françaises pour définir l’insuffisance. Certains chercheurs, notamment dans le domaine de l’immunologie et de la médecine préventive, plaident pour un seuil d’optimalité à 40–60 ng/mL. D’autres estiment que les études populationnelles ont surestimé les effets bénéfiques de la vitamine D par confusion avec d’autres facteurs liés au mode de vie (activité physique au soleil, alimentation, statut socio-économique).
⚠️ Ce que dit la vraie vie de cabinet : je dose la vitamine D chez mes patients depuis plus de 15 ans. La quasi-totalité des personnes vivant dans le nord de la France, consultant entre octobre et avril, ont des taux inférieurs à 20 ng/mL. Certains — notamment les personnes âgées, les peaux foncées, les femmes voilées, les patients sous corticoïdes — affichent des taux inférieurs à 8 ng/mL. On est donc bien en dessous du seuil théorique de 20 ng/ml
Polémique 2 — La vitamine D prévient-elle le cancer ?
Des études observationnelles avaient suggéré un lien inverse puissant entre taux de vitamine D et risque de cancers colorectaux, du sein, de la prostate et du poumon. Ces résultats ont alimenté un enthousiasme considérable dans les années 2010. Les essais randomisés contrôlés ont ensuite tempéré cet optimisme : l’étude VITAL (2019, plus de 25 000 participants) n’a pas montré de réduction significative du risque global de cancer avec une supplémentation en vitamine D3 à 2 000 UI/j, bien qu’une réduction de la mortalité par cancer ait été observée dans les analyses secondaires. Le débat reste ouvert sur les doses, les populations cibles et la durée d’intervention.
Polémique 3 — La vitamine D et la Covid-19
La pandémie a relancé l’intérêt pour la vitamine D avec une intensité inhabituelle. Des dizaines d’études ont été publiées, de qualité très variable. Si un lien entre carence sévère en vitamine D et formes graves de Covid-19 est biologiquement plausible (rôle immunomodulateur documenté), les essais d’intervention n’ont pas démontré d’effet préventif ou thérapeutique clair. La Haute Autorité de Santé française a néanmoins recommandé en 2020 une supplémentation chez les personnes à risque de carence dans le contexte de l’épidémie — sans en faire un traitement de la maladie.
Polémique 4 — La supplémentation à haute dose est-elle sans risque ?
La vitamine D est liposoluble — elle s’accumule dans les graisses et peut atteindre des niveaux toxiques en cas de supplémentation excessive sur le long terme. L’hypervitaminose D (au-delà de 150 ng/mL) entraîne une hypercalcémie, avec calcifications vasculaires et rénales. Elle est rare avec les doses usuelles (1 000–4 000 UI/j) mais décrite avec des mégadoses non supervisées (100 000 UI/semaine sur plusieurs mois). La supplémentation à fortes doses sans dosage préalable ni suivi n’est pas anodine.
Polémique 5 — Protection solaire et vitamine D : la tension centrale
C’est la polémique qui me touche le plus directement en tant que dermatologue. Je la traite en détail dans la section suivante.
Le point de vue du dermatologue sur le soleil et la vitamine D
Je vais être direct : après 25 ans de pratique dermatologique, comme beaucoup de mes confrères, je ne crois pas à la photoprotection totale comme idéal de santé publique, or c’est un peu le message qui a été compris par la population venant des dermatologues. Si elle est indispensable comme protection ciblée chez des patients à risque élevé de cancers cutanés — personnes avec histoire de carcinomes, phototype I-II, immunosupprimés, xeroderma pigmentosum, pour la population générale, le message de « zéro soleil » qui a été compris par certains patients a eu des effets délétères réels, dont la carence en vitamine D est la traduction biologique la plus mesurable.
Ce que la science établit sur le soleil et la vitamine D
| Question | Réponse scientifique |
|---|---|
| La crème solaire bloque-t-elle totalement la synthèse de vitamine D ? | En théorie oui (SPF 50 bloque 98 % des UVB). En pratique, les études montrent que l’application est toujours sous-dosée et incomplète — la synthèse cutanée reste possible même sous écran solaire utilisé normalement. |
| Combien de temps d’exposition suffit ? | En été, à midi solaire, sous nos latitudes (45–50°N), 10 à 15 minutes d’exposition des avant-bras et du visage suffisent pour synthétiser 1 000 à 2 000 UI chez un sujet à phototype clair. Un café en terrasse… Ce temps double ou triple pour les phototypes foncés. |
| La fenêtre ou la vitre protège-t-elle du soleil tout en permettant la synthèse ? | Non. Le verre filtre les UVB (ceux qui synthétisent la vitamine D) mais laisse passer les UVA (ceux qui vieillissent la peau). S’exposer derrière une vitre vieillit la peau sans synthétiser de vitamine D. |
| En hiver, peut-on synthétiser de la vitamine D en France ? | Pratiquement pas. D’octobre à mars, au-dessus de 45°N (soit la quasi-totalité de la France métropolitaine), l’angle d’incidence solaire est insuffisant pour que les UVB atteignent la surface cutanée avec une énergie suffisante. La synthèse est quasi nulle pendant 5 à 6 mois. |
| Les UV artificiels (cabines UV) sont-ils une solution ? | Non. Les cabines UV commerciales émettent essentiellement des UVA, qui ne synthétisent pas de vitamine D mais augmentent le risque de mélanome. Ce n’est pas une alternative médicalement recommandable. |
Ma position personnelle, après 25 ans
Le message de santé publique cohérent n’est pas « zéro soleil » mais « évitez les coups de soleil et les expositions prolongées aux heures les plus chaudes, mais ne supprimez pas toute exposition. » Une exposition quotidienne courte, sans érythème, des zones découvertes en dehors des heures à risque (avant 11h, après 16h en été) est biologiquement bénéfique et ne représente pas un risque significatif de mélanome pour la population générale.
Ce que je recommande à mes patients — et que j’applique à moi-même — c’est une exposition solaire modérée et raisonnée d’avril à septembre, complétée par une supplémentation orale d’octobre à mars. Ce n’est pas un message anti-photoprotection : c’est un message de modération dans les deux sens.
💡 Le paradoxe mélanome/vitamine D : les pays à fort ensoleillement ont globalement des taux de mélanome plus élevés — mais aussi des taux de vitamine D plus élevés et une mortalité globale par cancer plus basse. Ce paradoxe épidémiologique ne se résout pas par un message binaire soleil = bon ou soleil = mauvais. Il se résout par la notion de dose-réponse : le risque cutané est surtout lié à l’intensité et à la répétition des expositions avec érythème, pas à l’exposition modérée quotidienne.
Carence en vitamine D : qui est concerné ?
L’hypovitaminose D est la règle, pas l’exception, dans la population française en dehors des mois d’été. Les facteurs de risque sont multiples et souvent cumulatifs :
- Latitude géographique — au-dessus de 45°N, synthèse nulle 5 à 6 mois par an
- Phototype élevé (IV à VI) — la mélanine absorbe les UVB, ralentissant la synthèse (temps d’exposition nécessaire multiplié par 3 à 6)
- Port de vêtements couvrants — femmes voilées : carence quasi-universelle en France
- Âge avancé — la concentration cutanée en 7-déhydrocholestérol diminue de 75 % entre 20 et 80 ans
- Obésité — la vitamine D est séquestrée dans le tissu adipeux, moins disponible pour la circulation
- Insuffisance rénale ou hépatique — défaut d’hydroxylation, synthèse de la forme active compromise
- Malabsorption — maladie de Crohn, maladie cœliaque, chirurgie bariatrique
- Médicaments — corticoïdes au long cours, antiépileptiques (phénytoïne, carbamazépine), rifampicine, antirétroviraux
- Grossesses multiples et allaitement prolongé
- Photoprotection excessive et systématique — à discuter au cas par cas
⚠️ Symptômes de la carence : fatigue chronique inexpliquée, douleurs osseuses et musculaires diffuses, crampes, sensibilité accrue aux infections ORL et virales, troubles de l’humeur, anxiété, dépression, troubles du sommeil, perte d’appétit. Ces symptômes sont non spécifiques mais leur accumulation chez un patient à risque doit faire doser la 25-OH-vitamine D.
Rôles physiologiques de la vitamine D
La vitamine D agit via des récepteurs nucléaires (VDR — Vitamin D Receptor) présents dans presque tous les tissus de l’organisme. Ses effets dépassent largement le métabolisme osseux pour lequel elle est historiquement connue.
Métabolisme osseux
C’est le rôle le mieux documenté et le plus ancien. La vitamine D augmente l’absorption intestinale du calcium et du phosphore, et réduit leur élimination rénale en synergie avec la parathormone. Elle permet une minéralisation optimale des os, des cartilages et des dents. Sa carence est responsable du rachitisme chez l’enfant, de l’ostéomalacie chez l’adulte et potentialise l’ostéoporose après la ménopause.
Immunité et peau
La vitamine D est un régulateur majeur de l’immunité, à la fois innée et adaptative. Elle stimule la production de peptides antimicrobiens (cathélicidine, défensines) par les kératinocytes et les macrophages — ce qui explique son rôle dans la résistance aux infections cutanées bactériennes et virales. Elle module la différenciation des lymphocytes T et réduit la production de cytokines pro-inflammatoires. Sa carence est associée à une sévérité accrue des dermatoses inflammatoires : dermatite atopique, psoriasis, et probablement acné. La vitamine D participe également à la différenciation des kératinocytes et à l’intégrité de la barrière cutanée.
Muscles et système cardiovasculaire
La vitamine D améliore la force musculaire et la proprioception, avec un bénéfice démontré sur la réduction du risque de chute chez la personne âgée. Elle améliore la contractilité myocardique via la régulation calcique. Une carence est associée à une aggravation des douleurs musculaires chez les patients sous statines — un effet souvent méconnu et réversible à la supplémentation.
Métabolisme glucidique
Les récepteurs à la vitamine D sont présents dans les cellules bêta du pancréas. Elle améliore la sécrétion d’insuline et la sensibilité à l’insuline. Sa carence aggrave l’insulinorésistance. L’association entre faibles taux de vitamine D et risque de diabète de type 2 est bien documentée en épidémiologie, même si le lien de causalité reste débattu.
Santé mentale et neurologie
La vitamine D est lipophile, elle « aime le gras ». Et vous ne le savez peut-être pas mais un de nos organes les plus gras est… le cerveau : la myéline qui sert d’isolant électrique entre les neurone, c’est du gras. La vitamine D participe à la synthèse de la sérotonine en régulant la tryptophane hydroxylase, enzyme limitante de sa production. Son déficit est impliqué dans la dépression saisonnière, les troubles anxieux, et potentiellement dans des pathologies neurodégénératives (maladie de Parkinson, Alzheimer). Il ne s’agit pas de relations causales définitives mais d’associations épidémiologiques solides.
Supplémentation en vitamine D : quand, comment, combien ?
Quand supplémenter ?
La supplémentation est recommandée sans dosage préalable chez les populations à risque élevé de carence : nourrissons (systématique), personnes âgées en institution, femmes enceintes et allaitantes, patients immunosupprimés, personnes à peau foncée vivant sous nos latitudes. Chez les autres adultes, un dosage de la 25-OH-vitamine D avant supplémentation permet d’adapter la dose.
Quelle dose ?
| Situation | Dose recommandée | Remarques |
|---|---|---|
| Entretien adulte sans carence documentée | 800 à 2 000 UI/j | D3 préférable à D2 (meilleure biodisponibilité) |
| Carence documentée (25-OH-D < 20 ng/mL) | 4 000 à 5 000 UI/j pendant 3 à 6 mois | Puis relais par dose d’entretien |
| Carence sévère (< 10 ng/mL) ou malabsorption | Dose de charge (Uvedose® 100 000 UI) | Puis entretien quotidien — schéma à adapter par le médecin |
| Personnes âgées (> 65 ans) | 1 200 à 2 000 UI/j en continu | Réduction des chutes et fractures documentée |
| Nourrisson allaité | 1 000 UI/j (D-Cure® ou équivalent) | Systématique dès la naissance |
💡 D3 plutôt que D2 : plusieurs méta-analyses montrent que la vitamine D3 (cholécalciférol) élève plus efficacement et durablement le taux de 25-OH-vitamine D que la D2 (ergocalciférol). En France, les médicaments disponibles sur ordonnance (Uvedose®, Zymad®, Dedrogyl®) sont majoritairement des formes D3 ou D2. Les compléments alimentaires en vente libre sont très variables en qualité et en dose réelle.
Faut-il associer la vitamine K2 ?
C’est un sujet de débat croissant. La vitamine K2 (ménaquinone) activerait des protéines (ostéocalcine, matrix Gla-protein) qui orientent le calcium vers les os plutôt que vers les artères, réduisant potentiellement le risque de calcifications vasculaires lors de supplémentation en vitamine D. Les données restent préliminaires mais cette association est de plus en plus prescrite en médecine préventive, particulièrement au-delà de 3 000 UI/j de vitamine D.
Vous souhaitez faire le point sur votre statut en vitamine D, votre peau et votre immunité ?
📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Questions fréquentes
Peut-on avoir trop de vitamine D avec une supplémentation orale ?
Oui, mais c’est rare aux doses usuelles. L’hypervitaminose D (taux > 150 ng/mL) entraîne une hypercalcémie avec nausées, fatigue, polyurie et, au long cours, des calcifications vasculaires et rénales. Elle survient essentiellement avec des mégadoses non supervisées (50 000 à 100 000 UI par jour pendant plusieurs semaines). Aux doses d’entretien courantes (1 000 à 4 000 UI/j), la toxicité est pratiquement inexistante. Un dosage de contrôle à 3 mois est néanmoins recommandé en cas de supplémentation intensive.
La vitamine D améliore-t-elle vraiment la peau ?
Oui, via plusieurs mécanismes. Elle renforce la barrière cutanée en stimulant la différenciation des kératinocytes et la production de céramides. Elle réduit l’inflammation cutanée en modulant les lymphocytes Th2 et Th17 — ce qui explique son intérêt dans la dermatite atopique et le psoriasis. Elle stimule la production de peptides antimicrobiens par la peau, améliorant la résistance aux infections cutanées. Sa carence est associée à une sévérité accrue de nombreuses dermatoses inflammatoires, et sa correction s’accompagne souvent d’une amélioration clinique.
Le soleil est-il vraiment dangereux pour la peau ?
Le soleil est à la fois indispensable (synthèse de vitamine D, effets sur le rythme circadien et la sérotonine) et potentiellement dangereux (cancers cutanés, photovieillissement) selon la dose et le profil de risque individuel. Ce qui est établi : le risque de mélanome est lié aux coups de soleil répétés et aux expositions intenses, pas à l’exposition modérée quotidienne. Recommander une photoprotection absolue à la population générale revient à échanger un risque faible (mélanome) contre un risque quasi-certain (carence en vitamine D) pour la majorité des gens. Ce n’est pas de la médecine équilibrée.
Vitamine D et psoriasis : y a-t-il un lien ?
Oui, à plusieurs niveaux. Les analogues topiques de la vitamine D (calcipotriol, calcitriol) sont des traitements de première ligne du psoriasis en plaques — ils normalisent la prolifération des kératinocytes et réduisent l’inflammation via les récepteurs VDR cutanés. Sur le plan systémique, des taux bas de vitamine D sont fréquemment retrouvés chez les patients psoriasiques, avec une corrélation aux scores de sévérité. La supplémentation orale améliore modestement le psoriasis chez les patients carencés, sans se substituer aux traitements spécifiques.
Faut-il supplémenter les enfants en vitamine D ?
Oui, systématiquement dès la naissance et jusqu’à la fin de la puberté en France, selon les recommandations de la Société Française de Pédiatrie. Les nourrissons allaités reçoivent 1 000 UI/j dès la naissance car le lait maternel est pauvre en vitamine D. Les enfants et adolescents vivant sous nos latitudes sont à risque de carence, notamment en période hivernale et chez les phototypes foncés. La supplémentation prévient le rachitisme, favorise la minéralisation osseuse et module positivement le développement du système immunitaire.
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Mis à jour le 24 mars 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.
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