INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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Mis à jour le 21 juillet 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue.
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
La lèpre fait peur à cause de son histoire, mais c’est aujourd’hui une maladie qui se soigne bien et qui se transmet difficilement. Elle touche la peau et les nerfs périphériques, provoquant des taches cutanées et une perte progressive de sensibilité si elle n’est pas traitée à temps. Reconnaître les signes tôt permet d’éviter les complications les plus redoutées de la maladie : les atteintes nerveuses irréversibles et les handicaps qui en découlent.
Qu’est-ce que la lèpre (maladie de Hansen) ?
La lèpre, aussi appelée maladie de Hansen, est une infection chronique causée par la bactérie Mycobacterium leprae (et plus rarement Mycobacterium lepromatosis). Cette bactérie a une particularité : elle se multiplie extrêmement lentement (environ deux semaines pour se diviser une seule fois) et affectionne particulièrement les cellules de la peau et les nerfs périphériques situés juste sous la peau.
Contrairement à une idée reçue encore répandue, la lèpre n’est ni héréditaire, ni une fatalité, ni une maladie « honteuse » : c’est une infection bactérienne comme une autre, qui se soigne aujourd’hui par antibiotiques.
Comment attrape-t-on la lèpre ? La transmission
La transmission se fait principalement par les voies respiratoires (gouttelettes nasales et buccales), lors d’un contact rapproché et répété avec une personne atteinte de la forme la plus contagieuse de la maladie (forme multibacillaire) et non traitée. Un contact bref, occasionnel – une poignée de main, un repas partagé, un trajet en avion – ne transmet pas la lèpre.
La maladie reste présente dans certaines régions du monde – notamment en Asie du Sud (Inde), au Brésil, en Indonésie et dans certains pays d’Afrique – où quelques centaines de milliers de nouveaux cas sont encore diagnostiqués chaque année selon les données de surveillance de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En France métropolitaine, la maladie est devenue exceptionnelle, mais des cas isolés sont parfois diagnostiqués chez des personnes ayant vécu ou voyagé dans une zone d’endémie, ou originaires de ces régions.
Quels sont les symptômes de la lèpre ?
Le délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes est très long : de 2 à 10 ans en moyenne, ce qui rend le diagnostic difficile à évoquer.
| Signe | Description |
|---|---|
| Taches cutanées | Une ou plusieurs taches sur la peau, plus claires ou plus rouges que la peau environnante, aux contours nets ou flous selon la forme de la maladie |
| Perte de sensibilité | La tache est insensible au toucher, à la piqûre ou à la chaleur – c’est le signe le plus évocateur de la lèpre, qui la distingue de la plupart des autres maladies de peau |
| Nerfs épaissis | Certains nerfs superficiels (coude, genou, cou) deviennent palpables, épaissis, parfois douloureux |
| Troubles moteurs | Faiblesse ou paralysie progressive de certains muscles des mains, des pieds ou du visage si l’atteinte nerveuse évolue |
| Troubles trophiques | Blessures et brûlures indolores passant inaperçues à cause de la perte de sensibilité, pouvant s’infecter et s’aggraver |
Comment le dermatologue fait-il le diagnostic ?
Le diagnostic repose sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques : l’aspect et la disposition des taches cutanées, la recherche systématique d’une perte de sensibilité sur la lésion (au coton, à l’aiguille), la palpation des nerfs périphériques, et surtout la biopsie cutanée, qui recherche le bacille par des colorations spécifiques (Fite-Faraco) et permet de classer la maladie selon sa forme (paucibacillaire ou multibacillaire). Une PCR peut également être réalisée pour confirmer la présence de la bactérie.
- Une tache cutanée déjà connue devient rouge, gonflée ou douloureuse, ou qu’un nerf devient soudainement très douloureux – ces signes peuvent évoquer une « réaction lépreuse », une poussée inflammatoire pouvant endommager les nerfs de façon irréversible en quelques jours si elle n’est pas traitée en urgence.
- Une faiblesse musculaire apparaît ou s’aggrave dans une main ou un pied (difficulté à serrer les doigts, pied qui traîne).
- Une blessure ou une brûlure passe inaperçue à cause d’une perte de sensibilité, ou ne cicatrise pas.
- De la fièvre accompagne une poussée cutanée chez une personne déjà traitée pour une lèpre.
Quel est le traitement de la lèpre ?
Le traitement repose sur une polychimiothérapie (association de plusieurs antibiotiques) recommandée par l’OMS, associant selon la forme de la maladie la rifampicine, la dapsone et la clofazimine, pendant une durée de 6 mois pour les formes paucibacillaires et de 12 mois pour les formes multibacillaires. Ce traitement guérit la très grande majorité des patients, avec un taux de rechute très faible (de l’ordre de 1 %) et aucune résistance significative à la rifampicine à ce jour.
Les atteintes nerveuses déjà installées avant le traitement peuvent en revanche persister : d’où l’importance capitale d’un diagnostic et d’une prise en charge précoces pour prévenir les handicaps. Les « réactions lépreuses » (poussées inflammatoires de type 1 ou 2), qui peuvent survenir avant, pendant ou après le traitement antibiotique, nécessitent un traitement anti-inflammatoire spécifique (corticoïdes notamment) en urgence pour protéger les nerfs.
Vivre avec la lèpre : ce qu’il faut savoir
- Une fois le traitement antibiotique débuté, la contagiosité disparaît très rapidement : il n’y a aucune raison d’isoler un patient traité, ni de craindre un contact quotidien avec son entourage.
- La protection des zones insensibles (mains, pieds) est essentielle pour éviter les blessures qui passent inaperçues : inspection quotidienne de la peau, chaussures adaptées, prudence avec la chaleur et les objets tranchants.
- Une prise en charge en kinésithérapie et en podologie peut être nécessaire en cas d’atteinte nerveuse pour prévenir les déformations et préserver l’autonomie.
- Le poids psychologique et social de la maladie – lié à son histoire et aux idées reçues – est réel : un accompagnement psychologique et une information de l’entourage sur la faible contagiosité de la maladie traitée sont des éléments importants de la prise en charge.
Entretien d’expert (archive) : la lèpre vue par le Dr Pierre Bobin
Interview du Dr Pierre BOBIN
1/ Quelle est l’épidémiologie de la lèpre dans le monde ?
Dr Pierre Bobin :
– Au début de l’an 2 000, la situation était la suivante :
Le nombre de cas en traitement spécifique par polychimiothérapie (PCT) enregistrés était de 753 263 ( taux de prévalence: 1.25 pour 10 000 habitants).
Le nombre de nouveaux cas détectés au cours de l’année 1999 a été de 738 284 (taux de détection : 12.3 pour 100 000 habitants).
Le nombre cumulé de malades guéris grâce à la PCT est de 10 759 213. Parmi ces malades « guéris », le nombre de porteurs d’ infirmités liées à la lèpre est de 2 à 3 millions.
L’ OMS estime à 2 500 000 le nombre de cas qui devront être dépistés et soignés entre 2 000 et 2 005
En ce qui concerne la répartition géographique, il faut noter que dans 24 pays la lèpre demeure un problème de Santé publique. Il s’agit de pays ayant plus d’1million d’habitants, plus de 100 cas de lèpre par an et un taux de prévalence lèpre supérieur à 1 pour 10 000 habitants.
Parmi eux, 11 pays ont 89 % de la prévalence mondiale et 92% des nouveaux cas dépistés par an dans le monde
Le taux de prévalence moyenne dans ces 11 pays est de 4.1 pour 10 000 habitants
L’ Inde, à elle seule, représente 67 % de la prévalence mondiale et 73 % des nouveaux cas /an du monde
– Evolution de la situation entre 1985 et 1999.
Prévalence :
La prévalence mondiale a chuté de 86 %
Sur 122 pays d’endémie en 1985, 98 ont atteint l’objectif d' »élimination comme problème de santé publique » selon les critères de l’ OMS c’est-à-dire ayant un taux de prévalence inférieur à 1/10 000
Les raisons de cette diminution sont à mettre au compte de plusieurs facteurs : « nettoyage » des dossiers, durée plus courte de la PCT, taux élevé de guérison, faible taux de rechutes, pas de résistance à la rifampicine, amélioration de la prise en charge des cas
Détection des nouveaux cas : Elle est stable depuis ces 5 dernières années : entre 700 000 et 800 000 nouveaux cas par an
– Commentaires :
Ces chiffres objectivent incontestablement une réussite de la lutte contre la lèpre depuis ces 10 dernières années
Mais leur analyse amène à se poser des questions :
Concernant la Prévalence :
Sa diminution est certes due, en partie, à l’efficacité de la PCT, mais également : au « nettoyage » des registres, au raccourcissement de la durée de la PCT qui fait que les malades ne sont enregistrés comme « cas de lèpre » (définition OMS) que pendant une durée de 6 mois (PB) à 1 an (MB)
Dans certains pays, même avec une prévalence inférieure à 1 / 10 000, la lèpre reste un problème soit au niveau national (sous-dépistage), soit dans les provinces ou états, à l’intérieur d’un pays
Concernant la Détection :
C’est l’inquiétude car la tendance de la détection des nouveaux cas reste stable depuis 6 ans. Certes, cela est du à l’augmentation de la couverture géographique et des activités de programme
Mais, quelles que soient les explications, cela montre l’importance du « réservoir » infectieux
Donc le déclin annoncé de la lèpre n’apparaît pas encore
Le taux de détection, et surtout la tendance de la détection des cas, serait pour beaucoup d’auteurs un meilleur indicateur que celui de la prévalence pour surveiller l’évolution de l’endémie lépreuse. Car, bien qu’il soit influencé par les activités opérationnelles, il permet d’ évaluer l’ incidence et d’ apprécier le niveau de la transmission de la maladie, à partir de l’importance du « réservoir » infectieux (se traduisant par le nombre annuel de nouveaux cas).
Concernant le nombre de malades, ayant déjà des invalidités, lors du dépistage :
la proportion de ces malades permet d’apprécier combien la détection diffère de l’ incidence actuelle
elle permet de juger de la qualité de la lutte contre la lèpre dans un pays et d’apprécier la précocité du diagnostic
Le succès de la lutte contre la lèpre viendra, non seulement de la diminution du nombre de nouveaux cas, mais également, parmi eux, du nombre de ceux ne présentant pas d’atteinte neurologique
Et il faut donc répéter sans cesse que la lèpre est une neuropathie dont le diagnostic précoce est dermatologique
2/ Qu’a-t-on appris de nouveau sur la lèpre durant les dernières années (en dehors des traitements) ?
Dr Pierre Bobin :
Au plan de la recherche, quelques progrès ont été récemment accomplis et d’autres sont attendus dans un avenir proche, pour générer de nouveaux outils nécessaires à l’ amélioration des moyens prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques actuels
Pour mieux connaître Mycobacterium leprae et répondre aux questions concernant la pathogénie de la maladie et les modalités de réponse immunologique de l’ hôte :
le séquençage du génome de M. leprae qui vient d’être terminé grâce aux travaux de Stewart Cole, de l’ Institut Pasteur de Paris, a été une étape essentielle qui permettra d’ identifier de nouvelles cibles antibiotiques, des molécules immunologiquement importantes, des séquences de base utiles pour le typage de souches de M. leprae
l’ étude de la réponse immune à M. leprae permet d’identifier le rôle des cytokines ( TNFa…..) dans les réactions lépreuses, le mécanisme immunopathologique des lésions nerveuses, l’interaction au niveau moléculaire de M. leprae avec le nerf
Pour envisager une prévention de la lèpre et de ses complications, dans le cadre de l’immuno-prophylaxie, différents vaccins ( BCG seul, BCG+ M.leprae tués …..) sont en cours d’ expérimentation ou d’ évaluation ainsi que la corticothérapie systématique en début de PCT pour prévenir les neuropathies
Pour améliorer le diagnostic, de nouveaux outils devraient permettre prochainement la détection de la « lèpre infection » dans une population, par des tests cutanés ( AG de 2ème génération) et le diagnostic précoce de la lèpre, notamment multibacillaire (MB), des réactions et des neuropathies. En ce qui concerne la détection de résistance médicamenteuse, on dispose déjà de tests rapides pour évaluer la résistance à la rifampicine ( énorme progrès par rapport à la technique d’ inoculation à la souris )
3/ Quelles sont les grandes avancées thérapeutiques de ces dernières années et les perspectives d’avenir ?
Dr Pierre Bobin :
La polychimiothérapie anti-lépreuse utilisée depuis 1981 et associant Rifampicine-Dapsone et Clofazimine pendant 2 ans dans les formes multibacillaires (MB) et Rifampicine- Dapsone pendant 6 mois dans les formes paucibacillaires (PB) a fait la preuve de son efficacité car les rechutes sont considérées comme très rares (environ 1 %) et que l’ on n’ a pas noté de cas de résistance à la Rifampicine .
Mais ce traitement est encore trop long et son utilisation dans la plupart des pays en voie de développement pose beaucoup de problèmes au plan logistique .
L’OMS a récemment préconisé de ramener à 12 mois la durée de la PCT de 24 mois dans les formes MB. Cette décision n’a pas fait l’unanimité dans le monde de la léprologie, certains auteurs avançant qu’ il n ‘existe pas de preuve scientifique concernant son efficacité par rapport au schéma classique et que l’on risque de constater dans les 10 ans à venir une augmentation du nombre des rechutes .
Pour raccourcir la durée de la PCT et donc en améliorer la faisabilité, sont actuellement en cours d’évaluation :
de nouveaux antibiotiques à activité bactéricide plus puissante (rifapentine, moxifloxacine…)
de nouveaux protocoles, comme, par exemple, celui associant Rifampicine-Ofloxacine-Minocycline (ROM) ou plus récemment celui associant Rifapentine-Moxifloxacine-Minocycline dont les essais sur la souris se sont montrés particulièrement prometteurs et qui va maintenant être expérimenté chez l’ homme
de nouvelles stratégies opérationnelles pour le traitement de la maladie elle-même et des réactions
En conclusion, on peut noter des progrès depuis ces dernières années dans la lutte contre la lèpre si l’on se base sur le taux de prévalence globale de la maladie et sur les dernières avancées au plan de la recherche et des nouvelles stratégies opérationnelles
Mais l’ optimisme affiché par l’ OMS, qui annonce que l ‘ »élimination de la lèpre comme problème de santé publique » sera réalisée au niveau mondial en 2005, semble à beaucoup d’observateurs totalement injustifié car le taux de nouveaux cas annuels reste inchangé depuis ces 5 dernières années signant ainsi l’importance du « réservoir » infectieux
Le risque d’un tel optimisme est la démobilisation des chercheurs, des personnels de santé et des bailleurs de fond. Il ne faut pas qu’il y ait confusion dans les esprits entre « élimination » selon les critères de l’ OMS et l’éradication, pour le moment encore totalement utopique. La plus grande vigilance reste donc de rigueur
FAQ – Questions fréquentes sur la lèpre
La lèpre existe-t-elle encore aujourd’hui ?
Oui, la lèpre n’a pas disparu. Selon les données de surveillance de l’OMS, plusieurs centaines de milliers de nouveaux cas sont encore diagnostiqués chaque année dans le monde, principalement en Asie du Sud, au Brésil et dans certains pays d’Afrique. Des cas isolés continuent d’être décrits, y compris en Europe, chez des personnes ayant un lien avec une zone d’endémie.
La lèpre est-elle très contagieuse ?
Non. Elle se transmet seulement lors d’un contact rapproché et prolongé (souvent des mois) avec une personne atteinte d’une forme contagieuse et non traitée. Environ 95 % des personnes exposées ne développent jamais la maladie grâce à leur immunité naturelle, et un patient sous traitement cesse d’être contagieux en quelques jours.
La lèpre est-elle héréditaire ?
Non, la lèpre n’est pas une maladie héréditaire : c’est une infection bactérienne. Certaines prédispositions génétiques peuvent influencer la sensibilité à l’infection, mais la maladie elle-même ne se transmet pas des parents aux enfants comme une maladie génétique.
Peut-on guérir complètement de la lèpre ?
Oui, la polychimiothérapie recommandée par l’OMS guérit la quasi-totalité des patients, avec un taux de rechute inférieur à 1 %. Les lésions nerveuses déjà installées avant le traitement peuvent en revanche persister, ce qui souligne l’importance d’un diagnostic précoce.
Quels sont les premiers signes qui doivent alerter ?
Une tache sur la peau qui ne fait pas mal et qui ne réagit pas au toucher ou à la piqûre est le signe le plus évocateur. Ce symptôme, associé à une origine géographique ou un séjour dans une zone d’endémie, doit conduire à consulter un dermatologue.
Faut-il isoler une personne atteinte de la lèpre ?
Non, l’isolement n’est pas nécessaire, en particulier dès le début du traitement antibiotique. Cette pratique, historiquement liée à la peur de la contagion, n’est plus justifiée médicalement une fois le traitement débuté.
La lèpre peut-elle laisser des séquelles ?
Oui, si le diagnostic est tardif : les atteintes nerveuses peuvent entraîner une perte de sensibilité définitive, des déformations des mains ou des pieds, ou des troubles de la marche. C’est pourquoi un dépistage et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir ces handicaps.
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Références scientifiques (PubMed)
- Shiozaki Y, Kimura M, Ishii N. Hansen’s Disease. Brain Nerve. 2026;78(5):475-478. PMID 42156030
- Carneiro BD, et al. Lepromatous leprosy presenting with chronic painless ulcers and inflammatory arthropathy: a case report from a non-endemic setting. BMC Infect Dis. 2026;26(1). PMID 42249306
- van Wyk RB, le Grange DL, Budding L. A retrospective review of leprosy diagnosed histopathologically from skin biopsy specimens in central South Africa. S Afr J Infect Dis. 2026;41(1):802. PMID 42428785
- Organisation mondiale de la santé (OMS). Lèpre (maladie de Hansen) – fiches d’information et données de surveillance. who.int
- Haute Autorité de Santé (HAS). Ressources sur les maladies infectieuses et la prise en charge dermatologique. has-sante.fr
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