INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Mis à jour le 25 août 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).
Le delirium et la démence sont des affections neuropsychiatriques fréquentes chez le sujet âgé – mais elles ont aussi des répercussions cutanées méconnues et pourtant majeures. Escarres, toxidermies médicamenteuses, dermatoses de négligence ou rash révélateur d’une cause organique : le dermatologue joue un rôle clé dans la prise en charge de ces patients.
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
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Escarres et plaies de pression : la complication cutanée majeure
L’escarre (ou plaie de pression) est la complication cutanée la plus fréquente et la plus grave associée au delirium et aux démences avancées. L’immobilisation prolongée, l’incontinence, la dénutrition et l’incapacité à communiquer la douleur créent un terrain particulièrement propice.
Les données épidémiologiques sont éloquentes : chez les patients atteints de démence avancée, la prévalence des escarres peut atteindre 30 à 40 % avant le décès. Le lien est à la fois direct (immobilité, spasticité en flexion, perte du sens de la douleur) et indirect via les comorbidités (dénutrition, incontinence, déficit sensoriel). La démence altère profondément les comportements de protection : le patient ne perçoit plus le risque, ne communique plus son inconfort et ne participe plus aux retournements ou changements de position (PMID 28035938).
Localisations les plus fréquentes :
- Sacrum, talons, ischions (patient alité ou en fauteuil).
- Malléoles, trochanters, occiput.
- Toute zone de pression ou cisaillement en cas d’immobilité prolongée.
Une escarre de stade 3 ou 4 (nécrose, atteinte des tissus profonds) chez un patient dément ou confus constitue une urgence dermatologique et chirurgicale. Le traitement causal (reposition, nutrition, soins locaux adaptés) doit être instauré immédiatement.
Prévention et soins de peau : les recommandations actuelles insistent sur l’évaluation systématique du risque (échelle de Braden ou Norton), le repositionnement toutes les 2 à 3 heures, l’utilisation de matelas anti-escarres, l’hydratation cutanée et la correction de la dénutrition. Le dermatologue peut intervenir pour les stades avancés nécessitant détersion, greffes ou pansements spécialisés.
Toxidermies médicamenteuses dans le delirium et la démence
La prise en charge du delirium et de l’agitation dans la démence repose fréquemment sur des médicaments susceptibles de provoquer des réactions cutanées médicamenteuses (toxidermies). La vigilance dermatologique est donc indispensable.
Antipsychotiques et réactions cutanées
Les antipsychotiques (halopéridol, rispéridone, quétiapine, olanzapine) sont largement utilisés pour contrôler l’agitation dans le delirium et la démence. Leurs effets indésirables cutanés sont diversifiés :
- Éruptions maculo-papuleuses (exanthèmes) : les plus fréquentes, survenant dans les premières semaines de traitement.
- Photosensibilité : particulièrement décrite avec les phénothiazines (lévomépromazine) ; nécessite une photoprotection renforcée.
- Urticaire et prurit d’origine médicamenteuse.
- Pigmentation cutanée gris-ardoisée aux UV après traitement prolongé par chlorpromazine.
- Rarement : syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET) – urgences dermatologiques absolues.
Une étude de 2024 publiée dans le BMJ confirme que l’usage des antipsychotiques dans la démence est associé à de nombreux effets indésirables systémiques, renforçant l’importance d’une surveillance cutanée et générale régulière (PMID 38631737).
Antibiotiques, benzodiazépines et autres médicaments
Le delirium étant souvent déclenché par une infection (pneumonie, infection urinaire), les antibiotiques prescrits sont également source de toxidermies : éruption maculo-papuleuse aux bêta-lactamines, photosensibilité aux fluoroquinolones, syndrome de Stevens-Johnson au cotrimoxazole. Les benzodiazépines, utilisées dans le sevrage alcoolique (delirium tremens), peuvent provoquer des exanthèmes fixes ou des urticaires. Tout nouveau rash sous traitement doit faire suspecter une réaction médicamenteuse et conduire à une révision de l’ordonnance.
Chez tout patient dément ou confus présentant une éruption cutanée, la première question à poser est : « Quel médicament a été introduit ou modifié dans les 4 à 6 semaines précédentes ? » La chronologie médicamenteuse est la clé diagnostique de la toxidermie.
Dermatoses de négligence dans la démence
La démence entraîne une perte progressive des capacités d’hygiène et d’auto-soin. Le dermatologue du patient dément doit anticiper des tableaux spécifiques liés à la négligence cutanée :
- Onychomycoses et dermatophytoses interdigitales (pieds) : favorisées par l’absence de soins des pieds, l’humidité et la macération.
- Gale : la gale crouteuse (norvégienne) est particulièrement fréquente en EHPAD chez les patients déments, avec un risque épidémique élevé.
- Infections cutanées bactériennes (érysipèle, impétiginisation, folliculites) secondaires au grattage non contrôlé ou à des plaies méconnues.
- Tumeurs cutanées négligées : carcinomes ou mélanomes découverts tardivement faute d’auto-surveillance possible. Une approche éthique spécifique est nécessaire pour leur gestion chez le patient âgé dément (PMID 39955007).
- Prurit sénile chronique : souvent aggravé par la xérose cutanée, il peut précipiter un état d’agitation ou perturber le sommeil, aggravant ainsi le risque de delirium.
Une évaluation dermatologique régulière des patients déments – notamment en institution – est recommandée. Le point de vue du dermatologue sur la prise en charge cutanée du patient Alzheimer a fait l’objet d’une publication dédiée soulignant les spécificités diagnostiques et thérapeutiques (PMID 33026213).
Rash révélateur d’une cause organique au delirium
Certaines causes organiques du delirium s’accompagnent de signes cutanés spécifiques qui peuvent orienter le diagnostic dès l’examen clinique :
- Purpura pétéchial ou ecchymotique : évoque une méningococcémie ou une coagulopathie (CIVD) – urgence vitale.
- Rash vésiculeux du dermatome : zona encéphalitique, cause rare mais grave de delirium chez l’immunodéprimé.
- Ictère et prurit : encéphalopathie hépatique (insuffisance hépatique, cirrhose), avec prurit choléstatique parfois intense.
- Teint grisâtre, ongles en verre de montre, froideur des extrémités : insuffisance rénale terminale avec urémie et prurit urémique.
- Rash morbilliforme fébrile : encéphalite infectieuse (herpès, entérovirus), nécessitant une ponction lombaire urgente.
- Ecchymoses multiples au cuir chevelu : faire évoquer un hématome sous-dural, surtout si antécédents de chutes.
L’inspection cutanée complète fait partie intégrante de tout bilan étiologique d’un delirium et peut accélérer le diagnostic de la cause sous-jacente.
Prurit et troubles cognitifs : un cercle vicieux
Le prurit chronique est fréquent chez le sujet âgé (xérose sénile, insuffisance rénale, pathologies hépatiques) et peut déclencher ou aggraver un état de confusion, notamment par la perturbation du sommeil qu’il entraîne. À l’inverse, les médicaments antiprurigineux de première génération (antihistaminiques à effet anticholinergique central comme la diphénhydramine ou l’hydroxyzine) sont formellement contre-indiqués chez le patient âgé car ils peuvent induire ou aggraver un delirium.
En cas de prurit chez un patient âgé confus ou dément, privilégier :
- Les émollients et crèmes hydratantes (traitement de fond de la xérose).
- Les antihistaminiques non sédatifs si nécessaire (loratadine, cétirizine).
- Le traitement étiologique du prurit (insuffisance rénale, cholestase, gale…).
- Éviter systématiquement les anticholinergiques centraux et les molécules de la liste STOPP/START chez le sujet âgé.
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Questions fréquentes
La démence altère la perception de la douleur et la capacité à se mobiliser. Le patient ne ressent pas l’inconfort de la pression prolongée, ne peut pas se retourner seul et ne signale pas la douleur. La dénutrition et l’incontinence, fréquentes aux stades avancés, fragilisent encore davantage la peau. La prévention repose sur le repositionnement régulier, les supports anti-escarres et l’évaluation nutritionnelle.
Oui. Les antipsychotiques (halopéridol, rispéridone, quétiapine) peuvent provoquer éruptions maculo-papuleuses, photosensibilité, urticaire ou, plus rarement, des réactions graves comme le syndrome de Stevens-Johnson. Tout nouveau rash apparu sous antipsychotique doit être signalé au médecin prescripteur pour réévaluation du traitement.
Oui, et souvent sous-diagnostiquée. La gale crouteuse (norvégienne) est particulièrement fréquente chez les patients déments institutionnalisés : elle est très contagieuse, peu prurigineuse au stade avancé (le patient ne se plaint pas), et peut déclencher des épidémies entières en EHPAD. Tout prurit ou éruption inhabituelle en institution doit faire réaliser un prélèvement à la recherche de sarcoptes.
Non, pas les antihistaminiques de première génération (hydroxyzine, diphénhydramine, prométhazine) qui ont un effet anticholinergique central puissant et peuvent aggraver ou déclencher un delirium. Les antihistaminiques non sédatifs (cétirizine, loratadine) et le traitement étiologique du prurit sont à privilégier.
Un purpura pétéchial fébrile évoque une méningococcémie (urgence absolue). Un rash vésiculeux segmentaire oriente vers un zona encéphalitique. Un ictère avec prurit fait évoquer une encéphalopathie hépatique. Des ecchymoses multiples au cuir chevelu suggèrent un hématome sous-dural. Tout rash dans un contexte confusionnel mérite une évaluation médicale urgente.
Voir aussi
- Escarres : prévention et traitement
- Toxidermies médicamenteuses
- Gale : diagnostic et traitement
- Prurit : causes et prise en charge
- Peau âgée : démangeaisons et prurit sénile
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Références scientifiques
- Dementia and Pressure Ulcers: Is There a Close Pathophysiological Interrelation? J Alzheimers Dis. 2017. PMID 28035938
- Multiple adverse outcomes associated with antipsychotic use in people with dementia. BMJ. 2024 Apr. PMID 38631737
- The Alzheimer patient from the dermatologist’s point of view. J Dtsch Dermatol Ges. 2020 Nov. PMID 33026213
- An ethical framework for managing neglected skin tumors in older patients. J Am Acad Dermatol. 2025 Feb. PMID 39955007
- HAS – Prévention et traitement des escarres de l’adulte et du sujet âgé. has-sante.fr
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