INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Peau qui ne bronze pas : phototype, taches locales et bonnes questions à se poser
« Pourquoi ma peau ne bronze pas ? » est une question qui revient chaque été en consultation, et elle recouvre en réalité deux situations très différentes. Soit c’est toute la peau qui reste obstinément claire malgré les expositions, ce qui renvoie le plus souvent à une caractéristique génétique, le phototype. Soit ce sont des zones bien précises qui restent blanches pendant que le reste du corps se hâle normalement, et là plusieurs diagnostics dermatologiques peuvent être en cause, le plus fréquent étant le pityriasis versicolor.
Cette distinction n’est pas qu’un détail théorique. Elle change complètement la conduite à tenir : un phototype clair se protège, une tache localisée se fait généralement diagnostiquer et parfois traiter.
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— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Mis à jour le 18 juillet 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin spécialiste exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).
Comment la peau bronze normalement
Le bronzage est une réaction de défense. Sous l’effet des UV, les mélanocytes fabriquent davantage de mélanine et la déposent dans les couches superficielles de l’épiderme pour absorber une partie du rayonnement avant qu’il n’atteigne les couches profondes. Plus une peau possède de mélanocytes actifs, plus elle pigmente vite et fort. C’est ce mécanisme, et sa variabilité d’une personne à l’autre, qui explique pourquoi deux personnes exposées au même soleil, le même temps, ne bronzent jamais de façon identique. Pour le détail du mécanisme et les bons réflexes pour bronzer sans abîmer sa peau, notre article sur bien bronzer et garder son bronzage reste une bonne base.
Quand c’est toute la peau qui ne bronze pas : le rôle du phototype
La classification de Fitzpatrick, mise au point en 1975 puis publiée sous sa forme actuelle en 1988, reste la référence pour décrire la réaction de la peau au soleil. Elle distingue six phototypes selon la capacité à bronzer et le risque de coup de soleil, du phototype I (peau très claire, ne bronze quasiment pas, brûle systématiquement) au phototype VI (peau très foncée, ne brûle pratiquement jamais).
Un phototype I ou II ne bronze pas parce que le nombre et l’activité des mélanocytes sont génétiquement plus faibles, pas par manque d’habitude ou d’exposition. Chercher à forcer le bronzage sur ce terrain n’apporte rien de bon : cela multiplie les coups de soleil, qui sont eux-mêmes le facteur de risque le mieux documenté de mélanome à l’âge adulte. Notre guide complet sur les phototypes cutanés et la classification de Fitzpatrick détaille les six types et la photoprotection adaptée à chacun.
Quand ce sont des taches qui ne bronzent pas : les causes locales
Ici la situation est différente : la peau bronze normalement partout, sauf sur une ou plusieurs zones bien délimitées qui restent claires et deviennent d’autant plus visibles que le contraste avec la peau hâlée s’accentue. C’est souvent à ce moment-là, en juillet ou en août, que le patient consulte pour la première fois, alors que la tache existait parfois depuis des mois sans avoir été remarquée.
Le pityriasis versicolor, la cause la plus fréquente

Le pityriasis versicolor est dû à Malassezia, une levure présente à l’état naturel sur la peau de tous les adultes. Sous l’effet de la chaleur, de la transpiration ou d’une peau grasse, elle peut se transformer en une forme filamenteuse qui envahit les couches superficielles de l’épiderme. Les taches, finement squameuses, siègent surtout sur le dos, le torse et les épaules. Leur signe caractéristique est justement cette dépigmentation estivale : la tache reste blanche alors que la peau alentour bronze, ce qui accentue fortement le contraste. Une revue récente de la littérature confirme que cette variabilité clinique et cette dépigmentation caractéristique sont les principaux motifs de consultation en été. Le diagnostic se confirme facilement en consultation à la lampe de Wood, qui révèle une fluorescence jaune verdâtre, et le traitement antifongique local (kétoconazole, éconazole) est en général efficace, même si les récidives restent fréquentes puisque la levure est un habitant permanent de la peau. Notre article dédié au pityriasis versicolor détaille les traitements et la prévention des récidives.
Les dartres, ou pityriasis alba

Les dartres touchent surtout les enfants et les adolescents, particulièrement sur un terrain atopique. Ce sont des macules mal délimitées, légèrement sèches et squameuses, qui siègent volontiers sur le visage et le haut des bras. Elles ne bronzent pas au même rythme que la peau saine autour, ce qui les rend beaucoup plus visibles en été. Une revue de référence sur le sujet souligne que le mécanisme reste incomplètement compris, mais qu’il implique une inflammation minime de la barrière cutanée qui freine localement la fabrication de mélanine.
Pour la prise en charge complète, notre article sur les dartres (pityriasis alba) détaille les émollients et les gestes qui limitent leur visibilité.
L’hypomélanose en goutte, après 40 ou 50 ans
Chez les patients plus âgés, souvent après 40 à 50 ans, de petites macules blanc porcelaine de quelques millimètres apparaissent sur les tibias et les avant-bras, c’est-à-dire précisément les zones les plus exposées au soleil au fil des décennies. Une revue publiée en 2016 sur l’étiologie et la prise en charge de cette affection retient le photovieillissement cumulé comme principal mécanisme, avec une perte progressive et localisée des mélanocytes actifs. Ces taches sont bénignes, ne démangent pas, et ne nécessitent aucun traitement dans la grande majorité des cas, même si elles inquiètent souvent par leur multiplication apparente en été. Voir notre article dédié à l’hypomélanose en goutte.
Le vitiligo, quand la tache est franchement blanche et bien délimitée
Le vitiligo se distingue des causes précédentes par des taches d’un blanc pur, à bords nets, sans aucune squame, souvent situées autour des yeux, de la bouche, sur les mains ou les zones de frottement. Il résulte d’une destruction auto-immune des mélanocytes et son évolution est imprévisible, contrairement aux dartres ou à l’hypomélanose en goutte qui restent stables ou se limitent avec le temps. Les traitements ont progressé ces dernières années, avec notamment l’arrivée de crèmes inhibitrices de JAK qui permettent une repigmentation partielle. Retrouvez le détail dans notre fiche complète sur le vitiligo.
Les autres causes, plus rares
D’autres diagnostics peuvent expliquer une tache qui ne suit pas le bronzage général : la dyschromie créole chez l’adulte jeune à peau mate, une hypopigmentation post inflammatoire après un eczéma, un psoriasis ou une varicelle, un lichen scléreux sur les zones génitales, ou encore un hamartome achromique présent depuis la naissance. Ces situations, ainsi que les formes congénitales plus rares, sont détaillées dans notre guide complet des taches blanches sur la peau, qui reste la référence pour un diagnostic différentiel exhaustif.
Les causes mécaniques et cosmétiques, souvent oubliées
Avant d’évoquer une maladie, il faut aussi penser aux causes purement mécaniques. Une montre, un bracelet, une bague ou un pansement portés pendant les expositions solaires laissent une marque nette qui n’a rien de pathologique et disparaît en quelques semaines une fois la zone à nouveau exposée. Une crème solaire mal étalée, en particulier autour des oreilles, du cou ou des pieds, crée le même effet de contraste. Après une épilation laser récente, la zone traitée peut aussi paraître temporairement plus claire, le temps que la mélanine du follicule se renouvelle, ce qui explique d’ailleurs pourquoi les séances sont programmées de préférence en dehors des mois les plus ensoleillés.
Tableau récapitulatif des principales causes
| Cause | Terrain typique | Lampe de Wood | Prise en charge |
|---|---|---|---|
| Phototype I ou II | Roux, blonds, peau claire dès la naissance | Non concerné (peau entière) | Photoprotection stricte, pas de « traitement » |
| Pityriasis versicolor | Adulte jeune, dos et torse, été | Fluorescence jaune verdâtre | Antifongique local, parfois oral |
| Dartres (pityriasis alba) | Enfant ou ado, terrain atopique, visage | Pas de fluorescence spécifique | Émollients, corticoïde faible si besoin |
| Hypomélanose en goutte | Après 40-50 ans, tibias et avant-bras | Accentuation sans fluorescence | Photoprotection, pas de traitement curatif validé |
| Vitiligo | Tout âge, zones périorificielles ou de frottement | Blanc pur très accentué | Tacrolimus, UVB, ruxolitinib selon les cas |
| Cause mécanique (bijou, crème, laser) | Été, zone couverte précise et nette | Non concerné | Disparaît spontanément en quelques semaines |
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Conseils pratiques pour l’été
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Questions fréquentes
Pourquoi je ne bronze plus alors qu’avant je bronzais facilement ?
Le plus souvent, il s’agit simplement d’un phototype clair (peau, yeux et cheveux clairs), une caractéristique génétique qui limite la production de mélanine, sans lien avec une maladie. Si le phénomène est récent, apparu après un traitement médicamenteux, ou si des taches localisées sont visibles, un avis dermatologique permet d’en identifier la cause précise.
Pourquoi certaines taches ne bronzent pas alors que le reste de la peau est hâlé ?
Ces taches correspondent le plus souvent à une zone où les mélanocytes fonctionnent moins bien localement, à cause d’une mycose (pityriasis versicolor), d’un terrain atopique (dartres) ou d’une perte progressive des mélanocytes liée à l’âge (hypomélanose en goutte). La peau environnante bronze normalement, ce qui accentue le contraste en été.
Le pityriasis versicolor est-il contagieux ?
Non. Il s’agit d’une infection opportuniste liée à une levure déjà présente naturellement sur la peau de tous les adultes. Elle prolifère surtout en cas de chaleur, de transpiration ou de peau grasse, mais ne se transmet pas d’une personne à l’autre comme une maladie infectieuse classique.
Les dartres empêchent-elles vraiment de bronzer ?
Les dartres ne bronzent pas au même rythme que la peau saine, ce qui crée un contraste plus marqué en été. Elles ne bloquent pas totalement la pigmentation, elles la ralentissent surtout. La repigmentation complète survient en général en 6 à 24 mois, souvent à l’adolescence, sans laisser de trace définitive.
Une peau de phototype I peut-elle bronzer un jour ?
Les phototypes I et II, décrits par la classification de Fitzpatrick depuis les années 1970, brûlent facilement et bronzent très peu, quel que soit le nombre d’expositions. Ce n’est pas un manque d’habitude mais une caractéristique génétique du nombre et de l’activité des mélanocytes. La photoprotection reste la meilleure option.
Comment différencier une tache de pityriasis versicolor d’un vitiligo ?
Le pityriasis versicolor donne des taches finement squameuses qui deviennent jaune verdâtre sous lampe de Wood, surtout sur le dos et le torse. Le vitiligo donne des taches d’un blanc pur, sans squames, à bords nets, souvent autour des yeux, de la bouche ou sur les mains. Seul un examen dermatologique confirme le diagnostic.
Une tache blanche qui apparaît pendant la grossesse est-elle inquiétante ?
Le plus souvent non. La grossesse favorise les variations de pigmentation, mélasma ou hyperpigmentation, mais aussi parfois des dartres ou un pityriasis versicolor liés aux modifications hormonales et à la transpiration. Une consultation reste utile pour confirmer le diagnostic et éviter certains traitements antifongiques oraux contre-indiqués.
Quand une tache qui ne bronze pas doit-elle inquiéter ?
Une consultation rapide s’impose si la tache s’étend vite, change de texture, devient rouge ou perd sa sensibilité au toucher. Un vitiligo qui progresse sur une grande surface en quelques semaines, ou une tache associée à des signes généraux, justifie aussi un avis dermatologique sans attendre l’été suivant.
Peut-on prévenir l’apparition de nouvelles taches qui ne bronzent pas ?
En partie. Une bonne hydratation cutanée limite les dartres, une hygiène adaptée après transpiration réduit les récidives de pityriasis versicolor, et une photoprotection régulière ralentit l’hypomélanose en goutte liée au vieillissement solaire. Le vitiligo, d’origine auto-immune, ne se prévient en revanche pas par des mesures cosmétiques.
Références scientifiques
- Fitzpatrick TB. The validity and practicality of sun-reactive skin types I through VI. Arch Dermatol. 1988;124(6):869-871. PMID 3377516
- Łabędź N, Navarrete-Dechent C, Kubisiak-Rzepczyk H, et al. Pityriasis Versicolor – A Narrative Review on the Diagnosis and Management. Life (Basel). 2023;13(10):2097. PMID 37895478
- Miazek N, Michalek I, Pawlowska-Kisiel M, et al. Pityriasis Alba – Common Disease, Enigmatic Entity: Up-to-Date Review of the Literature. Pediatr Dermatol. 2015;32(6):786-791. PMID 26477326
- Juntongjin P, Laosakul K. Idiopathic Guttate Hypomelanosis: A Review of its Etiology, Pathogenesis, Findings, and Treatments. Am J Clin Dermatol. 2016;17(4):403-411. PMID 27206417
Source : Haute Autorité de Santé : dermatite atopique de l’enfant
🔬 Causes locales : taches qui ne bronzent pas
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