INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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🔥 La Conserverie des Pins, l'entreprise familiale de Marine et Frédéric Bruyère a échappé aux flammes... mais pas à leurs conséquences.
Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Dernière mise à jour : 25 juin 2026
Maladies dans le sable et à la plage : parasites, bactéries, champignons et virus
La peau est une barrière qui nous protège vis-à-vis de nombreux micro-organismes de l’environnement. Ces micro-organismes peuvent y pénétrer lors du contact avec le sable et l’eau, qu’il y ait plaie (blessures, morsures, piqûres d’insectes) ou non – notamment des parasites capables de franchir la peau saine (schistosomoses, ankylostomiase et anguillulose). Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 10 000 et 100 000 micro-organismes vivent sur chaque grain de sable – la grande majorité est non pathogène, mais certains peuvent provoquer des maladies. Mieux vaut donc être prudent, notamment en milieu tropical, vis-à-vis du sable et de l’eau stagnante.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
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Sable et eau stagnante, attention
Une étude estime qu’entre 10 000 et 100 000 micro-organismes vivent sur chaque grain de sable. La grande majorité est non pathogène – inoffensive – mais certains peuvent provoquer des maladies. De même, l’eau stagnante (lac, retenue d’eau de mer…) est propice au développement de micro-organismes.
Sommaire :
1. Parasites |
2. Bactéries |
3. Champignons |
4. Virus |
5. Comment éviter |
Pages associées |
Questions fréquentes
| Catégorie | Principaux agents | Peau saine franchissable ? | Zone à risque |
|---|---|---|---|
| Parasites | Larva migrans, bilharzioses, ankylostomes, anguillules | ✓ Oui – danger principal | Tropical +++, Europe possible |
| Bactéries | E. coli, Staphylocoque doré, Salmonella, Campylobacter | Via plaie ou ingestion | Toutes plages |
| Champignons | Dermatophytes (mycoses pied, ongle) | Via peau macérée ou blessée | Toutes plages, piscines |
| Virus | Papillomavirus (verrues), entérovirus | Via micro-lésions | Plages fréquentées, piscines |
1/ Parasites
Les parasites sont les plus redoutables car ils sont capables de traverser la peau non lésée.
1.1/ Larva migrans – attention aux plages avec des chiens

1.1.1/ Larva migrans viscérale ou toxocarose
La toxocarose ou larva migrans viscérale est une zoonose helminthique due au parasitisme de l’homme par la larve d’un ascaride appartenant au genre Toxocara. Les chiens et les chats sont les hôtes définitifs de T. canis et de T. cati – les hommes sont des hôtes accidentels qui se contaminent en ingérant des œufs embryonnés avec de la terre, de l’eau ou des aliments contaminés par des déjections animales.
Sur les plages où les chiens sont autorisés, on peut donc retrouver le parasite Toxocara canis. Lorsque ses œufs sont ingérés par accident, ils peuvent provoquer la toxocarose – l’infection par un ver parasite la plus répandue. Ce ver, pouvant atteindre 18 cm de long, est souvent asymptomatique, se révélant par une éosinophilie. Une dissémination provoque le syndrome de larva migrans viscérale (troubles respiratoires, fièvre, grossissement du foie et de la rate) et parfois une atteinte oculaire (larva migrans oculaire).
Le diagnostic repose sur la présence du syndrome, d’une éosinophilie et d’une sérologie positive. Traitement : albendazole ± corticostéroïdes en cas d’atteinte sévère.
1.1.2/ Impasse parasitaire – Larva migrans cutanée ou ver à chien
La larva migrans cutanée est liée à la pénétration dans la peau d’une larve en impasse parasitaire chez l’homme. Elle provoque des lésions des pieds et/ou des fesses qui démangent.
→ Voir l’article ver à chien – larva migrans cutanée
1.2/ Bilharzioses
1.2.1/ Bilharzioses humaines
Les schistosomoses ou bilharzioses sont répandues en milieu tropical et intertropical, y représentant la maladie la plus fréquente après le paludisme. Elles concernent 200 millions de personnes dans le monde et sont responsables d’1 million de décès par an.
Les bilharzioses sont dues au développement de vers plats (les schistosomes) qui colonisent différents mollusques en eau douce, dont les larves pénètrent à travers la peau de l’homme à l’occasion de bains en eau douce stagnante. Ces larves se transforment en vers adultes vivant dans le foie, la vessie, le rectum, les poumons. Les hommes contaminent l’eau en y urinant et déféquant, les vers plats contaminent les mollusques – la boucle est bouclée.
Cinq espèces parasitent l’homme : S. haematobium (bilharziose uro-génitale), S. mansoni et S. intercalatum (bilharzioses intestinale et rectale), S. japonicum et S. mekongi (bilharzioses artérioveineuses).
Zones géographiques : Afrique (S. haematobium, S. mansoni, S. intercalatum), Amérique du Sud et Caraïbes (S. mansoni), Moyen-Orient (S. haematobium, S. mansoni), Extrême-Orient (S. japonicum, S. mekongi).
| Phase | Délai | Signes cutanés | Autres signes |
|---|---|---|---|
| Contamination au moment de la baignade | 1–5 min de baignade | Dermatite cercarienne – urticaire sur la zone de pénétration. Souvent asymptomatique | – |
| Dissémination larvaire | 2–10 semaines | Urticaire | Fièvre, altération état général, troubles digestifs, toux. Hyperéosinophilie, sérologie positive |
| Dissémination viscérale et cutanée | > 2 mois | Granulomes bilharziens : papules fermes péri-ombilicales/lombaires – prurigo en éclaboussure. Lésions génitales (grandes lèvres) parfois confondues avec condylomes ou syphilis | Atteinte vésicale, digestive, hépatique, pulmonaire. Œufs dans les urines et selles |
Traitement : praziquantel (Biltricide®)
1.2.2/ Impasse parasitaire – Bilharziose animale : dermite des nageurs
La « dermatite des nageurs » (swimmer’s itch) est due à des schistosomes d’animaux en impasse parasitaire chez l’homme : canards, moutons, bovins, rongeurs. Elle a été décrite sur tous les continents, notamment dans les régions de lacs, d’eau de mer stagnante et les pays de rizicultures.
Elle donne de gros boutons à type de prurigo sur la zone immergée. Après une dizaine d’heures apparaît une éruption urticarienne prédominant aux zones découvertes. S’agissant d’une impasse parasitaire, l’éruption guérit spontanément en une dizaine de jours.
1.3/ Ankylostomiase
L’ankylostomiase est due à deux genres de nématodes : Ancylostoma duodenale et Necator americanus. Cette helminthose intestinale est endémique dans tous les pays intertropicaux et touche environ un milliard d’individus dans le monde. La contamination se fait en marchant pieds nus dans le sable ou la boue des zones humides contaminée par des matières fécales.
| Phase | Signes cutanés | Autres signes |
|---|---|---|
| Pénétration cutanée des larves | Boutons et prurigo au site de pénétration – pieds (espaces interdigito-plantaires, orteils, plante). Anciennement : « gourme des mineurs » | – |
| Phase d’invasion | Urticaire | Fièvre, dyspnée asthmatiforme (syndrome de Löffler), hyperéosinophilie |
| Phase d’état | – | Anémie ferriprive par saignement digestif chronique, troubles digestifs, hypo-albuminémie. Œufs à l’examen parasitologique des selles |
Traitement : albendazole (Zentel®, Eskazole®), mébendazole (Vermox®), flubendazole (Fluvermal®), pamoate de pyrantel (Combantrin®).
1.4/ Anguillulose ou strongyloïdose
La strongyloïdose est due au développement dans le duodénum de Strongyloides stercoralis. Elle concerne 50 millions de personnes, surtout en milieu tropical, et peut être grave chez les immunodéprimés. Contamination par contact avec du sable et des sols boueux infestés.
| Phase | Signes cutanés | Autres signes |
|---|---|---|
| Pénétration cutanée | Boutons aux zones de pénétration (pieds habituellement) | – |
| Migration larvaire | Urticaire | Fièvre, dyspnée asthmatique, hyperéosinophilie élevée |
| Phase digestive | Urticaire (2/3 des cas) ou larva currens : cordons rouges mobiles de quelques mm, périnée/abdomen/cuisses, se déplaçant de plusieurs cm par heure – dus à la migration sous-cutanée des larves | Douleurs digestives ± diarrhée. Œufs dans les selles |
Traitement : ivermectine (Stromectol®) ou albendazole (Zentel®). Prévention : port de chaussures.
1.5/ Puce chique ou tungiase
La puce chique est la puce femelle Tunga penetrans après qu’elle s’est enfoncée dans la peau. Elle se reconnaît à une petite papule blanchâtre de 3 à 8 mm, avec un point noir central (orifice par lequel elle respire et expulse ses œufs), entourée d’un halo rouge. Elle siège presque toujours sous les orteils : voir l’article sur la chique
2/ Bactéries
Le sable contient de très nombreuses bactéries dont certaines sont pathogènes, notamment pour la peau ou le tube digestif. On peut citer parmi celles-ci Escherichia coli et Enterococcus, mais aussi des Salmonella et des Campylobacter, responsables d’intoxications alimentaires notamment en cas d’ingestion de sable ou lorsqu’on s’enterre dans le sable.
Le Staphylocoque doré peut aussi se transmettre dans le sable, que ce soit sur la peau (infections cutanées) ou en l’ingérant, provoquant des diarrhées et vomissements.
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3/ Champignons : mycoses
Le sable peut transmettre des champignons responsables de mycoses à type de dermatophytes : mycose de la peau, mycose des pieds voire mycose des ongles.
4/ Virus
4.1/ Papillomavirus : verrues
Le sable peut permettre la transmission du papillomavirus, comme à la piscine, responsable notamment de verrues plantaires.
4.2/ Entérovirus
Des entérovirus sont retrouvés dans le sable des plages et lieux de baignades très fréquentés. Ils peuvent provoquer des symptômes de méningite, des troubles respiratoires ou cardiaques, la maladie pieds-mains-bouche ou encore des conjonctivites.
5/ Comment éviter les maladies du sable et de l’eau stagnante
Il convient d’être prudent à la plage ou au bord des zones d’eaux stagnantes (lacs, mer stagnante…), notamment en zone tropicale et/ou si des chiens y circulent.
| Règle de prévention | Risque évité |
|---|---|
| Éviter les baignades en eau douce stagnante en milieu tropical – préférer la mer agitée | Bilharzioses, ankylostomiase, anguillulose, dermite des nageurs |
| Ne pas avaler de sable – surveiller les jeunes enfants | Toxocarose, E. coli, Salmonella, entérovirus |
| Ne pas marcher pieds nus sur les plages tropicales et dans les milieux boueux | Larva migrans cutanée, ankylostomiase, anguillulose, mycoses |
| Ne pas s’allonger directement sur le sable – serviette épaisse obligatoire. Les larves de vers à chien passent à travers le maillot et une serviette fine. Privilégier la zone de marnage car l’eau de mer les tue | Larva migrans cutanée |
| Respecter l’interdiction d’amener des chiens à la plage – si autorisés, ramasser leurs excréments | Larva migrans viscérale et cutanée (Toxocara, ankylostomes) |
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• Trajet sinueux rouge qui progresse sous la peau (larva migrans) – traitement antiparasitaire urgent
• Fièvre ou éosinophilie dans les semaines suivant un bain en eau douce tropicale – bilan bilharziose
• Plaie contractée en mer surinfectée : rougeur qui s’étend, chaleur, pus – antibiotiques nécessaires
• Démangeaisons inexpliquées persistant plus de 2 semaines au retour – consultation dermatologique
Pages associées
Questions fréquentes
Peut-on attraper des parasites en marchant pieds nus sur la plage ?
Oui – en milieu tropical principalement. La larva migrans cutanée (ver à chien) et l’ankylostomiase se transmettent par pénétration directe des larves à travers la peau intacte des pieds et des fesses. En Europe, le risque est très faible mais non nul sur les plages fréquentées par des chiens. Règle d’or : ne jamais marcher pieds nus dans le sable en zone tropicale, et s’allonger sur une serviette épaisse.
Comment reconnaître une larva migrans cutanée ?
Le signe caractéristique est un trajet sinueux rouge, surélevé, prurigineux, qui progresse de quelques millimètres par jour sous la peau – généralement aux pieds ou aux fesses dans les jours suivant un séjour tropical. Le diagnostic est clinique. Traitement efficace : ivermectine ou albendazole.
La dermite des nageurs est-elle dangereuse ?
Non – il s’agit d’une impasse parasitaire bénigne qui guérit spontanément en une dizaine de jours. Elle provoque de gros boutons urticariens prurigineux sur les zones immergées, quelques heures après un bain en lac ou mer stagnante. Elle est différente de la bilharziose humaine, qui est grave et nécessite un traitement antiparasitaire spécifique (praziquantel).
Peut-on attraper des verrues à la plage ?
Oui – le papillomavirus responsable des verrues plantaires se transmet dans les mêmes conditions qu’à la piscine : sol humide, micro-lésions cutanées, contact direct. Les enfants sont particulièrement exposés. Prévention : tongs sur les zones de douche et passages communs.
Faut-il consulter à son retour de voyage tropical ?
Oui, si vous avez nagé en eau douce stagnante, marché pieds nus, ou si vous présentez des démangeaisons cutanées inexpliquées, de la fièvre ou une éosinophilie dans les semaines suivant le retour. Certaines parasitoses (bilharzioses, anguillulose) ne se manifestent cliniquement que 2 à 10 semaines après la contamination.
Références
- Krzywanski J et al., IDCases, 2021, PMID 33889485 – Cutaneous larva migrans in a beach volleyball player
- Thune P, Tidsskr Nor Laegeforen, 1994, PMID 8079279 – Cercarial dermatitis (swimmer’s itch)
- Sánchez-Nazario EE et al., J Water Health, 2014, PMID 24937216 – Morbidity of bathers exposed to tropical recreational waters and sand
- Haut Conseil de la Santé Publique – Recommandations sur les infections cutanées bactériennes courantes – has-sante.fr
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