INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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🔥 La Conserverie des Pins, l'entreprise familiale de Marine et Frédéric Bruyère a échappé aux flammes... mais pas à leurs conséquences.
Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
– Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Mis à jour le 12 juin 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin spécialiste exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée aux données acquises de la science (PubMed, HAS).

Chaque printemps, les mêmes questions reviennent dans ma consultation, portées souvent par des mères inquiètes : « Docteur, j’ai vu sur TikTok que la crème solaire donne le cancer. C’est vrai ? » Ou encore : « On me dit que l’oxybenzone est un perturbateur endocrinien, je n’ose plus en mettre à mes enfants. » Ces interrogations sont légitimes. Les réseaux sociaux amplifient chaque signal d’alarme, souvent sans le remettre dans son contexte scientifique. Il est temps de faire le point – sérieusement, et avec les études en main.
Soleil et cancer de la peau : ce que l’on sait avec certitude
La peau est un organe vivant, constitué de cellules aux rôles précis : les kératinocytes forment la barrière protectrice, les mélanocytes produisent la mélanine qui colore la peau et absorbe les UV. Chaque exposition aux rayons ultraviolets génère des dommages à l’ADN de ces cellules. Dans la très grande majorité des cas, les mécanismes de réparation cellulaire corrigent ces lésions. Mais lorsque ces corrections échouent, et que des mutations s’accumulent, une cellule peut perdre le contrôle de sa prolifération – c’est le point de départ d’un cancer.
Les kératinocytes donnent naissance aux carcinomes – le basocellulaire et le spinocellulaire – tandis que les mélanocytes sont à l’origine du mélanome, le plus redouté en raison de son potentiel métastatique. En France, l’Institut National du Cancer estime à environ 17 900 le nombre de nouveaux cas de mélanomes diagnostiqués en 2023, et le carcinome basocellulaire représente à lui seul environ 80 000 nouveaux cas par an – ce qui en fait statistiquement le cancer humain le plus fréquent, tous types et tous organes confondus.
| Type de cancer cutané | Cellule d’origine | Lien avec le soleil | Fréquence (France) |
|---|---|---|---|
| Carcinome basocellulaire | Kératinocyte basal | Expositions intermittentes et brutales (coups de soleil) | ~80 000 cas/an |
| Carcinome épidermoïde (spinocellulaire) | Kératinocyte | Exposition chronique cumulative | ~20 000 cas/an |
| Mélanome | Mélanocyte | Expositions intermittentes + coups de soleil dans l’enfance | ~17 900 cas/an |
Plusieurs facteurs modulent ce risque : le phototype (les peaux claires, notamment les roux et blonds, sont les plus exposées – le risque de mélanome est environ 10 fois plus élevé chez une personne à peau claire que chez une personne à peau noire), les antécédents personnels ou familiaux, le nombre de grains de beauté, et bien sûr l’exposition solaire cumulée au cours de la vie. Or l’essentiel de cette exposition solaire totale se constitue avant l’âge de 18 ans – d’où l’enjeu crucial de la protection chez l’enfant.
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La crème solaire protège-t-elle vraiment du cancer ? La réponse des études
C’est la question fondamentale, et elle mérite une réponse nuancée. L’étude de référence mondiale est l’essai randomisé contrôlé de Nambour, mené en Australie par l’équipe du Pr Adèle Green. Plus de 1 600 adultes ont été répartis en deux groupes : application quotidienne de crème solaire SPF 16+ contre utilisation discrétionnaire. Après 10 ans de suivi, les résultats publiés dans le Journal of Clinical Oncology en 2011 sont sans ambiguïté : les utilisateurs quotidiens présentaient 73 % de mélanomes invasifs en moins que le groupe contrôle, et une réduction significative des carcinomes épidermoïdes.
L’essai randomisé de Nambour (Green et al., J Clin Oncol 2011, PMID 21135266) est à ce jour le seul essai randomisé contrôlé de longue durée sur la crème solaire et le cancer de la peau. Portant sur 1 621 personnes suivies pendant 15 ans, il montre une réduction de 73 % des mélanomes invasifs dans le groupe utilisant quotidiennement la crème solaire – à condition d’une application régulière et suffisante.
Mais voilà le problème que j’explique à tous mes patients : l’indice SPF est mesuré en laboratoire avec une dose de 2 mg par cm² de peau. Dans la réalité, la quantité moyenne appliquée par les usagers est de 0,5 mg/cm² – quatre fois moins. Ce défaut d’application transforme un SPF 50 en une protection réelle de l’ordre de SPF 7 à 10. C’est la raison pour laquelle il n’est jamais suffisant d’appliquer une fine couche et de se croire protégé.
Pour une protection adulte corps entier, il faut l’équivalent de 6 cuillères à café de crème (environ 35 ml) par application. Pour un enfant, comptez 3 cuillères à café minimum. Renouvelez toutes les 2 heures, et après chaque bain même si la crème est annoncée « waterproof » – aucune crème ne résiste vraiment à l’eau au-delà de 40 minutes.
Autre écueil bien documenté : l’effet désinhibiteur. Des études ont montré que les utilisateurs de crème solaire tendent à s’exposer plus longtemps et à des heures plus dangereuses, précisément parce qu’ils ne ressentent plus les signaux d’alarme (rougeur, sensation de brûlure). La crème solaire ne devrait jamais être utilisée pour prolonger l’exposition – elle est là pour couvrir les zones que les vêtements ne peuvent pas protéger.
La vraie hiérarchie de la protection solaire
C’est le message que je délivre en consultation depuis 25 ans, et il reste d’une actualité totale. La crème solaire arrive en dernière position dans la stratégie de photoprotection, et non en première. Voici l’ordre correct, validé par toutes les sociétés savantes de dermatologie :
- Rechercher l’ombre – un mur protège mieux qu’un arbre ou un parasol (l’ombre d’un arbre laisse passer une part non négligeable d’UV par diffusion)
- Éviter les heures à risque – entre 12h et 16h en été (ou 11h-16h selon la latitude), l’index UV peut dépasser 7 à 10, ce qui signifie que 10 minutes d’exposition suffisent à endommager une peau claire
- Porter des vêtements couvrants – un T-shirt ordinaire offre un SPF d’environ 15 lorsqu’il est sec, mais seulement 3 à 5 lorsqu’il est mouillé ; les textiles anti-UV certifiés (UPF 50+) sont une solution efficace pour les enfants
- Protéger la tête – chapeau à larges bords, lunettes de soleil avec protection UV certifiée
- Appliquer la crème solaire sur les zones non couvertes, en quantité suffisante, renouvelée toutes les 2 heures
Sur les principes généraux de la protection solaire, je vous renvoie à un article complet sur le sujet. Ce qui nous intéresse ici, c’est de répondre aux inquiétudes spécifiques qui circulent sur les réseaux à propos des filtres eux-mêmes.
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Filtres chimiques et enfants : que disent vraiment les études ?
C’est le sujet qui suscite le plus d’anxiété chez les parents, et à juste titre il mérite une réponse sérieuse – ni rassurante à l’excès, ni alarmiste. Il existe deux grandes familles de filtres UV :
| Type de filtre | Exemples | Mécanisme | Absorption cutanée |
|---|---|---|---|
| Filtres minéraux (physiques) | Oxyde de zinc (ZnO), Dioxyde de titane (TiO₂) | Réflexion et diffusion des UV | Négligeable – restent à la surface |
| Filtres organiques (chimiques) | Oxybenzone (BP-3), Octinoxate, Octocrylène, Homosalate | Absorption des UV et conversion en chaleur | Détectable dans le sang, l’urine, le lait maternel |
La principale molécule en cause dans le débat est l’oxybenzone (benzophénone-3 ou BP-3), l’un des filtres les plus utilisés dans les crèmes solaires grand public. Une revue systématique publiée en 2025 (PMID 40751801, Current Environmental Health Reports), portant sur 75 études épidémiologiques, rapporte plusieurs signaux préoccupants : une réduction mesurable des taux de testostérone chez les adolescents mâles exposés, des modifications des hormones thyroïdiennes chez les femmes enceintes, et une association avec un retard pubertaire chez les garçons.
Ces signaux épidémiologiques sont préoccupants et justifient la prudence – mais ils ne prouvent pas un danger pour la santé aux doses réelles d’exposition cosmétique. La majorité des études sont observationnelles, les effets détectés sont souvent modestes, et les concentrations étudiées sont parfois supérieures à celles que l’on rencontre en pratique. En revanche, la peau des enfants est plus perméable que celle des adultes, et le principe de précaution s’impose clairement pour les nourrissons et les jeunes enfants.
Pour les enfants, la position des dermatologues est claire et consensuelle : préférer systématiquement les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) et/ou sans oxybenzone. Ces molécules forment une couche réfléchissante à la surface de la peau sans pénétrer dans l’organisme. Les formules modernes ont considérablement amélioré leur texture – les crèmes blanches et grasses d’antan ont largement laissé place à des formulations fluides, transparentes et agréables à appliquer. Pour les effets du soleil sur la peau en général, la règle reste identique quelle que soit l’âge : protection d’abord, exposition ensuite.
ℹ️ Règle pratique pour les enfants selon l’âge
- Moins de 6 mois : pas d’exposition directe au soleil. Ombre stricte, vêtements couvrants, chapeau. Pas de crème solaire.
- 6 mois à 3 ans : crèmes à filtres minéraux SPF 50+ uniquement. Éviter les sprays (risque d’inhalation). Appliquer sur les zones non couvertes.
- 3 à 12 ans : filtres minéraux en priorité, ou formules pédiatriques sans oxybenzone ni octinoxate. SPF 50+, renouvellement toutes les 2 heures.
- Adolescents et adultes : SPF 30 minimum, SPF 50+ en exposition prolongée, peau claire ou antécédents familiaux de mélanome.
Crème solaire et vitamine D : un vrai compromis à connaître
C’est un autre sujet de débat récurrent. Pendant longtemps, on a répété que l’application quotidienne de crème solaire n’affectait pas significativement la synthèse de vitamine D – ce qui semblait rassurant. Un essai randomisé contrôlé récent, le Sun-D Trial, publié dans le British Journal of Dermatology en novembre 2025 (PMID 40927943), remet ce message en perspective : une application quotidienne rigoureuse de crème solaire haute protection entraîne bien une réduction mesurable de la concentration en 25-hydroxyvitamine D.
Ce résultat ne signifie pas qu’il faut arrêter de se protéger. Il signifie que les personnes qui se protègent sérieusement du soleil – et c’est à la fois une bonne chose pour le cancer et une réalité fréquente chez les enfants bien suivis – peuvent bénéficier d’une supplémentation en vitamine D. C’est d’ailleurs la recommandation habituelle des pédiatres pour tous les nourrissons, et elle prend tout son sens dans ce contexte.
Les mythes des réseaux sociaux : point par point
Voici les affirmations les plus fréquentes que je rencontre, et ce que la science en dit réellement.
Faux. L’étude la plus souvent citée pour étayer cette thèse est une étude d’observation norvégienne des années 1990. Elle montrait effectivement une association entre utilisation de crème solaire et mélanome – mais c’est un biais de confusion classique : les personnes à risque (peau claire, antécédents familiaux, grains de beauté nombreux) utilisent plus de crème solaire précisément parce qu’elles savent qu’elles sont vulnérables. Ce n’est pas la crème solaire qui cause le mélanome, c’est le profil de risque qui conduit à utiliser la crème.
Aucune étude clinique sérieuse n’a démontré qu’un filtre UV autorisé en Europe provoque un cancer chez l’humain aux doses cosmétiques. Le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) de l’Union Européenne évalue chaque filtre avant autorisation. Certains – comme l’oxybenzone – ont des limites de concentration abaissées (de 10 % à 6 % en Europe depuis 2017) précisément à la suite de ces évaluations. Le cadre réglementaire européen est plus strict qu’aux États-Unis.
Dangereux. Les UV qui permettent la synthèse de vitamine D (UVB 290-315 nm) sont exactement les mêmes qui endommagent l’ADN et favorisent le cancer. Il n’y a pas de « bon soleil » qui ferait de la vitamine D sans risque carcinogène. La supplémentation orale en vitamine D couvre les besoins sans exposition aux UV.
Certains filtres organiques – notamment l’oxybenzone – présentent des signaux réels de perturbation endocrinienne dans les études épidémiologiques. Ce n’est pas une raison de ne plus protéger ses enfants du soleil (le risque carcinogène du soleil est lui, certain), mais c’est une raison valable de privilégier les filtres minéraux pour les enfants, et d’éviter les applications sur muqueuses ou peau lésée.
Comprendre les labels et choisir la bonne crème
Face au rayon crèmes solaires, les étiquettes peuvent dérouter. Quelques repères pratiques issus de mon guide sur le choix d’une crème solaire :
| Mention sur l’étiquette | Ce que cela signifie | Suffisant ? |
|---|---|---|
| SPF 30 | Bloque 97 % des UVB en conditions de laboratoire | Minimum raisonnable pour adulte en exposition modérée |
| SPF 50+ | Bloque 98 % des UVB en conditions de laboratoire | Recommandé pour enfants, peaux claires, exposition prolongée |
| UVA (cercle) | Protection UVA ≥ 1/3 du SPF (norme européenne) | Obligatoire – vérifier la présence du logo cercle UVA |
| « Minéral » ou « 100% minéral » | Filtres zinc et/ou titane uniquement, sans filtre organique | Recommandé pour nourrissons et enfants de moins de 3 ans |
| « Waterproof » | Résiste à 2 bains de 20 minutes | Renouveler quand même après sortie de l’eau |
Téléchargez un guide complet au format PDF :
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Questions fréquentes – crème solaire et cancer de la peau
La crème solaire augmente-t-elle le risque de cancer de la peau ?
Non. Cette idée reçue est réfutée par les données scientifiques disponibles. La corrélation observée dans certaines études entre utilisation de crème solaire et mélanome reflète un biais de sélection : ce sont les personnes à risque élevé (peau claire, antécédents familiaux, nombreux grains de beauté) qui utilisent le plus de protection. L’essai randomisé australien de Nambour montre au contraire une réduction de 73 % des mélanomes invasifs chez les utilisateurs quotidiens de crème solaire.
Quel SPF choisir pour protéger ses enfants du soleil ?
Un SPF 50+ est la recommandation pour les enfants, appliqué en quantité généreuse sur toutes les zones exposées et renouvelé toutes les 2 heures et après chaque bain. Les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) sont préférables chez les nourrissons et les enfants de moins de 3 ans : ils restent à la surface de la peau sans absorption systémique, contrairement à certains filtres organiques comme l’oxybenzone.
Les filtres chimiques des crèmes solaires sont-ils dangereux pour les enfants ?
Certains filtres organiques, notamment l’oxybenzone (benzophénone-3), montrent des signaux épidémiologiques préoccupants : une revue de 75 études publiée en 2025 (PMID 40751801) rapporte une réduction de testostérone chez les adolescents mâles exposés et des effets sur la thyroïde chez les femmes enceintes. Ces données ne constituent pas une preuve de danger clinique aux doses cosmétiques, mais justifient de préférer les filtres minéraux pour les enfants, au nom du principe de précaution.
La crème solaire empêche-t-elle la synthèse de vitamine D ?
Oui, une application quotidienne rigoureuse de crème solaire haute protection réduit de façon mesurable les taux de vitamine D – c’est ce que confirme le Sun-D Trial, un essai randomisé contrôlé publié dans le British Journal of Dermatology en 2025 (PMID 40927943). Pour les enfants qui se protègent bien du soleil, une supplémentation orale en vitamine D est justifiée – ce que les pédiatres recommandent d’ailleurs systématiquement chez les nourrissons dès la naissance.
Quelle quantité de crème solaire faut-il appliquer pour être réellement protégé ?
Les indices SPF sont mesurés en laboratoire avec 2 mg par cm² de peau. Or la quantité réellement appliquée en conditions normales est de 0,5 mg/cm² en moyenne – soit 4 fois moins. Un SPF 50 appliqué en quantité insuffisante protège en réalité comme un SPF 7 à 10. Pour un enfant, il faut environ 3 cuillères à café de crème par application complète, renouvelées toutes les 2 heures et après chaque sortie de l’eau.
La crème solaire seule suffit-elle à prévenir le cancer de la peau ?
Non. La crème solaire est le dernier maillon d’une chaîne de protection, pas le premier. L’ombre, l’évitement des heures chaudes (12h-16h en été) et les vêtements couvrants restent les protections les plus efficaces. Un effet pervers documenté est que les utilisateurs de crème solaire tendent à s’exposer plus longtemps précisément parce qu’ils ne ressentent plus les signaux d’alarme comme la rougeur. La crème solaire doit couvrir les zones non protégées par les vêtements, pas remplacer la protection vestimentaire.
À partir de quel âge peut-on mettre de la crème solaire sur un bébé ?
Avant 6 mois, un nourrisson ne devrait pas être exposé directement au soleil – la protection repose exclusivement sur l’ombre stricte et les vêtements. De 6 mois à 3 ans, les crèmes à filtres minéraux SPF 50+ sont utilisables sur les zones découvertes. La peau du nourrisson est plus perméable que celle de l’adulte, et les filtres organiques comme l’oxybenzone sont déconseillés avant 3 ans par la plupart des académies pédiatriques.
Quand faut-il consulter un dermatologue en urgence pour une lésion cutanée ?
Toute lésion qui saigne spontanément, ne cicatrise pas en 4 semaines, ou qui change rapidement de couleur, de taille ou de forme justifie une consultation dermatologique sans délai. La règle ABCDE – Asymétrie, Bords irréguliers, Couleurs multiples, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution rapide – est un outil simple pour repérer les grains de beauté suspects. Le mélanome diagnostiqué au stade I se guérit dans plus de 95 % des cas.
À lire aussi sur la photoprotection et le cancer de la peau
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Références scientifiques
- Gilaberte Y, Ederra-Galé A, García-Alfonso JJ, Gracia-Cazaña T. Photoprotection for Skin Cancer: What’s New. Cancers (Basel). 2026 Feb 15;18(4):634. PMID 41749887
- Green AC, Williams GM, Logan V, Strutton GM. Reduced melanoma after regular sunscreen use: randomized trial follow-up. J Clin Oncol. 2011 Jan 20;29(3):257-63. PMID 21135266
- Tran V et al. Effect of daily sunscreen application on vitamin D: findings from the open-label randomized controlled Sun-D Trial. Br J Dermatol. 2025 Nov 18;193(6). PMID 40927943
- Jaskulak M et al. Endocrine and Reproductive Health Considerations of Sunscreen UV Filters: Insights from a Comprehensive Review 2014-2024. Curr Environ Health Rep. 2025. PMID 40751801
Source : HAS – Dépistage des cancers de la peau
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Bonjour,
On m’a détecté un petit basocellulaire qu’on va me retirer en septembre. Le dermatologue me conseille vivement d’appliquer tous les matins après la toilette sur toutes les parties découvertes une crème très haute protection et m’indique la SunsiMed de chez Avène. Application à renouveler, bien entendu, dans la journée, voire plus en cas d’exposition. Le tout, en gros de mars à octobre.
Moi, qui suis habituée à utiliser une très bonne crème de jour pour le visage, après quelques jours d’utilisation, je trouve que la SunsiMed laisse la peau très sèche si bien qu’elle tiraille. Ce n’est pas agréable du tout. En plus, j’ai les yeux qui piquent et qui pleurent. Comme il ne fait pas beau aujourd’hui, j’ai fait un essai avec un lait Bioderma SPF 50+ qui est très agréable et qui ne fait pas piquer les yeux.
Mais, je ne sais pas si je peux utiliser n’importe qu’elle crème de protection SPF 50+ ou s’il faut une crème vraiment spécifique de type « médicale ». Pourriez-vous m’éclairer sur ce sujet et éventuellement me conseiller une autre crème ? Je pars bientôt en vacances, en partie au bord de la mer, et je ne sais pas comment faire pour me protéger au mieux, à part de rester cloîtrée. Vivement qu’il pleuve …
Merci mille fois
Helga
Votre médecin vous a prescrit une crème solaire dont le spectre d’absorption et l’indice de protection sont adaptés aux peaux ayant tendance à avoir des cancers de la peau et des kératoses actiniques. Cependant si vous êtes irritée par une crème solaire mieux vaut alors effectivement reprendre celle dont vous aviez l’habitude et qui vous convient, tout en l’appliquant bien toutes les deux heures en cas d’exposition.