INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
Don avec contrepartie : achetez de bons produits pour sauver une entreprise locale de qualité !
🔥 La Conserverie des Pins, l'entreprise familiale de Marine et Frédéric Bruyère a échappé aux flammes... mais pas à leurs conséquences.
Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

👉 Chaque don vous permet de recevoir si vous le souhaitez leurs produits de qualité en contrepartie et rapproche la conserverie de ses paliers : réapprovisionnement en thon, reconstitution du stock, relance complète de la production et en échange, de vraies conserves artisanales (rillettes, thon, sardine, maquereau...) arrivent chez vous.
Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Mis à jour le 11 mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS).
— Dr Ludovic Rousseau, dermatologue-vénérologue
Besoin de l'avis d'un dermatologue en visio ? Délais de RDV trop longs en cabinet ?
Téléconsultation dermatologue : rdv généralement en - de 24h.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)

• Engelure : froid humide modéré (0 à 10°C), orteils ou doigts violacés et prurigineux, pas de gel des tissus, bénigne si traitée
• Gelure : température < 0°C, tissu réellement gelé, risque de nécrose et d’amputation, urgence médicale aux degrés 3 et 4
Physiopathologie : que se passe-t-il dans la peau lors d’une gelure ?
Le froid extrême provoque en premier lieu une vasoconstriction réflexe des artérioles cutanées pour préserver la chaleur centrale. L’ischémie qui s’ensuit prive les tissus périphériques d’oxygène et de glucose. Si l’exposition se prolonge, la température tissulaire descend sous 0°C : l’eau extracellulaire puis intracellulaire gèle, formant des cristaux de glace qui perforent mécaniquement les membranes cellulaires. La déshydratation cellulaire aggrave les dommages. Lors du réchauffement, la reperfusion brutale génère un stress oxydatif massif (radicaux libres) et une inflammation intense (prostaglandines, thromboxane), favorisant la formation de microthrombi et aggravant secondairement les lésions – c’est la blessure de reperfusion.
Classification des gelures en 4 degrés
| Degré | Lésions cutanées | Profondeur | Pronostic |
|---|---|---|---|
| 1 | Peau blanche/grisâtre, engourdissement, rougeur au réchauffement | Épiderme superficiel | Guérison complète |
| 2 | Cloques à contenu clair dans les 24 h, douleur à la décongélation | Derme superficiel | Guérison en 2–4 semaines |
| 3 | Cloques hémorragiques, peau bleue-noire, escarres | Derme réticulaire + hypoderme | Nécrose partielle, cicatrices |
| 4 | Nécrose complète, momification, os et tendons atteints | Toute l’épaisseur + os | Amputation souvent nécessaire |
• La peau reste blanche, dure et insensible plus de 30 minutes après une tentative de réchauffement au chaud
• Des cloques hémorragiques (violacées ou noirâtres) apparaissent après le réchauffement
• La zone gelée ne retrouve ni sensibilité ni couleur normale après réchauffement (degré 3 ou 4 suspecté)
• L’exposition date de moins de 24 heures et une thrombolyse (tPA) pourrait être envisagée en centre spécialisé : au-delà de ce délai, son efficacité diminue fortement
• Fièvre, œdème majeur ou signes d’infection apparaissent dans les jours suivants
Besoin de l'avis d'un dermatologue en visio ? Délais de RDV trop longs en cabinet ?
Téléconsultation dermatologue : rdv généralement en - de 24h.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)

Traitement des gelures : que faire sur le terrain et à l’hôpital ?
Gestes immédiats sur le terrain
En attendant les secours ou le retour dans un lieu chaud, protéger les zones gelées de tout nouveau contact avec le froid, l’humidité ou les chocs mécaniques. Ne pas masser les zones gelées : le frottement mécanique aggrave les lésions des cellules gélifiées. Ne jamais faire marcher un patient sur des pieds gelés si on peut l’éviter (risque d’écrasement des cristaux de glace sur les vaisseaux). Ne pas réchauffer si un regel est possible : un tissu dégel-regel est plus sévèrement lésé qu’un tissu resté gelé.
Ne jamais : frotter ou masser les zones gelées · réchauffer devant une flamme ou un radiateur (risque de brûlure sur une peau insensible) · percer les cloques à contenu clair · faire marcher le patient sur des pieds gelés avant réchauffement complet.
Réchauffement rapide : le traitement de référence
Le réchauffement actif rapide en bain d’eau tiède est le traitement de référence selon les recommandations internationales (WMS 2024). Plonger les extrémités gelées dans un bain à 37–42°C (ni plus chaud ni plus froid) pendant 15 à 30 minutes, jusqu’à ce que la peau retrouve une coloration rose et de la souplesse. L’eau doit rester à cette température – ajouter de l’eau chaude si elle refroidit. Le réchauffement est douloureux : administrer un antalgique (ibuprofène 400 mg ou paracétamol 1 g) avant ou pendant le réchauffement.
L’ibuprofène n’est pas anodin ici : il inhibe les prostaglandines pro-inflammatoires et le thromboxane, réduisant ainsi la vasoconstriction et la formation de microthrombi lors de la reperfusion. Il est recommandé à la dose de 400 mg x 2–3/j en l’absence de contre-indication.
Soins locaux après réchauffement
Après réchauffement, nettoyer doucement à l’eau et savon doux. Couvrir les zones décongélées par un pansement non compressif (compresses stériles non adhérentes, sans bande serrée). Séparer les orteils ou les doigts par des compresses sèches pour éviter les macérations, les adhérences et les fissures des doigts. Éloigner la zone de toute source de chaleur directe pendant les jours suivants (peau insensible = risque de brûlure).
Traitement hospitalier des formes sévères
Les gelures de degrés 3 et 4 relèvent d’une hospitalisation. L’évaluation de la viabilité tissulaire par scintigraphie osseuse (à J48–72) ou IRM permet de délimiter précisément les zones viables des zones nécrotiques et de planifier l’éventuelle amputation. La chirurgie est toujours différée – 4 à 6 semaines minimum après l’accident, le temps que la démarcation nécrose/vivant se stabilise.
En cas de gelure de degré 3–4 avec ischémie persistante après réchauffement, une thrombolyse par tPA (altéplase) intraveineuse peut être envisagée dans les 24 heures suivant l’accident, en milieu hospitalier spécialisé, pour réduire le risque d’amputation.
Prévention des gelures
• Système de couches vestimentaires : base thermique (évacuation de l’humidité), isolation (laine mérinos ou duvet), protection (Gore-Tex imperméable coupe-vent)
• Gants et moufles imperméables, chaussures adaptées au froid extrême (indice de température)
• Éviter les vêtements mouillés en contact de la peau
• Hydratation et alimentation suffisantes (la déshydratation et le jeûne diminuent la perfusion des extrémités)
• Éviter alcool (vasodilatation trompeuse puis vasoconstricteur) et tabac (vasoconstriction)
• Surveiller les extrémités toutes les 2 heures par froid extrême
• Ne jamais partir seul par conditions polaires
Au quotidien, une bonne hygiène des extrémités limite aussi les petits accidents cutanés liés au froid : consultez nos conseils pour les soins des mains et les soins des pieds en hiver.
Séquelles cutanées des gelures
Même après guérison clinique apparente, les gelures peuvent laisser des séquelles cutanées durables : hypersensibilité chronique au froid (acroparesthésies dès les premiers degrés négatifs), phénomène de Raynaud secondaire, modification de la pigmentation (hypo- ou hyperpigmentation), hyperhidrose ou anhidrose localisée, et douleurs neuropathiques chroniques (brûlures, picotements persistants).
Ces séquelles peuvent nécessiter une prise en charge dermatologique spécifique : protection renforcée contre le froid, prescription de vasodilatateurs (nifédipine, inhibiteurs calciques) dans le Raynaud secondaire post-gelure, et parfois dermocorticoïdes ou émollients intenses pour les troubles trophiques cutanés.
Besoin de l'avis d'un dermatologue en visio ? Délais de RDV trop longs en cabinet ?
Téléconsultation dermatologue : rdv généralement en - de 24h.
Avis patients vérifiés : 5,0★ (28 avis)

FAQ – Questions fréquentes
Quelle est la différence entre engelures et gelures ?
Les engelures surviennent par froid humide modéré (> 0°C) : gonflements violacés prurigineux, pas de gel réel des tissus. Les gelures surviennent sous 0°C : tissu réellement gelé, risque de nécrose et d’amputation. Ce sont deux pathologies différentes.
Comment reconnaître une gelure et ses degrés ?
Degré 1 : peau blanche, engourdissement, rougeur au réchauffement. Degré 2 : cloques claires. Degré 3 : cloques hémorragiques, peau bleu-noire. Degré 4 : nécrose complète s’étendant aux muscles et à l’os, souvent amputée.
Comment traiter une gelure en urgence ?
Réchauffement rapide en bain d’eau à 37–42°C pendant 15 à 30 minutes. Ibuprofène pour la douleur et la prévention des microthrombi. Ne jamais masser, frotter, réchauffer devant une flamme ou faire marcher le patient avant réchauffement.
Faut-il percer les cloques d’une gelure ?
Non pour les cloques claires (elles protègent les tissus). Les cloques hémorragiques (degré 3) peuvent être drainées par un médecin. Pansement non compressif systématique.
Comment prévenir les gelures ?
Système de couches vestimentaires, gants et chaussures adaptés, éviter humidité et alcool, hydratation suffisante, surveillance des extrémités toutes les 2 heures par froid extrême.
Y a-t-il des séquelles après une gelure ?
Oui : hypersensibilité au froid, phénomène de Raynaud, troubles de la pigmentation, douleurs neuropathiques. Les gelures sévères peuvent nécessiter des amputations secondaires après 4 à 6 semaines de démarcation.
La thrombolyse (tPA) est-elle efficace contre les gelures sévères ?
Oui, si elle est administrée dans les 24 heures suivant l’exposition au froid. Une étude portant sur 199 patients hospitalisés pour gelures sévères a montré que ceux ayant reçu le tPA avant leur transfert vers un centre spécialisé avaient un risque d’amputation nettement réduit (OR 0,14) par rapport aux patients non traités, avec seulement 2,3 % de complications hémorragiques significatives. Cette décision reste réservée aux équipes hospitalières spécialisées.
Pages liées
- Soins des mains : hydratation, gerçures et ongles
- Syndrome de Raynaud : doigts qui blanchissent au froid
- Engelures aux orteils et aux doigts
- Mains sèches : soins et traitements
- Soins des pieds : crevasses, mycoses et cors
Références scientifiques
- McIntosh SE et al. Wilderness Medical Society Clinical Practice Guidelines for the Prevention and Treatment of Frostbite: 2024 Update. Wilderness Environ Med. 2024;35(2):183-197. PMID 38577729
- Handford C et al. Frostbite: a practical approach to hospital management. Extrem Physiol Med. 2014;3:7. PMID 24764516
- Carmichael H et al. Remote Delivery of Thrombolytics Prior to Transfer to a Regional Burn Center for Tissue Salvage in Frostbite: A Single-center Experience of 199 Patients. J Burn Care Res. 2022;43(1):54-60. PMID 33657205
- Santé publique France – Froid extrême : risques et conduite à tenir. santepubliquefrance.fr
Livre "Longévitalité, la peau ne ment pas"
Votre programme de longévité et vitalité sur 90j par un dermatologue
Votre peau révèle votre âge biologique avant tous vos autres organes.
Découvrez le programme d'un dermatologue pour ralentir votre vieillissement après 40 ans :
- nutrition,
- sommeil,
- hormones,
- mouvement
- soins anti-âge...
Basé sur la science de la longévité (Sinclair, Attia, Longo).




Un de mes professeurs me disait de mettre du mytosil avant de sortir?