INCENDIE GIRONDE : UN DRAME AU PIRE MOMENT DE LA SAISON ESTIVALE
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🔥 La Conserverie des Pins, l'entreprise familiale de Marine et Frédéric Bruyère a échappé aux flammes... mais pas à leurs conséquences.
Le 24 juillet 2026, l'incendie de Gironde a encerclé Lège-Cap Ferret. Grâce aux pompiers, agriculteurs et bénévoles, la Conserverie des Pins a été sauvée in extremis : le feu était sur leur parking.
Mais la fermeture administrative de 12 jours, imposée en pleine saison de pêche du thon, a stoppé net leur production. Résultat : 3 semaines de retard sur une campagne qui ne dure que 3 mois, au moment précis où l'activité touristique estivale devait financer leur stock pour toute l'année.
Sans un vrai coup de main, ce temps perdu ne se rattrapera pas.
Ici, pas de surgélation ni de stockage : que du poisson frais des criées de l'Atlantique, transformé à la main, dans le respect d'un savoir-faire artisanal

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Ils ont sauvé l'atelier des flammes. Aidons-les à sauver la saison.
Dernière mise à jour : 10 juin 2026
Mpox (variole du singe) : symptômes cutanés, contagion, traitement et vaccination (2026)

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📄 Pages associées – éruptions vésiculeuses et maladies infectieuses
Situation épidémique actuelle en France et en Europe (2026)
Le mpox existe sous deux clades (lignées virales) aux comportements épidémiologiques distincts :
| Clade | Situation en France | Niveau de risque (ECDC) |
|---|---|---|
| Clade IIb | Circulation à bas bruit depuis 2022 – 215 cas déclarés en 2024 (∼3/semaine fin 2024) | Faible pour la population générale |
| Clade Ib | Premier cas autochtone détecté en Bretagne (janvier 2025) ; résurgence début 2026 en France métropolitaine et à La Réunion | Modéré pour les HSH* ; faible pour la population générale |
*HSH : hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes
ℹ️ Clade Ib : nouveau mode de transmission en Europe
Depuis l’automne 2025, plusieurs pays européens (Suède, Allemagne, Belgique, Royaume-Uni, France, Espagne, Italie…) ont rapporté des cas de clade Ib chez des personnes sans antécédent de voyage récent, principalement parmi des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Des transmissions intrafamiliales secondaires restent possibles mais ont été peu nombreuses à ce jour.
Symptômes du mpox : de la fièvre à l’éruption cutanée
La période d’incubation dure en moyenne une à deux semaines, avec des extrêmes de 5 à 21 jours selon les données épidémiologiques disponibles.
La maladie débute par une phase prodromique de 1 à 5 jours associant :
- Fièvre – souvent élevée (38,5–40°C)
- Céphalées et douleurs musculaires (myalgies)
- Fatigue intense
- Adénopathies (ganglions) – notamment cervicales, axillaires ou inguinales, souvent volumineuses ; c’est un signe distinctif par rapport à la varicelle et à la variole classique
Le patient est contagieux dès l’apparition des premiers symptômes et cesse de l’être lorsque toutes les croûtes sont tombées et que les lésions sont entièrement cicatrisées.
Dans les premiers jours suivant la fièvre apparaît l’éruption cutanée, qui débute fréquemment sur le visage avant de s’étendre à d’autres zones, dont les paumes des mains, les plantes des pieds et la région génitale. Les muqueuses (buccale, oculaire, génitale) peuvent également être atteintes. La maladie dure généralement 2 à 4 semaines au total.
Les stades successifs de l’éruption : une évolution uniforme
C’est l’une des caractéristiques cliniques les plus utiles pour le diagnostic : les lésions du mpox évoluent de façon synchrone et uniforme – toutes les lésions d’une même zone sont au même stade au même moment, contrairement à la varicelle où différents stades coexistent simultanément.
| Stade | Aspect | Durée approximative |
|---|---|---|
| Macule | Tache rouge plane | 1–2 jours |
| Papule | Relief ferme, non liquide | 1–2 jours |
| Vésicule | Cloque translucide remplie de liquide clair | 1–2 jours |
| Pustule | Liquide trouble ou purulent, ombilication centrale fréquente | 5–7 jours |
| Croûte puis cicatrice | Dessèchement, chute de la croûte, parfois cicatrice déprimée résiduelle | 7–14 jours |


✅ Signe distinctif clé : prurit faible et évolution uniforme
Les lésions de mpox démangent peu (contrairement à la varicelle qui est très prurigineuse) et évoluent de façon synchrone. Ce double critère est un élément d’orientation diagnostique utile en consultation.
Diagnostic différentiel : ne pas confondre avec…
Plusieurs éruptions cutanées peuvent ressembler au mpox, notamment avant l’apparition des vésicules caractéristiques :
Varicelle

La varicelle est l’éruption vésiculeuse la plus fréquente en France. Elle se distingue du mpox par plusieurs critères : elle touche rarement les paumes et les plantes, évolue en plusieurs poussées successives (lésions à stades différents coexistant), démange intensément et ne s’accompagne pas d’adénopathies volumineuses.
Mégalérythème épidémique (5e maladie)

Chez l’enfant, l’érythème souffleté des joues (aspect de « gifle ») du mégalérythème épidémique (parvovirus B19) peut ressembler à la phase initiale du mpox, mais il n’est pas accompagné de vésicules ni de ganglions importants.
Urticaire

L’urticaire, notamment des membres inférieurs, peut être évoquée avant l’apparition des vésicules, mais ses plaques sont fugaces (disparaissant en moins de 24h), sans fièvre ni ganglions.
Autres diagnostics à évoquer
- Rougeole – éruption débutant derrière les oreilles et dans le cou, sans vésicules
- Variole vraie – éradiquée par la vaccination depuis 1979 et ne comportant pas d’adénopathies
- Impétigo bulleux – lésions bactériennes sans fièvre d’emblée ni ganglions diffus
- Gale de l’enfant avec vésicules des mains et des pieds – mais sans fièvre ni adénopathies
- Syndrome pieds-mains-bouche – vésicules périorales et palmoplantaires chez l’enfant
- Toxidermie médicamenteuse – à évoquer en cas de prise médicamenteuse récente
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Comment se contamine-t-on au virus mpox ?
La transmission du virus mpox emprunte plusieurs voies :
Transmission animal → humain (zoonose)
En Afrique, les réservoirs animaux sont des rongeurs (écureuils, rats, loirs) et certaines espèces de singes. La contamination se fait par morsure, griffure, contact avec des fluides biologiques animaux ou préparation de viande de brousse. En Europe, il n’existe pas de réservoir animal autochtone connu.
Transmission interhumaine
- Contact cutané direct avec les lésions ou les fluides biologiques d’une personne infectée – principal mode lors des épidémies récentes en Europe, incluant les rapports sexuels
- Gouttelettes respiratoires – nécessite un contact prolongé face à face (à moins de quelques mètres) ; moins efficace que pour la Covid-19 ou la rougeole
- Contact indirect avec du linge, des vêtements ou de la literie contaminés par les lésions
- Transmission mère-enfant pendant la grossesse (voie transplacentaire possible) ou au moment de l’accouchement
⚠️ Maladie à déclaration obligatoire
Le mpox est une maladie à déclaration obligatoire en France. Tout cas suspect doit être signalé sans délai à l’Agence régionale de santé (ARS). Les cas confirmés et probables font l’objet d’une déclaration obligatoire via le formulaire dédié.
Formes graves et populations à risque
Dans la majorité des cas, le mpox est une maladie résolutive en 2 à 4 semaines sans séquelle. Cependant, certaines populations présentent un risque de forme sévère :
🚨 Populations nécessitant une vigilance particulière
- Personnes immunodéprimées (VIH non contrôlé, traitements immunosuppresseurs, hémopathies)
- Femmes enceintes – risque de transmission fœtale et de formes graves
- Nourrissons et très jeunes enfants
- Patients présentant une éruption majeure (plus de 100 vésicules)
Les complications possibles incluent la surinfection bactérienne des lésions cutanées, les atteintes respiratoires, digestives, ophtalmologiques (kératite) et neurologiques (encéphalite – rare). Le taux de mortalité est inférieur à 0,5 % pour le clade Ib dans les données disponibles hors Afrique ; il est plus élevé pour le clade Ia dans les contextes à ressources limitées.
Hormis ces populations vulnérables, les cas de mpox ne nécessitent généralement pas d’hospitalisation et font l’objet d’une recommandation d’isolement à domicile. Un arrêt de travail ou une mise en télétravail peuvent être délivrés pour respecter cet isolement pendant 3 semaines à compter du début des signes.
Que faire en cas de suspicion de mpox ?
✅ Conduite à tenir pratique
- Appeler le SAMU – Centre 15 pour être orienté vers la filière adaptée
- Éviter les transports en commun ; préférer un véhicule personnel ou une ambulance pour se rendre au lieu de prélèvement
- Si les transports en commun sont inévitables : porter un masque, couvrir les lésions, friction régulière avec solution hydroalcoolique
- Le diagnostic est confirmé par prélèvement d’une vésicule pour PCR, réalisé idéalement dans un établissement de santé de référence (ESR) ou en ville si l’ESR est éloigné
- S’isoler à domicile en attendant les résultats et pendant toute la durée de contagiosité
Traitement du mpox
Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique validé en traitement systématique de première ligne. La prise en charge repose principalement sur un traitement symptomatique :
- Antalgiques/antipyrétiques (paracétamol) pour la fièvre et la douleur
- Antihistaminiques si prurit marqué
- Désinfection locale des lésions pour prévenir la surinfection bactérienne
Dans les formes sévères ou chez les patients à risque, un traitement spécifique peut être discuté au cas par cas en milieu spécialisé :
- Tecovirimat (SIGA) – antiviral spécifique des orthopoxvirus, disponible en ATU en France pour les formes graves
- Brincidofovir ou cidofovir – alternatives antivirales à envisager selon l’expertise infectiologique
- Immunoglobulines antivarioliques – en cas d’immunodépression sévère
Vaccination contre le mpox
Les personnes nées avant 1977 ont été vaccinées contre la variole et bénéficient d’une protection croisée partielle contre le mpox, dont le niveau exact reste difficile à quantifier à cette distance temporelle.
Le vaccin disponible en France est IMVANEX® (vaccin antivariolique de 3e génération, non réplicatif), recommandé dans les situations suivantes :
| Population | Indication | Délai optimal |
|---|---|---|
| Contacts à risque d’un cas confirmé | Vaccination réactive post-exposition | Préférentiellement dans les 4 jours (jusqu’à 14 jours max) |
| HSH à partenaires multiples | Vaccination préventive recommandée | Dès que possible |
| Travailleurs du sexe | Vaccination préventive recommandée | Dès que possible |
| Professionnels de santé exposés sans protection | Vaccination réactive post-exposition | Dans les 4 jours suivant l’exposition |
L’orientation vers la vaccination se fait via l’ARS, après une consultation ou téléconsultation avec un infectiologue permettant d’évaluer la balance bénéfice-risque individuelle et de recueillir le consentement. La vaccination est gratuite pour les publics cibles.
Téléchargez un guide complet au format PDF :
Questions fréquentes sur le mpox
Comment distinguer le mpox de la varicelle ?
Plusieurs critères orientent vers le mpox plutôt que la varicelle : les lésions évoluent de façon uniforme (même stade au même moment), touchent les paumes et les plantes, s’accompagnent d’adénopathies volumineuses et démangent peu. La varicelle présente des lésions à stades multiples coexistants, épargne généralement les paumes et les plantes, et provoque un prurit intense. La confirmation est virologique dans les deux cas si nécessaire.
Le mpox est-il une infection sexuellement transmissible ?
Le contact sexuel (incluant les contacts cutanéo-muqueux étroits) est le principal mode de transmission lors des épidémies récentes en Europe, notamment parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Il ne s’agit cependant pas d’une IST au sens strict : le virus peut se transmettre par tout contact peau à peau avec une lésion active, quelle que soit la nature du contact. Des transmissions intrafamiliales non sexuelles ont été documentées.
Le mpox est-il dangereux pour les enfants ?
Les très jeunes enfants et les nourrissons font partie des populations à surveiller de plus près en raison d’un risque de forme sévère plus élevé. Des cas de transmission intrafamiliale avec atteinte pédiatrique ont été rapportés en Europe (notamment en Allemagne). En pratique, tout enfant présentant une éruption vésiculeuse avec fièvre et ganglions doit être évalué médicalement rapidement.
Quelle est la différence entre le clade Ib et le clade IIb ?
Le clade IIb est à l’origine de l’épidémie mondiale de 2022 et continue de circuler à bas bruit en France. Le clade Ib, plus récent en Europe, provient d’Afrique centrale ; il présente potentiellement des caractéristiques de transmission légèrement différentes et concerne des publics plus larges incluant des cas sans voyage récent. Les deux clades se préviennent et se traitent de la même façon.
Peut-on se faire vacciner si on n’a pas été en contact avec un cas ?
La vaccination préventive (avant exposition) est recommandée pour certains groupes à risque élevé : hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes à partenaires multiples et travailleurs du sexe. Pour la population générale sans facteur de risque identifié, la vaccination n’est pas recommandée en routine à ce stade. Contactez votre médecin ou l’ARS pour évaluer votre situation personnelle.
Peut-on consulter un dermatologue par téléconsultation pour une suspicion de mpox ?
Une téléconsultation permet d’évaluer rapidement l’éruption sur photographies et d’orienter vers la filière adaptée (SAMU, ESR, PCR). Elle ne se substitue pas au prélèvement virologique nécessaire pour confirmer le diagnostic, mais constitue un premier triage utile, en particulier pour éviter des déplacements inutiles en transports en commun.
🔬 Éruptions vésiculeuses à différencier
🌡️ Maladies infectieuses avec éruption
Références médicales
- PMID 35866633 – Thornhill JP et al. Monkeypox virus infection in humans across 16 countries. N Engl J Med. 2022.
- PMID 36223152 – Mitjà O et al. Mpox in people with advanced HIV infection. Lancet. 2023.
- PMID 39488814 – Kibungu EM et al. Clade I–associated mpox cases in the Democratic Republic of the Congo. N Engl J Med. 2024.
- PMID 36198642 – Siegrist EA, Sassine J. Antivirals with activity against mpox: a clinically oriented review. Clin Infect Dis. 2023.
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Mis à jour mai 2026 par le Dr Ludovic Rousseau, dermatologue, médecin exerçant en France, expert en dermatologie et vénéréologie avec plus de 25 ans d’expérience. Rédigé et validé scientifiquement afin de délivrer une information de santé rigoureuse, indépendante et adossée au données acquises de la science (Pubmed, HAS)., fondateur de Dermatonet.com. Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale individuelle.
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