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se laver soigneusement les mains avec du savon et de l’eau avant toute manipulation du bijou
pour les piercings cutanés ou sexuels, laver le bijou à l’eau et au savon sous la douche, en le faisant coulisser dans le tunnel cutané et bien rincer
désinfecter le piercing sur la peau avec un antiseptique doux une à deux fois par jour, par exemple la chlorhexidine (DIASEPTYL 0,5 %, solution pour application cutanée (Digluconate de chlorhexidine) / EOSINE COOPER 2 POUR CENT, solution pour application cutanée en récipient unidose (Eosine disodique) / SEPTIVONSPRAY 0,05%, solution pour application cutanée en flacon pressurisé (Chlorhexidine))
pour les piercings dans la bouche, utiliser un bain de bouche dilué deux fois par jour
éviter les activités sexuelles en cas de piercing du sexe ou dans la bouche
éviter le port de vetements serrés pour éviter les frottements
on recommande généralement d’éviter les bains et d’éviter d’enlever le bijou pendant deux mois
Toute modification d’aspect du piercing et de son pourtour doivent amener à consulter un médecin
Après la cicatrisation du piercing
Il convient d’éviter d’enlever le bijou pendant une longue période
Eviter les traumatismes (pratique de sport par exemple)
Nettoyer le piercing à l’eau et au savon une fois par jour
Toute modification d’aspect du piercing et de son pourtour doivent amener à consulter un médecin
Video de l’Academie Americaine de Dermatologie sur les soins de piercing des oreilles
Le piercing constitue une effraction de la barrière cutanée ou muqueuse pour y introduire un corps étranger. Il comporte donc des risques immédiats et à distance
notamment dans le piercing de la langue, de l’arcade sourcilière (un nerf passe près de la queue du sourcil et innerve la paupière supérieure : en cas de lésion de ce nerf, la paupière reste abaissée)…
Infection
Des germes soient introduits dans la peau et generer des maladies infectieuses.
Le piercing peut constituer une porte d’entree pour une infection par le biais du bijou, soit par le biais du professionnel qui pratique le piercing, soit par le biais des instruments de ce derniers, soit par auto-contamination si la peau est mal désinfectée avant le piercing.
virus
des verrues (d’origine virale) peuvent proliférer sur le piercing.
le piercing provoquant un saignement, il expose au risque potentiel de contamination par les virus des hépatites B et C ou du VIH (virus du SIDA).
bactéries
Soit lors du piercing, soit après le piercing, par manque d’hygiène et de suivi des regles de toilette du piercing qui doivent etre remises par le pierceur au piercé.
Les infections bacteriennes les plus frequentes lors d’un piercing sont a Staphylocoque. Mais il est aussi possible de voir des infections avec d’autres germes par manque d’hygiene de la zone piercée notamment, pouvant aboutir à une gangrène, une thrombophlébite cérébrale pour les piercings du visage, endocardite, septicémie…
Il convient donc de se faire effectuer un piercing par un tatoueur soucieux du respect des regles d’hygiene edictées par l’arrete du 11 mars 2009 (voir comment doit se passer un piercing), d’éviter les piercings sur les lieux de vacances à l’étranger par exemple et de bien suivre les recommandations de soin du piercing
Enfin, toute modification d’un piercing, toute apparition d’inflammation (gonflement, rougeur, douleur… ), de suppuration… doit vous amener à consulter un médecin sans tarder
Après la séance
La zone piercée est inflammatoire (rouge, sensible, gonflée… ) pendant quelques jours.
La cicatrisation du piercing prend
plusieurs semaines
en moyenne : 2 semaines pour la narine / 3 semaines pour le piercing des petites lèvres et du clitoris chez la femme ou du prépuce chez l’homme / 5 semaines pour le piercing de la langue et du capuchon du clitoris chez la femme / 7 semaines pour le piercing du lobe de l’oreille et de l’arcade sourcilière)
voire plusieurs mois
en moyenne 2 mois pour le piercing de la lèvre / 3 mois pour le piercing de la joue ou du scrotum (bourses) chez l’homme / 5 mois pour le piercing des mamelons / 7 mois pour le piercing du cartilage de l’oreille, du gland chez l’homme et du nombril…
Il est recommandé de ne pas enlever le bijou pendant environ 2 mois apres le piercing pour éviter l’acollement de la plaie et ensuite le moins possible jusqu’à cicatrisation complète pour les piercings cicatrisant en plus de deux mois
Même après cicatrisation, on recommande généralement le port du bijou le plus souvent possible car le piercing peut se rétracter.
En cas de
rougeur ou de douleur persistante sur le piercing,
de piercing qui coule pendant plus de 5j après le geste,
d’apparition de croûtes jaunâtres sur le piercing (impetigo)…
il convient de consulter son médecin traitant sans tarder
Boules et rougeurs sur piercing
Au dela de la période de réaction inflammatoire classique de quelques jours ou semaines apres un piercing, il est possible de voir apparaitre des réactions inflammatoires chroniques (le bijou étant considéré par l’organisme comme un corp étranger on peut observer des réactions granulomateuses chroniques… ). Il convient de consulter un dermatologue devant ces granulomes pour les prendre en charge
Allergie au bijou
Plus fréquemment que les granulomes, on constate parfois une allergie au piercing qui est une allergie le plus souvent au métal (allergie au nickel), notamment lorsque celui ci n’est pas de haute qualité et contient du nickel pour un piercing métallisé (bijou en or inférieur à 18 karats ou plaqué or notamment). Ceci engendre le plus souvent un eczema de contact.
L’allergie au nickel est fréquente. Elle se caractérise le plus souvent par un eczema de contact qui démange et suinte.
Ces reactions allergiques peuvent necessiter d’enlever le piercing et il faut toujours consulter un médecin qui fera le diagnostic et prescrira de cremes a la cortisone.
On peut aussi observer des allergies voire des dermites caustiques aux produits de soins (antiseptiques notamment)
Réaction au bijou
La peau ou la muqueuse tolèrent plus ou moins bien l’introduction du bijou, considéré comme un corps étranger et susceptible de provoquer des réactions locales
Au dela de la période de réaction inflammatoire classique apres un piercing, il est possible de voir apparaitre des réactions inflammatoires chroniques au niveau du piercing comme au niveau des zones en contact avec le bijou (botryomycome, bourgeon charnu, réactions granulomateuses chroniques, rétractations voire nécrose des muqueuses irritées par le bijou au niveau de la bouche notamment : nécrose des gencives, de la langue, usure des dents par frottement du bijou… )
Usure des dents par un piercing
Cicatrice sur piercing
Le piercing étant une effraction cutanée, il provoque une cicatrisation.
Cette cicatrisation peut etre pathologique, engendrant des cicatrices hypertrophiques ou chéloides. Il est donc formellement déconseillé d’envisager un piercing si l’on a un antécédent de cicatrice hypertrophique ou cheloide.
Cicatrice chéloide du nombril
On peut voir aussi des cicatrices atrophiques après retrait du piercing
Cicatrice après retrait d’un piercing
Ces cicatrices atrophiques peuvent être prises en charge par le dermatologue, un peu comme les cicatrices d’acné mais cela est délicat
Traumatisme sur piercing
Le bijou du piercing peut être traumatisé, lors de la pratique de sport par exemple. On peut alors observer un arrachement de la peau ou des muqueuses par traction sur le piercing. Toute lésion sur piercing doit être montrée à un médecin car sa réparation doit être faite le plus rapidement possible, comme pour toute plaie traumatique.
Risques du tatouage : infections, allergies, cancer — ce que dit la science
Le tatouage constitue une effraction de la barrière cutanée et l’introduction de corps étrangers (pigments, colorants, liants) dans le derme de manière définitive. Cette page recense l’ensemble des risques médicaux documentés — infectieux, allergiques, oncologiques et dermatologiques — pour permettre une décision éclairée avant de se faire tatouer.
Le tatouage constitue une porte d’entrée pour les agents infectieux — virus et bactéries peuvent être introduits simultanément aux pigments si les règles d’hygiène ne sont pas respectées. Ces règles ont été formalisées par l’arrêté du 20 mars 2009 publié au Journal Officiel. Voir les précautions pour la réalisation d’un tatouage.
Risques viraux
Hépatites B et C, VIH : le tatouage provoque un saignement qui expose à la contamination par ces virus si le matériel n’est pas stérile ou est réutilisé. Ce risque est aujourd’hui quasi nul chez les professionnels agréés utilisant du matériel à usage unique. Il persiste pour les tatouages réalisés hors structures professionnelles : vacances à l’étranger, pratique amateur. Se faire vacciner contre l’hépatite B avant un tatouage est recommandé si la vaccination n’est pas à jour.
Verrues virales : des verrues préexistantes et non détectées par le tatoueur peuvent être disséminées par les passages de l’aiguille, entraînant une prolifération étendue sur la zone tatouée.
Risques bactériens
Infections classiques (staphylocoque, streptocoque) : surviennent J1–J10 par contamination lors du tatouage ou par défaut de soins post-tatouage. Rougeur chaude douloureuse, peau tendue, parfois fièvre. Antibiothérapie locale ou générale. Voir les soins du tatouage pour prévenir ces infections.
Infections à mycobactéries atypiques : bien plus problématiques. Liées à une dilution de l’encre avec de l’eau non stérile. Tableau caractéristique : pustules sur les zones grises et diluées avec respect des zones noires intenses (l’encre noire pure est bactériostatique). Apparition 2 à 8 semaines après le tatouage. Ne répondent pas aux pénicillines — antibiothérapie spécifique par macrolides ou quinolones sur 3 à 6 semaines. Voir le détail dans l’article problèmes sur tatouage.
Aggravation de maladies de peau — phénomène de Koebner
Certaines maladies dermatologiques se développent ou s’aggravent au site d’un traumatisme cutané : c’est le phénomène de Koebner. Le tatouage, traumatisme cutané délibéré et répété, peut déclencher ou révéler ces affections chez les sujets prédisposés — y compris des années après le tatouage.
Les tatoueurs doivent éviter de tatouer sur un grain de beauté pour deux raisons majeures :
Transformation du nævus : la réaction inflammatoire provoquée par le tatouage peut modifier l’aspect du grain de beauté, rendant difficile la distinction entre une transformation bénigne et un début de mélanome. Si le nævus doit ensuite être excisé, l’analyse histologique peut être compromise.
Surveillance impossible : les pigments du tatouage masquent les critères de surveillance dermoscopique du grain de beauté — asymétrie, bords, couleur, diamètre. Tout tatouage sur ou à proximité d’un nævus rend le suivi dermatologique ininterprétable et contre-indique la surveillance non invasive.
Règle pratique : si un grain de beauté se trouve dans la zone à tatouer, il doit être préalablement examiné par un dermatologue — et si possible excisé — avant d’envisager le tatouage.
Tatouage et vitiligo
Tatouer une plaque de vitiligo est déconseillé pour deux raisons cumulatives : les pigments ont tendance à virer de couleur sur la peau dépigmentée, et le traumatisme cutané du tatouage peut aggraver le vitiligo par phénomène de Koebner — étendant les plaques de dépigmentation au-delà de la zone tatouée.
Cicatrices hypertrophiques et chéloïdes
Le tatouage provoquant une effraction cutanée, il génère une cicatrice. Chez les sujets prédisposés, cette cicatrisation peut être pathologique avec formation de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes — bourrelets cicatriciels épais, prurigineux, dépassant les limites de la plaie initiale et d’évolution progressive.
Contre-indication formelle : tout antécédent personnel de cicatrice hypertrophique ou chéloïde constitue une contre-indication au tatouage. Les phototypes foncés (IV–VI) sont statistiquement plus à risque.
Risque de cancer de la peau et de lymphome
C’est la question émergente en dermatologie préventive. Les encres de tatouage contiennent des substances potentiellement cancérigènes :
Les encres colorées peuvent renfermer des amines aromatiques primaires ; les encres noires des hydrocarbures aromatiques polycycliques (dont le benzopyrène, classé cancérigène) ; toutes les encres peuvent contenir des métaux lourds — arsenic, cobalt, plomb, nickel. Ces substances sont drainées par le système lymphatique et s’accumulent dans les ganglions régionaux puis dans d’autres organes.
Données scientifiques récentes
Étude 2024 (PubMed) : une étude avait imputé un surrisque de lymphome de 20 % chez les tatoués. La méthodologie a été fortement critiquée (biais de confusion, absence de groupe contrôle appariés).
Étude 2025 sur 2 300 paires de jumeaux (PubMed) : une étude à meilleure méthodologie — comparant des jumeaux tatoués et non tatoués pour contrôler les facteurs génétiques et environnementaux — retrouve :
Risque
Résultat
Condition
Cancer cutané (hors carcinome basocellulaire)
+62 %
Tout tatouage
Cancer cutané (hors carcinome basocellulaire)
×4 (cohorte jumeaux)
Tout tatouage vs absence
Lymphome
Surrisque significatif
Tatouage > taille d’une main
Cancer cutané
Risque plus élevé
Tatouage > taille d’une main
Ce que ces données ne prouvent pas : un lien de causalité direct. Il peut exister des facteurs confondants non contrôlés (comportements à risque, exposition solaire, tabac). La taille du tatouage étant corrélée au risque, la quantité de pigments injectés semble un facteur clé. Ces résultats justifient la prudence et la surveillance dermatologique régulière des sujets tatoués, sans constituer une contre-indication absolue au tatouage — mais ils méritent d’être connus avant toute décision.
Contre-indications au tatouage
Situation
Type
Raison
Antécédent de cicatrice chéloïde ou hypertrophique
Formelle
Risque élevé de chéloïde sur le tatouage
Grossesse et allaitement
Formelle
Risques infectieux pour le fœtus / nourrisson, déformation possible
Troubles de la coagulation / anticoagulants
Formelle
Risque hémorragique et cicatrisation compromise
Mineur sans autorisation parentale
Légale
Interdit en France avant 18 ans
Immunodépression (VIH, chimiothérapie, corticoïdes au long cours)
Allergie connue aux pigments de tatouage ou à la PPD
Relative
Risque de réaction allergique sévère
Questions fréquentes
Le tatouage augmente-t-il vraiment le risque de cancer ?
Les données les plus récentes (étude sur 2 300 paires de jumeaux, 2025) montrent une augmentation significative du risque de cancer cutané — hors carcinome basocellulaire — et de lymphome pour les tatouages de grande taille. Ce lien est biologiquement plausible (substances cancérigènes dans les encres, accumulation ganglionnaire). Il ne constitue pas une preuve de causalité absolue, mais justifie une surveillance dermatologique régulière et une réflexion sur la surface tatouée.
Y a-t-il des risques à tatouer sur un grain de beauté ?
Oui, et c’est déconseillé par tous les dermatologues. Les pigments masquent les critères de surveillance du nævus, rendant impossible le dépistage précoce d’un mélanome. Si un grain de beauté se trouve dans la zone souhaitée, une consultation dermatologique préalable est indispensable — et une exérèse peut être envisagée avant le tatouage.
Un tatouage aggrave-t-il le psoriasis ?
Potentiellement, par phénomène de Koebner : le traumatisme cutané peut déclencher des plaques psoriasiques sur le site du tatouage. Ce phénomène n’est pas systématique mais est documenté. Un psoriasis bien contrôlé est une contre-indication relative (pas absolue) — à discuter avec un dermatologue. Éviter formellement de se faire tatouer lors d’une poussée.
Peut-on se faire tatouer si l’on a des antécédents de chéloïdes ?
Non — c’est une contre-indication formelle. La prédisposition aux cicatrices chéloïdes est génétique et se reproduit de manière prévisible à chaque effraction cutanée. Un tatouage se transformerait en bourrelet chéloïdien épais, prurigineux et définitif, difficile à traiter.
Quelles précautions prendre pour minimiser les risques infectieux ?
Se faire tatouer exclusivement par un tatoueur professionnel agréé respectant l’arrêté du 20 mars 2009 : matériel à usage unique, aiguilles stériles en emballage scellé ouvert devant vous, surfaces désinfectées, tatoueur ganté. Éviter les tatouages en voyage à l’étranger hors structures professionnelles certifiées. Mettre à jour la vaccination hépatite B. Suivre scrupuleusement les soins post-tatouage.
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
« Secrets de dermatologue » :
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Verrues autour de l’ongleVerrue sous l’ongle, difficile à traiterVerrues du doigt
Verrues planes
Ce sont des verrues superficielles, le plus souvent de couleur chair
Verrues planes de la main
Verrue de la main ou du doigt, à type de myrmécie
Grosse verrue de la paume de la main
Quelle est l’évolution des verrues des mains?
La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans
On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille
Comment éviter d’avoir des verrues des mains?
Pour éviter les verrues, on recommande généralement :
éviter de manger ses ongles et tirer les peaux autour des ongles…
laver les petites plaies de la main qui constituent des portes d’entrée du virus
porter des gants dans les activités à risque (boucher, mécanicien… )
Se débarrasser des verrues des mains
Letraitement des verrues des mains peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des ongles… )
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Le psoriasis est une maladie inflammatoire auto-immune courante qui affecte principalement la peau, mais il peut également toucher les ongles. Le psoriasis des ongles, également connu sous le nom de psoriasis unguéal, peut entraîner divers symptômes et une détérioration esthétique importante. Dans cet article, nous examinerons les symptômes caractéristiques du psoriasis des ongles, les méthodes de diagnostic et les options de traitement efficaces. Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer unetéléconsultation avec le dermatologue
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PSORIASIS
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Psoriasis des ongles, avec atteinte de la peau et des articulations (rhumatisme psoriasique)
Le psoriasis des ongles est très fréquent et souvent confondu avec une mycose des ongles qui peuvent par ailleurs surinfecter des lésions psoriasiques.
Le psoriasis des ongles peut se manifester de différentes manières. Les symptômes les plus courants incluent :
Pitting des ongles : formation de petits trous ou d’indentations sur la surface des ongles, appelées dépressions punctiformes, pouvant donner un aspect d’ongles en dé à coudre.
Décoloration : les ongles peuvent prendre une teinte jaunâtre ou orange (souvent jaune orangé, « saumon »), blanchâtre ou brune.
Épaississement de l’ongle : l’ongle peut devenir plus épais et plus difficile à couper.
Dystrophie de l’ongle : l’ongle peut se déformer, se fissurer, prendre une texture anormale telles une rugosité et une perte de transparence avec perte de solidité
Leuconychie : présence de taches blanches sur l’ongle.
Onycholyse : décollement de l’ongle du lit de l’ongle.
Le diagnostic précis du psoriasis des ongles nécessite souvent une évaluation clinique par un dermatologue expérimenté. Le médecin examinera attentivement les symptômes et peut réaliser des tests complémentaires tels qu’une biopsie de l’ongle pour confirmer le diagnostic. Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer unetéléconsultation avec le dermatologue
Qui est touché par le psoriasis des ongles?
Le psoriasis des ongles concerne 50 à 80 % des patients psoriasiques, mais ils de constituent une atteinte isolée, sans autre lésions cutanées, que dans 5 à 10 % des cas. Il faut donc chercher une atteinte cutanée de psoriasis.
Est-ce grave?
Le psoriasis des ongles est gênant et souvent mal vécu par les patients mais il n’est pas grave en soi. En revanche le psoriasis des ongles est présent dans plus de 80 % des cas au cours du rhumatisme psoriasique.
Il faut donc chercher un rhumatisme psoriasique en cas de découverte d’un psoriasis des ongles : douleurs nocturnes du dos, des mains, des pieds…
Comment soigner le psoriasis des ongles
1 Lutte contre les facteurs agravants
Le psoriasis est sensible au phénomène de Kobner : ils s’aggrave quand il subit des traumatisme.
Il faut donc éviter les microtraumatismes en coupant les ongles courts et de lutter contre les auto-manipulations : éviter de refouler les cuticules, de mettre du vernis à ongle, des faux ongles, de passer un instrument sous l’ongle pour le nettoyer…
2 Soins locaux
Vernis contre le psoriasis des ongles type Psoriatec*
Dans les décollements très distaux de la tablette unguéale : application d’un dermocorticoïde de classe 1 matin et soir, en le faisant pénétrer sous l’ongle
Méthotrexate : il a fait l’objet de quelques petites études sur des patients atteints de psoriasis matriciel unguéal en injections intralésionnelles
Corticoides : en injections intralésionnelles aussi
Un espoir viendrait du laser NdYAG à longues impulsions (long pulse), ayant une activité sur les vaisseaux, en effet on constate souvent une hypervascularisation et une angiogénèse accrue de la matrice. Le traitement consiste à effectuer des séances de laser NdYAG sur les ongles une fois par mois et permettrait de réduire le psoriasis des ongles
3 Traitements généraux
Méthotrexate : il peut être proposé dans le psoriasis unguéal à la dose de 15 à 25 mg par semaine en prise orale (passage à la forme sous-cutanée en cas d’effets gastro-intestinaux) avec administration d’acide folique 24 h après la prise
Rétinoïdes (Soriatane*) : ils agissent très lentement et ne peuvent être employés qu’à très faibles doses
Ciclosporine : traitement le plus spectaculaire en cure de quelques mois mais non dénuée d’effets secondaires
Biosimilaires : aprelimast…
Le psoriasis des ongles est une manifestation fréquente du psoriasis, qui peut causer des symptômes gênants et altérer la qualité de vie des patients. Heureusement, grâce à une évaluation précise et à un traitement approprié, il est possible de gérer efficacement cette affection. Si vous pensez souffrir de psoriasis des ongles, il est recommandé de consulter un dermatologue pour un diagnostic précis et un plan de traitement adapté à votre cas particulier.
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Le psoriasis forme généralement des plaques bien limitées recouvertes de squames sur les mains et les pieds, débordant souvent sur les poignets et les chevilles
En dermatoscopie, le psoriasis de la main comporte des éléments évocateurs:
vaisseaux en points
squames blanches
Plaque de psoriasis : vaisseaux en points et squames blanches
Alors que l’eczema de la main comporte plutot des croutes jaunes
Le psoriasis des paumes et des plantes peut prendre d’autres formes :
etre très profus et squameux, voire former une véritable carapace et de larges crevasses, des talons notamment
provoquer des fissures du bout des doigts (pulpite fissuraire)…
Donner des pustules (pustulose palmoplantaire) :
Atteinte pustuleuse d’un psoriasis du pied
Soigner le psoriasis des mains et des pieds
Psoriasis sec des mains et pieds (croutes blanches, fissures… )
Hydratation cutanée toutes les heures et après chaque lavage de mains avec une crème en tube ou plus pratique, avec stick pour les lèvres contenant si possible du beurre de karité et en mettre le moins possible, pour ne pas être gênés dans la vie quotidienne et pouvoir ainsi faire le traitement avec une réelle efficacité.
Kératolytiques le soir et le matin peuvent être très utiles.
Dermocorticoides de classe 1 sous forme de pommade matin et soir (au début sous occlusion) puis décroissance progessive rapidement car les corticoides empêchent la réparation de la barrière cutanée d’où des rechutes fréquentes en cas de traitement prolongé.
Daivobet* en pommade
Tacrolimus à 0,1%, hors AMM tout en continuant l’hydratation toutes les heures.
UV sur les mains et pieds (photothérapie)
Acitrétine à petites doses (Soriatane*)
Le méthotrexate, la ciclosporine….
Tandis que les anti-TNF peuvent donner des réactions paradoxales, l’apremilast a montré son intérêt de même que le secukinumab semble doté d’une efficacité assez spectaculaire.
Fissures et crevasses des talons
En plus des traitements sus visés, le médecin peut prescrire des pansements pour talons en cas de crevasses de pieds
Pustuloses palmo-plantaires
Arrêt du tabac car il est souvent corrélé avec la pustulose palmo plantaire.
Dermocorticoïdes locaux de classe 1.
Kératolytiques (la vaseline salicylée à 10 ou 15 p. 100, les pommades à l’urée). Ce traitement peut être fait au niveau des pieds sous occlusion, en utilisant les feuilles de plastique alimentaire juste sous les chaussettes ou des sacs plastiques la nuit.
PUVAthérapie mais rechute habituellement très rapidement dès l’arrêt du traitement.
Les rétinoïdes (Soriatane*) peuvent être efficaces en diminuant le nombre de pustules et en améliorant la qualité de vie, mais ne permettent qu’exceptionnellement un blanchiment complet des lésions.
Le méthotrexate peut être partiellement efficace.
La ciclosporine est souvent remarquablement efficace à petites doses, amis elle est non dénuée d’effets secondaires et est-il raisonnable de donner un immunosuppresseur au long cours chez des patients ayant fumé durant de nombreuses années?
Les anti-TNF n’ont pas été étudiés. L’ustékinumab, le guselkumab et secukinumab n’ont été évalués que sur des petites séries avec des réponses variables.
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Les personnes ayant du diabète doivent prendre particulièrement soin de leurs pieds
Particularité du diabète et des pieds
Le diabète prédispose à deux pathologies,
la neuropathie
perte de sensibilité du pied par atteinte des nerfs : on a l’impression de marcher sur du coton et on sent moins la douleur
On se rend donc moins compte qu’on a une plaie débutante)
l’artériopopathie
= artères qui se bouchent, favorisant les troubles trophiques (plaies chroniques, apparition de callosités… ).
Dangers du pied dans le diabète
Il faut donc consulter son médecin devant l’apparition de toute plaie pour qu’il en effectue la prise en charge à visée cicatrisante par soins locaux, parfois par l’intermédiaire d’une infirmère.
Une plaie sur un pied diabétique peut en effet dégénérer en mal perforant plantaire, sorte de plaie chronique et indurée, difficile alors à soigner.
Soins du pied du diabétique
On peut citer parmi les soins à apporter au pied du diabétique
port de chaussettes en coton
éviter le synthétique qui favorise la transpiration
chaussures confortables
Eviter les claquettes ou tongs, ainsi que la marche pieds nus.
bonne hygiène des pieds
nettoyage et surtout séchage soigneux après la toilette, notamment entre les orteils afin d’éviter les fissures inter orteils souvent signe de mycose des pieds,
Appliquer sur les pieds une crème hydratante
afin d’éviter les zones sèches ou calleuses, souvent sources de plaies par cisaillement.
En cas de zones calleuses
Ne pas chercher à les raper ou les éliminer avec un objet contondant mais confiez-les au pédicure.
Auto surveillance
Profiter des soins que vous donnerez à vos pieds pour les inspecter tous les 2-3 jours afin de détecter toute plaie, hématome, callosité… et consultez le cas échéant
En cas d’écharde plantée dans le doigt, le pied… il convient tout d’abord de contrôler son statut vaccinal vis-à-vis du tétanos : si la date dudernier vaccin antitétanique date de plus de 10 ans ou est inconnue, aucune hésitation, il faut consulter votre médecin.
Que faire en cas d’écharde?
L’attitude à adopter dépend ensuite de nombreux facteurs parmi lesquels ont peut citer la taille, la localisation et la profondeur de l’enfoncement de l’écharde.
Petite écharde superficielle
Si cette dernière est petite et enfoncée superficiellement dans une structure charnue (paume, pulpe… ), vous pouvez tenter de la faire tremper dans de l’eau chaude avec du savon de Marseille. Ensuite, désinfectez une pince à épiler en la passant quelques secondes sous une flamme et tentez d’extraire l’écharde en tirant dans le sens inverse de sa pénétration, sans forcer. Enfin, désinfectez régulièrement la zone jusqu’à disparition de l’inflammation.
Autres échardes
Si cela ne fonctionne pas, qu’une inflammation persiste ou que l’écharde est grosse, profonde, enfoncée dans une structure non charnue (coté ou dos d’un doigt par exemple)… alors, il faut consulter. Le médecin dispose d’instruments stériles permettant de l’extraire et il préviendra l’infection.
Il est fréquent d’observer une nette démarcation de peau entre le décolleté et le reste du tronc : aspect rouge, plissé, taches brunes…
Décolleté exposé au soleil
L’effet plissé du décolleté est lié à un affinement des couches superficielles de la peau et à un remaniement des couches profondes, comme on l’observe dans la genese des rides.
Les rougeurs et les taches brunes sont comme l’effet plissé directement corrélé à l’exposition solaire qui constitue le facteur aggravant principal de l’effet parchemin ou plissé du décolleté.
Le meilleur moyen d’eviter cet effet plissé, rouge et taché du décolleté est donc de protéger la peau du décolleté du soleil
Pourquoi la zone du décolleté est-elle plus fragile ?
La peau du décolleté est à la fois fine et soumise à la tension du poids des seins. Elle a donc particulièrement tendance à se distendre et à se plisser. Par ailleurs, elle est, comme le visage ou les mains, particulièrement exposée au soleil et enfin c’est une zone que l’on oublie souvent de protéger du soleil. Les femmes mettent en effet des robes décolletées qui les exposent particulièrement
De même la peau du décolleté est située en haut du tronc, elle est donc comme les épaules particulièrement exposée au soleil
Que se passe-t-il au soleil sur le buste?
Suite aux expositions solaires, la peau du décolleté, déjà constitutionnellement fine, a tendance à s’affiner encore, ce qui entraîne un aspect parcheminé ou plissé et une rougeur persistante, souvent couleur lie de vin, liée en partie à cet affinement de la peau qui laisse plus transparaître les capillaires qui sont sous la peau. Au fil du temps, cet état s’aggrave et la peau devient de plus en plus réactive au soleil (rougeurs et chaleur après les expositions même minimes)
Comment protéger le décolleté?
Il faut le protéger du soleil (période estivale, vacances…). La meilleure des protections solaires est l’ombre! Il faut donc savoir modérer la durée de ses expositions et éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes : entre 11h et 16h. La deuxième mesure de protection solaire est le port de vêtements couvrants le décolleté et d’un chapeau à larges bords car ce dernier portera un peu d’ombre sur le buste. Enfin, il faut appliquer des crèmes solaires d’indice supérieur ou égal à 30 toutes les deux heures lors des expositions et les renouveler leur application après les bains et les essuyages.
En dehors des périodes d’ensoleillement, il faut protéger la peau du buste en la renforçant au moyen de crèmes hydratantes, voire de crèmes spécifiques pour le buste, bien que leur effet tenseur semble modéré.
Quels soins apporter au buste?
On peut recommander une crème hydratante voire crème pour le buste une fois par jour.
Port de vêtements couvrants lors des sorties.
Application d’une crème solaire d’indice 30 minimum, environ une demi-heure avant l’exposition, renouvelée toutes les deux heures et après chaque bain et essuyage.
Soins sur un buste ou décolleté rouge et taché
Les médecins peuvent proposer des soins correcteurs (peeling, laser, photo-réjuvénation à la lampe flash… ) mais il faut toujours garder à l’esprit que la peau du décolleté est très fragile et qu’aucun de ces gestes n’est dénué de risque.
Boutons sur les fesses : causes, diagnostic et traitements
Les boutons sur les fesses sont un motif de consultation fréquent mais souvent tabou — les patients tardent à consulter par pudeur alors que certaines causes nécessitent un traitement rapide. Folliculite bactérienne, furoncle, kyste pilonidal, hidradénite suppurée ou simple eczéma de contact : les causes sont multiples et les traitements radicalement différents. Ce guide fait le point sur chaque cause, ses caractéristiques distinctives et sa prise en charge.
Pourquoi les fesses sont-elles une zone particulièrement touchée ?
La peau des fesses cumule plusieurs facteurs qui favorisent les infections et les éruptions cutanées :
L’occlusion prolongée — la position assise maintient la peau en contact étroit avec le vêtement et la chaleur corporelle, créant un environnement chaud et humide idéal pour la prolifération bactérienne et fongique. Les étudiants, les télétravailleurs et les professions sédentaires (secrétaires, chauffeurs) sont particulièrement exposés.
La friction et le frottement — les pantalons serrés, les jeans, les matières synthétiques frottent sur les follicules pileux et favorisent les microtraumatismes qui ouvrent la porte aux infections.
La transpiration — la macération dans la transpiration modifie le pH cutané et favorise la colonisation par les bactéries et les levures.
La densité folliculaire — les fesses sont couvertes de follicules pileux fins, cibles des folliculites bactériennes et fongiques.
Facteurs aggravants : obésité (plis cutanés augmentant la macération), sous-vêtements synthétiques (favorisent la transpiration — préférer 100 % coton), rasage ou épilation de la zone (microtraumatismes folliculaires), immunodépression.
Les différentes causes de boutons sur les fesses
Folliculite bactérienne — cause la plus fréquente
La folliculite est une infection du follicule pileux, le plus souvent due au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Elle se manifeste par des petites pustules (boutons blancs ou jaunes) centrées sur un poil, légèrement douloureuses, en nombre variable — de quelques éléments isolés à des dizaines de lésions diffuses. Non prurigineuses ni très douloureuses individuellement, elles gênent surtout par la position assise.
Une folliculite fongique (à Malassezia ou dermatophytes) doit être évoquée en cas de résistance au traitement antibiotique — elle donne un aspect similaire mais répond aux antifongiques. Un prélèvement pour mise en culture permet de distinguer les deux.
Furoncle — folliculite profonde douloureuse
Le furoncle est une folliculite profonde atteignant l’ensemble du follicule pileux et le tissu cutané environnant. Il se manifeste par un nodule rouge, chaud, très douloureux, qui évolue vers la formation d’un abcès collecté avec un bourbillon central (nécrose) puis se vide spontanément ou nécessite une incision. Sur les fesses, les furoncles peuvent être récidivants (furonculose) — rechercher alors un portage nasal de staphylocoque, un diabète ou une immunodépression. Un furoncle ne doit jamais être percé manuellement — risque de diffusion bactérienne et de bactériémie.
Hidradénite suppurée (maladie de Verneuil)
L’hidradénite suppurée est une maladie inflammatoire chronique des glandes apocrines — structures situées dans les zones de plis riches en poils : aisselles, aines, fesses, région génitale. Elle débute par des nodules douloureux profonds qui évoluent vers des abcès récidivants, des fistules (trajets sous-cutanés chroniques) et des cicatrices rétractiles. Chronique et invalidante, elle est souvent diagnostiquée avec un retard de plusieurs années car confondue avec de simples furoncles récidivants.
Signes distinctifs : atteinte des plis, bilatérale, récidivante au même endroit, évolution vers les fistules et cicatrices, aggravée par le tabac et l’obésité. Le traitement nécessite souvent une prise en charge dermatologique spécialisée (antibiotiques, rétinoïdes, biothérapies, chirurgie). Voir hidradénite suppurée.
Kyste pilonidal
Le kyste pilonidal est une lésion kystique située dans le sillon inter-fessier (raie des fesses), contenant des poils incarnés et des débris kératiniques. Il touche surtout les hommes jeunes, actifs, avec une pilosité dense. Il peut rester asymptomatique des années puis s’infecter brusquement, donnant un abcès très douloureux dans la région sacro-coccygienne. Le traitement de l’abcès aigu est le drainage chirurgical — le traitement définitif du kyste est chirurgical (exérèse). Non traité, il évolue vers des récidives et des trajets fistuleux chroniques.
Molluscum contagiosum
Chez l’enfant, les papules ombiliquées perlées du molluscum contagiosum peuvent se localiser sur les fesses — transmission par contact cutané direct (bains partagés, linge). Chez l’adulte, une localisation fessière et génitale évoque une transmission sexuelle. Evolution bénigne avec régression spontanée en 6 à 18 mois, traitement possible (curetage, cryothérapie) si nombreux ou gênants.
Eczéma de contact et irritatif
Les fesses peuvent être le siège d’un eczéma de contact aux matières des vêtements (colorants textiles, latex des élastiques), aux produits de lavage (assouplissants, détergents) ou aux soins corporels (gels douche, crèmes). Plaques rouges prurigineuses, parfois vésiculeuses, localisées aux zones de contact. Un eczéma irritatif peut aussi survenir en cas d’incontinence (contact prolongé avec l’urine ou les selles chez le sujet âgé ou le nourrisson — érythème fessier).
Psoriasis inversé
Le psoriasis des plis (psoriasis inversé) touche le sillon inter-fessier et les plis des fesses. Il se présente comme des plaques rouges lisses et brillantes, sans les squames blanches caractéristiques du psoriasis des zones exposées (car la macération dans les plis élimine les squames). Chronique, récidivant, parfois confondu avec un intertrigo candidosique ou une dermatite séborrhéique.
Acné des fesses — fausse acné
Ce que les patients appellent « acné des fesses » est le plus souvent une folliculite — les fesses ne contiennent pas de glandes sébacées en quantité suffisante pour développer une vraie acné comédogénique (points noirs). L’absence de comédons (points noirs) sur les fesses est un argument pour la folliculite plutôt que l’acné vraie.
Herpès des fesses
L’herpès peut toucher les fesses lors des récurrences si la primo-infection a concerné la zone sacro-fessière — le virus reste latent dans le ganglion sacré et se réactive au même endroit. Vésicules groupées en bouquet, douloureuses, précédées de prodromes (picotements, brûlures). À distinguer du zona fessier (strictement unilatéral, ne récidive quasiment jamais).
Tableau comparatif — diagnostic selon l’aspect
Cause
Aspect
Douleur
Traitement
Folliculite bactérienne
Pustules centrées sur poil, multiples
Légère
Antibiotiques topiques ou oraux
Furoncle
Nodule rouge avec bourbillon central
Intense
Antibiotiques oraux ± incision
Hidradénite suppurée
Abcès récidivants, fistules, cicatrices
Très intense
Spécialisé : ATB, rétinoïdes, biothérapies
Kyste pilonidal
Sillon inter-fessier, poils incarnés
Intense si abcès
Chirurgical
Folliculite fongique
Pustules, résistance aux antibiotiques
Légère à modérée
Antifongiques topiques ou oraux
Eczéma de contact
Plaques rouges prurigineuses, vésicules
Prurit ++
Éviction allergène + dermocorticoïdes
Psoriasis inversé
Plaques rouges lisses, sillon fessier
Prurit modéré
Dermocorticoïdes, inhibiteurs calcineurine
Herpès fessier
Vésicules en bouquet, récidivantes
Brûlures, douleur
Aciclovir / valaciclovir
Traitements des boutons des fesses
Folliculite légère à modérée : antiseptique local (chlorhexidine, hexomédine) en premier lieu. En cas de résistance, antibiotique topique (fusidine, clindamycine). Pour les formes diffuses ou récidivantes : antibiotique oral (doxycycline, amoxicilline-acide clavulanique selon l’antibiogramme). En cas de suspicion de folliculite fongique : antifongique topique (kétoconazole, ciclopirox) ou oral (itraconazole).
Furoncle collecté : incision et drainage par le médecin — jamais manuellement à domicile. Antibiotique oral systématique (amoxicilline-acide clavulanique ou pristinamycine). En cas de furonculose récidivante : écouvillonnage nasal pour rechercher un portage de staphylocoque doré, décontamination nasale (mupirocine), bains antiseptiques. Vérifier glycémie et immunité.
Hidradénite suppurée : prise en charge dermatologique spécialisée impérative. Antibiotiques à longue durée (doxycycline, association clindamycine + rifampicine), rétinoïdes, biothérapies (adalimumab — seul traitement ayant une AMM dans cette indication). Chirurgie d’exérèse large des zones fistulisées. Arrêt du tabac impératif.
Kyste pilonidal : drainage chirurgical de l’abcès aigu en urgence. Exérèse chirurgicale programmée du kyste pour éviter les récidives. Epilation définitive de la zone par laser pour réduire le risque de récidive post-opératoire.
Taches noires séquellaires : sur les peaux mates, les boutons des fesses laissent souvent des taches hyperpigmentées persistantes. Traitement par acide azélaïque, trétinoïne ou préparations magistrales à l’hydroquinone, associés à une protection solaire.
Prévention des boutons récidivants sur les fesses
Sous-vêtements en 100 % coton, changés quotidiennement — les matières synthétiques favorisent la macération et la prolifération bactérienne. Pantalons et jeans pas trop serrés, éviter les vêtements de sport en synthétique portés longtemps après l’effort. Douche après toute activité sportive. Savon doux ou syndet — éviter les gels douche parfumés et moussants sur les zones sensibles. Eviter le rasage des fesses si tendance aux folliculites — préférer une crème dépilatoire ou l’épilation laser. Bains de siège à la chlorhexidine 2 à 3 fois par semaine en cas de folliculite récidivante. Perte de poids en cas d’obésité — facteur aggravant majeur de l’hidradénite suppurée et des folliculites de frottement.
Questions fréquentes
Les boutons sur les fesses sont-ils de l’acné ?
Rarement — les fesses ne contiennent pas assez de glandes sébacées pour développer une vraie acné. L’absence de points noirs (comédons) est le signe distinctif. Ce que l’on appelle « acné des fesses » est le plus souvent une folliculite bactérienne ou fongique, qui répond à un traitement antibiotique ou antifongique et non aux traitements anti-acné classiques (rétinoïdes, peroxyde de benzoyle).
Mes boutons des fesses récidivent depuis des années — c’est quoi ?
Des boutons douloureux récidivants au même endroit (sillon fessier, plis des fesses), évoluant vers des abcès et laissant des cicatrices ou des trajets fistuleux, sont très évocateurs d’hidradénite suppurée (maladie de Verneuil). Cette maladie est chronique, sous-diagnostiquée (délai diagnostique moyen de 7 ans), et nécessite une prise en charge dermatologique spécialisée. Si vous avez ce tableau, consultez un dermatologue plutôt qu’un médecin généraliste pour un traitement adapté.
Un bouton douloureux dans le sillon des fesses — kyste pilonidal ?
Probablement oui si la lésion est localisée dans la raie des fesses (région sacro-coccygienne), que vous êtes un homme jeune avec une pilosité dense, et que vous sentez une bosse sous la peau. En phase aiguë infectée, il faut consulter rapidement pour un drainage chirurgical — ne jamais tenter de percer soi-même. La récidive est quasi certaine sans exérèse chirurgicale programée du kyste.
Comment éviter les boutons des fesses en télétravail ?
Position assise prolongée = premier facteur de risque de folliculite fessière. Conseils pratiques : se lever et marcher 5 minutes toutes les heures, éviter les jeans serrés ou les leggings synthétiques en journée de travail à domicile, préférer des pantalons larges en coton ou même le bas de pyjama en coton, changer de sous-vêtements quotidiennement, douche le soir pour éliminer la transpiration accumulée.
Laser et vergetures : quels traitements pour atténuer les vergetures ?
Plusieurs types de lasers et de techniques apparentées peuvent atténuer les vergetures. Leurs résultats font l’objet de publications scientifiques, mais leur efficacité reste partielle — une amélioration de l’aspect et de la texture est possible, sans disparition complète. Leur maniement nécessite des précautions et un opérateur entraîné.
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VERGETURES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
💡 Les vergetures rouges récentes répondent nettement mieux aux traitements que les vergetures blanches anciennes. Il est donc recommandé d’intervenir le plus tôt possible après leur apparition.
Lasers non ablatifs
Les lasers non ablatifs n’enlèvent pas de couches de peau — ils agissent en profondeur sans carboniser l’épiderme, avec des suites légères.
Laser
Mécanisme
Indication préférentielle
Résultat attendu
Laser vasculaire (laser à colorant pulsé)
Cible les vaisseaux sanguins dilatés — photocoagulation des néovaisseaux intradermiques
Vergetures rouges récentes
Amélioration de l’aspect, de la texture et de la rougeur — résultats inconstants
Laser excimer
UV émis à 308 nm — stimulation des mélanocytes — repigmentation
Vergetures blanches (repigmentation de l’hypopigmentation)
Amélioration de la repigmentation — ne modifie pas la texture
Lasers ablatifs
Les lasers ablatifs carbonisent et exfolient les couches superficielles de la peau pour les lisser et stimuler la régénérescence des fibres collagènes et élastiques profondes.
Caractéristique
Détail
Mécanisme
Vaporisation contrôlée des couches épidermiques + stimulation de la néosynthèse de collagène et d’élastine pendant la cicatrisation
Suites
Plus importantes qu’avec les lasers non ablatifs — rougeur et croûtes pendant plusieurs jours à semaines
Risque spécifique
Taches brunes réactionnelles (hyperpigmentation post-inflammatoire) — risque majoré sur les peaux mates (phototypes III–IV) — photoprotection stricte obligatoire
Indication
Vergetures des deux types — meilleur résultat sur les vergetures récentes
⚠️ Les lasers ablatifs sont contre-indiqués sur les peaux très foncées (phototypes V–VI) en raison du risque majeur d’hyperpigmentation post-inflammatoire et de dépigmentation.
Vaporisation fractionnée — régénérescence accélérée — amélioration texture et relief
⭐⭐⭐ Très bonne sur les deux types — suites plus marquées qu’avec le non ablatif
💡 Le laser fractionnel (ablatif ou non ablatif) est aujourd’hui la technique laser la plus utilisée et la mieux documentée pour les vergetures. Le mode fractionné préserve des îlots de peau saine entre les microcolonnes traitées, accélérant la cicatrisation et réduisant les suites par rapport aux lasers totalement ablatifs.
Quel laser est le plus efficace pour les vergetures ?
Le laser fractionnel (ablatif ou non ablatif) est la technique la mieux documentée et la plus utilisée aujourd’hui. Pour les vergetures récentes rouges, le laser fractionnel non ablatif (1550 nm) offre un excellent rapport efficacité/tolérance. Pour les vergetures plus anciennes ou résistantes, le laser fractionnel CO₂ ablatif donne de meilleurs résultats mais avec des suites plus importantes. Le laser vasculaire (colorant pulsé) est réservé aux vergetures rouges récentes pour leur composante vasculaire.
Combien de séances sont nécessaires ?
En moyenne 3 à 6 séances espacées de 4 à 6 semaines selon la technique et la réponse individuelle. Les résultats ne sont pas immédiats — la néosynthèse de collagène se poursuit plusieurs mois après la dernière séance. L’évaluation finale se fait 3 à 6 mois après la fin du traitement.
Les lasers pour vergetures sont-ils douloureux ?
Une anesthésie locale (crème EMLA®) est appliquée 30 à 60 minutes avant la séance. La douleur pendant la séance est modérée à importante selon le type de laser et la puissance utilisée. Les suites (rougeur, œdème, croûtes) sont plus marquées avec les lasers ablatifs qu’avec les non ablatifs.
Peut-on faire du laser sur des vergetures récentes de grossesse ?
Oui — mais uniquement après l’accouchement et l’arrêt de l’allaitement. Les vergetures rouges de grossesse récentes sont une indication idéale, car elles répondent mieux aux traitements laser que les vergetures blanches anciennes. Plus l’intervention est précoce (dans les 6 à 12 mois suivant l’apparition), meilleur est le résultat.
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– Les causes
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Crèmes anti-vergetures : efficaces ou non ? Laquelle choisir ?
Les vergetures sont assimilables à des cicatrices — il est difficile voire impossible de les faire disparaître complètement. Les crèmes anti-vergetures peuvent-elles prévenir leur apparition ou les atténuer ? La réponse de la littérature médicale est sans ambiguïté.
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Émollients — hydratants — amélioration de l’élasticité cutanée
Les crèmes anti-vergetures sont-elles efficaces ?
⚠️ Revue Cochrane 2015 : une revue systématique de la littérature médicale par Cochrane a conclu qu’aucune crème anti-vergetures n’a fait la preuve scientifique de son efficacité en termes de prévention des vergetures pendant la grossesse.
Question
Réponse de la littérature médicale
Prévention des vergetures
Aucune preuve d’efficacité — revue Cochrane 2015
Atténuation des vergetures existantes
Effet limité à l’hydratation superficielle — les substances actives revendiquées n’ont pas démontré d’action spécifique sur la structure dermique
Mécanisme réel probable
Pouvoir émollient et hydratant — amélioration temporaire de l’aspect par hydratation — stimulation mécanique liée au massage quotidien
💡 Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser des crèmes anti-vergetures spécifiques — une simple crème hydratante associée à un massage quotidien est aussi efficace, pour un coût bien inférieur.
Le massage hydratant : aussi efficace que les crèmes spécialisées
Le bénéfice des crèmes anti-vergetures semble davantage lié au massage quotidien qu’à leur composition. Masser la peau :
Stimule la production et l’organisation des fibres profondes de la peau
Améliore la microcirculation locale
Maintient l’hydratation et l’élasticité cutanée
Technique : pétrir doucement la peau sans provoquer de douleur, environ 5 à 10 minutes par jour. Une simple crème hydratante ou une huile végétale (amande douce, rose musquée, karité) suffit comme support de massage.
La seule crème ayant un effet démontré sur les vergetures
Il existe une crème qui provoque un effet documenté sur les vergetures déjà présentes : la crème à la vitamine A acide (trétinoïne).
Point
Détail
Mécanisme
Stimulation de la synthèse de collagène et d’élastine — accélération du renouvellement cellulaire épidermique
Indication sur les vergetures
Hors AMM (AMM dans l’acné) — prescrite par le médecin — surtout efficace sur les vergetures récentes rouges
⚠️ La trétinoïne est un médicament sur ordonnance — elle ne peut pas être utilisée pendant la grossesse ni l’allaitement. Son utilisation dans les vergetures est hors AMM et nécessite une prescription médicale avec suivi.
Les crèmes anti-vergetures vendues en pharmacie servent-elles à quelque chose ?
Leur principal effet est hydratant et émollient — ce sont les propriétés de tout corps gras appliqué régulièrement avec massage. Aucune des substances actives revendiquées (vitamines, silicium, centella asiatica) n’a démontré d’efficacité supérieure à une simple crème hydratante dans des essais cliniques rigoureux. La revue Cochrane 2015 est sans ambiguïté sur ce point. Cela ne signifie pas qu’elles sont inutiles — le massage quotidien en lui-même est bénéfique.
Quelle huile est la meilleure pour les vergetures ?
Aucune huile végétale n’a démontré d’efficacité spécifique sur les vergetures. L’huile d’amande douce, de rose musquée et le beurre de karité sont souvent utilisés comme support de massage — leur intérêt principal est leur texture émolliente facilitant le massage quotidien. Ce dernier est le vrai facteur bénéfique, indépendamment du produit utilisé.
La trétinoïne peut-elle être achetée sans ordonnance pour les vergetures ?
Non — la trétinoïne est un médicament sur ordonnance en France. Son utilisation dans les vergetures est hors AMM et nécessite une prescription médicale. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Elle est la seule crème ayant une efficacité documentée sur les vergetures récentes rouges.
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Les vergetures sont des cicatrices cutanées profondes dues à une rupture des fibres de collagène et d’élastine du derme, provoquée par un étirement trop rapide de la peau. Elles touchent 50 à 90 % des femmes enceintes, mais aussi les adolescents en croissance rapide, les sportifs en musculation intensive et toute personne soumise à des variations de poids brutales.
Vergetures de grossesse : distension abdominale rapide au 3e trimestre
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VERGETURES
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Stries rouges ou violacées, légèrement surélevées, parfois prurigineuses
Rupture et rétraction des fibres de collagène et d’élastine — réaction inflammatoire dermique
Phase cicatricielle
Stries blanches nacrées, déprimées — permanentes dans leur structure
Fibrose cicatricielle — remplacement par du tissu fibreux moins élastique
Deux facteurs se combinent : une distension mécanique rapide dépassant la capacité d’adaptation des fibres dermiques, et une fragilité des fibres conjonctives favorisée par les hormones (glucocorticoïdes, œstrogènes, relaxine) qui inhibent la synthèse du collagène.
Facteurs de risque
Vergetures chez l’homme : fréquentes en cas de musculation intensive
Facteur
Mécanisme
Grossesse
Distension abdominale + mammaire rapide + imprégnation hormonale (relaxine, progestérone, glucocorticoïdes endogènes) — surtout 3e trimestre
Adolescence
Poussée de croissance rapide — peau paradoxalement moins mature et plus vulnérable avant 20 ans
Prise ou perte de poids rapide
Distension ou perte du tissu adipeux sous-cutané brutale fragilisant le derme
Musculation intensive
Hypertrophie musculaire rapide — épaules, aisselles, pectoraux, cuisses
Corticothérapie
Corticoïdes systémiques et dermocorticoïdes prolongés — inhibition directe de la synthèse de collagène
Prédisposition génétique
Antécédents familiaux maternels — maladies du tissu conjonctif (Marfan, Ehlers-Danlos)
⚠️ Dermocorticoïdes sans prescription médicale : ne jamais appliquer de crèmes à la cortisone de façon prolongée sur le ventre, les seins et les hanches pendant la grossesse — ils inhibent la synthèse locale de collagène et peuvent favoriser les vergetures.
Prévenir les vergetures : ce qui fonctionne vraiment
💡 La revue systématique Cochrane (2015) a conclu qu’aucune crème anti-vergetures commerciale n’a démontré d’efficacité préventive supérieure au placebo. C’est l’hydratation régulière et le massage mécanique, indépendamment du produit utilisé, qui sont les facteurs préventifs efficaces. → Voir crèmes anti-vergetures : efficaces ou non ?
Mesure préventive
Modalité pratique
Niveau de preuve
Contrôle de la prise de poids
10 à 14 kg pour une grossesse singleton — avec suivi médical
⭐⭐⭐ Facteur mécanique principal
Hydratation cutanée quotidienne
Crème hydratante ou huile végétale (amande douce, argan, rose musquée) — zones à risque — dès le 1er trimestre
⭐⭐ Maintient la souplesse cutanée
Palper-rouler quotidien
Pétrir doucement la peau entre le pouce et les autres doigts — mouvements circulaires et ascendants — 5 à 10 min/jour après la douche sur peau légèrement humide
⭐⭐ Stimule la microcirculation et l’organisation des fibres conjonctives
Centella asiatica (Trofolastin®, Alphastria®)
Application régulière dès le début de la grossesse
⭐ Données les plus favorables parmi les actifs cosmétiques — réduction modeste de l’incidence
Progression des charges en musculation
Hypertrophie progressive — hydratation cutanée des zones de travail
⭐⭐ Réduit la vitesse de distension
Traiter les vergetures existantes
Les vergetures récentes (rouges) répondent mieux que les vergetures blanches. Plus le traitement est débuté tôt, meilleurs sont les résultats.
Traitement
Type de vergeture
Efficacité
Précautions
Trétinoïne topique (0,05–0,1%)
Récentes (rouges) +++
⭐⭐⭐ Meilleure efficacité médicale documentée sur les vergetures récentes
CI pendant grossesse et allaitement — hors AMM — ordonnance obligatoire
Non — les vergetures sont des cicatrices dermiques permanentes dans leur structure. Elles peuvent s’atténuer significativement avec les traitements (laser, micro-needling, rétinoïdes) mais ne disparaissent jamais totalement. Les vergetures récentes rouges s’améliorent davantage que les vergetures blanches anciennes.
À quel moment commencer la prévention pendant la grossesse ?
Dès le début de la grossesse, idéalement au 1er trimestre, avant l’apparition de la distension abdominale. La prévention est d’autant plus efficace qu’elle est débutée tôt. L’hydratation quotidienne et le palper-rouler dès le 1er trimestre sont les mesures les plus accessibles et les plus utiles.
La musculation provoque-t-elle des vergetures chez l’homme ?
Oui — la prise de masse musculaire rapide et intensive est une cause fréquente de vergetures chez l’homme, principalement sur les épaules, les pectoraux, les aisselles et les cuisses. Une progression des charges progressive et une hydratation cutanée régulière des zones de travail permettent de réduire ce risque.
Le micro-needling ou le laser : lequel choisir pour les vergetures ?
Pour les peaux claires, le laser fractionné offre une efficacité légèrement supérieure. Pour les peaux foncées (phototypes IV à VI), le micro-needling est préférable car il présente moins de risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire. Le coût du micro-needling est généralement inférieur au laser. Les deux peuvent être combinés pour les vergetures profondes et étendues.
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ECZEMA
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La personne qui présente un eczema au ciment réagit donc de façon allergique au ciment quelle pouvait » supporter » correctement auparavant. On peut donc devenir allergique au ciment dans sa vie alors qu’on ne l’était pas auparavant
Le ciment devient donc pour la peau un allergène.
Pourquoi on devient allergique au ciment?
On ne connait pas précisément la cause du déclenchement d’une allergie de contact au ciment mais on en connait bien le mécanisme
Une allergie de contact retardée
Contrairement aux allergies immédiates (survenant dans les minutes ou heures suivant le contact, telles que l’urticaire), l’eczema de contact au ciment est une allergie retardée, (type IV de la classification de Gell et combs, à médiation immunitaire cellulaire) survenant un ou plusieurs jours après le contact avec le ciment
La sensibilisation :
Pour une raison souvent inconnue, l’organisme se sensibilise au ciment avec lequel il est mis en contact. Le ciment devient un allergène pour l’organisme
L’éruption de l’eczema au ciment
En cas de nouveau contact avec le ciment, on déclenche de l’exema de contact sur la peau
Avant de développer un eczema de contact, il existe donc un contact de la peau avec cet allergène (ou haptène) en général quelques jours avant le début de l’éruption.
Comment on reconnait l’eczema au ciment ou gale du ciment?
L’allergie au ciment donne un eczema souvent chronique appele eczema au ciment ou encore « gale du ciment » predominant sur les mains puisqu’elles sont en contact avec le ciment.
Le médecin pratique des tests allergologiques mettant en évidence l’allergie au béton :
A quoi je suis allergique?
L’allergene responsable de l’eczema au ciment ou « gale du ciment » est le bichromate de potassium.
Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation de ciment), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.
Patch testsTest allergique positif au ciment
Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.
Ces tests confirment l’allergie au bichromate de potassium
Soigner l’exema au ciment (gale du ciment)
Le traitement de l’eczéma des mains au ciment requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de sen protéger (port de gants)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur les mains pour limiter la peau sèche
Je travaille dans le BTP, que dois-je faire?
Il faut consulter le médecin du travail après avoir fait les tests pour prouver l’allergie au ciment, afin de voir si une solution peut vous être proposée (gants, reclassement… )
Est-ce qu’on peut faire de l’eczema à d’autres substances que le ciment?
On trouve aussi le bichromate de potassium dans les cuirs tannés. Evitez les gants en cuir et portez des chaussettes dans les chaussures en cuir
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
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Il est fréquent d’observer l’apparition d’une verrue sur la plante du pied
Verrues plantaires
A quoi sont dues les verrues plantaires?
Les verrues sont due a une infection par une famille de virus appelée papilloma virus humains (PVH) ou HPV pour Human Papillomavirus.
Les verrues plantaires sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 1 et 2.
Comment reconnaitre une verrue plantaire?
Il existe de nombreux types de verrues ; les plus frequentes sur les pieds sont :
Myrmécie
Les papillomavirus de type 1 ont plutot tendance à provoquer des verrues profondes et douloureuses se développant verticalement en profondeur appelées myrmécies.
Verrues des orteils et du piedGrosse myrmécie plantaireVerrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d’un durillonMyrmécie de l’avant piedVerrue plantaire
Verrues en mosaique
Les verrues en mosaique sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 2. Les verrues en mosaique se développent horizontalement en superficie de la peau et formant à terme une mosaique de verrues.
Verrues en mosaique
Diagnostic des verrues plantaires
Le diagnostic est le plus souvent clinique mais le dermatologue peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer par exemple une verrue plantaire d’un cor, d’un durillon, d’un mélanome achromique… :
Lésions épithéliales donc les vaisseaux sont entourés de blanc
Vaisseaux monomorphes en points de distribution régulière, sur un fond sans structure couleur chair
Vaisseaux en épingles à cheveux dilatés, hypertrophiques, exubérants
Verrue au dermatoscope
Quelle est l’évolution des verrues plantaires?
La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans
On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille
Comment éviter d’avoir des verrues plantaires?
Pour éviter les verrues, on recommande généralement :
éviter de marcher pieds nus notamment dans les piscines, vestiaires…
éviter d’utiliser les chaussettes, chaussures, serviettes et les affaires de toilette (lime, pierre ponce… ) d’une autre personne
Se débarrasser des verrues plantaires
Letraitement des verrues plantaires peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des orteils… )
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Problèmes d’ongles : diagnostic, causes et traitements
Les ongles sont, comme les cheveux, des phanères — des productions kératinisées de la peau, constituées principalement de kératine et d’acides aminés soufrés. Leur croissance (environ 3 mm par mois pour les ongles des mains, 1 mm par mois pour les pieds) est influencée par de nombreux facteurs : état de santé général, thyroïde, médicaments, nutrition, traumatismes, saison. Les ongles sont souvent le reflet de l’état de santé interne : certaines modifications de leur aspect, couleur ou texture peuvent révéler une maladie dermatologique, une infection, une carence nutritionnelle ou une pathologie systémique. Un avis dermatologique est recommandé dès qu’un problème d’ongle persiste ou s’aggrave.
💡 L’ongle : un miroir de la santé. L’ongle repose sur le lit unguéal auquel il est adhérent. Il est produit par la matrice unguéale, zone de croissance située sous la lunule. Toute maladie affectant la matrice (psoriasis, pelade, lichen) ou le lit unguéal (mycose, psoriasis, onycholyse) modifie l’aspect de l’ongle. La croissance lente de l’ongle (3 à 6 mois pour renouveler un ongle de main, 12 à 18 mois pour un orteil) explique le délai long avant d’observer une amélioration après traitement.
Diagnostic par aspect de l’ongle — tableau récapitulatif
Ongles jaunes, épais ou friables : la mycose en premier
L’onychomycose (mycose de l’ongle) est la cause la plus fréquente d’ongle jaune, épais et friable. Elle est due à des dermatophytes (Trichophyton rubrum dans la grande majorité des cas), parfois à des levures (Candida) ou des moisissures. Elle touche surtout les ongles des pieds, débute par le bord libre et évolue lentement vers la matrice. L’ongle devient progressivement jaune-brun, épaissi, friable, décollé du lit unguéal. Elle est favorisée par la transpiration, les chaussures fermées, la marche pieds nus dans les lieux publics et le contact prolongé avec l’eau.
⚠️ Piège : le psoriasis unguéal peut donner exactement le même aspect qu’une mycose. Avant tout traitement antifongique prolongé, le dermatologue peut demander un prélèvement mycologique pour confirmer la présence du champignon — traiter un psoriasis unguéal avec un antifongique est inefficace et retarde le bon diagnostic.
Le traitement de l’onychomycose si elle concerne plus de 50 % de la tablette unguéale, une atteinte matricielle (zone proximale de l’ongle) et une tablette unguéale de plus de 2 mm d’épaisseur, ou plus de 3 ongles atteints, repose sur des antifongiques oraux (terbinafine, itraconazole) pendant 2 mois pour les ongles des pieds. Les vernis antifongiques (amorolfine, ciclopirox) sont réservés aux formes superficielles ou en complément du traitement oral. La guérison complète est lente — 12 à 18 mois pour un ongle d’orteil. Voir notre article sur les mycoses des ongles.
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ONYCHOMYCOSE (MYCOSE DES ONGLES)
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– Les causes
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Les taches blanches des ongles — appelées médicalement leuconychie — sont très fréquentes et le plus souvent bénignes. Dans la grande majorité des cas, elles résultent de micro-traumatismes de la matrice unguéale (chocs, manucure, rongeage des ongles) et disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle. Elles ne sont pas dues à une carence en calcium, contrairement à une croyance très répandue.
Cependant, certaines formes de leuconychie doivent alerter. Des taches blanches associées à une pelade (alopécie en plaques) sont fréquentes. Une leuconychie totale (ongle entièrement blanc) peut traduire une hypoalbuminémie (dénutrition sévère, cirrhose hépatique) — les « ongles de Terry » montrent un ongle blanc avec une bande rosée distale. Des stries blanches transversales parallèles (lignes de Mees) peuvent indiquer une intoxication à l’arsenic ou une insuffisance rénale. Voir notre article sur les taches blanches des ongles.
Stries et sillons de l’ongle
Stries longitudinales
De fines stries longitudinales (dans le sens de la croissance) sont normales après 50 ans — elles traduisent le vieillissement physiologique de la matrice. Des stries longitudinales prématurées, nombreuses, ou associées à une fragilité unguéale évoquent un lichen plan unguéal (risque de destruction irréversible si non traité), une pelade unguéale, ou une fragilité unguéale chronique. Une bande longitudinale pigmentée brune ou noire isolée (mélanonychie striée) doit être évaluée par le dermatologue pour éliminer un mélanome unguéal. Voir notre article sur les ongles striés.
Stries transversales — lignes de Beau
Les lignes de Beau sont des sillons transversaux qui traversent toute la largeur de l’ongle, perpendiculairement à sa croissance. Elles traduisent un arrêt transitoire de la croissance de la matrice survenu quelques semaines avant leur apparition visible. Elles sont le témoin d’un épisode sévère : fièvre élevée, infection grave, intervention chirurgicale, chimiothérapie, accouchement, stress intense, carence nutritionnelle sévère. Leur position sur l’ongle permet d’estimer la date de l’événement déclenchant (la croissance unguéale étant d’environ 3mm par mois).
Ongle décollé du lit unguéal (onycholyse)
L’onycholyse est le décollement de l’ongle de son lit unguéal, débutant par le bord libre et progressant vers la matrice. Elle laisse un espace blanc ou jaunâtre sous l’ongle. Les causes les plus fréquentes sont le traumatisme répété (ongles longs, chaussures trop serrées), la mycose, le psoriasis unguéal, et la photoonycolyse (décollement déclenché par l’exposition solaire chez les patients sous cyclines ou fluoroquinolones).
Une cause systémique importante à ne pas manquer : l’hyperthyroïdie peut provoquer une onycholyse bilatérale et symétrique des ongles des mains, associée à d’autres signes (palpitations, perte de poids, tremblements). Un bilan thyroïdien est justifié en cas d’onycholyse sans cause locale évidente.
Ongle douloureux
Un ongle douloureux doit faire évoquer plusieurs diagnostics selon le contexte. L’ongle incarné (onychocryptose) est la cause la plus fréquente de douleur unguéale — le bord de l’ongle pénètre dans les tissus latéraux, provoquant douleur, rougeur, gonflement et parfois infection (périonyxis). Il touche presque exclusivement le gros orteil et résulte souvent d’une coupe en arrondi ou trop courte.
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ONGLE INCARNE
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Un périonyxis (infection du repli unguéal) sans ongle incarné évoque une infection bactérienne à staphylocoque (aiguë, douloureuse, avec pus) ou une candidose chronique (fréquente chez les personnes dont les mains sont souvent dans l’eau — cuisiniers, aides-soignants, coiffeurs). Une douleur sous l’ongle sans signe infectieux, pulsatile, peut évoquer une tumeur glomique — tumeur vasculaire bénigne mais très douloureuse, à exérèse chirurgicale.
⚠️ Diabète et ongle incarné : chez un patient diabétique, tout problème unguéal douloureux avec rougeur ou infection doit être pris en charge rapidement — le risque d’infection sévère et de décompensation locale est élevé.
Les ongles comme miroir des maladies internes
Certaines modifications unguéales sont des signes d’appel de maladies systémiques que le dermatologue doit savoir reconnaître. Le tableau ci-dessous résume les principaux signes unguéaux à valeur diagnostique systémique.
Signe unguéal
Maladie systémique à rechercher
Hippocratisme digital (ongles en verre de montre, doigts en baguettes de tambour)
Couper ses ongles correctement — droit, en laissant dépasser légèrement le bord libre, surtout pour les gros orteils. Une coupe trop courte en arrondi est la première cause d’ongle incarné. Utiliser un coupe-ongles propre et désinfecté.
Protéger ses mains de l’eau et des détergents — le contact prolongé avec l’eau ramollit et fragilise la kératine unguéale. Porter des gants lors de la vaisselle, du ménage ou des soins. Bien sécher les mains et les ongles après chaque lavage.
Hydrater régulièrement — appliquer une crème hydratante sur les mains et les ongles, notamment en hiver. Une bonne hydratation générale (1,5 à 2 litres d’eau par jour) est également bénéfique pour la qualité unguéale.
Porter des chaussures adaptées — à bout large et souple pour éviter les traumatismes répétés des ongles des orteils, premières cause d’onychomycose et d’ongle incarné.
Ne pas marcher pieds nus dans les lieux publics — piscines, vestiaires, douches collectives sont des zones de contamination fongique. Porter des tongs ou sandales systématiquement.
Ne pas se ronger les ongles — l’onychophagie fragilise la matrice, favorise les infections périunguéales et entretient un cercle vicieux. Voir notre article comment arrêter de se ronger les ongles.
Limiter les faux ongles et gels — les ongles en gel et les faux ongles fragilisent l’ongle naturel, favorisent les onycholyses et les mycoses à Candida sous la prothèse. Voir notre article sur les faux ongles.
Quand consulter un dermatologue pour un problème d’ongle
Consulter sans attendre en cas de : bande pigmentée noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme identifié (mélanome unguéal à éliminer), ongle douloureux avec signes infectieux chez un patient diabétique, hippocratisme digital d’apparition récente (bilan urgent). Consulter dans les jours qui suivent en cas de : ongle jaune épais persistant (confirmation mycologique avant traitement), onycholyse bilatérale sans cause locale (bilan thyroïdien), lichen plan unguéal suspecté (risque de destruction irréversible sans traitement précoce).
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Questions fréquentes sur les problèmes d’ongles
Les taches blanches sur les ongles sont-elles dues à un manque de calcium ?
Non — c’est une idée reçue très répandue mais fausse. Les taches blanches (leuconychie ponctiforme) résultent presque toujours de micro-traumatismes de la matrice unguéale : chocs, manucure, rongeage des ongles. Elles disparaissent spontanément avec la croissance de l’ongle en quelques semaines. Une carence en calcium ne se manifeste pas sur les ongles.
Comment distinguer une mycose d’ongle d’un psoriasis unguéal ?
Les deux peuvent donner un ongle jaune, épais et décollé — l’aspect clinique seul ne permet pas toujours de les différencier. Le psoriasis unguéal s’accompagne souvent de piqûres en dé à coudre, de taches huileuses jaunâtres sous l’ongle, et de lésions cutanées ou articulaires associées. La confirmation repose sur le prélèvement mycologique : positif pour la mycose, négatif pour le psoriasis. Ce test est indispensable avant tout traitement antifongique prolongé.
Combien de temps dure le traitement d’une mycose des ongles ?
Le traitement antifongique oral (terbinafine ou itraconazole) dure généralement 3 mois pour les ongles des mains et 6 mois pour les ongles des pieds. Mais la guérison complète — avec repousse d’un ongle sain — prend 6 à 12 mois pour les mains et 12 à 18 mois pour les pieds. Il faut donc être patient et ne pas interrompre le traitement prématurément.
Un ongle noir après un choc est-il dangereux ?
Un ongle noir après un traumatisme identifié est presque toujours un hématome sous-unguéal — accumulation de sang entre l’ongle et le lit unguéal. Il est douloureux les premiers jours, puis l’ongle tombe spontanément et repousse normalement. En revanche, une bande noire ou brune longitudinale sous l’ongle sans traumatisme doit conduire à une consultation rapide pour éliminer un mélanome unguéal.
Peut-on traiter soi-même un ongle incarné ?
Un ongle incarné débutant (légère douleur, sans infection) peut être soulagé par des bains d’eau tiède et l’application d’un antiseptique, en évitant de couper l’ongle trop court. Dès qu’il y a infection (rougeur, gonflement, pus), une consultation médicale est nécessaire. La résection chirurgicale du bord unguéal par le dermatologue ou le podologue est le traitement définitif des formes récidivantes.
Les ongles en gel ou semi-permanents abîment-ils les ongles ?
Oui, à long terme. Le limage de l’ongle naturel avant pose, la polymérisation sous UV, et le retrait par grattage fragilisent durablement la kératine unguéale. Les poses répétées peuvent provoquer une onycholyse (décollement), une fragilité persistante, et favorisent les mycoses à Candida sous la prothèse. Des pauses régulières de plusieurs mois entre les poses sont recommandées.
Les pieds secs constituent un problème très fréquent
Causes
Les pieds secs peuvent être le signe d’un eczéma, d’un psoriasis, d’une mycose des pieds… et il faut donc consulter devant la découverte de pieds secs
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TALONS SECS – CREVASSES
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Pour lutter contre les pieds secs, il convient tout d’abord d’éviter de les agresser avec des savons trop « décapants » tels que le savon de Marseille. Il est préférable d’utiliser des savons pour pieds secs de type surgras par exemple ou des « savons sans savon ».
Lorsqu’on a les pieds secs, il faut aussi éviter les bains et les douches très chauds et prolongés.
Enfin, il faut appliquer une crème ou un lait hydratant sur les pieds secs au moins une fois par jour (la meilleure période se situe après la toilette).
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TALONS SECS – CREVASSES
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Le piercing (ou percing) est une pratique très en vogue depuis plusieurs années, consistant à transpercer la peau ou une muqueuse pour y introduire un bijou.
Piercing de la langue
Contre indications
Le percing est contre-indiqué chez :
– les femmes enceintes
– les personnes présentant des troubles de la coagulation (hémophilie… ) ou prenant des médicaments anticoagulants
– les personnes présentant une allergie aux différentes substances utilisées lors d’un percing (nickel et autres métaux, latex des gants du pierceur… )
– les mineurs n’ayant pas recueilli une autorisation parentale écrite
Types de percings
De nombreuses zones du corps peuvent être percées
Visage
Le nez,
Piercing du nez
La bouche (langue, lèvre, gencives, freins… )
Piercing du freinPiercing de la lèvre supérieure
corps
le nombril,
Piercing du nombril
des tetons, du sexe…
Piercing du mamelonPiercing du clitorisPiercing des petites lèvresPiercing du glandPiercing transfixiant de l’urethre
Forme du bijoux
Types de bijoux
Barbell
composé dune barre droite et de deux boules, pointes etc. (une à chaque extrémité) qui peuvent etre dévissées.
banane
même chose que le piercing Barbell sauf que la barre est courbe
labret
une seule extrémité est dévissable piercings anneau (en O) et circulaire (en O non fermé)
fer à cheval (en U)
tunnel (creux)
plug (forme tunnel plein)
en spirale etc…
Matière
Le bijou peut être constitué de diverses matières :
métal :
acier inoxydable chirurgical
c’est le plus fréquent. Il est de couleur argent lisse mais peut aussi être rouge ou noir
titane chirurgical
or 18 karats minimum,
argent
mais ce métal a tendance à s’oxyder au contact de la peau et il est souvent déconseillé,
platine…
en plastique : Teflon, Bioplast, acrylique…
Autres
Mais aussi on trouve des bijoux en pierre, en bois, en os, en verre, en corne…
Comment se passe un percing?
Séance de piercing de la langue
La peau et les muqueuses constituent des barrières protégeant l’organisme des germes et corps étrangers. Le percing est un geste qui rompt cette barrière et comporte donc des risques, infectieux notamment (voir les risques du piercing)
Piercing de l’oreille
La réalisation d’un percing doit donc être associée à de nombreuses précautions afin d’éviter notamment tout risque de contamination virale ou bactérienne. Ces précautions ont été édictées dans un arrete publié au Journal Officiel le 20 mars 2009.
Piercing du teton
Il faut donc que la personne qui pratique le percing respecte quelques règles primordiales :
La personne qui pratique doit nettoyer la peau à l’aide d’une solution antiseptique. Le bijou doit être désinfecté dans un autoclave (sorte de four qui sert à stériliser les bijoux de piercing) ou idéalement être stérile, dans son emballage intact.
Elle doit s’être lavé les mains et porter des gants à usage unique.
Le pierceur doit utiliser une aiguille stérile à usage unique pour percer la peau et surtout pas un pistolet à percer les oreilles car ce dernier ne peut etre sterilisé et il peut engendrer de nombreuses complications (déformation du cartilage notamment du fait du choc mécanique)…
Comme tout geste consistant à percer la peau ou la muqueuse, le percing est assez douloureux et on peut observer un saignement plus ou moins abondant. Le bijou est mis en place par le pierceur dans le canal effectué par l’aiguille et il doit y rester, car sinon, la peau ou la muqueuse vont se réacoller et le piercing disparaitra.
Les risques
Le piercing constitue une effraction de la barrière cutanée ou muqueuse pour y introduire un corps étranger. Il comporte donc des risques immédiats et à distance
Les problèmes possibles sont nombreux, soit durant la phase de cicatrisation (le piercing le cicatrise pas, coule, reste rouge… ) qu’après : lésions des structures adjacentes, traumatismes…
Panaris du doigt ou de l’orteil : symptômes, traitement et urgences
Le panaris (ou « mal blanc ») est une infection bactérienne aiguë du doigt ou de l’orteil, siégeant le plus souvent au pourtour de l’ongle. Très douloureux, il peut se compliquer d’infections profondes graves (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses…). C’est une urgence médicale nécessitant une consultation dans les 48 heures.
Le panaris, également appelé « mal blanc » ou « tourniole », est une infection aiguë du doigt ou de l’orteil, le plus souvent localisée au pourtour de l’ongle (panaris péri-unguéal ou sous-unguéal). Il survient majoritairement après une blessure minime, parfois inaperçue, et touche plus fréquemment les travailleurs manuels.
Symptômes du panaris
Le panaris est dû le plus souvent à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), mais aussi à des entérocoques, streptocoques ou germes anaérobies. Le germe pénètre dans ou sous la peau à l’occasion d’une blessure souvent minime :
Arrachage d’une « envie » (petite peau au pourtour de l’ongle)
2 à 5 jours après la blessure apparaissent les signes inflammatoires classiques : œdème, rougeur, chaleur et douleur s’atténuant la nuit. Pas de fièvre ni de ganglion axillaire à ce stade. Le panaris débutant est souvent réversible avec un traitement médical local.
Stade 2 — Panaris collecté (abcès)
Sans traitement, le panaris peut se collecter : apparition d’une poche de pus avec zone jaunâtre centrale. La douleur devient lancinante, pulsatile et insomniante. Un ganglion douloureux et de la fièvre peuvent apparaître.
⚠️ Le stade collecté est irréversible spontanément et nécessite un traitement chirurgical urgent. Sans intervention, l’infection peut se propager en surface (fistulisation, nécrose) ou en profondeur (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses, « main en battoir »).
Panaris superficiel ou cutané : l’infection ne dépasse pas le derme. Traitement médical souvent suffisant.
Panaris sous-cutané : forme la plus classique, avec collection purulente dans le tissu sous-cutané.
Panaris en bouton de chemise : communication entre une poche superficielle et une poche sous-cutanée par un pertuis. La poche profonde peut passer inaperçue et être source de complications graves.
Sur le plan topographique
Le panaris péri- ou sous-unguéal représente 2/3 des cas. Il peut aussi toucher la pulpe, le côté ou le dos du doigt.
Diagnostics différentiels
Plusieurs affections peuvent être confondues avec un panaris bactérien :
Panaris herpétique
Dû au virus Herpes simplex (HSV). Se manifeste par des vésicules douloureuses groupées en bouquet sur le doigt, sans collection purulente franche. Fréquent chez les soignants (contact avec les muqueuses buccales ou génitales des patients). Ne jamais inciser un panaris herpétique — le traitement est antiviral (aciclovir). Voir notre article sur l’herpès.
Périonyxis à Candida
Mycose de l’ongle à Candida albicans : pourtour de l’ongle gonflé et rouge, évoluant vers une atteinte de l’ongle. Fréquent chez le diabétique et les personnes ayant les mains souvent dans l’eau. Traitement antifongique local. Voir notre article sur la mycose des ongles.
Ongle incarné
Pénétration du bord de l’ongle dans le tissu péri-unguéal, provoquant une inflammation douloureuse et parfois surinfection. Voir notre article sur l’ongle incarné.
Faux panaris d’Osler
Petits nodules érythémateux douloureux des pulpes des doigts, pathognomoniques d’une endocardite infectieuse. Tout « panaris » récidivant ou survenant dans un contexte fébrile avec souffle cardiaque doit faire évoquer ce diagnostic et orienter vers les urgences.
Traitement du panaris
Vérification du statut vaccinal anti-tétanique
Dans tous les cas, le statut anti-tétanique doit être vérifié et mis à jour si nécessaire.
Panaris débutant — traitement médical
Si le panaris est encore au stade inflammatoire (pas de poche de pus, douleur non insomniante, pas de fièvre ni de ganglion), le médecin prescrit :
Antibiotiques par voie orale à visée anti-staphylococcique (amoxicilline-acide clavulanique, pristinamycine, clindamycine…)
Soins locaux : pansements avec crème antibiotique (Fucidine®, Mupiderm®…) et bains de doigt dans un antiseptique
💡 Si aucune amélioration n’est constatée dans les 48h suivant le début du traitement médical, reconsulter en urgence. Le panaris est en train de se collecter et nécessite probablement une incision chirurgicale.
Panaris collecté — urgence chirurgicale
Lorsque le panaris s’est transformé en abcès (douleur insomniante, zone jaunâtre, fièvre, ganglion), le traitement est chirurgical en urgence :
Parage chirurgical sous anesthésie locale : incision et évacuation de la totalité du pus et des tissus nécrosés
Mise en culture du pus pour analyse bactériologique et antibiogramme
Antibiothérapie adaptée selon les résultats de la culture
Éviter de ronger les ongles et d’arracher les petites peaux (« envies ») autour des ongles
Éviter de refouler les cuticules lors des soins de manucure
Porter des gants pour les travaux manuels et le jardinage
Nettoyer et désinfecter toute plaie du doigt ou de la main immédiatement, même minime
Pour extraire une écharde ou une épine : désinfecter la peau et la pince à épiler avant, écarter la peau plutôt que presser
Ces précautions sont d’autant plus importantes en cas de facteurs de risque : diabète, corticothérapie, immunosuppresseurs, VIH, alcoolisme, toxicomanie.
Prévention vis-à-vis de l’entourage
⚠️ En cas de panaris, évitez de manipuler des aliments : le staphylocoque peut contaminer les préparations culinaires et provoquer une toxi-infection alimentaire. Les professionnels de l’alimentation (cuisiniers, pâtissiers, boulangers…) doivent cesser leur activité jusqu’à guérison complète.
Points clés
Le panaris est une infection bactérienne du doigt, le plus souvent péri-unguéale, due à Staphylococcus aureus
C’est une urgence : consultation dans les 48h suivant l’apparition des symptômes
Au stade collecté (abcès), le traitement est chirurgical — ne jamais percer soi-même
Il peut se compliquer d’ostéo-arthrite ou de phlegmon des gaines tendineuses sans traitement rapide
Le panaris herpétique et le périonyxis à Candida sont des diagnostics différentiels importants
Questions fréquentes sur le panaris
Peut-on soigner un panaris soi-même à la maison ?
Au stade très débutant (simple rougeur sans pus, douleur modérée), on peut en attendant la consultation réaliser des bains de doigt 3 à 4 fois par jour dans une solution antiseptique (chlorhexidine type Diaseptyl®, Hexaseptine®…), puis poser un pansement avec compresse après avoir appliqué une crème antiseptique. Sur conseil du pharmacien, des antiseptiques doux sont disponibles sans ordonnance. Si aucune amélioration dans les 48h ou en cas d’aggravation, consultation médicale obligatoire.
Comment distinguer un panaris d’un panaris herpétique ?
Le panaris herpétique présente des vésicules groupées en bouquet, sans poche de pus franche, souvent très douloureuses. Il est fréquent chez les soignants. La distinction est cruciale car inciser un panaris herpétique est contre-indiqué (risque de surinfection et de dissémination virale). En cas de doute, consultez un médecin avant tout geste.
Faut-il prendre des antibiotiques pour un panaris ?
Pas systématiquement au stade très débutant. En revanche, dès que l’infection progresse ou ne régresse pas sous soins locaux en 48h, des antibiotiques oraux à visée anti-staphylococcique sont indispensables. Ils sont prescrits par le médecin après évaluation clinique.
Combien de temps dure un panaris traité ?
Un panaris pris en charge précocement (stade inflammatoire) guérit en 5 à 10 jours sous traitement médical. Au stade chirurgical, la cicatrisation dure 2 à 4 semaines selon l’étendue du parage. Sans traitement adapté, le risque de complications graves (phlegmon, ostéo-arthrite) est réel.
Le panaris peut-il récidiver ?
Oui, notamment en cas de facteurs de risque persistants : onychophagie, soins de manucure agressifs, diabète mal équilibré, immunodépression. La correction des facteurs favorisants est indispensable pour éviter les récidives.
Que risque-t-on à ne pas traiter un panaris ?
Sans traitement rapide, un panaris peut évoluer vers un phlegmon des gaines tendineuses (infection des tendons fléchisseurs), une ostéo-arthrite (infection de l’os ou de l’articulation) ou une nécrose. Ces complications nécessitent une chirurgie lourde et peuvent entraîner des séquelles fonctionnelles définitives du doigt.
La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.
La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.
Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses(mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas
Quelles sont les contre indications de Terbinafine ?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
Insuffisance hépatique ou rénale
Conseils d’utilisation de Terbinafine ®
Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement
Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment lamycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour
Quelles sont les contre indications?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
Conseils d’utilisation
Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).
Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment lamycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour
Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
Conseils d’utilisation de Mycoster ®
Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire
La transpiration est l’excrétion de sueur par les glandes sudoripares. Les plis sont une zone de macération dans laquelle la sueur stagne et favorise le développement des champignons (mycoses) et des bactéries.
Les bactéries et les mycoses sont la source de la mauvaise odeur corporelle et peuvent faire apparaitre des rougeurs et des irritations dans les plis.
Quels sont les traitements possibles contre les mauvaises odeurs, les rougeurs et les irritations des plis ? Les traitements luttant contre les mauvaises odeurs des plis sont des traitements visant à réduire la prolifération bactérienne : ticlosan ou triclocarban, souvent présents dans les savons contre la transpiration et les déodorants. Le médecin peut proposer d’utiliser des médicaments antimycosiques lorsqu’il existe une mycose sous les aisselles car ces derniers ont aussi la plupart du temps une activité contre quelques bactéries
Que peut on faire contre la transpiration dans les plis ?
La moiteur des plis et la transpiration dans les plis peuvent être combattues au moyen de divers traitements parmi lesquels on peut citer :
Tatouage : guide complet — styles, risques, soins et détatouage
Le tatouage touche aujourd’hui 14 % des Français selon un sondage IFOP — et ce chiffre est en constante progression, notamment chez les moins de 35 ans. Mais tatouer consiste à introduire des pigments dans la peau de manière définitive : c’est une effraction de la barrière cutanée qui comporte des risques réels (allergies, infections, granulomes) et des conséquences à long terme à bien anticiper. Ce guide fait le point sur tout ce que vous devez savoir avant, pendant et après un tatouage — y compris sur les options d’effacement.
Le tatouage est une pratique parmi les plus anciennes de l’humanité — les premières traces remontent à plus de 5 000 ans (momie d’Ötzi). Pratiqué dans les sociétés tribales polynésiennes, précolombien, asiatiques, berbères et dans l’Égypte ancienne, il avait des fonctions rituelles, identitaires et protectrices. Le mot tattoo viendrait d’Océanie, dérivé de « ta » (dessin) et « atoua » (esprit). Il est entré dans la culture occidentale via les marins du XVIIIe siècle au retour des voyages en Polynésie.
Styles de tatouage et emplacements
De nombreuses zones du corps peuvent être tatouées. Les zones les plus courantes sont le dos, les bras (sleeve), les chevilles, les omoplates et le thorax. Certaines zones sont déconseillées pour des raisons techniques : les paumes et les plantes — la peau y est très épaisse et se renouvelle rapidement, le tatouage s’estompe donc très rapidement et est difficile à réaliser.
Les principaux styles sont le tribal et polynésien (géométrique, encre noire), l’asiatique (carpe koï, dragons, motifs traditionnels japonais), le réaliste (portraits, nature), le old school / new school, l’aquarelle et le minimaliste. Les tatouages au henné sont temporaires (2 à 4 semaines) — mais le henné noir contenant de la paraphénylènediamine (PPD) peut provoquer des allergies cutanées graves et doit être évité.
La couleur de peau influence le rendu : les peaux très foncées ne laissent transparaître que l’encre noire — les couleurs claires ne sont pas visibles. Les peaux très claires donnent des tons plus éclatants. Les peaux mates offrent un résultat intermédiaire.
Comment vieillit un tatouage avec le temps
Tous les tatouages évoluent avec le temps — certains vieillissent bien, d’autres moins. Plusieurs facteurs déterminent la longévité du résultat :
La qualité du tatoueur et des pigments : un tatoueur expérimenté insère l’encre à la bonne profondeur dans le derme. Trop superficiel, le pigment s’estompe rapidement ; trop profond, les contours diffusent (effet « flou »). La qualité des pigments (certifiés REACH en Europe) impacte aussi la stabilité des couleurs dans le temps.
La finesse des traits : les traits fins s’estompent plus vite que les aplats larges — à anticiper pour les tatouages minimalistes très détaillés.
Les couleurs : le noir vieillit le mieux. Le rouge et l’orange tiennent bien. Le bleu et le vert se dégradent plus vite. Les couleurs pastel et le blanc sont les moins stables.
L’emplacement : certaines zones vieillissent moins bien — les avant-bras (exposition solaire constante), l’abdomen (vergetures, variations de poids), les doigts et mains (frottement intense), les pieds. Les zones sous vêtements sont mieux préservées du soleil.
Le style : un dessin abstrait (tribal) montre moins le vieillissement qu’un portrait réaliste où chaque imperfection est visible.
Le soleil : l’exposition solaire est le premier accélérateur de dégradation des pigments. La protection SPF 50+ sur les tatouages exposés au soleil prolonge significativement leur éclat.
Risques médicaux du tatouage
Le tatouage constitue une effraction de la barrière cutanée — il comporte donc des risques infectieux et allergiques réels, d’autant plus importants si les conditions d’hygiène ne sont pas respectées.
Risques infectieux : hépatites B et C, VIH en cas d’utilisation d’aiguilles non stériles ou réutilisées — risque aujourd’hui quasi nul chez les professionnels agréés utilisant du matériel à usage unique, mais persistant dans les tatouages réalisés en dehors de structures professionnelles (voyage à l’étranger, amateur). Infections cutanées bactériennes locales (staphylocoque, streptocoque) possibles si les soins post-tatouage ne sont pas respectés.
Allergies aux pigments : le rouge (mercure sulfuré, cadmium) est la couleur la plus allergisante. Les allergies peuvent survenir immédiatement ou plusieurs années après le tatouage — démangeaisons, épaississement et induration sur la zone de la couleur concernée. Certaines allergies aux pigments sont difficiles à traiter et persistent tant que le pigment est présent.
Granulomes et réactions de corps étranger : nodules inflammatoires autour du pigment, parfois plusieurs années après le tatouage. Peuvent nécessiter un traitement par dermocorticoïdes ou immunosuppresseurs.
Cicatrices chéloïdes : chez les sujets prédisposés (antécédents de cicatrices chéloïdes, phototypes foncés), le tatouage peut déclencher une cicatrice chéloïde épaisse et prurigineuse — contre-indication relative au tatouage.
Interférence avec l’IRM : certains pigments contenant des métaux (oxyde de fer) peuvent provoquer une sensation de chaleur ou de brûlure lors d’examens IRM — à signaler systématiquement au radiologue avant l’examen.
La cicatrisation dure environ 3 à 4 semaines — le tatouage est une plaie cutanée et doit être traité comme telle pendant cette période. Les soins sont essentiels pour obtenir un résultat optimal et éviter les complications.
Dans les premières 24h : laisser le film protecteur en place ou couvrir d’un film alimentaire propre. Les jours suivants : nettoyer délicatement à l’eau tiède et savon doux, sécher par tamponnement sans frotter, appliquer une fine couche de crème cicatrisante (Bepanthen®, Cicalfate®, Tattoo Goo®). Ne pas gratter les croûtelles — elles tombent seules. Éviter la baignade en piscine, la mer et le bain pendant 3 semaines. Éviter l’exposition solaire directe pendant 1 mois et utiliser ensuite un SPF 50+ sur le tatouage pour préserver les couleurs. Voir l’article complet : Soins du tatouage — guide de cicatrisation
En cas de rougeur excessive, de douleur, de suintement purulent ou de fièvre après un tatouage, consulter rapidement un médecin — signes d’infection cutanée nécessitant un traitement antibiotique. Voir : Problèmes sur tatouage — que faire ?
Détatouage — enlever un tatouage au laser
Un tatouage est théoriquement définitif — mais les lasers Q-switched permettent aujourd’hui d’effacer la majorité des tatouages sans cicatrice, en plusieurs séances espacées de 2 mois. Les tatouages noirs répondent le mieux (1 à 5 séances) ; les couleurs vives (vert, jaune) sont plus résistantes et peuvent nécessiter 8 à 15 séances. Les tatouages cosmétiques (maquillage permanent) nécessitent une zone test préalable en raison du risque de virage noir du pigment. Non remboursé : 100 à 400 € par séance.
À quel âge peut-on se faire tatouer en France ?
La majorité légale (18 ans) est requise pour se faire tatouer sans autorisation parentale. Avant 18 ans, le tatouage est interdit sans consentement écrit des parents ou tuteurs légaux, et de nombreux tatoueurs professionnels refusent de tatouer les mineurs même avec autorisation. Aucun tatouage n’est autorisé sur les parties génitales ou les visages pour les mineurs.
Le tatouage est-il contre-indiqué pendant la grossesse ?
Oui — le tatouage est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement. Les risques infectieux (hépatites, infections locales) concernent le fœtus ou le nourrisson. De plus, la peau se modifie pendant la grossesse (vergetures, variations de poids) et peut déformer le tatouage.
Peut-on faire un IRM quand on a un tatouage ?
Oui dans la grande majorité des cas. Certains pigments anciens contenant des métaux (oxyde de fer dans les encres rouges ou cosmétiques) peuvent provoquer une sensation de chaleur lors de l’IRM. Il faut systématiquement signaler la présence d’un tatouage au radiologue avant l’examen, en précisant la localisation et si possible la date et le type d’encre utilisée.
Le soleil abîme-t-il un tatouage ?
Oui — le soleil est le principal accélérateur de dégradation des pigments de tatouage, particulièrement les couleurs vives. Une protection SPF 50+ appliquée sur le tatouage lors des expositions prolonge significativement la qualité du résultat. Pendant le mois suivant le tatouage, l’exposition solaire directe est à éviter absolument — risque d’inflammation et de dégradation prématurée.
Mon tatouage est rouge et gonfle — est-ce normal ?
Une rougeur modérée et un léger gonflement dans les 48-72h suivant le tatouage sont normaux et font partie de la réaction inflammatoire physiologique. En revanche, une rougeur qui s’étend, une douleur croissante, un suintement purulent, de la fièvre ou des plaques rouges qui s’élargissent doivent faire consulter rapidement — signes possibles d’une infection cutanée nécessitant un traitement antibiotique.
Les pieds sont soumis à rude épreuve, qu’ils soient enfermés dans les chaussures ou nus. Il est donc fréquent de voir apparaitre des crevasses, des fissures ou des cornes sur les pieds. Comment prendre de soin de ses pieds pour avoir de jolis pieds?
Pieds
Etre doux avec ses pieds
Il faut respecter ses pieds, en évitant de les traumatiser. On recommande donc de
Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (en toile ou en cuir souple… ) et d’éviter les haut talons (3-4 cms maximum) et les chaussures à bout pointu. Eviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs…) car elles accentuent les défauts à la marche.
Eviter les sports traumatisants (tennis, jogging, randonnées…)
Laver ses pieds quotidiennement au savon et à l’eau et surtout bien les sécher particulièrement entre les orteils pour éviter la macération.
En effet l’humidité résiduelle est un facteur de surinfection et de mycose des pieds
Utiliser des chaussettes fines en coton (type fil d’écosse) et bien adaptées, éviter les chaussettes synthétiques
Décaper légèrement et avec prudence au moyen d’une pierre ponce humide les callosités naissantes et les cors débutants lors du bain mais de consulter dès que ceux ci réapparaissent
Hydrater la peau des pieds avec une crème hydratante après la toilette
Porter des pansements médicaux protecteurs et cicatrisants
et s’il existe un défaut d’appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisés par un pédicure podologue
Soigner les bobos des pieds
Soigner les infections
Les pieds sont en contact avec le sol et donc susceptibles de s’infecter. Toute plaie doit être soignée pour éviter sa surinfection
L’infection la plus fréquente n’est cependant pas bactérienne mais par champignon : il faut donc connaitre et traiter la mycose des pieds ainsi que la mycose des ongles qui constitue souvent une source de contamination des pieds
Limiter la transpiration
Il faut connaitre les moyens de lutter contre la transpiration des pieds source de macération et de mauvaises odeurs
La sécheresse de la peau est comme si la peau était fissurée et perméable aux germes mais aussi aux allergènes, ce qui constitue souvent une source d’eczema des pieds. Voir comment lutter contre les pieds secs
Eczéma des mains : causes, formes cliniques, traitements et conseils pratiques
La main est en première ligne face aux agressions du quotidien et du travail : eau, détergents, solvants, allergènes professionnels, produits cosmétiques. Pas étonnant que l’eczéma des mains soit la première cause de consultation en dermato-allergologie, avec une prévalence estimée à 10 % de la population générale et jusqu’à 30 % dans certaines professions exposées.
Sa chronicité, ses multiples formes cliniques et l’intrication fréquente entre allergie, irritation et terrain atopique en font l’une des dermatoses les plus complexes à prendre en charge — et l’une de celles qui altèrent le plus profondément la qualité de vie professionnelle et personnelle.
Mains abîmées : eczéma ? La palpation oriente souvent vers le diagnostic avant la vue.
Téléchargez le guide complet ECZÉMA « Secrets de dermatologue » :
— Les erreurs à éviter
— Les routines quotidiennes
— Les facteurs de vie à améliorer
— Les causes et les traitements…
L’eczéma des mains résulte le plus souvent de l’intrication de plusieurs mécanismes — allergie de contact, irritation chronique, terrain atopique — qui se potentialisent mutuellement. Identifier et hiérarchiser ces facteurs est l’enjeu clé de la consultation.
Allergie de contact :
Mécanisme d’hypersensibilité retardée de type IV : après une phase de sensibilisation silencieuse, tout nouveau contact avec l’allergène déclenche l’eczéma en 24 à 72 heures. La sensibilisation peut survenir après des années d’utilisation sans problème — ce qui déroute souvent les patients.
Irritation chronique :
L’eau, les détergents, les solvants, le froid et l’air sec altèrent la barrière cutanée et aggravent toute tendance à la peau sèche, facilitant la pénétration des allergènes. Un lavage des mains excessif peut, à lui seul, entretenir un eczéma chronique sans allergie documentée.
Terrain atopique :
Les personnes ayant un antécédent d’eczéma atopique, d’asthme ou de rhinite ont une barrière cutanée structurellement fragilisée, les rendant plus vulnérables aux irritants et aux sensibilisants — notamment sur des mains sèches.
Allergènes les plus fréquents
Caoutchoucs :
Les agents de vulcanisation (thiuram-mix, mercapto-mix, carbamates, mercaptobenzothiazole) touchent les professionnels utilisant des gants en caoutchouc (soignants, restauration, industrie agroalimentaire).
Métaux :
Le nickel est le chef de file (allergie au nickel — métallurgie, pièces de monnaie). Le chrome et le cobalt sont fréquents dans la métallurgie, le ciment (eczéma au ciment), les colorants textiles et le tannage des cuirs.
Biocides :
Isothiazolinones et dérivés dans les produits ménagers et hospitaliers (peintres, agents de nettoyage, soignants). Formaldéhyde, quaternium, glutaraldéhyde dans les antiseptiques hospitaliers — fréquence accrue lors des épidémies nécessitant une hygiène des mains renforcée, comme lors du coronavirus.
Produits de coiffure :
La paraphénylènediamine (PPD) des teintures reste l’une des grandes causes d’eczéma professionnel des mains chez les coiffeurs. S’y ajoutent les thioglycolates (permanentes), le persulfate d’ammonium (décoloration) et les acrylates (onglerie). Ces eczémas bruyants aboutissent dans la grande majorité des cas à un reclassement professionnel.
Végétaux :
Colophane, lactones sesquiterpéniques, baume du Pérou — fréquents chez les fleuristes, jardiniers, horticulteurs, agriculteurs et travailleurs du bois, mais aussi des bricoleurs amateurs.
Protéines :
Initialement décrits chez les professionnels de l’alimentation, les eczémas aux protéines se caractérisent par une rougeur et un gonflement immédiat de type urticaire, suivi 24 à 48 heures plus tard d’un eczéma vésiculeux évoluant vers un eczéma chronique du dos des mains et des doigts. Allergènes en cause : fruits et légumes, poissons, laitages, viandes.
Vésicules profondes « en grain de sagou », translucides, extrêmement prurigineuses, siégeant sur les bords des doigts, les paumes et les plantes. Elles évoluent par poussées, laissant une desquamation caractéristique.
Allergènes orienteurs : baume du Pérou, PPD, nickel et autres métaux (cobalt, chrome) — parfois même pris par voie orale.
Dyshidrose profuse : vésicules en grain de sagou sur les bords des doigts
Le pompholyx
Éruption vésiculeuse et/ou bulleuse d’apparition rapide, sans érythème de fond, suivie d’une desquamation durant 2 à 3 semaines. Le pompholyx survient par poussées distinctes et peut être déclenché par la chaleur, le stress ou l’ingestion d’allergènes (nickel alimentaire).
L’eczéma vésiculo-bulleux chronique
Forme de dyshidrose ne guérissant pas, évoluant souvent vers des fissures douloureuses et un épaississement progressif de la peau des mains.
La dermatose hyperkératosique des paumes
Plaques rouges épaisses et fissurées au centre des paumes, touchant surtout les hommes de 40 à 60 ans. Souvent multifactorielle : allergie de contact + irritation chronique + traumatismes répétés (bricolage). Diagnostic différentiel difficile avec un psoriasis des mains — la biopsie et la dermoscopie aident à trancher.
En dermoscopie, la plaque d’eczéma chronique lichénifié des mains montre des vaisseaux en points regroupés en amas sur fond rouge, et des squames jaunâtres.
Dermoscopie : vaisseaux en points et squames jaunes — eczéma chronique lichénifié
La pulpite fissuraire
Fissures douloureuses de la pulpe des doigts, extrêmement invalidantes. Deux orientations diagnostiques importantes :
– Pulpite de la main controlatérale chez un droitier → évoquer un eczéma à l’ail (manipulation d’ail cru avec la main non dominante),
– Pulpite de la main directrice → orienter vers la manipulation d’un objet allergisant ou une allergie au nickel.
Pulpite fissuraire : fissures douloureuses de la pulpe des doigts
Éruption vésiculeuse explosive, comme lors d’un eczéma au ciment ou d’une allergie brutale à un antiseptique appliqué sur une plaie.
Eczéma aigu de la mainEczéma aigu vésiculeux de la main autour d’une plaie : allergie de contact à un antiseptique ou un pansement ?
Diagnostic : interrogatoire, patch tests et dermoscopie
Il n’y a pas toujours d’allergie documentée dans l’eczéma des mains — c’est souvent la conjonction d’une peau sèche et de contacts répétés avec des irritants qui explique la situation. La consultation dermatologique est indispensable pour hiérarchiser les facteurs.
L’interrogatoire : les indices clés
– Date de début et évolution : un changement de poste ou de métier coïncidant avec le début de l’eczéma est très orienteur,
– amélioration pendant les vacances : argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle,
– localisation précise : dos des mains (gants), paumes (irritation ou psoriasis), pulpe des doigts (manipulation d’objets),
– loisirs, bricolage, jardinage, traitements topiques appliqués sur les mains,
– antécédent d’allergie aux bijoux (nickel), aux teintures capillaires (PPD),
– atteinte conjointe des paupières → évoquer des allergènes aéroportés.
Les patch tests (tests épicutanés)
En cas de poussées répétées sans cause évidente, le dermatologue propose des tests allergologiques épicutanés (patch tests) : application dans le dos de sparadraps contenant différents allergènes standardisés, retirés à 48 heures. Lecture à 48 h puis à 72-96 h — certains allergènes (corticoïdes, néomycine) ne positivent qu’à 7 jours : une relecture tardive peut être nécessaire.
La batterie standard européenne explore les allergènes les plus fréquents. Des batteries complémentaires (coiffure, acrylates, cosmétiques, végétaux) sont ajoutées selon le contexte professionnel.
Eczéma chronique des mains : reconnaître et prendre en charge
On définit l’eczéma chronique des mains comme une dermatose évoluant depuis plus de 3 mois consécutifs ou récidivant à raison d’au moins 2 épisodes par an, avec plusieurs facteurs intriqués :
– allergie de contact,
– irritation chronique,
– atopie,
– barrière cutanée fragilisée.
En phase aiguë, l’eczéma est souvent vésiculeux, suintant, prurigineux. En dehors des poussées, la peau est épaissie, fissurée, et les douleurs nocturnes peuvent altérer le sommeil.
Dermite irritative des mains
Peau sèche, squameuse, épaissie et fissurée, prédominant sur le dos des mains et les doigts. Fréquente en cas de manipulation de substances chimiques irritantes, de produits ménagers, de substances animales ou végétales.
Nouveaux traitements de l’eczéma chronique sévère des mains
Deux options thérapeutiques importantes ont enrichi l’arsenal depuis 2021-2023 :
Alitrétinoïne (Toctino®) : rétinoïde systémique disposant d’une AMM spécifique dans l’eczéma chronique sévère des mains résistant aux dermocorticoïdes chez l’adulte. Posologie habituelle : 30 mg/j pendant 12 à 24 semaines. Contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer (tératogène). Surveillance lipidique et hépatique.
Delgocitinib topique (Anzupgo®) : premier inhibiteur pan-JAK topique disponible en accès direct en pharmacie hospitalière pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère, chez les adultes pour lesquels les dermocorticoïdes sont inadéquats ou inappropriés. 2 applications par jour. Éviter sur peau infectée.
Le traitement repose sur quatre axes complémentaires, à adapter selon la forme clinique et la sévérité.
Éviction de l’allergène ou de l’irritant :
Mesure la plus efficace et incontournable. Port de gants en coton sous les gants de protection. Substitution professionnelle si nécessaire. Sans éviction, aucun traitement ne permet une guérison durable.
Dermocorticoïdes :
Classe I (propionate de clobétasol) sur les paumes et les plantes. Classe II-III sur le dos des mains. En cure courte sur poussée aiguë. Sous occlusion nocturne (film plastique alimentaire) pour les formes hyperkératosiques très épaisses. Ne pas utiliser sur les zones infectées.
Antihistaminiques :
Cétirizine ou loratadine pour le prurit diurne. Hydroxyzine (Atarax®) le soir pour les formes très prurigineuses nocturnes. Ils ne traitent pas l’inflammation mais soulagent les démangeaisons.
Émollients :
Plusieurs applications quotidiennes, notamment après chaque lavage des mains sur peau encore légèrement humide. Crèmes sans parfum ni conservateurs allergisants. Réduisent l’irritation et restaurent la barrière cutanée. Une simple crème hydratante, bien choisie et appliquée régulièrement, peut transformer l’évolution d’un eczéma irritatif.
Conseils pratiques quotidiens :
Limiter les lavages des mains au strict nécessaire. Un rinçage à l’eau claire suffit dans de nombreux cas. Utiliser un savon surgras sans parfum. Sécher par tamponnement, jamais par friction. Éviter les gants en latex (caoutchouc allergisant) — préférer les gants en nitrile ou vinyl avec sous-gant en coton.
Questions fréquentes
J’ai de l’eczéma sur le dos des mains et les jointures, pas du tout sur la paume. Je me lave souvent les mains pour mon travail. Que faire ?
Ce tableau oriente fortement vers une dermite irritative par lavages excessifs plutôt qu’une allergie vraie — le dos des mains étant plus exposé que les paumes. La piste à explorer : réduire les lavages au strict nécessaire (un rinçage à l’eau claire suffit souvent), utiliser un savon surgras sans parfum, appliquer un émollient après chaque lavage. Si pas d’amélioration après 3 à 4 semaines malgré ces mesures, des patch tests s’imposent pour exclure une allergie surajoutée.
Mon eczéma des mains disparaît pendant les vacances mais revient dès la reprise du travail. Est-ce forcément une allergie professionnelle ?
L’amélioration systématique pendant les congés est l’argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle — allergie ou irritation chronique liée aux conditions de travail. Ce constat justifie une consultation dermatologique avec patch tests incluant les produits manipulés au travail. Un eczéma professionnel reconnu peut être déclaré en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général) avec prise en charge spécifique.
Quelle différence entre eczéma et psoriasis des mains ?
La distinction peut être difficile cliniquement. L’eczéma est plus prurigineux, vésiculeux en phase aiguë, avec desquamation fine. Le psoriasis des mains donne des plaques bien délimitées avec squames blanches sèches, souvent associées à des ongles ponctués ou déformés et à d’autres localisations psoriasiques. La dermoscopie et la biopsie cutanée tranchent en cas de doute persistant.
L’alitrétinoïne est-elle réservée aux cas très graves ?
L’alitrétinoïne (Toctino®) est indiquée dans les eczémas chroniques sévères des mains résistant aux dermocorticoïdes et ayant un retentissement significatif sur la vie quotidienne ou professionnelle. Elle n’est pas réservée aux cas extrêmes mais nécessite une contraception obligatoire chez la femme, une surveillance biologique régulière (bilan lipidique, hépatique) et une information sur les effets secondaires habituels des rétinoïdes.
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Cellulite : peau d’orange, causes, stades et traitements
La cellulite ou peau d’orange des fesses et des cuisses est un problème esthétique qui touche la grande majorité des femmes, même minces. Les traitements disponibles sont nombreux — du palper-rouler à la cryolipolyse en passant par la chirurgie — mais leur efficacité reste temporaire sans les deux piliers fondamentaux : le sport et l’alimentation adaptée.
⚠️ Attention au terme : en médecine, la « cellulite » désigne une inflammation infectieuse des tissus sous-cutanés — sans rapport avec la peau d’orange. Le terme médical exact est lipodystrophie gynoïde. Par commodité, nous utilisons ici le terme courant « cellulite ».
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CELLULITE
« Secrets de dermatologue » :
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– Les causes
– Les traitements…
La lipodystrophie gynoïde est une lipodystrophie segmentaire du tissu conjonctif sous-cutané, liée à une stase veino-lymphatique régionale. Elle touche 80 à 95 % des femmes de 15 à 45 ans, indépendamment du poids. Elle affecte préférentiellement les hanches, les cuisses (cellulite des cuisses), le fessier, les membres inférieurs, et plus rarement l’abdomen et la face latérale postérieure des bras.
Des jambes de rêve sans cellulite ?
Terme
Description visuelle
Capitons
Peau capitonnée et flasque — multiples crevasses — surface irrégulière alternant protubérances et dépressions
Peau d’orange
Tuméfaction des plans superficiels avec dilatation des pores — s’accentue sous compression
Pourquoi a-t-on de la cellulite ? — Mécanisme
Composante
Mécanisme
Tissu adipeux
Cellules graisseuses organisées en lobes séparés par des travées fibreuses perpendiculaires à la peau — hypertrophie des adipocytes sous l’effet des hormones et d’un régime riche en hydrates de carbone
Œdème interstitiel
Défaut de résorption du liquide interstitiel (insuffisance lymphatique) → œdème comprimant les capillaires → entrave du retour veineux → cercle vicieux : « la cellulite produit de la cellulite »
Hypoxie tissulaire
La rétention entrave l’apport artériel → baisse de perfusion des tissus sous-cutanés
Composante hormonale
Œstrogènes, prolactine → adipocytes plus volumineux → réduction du flux sanguin et du drainage lymphatique
💡 La cellulite a une composante vasculaire importante — c’est pourquoi la lutte contre l’insuffisance veino-lymphatique est aussi importante que la réduction de la graisse dans sa prise en charge.
Quels sont les types de cellulite ?
Selon la texture des tissus
Type
Caractéristiques
Cellulite ferme
Couche dure et compacte adhérant aux muscles — plans superficiels ne glissent pas — douloureuse à la pression — peau d’orange prédominante
Cellulite flasque ou molle
Forme la plus courante — aspect mou, tremblant — plans superficiels glissent sur les plans profonds — nodules fermes palpables — souvent accompagnée de signes vasculaires
Cellulite œdémateuse
Forme la plus grave, la moins fréquente — œdème constant, pouvant évoluer vers le lymphœdème
Selon le terrain et la localisation
Type
Profil
Cellulite pure
Femme jeune ou mince — zones classiques (cuisses, face interne des genoux, fesses, hanches)
Cellulite à graisse localisée (culotte de cheval)
Hanches, autour de l’ombilic, partie interne des genoux
Cellulite avec obésité
Forme morbide — évolution possible vers « jambes en poteaux »
Évolution : les 4 stades de la cellulite
Stade
Aspect
Réversibilité
I — Latente
Peau plane au repos — peau d’orange visible uniquement à la contraction ou au pincement
🟢 Soins adaptés souvent suffisants pour limiter l’évolution
II — Naissante
Peau d’orange visible debout
🟢 Répond bien aux soins
III — Critique
Visible debout — nodules à l’œil nu — plaques lipodystrophiques — brides fibreuses — signes vasculaires (œdème, télangiectasies)
🟡 Partiellement réversible vers stades I–II avec traitements adaptés
IV — Fibro-lipodystrophique
Insuffisance veineuse majeure avec lymphœdème — cellulite très affichante
Plus de graisse = peau d’orange plus profonde et apparente
Facteurs hormonaux
Certaines pilules contraceptives peuvent aggraver la cellulite — à signaler au médecin si aggravation après changement de contraception
Insuffisance veino-lymphatique
Varices, varicosités, lymphœdème, œdème — à prendre en charge médicalement
Vêtements serrés, talons hauts, sédentarité
Entrave la circulation veino-lymphatique
Que peut-on faire contre la cellulite ?
💡 Les deux piliers indispensables : aucune technique ne donne de résultats durables sans alimentation adaptée et activité sportive régulière. L’effet de toutes les techniques est temporaire sans ces deux bases.
Traitement
Mécanisme
Page dédiée
Sport
Sollicitation des muscles des fesses/cuisses/hanches — puise dans les réserves graisseuses locales
Des femmes minces peuvent-elles avoir de la cellulite ?
Oui — la cellulite n’est pas uniquement liée au surpoids. Les hanches, cuisses et fesses sont des zones naturelles de stockage chez la femme, destinées à faire face aux besoins (grossesse, allaitement…) — une femme mince y présente souvent une petite quantité de graisse. Par ailleurs, une insuffisance veineuse associée favorise l’aspect en peau d’orange indépendamment de la masse graisseuse.
L’allaitement aide-t-il à faire disparaître la cellulite ?
L’allaitement peut favoriser la perte de la graisse accumulée pendant la grossesse, car l’organisme puise dans ses réserves pour produire le lait. Il ne fait cependant pas disparaître complètement la cellulite. La prise en charge reste multimodale : régime conduit sous contrôle médical (en évitant les carences qui affectent la qualité du lait), exercices doux progressifs, massages de palper-rouler et drainage lymphatique.
Les crèmes anti-cellulite sont-elles efficaces ?
Leur efficacité est modeste et transitoire. La caféine a un effet lipolytique documenté, et les actifs drainants (vigne rouge, marron d’Inde) luttent contre la stase veino-lymphatique. La réduction visible peut atteindre 1 à 4 cm de circonférence, mais cet effet est lié en partie à la réduction de l’œdème — qui se reconstitue rapidement sans hygiène de vie adaptée. Le mode d’application compte : masser du bas vers le haut pour favoriser le drainage. → Voir crèmes anti-cellulite
Quelle technique est la plus efficace contre la cellulite ?
Il n’existe pas d’étude comparative de grande envergure permettant de désigner une technique supérieure aux autres. Dans tous les cas, les résultats sont temporaires sans les règles hygiéno-diététiques (sport, alimentation adaptée, lutte contre l’insuffisance veineuse). L’endermologie® et le drainage lymphatique sont les mieux documentés pour la composante vasculaire. La cryolipolyse et la liposuccion sont les plus efficaces pour la composante graisseuse.
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CELLULITE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
les adhésifs préformés en matière plastique, qui sont simplement collés sur la tablette unguéale
les gels durcissant au moyen dun catalyseur (rayons Ultra-Violets, lumière, spray )
et enfin les résines.
La difficulté pour enlever les faux-ongles est croissante dans cette classification : les adhesifs sont simplement collés et ils se décollent avec le temps. Parfois, l’application douce d’un dissolvant permet de décoller les ongles artificiels adhésifs et de dissoudre les faux ongles en gel durcissant.
A l’autre extreme, les résines sont façonnées sur l’ongle et y adhèrent tellement qu’ils font presque partie de la tablette de l’ongle. Il est donc très difficile denlever par soi-même des ongles artificiels en résine et cela risque même d’être particulièrement traumatisant pour longle et la meilleure des solutions lorsqu’on regrette la pose d’ongles artificiels est de re-prendre rendez-vous avec le professionnel qui les a posés afin de déterminer s’il est possible de les enlever
Les vergetures (ou stries atrophicantes en terminologie dermatologique) sont des lésions cutanées linéaires résultant d’une rupture des fibres de collagène et d’élastine dans le derme profond. Elles surviennent lorsque la peau subit un étirement trop rapide dépassant sa capacité d’adaptation, souvent dans un contexte d’élévation du cortisol. Bien que bénignes, elles représentent une préoccupation esthétique majeure pour de nombreux patients, femmes comme hommes.
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VERGETURES
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Le derme contient un réseau dense de fibres collagènes et de fibres élastiques qui confèrent à la peau son élasticité et sa résistance mécanique aux étirements. Lorsque cet étirement dépasse les capacités de réorganisation du tissu conjonctif, les fibres se rompent et laissent des stries permanentes.
Deux mécanismes principaux favorisent cette rupture :
1. Un étirement cutané excessif et rapide
La vitesse de distension est aussi déterminante que son amplitude. Une prise de volume progressive donne le temps aux fibres de se réorganiser ; une expansion rapide ne le permet pas.
Les situations les plus à risque sont :
La grossesse (distension de l’abdomen et des seins, aggravée par une prise de poids rapide) ;
L’adolescence (poussée de croissance en hauteur, développement pubertaire) ;
Une prise de poids rapide quelle qu’en soit la cause ;
La musculation intensive, notamment au niveau des épaules, biceps et cuisses.
Les hommes sont également concernés — ici liées à la musculation
2. Un taux de cortisol élevé
Le cortisol inhibe la synthèse des fibres collagènes et fragilise le derme, rendant la peau plus vulnérable à la rupture même pour des étirements modérés. Ce mécanisme est en jeu dans plusieurs contextes :
Excès de cortisol systémique : syndrome de Cushing (hypercortisolisme endogène), corticothérapie orale prolongée ;
Excès de cortisol cutané local : application prolongée et répétée de crèmes à la cortisone, surtout sous occlusion ou sur des zones de plis.
En cas d’apparition de vergetures en dehors des périodes classiques (grossesse, adolescence, sport), il est recommandé de consulter un médecin pour éliminer une cause hormonale ou iatrogène.
Comment reconnaître les vergetures ?
Vergetures récentes au stade rouge rosé — stade le plus favorable au traitement Vergetures anciennes nacrées sur peau pigmentée
Les vergetures se présentent comme des dépressions linéaires ou en zébrures, à surface lisse ou plissée, d’aspect atrophique (la peau paraît plus fine et légèrement enfoncée) et de consistance molle. Elles sont généralement orientées perpendiculairement aux lignes de tension cutanée.
Leur évolution suit trois stades colorimétiques :
Stade inflammatoire (vergetures récentes) : couleur violacée à rouge rosée, légèrement surélevée, parfois prurigineuse. C’est le stade le plus favorable à la prise en charge thérapeutique.
Stade intermédiaire : la couleur s’atténue et vire au rose pâle, la lésion s’aplatit.
Stade séquellaire (vergetures anciennes) : aspect blanc nacré ou argenté, déprimé, atrophique. À ce stade, les traitements sont moins efficaces.
Localisations préférentielles : les zones soumises à la plus forte distension — abdomen, hanches, fesses, seins, cuisses internes, flancs et épaules (chez les sportifs).
Peut-on prévenir les vergetures ?
La prévention repose sur la limitation des facteurs de tension cutanée et l’entretien de l’élasticité de la peau :
Éviter les prises ou pertes de poids trop rapides ;
Contrôler la progression de l’entraînement musculaire ;
Maintenir une bonne hydratation cutanée, surtout pendant la grossesse et l’adolescence ;
Éviter l’application de dermocorticoïdes sur les zones à risque sans avis médical.
Les vergetures sont assimilables à des cicatrices dermiques : leur disparition complète est très difficile, voire impossible. L’objectif réaliste est leur atténuation significative. Les résultats sont toujours meilleurs lorsque la prise en charge est précoce, au stade rouge rosé.
Crèmes et massages
De nombreuses crèmes anti-vergetures existent sur le marché, enrichies en vitamine A, vitamine E, silicium, acide hyaluronique ou extraits végétaux. Leurs bénéfices tiennent davantage à leur pouvoir émollient et hydratant qu’à une action spécifique sur les fibres dermiques.
Le massage quotidien — 5 à 10 minutes par jour en pétrissant doucement la peau sans douleur — est aussi efficace qu’une crème anti-vergetures coûteuse. Il stimule la microcirculation locale et favorise la synthèse et l’organisation des fibres de collagène. Une simple crème hydratante suffit comme support de massage.
Exfoliation, microdermabrasion et microaiguilles (roller)
Ces techniques agissent selon deux mécanismes complémentaires :
Exfoliation des couches superficielles de la peau (peelings chimiques, microdermabrasion) pour lisser la surface et améliorer l’aspect visuel ;
Stimulation de la néocollagénèse par micro-traumatismes contrôlés (roller à microaiguilles ou dermapen) déclenchant la cascade de réparation tissulaire.
Ces traitements nécessitent plusieurs séances et sont plus efficaces sur les vergetures récentes.
Lasers anti-vergetures
Plusieurs types de lasers anti-vergetures permettent d’obtenir une atténuation notable :
Laser vasculaire (colorant pulsé, KTP) : agit sur la composante rouge des vergetures récentes en ciblant l’hémoglobine ;
Laser fractionné ablatif (CO₂ ou Erbium) : vaporise des micro-colonnes de tissu pour stimuler une réparation dermique en profondeur ;
Laser fractionné non ablatif (1540 nm, 1550 nm) : chauffe le derme sans détruire l’épiderme, avec une récupération plus rapide.
Plusieurs séances sont nécessaires. Le résultat est d’autant meilleur que les vergetures sont récentes et sur phototype clair.
Chirurgie
L’abdominoplastie (plastie abdominale) est une option chirurgicale permettant d’exciser la zone de peau vergeturée lorsqu’elle est localisée sous l’ombilic, en retendant le tissu restant. Elle s’adresse aux patientes présentant un excès cutané associé (post-grossesse, post-amaigrissement) et ne visant pas uniquement la correction des vergetures.
Les vergetures disparaissent-elles après la grossesse ?
Elles ne disparaissent pas spontanément après l’accouchement mais s’atténuent naturellement : les vergetures rouges évoluent vers le blanc nacré en quelques mois. Une prise en charge précoce pendant la grossesse (massages, hydratation) et juste après l’accouchement (laser, microaiguilles) améliore significativement les résultats.
Les hommes peuvent-ils avoir des vergetures ?
Oui. Les hommes développent fréquemment des vergetures dans le contexte de la musculation intensive (épaules, pectoraux, biceps) ou lors d’une prise de poids rapide. Les mécanismes et traitements sont identiques à ceux de la femme.
À quel stade faut-il traiter les vergetures ?
Le plus tôt possible. Le stade rouge rosé (vergetures récentes, inflammatoires) répond bien aux lasers vasculaires, aux microaiguilles et aux peelings. Les vergetures nacrées anciennes sont beaucoup plus résistantes aux traitements et nécessitent des techniques plus agressives pour un résultat partiel.
Les crèmes anti-vergetures sont-elles efficaces ?
Leur efficacité spécifique n’est pas démontrée à ce jour par des études cliniques de haut niveau. Leur bénéfice est principalement lié à l’hydratation cutanée et au massage qu’elles accompagnent, plutôt qu’à leurs ingrédients actifs propres. Une crème hydratante classique, correctement appliquée en massage, donne des résultats comparables.
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VERGETURES
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L’acro cyanose est un trouble vasculaire des extrémités, bénin.
C’est un des acrosyndromes vasculaires les plus fréquents.
Diagostic
Concerne la femme ++ surtout, classiquement maigre
Cyanose (aspect froid et bleu violacé) des extrémités (mains et pieds), plus rarement du nez et des oreilles. Elle est indolore, majorée au froid et sans variation positionnelle. La peau est froide et bleue violacée de manière homogène, et parfois moite (mains moites) un aspect infiltré, oedemateux et « élastique » (aspect « matelassé en coton »), particulièrement à la racine des doigts. Elle peut parfois remonter jusqu’au poignet, où sa limitation est souvent nette. Le temps de recoloration après compression pulpaire est très lent.
En cas de doute : début à un âge tardif, unilatéral, chez un homme, une évolution par poussée ou encore des signes de sclérodermie, de vascularite… il faut faire un bilan à la recherche d’un cause
Traitement
Se protéger contre le froid
Eviter tant le froid ambiant que le contact direct avec le froid (gants, vêtements chauds).
Eviter l’amaigrissement
Un amagrissement récent est souvent un facteur déclencheur
Eviter le tabac
Eviter les traumatismes des doigts
Eviter les médicaments aggravants
Il s’agit notamment des vasoconstricteurs généraux (bêtabloquants, dérivés de l’ergot de seigle), ou locaux (vasoconstricteurs nasaux).