ROSACEE OCULAIRE : la blépharite de la rosacée

Rosacée oculaire

La rosacée (souvent appelée à tort « acné rosacée« ) est une maladie de la peau fréquente, responsable de rougeurs du visage et de boutons sur le visage, notamment sur le nez et les joues chez les peaux claires.


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La rosacée est accompagnée de blépharite (inflammation du bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils) dans 60% des cas. L’atteinte oculaire de la rosacée est même révélatrice de la rosacée dans 20% des cas alors qu’il n’y a pas encore de boutons sur le visage.

Comment reconnaitre la rosacée oculaire?

La rosacée oculaire est responsable de la survenue d’yeux rouges sous la forme de conjonctivite, de chalazion mais surtout de blépharite

La blépharite donne une rougeur prédominant sur le bord libre de la paupière, là où se trouvent les cils.

Dans la rosacée oculaire, la blépharite est accompagnée d’une atteinte postérieure c’est-à-dire concernant le versant muqueux de la paupière et de ses des glandes de Meibomius, qui sont dilatées, font sourdre un liquide huileux si l’on appuie dessus et rendent le film lacrymal gras et spumeux. Parfois les glandes de Meibomius se bouchent et s’enflamment (meibomite)
Il y a donc une conjonctivite avec des rougeurs, des vaisseaux dilatés, des zones gonflées…

Comment soigner la rosacée oculaire?

La rosacée oculaire relevant d’un dysfonctionnement des glandes de Meibomius qui sécrètent un liquide huileux, il faut les vider régulièrement en massant doucement les paupières deux fois par jour, après y avoir appliqué une compresse imbibée d’eau chaude pour ramollir les secrétions.

De même il faut lutter contre la sécheresse oculaire en appliquant des larmes artificielles sans conservateur (Gel-Larmes®, Lacryvisc®… ).

Enfin, le traitement de la rosacée par antibiotiques par voie orale (cyclines : Tolexine®) améliore l’atteinte ophtalmologique

Le métronidazole (Rozex®) peut être appliqué en gel sur la face cutanée des paupières et leur bord libre.


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OEIL ROUGE ET DOULOUREUX : j’ai un oeil rouge, douloureux et je vois flou

Oeil rouge et douloureux

Un oeil rouge
Un oeil rouge et douloureux

La survenue d’un oeil rouge et douloureux peut être grave. Il ne faut pas méconnaitre certains diagnostics et dans tous les cas il faut consulter son médecin et si possible un ophtalmologiste en urgence le plus rapidement possible.

L’oeil rouge et douloureux s’accompagne le plus souvent d’une baisse de l’acuité visuelle : on voit moins bien de cet oeil, ou flou

Quelles questions se poser devant un oeil rouge et douloureux?

Tout d’abord y a-t-il eu un traumatisme?

En cas de traumatisme, il faut consulter en urgence un médecin pour déterminer s’il peut y avoir des dégâts causés à l’oeil

Avez-vous subi récemment une intervention chirurgicale sur l’oeil?

Il faut revoir en urgence l’ophtalmologue qui vous a opéré car il faut craindre une infection de l’intérieur de l’oeil, une endophtalmie

Autres causes d’oeil rouge, douloureux et qui voit flou

Kératite : inflammation de la cornée

Elle est le plus souvent infectieuse (infection bactérienne à staphylocoque par exemple, virale (herpes ou zona opthalmique, mycoses… ) mais elles peuvent aussi être auto-immunes ou simplement liée à une sécheresse oculaire).

L'herpes de l'oeil
L’herpes de l’oeil

Uveite : inflammation de la partie antérieure de l’œil (humeur aqueuse, iris).

La douleur est majorée par la lumière (photophobie).

Elle est aussi principalement infectieuse (herpes, tuberculose… ), mais peut être aussi auto immune
Le traitement qui doit être mis en place en urgence et il faudra plusieurs consultations de controle pour surveiller l’absence de séquelles

Glaucome aigu par fermeture de l’angle

L’œil très douloureux et très douloureux et très dur (« comme une bille de bois »), survenant surtout chez les hypermétropes.

Là encore le traitement doit être mis en place en urgence (l’hypertension dans l’oeil peut en effet endommager le nerf optique) et il nécessitera des controles ultérieurs, voire une iridotomie au laser (l’ophtalmo fait un petit trou dans l’iris)

PSORIASIS DU VISAGE : soigner le psoriasis du visage

Psoriasis du visage

Le psoriasis du visage est encore appelé sébopsoriasis. Il s’agit d’une forme souvent retorse de dermite du visage


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Diagnostic

Le psoriasis du visage est une dermatose chronique qui évolue par poussées, donnant à la peau un aspect rouge et squameux (grosses squames grasses), dans les zones séborrhéiques (riches en glandes sébacées et donc naturellement grasse : sillons nasogéniens, sourcils et zone inter sourcilière, oreille externe, gouttière sternale), et le cuir chevelu.

eczema seborrheique du visage
Psoriasis du visage

Soigner le psoriasis du visage

Appliquer les conseils pour soigner le psoriasis et la dermite du visage

Articles sur la dermite séborrhéique du visage et soigner le psoriasis

Traitement par le médecin du psoriasis du visage

Hydratation cutanée

Antifongiques quotidiens
Daivobet

Gluconate de lithium (Lithioderm*)

Tacrolimus ou pimecrolimus hors AMM. Le tacrolimus, très gras, doit être appliqué sur la peau humide en très petite quantité. Il est souvent mal supporté au début du traitement et le mieux est de commencer son application apes une semaine de corticothérapie locale.

Petites doses d’ isotretinoïne (Roaccutane*) hors AMM : 5 à 10 mg tous les jours ou même 5 mg trois fois par semaine.


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CHUTE DE CHEVEUX AUX TRESSES : j’ai perdu mes cheveux sur les tempes et le front

Chute de cheveux aux tresses africaines et antillaises : l’alopécie de traction

Il est fréquent d’observer une chute de cheveux sur les tempes et le front en cas de tresses africaines ou antillaises. Ce phénomène porte le nom scientifique d’alopécie de traction — une perte de cheveux progressive liée à une tension mécanique chronique sur les follicules pileux.

Chute de cheveux et tresses
Les tresses tirent sur les cheveux et provoquent une alopécie de traction sur la lisière du cuir chevelu (front et tempes)
Chute de cheveux aux tempes ou au front ? Délais de rdv trop longs ?
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Sommaire :
Reconnaître l’alopécie de traction |
Populations et coiffures concernées |
Examen dermatologique |
Évolution et réversibilité |
Traitement |
Pages associées |
Questions fréquentes

Comment reconnaître la chute de cheveux due aux tresses ?

Caractéristique Détail
Localisation Bande marginale — tempes, devant les oreilles, front — puis progression vers le centre du cuir chevelu
Symétrie Habituellement symétrique — peut prédominer sur le côté coiffé en premier ou le côté où la traction est la plus forte
Évolution Progressive — proportionnelle à la durée et à l’intensité de la traction — peut devenir irréversible si non détectée à temps
Facteurs favorisants Tresses, nattes, queues de cheval, défrisages, soins cosmétiques agressifs, extensions et rajouts

Populations et coiffures concernées

Population Coiffures en cause
Femmes africaines et antillaises Tresses africaines — nattes — extensions et rajouts — défrisages répétés
Femmes du Maghreb et du bassin méditerranéen Cheveux lissés et coiffés très tirés vers l’arrière avec élastique ou chouchou
Femmes européennes Chignons serrés — bigoudis — queues de cheval très tirées — et depuis quelques années, tresses africaines et extensions
💡 L’alopécie de traction n’est pas réservée aux seules tresses africaines — toute coiffure maintenant une tension chronique sur les follicules (chignon serré, queue de cheval très tirée, bigoudis) peut la provoquer. La tresse africaine en est simplement la cause la plus fréquente.

Examen par le dermatologue

Sur la zone de tension, le dermatologue examine le cuir chevelu avec une loupe appelée dermatoscope. Les signes observés sont :

Signe dermatoscopique Signification
Érythème péri-pilaire Inflammation (rougeur) autour des follicules de cheveux en souffrance — signe précoce réversible
Gaines péri-pilaires Signe le plus caractéristique — tubes blancs ou translucides entourant les tiges pilaires — signent le diagnostic d’alopécie de traction
Pustules Signes d’infection folliculaire associée
Bourrelet inflammatoire Inflammation péri-folliculaire diffuse — stade plus avancé

Évolution et réversibilité

Stade Aspect Réversibilité
Précoce Érythème péri-folliculaire — gaines péri-pilaires — pas encore de perte définitive 🟢 Réversible si arrêt des coiffures en cause
Avancé Bande de perte des cheveux visible — cicatrice folliculaire progressive 🟡 Partiellement réversible avec traitement précoce
Tardif Fibrose folliculaire — calvitie cicatricielle permanente 🔴 Irréversible — la cicatrice folliculaire ne permet plus la repousse
⚠️ Consulter rapidement : l’alopécie de traction est réversible si elle est prise en charge à un stade précoce. Une alopécie cicatricielle permanente peut s’installer si la traction chronique est maintenue trop longtemps. Ne pas attendre que la perte soit visible à l’œil nu pour consulter.

Comment soigner la chute de cheveux liée à la coiffure ?

Mesure Détail
Arrêt des coiffures en cause Mesure indispensable et prioritaire — sans suppression de la traction, aucun traitement ne peut être efficace
Minoxidil Solution ou mousse topique — stimule la repousse folliculaire — prescrit par le dermatologue
Autres médicaments anti-chute Selon l’évaluation du dermatologue — corticoïdes intralésionnels si inflammation active
Soins du cuir chevelu Éviter les soins cosmétiques agressifs — défrisages — traitements chimiques pendant la période de traitement

→ Pour faire pousser les cheveux après alopécie de traction, le dermatologue adapte le traitement selon le stade et la réversibilité des lésions.

Pages associées

Chute de cheveux — causes et traitements
Alopécie — guide complet
Minoxidil
Médicaments anti-chute
Faire pousser les cheveux
Coiffures et conseils
Tresses africaines — conseils
Dermatoscopie


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Questions fréquentes

Les cheveux repoussent-ils après une alopécie de traction ?

Oui si la prise en charge est précoce — à un stade précoce (érythème péri-folliculaire, gaines péri-pilaires sans cicatrice), l’arrêt des coiffures en cause associé à un traitement par minoxidil permet généralement une repousse satisfaisante. En revanche, si la traction chronique a provoqué une fibrose folliculaire (stade tardif), les follicules détruits ne peuvent plus produire de cheveux — la perte est alors permanente. D’où l’importance de consulter tôt.

Combien de temps peut-on garder des tresses africaines sans risque ?

Il n’existe pas de durée universelle — le risque dépend de la tension exercée, de la fragilité individuelle du cuir chevelu et de la fréquence des coiffures. En règle générale, les tresses ne devraient pas être maintenues plus de 6 à 8 semaines, et la tension à la pose doit être modérée. Les tresses très serrées dès la pose, même pour une courte durée, peuvent déclencher une alopécie de traction chez les personnes prédisposées.

Les extensions et rajouts aggravent-ils l’alopécie de traction ?

Oui — les extensions et rajouts ajoutent du poids et de la traction sur les follicules natifs, amplifiant le mécanisme de l’alopécie de traction. Certaines techniques de pose (collage, tressage des rajouts très serrés) sont particulièrement agressives pour la lisière du cuir chevelu. En cas de signes d’alopécie de traction, les extensions doivent être supprimées immédiatement.

Voir aussi :
Alopécie |
Minoxidil |
Tresses africaines |
Faire pousser les cheveux |
Téléconsultation


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COUPEROSE AU LASER : traitement laser de la rosacée et de la couperose du visage

Laser contre la couperose

La couperose télangiectasique (avec petits vaisseaux) constitue une bonne indication des lasers vasculaires.

Combien de séances de laser?

Il faut en général 3 séances pour obtenir un bon résultat, mais celui-ci est rarement durable car la couperose a tendance à récidiver après quelques années.

Pour certains patients, il est même nécessaire d’effectuer des séances d’entretien environ une fois par an.


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Interview Dr Corinne DUPIN CAPEYRON 20 cours Gambetta 33400 Talence

traitement de la peau au laser, epilation laser

– Les lasers vasculaires (laser couperose)

Il s’agit de : Laser à colorant pulsé
Laser KTP
Laser ND Yag
Lampes pulsées filtrées

– Quelle est leur longueur donde ?

La longueur d’onde des lasers vasculaires varie de 530 à 1000 nm

– Quelle est la cible de ce type de laser ?

Le laser vasculaire a pour cible l’hemoglobine située dans les globules rouges du sang

– Le laser vasculaire va donc agir sur les lésions contenant des vaisseaux. Y a-t-il des types de lasers agissant plutot sur certains types de vaisseaux ? Si oui, quel laser utiliser préférentiellement selon la lésion vasculaire ?

Le KTP est préféré si la rougeur sassocie aux télangiectasies
Les lampes donnent dexcellents résultats sur lerythrose du cou et les lésions du decolleté
1 à 3 passages sont necessaires espacés de 2 mois minimum comme pour toute technique laser on évitera lexposition solaire au minimum 3 semaines avant et 3 semaines après la séance
Effets secondaires : selon le laser utilisé : purpura, œdème, érythème, croutelles
Le refroidissement des lasers de nouvelle génération permet datténuer la douleur ( picotements , brulures ) inhérente à la technique
Les complications sont les troubles pigmentaires en cas de non respect des consignes solaires


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ANTI OXYDANTS : qu’est-ce que c’est, les antioxydants? comment ça marche?

Anti oxydants

Les cellules de notre organisme et notamment de notre peau sont sensibles au stress oxydatif, marqué par l’accumulation de « radicaux libres« , responsables de modifications des mitochondries (les centres énergétiques de la cellule), ce qui entraine une diminution de l’énergie vitale de la cellule.

On observe ainsi une plus grande fragilité et mortalité cellulaire sous l’impact des radicaux libres

Les anti oxydants auraient un rôle protecteur pour la cellule en s’opposant au stress oxydatif

Qui sont-ils?

On peut citer parmi ceux ci vitamines A, C, E, omega 3, flavonoides…

Où les trouve-t-on?

vitamine A dans le beurre, foie, oeuf…
Vitamine C : fruits (fraises, agrumes, melon… ) et legumes (poivrons, chou
fleur… )

Vitamine E : huiles (tournesol, olive, arachide… )

omega 3 et 6 : poissons gras, huiles (colza, olive… )

flavonoides : soja, thé vert, raisin

Quel est le régime anti oxydant?

L’alimentation de type méditéranéenne, riche en fruits et légumes, en légumineuses en féculents, en poissons

Varier la qualité de ses huiles alimentaires (huile de colza, huile de pépins de raisins, huile d’olive).

 

 

PLAQUES BLANCHES JAUNES SUR LES PAUPIERES : taches et boules jaunes blanches

Plaques, boules ou taches jaune-blanc sur les paupières

xanthelasma

Xanthelasma des paupières supérieures et inférieures

Les paupières sont constituées d’une peau fine et fragile

Il est fréquent d’y voir apparaitre des taches ou plaques blanches jaunes

Leur diagnostic nécessite une consultation médicale car il faut toujours se méfier du cancer de la peau

Les causes les plus fréquentes sont

Syringomes

Ils forment de petites élevures jaunes blanc fréquentes sur les paupières inférieures

Voir l’article sur les syringomes

Xanthelasma

Il s’agit d’une nappe blanc jaune de la paupière supérieure et/ou inférieure

Voir le xanthelasma

Grains de milium

Ils forment de petites boules millimétriques blanches

Voir les grains de milium

Kératoses séborrhéiques

Elles forment des élevures couleur chair ou chamois

Voir les kératoses séborrhéiques

XANTHELASMA : se débarrasser du xanthelasma des paupières



Xanthelasma des paupières : causes, diagnostic et traitements

xanthelasma des paupières supérieures et inférieures

Xanthelasma des paupières supérieures et inférieures — dépôts de cholestérol caractéristiques

Le xanthelasma (ou xanthélasma palpébral) est la forme la plus fréquente des xanthomes cutanés, un groupe de lésions correspondant à des infiltrations lipidiques de la peau, de couleur jaune à brun chamois. Il se définit comme un dépôt de cholestérol dans les couches superficielles de la peau des paupières. Bien que bénin, il peut signaler une dyslipidémie sous-jacente et représente une préoccupation esthétique pour de nombreux patients.


Comment reconnaître un xanthelasma ?

Le xanthelasma se présente comme une ou plusieurs plaques jaune-blanc, molles, bien délimitées, siégeant sur les paupières supérieures et/ou inférieures, avec une prédilection marquée pour le canthus interne (l’angle médial de l’œil, du côté du nez). L’atteinte peut être unilatérale ou bilatérale.

Son évolution naturelle suit trois phases :

  1. Phase initiale : la plaque est souple, plane, de petite taille et asymptomatique.
  2. Phase d’extension : la lésion s’élargit progressivement et peut devenir légèrement surélevée.
  3. Phase tardive : après plusieurs années, la plaque peut s’indurer voire se calcifier, et des lésions adjacentes tendent à confluer (coalescence) jusqu’à envahir la quasi-totalité des paupières.

Sans traitement, l’évolution est constamment progressive. Il n’existe pas de régression spontanée documentée.


Faut-il réaliser un bilan sanguin ?

Oui. La découverte d’un xanthelasma justifie systématiquement un bilan biologique comprenant :

  • Un bilan lipidique complet : cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides ;
  • Une électrophorèse des protéines plasmatiques pour dépister une dysglobulinémie associée.

Environ 50 % des patients porteurs d’un xanthelasma présentent une anomalie lipidique :

  • Une hypercholestérolémie (élévation du LDL-cholestérol) dans les cas les plus fréquents ;
  • Un abaissement isolé du HDL-cholestérol chez certains patients dont le cholestérol total reste dans les normes — situation souvent méconnue car le HDL bas passe inaperçu en l’absence de bilan complet.

L’autre moitié des patients ne présente aucune anomalie lipidique détectable, ce qui souligne que le xanthelasma peut survenir sur un terrain normolipémique, probablement en lien avec une susceptibilité locale du tissu palpébral.


Traitements : comment se débarrasser d’un xanthelasma ?

La prise en charge repose sur deux axes complémentaires : le traitement étiologique (correction de la dyslipidémie) et le traitement local de la lésion. Il convient de prévenir le patient que le risque de récidive existe quel que soit le traitement choisi, notamment en cas de dyslipidémie persistante.

Point important : la peau des paupières est la plus fine du corps humain (0,5 mm en moyenne). Tout traitement local y comporte un risque spécifique : cicatrice dépigmentée ou hyperpigmentée, asymétrie de fente palpébrale, et surtout ectropion (éversion du bord libre de la paupière exposant la conjonctive), complication fonctionnelle et esthétique sérieuse.

1. Traiter l’hypercholestérolémie associée

Lorsqu’une dyslipidémie est identifiée, sa correction est la première étape incontournable :

  • Mesures hygiéno-diététiques : régime pauvre en graisses saturées, activité physique régulière, réduction pondérale si nécessaire ;
  • Traitement médicamenteux : en cas d’échec des mesures diététiques ou de dyslipidémie sévère, prescription d’un hypolipémiant (statine, ézétimibe ou autre selon le profil lipidique) en concertation avec le médecin traitant ou le cardiologue.

La correction de la dyslipidémie ne fait généralement pas régresser les lésions existantes mais réduit le risque d’apparition de nouvelles lésions et de récidive post-traitement.

2. Exérèse chirurgicale — indiquée pour les lésions de petite taille

L’exérèse au bistouri sous anesthésie locale, suivie d’une suture soigneuse, reste la technique de référence pour les xanthelasmas de petite taille, linéaires, localisés sur une paupière présentant une bonne laxité cutanée.

Conditions préalables à réunir :

  • Laxité cutanée suffisante ou excès de peau (dermatochalasis) permettant la fermeture sans tension ;
  • Localisation préférentielle à la paupière supérieure, qui offre généralement plus de tissu mobilisable que la paupière inférieure.

La pièce opératoire est adressée en anatomopathologie afin de confirmer histologiquement le diagnostic (présence de cellules spumeuses chargées de lipides dans le derme). Ce geste permet d’éliminer formellement un autre type de xanthome ou une lésion tumorale d’aspect proche.

3. Traitement laser — indiqué pour les lésions étendues ou en cas de contre-indication chirurgicale

Le laser est la solution privilégiée pour les xanthelasmas de grande taille, multiples ou récidivants, ainsi qu’en cas de contre-indication à la chirurgie. Son maniement en zone palpébrale est délicat et doit être confié à un opérateur expérimenté. Deux types de lasers sont principalement utilisés.

Laser Erbium-YAG (Er:YAG)

Le laser Erbium agit par abrasion thermique couche par couche (vaporisation de l’eau intracellulaire). Il détruit mécaniquement les dépôts lipidiques mais génère une chaleur résiduelle susceptible d’induire une fibrose cicatricielle et une rétractation cutanée. Pour cette raison, il tend à être progressivement supplanté par le laser Nd:YAG dans cette indication.

Laser Nd:YAG (Q-switched ou long pulse)

Le laser Nd:YAG est aujourd’hui considéré comme la technique laser de référence pour le xanthelasma. Son mécanisme repose sur un effet photoacoustique (onde de choc mécanique) plutôt que sur la thermique pure : les impulsions ultra-brèves fragmentent les dépôts lipidiques sans carboniser les tissus adjacents. Cela se traduit par :

  • Un risque cicatriciel significativement réduit par rapport à l’Erbium ;
  • Une meilleure tolérance tissulaire en zone palpébrale ;
  • La possibilité de retraiter en cas de résultat partiel.

Plusieurs séances peuvent être nécessaires selon l’épaisseur et l’étendue des lésions.

4. Peeling à l’acide trichloroacétique (TCA)

Le peeling au TCA (acide trichloroacétique) consiste en l’application contrôlée d’une solution acide concentrée directement sur les plaques de xanthelasma, provoquant une nécrose chimique superficielle des dépôts lipidiques.

Avantages : technique ambulatoire, peu coûteuse, reproductible en cas de récidive.

Limites et précautions :

  • Technique à réserver absolument à des praticiens entraînés en raison de la proximité immédiate du globe oculaire ;
  • Risque de cicatrice et de rétractation palpébrale (ectropion chimique) en cas de surdosage ou de diffusion de l’acide ;
  • Plusieurs applications peuvent être nécessaires pour obtenir une destruction complète.

→ Pour en savoir plus sur les peelings chimiques en dermatologie, consultez notre article dédié : Peelings dermatologiques : principes et indications.


Risque de récidive

Quel que soit le traitement choisi, le risque de récidive du xanthelasma est non négligeable, évalué entre 40 et 60 % à 5 ans dans la littérature. Ce risque est plus élevé en cas de dyslipidémie non corrigée. La surveillance dermatologique régulière et le contrôle biologique annuel du bilan lipidique sont donc recommandés.


Questions fréquentes sur le xanthelasma

Le xanthelasma est-il dangereux ?

Non, le xanthelasma est une lésion bénigne, sans potentiel malin. Son importance réside dans sa valeur de signal d’alerte d’une dyslipidémie sous-jacente pouvant favoriser les maladies cardiovasculaires.

Peut-on traiter un xanthelasma sans chirurgie ?

Oui. Le laser Nd:YAG et le peeling TCA sont des alternatives non chirurgicales efficaces, particulièrement adaptées aux lésions étendues ou aux paupières inférieures où la chirurgie est plus risquée.

Le traitement est-il remboursé par l’Assurance maladie ?

Les traitements à visée esthétique (laser, peeling) ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. L’exérèse chirurgicale peut être remboursée si elle est justifiée médicalement.

Comment prévenir l’apparition d’un xanthelasma ?

La prévention repose sur le contrôle régulier du bilan lipidique, une alimentation équilibrée pauvre en graisses saturées et la prise en charge précoce de toute dyslipidémie.

SYRINGOMES : se débarrrasser des syringomes des paupières

Syringomes

Les syringomes sont des tumeurs annexielles fréquentes issues du canal eccrine et seraient des hyperplasies réactionnelles (plus que des tumeurs) issues de la portion intra-épidermique du canal eccrine.

Symptomes

Ils ont la forme de petites élevures jaunes ou couleur chair de 1 à 3 mm, souvent multiples et symétriques (sur chaque paupiere)

Ils surviennent souvent à partir de l’adolescence

Ils sont plus fréquents chez les femmes (9 cas sur 10) que les hommes.

Diagnostic

Ils sont fréquents sur les paupières (8 cas/10), mais ils peuvent concerner aussi la vulve, le cuir chevelu ou les aisselles.

Causes

Il existe des formes isolées et localisées (les plus fréquentes car elles concernent 90% des cas), familiales, et associées à la Trisomie 21.

Traitement : les enlever

Le traitement n’est pas obligatoire et il comporte un risque de cicatrices. Il est donc d’ordre esthétique compte tenu du caractère bénin, non évolutif et asymptomatique des syringomes.

Aucun traitement n’a prouvé une efficacité pérenne et sans risque de cicatrices mais celui qui semble le mieux toléré et ayant le moins de risque cicatriciel semble être le laser CO2.

laser CO2

Le traitement consiste à vaporiser les syringomes au laser CO2 avec un risque de rougeurs et de cicatrices blanches ou brunes

chirurgie

elle consiste à enlever les syringomes un a un au bistouri

peeling

elle consiste à appliquer de l’acide trichloracétique, il est souvent associé au laser, voir la fiche peeling

électro-dissection

elle consiste à carboniser les syringomes au bistouri électrique

 

POINTS NOIRS : se débarrasser des points noirs sur le nez, le front…

Points noirs : causes, traitement et comment s’en débarrasser

Les points noirs — appelés médicalement comédons ouverts — sont une forme d’acné rétentionnelle très fréquente, surtout sur le nez, le front et le menton. Ils résultent de l’accumulation de sébum oxydé et de cellules mortes dans le follicule pilo-sébacé. Ils ne sont pas dangereux, mais peuvent évoluer vers des boutons inflammatoires en cas de manipulation. Il existe des traitements efficaces, des produits en vente libre jusqu’aux rétinoïdes prescrits par le dermatologue.

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Points noirs du nez vus de près — comédons ouverts dus à l'oxydation du sébum


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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
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Sommaire :
Qu’est-ce qu’un point noir ? |
Causes |
Traitements |
Ce qu’il ne faut pas faire |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un point noir (comédon ouvert) ?

Un point noir est un follicule pilo-sébacé obstrué par un bouchon de sébum et de cellules mortes (kératine). Contrairement au microkyste (comédon fermé, blanc), le point noir est ouvert à la surface de la peau : le sébum au contact de l’air s’oxyde et se pigmente en noir ou brun foncé — c’est cette oxydation, et non la saleté, qui lui donne sa couleur caractéristique.

Lorsqu’on presse un point noir, le sébum sort sous la forme d’un filament blanc — d’où le surnom populaire de « ver de peau ». Cette manipulation est fortement déconseillée : elle traumatise le follicule, favorise l’infection bactérienne et peut transformer un simple comédon en bouton inflammatoire, kyste ou cicatrice.

⚠️ Ne jamais presser ses points noirs. La manipulation expose à : infection à staphylocoque, kyste épidermoïde, cicatrice déprimée, hyperpigmentation post-inflammatoire. Le traitement médical est bien plus efficace et sans risque.

Pourquoi a-t-on des points noirs ?

La cause principale est une production excessive de sébum (séborrhée) stimulée par les androgènes — ce qui explique leur apparition surtout à l’adolescence et chez les personnes à peau grasse. Le sébum en excès obstrue progressivement le follicule avec les cellules mortes de l’épiderme (hyperkératose folliculaire).

Les zones les plus touchées sont les plus riches en glandes sébacées : nez, front, menton (la zone T) et dos. Plusieurs facteurs aggravent les points noirs : cosmétiques comédogènes (huiles minérales, corps gras), certains médicaments (corticoïdes, progestatifs androgéniques), transpiration excessive et frottement mécanique répété.

💡 Points noirs ≠ saleté. La couleur noire est due à l’oxydation du sébum au contact de l’air. Se laver le visage trop souvent n’élimine pas les points noirs — cela irrite la peau et stimule davantage la production de sébum.

Comment se débarrasser des points noirs ?

Produits en vente libre

Les actifs à rechercher : acide salicylique (kératolytique, pénètre dans le follicule), acide glycolique ou lactique (exfoliants de surface), zinc (séborégulateur), niacinamide (réduit la production de sébum, resserre les pores) et rétinol (forme douce des rétinoïdes sans ordonnance). Utiliser exclusivement des produits de soin « non comédogènes » — crèmes de jour, crèmes solaires, fonds de teint.

Traitements prescrits par le dermatologue

Les traitements les plus efficaces sont les rétinoïdes topiques (trétinoïne, adapalène, tazarotène) — disponibles uniquement sur ordonnance. Ils normalisent le renouvellement cellulaire folliculaire et réduisent la production de sébum. Résultats visibles après 8 à 12 semaines. Ils nécessitent une photoprotection rigoureuse.

Le nettoyage de peau dermatologique (extraction des comédons après vapeur, par le dermatologue) est bien plus complet qu’un nettoyage en institut de beauté. Dans les formes étendues, le peeling chimique (acide glycolique ou salicylique) et la photothérapie lumière bleue peuvent être proposés en complément.

📚 Rétinoïdes topiques dans l’acné rétentionnelle : efficacité et tolérance — PubMed

📚 Acide salicylique et acide glycolique dans le traitement des comédons — PubMed

Ce qu’il ne faut pas faire

Presser les points noirs traumatise le follicule et introduit des bactéries en profondeur — transformant un comédon bénin en kyste ou en cicatrice. Les bandelettes adhésives (« pore strips ») n’agissent qu’en surface et les points noirs réapparaissent en quelques jours. Les nettoyants abrasifs trop fréquents irritent la barrière cutanée et stimulent en réponse la production de sébum. Les cosmétiques comédogènes (huiles végétales riches, corps gras occlusifs) alimentent directement l’obstruction folliculaire.

Questions fréquentes sur les points noirs

Quelle est la différence entre un point noir et un point blanc ?
Le point noir (comédon ouvert) est exposé à l’air — le sébum s’oxyde et noircit. Le point blanc (comédon fermé, microkyste) est recouvert d’une fine couche de peau — il reste blanc ou chair. Les deux répondent aux mêmes traitements : rétinoïdes topiques, acide salicylique.

Combien de temps faut-il pour voir les résultats d’un traitement ?
Les rétinoïdes topiques nécessitent 8 à 12 semaines avant une amélioration significative. Les produits en vente libre (acide salicylique, niacinamide) peuvent montrer des résultats partiels en 4 à 6 semaines. La patience est indispensable — arrêter trop tôt est la première cause d’échec.

Les points noirs sont-ils liés à l’alimentation ?
Les données scientifiques suggèrent que les aliments à index glycémique élevé (sucres rapides, pain blanc, sodas) et la consommation de lait écrémé peuvent aggraver l’acné en stimulant la production de sébum via l’insuline et l’IGF-1. L’effet est modeste et variable selon les individus — une alimentation équilibrée est recommandée mais ne remplace pas le traitement.

Les points noirs disparaissent-ils avec l’âge ?
Ils s’améliorent souvent après 20-25 ans avec la baisse de la stimulation androgénique. Mais chez les personnes à peau grasse, ils peuvent persister à l’âge adulte — notamment chez la femme autour de la ménopause. Il n’y a pas d’âge limite.

Les points noirs sur le nez sont-ils tous des comédons ?
Pas toujours. Les petits points sombres visibles sur le nez et les joues de nombreuses personnes sont souvent des pores dilatés naturellement contenant du sébum — et non de véritables comédons pathologiques. Ils ne nécessitent pas de traitement médical. Un dermatologue peut faire la différence à l’examen.

Les pore strips (bandelettes) sont-elles efficaces ?
Elles donnent une satisfaction visuelle immédiate en retirant le contenu superficiel des pores, mais n’agissent pas sur la cause — les points noirs réapparaissent en quelques jours. Utilisées trop souvent, elles peuvent fragiliser et élargir les pores. Elles ne remplacent pas un traitement de fond.


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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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TRAITEMENT DU NODULE DOULOUREUX DE L’OREILLE : guérir et s’en débarrasser

Se débarrasser du nodule douloureux de l’oreille

Le nodule douloureux de l’oreille est un petit bouton dur qui fait très mal sur le cartilage de l’oreille

Son diagnostic nécessite une consultation médicale car il peut êetre confondu avec une kératose actinique ou un carcinome epidermoide

Le traitement du nodule douloureux de l’oreille est généralement réalisé par le dermatologue

Comment soigner le nodule douloureux de l’oreille?

Le traitement du nodule douloureux peut être réalisé de trois façons : la destruction du bouton, la lutte contre l’inflammation et la suppression des frottements.

Destruction du bouton

On peut détruire le bouton et la portion de cartilage en cause selon des techniques différentes en fonction de la taille du nodule notamment

Chirurgie

éxérèse longitudinale du bourrelet de peau contenant le nodule en fuseau puis suture, voire exérèse cunéiforme de l’oreille (on découpe un triangle de peau et de cartilage) pour les gros nodules

Laser

On peut vaporiser le nodule au laser CO2 mais ceci engendre souvent des inflammations du cartilage.

Cryothérapie

On peut congeler avec de l’azote liquide à -196°C le nodule, notamment lorsqu’il est débutant et de petite taille. Cependant les récidives sont fréquentes

Lutte contre l’inflammation

Le médecin peut faire appliquer deux fois par jours pendant 3 à 6 semaines une crème cortisonée forte sur le nodule, ce qui permet parfois de le faire régresser

Suppression des frottements

Le médecin peut prescrire un pansement (ou un gel de silicone) à appliquer la nuit sur le bouton, ce qui permet parfois de le faire régresser

 

NODULE DOULOUREUX DE L’OREILLE : un bouton dur qui fait mal sur l’oreille

Nodule douloureux de l’oreille

nodule douloureux oreille
Nodule douloureux de l’oreille

Le nodule douloureux de l’oreille, qu’est-ce que c’est?

Le nodule douloureux de l’oreille a pour nom latin chondrodermatitis nodularis chronica helicis.

C’est un petit nodule rosé ou rouge, adhérent au cartilage de l’oreille, atteignant le plus souvent la partie haute du cartilage de l’oreille, sur le rebord externe (zone de contact avec l’oreiller). Il forme donc une petite boule, ou bouton dur très douloureux sur le haut du cartilage de l’oreille

Sa surface présente une croûte ou parfois un petit trou central central pouvant couler.

Il est très douloureux au contact, notamment celui de l’oreiller, pouvant provoquer des insomnies ou réveiller la personne lors des changements de position la nuit.

Il est fréquent chez l’homme de plus de 40 ans.

Il s’agit d’une boule évoluant à partir du cartilage de l’oreille

Son diagnostic nécessite une consultation médicale car il peut êetre confondu avec une kératose actinique ou un carcinome epidermoide

Pourquoi a-t-on un nodule douloureux de l’oreille?

On ne connait pas bien la causse du nodule douloureux mais il est issu d’un conflit entre un relief cartilagineux et son environnement (oreiller dur… ), dans un contexte de peau fine

Comment soigner le nodule douloureux de l’oreille?

Voir l’article Traitement du nodule douloureux de l’oreille

EPILATION LASER PEAU NOIRE : l’épilation au laser des peaux mates

Epilation laser sur peau noire ou mate

Qu’est-ce qu’une peau noire ou mate?

Lorsque vous regardez un objet noir, il vous apparait noir car il absorbe la lumière alors que l’objet blanc la reflète dans votre oeil

Le noir absorbe donc la lumière et c’est pour cela qu’il chauffe au soleil plus que le blanc car il absorbe les infrarouges

La peau mate ou noire comporte à sa superficie une fine couche de pigment plus ou moins foncée qui absorbe les UV et protège les couches profondes de la peau

Au début de l’évolution de l’espèce humaine, tous les hominidés étaient noirs et venaient d’Afrique. Lors des migrations dans l’hémisphère Nord, les hominidés à peau plus claire se sont retrouvés favorisés car ils avaient notamment besoin de moins de soleil pour synthétiser la vitamine D (voir l’article Soleil et peau). Les premiers hommes à peau noire ont donc progressivement disparu de l’hémisphère Nord au fil de l’évolution, plus sujets notamment au rachitisme (carence en vitamine D).

Les peaux mates ou noires ayant la couche de pigment qui empêche la pénétration des UV, ils ont très rarement des coups de soleil (brulures de la peau) contrairement aux peaux claires qui brulent car elles laissent passer les UV dans la peau.

De plus les peaux noires ou mates ont une plus grande tendance à faire des taches brunes lorsqu’on traumatise leur peau car elle est très riche en mélanocytes, les cellules fabriquant la mélanine.

Quel rapport avec le laser épilation?

Le Laser est un appareil émettant faisceau de photons se situant dans le proche infrarouge, entre 700 et 1200 nm. Cette longueur d’onde est absorbée plus particulièrement par la couleur noire ce qui produit un échauffement sélectif de la zone colorée en noir

Ainsi au niveau de la peau, les photons sont absorbées par la mélanine (le pigment des poils et de la peau) et la detruisent en la chauffant. On appelle cela la photothermolyse selective.

Il y a donc une compétition chez les peaux noires entre la mélanine du poil et la mélanine de la peau située en superficie

Il faut donc être très prudent lorsqu’on épile les peaux noires ou mates car on risque que la mélanine de la peau absorbe le laser et brule.

Comment fait-on pour épiler les peaux noires ou mates au laser?

Nous avons vu que les laser émettaient des photons dont la longueur d’onde est située en fonction du laser entre environ 700 et 1200 nm

Plus la longueur d’onde est longue, moins le faisceau est puissant mais plus il pénètre dans la peau

Ainsi, les faisceaux lasers plus proches de 1200nm vont chauffer les couches profondes de la peau plus que les superficielles.

Ils auront donc moins de risque d’etre absorbés par la couche superficielle de mélanine qu’ont les peaux noires et mates

Le laser Yag (1064nm) pénetre plus profondément, ce qui protège un peu les peaux mates, mais il ne détruit que des poils fortement pigmentés (heureusement les peaux mates ont souvent des poils noirs).

Les peaux claires sont donc souvent épilées avec un laser puissant (alexandrite à 755nm par exemple) et on utilise un laser moins puissant pour les peaux mates (Nd : Yag à 1064nm en général)

Il faut donc souvent plus de séances sur les peaux mates que claires

CQFD…

Prudence quand même

Le dermatologue sera néanmoins très prudent en utilisant des fluences assez faibles notamment au début, et il pourra faire des touches d’essais de quelques impacts pour voir comment réagit la peau

De plus, il faut respecter les mêmes règles de prudence vis à vis du soleil (pas de soleil sur la zone à épiler quelques mois avant la séance, ni quelques semaines après la séance) car le risque de taches est important

Voir les risques de l’épilation laser

EPILATION LASER MENTON : se faire épiler le menton au laser

Epilation au laser du menton (barbe chez la femme)

La demande d’épilation du menton chez la femme est fréquente

Eliminer un trouble hormonal

Chez la femme, la présence de poils noirs sur le menton ou la zone de la barbe doit amener à consulter un médecin afin de déterminer s’il n’existe pas un trouble hormonal sous-jacent.

Le cas échéant, mieux vaut traiter le trouble hormonal car l’épilation laser du menton risque alors d’être un échec.

En effet, la présence de poils au menton peut trahir un hirsutisme, une augmentation des poils sur les zones masculines (barbe, voire torse, dos…) chez la femme à partir de l’adolescence ou de façon brutale chez une femme adulte (on craint alors une tumeur sécrétante).

L’hirsutisme est le reflet d’un effet des hormones masculines ou androgènes sur l’organisme de la femme.

Il existe trois grands types d’androgènes pouvant engendrer une pousse des poils dans les zones masculines chez la femme :

  • les androgènes ovariens (Testostérone et Delta 4 Androstènedione) peuvent être dus à une tumeur ovarienne ou plus fréquemment à des microkystes sur les ovaires (syndrome des ovaire polykystiques).

  • androgènes surrénaliens (la surrénale est une petite glande située sur chaque rein) : SDHA pour Sulfate de Dé Hydroépi Androstérone ou 17 hydroxyprogestérone (17-OHP).

  • le cortisol qui lorsqu’il est augmenté dans le sang (syndrome de Cushing) peut provenir de la prise prolongée de corticoides, d’une tumeur corticosurrénalienne  ou d’une tumeur sécrétant de l’ACTH (hormone faisant sécréter du cortisol par la corticosurrénale) le plus souvent pulmonaire.

Ainsi, un bilan hormonal est nécessaire, notamment si le médecin suspecte une hyperandrogénie (augmentation de la pilosité (menton, lèvre supérieure… ), calvitie de la femme, règles irrégulieres, acné… hyperséborrhée (peau grasse) ou de virilisation (hypertrophie clitoridienne, voix grave et rauque)

Le bilan hormonal est réalisé le matin à 8 heures, en première partie de cycle (6 premiers jours), après arrêt de la contraception hormonale depuis au moins deux à trois mois :

  • Testostérone et éventuellement Delta 4 androstènedione, une autre hormone ovarienne
  • 17-OH-progestérone (suivi d’un test au Synacthène* si elle est modérément élevée) et Sulfate de déhydro-épiandrostérone (S-DHA) à la recherche d’un hyperandrogénisme surrénalien

Une échographie ovarienne endovaginale à la recherche d’ovaires polykystiques.

S’il existe une aménorrhée et/ou une galactorrhée sans étiologie médicamenteuse, le médecin demande une prolactinémie.

En cas de suspicion clinique de syndrome de Cushing, le médecin demande un dosage du cortisol plasmatique et surtout du cortisol libre urinaire des 24 heures (FLU).

Les causes tumorales sont souvent d’apparition brutale chez une femme adulte alors que l’hirsutisme présent dès l’adolescence est le plus souvent du à un hyperandrogénisme fonctionnel ovarien ou surrénalien.

En cas de dosages hormonaux normaux et d’échographie ovarienne normale, on parle d’hirsutisme idiopathique.

On distingue l’hirsutisme d’une augmentation de la pilosité normale (bras, jambes…) appelée hypertrichose, où les poils sont plus longs, épais et fournis sur les zones normales mais ne touchent pas la barbe et le menton. Cette hypertrichose existe dès l’enfance et elle est le plus souvent familiale (fréquente dans le pourtour du bassin méditerranéen et chez les bruns).

Pas pour le duvet ou les poils blancs du menton

Le laser fonctionne en détruisant la mélanine (le pigment) du poil. Les poils du menton sont souvent des poils relativement épais et foncés répondant donc bien au laser.

De deux choses l’une : soit il s’agit de duvet, et dans ce cas le laser ne fonctionnera pas car il n’y a que très peu de mélanine dans les poils

On peut alors recourir à l’epilation électrique

Soit il s’agit de poils pigmentés (marrons ou noirs) et dans ce cas, le laser peut être tenté, cependant ces poils étant assez fins, ils nécessiteront en général un bon nombre de séances d’épilation laser (entre 6 et 10 espacées d’un mois) pour obtenir un résultat correct.

Il existe d’autres techniques que l’épilation laser de la barbe de la femme

On peut appliquer une crème à base d’eflornithine (Vaniqa*) pour empêcher la pousse des poils du menton. Bien sûr ce traitement est suspensif et non définitif : les poils repoussent dès qu’on arrête la crème

Bien entendu il est aussi possible d’utiliser la cire froide, la pince à épiler, épilation électrique au cabinet du dermatologue…

En cas d’hirsutisme, qu’il soit du à un hyperandrogénisme fonctionnel ovarien ou surrénalien présent depuis l’adolescence (légère augmentation des androgènes) ou idiopathique ( dosages hormonaux normaux et échographie ovarienne normale), il faut associer l’épilation laser à un traitement anti androgènes afin de limiter le risque de repousse : ce sont des molécules qui inhibent la liaison de la 5-dihydrotestostérone à son récepteur notamment dans les poils, y supprimant son effet stimulant la pousse. L’amélioration de l’hirsutisme ne s’observe qu’après environ 6 mois à un an de traitement.

Il en existe deux principales :

  • l’acétate de cyprotérone (Androcur®), remboursé en France dans l’indication ‘hirsutisme’, associé à de l’oestrogène naturel en comprimé, en gel ou en patch : 1 comprimé d’Androcur® 50 mg/j 20 jours/28.

  • la spironolactone (Aldactone®), un diurétique qui peut être proposé par le médecin hors AMM (donc non remboursé) : 2 comprimés par jour de 50 ou 75 mg soit 100 à 150 mg/j + 15j/ mois, un progestatif non androgénique. Les effets secondaires sont principalement des troubles des règles,), des crampes, une hypotension, une perte de poids/anorexie et des sensations vertigineuses.

Contre indications de l’épilation laser de la barbe de la femme

Les contre indications principales sont :

  • troubles de coagulation,
  • troubles de la cicatrisation,
  • infection bactérienne (impetigo, acné… ) ou virale (herpes… ) en cours. En cas d’antécédent d’herpes labial (bouton de fièvre), le médecin peut prescrire un traitement anti herpes à prendre par comprimés ou appliquer en creme quelques jours avant et après la séance de laser
  • diabète déséquilibré,
  • prise d’un médicament photosensibilisant
  • epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
  • décoloration pour la meme raison
  • maquillage permanent de l’ourlet de la lèvre inférieure (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir… ) . Il vaut mieux éviter les impacts laser dans cette zone
  • trouble hormonal provoquant la pilosité du menton (mieux vaut traiter le trouble hormonal)
  • grossesse

Comment se passe l’épilation laser du menton (barbe de la femme) ?

Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance

Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.

Il faut enlever tout bijou (piercing… ) avant la séance ainsi que le fond de teint, le rouge à levre…

Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau

Il demande à la patiente de fermer la bouche et de mettre la langue entre les dents et la zone où se trouve le laser afin que ce dernier ne touche pas l’émail des dents lorsqu’il passe sur la lèvre inférieure

Les impacts laser provoquent un picotement

Après la séance d’épilation laser du menton

La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante pendant une semaine après la séance

Les poils mettent environ une semaine à s’éliminer sous forme de poils carbonisés

Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+

Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent (masque abrasif… )

EPILATION LASER LEVRE : se faire épiler la moustache au laser

Epilation au laser de la lèvre (moustache)

Le laser fonctionne en détruisant la mélanine (le pigment) du poil. Les poils de la lèvre supérieure sont des poils relativement fins et peu concentrés en mélanine. Ils répondent donc peu au laser.

Pas pour le duvet ou les poils blancs de la lèvre

De deux choses l’une : soit il s’agit de duvet, et dans ce cas le laser ne fonctionnera pas car il n’y a que très peu de mélanine dans les poils

On peut alors recourir à l’epilation électrique

Soit il s’agit de poils pigmentés (marrons ou noirs) et dans ce cas, le laser peut être tenté, cependant ces poils étant assez fins, ils nécessiteront en général un bon nombre de séances d’épilation laser (entre 6 et 10 espacées d’un mois) pour obtenir un résultat correct.

Des résultats plus ou moins rapides en fonction de la localisation sur la lèvre

Toutes les zones de la lèvre supérieure ne réagissent pas de la même façon:

  • le centre le la lèvre supérieure (sous le nez) répond rapidement au laser
  • alors que les zones latérales (au coin des lèvres) se dégarnissent plus lentement

Il existe des alternatives à l’épilation laser de la moustache

On peut appliquer une crème à base d’eflornithine (Vaniqa*) pour empêcher la pousse des poils de la lèvre. Bien sûr ce traitement est suspensif et non définitif : les poils repoussent dès qu’on arrête la crème

Bien entendu il est aussi possible d’utiliser la cire froide, la pince à épiler…

Contre indications de l’épilation laser de la moustache

Les contre indications principales sont :

  • troubles de coagulation,
  • troubles de la cicatrisation,
  • infection bactérienne (impetigo, acné… ) ou virale (herpes… ) en cours. En cas d’antécédent d’herpes labial (bouton de fièvre), le médecin peut prescrire un traitement anti herpes à prendre par comprimés ou appliquer en creme quelques jours avant et après la séance de laser
  • diabète déséquilibré,
  • prise d’un médicament photosensibilisant
  • epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
  • décoloration pour la meme raison
  • maquillage permanent de l’ourlet des lèvres (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir…
  • trouble hormonal provoquant la pilosité de la lèvre (mieux vaut traiter le trouble hormonal)
  • grossesse

Faut-il faire une prise de sang avant épilation laser de la lèvre?

Parfois, un bilan hormonal est nécessaire, notamment si le médecin suspect une hyperandrogénie (augmentation de la pilosité (menton, lèvre supérieure… ), règles irrégulieres, acné… ).

Le bilan hormonal est réalisé le matin à 8 heures, en première partie de cycle, après arrêt de la contraception hormonale depuis au moins deux mois :

  • Testostérone et éventuellement Delta 4 androstènedione, une autre hormone ovarienne
  • 17-OH-progestérone (suivi d’un test au Synacthène* si elle est modérément élevée) et Sulfate de déhydro-épiandrostérone (S-DHA) à la recherche d’un hyperandrogénisme surrénalien

Une échographie ovarienne endovaginale à la recherche d’ovaires polykystiques.

S’il existe une aménorrhée et/ou une galactorrhée sans étiologie médicamenteuse, il faudra demander une prolactinémie.

En cas de suspicion clinique de syndrome de Cushing, il faudra demander un dosage du cortisol plasmatique et surtout du cortisol libre urinaire des 24 heures (FLU).

Comment se passe l’épilation laser de la lèvre (moustache) ?

Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance

Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.

Il faut enlever tout bijou (piercing… ) avant la séance ainsi que le fond de teint, le rouge à lèvre…

Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau

Il demande à la patiente de fermer la bouche et de mettre la langue entre les dents et la zone où se trouve le laser afin que ce dernier ne touche pas l’émail des dents

Les impacts laser provoquent un picotement

Après la séance d’épilation laser de la lèvre

La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante pendant une semaine après la séance

Les poils mettent environ une semaine à s’éliminer sous forme de poils carbonisés

Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+

Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent (masque abrasif… )

EPILATION ENTRE LES SOURCILS : comment s’épiler entre les sourcils?

Epilation entre les sourcils

epilation entre les sourcils
S’épiler entre les sourcils

Les sourcils sont très sensibles et délicats.

De plus, leur situation exposée sur le visage rend toute erreur d’épilation visible à tous durant plusieurs jours.

Il convient donc d’utiliser des techniques plutôt douces pour l’épilation des sourcils :

Epilation entre les sourcils à la pince à épiler :

L’épilation de la zone située entre les sourcils à la pince permet un travail fin et une épilation peu traumatisante si elle est bien pratiquée.

Comment épiler entre les sourcils à la pince à épiler?

Il est important d’avoir un éclairage parfait et si possible un miroir grossissant
La pince à épiler et la peau doivent être soigneusement désinfectées avant et après l’épilation entre les sourcils

Il ne faut jamais insister si un sourcil ne vient pas à la pince au risque de provoquer un bouton, une plaie, une tache brune, une infection : mieux vaut attendre qu’il pousse un peu et y revenir

Il ne faut pas exposer la zone entre les sourcils au soleil apres epilation au risque de voir apparaitre des taches brunes

L’épilation entre les sourcils à la cire :

On peut épiler les sourcils avec de la cire, mais il faut utiliser de la cire tiède car la peau est trop fragile et trop sensible pour y appliquer de la cire chaude. Sans compter le risque de faire couler de la cire dans les yeux…

Epilation laser entre les sourcils

L’épilation laser peut être utilisée pour les sourcils. Là encore la prudence est de mise car la zone des sourcils est très délicate et il faut éviter que le laser pénètre dans l’oeil, au risque de faire des dégats au niveau de la rétine notamment.

Par ailleurs l’épilation laser est une technique d’épilation définitive, on ne peut pas revenir en arrière.

Le patient doit raser la zone située entre les sourcils avant la séance.

Le médecin protège les yeux du patient par des coques en métal et il dirige ses impacts vers le haut pour limiter le risque de diffusion du laser dans les yeux.

Le laser est réglé sur des fluences assez faibles et provoque une sensation de picotement à chaque passage

Il faut plusieurs séances pour obtenir une dépilation de la zone

Dangers de l’épilation entre les sourcils

Les sourcils sont très délicats et proches des paupières.

On peut citer parmi les risques de l’épilation des sourcils :

  • rougeurs et gonflements des sourcils persistant plusieurs jours voire semaines,
  • les paupières gonflent très facilement, à la moindre inflammation dans leur proximité. L’épilation des sourcils, si elle est traumatisante, peut donc se compliquer de gonflement des paupières
  • taches brunes, notamment sur les peaux mates ou en cas d’exposition au soleil après l’épilation
  • plaies, boutons apres l’épilation
  • risque d’infection en l’absence de bonne désinfection de la peau et du matériel d’épilation (staphylococcie maligne de la face, impetigo… )

EPILATION SOURCILS : épilation des sourcils

Epilation des sourcils

epilation sourcils
Epilation des sourcils

Les sourcils sont très sensibles et délicats.

De plus, leur situation exposée sur le visage rend toute erreur d’épilation visible à tous durant plusieurs jours.

Il convient donc d’utiliser des techniques plutôt douces pour l’épilation des sourcils :

Epilation des sourcils à la pince à épiler :

L’épilation des sourcils à la pince permet un travail fin et une épilation peu traumatisante si elle est bien pratiquée.

Comment épiler les sourcils à la pince à épiler?

Il est important d’avoir un éclairage parfait et si possible un miroir grossissant
La pince à épiler et la peau doivent être soigneusement désinfectées avant et après l’épilation des sourcils

Il ne faut jamais insister si un sourcil ne vient pas à la pince au risque de provoquer un bouton, une plaie, une tache brune, une infection : mieux vaut attendre qu’il pousse un peu et y revenir

Il ne faut pas exposer la peau des sourcils au soleil apres l’épilation car cela peut provoquer des taches brunes

L’épilation des sourcils à la cire :

On peut épiler les sourcils avec de la cire, mais il faut utiliser de la cire tiède car la peau est trop fragile et trop sensible pour y appliquer de la cire chaude. Sans compter le risque de faire couler de la cire dans les yeux…

Epilation laser des sourcils

L’épilation laser peut être utilisée pour les sourcils. Là encore la prudence est de mise car la zone des sourcils est très délicate et il faut éviter que le laser pénètre dans l’oeil, au risque de faire des dégats au niveau de la rétine notamment.

Par ailleurs l’épilation laser est une technique d’épilation définitive, on ne peut pas revenir en arrière.

Le patient doit raser ses sourcils avant la séance.

Le médecin protège les yeux du patient par des coques en métal et il dirrige ses impacts vers le haut pour limiter le risque de diffusion du laser dans les yeux

Le laser est réglé sur des fluences assez faibles et provoque une sensation de picotement à chaque passage

Il faut plusieurs séances pour obtenir une dépilation de la zone

Dangers de l’épilation des sourcils

Les sourcils sont très délicats et proches des paupières.

On peut citer parmi les risques de l’épilation des sourcils :

  • rougeurs et gonflements des sourcils persistant plusieurs jours voire semaines,
  • les paupières gonflent très facilement, à la moindre inflammation dans leur proximité. L’épilation des sourcils, si elle est traumatisante, peut donc se compliquer de gonflement des paupières
  • taches brunes, notamment sur les peaux mates ou en cas d’exposition au soleil après l’épilation
  • plaies, boutons apres l’épilation
  • risque d’infection en l’absence de bonne désinfection de la peau et du matériel d’épilation (impetigo… )
  • les sourcils sont une des seules zones du corps où il existe un risque d’absence de repousse des poils après l’épilation, il y a donc un risque d’épilation définitive des sourcils par épilation répétée à la pince notamment

RIDES DE LA PATTE D’OIE : les rides aux coins des yeux par Botox

Rides de la patte d’oie au Botox® (coins des yeux)

Rides des yeux et cernes

Les rides de la patte d’oie sont des rides permanentes situées à la commissure externe des paupières. Elles se traitent par injections de toxine botulique (Botox®) ciblant le muscle orbiculaire des paupières. La technique est précise — les repères anatomiques sont stricts pour éviter de paralyser accidentellement les muscles du sourire.

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Sommaire :
Définition |
Anatomie — muscle en cause |
Technique d’injection |
Repères anatomiques de sécurité |
Pages associées |
Questions fréquentes

Que sont les rides de la patte d’oie ?

Caractéristique Détail
Localisation Partie externe de la commissure des paupières — coin externe de l’œil
Nature Rides permanentes liées au plissement répété des yeux — accentuées lors du sourire
Muscle responsable Orbiculaire des paupières — muscle circulaire entourant l’œil, responsable de la fermeture palpébrale
Traitement Toxine botulique — paralysie partielle de l’orbiculaire des paupières

Anatomie — pourquoi l’injection doit être superficielle

L’orbiculaire des paupières s’insère directement dans la peau — contrairement à d’autres muscles faciaux qui s’insèrent sur l’os. Les injections doivent donc être réalisées aussi superficiellement que possible pour atteindre le muscle sans diffusion vers les structures profondes.

⚠️ Les muscles zygomatiques (muscles du sourire) sont situés à proximité immédiate. Une injection trop profonde ou trop basse pourrait les paralyser accidentellement — entraînant une asymétrie du sourire temporaire mais très gênante.

Technique d’injection des pattes d’oie

Trois sites d’injection sont utilisés de chaque côté :

Site Localisation précise
Site médian (central) À au moins 1 cm latéralement au rebord orbitaire, au niveau de l’épicanthus latéral
Site supérieur 1 à 1,5 cm au-dessus du site médian — à au moins 1 cm du rebord orbitaire
Site inférieur 1 à 1,5 cm au-dessous du site médian — à au moins 1 cm du rebord orbitaire

Après injection, le médecin masse les sites d’injection latéralement en s’éloignant des yeux — jamais en direction du globe oculaire.

Repères anatomiques de sécurité

Règle de sécurité Risque évité
Tous les sites à au moins 1 cm du rebord orbitaire Diffusion de la toxine vers les muscles oculomoteurs — risque de diplopie (vision double)
Sites inférieurs à au moins 1 cm au-dessus de l’os malaire Paralysie des muscles zygomatiques — asymétrie du sourire
Injection aussi superficielle que possible Diffusion en profondeur vers muscles non cibles
Massage latéral, en s’éloignant des yeux Migration de la toxine vers la région orbitaire
💡 Pour les précautions générales post-injection (éviter de pencher la tête, pas de massage, éviter le soleil) communes à toutes les localisations du haut du visage, voir la page conseils du dermatologue après injection.

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Questions fréquentes

Le Botox® des pattes d’oie peut-il affecter le sourire ?

Oui — si les injections sont trop basses ou trop profondes, la toxine peut diffuser vers les muscles zygomatiques (muscles du sourire) situés à proximité. C’est pourquoi tous les sites inférieurs doivent être placés à au moins 1 cm au-dessus de l’os malaire. Cette complication est temporaire — elle dure quelques semaines — mais peut provoquer une asymétrie du sourire durant cet intervalle.

Combien de temps dure le Botox® des pattes d’oie ?

L’effet dure en général 3 à 4 mois dans la région des pattes d’oie — légèrement moins que dans d’autres zones car l’orbiculaire est un muscle très actif (clignements, expression). Après plusieurs séances répétées, l’intervalle entre les injections s’allonge souvent.

Le Botox® des pattes d’oie peut-il agrandir l’œil ?

Oui — c’est un effet secondaire recherché par certains patients. La paralysie partielle de la portion latérale de l’orbiculaire réduit le plissement de l’œil et peut donner une impression d’œil légèrement plus ouvert et plus lumineux. Cet effet est dosable selon la quantité injectée.

Peut-on traiter les pattes d’oie et le front lors d’une même séance ?

Oui — c’est le cas le plus fréquent. Le traitement combiné front + glabelle (ride du lion) + pattes d’oie constitue le traitement standard du haut du visage lors d’une même séance. Le dermatologue planifie les zones et les doses en tenant compte des interactions entre les différentes zones traitées.

Voir aussi :
Toxine botulique (Botox®) |
Botox® du front |
Soins anti-rides |
Conseils du dermatologue |
Téléconsultation


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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
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– Les causes
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RIDES DU FRONT : soin par piqure de Botox*

Botox® dans les rides horizontales du front : technique et précautions

Les rides horizontales du front sont parmi les premières à traiter par toxine botulique (Botox®). Contrairement aux autres localisations, leur traitement nécessite un examen préalable rigoureux — une mauvaise sélection du patient peut aggraver une paupière tombante ou un sourcil bas. Cette page détaille la technique d’injection et les précautions spécifiques au front.


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Questions sur le Botox® du front ? Délais de rdv trop longs ?
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Sommaire :
Causes des rides du front |
Examen préalable indispensable |
Techniques d’injection |
Précautions post-injection |
Pages associées |
Questions fréquentes

À quoi sont dues les rides horizontales du front ?

Facteur Mécanisme
Conformation osseuse La morphologie du front influence la répartition des rides — certains profils y sont plus prédisposés
Hypertonie du muscle frontal Le muscle frontal relève les sourcils et plisse la peau horizontalement — son activité excessive creuse des rides permanentes

Examen préalable — sélection du patient

Le traitement par Botox® du front est indiqué uniquement en l’absence de surplus de peau palpébrale supérieure ou de sourcils bas. La paralysie du muscle frontal par la toxine botulique pourrait aggraver ces caractéristiques anatomiques en supprimant le mécanisme compensatoire de relèvement sourcilier.

⚠️ Contre-indication relative : ptose palpébrale supérieure ou sourcils bas — le Botox® du front peut aggraver une paupière tombante chez les patients qui compensent par hyperactivité du muscle frontal. L’examen préalable est non négociable.
Manœuvre d’examen Objectif
Demander au patient d’ouvrir grand les yeux en fronçant le front Évaluer si le patient utilise le frontal pour compenser une ptose palpébrale — si c’est le cas, paralyser ce muscle provoquerait une aggravation visible
Observer le niveau des sourcils au repos Des sourcils bas contre-indiquent ou limitent les doses injectables dans le front

Techniques d’injection du Botox® dans le front

Deux techniques sont habituellement employées :

Technique Description
Technique à mi-hauteur Tracé d’une ligne imaginaire horizontale à mi-distance entre la ligne des sourcils et la ligne de naissance des cheveux. Injection à l’intersection de ce trait avec la ligne médio-pupillaire de chaque côté, puis deux injections supplémentaires entre ces deux sites. Massage des sites d’injection vers le haut et latéralement après injection.
Technique sur la ride basse Placement des quatre sites d’injection juste au-dessus de la ride horizontale la plus basse. Ajout de deux injections à mi-distance entre cette ride basse et la ligne de naissance des cheveux.
💡 Le choix entre les deux techniques dépend de l’anatomie individuelle, de la hauteur du front et de la position des rides. Le dermatologue adapte la technique et le nombre de sites d’injection à chaque patient.

Précautions après les injections dans le front

Précaution Durée Pourquoi
Éviter toute activité obligeant à pencher la tête en avant et en bas Plusieurs heures Risque de migration de la toxine vers les paupières — ptose iatrogène
Éviter tout massage de la zone traitée Plusieurs heures Le massage favorise la diffusion de la toxine hors de la zone cible
Ne pas s’allonger ni faire de sport intense 4 heures Même risque de diffusion par pression et chaleur
Éviter le soleil et la chaleur intense 24–48 heures Vasodilatation pouvant favoriser la diffusion et l’œdème local


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Questions fréquentes

Le Botox® du front peut-il faire tomber les paupières ?

Oui — c’est la complication la plus redoutée du traitement du front. Elle survient quand la toxine migre vers le muscle releveur de la paupière supérieure, ou quand le patient utilise son muscle frontal pour compenser une ptose palpébrale préexistante. C’est pourquoi l’examen préalable (ouverture des yeux en fronçant) est indispensable avant toute injection dans cette zone. La ptose iatrogène est temporaire — elle dure quelques semaines — mais très gênante.

Combien de temps dure l’effet du Botox® sur les rides du front ?

L’effet apparaît 3 à 7 jours après l’injection et est maximal entre 15 jours et 1 mois. La durée d’action est de 3 à 6 mois selon les patients, la dose injectée et l’activité musculaire individuelle. Les patients très sportifs ou qui font beaucoup de sport d’endurance ont souvent une durée d’effet plus courte.

Peut-on traiter le front et la ride du lion en même temps ?

Oui — les deux zones sont fréquemment traitées lors d’une même séance. Le traitement combiné front + glabelle (ride du lion) + pattes d’oie constitue le traitement standard du haut du visage. Le dermatologue ajuste les doses selon les zones — les doses dans le front sont généralement plus faibles pour éviter le ptosis.

À quel âge commencer le Botox® du front ?

Il n’y a pas d’âge minimum réglementaire — la décision se prend sur critères cliniques. Certains patients commencent à 30 ans en traitement préventif (« baby botox » à faible dose avant que les rides s’installent), d’autres attendent que les rides soient visibles au repos. Le traitement préventif précoce à petites doses semble plus efficace que le traitement tardif de rides déjà profondes.

Voir aussi :
Toxine botulique (Botox®) |
Injections de comblement |
Soins anti-rides |
Conseils du dermatologue |
Téléconsultation


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RIDES ENTRE LES SOURCILS : Botox* dans la ride du lion entre les sourcils

Botox® dans les rides entre les sourcils : la ride du lion

Les rides verticales intersourcilières — dites « rides du lion » — donnent un air dur voire courroucé au regard. Elles se traitent par toxine botulique (Botox®), traitement de référence supérieur à tous les autres soins anti-rides pour cette localisation. La technique d’injection dans la glabelle est précise — l’injection vers le haut est une règle de sécurité pour réduire le risque de ptose palpébrale.

Questions sur le Botox® de la ride du lion ? Délais de rdv trop longs ?
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Sommaire :
Définition — ride du lion |
Muscles en cause |
Technique d’injection |
Règles de sécurité |
Précautions post-injection |
Pages associées |
Questions fréquentes

Que sont les rides du lion ?

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Caractéristique Détail
Localisation Entre les sourcils — région de la glabelle
Orientation Rides verticales (parfois obliques)
Aspect conféré Air dur, courroucé, concentré — vieillissement prématuré du regard
Muscles responsables Muscles intersourciliers de la glabelle : corrugateur, procérus (pyramidal du nez), dépresseur du sourcil
Traitement de référence Toxine botulique — résultat supérieur à toute autre technique anti-ride pour cette localisation

Muscles en cause — hypertonie de la glabelle

Les rides du lion sont dues à l’hypertonie des muscles intersourciliers de la glabelle — principalement le corrugateur du sourcil et le procérus (muscle pyramidal du nez). Ces muscles tirent les sourcils vers le bas et vers l’intérieur, créant les plis verticaux caractéristiques. La toxine botulique les paralyse partiellement, effaçant les rides et redonnant au regard une expression détendue.

Technique d’injection de la glabelle

Le médecin dilue la toxine botulique puis injecte selon trois repères anatomiques précis :

Site Repère anatomique précis
Site 1 — rebord orbitaire supérieur Au-dessus du rebord supérieur de l’orbite, sur une ligne tirée verticalement à partir du canthus interne (coin interne de l’œil)
Site 2 — pyramidal du nez Dans l’insertion nasale du muscle pyramidal du nez (procérus)
Site 3 — ligne médio-pupillaire À 1 cm au moins au-dessus du rebord orbitaire, juste en dedans de la ligne médio-pupillaire
💡 Règle technique clé : le médecin injecte le plus souvent vers le haut — ce geste réduit le risque de diffusion de la toxine vers le releveur de la paupière supérieure, cause principale de ptose palpébrale iatrogène.

Règles de sécurité spécifiques à la glabelle

Règle Complication évitée
Injecter vers le haut Ptose palpébrale par diffusion vers le releveur de la paupière — généralement réversible en 2 à 6 semaines, mais très gênante
Respecter la limite de 1 cm au-dessus du rebord orbitaire Migration de la toxine vers la loge orbitaire
Repère canthus interne pour le site 1 Évite une injection trop médiane ou trop latérale par rapport au muscle cible
⚠️ La ptose palpébrale est la complication la plus redoutée des injections de la glabelle. Elle est généralement réversible en 2 à 6 semaines. Elle peut être traitée par collyre à l’apraclonidine (stimulant du muscle de Müller) en attendant la résolution spontanée.

Précautions après les injections de la glabelle

Comme pour toutes les injections du haut du visage, il faut éviter pendant plusieurs heures :

  • Toute activité obligeant à pencher la tête en avant et en bas — risque de migration de la toxine vers les paupières
  • Tout massage de la zone traitée — favorise la diffusion hors de la zone cible

→ Pour le détail complet des précautions post-injection et les règles générales de sécurité, voir conseils du dermatologue après injection.

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Questions fréquentes

Combien de temps dure l’effet du Botox® sur la ride du lion ?

L’effet apparaît en 3 à 7 jours et est maximal entre 15 jours et 1 mois. La durée est de 3 à 6 mois — généralement plus longue pour la glabelle que pour le front, car les muscles intersourciliers sont moins actifs que le frontal. Avec des injections répétées, l’intervalle s’allonge souvent progressivement.

La ride du lion peut-elle être traitée par autre chose que le Botox® ?

Les autres techniques (peeling, laser, comblement à l’acide hyaluronique) peuvent améliorer les rides de la glabelle mais avec une efficacité nettement inférieure au Botox® pour cette localisation spécifique. La ride du lion est une ride dynamique — liée à la contraction musculaire — ce qui en fait la cible idéale de la toxine botulique. Le comblement peut être utilisé en complément pour les rides très profondes, résiduelles après Botox®.

Qu’est-ce que la ptose palpébrale et comment l’éviter ?

La ptose palpébrale est la chute de la paupière supérieure par diffusion de la toxine vers le muscle releveur de la paupière. Elle est généralement réversible en 2 à 6 semaines. Pour l’éviter : injecter vers le haut, respecter la limite de 1 cm au-dessus du rebord orbitaire, ne pas masser vers le bas après injection et éviter de pencher la tête plusieurs heures après la séance.

Peut-on combiner Botox® de la glabelle et injections d’acide hyaluronique ?

Oui — les deux sont souvent complémentaires. Le Botox® supprime les contractions musculaires et efface les rides dynamiques. L’acide hyaluronique peut combler le creux résiduel d’une ride profonde qui reste visible au repos même après Botox®. L’ordre habituel est de réaliser d’abord le Botox®, puis d’évaluer 2 à 3 semaines plus tard si un comblement complémentaire est nécessaire.

Voir aussi :
Toxine botulique (Botox®) |
Botox® du front |
Botox® des pattes d’oie |
Soins anti-rides |
Téléconsultation


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CHELOIDE : soigner et atténuer les cicatrices keloides (keloid)

Comment atténuer une cicatrice chéloide (keloide)

Cheloide sur piercing
Cheloide sur piercing

Une cicatrice est la résultante d’un acte traumatique touchant la profondeur de la peau.

Certaines cicatrices sont pathologiques, on peut citer parmi celles-ci les cicatrices en creux (cicatrices d’acné par exemple) et les cicatrices en relief (cicatrices hypertrophiques ou chéloides)

Acné cheloidienne de la nuque

Soigner les cheloides

Les cicatrices hypertrophiques ou chéloides sont généralement traitées au moyen de divers traitements combinés entre eux :

cryothérapie

congélation à l’azote liquide,

pressothérapie

compression à l’aide de pansements, souvent après applications sur la cicatrice de crèmes à la cortisone

injections dans la cicatrice de produits à la cortisone,

voire traitements par laser

En savoir plus

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PLAQUES DU VISAGE : plaques rouges sur le visage

Plaques rouges sur le visage

Le visage, constamment en contact avec nos interlocuteurs, est un peu notre reflet… avoir des plaques rouges sur le nez, le menton, les joues, le front n’est jamais agréable

Rosacée, une cause de plaques rouges du visage
Rosacée, une cause de plaques rouges du visage

En cas de plaques rouges sur le visage, il faut consulter :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques rouges sur le visage

Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce que ce sont des plaques rouges qui grattent, qui brulent… ), topographiques (plaques rouges sur les joues uniquement… ) et cliniques (pustules, folliculite, points noirs, fièvre… )

Il évoquera plusieurs diagnostics, on peut citer parmi ceux-ci :

Plaques sur le visage de l’enfant

Voir l’article consacré aux plaques rouges sur le visage de l’enfant et plaques et rougeurs sèches autour de la bouche de l’enfant

PLAQUEs sur le visage qui grattent ou démangent :

On peut citer parmi ceux-ci :

eczema du visage (plaques rouges qui démangent, souvent après avoir changé de cosmétiques),

urticaire (ressemble à des piqures d’ortie),

demodecidose

dermite séborrhéique (plaques rouges et souvent sèches sur les ailes du nez

eczema seborrheique du visage
Dermite séborrhéique des coté du nez et de la bouche

PLAQUEs sur le visage qui brulent :

On peut citer parmi ceux-ci :

zona du visage,

peau sensible,

démodécidose,

rosacée (couperose)

couperose
Couperose donnant des plaques des joues
Rougeurs des joues et du nez
Rougeurs des joues et du nez
Joues rouges de la rosacée
Joues rouges de la rosacée
Rougeurs des joues
Rougeurs des joues

dermite séborrhéique,

dermite péri orale

Plaques sur le visage après être allé au soleil

On peut citer parmi ceux-ci :

lupus,

lucite polymorphe,

urticaire solaire

Autres plaques fréquentes sur le visage :

impetigo, (donne des croutes comme du miel),

impetigo
Impetigo du nez

 

rosacée

rosacée
rosacee du visage

etc…

 

En fonction du diagnostic, le médecin vous apportera un traitement approprié

ECZEMA VISAGE : soigner l’exema du visage

Eczéma du visage : causes, symptômes et traitement

eczéma du visage plaques rouges adulte
Eczéma du visage — plaques rouges qui démangent

L’eczéma du visage est une inflammation cutanée qui provoque des plaques rouges qui grattent et des boutons qui démangent sur le visage. Il peut toucher l’adulte comme l’enfant et prend plusieurs formes selon sa cause. Un diagnostic précis est indispensable car le traitement diffère selon le type d’eczéma.

Eczéma du visage persistant ou qui s’aggrave ? Consultez rapidement le Dr Rousseau, dermatologue, en visio :
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L’eczéma du visage est fréquent chez l’enfant — voir notre article dédié : eczéma du visage de l’enfant.

Les différentes formes d’eczéma du visage

1. L’eczéma atopique du visage

La dermatite atopique est la forme la plus fréquente d’eczéma du visage chez l’enfant, mais elle peut persister ou apparaître à l’âge adulte. Elle se manifeste par des plaques rouges sèches, squameuses et très prurigineuses, souvent localisées sur les joues, le front et le contour des yeux. Elle s’inscrit dans un terrain atopique (asthme, rhinite allergique, allergie alimentaire).

Voir notre article complet sur la dermatite atopique.

2. L’eczéma allergique de contact du visage

Cet eczéma résulte d’un contact avec un allergène appliqué sur le visage. Il touche préférentiellement la zone de contact :

  • Eczéma des paupières — allergie à un maquillage, mascara ou fard à paupières
  • Eczéma des lèvres — allergie à un rouge à lèvres ou baume
  • Eczéma des joues — allergie à une crème, un sérum ou un masque
eczéma suintant allergique du visage
Eczéma suintant allergique du visage

Les allergènes les plus fréquents dans l’eczéma du visage :

  • Cosmétiques : crèmes, masques, sérums, parfums appliqués depuis quelques jours
  • Allergènes aéroportés : substances en suspension dans l’air (pollens, poussières)
  • Photoallergènes : substances provoquant un eczéma uniquement au soleil
  • Allergènes d’origine conjugale : lors d’un baiser, le partenaire dépose un cosmétique sur la joue d’une personne qui y est allergique

Comment identifier l’allergène responsable ? Le médecin utilise les patch tests (tests épicutanés) : des sparadraps contenant différents allergènes sont appliqués dans le dos pendant 48h. Une positivation tardive est possible jusqu’à 7 jours après la pose.

patch tests eczéma allergique visage
Patch tests pour identifier l’allergène

Voir l’article sur l’eczéma allergique de contact.

3. La dermite séborrhéique du visage

Souvent appelée « eczéma séborrhéique », la dermite séborrhéique provoque des plaques rouges squameuses caractéristiquement localisées sur les ailes du nez, les sourcils, les plis naso-géniens et la lisière du cuir chevelu. Elle est liée à une prolifération d’une levure (Malassezia) et se traite différemment de l’eczéma classique.

dermite séborrhéique visage ailes du nez
Dermite séborrhéique des côtés du nez et de la bouche

Voir l’article sur la dermite séborrhéique du visage.

4. L’eczéma de contact irritatif du visage

Provoqué non par une allergie mais par une irritation directe de la peau : lavages trop fréquents, produits agressifs, eau calcaire, frottements répétés. La peau devient rouge, sèche et réactive sans mécanisme allergique identifiable.

Symptômes de l’eczéma du visage

Selon la forme et le stade, l’eczéma du visage peut se présenter comme :

  • Des plaques rouges sèches et squameuses qui démangent
  • Des vésicules (petites cloques) qui peuvent suinter
  • Une peau épaissie et lichénifiée en cas d’eczéma chronique gratté
  • Des croûtes après suintement
  • Un gonflement des paupières en cas d’eczéma périoculaire

⚠️ L’eczéma du visage peut ressembler à d’autres affections : rougeurs du visage, rosacée, plaques rouges du visage. Un dermatologue peut faire le diagnostic précis.

Traitement de l’eczéma du visage

Les mesures générales

  • Ne pas gratter — le grattage intensifie et lichénifie l’eczéma, le rendant chronique
  • Se laver le visage à l’eau froide ou tiède sans savon le matin
  • Le soir, utiliser un savon surgras ou un démaquillant doux sans parfum
  • Appliquer une crème hydratante adaptée aux peaux atopiques après le nettoyage
  • Éviter les cosmétiques contenant des parfums, conservateurs ou colorants

Les traitements médicaux

  • Dermocorticoïdes (crèmes cortisonées) — traitement de référence de l’eczéma, à utiliser sous contrôle médical sur le visage car la peau y est fine
  • Inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, pimécrolimus) — alternative aux corticoïdes sur le visage et les paupières
  • Antihistaminiques — pour soulager les démangeaisons, voir traitement antihistaminique
  • Éviction de l’allergène en cas d’eczéma de contact allergique
  • Antifongiques s’il s’agit d’un « eczema séborrhéique« 

⚠️ Les dermocorticoïdes doivent être utilisés avec précaution sur le visage — leur application prolongée peut provoquer une dermite péri-orale ou une rosacée cortisonique. Consultez toujours un médecin avant de les utiliser sur cette zone.

Sources

Questions fréquentes sur l’eczéma du visage

Comment savoir si j’ai de l’eczéma ou autre chose sur le visage ?

L’eczéma du visage se manifeste par des plaques rouges squameuses qui démangent, parfois accompagnées de vésicules. Il peut ressembler à une rosacée, une dermite séborrhéique ou une allergie de contact. Seul un dermatologue peut poser le diagnostic précis et prescrire le traitement adapté.

Quelle crème utiliser pour l’eczéma du visage ?

Le traitement repose sur des dermocorticoïdes prescrits par un médecin, à utiliser avec précaution sur le visage. En complément, une crème hydratante adaptée aux peaux atopiques (sans parfum ni conservateur) est indispensable. N’appliquez pas de corticoïdes sur le visage sans avis médical.

L’eczéma du visage est-il contagieux ?

Non, l’eczéma n’est pas contagieux. Il s’agit d’une réaction inflammatoire de la peau, d’origine allergique ou atopique, qui ne se transmet pas d’une personne à l’autre.

L’eczéma du visage peut-il guérir définitivement ?

L’eczéma atopique peut s’améliorer spontanément avec l’âge, notamment chez l’enfant. L’eczéma allergique de contact guérit si l’allergène est définitivement évité. La dermite séborrhéique est chronique mais contrôlable avec un traitement d’entretien.

Peut-on se maquiller avec de l’eczéma sur le visage ?

Oui, mais avec précaution. Privilégiez des produits hypoallergéniques, sans parfum ni conservateur, testés sous contrôle dermatologique. Évitez tout produit nouveau en période de poussée. En cas de suspicion d’allergie à un cosmétique, consultez pour réaliser des patch tests.


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Choisir une creme antiride : quelle creme anti ride?

Creme anti rides

Vous cherchez la bonne creme anti ride

La consultation d’un médecin peut vous aider dans votre démarche
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur le type de peau que vous avez (peau grasse ou « séborrhéique » avec ou sans tendance à développer de l’acné, peau mixte, peau sèche qui desquame… )

Ensuite il vous examinera et il pourra vous proposer de vous prendre en photo. Le médecin pourra aussi vous proposer de réaliser des tests non douloureux pour évaluer la sensibilité de votre peau aux principes exfoliants (et irritants) de certaines cremes anti ride. Un test fréquent est le « stinging test », consistant à appliquer une substance légèrement acide sur un endroit du visage pour évaluer sa sensibilité et son irritabilité éventuelle aux cremes anti rides.

La meilleure des préventions contre les rides est la protection solaire

Trois facteurs jouent un rôle majeur dans le vieillissement de la peau : – le vieillissement hormonal, en particulier chez la femme ménopausée

– le vieillissement naturel

– et le vieillissement solaire. C’est le seul facteur de vieillissement contre lequel il est facile de lutter. Il faut donc se protéger du soleil et votre médecin ne manquera probablement pas de vous le rappeler

Le médecin envisagera avec vous les types de crèmes qui peuvent vous correspondre

On peut citer parmi ceux-ci :
– Crème anti ride pour les femmes jeunes : une crème fluide, contenant un filtre solaire et un anti radicalaire (vitamine C par exemple) est souvent tout à fait adaptée
– Crème anti ride pour les femmes après la ménopause, les crèmes contenant des phyto oestrogenes (soja par exemple) permettent de lutter contre la carence hormonale de la peau
– Crème anti ride en cas de peau grasse, il convient de préférer une texture légère ou fluide et on peut opter pour des substances exfoliantes plus concentrées ou plus puissantes
– Crème anti ride en cas de peau sèche, choisir une crème de texture plus épaisse et contenant moins de substances agressives pour la peau.

ROUGEURS DU VISAGE : soins et traitement des rougeurs du visage

Rougeurs et plaques sur le visage : causes, diagnostic et traitement

Les rougeurs du visage sont l’un des motifs de consultation dermatologique les plus fréquents. Le visage, constamment exposé au regard des autres, est aussi la zone la plus exposée au soleil, aux variations de température et aux agents irritants. Une rougeur peut être passagère et bénigne — ou le signe d’une maladie chronique nécessitant un traitement spécifique. Le dermatologue oriente son diagnostic en combinant trois éléments : la localisation précise sur le visage, la nature de la sensation (brûlure, démangeaison, douleur, rien), et l’aspect des lésions (plaques squameuses, pustules, vésicules, télangiectasies). Une même rougeur des joues peut correspondre à une rosacée, un lupus, un eczéma séborrhéique ou une dermite de contact — diagnostics très différents, traitements opposés.

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Rosacée — rougeurs chroniques du visage avec couperose et télangiectasies

Sommaire :
Rougeurs qui grattent |
Rougeurs qui brûlent |
Après le soleil |
Avec des boutons ou du pus |
Par zone du visage |
Chez l’enfant |
Signes d’alarme |
Questions fréquentes

Rougeurs du visage qui grattent (prurigineuses)

Eczéma du visage

Des plaques rouges prurigineuses sur le visage — sèches ou suintantes, avec parfois de fines vésicules — évoquent en premier lieu un eczéma du visage. Il peut s’agir d’une dermite atopique (terrain atopique, antécédents d’asthme ou rhinite allergique, touches surtout les paupières et le cou chez l’adulte) ou d’une dermite de contact allergique (réaction à un cosmétique, un parfum, un conservateur, le nickel d’une monture de lunettes). L’eczéma de contact des paupières est très fréquent — il faut penser aux fonds de teint, aux mascaras, aux crèmes contour des yeux et aux vernis à ongles (les mains touchent les yeux).

Dermite séborrhéique

Des plaques rouges recouvertes de squames grasses jaunâtres, siégeant sur les ailes du nez, les sillons nasogéniens, les sourcils, le bord des paupières et le sillon rétro-auriculaire, avec parfois des démangeaisons, évoquent une dermite séborrhéique. Elle est due à une réaction inflammatoire au champignon Malassezia, naturellement présent sur la peau grasse. C’est une maladie chronique récidivante, favorisée par le stress, la fatigue et certains terrains neurologiques (maladie de Parkinson).

Dermite séborrhéique du visage — plaques rouges squameuses des côtés du nez et de la bouche

Urticaire du visage

Des plaques rouges fugaces, très prurigineuses, ressemblant à des piqûres d’ortie, qui apparaissent et disparaissent rapidement (moins de 24h) sur le visage, évoquent une urticaire. Quand l’urticaire s’accompagne d’un gonflement des lèvres, des paupières ou de la langue, on parle d’angio-œdème (œdème de Quincke) — qui peut devenir une urgence si le gonflement atteint la gorge (risque d’asphyxie).

⚠️ Urgence : gonflement rapide des lèvres, de la langue ou de la gorge associé à une urticaire → appeler le 15 immédiatement. Risque d’angio-œdème laryngé.

Démodécidose

La démodécidose est une inflammation cutanée liée à la prolifération excessive de l’acarien Demodex folliculorum, naturellement présent dans les follicules sébacés. Elle donne des papules et pustules prurigineuses ou légèrement brûlantes sur le visage, souvent confondues avec une rosacée ou une folliculite. Elle est favorisée par les corticoïdes locaux prolongés. Le diagnostic se fait par examen microscopique d’un prélèvement de sébum.

Mycose du visage (dermatophytie)

Une mycose (dermatophytie) du visage donne une plaque rouge, arrondie, à bordure bien marquée et légèrement surélevée, avec une dépilation possible des sourcils ou du bord des cils si elle les touche. Elle gratte modérément. Elle peut être transmise par un animal domestique (chat, cobaye). Un piège classique : la tinea incognita — mycose dont l’aspect atypique résulte d’une application intempestive de corticoïdes locaux qui masquent les squames.

Mycose du visage (dermatophytie) — bordure nette et dépilation du sourcil

Rougeurs du visage qui brûlent

Rosacée et couperose

La rosacée est la première cause de rougeurs chroniques du visage chez l’adulte de plus de 30 ans, à peau claire. Elle se manifeste par des bouffées de chaleur (flushing) déclenchées par le chaud, l’alcool, les épices ou les émotions, évoluant vers une rougeur permanente des joues et du nez avec des vaisseaux dilatés visibles (couperose, télangiectasies). Dans sa forme papulopustuleuse, elle donne des boutons rouges et pustules sans points noirs — à distinguer de l’acné. La rosacée brûle plus qu’elle ne gratte.

Joues rouges permanentes — rosacée stade 2

Couperose — télangiectasies et rougeurs des joues

Rougeurs des joues et du nez — rosacée centrofaciale

Zona du visage

Des rougeurs et vésicules unilatérales sur le visage, précédées ou accompagnées de douleurs intenses (brûlures, décharges électriques) sur le trajet d’un nerf, évoquent un zona. Le zona ophtalmique (nerf trijumeau branche V1) est une urgence ophtalmologique — il peut menacer la cornée et la vision. Tout zona touchant le front, le pourtour de l’œil ou le bout du nez (signe de Hutchinson) doit être évalué en urgence par un ophtalmologue.

Dermite péri-orale

La dermite péri-orale donne de petites papules et pustules rouges autour de la bouche, du nez et parfois autour des yeux, avec une sensation de brûlure. Elle touche principalement les femmes jeunes. Elle est souvent déclenchée ou aggravée par l’application de corticoïdes locaux sur le visage — y compris les corticoïdes inhalés. Le traitement repose sur l’arrêt de tout corticoïde local et la prescription d’antibiotiques oraux (doxycycline).

Peau sensible et réactive

Une peau sensible réagit de façon exagérée aux stimuli physiques (froid, chaleur, vent) et aux cosmétiques (picotements, brûlures immédiates). Elle ne correspond pas toujours à une maladie dermatologique identifiable, mais peut traduire une barrière cutanée fragilisée — souvent chez les peaux atopiques, les peaux traitées par rétinoïdes, ou les peaux surlavées.

Rougeurs du visage après exposition au soleil

Lupus érythémateux

Un lupus cutané peut se manifester par un érythème en aile de papillon — plaques rouges symétriques sur les deux joues et le nez, déclenchées ou aggravées par le soleil, sans toucher le sillon nasogénien. Le lupus aigu systémique est associé à des signes généraux (fatigue, douleurs articulaires, fièvre) et nécessite un bilan biologique complet. Le lupus discoïde est plus localisé, donne des plaques rouges squameuses et atrophiques, et laisse des cicatrices.

Lupus érythémateux aigu — érythème en aile de papillon des joues et du nez

Lucite polymorphe

La lucite polymorphe est une allergie au soleil (photodermatose) très fréquente, touchant surtout les femmes jeunes. Elle donne des papules rouges prurigineuses sur les zones exposées (visage, décolleté, bras) quelques heures après l’exposition, disparaissant en quelques jours à l’abri du soleil. Elle récidive à chaque printemps.

Urticaire solaire

L’urticaire solaire est plus rare — elle donne des plaques urticariennes apparaissant en quelques minutes après l’exposition au soleil et disparaissant rapidement à l’ombre. Elle peut être invalidante et nécessite une photoprotection stricte et un avis spécialisé.

Rougeurs du visage avec boutons ou pustules

Acné

L’acné donne des comédons (points noirs, microkystes), des papules rouges et des pustules — principalement sur le front, les joues, le nez et le menton. Elle touche surtout les adolescents mais persiste ou débute à l’âge adulte chez la femme (acné hormonale, souvent sur le bas du visage et la mâchoire). L’acné ne brûle pas — elle est peu ou pas prurigineuse. L’absence de points noirs doit faire douter du diagnostic et évoquer une rosacée.

Impétigo

L’impétigo est une infection bactérienne superficielle (staphylocoque ou streptocoque) donnant des plaques rouges suintantes, recouvertes de croûtes dorées (miel) caractéristiques, très contagieuses. Il touche surtout les enfants, souvent autour du nez et de la bouche. Le traitement est antibiotique local ou oral selon l’étendue.

Kératoses actiniques

Les kératoses actiniques sont des lésions précancéreuses dues à l’exposition solaire cumulée, apparaissant après 50 ans sur les zones exposées (front, tempes, nez, lèvre inférieure). Elles se présentent comme de petites plaques rouges rugueuses, rugueuses au toucher, légèrement squameuses. Elles doivent être traitées pour éviter l’évolution vers un carcinome spinocellulaire.

Orientation diagnostique par zone du visage

Zone Causes prioritaires Élément distinctif
Joues + nez (zone centrale) Rosacée, lupus, dermite séborrhéique, acné Rosacée : brûle, pas de points noirs. Lupus : soleil déclenchant, bilan biologique.
Ailes du nez + sillons nasogéniens Dermite séborrhéique Squames grasses jaunâtres caractéristiques. Souvent associée aux pellicules.
Paupières Eczéma de contact (cosmétiques), dermite atopique, dermite séborrhéique des cils Interrogatoire cosmétiques +++ . Patch-tests si récidivant.
Autour de la bouche Dermite péri-orale, herpès labial récidivant, impétigo Dermite péri-orale : chercher corticoïde local appliqué. Herpès : vésicules douloureuses récidivantes.
Front + tempes Acné, dermite séborrhéique, kératoses actiniques (après 50 ans), zona front Kératoses : rugosité au toucher, terrain solaire. Zona : unilatéral, douloureux.
Mâchoire + menton Acné hormonale adulte, folliculite de barbe, dermite péri-orale Acné mâchoire chez la femme : chercher cause hormonale (SOPK, pilule progestative).
Une moitié du visage uniquement Zona, eczéma de contact (parfum côté dominant), mycose Asymétrie stricte → zona ou cause externe unilatérale.

Rougeurs du visage chez l’enfant

Chez l’enfant, les causes de rougeurs du visage diffèrent sensiblement de l’adulte. La dermite atopique (eczéma atopique) est la première cause de plaques rouges prurigineuses du visage chez le nourrisson et l’enfant, touchant surtout les joues et le front. L’impétigo est très fréquent autour du nez et de la bouche, notamment en collectivité. La teigne du visage (mycose) est possible, surtout si contact avec un animal. Le mégalérythème épidémique (parvovirus B19) donne des joues rouge vif caractéristiques chez l’enfant de 5 à 15 ans, avec fièvre légère. Les maladies éruptives infantiles (rougeole, rubéole, scarlatine) peuvent démarrer par des rougeurs du visage avec fièvre — consulter rapidement.

Signes d’alarme : quelques exemples où il faut consulter en urgence

⚠️ Appeler le 15 ou aller aux urgences : rougeur du visage avec gonflement des lèvres, de la langue ou difficultés à avaler — angio-œdème laryngé possible. Rougeur du visage avec fièvre élevée, frissons, altération de l’état général — infection sévère. Zona ophtalmique avec atteinte de la cornée ou baisse de vision.

Consulter rapidement (dans les 48h) : zona du front ou du pourtour de l’œil — risque ophtalmique. Plaques rouges du visage avec fièvre et douleurs articulaires — bilan lupus. Rougeur unilatérale douloureuse et chaude avec fièvre — érysipèle du visage (rare mais grave).

Consulter dans les jours qui suivent : toute rougeur du visage persistant plus de 2 à 3 semaines sans cause évidente, toute lésion squameuse rugueuse sur une zone exposée au soleil après 50 ans (kératose actinique à traiter).

Pourquoi les rougeurs du visage nécessitent un diagnostic précis

Les rougeurs du visage illustrent parfaitement la complexité du raisonnement dermatologique : une même plaque rouge des joues peut être une rosacée (traitement par métronidazole, laser ou ivermectine), un lupus (traitement par antipaludéens de synthèse et photoprotection stricte), une dermite séborrhéique (antifongique local), un eczéma de contact (éviction de l’allergène identifié par patch-tests), ou une mycose (antifongique oral). Appliquer le mauvais traitement aggrave la situation — les corticoïdes locaux, souvent utilisés en automédication sur une rougeur « inflammatoire », peuvent transformer une mycose ou une rosacée en démodécidose ou dermite péri-orale iatrogène.

La téléconsultation avec photos de bonne qualité (lumière naturelle, plusieurs angles, gros plan) permet dans la majorité des cas d’orienter le diagnostic rapidement et d’éviter ces erreurs.

Rougeurs du visage dont vous ne connaissez pas la cause ? Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation souvent dès le lendemain, depuis toute la France et les pays francophones.
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Questions fréquentes sur les rougeurs du visage

Rosacée ou acné : comment différencier ?
La rosacée et l’acné papulopustuleuse peuvent se ressembler — toutes deux donnent des boutons rouges et pustules sur le visage. La rosacée se distingue par : absence de points noirs (comédons), présence de bouffées de chaleur (flushing) déclenchées par le chaud, l’alcool ou les épices, rougeur permanente des joues et du nez avec vaisseaux visibles (couperose), apparition après 30 ans, peau claire. L’acné est diagnostiquée par la présence de points noirs et microkystes, et touche souvent l’adolescent ou le bas du visage chez la femme adulte.

Les corticoïdes peuvent-ils aggraver les rougeurs du visage ?
Oui, et c’est un piège très fréquent. Les corticoïdes locaux appliqués au long cours sur le visage peuvent déclencher ou aggraver une rosacée, masquer une mycose (tinea incognita), provoquer une dermite péri-orale iatrogène, ou induire une démodécidose. Ne jamais appliquer de corticoïdes locaux sur le visage sans avis médical, et toujours limiter leur durée d’utilisation.

Peut-on avoir de l’eczéma uniquement sur le visage ?
Oui. L’eczéma de contact allergique touche très fréquemment le visage de façon isolée — paupières (cosmétiques, mascaras), pourtour du visage (shampooings, parfums), lèvres (rouge à lèvres, dentifrices). La dermite atopique peut aussi toucher le visage seul, notamment chez le nourrisson. Le patch-test réalisé par le dermatologue identifie l’allergène responsable.

Pourquoi mes rougeurs s’aggravent-elles au soleil ?
Plusieurs maladies sont photosensibles : la rosacée (le soleil dilate les vaisseaux), le lupus (photosensibilité immune), la lucite polymorphe (allergie au soleil), les dermites de contact photo-allergiques (parfums + soleil). Une photoprotection SPF 50+ est recommandée dans tous ces cas — et une consultation pour identifier la cause exacte, car les traitements diffèrent.

Les rougeurs du visage peuvent-elles être définitivement traitées ?
Cela dépend de la cause. L’eczéma de contact guérit si l’allergène est identifié et évité. L’impétigo et la mycose guérissent avec le traitement adapté. La rosacée est une maladie chronique — elle se contrôle mais ne guérit pas définitivement ; les traitements (métronidazole, ivermectine, laser vasculaire pour la couperose) permettent de la stabiliser durablement. Le lupus nécessite un suivi au long cours.

Dermite séborrhéique et psoriasis du visage : comment les distinguer ?
Les deux donnent des plaques rouges squameuses sur le visage. La dermite séborrhéique siège surtout dans les zones grasses (ailes du nez, sourcils, sillons nasogéniens) avec des squames grasses jaunâtres. Le psoriasis du visage est moins fréquent, donne des squames plus épaisses et blanchâtres, et s’associe généralement à des lésions sur d’autres parties du corps (coudes, genoux, cuir chevelu). Le dermatologue tranche parfois par une biopsie.


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Rougeur de la barbe apres le rasage

Rougeurs de la barbe

 

En cas de rougeurs de la barbe :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis. Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… ) Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de rougeurs de la barbe

On peut citer parmi ceux-ci :

acne L’ acné

dans laquelle on trouve souvent des points noirs et une peau grasse

elle se traite avec des produits souvent irritants

dermite La dermite séborrhéique

herpes L’herpès autour de la bouche

epilation L’impetigo

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.
Souvent, on conseille l’application d’une crème émolliente après le rasage et le traitement de la cause

Pores dilates du visage : comment traiter les pores dilates ?

Pores dilatés

Les pores dilates provoquent un aspect de crateres dans la peau


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– Les causes
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En cas de pores dilatés du visage :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… ) et les pathologies associées (acné par exemple) Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.
Les pores de la peau sont labouchement des canaux folliculaires par lesquels sexcrète le sébum (une substance grasse car riche en lipides). Lorsque les pores sont dilatés, il existe souvent une hypertrophie des canaux folliculaires et des glandes sébacées, donc une hyperséborrhée (augmentation de la sécrétion de sébum) Le médecin vous proposera donc souvent des traitements visant à diminuer la sécrétion de sébum et ayant pour but d’exfolier la peau.


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PIEDS SECS : comment lutter contre les pieds secs ?

Pieds secs

Les pieds secs constituent un problème très fréquent

Causes


Les pieds secs peuvent être le signe d’un eczéma, d’un psoriasis, d’une mycose des pieds… et il faut donc consulter devant la découverte de pieds secs


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Complications

Les pieds secs peuvent se compliquer d’infections, de crevasses des pieds,  de corne des pieds

Lutter contre les pieds secs

 

Pour lutter contre les pieds secs, il convient tout d’abord d’éviter de les agresser avec des savons trop « décapants » tels que le savon de Marseille. Il est préférable d’utiliser des savons pour pieds secs de type surgras par exemple ou des « savons sans savon ».

Lorsqu’on a les pieds secs, il faut aussi éviter les bains et les douches très chauds et prolongés.

Enfin, il faut appliquer une crème ou un lait hydratant sur les pieds secs au moins une fois par jour (la meilleure période se situe après la toilette).

De même, il fait soigner la cause décelée par le médecin ( eczémapsoriasismycose des pieds…)


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PEAU SECHE : solution contre la peau sèche

Peau sèche : causes, remèdes et traitements efficaces

La peau sèche (ou xérose cutanée) est l’une des plaintes dermatologiques les plus fréquentes. Elle se manifeste par des tiraillements, des démangeaisons, (une peau sèche démange souvent) des squames et parfois des rougeurs. Si elle est souvent bénigne, une peau sèche persistante peut évoluer vers un eczéma — d’où l’importance d’agir tôt avec les bons soins.

Peau sèche résistante aux crèmes ou associée à des démangeaisons intenses ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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peau sèche xérose soin hydratation

Cet article en vidéo

Pourquoi la peau devient-elle sèche ?

La couche la plus superficielle de l’épiderme — la couche cornée — forme une barrière hydrolipidique constituée de débris de kératinocytes et de lipides (sébum). Cette barrière limite la perte en eau de la peau. Lorsqu’elle est altérée, la peau se déshydrate : c’est la xérose cutanée.

Plusieurs facteurs peuvent fragiliser cette barrière :

Cause Mécanisme
Froid, vent, chauffage L’air froid et sec et le chauffage central réduisent l’humidité ambiante et accélèrent l’évaporation cutanée
Vieillissement Production de lipides cutanés diminuée avec l’âge — la peau sénile est plus fine et plus sèche (xérose sénile)
Savons et douches chaudes Éliminent les huiles naturelles de la barrière cutanée
Eczéma, dermatite atopique Anomalie constitutionnelle de la barrière cutanée — peau sèche et sujette aux démangeaisons chroniques
Eau dure (calcaire), eau chlorée Irritation chronique de la barrière cutanée
Pollution, tabac, alcool Déshydratation systémique et dommages oxydatifs cutanés
Changement climatique brutal Les personnes originaires des pays tropicaux exposées à un froid sec ont souvent la peau très sèche

Quand consulter un médecin ?

🚨 Consultez un dermatologue si la peau sèche s’accompagne de :

— Rougeurs, démangeaisons intenses ou persistantes
— Fissures, crevasses ou saignements
— Résistance aux crèmes hydratantes après 2-3 semaines de soins réguliers
— Extension des lésions ou apparition de plaques épaissies

Ces signes peuvent indiquer un eczéma, un terrain atopique ou une autre affection cutanée nécessitant un traitement spécifique.

8 conseils pour lutter efficacement contre la peau sèche

1. Hydratez après chaque douche

Appliquez une crème émolliente ou un lait hydratant immédiatement après la douche, sur peau encore légèrement humide. Cette étape est la plus efficace car elle emprisonne l’eau dans la couche cornée avant qu’elle ne s’évapore. Pour les cas sévères, une séquence « lavage-émollient » est recommandée : appliquez une émulsion hydratante (type Dexéryl®) via un gant sur peau mouillée, puis rincez — la crème laisse un film protecteur même après le rinçage.

2. Adoptez des douches tièdes et courtes

Les douches chaudes prolongées éliminent les lipides naturels de la barrière cutanée. Optez pour une eau tiède (environ 33°C), limitez la durée à moins de 10 minutes, et tamponnez la peau avec la serviette plutôt que de frotter.

3. Choisissez un savon adapté

Évitez les savons décapants comme le savon de Marseille. Préférez les syndets (savons sans savon) ou les savons surgras qui respectent la barrière cutanée. Mieux encore : limitez le savon aux zones « stratégiques » (visage, mains, plis axillaires et intimes) et lavez le reste du corps à l’eau tiède seule — sauf en cas de salissure importante. Évitez les gels douche moussants utilisés sur tout le corps. Les huiles lavantes de bain sont souvent très intéressantes pour les peaux sèches.

4. Maintenez une bonne hydratation interne

Boire suffisamment d’eau contribue à l’hydratation cutanée. Évitez l’alcool et le tabac qui déshydratent l’organisme et altèrent la qualité de la barrière cutanée.

5. Humidifiez votre intérieur en hiver

Le chauffage central produit un air très sec qui aggrave la xérose. Maintenez la température ambiante autour de 19°C maximum et utilisez un humidificateur d’air pour maintenir un taux d’humidité suffisant. Une aération quotidienne de quelques minutes renouvelle l’air et régule l’hygrométrie.

6. Portez des vêtements en fibres naturelles (sauf la laine)

Le coton, le lin et la soie permettent à la peau de respirer et réduisent les frottements irritants. Évitez les matières synthétiques et la laine directement sur la peau — même douce, la laine peut être irritante pour les peaux sèches ou atopiques.

7. Évitez les irritants cutanés

  • Produits de soin contenant alcool ou parfums synthétiques
  • Piscine chlorée — l’eau chlorée aggrave significativement la sécheresse cutanée
  • Eau calcaire — un adoucisseur d’eau peut être bénéfique dans les zones à eau très dure
  • Lessives et détergents agressifs — préférez les formules hypoallergéniques

8. Ne vous grattez pas

Le grattage aggrave l’irritation, favorise les surinfections et peut déclencher un eczéma sur fond de peau sèche. En cas de démangeaisons intenses, un antihistaminique oral peut aider temporairement — consultez votre médecin.

Traitements médicaux de la peau sèche sévère

Quand les soins à domicile ne suffisent pas, le dermatologue peut proposer :

  • Émollients sur prescription — crèmes plus riches ou à base d’urée (10-20%) pour les xéroses sévères et ichtyoses
  • Dermocorticoïdes — en cas de poussée d’eczéma sur peau sèche, pour calmer l’inflammation
  • Inhibiteurs de calcineurine topiques (Protopic®, Elidel®) — pour les zones sensibles comme le visage
  • Photothérapie UVB — pour les xéroses associées à un psoriasis ou eczéma étendu
  • Antihistaminiques oraux — pour contrôler les démangeaisons nocturnes
  • Biothérapies (dupilumab, tralokinumab) — pour les dermatites atopiques sévères de l’adulte résistant aux traitements classiques

Prévenir la récidive de la peau sèche

  • Appliquez un hydratant quotidiennement — même en dehors des poussées, pour maintenir la barrière cutanée
  • Anticipez l’hiver — commencez les soins hydratants intensifs dès l’automne
  • Protégez-vous du soleil — les UV dégradent aussi la barrière cutanée
  • Adoptez une alimentation équilibrée riche en acides gras essentiels (oméga-3 : poissons gras, noix) et vitamines (A, C, E)
  • Gérez le stress — le stress peut déclencher ou aggraver les poussées de peau sèche et d’eczéma

Articles associés

Sources

Questions fréquentes sur la peau sèche

Pourquoi ma peau est-elle sèche même en été ?

La peau sèche n’est pas réservée à l’hiver. En été, la climatisation produit un air aussi sec que le chauffage central. L’exposition au soleil, à l’eau chlorée des piscines et aux douches fréquentes peuvent aggraver la xérose. Si votre peau est sèche toute l’année malgré des soins réguliers, une cause sous-jacente (dermatite atopique, hypothyroïdie, carence nutritionnelle) doit être recherchée par un médecin.

Quelle est la meilleure crème pour peau sèche ?

Il n’existe pas de crème universelle — le choix dépend du degré de sécheresse. Pour une xérose légère, un lait hydratant à base de glycérine ou d’acide hyaluronique suffit. Pour une peau très sèche, privilégiez des crèmes riches émollientes (type Dexéryl®, Cérat de Galien, A-Derma Exomega) appliquées sur peau encore humide. En cas de peau très sèche et épaissie, une crème à l’urée (5-10%) peut être prescrite.

La peau sèche peut-elle devenir de l’eczéma ?

Oui. Une peau sèche chronique dont la barrière est altérée est plus vulnérable aux allergènes et irritants — ce qui peut déclencher un eczéma de contact ou aggraver une dermatite atopique. C’est pourquoi les soins hydratants réguliers ne sont pas seulement un confort mais une vraie prévention.

Faut-il s’hydrater même si on n’a pas la peau sèche ?

Oui, surtout en hiver et après 40 ans. L’hydratation quotidienne entretient la barrière cutanée et prévient la xérose avant qu’elle ne s’installe. Une simple crème légère après la douche suffit pour les peaux normales en dehors de l’hiver. Pour les peaux mixtes ou grasses, des formules non-comédogènes légères existent.

Le savon de Marseille est-il bon pour la peau sèche ?

Non. Malgré sa réputation naturelle, le savon de Marseille est très alcalin et décapant — il élimine les lipides protecteurs de la barrière cutanée et aggrave la sécheresse. Pour les peaux sèches, il faut lui préférer des syndets (barres ou gels « sans savon ») ou des savons surgras spécialement formulés pour peaux sensibles.


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BOUTONS SUR LE VISAGE : boutons sur le nez, les joues, le front, le menton

Boutons sur le visage : causes, diagnostic et traitements

boutons visage causes diagnostic photo dermatologue

Avoir des boutons sur le visage — sur le nez, le menton, les joues ou le front — peut avoir de nombreuses causes très différentes. Certaines sont bénignes (acné, dermite séborrhéique), d’autres nécessitent une prise en charge rapide (herpès, zona, cancer de la peau). Seul un médecin peut poser le diagnostic exact.

Boutons sur le visage résistants ou d’apparition soudaine ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Tableau de diagnostic différentiel — boutons sur le visage

Symptôme principal Diagnostic à évoquer Signe caractéristique
Boutons + points noirs Acné Comédons, peau grasse, adolescent ou femme adulte
Rougeur + démangeaisons Eczéma du visage Plaques sèches, prurit, terrain atopique
Plaques rouges ailes du nez + squames Dermite séborrhéique Sillon nasogénien, sourcils, cuir chevelu souvent atteints
Rougeur + brûlure + bouffées de chaleur Rosacée Joues et nez, aggravé par alcool/soleil/chaleur
Vésicules douloureuses unilatérales Zona du visage Douleur précède l’éruption, topographie en bande
Vésicules groupées lèvres/bouche + brûlure Herpès labial Récidivant, précédé de picotements, bord des lèvres
Croûtes couleur miel Impétigo Contagieux, enfant surtout, autour du nez et bouche
Boutons autour de la bouche + brûlure Dermite péri-orale Femme jeune, souvent après corticoïdes locaux
Papules rouges + démangeaisons après soleil Lucite polymorphe Début de printemps, zones exposées
Plaques rouges après soleil + photosensibilité Lupus En « ailes de papillon » sur les joues
Plaques + démangeaisons + relief Urticaire Ressemble à des piqûres d’ortie, fugace
Lésion isolée, perléacée, qui saigne facilement Cancer de la peau Sujet âgé, antécédent de soleil — consulter rapidement

Par profil de patient

Boutons sur le visage chez un enfant ou un bébé

Voir l’article consacré aux boutons du visage de l’enfant ou du bébé — les causes diffèrent sensiblement de l’adulte (eczéma atopique, impétigo, acné du nourrisson, molluscum contagiosum).

Boutons sur le visage chez une femme

Voir l’article consacré aux boutons du bas du visage et du menton chez la femme — l’acné hormonale tardive est très fréquente après 25 ans.

Par localisation

Boutons sur le nez

Voir l’article consacré aux boutons sur le nez — rosacée, points noirs, dermite séborrhéique et carcinome basocellulaire sont les diagnostics les plus fréquents.

impétigo visage nez croûtes miel photo
Impétigo du nez — croûtes couleur miel
rosacée nez joues rougeur photo dermatologue
Rosacée du nez et des joues
points noirs nez comédons acné photo
Points noirs du nez — acné
carcinome basocellulaire nez cancer peau photo
Carcinome basocellulaire du nez — consulter rapidement

Boutons sur les joues

Boutons autour de la bouche

Boutons sur le front

Voir l’article consacré aux boutons sur le front.

Par symptôme associé

Boutons qui grattent ou démangent

Eczéma du visage (plaques rouges sèches), urticaire (ressemble à des piqûres d’ortie), dermite séborrhéique (ailes du nez, sourcils), démodécidose.

Boutons qui brûlent

Zona du visage, herpès labial, rosacée, dermite péri-orale, peau sensible, démodécidose.

Boutons après exposition solaire

Lucite polymorphe, lupus, urticaire solaire.

⚠️ Consultez rapidement si un bouton sur le visage : saigne facilement au moindre contact, ne guérit pas depuis plusieurs semaines, grossit progressivement, ou présente un bord irrégulier — ces signes peuvent évoquer un cancer de la peau.

Sources

Questions fréquentes sur les boutons du visage

Comment savoir si mes boutons sont de l’acné ou autre chose ?

L’acné se reconnaît à la présence de points noirs (comédons), de boutons rouges et d’une peau grasse, souvent chez l’adolescent ou la femme adulte. Si vos boutons s’accompagnent de démangeaisons intenses, de brûlures, de vésicules groupées, de croûtes couleur miel ou d’une localisation unilatérale, il s’agit probablement d’un autre diagnostic. Seul un dermatologue peut distinguer avec certitude acné, eczéma, rosacée, herpès ou dermite séborrhéique.

Pourquoi ai-je des boutons sur le visage qui ne guérissent pas ?

Un bouton qui persiste plusieurs semaines sans guérir malgré un traitement doit être montré à un médecin. Cela peut indiquer : une mauvaise identification du diagnostic (traiter une rosacée comme de l’acné n’a aucun effet), une résistance bactérienne, ou plus rarement un carcinome basocellulaire (cancer de la peau le plus fréquent, souvent confondu avec un bouton chronique).

Les boutons du visage peuvent-ils être liés à l’alimentation ?

Pour l’acné, des études suggèrent un rôle des aliments à index glycémique élevé et de certains produits laitiers. Pour la rosacée, l’alcool, les épices et les aliments chauds sont des facteurs déclenchants classiques. Pour l’eczéma ou l’urticaire, une allergie alimentaire peut être en cause. Dans tous les cas, l’alimentation est rarement la cause unique — elle peut aggraver une prédisposition existante.

Faut-il percer les boutons sur le visage ?

Non. Percer ou manipuler les boutons aggrave les lésions, favorise la surinfection bactérienne et provoque des cicatrices et des taches brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire) souvent plus longues à traiter que le bouton lui-même. La seule manipulation acceptable est l’extraction des comédons (points noirs) par un professionnel.


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PIQURE DE COMBLEMENT DES RIDES (acide hyaluronique) : combler les rides

Injections de comblement des rides : acide hyaluronique et produits de remplissage

Les injections de comblement constituent l’un des actes d’esthétique médicale les plus pratiqués en dermatologie, permettant de corriger les rides, restaurer les volumes du visage et traiter les cicatrices déprimées sans chirurgie, avec des résultats immédiats et une récupération rapide. L’acide hyaluronique est aujourd’hui le produit de référence, remplaçant définitivement le collagène animal des années 1990.

Injection de comblement des rides à l'acide hyaluronique
Injection de comblement des rides. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Dr Véronique Bavoux-Beau, Arcachon
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Sommaire :
Produits de comblement |
Acide hyaluronique — référence |
Autres produits résorbables |
Produits non résorbables |
Contre-indications |
Effets indésirables |
Réversibilité — hyaluronidase |
Déroulement d’une séance |
Injectable vs crème |
Pages associées |
Questions fréquentes

Les produits de comblement : deux grandes catégories

Catégorie Produits Caractéristique clé
Résorbables Acide hyaluronique, acide L-polylactique (Sculptra®), hydroxyapatite de calcium (Radiesse®) Progressivement éliminés — reversibles — profil de sécurité favorable
Non résorbables / semi-résorbables Lipofilling, polyméthylmétacrylate — silicone interdit en France Permanents — complications potentiellement définitives — réservés aux praticiens expérimentés
⚠️ Ces actes sont encadrés depuis 1998 par la réglementation européenne des dispositifs médicaux (marquage CE obligatoire). Ils doivent être réalisés exclusivement par des médecins formés à ces techniques, avec traçabilité obligatoire du produit injecté.

Acide hyaluronique — le produit de référence

L’acide hyaluronique (AH) est un polysaccharide naturellement présent dans les tissus conjonctifs, la peau et le liquide synovial. En cosmétique médicale, il est produit par biotechnologie bactérienne (fermentation de Streptococcus), éliminant tout risque lié aux produits d’origine animale.

Degrés de réticulation et indications

L’acide hyaluronique naturel est rapidement dégradé (demi-vie de quelques heures). La réticulation par agents chimiques (BDDE) crée un gel viscoélastique stable dont le degré conditionne les indications :

Degré de réticulation Consistance Indications
Faible / non réticulé Fluide Hydratation profonde (mésothérapie), rides fines, cernes
Moyen Gel souple Rides moyennes, sillons naso-géniens, lèvres
Élevé / haute densité Gel ferme Volumes (pommettes, mâchoire, menton), dépressions profondes

Zones traitables et durée d’effet

Zone Durée d’effet estimée
Sillons naso-géniens, plis d’amertume, rides péri-orales 9 à 12 mois
Lèvres (volume et contour) 6 à 9 mois — zones très mobiles dégradent plus vite l’AH
Volumes (pommettes, menton, mâchoire, tempes) 12 à 18 mois
Cernes creux 12 à 18 mois
Cicatrices déprimées (acné, varicelle) Variable selon la profondeur
Rhinoplastie médicale 12 à 18 mois

Marques disponibles : Restylane®, Teosyal®, Juvederm®, Hyaluderm®…

Autres produits résorbables

Produit Mécanisme Indication principale Durée
Acide L-polylactique
(Sculptra®, New Fill®)
Stimulation de la néosynthèse de collagène — pas un combleur direct Joues creuses, lipoatrophies faciales (VIH sous antirétroviraux) 2 à 3 ans
Hydroxyapatite de calcium
(Radiesse®)
Comblement volumateur + stimulation collagène Dépressions profondes, fontes graisseuses sévères — injection profonde obligatoire ~18 mois

Produits non résorbables — précautions

Produit Statut Commentaire
Lipofilling (graisse autologue) Autorisé — conditions chirurgicales Résultats inconstants, technique lourde, résorption partielle imprévisible
Polyméthylmétacrylate Autorisé (praticiens expérimentés) Complications potentiellement définitives — réservé aux cas sélectionnés
Silicone INTERDIT en France pour les injections faciales

Contre-indications aux injections de comblement

Type Contre-indication
Absolues Maladies auto-immunes évolutives
Allergies sévères, antécédents anaphylactiques
Allergie connue au produit ou à l’anesthésique local
Antécédents d’injections de produits non résorbables dans la zone (risque granulome)
Grossesse et allaitement
Infection cutanée active dans la zone (herpès en poussée, impétigo) — troubles sévères de la coagulation
Relatives Antécédents d’herpès labial récidivant → prophylaxie antivirale (valaciclovir) avant injection péri-buccale
Antiagrégants plaquettaires (aspirine, clopidogrel) → risque d’hématome majoré
Tendance aux cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes
Attentes irréalistes ou troubles dysmorphiques

Effets indésirables des injections d’acide hyaluronique

Délai Effet Conduite à tenir
Immédiats
(≤ 2 semaines)
Rougeur, œdème, hématome, ecchymoses Fréquents — transitoires — régression spontanée en 48–72 h
Douleur modérée au site d’injection Lidocaïne dans les formulations modernes — crème EMLA® en prémédication
Asymétrie transitoire Liée à l’œdème réactionnel — réévaluer à 15 jours
Semi-retardés
(2 sem. – 2 mois)
Infection locale Rare — antibiothérapie rapide
Nécrose cutanée 🔴 — pâleur brutale puis décoloration violacée Urgence — injection immédiate de hyaluronidase — contact immédiat avec le praticien
Retardés
(> 2 mois)
Effet Tyndall — coloration bleutée (injection trop superficielle péri-oculaire) Injection de hyaluronidase
Nodules — masses palpables indolentes Massage — hyaluronidase
Granulomes à corps étranger — nodules rouges/violacés apparaissant 6 mois à 2 ans post-injection Corticoïdes intralésionnels — laser Nd:YAG faible puissance — hyaluronidase — résolution spontanée possible en quelques années
Hyperpigmentation post-inflammatoire Surtout phototypes IV–VI — protection solaire stricte
🔴 Complication grave : nécrose par occlusion vasculaire
L’injection accidentelle dans une artère faciale peut provoquer une ischémie des tissus, pouvant aller jusqu’à la cécité par occlusion de l’artère centrale de la rétine (zone glabellaire et nasale particulièrement à risque). Cette complication rarissime mais gravissime justifie que ces actes soient exclusivement réalisés par des médecins formés à l’anatomie vasculaire faciale, disposant de hyaluronidase en urgence.

Réversibilité — la hyaluronidase

L’un des avantages majeurs de l’acide hyaluronique est sa réversibilité complète par la hyaluronidase (Liporase®, Hylase®) — enzyme qui dégrade spécifiquement l’AH injecté en quelques heures.

Indication de la hyaluronidase
🔴 Urgence — nécrose ou occlusion vasculaire
Résultat insatisfaisant (excès de volume, asymétrie)
Nodule résistant au massage
Effet Tyndall

Comment se déroule une injection de comblement ?

Consultation préalable obligatoire

  • Analyse des volumes faciaux et des zones à traiter
  • Discussion des attentes et du résultat réaliste attendu
  • Remise d’un devis écrit mentionnant le produit (nom commercial, fabricant, numéro de lot, date de péremption), le coût, les effets secondaires et le nombre de séances
  • Information sur la traçabilité du produit (obligation réglementaire depuis 1998)

Déroulement de la séance

Étape Détail
Anesthésie Crème EMLA® 30–60 min avant ou anesthésie locale selon la zone
Désinfection cutanée Antisepsie de la zone
Injection Aiguille fine ou canule (moins traumatique pour les vaisseaux)
Massage post-injection Homogénéisation de la répartition du produit
Durée 20 à 45 minutes selon les zones traitées

Suites immédiates

  • Éviter le sport intense, sauna, hammam, chaleur pendant 24 à 48 heures
  • Ne pas masser vigoureusement les zones injectées pendant 48 heures
  • Appliquer de la glace enveloppée dans un tissu sur les zones œdématiées
  • Hématome éventuel : régresse en 5 à 10 jours

Voir l’article détaillé : comment se déroule la séance d’injection à l’acide hyaluronique.

Acide hyaluronique injectable vs crèmes à l’acide hyaluronique

Injectable Crème cosmétique
Profondeur d’action Derme ou hypoderme Couches superficielles de l’épiderme uniquement
Effet Volumateur — comblement des rides — durable Hydratation de surface — éclat temporaire
Durée 6 à 18 mois Quelques heures
Comblement des rides Oui Non
💡 Les crèmes cosmétiques à l’acide hyaluronique ne comblent pas les rides — elles hydratent la surface cutanée et améliorent temporairement l’éclat. L’effet cosmétique est réel mais incomparable à celui de l’injection.

Pages associées


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Questions fréquentes

Les injections d’acide hyaluronique sont-elles remboursées ?

Non — les injections à visée esthétique ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Un devis écrit est obligatoire avant toute injection.

À quel âge peut-on commencer les injections ?

Il n’existe pas d’âge minimum légal chez l’adulte, mais la grande majorité des praticiens réservent ces actes aux patients de plus de 25 ans, âge à partir duquel le visage a terminé sa maturation. Une consultation approfondie explorant les motivations est indispensable chez les jeunes patients.

Peut-on continuer le sport après une injection ?

Il est recommandé d’éviter les activités sportives intenses, le sauna et les expositions à la chaleur dans les 24 à 48 heures suivant l’injection pour limiter l’œdème et le risque de migration du produit.

L’injection d’acide hyaluronique est-elle douloureuse ?

La plupart des acides hyaluroniques modernes contiennent de la lidocaïne dans leur formulation, réduisant significativement la douleur. Une crème anesthésiante peut être appliquée 30 à 60 minutes avant la séance pour les patients sensibles.

Voir aussi :
Déroulement d’une séance d’injection |
Cernes et poches |
Lasers en dermatologie |
Soins anti-rides |
Téléconsultation


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CREMES ANTI RIDES POUR peau seche : quelle creme anti rides pour peau seche

Crème anti ride pour peau seche

La peau seche (ou xérose) est caractérisée notamment par unefragilité de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) qui sert de barrière cutanée vis-à-vis des substances extérieures.
La peau seche aura donc tendance à s’affiner, à s’irriterfacilement, à desquamer voire à développer de l’eczema


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La peau seche supporte mal les agressions (le froid, la sécheresse de l’air, l’eau chaude, les savons « décapants »… )

La peau seche se creuse donc souvent de rides fines et présentes en grand nombre. La peau seche aura donc besoin d’une creme anti rides luttant contre la sécheresse de la peau et l’aidant à lutter contre les agressions exterieures, mais aussi d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme le soleil.

Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau sèche ?

La creme anti rides destinee a la peau seche comportera notamment :

Des substances ayant pour but de protéger la peau seche du soleil :

Le soleil est un facteur aggravant à la fois le vieillissement de la peau, mais aussi l’affinement des peaux sèches : une peau seche régulièrement exposée au soleil a souvent tendance à être encore plus fine. La creme anti rides pour peau seche contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15

La ceme anti rides pour peau seche contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )

Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :

L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour la peau sèche et les peaux seches supporteront donc assez mal les substances exfoliantes. Mieux vaut donc que leur concentration et leur nombre soient faibles dans une creme anti rides pour peau seche

 

 

Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau seche

En général, la creme anti rides pour peau seche est de texture plutotriche en actifs hyratants afin de lutter contre la xérose. Voir les conseils en cas de peau seche.


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CREMES ANTI RIDES POUR PEAU MIXTE: comprendre et choisirsa creme anti rides pour peau mixte

Anti ride peau mixte

La peau mixte est caractérisée par une ambivalence de texture de peau en fonction de la zone du visage :
La zone medio faciale (centre du visage, c’eest-à-dire autour du nez) est plutôt de tendance grasse, ce qui signifie que la séborrhée y est importante, à savoir une excrétion en grande quantité de sébum, une substance grasse ayant principalement pour but de protéger la peau. La peau de la zone medio faciale des peaux mixtes a donc unaspect luisant et gras, de la creme résistant mieux aux principes exfoliants de la creme anti rides

Le reste du visage présente une fragilité de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) qui sert de barrière cutanée vis-à-vis des substances extérieures.

La peau mixte aura donc tendance à s’irriter facilement, àdesquamer voire à développer de l’eczema sur toutes les zones du visage sauf la zone médio faciale La peau mixte supporte donc mal les agressions (le froid, la sécheresse de l’air, l’eau chaude, les savons « décapants »… ) La majorité du visage ayant tendance à être sèche, la peau mixte doit donc être considérée comme une peau sèche en terme de soins anti-âge. La peau mixte aura donc besoin d’une creme anti rides luttant contre la sécheresse de la peau et l’aidant à lutter contre les agressions exterieures, mais aussi d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme le soleil.

Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau mixte ?

La creme anti rides destinee a la peau mixte comportera notamment :

Des substances ayant pour but de protéger la peau mixte du soleil :

La creme anti rides pour peau mixte contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15

La ceme anti rides pour peau mixte contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )

Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :

L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour les zones seches du visage des peaux mixtes qui supporteront donc assez mal les substances exfoliantes. Mieux vaut donc que leur concentration et leur nombre soient faibles dans une creme anti rides pour peau mixte

 

Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau mixte

En général, la creme anti rides pour peau mixte est de texture plutotriche en actifs hyratants afin de lutter contre la xérose mais elle peut aussi contenir des actifs matifiants (c’est-à-dire des substances luttant contre l’aspect luisant de la peau).

 

CREMES ANTI RIDES POUR PEAU GRASSE : comprendre etchoisir sa creme anti rides pour peau grasse

Anti ride pour peau grasse

La peau grasse est caractérisée par une séborrhée importante, c’est-à-dire une excrétion en grande quantité de sébum, une substance grasse ayant principalement pour but de protéger la peau.

La peau grasse ou séborrhéique aura donc un aspect luisant et gras La peau grasse est aussi parfois caractérisée par une hypertrophie (grande taille) et un grand nombre de glandes sébacées (les glandes abouchées aux poils, qui sécrètent le sébum), lui conférant un aspect de peau épaisse, voire d’acné (présence de points noirs, de comédons, de kystes… ) La peau grasse se creuse donc souvent de rides profondes sur une peau épaissie. La peau grasse aura donc besoin d’une creme anti rides rides luttant contre la perte d’élasticité de la peau au moyen de l’exfoliation et réduisant l’aspect gras et luisant de la peau. La peau grasse aura aussi besoin d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme lesoleil.


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La creme anti rides destinee a la peau grasse comportera notamment :

Des substances ayant pour but de protéger la peau grasse du soleil :

Le soleil est un facteur aggravant à la fois le vieillissement de la peau, mais aussi l’épaississement des peaux grasse : une peau grasse régulièrement exposée au soleil a souvent tendance à être encore plus épaisse. La creme anti rides pour peau grasse contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15

La ceme anti rides pour peau grasse contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )

Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :

L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour la peau, mais les peaux grasses les supportent généralement assez bien, sauf sur les zones très sensibles comme le contour des yeux par exemple. Il est parfois utile de proposer aux peaux grasse ayant de l’acné, d’utiliser de latrétinoine, substance dérivée de la vitamine A, utilisée dans le traitement de l’acné, qui aide à lutter contre l’acné et la peau grasse. Ce produit est très irritant pour la peau et doit être manié avec précaution et sous surveillance et prescription médicale

Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau grasse

En général, la creme anti rides pour peau grasse est de texture plutotfluide et elle peut contenir des actifs matifiants (c’est-à-dire des substances luttant contre l’aspect luisant de la peau)


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GOMMAGE DU VISAGE : soins de beauté du visage par gommage

Gommage du visage

Le gommage du visage est un soin de la peau du visage ayant pour but d’éclairer le teint et d’affiner le grain de peau.

Les gommages du visage font partie des soins courants du visage complémentaires à l’hygiène de la peau du visage et à l’application de crèmes sur le visage. Classiquement, on recommande de ne pas en effectuer  plus d’une à deux fois par semaine et d’éviter tout gommage sur une peau lésée (peau sèche, rougeurs, tiraillements… )

Comment l’effectuer

Le gommage du visage est un soin consistant à laver le visage et le cou avec un produit contenant des substances abrasives (poudre de noyaux, microbilles de cire, acide salicylique… ). Les gommages s’effectuent cependant sur une peau déjà nettoyée avec un produit doux Il est préférable d’éviter d’appliquer le soin sur le contour des yeux. De plus, le frottement du visage avec le produit doit etre tres doux afin d’éviter de déclencher des irritations de la peau. Le but  est d’exfolier c’est-à-dire d’éliminer les cellules mortes de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) afin d’affiner le grain de peau (la peau est plus lisse après le gommage)
de rendre le teint plus éclatant
d’améliorer la pénétration des produits de beauté (crèmes, masques… )
et de stimuler le renouvellement cellulaire des couches profondes de la peau.
Il est préférable de choisir des gommages doux et de veiller à ce que ces gommages soient indiqués pour le visage.

 

BOUTON DE FIEVRE OU HERPES LABIAL : soigner le bouton de fievre et le guérir

Bouton de fièvre (herpès labial) : symptômes, contagion et traitement

herpès labial enfant lèvre bouton de fièvre photo
Herpès de la lèvre chez l’enfant

Le bouton de fièvre est une récurrence de l’herpès labial, due au virus Herpes Simplex de type 1 (HSV-1). Très fréquent — environ 70 % des adultes français sont porteurs du virus — il se manifeste par des vésicules douloureuses sur le bord des lèvres, évoluant en croûtes en 8 à 10 jours. Il ne guérit pas définitivement mais se traite efficacement par antiviraux.

Récurrences fréquentes ou herpès atypique ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation rapidement, souvent le jour même ou le lendemain.
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Sommaire :
Vidéo |
Qu’est-ce que le bouton de fièvre |
Transmission |
Primo-infection |
Stades d’évolution |
Facteurs déclenchants |
Quand consulter |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Cet article en vidéo

Qu’est-ce que le bouton de fièvre ?

Le bouton de fièvre est dû au virus HSV-1 (Herpes Simplex Virus type 1). En France, environ 70 % des adultes ont été en contact avec HSV-1 — mais seulement 30 % développent des symptômes (poussées). Une fois contracté dans l’enfance, le virus reste à vie dans les ganglions nerveux et peut se réactiver à tout moment.

Transmission — ce qu’il faut savoir

Mode de transmission Détail
Pendant les poussées Risque maximal tant que les lésions sont humides et suintantes (vésicules). Transmission par baiser, couverts partagés, serviettes.
Sans symptôme visible Le portage asymptomatique permet la transmission par la salive (baiser, pratiques oro-génitales). HSV-1 est responsable d’environ 20 % des cas d’herpès génital.
Auto-contamination Se lécher les doigts ou gratter les lésions peut provoquer un herpès cutané (narine, pourtour du nez), une conjonctivite herpétique ou d’autres localisations.

⚠️ Enfants atopiques : ne jamais embrasser un enfant atteint d’eczéma atopique si vous avez un bouton de fièvre — risque de syndrome de Kaposi-Juliusberg, urgence dermatologique pédiatrique.

Primo-infection herpétique

La primo-infection (premier contact avec HSV-1) est asymptomatique dans 90 % des cas et survient habituellement dans l’enfance. Quand elle est symptomatique, elle provoque une gingivostomatite herpétique :

Caractéristique Détail
Symptômes Inflammation diffuse de la bouche — rougeurs, érosions, parfois hémorragies. Fièvre à 39°C, ganglions cervicaux.
Incubation 2 à 12 jours
Évolution Guérison en 10 à 15 jours
Risque chez le nourrisson Refus d’alimentation → déshydratation pouvant nécessiter une hospitalisation
primo-infection herpétique enfant gingivostomatite photo
Primo-infection herpétique chez l’enfant
lésions gencives lèvres primo-infection herpès photo
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo-infection

Évolution du bouton de fièvre — stades

Stade Durée Aspect Contagiosité
Prodrome 12–24 h avant Picotements, brûlures, démangeaisons sur le bord de la lèvre Déjà contagieux
Vésicules J1–J3 Rougeur gonflée puis vésicules groupées en bouquet remplies de liquide clair Maximum — éviter tout contact
Érosion J3–J5 Vésicules qui se rompent, plaie à vif douloureuse Élevée
Croûtes J5–J10 Croûtes jaunâtres sur le bord de la lèvre Faible mais possible
Cicatrisation J8–J10 Guérison sans cicatrice Nulle
Herpès labial — stade vésiculaire
herpès labial lèvre photo bouton fièvre
Herpès labial
herpès labial stade crouteux lèvre photo
Herpès labial au stade crouteux

Facteurs déclenchants des récurrences

Catégorie Facteurs
Immunodépression Fatigue, maladie infectieuse, fièvre, prise de cortisone, immunosuppresseurs, VIH
Facteurs physiques Exposition solaire, froid intense, traumatisme local (chirurgie, acte esthétique, laser, dermabrasion, injections)
Facteurs hormonaux Règles, grossesse
Facteurs psychologiques Stress, anxiété, dépression, chocs émotionnels
Autres Rapports sexuels, alimentation déséquilibrée

Quand consulter un médecin ?

⚠️ Consultez en urgence ophtalmologique si vous suspectez une conjonctivite herpétique — œil rouge, douloureux, sensible à la lumière après un bouton de fièvre. Le virus herpès peut provoquer une kératite pouvant menacer la vision.

Situation Conduite à tenir
Bouton de fièvre ne guérissant pas en 1 à 2 semaines Consultation médicale
Fièvre ou symptômes très intenses Consultation médicale
Récurrences fréquentes (> 6 par an) Consultation — traitement préventif à discuter
Déficit immunitaire connu ou immunosuppresseurs Consultation — traitement antiviral oral indiqué
Herpès chez un nourrisson ou un enfant atopique Consultation urgente — risque de Kaposi-Juliusberg
Œil rouge, douloureux, photophobie Urgence ophtalmologique

Traitement du bouton de fièvre

Traitements locaux (sans ordonnance)

Les crèmes antivirales à base d’aciclovir 5 % sont disponibles sans ordonnance. Efficaces si appliquées dès les premiers symptômes (stade prodromique — picotements), avant l’apparition des vésicules.

Information Détail
Noms commerciaux Aciclovir 5 % crème, Herpesedermyl 5 %, Herpevir 5 %, Kendix 5 %, Remex 5 %
Posologie 4 à 6 applications par jour pendant 5 jours
Contre-indications Hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol — ne pas appliquer sur les yeux, dans la bouche ou sur les muqueuses génitales
Effets secondaires Picotements transitoires, sécheresse cutanée, prurit — rarement érythème ou eczéma de contact

💡 Conseil : demandez toujours conseil au pharmacien avant utilisation — risque d’allergie, contre-indications pendant la grossesse ou l’allaitement.

Traitements oraux (sur ordonnance)

Médicament Indication Remarque
Aciclovir comprimés Poussées importantes ou immunodépression 5 prises/j pendant 5 jours
Valaciclovir (Zelitrex®) Poussées importantes — meilleure biodisponibilité 2 prises/j — plus pratique

Traitement préventif

En cas de récurrences fréquentes (> 6 poussées par an), un traitement préventif continu par aciclovir ou valaciclovir peut être proposé (une seule prise par jour). Réévaluation à 6 mois.

Plus de 6 boutons de fièvre par an ?
Un traitement préventif continu existe et est très efficace. Une téléconsultation suffit pour obtenir une ordonnance et un suivi adapté.
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Pages spécialisées du cluster herpès

Herpès — formes et localisations
Herpès — page générale HSV-1 et HSV-2
Herpès génital (HSV-2) — symptômes, traitement, prévention
Aciclovir — crème et comprimés, mode d’emploi
Valaciclovir (Zelitrex®) — guide d’utilisation

Maladies virales cutanées associées
Zona — réactivation VZV, traitement, vaccin
Verrues — HPV, traitements
Eczéma atopique de l’enfant
Téléconsultation dermatologue

Sources

Questions fréquentes sur le bouton de fièvre

Le bouton de fièvre est-il contagieux même sans lésion visible ?

Oui. Le virus HSV-1 peut être transmis par la salive même en l’absence de bouton visible — c’est le portage asymptomatique. Le risque est cependant nettement plus élevé pendant les poussées, notamment au stade vésiculaire. Évitez les baisers et le partage de couverts pendant toute la durée de la poussée.

Comment stopper un bouton de fièvre au stade des picotements ?

C’est le moment le plus efficace pour agir. Dès les premiers picotements ou brûlures sur le bord de la lèvre, appliquez immédiatement une crème antivirale à l’aciclovir 5 % (disponible sans ordonnance). Appliquée à ce stade prodromique, elle peut réduire significativement la durée et l’intensité de la poussée, voire l’empêcher de se développer complètement. Évitez de toucher la zone et de vous frotter les yeux.

Combien de temps dure un bouton de fièvre ?

Sans traitement, 8 à 10 jours : 1 à 3 jours de vésicules, puis érosion, puis croûtes, puis guérison sans cicatrice. Avec un traitement antiviral débuté précocement (dès les picotements), la durée peut être réduite à 5 à 7 jours.

Peut-on prévenir les récurrences de boutons de fièvre ?

Partiellement. Il est recommandé d’identifier et de limiter ses facteurs déclenchants personnels (soleil, stress, fatigue). Une crème solaire sur les lèvres en cas d’exposition est utile. En cas de récurrences très fréquentes (> 6 par an), un traitement antiviral préventif continu par valaciclovir peut être discuté avec un médecin.

Le bouton de fièvre peut-il se propager aux yeux ?

Oui — c’est une complication sérieuse mais évitable. En se touchant le bouton puis en se frottant les yeux (auto-contamination), le virus peut provoquer une kératite ou conjonctivite herpétique pouvant menacer la vision. Symptômes : œil rouge, douloureux, larmoiement, sensibilité à la lumière. Consultez en urgence ophtalmologique si ces symptômes apparaissent pendant ou après une poussée.

Voir aussi :
Herpès HSV-1/HSV-2 |
Herpès génital |
Aciclovir |
Valaciclovir (Zelitrex®) |
Zona |
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DEMODECIDOSE : la démodécidose ou démodécie

Démodécidose

Consultation dermatologique à distance pour la démodécidose.
Demodex, l’ectoparasite responsable de la démodécidose

La démodécidose est une rougeur du visage due à un ectoparasite, le démodex, souvent sous-diagnostiquée, ressemblant souvent à la rosacée (un adage dermatologique parle de « rosacee qui ne guerit pas sous cyclines ») mais asymétrique, plus péri orificielle, avec moins d’inconforts (flushes, brulures, démangeaisons…) et peu ou pas d’érythrocouperose.

Cause

Les poils sont infestés par un parasite appelé démodex, le seul ectoparasite présent à l’état normal sur la peau humaine. Il vit dans les follicules pilo-sébacés, principalement au niveau de la tête, ainsi que les glandes de Meibomius (à la base des cils). Le portage cutané en demodex s’intensifie au cours de la vie, atteignant près de 100 % des individus après 70 ans.

Il existe deux types de démodex :

Demodex folliculorum est habituellement localisé au sein de l’infundibulum folliculaire, « dans le poil »

Demodex brevis vit quant à lui dans les glandes sébacées et des glandes de Meibomius (cils).

Demodex peut devenir pathogène en proliférant et en pénétrant notamment au sein du derme, entraînant une réaction inflammatoire : la démodécidose (ou démodécie). Normalement le système immunitaire empêche démodex de créer cette démodécidose, et cette dernière est plus fréquente chez des patients infectés par le VIH ou dans d’autres cas d’immunosuppression (leucémie…).

La démodécidose est souvent confondue avec des rougeurs du visage plus courantes, telles que la rosacée, la dermatite séborrhéique ou la dermatite péri-orale. Et pire, la démodécidose peut parasiter ces dermatoses, et donc s’y surajouter!

Donc, la démodécidose est sous-diagnostiquée.

 

Symptomes

Les critères diagnostics de la démodécidose isolée (ou primaire) sont :

absence certaine de dermatose préexistante (notamment rosacée, dermatite péri-orale, folliculite) ;
– densité accrue de Demodex au sein des lésions (> 5 demodex par cm²) ;
guérison uniquement sous traitement acaricide (voie locale ou systémique) ;
résistance aux traitements tels que les cyclines et les macrolides. « La démodécidose est une rosacée qui résiste aux cyclines« 

La démodécidose touche principalement le visage, avec une prédilection pour les zones péri-orificielles :

  • péri-orale
  • péri-orbitaire (elle peut toucher l’intérieur des paupières donnant une blépharite chronique, des chalazions récidivants…)
  • péri-auriculaire (elle peut concerner aussi le conduit auditif externe)
  • voire plus rarement les zones de calvitie du cuir chevelu.

Les lésions sont mal limitées, irrégulières et de distribution asymétrique   et il y a peu d’inconfort (brulûres, démangeaisons…).

Classification des démodécidoses

Il en existe de nombreuses formes décrites :

Pityriasis folliculorum

Il touche principalement les femmes utilisant régulièrement des crèmes grasses et fonds de teint occlusifs.

Peau claire et maquillage sophistiqué pour une consultation dermatologique à distance.

Sous forme rougeurs folliculaires avec au centre, des squames folliculaires fines donnant un aspect de papier de verre, ou givré, notamment des joues sont volontiers atteintes. Il peut y avoir une sensation de brulûre.

Démodécidose rosacée-like

Rougeur faciale généralement symétrique, avec papulo-pustules superficielles, évoquant une rosacée mais sans antécédent familial, sans flushes ni érythrocouperose

Jeune femme avec peau sensible et rougeurs, consultation dermatologique à distance.

Sur le plan clinique, les lésions papulo-pustuleuses sont plus superficielles que dans la rosacée, et on note une desquamation folliculaire superficielle et des papulo-vésicules superficielles.

En cas de biopsie on voit un infiltrat inflammatoire mononucléé (avec quelques polynucléaires neutrophiles) périfolliculaire et périvasculaire et de nombreux demodex.

Elle peut évoluer ou apparaitre d’emblée sous forme de démodécidose gravis (ou forme rosacée granulomateuse-like) avec lésions papulo-pustuleuses plus profondes et douloureuses, évoquant les dermatoses papulo-nodulaires du visage (sarcoïdose, lupus tuberculeux, histiocytoses) ou folliculaires (folliculites à staphylocoque, à Pityrosporum, à éosinophiles …) voire d’une démodécidose nodulo-kystique (Demodex abscess), conséquence d’une réaction inflammatoire très intense, sous forme d’abces.

Démodécidose croûteuse

Elle est rare (se voit chez l’immunodéprimé ou l’enfant), sous forme de croûtes jaunâtres, évocatrices d’impétigo par leur couleur, mais sèches et chroniques notamment du nez et de son pourtour  cours de l’infection par le VIH, mais aussi chez l’enfant immunocompétent [9].

 

Examen complémentaire diagnostique

Dermoscopie :

  • fil gélatineux blanchâtre au niveau de l’infundibulum, de 1 à 3 mm de long (signe spécifique révélant la présence du parasite dans l’ostium folliculaire) notamment en cas de pityriasis folliculorum.
  • orifices folliculaires rouges et dilatés avec bouchons grisâtres

Microscopie confocale

Les demodex apparaissent sous la forme de structures lumineuses arrondies avec un aspect de cônes.

Histologie

Il faut pour cela réaliser une biopsie : le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope : mise en evidence du parasite demodex folliculorum dans un poil

Traitement

Cromatiton (Eurax*) 2x/j 4 mois,

Crème à l’ivermectine, voire ivermectine per os 1 prise unique

DERMITE VISAGE : la dermite seborrheique (rougeurs sèches autour du nez)

Dermite séborrhéique : causes, symptômes et traitement

La dermite séborrhéique est une inflammation cutanée chronique liée à la prolifération d’une levure naturellement présente sur la peau, Malassezia. Elle provoque des rougeurs et des squames sur les zones grasses du visage (ailes du nez, sourcils, sillons naso-géniens), le cuir chevelu (pellicules) et parfois le torse. Elle touche 1 à 3 % de la population, principalement les hommes adultes, et évolue par poussées souvent déclenchées par le stress ou la fatigue.

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dermite séborrhéique visage rougeurs squames
Dermite séborrhéique

Cet article en vidéo

Sommaire :
Causes et facteurs favorisants |
Symptômes — visage et cuir chevelu |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Causes et facteurs favorisants

La dermite séborrhéique est due à Malassezia, une levure lipophile vivant naturellement sur la peau depuis la naissance. Elle prolifère dans le sébum excrété par les glandes sébacées, ce qui explique sa prédilection pour les zones grasses. La dermite s’améliore au soleil et rechute volontiers en hiver.

Facteur favorisant Mécanisme / remarque
Peau grasse Facteur favorisant majeur — sébum = substrat de prolifération de Malassezia
Stress et fatigue Déclencheurs fréquents de poussées
Psoriasis Les deux pathologies sont souvent associées — formes frontières fréquentes (« sébopsoriasis »)
Déficit immunitaire (VIH notamment) À rechercher systématiquement en cas de forme sévère ou profuse
Maladie de Parkinson et syndromes extrapyramidaux Association fréquente — mécanisme neurologique
Alcoolisme chronique Facteur aggravant
Cancer des voies aérodigestives supérieures Association décrite — bilan médical si forme sévère inexpliquée

Reconnaître la dermite séborrhéique

C’est une dermatose chronique évoluant par poussées, donnant des plaques rouges avec desquamation dans les zones séborrhéiques. Les patients confondent souvent ces squames avec une simple sécheresse cutanée ou des dartres — c’est une erreur fréquente.

Sur le visage

Zone Aspect clinique
Ailes du nez et sillons naso-géniens Plaques rouges squameuses, finement desquamatives, prurigineuses ou avec sensation de brûlure
Sourcils et zone inter-sourcilière Squames blanches ou grasses, érythème sous-jacent
Lisière du cuir chevelu Squames adhérentes débordant sur le front
Oreille externe et conduit auditif Desquamation, prurit — parfois confondu avec otite externe
Gouttière sternale Atteinte du tronc dans les formes étendues
dermite séborrhéique côtés nez bouche sillons naso-géniens
Dermite séborrhéique des côtés du nez et de la bouche

La dermite peut démanger, piquer ou provoquer des sensations de brûlure. Elle peut donner un aspect de rougeurs du visage avec de petites peaux sèches ou grasses.

Sur le cuir chevelu (pellicules)

Type de pellicules Aspect Page dédiée
Pellicules sèches Fines, cuir chevelu non rouge, démangeaisons légères → Pellicules et démangeaisons du cuir chevelu
Pellicules grasses Accompagnées de croûtes, démangeaisons plus intenses

💡 Chez le bébé, la dermite du cuir chevelu prend le nom de « croûtes de lait ». Elle peut s’accompagner d’une atteinte du siège et régresse spontanément vers 4 mois. → Voir notre article sur les croûtes de lait du bébé et sur les croûtes sur le cuir chevelu.

Traitement de la dermite séborrhéique

Le traitement est souvent suspensif — son effet tend à s’estomper à l’arrêt. L’objectif est de contrôler les poussées, pas de guérir définitivement.

Traitement Localisation Modalités
Antifongiques topiques
(kétoconazole, ciclopirox)
Visage et cuir chevelu Traitement de référence — limitent la prolifération de Malassezia. Crème sur le visage, shampooing sur le cuir chevelu (laisser poser 3 min).
Gluconate de lithium gel (Lithioderm®) Visage Alternative efficace aux antifongiques — action anti-inflammatoire et antifongique
Shampooing antipelliculaire Cuir chevelu 2 fois par semaine en poussée. En dehors des poussées : shampooing doux pour lavage fréquent (quotidien possible). Ne pas utiliser un antipelliculaire au long cours.
Rinçage à l’eau vinaigrée Cuir chevelu Assainit le cuir chevelu entre les poussées

Mesures générales

Mesure Détail
Éviter les facteurs déclenchants Stress, manque de sommeil, alcool, eau chaude, expositions thermiques
Toilette du visage le matin Eau froide sans savon
Toilette du visage le soir Savon surgras ou gel nettoyant sans savon
Cosmétiques Éviter les produits agressifs et parfumés — préférer les formules hypoallergéniques sans alcool

⚠️ Les dermocorticoïdes sont à éviter dans la dermite séborrhéique. Leur effet anti-inflammatoire est rapide mais très court, entraînant un effet rebond et une dépendance progressive. Utilisés au long cours, ils peuvent provoquer une acné cortisonique difficile à traiter.

Interview du Dr Catherine Oliveres Ghouti, dermatologue à Paris

« Je traite la dermite séborrhéique du visage avec des traitements topiques non agressifs et je n’utilise jamais de corticoïdes locaux. Nous voyons trop de patients qui deviennent dépendants de leur crème à la cortisone et finissent par développer une acné cortisonique difficile à traiter. »

Son conseil aux patients : éviter les cosmétiques agressifs, ne pas écouter les « remèdes miracles » de l’entourage (souvent des corticoïdes), et consulter un dermatologue.

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Pages spécialisées — dermite séborrhéique

Cuir chevelu — pellicules et croûtes
Pellicules et démangeaisons du cuir chevelu — causes, shampooings
Croûtes sur le cuir chevelu — dermite, psoriasis, différences
Croûtes de lait du bébé — traitement et soins

Visage et diagnostics différentiels
Rougeurs du visage — causes et traitements
Psoriasis du visage — différence avec la dermite séborrhéique
Rosacée — diagnostic différentiel
Antifongiques — guide des médicaments
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Références scientifiques

Questions fréquentes sur la dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique peut-elle guérir définitivement ?

Non, la dermite séborrhéique est une pathologie chronique qui évolue par poussées tout au long de la vie. Les traitements contrôlent efficacement les poussées mais leur effet s’estompe à l’arrêt. Une routine d’entretien régulière permet d’espacer les rechutes.

Quelle est la différence entre dermite séborrhéique et psoriasis du visage ?

Les deux pathologies sont proches et souvent associées — on parle parfois de « sébopsoriasis ». La dermite séborrhéique prédomine sur les zones grasses (ailes du nez, sillons naso-géniens) avec des squames fines et grasses, tandis que le psoriasis donne des plaques plus épaisses avec des squames blanches nacrées. Voir psoriasis du visage.

Peut-on se maquiller avec une dermite séborrhéique ?

Oui, mais avec des produits hypoallergéniques, sans parfum ni alcool. Évitez tout produit nouveau en période de poussée. Démaquillez soigneusement le soir avec un produit doux sans savon.

La dermite séborrhéique est-elle contagieuse ?

Non. La levure Malassezia est naturellement présente sur la peau de tout le monde — c’est sa prolifération excessive qui pose problème, pas sa transmission. La dermite séborrhéique ne se transmet pas par contact.

Les pellicules sont-elles toujours une dermite séborrhéique ?

Pas forcément. Les pellicules peuvent aussi être liées à un psoriasis du cuir chevelu ou à une simple sécheresse cutanée. En cas de pellicules abondantes, de plaques épaisses ou de démangeaisons intenses résistant aux shampooings antipelliculaires, consultez un dermatologue. → Voir notre article sur les pellicules et démangeaisons du cuir chevelu.

Voir aussi :
Pellicules |
Croûtes cuir chevelu |
Croûtes de lait bébé |
Psoriasis du visage |
Rosacée |
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RISQUES DU BOTOX : quels sont les risques du Botox?

Risques du botox ®

Quels sont les risques des injections de botox ®?

Il existe de nombreuses contre-indications aux injections (grossesse, myasthénie, prise d’anticoagulants… ) et il est important de faire le point sur ses antécédents avec le médecin.

La toxine botulique ne devrait pas être utilisée en même temps que d’autres médicaments interférant avec la transmission neuro-musculaire tels que les aminoglycosides, la spectinomycine, la polymyxine, la tétracycline, la lincomycine, la ciclosporine, la D-pénicillamine, la chloroquine et ses dérivés, ainsi qu’avec les relaxants musculaires curarisants.

Les effets secondaires du botox :

On peut observer des diffusion de la toxine botulique au delà de la zone traitée, par exemple au muscle releveur de la paupière, ce qui peut engendrer un ptosis (difficulté à lever la paupière supérieur pour ouvrir complètement l’oeil), généralement réversible en 2 à 6 semaines

Il est possible d’observer des céphalées (maux de tête), des gonflements des paupières, des hématomes

 

LUMIERE PULSEE DES RIDES ET DU VIEILLISSEMENT (rajeunissement des rides)

Lumière intense pulsée (IPL) : photoréjuvénation, taches et couperose

Rides du visage
Rides du visage

Les lampes flash dispensent de la lumière intense pulsée (Intense Pulsed Light — IPL), un spectre lumineux large entre 550 et 1000 nm. En réchauffant sélectivement le derme, elles agissent sur les taches brunes, la couperose et le vieillissement cutané en grande partie aggravés par les expositions solaires (voir la fiche consacrée au soleil). L’effet global est dit de photoréjuvénation.

Questions sur la lumière pulsée ? Délais de rdv trop longs ?
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Sommaire :
Mécanisme d’action |
Indications |
Paramètres techniques |
Effets secondaires |
Association IPL + laser |
Conseils pratiques |
Pages associées |
Questions fréquentes

Comment fonctionne la lumière intense pulsée ?

Niveau d’action Effet Résultat clinique
Épidermique Absorption par la mélanine (taches) et l’hémoglobine (vaisseaux) — destruction sélective par photothermolyse Amélioration rapide et satisfaisante des lésions pigmentaires et vasculaires — teint plus lumineux et uniforme en quelques jours
Dermique Réchauffement du derme — stimulation des fibroblastes — néosynthèse de collagène Peau plus élastique, plus épaisse, plus lisse — amélioration plus lente (plusieurs semaines)
💡 L’IPL n’est pas un laser à proprement parler — c’est une lumière polychromatique non cohérente, à spectre large. La différence avec un laser est que l’IPL émet simultanément plusieurs longueurs d’onde, permettant de cibler à la fois pigments et vaisseaux en une même séance.

Indications de la lumière pulsée

Indication Efficacité
Taches brunes solaires (lentigos, éphélides) ⭐⭐⭐ Très bonne — indication principale de l’IPL
Couperose — télangiectasies — rougeurs diffuses ⭐⭐⭐ Très bonne
Photorajeunissement global — teint terne, irrégularités pigmentaires diffuses ⭐⭐⭐ Très bonne
Rides de surface — amélioration de la texture cutanée ⭐⭐ Modérée — inférieure au laser pour les rides profondes
⚠️ Contre-indication absolue : peaux foncées (phototypes IV–VI) — le risque de brûlure et de dyschromie est majeur. L’IPL ne doit pas être utilisé sur les peaux noires, métissées ou très bronzées.

Paramètres techniques — interview du Dr Corinne Dupin Capeyron

Dr Corinne Dupin Capeyron — 20 cours Gambetta, 33400 Talence

traitement de la peau au laser, epilation laser

Question Réponse du Dr Dupin Capeyron
Longueur d’onde Émission entre 550 et 1000 nm — spectre large couvrant les absorptions de la mélanine et de l’hémoglobine
Effets tissulaires Action épidermique rapide sur les lésions vasculaires et pigmentaires des peaux photosolées — action dermique plus lente — amélioration du teint en quelques jours
Effets secondaires immédiats Douleur pendant le traitement — érythème (rougeur) immédiat
Effets retardés Fines croûtelles sur les lésions pigmentées — disparaissent spontanément
Complications Brûlures avec dyschromies — impose prudence dans le réglage de l’intensité selon le phototype — ne pas traiter les peaux foncées
Conclusion Association très intéressante avec un laser émettant dans l’infra-rouge pour le remodelage cutané — IPL + laser infra-rouge complémentaires dans le traitement du vieillissement cutané

Effets secondaires et risques

Effet Délai Évolution
Douleur pendant la séance Per-séance Transitoire — gel anesthésiant possible en prémédication
Érythème (rougeur) Immédiat Régression en quelques heures
Croûtelles sur les taches pigmentées J2–J5 Chute spontanée en 5 à 10 jours — ne pas arracher
Brûlures — dyschromies (hyper ou hypopigmentation) Quelques jours Complication rare si bonne sélection du patient — justifie prudence dans le réglage

Association IPL + laser infra-rouge

L’association de l’IPL (photorajeunissement pigmentaire et vasculaire) avec un laser émettant dans l’infra-rouge (remodelage dermique et traitement des rides) offre des résultats supérieurs à chaque technique seule sur le vieillissement cutané global. L’IPL traite les irrégularités de surface (taches, vaisseaux, teint) tandis que le laser infra-rouge agit en profondeur sur le collagène et les rides.

Conseils pratiques

Conseil Pourquoi
Éviter le soleil avant les séances Un bronzage récent augmente le risque de brûlure et de dyschromie
Éviter le soleil après les séances La peau traitée est photosensible — SPF 50+ obligatoire
Se protéger au long cours Les UV récidiveront les taches et accéléreront le vieillissement — la protection solaire prolonge les résultats
Bien réfléchir avec son médecin avant de commencer Ces traitements ne sont pas anodins — sélection du patient, réglage des paramètres, nombre de séances à planifier

Pages associées

Traitements du vieillissement cutané
Soins anti-rides — panorama des techniques
Laser des rides
Peelings
Dermabrasion


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Questions fréquentes

Combien de séances d’IPL sont nécessaires ?

Pour un photorajeunissement global, 3 à 5 séances espacées de 3 à 4 semaines sont généralement nécessaires. Les taches isolées peuvent répondre en 1 à 2 séances. La couperose diffuse nécessite souvent 3 à 4 séances. Des séances d’entretien annuelles sont recommandées pour maintenir les résultats, notamment pour les taches solaires qui récidivent en cas de réexposition.

L’IPL est-elle douloureuse ?

La séance provoque une sensation de claquement chaud à chaque impulsion — comparable à un élastique qui claque sur la peau. La douleur est modérée et bien tolérée par la plupart des patients. Un gel anesthésiant peut être appliqué avant la séance pour les patients les plus sensibles.

Peut-on faire de l’IPL en été ?

Non — l’IPL est déconseillée en période estivale ou après exposition solaire récente. La mélanine supplémentaire du bronzage augmente le risque de brûlure et de dyschromie. Les séances se planifient idéalement en automne-hiver, sur peau non bronzée, avec protection solaire stricte pendant toute la durée du traitement.

Quelle est la différence entre IPL et laser ?

Le laser émet une lumière monochromatique cohérente (une seule longueur d’onde) permettant une action très précise et concentrée. L’IPL émet un spectre large (550–1000 nm) qui cible simultanément mélanine et hémoglobine — plus polyvalente mais moins précise qu’un laser dédié. Pour les rides profondes, le laser reste supérieur à l’IPL.

Voir aussi :
Soins anti-rides |
Laser des rides |
Taches brunes solaires |
Rosacée |
Téléconsultation


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VIEILLISSEMENT – SOINS ANTI RIDES
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PEELING : le peeling du visage (peling, piling)

Peeling chimique : types, effets, contre-indications et résultats

Le peeling chimique consiste à appliquer une substance acide sur la peau afin d’en exfolier les couches superficielles et stimuler la régénération cutanée. Utilisés depuis l’Antiquité sous forme d’acides de fruits, les peelings ont été développés de façon scientifique depuis une trentaine d’années. Leur profondeur varie des peelings superficiels (rougeur passagère, reprise sociale immédiate) aux peelings profonds (équivalent d’une brûlure chimique contrôlée, nécessitant une prise en charge clinique).

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Peeling chimique du visage — dermatologue

Sommaire :
Comment ça marche |
Produits utilisés |
Peeling superficiel |
Acide glycolique (AHA) |
TCA |
Peeling moyen |
Peeling profond |
Contre-indications |
Effets secondaires |
Points clés |
Questions fréquentes

Comment fonctionne un peeling chimique ?

Peeling du visage en cours — application d'acide

Le peeling provoque une destruction limitée et contrôlée de l’épiderme, voire du derme selon la profondeur choisie. Cette « brûlure chimique domestiquée » agit en deux temps :

  • Temps exfoliatoire : élimination des cellules cornées superficielles (taches brunes, surcharges pigmentaires, kératoses, ridules de surface) et destruction des fractures de la jonction dermo-épidermique pour les peelings plus profonds
  • Temps régénérateur : le choc chimique stimule les cellules basales de l’épiderme et les fibroblastes du derme, qui produisent de jeunes fibres de collagène, d’élastine et de l’acide hyaluronique. La néocollagénogenèse apparaît en 2 à 3 mois et rend la peau plus élastique, plus épaisse et plus lisse.

Les indications principales sont : taches brunes et solaires, masque de grossesse (mélasma), acné et cicatrices d’acné, rides, teint terne, pores dilatés et vieillissement cutané.

📚 Peelings chimiques : mécanismes, indications et résultats — PubMed

Produits utilisés pour les peelings

  • Acide glycolique et AHA (alpha-hydroxy acides) : peelings superficiels — acides de fruits, non toxiques, peu allergisants
  • Acide salicylique (BHA) : peeling superficiel, particulièrement indiqué dans l’acné et les peaux grasses
  • TCA (acide trichloroacétique) : utilisable à tous les niveaux selon la concentration (10–25% = superficiel ; 30–50% = moyen)
  • Résorcine : peeling moyen
  • Phénol (acide phénique) : peeling profond uniquement, sous surveillance cardiovasculaire

Peelings superficiels

Les peelings superficiels exfolient la couche cornée de l’épiderme. Ce sont les peelings les plus couramment pratiqués en dermatologie. Après la séance, la peau est rosée et peut desquamer légèrement pendant une semaine. La reprise sociale est rapide.

Les effets sur l’épiderme et le derme superficiel sont les suivants : accélération du renouvellement cellulaire, augmentation de l’épaisseur épidermique, élimination des dépôts de pigments, augmentation de l’acide hyaluronique épidermique, restauration des ondulations de la membrane basale, réorganisation des fibres de collagène.

Effets visibles (macroscopiques) : « coup d’éclat », affinement du grain de peau, diminution des fines ridules, des pores dilatés, de la séborrhée, des taches de rousseur, des taches brunes et du masque de grossesse superficiel.

Peeling à l’acide glycolique (AHA)

L’acide glycolique, extrait de la canne à sucre, est le chef de file des AHA. C’est un acide faible, non toxique, non allergisant, qui pénètre efficacement dans la peau grâce à sa petite taille moléculaire. Il exerce un effet kératorégulateur en diminuant la cohésion des cornéocytes.

Préparation (1 mois avant) : le dermatologue prescrit un nettoyant acide, une crème à la vitamine C le matin, une crème aux AHA le soir et une photoprotection SPF50. Cette étape est essentielle pour détecter une éventuelle intolérance, abaisser le pH cutané, homogénéiser la pénétration et accélérer la cicatrisation.

Déroulement : le dermatologue protège les zones à risque avec de la vaseline, applique un prépeel pour nettoyer et acidifier la peau, puis applique l’acide glycolique (compresse, pinceau ou coton) du front vers le menton. Temps de pose : 2 à 5 minutes, surveillant l’apparition du rosissement. Neutralisation obligatoire avec un produit alcalin bicarbonaté (non par de l’eau seule). Rinçage à l’eau thermale puis crème apaisante.

Protocole : 3 à 10 séances espacées de 1 à 4 semaines, associées à des applications vespérales domiciliaires de crème à l’acide glycolique.

Suites : peau desquamative et rosée pendant une semaine. Protection solaire SPF50 obligatoire pendant au moins 15 jours pour éviter les taches solaires.

Peeling superficiel au TCA

Le TCA (acide trichloroacétique), dérivé de l’acide acétique, provoque un blanchiment de l’épiderme par coagulation des protéines. À 10–25%, il est utilisé en peeling superficiel. C’est le peeling le plus utilisé actuellement. Contrairement aux AHA, son intensité dépend non pas du temps de pose mais de la concentration et du nombre de couches appliquées. Il s’auto-neutralise au contact du sérum des vaisseaux épidermiques.

La profondeur est évaluée selon le givrage obtenu :

  • D°0 — pas de givrage, peau brillante → peeling superficiel léger (couche cornée uniquement)
  • D°1 — givrage floconneux irrégulier sur érythème léger → peeling intra-épidermique
  • D°2 — givrage rose-blanc → peeling superficiel moyen (toute épaisseur épiderme)
  • D°3 — givrage blanc uniforme → peeling moyen-profond (épiderme + derme papillaire)
  • D°4 — blanc grisâtre → atteinte du derme réticulaire

⚠️ La crème anesthésiante type EMLA® est contre-indiquée avant un peeling au TCA : elle provoque une vasoconstriction qui perturbe l’auto-neutralisation du produit. L’anesthésie locale à la lidocaïne peut être utilisée pour les peelings moyens et profonds.

Préparation (1 mois avant) : crème aux AHA ou au rétinol le soir + photoprotection SPF50 (parfois associée à une crème antipigmentante avec inhibiteur de la tyrosinase pour les peaux mates).

Déroulement : dégraissage de la peau, protection des yeux, application du TCA au coton-tige ou compresse sans frotter, dépôt de couches successives en attendant 2–3 minutes entre chaque passage jusqu’au givrage souhaité, compresses humides pour stopper l’action, crème post-peeling à conserver au moins 8h.

Suites : gonflement quelques heures, peau brunâtre et desquamative pendant une semaine, rosissement persistant. Crème réparatrice plusieurs fois par jour, compresses d’eau thermale, photoprotection SPF50 pendant 3 mois minimum. Ne pas arracher les squames.

Peelings moyens

Les peelings moyens atteignent les couches situées sous la couche cornée, jusqu’au derme papillaire. Ils sont indiqués pour les taches solaires résistantes aux peelings superficiels, le masque de grossesse modéré, l’acné et les petites rides. On utilise le TCA à 30–50%. On compare souvent leurs suites à celles d’un coup de soleil important.

Le dermatologue ajuste la profondeur selon le type de peau (peau fine et sèche → moins de pression ; peau grasse et épaisse → plus de couches) et la zone (paupières épargnées, front traité plus intensément). Les suites sont similaires au TCA superficiel mais plus marquées : gonfl ement, croûtes brunâtres, desquamation plus importante, rougeur pouvant persister plusieurs mois. Toute exposition solaire est formellement contre-indiquée tant que la peau est rosée.

Peelings profonds

Le peeling profond est une véritable brûlure chimique contrôlée, réservée aux cicatrices profondes (acné, varicelle) et aux rides marquées. Le produit utilisé est le phénol (acide phénique), dérivé du benzène, qui détruit l’épiderme en totalité et le derme papillaire par coagulation des protéines.

⚠️ Le peeling au phénol nécessite une surveillance cardiovasculaire (le phénol est potentiellement cardiotoxique, notamment en cas d’application trop rapide sur de grandes surfaces). Il est réalisé le plus souvent sous anesthésie locale ou générale, en structure adaptée. Contre-indiqué en cas de troubles du rythme, de diabète ou d’insuffisance rénale.

Suites : gonflement important, suintement et saignements, puis croûtes s’éliminant en 1 à 2 semaines sous pansements cicatrisants réalisés par une infirmière. Rougeur pouvant persister plusieurs mois. Photoprotection SPF50 obligatoire pendant 6 mois minimum.

Les résultats sont remarquables sur les rides profondes et les cicatrices — l’effet définitif s’apprécie entre le 3e et le 6e mois. Ils peuvent se maintenir 7 ans ou plus avec une bonne photoprotection et l’arrêt du tabac.

Avant peeling profond au phénol
Avant le peeling profond

6 mois après peeling profond anti-rides
6 mois après le peeling profond

📚 Peeling au phénol : efficacité et sécurité dans le traitement des rides — PubMed

Contre-indications communes aux peelings

  • Herpès évolutif — un traitement antiviral oral préventif est prescrit en cas d’antécédents d’herpès fréquents
  • Grossesse
  • Traitement récent par isotrétinoïne (Roaccutane®, Curacne®…) — attendre 6 mois à 1 an après l’arrêt
  • Maladies de peau évolutives (psoriasis, eczéma…) ou infection cutanée bactérienne active
  • Phototypes foncés (peaux asiatiques, métissées, noires) — risque élevé de troubles pigmentaires post-inflammatoires
  • Photoprotection insuffisante ou attentes irréalistes
  • Pour le peeling profond : troubles du rythme cardiaque, diabète, insuffisance rénale

Effets secondaires

Selon la profondeur du peeling, les effets secondaires possibles sont :

  • Poussée d’herpès
  • Réactivation de l’acné
  • Rougeur persistante
  • Hyperpigmentation post-inflammatoire (taches brunes), particulièrement chez les phototypes foncés — principale complication des peelings moyens et profonds
  • Épidermolyse ponctuelle (peelings aux AHA : pénétration excessive avec blanchiment ou rougeur intense puis croûtelles)
  • Infection bactérienne de la zone traitée (peelings moyens et profonds)
  • Cicatrices en creux ou blanches (rares)
  • Eczéma de contact à la crème réparatrice

📚 Complications des peelings chimiques : prévention et prise en charge — PubMed

Points clés

  • Le peeling est une exfoliation chimique contrôlée stimulant la régénération cutanée par néocollagénogenèse
  • Trois niveaux : superficiel (rosissement passager), moyen (équivalent coup de soleil), profond (brûlure chimique en structure adaptée)
  • Photoprotection SPF50 obligatoire avant et après tout peeling, tant que la peau est rosée (15 jours à 6 mois selon la profondeur)
  • L’herpès évolutif est une contre-indication absolue — un traitement antiviral préventif est prescrit en cas d’antécédents
  • Les peaux foncées sont à risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire — prise en charge spécialisée indispensable

Questions fréquentes sur les peelings

J’ai des antécédents d’herpès labial. Puis-je faire un peeling ?
Oui, mais avec précaution. L’herpès en poussée est une contre-indication absolue. En cas d’antécédents d’herpès fréquents, le dermatologue prescrit un traitement antiviral oral préventif (valaciclovir) à débuter avant la séance et à poursuivre pendant toute la phase de cicatrisation. Sans ce traitement préventif, le peeling peut déclencher une poussée qui peut se disséminer sur tout le visage.

Combien de séances de peeling faut-il ?
Cela dépend de la profondeur et de l’indication : 3 à 10 séances espacées de 1 à 4 semaines pour un peeling superficiel à l’acide glycolique ; 3 à 4 séances pour un peeling au TCA superficiel (Easy Peel® type) ; 1 séance unique pour un peeling profond au phénol. Les peelings superficiels peuvent être répétés régulièrement.

Quel peeling pour quel problème ?
Teint terne, pores dilatés, acné légère → peeling superficiel (AHA, TCA 15%). Taches solaires résistantes, mélasma (masque de grossesse), petites rides, acné modérée → peeling moyen (TCA 30–50%). Rides profondes, cicatrices profondes d’acné ou de varicelle → peeling profond (phénol). Le dermatologue adapte la stratégie à la peau du patient.

Le peeling est-il douloureux ?
Les peelings superficiels provoquent une légère sensation de chaleur ou de picotements, supportable sans anesthésie. Le TCA moyen provoque une sensation de cuisson plus marquée — une anesthésie locale peut être utilisée. Le peeling profond au phénol est douloureux et nécessite souvent une anesthésie locale ou générale.

Peut-on faire un peeling sur peau noire ou métissée ?
Les peaux foncées (phototypes IV à VI) sont à risque élevé d’hyperpigmentation post-inflammatoire après un peeling. Une consultation dermatologique spécialisée est indispensable. Les peelings superficiels doux (AHA faible concentration, TCA 15%) peuvent être réalisés avec précaution sous préparation antipigmentante et photoprotection stricte. Les peelings moyens et profonds sont généralement contre-indiqués sur peaux très foncées.

Combien coûte un peeling ?
Les peelings ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie (acte esthétique). Les tarifs varient selon la profondeur et le praticien : environ 100–200 € pour un peeling superficiel par séance, jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour un peeling profond en clinique (incluant l’anesthésie et les soins post-opératoires).

Références scientifiques


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COUPEROSE, ROSACEE : la couperose et la rosacée (acne rosacée)

Rosacée et couperose : causes, stades et traitements

La rosacée est une maladie inflammatoire chronique du visage touchant environ 5 % de la population, principalement les adultes à peau claire après 30 ans. Elle se manifeste par des rougeurs du visage, des bouffées de chaleur, des petits vaisseaux dilatés visibles (télangiectasies), et dans les formes évoluées, des boutons rouges et pustules. La couperose désigne plus précisément la rougeur permanente avec télangiectasies — elle fait partie du spectre de la rosacée. Appliquer des corticoïdes locaux sur une rosacée est une erreur grave qui aggrave la maladie.

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Rosacée du visage — rougeurs permanentes, télangiectasies et papulopustules

Sommaire :
Rosacée vs couperose |
Causes et facteurs déclenchants |
Les 4 stades |
Classification 2016 |
Formes atypiques |
Rosacée oculaire |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Rosacée et couperose : deux mots pour une même maladie

La couperose correspond à la rougeur permanente des zones convexes du visage avec télangiectasies. La rosacée désigne l’ensemble du tableau clinique — rougeurs, bouffées de chaleur, boutons, manifestations oculaires. Le terme « acné rosacée » est impropre : la rosacée et l’acné sont deux maladies distinctes avec des mécanismes et traitements différents.

La rosacée touche 5 % de la population, avec une légère prédominance féminine et un pic vers 50 ans. Elle prédomine sur les peaux claires mais peut toucher tous les phototypes.

Causes et facteurs déclenchants

La physiopathologie est multifactorielle : dysrégulation vasculaire faciale, inflammation immune (activation TLR2, cathélicidines), et prolifération excessive de l’acarien Demodex folliculorum. Le terrain génétique intervient dans 30 à 40 % des cas. L’exposition solaire chronique fragilise durablement les vaisseaux faciaux (élastose actinique).

Catégorie Facteurs déclenchants des poussées
Boissons et alimentation Boissons chaudes, alcool (vasodilatation), épices, aliments piquants (capsaïcine), chocolat, fromages fermentés, tomates, agrumes
Thermique et environnement Chaleur (bain chaud, sauna, atmosphère confinée), soleil, vent, froid
Facteurs psychologiques Stress émotionnel, effort physique intense
Médicaments Vasodilatateurs, corticoïdes locaux sur le visage

💡 Rosacée ≠ alcoolisme. La rosacée n’est pas due à l’alcool et survient chez des personnes ne consommant pas d’alcool. L’alcool peut aggraver une rosacée préexistante par vasodilatation, mais n’en est pas la cause.

Des comorbidités ont été décrites : facteurs de risque cardiovasculaires, MICI, migraines, maladies auto-immunes et certaines maladies neurologiques — ces associations justifient un suivi médical global.

📚 Physiopathologie de la rosacée — rôle des UV, de Demodex et de l’inflammation — PubMed

Les 4 stades de la rosacée

Stade Aspect clinique Traitement prioritaire
Stade 1
Bouffées vasomotrices (flushing)
Rougeur transitoire du visage déclenchée par la chaleur, l’alcool, les émotions. Dure quelques minutes à heures. Peau normale entre les épisodes. Photoprotection SPF 50+, éviction des déclenchants. Brimonidine topique (Mirvaso®) si nécessaire.
Stade 2
Érythrocouperose
Rougeur permanente du visage + télangiectasies visibles à l’œil nu sur les joues et les ailes du nez. Sensations de chaleur ou tiraillement. Laser vasculaire (KTP, IPL, Nd:YAG) pour les télangiectasies.
Stade 3
Rosacée papulopustuleuse
Papules rouges et pustules sur fond de rougeur permanente. Sans points noirs ni microkystes (différence avec l’acné). Localisées joues, nez, front, menton. Métronidazole topique (Rozex®), ivermectine (Soolantra®), doxycycline orale (Oracea® 40 mg).
Stade 4
Rhinophyma
Épaississement permanent du nez (nez bosselé, rouge, déformé) par hypertrophie des glandes sébacées et fibrose. Quasi exclusivement chez l’homme. Chirurgie (dermabrasion, laser CO₂).

Joues rouges permanentes — érythrocouperose stade 2 de la rosacée
Couperose — télangiectasies et rougeur permanente des joues
Érythrocouperose — rougeurs du nez et des joues
Rosacée papulopustuleuse stade 3 — papules rouges et pustules

Nouvelle classification clinique (2016)

Niveau Signes Valeur diagnostique
Diagnostiques Rougeur permanente centrofaciale, rhinophyma Suffisants à eux seuls pour poser le diagnostic
Majeurs Bouffées vasomotrices, papules et pustules, télangiectasies, rosacée oculaire 2 signes suffisent pour le diagnostic
Mineurs Peau irritable et sensible, sensations de brûlure, gonflement facial, sécheresse cutanée Contexte évocateur

Formes atypiques de rosacée

Forme Caractéristiques
Rosacée granulomateuse Prédominance féminine. Papules jaune-rouge à reflets brunâtres — couleur jaune persistant à la vitropression (diascopyie positive = granulome). Biopsie souvent nécessaire.
Rosacée fulminante (pyoderma facial) Femmes jeunes à peau grasse. Éruption explosive de boutons volumineux et purulents en quelques jours. Traitement : isotrétinoïne + corticoïdes oraux.
Rosacée stéroïdienne Application prolongée de corticoïdes locaux sur le visage → rougeur + rebond à l’arrêt. Piège fréquent en automédication. Traitement : arrêt progressif + prise en charge de la rosacée.

⚠️ Ne jamais appliquer de corticoïdes locaux sur le visage sans avis médical. Même une crème d’hydrocortisone faiblement dosée, appliquée au long cours, peut induire ou aggraver une rosacée, une démodécidose ou une dermite péri-orale.

Rosacée oculaire

Plus d’un patient sur deux présente des manifestations oculaires : sécheresse oculaire, blépharite (inflammation du bord libre des paupières), conjonctivites récidivantes, chalazions. Rarement, une kératite peut menacer la vision. La rosacée oculaire peut précéder les manifestations cutanées.

→ Voir notre article sur la rosacée oculaire et la blépharite.

Traitement de la rosacée et de la couperose

Traitement Indication
Photoprotection SPF 50+ (filtres minéraux) Indispensable quel que soit le stade — filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) préférés car non irritants
Brimonidine topique (Mirvaso®) Bouffées vasomotrices (stade 1) — vasoconstriction transitoire
Métronidazole topique (Rozex®) Rosacée papulopustuleuse (stade 3) — traitement de référence
Ivermectine topique (Soolantra®) Rosacée papulopustuleuse — cible également Demodex
Doxycycline orale (Oracea® 40 mg) Formes modérées à sévères
Laser vasculaire (KTP, Nd:YAG, IPL) Télangiectasies et couperose (stade 2) — destruction sélective des vaisseaux dilatés
Chirurgie (dermabrasion, laser CO₂) Rhinophyma (stade 4)

📚 Traitements actuels de la rosacée — revue systématique — PubMed

→ Voir notre article sur le traitement de la couperose et de la rosacée.

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Pages spécialisées du cluster rosacée

Rosacée — traitement et formes
Traitement de la couperose et de la rosacée — laser, topiques, antibiotiques
Laser couperose et rosacée — déroulement, résultats
Rosacée oculaire et blépharite
Cortisone sur le visage — risques et rosacée stéroïdienne

Diagnostic différentiel et soins associés
Acné — différence avec la rosacée
Laser peau — panorama des traitements laser
Soleil et photoprotection
Téléconsultation dermatologue

Questions fréquentes sur la rosacée et la couperose

La rosacée peut-elle guérir définitivement ?

La rosacée est une maladie chronique — elle ne guérit pas définitivement mais se contrôle durablement avec un traitement adapté et une bonne photoprotection. Les traitements locaux (métronidazole, ivermectine) maintiennent la rémission entre les poussées. Le laser vasculaire traite efficacement la couperose mais les vaisseaux peuvent se redilater si les facteurs déclenchants ne sont pas évités.

Rosacée ou acné : comment ne pas confondre ?

La rosacée se distingue de l’acné par l’absence de points noirs et de microkystes, la présence de bouffées de chaleur, une rougeur permanente avec télangiectasies, et un début après 30 ans. L’acné touche surtout l’adolescent et se caractérise par les points noirs et microkystes. Les deux peuvent coexister.

Quels cosmétiques utiliser avec une rosacée ?

Produits doux, sans parfum ni alcool, sans menthol ni camphre. Nettoyage à l’eau tiède avec un syndet doux. Crème hydratante légère non comédogène. Photoprotection SPF 50+ avec filtres minéraux. Éviter gommages, masques argileux, acides de fruits et rétinol — ils irritent la peau des rosacéens.

L’alimentation influence-t-elle la rosacée ?

Oui. Les principaux déclenchants alimentaires : alcool, boissons chaudes, épices, aliments piquants, chocolat, fromages fermentés, tomates, agrumes. Tenir un journal alimentaire aide à identifier ses propres déclenchants. Astuce : sucer un glaçon dès le début d’une bouffée vasomotrice peut l’atténuer.

La rosacée est-elle aggravée par la ménopause ?

Oui, fréquemment. Les bouffées de chaleur de la ménopause peuvent aggraver le flushing de la rosacée. Le traitement hormonal substitutif peut améliorer les bouffées de chaleur, mais son impact sur la rosacée est variable selon les patientes. Un avis dermatologique et gynécologique combiné est souvent utile.

Le laser est-il douloureux pour traiter la couperose ?

Le laser vasculaire est généralement bien toléré — picotements ou chaleur pendant la séance. Rougeurs et légères ecchymoses normales dans les 24–48 h suivant la séance. 2 à 4 séances en général, l’amélioration finale s’évalue 4 à 6 semaines après la dernière séance.

Voir aussi :
Traitement rosacée |
Rosacée oculaire |
Acné |
Laser peau |
Soleil et peau |
Téléconsultation dermatologue


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BOTOX : le Botox ®, composition, risques, comment ça marche?

Botox® (toxine botulique) : injections anti-rides, indications et effets secondaires

Le Botox® est le nom commercial le plus connu d’un traitement par injection de toxine botulique de type A, une protéine purifiée dérivée de la bactérie Clostridium botulinum.
Utilisée à des doses infimes et localisées, elle provoque une paralysie musculaire temporaire et réversible permettant d’effacer les rides d’expression, de remonter l’arcade sourcilière et de traiter certaines pathologies médicales comme la transpiration excessive.
Le terme « botox » est passé dans le langage courant pour désigner toute injection de toxine botulique, quelle que soit la marque commerciale utilisée (Vistabel®, Azzalure®, Dysport®, Bocouture®).
Son niveau de sécurité est élevé lorsque l’injection est réalisée par un médecin formé : les doses utilisées en esthétique sont 1000 fois inférieures aux doses responsables de botulisme alimentaire.
L’effet est temporaire (3 à 6 mois), ce qui en fait un traitement dont les résultats sont ajustables et réversibles.

Injection de Botox anti-rides
Injection de toxine botulique pour le traitement des rides d’expression

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Comment fonctionne la toxine botulique ?

Clostridium botulinum produit huit toxines sérologiquement distinctes (A à H). Seule la toxine de type A est utilisée en médecine esthétique et thérapeutique.

Mécanisme d’action au niveau de la jonction neuromusculaire :
– La toxine est captée par les terminaisons nerveuses motrices du muscle injecté,
– elle clive irréversiblement les protéines SNARE (SNAP-25 notamment), empêchant la fusion des vésicules synaptiques avec la membrane présynaptique,
– la libération d’acétylcholine dans la fente synaptique est ainsi bloquée,
– le muscle se retrouve dans l’impossibilité de se contracter : paralysie flaccide localisée,
– la récupération musculaire survient spontanément par bourgeonnement de nouvelles jonctions neuromusculaires en 3 à 6 mois.

Conséquences pratiques :
– L’effet débute 48 à 72 heures après l’injection,
– il est complet à 10 à 15 jours (ne pas juger le résultat avant ce délai),
– il dure 3 à 6 mois en moyenne (jusqu’à 12 mois après plusieurs années de traitement régulier, les muscles s’atrophiant progressivement),
– l’intervalle entre deux séances ne doit pas être inférieur à 3 mois pour éviter une résistance immunologique (effet vaccin avec production d’anticorps neutralisants).

Indications médicales et esthétiques

Indications esthétiques avec AMM en France :
Rides du lion (rides inter-sourcilières glabellaires) : indication AMM principale, responsables d’un air renfrogné ou fatigué,
Rides horizontales du front : liées à la contraction du muscle frontal,
Rides de la patte d’oie : rides péri-oculaires latérales dues à l’orbiculaire.

Indications esthétiques fréquemment pratiquées hors AMM :
– Remontée de l’arcade sourcilière (chemical brow lift),
– rides du lapin (faces latérales du nez),
– pli d’amertume (muscle dépresseur de l’angle de la bouche),
– affinement du bas du visage (réduction du muscle masséter hypertrophié),
– rides du menton (muscle mentonnier),
– necklace lines (rides horizontales du cou),
– lip flip (légère éversion de la lèvre supérieure),
– cordons du platysma (bandes verticales du cou).

Indications médicales thérapeutiques :
Hyperhidrose axillaire (transpiration excessive des aisselles) : remboursée par l’Assurance Maladie dans certaines conditions,
– bruxisme (serrement des dents nocturne, injection dans les masséters),
– migraines chroniques (protocole Botox ONABOTOX),
– spasticité musculaire neurologique,
– strabisme, blépharospasme, hémispasme facial,
– hyperactivité vésicale.

Anatomie des rides d’expression : comprendre avant d’injecter

Les rides d’expression résultent de la contraction répétée des muscles mimiques sur la peau sus-jacente. La compréhension de la balance musculaire faciale est fondamentale pour obtenir un résultat naturel :

Muscles du front :
Frontal : muscle élévateur du sourcil, responsable des rides horizontales du front,
Procerus : muscle abaisseur de la glabelle, responsable de la ride horizontale à la racine du nez,
Corrugators supercilii : muscles fronceurs responsables des rides verticales du lion,
Orbiculaire : muscle abaisseur et rétracteur du sourcil, responsable des pattes d’oie.

En affaiblissant sélectivement ces muscles antagonistes, le praticien peut à la fois effacer les rides et moduler la position du sourcil (élévation ou abaissement selon les zones injectées).
C’est ce jeu sur les balances musculaires qui permet d’éviter les fronts figés et sans expression, défaut des premières années d’utilisation de la toxine.

Protocole d’injection classique :
– Rides du lion : 5 points (1 pour le procerus, 4 pour les corrugators au bord interne de l’orbite),
– rides du front : 4 points à la partie haute du front, en épargnant les fibres sus-sourcilières pour éviter la ptose,
– pattes d’oie : 2 à 3 points très superficiels en dehors de l’orbite,
– un point à la queue du sourcil chez la femme pour un effet de légère élévation du regard (tail lift).

Les différents produits de toxine botulique : Botox, Vistabel, Azzalure, Dysport

Tous ces produits contiennent de la toxine botulique de type A mais diffèrent par leur procédé de fabrication, leurs protéines accessoires et leur système d’unités propre (les unités ne sont pas interchangeables entre les marques) :

Botox® / Vistabel® (Allergan) : Botox® 100 unités Allergan pour les indications médicales ; Vistabel® 50 unités Allergan pour les indications esthétiques, AMM française 2003,
Dysport® / Azzalure® (Ipsen / Galderma) : toxine de type A de fabrication différente, dosée en unités Speywood. Dysport® 500U pour les indications médicales ; Azzalure® 125U pour les indications esthétiques. Plusieurs études suggèrent une diffusion légèrement supérieure et une efficacité un peu prolongée,
Bocouture® / Xeomin® (Merz) : toxine purifiée sans protéines complexantes, réduisant théoriquement le risque de production d’anticorps neutralisants. Efficacité équivalente au Vistabel®.

Ces produits sont-ils équivalents ?
Oui dans leur principe d’action et leur sécurité. Une légère supériorité du Dysport®/Azzalure® dans certaines indications (muscles épais et puissants, notamment chez l’homme) est rapportée dans la littérature et par de nombreux praticiens. Le choix dépend de l’expérience du médecin et du profil du patient.

Méfiance absolue envers les produits vendus sur internet : de fausses toxines ou des produits fabriqués sans contrôle (notamment en provenance d’Asie) circulent et peuvent être dangereuses.

Contre-indications

Contre-indications absolues :
– Grossesse et allaitement,
– myasthénie et autres maladies de la jonction neuromusculaire (syndrome de Lambert-Eaton, sclérose latérale amyotrophique),
– hypersensibilité connue à la toxine botulique ou aux excipients,
– infection ou inflammation active au site d’injection,
– enfant de moins de 18 ans pour les indications esthétiques.

Contre-indications relatives :
– Troubles sévères de la coagulation ou traitement anticoagulant,
– antécédents de dysphagie ou de fausses routes (pour les injections cervicales),
– maladies auto-immunes évolutives.

Associations médicamenteuses déconseillées :
Aminosides (gentamicine, tobramycine) : potentialisent l’effet de la toxine botulique par inhibition complémentaire de la transmission neuromusculaire. Attendre la fin du traitement antibiotique avant l’injection,
– tétracyclines et quinolones : interaction moindre mais à signaler au médecin,
aspirine et AINS : augmentent le risque d’hématome. Arrêter 8 jours avant et 8 jours après l’injection.

Comment se déroule une séance d’injection de botox ?

Première consultation (distincte de la séance d’injection) :
– Analyse de la dynamique musculaire faciale en contraction et au repos,
– identification des asymétries préexistantes (photographies en statique et en dynamique),
– information complète sur les effets attendus, les effets indésirables et les alternatives,
– remise d’un consentement éclairé signé et d’un devis.

Jour de l’injection :
– Aucune anesthésie locale nécessaire : les aiguilles utilisées sont très fines (30 à 32 G),
– repérage des points d’injection au crayon dermographique,
– injection de micro-quantités de toxine dans chaque point musculaire cible,
– durée de la séance : 15 à 30 minutes,
– venir sans maquillage (ou le retirer avant la séance).

Suites immédiates :
– Petites rougeurs et gonflements ponctuels au niveau des points d’injection : régressent en quelques heures,
– hématomes possibles, disparaissant en 5 à 10 jours,
ne pas masser les zones injectées pendant 12 à 24 heures,
ne pas s’allonger pendant 4 heures après l’injection (risque de migration du produit),
– éviter le sport intensif, le sauna, le hammam et l’exposition à la chaleur dans les 24 heures,
– en revanche : contracter activement les muscles traités dans les heures suivant l’injection (froncer les sourcils, faire la moue) pour favoriser la captation de la toxine par les terminaisons nerveuses.

Effets indésirables et complications

Effets fréquents et transitoires :
– Hématomes aux points d’injection (1 patient sur 4 environ),
– maux de tête dans les 24 à 48 heures,
– sensation de lourdeur du front ou des sourcils (2 à 3 semaines, régressive),
– légère asymétrie transitoire le temps que l’effet s’installe uniformément.

Complications plus rares mais à connaître :
Ptose palpébrale (chute de la paupière supérieure) : due à la diffusion accidentelle de la toxine vers le muscle releveur de la paupière. Réversible en 4 à 8 semaines. Peut être atténuée par des collyres alpha-adrénergiques (apraclonidine) qui contractent le muscle de Müller,
Chute du sourcil : due à un affaiblissement excessif du muscle frontal sans compensation suffisante des muscles abaisseurs. Aspect de « sourcil en accent grave » ou ptose frontale,
Effet Méphisto : remontée excessive et pointue des queues de sourcils par déséquilibre de la balance musculaire,
– asymétrie du sourire : diffusion vers les muscles de la joue ou de la lèvre supérieure,
– troubles de l’accommodation ou sécheresse oculaire : rarissimes,
– aucun cas de toxicité systémique rapporté aux doses esthétiques.

Sur la question de la sécurité systémique :
Les doses utilisées en esthétique (20 à 50 unités Allergan par séance) sont au moins 1000 fois inférieures aux doses responsables de botulisme. La marge de sécurité de la toxine botulique en esthétique est bien supérieure à celle de l’aspirine, par exemple.

Botox et acide hyaluronique : une association synergique

La toxine botulique et les injections d’acide hyaluronique sont souvent complémentaires et synergiques :
– le botox relâche les muscles responsables des rides dynamiques (rides d’expression),
– l’acide hyaluronique comble les rides statiques profondes (rides présentes au repos, non créées par les muscles),
– leur association prolonge mutuellement leur durée d’efficacité : la toxine réduit la sollicitation mécanique du filler, et le filler complète ce que la toxine ne peut pas corriger seule.
La séquence recommandée : injecter la toxine botulique en premier, attendre 2 à 3 semaines (effet maximal installé), puis injecter l’acide hyaluronique.

Rythme des injections et coût

– Première année : 2 à 3 séances espacées de 4 à 6 mois,
– années suivantes : 1 à 2 séances par an suffisent, les muscles s’atrophiant progressivement et les effets se prolongeant,
– ne jamais rapprocher deux séances à moins de 3 mois (risque de résistance immunologique),
– coût moyen : 300 à 500 € par séance selon les zones traitées et le praticien,
– non remboursé par l’Assurance Maladie pour les indications esthétiques (remboursement possible pour l’hyperhidrose axillaire sévère et les indications neurologiques).

Questions fréquentes sur le botox

Le botox peut-il donner un visage figé et sans expression ?

Le visage figé est un défaut des premières années de pratique lié à des doses excessives et un manque de subtilité dans la balance musculaire. La tendance actuelle est d’utiliser des doses plus faibles, injectées plus précisément, pour conserver l’expressivité du visage tout en atténuant les rides. Un praticien expérimenté obtient un résultat naturel, l’entourage remarquant que le patient a l’air reposé et détendu sans pouvoir identifier ce qui a changé.

Le botox est-il douloureux ?

Les injections sont réalisées avec des aiguilles très fines (30-32 G), rendant la douleur minime à modérée selon les zones et la sensibilité du patient. Aucune anesthésie locale n’est nécessaire en règle générale. La zone de la patte d’oie est généralement moins douloureuse que le front.

À quel âge peut-on commencer le botox préventif ?

Il n’existe pas d’âge légal minimum (sauf < 18 ans, contre-indiqué). En pratique, certains patients débutent dès 25-30 ans à visée préventive, avant que les rides ne soient installées au repos. Le traitement préventif précoce est scientifiquement cohérent : en limitant les contractions répétées, il réduit l’approfondissement des rides d’expression au fil du temps.

Le botox peut-il être utilisé pour la transpiration excessive ?

Oui. L’injection de toxine botulique dans le derme des aisselles bloque la sécrétion des glandes sudoripares eccrines par inhibition de la libération d’acétylcholine au niveau de la jonction neuro-glandulaire. L’efficacité est de 80 à 95 % avec une durée d’action de 6 à 9 mois. Cette indication est partiellement remboursée par l’Assurance Maladie en cas d’hyperhidrose axillaire primaire sévère résistante aux antiperspirants.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rendez-vous trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue.

En savoir plus sur les rides du lion et leur traitement,
les rides du front,
les rides de la patte d’oie,
les injections d’acide hyaluronique
et la fiche d’information de la Société Française de Dermatologie sur le Botox anti-rides.

TRAITEMENT COUPEROSE ROSACEE : traitement de la couperose et de la rosacée

Traitement de la couperose et de la rosacée

Traitement de la couperose
Traitement de la couperose

Le médecin dispose de nombreuses options de traitement de la rosacée :
crèmes (Acide azélaïque, métronidazole, vitamine A acide…), antibiotiques, cosmétiques, médicaments diminuant les poussées de rougeur (Clonidine  » hors sécu « ), voire vitamine A acide (Contracne ®, Curacne ®, Procuta ®, Roaccutane ®) par voie générale dans les poussées très importantes ; coagulation des vaisseaux à l ‘électricité, au laser vasculaire (laser couperose) ou à la lampe-flash.


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– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
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Revue Cochrane de la prise en charge de la #rosacee (https://www.dermatonet.com/fiche-dermatonet-rosacee.htm) en septembre 2015 : http://onlinelibrary.wiley.com/resolve

Posted by Dermatologue on lundi 12 octobre 2015

Tout d’abord on peut par des moyens simples limiter les désagréments de la rosacee :

Evitez le soleil

Sucer un glaçon ou boire un verre d’eau tres froide en cas de poussée de rougeurs du visage aide à réduire et à faire régresser cette poussée congestive, encore appelée « flush ».

Traitements locaux de la rosacée et de la couperose

Les crèmes à la vitamine A acide sont parfois proposées dans le traitement de la rosacée et dans le traitement de la couperose, notamment chez l’homme et en cas de peau grasse. Ces produits sont irritants. Mettez-en très peu lors des applications (ceci ne diminue pas leur efficacité) et espacez les applications en cas dirritation. Ils nécessitent une contraception chez les femmes

  • Acide azélaique (Finacea ®). L’acide azélaique a longtemps été utilisé dans l’acné et peut etre proposé dans le traitement de la couperose et de la rosacée
  • Metronidazole : Rozex ®, Rosiced ®, Rozacreme ®, Rozagel ®…

Le métronidazole est fréquemment utilisé dans le traitement de la couperose et de la rosacée. Il existe en gel (plutot réservé à l’homme et aux personnes ayant la peau grasse), en crème et en émulsion. Le métronidazole est souvent appliqué l’hiver matin et soir, sur toute la surface à traiter, après la toilette du visage. La zone traitée par le métronidazole ne doit pas être exposée au soleil et aux UV, on recommande donc généralement de ne pas appliquer le metronidazole le matin durant la période ensoleillée.

  • Depuis 2015, l’ivermectine en creme est disponible pour traiter la rosacée. Elle a pour nom Soolantra ®, s’applique une fois par jour et elle est non remboursée

 

Laser de la couperose

Voir l’article couperose au laser

 

Traitements généraux de la rosacée et de la couperose

Antibiotiques (cyclines):

Les cyclines sont des antibiotiques prescrits le plus souvent durant deux à trois mois. Il est souvent préférable de les prendre durant le repas du soir avec un grand verre deau. Ils contre-indiquent le soleil (on prescrit donc préférentiellement les cyclines en dehors de la période ensoleillée) et nécessitent une contraception chez les femmes.

Vitamine A Acide (Curacne®, Roaccutane® ) : hors AMM en France

nécessite une contraception obligatoire, éviter le soleil, les antibiotiques par voie générale et de donner son sang.

Clonidine ( » Hors sécu « ) : elle est utilisée dans le traitement de la rosacée à faible dose (1/4 à ¾ de cp) mais doit lêtre sous surveillance médicale, en particulier tensionnelle et il faut bien avertir son médecin de la prise de médicaments en même temps; La clonidine peut surtout avoir un intérêt dans le traitement de la rosacée avec nombreuses bouffées de rougeurs du visage voire dans la rosacée accompagnée de migraines.

Ultra sons

Depuis peu, les ultra sons à double fréquence semblent apporter un effet sur les rougeurs de la couperose. Une étude de 2018 est encourageante et en appelle d’autres


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SOIGNER LE MASQUE DE GROSSESSE : comment guérir et se débarrasser des taches

Masque de grossesse (mélasma) : causes, traitements et protection solaire

Masque de grossesse - taches brunes hyperpigmentation du front

Le masque de grossesse, appelé mélasma ou chloasma en termes médicaux, est une hyperpigmentation acquise du visage touchant les zones exposées au soleil — joues, front, tempes, lèvre supérieure. Il concerne 90 % des femmes, principalement pendant la grossesse ou sous contraception hormonale, mais aussi chez l’homme dans 10 % des cas. Bénin mais souvent mal vécu, il est l’une des premières causes de consultation dermatologique pour taches brunes du visage.

Sa prise en charge est longue et exige de la rigueur — les résultats des traitements sont rapidement perdus sans protection solaire quotidienne stricte.

Taches brunes persistantes malgré les crèmes du commerce ? Besoin d’un traitement efficace ?
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Sommaire :
Causes et facteurs déclenchants |
Types épidermique, dermique, mixte |
Diagnostic différentiel |
Traitements |
Acide tranexamique |
Protection solaire — clé du succès |
Questions fréquentes


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Causes et facteurs déclenchants

Le mélasma résulte d’une stimulation excessive des mélanocytes — les cellules productrices de mélanine dans l’épiderme. Trois facteurs interagissent :

Les hormones féminines — œstrogènes et progestérone stimulent directement les mélanocytes. C’est pourquoi le mélasma apparaît lors de la grossesse (dès le 2e trimestre dans 50 à 70 % des grossesses), sous pilule contraceptive (œstroprogestatifs surtout), sous traitement hormonal de la ménopause, et plus rarement sous stérilet hormonal. Il peut régresser à l’arrêt de la contraception ou après l’accouchement — mais la pigmentation persiste souvent plusieurs années.

Le soleil — facteur aggravant indispensable : les UV stimulent les mélanocytes et aggravent dramatiquement le mélasma. Sans exposition solaire, le mélasma ne se développe quasiment pas. C’est pourquoi la protection solaire est le seul traitement véritablement indispensable — elle conditionne l’efficacité de tous les autres.

La prédisposition génétique : le mélasma est beaucoup plus fréquent chez les phototypes intermédiaires (peaux méditerranéennes, nord-africaines, asiatiques, latino-américaines) que chez les peaux très claires ou très foncées. Les antécédents familiaux de mélasma constituent un facteur de risque significatif.

Les trois types de mélasma — et pourquoi cela change le pronostic

Masque de grossesse des joues - mélasma

L’examen à la lampe de Wood (lumière ultraviolette) permet de distinguer trois types de mélasma, de pronostic très différent :

Mélasma épidermique (70 % des cas) : la pigmentation est superficielle dans l’épiderme. Elle se renforce nettement à la lampe de Wood — signe d’un bon pronostic thérapeutique. Les crèmes dépigmentantes et les peelings donnent les meilleurs résultats sur cette forme. C’est la forme la plus accessible aux traitements topiques.

Mélasma dermique (10 % des cas) : la mélanine est déposée dans le derme profond. Elle s’atténue à la lampe de Wood. Cette forme est de pronostic plus réservé — les crèmes topiques ont peu d’effet sur une pigmentation dermique. Les traitements par laser fractionné ou peeling profond peuvent être discutés, mais avec prudence (risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire).

Mélasma mixte (20 % des cas) : atteinte épidermique et dermique combinées. Réponse partielle aux traitements topiques, nécessitant une stratégie multimodale.

💡 La lampe de Wood est utilisée en consultation dermatologique — cet examen simple et indolore guide le choix du traitement et permet d’évaluer le pronostic dès la première consultation.

Diagnostic différentiel — ne pas confondre avec

Toutes les taches brunes du visage ne sont pas un mélasma. Avant de traiter, le dermatologue élimine :

Le lentigo solaire (« tache de vieillesse ») : taches brun-beige bien délimitées, arrondies, sur les zones exposées chez les adultes de plus de 40 ans. Pas de lien hormonal. Répondent bien au laser Q-switched ou à la cryothérapie.

L’hyperpigmentation post-inflammatoire (HPi) : taches brunes apparaissant après une inflammation cutanée (acné, eczéma, frottement). Localisées sur les zones de l’inflammation antérieure. Régressent spontanément en plusieurs mois si on évite les récidives inflammatoires.

Le lentigo actinique évolué : chez les sujets à haut risque (phototype clair, exposition solaire chronique importante), certaines taches doivent faire l’objet d’un examen dermoscopique pour éliminer une lésion pré-cancéreuse (kératose séborrhéique, lentigo malin).

Les éphélides (taches de rousseur) : petites taches brun clair symétriques, présentes dès l’enfance, qui s’accentuent au soleil et s’atténuent en hiver. Liées au phototype clair, sans mécanisme hormonal.

Traitements du masque de grossesse

Aucun traitement n’est curatif sans protection solaire stricte — c’est le prérequis absolu. L’Association américaine de Dermatologie (AAD) reconnaît trois traitements de première intention, utilisables seuls ou en combinaison.

Crèmes et préparations dépigmentantes

Les crèmes en vente libre contenant de la vitamine C, de l’acide kojique, de la niacinamide ou de l’arbutine ont une efficacité modeste sur les formes légères. Elles représentent un bon traitement d’entretien mais sont insuffisantes seules pour les formes modérées à sévères.

Les dermatologues utilisent des préparations magistrales — formulations sur mesure combinant plusieurs principes actifs :

La triple association (hydroquinone 4 % + trétinoïne 0,05 % + fluocinolone acétonide 0,01 %) est la référence mondiale avec les meilleures preuves d’efficacité — amélioration notable en 8 semaines dans la majorité des études. L’hydroquinone inhibe directement la tyrosinase (enzyme clé de la mélanogenèse), la trétinoïne accélère le renouvellement cellulaire et potentialise la dépigmentation, la faible dose de corticoïde réduit l’inflammation induite. Elle est prescrite en cure de 3 à 6 mois maximum, avec surveillance médicale, en raison du risque d’ocronose (tache bleue-grise paradoxale) en cas d’utilisation prolongée sans suivi.

Peelings dépigmentants

Les peelings chimiques superficiels à moyens (acide glycolique, acide trichloroacétique, acide mandélique) améliorent le mélasma épidermique en accélérant le renouvellement cellulaire et en diminuant la charge en mélanine. Le peeling Dermamelan® (acide kojique, phytic acid, acide ascorbique, rétinol) est une procédure de cabinets dermatologiques avec un protocole d’entretien à domicile — efficace sur les formes modérées à sévères avec un profil de sécurité satisfaisant sur les phototypes intermédiaires.

Précaution importante : tout peeling sur un mélasma actif doit être suivi d’une protection solaire SPF 50 rigoureuse — l’inflammation post-peeling peut paradoxalement aggraver la pigmentation si la peau est exposée au soleil.

Traitements laser

Le laser est l’option la plus discutée et la plus délicate dans le mélasma. Contrairement aux lentigos solaires, le mélasma répond mal et de façon imprévisible aux lasers — le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire est élevé, particulièrement sur les phototypes foncés.

Les lasers les moins agressifs sont préférés : laser Q-switched Nd:YAG en mode low fluence (toning laser), laser fractionné non ablatif (1550 nm, 1927 nm) à basse énergie. Ces approches donnent des résultats variables — amélioration partielle dans 50 à 70 % des cas, rechute fréquente à l’exposition solaire. Le laser n’est jamais proposé seul mais en complément d’un traitement topique et d’une protection solaire.

Acide tranexamique — la nouveauté thérapeutique

L’acide tranexamique est un médicament antifibrinolytique utilisé historiquement dans les syndromes hémorragiques. Son utilisation dans le mélasma est hors AMM mais repose sur des données croissantes et convaincantes.

Son mécanisme dans le mélasma : il inhibe l’interaction entre les kératinocytes et les mélanocytes via la voie des plasminogènes, et réduit la production de prostaglandines (PGE2) qui stimulent la mélanogenèse. Il agit donc sur le mélasma par un mécanisme radicalement différent de l’hydroquinone.

Par voie orale (250 mg × 2/j pendant 3 mois) : une revue de la littérature (PubMed 2018) est en faveur de son efficacité, notamment en cas d’échec ou d’intolérance à l’hydroquinone. Il est généralement bien toléré. Contre-indications à respecter : antécédents de thrombose, troubles de la coagulation.

Par voie topique (solution à 5 %) : une étude de 2019 montre une efficacité comparable à l’hydroquinone à 3 % — avec un profil de tolérance supérieur et sans risque d’ocronose. Des formulations topiques à l’acide tranexamique sont désormais disponibles en pharmacie et constituent une alternative intéressante pour les patientes ne souhaitant pas recourir à l’hydroquinone.

Protection solaire — la clé de tout traitement

La protection solaire n’est pas un traitement d’appoint — c’est la condition sine qua non de l’efficacité de tous les autres traitements. Sans elle, le bénéfice de n’importe quelle crème dépigmentante, peeling ou laser est perdu en quelques jours d’exposition.

Les recommandations pratiques : crème solaire SPF 50+ à filtre minéral (oxyde de zinc, dioxyde de titane) appliquée toutes les 2 heures lors des expositions, même par temps nuageux. Les filtres minéraux sont préférés aux filtres chimiques car ils bloquent aussi les infrarouges et la lumière visible — qui activent également les mélanocytes. Port d’un chapeau à larges bords en été. Éviter l’exposition entre 11h et 16h.

La protection solaire doit être maintenue toute l’année, même en hiver — la lumière du jour suffit à entretenir le mélasma chez les sujets prédisposés. Le traitement d’entretien par préparations magistrales 2 à 3 fois par semaine sous surveillance médicale est recommandé après la phase de traitement initial.

Questions fréquentes

Le masque de grossesse disparaît-il après l’accouchement ?
Partiellement et progressivement — chez environ 50 % des femmes, le mélasma s’améliore spontanément dans les mois suivant l’accouchement avec une protection solaire stricte. Chez l’autre moitié, les taches persistent et nécessitent un traitement actif. L’allaitement retarde la régression car il maintient un certain niveau d’hormones. La pilule contraceptive après l’accouchement peut entretenir ou aggraver le mélasma — discuter avec le médecin d’une contraception non hormonale ou d’un progestatif seul.

Les crèmes anti-taches du commerce sont-elles efficaces sur le masque de grossesse ?
Sur les formes légères, certaines crèmes contenant de la vitamine C (ascorbyl glucoside, acide ascorbique à 10-15 %), de la niacinamide à 5-10 % ou de l’acide kojique donnent une amélioration modeste après 3 à 6 mois. Pour les formes modérées à sévères — qui représentent la majorité des consultations — les crèmes de grande distribution sont insuffisantes. Les préparations magistrales avec hydroquinone et trétinoïne prescrites par le dermatologue sont 3 à 5 fois plus efficaces.

La pilule contraceptive aggrave-t-elle toujours le masque de grossesse ?
Non — le risque est variable selon le type de contraceptif. Les pilules œstroprogestatives combinées (contenant des œstrogènes) sont les plus à risque. Les pilules microprogestatives (progestatif seul, sans œstrogène) et le stérilet hormonal sont moins impliqués mais peuvent malgré tout parfois aggraver le mélasma. Les méthodes non hormonales (stérilet cuivre, préservatif) n’ont pas d’effet sur le mélasma.

Le laser est-il le meilleur traitement du mélasma ?
Non — contrairement aux idées reçues et à la publicité des cliniques esthétiques, le laser n’est pas le traitement de première intention du mélasma. Le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire après laser est élevé sur les phototypes intermédiaires et foncés, et les rechutes sont fréquentes. Les traitements topiques (préparations magistrales, acide tranexamique) associés à une protection solaire stricte sont plus sûrs et souvent aussi efficaces sur les formes épidermiques.

Le mélasma peut-il toucher les hommes ?
Oui — 10 % des mélasmas touchent des hommes. Chez l’homme, il n’y a pas de facteur hormonal évident mais le soleil et la prédisposition génétique (phototype intermédiaire, antécédents familiaux) sont les facteurs principaux. Le traitement est identique à celui de la femme. L’hydroquinone et la trétinoïne peuvent être utilisées sans restriction.

Recherche bibliographique : PubMed — melasma treatment | Voir aussi : Taches brunes du visage — toutes les causes


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