NOUVEAU! 🩺 Téléchargez le livre "La peau de l'intérieur" : règles d'or pour une approche médicale et naturelle / soigner sa peau de l'intérieur (intestin-peau, cerveau-peau...)
Téléchargez →
Les pores dilates provoquent un aspect de crateres dans la peau
Téléchargez le guide complet
POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… ) et les pathologies associées (acné par exemple) Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.
Les pores de la peau sont labouchement des canaux folliculaires par lesquels sexcrète le sébum (une substance grasse car riche en lipides). Lorsque les pores sont dilatés, il existe souvent une hypertrophie des canaux folliculaires et des glandes sébacées, donc une hyperséborrhée (augmentation de la sécrétion de sébum) Le médecin vous proposera donc souvent des traitements visant à diminuer la sécrétion de sébum et ayant pour but d’exfolier la peau.
Téléchargez le guide complet
POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les pieds secs constituent un problème très fréquent
Causes
Les pieds secs peuvent être le signe d’un eczéma, d’un psoriasis, d’une mycose des pieds… et il faut donc consulter devant la découverte de pieds secs
Téléchargez le guide complet
TALONS SECS – CREVASSES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Pour lutter contre les pieds secs, il convient tout d’abord d’éviter de les agresser avec des savons trop « décapants » tels que le savon de Marseille. Il est préférable d’utiliser des savons pour pieds secs de type surgras par exemple ou des « savons sans savon ».
Lorsqu’on a les pieds secs, il faut aussi éviter les bains et les douches très chauds et prolongés.
Enfin, il faut appliquer une crème ou un lait hydratant sur les pieds secs au moins une fois par jour (la meilleure période se situe après la toilette).
Téléchargez le guide complet
TALONS SECS – CREVASSES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Peau sèche : causes, remèdes et traitements efficaces
La peau sèche (ou xérose cutanée) est l’une des plaintes dermatologiques les plus fréquentes. Elle se manifeste par des tiraillements, des démangeaisons, (une peau sèche démange souvent) des squames et parfois des rougeurs. Si elle est souvent bénigne, une peau sèche persistante peut évoluer vers un eczéma — d’où l’importance d’agir tôt avec les bons soins.
Peau sèche résistante aux crèmes ou associée à des démangeaisons intenses ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation : 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Téléchargez le guide complet
PEAU SECHE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La couche la plus superficielle de l’épiderme — la couche cornée — forme une barrière hydrolipidique constituée de débris de kératinocytes et de lipides (sébum). Cette barrière limite la perte en eau de la peau. Lorsqu’elle est altérée, la peau se déshydrate : c’est la xérose cutanée.
Plusieurs facteurs peuvent fragiliser cette barrière :
Cause
Mécanisme
Froid, vent, chauffage
L’air froid et sec et le chauffage central réduisent l’humidité ambiante et accélèrent l’évaporation cutanée
Vieillissement
Production de lipides cutanés diminuée avec l’âge — la peau sénile est plus fine et plus sèche (xérose sénile)
Savons et douches chaudes
Éliminent les huiles naturelles de la barrière cutanée
Eczéma, dermatite atopique
Anomalie constitutionnelle de la barrière cutanée — peau sèche et sujette aux démangeaisons chroniques
Eau dure (calcaire), eau chlorée
Irritation chronique de la barrière cutanée
Pollution, tabac, alcool
Déshydratation systémique et dommages oxydatifs cutanés
Changement climatique brutal
Les personnes originaires des pays tropicaux exposées à un froid sec ont souvent la peau très sèche
Quand consulter un médecin ?
🚨 Consultez un dermatologue si la peau sèche s’accompagne de :
— Rougeurs, démangeaisons intenses ou persistantes
— Fissures, crevasses ou saignements
— Résistance aux crèmes hydratantes après 2-3 semaines de soins réguliers
— Extension des lésions ou apparition de plaques épaissies
Ces signes peuvent indiquer un eczéma, un terrain atopique ou une autre affection cutanée nécessitant un traitement spécifique.
8 conseils pour lutter efficacement contre la peau sèche
1. Hydratez après chaque douche
Appliquez une crème émolliente ou un lait hydratant immédiatement après la douche, sur peau encore légèrement humide. Cette étape est la plus efficace car elle emprisonne l’eau dans la couche cornée avant qu’elle ne s’évapore. Pour les cas sévères, une séquence « lavage-émollient » est recommandée : appliquez une émulsion hydratante (type Dexéryl®) via un gant sur peau mouillée, puis rincez — la crème laisse un film protecteur même après le rinçage.
2. Adoptez des douches tièdes et courtes
Les douches chaudes prolongées éliminent les lipides naturels de la barrière cutanée. Optez pour une eau tiède (environ 33°C), limitez la durée à moins de 10 minutes, et tamponnez la peau avec la serviette plutôt que de frotter.
3. Choisissez un savon adapté
Évitez les savons décapants comme le savon de Marseille. Préférez les syndets (savons sans savon) ou les savons surgras qui respectent la barrière cutanée. Mieux encore : limitez le savon aux zones « stratégiques » (visage, mains, plis axillaires et intimes) et lavez le reste du corps à l’eau tiède seule — sauf en cas de salissure importante. Évitez les gels douche moussants utilisés sur tout le corps. Les huiles lavantes de bain sont souvent très intéressantes pour les peaux sèches.
4. Maintenez une bonne hydratation interne
Boire suffisamment d’eau contribue à l’hydratation cutanée. Évitez l’alcool et le tabac qui déshydratent l’organisme et altèrent la qualité de la barrière cutanée.
5. Humidifiez votre intérieur en hiver
Le chauffage central produit un air très sec qui aggrave la xérose. Maintenez la température ambiante autour de 19°C maximum et utilisez un humidificateur d’air pour maintenir un taux d’humidité suffisant. Une aération quotidienne de quelques minutes renouvelle l’air et régule l’hygrométrie.
6. Portez des vêtements en fibres naturelles (sauf la laine)
Le coton, le lin et la soie permettent à la peau de respirer et réduisent les frottements irritants. Évitez les matières synthétiques et la laine directement sur la peau — même douce, la laine peut être irritante pour les peaux sèches ou atopiques.
7. Évitez les irritants cutanés
Produits de soin contenant alcool ou parfums synthétiques
Piscine chlorée — l’eau chlorée aggrave significativement la sécheresse cutanée
Eau calcaire — un adoucisseur d’eau peut être bénéfique dans les zones à eau très dure
Lessives et détergents agressifs — préférez les formules hypoallergéniques
8. Ne vous grattez pas
Le grattage aggrave l’irritation, favorise les surinfections et peut déclencher un eczéma sur fond de peau sèche. En cas de démangeaisons intenses, un antihistaminique oral peut aider temporairement — consultez votre médecin.
Traitements médicaux de la peau sèche sévère
Quand les soins à domicile ne suffisent pas, le dermatologue peut proposer :
Émollients sur prescription — crèmes plus riches ou à base d’urée (10-20%) pour les xéroses sévères et ichtyoses
Dermocorticoïdes — en cas de poussée d’eczéma sur peau sèche, pour calmer l’inflammation
Inhibiteurs de calcineurine topiques (Protopic®, Elidel®) — pour les zones sensibles comme le visage
Photothérapie UVB — pour les xéroses associées à un psoriasis ou eczéma étendu
Antihistaminiques oraux — pour contrôler les démangeaisons nocturnes
Biothérapies (dupilumab, tralokinumab) — pour les dermatites atopiques sévères de l’adulte résistant aux traitements classiques
Prévenir la récidive de la peau sèche
Appliquez un hydratant quotidiennement — même en dehors des poussées, pour maintenir la barrière cutanée
Anticipez l’hiver — commencez les soins hydratants intensifs dès l’automne
Protégez-vous du soleil — les UV dégradent aussi la barrière cutanée
Adoptez une alimentation équilibrée riche en acides gras essentiels (oméga-3 : poissons gras, noix) et vitamines (A, C, E)
Gérez le stress — le stress peut déclencher ou aggraver les poussées de peau sèche et d’eczéma
La peau sèche n’est pas réservée à l’hiver. En été, la climatisation produit un air aussi sec que le chauffage central. L’exposition au soleil, à l’eau chlorée des piscines et aux douches fréquentes peuvent aggraver la xérose. Si votre peau est sèche toute l’année malgré des soins réguliers, une cause sous-jacente (dermatite atopique, hypothyroïdie, carence nutritionnelle) doit être recherchée par un médecin.
Quelle est la meilleure crème pour peau sèche ?
Il n’existe pas de crème universelle — le choix dépend du degré de sécheresse. Pour une xérose légère, un lait hydratant à base de glycérine ou d’acide hyaluronique suffit. Pour une peau très sèche, privilégiez des crèmes riches émollientes (type Dexéryl®, Cérat de Galien, A-Derma Exomega) appliquées sur peau encore humide. En cas de peau très sèche et épaissie, une crème à l’urée (5-10%) peut être prescrite.
La peau sèche peut-elle devenir de l’eczéma ?
Oui. Une peau sèche chronique dont la barrière est altérée est plus vulnérable aux allergènes et irritants — ce qui peut déclencher un eczéma de contact ou aggraver une dermatite atopique. C’est pourquoi les soins hydratants réguliers ne sont pas seulement un confort mais une vraie prévention.
Faut-il s’hydrater même si on n’a pas la peau sèche ?
Oui, surtout en hiver et après 40 ans. L’hydratation quotidienne entretient la barrière cutanée et prévient la xérose avant qu’elle ne s’installe. Une simple crème légère après la douche suffit pour les peaux normales en dehors de l’hiver. Pour les peaux mixtes ou grasses, des formules non-comédogènes légères existent.
Le savon de Marseille est-il bon pour la peau sèche ?
Non. Malgré sa réputation naturelle, le savon de Marseille est très alcalin et décapant — il élimine les lipides protecteurs de la barrière cutanée et aggrave la sécheresse. Pour les peaux sèches, il faut lui préférer des syndets (barres ou gels « sans savon ») ou des savons surgras spécialement formulés pour peaux sensibles.
Téléchargez le guide complet
PEAU SECHE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Boutons sur le visage : causes, diagnostic et traitements
Avoir des boutons sur le visage — sur le nez, le menton, les joues ou le front — peut avoir de nombreuses causes très différentes. Certaines sont bénignes (acné, dermite séborrhéique), d’autres nécessitent une prise en charge rapide (herpès, zona, cancer de la peau). Seul un médecin peut poser le diagnostic exact.
Boutons sur le visage résistants ou d’apparition soudaine ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation : 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Tableau de diagnostic différentiel — boutons sur le visage
Sujet âgé, antécédent de soleil — consulter rapidement
Par profil de patient
Boutons sur le visage chez un enfant ou un bébé
Voir l’article consacré aux boutons du visage de l’enfant ou du bébé — les causes diffèrent sensiblement de l’adulte (eczéma atopique, impétigo, acné du nourrisson, molluscum contagiosum).
Voir l’article consacré aux boutons sur le nez — rosacée, points noirs, dermite séborrhéique et carcinome basocellulaire sont les diagnostics les plus fréquents.
Impétigo du nez — croûtes couleur mielRosacée du nez et des jouesPoints noirs du nez — acnéCarcinome basocellulaire du nez — consulter rapidement
⚠️ Consultez rapidement si un bouton sur le visage : saigne facilement au moindre contact, ne guérit pas depuis plusieurs semaines, grossit progressivement, ou présente un bord irrégulier — ces signes peuvent évoquer un cancer de la peau.
Comment savoir si mes boutons sont de l’acné ou autre chose ?
L’acné se reconnaît à la présence de points noirs (comédons), de boutons rouges et d’une peau grasse, souvent chez l’adolescent ou la femme adulte. Si vos boutons s’accompagnent de démangeaisons intenses, de brûlures, de vésicules groupées, de croûtes couleur miel ou d’une localisation unilatérale, il s’agit probablement d’un autre diagnostic. Seul un dermatologue peut distinguer avec certitude acné, eczéma, rosacée, herpès ou dermite séborrhéique.
Pourquoi ai-je des boutons sur le visage qui ne guérissent pas ?
Un bouton qui persiste plusieurs semaines sans guérir malgré un traitement doit être montré à un médecin. Cela peut indiquer : une mauvaise identification du diagnostic (traiter une rosacée comme de l’acné n’a aucun effet), une résistance bactérienne, ou plus rarement un carcinome basocellulaire (cancer de la peau le plus fréquent, souvent confondu avec un bouton chronique).
Les boutons du visage peuvent-ils être liés à l’alimentation ?
Pour l’acné, des études suggèrent un rôle des aliments à index glycémique élevé et de certains produits laitiers. Pour la rosacée, l’alcool, les épices et les aliments chauds sont des facteurs déclenchants classiques. Pour l’eczéma ou l’urticaire, une allergie alimentaire peut être en cause. Dans tous les cas, l’alimentation est rarement la cause unique — elle peut aggraver une prédisposition existante.
Faut-il percer les boutons sur le visage ?
Non. Percer ou manipuler les boutons aggrave les lésions, favorise la surinfection bactérienne et provoque des cicatrices et des taches brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire) souvent plus longues à traiter que le bouton lui-même. La seule manipulation acceptable est l’extraction des comédons (points noirs) par un professionnel.
Le piercing (ou percing) est une pratique très en vogue depuis plusieurs années, consistant à transpercer la peau ou une muqueuse pour y introduire un bijou.
Piercing de la langue
Contre indications
Le percing est contre-indiqué chez :
– les femmes enceintes
– les personnes présentant des troubles de la coagulation (hémophilie… ) ou prenant des médicaments anticoagulants
– les personnes présentant une allergie aux différentes substances utilisées lors d’un percing (nickel et autres métaux, latex des gants du pierceur… )
– les mineurs n’ayant pas recueilli une autorisation parentale écrite
Types de percings
De nombreuses zones du corps peuvent être percées
Visage
Le nez,
Piercing du nez
La bouche (langue, lèvre, gencives, freins… )
Piercing du freinPiercing de la lèvre supérieure
corps
le nombril,
Piercing du nombril
des tetons, du sexe…
Piercing du mamelonPiercing du clitorisPiercing des petites lèvresPiercing du glandPiercing transfixiant de l’urethre
Forme du bijoux
Types de bijoux
Barbell
composé dune barre droite et de deux boules, pointes etc. (une à chaque extrémité) qui peuvent etre dévissées.
banane
même chose que le piercing Barbell sauf que la barre est courbe
labret
une seule extrémité est dévissable piercings anneau (en O) et circulaire (en O non fermé)
fer à cheval (en U)
tunnel (creux)
plug (forme tunnel plein)
en spirale etc…
Matière
Le bijou peut être constitué de diverses matières :
métal :
acier inoxydable chirurgical
c’est le plus fréquent. Il est de couleur argent lisse mais peut aussi être rouge ou noir
titane chirurgical
or 18 karats minimum,
argent
mais ce métal a tendance à s’oxyder au contact de la peau et il est souvent déconseillé,
platine…
en plastique : Teflon, Bioplast, acrylique…
Autres
Mais aussi on trouve des bijoux en pierre, en bois, en os, en verre, en corne…
Comment se passe un percing?
Séance de piercing de la langue
La peau et les muqueuses constituent des barrières protégeant l’organisme des germes et corps étrangers. Le percing est un geste qui rompt cette barrière et comporte donc des risques, infectieux notamment (voir les risques du piercing)
Piercing de l’oreille
La réalisation d’un percing doit donc être associée à de nombreuses précautions afin d’éviter notamment tout risque de contamination virale ou bactérienne. Ces précautions ont été édictées dans un arrete publié au Journal Officiel le 20 mars 2009.
Piercing du teton
Il faut donc que la personne qui pratique le percing respecte quelques règles primordiales :
La personne qui pratique doit nettoyer la peau à l’aide d’une solution antiseptique. Le bijou doit être désinfecté dans un autoclave (sorte de four qui sert à stériliser les bijoux de piercing) ou idéalement être stérile, dans son emballage intact.
Elle doit s’être lavé les mains et porter des gants à usage unique.
Le pierceur doit utiliser une aiguille stérile à usage unique pour percer la peau et surtout pas un pistolet à percer les oreilles car ce dernier ne peut etre sterilisé et il peut engendrer de nombreuses complications (déformation du cartilage notamment du fait du choc mécanique)…
Comme tout geste consistant à percer la peau ou la muqueuse, le percing est assez douloureux et on peut observer un saignement plus ou moins abondant. Le bijou est mis en place par le pierceur dans le canal effectué par l’aiguille et il doit y rester, car sinon, la peau ou la muqueuse vont se réacoller et le piercing disparaitra.
Les risques
Le piercing constitue une effraction de la barrière cutanée ou muqueuse pour y introduire un corps étranger. Il comporte donc des risques immédiats et à distance
Les problèmes possibles sont nombreux, soit durant la phase de cicatrisation (le piercing le cicatrise pas, coule, reste rouge… ) qu’après : lésions des structures adjacentes, traumatismes…
Panaris du doigt ou de l’orteil : symptômes, traitement et urgences
Le panaris (ou « mal blanc ») est une infection bactérienne aiguë du doigt ou de l’orteil, siégeant le plus souvent au pourtour de l’ongle. Très douloureux, il peut se compliquer d’infections profondes graves (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses…). C’est une urgence médicale nécessitant une consultation dans les 48 heures.
Le panaris, également appelé « mal blanc » ou « tourniole », est une infection aiguë du doigt ou de l’orteil, le plus souvent localisée au pourtour de l’ongle (panaris péri-unguéal ou sous-unguéal). Il survient majoritairement après une blessure minime, parfois inaperçue, et touche plus fréquemment les travailleurs manuels.
Symptômes du panaris
Le panaris est dû le plus souvent à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), mais aussi à des entérocoques, streptocoques ou germes anaérobies. Le germe pénètre dans ou sous la peau à l’occasion d’une blessure souvent minime :
Arrachage d’une « envie » (petite peau au pourtour de l’ongle)
2 à 5 jours après la blessure apparaissent les signes inflammatoires classiques : œdème, rougeur, chaleur et douleur s’atténuant la nuit. Pas de fièvre ni de ganglion axillaire à ce stade. Le panaris débutant est souvent réversible avec un traitement médical local.
Stade 2 — Panaris collecté (abcès)
Sans traitement, le panaris peut se collecter : apparition d’une poche de pus avec zone jaunâtre centrale. La douleur devient lancinante, pulsatile et insomniante. Un ganglion douloureux et de la fièvre peuvent apparaître.
⚠️ Le stade collecté est irréversible spontanément et nécessite un traitement chirurgical urgent. Sans intervention, l’infection peut se propager en surface (fistulisation, nécrose) ou en profondeur (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses, « main en battoir »).
Panaris superficiel ou cutané : l’infection ne dépasse pas le derme. Traitement médical souvent suffisant.
Panaris sous-cutané : forme la plus classique, avec collection purulente dans le tissu sous-cutané.
Panaris en bouton de chemise : communication entre une poche superficielle et une poche sous-cutanée par un pertuis. La poche profonde peut passer inaperçue et être source de complications graves.
Sur le plan topographique
Le panaris péri- ou sous-unguéal représente 2/3 des cas. Il peut aussi toucher la pulpe, le côté ou le dos du doigt.
Diagnostics différentiels
Plusieurs affections peuvent être confondues avec un panaris bactérien :
Panaris herpétique
Dû au virus Herpes simplex (HSV). Se manifeste par des vésicules douloureuses groupées en bouquet sur le doigt, sans collection purulente franche. Fréquent chez les soignants (contact avec les muqueuses buccales ou génitales des patients). Ne jamais inciser un panaris herpétique — le traitement est antiviral (aciclovir). Voir notre article sur l’herpès.
Périonyxis à Candida
Mycose de l’ongle à Candida albicans : pourtour de l’ongle gonflé et rouge, évoluant vers une atteinte de l’ongle. Fréquent chez le diabétique et les personnes ayant les mains souvent dans l’eau. Traitement antifongique local. Voir notre article sur la mycose des ongles.
Ongle incarné
Pénétration du bord de l’ongle dans le tissu péri-unguéal, provoquant une inflammation douloureuse et parfois surinfection. Voir notre article sur l’ongle incarné.
Faux panaris d’Osler
Petits nodules érythémateux douloureux des pulpes des doigts, pathognomoniques d’une endocardite infectieuse. Tout « panaris » récidivant ou survenant dans un contexte fébrile avec souffle cardiaque doit faire évoquer ce diagnostic et orienter vers les urgences.
Traitement du panaris
Vérification du statut vaccinal anti-tétanique
Dans tous les cas, le statut anti-tétanique doit être vérifié et mis à jour si nécessaire.
Panaris débutant — traitement médical
Si le panaris est encore au stade inflammatoire (pas de poche de pus, douleur non insomniante, pas de fièvre ni de ganglion), le médecin prescrit :
Antibiotiques par voie orale à visée anti-staphylococcique (amoxicilline-acide clavulanique, pristinamycine, clindamycine…)
Soins locaux : pansements avec crème antibiotique (Fucidine®, Mupiderm®…) et bains de doigt dans un antiseptique
💡 Si aucune amélioration n’est constatée dans les 48h suivant le début du traitement médical, reconsulter en urgence. Le panaris est en train de se collecter et nécessite probablement une incision chirurgicale.
Panaris collecté — urgence chirurgicale
Lorsque le panaris s’est transformé en abcès (douleur insomniante, zone jaunâtre, fièvre, ganglion), le traitement est chirurgical en urgence :
Parage chirurgical sous anesthésie locale : incision et évacuation de la totalité du pus et des tissus nécrosés
Mise en culture du pus pour analyse bactériologique et antibiogramme
Antibiothérapie adaptée selon les résultats de la culture
Éviter de ronger les ongles et d’arracher les petites peaux (« envies ») autour des ongles
Éviter de refouler les cuticules lors des soins de manucure
Porter des gants pour les travaux manuels et le jardinage
Nettoyer et désinfecter toute plaie du doigt ou de la main immédiatement, même minime
Pour extraire une écharde ou une épine : désinfecter la peau et la pince à épiler avant, écarter la peau plutôt que presser
Ces précautions sont d’autant plus importantes en cas de facteurs de risque : diabète, corticothérapie, immunosuppresseurs, VIH, alcoolisme, toxicomanie.
Prévention vis-à-vis de l’entourage
⚠️ En cas de panaris, évitez de manipuler des aliments : le staphylocoque peut contaminer les préparations culinaires et provoquer une toxi-infection alimentaire. Les professionnels de l’alimentation (cuisiniers, pâtissiers, boulangers…) doivent cesser leur activité jusqu’à guérison complète.
Points clés
Le panaris est une infection bactérienne du doigt, le plus souvent péri-unguéale, due à Staphylococcus aureus
C’est une urgence : consultation dans les 48h suivant l’apparition des symptômes
Au stade collecté (abcès), le traitement est chirurgical — ne jamais percer soi-même
Il peut se compliquer d’ostéo-arthrite ou de phlegmon des gaines tendineuses sans traitement rapide
Le panaris herpétique et le périonyxis à Candida sont des diagnostics différentiels importants
Questions fréquentes sur le panaris
Peut-on soigner un panaris soi-même à la maison ?
Au stade très débutant (simple rougeur sans pus, douleur modérée), on peut en attendant la consultation réaliser des bains de doigt 3 à 4 fois par jour dans une solution antiseptique (chlorhexidine type Diaseptyl®, Hexaseptine®…), puis poser un pansement avec compresse après avoir appliqué une crème antiseptique. Sur conseil du pharmacien, des antiseptiques doux sont disponibles sans ordonnance. Si aucune amélioration dans les 48h ou en cas d’aggravation, consultation médicale obligatoire.
Comment distinguer un panaris d’un panaris herpétique ?
Le panaris herpétique présente des vésicules groupées en bouquet, sans poche de pus franche, souvent très douloureuses. Il est fréquent chez les soignants. La distinction est cruciale car inciser un panaris herpétique est contre-indiqué (risque de surinfection et de dissémination virale). En cas de doute, consultez un médecin avant tout geste.
Faut-il prendre des antibiotiques pour un panaris ?
Pas systématiquement au stade très débutant. En revanche, dès que l’infection progresse ou ne régresse pas sous soins locaux en 48h, des antibiotiques oraux à visée anti-staphylococcique sont indispensables. Ils sont prescrits par le médecin après évaluation clinique.
Combien de temps dure un panaris traité ?
Un panaris pris en charge précocement (stade inflammatoire) guérit en 5 à 10 jours sous traitement médical. Au stade chirurgical, la cicatrisation dure 2 à 4 semaines selon l’étendue du parage. Sans traitement adapté, le risque de complications graves (phlegmon, ostéo-arthrite) est réel.
Le panaris peut-il récidiver ?
Oui, notamment en cas de facteurs de risque persistants : onychophagie, soins de manucure agressifs, diabète mal équilibré, immunodépression. La correction des facteurs favorisants est indispensable pour éviter les récidives.
Que risque-t-on à ne pas traiter un panaris ?
Sans traitement rapide, un panaris peut évoluer vers un phlegmon des gaines tendineuses (infection des tendons fléchisseurs), une ostéo-arthrite (infection de l’os ou de l’articulation) ou une nécrose. Ces complications nécessitent une chirurgie lourde et peuvent entraîner des séquelles fonctionnelles définitives du doigt.
La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.
La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.
Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses(mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas
Quelles sont les contre indications de Terbinafine ?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
Insuffisance hépatique ou rénale
Conseils d’utilisation de Terbinafine ®
Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement
Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment lamycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour
Quelles sont les contre indications?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
Conseils d’utilisation
Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).
Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment lamycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour
Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?
Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
Conseils d’utilisation de Mycoster ®
Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire
Injections de comblement des rides : acide hyaluronique et produits de remplissage
Les injections de comblement constituent l’un des actes d’esthétique médicale les plus pratiqués en dermatologie, permettant de corriger les rides, restaurer les volumes du visage et traiter les cicatrices déprimées sans chirurgie, avec des résultats immédiats et une récupération rapide. L’acide hyaluronique est aujourd’hui le produit de référence, remplaçant définitivement le collagène animal des années 1990.
Injection de comblement des rides. Image reproduite avec l’aimable autorisation du Dr Véronique Bavoux-Beau, Arcachon
Téléchargez le guide complet
VIEILLISSEMENT – SOINS ANTI RIDES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les produits de comblement : deux grandes catégories
Catégorie
Produits
Caractéristique clé
Résorbables
Acide hyaluronique, acide L-polylactique (Sculptra®), hydroxyapatite de calcium (Radiesse®)
Progressivement éliminés — reversibles — profil de sécurité favorable
Non résorbables / semi-résorbables
Lipofilling, polyméthylmétacrylate — silicone interdit en France
Permanents — complications potentiellement définitives — réservés aux praticiens expérimentés
⚠️ Ces actes sont encadrés depuis 1998 par la réglementation européenne des dispositifs médicaux (marquage CE obligatoire). Ils doivent être réalisés exclusivement par des médecins formés à ces techniques, avec traçabilité obligatoire du produit injecté.
Acide hyaluronique — le produit de référence
L’acide hyaluronique (AH) est un polysaccharide naturellement présent dans les tissus conjonctifs, la peau et le liquide synovial. En cosmétique médicale, il est produit par biotechnologie bactérienne (fermentation de Streptococcus), éliminant tout risque lié aux produits d’origine animale.
Degrés de réticulation et indications
L’acide hyaluronique naturel est rapidement dégradé (demi-vie de quelques heures). La réticulation par agents chimiques (BDDE) crée un gel viscoélastique stable dont le degré conditionne les indications :
Granulomes à corps étranger — nodules rouges/violacés apparaissant 6 mois à 2 ans post-injection
Corticoïdes intralésionnels — laser Nd:YAG faible puissance — hyaluronidase — résolution spontanée possible en quelques années
Hyperpigmentation post-inflammatoire
Surtout phototypes IV–VI — protection solaire stricte
🔴 Complication grave : nécrose par occlusion vasculaire
L’injection accidentelle dans une artère faciale peut provoquer une ischémie des tissus, pouvant aller jusqu’à la cécité par occlusion de l’artère centrale de la rétine (zone glabellaire et nasale particulièrement à risque). Cette complication rarissime mais gravissime justifie que ces actes soient exclusivement réalisés par des médecins formés à l’anatomie vasculaire faciale, disposant de hyaluronidase en urgence.
Réversibilité — la hyaluronidase
L’un des avantages majeurs de l’acide hyaluronique est sa réversibilité complète par la hyaluronidase (Liporase®, Hylase®) — enzyme qui dégrade spécifiquement l’AH injecté en quelques heures.
Indication de la hyaluronidase
🔴 Urgence — nécrose ou occlusion vasculaire
Résultat insatisfaisant (excès de volume, asymétrie)
Nodule résistant au massage
Effet Tyndall
Comment se déroule une injection de comblement ?
Consultation préalable obligatoire
Analyse des volumes faciaux et des zones à traiter
Discussion des attentes et du résultat réaliste attendu
Remise d’un devis écrit mentionnant le produit (nom commercial, fabricant, numéro de lot, date de péremption), le coût, les effets secondaires et le nombre de séances
Information sur la traçabilité du produit (obligation réglementaire depuis 1998)
Déroulement de la séance
Étape
Détail
Anesthésie
Crème EMLA® 30–60 min avant ou anesthésie locale selon la zone
Désinfection cutanée
Antisepsie de la zone
Injection
Aiguille fine ou canule (moins traumatique pour les vaisseaux)
Massage post-injection
Homogénéisation de la répartition du produit
Durée
20 à 45 minutes selon les zones traitées
Suites immédiates
Éviter le sport intense, sauna, hammam, chaleur pendant 24 à 48 heures
Ne pas masser vigoureusement les zones injectées pendant 48 heures
Appliquer de la glace enveloppée dans un tissu sur les zones œdématiées
Acide hyaluronique injectable vs crèmes à l’acide hyaluronique
Injectable
Crème cosmétique
Profondeur d’action
Derme ou hypoderme
Couches superficielles de l’épiderme uniquement
Effet
Volumateur — comblement des rides — durable
Hydratation de surface — éclat temporaire
Durée
6 à 18 mois
Quelques heures
Comblement des rides
Oui
Non
💡 Les crèmes cosmétiques à l’acide hyaluronique ne comblent pas les rides — elles hydratent la surface cutanée et améliorent temporairement l’éclat. L’effet cosmétique est réel mais incomparable à celui de l’injection.
Les injections d’acide hyaluronique sont-elles remboursées ?
Non — les injections à visée esthétique ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. Un devis écrit est obligatoire avant toute injection.
À quel âge peut-on commencer les injections ?
Il n’existe pas d’âge minimum légal chez l’adulte, mais la grande majorité des praticiens réservent ces actes aux patients de plus de 25 ans, âge à partir duquel le visage a terminé sa maturation. Une consultation approfondie explorant les motivations est indispensable chez les jeunes patients.
Peut-on continuer le sport après une injection ?
Il est recommandé d’éviter les activités sportives intenses, le sauna et les expositions à la chaleur dans les 24 à 48 heures suivant l’injection pour limiter l’œdème et le risque de migration du produit.
La plupart des acides hyaluroniques modernes contiennent de la lidocaïne dans leur formulation, réduisant significativement la douleur. Une crème anesthésiante peut être appliquée 30 à 60 minutes avant la séance pour les patients sensibles.
Téléchargez le guide complet
VIEILLISSEMENT – SOINS ANTI RIDES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La peau seche (ou xérose) est caractérisée notamment par unefragilité de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) qui sert de barrière cutanée vis-à-vis des substances extérieures.
La peau seche aura donc tendance à s’affiner, à s’irriterfacilement, à desquamer voire à développer de l’eczema
Téléchargez le guide complet
PEAU SECHE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La peau seche supporte mal les agressions (le froid, la sécheresse de l’air, l’eau chaude, les savons « décapants »… )
La peau seche se creuse donc souvent de rides fines et présentes en grand nombre. La peau seche aura donc besoin d’une creme anti rides luttant contre la sécheresse de la peau et l’aidant à lutter contre les agressions exterieures, mais aussi d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme le soleil.
Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau sèche ?
La creme anti rides destinee a la peau seche comportera notamment :
Des substances ayant pour but de protéger la peau seche du soleil :
Le soleil est un facteur aggravant à la fois le vieillissement de la peau, mais aussi l’affinement des peaux sèches : une peau seche régulièrement exposée au soleil a souvent tendance à être encore plus fine. La creme anti rides pour peau seche contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15
La ceme anti rides pour peau seche contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )
Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :
L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour la peau sèche et les peaux seches supporteront donc assez mal les substances exfoliantes. Mieux vaut donc que leur concentration et leur nombre soient faibles dans une creme anti rides pour peau seche
Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau seche
En général, la creme anti rides pour peau seche est de texture plutotriche en actifs hyratants afin de lutter contre la xérose. Voir les conseils en cas de peau seche.
Téléchargez le guide complet
PEAU SECHE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La peau grasse est caractérisée par une séborrhée importante, c’est-à-dire une excrétion en grande quantité de sébum, une substance grasse ayant principalement pour but de protéger la peau.
La peau grasse ou séborrhéique aura donc un aspect luisant et gras La peau grasse est aussi parfois caractérisée par une hypertrophie (grande taille) et un grand nombre de glandes sébacées (les glandes abouchées aux poils, qui sécrètent le sébum), lui conférant un aspect de peau épaisse, voire d’acné (présence de points noirs, de comédons, de kystes… )La peau grasse se creuse donc souvent de rides profondes sur une peau épaissie. La peau grasse aura donc besoin d’une creme anti rides rides luttant contre la perte d’élasticité de la peau au moyen de l’exfoliation et réduisant l’aspect gras et luisant de la peau. La peau grasse aura aussi besoin d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme lesoleil.
Téléchargez le guide complet
PEAU GRASSE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau grasse ?
La creme anti rides destinee a la peau grasse comportera notamment :
Des substances ayant pour but de protéger la peau grasse du soleil :
Le soleil est un facteur aggravant à la fois le vieillissement de la peau, mais aussi l’épaississement des peaux grasse : une peau grasse régulièrement exposée au soleil a souvent tendance à être encore plus épaisse. La creme anti rides pour peau grasse contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15
La ceme anti rides pour peau grasse contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )
Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :
L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour la peau, mais les peaux grasses les supportent généralement assez bien, sauf sur les zones très sensibles comme le contour des yeux par exemple. Il est parfois utile de proposer aux peaux grasse ayant de l’acné, d’utiliser de latrétinoine, substance dérivée de la vitamine A, utilisée dans le traitement de l’acné, qui aide à lutter contre l’acné et la peau grasse. Ce produit est très irritant pour la peau et doit être manié avec précaution et sous surveillance et prescription médicale
Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau grasse
En général, la creme anti rides pour peau grasse est de texture plutotfluide et elle peut contenir des actifs matifiants (c’est-à-dire des substances luttant contre l’aspect luisant de la peau)
Téléchargez le guide complet
PEAU GRASSE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La peau mixte est caractérisée par une ambivalence de texture de peau en fonction de la zone du visage :
La zone medio faciale (centre du visage, c’eest-à-dire autour du nez) est plutôt de tendance grasse, ce qui signifie que la séborrhée y est importante, à savoir une excrétion en grande quantité de sébum, une substance grasse ayant principalement pour but de protéger la peau. La peau de la zone medio faciale des peaux mixtes a donc unaspect luisant et gras, de la creme résistant mieux aux principes exfoliants de la creme anti rides
Le reste du visage présente une fragilité de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) qui sert de barrière cutanée vis-à-vis des substances extérieures.
La peau mixte aura donc tendance à s’irriter facilement, àdesquamer voire à développer de l’eczema sur toutes les zones du visage sauf la zone médio faciale La peau mixte supporte donc mal les agressions (le froid, la sécheresse de l’air, l’eau chaude, les savons « décapants »… ) La majorité du visage ayant tendance à être sèche, la peau mixte doit donc être considérée comme une peau sèche en terme de soins anti-âge. La peau mixte aura donc besoin d’une creme anti rides luttant contre la sécheresse de la peau et l’aidant à lutter contre les agressions exterieures, mais aussi d’une creme anti rides la protégeant des facteurs accélérant le vieillissement de la peau, comme le soleil.
Quelles sont donc les susbtances que contiendra une creme anti rides destinee a la peau mixte ?
La creme anti rides destinee a la peau mixte comportera notamment :
Des substances ayant pour but de protéger la peau mixte du soleil :
La creme anti rides pour peau mixte contient donc souvent des filtres solaires comme ceux contenus dans une une crème solaire,ayant généralement un indice de protection UV en UVB autour de 15
La ceme anti rides pour peau mixte contient aussi le plus souvent des substances anti radicalaires luttant contre les effets néfastes et oxydants du soleil sur la peau (vitamine E, vitamine C, carotene, sélénium, polyphénols issus du thé vert, du pépin de raisin… )
Les substances de la crème anti rides ayant pour but d’exfolier la peau :
L’exfoliation de la peau consiste à abraser les couches superficielles de la peau au moyen de substances acides (acides de fruits, AHA ou alpha hydoxy acides, acide glycolique… ) afin de stimuler la régénérescence des fibres élastiques des couches profondes de la peau. Ces substances sont irritantes pour les zones seches du visage des peaux mixtes qui supporteront donc assez mal les substances exfoliantes. Mieux vaut donc que leur concentration et leur nombre soient faibles dans une creme anti rides pour peau mixte
Quelle sera la texture d’une creme anti rides pour la peau mixte
En général, la creme anti rides pour peau mixte est de texture plutotriche en actifs hyratants afin de lutter contre la xérose mais elle peut aussi contenir des actifs matifiants (c’est-à-dire des substances luttant contre l’aspect luisant de la peau).
La transpiration est l’excrétion de sueur par les glandes sudoripares. Les plis sont une zone de macération dans laquelle la sueur stagne et favorise le développement des champignons (mycoses) et des bactéries.
Les bactéries et les mycoses sont la source de la mauvaise odeur corporelle et peuvent faire apparaitre des rougeurs et des irritations dans les plis.
Quels sont les traitements possibles contre les mauvaises odeurs, les rougeurs et les irritations des plis ? Les traitements luttant contre les mauvaises odeurs des plis sont des traitements visant à réduire la prolifération bactérienne : ticlosan ou triclocarban, souvent présents dans les savons contre la transpiration et les déodorants. Le médecin peut proposer d’utiliser des médicaments antimycosiques lorsqu’il existe une mycose sous les aisselles car ces derniers ont aussi la plupart du temps une activité contre quelques bactéries
Que peut on faire contre la transpiration dans les plis ?
La moiteur des plis et la transpiration dans les plis peuvent être combattues au moyen de divers traitements parmi lesquels on peut citer :
Tatouage : guide complet — styles, risques, soins et détatouage
Le tatouage touche aujourd’hui 14 % des Français selon un sondage IFOP — et ce chiffre est en constante progression, notamment chez les moins de 35 ans. Mais tatouer consiste à introduire des pigments dans la peau de manière définitive : c’est une effraction de la barrière cutanée qui comporte des risques réels (allergies, infections, granulomes) et des conséquences à long terme à bien anticiper. Ce guide fait le point sur tout ce que vous devez savoir avant, pendant et après un tatouage — y compris sur les options d’effacement.
Le tatouage est une pratique parmi les plus anciennes de l’humanité — les premières traces remontent à plus de 5 000 ans (momie d’Ötzi). Pratiqué dans les sociétés tribales polynésiennes, précolombien, asiatiques, berbères et dans l’Égypte ancienne, il avait des fonctions rituelles, identitaires et protectrices. Le mot tattoo viendrait d’Océanie, dérivé de « ta » (dessin) et « atoua » (esprit). Il est entré dans la culture occidentale via les marins du XVIIIe siècle au retour des voyages en Polynésie.
Styles de tatouage et emplacements
De nombreuses zones du corps peuvent être tatouées. Les zones les plus courantes sont le dos, les bras (sleeve), les chevilles, les omoplates et le thorax. Certaines zones sont déconseillées pour des raisons techniques : les paumes et les plantes — la peau y est très épaisse et se renouvelle rapidement, le tatouage s’estompe donc très rapidement et est difficile à réaliser.
Les principaux styles sont le tribal et polynésien (géométrique, encre noire), l’asiatique (carpe koï, dragons, motifs traditionnels japonais), le réaliste (portraits, nature), le old school / new school, l’aquarelle et le minimaliste. Les tatouages au henné sont temporaires (2 à 4 semaines) — mais le henné noir contenant de la paraphénylènediamine (PPD) peut provoquer des allergies cutanées graves et doit être évité.
La couleur de peau influence le rendu : les peaux très foncées ne laissent transparaître que l’encre noire — les couleurs claires ne sont pas visibles. Les peaux très claires donnent des tons plus éclatants. Les peaux mates offrent un résultat intermédiaire.
Comment vieillit un tatouage avec le temps
Tous les tatouages évoluent avec le temps — certains vieillissent bien, d’autres moins. Plusieurs facteurs déterminent la longévité du résultat :
La qualité du tatoueur et des pigments : un tatoueur expérimenté insère l’encre à la bonne profondeur dans le derme. Trop superficiel, le pigment s’estompe rapidement ; trop profond, les contours diffusent (effet « flou »). La qualité des pigments (certifiés REACH en Europe) impacte aussi la stabilité des couleurs dans le temps.
La finesse des traits : les traits fins s’estompent plus vite que les aplats larges — à anticiper pour les tatouages minimalistes très détaillés.
Les couleurs : le noir vieillit le mieux. Le rouge et l’orange tiennent bien. Le bleu et le vert se dégradent plus vite. Les couleurs pastel et le blanc sont les moins stables.
L’emplacement : certaines zones vieillissent moins bien — les avant-bras (exposition solaire constante), l’abdomen (vergetures, variations de poids), les doigts et mains (frottement intense), les pieds. Les zones sous vêtements sont mieux préservées du soleil.
Le style : un dessin abstrait (tribal) montre moins le vieillissement qu’un portrait réaliste où chaque imperfection est visible.
Le soleil : l’exposition solaire est le premier accélérateur de dégradation des pigments. La protection SPF 50+ sur les tatouages exposés au soleil prolonge significativement leur éclat.
Risques médicaux du tatouage
Le tatouage constitue une effraction de la barrière cutanée — il comporte donc des risques infectieux et allergiques réels, d’autant plus importants si les conditions d’hygiène ne sont pas respectées.
Risques infectieux : hépatites B et C, VIH en cas d’utilisation d’aiguilles non stériles ou réutilisées — risque aujourd’hui quasi nul chez les professionnels agréés utilisant du matériel à usage unique, mais persistant dans les tatouages réalisés en dehors de structures professionnelles (voyage à l’étranger, amateur). Infections cutanées bactériennes locales (staphylocoque, streptocoque) possibles si les soins post-tatouage ne sont pas respectés.
Allergies aux pigments : le rouge (mercure sulfuré, cadmium) est la couleur la plus allergisante. Les allergies peuvent survenir immédiatement ou plusieurs années après le tatouage — démangeaisons, épaississement et induration sur la zone de la couleur concernée. Certaines allergies aux pigments sont difficiles à traiter et persistent tant que le pigment est présent.
Granulomes et réactions de corps étranger : nodules inflammatoires autour du pigment, parfois plusieurs années après le tatouage. Peuvent nécessiter un traitement par dermocorticoïdes ou immunosuppresseurs.
Cicatrices chéloïdes : chez les sujets prédisposés (antécédents de cicatrices chéloïdes, phototypes foncés), le tatouage peut déclencher une cicatrice chéloïde épaisse et prurigineuse — contre-indication relative au tatouage.
Interférence avec l’IRM : certains pigments contenant des métaux (oxyde de fer) peuvent provoquer une sensation de chaleur ou de brûlure lors d’examens IRM — à signaler systématiquement au radiologue avant l’examen.
La cicatrisation dure environ 3 à 4 semaines — le tatouage est une plaie cutanée et doit être traité comme telle pendant cette période. Les soins sont essentiels pour obtenir un résultat optimal et éviter les complications.
Dans les premières 24h : laisser le film protecteur en place ou couvrir d’un film alimentaire propre. Les jours suivants : nettoyer délicatement à l’eau tiède et savon doux, sécher par tamponnement sans frotter, appliquer une fine couche de crème cicatrisante (Bepanthen®, Cicalfate®, Tattoo Goo®). Ne pas gratter les croûtelles — elles tombent seules. Éviter la baignade en piscine, la mer et le bain pendant 3 semaines. Éviter l’exposition solaire directe pendant 1 mois et utiliser ensuite un SPF 50+ sur le tatouage pour préserver les couleurs. Voir l’article complet : Soins du tatouage — guide de cicatrisation
En cas de rougeur excessive, de douleur, de suintement purulent ou de fièvre après un tatouage, consulter rapidement un médecin — signes d’infection cutanée nécessitant un traitement antibiotique. Voir : Problèmes sur tatouage — que faire ?
Détatouage — enlever un tatouage au laser
Un tatouage est théoriquement définitif — mais les lasers Q-switched permettent aujourd’hui d’effacer la majorité des tatouages sans cicatrice, en plusieurs séances espacées de 2 mois. Les tatouages noirs répondent le mieux (1 à 5 séances) ; les couleurs vives (vert, jaune) sont plus résistantes et peuvent nécessiter 8 à 15 séances. Les tatouages cosmétiques (maquillage permanent) nécessitent une zone test préalable en raison du risque de virage noir du pigment. Non remboursé : 100 à 400 € par séance.
À quel âge peut-on se faire tatouer en France ?
La majorité légale (18 ans) est requise pour se faire tatouer sans autorisation parentale. Avant 18 ans, le tatouage est interdit sans consentement écrit des parents ou tuteurs légaux, et de nombreux tatoueurs professionnels refusent de tatouer les mineurs même avec autorisation. Aucun tatouage n’est autorisé sur les parties génitales ou les visages pour les mineurs.
Le tatouage est-il contre-indiqué pendant la grossesse ?
Oui — le tatouage est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement. Les risques infectieux (hépatites, infections locales) concernent le fœtus ou le nourrisson. De plus, la peau se modifie pendant la grossesse (vergetures, variations de poids) et peut déformer le tatouage.
Peut-on faire un IRM quand on a un tatouage ?
Oui dans la grande majorité des cas. Certains pigments anciens contenant des métaux (oxyde de fer dans les encres rouges ou cosmétiques) peuvent provoquer une sensation de chaleur lors de l’IRM. Il faut systématiquement signaler la présence d’un tatouage au radiologue avant l’examen, en précisant la localisation et si possible la date et le type d’encre utilisée.
Le soleil abîme-t-il un tatouage ?
Oui — le soleil est le principal accélérateur de dégradation des pigments de tatouage, particulièrement les couleurs vives. Une protection SPF 50+ appliquée sur le tatouage lors des expositions prolonge significativement la qualité du résultat. Pendant le mois suivant le tatouage, l’exposition solaire directe est à éviter absolument — risque d’inflammation et de dégradation prématurée.
Mon tatouage est rouge et gonfle — est-ce normal ?
Une rougeur modérée et un léger gonflement dans les 48-72h suivant le tatouage sont normaux et font partie de la réaction inflammatoire physiologique. En revanche, une rougeur qui s’étend, une douleur croissante, un suintement purulent, de la fièvre ou des plaques rouges qui s’élargissent doivent faire consulter rapidement — signes possibles d’une infection cutanée nécessitant un traitement antibiotique.
Les pieds sont soumis à rude épreuve, qu’ils soient enfermés dans les chaussures ou nus. Il est donc fréquent de voir apparaitre des crevasses, des fissures ou des cornes sur les pieds. Comment prendre de soin de ses pieds pour avoir de jolis pieds?
Pieds
Etre doux avec ses pieds
Il faut respecter ses pieds, en évitant de les traumatiser. On recommande donc de
Porter des chaussures larges mais pas trop grandes, confortables et souples (en toile ou en cuir souple… ) et d’éviter les haut talons (3-4 cms maximum) et les chaussures à bout pointu. Eviter si possible les chaussures ne tenant pas le talon (sandales, tongs…) car elles accentuent les défauts à la marche.
Eviter les sports traumatisants (tennis, jogging, randonnées…)
Laver ses pieds quotidiennement au savon et à l’eau et surtout bien les sécher particulièrement entre les orteils pour éviter la macération.
En effet l’humidité résiduelle est un facteur de surinfection et de mycose des pieds
Utiliser des chaussettes fines en coton (type fil d’écosse) et bien adaptées, éviter les chaussettes synthétiques
Décaper légèrement et avec prudence au moyen d’une pierre ponce humide les callosités naissantes et les cors débutants lors du bain mais de consulter dès que ceux ci réapparaissent
Hydrater la peau des pieds avec une crème hydratante après la toilette
Porter des pansements médicaux protecteurs et cicatrisants
et s’il existe un défaut d’appui lors de la marche ou une anomalie posturale, le port de semelles orthopédiques ou d’orthèses (sortes de petits embouts de mousse permettant de rééquilibrer les positions des orteils notamment) réalisés par un pédicure podologue
Soigner les bobos des pieds
Soigner les infections
Les pieds sont en contact avec le sol et donc susceptibles de s’infecter. Toute plaie doit être soignée pour éviter sa surinfection
L’infection la plus fréquente n’est cependant pas bactérienne mais par champignon : il faut donc connaitre et traiter la mycose des pieds ainsi que la mycose des ongles qui constitue souvent une source de contamination des pieds
Limiter la transpiration
Il faut connaitre les moyens de lutter contre la transpiration des pieds source de macération et de mauvaises odeurs
La sécheresse de la peau est comme si la peau était fissurée et perméable aux germes mais aussi aux allergènes, ce qui constitue souvent une source d’eczema des pieds. Voir comment lutter contre les pieds secs
Eczéma des mains : causes, formes cliniques, traitements et conseils pratiques
La main est en première ligne face aux agressions du quotidien et du travail : eau, détergents, solvants, allergènes professionnels, produits cosmétiques. Pas étonnant que l’eczéma des mains soit la première cause de consultation en dermato-allergologie, avec une prévalence estimée à 10 % de la population générale et jusqu’à 30 % dans certaines professions exposées.
Sa chronicité, ses multiples formes cliniques et l’intrication fréquente entre allergie, irritation et terrain atopique en font l’une des dermatoses les plus complexes à prendre en charge — et l’une de celles qui altèrent le plus profondément la qualité de vie professionnelle et personnelle.
Mains abîmées : eczéma ? La palpation oriente souvent vers le diagnostic avant la vue.
Téléchargez le guide complet ECZÉMA « Secrets de dermatologue » :
— Les erreurs à éviter
— Les routines quotidiennes
— Les facteurs de vie à améliorer
— Les causes et les traitements…
L’eczéma des mains résulte le plus souvent de l’intrication de plusieurs mécanismes — allergie de contact, irritation chronique, terrain atopique — qui se potentialisent mutuellement. Identifier et hiérarchiser ces facteurs est l’enjeu clé de la consultation.
Allergie de contact :
Mécanisme d’hypersensibilité retardée de type IV : après une phase de sensibilisation silencieuse, tout nouveau contact avec l’allergène déclenche l’eczéma en 24 à 72 heures. La sensibilisation peut survenir après des années d’utilisation sans problème — ce qui déroute souvent les patients.
Irritation chronique :
L’eau, les détergents, les solvants, le froid et l’air sec altèrent la barrière cutanée et aggravent toute tendance à la peau sèche, facilitant la pénétration des allergènes. Un lavage des mains excessif peut, à lui seul, entretenir un eczéma chronique sans allergie documentée.
Terrain atopique :
Les personnes ayant un antécédent d’eczéma atopique, d’asthme ou de rhinite ont une barrière cutanée structurellement fragilisée, les rendant plus vulnérables aux irritants et aux sensibilisants — notamment sur des mains sèches.
Allergènes les plus fréquents
Caoutchoucs :
Les agents de vulcanisation (thiuram-mix, mercapto-mix, carbamates, mercaptobenzothiazole) touchent les professionnels utilisant des gants en caoutchouc (soignants, restauration, industrie agroalimentaire).
Métaux :
Le nickel est le chef de file (allergie au nickel — métallurgie, pièces de monnaie). Le chrome et le cobalt sont fréquents dans la métallurgie, le ciment (eczéma au ciment), les colorants textiles et le tannage des cuirs.
Biocides :
Isothiazolinones et dérivés dans les produits ménagers et hospitaliers (peintres, agents de nettoyage, soignants). Formaldéhyde, quaternium, glutaraldéhyde dans les antiseptiques hospitaliers — fréquence accrue lors des épidémies nécessitant une hygiène des mains renforcée, comme lors du coronavirus.
Produits de coiffure :
La paraphénylènediamine (PPD) des teintures reste l’une des grandes causes d’eczéma professionnel des mains chez les coiffeurs. S’y ajoutent les thioglycolates (permanentes), le persulfate d’ammonium (décoloration) et les acrylates (onglerie). Ces eczémas bruyants aboutissent dans la grande majorité des cas à un reclassement professionnel.
Végétaux :
Colophane, lactones sesquiterpéniques, baume du Pérou — fréquents chez les fleuristes, jardiniers, horticulteurs, agriculteurs et travailleurs du bois, mais aussi des bricoleurs amateurs.
Protéines :
Initialement décrits chez les professionnels de l’alimentation, les eczémas aux protéines se caractérisent par une rougeur et un gonflement immédiat de type urticaire, suivi 24 à 48 heures plus tard d’un eczéma vésiculeux évoluant vers un eczéma chronique du dos des mains et des doigts. Allergènes en cause : fruits et légumes, poissons, laitages, viandes.
Vésicules profondes « en grain de sagou », translucides, extrêmement prurigineuses, siégeant sur les bords des doigts, les paumes et les plantes. Elles évoluent par poussées, laissant une desquamation caractéristique.
Allergènes orienteurs : baume du Pérou, PPD, nickel et autres métaux (cobalt, chrome) — parfois même pris par voie orale.
Dyshidrose profuse : vésicules en grain de sagou sur les bords des doigts
Le pompholyx
Éruption vésiculeuse et/ou bulleuse d’apparition rapide, sans érythème de fond, suivie d’une desquamation durant 2 à 3 semaines. Le pompholyx survient par poussées distinctes et peut être déclenché par la chaleur, le stress ou l’ingestion d’allergènes (nickel alimentaire).
L’eczéma vésiculo-bulleux chronique
Forme de dyshidrose ne guérissant pas, évoluant souvent vers des fissures douloureuses et un épaississement progressif de la peau des mains.
La dermatose hyperkératosique des paumes
Plaques rouges épaisses et fissurées au centre des paumes, touchant surtout les hommes de 40 à 60 ans. Souvent multifactorielle : allergie de contact + irritation chronique + traumatismes répétés (bricolage). Diagnostic différentiel difficile avec un psoriasis des mains — la biopsie et la dermoscopie aident à trancher.
En dermoscopie, la plaque d’eczéma chronique lichénifié des mains montre des vaisseaux en points regroupés en amas sur fond rouge, et des squames jaunâtres.
Dermoscopie : vaisseaux en points et squames jaunes — eczéma chronique lichénifié
La pulpite fissuraire
Fissures douloureuses de la pulpe des doigts, extrêmement invalidantes. Deux orientations diagnostiques importantes :
– Pulpite de la main controlatérale chez un droitier → évoquer un eczéma à l’ail (manipulation d’ail cru avec la main non dominante),
– Pulpite de la main directrice → orienter vers la manipulation d’un objet allergisant ou une allergie au nickel.
Pulpite fissuraire : fissures douloureuses de la pulpe des doigts
Éruption vésiculeuse explosive, comme lors d’un eczéma au ciment ou d’une allergie brutale à un antiseptique appliqué sur une plaie.
Eczéma aigu de la mainEczéma aigu vésiculeux de la main autour d’une plaie : allergie de contact à un antiseptique ou un pansement ?
Diagnostic : interrogatoire, patch tests et dermoscopie
Il n’y a pas toujours d’allergie documentée dans l’eczéma des mains — c’est souvent la conjonction d’une peau sèche et de contacts répétés avec des irritants qui explique la situation. La consultation dermatologique est indispensable pour hiérarchiser les facteurs.
L’interrogatoire : les indices clés
– Date de début et évolution : un changement de poste ou de métier coïncidant avec le début de l’eczéma est très orienteur,
– amélioration pendant les vacances : argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle,
– localisation précise : dos des mains (gants), paumes (irritation ou psoriasis), pulpe des doigts (manipulation d’objets),
– loisirs, bricolage, jardinage, traitements topiques appliqués sur les mains,
– antécédent d’allergie aux bijoux (nickel), aux teintures capillaires (PPD),
– atteinte conjointe des paupières → évoquer des allergènes aéroportés.
Les patch tests (tests épicutanés)
En cas de poussées répétées sans cause évidente, le dermatologue propose des tests allergologiques épicutanés (patch tests) : application dans le dos de sparadraps contenant différents allergènes standardisés, retirés à 48 heures. Lecture à 48 h puis à 72-96 h — certains allergènes (corticoïdes, néomycine) ne positivent qu’à 7 jours : une relecture tardive peut être nécessaire.
La batterie standard européenne explore les allergènes les plus fréquents. Des batteries complémentaires (coiffure, acrylates, cosmétiques, végétaux) sont ajoutées selon le contexte professionnel.
Eczéma chronique des mains : reconnaître et prendre en charge
On définit l’eczéma chronique des mains comme une dermatose évoluant depuis plus de 3 mois consécutifs ou récidivant à raison d’au moins 2 épisodes par an, avec plusieurs facteurs intriqués :
– allergie de contact,
– irritation chronique,
– atopie,
– barrière cutanée fragilisée.
En phase aiguë, l’eczéma est souvent vésiculeux, suintant, prurigineux. En dehors des poussées, la peau est épaissie, fissurée, et les douleurs nocturnes peuvent altérer le sommeil.
Dermite irritative des mains
Peau sèche, squameuse, épaissie et fissurée, prédominant sur le dos des mains et les doigts. Fréquente en cas de manipulation de substances chimiques irritantes, de produits ménagers, de substances animales ou végétales.
Nouveaux traitements de l’eczéma chronique sévère des mains
Deux options thérapeutiques importantes ont enrichi l’arsenal depuis 2021-2023 :
Alitrétinoïne (Toctino®) : rétinoïde systémique disposant d’une AMM spécifique dans l’eczéma chronique sévère des mains résistant aux dermocorticoïdes chez l’adulte. Posologie habituelle : 30 mg/j pendant 12 à 24 semaines. Contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer (tératogène). Surveillance lipidique et hépatique.
Delgocitinib topique (Anzupgo®) : premier inhibiteur pan-JAK topique disponible en accès direct en pharmacie hospitalière pour l’eczéma chronique des mains modéré à sévère, chez les adultes pour lesquels les dermocorticoïdes sont inadéquats ou inappropriés. 2 applications par jour. Éviter sur peau infectée.
Le traitement repose sur quatre axes complémentaires, à adapter selon la forme clinique et la sévérité.
Éviction de l’allergène ou de l’irritant :
Mesure la plus efficace et incontournable. Port de gants en coton sous les gants de protection. Substitution professionnelle si nécessaire. Sans éviction, aucun traitement ne permet une guérison durable.
Dermocorticoïdes :
Classe I (propionate de clobétasol) sur les paumes et les plantes. Classe II-III sur le dos des mains. En cure courte sur poussée aiguë. Sous occlusion nocturne (film plastique alimentaire) pour les formes hyperkératosiques très épaisses. Ne pas utiliser sur les zones infectées.
Antihistaminiques :
Cétirizine ou loratadine pour le prurit diurne. Hydroxyzine (Atarax®) le soir pour les formes très prurigineuses nocturnes. Ils ne traitent pas l’inflammation mais soulagent les démangeaisons.
Émollients :
Plusieurs applications quotidiennes, notamment après chaque lavage des mains sur peau encore légèrement humide. Crèmes sans parfum ni conservateurs allergisants. Réduisent l’irritation et restaurent la barrière cutanée. Une simple crème hydratante, bien choisie et appliquée régulièrement, peut transformer l’évolution d’un eczéma irritatif.
Conseils pratiques quotidiens :
Limiter les lavages des mains au strict nécessaire. Un rinçage à l’eau claire suffit dans de nombreux cas. Utiliser un savon surgras sans parfum. Sécher par tamponnement, jamais par friction. Éviter les gants en latex (caoutchouc allergisant) — préférer les gants en nitrile ou vinyl avec sous-gant en coton.
Questions fréquentes
J’ai de l’eczéma sur le dos des mains et les jointures, pas du tout sur la paume. Je me lave souvent les mains pour mon travail. Que faire ?
Ce tableau oriente fortement vers une dermite irritative par lavages excessifs plutôt qu’une allergie vraie — le dos des mains étant plus exposé que les paumes. La piste à explorer : réduire les lavages au strict nécessaire (un rinçage à l’eau claire suffit souvent), utiliser un savon surgras sans parfum, appliquer un émollient après chaque lavage. Si pas d’amélioration après 3 à 4 semaines malgré ces mesures, des patch tests s’imposent pour exclure une allergie surajoutée.
Mon eczéma des mains disparaît pendant les vacances mais revient dès la reprise du travail. Est-ce forcément une allergie professionnelle ?
L’amélioration systématique pendant les congés est l’argument le plus fort en faveur d’une origine professionnelle — allergie ou irritation chronique liée aux conditions de travail. Ce constat justifie une consultation dermatologique avec patch tests incluant les produits manipulés au travail. Un eczéma professionnel reconnu peut être déclaré en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général) avec prise en charge spécifique.
Quelle différence entre eczéma et psoriasis des mains ?
La distinction peut être difficile cliniquement. L’eczéma est plus prurigineux, vésiculeux en phase aiguë, avec desquamation fine. Le psoriasis des mains donne des plaques bien délimitées avec squames blanches sèches, souvent associées à des ongles ponctués ou déformés et à d’autres localisations psoriasiques. La dermoscopie et la biopsie cutanée tranchent en cas de doute persistant.
L’alitrétinoïne est-elle réservée aux cas très graves ?
L’alitrétinoïne (Toctino®) est indiquée dans les eczémas chroniques sévères des mains résistant aux dermocorticoïdes et ayant un retentissement significatif sur la vie quotidienne ou professionnelle. Elle n’est pas réservée aux cas extrêmes mais nécessite une contraception obligatoire chez la femme, une surveillance biologique régulière (bilan lipidique, hépatique) et une information sur les effets secondaires habituels des rétinoïdes.
Téléchargez le guide complet ECZÉMA « Secrets de dermatologue » :
— Les erreurs à éviter
— Les routines quotidiennes
— Les facteurs de vie à améliorer
— Les causes et les traitements…
Cellulite : peau d’orange, causes, stades et traitements
La cellulite ou peau d’orange des fesses et des cuisses est un problème esthétique qui touche la grande majorité des femmes, même minces. Les traitements disponibles sont nombreux — du palper-rouler à la cryolipolyse en passant par la chirurgie — mais leur efficacité reste temporaire sans les deux piliers fondamentaux : le sport et l’alimentation adaptée.
⚠️ Attention au terme : en médecine, la « cellulite » désigne une inflammation infectieuse des tissus sous-cutanés — sans rapport avec la peau d’orange. Le terme médical exact est lipodystrophie gynoïde. Par commodité, nous utilisons ici le terme courant « cellulite ».
Téléchargez le guide complet
CELLULITE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La lipodystrophie gynoïde est une lipodystrophie segmentaire du tissu conjonctif sous-cutané, liée à une stase veino-lymphatique régionale. Elle touche 80 à 95 % des femmes de 15 à 45 ans, indépendamment du poids. Elle affecte préférentiellement les hanches, les cuisses (cellulite des cuisses), le fessier, les membres inférieurs, et plus rarement l’abdomen et la face latérale postérieure des bras.
Des jambes de rêve sans cellulite ?
Terme
Description visuelle
Capitons
Peau capitonnée et flasque — multiples crevasses — surface irrégulière alternant protubérances et dépressions
Peau d’orange
Tuméfaction des plans superficiels avec dilatation des pores — s’accentue sous compression
Pourquoi a-t-on de la cellulite ? — Mécanisme
Composante
Mécanisme
Tissu adipeux
Cellules graisseuses organisées en lobes séparés par des travées fibreuses perpendiculaires à la peau — hypertrophie des adipocytes sous l’effet des hormones et d’un régime riche en hydrates de carbone
Œdème interstitiel
Défaut de résorption du liquide interstitiel (insuffisance lymphatique) → œdème comprimant les capillaires → entrave du retour veineux → cercle vicieux : « la cellulite produit de la cellulite »
Hypoxie tissulaire
La rétention entrave l’apport artériel → baisse de perfusion des tissus sous-cutanés
Composante hormonale
Œstrogènes, prolactine → adipocytes plus volumineux → réduction du flux sanguin et du drainage lymphatique
💡 La cellulite a une composante vasculaire importante — c’est pourquoi la lutte contre l’insuffisance veino-lymphatique est aussi importante que la réduction de la graisse dans sa prise en charge.
Quels sont les types de cellulite ?
Selon la texture des tissus
Type
Caractéristiques
Cellulite ferme
Couche dure et compacte adhérant aux muscles — plans superficiels ne glissent pas — douloureuse à la pression — peau d’orange prédominante
Cellulite flasque ou molle
Forme la plus courante — aspect mou, tremblant — plans superficiels glissent sur les plans profonds — nodules fermes palpables — souvent accompagnée de signes vasculaires
Cellulite œdémateuse
Forme la plus grave, la moins fréquente — œdème constant, pouvant évoluer vers le lymphœdème
Selon le terrain et la localisation
Type
Profil
Cellulite pure
Femme jeune ou mince — zones classiques (cuisses, face interne des genoux, fesses, hanches)
Cellulite à graisse localisée (culotte de cheval)
Hanches, autour de l’ombilic, partie interne des genoux
Cellulite avec obésité
Forme morbide — évolution possible vers « jambes en poteaux »
Évolution : les 4 stades de la cellulite
Stade
Aspect
Réversibilité
I — Latente
Peau plane au repos — peau d’orange visible uniquement à la contraction ou au pincement
🟢 Soins adaptés souvent suffisants pour limiter l’évolution
II — Naissante
Peau d’orange visible debout
🟢 Répond bien aux soins
III — Critique
Visible debout — nodules à l’œil nu — plaques lipodystrophiques — brides fibreuses — signes vasculaires (œdème, télangiectasies)
🟡 Partiellement réversible vers stades I–II avec traitements adaptés
IV — Fibro-lipodystrophique
Insuffisance veineuse majeure avec lymphœdème — cellulite très affichante
Plus de graisse = peau d’orange plus profonde et apparente
Facteurs hormonaux
Certaines pilules contraceptives peuvent aggraver la cellulite — à signaler au médecin si aggravation après changement de contraception
Insuffisance veino-lymphatique
Varices, varicosités, lymphœdème, œdème — à prendre en charge médicalement
Vêtements serrés, talons hauts, sédentarité
Entrave la circulation veino-lymphatique
Que peut-on faire contre la cellulite ?
💡 Les deux piliers indispensables : aucune technique ne donne de résultats durables sans alimentation adaptée et activité sportive régulière. L’effet de toutes les techniques est temporaire sans ces deux bases.
Traitement
Mécanisme
Page dédiée
Sport
Sollicitation des muscles des fesses/cuisses/hanches — puise dans les réserves graisseuses locales
Des femmes minces peuvent-elles avoir de la cellulite ?
Oui — la cellulite n’est pas uniquement liée au surpoids. Les hanches, cuisses et fesses sont des zones naturelles de stockage chez la femme, destinées à faire face aux besoins (grossesse, allaitement…) — une femme mince y présente souvent une petite quantité de graisse. Par ailleurs, une insuffisance veineuse associée favorise l’aspect en peau d’orange indépendamment de la masse graisseuse.
L’allaitement aide-t-il à faire disparaître la cellulite ?
L’allaitement peut favoriser la perte de la graisse accumulée pendant la grossesse, car l’organisme puise dans ses réserves pour produire le lait. Il ne fait cependant pas disparaître complètement la cellulite. La prise en charge reste multimodale : régime conduit sous contrôle médical (en évitant les carences qui affectent la qualité du lait), exercices doux progressifs, massages de palper-rouler et drainage lymphatique.
Les crèmes anti-cellulite sont-elles efficaces ?
Leur efficacité est modeste et transitoire. La caféine a un effet lipolytique documenté, et les actifs drainants (vigne rouge, marron d’Inde) luttent contre la stase veino-lymphatique. La réduction visible peut atteindre 1 à 4 cm de circonférence, mais cet effet est lié en partie à la réduction de l’œdème — qui se reconstitue rapidement sans hygiène de vie adaptée. Le mode d’application compte : masser du bas vers le haut pour favoriser le drainage. → Voir crèmes anti-cellulite
Quelle technique est la plus efficace contre la cellulite ?
Il n’existe pas d’étude comparative de grande envergure permettant de désigner une technique supérieure aux autres. Dans tous les cas, les résultats sont temporaires sans les règles hygiéno-diététiques (sport, alimentation adaptée, lutte contre l’insuffisance veineuse). L’endermologie® et le drainage lymphatique sont les mieux documentés pour la composante vasculaire. La cryolipolyse et la liposuccion sont les plus efficaces pour la composante graisseuse.
Téléchargez le guide complet
CELLULITE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le gommage du visage est un soin de la peau du visage ayant pour but d’éclairer le teint et d’affiner le grain de peau.
Les gommages du visage font partie des soins courants du visage complémentaires à l’hygiène de la peau du visage et à l’application de crèmes sur le visage. Classiquement, on recommande de ne pas en effectuer plus d’une à deux fois par semaine et d’éviter tout gommage sur une peau lésée (peau sèche, rougeurs, tiraillements… )
Comment l’effectuer
Le gommage du visage est un soin consistant à laver le visage et le cou avec un produit contenant des substances abrasives (poudre de noyaux, microbilles de cire, acide salicylique… ). Les gommages s’effectuent cependant sur une peau déjà nettoyée avec un produit doux Il est préférable d’éviter d’appliquer le soin sur le contour des yeux. De plus, le frottement du visage avec le produit doit etre tres doux afin d’éviter de déclencher des irritations de la peau. Le but est d’exfolier c’est-à-dire d’éliminer les cellules mortes de la couche superficielle de la peau (la couche cornée) afin d’affiner le grain de peau (la peau est plus lisse après le gommage)
de rendre le teint plus éclatant
d’améliorer la pénétration des produits de beauté (crèmes, masques… )
et de stimuler le renouvellement cellulaire des couches profondes de la peau.
Il est préférable de choisir des gommages doux et de veiller à ce que ces gommages soient indiqués pour le visage.
Bouton de fièvre (herpès labial) : symptômes, contagion et traitement
Herpès de la lèvre chez l’enfant
Le bouton de fièvre est une récurrence de l’herpès labial, due au virus Herpes Simplex de type 1 (HSV-1). Très fréquent — environ 70 % des adultes français sont porteurs du virus — il se manifeste par des vésicules douloureuses sur le bord des lèvres, évoluant en croûtes en 8 à 10 jours. Il ne guérit pas définitivement mais se traite efficacement par antiviraux.
Récurrences fréquentes ou herpès atypique ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation rapidement, souvent le jour même ou le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Téléchargez le guide complet
HERPES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le bouton de fièvre est dû au virus HSV-1 (Herpes Simplex Virus type 1). En France, environ 70 % des adultes ont été en contact avec HSV-1 — mais seulement 30 % développent des symptômes (poussées). Une fois contracté dans l’enfance, le virus reste à vie dans les ganglions nerveux et peut se réactiver à tout moment.
Transmission — ce qu’il faut savoir
Mode de transmission
Détail
Pendant les poussées
Risque maximal tant que les lésions sont humides et suintantes (vésicules). Transmission par baiser, couverts partagés, serviettes.
Sans symptôme visible
Le portage asymptomatique permet la transmission par la salive (baiser, pratiques oro-génitales). HSV-1 est responsable d’environ 20 % des cas d’herpès génital.
Auto-contamination
Se lécher les doigts ou gratter les lésions peut provoquer un herpès cutané (narine, pourtour du nez), une conjonctivite herpétique ou d’autres localisations.
⚠️ Enfants atopiques : ne jamais embrasser un enfant atteint d’eczéma atopique si vous avez un bouton de fièvre — risque de syndrome de Kaposi-Juliusberg, urgence dermatologique pédiatrique.
Primo-infection herpétique
La primo-infection (premier contact avec HSV-1) est asymptomatique dans 90 % des cas et survient habituellement dans l’enfance. Quand elle est symptomatique, elle provoque une gingivostomatite herpétique :
Caractéristique
Détail
Symptômes
Inflammation diffuse de la bouche — rougeurs, érosions, parfois hémorragies. Fièvre à 39°C, ganglions cervicaux.
Incubation
2 à 12 jours
Évolution
Guérison en 10 à 15 jours
Risque chez le nourrisson
Refus d’alimentation → déshydratation pouvant nécessiter une hospitalisation
Primo-infection herpétique chez l’enfantLésions des gencives et lèvres lors de la primo-infection
Évolution du bouton de fièvre — stades
Stade
Durée
Aspect
Contagiosité
Prodrome
12–24 h avant
Picotements, brûlures, démangeaisons sur le bord de la lèvre
Déjà contagieux
Vésicules
J1–J3
Rougeur gonflée puis vésicules groupées en bouquet remplies de liquide clair
Maximum — éviter tout contact
Érosion
J3–J5
Vésicules qui se rompent, plaie à vif douloureuse
Élevée
Croûtes
J5–J10
Croûtes jaunâtres sur le bord de la lèvre
Faible mais possible
Cicatrisation
J8–J10
Guérison sans cicatrice
Nulle
Herpès labial — stade vésiculaireHerpès labialHerpès labial au stade crouteux
Facteurs déclenchants des récurrences
Catégorie
Facteurs
Immunodépression
Fatigue, maladie infectieuse, fièvre, prise de cortisone, immunosuppresseurs, VIH
⚠️ Consultez en urgence ophtalmologique si vous suspectez une conjonctivite herpétique — œil rouge, douloureux, sensible à la lumière après un bouton de fièvre. Le virus herpès peut provoquer une kératite pouvant menacer la vision.
Situation
Conduite à tenir
Bouton de fièvre ne guérissant pas en 1 à 2 semaines
Consultation médicale
Fièvre ou symptômes très intenses
Consultation médicale
Récurrences fréquentes (> 6 par an)
Consultation — traitement préventif à discuter
Déficit immunitaire connu ou immunosuppresseurs
Consultation — traitement antiviral oral indiqué
Herpès chez un nourrisson ou un enfant atopique
Consultation urgente — risque de Kaposi-Juliusberg
Œil rouge, douloureux, photophobie
Urgence ophtalmologique
Traitement du bouton de fièvre
Traitements locaux (sans ordonnance)
Les crèmes antivirales à base d’aciclovir 5 % sont disponibles sans ordonnance. Efficaces si appliquées dès les premiers symptômes (stade prodromique — picotements), avant l’apparition des vésicules.
En cas de récurrences fréquentes (> 6 poussées par an), un traitement préventif continu par aciclovir ou valaciclovir peut être proposé (une seule prise par jour). Réévaluation à 6 mois.
Plus de 6 boutons de fièvre par an ?
Un traitement préventif continu existe et est très efficace. Une téléconsultation suffit pour obtenir une ordonnance et un suivi adapté. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Le bouton de fièvre est-il contagieux même sans lésion visible ?
Oui. Le virus HSV-1 peut être transmis par la salive même en l’absence de bouton visible — c’est le portage asymptomatique. Le risque est cependant nettement plus élevé pendant les poussées, notamment au stade vésiculaire. Évitez les baisers et le partage de couverts pendant toute la durée de la poussée.
Comment stopper un bouton de fièvre au stade des picotements ?
C’est le moment le plus efficace pour agir. Dès les premiers picotements ou brûlures sur le bord de la lèvre, appliquez immédiatement une crème antivirale à l’aciclovir 5 % (disponible sans ordonnance). Appliquée à ce stade prodromique, elle peut réduire significativement la durée et l’intensité de la poussée, voire l’empêcher de se développer complètement. Évitez de toucher la zone et de vous frotter les yeux.
Combien de temps dure un bouton de fièvre ?
Sans traitement, 8 à 10 jours : 1 à 3 jours de vésicules, puis érosion, puis croûtes, puis guérison sans cicatrice. Avec un traitement antiviral débuté précocement (dès les picotements), la durée peut être réduite à 5 à 7 jours.
Peut-on prévenir les récurrences de boutons de fièvre ?
Partiellement. Il est recommandé d’identifier et de limiter ses facteurs déclenchants personnels (soleil, stress, fatigue). Une crème solaire sur les lèvres en cas d’exposition est utile. En cas de récurrences très fréquentes (> 6 par an), un traitement antiviral préventif continu par valaciclovir peut être discuté avec un médecin.
Le bouton de fièvre peut-il se propager aux yeux ?
Oui — c’est une complication sérieuse mais évitable. En se touchant le bouton puis en se frottant les yeux (auto-contamination), le virus peut provoquer une kératite ou conjonctivite herpétique pouvant menacer la vision. Symptômes : œil rouge, douloureux, larmoiement, sensibilité à la lumière. Consultez en urgence ophtalmologique si ces symptômes apparaissent pendant ou après une poussée.
Téléchargez le guide complet
HERPES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Demodex, l’ectoparasite responsable de la démodécidose
La démodécidose est une rougeur du visage due à un ectoparasite, le démodex, souvent sous-diagnostiquée, ressemblant souvent à la rosacée (un adage dermatologique parle de « rosacee qui ne guerit pas sous cyclines ») mais asymétrique, plus péri orificielle, avec moins d’inconforts (flushes, brulures, démangeaisons…) et peu ou pas d’érythrocouperose.
Cause
Les poils sont infestés par un parasite appelé démodex, le seul ectoparasite présent à l’état normal sur la peau humaine. Il vit dans les follicules pilo-sébacés, principalement au niveau de la tête, ainsi que les glandes de Meibomius (à la base des cils). Le portage cutané en demodex s’intensifie au cours de la vie, atteignant près de 100 % des individus après 70 ans.
Il existe deux types de démodex :
Demodex folliculorum est habituellement localisé au sein de l’infundibulum folliculaire, « dans le poil »
Demodex brevis vit quant à lui dans les glandes sébacées et des glandes de Meibomius (cils).
Demodex peut devenir pathogène en proliférant et en pénétrant notamment au sein du derme, entraînant une réaction inflammatoire : la démodécidose (ou démodécie). Normalement le système immunitaire empêche démodex de créer cette démodécidose, et cette dernière est plus fréquente chez des patients infectés par le VIH ou dans d’autres cas d’immunosuppression (leucémie…).
Les critères diagnostics de la démodécidose isolée (ou primaire) sont :
– absence certaine de dermatose préexistante (notamment rosacée, dermatite péri-orale, folliculite) ;
– densité accrue de Demodex au sein des lésions (> 5 demodex par cm²) ;
– guérison uniquement sous traitement acaricide (voie locale ou systémique) ;
– résistance aux traitements tels que les cyclines et les macrolides. « La démodécidose est une rosacée qui résiste aux cyclines«
La démodécidose touche principalement le visage, avec une prédilection pour les zones péri-orificielles :
péri-orale
péri-orbitaire (elle peut toucher l’intérieur des paupières donnant une blépharite chronique, des chalazions récidivants…)
péri-auriculaire (elle peut concerner aussi le conduit auditif externe)
voire plus rarement les zones de calvitie du cuir chevelu.
Les lésions sont mal limitées, irrégulières et de distribution asymétrique et il y a peu d’inconfort (brulûres, démangeaisons…).
Classification des démodécidoses
Il en existe de nombreuses formes décrites :
Pityriasis folliculorum
Il touche principalement les femmes utilisant régulièrement des crèmes grasses et fonds de teint occlusifs.
Sous forme rougeurs folliculaires avec au centre, des squames folliculaires fines donnant un aspect de papier de verre, ou givré, notamment des joues sont volontiers atteintes. Il peut y avoir une sensation de brulûre.
Démodécidose rosacée-like
Rougeur faciale généralement symétrique, avec papulo-pustules superficielles, évoquant une rosacée mais sans antécédent familial, sans flushes ni érythrocouperose
Sur le plan clinique, les lésions papulo-pustuleuses sont plus superficielles que dans la rosacée, et on note une desquamation folliculaire superficielle et des papulo-vésicules superficielles.
En cas de biopsie on voit un infiltrat inflammatoire mononucléé (avec quelques polynucléaires neutrophiles) périfolliculaire et périvasculaire et de nombreux demodex.
Elle peut évoluer ou apparaitre d’emblée sous forme de démodécidose gravis (ou forme rosacée granulomateuse-like) avec lésions papulo-pustuleuses plus profondes et douloureuses, évoquant les dermatoses papulo-nodulaires du visage (sarcoïdose, lupus tuberculeux, histiocytoses) ou folliculaires (folliculites à staphylocoque, à Pityrosporum, à éosinophiles …) voire d’une démodécidose nodulo-kystique (Demodex abscess), conséquence d’une réaction inflammatoire très intense, sous forme d’abces.
Démodécidose croûteuse
Elle est rare (se voit chez l’immunodéprimé ou l’enfant), sous forme de croûtes jaunâtres, évocatrices d’impétigo par leur couleur, mais sèches et chroniques notamment du nez et de son pourtour cours de l’infection par le VIH, mais aussi chez l’enfant immunocompétent [9].
Examen complémentaire diagnostique
Dermoscopie :
fil gélatineux blanchâtre au niveau de l’infundibulum, de 1 à 3 mm de long (signe spécifique révélant la présence du parasite dans l’ostium folliculaire) notamment en cas de pityriasis folliculorum.
orifices folliculaires rouges et dilatés avec bouchons grisâtres
Microscopie confocale
Les demodex apparaissent sous la forme de structures lumineuses arrondies avec un aspect de cônes.
Histologie
Il faut pour cela réaliser une biopsie : le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope : mise en evidence du parasite demodex folliculorum dans un poil
Traitement
Cromatiton (Eurax*) 2x/j 4 mois,
Crème à l’ivermectine, voire ivermectine per os 1 prise unique
Dermite séborrhéique : causes, symptômes et traitement
La dermite séborrhéique est une inflammation cutanée chronique liée à la prolifération d’une levure naturellement présente sur la peau, Malassezia. Elle provoque des rougeurs et des squames sur les zones grasses du visage (ailes du nez, sourcils, sillons naso-géniens), le cuir chevelu (pellicules) et parfois le torse. Elle touche 1 à 3 % de la population, principalement les hommes adultes, et évolue par poussées souvent déclenchées par le stress ou la fatigue.
Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
La dermite séborrhéique est due à Malassezia, une levure lipophile vivant naturellement sur la peau depuis la naissance. Elle prolifère dans le sébum excrété par les glandes sébacées, ce qui explique sa prédilection pour les zones grasses. La dermite s’améliore au soleil et rechute volontiers en hiver.
Facteur favorisant
Mécanisme / remarque
Peau grasse
Facteur favorisant majeur — sébum = substrat de prolifération de Malassezia
Stress et fatigue
Déclencheurs fréquents de poussées
Psoriasis
Les deux pathologies sont souvent associées — formes frontières fréquentes (« sébopsoriasis »)
Déficit immunitaire (VIH notamment)
À rechercher systématiquement en cas de forme sévère ou profuse
Maladie de Parkinson et syndromes extrapyramidaux
Association fréquente — mécanisme neurologique
Alcoolisme chronique
Facteur aggravant
Cancer des voies aérodigestives supérieures
Association décrite — bilan médical si forme sévère inexpliquée
Reconnaître la dermite séborrhéique
C’est une dermatose chronique évoluant par poussées, donnant des plaques rouges avec desquamation dans les zones séborrhéiques. Les patients confondent souvent ces squames avec une simple sécheresse cutanée ou des dartres — c’est une erreur fréquente.
Sur le visage
Zone
Aspect clinique
Ailes du nez et sillons naso-géniens
Plaques rouges squameuses, finement desquamatives, prurigineuses ou avec sensation de brûlure
Sourcils et zone inter-sourcilière
Squames blanches ou grasses, érythème sous-jacent
Lisière du cuir chevelu
Squames adhérentes débordant sur le front
Oreille externe et conduit auditif
Desquamation, prurit — parfois confondu avec otite externe
Gouttière sternale
Atteinte du tronc dans les formes étendues
Dermite séborrhéique des côtés du nez et de la bouche
La dermite peut démanger, piquer ou provoquer des sensations de brûlure. Elle peut donner un aspect de rougeurs du visage avec de petites peaux sèches ou grasses.
Sur le cuir chevelu (pellicules)
Type de pellicules
Aspect
Page dédiée
Pellicules sèches
Fines, cuir chevelu non rouge, démangeaisons légères
Accompagnées de croûtes, démangeaisons plus intenses
💡 Chez le bébé, la dermite du cuir chevelu prend le nom de « croûtes de lait ». Elle peut s’accompagner d’une atteinte du siège et régresse spontanément vers 4 mois. → Voir notre article sur les croûtes de lait du bébé et sur les croûtes sur le cuir chevelu.
Traitement de la dermite séborrhéique
Le traitement est souvent suspensif — son effet tend à s’estomper à l’arrêt. L’objectif est de contrôler les poussées, pas de guérir définitivement.
Traitement de référence — limitent la prolifération de Malassezia. Crème sur le visage, shampooing sur le cuir chevelu (laisser poser 3 min).
Gluconate de lithium gel (Lithioderm®)
Visage
Alternative efficace aux antifongiques — action anti-inflammatoire et antifongique
Shampooing antipelliculaire
Cuir chevelu
2 fois par semaine en poussée. En dehors des poussées : shampooing doux pour lavage fréquent (quotidien possible). Ne pas utiliser un antipelliculaire au long cours.
Rinçage à l’eau vinaigrée
Cuir chevelu
Assainit le cuir chevelu entre les poussées
Mesures générales
Mesure
Détail
Éviter les facteurs déclenchants
Stress, manque de sommeil, alcool, eau chaude, expositions thermiques
Toilette du visage le matin
Eau froide sans savon
Toilette du visage le soir
Savon surgras ou gel nettoyant sans savon
Cosmétiques
Éviter les produits agressifs et parfumés — préférer les formules hypoallergéniques sans alcool
⚠️ Les dermocorticoïdes sont à éviter dans la dermite séborrhéique. Leur effet anti-inflammatoire est rapide mais très court, entraînant un effet rebond et une dépendance progressive. Utilisés au long cours, ils peuvent provoquer une acné cortisonique difficile à traiter.
Interview du Dr Catherine Oliveres Ghouti, dermatologue à Paris
« Je traite la dermite séborrhéique du visage avec des traitements topiques non agressifs et je n’utilise jamais de corticoïdes locaux. Nous voyons trop de patients qui deviennent dépendants de leur crème à la cortisone et finissent par développer une acné cortisonique difficile à traiter. »
Son conseil aux patients : éviter les cosmétiques agressifs, ne pas écouter les « remèdes miracles » de l’entourage (souvent des corticoïdes), et consulter un dermatologue.
Dermite séborrhéique résistante au traitement ou doute avec un psoriasis ?
Le Dr Rousseau peut adapter votre prise en charge en téléconsultation, souvent dès le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
La dermite séborrhéique peut-elle guérir définitivement ?
Non, la dermite séborrhéique est une pathologie chronique qui évolue par poussées tout au long de la vie. Les traitements contrôlent efficacement les poussées mais leur effet s’estompe à l’arrêt. Une routine d’entretien régulière permet d’espacer les rechutes.
Quelle est la différence entre dermite séborrhéique et psoriasis du visage ?
Les deux pathologies sont proches et souvent associées — on parle parfois de « sébopsoriasis ». La dermite séborrhéique prédomine sur les zones grasses (ailes du nez, sillons naso-géniens) avec des squames fines et grasses, tandis que le psoriasis donne des plaques plus épaisses avec des squames blanches nacrées. Voir psoriasis du visage.
Peut-on se maquiller avec une dermite séborrhéique ?
Oui, mais avec des produits hypoallergéniques, sans parfum ni alcool. Évitez tout produit nouveau en période de poussée. Démaquillez soigneusement le soir avec un produit doux sans savon.
La dermite séborrhéique est-elle contagieuse ?
Non. La levure Malassezia est naturellement présente sur la peau de tout le monde — c’est sa prolifération excessive qui pose problème, pas sa transmission. La dermite séborrhéique ne se transmet pas par contact.
Les pellicules sont-elles toujours une dermite séborrhéique ?
Pas forcément. Les pellicules peuvent aussi être liées à un psoriasis du cuir chevelu ou à une simple sécheresse cutanée. En cas de pellicules abondantes, de plaques épaisses ou de démangeaisons intenses résistant aux shampooings antipelliculaires, consultez un dermatologue. → Voir notre article sur les pellicules et démangeaisons du cuir chevelu.
Téléchargez le guide complet
DERMITE SEBORRHEIQUE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
les adhésifs préformés en matière plastique, qui sont simplement collés sur la tablette unguéale
les gels durcissant au moyen dun catalyseur (rayons Ultra-Violets, lumière, spray )
et enfin les résines.
La difficulté pour enlever les faux-ongles est croissante dans cette classification : les adhesifs sont simplement collés et ils se décollent avec le temps. Parfois, l’application douce d’un dissolvant permet de décoller les ongles artificiels adhésifs et de dissoudre les faux ongles en gel durcissant.
A l’autre extreme, les résines sont façonnées sur l’ongle et y adhèrent tellement qu’ils font presque partie de la tablette de l’ongle. Il est donc très difficile denlever par soi-même des ongles artificiels en résine et cela risque même d’être particulièrement traumatisant pour longle et la meilleure des solutions lorsqu’on regrette la pose d’ongles artificiels est de re-prendre rendez-vous avec le professionnel qui les a posés afin de déterminer s’il est possible de les enlever
Il existe de nombreuses contre-indications aux injections (grossesse, myasthénie, prise d’anticoagulants… ) et il est important de faire le point sur ses antécédents avec le médecin.
La toxine botulique ne devrait pas être utilisée en même temps que d’autres médicaments interférant avec la transmission neuro-musculaire tels que les aminoglycosides, la spectinomycine, la polymyxine, la tétracycline, la lincomycine, la ciclosporine, la D-pénicillamine, la chloroquine et ses dérivés, ainsi qu’avec les relaxants musculaires curarisants.
Les effets secondaires du botox :
On peut observer des diffusion de la toxine botulique au delà de la zone traitée, par exemple au muscle releveur de la paupière, ce qui peut engendrer un ptosis (difficulté à lever la paupière supérieur pour ouvrir complètement l’oeil), généralement réversible en 2 à 6 semaines
Il est possible d’observer des céphalées (maux de tête), des gonflements des paupières, des hématomes…
Lumière intense pulsée (IPL) : photoréjuvénation, taches et couperose
Rides du visage
Les lampes flash dispensent de la lumière intense pulsée (Intense Pulsed Light — IPL), un spectre lumineux large entre 550 et 1000 nm. En réchauffant sélectivement le derme, elles agissent sur les taches brunes, la couperose et le vieillissement cutané en grande partie aggravés par les expositions solaires (voir la fiche consacrée au soleil). L’effet global est dit de photoréjuvénation.
Téléchargez le guide complet
VIEILLISSEMENT – SOINS ANTI RIDES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Absorption par la mélanine (taches) et l’hémoglobine (vaisseaux) — destruction sélective par photothermolyse
Amélioration rapide et satisfaisante des lésions pigmentaires et vasculaires — teint plus lumineux et uniforme en quelques jours
Dermique
Réchauffement du derme — stimulation des fibroblastes — néosynthèse de collagène
Peau plus élastique, plus épaisse, plus lisse — amélioration plus lente (plusieurs semaines)
💡 L’IPL n’est pas un laser à proprement parler — c’est une lumière polychromatique non cohérente, à spectre large. La différence avec un laser est que l’IPL émet simultanément plusieurs longueurs d’onde, permettant de cibler à la fois pigments et vaisseaux en une même séance.
Photorajeunissement global — teint terne, irrégularités pigmentaires diffuses
⭐⭐⭐ Très bonne
Rides de surface — amélioration de la texture cutanée
⭐⭐ Modérée — inférieure au laser pour les rides profondes
⚠️ Contre-indication absolue : peaux foncées (phototypes IV–VI) — le risque de brûlure et de dyschromie est majeur. L’IPL ne doit pas être utilisé sur les peaux noires, métissées ou très bronzées.
Paramètres techniques — interview du Dr Corinne Dupin Capeyron
Dr Corinne Dupin Capeyron — 20 cours Gambetta, 33400 Talence
Question
Réponse du Dr Dupin Capeyron
Longueur d’onde
Émission entre 550 et 1000 nm — spectre large couvrant les absorptions de la mélanine et de l’hémoglobine
Effets tissulaires
Action épidermique rapide sur les lésions vasculaires et pigmentaires des peaux photosolées — action dermique plus lente — amélioration du teint en quelques jours
Effets secondaires immédiats
Douleur pendant le traitement — érythème (rougeur) immédiat
Effets retardés
Fines croûtelles sur les lésions pigmentées — disparaissent spontanément
Complications
Brûlures avec dyschromies — impose prudence dans le réglage de l’intensité selon le phototype — ne pas traiter les peaux foncées
Conclusion
Association très intéressante avec un laser émettant dans l’infra-rouge pour le remodelage cutané — IPL + laser infra-rouge complémentaires dans le traitement du vieillissement cutané
Effets secondaires et risques
Effet
Délai
Évolution
Douleur pendant la séance
Per-séance
Transitoire — gel anesthésiant possible en prémédication
Érythème (rougeur)
Immédiat
Régression en quelques heures
Croûtelles sur les taches pigmentées
J2–J5
Chute spontanée en 5 à 10 jours — ne pas arracher
Brûlures — dyschromies (hyper ou hypopigmentation)
Quelques jours
Complication rare si bonne sélection du patient — justifie prudence dans le réglage
Association IPL + laser infra-rouge
L’association de l’IPL (photorajeunissement pigmentaire et vasculaire) avec un laser émettant dans l’infra-rouge (remodelage dermique et traitement des rides) offre des résultats supérieurs à chaque technique seule sur le vieillissement cutané global. L’IPL traite les irrégularités de surface (taches, vaisseaux, teint) tandis que le laser infra-rouge agit en profondeur sur le collagène et les rides.
Conseils pratiques
Conseil
Pourquoi
Éviter le soleil avant les séances
Un bronzage récent augmente le risque de brûlure et de dyschromie
Éviter le soleil après les séances
La peau traitée est photosensible — SPF 50+ obligatoire
Se protéger au long cours
Les UV récidiveront les taches et accéléreront le vieillissement — la protection solaire prolonge les résultats
Bien réfléchir avec son médecin avant de commencer
Ces traitements ne sont pas anodins — sélection du patient, réglage des paramètres, nombre de séances à planifier
Pour un photorajeunissement global, 3 à 5 séances espacées de 3 à 4 semaines sont généralement nécessaires. Les taches isolées peuvent répondre en 1 à 2 séances. La couperose diffuse nécessite souvent 3 à 4 séances. Des séances d’entretien annuelles sont recommandées pour maintenir les résultats, notamment pour les taches solaires qui récidivent en cas de réexposition.
L’IPL est-elle douloureuse ?
La séance provoque une sensation de claquement chaud à chaque impulsion — comparable à un élastique qui claque sur la peau. La douleur est modérée et bien tolérée par la plupart des patients. Un gel anesthésiant peut être appliqué avant la séance pour les patients les plus sensibles.
Peut-on faire de l’IPL en été ?
Non — l’IPL est déconseillée en période estivale ou après exposition solaire récente. La mélanine supplémentaire du bronzage augmente le risque de brûlure et de dyschromie. Les séances se planifient idéalement en automne-hiver, sur peau non bronzée, avec protection solaire stricte pendant toute la durée du traitement.
Quelle est la différence entre IPL et laser ?
Le laser émet une lumière monochromatique cohérente (une seule longueur d’onde) permettant une action très précise et concentrée. L’IPL émet un spectre large (550–1000 nm) qui cible simultanément mélanine et hémoglobine — plus polyvalente mais moins précise qu’un laser dédié. Pour les rides profondes, le laser reste supérieur à l’IPL.
Téléchargez le guide complet
VIEILLISSEMENT – SOINS ANTI RIDES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Peeling chimique : types, effets, contre-indications et résultats
Le peeling chimique consiste à appliquer une substance acide sur la peau afin d’en exfolier les couches superficielles et stimuler la régénération cutanée. Utilisés depuis l’Antiquité sous forme d’acides de fruits, les peelings ont été développés de façon scientifique depuis une trentaine d’années. Leur profondeur varie des peelings superficiels (rougeur passagère, reprise sociale immédiate) aux peelings profonds (équivalent d’une brûlure chimique contrôlée, nécessitant une prise en charge clinique).
Le peeling provoque une destruction limitée et contrôlée de l’épiderme, voire du derme selon la profondeur choisie. Cette « brûlure chimique domestiquée » agit en deux temps :
Temps exfoliatoire : élimination des cellules cornées superficielles (taches brunes, surcharges pigmentaires, kératoses, ridules de surface) et destruction des fractures de la jonction dermo-épidermique pour les peelings plus profonds
Temps régénérateur : le choc chimique stimule les cellules basales de l’épiderme et les fibroblastes du derme, qui produisent de jeunes fibres de collagène, d’élastine et de l’acide hyaluronique. La néocollagénogenèse apparaît en 2 à 3 mois et rend la peau plus élastique, plus épaisse et plus lisse.
Acide glycolique et AHA (alpha-hydroxy acides) : peelings superficiels — acides de fruits, non toxiques, peu allergisants
Acide salicylique (BHA) : peeling superficiel, particulièrement indiqué dans l’acné et les peaux grasses
TCA (acide trichloroacétique) : utilisable à tous les niveaux selon la concentration (10–25% = superficiel ; 30–50% = moyen)
Résorcine : peeling moyen
Phénol (acide phénique) : peeling profond uniquement, sous surveillance cardiovasculaire
Peelings superficiels
Les peelings superficiels exfolient la couche cornée de l’épiderme. Ce sont les peelings les plus couramment pratiqués en dermatologie. Après la séance, la peau est rosée et peut desquamer légèrement pendant une semaine. La reprise sociale est rapide.
Les effets sur l’épiderme et le derme superficiel sont les suivants : accélération du renouvellement cellulaire, augmentation de l’épaisseur épidermique, élimination des dépôts de pigments, augmentation de l’acide hyaluronique épidermique, restauration des ondulations de la membrane basale, réorganisation des fibres de collagène.
Effets visibles (macroscopiques) : « coup d’éclat », affinement du grain de peau, diminution des fines ridules, des pores dilatés, de la séborrhée, des taches de rousseur, des taches brunes et du masque de grossesse superficiel.
Peeling à l’acide glycolique (AHA)
L’acide glycolique, extrait de la canne à sucre, est le chef de file des AHA. C’est un acide faible, non toxique, non allergisant, qui pénètre efficacement dans la peau grâce à sa petite taille moléculaire. Il exerce un effet kératorégulateur en diminuant la cohésion des cornéocytes.
Préparation (1 mois avant) : le dermatologue prescrit un nettoyant acide, une crème à la vitamine C le matin, une crème aux AHA le soir et une photoprotection SPF50. Cette étape est essentielle pour détecter une éventuelle intolérance, abaisser le pH cutané, homogénéiser la pénétration et accélérer la cicatrisation.
Déroulement : le dermatologue protège les zones à risque avec de la vaseline, applique un prépeel pour nettoyer et acidifier la peau, puis applique l’acide glycolique (compresse, pinceau ou coton) du front vers le menton. Temps de pose : 2 à 5 minutes, surveillant l’apparition du rosissement. Neutralisation obligatoire avec un produit alcalin bicarbonaté (non par de l’eau seule). Rinçage à l’eau thermale puis crème apaisante.
Protocole : 3 à 10 séances espacées de 1 à 4 semaines, associées à des applications vespérales domiciliaires de crème à l’acide glycolique.
Suites : peau desquamative et rosée pendant une semaine. Protection solaire SPF50 obligatoire pendant au moins 15 jours pour éviter les taches solaires.
Peeling superficiel au TCA
Le TCA (acide trichloroacétique), dérivé de l’acide acétique, provoque un blanchiment de l’épiderme par coagulation des protéines. À 10–25%, il est utilisé en peeling superficiel. C’est le peeling le plus utilisé actuellement. Contrairement aux AHA, son intensité dépend non pas du temps de pose mais de la concentration et du nombre de couches appliquées. Il s’auto-neutralise au contact du sérum des vaisseaux épidermiques.
La profondeur est évaluée selon le givrage obtenu :
D°0 — pas de givrage, peau brillante → peeling superficiel léger (couche cornée uniquement)
D°4 — blanc grisâtre → atteinte du derme réticulaire
⚠️ La crème anesthésiante type EMLA® est contre-indiquée avant un peeling au TCA : elle provoque une vasoconstriction qui perturbe l’auto-neutralisation du produit. L’anesthésie locale à la lidocaïne peut être utilisée pour les peelings moyens et profonds.
Préparation (1 mois avant) : crème aux AHA ou au rétinol le soir + photoprotection SPF50 (parfois associée à une crème antipigmentante avec inhibiteur de la tyrosinase pour les peaux mates).
Déroulement : dégraissage de la peau, protection des yeux, application du TCA au coton-tige ou compresse sans frotter, dépôt de couches successives en attendant 2–3 minutes entre chaque passage jusqu’au givrage souhaité, compresses humides pour stopper l’action, crème post-peeling à conserver au moins 8h.
Suites : gonflement quelques heures, peau brunâtre et desquamative pendant une semaine, rosissement persistant. Crème réparatrice plusieurs fois par jour, compresses d’eau thermale, photoprotection SPF50 pendant 3 mois minimum. Ne pas arracher les squames.
Peelings moyens
Les peelings moyens atteignent les couches situées sous la couche cornée, jusqu’au derme papillaire. Ils sont indiqués pour les taches solaires résistantes aux peelings superficiels, le masque de grossesse modéré, l’acné et les petites rides. On utilise le TCA à 30–50%. On compare souvent leurs suites à celles d’un coup de soleil important.
Le dermatologue ajuste la profondeur selon le type de peau (peau fine et sèche → moins de pression ; peau grasse et épaisse → plus de couches) et la zone (paupières épargnées, front traité plus intensément). Les suites sont similaires au TCA superficiel mais plus marquées : gonfl ement, croûtes brunâtres, desquamation plus importante, rougeur pouvant persister plusieurs mois. Toute exposition solaire est formellement contre-indiquée tant que la peau est rosée.
Peelings profonds
Le peeling profond est une véritable brûlure chimique contrôlée, réservée aux cicatrices profondes (acné, varicelle) et aux rides marquées. Le produit utilisé est le phénol (acide phénique), dérivé du benzène, qui détruit l’épiderme en totalité et le derme papillaire par coagulation des protéines.
⚠️ Le peeling au phénol nécessite une surveillance cardiovasculaire (le phénol est potentiellement cardiotoxique, notamment en cas d’application trop rapide sur de grandes surfaces). Il est réalisé le plus souvent sous anesthésie locale ou générale, en structure adaptée. Contre-indiqué en cas de troubles du rythme, de diabète ou d’insuffisance rénale.
Suites : gonflement important, suintement et saignements, puis croûtes s’éliminant en 1 à 2 semaines sous pansements cicatrisants réalisés par une infirmière. Rougeur pouvant persister plusieurs mois. Photoprotection SPF50 obligatoire pendant 6 mois minimum.
Les résultats sont remarquables sur les rides profondes et les cicatrices — l’effet définitif s’apprécie entre le 3e et le 6e mois. Ils peuvent se maintenir 7 ans ou plus avec une bonne photoprotection et l’arrêt du tabac.
Hyperpigmentation post-inflammatoire (taches brunes), particulièrement chez les phototypes foncés — principale complication des peelings moyens et profonds
Épidermolyse ponctuelle (peelings aux AHA : pénétration excessive avec blanchiment ou rougeur intense puis croûtelles)
Infection bactérienne de la zone traitée (peelings moyens et profonds)
Le peeling est une exfoliation chimique contrôlée stimulant la régénération cutanée par néocollagénogenèse
Trois niveaux : superficiel (rosissement passager), moyen (équivalent coup de soleil), profond (brûlure chimique en structure adaptée)
Photoprotection SPF50 obligatoire avant et après tout peeling, tant que la peau est rosée (15 jours à 6 mois selon la profondeur)
L’herpès évolutif est une contre-indication absolue — un traitement antiviral préventif est prescrit en cas d’antécédents
Les peaux foncées sont à risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire — prise en charge spécialisée indispensable
Questions fréquentes sur les peelings
J’ai des antécédents d’herpès labial. Puis-je faire un peeling ?
Oui, mais avec précaution. L’herpès en poussée est une contre-indication absolue. En cas d’antécédents d’herpès fréquents, le dermatologue prescrit un traitement antiviral oral préventif (valaciclovir) à débuter avant la séance et à poursuivre pendant toute la phase de cicatrisation. Sans ce traitement préventif, le peeling peut déclencher une poussée qui peut se disséminer sur tout le visage.
Combien de séances de peeling faut-il ?
Cela dépend de la profondeur et de l’indication : 3 à 10 séances espacées de 1 à 4 semaines pour un peeling superficiel à l’acide glycolique ; 3 à 4 séances pour un peeling au TCA superficiel (Easy Peel® type) ; 1 séance unique pour un peeling profond au phénol. Les peelings superficiels peuvent être répétés régulièrement.
Quel peeling pour quel problème ?
Teint terne, pores dilatés, acné légère → peeling superficiel (AHA, TCA 15%). Taches solaires résistantes, mélasma (masque de grossesse), petites rides, acné modérée → peeling moyen (TCA 30–50%). Rides profondes, cicatrices profondes d’acné ou de varicelle → peeling profond (phénol). Le dermatologue adapte la stratégie à la peau du patient.
Le peeling est-il douloureux ?
Les peelings superficiels provoquent une légère sensation de chaleur ou de picotements, supportable sans anesthésie. Le TCA moyen provoque une sensation de cuisson plus marquée — une anesthésie locale peut être utilisée. Le peeling profond au phénol est douloureux et nécessite souvent une anesthésie locale ou générale.
Peut-on faire un peeling sur peau noire ou métissée ?
Les peaux foncées (phototypes IV à VI) sont à risque élevé d’hyperpigmentation post-inflammatoire après un peeling. Une consultation dermatologique spécialisée est indispensable. Les peelings superficiels doux (AHA faible concentration, TCA 15%) peuvent être réalisés avec précaution sous préparation antipigmentante et photoprotection stricte. Les peelings moyens et profonds sont généralement contre-indiqués sur peaux très foncées.
Combien coûte un peeling ?
Les peelings ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie (acte esthétique). Les tarifs varient selon la profondeur et le praticien : environ 100–200 € pour un peeling superficiel par séance, jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour un peeling profond en clinique (incluant l’anesthésie et les soins post-opératoires).
Rosacée et couperose : causes, stades et traitements
La rosacée est une maladie inflammatoire chronique du visage touchant environ 5 % de la population, principalement les adultes à peau claire après 30 ans. Elle se manifeste par des rougeurs du visage, des bouffées de chaleur, des petits vaisseaux dilatés visibles (télangiectasies), et dans les formes évoluées, des boutons rouges et pustules. La couperose désigne plus précisément la rougeur permanente avec télangiectasies — elle fait partie du spectre de la rosacée. Appliquer des corticoïdes locaux sur une rosacée est une erreur grave qui aggrave la maladie.
Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de RDV trop longs ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation souvent dès le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Téléchargez le guide complet
COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Rosacée et couperose : deux mots pour une même maladie
La couperose correspond à la rougeur permanente des zones convexes du visage avec télangiectasies. La rosacée désigne l’ensemble du tableau clinique — rougeurs, bouffées de chaleur, boutons, manifestations oculaires. Le terme « acné rosacée » est impropre : la rosacée et l’acné sont deux maladies distinctes avec des mécanismes et traitements différents.
La rosacée touche 5 % de la population, avec une légère prédominance féminine et un pic vers 50 ans. Elle prédomine sur les peaux claires mais peut toucher tous les phototypes.
Causes et facteurs déclenchants
La physiopathologie est multifactorielle : dysrégulation vasculaire faciale, inflammation immune (activation TLR2, cathélicidines), et prolifération excessive de l’acarien Demodex folliculorum. Le terrain génétique intervient dans 30 à 40 % des cas. L’exposition solaire chronique fragilise durablement les vaisseaux faciaux (élastose actinique).
💡 Rosacée ≠ alcoolisme. La rosacée n’est pas due à l’alcool et survient chez des personnes ne consommant pas d’alcool. L’alcool peut aggraver une rosacée préexistante par vasodilatation, mais n’en est pas la cause.
Des comorbidités ont été décrites : facteurs de risque cardiovasculaires, MICI, migraines, maladies auto-immunes et certaines maladies neurologiques — ces associations justifient un suivi médical global.
Rougeur transitoire du visage déclenchée par la chaleur, l’alcool, les émotions. Dure quelques minutes à heures. Peau normale entre les épisodes.
Photoprotection SPF 50+, éviction des déclenchants. Brimonidine topique (Mirvaso®) si nécessaire.
Stade 2 Érythrocouperose
Rougeur permanente du visage + télangiectasies visibles à l’œil nu sur les joues et les ailes du nez. Sensations de chaleur ou tiraillement.
Laser vasculaire (KTP, IPL, Nd:YAG) pour les télangiectasies.
Stade 3 Rosacée papulopustuleuse
Papules rouges et pustules sur fond de rougeur permanente. Sans points noirs ni microkystes (différence avec l’acné). Localisées joues, nez, front, menton.
Épaississement permanent du nez (nez bosselé, rouge, déformé) par hypertrophie des glandes sébacées et fibrose. Quasi exclusivement chez l’homme.
Chirurgie (dermabrasion, laser CO₂).
Nouvelle classification clinique (2016)
Niveau
Signes
Valeur diagnostique
Diagnostiques
Rougeur permanente centrofaciale, rhinophyma
Suffisants à eux seuls pour poser le diagnostic
Majeurs
Bouffées vasomotrices, papules et pustules, télangiectasies, rosacée oculaire
2 signes suffisent pour le diagnostic
Mineurs
Peau irritable et sensible, sensations de brûlure, gonflement facial, sécheresse cutanée
Contexte évocateur
Formes atypiques de rosacée
Forme
Caractéristiques
Rosacée granulomateuse
Prédominance féminine. Papules jaune-rouge à reflets brunâtres — couleur jaune persistant à la vitropression (diascopyie positive = granulome). Biopsie souvent nécessaire.
Rosacée fulminante (pyoderma facial)
Femmes jeunes à peau grasse. Éruption explosive de boutons volumineux et purulents en quelques jours. Traitement : isotrétinoïne + corticoïdes oraux.
Rosacée stéroïdienne
Application prolongée de corticoïdes locaux sur le visage → rougeur + rebond à l’arrêt. Piège fréquent en automédication. Traitement : arrêt progressif + prise en charge de la rosacée.
⚠️ Ne jamais appliquer de corticoïdes locaux sur le visage sans avis médical. Même une crème d’hydrocortisone faiblement dosée, appliquée au long cours, peut induire ou aggraver une rosacée, une démodécidose ou une dermite péri-orale.
Rosacée oculaire
Plus d’un patient sur deux présente des manifestations oculaires : sécheresse oculaire, blépharite (inflammation du bord libre des paupières), conjonctivites récidivantes, chalazions. Rarement, une kératite peut menacer la vision. La rosacée oculaire peut précéder les manifestations cutanées.
Rosacée ou couperose dont vous souhaitez un avis spécialisé ?
Le Dr Rousseau est disponible en téléconsultation souvent dès le lendemain. 📅 Prendre rendez-vous en téléconsultation
Questions fréquentes sur la rosacée et la couperose
La rosacée peut-elle guérir définitivement ?
La rosacée est une maladie chronique — elle ne guérit pas définitivement mais se contrôle durablement avec un traitement adapté et une bonne photoprotection. Les traitements locaux (métronidazole, ivermectine) maintiennent la rémission entre les poussées. Le laser vasculaire traite efficacement la couperose mais les vaisseaux peuvent se redilater si les facteurs déclenchants ne sont pas évités.
Rosacée ou acné : comment ne pas confondre ?
La rosacée se distingue de l’acné par l’absence de points noirs et de microkystes, la présence de bouffées de chaleur, une rougeur permanente avec télangiectasies, et un début après 30 ans. L’acné touche surtout l’adolescent et se caractérise par les points noirs et microkystes. Les deux peuvent coexister.
Quels cosmétiques utiliser avec une rosacée ?
Produits doux, sans parfum ni alcool, sans menthol ni camphre. Nettoyage à l’eau tiède avec un syndet doux. Crème hydratante légère non comédogène. Photoprotection SPF 50+ avec filtres minéraux. Éviter gommages, masques argileux, acides de fruits et rétinol — ils irritent la peau des rosacéens.
L’alimentation influence-t-elle la rosacée ?
Oui. Les principaux déclenchants alimentaires : alcool, boissons chaudes, épices, aliments piquants, chocolat, fromages fermentés, tomates, agrumes. Tenir un journal alimentaire aide à identifier ses propres déclenchants. Astuce : sucer un glaçon dès le début d’une bouffée vasomotrice peut l’atténuer.
La rosacée est-elle aggravée par la ménopause ?
Oui, fréquemment. Les bouffées de chaleur de la ménopause peuvent aggraver le flushing de la rosacée. Le traitement hormonal substitutif peut améliorer les bouffées de chaleur, mais son impact sur la rosacée est variable selon les patientes. Un avis dermatologique et gynécologique combiné est souvent utile.
Le laser est-il douloureux pour traiter la couperose ?
Le laser vasculaire est généralement bien toléré — picotements ou chaleur pendant la séance. Rougeurs et légères ecchymoses normales dans les 24–48 h suivant la séance. 2 à 4 séances en général, l’amélioration finale s’évalue 4 à 6 semaines après la dernière séance.
Téléchargez le guide complet
COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Botox® (toxine botulique) : injections anti-rides, indications et effets secondaires
Le Botox® est le nom commercial le plus connu d’un traitement par injection de toxine botulique de type A, une protéine purifiée dérivée de la bactérie Clostridium botulinum.
Utilisée à des doses infimes et localisées, elle provoque une paralysie musculaire temporaire et réversible permettant d’effacer les rides d’expression, de remonter l’arcade sourcilière et de traiter certaines pathologies médicales comme la transpiration excessive.
Le terme « botox » est passé dans le langage courant pour désigner toute injection de toxine botulique, quelle que soit la marque commerciale utilisée (Vistabel®, Azzalure®, Dysport®, Bocouture®).
Son niveau de sécurité est élevé lorsque l’injection est réalisée par un médecin formé : les doses utilisées en esthétique sont 1000 fois inférieures aux doses responsables de botulisme alimentaire.
L’effet est temporaire (3 à 6 mois), ce qui en fait un traitement dont les résultats sont ajustables et réversibles.
Injection de toxine botulique pour le traitement des rides d’expression
Clostridium botulinum produit huit toxines sérologiquement distinctes (A à H). Seule la toxine de type A est utilisée en médecine esthétique et thérapeutique.
Mécanisme d’action au niveau de la jonction neuromusculaire :
– La toxine est captée par les terminaisons nerveuses motrices du muscle injecté,
– elle clive irréversiblement les protéines SNARE (SNAP-25 notamment), empêchant la fusion des vésicules synaptiques avec la membrane présynaptique,
– la libération d’acétylcholine dans la fente synaptique est ainsi bloquée,
– le muscle se retrouve dans l’impossibilité de se contracter : paralysie flaccide localisée,
– la récupération musculaire survient spontanément par bourgeonnement de nouvelles jonctions neuromusculaires en 3 à 6 mois.
Conséquences pratiques :
– L’effet débute 48 à 72 heures après l’injection,
– il est complet à 10 à 15 jours (ne pas juger le résultat avant ce délai),
– il dure 3 à 6 mois en moyenne (jusqu’à 12 mois après plusieurs années de traitement régulier, les muscles s’atrophiant progressivement),
– l’intervalle entre deux séances ne doit pas être inférieur à 3 mois pour éviter une résistance immunologique (effet vaccin avec production d’anticorps neutralisants).
Indications esthétiques fréquemment pratiquées hors AMM :
– Remontée de l’arcade sourcilière (chemical brow lift),
– rides du lapin (faces latérales du nez),
– pli d’amertume (muscle dépresseur de l’angle de la bouche),
– affinement du bas du visage (réduction du muscle masséter hypertrophié),
– rides du menton (muscle mentonnier),
– necklace lines (rides horizontales du cou),
– lip flip (légère éversion de la lèvre supérieure),
– cordons du platysma (bandes verticales du cou).
Indications médicales thérapeutiques :
– Hyperhidrose axillaire (transpiration excessive des aisselles) : remboursée par l’Assurance Maladie dans certaines conditions,
– bruxisme (serrement des dents nocturne, injection dans les masséters),
– migraines chroniques (protocole Botox ONABOTOX),
– spasticité musculaire neurologique,
– strabisme, blépharospasme, hémispasme facial,
– hyperactivité vésicale.
Anatomie des rides d’expression : comprendre avant d’injecter
Les rides d’expression résultent de la contraction répétée des muscles mimiques sur la peau sus-jacente. La compréhension de la balance musculaire faciale est fondamentale pour obtenir un résultat naturel :
Muscles du front :
– Frontal : muscle élévateur du sourcil, responsable des rides horizontales du front,
– Procerus : muscle abaisseur de la glabelle, responsable de la ride horizontale à la racine du nez,
– Corrugators supercilii : muscles fronceurs responsables des rides verticales du lion,
– Orbiculaire : muscle abaisseur et rétracteur du sourcil, responsable des pattes d’oie.
En affaiblissant sélectivement ces muscles antagonistes, le praticien peut à la fois effacer les rides et moduler la position du sourcil (élévation ou abaissement selon les zones injectées).
C’est ce jeu sur les balances musculaires qui permet d’éviter les fronts figés et sans expression, défaut des premières années d’utilisation de la toxine.
Protocole d’injection classique :
– Rides du lion : 5 points (1 pour le procerus, 4 pour les corrugators au bord interne de l’orbite),
– rides du front : 4 points à la partie haute du front, en épargnant les fibres sus-sourcilières pour éviter la ptose,
– pattes d’oie : 2 à 3 points très superficiels en dehors de l’orbite,
– un point à la queue du sourcil chez la femme pour un effet de légère élévation du regard (tail lift).
Les différents produits de toxine botulique : Botox, Vistabel, Azzalure, Dysport
Tous ces produits contiennent de la toxine botulique de type A mais diffèrent par leur procédé de fabrication, leurs protéines accessoires et leur système d’unités propre (les unités ne sont pas interchangeables entre les marques) :
– Botox® / Vistabel® (Allergan) : Botox® 100 unités Allergan pour les indications médicales ; Vistabel® 50 unités Allergan pour les indications esthétiques, AMM française 2003,
– Dysport® / Azzalure® (Ipsen / Galderma) : toxine de type A de fabrication différente, dosée en unités Speywood. Dysport® 500U pour les indications médicales ; Azzalure® 125U pour les indications esthétiques. Plusieurs études suggèrent une diffusion légèrement supérieure et une efficacité un peu prolongée,
– Bocouture® / Xeomin® (Merz) : toxine purifiée sans protéines complexantes, réduisant théoriquement le risque de production d’anticorps neutralisants. Efficacité équivalente au Vistabel®.
Ces produits sont-ils équivalents ?
Oui dans leur principe d’action et leur sécurité. Une légère supériorité du Dysport®/Azzalure® dans certaines indications (muscles épais et puissants, notamment chez l’homme) est rapportée dans la littérature et par de nombreux praticiens. Le choix dépend de l’expérience du médecin et du profil du patient.
Méfiance absolue envers les produits vendus sur internet : de fausses toxines ou des produits fabriqués sans contrôle (notamment en provenance d’Asie) circulent et peuvent être dangereuses.
Contre-indications
Contre-indications absolues :
– Grossesse et allaitement,
– myasthénie et autres maladies de la jonction neuromusculaire (syndrome de Lambert-Eaton, sclérose latérale amyotrophique),
– hypersensibilité connue à la toxine botulique ou aux excipients,
– infection ou inflammation active au site d’injection,
– enfant de moins de 18 ans pour les indications esthétiques.
Contre-indications relatives :
– Troubles sévères de la coagulation ou traitement anticoagulant,
– antécédents de dysphagie ou de fausses routes (pour les injections cervicales),
– maladies auto-immunes évolutives.
Associations médicamenteuses déconseillées :
– Aminosides (gentamicine, tobramycine) : potentialisent l’effet de la toxine botulique par inhibition complémentaire de la transmission neuromusculaire. Attendre la fin du traitement antibiotique avant l’injection,
– tétracyclines et quinolones : interaction moindre mais à signaler au médecin,
– aspirine et AINS : augmentent le risque d’hématome. Arrêter 8 jours avant et 8 jours après l’injection.
Comment se déroule une séance d’injection de botox ?
Première consultation (distincte de la séance d’injection) :
– Analyse de la dynamique musculaire faciale en contraction et au repos,
– identification des asymétries préexistantes (photographies en statique et en dynamique),
– information complète sur les effets attendus, les effets indésirables et les alternatives,
– remise d’un consentement éclairé signé et d’un devis.
Jour de l’injection :
– Aucune anesthésie locale nécessaire : les aiguilles utilisées sont très fines (30 à 32 G),
– repérage des points d’injection au crayon dermographique,
– injection de micro-quantités de toxine dans chaque point musculaire cible,
– durée de la séance : 15 à 30 minutes,
– venir sans maquillage (ou le retirer avant la séance).
Suites immédiates :
– Petites rougeurs et gonflements ponctuels au niveau des points d’injection : régressent en quelques heures,
– hématomes possibles, disparaissant en 5 à 10 jours,
– ne pas masser les zones injectées pendant 12 à 24 heures,
– ne pas s’allonger pendant 4 heures après l’injection (risque de migration du produit),
– éviter le sport intensif, le sauna, le hammam et l’exposition à la chaleur dans les 24 heures,
– en revanche : contracter activement les muscles traités dans les heures suivant l’injection (froncer les sourcils, faire la moue) pour favoriser la captation de la toxine par les terminaisons nerveuses.
Effets indésirables et complications
Effets fréquents et transitoires :
– Hématomes aux points d’injection (1 patient sur 4 environ),
– maux de tête dans les 24 à 48 heures,
– sensation de lourdeur du front ou des sourcils (2 à 3 semaines, régressive),
– légère asymétrie transitoire le temps que l’effet s’installe uniformément.
Complications plus rares mais à connaître :
– Ptose palpébrale (chute de la paupière supérieure) : due à la diffusion accidentelle de la toxine vers le muscle releveur de la paupière. Réversible en 4 à 8 semaines. Peut être atténuée par des collyres alpha-adrénergiques (apraclonidine) qui contractent le muscle de Müller,
– Chute du sourcil : due à un affaiblissement excessif du muscle frontal sans compensation suffisante des muscles abaisseurs. Aspect de « sourcil en accent grave » ou ptose frontale,
– Effet Méphisto : remontée excessive et pointue des queues de sourcils par déséquilibre de la balance musculaire,
– asymétrie du sourire : diffusion vers les muscles de la joue ou de la lèvre supérieure,
– troubles de l’accommodation ou sécheresse oculaire : rarissimes,
– aucun cas de toxicité systémique rapporté aux doses esthétiques.
Sur la question de la sécurité systémique :
Les doses utilisées en esthétique (20 à 50 unités Allergan par séance) sont au moins 1000 fois inférieures aux doses responsables de botulisme. La marge de sécurité de la toxine botulique en esthétique est bien supérieure à celle de l’aspirine, par exemple.
Botox et acide hyaluronique : une association synergique
La toxine botulique et les injections d’acide hyaluronique sont souvent complémentaires et synergiques :
– le botox relâche les muscles responsables des rides dynamiques (rides d’expression),
– l’acide hyaluronique comble les rides statiques profondes (rides présentes au repos, non créées par les muscles),
– leur association prolonge mutuellement leur durée d’efficacité : la toxine réduit la sollicitation mécanique du filler, et le filler complète ce que la toxine ne peut pas corriger seule.
La séquence recommandée : injecter la toxine botulique en premier, attendre 2 à 3 semaines (effet maximal installé), puis injecter l’acide hyaluronique.
Rythme des injections et coût
– Première année : 2 à 3 séances espacées de 4 à 6 mois,
– années suivantes : 1 à 2 séances par an suffisent, les muscles s’atrophiant progressivement et les effets se prolongeant,
– ne jamais rapprocher deux séances à moins de 3 mois (risque de résistance immunologique),
– coût moyen : 300 à 500 € par séance selon les zones traitées et le praticien,
– non remboursé par l’Assurance Maladie pour les indications esthétiques (remboursement possible pour l’hyperhidrose axillaire sévère et les indications neurologiques).
Questions fréquentes sur le botox
Le botox peut-il donner un visage figé et sans expression ?
Le visage figé est un défaut des premières années de pratique lié à des doses excessives et un manque de subtilité dans la balance musculaire. La tendance actuelle est d’utiliser des doses plus faibles, injectées plus précisément, pour conserver l’expressivité du visage tout en atténuant les rides. Un praticien expérimenté obtient un résultat naturel, l’entourage remarquant que le patient a l’air reposé et détendu sans pouvoir identifier ce qui a changé.
Le botox est-il douloureux ?
Les injections sont réalisées avec des aiguilles très fines (30-32 G), rendant la douleur minime à modérée selon les zones et la sensibilité du patient. Aucune anesthésie locale n’est nécessaire en règle générale. La zone de la patte d’oie est généralement moins douloureuse que le front.
À quel âge peut-on commencer le botox préventif ?
Il n’existe pas d’âge légal minimum (sauf < 18 ans, contre-indiqué). En pratique, certains patients débutent dès 25-30 ans à visée préventive, avant que les rides ne soient installées au repos. Le traitement préventif précoce est scientifiquement cohérent : en limitant les contractions répétées, il réduit l’approfondissement des rides d’expression au fil du temps.
Le botox peut-il être utilisé pour la transpiration excessive ?
Oui. L’injection de toxine botulique dans le derme des aisselles bloque la sécrétion des glandes sudoripares eccrines par inhibition de la libération d’acétylcholine au niveau de la jonction neuro-glandulaire. L’efficacité est de 80 à 95 % avec une durée d’action de 6 à 9 mois. Cette indication est partiellement remboursée par l’Assurance Maladie en cas d’hyperhidrose axillaire primaire sévère résistante aux antiperspirants.
Le médecin dispose de nombreuses options de traitement de la rosacée :
crèmes (Acide azélaïque, métronidazole, vitamine A acide ), antibiotiques, cosmétiques, médicaments diminuant les poussées de rougeur (Clonidine » hors sécu « ), voire vitamine A acide (Contracne ®, Curacne ®, Procuta ®, Roaccutane ®) par voie générale dans les poussées très importantes ; coagulation des vaisseaux à l électricité, au laser vasculaire (laser couperose) ou à la lampe-flash.
Téléchargez le guide complet
COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Revue Cochrane de la prise en charge de la #rosacee (https://www.dermatonet.com/fiche-dermatonet-rosacee.htm) en septembre 2015 : http://onlinelibrary.wiley.com/resolve
Tout d’abord on peut par des moyens simples limiter les désagréments de la rosacee :
Evitez le soleil
Sucer un glaçon ou boire un verre d’eau tres froide en cas de poussée de rougeurs du visage aide à réduire et à faire régresser cette poussée congestive, encore appelée « flush ».
Traitements locaux de la rosacée et de la couperose
Les crèmes à la vitamine A acide sont parfois proposées dans le traitement de la rosacée et dans le traitement de la couperose, notamment chez l’homme et en cas de peau grasse. Ces produits sont irritants. Mettez-en très peu lors des applications (ceci ne diminue pas leur efficacité) et espacez les applications en cas dirritation. Ils nécessitent une contraception chez les femmes
Acide azélaique (Finacea®). L’acide azélaique a longtemps été utilisé dans l’acné et peut etre proposé dans le traitement de la couperose et de la rosacée
Le métronidazole est fréquemment utilisé dans le traitement de la couperose et de la rosacée. Il existe en gel (plutot réservé à l’homme et aux personnes ayant la peau grasse), en crème et en émulsion. Le métronidazole est souvent appliqué l’hiver matin et soir, sur toute la surface à traiter, après la toilette du visage. La zone traitée par le métronidazole ne doit pas être exposée au soleil et aux UV, on recommande donc généralement de ne pas appliquer le metronidazole le matin durant la période ensoleillée.
Depuis 2015, l’ivermectine en creme est disponible pour traiter la rosacée. Elle a pour nom Soolantra ®, s’applique une fois par jour et elle est non remboursée
SOOLANTRA 10 mg/g crème – nouveau traitement topique de la rosacée, à base d'ivermectine, non rembours, prix indic 19-25€,1 application /j
Les cyclines sont des antibiotiques prescrits le plus souvent durant deux à trois mois. Il est souvent préférable de les prendre durant le repas du soir avec un grand verre deau. Ils contre-indiquent le soleil (on prescrit donc préférentiellement les cyclines en dehors de la période ensoleillée) et nécessitent une contraception chez les femmes.
Rosacée : cyclines à 40 mg mieux tolérées qu'à 100 et aussi efficaces : http://t.co/axZz5y2s
nécessite une contraception obligatoire, éviter le soleil, les antibiotiques par voie générale et de donner son sang.
Clonidine ( » Hors sécu « ) : elle est utilisée dans le traitement de la rosacée à faible dose (1/4 à ¾ de cp) mais doit lêtre sous surveillance médicale, en particulier tensionnelle et il faut bien avertir son médecin de la prise de médicaments en même temps; La clonidine peut surtout avoir un intérêt dans le traitement de la rosacée avec nombreuses bouffées de rougeurs du visage voire dans la rosacée accompagnée de migraines.
Ultra sons
Depuis peu, les ultra sons à double fréquence semblent apporter un effet sur les rougeurs de la couperose. Une étude de 2018 est encourageante et en appelle d’autres
Téléchargez le guide complet
COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les vergetures (ou stries atrophicantes en terminologie dermatologique) sont des lésions cutanées linéaires résultant d’une rupture des fibres de collagène et d’élastine dans le derme profond. Elles surviennent lorsque la peau subit un étirement trop rapide dépassant sa capacité d’adaptation, souvent dans un contexte d’élévation du cortisol. Bien que bénignes, elles représentent une préoccupation esthétique majeure pour de nombreux patients, femmes comme hommes.
Téléchargez le guide complet
VERGETURES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le derme contient un réseau dense de fibres collagènes et de fibres élastiques qui confèrent à la peau son élasticité et sa résistance mécanique aux étirements. Lorsque cet étirement dépasse les capacités de réorganisation du tissu conjonctif, les fibres se rompent et laissent des stries permanentes.
Deux mécanismes principaux favorisent cette rupture :
1. Un étirement cutané excessif et rapide
La vitesse de distension est aussi déterminante que son amplitude. Une prise de volume progressive donne le temps aux fibres de se réorganiser ; une expansion rapide ne le permet pas.
Les situations les plus à risque sont :
La grossesse (distension de l’abdomen et des seins, aggravée par une prise de poids rapide) ;
L’adolescence (poussée de croissance en hauteur, développement pubertaire) ;
Une prise de poids rapide quelle qu’en soit la cause ;
La musculation intensive, notamment au niveau des épaules, biceps et cuisses.
Les hommes sont également concernés — ici liées à la musculation
2. Un taux de cortisol élevé
Le cortisol inhibe la synthèse des fibres collagènes et fragilise le derme, rendant la peau plus vulnérable à la rupture même pour des étirements modérés. Ce mécanisme est en jeu dans plusieurs contextes :
Excès de cortisol systémique : syndrome de Cushing (hypercortisolisme endogène), corticothérapie orale prolongée ;
Excès de cortisol cutané local : application prolongée et répétée de crèmes à la cortisone, surtout sous occlusion ou sur des zones de plis.
En cas d’apparition de vergetures en dehors des périodes classiques (grossesse, adolescence, sport), il est recommandé de consulter un médecin pour éliminer une cause hormonale ou iatrogène.
Comment reconnaître les vergetures ?
Vergetures récentes au stade rouge rosé — stade le plus favorable au traitement Vergetures anciennes nacrées sur peau pigmentée
Les vergetures se présentent comme des dépressions linéaires ou en zébrures, à surface lisse ou plissée, d’aspect atrophique (la peau paraît plus fine et légèrement enfoncée) et de consistance molle. Elles sont généralement orientées perpendiculairement aux lignes de tension cutanée.
Leur évolution suit trois stades colorimétiques :
Stade inflammatoire (vergetures récentes) : couleur violacée à rouge rosée, légèrement surélevée, parfois prurigineuse. C’est le stade le plus favorable à la prise en charge thérapeutique.
Stade intermédiaire : la couleur s’atténue et vire au rose pâle, la lésion s’aplatit.
Stade séquellaire (vergetures anciennes) : aspect blanc nacré ou argenté, déprimé, atrophique. À ce stade, les traitements sont moins efficaces.
Localisations préférentielles : les zones soumises à la plus forte distension — abdomen, hanches, fesses, seins, cuisses internes, flancs et épaules (chez les sportifs).
Peut-on prévenir les vergetures ?
La prévention repose sur la limitation des facteurs de tension cutanée et l’entretien de l’élasticité de la peau :
Éviter les prises ou pertes de poids trop rapides ;
Contrôler la progression de l’entraînement musculaire ;
Maintenir une bonne hydratation cutanée, surtout pendant la grossesse et l’adolescence ;
Éviter l’application de dermocorticoïdes sur les zones à risque sans avis médical.
Les vergetures sont assimilables à des cicatrices dermiques : leur disparition complète est très difficile, voire impossible. L’objectif réaliste est leur atténuation significative. Les résultats sont toujours meilleurs lorsque la prise en charge est précoce, au stade rouge rosé.
Crèmes et massages
De nombreuses crèmes anti-vergetures existent sur le marché, enrichies en vitamine A, vitamine E, silicium, acide hyaluronique ou extraits végétaux. Leurs bénéfices tiennent davantage à leur pouvoir émollient et hydratant qu’à une action spécifique sur les fibres dermiques.
Le massage quotidien — 5 à 10 minutes par jour en pétrissant doucement la peau sans douleur — est aussi efficace qu’une crème anti-vergetures coûteuse. Il stimule la microcirculation locale et favorise la synthèse et l’organisation des fibres de collagène. Une simple crème hydratante suffit comme support de massage.
Exfoliation, microdermabrasion et microaiguilles (roller)
Ces techniques agissent selon deux mécanismes complémentaires :
Exfoliation des couches superficielles de la peau (peelings chimiques, microdermabrasion) pour lisser la surface et améliorer l’aspect visuel ;
Stimulation de la néocollagénèse par micro-traumatismes contrôlés (roller à microaiguilles ou dermapen) déclenchant la cascade de réparation tissulaire.
Ces traitements nécessitent plusieurs séances et sont plus efficaces sur les vergetures récentes.
Lasers anti-vergetures
Plusieurs types de lasers anti-vergetures permettent d’obtenir une atténuation notable :
Laser vasculaire (colorant pulsé, KTP) : agit sur la composante rouge des vergetures récentes en ciblant l’hémoglobine ;
Laser fractionné ablatif (CO₂ ou Erbium) : vaporise des micro-colonnes de tissu pour stimuler une réparation dermique en profondeur ;
Laser fractionné non ablatif (1540 nm, 1550 nm) : chauffe le derme sans détruire l’épiderme, avec une récupération plus rapide.
Plusieurs séances sont nécessaires. Le résultat est d’autant meilleur que les vergetures sont récentes et sur phototype clair.
Chirurgie
L’abdominoplastie (plastie abdominale) est une option chirurgicale permettant d’exciser la zone de peau vergeturée lorsqu’elle est localisée sous l’ombilic, en retendant le tissu restant. Elle s’adresse aux patientes présentant un excès cutané associé (post-grossesse, post-amaigrissement) et ne visant pas uniquement la correction des vergetures.
Les vergetures disparaissent-elles après la grossesse ?
Elles ne disparaissent pas spontanément après l’accouchement mais s’atténuent naturellement : les vergetures rouges évoluent vers le blanc nacré en quelques mois. Une prise en charge précoce pendant la grossesse (massages, hydratation) et juste après l’accouchement (laser, microaiguilles) améliore significativement les résultats.
Les hommes peuvent-ils avoir des vergetures ?
Oui. Les hommes développent fréquemment des vergetures dans le contexte de la musculation intensive (épaules, pectoraux, biceps) ou lors d’une prise de poids rapide. Les mécanismes et traitements sont identiques à ceux de la femme.
À quel stade faut-il traiter les vergetures ?
Le plus tôt possible. Le stade rouge rosé (vergetures récentes, inflammatoires) répond bien aux lasers vasculaires, aux microaiguilles et aux peelings. Les vergetures nacrées anciennes sont beaucoup plus résistantes aux traitements et nécessitent des techniques plus agressives pour un résultat partiel.
Les crèmes anti-vergetures sont-elles efficaces ?
Leur efficacité spécifique n’est pas démontrée à ce jour par des études cliniques de haut niveau. Leur bénéfice est principalement lié à l’hydratation cutanée et au massage qu’elles accompagnent, plutôt qu’à leurs ingrédients actifs propres. Une crème hydratante classique, correctement appliquée en massage, donne des résultats comparables.
Téléchargez le guide complet
VERGETURES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Masque de grossesse (mélasma) : causes, traitements et protection solaire
Le masque de grossesse, appelé mélasma ou chloasma en termes médicaux, est une hyperpigmentation acquise du visage touchant les zones exposées au soleil — joues, front, tempes, lèvre supérieure. Il concerne 90 % des femmes, principalement pendant la grossesse ou sous contraception hormonale, mais aussi chez l’homme dans 10 % des cas. Bénin mais souvent mal vécu, il est l’une des premières causes de consultation dermatologique pour taches brunes du visage.
Sa prise en charge est longue et exige de la rigueur — les résultats des traitements sont rapidement perdus sans protection solaire quotidienne stricte.
Téléchargez le guide complet
TACHES BRUNES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Le mélasma résulte d’une stimulation excessive des mélanocytes — les cellules productrices de mélanine dans l’épiderme. Trois facteurs interagissent :
Les hormones féminines — œstrogènes et progestérone stimulent directement les mélanocytes. C’est pourquoi le mélasma apparaît lors de la grossesse (dès le 2e trimestre dans 50 à 70 % des grossesses), sous pilule contraceptive (œstroprogestatifs surtout), sous traitement hormonal de la ménopause, et plus rarement sous stérilet hormonal. Il peut régresser à l’arrêt de la contraception ou après l’accouchement — mais la pigmentation persiste souvent plusieurs années.
Le soleil — facteur aggravant indispensable : les UV stimulent les mélanocytes et aggravent dramatiquement le mélasma. Sans exposition solaire, le mélasma ne se développe quasiment pas. C’est pourquoi la protection solaire est le seul traitement véritablement indispensable — elle conditionne l’efficacité de tous les autres.
La prédisposition génétique : le mélasma est beaucoup plus fréquent chez les phototypes intermédiaires (peaux méditerranéennes, nord-africaines, asiatiques, latino-américaines) que chez les peaux très claires ou très foncées. Les antécédents familiaux de mélasma constituent un facteur de risque significatif.
Les trois types de mélasma — et pourquoi cela change le pronostic
L’examen à la lampe de Wood (lumière ultraviolette) permet de distinguer trois types de mélasma, de pronostic très différent :
Mélasma épidermique (70 % des cas) : la pigmentation est superficielle dans l’épiderme. Elle se renforce nettement à la lampe de Wood — signe d’un bon pronostic thérapeutique. Les crèmes dépigmentantes et les peelings donnent les meilleurs résultats sur cette forme. C’est la forme la plus accessible aux traitements topiques.
Mélasma dermique (10 % des cas) : la mélanine est déposée dans le derme profond. Elle s’atténue à la lampe de Wood. Cette forme est de pronostic plus réservé — les crèmes topiques ont peu d’effet sur une pigmentation dermique. Les traitements par laser fractionné ou peeling profond peuvent être discutés, mais avec prudence (risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire).
Mélasma mixte (20 % des cas) : atteinte épidermique et dermique combinées. Réponse partielle aux traitements topiques, nécessitant une stratégie multimodale.
💡 La lampe de Wood est utilisée en consultation dermatologique — cet examen simple et indolore guide le choix du traitement et permet d’évaluer le pronostic dès la première consultation.
Diagnostic différentiel — ne pas confondre avec
Toutes les taches brunes du visage ne sont pas un mélasma. Avant de traiter, le dermatologue élimine :
Le lentigo solaire (« tache de vieillesse ») : taches brun-beige bien délimitées, arrondies, sur les zones exposées chez les adultes de plus de 40 ans. Pas de lien hormonal. Répondent bien au laser Q-switched ou à la cryothérapie.
L’hyperpigmentation post-inflammatoire (HPi) : taches brunes apparaissant après une inflammation cutanée (acné, eczéma, frottement). Localisées sur les zones de l’inflammation antérieure. Régressent spontanément en plusieurs mois si on évite les récidives inflammatoires.
Le lentigo actinique évolué : chez les sujets à haut risque (phototype clair, exposition solaire chronique importante), certaines taches doivent faire l’objet d’un examen dermoscopique pour éliminer une lésion pré-cancéreuse (kératose séborrhéique, lentigo malin).
Les éphélides (taches de rousseur) : petites taches brun clair symétriques, présentes dès l’enfance, qui s’accentuent au soleil et s’atténuent en hiver. Liées au phototype clair, sans mécanisme hormonal.
Traitements du masque de grossesse
Aucun traitement n’est curatif sans protection solaire stricte — c’est le prérequis absolu. L’Association américaine de Dermatologie (AAD) reconnaît trois traitements de première intention, utilisables seuls ou en combinaison.
Crèmes et préparations dépigmentantes
Les crèmes en vente libre contenant de la vitamine C, de l’acide kojique, de la niacinamide ou de l’arbutine ont une efficacité modeste sur les formes légères. Elles représentent un bon traitement d’entretien mais sont insuffisantes seules pour les formes modérées à sévères.
Les dermatologues utilisent des préparations magistrales — formulations sur mesure combinant plusieurs principes actifs :
La triple association (hydroquinone 4 % + trétinoïne 0,05 % + fluocinolone acétonide 0,01 %) est la référence mondiale avec les meilleures preuves d’efficacité — amélioration notable en 8 semaines dans la majorité des études. L’hydroquinone inhibe directement la tyrosinase (enzyme clé de la mélanogenèse), la trétinoïne accélère le renouvellement cellulaire et potentialise la dépigmentation, la faible dose de corticoïde réduit l’inflammation induite. Elle est prescrite en cure de 3 à 6 mois maximum, avec surveillance médicale, en raison du risque d’ocronose (tache bleue-grise paradoxale) en cas d’utilisation prolongée sans suivi.
Peelings dépigmentants
Les peelings chimiques superficiels à moyens (acide glycolique, acide trichloroacétique, acide mandélique) améliorent le mélasma épidermique en accélérant le renouvellement cellulaire et en diminuant la charge en mélanine. Le peeling Dermamelan® (acide kojique, phytic acid, acide ascorbique, rétinol) est une procédure de cabinets dermatologiques avec un protocole d’entretien à domicile — efficace sur les formes modérées à sévères avec un profil de sécurité satisfaisant sur les phototypes intermédiaires.
Précaution importante : tout peeling sur un mélasma actif doit être suivi d’une protection solaire SPF 50 rigoureuse — l’inflammation post-peeling peut paradoxalement aggraver la pigmentation si la peau est exposée au soleil.
Traitements laser
Le laser est l’option la plus discutée et la plus délicate dans le mélasma. Contrairement aux lentigos solaires, le mélasma répond mal et de façon imprévisible aux lasers — le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire est élevé, particulièrement sur les phototypes foncés.
Les lasers les moins agressifs sont préférés : laser Q-switched Nd:YAG en mode low fluence (toning laser), laser fractionné non ablatif (1550 nm, 1927 nm) à basse énergie. Ces approches donnent des résultats variables — amélioration partielle dans 50 à 70 % des cas, rechute fréquente à l’exposition solaire. Le laser n’est jamais proposé seul mais en complément d’un traitement topique et d’une protection solaire.
Acide tranexamique — la nouveauté thérapeutique
L’acide tranexamique est un médicament antifibrinolytique utilisé historiquement dans les syndromes hémorragiques. Son utilisation dans le mélasma est hors AMM mais repose sur des données croissantes et convaincantes.
Son mécanisme dans le mélasma : il inhibe l’interaction entre les kératinocytes et les mélanocytes via la voie des plasminogènes, et réduit la production de prostaglandines (PGE2) qui stimulent la mélanogenèse. Il agit donc sur le mélasma par un mécanisme radicalement différent de l’hydroquinone.
Par voie orale (250 mg × 2/j pendant 3 mois) : une revue de la littérature (PubMed 2018) est en faveur de son efficacité, notamment en cas d’échec ou d’intolérance à l’hydroquinone. Il est généralement bien toléré. Contre-indications à respecter : antécédents de thrombose, troubles de la coagulation.
Par voie topique (solution à 5 %) : une étude de 2019 montre une efficacité comparable à l’hydroquinone à 3 % — avec un profil de tolérance supérieur et sans risque d’ocronose. Des formulations topiques à l’acide tranexamique sont désormais disponibles en pharmacie et constituent une alternative intéressante pour les patientes ne souhaitant pas recourir à l’hydroquinone.
Protection solaire — la clé de tout traitement
La protection solaire n’est pas un traitement d’appoint — c’est la condition sine qua non de l’efficacité de tous les autres traitements. Sans elle, le bénéfice de n’importe quelle crème dépigmentante, peeling ou laser est perdu en quelques jours d’exposition.
Les recommandations pratiques : crème solaire SPF 50+ à filtre minéral (oxyde de zinc, dioxyde de titane) appliquée toutes les 2 heures lors des expositions, même par temps nuageux. Les filtres minéraux sont préférés aux filtres chimiques car ils bloquent aussi les infrarouges et la lumière visible — qui activent également les mélanocytes. Port d’un chapeau à larges bords en été. Éviter l’exposition entre 11h et 16h.
La protection solaire doit être maintenue toute l’année, même en hiver — la lumière du jour suffit à entretenir le mélasma chez les sujets prédisposés. Le traitement d’entretien par préparations magistrales 2 à 3 fois par semaine sous surveillance médicale est recommandé après la phase de traitement initial.
Questions fréquentes
Le masque de grossesse disparaît-il après l’accouchement ?
Partiellement et progressivement — chez environ 50 % des femmes, le mélasma s’améliore spontanément dans les mois suivant l’accouchement avec une protection solaire stricte. Chez l’autre moitié, les taches persistent et nécessitent un traitement actif. L’allaitement retarde la régression car il maintient un certain niveau d’hormones. La pilule contraceptive après l’accouchement peut entretenir ou aggraver le mélasma — discuter avec le médecin d’une contraception non hormonale ou d’un progestatif seul.
Les crèmes anti-taches du commerce sont-elles efficaces sur le masque de grossesse ?
Sur les formes légères, certaines crèmes contenant de la vitamine C (ascorbyl glucoside, acide ascorbique à 10-15 %), de la niacinamide à 5-10 % ou de l’acide kojique donnent une amélioration modeste après 3 à 6 mois. Pour les formes modérées à sévères — qui représentent la majorité des consultations — les crèmes de grande distribution sont insuffisantes. Les préparations magistrales avec hydroquinone et trétinoïne prescrites par le dermatologue sont 3 à 5 fois plus efficaces.
La pilule contraceptive aggrave-t-elle toujours le masque de grossesse ?
Non — le risque est variable selon le type de contraceptif. Les pilules œstroprogestatives combinées (contenant des œstrogènes) sont les plus à risque. Les pilules microprogestatives (progestatif seul, sans œstrogène) et le stérilet hormonal sont moins impliqués mais peuvent malgré tout parfois aggraver le mélasma. Les méthodes non hormonales (stérilet cuivre, préservatif) n’ont pas d’effet sur le mélasma.
Le laser est-il le meilleur traitement du mélasma ?
Non — contrairement aux idées reçues et à la publicité des cliniques esthétiques, le laser n’est pas le traitement de première intention du mélasma. Le risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire après laser est élevé sur les phototypes intermédiaires et foncés, et les rechutes sont fréquentes. Les traitements topiques (préparations magistrales, acide tranexamique) associés à une protection solaire stricte sont plus sûrs et souvent aussi efficaces sur les formes épidermiques.
Le mélasma peut-il toucher les hommes ?
Oui — 10 % des mélasmas touchent des hommes. Chez l’homme, il n’y a pas de facteur hormonal évident mais le soleil et la prédisposition génétique (phototype intermédiaire, antécédents familiaux) sont les facteurs principaux. Le traitement est identique à celui de la femme. L’hydroquinone et la trétinoïne peuvent être utilisées sans restriction.
Téléchargez le guide complet
TACHES BRUNES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
L’acro cyanose est un trouble vasculaire des extrémités, bénin.
C’est un des acrosyndromes vasculaires les plus fréquents.
Diagostic
Concerne la femme ++ surtout, classiquement maigre
Cyanose (aspect froid et bleu violacé) des extrémités (mains et pieds), plus rarement du nez et des oreilles. Elle est indolore, majorée au froid et sans variation positionnelle. La peau est froide et bleue violacée de manière homogène, et parfois moite (mains moites) un aspect infiltré, oedemateux et « élastique » (aspect « matelassé en coton »), particulièrement à la racine des doigts. Elle peut parfois remonter jusqu’au poignet, où sa limitation est souvent nette. Le temps de recoloration après compression pulpaire est très lent.
En cas de doute : début à un âge tardif, unilatéral, chez un homme, une évolution par poussée ou encore des signes de sclérodermie, de vascularite… il faut faire un bilan à la recherche d’un cause
Traitement
Se protéger contre le froid
Eviter tant le froid ambiant que le contact direct avec le froid (gants, vêtements chauds).
Eviter l’amaigrissement
Un amagrissement récent est souvent un facteur déclencheur
Eviter le tabac
Eviter les traumatismes des doigts
Eviter les médicaments aggravants
Il s’agit notamment des vasoconstricteurs généraux (bêtabloquants, dérivés de l’ergot de seigle), ou locaux (vasoconstricteurs nasaux).
Hydratation de la peau : comment bien hydrater selon son type de peau
La peau perd naturellement de l’eau par évaporation — c’est la perte insensible en eau (PIE). Cette déshydratation s’aggrave avec l’âge, le froid, le chauffage, certains traitements dermatologiques (rétinoïdes, peroxyde de benzoyle) et les maladies de peau comme l’eczéma. Bien hydrater sa peau, c’est avant tout renforcer la barrière cutanée pour limiter cette perte en eau — pas seulement appliquer une crème.
La couche la plus superficielle de la peau, la couche cornée, fonctionne comme un mur de briques et de mortier : les cellules mortes (cornéocytes) sont les briques, et les lipides intercellulaires — céramides, acides gras libres, cholestérol — sont le mortier. Quand ce ciment lipidique est altéré (par des savons agressifs, l’eau chaude, l’hiver, l’âge), la barrière se perce et l’eau s’échappe en excès.
Résultat : peau tiraillée, rugueuse, squameuse, sensible et réactive. Chez les personnes atopiques, une barrière déficiente favorise l’entrée des allergènes et entretient le cercle vicieux de l’eczéma.
Les 3 familles d’actifs hydratants
Famille
Mécanisme
Exemples d’ingrédients
Pour qui ?
Occlusifs
Forment un film imperméable sur la peau qui bloque l’évaporation de l’eau
Peaux très sèches, eczéma, mains abîmées — texture grasse
Humectants
Captent et retiennent l’eau dans la couche cornée (hygroscopiques)
Glycérine, urée, acide hyaluronique, acide lactique, panthénol, aloe vera
Tous les types de peau — texture légère, non grasse
Émollients
Comblent les espaces entre les cornéocytes, assouplissent et adoucissent la peau
Céramides, acides gras, squalane, beurre de karité, huiles végétales
Peaux sèches à normales — reconstituent la barrière lipidique
💡 La meilleure crème hydratante combine idéalement ces trois familles. Les céramides et la glycérine sont des ingrédients particulièrement efficaces et bien tolérés. Une crème hydratante contenant « céramides + glycérine (ou urée) + huile végétale » couvre les trois mécanismes.
Choisir sa crème hydratante selon son type de peau
Nettoyage doux — savon surgras ou « syndet » (pain sans savon) plutôt qu’un savon de Marseille classique qui altère le film hydrolipidique. Eau tiède — pas chaude.
Séchage par tamponnement — ne pas frotter avec la serviette. Tapoter doucement en laissant la peau légèrement humide.
Application immédiate de la crème — le meilleur moment est dans les 3 minutes qui suivent la toilette. La couche cornée est ramollie et légèrement humide — la crème pénètre mieux et « scelle » l’humidité résiduelle.
Fréquence — une à deux fois par jour selon la sécheresse. Matin et soir pour les peaux sèches. Le soir est particulièrement efficace — la réparation cutanée est plus active la nuit.
Ce qui aggrave la déshydratation — à éviter
Douches et bains chauds prolongés — l’eau chaude dissout les lipides intercellulaires de la couche cornée. Préférer l’eau tiède, durée limitée à 5–10 minutes
Savons détergents (savon de Marseille, savons « antibactériens ») — le pH basique désorganise le film hydrolipidique
Alcool dans les produits de soin — déshydratant immédiat
Chauffage et climatisation — atmosphère sèche aggrave la PIE. Un humidificateur d’air en hiver peut aider
Exposition solaire sans protection — altère les lipides cutanés et accélère le vieillissement de la barrière
Gommages excessifs — fragilisent la couche cornée à court terme
Hydratation et médicaments — interactions à connaître
Certains traitements dermatologiques sont particulièrement desséchants et nécessitent une hydratation renforcée :
Trétinoïne et rétinoïdes — irritation et sécheresse fréquentes, surtout en début de traitement. La méthode « sandwich » (crème hydratante avant et après la trétinoïne) réduit l’irritation
Peroxyde de benzoyle (traitement acné) — desséchant — compenser par une crème non comédogène
Oui — c’est l’une des idées reçues les plus répandues. Une peau grasse peut être déshydratée : elle produit du sébum en excès mais manque quand même d’eau. En l’absence d’hydratation, la peau compense en produisant encore plus de sébum, aggravant l’aspect brillant et les pores dilatés. La solution est d’utiliser une crème hydratante légère, non comédogène, à base de gel ou d’émulsion fluide. Les actifs comme l’acide hyaluronique et la niacinamide hydratent sans alourdir ni boucher les pores.
L’acide hyaluronique en crème hydrate-t-il vraiment en profondeur ?
L’acide hyaluronique appliqué en topique agit principalement sur les couches superficielles de la peau — son poids moléculaire élevé l’empêche de traverser la barrière cutanée pour agir en profondeur. Il hydrate la couche cornée par effet humectant (capture de l’eau atmosphérique) et améliore l’aspect de surface. Pour une action dermique profonde, les injections de skin boosters à l’acide hyaluronique non réticulé (mésothérapie cutanée) sont nécessaires. Les crèmes à l’AH restent néanmoins très utiles — leur efficacité en surface est réelle.
Quelle différence entre une crème hydratante et un émollient médical ?
Les émollients médicaux (Dexeryl®, Lipikar®, CeraVe®, Atoderm®…) ont une formulation plus concentrée en lipides réparateurs — céramides, acides gras, cholestérol — spécifiquement étudiée pour reconstruire une barrière cutanée altérée. Ils sont formulés sans parfum, sans alcool, avec un minimum de conservateurs pour minimiser le risque de sensibilisation. Ils sont indiqués pour les peaux atopiques, les ichtyoses et les peaux très sèches. Les crèmes hydratantes cosmétiques classiques conviennent pour les peaux normales à légèrement sèches.
Faut-il hydrater sa peau avant ou après le sérum ?
L’ordre général est : nettoyage → tonique (optionnel) → sérum → crème hydratante. Le sérum contient des actifs concentrés (vitamine C, rétinol, niacinamide) qui doivent pénétrer sur peau propre. La crème hydratante vient ensuite « sceller » les actifs du sérum et former le film protecteur. La crème solaire (SPF) se pose en dernier le matin, sur la crème hydratante. La trétinoïne fait exception — elle s’applique sur peau sèche, en dernier, avant la crème si on utilise la méthode sandwich.