ONGLE INCARNE : causes, symptomes et traitement de l’ongle incarné du pied

Ongle incarné (onychocryptose) : causes, phases, traitements chirurgicaux et prévention

L’ongle incarné — ou onychocryptose — est une pathologie fréquente du gros orteil dans laquelle un fragment d’ongle pénètre dans le bourrelet cutané latéral, provoquant douleur, inflammation et, à terme, complications infectieuses. Il évolue en trois phases progressives et nécessite une prise en charge médicale dès les premiers signes pour éviter la récidive ou la chirurgie.

Ongle incarné douloureux ou récidivant ? Ne tardez pas à consulter.
Un avis dermatologique permet d’évaluer la cause, le stade et l’indication chirurgicale éventuelle.
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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Sommaire :
Définition |
Causes |
3 phases évolutives |
Complications |
Populations à risque |
Traitement médical |
Traitement chirurgical |
Prévention |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un ongle incarné ?

L’ongle incarné est caractérisé par la pénétration d’un bord ou d’une pointe de l’ongle dans le tissu cutané latéral (bourrelet péri-unguéal), provoquant une réaction inflammatoire locale. Le terme médical est onychocryptose. L’ongle le plus souvent atteint est celui du gros orteil, bien que les autres orteils puissent également être concernés.

Ongle incarné du pied
Terme Définition
Onychocryptose Terme médical de l’ongle incarné — du grec onyx (ongle) et kryptos (caché)
Bourrelet péri-unguéal Tissu cutané entourant l’ongle dans lequel pénètre le fragment d’ongle incarné
Botryomycome Bourgeon charnu saignotant qui peut se former au stade chronique — voir page dédiée
Matrice Zone de croissance de l’ongle à sa racine — cible des traitements chirurgicaux définitifs

Causes et facteurs favorisants

Cause Mécanisme
Coupe des ongles incorrecte Ongles coupés trop courts et biais dans les coins — la repousse pénètre dans le bourrelet latéral. Règle : couper les ongles au carré, en laissant légèrement dépasser les coins
Chaussures inadaptées Bout pointu, talons hauts, chaussures de sécurité à embout métallique — compression latérale de l’ongle contre le bourrelet
Médicaments Isotrétinoïne, inhibiteurs de protéase (indinavir), rétinoïdes — fragilisation et modifications de la croissance unguéale
Hypertrophie des bourrelets latéraux Fréquente chez les nourrissons, enfants et adolescents — le bourrelet vient au contact de l’ongle plutôt que l’inverse
Morphologie de l’ongle Ongle en tuile (courbure excessive), ongle en pince — bords latéraux qui s’enroulent dans le bourrelet
Désaxation de l’orteil Fréquente chez les personnes âgées avec arthrose — modification de l’axe du gros orteil aggravant le conflit ongle-bourrelet
Prédisposition familiale Morphologie unguéale et cutanée héritée — récidives fréquentes malgré une bonne hygiène de coupe

Les 3 phases évolutives de l’ongle incarné

Phase Signes cliniques Conduite à tenir
Phase 1 — Inflammatoire Légère rougeur, gonflement modéré, douleur à la pression sur le bourrelet latéral — l’ongle rentre dans la peau à proximité de la zone douloureuse 🟢 Traitement médical local suffisant — bains de pieds + antiseptique + consultation rapide
Phase 2 — Infectieuse Rougeur et gonflement accentués — début de panaris possible — écoulement purulent — douleur permanente 🟡 Antibiothérapie locale ± orale — évaluation chirurgicale
Phase 3 — Chronique Bourrelets péri-unguéaux très gonflés — botryomycome (bourgeon charnu saignotant) — ulcération possible — risque osseux chez le diabétique 🔴 Traitement chirurgical nécessaire — urgence chez le diabétique
ongle incarne
Ongle incarné du gros orteil avec botryomycome
⚠️ Chez le patient diabétique : tout ongle incarné au stade 2 ou 3 doit être considéré comme une urgence dermatologique. Le risque d’ulcération, d’ostéite et d’ostéo-arthrite est majeur en cas de neuropathie associée. Ne pas attendre pour consulter.

Complications possibles

Complication Description
Panaris Infection suppurée du bourrelet péri-unguéal — nécessite souvent un drainage chirurgical
Botryomycome Bourgeon charnu rouge et saignotant au niveau du bourrelet — granulome pyogénique réactionnel à l’inflammation chronique
Érysipèle Infection bactérienne cutanée extensive de l’orteil ou du pied — nécessite une antibiothérapie orale urgente
Ulcération Perte de substance cutanée — particulièrement grave chez le patient diabétique ou artéritique
Ostéite / ostéo-arthrite Atteinte osseuse et articulaire de la phalange distale — complication sévère nécessitant une prise en charge spécialisée urgente

Populations à risque et spécificités

Population Particularité Attitude recommandée
Nourrissons et jeunes enfants Hypertrophie des bourrelets latéraux — souvent régressif spontanément avec la croissance Surveillance — soins antiseptiques — rarement chirurgical
Adolescents Ongle incarné juvénile classique — lié à la croissance rapide et à la coupe incorrecte Traitement médical en premier — chirurgie au phénol si récidives
Personnes âgées Ongles en pince liés à l’arthrose — désaxation des orteils — fragilité cutanée Suivi podologique régulier — avis chirurgical précoce
Patients diabétiques Neuropathie périphérique masquant la douleur — cicatrisation altérée — risque infectieux majeur Consultation urgente dès le stade 1 — surveillance podologique pluriannuelle systématique
Patients sous isotrétinoïne Fragilité unguéale et péri-unguéale médicamenteuse — voir la page dédiée Signaler la prise au médecin — soins préventifs renforcés


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Traitement médical et podologique

En attendant la consultation ou en cas d’ongle incarné débutant (phase 1), des mesures simples peuvent limiter l’aggravation.

Mesure Modalité pratique
Bains de pieds antiseptiques Eau tiède + savon antiseptique ou chlorhexidine — 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour — ramollit les tissus et réduit la charge bactérienne
Antiseptique local Nettoyage de la zone avec un antiseptique doux après chaque bain — chlorhexidine aqueuse de préférence
Antibiothérapie locale Fucidine® ou autre onguent antibiotique prescrit par le médecin — pansements adaptés pour « emballer » l’ongle et réduire le conflit
Antibiotiques oraux Prescrits si infection établie — plusieurs études montrent que l’onguent seul suffit dans la majorité des cas — à réserver aux phases infectieuses avérées
Pinces métalliques ou bagues de résine Posées par le pédicure-podologue (orthonyxie) — relèvent progressivement les bords de l’ongle — résultat temporaire mais peut éviter la chirurgie
Chaussures adaptées Bout large, souple — éviter les bouts pointus, les talons hauts et les embouts métalliques de chaussures de sécurité
💡 Le pédicure-podologue est un interlocuteur privilégié pour la prise en charge de l’ongle incarné — au même titre que le médecin. Il peut réaliser les soins locaux, poser des dispositifs d’orthonyxie, et adresser vers un chirurgien si nécessaire.

Traitement chirurgical : trois techniques comparées

En cas de résistance au traitement médical, de récidives fréquentes, d’infection établie ou de botryomycome, le traitement chirurgical s’impose. Trois techniques sont disponibles — toutes réalisées sous anesthésie locale à la base de l’orteil avec pose d’un petit garrot.

ongle incarné
Ongle incarné juvénile
Ongle incarné juvénile après intervention au phénol
Technique Principe Avantages Inconvénients Taux d’échec
Bistouri (chirurgie classique) Résection d’un croissant cutané latéral + côté de l’ongle + matrice correspondante — sutures Technique de référence — accessible en chirurgie de ville ou bloc opératoire Douleurs post-opératoires importantes — arrêt de travail plusieurs jours — cicatrice 3–5 %
Phénol (matricectomie chimique) Résection de la languette d’ongle incarnée + destruction chimique définitive de la matrice au phénol Réalisable en cabinet — anesthésie locale — peu ou pas de douleur post-op — pas d’arrêt de travail — aucune cicatrice visible — technique préférée Cicatrisation par seconde intention (quelques semaines de pansements) 2–3 %
Laser CO2 Résection de la languette + destruction de la matrice par photocoagulation laser — sutures Précision de la destruction matricielle — hémostase simultanée Douleurs post-opératoires — cicatrice — nécessite un équipement laser spécialisé Comparable au bistouri
📌 La matricectomie au phénol est la technique qui a la préférence du Dr Abimelec (Hôpital Saint-Louis, Paris) pour son excellent rapport bénéfice/risque : réalisable en cabinet, sans cicatrice visible, sans arrêt de travail, avec un taux d’échec de seulement 2–3 %. Elle est aussi indiquée pour la résection du botryomycome associé (électrocoagulation ou bistouri électrique sous anesthésie locale).

Prévention de l’ongle incarné

Mesure préventive Pourquoi
Couper les ongles au carré Laisser légèrement dépasser les coins par rapport à la peau sous-jacente — ne jamais couper les coins dans les angles
Ne pas couper les ongles trop courts Le bord libre doit rester légèrement au-delà du bourrelet cutané pour éviter la repousse incarnée
Porter des chaussures à bout large et souple Éviter toute compression latérale du gros orteil — déconseiller chaussures pointues, talons hauts, embouts métalliques
Surveiller les modifications unguéales Ongles qui s’épaississent, s’enroulent en tuile, orteil qui se désaxe — surveillance renforcée chez les personnes âgées et les diabétiques
Suivi podologique régulier Indispensable pour les patients à risque (diabète, neuropathie, ongles en pince) — détection précoce des anomalies
Faux ongle après chute traumatique En cas de perte d’un ongle de gros orteil, poser un faux ongle 3–4 mois après pour prévenir l’incarnation antérieure à la repousse

Questions fréquentes

Puis-je traiter un ongle incarné moi-même sans consulter ?

Les premiers soins à domicile (bains de pieds, antiseptique, pansement, chaussures adaptées) peuvent soulager temporairement un ongle incarné débutant. Cependant, une consultation médicale ou podologique est fortement recommandée pour identifier la cause (malformation de l’ongle, médicament en cause, déformation…) et éviter l’aggravation. Les tentatives de résection à domicile sont déconseillées — elles aggravent souvent l’inflammation et le risque infectieux.

Quelle est la différence entre la chirurgie au phénol et la chirurgie au bistouri ?

Les deux techniques retirent la languette d’ongle incarnée et détruisent définitivement la portion de matrice correspondante. La différence principale est la méthode de destruction : le bistouri excise mécaniquement la matrice (points de suture nécessaires, douleurs post-op, arrêt de travail) ; le phénol la détruit chimiquement (pas de suture, cicatrisation spontanée, reprise immédiate des activités). Le phénol est généralement préféré pour son profil de tolérance supérieur et son taux d’échec légèrement inférieur.

L’opération de l’ongle incarné au phénol est-elle douloureuse ?

L’intervention est réalisée sous anesthésie locale à la base de l’orteil — l’orteil est insensibilisé avant tout geste. Pendant l’intervention, aucune douleur ne doit être ressentie. En post-opératoire, la technique au phénol entraîne généralement peu ou pas de douleur, sans nécessiter d’arrêt de travail dans la majorité des cas. Des pansements quotidiens pendant quelques semaines sont nécessaires le temps de la cicatrisation par seconde intention.

L’ongle incarné peut-il récidiver après l’opération ?

Le taux de récidive après matricectomie (phénol ou bistouri) est faible — 2 à 5 % selon la technique. La récidive survient lorsque la destruction de la matrice est incomplète. En cas de récidive, une nouvelle intervention est généralement proposée. Sans correction des facteurs favorisants (coupe, chaussures, morphologie), le risque d’une nouvelle incarnation sur un autre bord de l’ongle reste présent.

Quand faut-il absolument consulter en urgence pour un ongle incarné ?

Une consultation urgente s’impose si : la douleur est intense et permanente, un écoulement purulent apparaît (début de panaris), un bourrelet très gonflé ou un bourgeon charnu saignotant (botryomycome) se développe, une rougeur s’étend au-delà de l’orteil vers le pied (risque d’érysipèle), ou si le patient est diabétique — quelle que soit la sévérité apparente.

Voir aussi :
Panaris |
Botryomycome |
Érysipèle |
Isotrétinoïne |
Fucidine® |
Dr Abimelec — ongle incarné


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MYCOSE VAGINALE : soigner la mycose vaginale et vulvaire

Mycose vaginale : causes, symptômes, traitement et prévention

La mycose vaginale — ou candidose vulvovaginale — est l’une des infections génitales les plus fréquentes chez la femme : 3 femmes sur 4 en feront au moins un épisode au cours de leur vie. Elle est due à un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, le Candida albicans, qui prolifère anormalement lorsque l’équilibre de la muqueuse est rompu. Démangeaisons intenses, rougeurs, pertes blanches caillebotées — ses symptômes sont caractéristiques, mais d’autres affections peuvent les mimer. Un diagnostic médical est indispensable avant tout traitement.

Suspicion de mycose vaginale — délais de rendez-vous trop longs ?
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Sommaire :
Causes et facteurs favorisants |
Symptômes |
Signes d’alerte |
Pourquoi éviter la cortisone |
Mycose récidivante |
Traitement |
Prévention |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Pourquoi a-t-on une mycose vaginale ?

Candidose ou mycose vaginale - aspect rouge vernissé de la vulve
Candidose ou mycose vaginale

Le Candida albicans est un champignon naturellement présent dans la flore vaginale, en équilibre avec la muqueuse vulvovaginale. C’est la rupture de cet équilibre qui le rend pathogène et provoque la mycose. Les principaux facteurs déclenchants sont :

  • Prise d’antibiotiques — détruit la flore protectrice lactobacillaire
  • Grossesse — modifications hormonales et immunitaires
  • Diabète mal équilibré — le glucose favorise la prolifération du Candida
  • Immunodépression — corticothérapie prolongée, VIH, chimiothérapie
  • Macération et chaleur — sous-vêtements synthétiques, vêtements serrés, été
  • Microtraumatismes de la muqueuse — rapports sexuels répétés, tampons internes
  • Douches vaginales — détruisent le microbiome protecteur
  • Cycle menstruel — les récidives surviennent souvent avant ou pendant les règles

Le même champignon est responsable de la mycose buccale et de la mycose du sexe chez l’homme.

Symptômes de la mycose vaginale

Le tableau clinique classique associe :

  • Un aspect rouge vernissé et luisant de la vulve — rougeur intense, parfois œdémateuse
  • Un enduit blanc et des pertes vaginales blanches dites « caillebotées » (aspect de fromage blanc grumeleux), inodores
  • Des démangeaisons vulvaires intenses — voir démangeaisons du sexe
  • Des sensations de brûlure, notamment lors des rapports sexuels et à la miction
  • Une rougeur du sexe — voir les autres causes de rougeur du sexe

Les symptômes peuvent fluctuer avec le cycle menstruel, avec une recrudescence fréquente avant ou pendant les règles, parfois accompagnée d’une sensation d’œdème des petites lèvres ou du vestibule.

Signes d’alerte — consulter sans tarder

Un avis médical est toujours nécessaire en cas de suspicion de mycose vaginale. Consulter en urgence si les symptômes s’accompagnent de l’un des signes suivants :

  • 🌡️ Fièvre, nausées, vomissements
  • 🔴 Douleurs abdominales basses
  • 🔴 Douleurs au dos ou aux épaules
  • 🔴 Sécrétions vaginales malodorantes — évoquer une vaginose bactérienne ou une IST
  • 🔴 Hémorragie vaginale en dehors des règles

Ces signes ne sont pas compatibles avec une simple mycose vaginale et peuvent indiquer une infection ascendante ou une autre pathologie nécessitant une prise en charge urgente.

⚠️ Pourquoi la cortisone est dangereuse dans la mycose vaginale

Une candidose vaginale traitée par erreur avec de la cortisone s’aggrave silencieusement. C’est l’une des erreurs les plus fréquentes — la rougeur peut sembler s’améliorer en surface alors que l’infection s’étend en profondeur et en superficie.

Les conséquences d’une corticothérapie locale sur une mycose vaginale sont :

  • La vulvite s’étend vers la marge anale, le périnée et les plis inguinaux
  • Une collerette desquamative périphérique et des érosions punctiformes (pustules à Candida) persistent
  • À long terme, la cortisone peut supprimer la rougeur centrale et provoquer une atrophie cutanée — masquant l’infection tout en l’aggravant
  • Les démangeaisons typiques sont souvent remplacées par des sensations de brûlure

Ne jamais appliquer de cortisone sur une rougeur vulvaire sans diagnostic établi. En cas de doute, consultez avant tout traitement :
📅 Téléconsultation avec le dermatologue

Mycose vaginale récidivante — quand la candidose devient chronique

Environ 10 % des femmes ayant fait un épisode de mycose vaginale présentent des récidives régulières. On parle de candidose vulvovaginale récidivante au-delà de 4 épisodes par an.

Les récidives sont souvent rythmées par :

  • Une antibiothérapie récente
  • Le cycle menstruel — recrudescence avant ou pendant les règles
  • Les rapports sexuels
  • La période estivale (chaleur, macération, maillot de bain)

Lorsque les poussées deviennent subintrantes (quasiment constantes), la présentation clinique évolue : la rougeur devient moins intense, la sécheresse prédomine dans la région postérieure et des fissures douloureuses apparaissent. C’est la candidose chronique.

À l’examen, il persiste toujours à la périphérie une fine collerette desquamative et des érosions de pustules à Candida — ce qui distingue la mycose d’un psoriasis (pas de desquamation blanche des zones cutanées externes) ou d’un lichen plan érosif (pas d’atrophie centrale).

Traitement de la mycose vaginale

Règles d’hygiène indispensables

  • Savon alcalin (Hydralin®) ou eau bicarbonatée (1 cuillère à soupe par cuvette) — éviter les savons à pH acide qui favorisent la multiplication du Candida
  • Pas de douches vaginales — elles détruisent la flore protectrice
  • Éviter pendant le traitement : tampons internes, spermicides, préservatifs ou diaphragmes (risque de rupture)
  • Abstinence ou rapports protégés pendant le traitement pour éviter la transmission au partenaire
  • Sous-vêtements en coton — éviter les textiles synthétiques et les vêtements serrés
  • Séchage soigneux de la vulve après la toilette — lutter contre la macération

Traitement médical de première intention

Le traitement antifongique est prescrit par le médecin. Il repose sur :

  • Antifongiques locaux (crème vaginale, ovule, capsule) en première intention chez la femme non enceinte — il est souvent utile de répéter le traitement à la fin des règles suivantes
  • Chez la femme enceinte : ovules de Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl® ou Monazol® — jamais de traitement systémique
  • Antifongique local topique en crème ou poudre + émollient alcalin à raison d’1 à 2 applications par jour pendant 2 à 4 semaines

Traitement des mycoses récidivantes

Au-delà de 4 récidives par an, le traitement local est complété par un traitement systémique oral (sauf grossesse) :

  • Triflucan® (fluconazole) 150 mg en prise unique, éventuellement répétée une semaine plus tard
  • En cas de récidives très fréquentes : administration d’un ovule antifongique et/ou de Triflucan® pendant 2 à 6 mois puis diminution progressive, en ciblant le jour du cycle à risque (généralement vers le 19e jour)
  • Si la patiente porte un stérilet de plus de 2 ans : le changer — il peut constituer un réservoir à Candida
  • Probiotiques — peuvent aider à restaurer la flore vaginale protectrice
  • Kinésithérapie périnéale spécialisée — améliore la qualité des rapports et réduit les microtraumatismes favorisants
  • Traitement du partenaire uniquement s’il présente une candidose du sexe prouvée

Traitements disponibles sans ordonnance

Consultez votre médecin traitant avant toute automédication — il faut s’assurer que les symptômes correspondent bien à une mycose et non à une autre cause de rougeur du sexe. En attendant le rendez-vous, votre pharmacien peut vous orienter vers :

  • MYCOHYDRALIN crème (Clotrimazole) — application locale matin et soir après toilette, pendant 1 semaine
  • MYCOHYDRALIN 200 mg comprimé vaginal — 1 comprimé au fond du vagin 3 soirs consécutifs. Si les symptômes persistent au-delà de 7 jours, consultation médicale obligatoire
  • MYCOHYDRALIN 500 mg comprimé vaginal — 1 comprimé en prise unique le soir au coucher. Un second comprimé peut être administré si les symptômes persistent au-delà de 3 jours. Au-delà de 7 jours sans amélioration, consulter

⚠️ Ces produits peuvent provoquer des réactions allergiques (urticaire, démangeaisons, brûlures, œdème). Demandez toujours conseil à votre pharmacien, notamment en cas de grossesse, d’allaitement ou d’antécédent d’allergie cutanée.

⚠️ En cas de sécheresse vaginale, le comprimé peut ne pas se dissoudre correctement — introduire profondément en position allongée sur le dos, genoux repliés et écartés.

Prévenir les mycoses vaginales

La prévention passe par la lutte systématique contre les facteurs favorisants :

  • Traiter tous les foyers d’infection fongique associés (plis inguinaux, mycose buccale…)
  • Éviter les microtraumatismes de la muqueuse — sous-vêtements trop serrés, rapports sexuels trop fréquents ou sans lubrification suffisante
  • Lutter contre la macération — séchage soigneux après toilette avec un savon d’hygiène intime adapté
  • Informer et si nécessaire examiner le ou les partenaires — même si la candidose n’est pas une IST à proprement parler, elle peut provoquer des rougeurs du sexe chez le partenaire
  • En cas de traitement antibiotique : prendre des probiotiques vaginaux en prévention

Tableau récapitulatif — mycose vaginale

Situation Traitement recommandé Précautions
Premier épisode Antifongique local (ovule ou crème vaginale) Confirmer le diagnostic avant traitement
Femme enceinte Ovules Fazol G®, Gyno-Daktarin®, Gyno-Pevaryl®, Monazol® Jamais de traitement systémique oral
Récidives (< 4/an) Local + Triflucan® 150 mg prise unique Répéter à J8 si nécessaire
Récidives (≥ 4/an) Triflucan® 150 mg sur 2 à 6 mois + probiotiques Changer le stérilet si > 2 ans — éliminer diabète
Sans ordonnance Mycohydralin crème ou comprimé vaginal Consulter si pas d’amélioration à J7

Questions fréquentes

Comment savoir si j’ai une mycose vaginale ou une autre infection ?
Les pertes blanches caillebotées inodores, la rougeur vernissée de la vulve et les démangeaisons intenses sont très évocatrices. Mais une vaginose bactérienne (pertes grises malodorantes), une IST ou un eczéma de contact peuvent mimer certains symptômes. Seul un examen médical — et parfois un prélèvement vaginal — permet de confirmer le diagnostic. Ne traitez pas sans consulter, surtout si c’est un premier épisode.

Ma mycose vaginale revient à chaque prise d’antibiotiques — que faire ?
C’est une situation très fréquente. Les antibiotiques détruisent la flore lactobacillaire protectrice et permettent au Candida de proliférer. La solution préventive est de prendre des probiotiques vaginaux dès le début de chaque antibiothérapie. En cas de récidives très fréquentes, votre médecin peut prescrire un traitement antifongique préventif à prendre systématiquement lors de chaque cure d’antibiotiques.

Mon partenaire doit-il être traité ?
Pas systématiquement. Le partenaire ne doit être traité que s’il présente lui-même des signes de candidose (rougeurs du sexe, démangeaisons). Pendant le traitement, les rapports sexuels sont déconseillés pour éviter les microtraumatismes et réduire le risque de transmission. Si les récidives sont déclenchées à chaque rapport, un examen du partenaire s’impose.

Puis-je utiliser un ovule vaginal pendant mes règles ?
Il vaut mieux éviter le traitement par ovule pendant les règles — les pertes menstruelles réduisent son efficacité. Il est souvent conseillé de débuter ou de répéter le traitement à la fin des règles. En cas de mycose chronique récidivante, le traitement préventif est souvent ciblé vers le 19e jour du cycle, avant la recrudescence habituelle.

Une mycose vaginale peut-elle se traiter seule avec des remèdes naturels ?
Non. Les remèdes maison (yaourt, huile de coco, bicarbonate…) n’ont pas d’efficacité prouvée sur la candidose vaginale et peuvent aggraver l’irritation. Seuls les antifongiques — locaux ou systémiques — ont une efficacité démontrée. Les probiotiques peuvent compléter le traitement médical mais ne le remplacent pas.


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Les candidoses | → Traitements antifongiques | → Rougeur du sexe : autres causes | → Mycose du sexe chez l’homme

MYCOSE SEXE (Candidose) : soins et traitement de la mycose du sexe

Mycose du sexe

La mycose du sexe, encore appelée candidose, est une affection tres frequente chez l’homme et la femme

Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme

Pourquoi a t on une mycose du sexe ou candidose ?

La mycose du sexe est le plus souvent due a un champignon de la peau appelé candida, responsable notamment de la mycose de la bouche

Le champignon Candida Albicans, le plus fréquent des candida provoquant la mycose du sexe, vit  » normalement  » en bon équilibre avec l’organisme dans le tube digestif et les muqueuses génitales.

Sous l’influence de facteurs provoquant une rupture de cet équilibre entre le champignon et la muqueuse du sexe (macération, irritation de la muqueuse sexuelle, diminution de l’immunité locale ou générale, diabète…), le candida devient alors « pathogene » et peut se développer, provoquant la mycose du sexe.

Les muqueuses génitales de l’homme et de la femme constituent des plis sujets à la macération et donc aux irritations. Le gland chez l’homme est une semi-muqueuse faiblement kératinisée notamment chez l’homme non circoncis, donc fragile.

La proximité des muqueuses génitales de la zone anale prédispose à une colonisation bactérienne.
L’absence de séchage après la toilette est source d’humidité, favorisant la prolifération des micro-organismes.

Chez l’homme, la mycose du sexe est favorisée par l’absence de circoncision et la présence d’un prépuce long (prépuce qui recouvre le gland et le dépasse)

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les toilettes parcimonieuses sont des facteurs de risque de mycose du sexe chez l’homme et la femme par rupture de l’équilibre écologique des germes normaux et irritation de la muqueuse.

Le diabète et les autres troubles de l’immunité sont aussi des facteurs de risque. La prise d’antibiotique fait partie des causes par rupture de l’équilibre écologique avec les germes banaux.

Enfin, le port de sous vetement en synthétiques et de vetements serrés sont un facteur de risque de mycose du sexe.


Comment reconnaitre la mycose du sexe ?

La mycose du sexe se manifeste le plus souvent chez l’homme comme la femme par un aspect rouge vernissé et luisant de la muqueuse, accompagné d’un enduit blanc chez l’homme et de pertes blanches chez la femme (voir mycose vaginale)

La mycose du sexe peut provoquer des sensations de brulure et frequemment des demangeaisons du sexe.

Mycose du sexe de l’homme :

la mycose du sexe de l’homme commence le plus souvent pres du frein et du sillon situé entre le gland et le prépuce, sous la forme d’une rougeur du sexe. Cette rougeur est souvent d’aspect lisse et suintant. La mycose du sexe de l’homme s’étend ensuite au gland et au prépuce, donnant de petites pustulettes, en « tetes d’épingles » donnant un aspect de petits points blancs sur un fond rouge. Un autre élément évocateur est la desquamation en périphérie des plaques rouges

Candidose du sexe de l'homme
Candidose du sexe de l’homme
Candidose du gland
Candidose du gland
Candidose du penis
Candidose du penis
Candidose de l’homme

Mycose du sexe de la femme :

la mycose du sexe de la femme peut etre rythmée par le cycle menstruel. La vulve est rouge, suintante et il existe des pertes blanches.

Candidose vaginale
Candidose vaginale

La suspicion d’une mycose du sexe doit engendrer de la part du médecin deux recherches complémentaires :

  • prélèvement myco-bactériologique : présence de filaments mycéliens à l’examen direct et Candida albicans en culture
  • recherche de diabète

Soins et traitement de la mycose du sexe

Chez l’homme

Il comprend la toilette avec savon Hydralin®, un savon surgras ou avec de l’eau bicarbonatée et un antifongique local. Le traitement de la partenaire sera institué en cas de candidose prouvée, et la stérilisation du tube digestif se fera en cas de candidose digestive associée.

Crèmes antifongiques

Le traitement de la mycose du sexe requiert l’emploi de traitement contre les champignons, souvent en creme (à appliquer deux fois par jour sur la muqueuse) voire en poudre ou laits (et d’ovules pour la femme partenaire en cas de mycose vaginale

Le traitement de la mycose du sexe est efficace dans 90% des cas. Dans 10 % des cas, on observe des échecs liés à la présence d’un diabète ou des réinfestations par absence de traitement du ou des partenaires et l’absence de prise en compte des facteurs favorisants exposés ci après :

  • traitement de tous les foyers d’infection par candida:

mycose de l’aine et entre les cuisses, mycose de l’anus, mycose buccale, candidose digestive…

  • éviter les microtraumatismes de la muqueuse sexuelle :

vetements et sous vetements trop serrés, sous vetements synthétiques, actes sexuels ou masturbation répétés…

  • Equilibre d’un diabète

  • lutte contre la macération :

Utiliser un savon doux, spécifique de l’hygiene intime type Hydralin® ou un savon doux surgras et ne faire qu’ une seule toilette quotidienne avec décalottage en prenant soin de bien sécher est suffisante. Les antiseptiques doivent être évités car ils déséquilibrent la flore et sont irritants et source potentielle d’allergie.

  • Le(s) partenaire(s) sexuel(s)

La découverte d’une mycose du sexe nécessite l’examen voire le traitement du (des) partenaire(s), même si la candidose n’est pas à proprement parler une maladie sexuellement transmissible, elle peut se transmettre lors des rapports et n’est pas rare de voir apparaître une candidose du sexe après un rapport sexuel avec une femme n’ayant parfois aucun symptomes de candidose vaginale ou juste quelques pertes vaginales. On estime que la présence de Candida Albicans pathogènes chez la femme est fréquente et que lors des rapports, les hommes se contaminent et expriment parfois une candidose du sexe. Il vaut donc mieux traiter l’ensemble des partenaires.

Chez la femme

Voir mycose vaginale

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Points clés:

    • La candidose du sexe n’est pas une infection sexuellement transmissible (même si elle peut se transmettre sexuellement).

    • La candidose de l’homme est très rare chez le circoncis.

  • La candidose du sexe doit faire rechercher systématiquement un diabète.

EXCROISSANCE DE CHAIR : acrochordon du cou, aisselles, paupières…

Acrochordon (molluscum pendulum) : excroissances de chair, causes et traitement

Les acrochordons, aussi appelés molluscum pendulums ou « tétines de peau », sont des petites excroissances de chair bénignes accrochées à la peau par un pédicule étroit. Très fréquents, ils apparaissent surtout dans les plis du corps avec l’âge et sont sans danger — mais peuvent être gênants ou inesthétiques.

Vous avez des excroissances de chair et souhaitez un avis ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cet article en vidéo

Qu’est-ce qu’un acrochordon ?

L’acrochordon est une tumeur conjonctive bénigne — une sorte de « hernie » du tissu sous-cutané qui se forme sous la peau et s’y accroche par une base étroite. Il se présente comme une petite boule souple, de couleur chair à rosée, parfois marron, suspendue à la peau comme une tétine.

On les trouve principalement dans les zones de frottement et les plis :

  • Cou — localisation la plus fréquente
  • Aisselles
  • Aine et haut des cuisses
  • Sous les seins
  • Paupières
acrochordon molluscum pendulum paupière excroissance chair
Gros acrochordon de la paupière
molluscum pendulum tétines de peau acrochordons rosés
Petites tétines de peau rosées — acrochordons

Ils peuvent aussi être marrons et être confondus avec des grains de beauté — d’où l’intérêt d’une consultation pour confirmer le diagnostic.

acrochordon marron cou aisselle tétine de peau
Acrochordons marrons sur le cou

Cas particulier : la dermatosis papulosa nigra

Chez les personnes à peau noire ou mate, les acrochordons peuvent être très nombreux sur le visage — on parle alors de dermatosis papulosa nigra. C’est une variante bénigne et fréquente, sans gravité.

dermatosis papulosa nigra peau noire acrochordons visage
Dermatosis papulosa nigra

Causes des acrochordons

Les acrochordons sont liés à plusieurs facteurs :

  • Hérédité — ils sont souvent retrouvés chez plusieurs membres d’une même famille
  • Âge — leur nombre augmente progressivement avec le vieillissement cutané
  • Frottements répétés — les zones de frottement (cols de vêtements, bijoux, transpiration) favorisent leur apparition
  • Surpoids et diabète — facteurs favorisants reconnus, notamment pour les formes multiples dans les plis

Comment évoluent les acrochordons ?

Les acrochordons sont bénins et n’évoluent pas vers un cancer. Leur évolution spontanée peut prendre deux formes :

  • Thrombose spontanée ou après un traumatisme (frottement d’un collier, d’un col de chemise, transpiration) : l’acrochordon devient rouge et douloureux, puis noir (nécrose) et tombe tout seul
  • Persistance indéfinie sans modification, avec augmentation progressive du nombre avec l’âge

⚠️ Consultez si une lésion change d’aspect rapidement, saigne ou présente des bords irréguliers — pour éliminer formellement un autre diagnostic.

Comment éliminer les acrochordons ?

L’abstention est tout à fait légitime — les acrochordons sont bénins et ne nécessitent aucun traitement médical. Le traitement est purement esthétique ou pour soulager une gêne. Plusieurs techniques sont disponibles au cabinet du dermatologue :

  • Cryothérapie (azote liquide) — application de froid intense qui détruit l’acrochordon en quelques jours
  • Électrocoagulation au bistouri électrique — rapide et efficace, légère croûte transitoire
  • Exérèse aux ciseaux chirurgicaux — section du pédicule sous anesthésie locale, résultat immédiat

⚠️ N’essayez pas d’enlever vous-même un acrochordon en le ligaturant ou en le coupant — risque d’infection et de saignement. La dépose doit toujours être réalisée par un médecin.

Acrochordon ou grain de beauté : comment faire la différence ?

L’acrochordon peut être confondu avec un grain de beauté (nævus) quand il est marron. La distinction est importante :

  • Acrochordon : mou, suspendu à la peau par un pédicule étroit, souple à la palpation
  • Grain de beauté (nævus) : plat ou légèrement saillant, adhérent à la peau, pigmenté de façon homogène

En cas de doute, une dermatoscopie permet de lever toute ambiguïté.

Sources

Questions fréquentes sur les acrochordons

Les acrochordons sont-ils dangereux ?

Non, les acrochordons sont des tumeurs strictement bénignes sans aucun risque de dégénérescence maligne. Ils ne nécessitent aucun traitement médical — le traitement est purement esthétique ou pour soulager une gêne fonctionnelle.

Peut-on enlever soi-même un acrochordon ?

Non. Ne tentez pas de ligaturer, couper ou arracher un acrochordon vous-même — risque d’infection, de saignement et de cicatrice. Le traitement doit être réalisé par un dermatologue en quelques minutes au cabinet.

Pourquoi ai-je de plus en plus d’acrochordons avec l’âge ?

Les acrochordons sont directement liés au vieillissement cutané et aux frottements répétés. Leur nombre augmente naturellement avec l’âge. Le surpoids et le diabète favorisent également leur apparition multiple dans les plis.

Le traitement des acrochordons est-il remboursé ?

Non, l’ablation des acrochordons n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie car c’est un acte esthétique. En revanche, si une biopsie est nécessaire pour confirmer le diagnostic d’une lésion atypique, l’acte peut être pris en charge.


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MILIUM : le grain de milium

Milium

Grain de milium

Le milium (ou grain de milium) est un microkyste du visage.

Symptomes

Il prend l’aspect d’un petit grain blanc fréquent sur la pommette, la paupière…

Examens complémentaires

Dermatoscopie : aspect blanc jaunatre
Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope) souvent inutile car diagnostic clinique

Traitement

Abstention ou incision latérale pour evacuation

Questions fréquentes

J’ai un grain de millium au coin de l’œil. Dois-je le faire enlever ?

C’est une petite poche de sébum, donc une sorte de microkyste très superficiel, d’où son aspect blanc-jaune. Un grain de milium est donc parfaitement bénin. De plus, il peut s’éliminer spontanément en quelques mois.
Son exérèse est réalisée par un dermatologue qui incise la partie supérieure du grain de milium et l’enlève ; cette intervention, souvent aisée, peut être rendue plus difficile en fonction de la localisation du grain de milium (s’il est sur le bord de la paupière par exemple) et de sa taille notamment.
Je vous conseille donc de le montrer à votre dermatologue : vous pourrez juger avec lui de l’opportunité ou non de le faire enlever.

 

La micro greffe de cheveux

La micro greffe de cheveux

La micro greffe de cheveux est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale

Il est souvent nécessaire de réaliser plusieurs séances de greffes de cheveux espacées d’un mois environ pour obtenir un résultat correct. Ces séances peuvent cumuler une chirurgie de la calvitie, des microgreffes de cheveux voire des minigreffes de cheveux et de la FUE
La micro greffe de cheveux permet de reproduire une implantation des cheveux assez proche de l’état naturel du cuir chevelu.
prelevement des greffons par micro prelevement (petites incisions par un bistouri circulaire) ou par prelevement d’une bandelette de cuir chevelu qui sera ensuite débitée en micro greffons

Les détracteurs de la technique de prélèvement au bistouri circulaire des greffons avant la microgreffe de cheveux lui reprochent :
– la nécessité de raser la zone donneuse, ce qui se voit longtemps
– le plus grand risque de mort des greffons (car le bistouri risque de
léser les greffons lors de leur prélèvement)
– les cicatrices de prélèvement ayant parfois un aspect mité Les détracteurs de la technique de prélèvement par bandelette de cuir chevelu des greffons necessaires à la microgreffe de cheveux lui
reprochent :
– la cicatrice linéaire qui en résulte au dessus de la nuque
– la nécessité d’avoir une manipulation parfaite de la bandelette pour la débiter en micro greffons de bonne qualité : matériel de bonne qualité et opérateurs entrainés Les techniques chirurgicales de lutte contre la calvitie. Les implants capillaires : FUE (Follicular Unit Extraction) et micro greffes de cheveux

La chirurgie de la calvitie :
> Transposition des cheveux

> Expansion des cheveux

> Réduction de tonsure

CINQUIEME MALADIE : le megalerytheme epidemique ou cinquieme maladie

Mégalérythème épidémique (5e maladie) : joues rouges, éruption et grossesse

joues rouges enfant fièvre mégalérythème épidémique 5e maladie photo
Joues rouges et fièvre chez l’enfant — mégalérythème épidémique

Le mégalérythème épidémique, aussi appelé cinquième maladie ou érythème infectieux, est une infection virale bénigne et très fréquente chez l’enfant. Son aspect caractéristique — joues rouges « soufflétées » — la rend facilement reconnaissable. Elle est due au Parvovirus B19 et passe souvent inaperçue. Mais chez la femme enceinte non immunisée, elle peut avoir des conséquences graves pour le fœtus.

Éruption suspecte chez l’enfant ou contact avec une femme enceinte ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cause et contagion

Le mégalérythème épidémique est causé par le Parvovirus B19, un virus à ADN transmis par voie respiratoire (gouttelettes). Il circule surtout en hiver et au printemps, par petites épidémies dans les crèches et écoles primaires. Environ 60 à 70% des adultes sont immunisés suite à une infection passée, souvent méconnue.

💡 Particularité importante : l’enfant est contagieux avant l’apparition de l’éruption — pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et que le diagnostic est évident, il n’est déjà plus contagieux. L’éviction scolaire n’est donc pas justifiée une fois l’éruption installée.

Les stades de la maladie

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 7 à 14 jours Aucun signe Non
Phase prodromique Quelques jours Fièvre modérée, rhinite, maux de tête discrets Oui — maximum
Phase 1 — joues soufflétées J7–J14 Érythème rouge vif, chaud, bilatéral des joues — aspect de « gifle » ou « claque ». Respect du triangle nasolabial Non
Phase 2 — éruption en résille 1 à 4 jours après phase 1 Plaques roses réticulées en « guirlandes » sur les membres (faces d’extension), parfois tronc. Aspect en dentelle ou résille caractéristique Non
Régression 1 à 3 semaines L’éruption s’efface progressivement, peut réapparaître transitoirement à la chaleur ou après un bain Non
éruption réticulée guirlandes membres mégalérythème épidémique photo
Éruption réticulée en guirlandes du mégalérythème épidémique

Diagnostic différentiel — ne pas confondre avec…

Diagnostic Différence clé avec le mégalérythème
Varicelle Vésicules prurigineuses sur tout le corps — pas de plaques en résille ni de joues soufflétées
Rougeole Éruption morbilliforme débutant derrière les oreilles, toux, conjonctivite — signe de Koplik sur les muqueuses
Roséole (6e maladie) Fièvre très élevée puis éruption rose pâle sur le tronc après la fièvre — nourrisson de 6 à 24 mois
Scarlatine Angine + éruption en « peau de chagrin », langue framboisée — origine bactérienne (streptocoque)
Érythème solaire / coup de soleil Lié à l’exposition — pas d’éruption en résille ni de phase de joues soufflétées
Eczéma des joues Chronique, squameux, prurigineux — sans fièvre ni éruption en résille

Bilan biologique

Dans la plupart des cas, aucun bilan n’est nécessaire chez l’enfant sain. Le diagnostic est clinique. En cas de doute ou de terrain particulier, la biologie peut montrer :

  • Leucopénie (baisse des globules blancs), neutropénie, lymphopénie
  • Thrombopénie (baisse des plaquettes) — généralement modérée et transitoire
  • Sérologie Parvovirus B19 : IgM positives en phase aiguë, IgG pour vérifier l’immunité

Mégalérythème épidémique et grossesse — urgence à ne pas manquer

⚠️ Contact avec une femme enceinte non immunisée : signaler immédiatement. Le Parvovirus B19 peut traverser le placenta et infecter le fœtus, avec des risques graves selon le terme de la grossesse.

Les risques fœtaux dépendent du trimestre :

  • 1er trimestre — risque d’avortement spontané (fausse couche)
  • 2e trimestre (surtout entre 9 et 20 semaines) — risque d’anasarque fœtoplacentaire : accumulation de liquide dans les tissus fœtaux liée à une anémie fœtale sévère. Peut nécessiter une transfusion fœtale in utero
  • 3e trimestre — risque beaucoup plus faible

La démarche en cas de contact :

  1. Sérologie Parvovirus B19 en urgence chez la femme enceinte — si IgG positifs, elle est immunisée et le risque est nul
  2. Si IgG négatifs (non immunisée) : surveillance obstétricale rapprochée, échographies fœtales répétées pour détecter une anasarque
  3. Pas de traitement préventif disponible (pas de vaccin)

Mégalérythème chez l’adulte

Chez l’adulte, l’infection est souvent asymptomatique ou donne un tableau modéré. Elle peut cependant provoquer :

  • Arthralgies ou arthrites — douleurs articulaires des mains, poignets, genoux, souvent symétriques, pouvant durer plusieurs semaines
  • Éruption en résille similaire à l’enfant, parfois sans phase de joues soufflétées
  • Chez les personnes ayant une anémie hémolytique chronique (drépanocytose, thalassémie) : crise aplasique aiguë — urgence hématologique

Traitement

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le Parvovirus B19. Chez l’enfant sain, la maladie guérit spontanément en 1 à 3 semaines. Le traitement est symptomatique :

  • Paracétamol si fièvre ou douleurs
  • Pas d’éviction scolaire nécessaire une fois l’éruption apparue (l’enfant n’est plus contagieux)
  • Informer l’entourage des femmes enceintes non immunisées

Sources

Questions fréquentes sur le mégalérythème épidémique

Comment reconnaître le mégalérythème épidémique chez l’enfant ?

Le signe caractéristique est l’apparition soudaine de joues rouges vif, chaudes et bilatérales donnant l’impression que l’enfant vient de recevoir une gifle — d’où le surnom de « maladie des joues soufflétées ». Quelques jours plus tard, une éruption rose pâle en résille ou guirlandes apparaît sur les membres et parfois le tronc. L’ensemble régresse en 1 à 3 semaines. La fièvre, si présente, est modérée.

Le mégalérythème épidémique est-il contagieux quand les joues sont rouges ?

Non — c’est la particularité de cette maladie. La contagiosité est maximale avant l’éruption, pendant la phase fébrile. Au moment où les joues rouges apparaissent et permettent de poser le diagnostic, l’enfant n’est déjà plus contagieux. Il n’y a donc aucune raison d’exclure l’enfant de l’école une fois l’éruption visible.

Mon enfant a le mégalérythème — dois-je prévenir les femmes enceintes de son entourage ?

Oui, c’est important. Les femmes enceintes non immunisées exposées au Parvovirus B19 doivent en être informées pour réaliser rapidement une sérologie. Si les IgG sont positifs (immunité ancienne), il n’y a aucun risque. Si les IgG sont négatifs, une surveillance obstétricale rapprochée est nécessaire, particulièrement entre 9 et 20 semaines de grossesse où le risque d’anasarque fœtale est le plus élevé.

Le mégalérythème peut-il revenir après guérison ?

L’éruption peut sembler réapparaître après exposition à la chaleur, un bain chaud ou une activité physique — pendant plusieurs semaines après la guérison apparente. Ce n’est pas une rechute mais une vasodilatation qui révèle temporairement les lésions résiduelles. Une fois guéri, l’enfant est immunisé à vie contre le Parvovirus B19.

Voir aussi : Varicelle / Zona / Impétigo / Bouton de fièvre


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Traitement de la chute de cheveux, médicaments et soins capillaires pour la chute de cheveux

Traitements de la chute de cheveux : médicaments et techniques disponibles

Le traitement de la chute de cheveux repose sur plusieurs classes de médicaments et techniques, utilisés seuls ou en association selon la cause, le sexe et la sévérité de l’alopécie. Cette page présente l’ensemble des options disponibles en France.

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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Sommaire :
Traitements locaux |
Traitements généraux — homme |
Traitements généraux — femme |
Nutriments et vitamines |
Techniques spécialisées |
Pages associées

Traitements locaux de la chute de cheveux

Principe actif Noms commerciaux Indication Remboursé
Minoxidil 2% Alopexy®
Alostil®
Minoxidil®
Femme — alopécie androgénétique Non
Minoxidil 5% Alopexy 5%®
Alostil 5%®
Homme — alopécie androgénétique — 1re intention Non
Minoxidil oral faible dose Minoxidil comprimés 0,5 à 5 mg Homme et femme — AMM France 2023 à faible dose pour alopécie androgénétique — prescrit hors AMM depuis plusieurs années Non

Traitements généraux — homme

Principe actif Noms commerciaux Mécanisme Précautions
Finastéride 1 mg Propecia® — génériques finastéride 1 mg Inhibiteur de la 5-alpha-réductase de type II — réduit la conversion testostérone → DHT — DHT responsable de la miniaturisation folliculaire CI femmes en âge de procréer — ne pas manipuler les comprimés cassés en cas de grossesse — effets sexuels possibles
Dutastéride 0,5 mg Avodart® — génériques dutastéride Inhibiteur de la 5-alpha-réductase types I et II — plus puissant que le finastéride — utilisé hors AMM dans l’alopécie CI absolue femmes — même précautions que finastéride — usage hors AMM pour l’alopécie

Traitements généraux — femme

Principe actif Indication Précautions
Spironolactone (hors AMM) Alopécie androgénétique féminine — hyperandrogénie — SOPK — prescrit hors AMM par le dermatologue Diurétique épargneur de potassium — surveillance tensionnelle et ionique — CI grossesse
Contraceptifs anti-androgéniques Alopécie androgénétique avec hyperandrogénie documentée Acétate de cyprotérone + éthinylestradiol — prescription gynécologique en collaboration

Nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

→ Voir page détaillée : nutriments et vitamines contre la chute de cheveux

Famille Actif Spécialités
Acides aminés soufrés Cystéine + méthionine Lobamine Cystéine®
Cystine Cystine B6®
Vitamines Biotine (vitamine H) Biotine®
Dexpanthénol (vitamine B5) Bépanthène®
Pyridoxine (vitamine B6) Cystine B6®
Oligo-éléments Zinc, sélénium, fer Compléments alimentaires — à compléter selon bilan biologique
⚠️ Les nutriments et vitamines ne traitent la chute de cheveux qu’en cas de carence documentée (carence en fer, en zinc, hypothyroïdie, dénutrition…). En l’absence de carence, leur effet est nul sur une alopécie androgénétique. Un bilan biologique (ferritine, TSH, zinc, vitamine D) doit être réalisé avant supplémentation.

Techniques spécialisées

Technique Mécanisme Indication
PRP (plasma riche en plaquettes) Injection intradermique de facteurs de croissance autologues — stimulation des follicules en phase de latence Alopécie androgénétique modérée — 3 à 6 séances — résultats variables
Mésothérapie capillaire Micro-injections d’actifs (minoxidil, vitamines, biotine) directement dans le cuir chevelu Alopécie diffuse — entretien après traitement médical
Greffe capillaire (FUE, FUT) Transplantation de follicules pileux résistants aux androgènes depuis la zone donneuse occipitale Alopécie androgénétique stade avancé stable — résultat définitif si réalisé sur fond stable
Laser à basse intensité (LLLT) Photobiomodulation — stimulation de l’activité mitochondriale des follicules Complément des traitements médicaux — efficacité modeste en monothérapie

Pages associées

Médicaments — fiches détaillées
Minoxidil
Alopexy®
Alostil®
Finastéride
Propecia®
Nutriments et vitamines
Biotine®
Bépanthène®
Cystine B6®
Lobamine Cystéine®


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XAMIOL : Le Xamiol ®

Xamiol ® :

  • Xamiol ®, qu’est-ce que c’est ?

Xamiol ® contient un dérivé de la vitamine D et un corticoide. Le dérivé de la Vitamine D  est actif contre le psoriasis. Xamiol est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Xamiol se présente sous la forme d’un gel à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Hypercalcémie
    • Contre-indications liées à la présente de corticoide : infections de la peau d’origine virale (par exemple herpes), fongiques (mycose) ou bactériennes (Abces, furoncle, folliculite, impetigo, panaris, erysipele… ), infections parasitaires (poux, gale… ), atteinte cutanée en relation avec une tuberculose ou une syphilis, dermatite péri-orale, atrophie de la peau, vergetures, fragilité du réseau veineux cutané, ichtyose, acné, rosacee : couperose, ulcères, plaies, prurit péri-anal et génital.
    • Psoriasis en goutte, érythrodermique, exfoliant et pustuleux.
    • Insuffisance rénale ou hépatique sévère
  • Conseils d’utilisation

    • On applique Xamiol une fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Il convient de ne pas dépasser la dose de 100g par semaine
    • On recommande de se laver les mains apres chaque application
    • On peut observer une irritation de la peau lors de l’application de Xamiol. Cette irritation légère est le plus souvent transitoire. Si elle persiste, mieux vaut consulter pour voir s’il est utile d’arrêter le traitement

 

ZORAC : Le Zorac ®

 

Zorac ® :

Le Zorac est un médicament pour le psoriasis

  • Qu’est-ce que c’est ?

Zorac ® contient du tazarotene, un rétinoidde. Le tazarotene est actif contre le psoriasis. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Il se présente sous la forme de gel à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques. Zorac existe en deux concentrations : 0,05% et à,1%. On commence généralement les applications par la concentration la plus faible

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Grossesse, désir de grossesse (absence de contraception) ou allaitement
    • Psoriasis pustuleux ou exfoliant
    • Application sur le visage ou dans les plis

 

  • Conseils d’utilisation

    • On applique Zorac que sur les lésions de psoriasis, sans dépasser sur la peau saine
    • Après application, il faut bien se laver les mains afin d’éviter un contact accidentel avec les yeux.
    • Il est possible d’observer une irritation dans ce cas il est généralement recommandé d’interrompre le traitement.
    • Il faut éviter d’exposer les zones traitées aux UV

 

SILKIS : Le Silkis ®

 

Silkis ® :

Silkis est un traitement du psoriasis

  • Qu’est-ce que c’est ?

Silkis ® contient un dérivé de la vitamine D. Le dérivé de la Vitamine D contenu  est actif contre le psoriasis. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Silkis se présente sous la forme de pommade à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Hypercalcémie ou traitement d’une hypocalcémie
    • Insuffisance hépatique ou rénale
  • Conseils d’utilisation

    • On applique Silkis deux fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Il convient de ne pas dépasser la dose de 30g par semaine
    • On recommande de se laver les mains apres chaque application
    • On peut observer une irritation de la peau lors de l’application de Silkis. Cette irritation légère est le plus souvent transitoire. Si elle persiste, mieux vaut consulter pour voir s’il est utile d’arrêter le traitement

 

NERISALIC : Le Nerisalic ®

 

Nerisalic ® :

  • Nerisalic ®, qu’est-ce que c’est ?

Nerisalic ® contient de l’acide salicylique et un corticoide. L’acide salycylique contenu est actif contre la composante kératosique du psoriasis. Nerisalic est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Nerisalic se présente sous la forme de creme à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Contre-indications liées à la présente de corticoide : infections de la peau d’origine virale (par exemple herpes), fongiques (mycose) ou bactériennes (Abces, furoncle, folliculite, impetigo, panaris, erysipele… ), infections parasitaires (poux, gale… ), atteinte cutanée en relation avec une tuberculose ou une syphilis, dermatite péri-orale, atrophie de la peau, vergetures, fragilité du réseau veineux cutané, ichtyose, acné, rosacee : couperose, ulcères, plaies, prurit péri-anal et génital.

 

  • Conseils d’utilisation

    • On applique Nerisalic une à deux fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Étaler doucement Nerisalic sur les lésions et faire pénétrer par un léger massage.
    • Il convient de ne pas appliquer de corticoides au long cours sur la peau sans avis médical

 

DIPROSALIC : Le Diprosalic ®

 

Diprosalic ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Diprosalic ® contient de l’acide salicylique et un corticoide. L’acide salicylique contenu  est actif contre la composante kératosique du psoriasis. Diprosalic est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Diprosalic se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur le cuir chevelu, les zones pileuses et les plis ou de creme à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Contre-indications liées à la présente de corticoide : infections de la peau d’origine virale (par exemple herpes), fongiques (mycose) ou bactériennes (Abces, furoncle, folliculite, impetigo, panaris, erysipele… ), infections parasitaires (poux, gale… ), atteinte cutanée en relation avec une tuberculose ou une syphilis, dermatite péri-orale, atrophie de la peau, vergetures, fragilité du réseau veineux cutané, ichtyose, acné, rosacee : couperose, ulcères, plaies, prurit péri-anal et génital.

 

  • Conseils d’utilisation de Diprosalic ®

    • On applique Diprosalic une à deux fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Étaler doucement Diprosalic sur les lésions et faire pénétrer par un léger massage. Dans les affections du cuir chevelu, la lotion sera appliquée raie par raie en dépassant largement la surface à traiter.
    • Il convient de ne pas appliquer de corticoides au long cours sur la peau sans avis médical

 

DAIVOBET : Le Daivobet ®

Daivobet® : traitement local du psoriasis

Daivobet® associe deux principes actifs complémentaires dans une formulation topique dédiée au psoriasis :
le calcipotriol, un dérivé synthétique de la vitamine D3 qui régule la prolifération anormale des cellules cutanées,
et la bétaméthasone, un corticoïde puissant qui réduit l’inflammation, les rougeurs et les démangeaisons caractéristiques des plaques.
Cette synergie fait de Daivobet® l’un des traitements locaux les plus efficaces dans le traitement du psoriasis en plaques.
Daivobet® se présente sous deux formes :
un gel, adapté au cuir chevelu et au corps,
une pommade, destinée aux applications corporelles.

Indications

Daivobet® est indiqué dans le traitement local du psoriasis en plaques chez l’adulte, en application sur le corps et/ou le cuir chevelu, en première intention ou en relais d’autres traitements topiques.

Contre-indications

Contre-indications générales :
– Allergie au calcipotriol, à la bétaméthasone ou à l’un des excipients.
– Hypercalcémie ou troubles du métabolisme calcique.
– Insuffisance rénale ou hépatique sévère.

Contre-indications liées au corticoïde :
– Infections cutanées virales : herpès, varicelle, zona.
– Infections cutanées fongiques : mycose.
– Infections bactériennes : abcès, furoncle, folliculite, impétigo, panaris, érysipèle.
– Infections parasitaires : gale, poux.
– Atteinte cutanée liée à une tuberculose ou une syphilis.
– Dermatite péri-orale, atrophie cutanée, vergetures, fragilité veineuse cutanée, ichtyose.
Acné, rosacée, couperose.
– Ulcè

DAIVONEX : Le Daivonex ®

 

Daivonex ® :

  • Daivonex ®, qu’est-ce que c’est ?

Daivonex ® contient un dérivé de la vitamine D. Le dérivé de la Vitamine D contenu est actif contre le psoriasis. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Daivonex se présente sous la forme d’un gel à appliquer sur le cuir chevelu ou de creme à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Hypercalcémie
  • Conseils d’utilisation

    • On applique Daivonex une à deux fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Il convient de ne pas dépasser la dose de 100g par semaine
    • On recommande de se laver les mains apres chaque application
    • On peut observer une irritation de la peau lors de l’application de Daivonex. Cette irritation légère est le plus souvent transitoire. Si elle persiste, mieux vaut consulter pour voir s’il est utile d’arrêter le traitement

 

PYREFLOR : Pyreflor ® antipoux

 

Pyreflor ® :


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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Pyreflor est un shampoing

  • Qu’est-ce que c’est ?

Pyreflor ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues  sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Il se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement par Pyreflor doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

 


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APSOR : Apsor®

 

Apsor ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Apsor ® contient un dérivé de la vitamine D. Le dérivé de la Vitamine D contenu est actif contre le psoriasis. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement du psoriasis . Apsor se présente sous la forme d’une emulsion à appliquer sur le cuir chevelu ou de pommade à appliquer sur le corps pour le psoriasis en plaques

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Hypercalcémie
  • Conseils d’utilisation

    • On applique Apsor une fois par jour sur les lésions de psoriasis durant le traitement d’attaque. Ensuite, la posologie et la durée du traitement est déterminée par le médecin
    • Il convient de ne pas dépasser la dose de 50g par semaine
    • On recommande de se laver les mains apres chaque application
    • On peut observer une irritation de la peau lors de l’application d’Apsor. Cette irritation légère est le plus souvent transitoire. Si elle persiste, mieux vaut consulter pour voir s’il est utile d’arrêter le traitement

 

POUXIT : Pouxit ® antipoux

 

Pouxit ® :


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  • Pouxit ®, qu’est-ce que c’est ?

Pouxit ® contient des dérivés de la silicone (dimeticone). Les dérivés de la silicone contenus sont antipoux (asphyxiants). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Pouxit se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Il convient d’appliquer la lotion sur le cuir chevelu et les cheveux secs et de les masser ensuite
    • Il faut laisser sécher les cheveux naturellement à l’air sans sèche-cheveux.
    • Le produit doit rester en contact au moins une heure avec le cuir chevelu (mais on peut le laisser toute la nuit), puis les cheveux sont lavés et peignés avec un peigne à lentes
    • Il est recommandé de renouveler l’opération une semaine après

 


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PRIODERM : le Prioderm ®

Prioderm ® :

  • Prioderm ®, qu’est-ce que c’est ?

Prioderm ® contient du Malathion. Le Malathion contenu dans Prioderm ® est un insecticide antipoux. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Prioderm se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur le cuir chevelu

Le Prioderm ® n’est plus commercialisé en France depuis le 6 décembre 2018

  • Quelles sont les contre indications de Prioderm ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Prioderm ®
    • chez l’enfant de moins de 2 ans, en raison du risque de passage cutané plus élevé chez l’enfant par rapport à l’adulte dont la peau est plus épaisse ;
    • en cas d’allaitement ;
    • en cas d’antécédents de convulsions.
    • pendant la grossesse, et chez la femme en âge de procréer n’utilisant pas de moyen de contraception ;
  • Conseils d’utilisation de Prioderm ®

    • Il faut respecter strictement les doses et les précautions d’emploi chez l’enfant de plus de 2 ans ;
    • Risque d’irritation, de brûlures voire d’inflammation :  manipuler Prioderm ® avec précaution, dans un endroit aéré et éloigné de toute source de chaleur.
    • L’application de Prioderm se fait sur le cuir chevelu et les cheveux secs en protégant les yeux et le visage avec une serviette, à distance de toute flamme ou objet incandescent
    • Il faut laisser sécher les cheveux naturellement à l’air sans sèche-cheveux.
    • Le produit doit rester en contact 8 heures avec le cuir chevelu (sauf chez l’enfant de moins de deux ans chez lequel il faut réduire le temps), puis les cheveux sont lavés et peignés avec un peigne à lentes
    • Il est recommandé de renouveler l’opération une semaine après

 

PARA : Para ® antipoux

 

Para ® :


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Para est un shampoing

  • Qu’est-ce que c’est ?

Para ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Il se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

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MUPIDERM : Mupiderm ® pommade, mupirocine 2%

Mupiderm® (mupirocine 2 %) : tout ce qu’il faut savoir avant de l’utiliser

La mupirocine est un antibiotique de première importance en dermatologie, avec des indications précises et quelques règles d’utilisation à connaître pour qu’il soit vraiment efficace.

Ce guide fait le point sur tout ce que vous devez savoir sur Mupiderm® : ce que c’est, pourquoi on le prescrit, comment l’appliquer correctement, ce qu’on ne doit jamais faire avec — et pourquoi il ne faut pas l’utiliser à tort pour éviter l’apparition de résistances bactériennes.

🩺 Une infection cutanée ? Le Dr Rousseau peut évaluer vos lésions et prescrire le traitement adapté en téléconsultation — souvent disponible le lendemain.

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Qu’est-ce que la mupirocine ?

La mupirocine est un antibiotique topique produit naturellement par la bactérie Pseudomonas fluorescens. Elle appartient à une classe antibiotique unique — les acides pseudomoniques — ce qui lui confère une absence totale de résistance croisée avec les autres antibiotiques. Autrement dit, une bactérie résistante à la pénicilline, à l’amoxicilline ou à la doxycycline peut très bien rester sensible à la mupirocine.

Son mécanisme d’action est original : elle bloque spécifiquement l’enzyme isoleucyl-ARNt synthétase bactérienne, indispensable à la synthèse des protéines bactériennes. En inhibant cette enzyme, elle empêche les bactéries de se multiplier (effet bactériostatique) et, à forte concentration locale comme on l’obtient avec une pommade topique, elle les tue directement (effet bactéricide).

Caractéristique Détail
Nom commercial Mupiderm® — pommade à 2%
Principe actif Mupirocine calcique 20 mg/g (2%)
Classe antibiotique Acide pseudomonique — classe unique, pas de résistance croisée
Spectre d’activité principal Staphylocoques (y compris SARM communautaire), Streptocoques du groupe A
Forme galénique Pommade blanche — excipient polyéthylèneglycol (PEG)
Remboursement SS Oui — sur prescription médicale
💡 Un antibiotique topique à spectre étroit et ciblé
La mupirocine est particulièrement efficace contre Staphylococcus aureus — y compris les souches résistantes à la méticilline (SARM) dans leur forme communautaire — et contre Streptococcus pyogenes (streptocoque du groupe A, SGA). Ces deux bactéries sont responsables de la grande majorité des infections cutanées superficielles en dermatologie.


Quand prescrit-on le Mupiderm® ?

Le Mupiderm® a plusieurs indications dermatologiques bien établies. Il est important de les connaître pour comprendre pourquoi votre médecin l’a prescrit — et ne pas l’utiliser à tort dans d’autres situations.

Indication Mécanisme Schéma d’utilisation Efficacité
Impétigo non bulleux localisé (< 5 lésions) Infection à S. aureus et/ou SGA — croûtes mielleuses 3 fois/j × 5 à 7 jours sur les lésions Équivalente à l’antibiothérapie orale pour les formes localisées — évite les antibiotiques systémiques
Impétigo récidivant — décolonisation nasale Portage nasal de S. aureus — source de récidives Application dans chaque narine, 2-3 fois/j × 5 jours — chez tous les porteurs du foyer Supprime le portage nasal dans 70% des cas pour 3 mois
Folliculites superficielles bactériennes Infection folliculaire à S. aureus 2-3 fois/j × 5-7 jours Bonne
Furoncle débutant Infection folliculaire profonde — stade initial Précocement avant fluctuation — en association avec soins locaux Peut éviter l’évolution vers l’abcès
Acné bactérienne surinfectée Surinfection staphylococcique des lésions d’acné Sur les lésions surinfectées uniquement — pas en traitement de fond de l’acné Bonne sur les lésions surinfectées — ne traite pas l’acné elle-même
Herpès labial surinfecté Surinfection bactérienne des croûtes d’herpès Sur les croûtes surinfectées — pas d’effet antiviral Réduit la surinfection et aide à la chute des croûtes
Plaies et abrasions surinfectées Infection bactérienne superficielle Selon l’étendue et la profondeur Bonne sur les infections superficielles
⚠️ Ce que le Mupiderm® ne traite PAS
Le Mupiderm® est sans effet sur les infections fongiques (mycoses, candidoses), les infections virales (herpès, verrues, zona), et les infections à bactéries gram-négatives. L’utiliser dans ces situations n’apportera rien et contribuera à sélectionner des résistances. Un impétigo étendu (plus de 5 lésions), une cellulite, un érysipèle ou un abcès collecté nécessitent une antibiothérapie orale — pas seulement un traitement local.


Portage nasal de staphylocoque : l’usage méconnu du Mupiderm®

C’est l’indication qui surprend souvent les patients : « Mais docteur, j’ai des boutons sur le corps — pourquoi me prescrivez-vous une pommade dans le nez ? »

La réponse est simple : le nez est le principal réservoir de Staphylococcus aureus chez l’être humain. 30 à 40% des individus sont porteurs sains — c’est-à-dire qu’ils hébergent le staphylocoque dans leurs narines sans développer d’infection. Mais ce portage devient problématique quand il entretient des infections cutanées récidivantes : impétigos qui reviennent, furoncles répétés, folliculites chroniques du visage. Le patient se traite, guérit — et se réinfecte quelques semaines plus tard depuis son propre nez, en portant ses doigts à son visage.

💡 Le protocole de décolonisation nasale
En cas d’impétigo ou de folliculites récidivantes, je recommande souvent un prélèvement nasal de toute la famille pour identifier les porteurs asymptomatiques. Les porteurs reçoivent un traitement de décolonisation : application de pommade Mupiderm® dans chaque narine (premier centimètre), 2 à 3 fois par jour pendant 5 jours. Ce traitement supprime le portage dans 70% des cas pour une durée d’environ 3 mois. Il peut être répété 1 fois par mois pendant 1 an dans les situations de récidives fréquentes — en veillant à ne pas dépasser cette fréquence pour limiter le risque de résistance.

Pour en savoir plus sur cette problématique : comment se débarrasser du staphylocoque doré.


Comment bien utiliser le Mupiderm® ?

Sur les lésions cutanées

  1. Nettoyer et sécher les lésions — nettoyer délicatement à l’eau et au savon doux ou avec de la chlorhexidine aqueuse (non alcoolique). Sécher soigneusement.
  2. Appliquer une couche fine de pommade directement sur chaque lésion, en évitant de trop étaler sur la peau saine adjacente.
  3. Fréquence — 2 à 3 applications par jour, de préférence matin, midi et soir.
  4. Durée — 5 à 10 jours selon l’indication. Ne pas prolonger au-delà de 10 jours sans avis médical.
  5. Se laver les mains avant et après chaque application.

Dans les narines (décolonisation)

  1. Prendre une petite quantité de pommade sur le bout du petit doigt ou sur un coton-tige.
  2. Appliquer sur le premier centimètre de chaque narine — ne pas introduire profondément.
  3. Pincer légèrement les narines pendant 1 à 2 minutes pour répartir le produit.
  4. 2 à 3 applications par jour pendant 5 jours.
🔑 Les 4 règles d’efficacité
1. Appliquer sur une peau propre et sèche — jamais sur une lésion humide ou suintante sans nettoyage préalable.
2. Respecter les 3 applications par jour — 2 fois par jour est insuffisant pour maintenir des concentrations bactéricides constantes.
3. Ne pas dépasser 10 jours d’application continue sur la même zone — risque de sélection de résistances.
4. En cas d’impétigo récidivant, traiter tout le foyer simultanément (y compris les porteurs nasaux asymptomatiques) — sinon les récidives sont inévitables.


Contre-indications et précautions importantes

Situation Conduite à tenir Raison
Allergie à la mupirocine ou au polyéthylèneglycol (PEG) Ne pas utiliser — consulter pour une alternative L’excipient PEG peut provoquer des réactions allergiques — et peut être absorbé en cas d’application sur de grandes surfaces ou de peau lésée
Application dans les yeux ou sur les paupières Strictement contre-indiqué Risque d’irritation sévère de la muqueuse oculaire
Application sur les muqueuses (sauf nasale sur prescription) Éviter Absorption systémique accrue — muqueuses plus perméables
Allaitement Ne pas appliquer sur le mamelon ou l’aréole Risque d’ingestion par le nourrisson
Grossesse Utiliser uniquement sur avis médical — probablement sûr à distance des muqueuses Données limitées — l’absorption systémique est très faible en application cutanée
Application sur de grandes surfaces ou peau lésée étendue Éviter ou encadrement médical strict Absorption systémique du PEG — toxicité rénale potentielle à forte dose
Nourrisson de moins de 2 mois Prudence — sous surveillance médicale Données limitées dans cette tranche d’âge
⚠️ Arrêter et consulter si…
• Les lésions s’aggravent ou s’étendent malgré 3 à 4 jours de traitement bien conduit
• Apparition de rougeurs, œdème ou démangeaisons inhabituelles sur les zones traitées (réaction allergique possible)
• Fièvre ou signes généraux associés aux lésions cutanées (infection qui dépasse le stade superficiel)
• Les lésions ne guérissent pas après 10 jours de traitement (évoquer une résistance bactérienne ou un diagnostic différent)


Mupiderm® ou Fucidine® : quelle différence et quand choisir l’un plutôt que l’autre ?

C’est la question que posent souvent les patients — et parfois les médecins eux-mêmes. Les deux sont des antibiotiques topiques anti-staphylococciques, remboursés, disponibles en crème et en pommade. Mais leurs profils diffèrent sur plusieurs points importants.

Critère Mupiderm® (mupirocine 2%) Fucidine® (acide fusidique 2%)
Classe antibiotique Acide pseudomonique — unique Acide fusidique — classe stéroïde
Spectre principal Staphylocoques (SARM ++) + SGA Staphylocoques (moins actif sur SARM) + SGA
Activité sur SARM communautaire Bonne (à faible niveau de résistance) Variable — moins fiable
Résistances acquises En augmentation si utilisation prolongée Plus fréquentes — sélection rapide si traitement > 7-10 jours
Galénique disponible Pommade uniquement Crème ET pommade (+ compresses imprégnées)
Décolonisation nasale Référence absolue Non indiquée dans cette indication
1er choix impétigo localisé Oui — recommandations HAS 2023 Alternative — préférer mupirocine si SARM suspecté
Tolérance locale Bonne — légèrement moins grasse que la pommade Fucidine Très bonne — texture crème appréciée
💡 Mon choix en pratique
Pour un premier épisode d’impétigo localisé sans facteur de risque particulier, les deux sont équivalents. Je préfère la mupirocine (Mupiderm®) dans les situations suivantes : impétigo récidivant dans une famille (décolonisation nasale simultanée), suspicion de SARM communautaire (sportifs, personnes avec contacts répétés en milieu de soins), ou si le patient a déjà été traité par acide fusidique sans succès.


Résistances bactériennes : pourquoi il ne faut pas abuser du Mupiderm®

La mupirocine est un antibiotique précieux — précisément parce qu’il reste actif sur le SARM communautaire quand de nombreux autres antibiotiques ne le sont plus. Ce précieux avantage est menacé par une utilisation excessive ou prolongée.

Deux types de résistances à la mupirocine existent chez S. aureus : une résistance de bas niveau (CMI 8-256 mg/L) — sélectionnée par des traitements courts et répétés, réversible — et une résistance de haut niveau (CMI > 512 mg/L) — conférée par le gène mupA, transmissible entre bactéries, et qui rend la mupirocine complètement inefficace. La résistance de haut niveau est retrouvée dans 1 à 10% des souches de SARM selon les régions et les établissements de soins.

⚠️ Les pratiques qui génèrent des résistances
• Applications prolongées (> 10 jours en continu)
• Utilisation en automédication sans indication validée
• Application préventive sur toute lésion cutanée non infectée
• Décolonisation nasale répétée plus d’une fois par mois
• Prescription par ordonnance ancienne renouvelée sans réévaluation

La mupirocine doit rester un antibiotique de prescription — son utilisation en automédication n’est pas recommandée.

🔬 Impétigo récidivant ? Folliculites qui reviennent ? Le Dr Rousseau peut identifier la cause et mettre en place un protocole de décolonisation adapté.

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Questions fréquentes sur le Mupiderm®

Peut-on utiliser le Mupiderm® sur l’herpès labial ?La mupirocine n’a aucun effet antiviral — elle ne traite pas l’herpès. En revanche, certains dermatologues la prescrivent sur les croûtes d’herpès labial surinfectées par des bactéries (ce qui arrive fréquemment et ralentit la cicatrisation). Dans ce cas précis, elle est utile pour éliminer la surinfection bactérienne et aider à la chute des croûtes. Mais si l’objectif est de traiter l’herpès lui-même, seul l’aciclovir ou le valaciclovir est efficace.

Peut-on mettre du Mupiderm® dans le nez ?Oui — c’est même l’une de ses indications les plus importantes. L’application intra-nasale (premier centimètre des narines) est le traitement de référence pour décoloniser le portage de Staphylococcus aureus, qui entretient les impétigos et folliculites récidivants. Ce traitement est prescrit par le médecin avec un protocole précis — ne pas l’utiliser en automédication dans les narines sans prescription.

Combien de temps faut-il pour que le Mupiderm® agisse sur un impétigo ?Une amélioration visible des lésions (réduction des croûtes, moins d’extension) est généralement observée en 2 à 3 jours de traitement bien conduit. La guérison complète prend 5 à 7 jours. Si aucune amélioration n’est constatée après 3 à 4 jours d’application correcte (3 fois par jour sur lésion nettoyée et sèche), une consultation s’impose — résistance bactérienne ou diagnostic différent à explorer.

Mon enfant est guéri après 3 jours — peut-on arrêter le Mupiderm® ?Non, même si les lésions semblent guéries. Il est important de compléter la durée prescrite (5 à 7 jours en général) pour éliminer toutes les bactéries et éviter les récidives rapides. Arrêter prématurément un antibiotique favorise la sélection de résistances et expose aux rechutes.

Mupiderm® et grossesse : est-ce dangereux ?L’absorption systémique de la mupirocine appliquée sur une surface cutanée limitée est très faible. Les données disponibles sont rassurantes pour les applications locales sur de petites surfaces en dehors des muqueuses. Il convient néanmoins de l’utiliser uniquement sur avis médical pendant la grossesse et l’allaitement — et de ne jamais l’appliquer sur le mamelon en cas d’allaitement.

🩺 Une infection cutanée qui ne guérit pas avec le traitement prescrit ? Le Dr Rousseau peut réévaluer votre situation et adapter le traitement en téléconsultation.

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Voir aussi :
Impétigo — tout savoir ·
Fucidine® (acide fusidique) ·
Staphylocoque doré ·
Dermatologie de l’enfant

ITAX : Itax ® antipoux

 

Itax ® :


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  • Qu’est-ce que c’est ?

Itax ® contient des pyrethrines. Les pyrethrines contenues sont antipoux (pediculidice et lenticide). Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des poux . Itax se présente sous la forme d’un shampoing à appliquer sur le cuir chevelu

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Le traitement par Itax doit etre réalisé 2 fois à 24 h d’intervalle
    • Il faut mouiller les cheveux avant d’appliquer le shampooing, bien masser puis rincer les cheveux.
    • Réaliser un deuxième shampooing, laisser agir le produit pendant 5 minutes, puis rincer.
    • Enfin, peigner les cheveux avec un peigne fin afin d’éliminer les lentes

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Crème à la cortisone: dermocorticoide

Crèmes à la cortisone (dermocorticoïdes) : classes, effets secondaires et précautions

Les dermocorticoïdes — couramment appelés crèmes à la cortisone — sont les médicaments les plus prescrits en dermatologie. Ils agissent en réduisant l’inflammation cutanée et le prurit. Leur efficacité est indéniable, mais leur utilisation prolongée ou inappropriée expose à des effets secondaires locaux parfois sévères. Ce guide présente les classes disponibles, les indications, les effets indésirables et les règles d’utilisation.

Un dermocorticoïde se choisit selon la localisation, l’âge et la pathologie. Un corticoïde fort appliqué sur le visage ou les plis peut entraîner des effets irréversibles. En cas de doute sur la classe à utiliser ou la durée de traitement, consultez un dermatologue.

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Sommaire :
Classes et molécules |
Indications |
Effets secondaires |
Contre-indications |
Précautions d’emploi |
Pages associées |
Questions fréquentes

Classes des dermocorticoïdes disponibles en France

Les dermocorticoïdes sont classés en 4 niveaux d’activité selon leur puissance anti-inflammatoire. Le choix de la classe dépend de la localisation, de la pathologie et de l’âge du patient.

Classe Exemples de spécialités Localisation recommandée
Classe I — Très forte activité Dermoval®, Diprolène® Paumes, plantes, lésions épaisses résistantes — jamais sur le visage ni les plis
Classe II — Forte activité Betneval®, Diprosone®, Locatop®, Locoid®, Nerisone® Corps — à éviter sur visage, plis et chez le nourrisson
Classe III — Activité modérée Locapred®, Tridesonit® Visage (hors paupières), plis, nourrisson sous surveillance
Classe IV — Faible activité Hydracort® Visage, paupières, nourrisson, zones sensibles
💡 Règle fondamentale : plus la zone est fine et sensible (visage, paupières, plis, organes génitaux), plus la classe utilisée doit être faible. Les nourrissons absorbent davantage les corticoïdes par voie transcutanée — la classe IV est préférable sauf avis médical.

Indications des dermocorticoïdes

Indication Classe habituelle Remarques
Eczéma / dermatite atopique II à III selon localisation Traitement des poussées — émollient entre les poussées
Psoriasis I à II Souvent associés aux analogues de la vitamine D
Lichen plan I à II Lésions épaisses — classe forte souvent nécessaire
Granulome annulaire II Parfois injection intralésionnelle selon l’étendue
Piqûres d’insectes, prurigo II à III Application courte durée
Lichen scléro-atrophique génital I (classe forte en 1re intention) Traitement de référence selon les recommandations

Effets secondaires des crèmes à la cortisone

Les effets secondaires surviennent principalement en cas d’utilisation prolongée, sur de grandes surfaces, sous occlusion ou sur des zones à peau fine.

Effet indésirable Mécanisme Zones à risque
Atrophie cutanée Réduction du collagène dermique Visage, plis, zones d’application prolongée
Télangiectasies Dilatation vasculaire permanente Visage surtout — souvent irréversibles
Vergetures Rupture des fibres élastiques Adolescents, plis, zones d’application prolongée
Purpura ecchymotique Fragilité vasculaire secondaire à l’atrophie Membres, personnes âgées
Dermite péri-orale Réaction spécifique aux corticoïdes faciaux Visage — contour de la bouche et des yeux
Aggravation d’une rosacée Vasodilatation induite Visage
Éruptions acnéiformes ou folliculites Obstruction folliculaire Visage, tronc
Infections secondaires Immunosuppression locale Plis, zones sous pansement occlusif
Retard de cicatrisation Inhibition de la prolifération cellulaire Plaies, ulcères de jambe, escarres
Allergie de contact Sensibilisation à l’excipient ou au corticoïde (2,5 % des patients) Toutes zones
Dépigmentation Inhibition des mélanocytes Peaux mates et noires — risque accru
⚠️ Corticostéroïdes et visage : ne jamais appliquer un dermocorticoïde de classe I ou II sur le visage sans prescription médicale. Les télangiectasies et l’atrophie induites sont souvent irréversibles.

Contre-indications des crèmes à la cortisone

Contre-indication Explication
Allergie à un constituant Allergie à l’excipient ou au corticoïde lui-même — possible chez 2,5 % des patients. Un patch-test permet de l’identifier.
Lésions ulcérées, plaies ouvertes Retard de cicatrisation et risque infectieux majoré
Acné Les dermocorticoïdes aggravent l’acné (éruptions acnéiformes, comédogénèse)
Rosacée Aggravation certaine — les corticoïdes faciaux sont une cause fréquente de rosacée cortisonique
Infections cutanées actives Infections bactériennes, virales (herpès, zona), fongiques (mycoses), parasitaires (gale) — les dermocorticoïdes masquent les signes infectieux et aggravent l’infection (tinea incognita)

Précautions d’emploi — les règles à respecter

Règle Pourquoi
Ne pas appliquer sur le visage sans avis médical Risque de télangiectasies, atrophie, dermite péri-orale irréversibles
Ne pas traiter de grandes surfaces Risque de passage systémique et de freination de l’axe corticosurrénalien
Ne pas appliquer sous pansement occlusif L’occlusion multiplie par 10 l’absorption transcutanée
Ne pas mélanger avec d’autres crèmes sur la même zone Dilution, interaction ou occlusion involontaire
Ne pas augmenter la fréquence d’application sans avis médical Une application par jour suffit pour la plupart des spécialités
Arrêter et reconsulter en cas de signes d’infection ou d’intolérance Surinfection possible, allergie de contact à identifier
Utiliser en cures courtes et les espacer progressivement (décroissance) Éviter l’effet rebond à l’arrêt brutal, notamment dans l’eczéma et le psoriasis
Votre traitement par dermocorticoïdes vous pose des questions ? Durée, classe, zone d’application ? Le Dr Rousseau répond souvent dès le lendemain en téléconsultation.

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Pages associées

Voir aussi :
Eczéma |
Psoriasis |
Téléconsultation dermatologue


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Questions fréquentes

Peut-on utiliser une crème à la cortisone sur le visage ?

Uniquement avec un avis médical et en choisissant une classe faible (III ou IV). Les dermocorticoïdes de classe I ou II appliqués régulièrement sur le visage exposent à des télangiectasies et une atrophie souvent irréversibles. Sur les paupières, seule la classe IV est acceptable, en cure très courte.

Combien de temps peut-on utiliser une crème à la cortisone ?

La durée dépend de la pathologie, de la localisation et de la classe utilisée. En règle générale, les cures doivent être les plus courtes possibles — quelques jours à quelques semaines selon l’indication. Un arrêt brutal après utilisation prolongée peut provoquer un effet rebond (réapparition de la maladie de façon majorée). La décroissance progressive est recommandée.

Une crème à la cortisone peut-elle aggraver une infection ?

Oui — les dermocorticoïdes suppriment l’immunité locale et masquent les signes d’infection. Appliqués sur une mycose non diagnostiquée, ils donnent le tableau de « tinea incognita » : mycose atypique difficile à reconnaître. Ils aggravent également l’herpès, la gale et toutes les infections bactériennes de peau.

Peut-on être allergique à une crème à la cortisone ?

Oui — environ 2,5 % des patients développent une allergie de contact, soit au corticoïde lui-même, soit à un excipient (conservateur, parfum, émulsifiant). Le paradoxe est que la crème censée traiter l’eczéma peut être responsable d’un eczéma de contact. Un bilan allergologique par patch-tests permet de l’identifier.

FUCIDINE : Fucidine ® ou acide fusidique creme et pommade 2%

Fucidine® (acide fusidique) : indications, utilisation et précautions

La Fucidine® est un antibiotique topique à base d’acide fusidique, utilisé en dermatologie pour traiter les infections cutanées bactériennes superficielles. Elle est disponible sous deux formes : crème (2 %) et pommade (2 %). C’est l’un des antibiotiques locaux les plus prescrits en dermatologie pour les infections à staphylocoques et streptocoques, notamment l’impétigo. Son utilisation doit cependant être médicalement encadrée pour éviter le développement de résistances bactériennes — problème croissant avec l’acide fusidique en France.

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Qu’est-ce que la Fucidine® ?

L’acide fusidique est un antibiotique de la famille des fucidanes, dérivé du champignon Fusidium coccineum. Il agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes (blocage du facteur d’élongation EF-G), ce qui est bactériostatique à faibles concentrations et bactéricide à concentrations élevées. Son spectre d’action est principalement dirigé contre les bactéries Gram positif, et en particulier Staphylococcus aureus — y compris les souches productrices de pénicillinase — et les streptocoques.

La forme topique (crème et pommade) diffuse bien dans les couches superficielles de la peau et atteint des concentrations locales très supérieures aux concentrations minimales inhibitrices pour les staphylocoques, ce qui en fait un traitement de choix pour les infections cutanées superficielles sans infection profonde ni signes généraux.

Indications — dans quels cas utiliser la Fucidine® crème ou pommade ?

La Fucidine® topique est indiquée dans le traitement des infections cutanées bactériennes superficielles dues aux staphylocoques et streptocoques sensibles. Les principales indications en dermatologie sont l’impétigo (infection cutanée superficielle très fréquente chez l’enfant, avec croûtes dorées caractéristiques), les folliculites superficielles (infection du follicule pileux), les furoncles débutants (avant collecte — une fois l’abcès collecté, le drainage chirurgical est nécessaire), les plaies surinfectées superficielles et les surinfections bactériennes d’une dermatose préexistante (eczéma surinfecté, plaie de grattage surinfectée).

💡 Fucidine® crème ou pommade ? La crème est préférée pour les zones humides et les peaux normales à grasses (texture plus légère, séchage plus rapide). La pommade est plus occlusante et mieux adaptée aux zones sèches, aux plaies croûteuses et aux applications sur les paumes et plantes.

Comment utiliser la Fucidine® topique ?

Appliquer une couche fine de crème ou pommade 2 à 3 fois par jour sur la zone infectée proprement nettoyée et séchée. En cas d’impétigo avec croûtes, ramollir d’abord les croûtes avec de l’eau tiède avant application pour optimiser la pénétration de l’antibiotique. La durée de traitement est habituellement de 7 à 10 jours maximum — ne pas prolonger sans avis médical pour limiter le risque de sélection de résistances. Une couverture par un pansement non occlusif peut être utile en cas de lésion étendue ou de risque de contamination.

Respecter scrupuleusement les prescriptions du médecin. Éviter de l’appliquer sur des zones étendues de la surface corporelle — la Fucidine® est un antibiotique local, pas une crème antiseptique polyvalente.

Contre-indications

La Fucidine® topique est contre-indiquée en cas d’allergie connue à l’acide fusidique ou à l’un des excipients de la formulation. Elle doit être évitée sur le mamelon pendant l’allaitement pour éviter l’ingestion par le nourrisson. Elle ne doit pas être appliquée dans les yeux, sur les paupières ou dans le conduit auditif sans avis médical spécifique.

Précautions d’emploi et effets indésirables

En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptômes ou éruption après application, arrêter immédiatement et consulter un médecin — il peut s’agir d’une allergie de contact à l’acide fusidique ou à un excipient (alcool cétylique dans la crème). La Fucidine® ne doit pas être utilisée en automédication répétée ou prolongée : c’est un antibiotique soumis à prescription médicale dans la plupart des indications.

Résistances bactériennes — une préoccupation croissante

Le développement de résistances à l’acide fusidique chez Staphylococcus aureus est une préoccupation réelle en dermatologie. Les résistances émergent rapidement lors d’utilisations répétées, prolongées ou sur des zones étendues. Les recommandations actuelles insistent sur une durée de traitement courte (7-10 jours maximum), l’absence de renouvellement systématique sans réévaluation, et la réservation de la Fucidine® aux infections bactériennes documentées ou très fortement suspectées — et non à toute plaie ou lésion cutanée « à titre préventif ». En cas d’infection récidivante ou de résistance suspectée, un prélèvement bactériologique avec antibiogramme est recommandé avant de traiter.

⚠️ Ne pas utiliser la Fucidine® en prévention sur une simple égratignure ou plaie propre non infectée. L’utilisation prophylactique favorise la sélection de souches résistantes et expose à un risque d’allergie de contact sans bénéfice démontré.

Fucidine® et impétigo — le cas le plus fréquent

L’impétigo est l’indication principale de la Fucidine® topique chez l’enfant. Les formes localisées (moins de 5 lésions, surface inférieure à 2 % de la surface corporelle) peuvent être traitées par Fucidine® seule pendant 7 jours. Les formes étendues, les formes bulleuses, les impétigos récidivants, les formes avec atteinte de l’état général ou les formes résistantes aux antibiotiques locaux nécessitent un traitement antibiotique oral (amoxicilline-acide clavulanique ou pristinamycine selon les recommandations HAS). L’éviction scolaire n’est plus obligatoire dès lors que les lésions sont correctement couvertes et que le traitement est débuté.

Questions fréquentes sur la Fucidine®

Peut-on utiliser la Fucidine® sur un bouton infecté sans ordonnance ?
La Fucidine® est un médicament à base d’antibiotique — son utilisation répétée en automédication favorise le développement de résistances bactériennes. Même si elle est parfois disponible sans ordonnance, son usage doit rester ponctuel, limité dans le temps et guidé par un médecin. Pour un bouton isolé peu infecté, un antiseptique cutané (chlorhexidine, povidone iodée) est souvent suffisant et moins exposant sur le plan des résistances.

Peut-on mettre de la Fucidine® sous un pansement ?
Oui — couvrir la Fucidine® avec un pansement non occlusif (compresse stérile + sparadrap) est recommandé pour les plaies surinfectées, afin de protéger la lésion et d’éviter la contamination de l’environnement. En revanche, un pansement très occlusif (type Tegaderm hermétique) augmente la macération et peut favoriser la prolifération bactérienne.

La Fucidine® est-elle efficace sur les infections à SARM (staphylocoque doré résistant à la méticilline) ?
Certaines souches de SARM restent sensibles à l’acide fusidique, mais la résistance croisée est fréquente. En cas d’infection suspectée à SARM (antécédents d’hospitalisation, infection récidivante, échec thérapeutique), un prélèvement bactériologique avec antibiogramme est indispensable avant de traiter. Ne pas utiliser la Fucidine® en présomption de SARM sans confirmation microbiologique.

Pendant combien de temps peut-on utiliser la Fucidine® ?
La durée recommandée est de 7 à 10 jours maximum pour un traitement curatif. Au-delà, le risque de sélection de résistances augmente significativement. Si la lésion n’est pas améliorée à 5-7 jours, consulter un médecin pour réévaluation — il peut s’agir d’une bactérie résistante, d’une infection plus profonde, ou d’un diagnostic erroné (mycose ou eczéma surinfecté nécessitant un traitement antifongique ou dermocorticoïde).


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BACTEOMYCINE : Bacteomicine ® dans les infections de la peau

 

Bacteomycine ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Bacteomycine ® contient de la néomycine. La néomycine est un antibiotique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des infections de la peau

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter d’appliquer le produit sur le mamelon lors de l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Respecter les prescriptions du médecin
    • Eviter d’appliquer cet antibiotique en auto médication
    • Eviter le pourtour de l’oeil, les paupieres…
    • En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptomes… après l’application du produit, arreter les applications et consulter un médecin

 

AUREOMYCINE : Aureomicine ®

 

Aureomycine ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Aureomycine ® contient un antibiotique de la famille des cyclines. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des infections de la peau

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter d’appliquer le produit sur le mamelon lors de l’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Respecter les prescriptions du médecin
    • Eviter d’appliquer cet antibiotique en auto médication
    • Eviter le pourtour de l’oeil, les paupieres…
    • En cas de rougeurs, démangeaisons, aggravation des symptomes… après l’application du produit, arreter les applications et consulter un médecin
    • Eviter l’exposition au soleil et aux UV

 

ANTIFONGIQUE : les antifongiques ou anti champignon

QUELQUES ANTIFONGIQUES LOCAUX UTILISES EN DERMATOLOGIE

Antifongiques locaux

Les antifongiques locaux spécifiques sont de plusieurs types :

  • polyènes : amphotéricine B (Fungizone®), nystatine (Mycostatine®) ;
  • Ciclopirox olamine (Mycoster® Onytec ® Sebiprox ®)
  • imidazolés : bifonazole (Amycor®), miconazole (Daktarin®, Britane®, Gyno-Daktarin®), isoconazole (Fazol G®, Fazol®), omoconazole (Fongamil®, Fongarex®), oxiconazole (Fonx®), butoconazole (Gynomyk®), kétoconazole (Kétoderm®, Ketoconazole ®), fenticonazole (Lomexin®, Terlomexin®), sertaconazole (Monazol®), sulconazole (Myk®), éconazole (Dermazol GE®, Econazole ® GNR®, Fongéryl®, Pevaryl®, Gyno-Pevaryl®).
  • Terbinafine : Lamisil ® creme
  • Amorolfine : Loceryl ®, Curanail ®

Médicaments antifongiques

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ANTIBIOTIQUE PEAU : traitement de la peau avec des antibiotiques

 

QUELQUES ANTIBIOTIQUES UTILISES EN DERMATOLOGIE

 

 

MEDICAMENT ACNE : médicaments pour l’acné

Médicaments de l’acné : liste complète des traitements disponibles en France

Le traitement de l’acné repose sur plusieurs classes thérapeutiques utilisées seules ou en association selon la sévérité des lésions. Cette page recense l’ensemble des médicaments disponibles en France. Les conseils pratiques d’application et règles d’hygiène sont dans la page soins de l’acné au quotidien.

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Sommaire :
Antibiotiques locaux |
Antibiotiques généraux |
Rétinoïdes locaux |
Isotrétinoïne |
Peroxyde de benzoyle |
Zinc |
Questions fréquentes

Antibiotiques locaux utilisés dans l’acné

Principe actif Noms commerciaux
Érythromycine Eryacné®
Eryfluid®
Erythrogel®
Érythromycine Bailleul®
Clindamycine Clindamycine Stragen®
Dalacine T Topic®
Zindacline®
⚠️ Les antibiotiques locaux ne doivent jamais être utilisés en monothérapie prolongée — risque de résistances bactériennes. Ils sont toujours associés au peroxyde de benzoyle ou à un rétinoïde local.

Antibiotiques généraux utilisés dans l’acné

Classe Principe actif Noms commerciaux
Cyclines Doxycycline Doxy®
Granudoxy®
Spanor®
Tolexine®
Vibramycine®
Lymécycline Tetralysal®
Minocycline Mestacine®
Minolis®
Mynocine®
Zacnan®

Rétinoïdes locaux utilisés dans l’acné

Principe actif Génération / spécificité Noms commerciaux
Trétinoïne 1re génération — rétinoïde de référence Effederm®
Ketrel®
Locacid®
Retacnyl®
Retin A®
Roaccutane gel®
Adapalène 3e génération — mieux toléré que la trétinoïne Differine®
Adapalène Zentiva® (générique)
Trifarotène 4e génération — sélectif RAR-γ — AMM France 2020 — nouveau Aklief®
💡 Aklief® (trifarotène) est le premier rétinoïde local de 4e génération mis sur le marché en France depuis plus de 20 ans. Sa sélectivité pour le récepteur RAR-γ (majoritaire dans la peau) lui confère une meilleure tolérance locale que ses prédécesseurs. Il est indiqué dans l’acné du visage et du tronc — indication qui le distingue de l’adapalène. → Fiche complète Aklief®

Isotrétinoïne — rétinoïde général

Principe actif Noms commerciaux
Isotrétinoïne Contracné®
Curacné®
Procuta®
Roaccutane®
⚠️ L’isotrétinoïne est tératogène — prescription réservée aux dermatologues, avec contraception obligatoire chez la femme en âge de procréer et suivi biologique régulier. Ne jamais débuter sans consultation spécialisée.

Peroxyde de benzoyle

Principe actif Noms commerciaux
Peroxyde de benzoyle Brevoxyl®
Cutacnyl®
Eclaran®
Effacne®
Pannogel®
Panoxyl®

Zinc

Principe actif Noms commerciaux
Zinc Effizinc®
Rubozinc®

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre Differine® et Aklief® ?

Les deux sont des rétinoïdes locaux mais de générations différentes. Differine® (adapalène) est un rétinoïde de 3e génération actif sur les récepteurs RAR-β et RAR-γ. Aklief® (trifarotène) est un rétinoïde de 4e génération sélectif du récepteur RAR-γ, majoritaire dans la peau — ce qui lui confère une meilleure tolérance locale. Aklief® est également indiqué dans l’acné du tronc (dos, poitrine), indication que Differine® ne couvre pas officiellement.

Peut-on utiliser un antibiotique local seul dans l’acné ?

Non — les recommandations actuelles déconseillent la monothérapie antibiotique prolongée en raison du risque de résistances bactériennes (notamment Cutibacterium acnes). Un antibiotique local doit toujours être associé à un peroxyde de benzoyle ou à un rétinoïde local pour limiter l’émergence de résistances.

Qu’est-ce qu’un générique de Differine® ?

Adapalène Zentiva® est le générique de Differine® disponible en France — même principe actif (adapalène 0,1%), même concentration, même efficacité. Son prix est inférieur à celui de la spécialité de référence. Il est substitutable par le pharmacien sauf mention contraire sur l’ordonnance.

À partir de quand l’isotrétinoïne est-elle indiquée ?

L’isotrétinoïne est réservée aux acnés sévères (nodulokystiques, acné du dos étendue) ou aux acnés modérées résistant à deux lignes de traitement bien conduites. Elle est prescrite exclusivement par un dermatologue, avec un protocole de suivi strict incluant bilan biologique mensuel et contraception obligatoire chez la femme.

Voir aussi :
Acné |
Isotrétinoïne |
Aklief® |
Soins de l’acné |
Téléconsultation


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TERBINAFINE : la terbinafine

Terbinafine

Terbinafine, qu’est-ce que c’est ?

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

Quelles sont les contre indications de Terbinafine ?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Terbinafine ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

PEVARYL : le Pevaryl ®

 

Pevaryl ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Pevaryl ® contient de l’econazole. L’econazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale… ). Pevaryl se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre…

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Pevaryl ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

SEBIPROX : le Sebiprox ® shampoing

 

Sebiprox ® :

  • Sebiprox ®, qu’est-ce que c’est ?

Sebiprox ® contient du ciclopirox olamine. Le ciclopirox olamine contenu  est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la dermite seborrheique du cuir chevelu (pellicules). Sebiprox se présente sous la forme d’un shampoing à utiliser deux à trois fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
  • Conseils d’utilisation

    • Mouillez les cheveux et appliquez une quantité suffisante de shampooing et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts afin d’obtenir une mousse abondante. Ensuite, rincez les cheveux et répétez l’opération en laissant le shampooing agir sur le cuir chevelu pendant 3 à 5 minutes.
    • Utilisez le shampoing deux à trois fois par semaine (si vous vous lavez les cheveux plus souvent, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent entre les shampoings) pendant 4 semaines et re-consultez en l’absence d’amélioration.
    • En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau
    • Sebiprox ® peut provoquer une irritation de la peau du cuir chevelu. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

ONYTEC : l’Onytec ® vernis

 

Onytec ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Onytec ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Onytec se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer le vernis à ongle Onytec ® en couche fine, une fois par jour, le soir au coucher, sur le ou les ongles atteints, après lavage et séchage, sur la totalité de la tablette unguéale, sur les 5 mm de peau environnante et sous le bord libre de l’ongle (séchage en 30 secondes).
    • Ne pas laver les ongles traités pendant 6 heures au moins car cela enlèverait le vernis.
    • Découpez si possible régulièrement le bord libre de l’ongle et toute partie malade d’ongle avec un coupe-ongle.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).

 

MYCOSTER : le Mycoster ® vernis a 8%

 

Mycoster ® :

  • Mycoster ®, qu’est-ce que c’est ?

Mycoster ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu dans Mycoster ® est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Mycoster se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications de Mycoster ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Mycoster ®
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation de Mycoster ®

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire

 

LAMISIL : le Lamisil ®

Lamisil ®

Lamisil ®, qu’est-ce que c’est ?

Lamisil ® contient de la terbinafine.

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

 

Quelles sont les contre indications de Lamisil ®?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Lamisil ®
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Lamisil ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

LOCERYL : le Loceryl ®

 

Loceryl ® :

  • Loceryl ®, qu’est-ce que c’est ?

Loceryl ® contient de l’amorolfine. L’amorolfine contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Loceryl se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une à deux fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Avant la première application de Loceryl, nettoyer soigneusement les ongles, puis limer la zone atteinte de l’ongle (en particulier la surface de l’ongle). Attention de ne pas utiliser sur les ongles sains les limes à ongle ayant servi à limer les ongles malades
    • Avant chaque application de Loceryl, enlever la couche précédente de vernis à l’aide d’un dissolvant.
    • Appliquer le vernis à l’aide de la spatule fournie sur la totalité de l’ongle atteint.
    • Evitez de contaminer le flacon en nettoyant la spatule entre chaque passage d’un ongle à l’autre puis après les applications avec du dissolvant et évitez d’essuyer la spatule sur le bord du flacon entre les applications.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds).
    • En cas de manipulation de produits dissolvants (white spirit, diluants… ), mettez des gants imperméables afin de protéger la couche de vernis Locéryl sur les ongles.

 

KETODERM : le Ketoderm ®

Ketoderm® (kétoconazole) : utilisation, posologie et conseils

Ketoderm® est un médicament antifongique contenant du kétoconazole, prescrit en dermatologie pour traiter les mycoses cutanées et la dermite séborrhéique. Disponible sous plusieurs formes (crème, gel unidose, shampooing en sachets-dose), il s’applique localement sur la peau ou le cuir chevelu. Voici tout ce qu’il faut savoir sur son utilisation, sa posologie et ses précautions d’emploi.

Mycose persistante ou dermite séborrhéique résistante ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Qu’est-ce que Ketoderm® ?

Ketoderm® contient du kétoconazole, un antifongique de la famille des azolés. Il agit en inhibant la synthèse de l’ergostérol, un composant essentiel de la membrane des champignons — ce qui les détruit ou bloque leur multiplication. Il est actif contre :

  • Les dermatophytes (champignons responsables de la teigne, mycose des pieds, de l’aine)
  • Les levures Candida (candidoses cutanées, mycose du sexe, mycose vaginale)
  • La levure Malassezia (responsable de la dermite séborrhéique et du pityriasis versicolor)

Ketoderm® est disponible en France uniquement sur ordonnance.

Indications — pour quelles maladies ?

Indication Forme utilisée Durée habituelle
Dermite séborrhéique (pellicules, cuir chevelu) Sachets-dose shampooing 4 semaines (2-3x/semaine)
Pityriasis versicolor Gel unidose (récipient dose unique) Application unique sur tout le corps
Mycose cutanée (peau glabre, plis) Crème 2 à 4 semaines
Mycose des pieds (pied d’athlète) Crème ou poudre 4 semaines
Mycose génitale / vaginale Crème 2 à 4 semaines
Mycose des plis (intertrigo) Poudre ou crème 2 à 4 semaines

Posologie et mode d’utilisation selon la forme

Ketoderm® shampooing — sachets-dose (dermite séborrhéique, pellicules)

  1. Mouillez les cheveux
  2. Appliquez le contenu d’un sachet et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts jusqu’à obtenir une mousse abondante
  3. Laissez agir 3 à 5 minutes
  4. Rincez abondamment
  5. Appliquez 2 à 3 fois par semaine pendant 4 semaines
  6. Entre les séances, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent
  7. En cas de contact avec les yeux, rincez immédiatement à l’eau

Ketoderm® gel unidose — récipient dose unique (pityriasis versicolor)

  1. Appliquez la totalité du tube sur toute la surface du corps y compris le cuir chevelu, éventuellement à l’aide d’un gant humide
  2. Évitez le contact avec les yeux
  3. Faites mousser le gel en insistant sur les zones atteintes
  4. Laissez en place minimum 5 minutes
  5. Rincez soigneusement
  6. Il s’agit d’une application unique — une seule dose suffit dans la plupart des cas

Ketoderm® crème (mycoses cutanées)

  1. Appliquez une fine couche de crème sur la zone atteinte et quelques centimètres autour
  2. 1 application par jour, de préférence le soir
  3. Durée : 2 à 4 semaines selon la localisation
  4. Poursuivez le traitement 1 semaine après la disparition des symptômes pour éviter la rechute

Ketoderm® poudre (plis, mycose des pieds)

  1. Appliquez sur une peau sèche et propre
  2. La poudre est préférée dans les zones de frottement (plis, espaces interdigitaux) en raison de son pouvoir absorbant et asséchant
  3. Elle réduit l’humidité locale qui favorise la prolifération fongique

Contre-indications

  • Allergie au kétoconazole ou à l’un des excipients de Ketoderm®
  • Grossesse — à éviter, sauf avis médical explicite
  • Enfants de moins de 12 ans — interdit sans prescription adaptée
  • Muqueuses oculaires — ne jamais appliquer dans les yeux

Effets secondaires possibles

Ketoderm® est généralement bien toléré en application locale. Les effets indésirables les plus fréquents sont :

  • Irritation cutanée locale — rougeur, sensation de brûlure, légère desquamation au point d’application
  • Prurit (démangeaisons) transitoire à l’application
  • Sécheresse cutanée avec la poudre
  • Réaction allergique de contact (rare) — urticaire, eczéma de contact

⚠️ En cas d’irritation persistante ou d’aggravation des lésions, interrompez le traitement et consultez votre médecin ou dermatologue. Une allergie de contact au kétoconazole est possible.

Ketoderm® vs autres antifongiques — différences

Médicament Principe actif Points forts Limites
Ketoderm® Kétoconazole Efficace sur Malassezia (dermite séborrhéique, pityriasis versicolor) + Candida + dermatophytes Ordonnance obligatoire
Lamisil® Terbinafine Très efficace sur les dermatophytes (mycose des pieds, ongles) Moins actif sur Candida et Malassezia
Lomexin® Fenticonazole Efficace mycoses génitales, disponible sans ordonnance Spectre plus étroit
Mycoster® Ciclopirox Actif sur les ongles (vernis), mycoses cutanées
Pevaryl® Éconazole Large spectre, bien toléré, disponible sans ordonnance Moins spécifique sur Malassezia

💡 Ketoderm® est particulièrement indiqué quand la levure Malassezia est en cause : dermite séborrhéique (pellicules épaisses, plaques rouges du visage) et pityriasis versicolor (taches blanches ou marron du tronc). Pour une mycose des pieds à dermatophytes, la terbinafine (Lamisil®) est souvent préférée.

Conseils pour éviter les récidives

  • Poursuivez le traitement 1 semaine après la disparition des symptômes — les champignons peuvent persister sans signes visibles
  • Pour la dermite séborrhéique : un entretien mensuel avec le shampooing kétoconazole (1 à 2 fois/mois) peut être recommandé par votre dermatologue
  • Pour la mycose des pieds : séchez bien entre les orteils après la douche, changez de chaussettes quotidiennement, évitez la marche pieds nus dans les lieux humides collectifs (piscine, vestiaires)
  • Pour le pityriasis versicolor : une rechute est possible l’été suivant — une application préventive annuelle peut être conseillée
  • Ne partagez pas vos serviettes, chaussures ou linge de bain

Sources

Questions fréquentes sur Ketoderm®

Ketoderm® est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Ketoderm® est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire en France. Il ne peut pas être acheté directement en pharmacie sans ordonnance. Pour l’obtenir, une consultation médicale — y compris en téléconsultation — est nécessaire.

Combien de temps faut-il utiliser Ketoderm® shampooing ?

Le traitement standard pour la dermite séborrhéique est de 2 à 3 applications par semaine pendant 4 semaines. Si aucune amélioration n’est observée après 4 semaines, consultez à nouveau votre médecin. Un traitement d’entretien mensuel peut ensuite être prescrit pour prévenir les rechutes.

Peut-on utiliser Ketoderm® pendant la grossesse ?

Non, Ketoderm® est déconseillé pendant la grossesse. En cas de mycose ou de dermite séborrhéique pendant la grossesse, consultez votre médecin ou dermatologue qui vous proposera une alternative mieux adaptée.

Ketoderm® est-il efficace contre les mycoses des ongles ?

Ketoderm® en crème ou poudre a une activité limitée sur les mycoses des ongles (onychomycoses), car la concentration de principe actif ne pénètre pas suffisamment la kératine de l’ongle. Pour traiter une mycose des ongles, d’autres antifongiques (vernis, voire traitement oral) sont généralement préférés. Consultez un dermatologue pour un traitement adapté.

Que faire si Ketoderm® irrite la peau ?

Une légère irritation transitoire à l’application est possible et généralement bénigne. Si l’irritation est persistante, s’accompagne de rougeur étendue, de démangeaisons intenses ou de vésicules, arrêtez le traitement et consultez votre médecin. Il peut s’agir d’une allergie de contact au kétoconazole ou à un excipient du produit.

Ketoderm® peut-il être utilisé chez l’enfant ?

Ketoderm® est contre-indiqué chez les enfants de moins de 12 ans sous ses formes habituelles. Pour les enfants, d’autres antifongiques adaptés à la pédiatrie existent — consultez votre médecin ou dermatologue.


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FUNGSTER : le Fungster ®

Fungster ®

Fungster ®, qu’est-ce que c’est ?

Fungster ® contient de la terbinafine.

La terbinafine est un antifongique à large spectre, appartenant à la classe des allylamines.

La terbinafine est active sur les affections dues à des dermatophytes tels que trichophyton (Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Trichophyton verrucosum, Trichophyton violaceum), Microsporum canis et Epidermophyton floccosum.

Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles… ). Terbinafine se présente sous la forme de comprimés à 250 mg, à prendre généralement une fois par jour au cours d’un repas

 

Quelles sont les contre indications de Fungster ®?

  • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Fungster ®
  • Eviter la terbinafine durant la grossesse et l’allaitement
  • Insuffisance hépatique ou rénale

Conseils d’utilisation de Fungster ®

  • Prendre le comprimé quotidien au cours d’un repas
  • Il se peut que votre médecin vous ait prescrit un traitement pulse : 250 mg par jour pendant une semaine tous les 2 ou 3 mois jusqu’à guérison, ou 250 ou 500 mg par jour 1 semaine par mois pendant 3 mois, aussi efficace que la prise quotidienne prolongée
  • Il est probable que votre médecin vous demande de réaliser un bilan sanguin avant et pendant le traitement afin de vérifier sa bonne tolérance
  • En cas de symptome inhabituel (perte du gout, de l’appétit, nausées, douleurs abdominales, maux de tête… ), re-consultez votre médecin rapidement

KETOCONAZOLE : le Ketoconazole ®

Ketoconazole ® :

  • Ketoconazole ®, qu’est-ce que c’est ?

Ketoconazole ® contient du ketoconazole. Le ketoconazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale / dermite seborrheique / pityriasis versicolor… ). Ketoconazole se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre, de sachets-doses…

Le ketoconazole fait partie de la famille des imidazolés et son activité antifongique s’exerce sur les agents responsables de mycoses suivants :

  • dermatophytes (Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum),
  • Candida et autres levures, dont Malassezzia (agent des pellicules et du Pityriasis Versicolor),
  • moisissures.
  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter le ketoconazole durant la grossesse
  • Conseils d’utilisation de Ketoconazole ®

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Ketoconazole ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.
    • Pour la forme en sachets-dose : mouillez les cheveux et appliquez la quantité du sachet et massez vigoureusement le cuir chevelu et les zones adjacentes du bout des doigts afin d’obtenir une mousse abondante. Laissez agir le produit sur le cuir chevelu pendant 3 à 5 minutes. Utilisez le produit deux à trois fois par semaine (si vous vous lavez les cheveux plus souvent, utilisez un shampoing doux pour lavage fréquent entre les shampoings avec le ketoconazole) pendant 4 semaines et re-consultez en l’absence d’amélioration. En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment à l’eau
    • Pour la forme en récipient unidose (traitement du pityriasis versicolor): appliquez la totalité du contenu d’un tube de gel sur toute la surface du corps y compris le cuir chevelu, éventuellement à l’aide d’un gant humide. Éviter le contact avec les yeux. Faites mousser le gel, en insistant sur les zones atteintes. Laissez en place 5 minutes minimum. Rincez soigneusement

CURANAIL : le Curanail ®

 

Curanail ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Curanail ® contient de l’amorolfine. L’amorolfine contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Curanail se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une à deux fois par semaine

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Avant la première application de Curanail, nettoyer soigneusement les ongles, puis limer la zone atteinte de l’ongle (en particulier la surface de l’ongle). Attention de ne pas utiliser sur les ongles sains les limes à ongle ayant servi à limer les ongles malades
    • Avant chaque application de Curanail, enlever la couche précédente de vernis à l’aide de la lingette fournie
    • Appliquer le vernis à l’aide de la spatule fournie sur la totalité de l’ongle atteint.
    • Evitez de contaminer le flacon en nettoyant la spatule entre chaque passage d’un ongle à l’autre puis après les applications avec la lingette fournie et évitez d’essuyer la spatule sur le bord du flacon entre les applications.
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 6 mois pour les mains et 9 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire
    • Lavez vos mains après chaque utilisation du produit

 

ECONAZOLE : l’Econazole ®

Econazole ® :

Qu’est-ce que c’est ?

Econazole ® contient de l’econazole. L’econazole contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses (mycose de la peau / mycose des pieds / mycose des ongles /mycose du sexe / mycose vaginale… ). Econazole se présente sous la forme de crèmes, de solutions, de poudre…

Il fait partie de la famille des imidazolés et son activité antifongique s’exerce sur les agents responsables de mycoses suivants :

  • dermatophytes (Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum),
  • Candida et autres levures, (dont Malassezzia (agent des pellicules et du Pityriasis Versicolor),
  • moisissures.

 

  • Quelles sont les contre indications?

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants

  • Conseils d’utilisation

    • La poudre est généralement utilisée pour les plis, en raison de son pouvoir absorbant et asséchant. Appliquez la poudre sur une peau ou une muqueuse sèche et propre
    • Econazole ® peut provoquer une irritation de la peau. En cas d’irritation persistante, il faut interrompre le traitement et re-consulter.

 

STROMECTOL : le Stromectol ®

Stromectol ® :

Stromectol ®, qu’est-ce que c’est ?

Stromectol ® contient de l’ivermectine qui est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en traitement par voie orale dans le traitement de la gale . Stromectol se présente sous la forme de comprimés à 3 mgs

Contre indications de Stromectol ®

Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Stromectol ®

Enfant de moins de 15kgs

Grossesse et allaitement

Conseils d’utilisation de Stromectol ®

Stromectol ® est prise à la dose de 200 µg par kg de poids corporel en prise unique par voie orale, à distance des repas (au moins deux heures avant et apres un repas). La posologie varie donc en fonction du poids :

15 à 24 kgs 1 cp prise unique

25 à 35 kgs 2 cp prise unique

36 à 50 kgs 3 cp prise unique

51 à 65 kgs 4 cp prise unique

66 à 79 kgs 5 cp prise unique

Puis porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des

draps propres

Il faut reprendre la meme dose unique 8 à 14j plus tard

En cas de gale profuse et crouteuse, l’association à un traitement local (Ascabiol ®, Spregal ®, Topiscab®) peuvent être proposés.

Soins d’accompagment de Stromectol ®

La prise d’ivermectine est nécessairement associée à des soins de prise en charge de la gale, pour le patient atteint de la gale et son entourage :

– Traitement de l’environnement : procéder au nettoyage classique des locaux et à une désinfection par un acaricide tel qu’ Apar, de la literie (matelas, sommier), de la moquette et autres mobiliers adsorbants.

– Traitement des vêtements et du linge : rassembler le linge utilisé jusqu’à ce jour (y compris serviettes de toilette, draps, taies…) et le laver en machine à laver à 60 °C ou le désinfecter avec un acaricide tel qu’ Apar

(stockage en sac plastique fermé pendant au moins trois heures) ou par mise en quarantaine de cinq jours dans un sac plastique fermé qui sera gardé à température supérieure à 20 °C.

– Ne pas oublier de traiter les objets qui peuvent avoir été en contact avec le corps tels que : brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto…

– Passer l’aspirateur énergiquement sur les tapis et les coussins.

– Idéalement il faut changer de vêtements, de draps et de serviettes tous les jours et les laver à au moins 60 °C pendant une période de 14 jours

Voir le traitement de la gale

 

CICLOPIROX : le Ciclopirox ®

 

Ciclopirox ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Ciclopirox ® contient du ciclopirox. Le ciclopirox contenu est un antifongique. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement des mycoses et notamment la mycose des ongles sans atteinte de la matrice (la zone sous cutanée où l’ongle est « fabriqué »). Ciclopirox se présente sous la forme d’un vernis à appliquer sur les ongles atteints de mycose une fois par jour

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Eviter ce produit en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Conseils d’utilisation

    • Chaque semaine, enlever la couche de vernis à l’aide d’un dissolvant
    • Le traitement doit être effectué sans interruption jusqu’à repousse complète d’un ongle sain (en général 3 mois pour les mains et 6 mois pour les pieds). En l’absence d’amélioration après 3 mois d’application du vernis, une consultation médicale est nécessaire

 

 

SPREGAL : le Spregal ®

 

Spregal ® :

  • Qu’est-ce que c’est ?

Spregal ® contient un dérivé de la pyréthrine. La pyréthrine contenue est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement de la gale . Spregal se présente sous la forme d’un spray à appliquer sur l’ensemble du corps

 

  • Quelles sont les contre indications

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants
    • Asthme
    • Antécédent de bronchiolite ou de bronchite asthmatiforme chez l’enfant
  • Conseils d’utilisation

    • L’application de Spregal se fait sur tout le corps, sauf le visage, le soir, en tenant le flacon a 20cm de la peau, en insistant sur les plis, les mains et les organes genitaux
    • Toujours utiliser le produit dans un endroit aéré et éloigné de toute flamme ou objet incandescent. Ne pas fumer.
    • Le produit reste en contact avec la peau 12h, puis se savonner et rincer

 

ASCABIOL : l’Ascabiol ®

Ascabiol

  • Ascabiol  ®, qu’est-ce que c’est ?

Ascabiol  ® contient du Benzoate de Benzyle. Le Benzoate de Benzyle contenu dans Ascabiol  ® est un antiparasitaire. Il est utilisé en dermatologie, notamment en applications locales dans le traitement de la gale . Ascabiol * se présente sous la forme d’une lotion à appliquer sur l’ensemble du corps

 

  • Quelles sont les contre indications de l’ Ascabiol ®?

    • Allergie au produit ou à l’un de ses constituants de Ascabiol  ®
  • Conseils d’utilisation de l’ Ascabiol  ®

    • Adulte :
      Il est préférable d’appliquer Ascabiol * le soir, après la toilette. On recommande généralement d’appliquer la lotion à l’aide d’un pinceau plat en 1 ou 2 passages sur la totalité de la surface du corps y compris les organes génitaux (uniquement sur la peau, pas les muqueuses), sauf le visage et le cuir chevelu (« du cou aux pieds »). Il est possible de ressentir une sensation de cuisson immédiate.
    • Enfant de plus de 1 mois :
      Le produit ne doit pas rester en contact avec la peau plus de 12 heures. Sinon, le passage transcutané du produit peut engendrer des convulsions. En cas de gale surinfectée ou eczematisée engendrant des lésions cutanées favorisant la pénétration du produit, on recommande généralement de soigner les lésions cutanées avant d’appliquer l’Ascabiol *

Avant l’application, le flacon doit être agité.
Le traitement par Ascabiol * consiste en 2 applications à 8 jours d’intervalle :

  • Première application à J0 :
    • avant l’application, prendre un bain ou une douche. Du linge propre doit être utilisé pour le séchage, l’habillage et la literie ;
    • Ascabiol * doit être appliqué avec une compresse en 2 couches successives à 10-15 minutes d’intervalle (correspondant au temps de séchage) sur la totalité de la surface corporelle en insistant sur les lésions, sans oublier les plis cutanés, les espaces interdigitaux, sous les seins, le nombril, les parties génitales externes, sous les ongles, le cuir chevelu. Il faut éviter le visage et les muqueuses ;
    • un délai de 12 à 24 heures (voir plus haut) est nécessaire avant de prendre une douche et de rincer abondamment le corps. Après la douche, du linge propre (vêtement, serviettes, draps) doit être utilisé ;
  • Seconde application à J8 : Ascabiol * doit être appliqué selon les mêmes modalités qu’à J0.

Il ne faut pas oublier tous les autres conseils de traitement de la gale (lavage du linge…)

 

Vitamines et nutriments dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Vitamines et nutriments dans la chute de cheveux : rôles, molécules et produits disponibles

Certaines vitamines et certains nutriments jouent un rôle documenté dans la production et la qualité des cheveux. Utilisés en cures orales, ils agissent en apportant au follicule pileux les cofacteurs nécessaires à la synthèse de kératine, à l’oxygénation du bulbe et à la régulation sébacée. Cette page présente un tableau de référence rapide de tous les produits disponibles — pour le détail des indications selon le type de chute, voir la page compléments capillaires.

Chute persistante malgré une supplémentation ?
Les vitamines ne sont efficaces qu’en cas de carence documentée — une chute qui persiste après 3 mois de cure justifie un bilan médical pour identifier une cause non nutritionnelle.
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CHUTE DE CHEVEUX
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Sommaire :
Acides aminés soufrés |
Vitamines B |
Tableau récapitulatif complet |
Quand les utiliser |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Acides aminés soufrés

Les acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, cystine) sont les précurseurs directs de la kératine — la protéine qui constitue la tige pilaire. Une carence ralentit la synthèse de kératine et fragilise le cheveu.

Molécule(s) DCI Rôle principal Produit(s) disponible(s) Fiche
Cystéine + méthionine L-cystéine + DL-méthionine Synthèse de kératine — fragilité capillaire — chute par carence protéique Lobamine Cystéine® → Lobamine Cystéine®
Cystine + vitamine B6 L-cystine + pyridoxine Synthèse de kératine + métabolisme des acides aminés soufrés — fragilité et chute Cystine B6® → Cystine B6®

Vitamines B capillaires

Vitamine DCI Rôle principal dans le cheveu Produit(s) disponible(s) Fiche
Vitamine B8 (vitamine H) Biotine Cofacteur de la synthèse de kératine — fragilité des phanères (cheveux + ongles) Biotine® → Biotine®
Vitamine B5 Dexpanthénol (provitamine B5) Résistance mécanique de la tige — hydratation — sébocorrection légère Bepanthène® → Bepanthène®
Vitamine B6 Pyridoxine Cofacteur du métabolisme des acides aminés soufrés — transformation méthionine → cystéine Cystine B6® (associée à la cystine) → Cystine B6®

Tableau récapitulatif complet

Produit Actif(s) Indication principale Ordonnance Fiche dédiée
Lobamine Cystéine® Cystéine + méthionine Chute par fragilité — apport en acides aminés soufrés Non (conseil pharmacien) → Fiche
Cystine B6® Cystine + vitamine B6 Chute et fragilité capillaire Non (conseil pharmacien) → Fiche
Biotine® Vitamine B8 (biotine) Fragilité des phanères (cheveux + ongles) Non (conseil pharmacien) → Fiche
Bepanthène® Dexpanthénol (B5) Résistance capillaire — application locale et orale Non (conseil pharmacien) → Fiche
💡 Ces produits sont tous disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils complètent un traitement médical si la cause de la chute est nutritionnelle — mais ne remplacent pas le minoxidil ou le finastéride en cas de calvitie androgénétique avérée.


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Quand utiliser vitamines et nutriments capillaires ?

Situation Utilité Produit conseillé
Chute diffuse + carence documentée (régime carencé, grossesse, convalescence) 🟢 Utile — correction de la carence Lobamine Cystéine® ou Cystine B6® ± Biotine®
Chute saisonnière (automne, printemps) sans carence identifiée 🟡 Effet modeste — soutien du cycle pilaire Cystine B6® en cure de 2–3 mois
Cheveux fragiles, cassants, ternes sans chute excessive 🟢 Amélioration de la qualité de la tige Biotine® + Bepanthène®
Calvitie androgénétique (golfes, vertex) 🔴 Insuffisant seul — ne traite pas la cause hormonale Renvoi vers minoxidil / finastéride
Pelade 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun Traitement dermatologique spécifique — voir page pelade
⚠️ Si la chute persiste après 3 mois de cure bien conduite, un bilan médical est indispensable — la cause n’est probablement pas nutritionnelle.

Pages du cluster cheveux

Fiches médicaments individuelles
Lobamine Cystéine®
Cystine B6®
Biotine®
Bepanthène®

Questions fréquentes

Quelle différence entre Lobamine Cystéine® et Cystine B6® ?

Les deux apportent des acides aminés soufrés pour la synthèse de kératine, mais leur composition diffère. Lobamine Cystéine® associe la cystéine et la méthionine — deux acides aminés soufrés complémentaires, la méthionine étant précurseur de la cystéine. Cystine B6® associe la cystine et la vitamine B6 — la B6 étant le cofacteur enzymatique qui facilite la transformation des acides aminés soufrés. Les deux sont indiqués dans la chute par fragilité capillaire ; le médecin ou le pharmacien oriente selon le profil du patient.

Peut-on prendre Biotine® et Bepanthène® ensemble ?

Oui, les deux peuvent être associés — la biotine (B8) agit sur la synthèse de kératine, le dexpanthénol (B5) améliore la résistance mécanique de la tige. Cependant, avant d’associer plusieurs compléments, demandez conseil à votre pharmacien pour éviter les chevauchements et les interactions. À noter : la biotine à forte dose peut fausser certains dosages biologiques (TSH, troponine) — signalez-la lors de tout bilan sanguin.

Ces vitamines capillaires sont-elles efficaces chez un homme présentant une calvitie ?

Non — la calvitie androgénétique est liée à une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas à une carence en vitamines. Les compléments n’ont aucune action sur ce mécanisme hormonal. Les traitements à efficacité prouvée sur la calvitie masculine sont le minoxidil topique et le finastéride oral.

Ces produits sont-ils remboursés par la Sécurité sociale ?

Non — Lobamine Cystéine®, Cystine B6®, Biotine® et Bepanthène® sont des produits conseil disponibles sans ordonnance. Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance maladie. En cas de carence documentée nécessitant une supplémentation médicale (anémie ferriprive, carence en zinc), le médecin peut prescrire des traitements spécifiques remboursés.

Voir aussi :
Compléments capillaires — détail indications |
Causes de la chute |
Traitements |
Faire pousser ses cheveux


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MINOXIDIL : le Minoxidil lotion

Minoxidil : efficacité, utilisation et effets secondaires

Le minoxidil est la molécule de référence dans le traitement de la chute de cheveux. Il se présente sous forme de lotion à appliquer sur le cuir chevelu deux fois par jour. Son action est suspensive : les bénéfices s’estompent à l’arrêt du traitement en 3 à 6 mois. Il est généralement bien toléré mais nécessite quelques précautions d’usage.

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Minoxidil — lotion contre la chute de cheveux

Sommaire :
Qu’est-ce que le minoxidil |
Mécanisme d’action |
Efficacité |
Formes et noms commerciaux |
Conseils d’utilisation |
Contre-indications |
Effets secondaires |
Questions fréquentes

Qu’est-ce que le minoxidil ?

Le minoxidil est initialement un vasodilatateur puissant utilisé en cardiologie dans le traitement de l’hypertension artérielle sévère. C’est en observant une hypertrichose (augmentation des poils) chez environ un tiers des patients traités par voie orale que l’idée d’une application locale sur les zones de calvitie est née.

Il est aujourd’hui disponible en lotion topique (2% et 5%) et, plus récemment, en comprimés à faible dose (minoxidil oral à 0,25 mg–5 mg/j), une option de plus en plus utilisée hors AMM dans les alopécies résistantes.

📚 Minoxidil oral à faible dose : revue des indications et de la tolérance — PubMed

Mécanisme d’action

Le mécanisme exact du minoxidil sur le follicule pileux n’est pas entièrement élucidé. Plusieurs mécanismes sont proposés :

  • Vasodilatation périfolliclulaire : le minoxidil ouvre les canaux potassiques ATP-dépendants (KATP), provoquant une vasodilatation des artérioles du derme. L’augmentation du flux sanguin améliore l’apport en oxygène et en nutriments aux follicules pileux.
  • Prolongation de la phase anagène : le minoxidil ralentit l’entrée du follicule en phase catagène (chute) et prolonge la phase anagène (croissance), augmentant ainsi la durée de vie du cheveu.
  • Effet anti-androgénique indirect : son métabolite actif, le sulfate de minoxidil, produit par la sulfotransférase du follicule, exercerait un effet stimulant direct sur la prolifération des kératinocytes et la survie des cellules de la papille dermique. L’activité de cette enzyme est variable selon les individus, ce qui explique les différences de réponse au traitement.

📚 Mécanismes d’action du minoxidil sur le follicule pileux — PubMed

Efficacité du minoxidil

L’efficacité du minoxidil est bien établie par de nombreuses études cliniques randomisées contre placebo.

  • L’effet débute à partir de 3 mois de traitement et se caractérise d’abord par une diminution de la chute
  • Une repousse visible peut être observée entre le 4e et le 6e mois
  • Une accentuation transitoire de la chute est possible pendant les 6 premières semaines — c’est un phénomène normal lié au passage synchronisé des follicules en phase anagène

Chez l’homme (alopécie androgénétique) : repousse minime dans deux tiers des cas, modérée dans un tiers des cas. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les hommes de moins de 40 ans ayant une calvitie évoluant depuis moins de 10 ans.

Chez la femme : une amélioration est observée dans deux tiers des cas. Le minoxidil à 2% a l’AMM chez la femme ; le 5% est utilisé hors AMM avec une efficacité supérieure démontrée.

💡 Important : le traitement est suspensif. L’arrêt des applications entraîne une disparition progressive des effets bénéfiques en 3 à 6 mois et une reprise de la chute au niveau qu’elle aurait atteint sans traitement.

📚 Minoxidil topique 5% vs 2% dans l’alopécie androgénétique masculine — étude randomisée — PubMed

Formes disponibles et noms commerciaux

Le minoxidil topique est disponible en lotion à 2% et à 5%. Quelques spécialités disponibles en France :

Le minoxidil oral à faible dose (0,25 mg à 5 mg/j) est une alternative de plus en plus utilisée en dermatologie pour les patients ne tolérant pas bien le topique ou dans les alopécies diffuses. Il s’agit d’un usage hors AMM, prescrit et surveillé par un médecin.

Conseils d’utilisation

  • Appliquer 1 ml matin et soir sur un cuir chevelu sain et sec — les études d’efficacité ont été réalisées avec deux applications quotidiennes
  • Utiliser uniquement sur la zone à traiter — ne pas dépasser 2 ml par jour
  • Appliquer au moins 2 heures avant le coucher pour laisser sécher le produit et éviter qu’il ne pénètre dans la peau du visage par contact avec l’oreiller (risque d’hypertrichose faciale)
  • En cas d’application accidentelle sur le front, les joues ou les yeux, rincer immédiatement à grande eau
  • Se laver les mains avant et après l’application
  • Ne pas faire de shampoing dans les 3 heures suivant chaque application
  • Éviter les expositions aux UV pendant le traitement
  • Les résultats ne sont perceptibles qu’après 3 mois minimum — ne pas arrêter prématurément

⚠️ En cas d’effets indésirables (irritation, rougeurs, palpitations, vertiges, sensation de malaise, baisse de tension) : arrêter les applications et consulter un médecin.

Contre-indications

  • Allergie au minoxidil ou à l’un des excipients
  • Grossesse et allaitement : à éviter. Les femmes en âge de procréer traitées par minoxidil doivent avoir une contraception efficace
  • Application sur un cuir chevelu lésé, irrité ou enflammé (risque d’absorption systémique accrue)
  • Antécédent de maladie cardiovasculaire grave (en raison de l’effet vasodilatateur systémique potentiel, surtout à 5%)

Effets secondaires

Le minoxidil topique est généralement bien toléré. Les effets secondaires les plus fréquents sont :

  • Irritation du cuir chevelu, sécheresse, rougeurs (liées souvent au solvant propylène glycol — les formulations sans propylène glycol sont mieux tolérées)
  • Pellicules, dermite séborrhéique
  • Eczéma de contact
  • Hypertrichose faciale en cas d’application accidentelle sur le visage ou par contact avec l’oreiller
  • Rarement : palpitations, vertiges, baisse de la pression artérielle (passage systémique — plus fréquent avec le 5%)
  • Accentuation transitoire de la chute les 6 premières semaines (phénomène normal)

Questions fréquentes sur le minoxidil

Doit-on utiliser le minoxidil à 2% ou à 5% ?
Le 5% est plus efficace que le 2%, y compris chez la femme selon les études récentes. Cependant, le 2% est mieux toléré et il est le seul à avoir l’AMM chez la femme. Le dermatologue adapte la concentration selon le profil de la patiente et la tolérance.

Peut-on utiliser le minoxidil à vie ?
Oui. Le minoxidil étant un traitement suspensif, il doit être utilisé indéfiniment pour maintenir les bénéfices. L’arrêt entraîne une perte des cheveux regagnés en 3 à 6 mois. Une utilisation prolongée est sans danger si elle est bien tolérée.

Pourquoi les cheveux tombent-ils plus au début du traitement ?
Il s’agit d’un phénomène normal appelé effluvium télogène d’initiation. Le minoxidil fait entrer en phase anagène des follicules en phase télogène, provoquant leur chute synchronisée. Ce phénomène transitoire dure 4 à 6 semaines et indique que le produit est actif.

Le minoxidil oral est-il plus efficace que le topique ?
Les données émergentes suggèrent que le minoxidil oral à faible dose (1–5 mg/j) peut être aussi efficace voire supérieur au topique dans certaines formes d’alopécie, avec une meilleure observance. Il expose cependant à plus d’effets systémiques (hypertrichose faciale, rétention hydrique). Son usage reste hors AMM en France pour la chute des cheveux.

Le minoxidil fonctionne-t-il sur une calvitie totale ou très avancée ?
Non. Le minoxidil est efficace uniquement si des follicules pileux encore vivants sont présents. Sur une zone totalement dégarnie depuis de nombreuses années, les follicules sont souvent fibrosés et ne répondent plus au traitement. Les meilleurs résultats sont obtenus chez les patients jeunes avec une calvitie récente.

Peut-on utiliser le minoxidil avec le finastéride ?
Oui. L’association minoxidil topique + finastéride oral (chez l’homme) est fréquemment prescrite et synergique : le finastéride agit sur la cause hormonale de l’alopécie androgénétique tandis que le minoxidil stimule la repousse directement au niveau folliculaire.

Références scientifiques


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Le Minoxidil ® par voie orale dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Minoxidil oral : traitement de la chute de cheveux


Le minoxidil oral est un antihypertenseur découvert dans les années 1970, dont l’effet secondaire inattendu — une repousse capillaire significative — a conduit à son utilisation croissante en dermatologie pour traiter les alopécies.
Longtemps utilisé uniquement en application locale (Minoxidil solution ou mousse à 2 % et 5 %), le minoxidil est désormais prescrit par voie orale à très faibles doses (0,25 mg à 5 mg par jour selon l’indication et le sexe), bien en dessous des doses antihypertensives (10 à 40 mg/j).
Cette utilisation est dite hors AMM en France : le minoxidil oral n’a pas d’autorisation de mise sur le marché spécifique pour l’alopécie, mais son usage est largement validé par la littérature scientifique internationale et intégré dans les pratiques dermatologiques de référence depuis 2020.
Il s’agit aujourd’hui de l’une des évolutions thérapeutiques les plus significatives dans la prise en charge des alopécies, notamment chez la femme, pour qui les alternatives efficaces restaient rares.


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Mécanisme d’action

Le minoxidil est un vasodilatateur artériolaire puissant dont le mécanisme d’action capillaire repose sur plusieurs effets complémentaires :
– ouverture des canaux potassiques ATP-dépendants dans les cellules musculaires lisses des vaisseaux périfolliculaires, améliorant la vascularisation et l’oxygénation du bulbe pilaire,
– prolongement de la phase anagène (phase de croissance active du cheveu) et réduction de la phase télogène (phase de chute),
– stimulation directe de la prolifération des cellules de la papille dermique,
– conversion du duvet (cheveux fins, courts, dépigmentés) en cheveux terminaux (plus épais, plus longs, pigmentés).
Le minoxidil oral présente l’avantage d’une biodisponibilité systémique complète et homogène, contournant les problèmes d’absorption cutanée inégale du minoxidil topique liés à l’application, la quantité appliquée ou l’état du cuir chevelu.

Indications

Indications principales validées en pratique dermatologique :
Alopécie androgénétique féminine (chute de cheveux hormonale chez la femme) : indication la plus documentée, avec des résultats souvent supérieurs au minoxidil topique,
Alopécie androgénétique masculine : alternative ou complément au minoxidil topique et au finastéride,
Effluvium télogène chronique chez la femme : chute diffuse prolongée sur fond de stress, carence ou déséquilibre hormonal,
Alopécie de traction et alopécies des marges en complément du traitement étiologique,
Alopécie du front fibrosante et lichen plan pilaire : en association aux traitements anti-inflammatoires spécifiques, pour préserver les follicules résiduels,
Alopécie areata (pelade) : en association, pour stimuler la repousse des follicules non détruits.

Minoxidil oral chez la femme : pourquoi un changement de paradigme ?

Pendant des décennies, le traitement de l’alopécie androgénétique féminine se limitait au minoxidil topique à 2 % et aux antiandrogènes (spironolactone, acétate de cyprotérone), avec des résultats souvent décevants et une observance difficile (application quotidienne graisseuse sur le cuir chevelu).
Le minoxidil oral à faible dose (0,25 mg à 1 mg par jour) représente un tournant pour plusieurs raisons :
– efficacité démontrée supérieure au topique dans plusieurs études comparatives,
– excellente tolérance aux doses faibles utilisées en trichologie,
– prise orale simple améliorant considérablement l’observance,
– effet sur la densité globale du cheveu et pas seulement sur les zones traitées localement,
– action sur les alopécies diffuses pour lesquelles le topique est difficile à appliquer uniformément.
L’étude LOMY (Low-dose Oral Minoxidil in Women, Sinclair et coll.) et de nombreuses cohortes publiées depuis 2020 confirment une repousse significative chez 70 à 80 % des femmes traitées à 6-12 mois.
Chez la femme, l’effet indésirable principal à surveiller est l’hypertrichose (pousse de duvet sur le visage et le corps), dose-dépendante et régressive à l’arrêt du traitement.

Minoxidil oral chez l’homme

Chez l’homme, les doses utilisées sont généralement plus élevées : 2,5 mg à 5 mg par jour.
Le minoxidil oral constitue une alternative efficace pour les patients ne tolérant pas le minoxidil topique (irritation du cuir chevelu, séborrhée aggravée) ou dont l’observance est insuffisante.
Il peut être associé au finastéride ou au dutastéride (inhibiteurs de la 5-alpha-réductase) pour une action complémentaire sur la composante androgénique de l’alopécie.
L’hypertrichose est moins problématique chez l’homme, mais la rétention hydrique et les œdèmes des chevilles doivent être surveillés, notamment chez les patients présentant des antécédents cardiovasculaires.

Contre-indications

– Hypersensibilité au minoxidil.
Phéochromocytome (tumeur sécrétant des catécholamines : risque d’aggravation de l’hypertension par vasodilatation réflexe).
Insuffisance cardiaque, péricardite ou épanchement péricardique.
Hypotension artérielle symptomatique ou pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg.
Grossesse et allaitement : contre-indiqué (tératogène dans les études animales à fortes doses ; données insuffisantes aux faibles doses chez la femme enceinte).
– Enfant de moins de 18 ans : données insuffisantes.

Bilan avant mise sous minoxidil oral

Mesure de la pression artérielle : vérifier l’absence d’hypotension (systolique < 90 mmHg) avant d’initier le traitement.
Bilan cardiovasculaire en cas d’antécédents : consultation cardiologique si cardiopathie connue.
Bilan hormonal et biologique pour éliminer une cause curable de chute de cheveux avant d’initier un traitement au long cours : TSH (dysthyroïdie), NFS (anémie ferriprive), ferritine, bilan androgénique si besoin.
Bilan trichologique : dermoscopie du cuir chevelu (trichoscopie) pour confirmer le type d’alopécie et évaluer la densité folliculaire résiduelle.
– Informer la patiente de la possibilité d’hypertrichose faciale et corporelle et de sa réversibilité.
– Contraception efficace obligatoire chez la femme en âge de procréer.

Conseils d’utilisation

– Prendre le minoxidil oral une fois par jour, de préférence le matin avec un verre d’eau, au moment du repas pour améliorer la tolérance digestive.
Débuter à la dose minimale efficace : 0,25 mg/j chez la femme, 1,25 mg/j chez l’homme, à augmenter progressivement selon la réponse et la tolérance.
– Ne jamais arrêter brutalement le traitement sans avis médical : un arrêt brutal provoque un effluvium de sevrage (chute importante et transitoire des cheveux mis en phase télogène sous l’effet du minoxidil) dans les 1 à 3 mois suivant l’arrêt.
– Les premiers résultats visibles (réduction de la chute, puis repousse) sont attendus après 3 à 6 mois de traitement régulier.
– La repousse maximale est obtenue à 12 à 18 mois.
– Le traitement est au long cours : l’arrêt entraîne la reperte des cheveux regagnés en 6 à 12 mois.
– Surveiller la pression artérielle lors des premières semaines, notamment en cas de sensation de vertiges ou de malaise.

Effets indésirables

Effets fréquents :
Hypertrichose (pousse excessive de duvet sur le visage, les bras, le dos) : effet le plus fréquent chez la femme, dose-dépendant, régressif en 1 à 3 mois après arrêt ou réduction de dose. Peut être géré par épilation laser ou crème dépilatoire.
Effluvium de sevrage à l’arrêt (voir ci-dessus).
– Légère tachycardie ou palpitations en début de traitement, généralement transitoires.

Effets moins fréquents :
Rétention hydrique et œdèmes des membres inférieurs : surveiller chez les patients avec antécédents cardiaques ou rénaux.
Hypotension orthostatique : vertiges au lever, notamment en début de traitement.
– Céphalées.
– Sécheresse ou irritation du cuir chevelu (rare à ces doses).

Effets rares mais à signaler :
– Épanchement péricardique (exceptionnel aux doses utilisées en trichologie).
– Aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante.

Minoxidil oral vs minoxidil topique : comment choisir ?

Le minoxidil oral à faible dose est préféré au topique dans les situations suivantes :
– cuir chevelu sensible ou réactif (irritation, eczéma, dermite séborrhéique),
– observance insuffisante du topique (application quotidienne contraignante),
– alopécie diffuse nécessitant une couverture homogène du scalp,
– souhait de la patiente d’éviter le toucher gras ou les résidus sur les cheveux,
– résistance ou réponse insuffisante au topique après 6 mois d’utilisation correcte.
Le minoxidil topique reste préféré en cas de contre-indication cardiovasculaire relative, de grossesse envisagée à court terme ou d’hypertrichose préexistante importante.
Les deux formes peuvent être combinées pour une efficacité maximale, sous contrôle dermatologique.

Questions fréquentes sur le minoxidil oral

Le minoxidil oral fait-il pousser des poils partout sur le corps ?

Aux doses utilisées en trichologie (0,25 à 2,5 mg/j), l’hypertrichose reste le plus souvent limitée à un duvet discret sur les tempes, la lèvre supérieure ou les avant-bras. Elle est dose-dépendante et réversible à l’arrêt ou à la réduction de dose. Elle n’affecte pas tous les patients de la même façon.

Peut-on prendre du minoxidil oral toute sa vie ?

Oui, le traitement est conçu pour être au long cours. Les données de tolérance à 5-10 ans aux faibles doses utilisées en trichologie sont rassurantes. Un suivi annuel avec mesure de la pression artérielle est recommandé.

Le minoxidil oral est-il remboursé ?

Non. Utilisé hors AMM dans l’alopécie, il n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie. Son coût reste modéré (préparation magistrale ou spécialité générique), de l’ordre de 15 à 40 € par mois selon la dose et la pharmacie.

Peut-on associer minoxidil oral et finastéride ?

Oui, chez l’homme. Cette association est la stratégie thérapeutique la plus efficace actuellement disponible dans l’alopécie androgénétique masculine, agissant à la fois sur la vascularisation folliculaire (minoxidil) et sur la composante hormonale androgénique (finastéride/dutastéride).

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Lobamine Cysteine ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Lobamine Cystéine® : acides aminés soufrés contre la chute de cheveux

Lobamine Cystéine® est un complément alimentaire capillaire associant cystéine et méthionine — les deux acides aminés soufrés précurseurs de la kératine. Il est indiqué dans la prise en charge de la chute de cheveux par fragilité capillaire et peut être utilisé en cure de 2 à 4 mois, disponible sans ordonnance en pharmacie.

La chute persiste malgré la supplémentation ?
Un avis dermatologique permet d’identifier une cause non nutritionnelle — calvitie androgénétique, effluvium, pelade — qui nécessite un traitement spécifique différent.
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Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication |
Posologie et cure |
Précautions et contre-indications |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Actif Rôle dans le cheveu
L-cystéine Acide aminé soufré constituant direct de la kératine — renforce la structure de la tige pilaire — synthétisée à partir de la méthionine
DL-méthionine Acide aminé essentiel (non synthétisable par l’organisme — apport alimentaire indispensable) — précurseur de la cystéine — joue un rôle dans la cohésion de la tige kératinisée
💡 La méthionine est un acide aminé essentiel — l’organisme ne peut pas la synthétiser et dépend entièrement de l’alimentation pour s’approvisionner. En cas de régime carencé ou de besoins accrus (grossesse, convalescence), un apport sous forme de complément peut corriger la carence et améliorer la qualité capillaire.

Indication

Situation Intérêt de Lobamine Cystéine®
Chute de cheveux par fragilité capillaire 🟢 Bonne indication — apport en acides aminés soufrés pour renforcer la tige et réduire la casse
Chute diffuse légère par carence nutritionnelle 🟢 Utile en complément d’un bilan médical — efficace si carence documentée
Chute saisonnière (automne, printemps) 🟡 Soutien modeste du cycle pilaire — résultats variables
Calvitie androgénétique 🔴 Insuffisant — ne traite pas la cause hormonale — voir minoxidil et finastéride
Pelade, alopécie cicatricielle 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun ou cicatriciel — traitement dermatologique spécifique nécessaire

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie Selon les prescriptions du médecin ou les recommandations du pharmacien — généralement 1 à 2 gélules par jour
Durée de cure 2 à 4 mois — correspondant au cycle de renouvellement du follicule pileux
Résultats visibles Amélioration de la qualité de la tige à partir de 4 à 6 semaines — réduction de la chute à partir de 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 cures par an selon l’indication — souvent aux saisons de chute accrue (automne, printemps)
Ordonnance Non — disponible sans ordonnance en pharmacie — conseil pharmacien recommandé
📌 En cas de chute persistante après une cure complète de 3 mois, une consultation médicale est indispensable — la cause n’est probablement pas nutritionnelle et nécessite un bilan (ferritine, TSH, bilan hormonal) avant d’envisager un autre traitement.


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Précautions et contre-indications

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue — arrêter immédiatement en cas de réaction
Grossesse et allaitement Demander impérativement l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien — risque d’interaction rare mais à vérifier selon le traitement
Insuffisance rénale Apport en acides aminés à évaluer avec le médecin — les acides aminés soufrés sont métabolisés par le rein
⚠️ Même sans ordonnance, les compléments alimentaires ne sont pas anodins. Demandez toujours conseil à votre pharmacien avant de débuter une cure, notamment en cas de grossesse, allaitement, terrain allergique ou traitement médicamenteux associé.

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Quelle différence entre Lobamine Cystéine® et Cystine B6® ?

Lobamine Cystéine® apporte cystéine + méthionine — les deux acides aminés soufrés précurseurs de la kératine, dont la méthionine essentielle non synthétisable par l’organisme. Cystine B6® apporte de la cystine + vitamine B6 — la B6 étant le cofacteur enzymatique qui optimise le métabolisme des acides aminés soufrés. Les deux sont indiqués dans la fragilité capillaire ; le pharmacien ou le médecin oriente selon le profil.

Lobamine Cystéine® est-il efficace sur la calvitie masculine ?

Non — la calvitie androgénétique résulte d’une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas d’une carence en acides aminés. Lobamine Cystéine® n’a aucune action sur ce mécanisme hormonal. Les traitements à efficacité prouvée sont le minoxidil topique et le finastéride oral.

Peut-on prendre Lobamine Cystéine® pendant la grossesse ?

La grossesse augmente les besoins en acides aminés, et certaines femmes enceintes présentent des carences. Cependant, avant d’utiliser tout complément alimentaire pendant la grossesse ou l’allaitement, un avis médical ou pharmaceutique est indispensable pour évaluer l’indication et l’absence de risque pour le fœtus ou le nourrisson.

Combien de temps faut-il prendre Lobamine Cystéine® ?

Une cure de 2 à 4 mois est généralement recommandée. Les premiers effets sur la qualité de la tige (moins de casse, plus de résistance) sont perceptibles à partir de 4 à 6 semaines. La réduction de la chute s’observe plutôt à 2–3 mois. Si la chute persiste à l’issue d’une cure complète, un bilan médical est indispensable.

Voir aussi :
Causes de la chute |
Cystine B6® |
Vitamines capillaires |
Compléments capillaires |
Traitements


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Cystine B6 ® dans le traitement et soin capillaire de la chute de cheveux

Cystine B6® : cystine et vitamine B6 contre la chute de cheveux et la fragilité capillaire

Cystine B6® est un complément alimentaire associant de la cystine — acide aminé soufré précurseur de la kératine — et de la vitamine B6 (pyridoxine), cofacteur enzymatique indispensable au métabolisme des acides aminés soufrés. Il est indiqué dans la prise en charge de la chute de cheveux par fragilité capillaire et la fragilité des phanères, disponible sans ordonnance en pharmacie.

La chute persiste après une cure de Cystine B6® ?
Un bilan médical permet d’identifier une cause non nutritionnelle — calvitie, effluvium, carence en fer ou en hormones thyroïdiennes — nécessitant un traitement spécifique.
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Sommaire :
Composition et mécanisme |
Indication |
Posologie et cure |
Précautions et contre-indications |
Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® |
Pages du cluster |
Questions fréquentes

Composition et mécanisme d’action

Actif Rôle dans le cheveu
L-cystine Forme oxydée de la cystéine — acide aminé soufré constituant direct de la kératine — apport structurel pour la tige pilaire et les ongles
Pyridoxine (vitamine B6) Cofacteur enzymatique de la transsulfuration — optimise la transformation de la méthionine en cystéine dans l’organisme — facilite l’utilisation des acides aminés soufrés par le follicule
💡 L’intérêt de la synergie cystine + B6 : la vitamine B6 n’est pas un actif direct sur le cheveu — elle agit comme cofacteur enzymatique qui optimise la voie métabolique des acides aminés soufrés. En combinant cystine (substrat) et B6 (cofacteur), Cystine B6® maximise l’utilisation des acides aminés soufrés disponibles pour la synthèse de kératine.

Indication

Situation Intérêt de Cystine B6®
Fragilité capillaire (cheveux cassants, ternes, peu résistants) 🟢 Bonne indication — renforcement de la structure kératinisée de la tige
Chute diffuse légère liée à une fragilité ou une carence nutritionnelle 🟢 Utile — améliore la qualité des cheveux produits
Fragilité des ongles associée 🟢 La cystine agit aussi sur les ongles (même constitution en kératine)
Cure saisonnière (automne, printemps) 🟡 Usage courant — résultats variables selon le terrain
Calvitie androgénétique 🔴 Insuffisant — ne traite pas la cause hormonale — voir minoxidil et finastéride
Pelade, alopécies cicatricielles 🔴 Inefficace — mécanisme auto-immun ou cicatriciel — traitement dermatologique spécifique nécessaire

Posologie et durée de cure

Paramètre Valeur habituelle
Posologie Selon les prescriptions du médecin ou les recommandations du pharmacien
Durée de cure 2 à 4 mois
Résultats visibles Amélioration de la résistance capillaire à partir de 4 à 6 semaines — réduction de la chute à partir de 2 à 3 mois
Fréquence des cures 1 à 2 cures par an selon l’indication
Ordonnance Non — disponible sans ordonnance en pharmacie — conseil pharmacien recommandé
📌 En cas de chute persistante après une cure complète de 3 mois, un bilan médical est indispensable — ferritine, TSH, bilan hormonal — pour identifier une cause non nutritionnelle.


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Précautions et contre-indications

Situation Conduite à tenir
Allergie au produit ou à l’un de ses composants Contre-indication absolue
Grossesse et allaitement Demander l’avis du médecin ou du pharmacien avant utilisation
Traitements médicamenteux en cours Signaler au pharmacien — la vitamine B6 à forte dose peut interférer avec certains médicaments (lévodopa notamment)
Neuropathie périphérique La vitamine B6 à très forte dose peut aggraver une neuropathie existante — respecter les doses recommandées
⚠️ La vitamine B6 (pyridoxine) à forte dose prolongée peut provoquer une neuropathie sensorielle. Cystine B6® est formulé à des doses thérapeutiques habituellement bien tolérées — respecter la posologie recommandée et ne pas prolonger la cure sans avis médical.

Cystine B6® vs Lobamine Cystéine® : quelles différences ?

Critère Cystine B6® Lobamine Cystéine®
Acide aminé soufré L-cystine L-cystéine + DL-méthionine
Cofacteur associé Vitamine B6 (pyridoxine) — optimise le métabolisme des AA soufrés Aucun cofacteur — apport pur en AA soufrés
Spécificité Méthionine non apportée — mais B6 optimise l’utilisation de la cystine disponible Méthionine essentielle apportée — précurseur de la cystéine non synthétisable
Indication préférentielle Fragilité capillaire et unguéale — cure saisonnière Chute par carence en acides aminés essentiels — apport de méthionine
Précaution spécifique Interactions B6 + lévodopa — neuropathie à forte dose Insuffisance rénale (métabolisme des AA soufrés)

Pages du cluster cheveux

Questions fréquentes

Pourquoi la vitamine B6 est-elle associée à la cystine dans ce produit ?

La vitamine B6 (pyridoxine) est un cofacteur enzymatique de la voie de transsulfuration — la voie métabolique par laquelle la méthionine est transformée en cystéine dans les cellules. En optimisant cette voie, la B6 améliore l’utilisation des acides aminés soufrés disponibles pour la synthèse de kératine. L’association cystine + B6 est donc plus efficace qu’un apport de cystine seul.

Cystine B6® agit-il aussi sur les ongles ?

Oui — les ongles, comme les cheveux, sont principalement constitués de kératine riche en acides aminés soufrés. La cystine renforce la structure kératinisée dans les deux cas. Cystine B6® est souvent utilisé pour traiter simultanément la fragilité capillaire et la fragilité unguéale (ongles mous, striés, qui se dédoublent).

Peut-on prendre Cystine B6® en même temps qu’un traitement par L-dopa ?

Non sans avis médical — la vitamine B6 peut réduire l’efficacité de la lévodopa (traitement de la maladie de Parkinson) lorsqu’elle est prise sans inhibiteur de dopa-décarboxylase. Si vous êtes sous lévodopa, consultez impérativement votre médecin avant de débuter une cure de Cystine B6®.

Cystine B6® est-il adapté aux femmes enceintes ?

La grossesse augmente les besoins nutritionnels, notamment en acides aminés et vitamines B. Cependant, tout complément alimentaire pendant la grossesse ou l’allaitement nécessite un avis médical ou pharmaceutique préalable pour évaluer l’adéquation de la dose et l’absence de risque pour le fœtus ou le nourrisson.

Voir aussi :
Causes de la chute |
Lobamine Cystéine® |
Vitamines capillaires |
Compléments capillaires |
Traitements


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