ZONA : que faire en cas de zona? vaccin, soulager le zona

Zona : causes, symptômes, traitement et vaccin

Le zona est une maladie de peau très fréquente, touchant 20 % de la population. Il est dû à la réactivation du virus varicelle-zona (VZV), qui reste latent dans les ganglions nerveux après la varicelle. L’éruption est caractérisée par des vésicules douloureuses suivant le trajet d’un nerf, sur une seule moitié du corps. Le traitement antiviral doit être institué dans les 72 premières heures pour réduire le risque de douleurs post-zostériennes.

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Zona — éruption vésiculeuse unilatérale suivant un trajet nerveux

Sommaire :
Causes |
Facteurs déclenchants |
Symptômes |
Évolution |
Complications |
Vaccin |
Traitement |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

Causes du zona

Le zona est la manifestation clinique de la réactivation du VZV (Varicella zoster virus). Environ 90 % des adultes ont fait la varicelle dans l’enfance et sont porteurs du VZV à l’état latent. Environ 20 % d’entre eux feront un zona au cours de leur vie ; 1 % en fera plusieurs épisodes.

Après la varicelle, le virus reste latent dans les ganglions sensitifs des racines dorsales. Des années plus tard, il peut migrer le long du nerf jusqu’à la peau — d’où un zona toujours unilatéral et limité à un dermatome. Il existe au moins 4 génotypes de VZV, ce qui explique les possibilités de récidive.

→ Voir : causes du zona | contagion du zona

📚 Biologie du virus varicelle-zona et réactivation — PubMed

Facteurs déclenchants

Facteur Détail
Âge avancé Incidence annuelle : 2/1 000 entre 20–50 ans → 5/1 000 entre 51–79 ans → 10/1 000 après 80 ans. Diminution physiologique de l’immunité cellulaire anti-VZV avec l’âge.
Immunodépression VIH, hémopathies malignes, traitement immunosuppresseur, corticothérapie prolongée, chimiothérapie, stress intense, fatigue sévère, maladie intercurrente grave.

⚠️ Un zona récidivant ou survenant chez un adulte jeune sans facteur déclenchant identifié doit faire rechercher une immunodépression sous-jacente — notamment une infection VIH ou une hémopathie.

Symptômes du zona

Le zona évolue en deux phases caractéristiques :

Phase Durée Manifestations
Phase prodromique 2 à 4 jours avant l’éruption Douleurs unilatérales dans la zone qui sera atteinte : brûlures, décharges électriques, hyperesthésie cutanée. Pour le zona intercostal : douleurs en hémiceinture pouvant mimer une pathologie cardiaque, pleurale ou abdominale.
Phase éruptive 2 à 4 semaines Plaques érythémateuses → vésicules claires groupées en bouquets → troubles en 3–4 jours → croûtes s’éliminant en 2–3 semaines. Éruption strictement unilatérale suivant le trajet d’un nerf sensitif (dermatome).

Zona de la nuque et du cou — éruption vésiculeuse unilatérale
Zona de la nuque et du cou

→ Voir l’article détaillé : symptômes du zona

Évolution

L’éruption dure en moyenne 2 à 4 semaines. Les douleurs de la phase éruptive s’atténuent généralement avec la cicatrisation, mais peuvent persister plusieurs mois à plusieurs années sous forme de douleurs post-zostériennes — principale complication du zona. Il est rare de refaire un zona dans les années qui suivent, sauf en cas d’immunodépression sévère.

Complications du zona

Complication Fréquence / gravité Page dédiée
Douleurs post-zostériennes 10–20 % des patients, surtout après 60 ans. Brûlures continues, allodynie, hyperalgésie. Peuvent durer des années. → Douleurs post-zostériennes
Zona ophtalmique Atteinte branche V1 du trijumeau. Urgence médicale — kératite, uvéite, séquelles visuelles définitives possibles. → Zona ophtalmique
Surinfection bactérienne Staphylococcus aureus ou Streptococcus pyogenes. Cicatrices pigmentées ou dépigmentées possibles.
Complications neurologiques Paralysie radiculaire, troubles urinaires (zona sacré), ophtalmoplégie, paralysie faciale, méningite lymphocytaire. Encéphalite et myélite exceptionnelles.
Formes graves (immunodéprimé) Zona hémorragique, étendu, avec complications viscérales (pulmonaires, hépatiques) potentiellement mortelles.

Cicatrices pigmentées après zona
Cicatrices pigmentées après zona

Zona hémorragique — forme grave chez l'immunodéprimé
Zona hémorragique

⚠️ Zona ophtalmique — urgence absolue : tout zona touchant le front, le nez ou la paupière doit être consulté en urgence. Le risque de séquelles visuelles définitives justifie un traitement hospitalier sans délai.

📚 Complications du zona et facteurs de risque — PubMed

Vaccin contre le zona

Zostavax® (vivant atténué) Shingrix® (recombinant adjuvanté) ⭐
Âge recommandé ≥ 65 ans ≥ 50 ans
Schéma 1 injection 2 injections espacées de 2 à 6 mois
Efficacité Réduction du risque de zona de 50 %. Réduction des douleurs post-zostériennes de 66 %. Réduction du risque de zona de 97 % pendant au moins 3 ans, y compris après 70 ans.
Remboursement France 30 % En cours d’évaluation
Tolérance Bonne Plus d’effets locaux et généraux — surtout après la 2e injection
Co-administration grippe Possible Possible

Contre-indications communes : hypersensibilité aux composants (dont néomycine), immunodéficience primaire ou acquise, traitement immunosuppresseur incluant fortes doses de corticoïdes, tuberculose active non traitée, grossesse.

📚 Efficacité du vaccin Shingrix chez les plus de 70 ans — NEJM/PubMed

Traitement du zona

Le zona typique guérit spontanément, mais le traitement vise à accélérer la cicatrisation, limiter les douleurs et prévenir les douleurs post-zostériennes.

Traitement Modalités / indication
Antiviraux oraux
(valaciclovir, aciclovir, famciclovir)
Dans les 72 premières heures idéalement. Indiqués chez les > 50 ans, en cas de zona ophtalmique ou de facteurs de risque de complications. Efficacité réduite au-delà de 72 h.
Soins locaux Antisepsie douce des lésions, pansements non occlusifs, prévention de la surinfection bactérienne.
Antalgiques Paracétamol en 1re intention. Opioïdes si douleurs sévères. Antiépileptiques (gabapentine, prégabaline) ou antidépresseurs tricycliques pour les douleurs neuropathiques post-zostériennes.

💡 Les « coupeurs de feu » sont parfois consultés pour soulager les douleurs du zona. À ce jour, aucune étude scientifique rigoureuse n’étaye leur efficacité comparée à un traitement médical ou à un placebo. Cependant, en pratique, cela semble fonctionner.

→ Voir l’article complet : traitement du zona

72 heures — c’est la fenêtre thérapeutique du zona.
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Pages spécialisées du cluster zona

Symptômes, causes et contagion
Symptômes du zona — éruption, prodromes, localisation
Causes du zona — VZV, réactivation, immunité
Contagion du zona — varicelle, précautions
Zona intercostal — douleurs thoraciques et abdominales

Complications et traitement
Traitement du zona — antiviraux, antalgiques, soins locaux
Douleurs post-zostériennes — prévention et prise en charge
Zona ophtalmique — urgence, risque visuel

Points clés

À retenir
Le zona est la réactivation du VZV, latent depuis la varicelle dans les ganglions nerveux sensitifs
Il touche 20 % de la population — incidence croissante avec l’âge et l’immunodépression
L’éruption est toujours unilatérale, précédée de prodromes douloureux, suivant un dermatome précis
Le traitement antiviral doit être débuté dans les 72 premières heures pour prévenir les douleurs post-zostériennes
Le zona ophtalmique est une urgence médicale — consulter immédiatement
Le vaccin Shingrix® offre une protection de 97 % chez les plus de 50 ans

Références scientifiques

Questions fréquentes sur le zona

Comment éviter les douleurs post-zostériennes ?

Le meilleur moyen est de prendre le traitement antiviral dans les 72 premières heures suivant l’éruption. Au-delà, l’efficacité diminue significativement. La vaccination préventive (Shingrix®) réduit également le risque de douleurs séquellaires de deux tiers. Voir : douleurs post-zostériennes.

Quand consulter en urgence pour un zona ?

En urgence si : zona touchant le front, le nez ou la paupière (zona ophtalmique — risque de cécité) ; zona chez un immunodéprimé ; fièvre élevée ou altération de l’état général ; lésions hémorragiques ou nécrotiques ; suspicion d’atteinte neurologique.

Le zona est-il contagieux ?

Le zona lui-même ne se transmet pas d’une personne à l’autre. En revanche, les vésicules contiennent du VZV vivant qui peut transmettre la varicelle (et non le zona) à une personne non immunisée — notamment les femmes enceintes et les immunodéprimés. Voir : contagion du zona.

Peut-on avoir le zona plusieurs fois ?

Oui, mais c’est peu fréquent (environ 1 % de la population). Le risque de récidive est nettement plus élevé en cas d’immunodépression. Un zona récidivant doit faire rechercher une pathologie sous-jacente.

Que révèle un zona sur l’état de santé général ?

Un premier zona après 50 ans est souvent simplement lié au vieillissement physiologique de l’immunité. Un zona survenant avant 50 ans, récidivant ou particulièrement sévère doit faire rechercher une immunodépression (VIH, hémopathie, traitement immunosuppresseur). Un bilan médical est recommandé.

Le zona peut-il toucher les enfants ?

Oui, bien que rare. Il peut survenir chez un enfant ayant fait la varicelle, surtout si celle-ci a eu lieu in utero ou dans les premiers mois de vie. La vaccination contre la varicelle, recommandée dans le calendrier vaccinal français, devrait réduire à terme l’incidence du zona chez les jeunes adultes.

Voir aussi :
Symptômes du zona |
Traitement du zona |
Douleurs post-zostériennes |
Zona ophtalmique |
Zona intercostal |
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VERRUE PLANTAIRE : solution contre les verrues plantaires

Verrues plantaires


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Il est fréquent d’observer l’apparition d’une verrue sur la plante du pied

Verrues plantaires

A quoi sont dues les verrues plantaires?

Les verrues sont due a une infection par une famille de virus appelée papilloma virus humains (PVH) ou HPV pour Human Papillomavirus.

Les verrues plantaires sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 1 et 2.

Comment reconnaitre une verrue plantaire?

Il existe de nombreux types de verrues ; les plus frequentes sur les pieds sont :

  • Myrmécie

Les papillomavirus de type 1 ont plutot tendance à provoquer des verrues profondes et douloureuses se développant verticalement en profondeur appelées myrmécies.

Verrues des orteils et du pied
Verrues des orteils et du pied
Grosse myrmécie plantaire
Grosse myrmécie plantaire
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d'un durillon
Verrue plantaire : les points noirs sont des vaisseaux, et ils permettent de la distinguer d’un durillon
Myrmécie de l'avant pied
Myrmécie de l’avant pied
Verrue plantaire
Verrue plantaire
  • Verrues en mosaique

Les verrues en mosaique sont le plus souvent dues aux papillomavirus de type 2. Les verrues en mosaique se développent horizontalement en superficie de la peau et formant à terme une mosaique de verrues.

Verrues en mosaique
Verrues en mosaique

Diagnostic des verrues plantaires

Le diagnostic est le plus souvent clinique mais le dermatologue  peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer par exemple une verrue plantaire d’un cor, d’un durillon, d’un mélanome achromique… :

Lésions épithéliales donc les vaisseaux sont entourés de blanc

  • Vaisseaux monomorphes en points de distribution régulière, sur un fond sans structure couleur chair
  • Vaisseaux en épingles à cheveux dilatés, hypertrophiques, exubérants
Verrue au dermatoscope

Quelle est l’évolution des verrues plantaires?

La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans

On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille

Comment éviter d’avoir des verrues plantaires?

Pour éviter les verrues, on recommande généralement :

  • éviter de marcher pieds nus notamment dans les piscines, vestiaires…
  • éviter d’utiliser les chaussettes, chaussures, serviettes et les affaires de toilette (lime, pierre ponce… ) d’une autre personne

Se débarrasser des verrues plantaires

Le traitement des verrues plantaires peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des orteils… )

>>> voir comment guérir les verrues


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VERRUE : solution contre les verrues

Verrue : causes, types, symptômes et traitements

Une verrue est une tumeur bénigne d’origine virale : un épaississement localisé de la peau causé par la pénétration d’un papillomavirus humain (HPV). Fréquentes et contagieuses, les verrues touchent entre 5 et 10 % de la population. Il en existe plusieurs types — plantaires, vulgaires, planes, génitales — chacun nécessitant une prise en charge adaptée. Une verrue plantaire douloureuse chez un enfant de 8 ans n’a pas la même signification qu’un papillome filiforme apparu sur la paupière d’un adulte après rasage.

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Sommaire :
Causes |
Transmission et risques |
Types de verrues |
Évolution |
Diagnostic |
Traitement |
Tableau récapitulatif |
Pages spécialisées |
Questions fréquentes

L’article en vidéo

Pourquoi a-t-on des verrues ?

Les verrues sont causées par les papillomavirus humains (HPV), une famille de virus comptant environ 150 sous-types. Ces virus pénètrent dans la peau via de petites lésions ou microtraumatismes, et stimulent la production excessive de kératinocytes, formant la masse cornée caractéristique de la verrue.

Une fois le virus entré dans la peau, deux scénarios sont possibles : le système immunitaire l’élimine avant toute manifestation visible, ou le virus se réplique et s’exprime, provoquant l’apparition de la verrue après une période d’incubation de 1 à plusieurs mois.

Les HPV sont également responsables des condylomes (verrues génitales), l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes.

Transmission et facteurs de risque

Comment se transmettent les verrues ?

La transmission se fait principalement par contact indirect. Les HPV peuvent survivre jusqu’à une semaine à l’air libre, ce qui explique la facilité de contamination dans les environnements humides. La pénétration est favorisée par les microtraumatismes cutanés.

Les principaux vecteurs : partage de chaussettes, chaussures ou serviettes, fréquentation de piscines, douches communes et salles de sport, et auto-contamination par grattage (manuportage) — raison pour laquelle il faut absolument éviter de gratter ses verrues.

Qui est le plus exposé ?

Population Particularité
Enfants et jeunes adultes Tranche d’âge la plus touchée
Greffés du rein Jusqu’à 40 % des patients concernés
Dermatite atopique Fréquence accrue — voir dermatite atopique
Bouchers, poissonniers, mécaniciens Microtraumatismes répétés. Les bouchers sont sujets à un type spécifique (HPV7) transmis par les animaux.
Verrues du genou chez un enfant
Verrues du genou chez un enfant
Verrues des doigts chez un boucher liées au HPV7
Verrues des doigts chez un boucher (HPV7)

Les différents types de verrues

Verrues vulgaires

Les plus courantes. Élevures rugueuses et kératosiques, de couleur chair ou grisâtre, localisées principalement sur les mains, les doigts et autour des ongles. Les verrues péri-unguéales peuvent provoquer une déformation de l’ongle et sont souvent douloureuses.

Verrues planes

Dues aux HPV de types 3, 10 et 28. Petites élevures lisses, de couleur chair rosée à brunâtre, souvent multiples et groupées. Fréquentes sur le visage, les mains et les jambes — où elles se disséminent facilement par le rasage ou l’épilation.

Verrues planes de la jambe
Verrues planes de la jambe
Verrues planes le long d'une strie de grattage par manuportage
Dissémination par manuportage le long d’une strie de grattage

Verrues plantaires

Très fréquentes, situées sous la plante du pied. On distingue deux formes :

  • Myrmécie (HPV1) : verrue profonde, très douloureuse, se développant verticalement en profondeur
  • Verrue en mosaïque (HPV2) : plaques superficielles horizontales, moins douloureuses mais plus étendues
Verrues plantaires
Verrues plantaires

Papillomes verruqueux

Aspect filiforme ou en corne cutanée, se développant verticalement. Très fréquents sur le visage et le cou, ils se disséminent facilement lors du rasage.

Papillome verruqueux filiforme
Papillome verruqueux
Papillome verruqueux de la paupière
Papillome verruqueux de la paupière

Verrues génitales (condylomes)

Également appelées condylomes acuminés, elles constituent l’IST la plus répandue. Nécessitent une prise en charge spécifique incluant le dépistage du ou des partenaires. → Voir la page dédiée aux condylomes

Évolution naturelle des verrues

La majorité (80 %) des verrues guérissent spontanément en 2 à 4 ans. À deux ans, environ 65 % des verrues de l’adulte ont disparu. Environ 10 % sont dites rebelles et persistent au-delà.

Le traitement reste conseillé pour limiter la contagiosité, les douleurs (verrues plantaires), le risque de déformation unguéale et l’inflammation des tissus environnants.

Récidive d'une verrue du doigt en couronne après traitement
Récidive en couronne après traitement

⚠️ Aucune méthode de traitement ne permet l’éradication complète du virus HPV — ce qui explique la fréquence des récidives.

Verrue rebelle ou récidivante ? Obtenez un avis spécialisé sans délai :
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Diagnostic des verrues

Le diagnostic est le plus souvent clinique. Le dermatologue peut s’aider de la dermatoscopie pour distinguer une verrue d’un cor ou durillon, voire d’un mélanome achromique.

Les signes dermatoscopiques caractéristiques : vaisseaux entourés de blanc, vaisseaux monomorphes en points à distribution régulière sur fond chair, vaisseaux en épingles à cheveux dilatés et hypertrophiques.

Verrue vue au dermatoscope - vaisseaux en points caractéristiques
Verrue au dermatoscope

Consultez un médecin devant toute lésion cutanée nouvelle ou qui se modifie — tout n’est pas une verrue, et certaines lésions nécessitent une biopsie.

Traitement des verrues

Le traitement des verrues dépend du type, de la localisation et du nombre de lésions :

Traitement Principe / indication
Acide salicylique (kératolytiques) Application locale — 1re intention, en automédication
Cryothérapie à l’azote liquide Destruction par le froid — plusieurs séances nécessaires
Laser CO₂ Verrues résistantes, multiples ou péri-unguéales
Imiquimod (immunomodulateur) Principalement pour les condylomes génitaux
Exérèse chirurgicale Rarement en 1re intention — risque de cicatrice

Ces traitements peuvent être combinés. La récidive reste fréquente car aucun ne détruit le virus lui-même. → Voir l’article complet sur le traitement des verrues

Tableau récapitulatif — types de verrues

Type HPV en cause Localisation typique Évolution sans traitement
Verrues vulgaires HPV 2, 4 Mains, doigts, ongles 65 % régression spontanée à 2 ans
Verrues planes HPV 3, 10, 28 Visage, mains, jambes Régression spontanée 2–4 ans
Myrmécie (plantaire) HPV 1 Plante du pied (profonde) Régression spontanée 2–4 ans
Verrue en mosaïque HPV 2 Plante du pied (superficielle) Régression spontanée 2–4 ans
Papillome verruqueux HPV 2, 7 Visage, cou, paupières Régression possible — souvent persistant
Condylomes (génitaux) HPV 6, 11 Organes génitaux, périnée Traitement recommandé — IST

Pages spécialisées du cluster verrues

Types et localisations
Verrue plantaire — myrmécie, mosaïque, traitement
Verrues des mains et des doigts
Verrues du visage — nez, paupière, menton
Condylomes (verrues génitales) — IST, traitement, dépistage

Traitement et diagnostic différentiel
Traitement des verrues — guide complet
Cor et durillon — diagnostic différentiel
Dermatoscopie — comment ça marche ?
Mélanome achromique — ne pas confondre

Questions fréquentes sur les verrues

J’ai une lésion qui ressemble à une verrue sur un orteil — que faire ?

Consultez un médecin avant tout traitement. Certaines lésions (cor, durillon, mélanome achromique) peuvent être confondues avec une verrue et nécessitent une prise en charge différente. Le dermatologue peut utiliser la dermatoscopie pour trancher facilement.

Mes verrues reviennent toujours aux mêmes endroits. Que faire ?

Les récidives sont fréquentes car aucun traitement ne détruit complètement le virus HPV. Reconsultez votre dermatologue pour envisager une combinaison de traitements (cryothérapie, kératolytiques, laser). La prise en charge peut être longue mais des solutions existent.

Les verrues sont-elles contagieuses ?

Oui. Elles se transmettent par contact indirect (piscines, douches communes, partage de chaussures) ou par auto-contamination par grattage. Portez des claquettes dans les lieux collectifs, évitez de gratter vos verrues et prenez des précautions pour ne pas contaminer votre entourage.

Les verrues guérissent-elles seules ?

Dans la majorité des cas, oui. Environ 65 % disparaissent spontanément en 2 ans. Le traitement est cependant conseillé pour limiter la contagion, prévenir les douleurs et éviter les complications (déformation unguéale, extension).

Les verrues sont-elles dangereuses ?

Les verrues cutanées courantes sont bénignes. Certains HPV impliqués dans les condylomes génitaux sont associés au cancer du col de l’utérus. La vaccination HPV est recommandée et remboursée en France pour les jeunes de 11 à 19 ans.

Voir aussi :
Traitement des verrues |
Verrue plantaire |
Condylomes |
Cor et durillon |
Dermatoscopie |
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VARICELLE : le bouton de varicelle et calmer les démangeaisons

Varicelle : symptômes, durée, contagion et traitement

Cet article en vidéo

La varicelle est une maladie infectieuse très contagieuse due au virus Varicella-Zoster (VZV), un Herpesvirus. Elle touche 90% des enfants avant 10 ans et est généralement bénigne à cet âge. Chez l’adulte, la femme enceinte et les personnes immunodéprimées, elle peut être grave et nécessite une prise en charge spécialisée.

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Cause et contagion

Le virus Varicelle-Zona (VZV) appartient à la famille des Herpesviridae — comme le virus de l’herpès labial. Après la varicelle, il ne disparaît pas : il reste dormant dans les ganglions nerveux et peut se réveiller des décennies plus tard sous forme de zona.

Modes de transmission : voie respiratoire (gouttelettes) et contact direct avec les lésions cutanées. La varicelle se propage facilement dans les crèches et écoles — petites épidémies en hiver et au printemps.

💡 La contagiosité débute 1 à 2 jours avant l’apparition des boutons — avant même que l’enfant sache qu’il est malade. Elle se poursuit jusqu’à l’assèchement complet de toutes les lésions, soit environ 7 à 10 jours.

Les stades de la varicelle — comment évolue l’éruption ?

Stade Délai Aspect Contagieux ?
Incubation 14–15 jours après contage Aucun signe visible Non
Prodromes J-1 à J-2 avant éruption Fièvre modérée, fatigue, maux de tête Oui
Macules / papules J1–J2 Boutons rouges et gonflés qui démangent, ressemblant à des piqûres Oui
Vésicules J2–J4 Cloques remplies de liquide clair posées « comme une goutte de rosée » sur fond rouge Oui — maximum
Croûtes J4–J7 Les vésicules se rompent et sèchent en croûtes brunes Non dès assèchement complet
Guérison J7–J10 Chute des croûtes — risque de cicatrices si grattage Non
vésicule varicelle goutte de rosée photo
Vésicule de varicelle — aspect en goutte de rosée sur fond rouge
boutons varicelle croûtes cloques photo
Boutons de varicelle — coexistence de croûtes et de cloques à différents stades

Complications selon le profil du patient

Profil Complication principale Conduite à tenir
Enfant sain < 12 ans Surinfection bactérienne (impétiginisation), cicatrices Soins locaux, antihistaminiques, surveiller
Adulte sain Pneumonie varicelleuse, formes sévères plus fréquentes Aciclovir oral discuté, surveillance rapprochée
Femme enceinte Pneumonie maternelle, varicelle congénitale (4 premiers mois), varicelle néonatale Urgence — hospitalisation en service spécialisé
Nouveau-né (mère varicelle J-5 à J+2) Varicelle néonatale grave (mortalité élevée sans traitement) Aciclovir IV 20 mg/kg/8h, 8–10 jours
Immunodéprimé Varicelle disséminée, encéphalite, pneumonie Aciclovir IV 15 mg/kg/8h, 8–10 jours
Nourrisson atopique Kaposi-Juliusberg (surinfection herpétique sur eczéma) Urgence pédiatrique

⚠️ Ne jamais donner d’aspirine ni d’ibuprofène lors d’une varicelle — risque de syndrome de Reye (aspirine) et de complications bactériennes sévères (ibuprofène). Paracétamol uniquement pour la fièvre.

Soigner la varicelle — traitement par âge

Enfant de 1 à 12 ans en bonne santé

  • Déscolarisation jusqu’à assèchement complet des lésions
  • Fièvre : paracétamol uniquement — jamais d’aspirine ni d’ibuprofène
  • Démangeaisons : antihistaminiques oraux prescrits par le médecin + bains apaisants (huile de bain type Avène Trixéra, Mustela Stelatopia, La Roche-Posay Lipikar)
  • Ongles : couper courts pour limiter les cicatrices de grattage
  • Soins locaux : laver les boutons à l’eau et au savon doux une fois par jour

Antiseptiques : lesquels utiliser et lesquels éviter ?

Produit Utilisation Recommandation
Chlorhexidine aqueuse 0,5% (Cetavlex, Diaseptyl) Désinfection des lésions ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Cétrimide crème (Cetavlon) Désinfection locale ✅ Sur conseil pharmacien/médecin
Benzalkonium (Mercryl, Mercrylspray) ❌ À éviter — irritant, risque allergique
Hexamidine (Hexaseptine) ❌ À éviter — irritant

⚠️ Impétiginisation des lésions (croûtes jaunes couleur miel, lésions qui s’étendent) : consultez un médecin sans tarder. Une antibiothérapie est nécessaire.

Nouveau-né, adulte, femme enceinte, immunodéprimé

Le médecin discutera la mise sous aciclovir (Zovirax®) selon un protocole précis :

  • Nouveau-né (varicelle maternelle J-5 à J+2) : aciclovir IV 20 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours
  • Adulte/enfant >12 ans, femme enceinte, immunodéprimé : aciclovir IV 15 mg/kg toutes les 8h, 8 à 10 jours — relais oral par valaciclovir selon évolution

Prévention — vaccination et immunoglobulines

Profil Prévention recommandée
Enfant <12 ans sans antécédent de varicelle Surveillance — pas de vaccination systématique en France (sauf cas particuliers)
Adolescent/adulte >12 ans sans antécédent Vaccination Varilrix® ou Varivax® dans les 3 jours suivant l’exposition — 2 doses à 8 semaines d’intervalle. Contraception efficace 1 mois après injection chez la femme en âge de procréer
Immunodéprimé ou femme enceinte sans immunité (IgG négatif) Immunoglobulines spécifiques Varitect® 1 mL/kg dans les 96h suivant le contage
Immunodéprimé ou femme enceinte avec immunité (IgG positif) Pas de traitement préventif nécessaire

Sources

Questions fréquentes sur la varicelle

Combien de temps dure la varicelle et quand n’est-elle plus contagieuse ?

La varicelle dure en général 7 à 10 jours. L’éruption commence par des boutons rouges qui se transforment en vésicules puis en croûtes. L’enfant n’est plus contagieux dès que toutes les lésions sont asséchées en croûtes — généralement au bout de 7 jours. Attention : la contagiosité commence 1 à 2 jours avant les premiers boutons, quand rien n’est encore visible.

La varicelle de l’adulte est-elle plus grave que chez l’enfant ?

Oui — la varicelle de l’adulte est significativement plus sévère. Les complications sont plus fréquentes : pneumonie varicelleuse (risque respiratoire grave), encéphalite, formes hémorragiques. La fièvre est plus élevée, l’éruption plus étendue et les cicatrices plus fréquentes. Un adulte qui n’a pas eu la varicelle étant enfant doit être surveillé médicalement dès les premiers symptômes.

Peut-on avoir la varicelle deux fois ?

C’est très rare — la primo-infection confère une immunité durable dans la quasi-totalité des cas. En revanche, le virus reste dormant dans les nerfs et peut se réactiver des années plus tard sous forme de zona — souvent après 50 ans ou lors d’une baisse d’immunité. Un zona n’est pas une « deuxième varicelle » mais une réactivation du même virus.

Comment éviter les cicatrices de varicelle ?

Le grattage est la principale cause de cicatrices et de surinfection. Pour limiter le risque : couper les ongles très courts (surtout chez les jeunes enfants), donner les antihistaminiques prescrits pour calmer les démangeaisons, proposer des bains avec huile apaisante, appliquer du talc officinal sur les lésions. Ne jamais arracher les croûtes — les laisser tomber naturellement. Si malgré tout des cicatrices persistent, un dermatologue peut évaluer les options de traitement.

Varicelle et grossesse — quels risques ?

La varicelle pendant la grossesse est une urgence médicale. Chez la mère, le risque de pneumonie grave est élevé. Pour le fœtus, une infection dans les 4 premiers mois peut provoquer des malformations rares mais sévères (syndrome de varicelle congénitale). Une varicelle dans les 5 jours avant ou 2 jours après l’accouchement expose le nouveau-né à une forme grave potentiellement mortelle. Toute femme enceinte exposée à la varicelle sans immunité connue doit consulter en urgence.

Voir aussi : Zona / Bouton de fièvre (herpès labial) / Impétigo / Eczéma


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TRICHOBLASTOME : le trichoblastome

Trichoblastome


Signes de la maladie

Il s’agit d’une tumeur bénigne
Le trichoblastome prend l’allure d’une élevure de couleur chair, le plus souvent autour du nez

Examens complémentaires diagnostiques
Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)

Abstention ou excision

TRAITEMENT VERRUE : comment enlever et soigner les verrues?

Traitement de verrue : comment enlever ou soigner une verrue ?

Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale (papillomavirus, HPV) qui régressent le plus souvent spontanément en quelques années — sans traitement. La décision de traiter dépend de la localisation, du nombre, de l’évolution et de la gêne occasionnée. Deux traitements font référence dans les études scientifiques : la cryothérapie à l’azote liquide et l’application d’acide salicylique, souvent associés.

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Sommaire :
Faut-il toujours traiter ? |
Cryothérapie (azote liquide) |
Acide salicylique |
Autres traitements médicaux |
Traitement sans ordonnance |
Traitements naturels |
Questions fréquentes

Faut-il toujours traiter une verrue ?

Non. Le traitement n’est pas systématique. Les verrues communes guérissent spontanément dans 65% des cas en 2 ans et dans 78% des cas en 3 ans chez l’enfant. Chez l’adulte, la régression spontanée est plus lente mais reste possible.

Le traitement est indiqué lorsque :

  • La verrue est douloureuse (verrue plantaire en zone d’appui)
  • Elle grossit ou se multiplie rapidement
  • Sa localisation est gênante (visage, zone visible)
  • Le patient est immunodéprimé (verrues souvent plus résistantes)
  • Elle est source de contagion pour l’entourage

Papillome verruqueux de la paupière — verrue du visage à traiter
Papillome verruqueux de la paupière : indication claire à traiter

Verrues plantaires multiples — indication à traiter
Nombreuses verrues plantaires : indication à traiter

💡 La diversité des traitements tentés pour les verrues est en elle-même révélatrice de la difficulté à les éliminer définitivement. Aucun traitement n’est efficace à 100% et les récidives sont fréquentes. L’association cryothérapie + acide salicylique reste le traitement de référence selon les études scientifiques.

📚 Efficacité comparée des traitements des verrues cutanées — méta-analyse Cochrane — PubMed

Cryothérapie à l’azote liquide

La cryothérapie par application d’azote liquide (-196°C) ou de neige carbonique (-79°C) consiste à congeler la verrue pour provoquer une brûlure du second degré avec formation d’une bulle emportant la partie superficielle infectée. L’objectif est de détruire progressivement les cellules infectées par le HPV.

Déroulement : le dermatologue décape d’abord les verrues épaisses (plantaires notamment) au bistouri pour en réduire le relief. L’azote est appliqué avec un coton-tige (trempé dans un gobelet à usage unique, jamais directement dans le container) ou au cryojet, pendant 5 à 30 secondes selon la taille — jusqu’à l’obtention d’un halo de givrage de 1 à 2 mm autour de la lésion.

Rythme : séances répétées toutes les 2 à 3 semaines.

Précautions particulières :

  • Verrues du visage — application prudente, risque de cicatrices sur peau fine
  • Verrues des doigts près des ongles — risque de dystrophie unguéale définitive si atteinte de la matrice
  • Enfants — traitement souvent difficile (douloureux) ; les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’efficacité sur le froid

Produits kératolytiques à l’acide salicylique

Les préparations concentrées à base d’acide salicylique (10 à 100%), associées ou non à de l’acide lactique, sont appliquées quotidiennement sur la verrue après grattage avec une lime à ongles en carton jetable (usage unique pour éviter la contagion).

Protocole :

  • Protéger la peau saine autour de la verrue avec du vernis incolore ou un sparadrap
  • Gratter légèrement la surface de la verrue avec la lime jetable
  • Appliquer le produit uniquement sur la verrue
  • Poursuivre jusqu’à disparition complète — réapparition des dermatoglyphes (empreintes digitales) sur les verrues des mains et pieds — soit 4 à 8 semaines en moyenne
  • En cas d’irritation ou de brûlure de la peau saine, interrompre 2 à 3 jours

D’autres produits kératolytiques peuvent compléter : crayon de nitrate d’argent, trétinoïne topique, acide trichloroacétique, acide glycolique.

Traitement d'une verrue du doigt avec un verrucide kératolytique
Application d’un verrucide sur une verrue du doigt

Autres traitements médicaux des verrues

Excision chirurgicale

Au bistouri, bistouri électrique ou curette, sous anesthésie locale. Geste souvent douloureux pendant et après, avec un délai de cicatrisation de plusieurs semaines et un taux de récidive élevé. Réservée aux verrues rebelles aux autres traitements.

Laser CO2

Deux techniques : la vaporisation (ablation avec marge de 5 mm de peau saine, sous anesthésie locale — efficace mais cicatrisation longue, 30% de récidives) et la création de puits dans la verrue pour améliorer la pénétration des kératolytiques (non douloureuse).

Laser vasculaire (laser à colorant pulsé)

Les verrues comportent une composante vasculaire visible sous forme de points noirs (vaisseaux thrombosés). Le laser vasculaire coagule ces vaisseaux et « asphyxie » la verrue. Résultats : disparition complète ou quasi-complète dans 85% des cas en 6 séances (espacées de 3 à 4 semaines, fluences 12–15 J/cm²). Récidives dans 8% des cas.

Laser Nd:YAG 1064 nm

Pénétration cutanée profonde. Présente moins de risque de séquelle pigmentaire sur peaux foncées (utilisé notamment dans l’épilation laser des peaux noires). Efficacité démontrée dans une revue de la littérature.

Micro-ondes

Les micro-ondes appliquées localement chauffent les tissus par excitation des molécules d’eau. Dans une étude portant sur 54 verrues récalcitrantes, 41 (76%) avaient disparu complètement après traitement. Le mécanisme proposé est une stimulation de la présentation d’antigènes HPV aux lymphocytes T CD8+, induisant une immunité anti-HPV locale.

Chimiothérapies locales (podophyllotoxine, 5-FU)

Application de substances cytotoxiques directement sur la verrue (podophyllotoxine, 5-fluoro-uracile). Prescrites et surveillées par le médecin.

Injections de bléomycine

Injection intralésionnelle d’une chimiothérapie (bléomycine) dans la verrue, réalisée avec précaution par un médecin en raison du risque de nécrose cutanée. Plus fréquemment utilisée pour les verrues plantaires rebelles. Une technique de diffusion par microaiguilles a récemment montré des résultats intéressants.

Traitement des verrues sans ordonnance

⚠️ Consultez un médecin avant tout autotraitement. Une verrue peut être confondue avec un durillon, un cor, ou — plus grave — un mélanome achromique. Le diagnostic médical est indispensable avant d’appliquer tout verrucide.

Sprays de cryothérapie (diméthyléther propane, -57°C) disponibles sans ordonnance en pharmacie. La température obtenue est nettement moins basse que l’azote liquide médical (-196°C), ce qui limite leur efficacité sur les verrues profondes ou épaisses.

Verrucides à base d’acide salicylique disponibles en pharmacie sans ordonnance (moins concentrés que les préparations médicales) :

  • Acide salicylique seul : Coricide le Diable, Pommade M.O. Cochon, Transvercid, Sanitos…
  • Acide salicylique + acide lactique : Duofilm, Kerafilm, Verrufilm…
  • Acide salicylique + acide lactique + thuya : Verrupan…

Ces produits sont plutôt réservés aux petites verrues superficielles. Ils peuvent être irritants — blanchiment de la zone traitée est normal, mais interrompre quelques jours en cas d’irritation importante de la peau saine.

Traitements naturels des verrues

Plusieurs remèdes traditionnels sont utilisés : sparadrap occlusif, suc de chélidoine (Chelidonium majus), lait de figue, suc de pissenlit. Leur efficacité n’est pas démontrée par des études rigoureuses mais leur innocuité est généralement bonne. Voir notre article sur le traitement naturel de la verrue.

Questions fréquentes sur le traitement des verrues

Combien de temps faut-il pour guérir une verrue ?
La durée varie selon la taille, la localisation et le traitement choisi. En moyenne : 4 à 8 semaines avec un verrucide quotidien pour les petites verrues superficielles ; plusieurs mois avec des séances de cryothérapie bimensuelles pour les verrues plantaires épaisses ou les verrues multiples. La patience est indispensable — l’arrêt prématuré du traitement est la principale cause d’échec.

La cryothérapie est-elle douloureuse ?
Oui, la cryothérapie est douloureuse pendant l’application et dans les heures suivantes (sensation de brûlure puis élancement). Chez l’enfant, c’est souvent difficile à réaliser. Les crèmes anesthésiantes (EMLA®) ont peu d’effet sur la douleur liée au froid. La cryothérapie peut être précédée d’une anesthésie locale par piqûre pour les verrues très douloureuses.

Une verrue peut-elle disparaître sans traitement ?
Oui, fréquemment. Chez l’enfant, 65% des verrues régressent spontanément en 2 ans et 78% en 3 ans. Chez l’adulte, la régression est plus lente. L’abstention thérapeutique est une option légitime pour les verrues asymptomatiques, non gênantes et peu nombreuses.

Pourquoi les verrues récidivent-elles après traitement ?
Parce que les traitements destruent la verrue visible mais ne neutralisent pas toujours le virus HPV qui peut persister dans les kératinocytes sains environnants ou dans la « racine » de la verrue. Une récidive ne signifie pas un échec du traitement — elle justifie simplement de reprendre le protocole. Les traitements immunostimulants (imiquimod, bléomycine, micro-ondes) visent précisément à renforcer l’immunité locale anti-HPV pour réduire les récidives.

Comment éviter de contaminer son entourage avec une verrue ?
Ne pas partager serviettes, chaussures ou accessoires de pédicurie. Porter des claquettes dans les vestiaires et piscines. Couvrir la verrue avec un pansement. Ne jamais utiliser la même lime à ongles pour la verrue et pour les ongles sains. Se laver les mains après avoir touché la verrue.

Les verrues génitales (condylomes) se traitent-elles différemment ?
Oui. Les condylomes sont dus à des HPV spécifiques (types 6, 11, 16, 18…) et sont transmis par voie sexuelle. Leur prise en charge inclut un bilan IST, un traitement par imiquimod, podophyllotoxine, cryothérapie ou laser, et une surveillance gynécologique ou urologique en cas de types oncogènes. Voir notre article sur les condylomes.

Références scientifiques


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TRAITEMENT DU MELANOME MALIN : traitement du mélanome

Traitement du mélanome


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1/ Traitement du mélanome de la peau sans métastase



Recommandations de la conférence de consensus de 2016

A/ Les marges d’exérèse de la tumeur initiale (melanome).

Marges d’exérèse selon l’épaisseur de Breslow :

Mélanome in situ = 0,5 cm

0-1 mm = 1 cm

1,01-2 mm = 1-2 cm

2 mm = 2 cm

Mélanome de Dubreuilh non invasif : Marge de 1 cm recommandée. En cas d’impossibilité, une marge de 0,5 cm est acceptable (nécessité dun contrôle histologique strict des berges )

B/ Mélanome supérieur à 1mm voire supérieur à 0.8mm ulcéré : recherche du ganglion sentinelle lors de la reprise élargie.

Il s’agit de la recherche d’un premier ganglion atteint par la maladie en injectant peu de temps après la chirurgie un produit radioactif visible au scanner et à la scintigraphie.

L’injection de la substance radioactive se fait quelques heures avant l’intervention chirurgicale.
Le produit  est absorbé par les vaisseaux lymphatiques et circule jusqu’aux premiers ganglions (le ou les ganglions sentinelles) en amont
du mélanome.
Lorsque le produit utilisé est une substance radioactive, le ou les ganglions sont localisés grâce à une scintigraphie effectuée par un médecin nucléaire avant l’intervention et à une sonde peropératoire utilisée par le chirurgien pendant l’opération.
Le ou les ganglions sentinelles alors repérés, le chirurgien les retire en faisant une petite incision au-dessus d’eux sous anesthésie générale. Le plus souvent, cette incision n’est pas réalisée au même endroit que celle de l’exérèse de la tumeur. Il y a donc deux cicatrices.
Lors de cette opération, un à trois ganglions lymphatiques sont  habituellement enlevés.

La recherche du ganglion sentinelle n’est pas recommandée systématiquement chez un patient ne présentant pas de ganglion cliniquement décelable. Elle peut être proposée à un patient présentant un mélanome de + de 1 mm d épaisseur ou ulcéré. Il faut faire un scanner TAP et cérébral avec injection et coupes ganglionnaires avant.

Mais cette recherche peut aussi être proposée en cas de tumeurs de moindre épaisseur (ex: 0.8 mm ulcéré). Cela est discuté en Réunion de Consultation Pluridiciplinaire

En cas de ganglion sentinelle positif, on peut envisager un traitement adjuvant (voir plus loin) pendant 1 an afin de diminuer le risque de rechute :
• immunothérapie anti-PD-1 intraveineuse
• OU, pour les patients porteurs d’un mélanome muté BRAF V600, thérapie ciblée anti-BRAF/MEK orale.
NB, la présence d’une micrométastase au ganglion sentinelle n’implique plus la réalisation d’un curage ganglionnaire dans l’immense majorité des cas (preuve de l’absence de bénéfice thérapeutique).

En cas de ganglion sentinelle négatif, pour les mélanomes épais considérés comme à haut risque de rechute (à partir de T3b soit Breslow > 2 mm ulcéré), le patient peut être
éligible à un essai clinique adjuvant (anti-PD-1 vs placebo pendant 1 an).

C/ Le bilan initial.

– Examen clinique : ensemble du tégument, palpation des aires ganglionnaires, recherche d’hépato-splénomégalie

– Examens paracliniques :

  • Lors de l’évaluation diagnostique initiale des stades IIA et IIB

– Examen clinique complet, notamment de tout le tégument et des aires ganglionnaires.

– Échographie ganglionnaire de l’aire de drainage.

  • Lors de l’évaluation diagnostique initiale des stades IIC et IIIA

– Examen clinique complet, notamment de tout le tégument et des aires ganglionnaires.

– Échographie ganglionnaire de l’aire de drainage stade IIC.

En option mais mieux : examen d’imagerie par scanner cérébral et thoracoabdomino-pelvien injecté avec coupes ganglionnaires

TDM, notamment si la technique du ganglion sentinelle est proposée en stade IIC ou avant curage en stade IIIA.

 

D/ Le traitement adjuvant.

Le traitement adjuvant a pour but de prévenir la rechute après la chirurgie dans le mélanome sans métastases. Cependant, la surveillance sans traitement adjuvant est une option. Le traitement adjuvant peut etre immunothérapie ou par thérapie ciblée (voir plus loin). Il est discuté en consultation hospitalière. Il est indiqué en cas de ganglion sentinelle positif (voir plus haut) ou de mélanome à haut risque de récidive

2/ Mélanome avec métastases

En cas de métastases, la prise en charge est uniquement hospitalière, après discussion en Réunion de Consultation Pluridisciplinaire

Deux classes de thérapies sont disponibles depuis 2010 pour le traitement du mélanome avec métastase :

l’immunothérapie

on agit directement sur le système immunitaire en le stimulant : anti-CTLA-4, anti-PD-1/anti-PD-L1…

ils sont administrés par voie IV

ce traitement consiste à booster le système immunitaire en renforcant les lyphocytes tueurs de cellules cancereuses

L’immunothérapie a une efficacité clinique souvent remarquable sur le mélanome métastatique, par contre il existe des effets secondaires immunologiques qui peuvent parfois être importants.

L’étude KEYNOTE-716, comparant le pembrolizumab à un placebo, montrent un risque de récidive avec métastase à distance ou de décès réduit de 36 % par rapport à ceux ayant reçu le placebo

et

les thérapies ciblées

elles consistent à attaquer directement les cellules cancéreuses, par voie orale ou IV avec les inhibiteurs de mutations BRAF et de MEK, il s’agit des anti-BRAF (encorafenib) et anti-MEK (binimetinib).

3/ Surveillance du mélanome

Suivi des mélanomes stades IA (T1a) et IB (T1b et T2a)

– Un suivi clinique complet (notamment de tout le tégument et des aires ganglionnaires) seul avec 2 visites par an pendant 3 ans, puis annuel à vie.

– Auto – dépistage d’un nouveau mélanome et à l’autodétection d’une récidive.

– Un rappel des conseils de photo protection.

Suivi des mélanomes de stades IIA (moins de 2mm avec ulcération) et IIB

– Un suivi clinique complet, notamment de tout le tégument et des aires ganglionnaires avec 2 à 4 visites par an pendant 3 ans, puis annuel à vie.

– Autodépistage d’un nouveau mélanome et autodétection d’une récidive. – Le rappel des conseils de photo protection

– Une échographie ganglionnaire de l’aire de drainage tous les 3 à 6 mois pendant 3 ans. Il n’y a pas d’indication à une autre imagerie en l’absence de point d’appel clinique.

Référence :

Conférence de consensus européenne sur le traitement du mélanome, actualisée en 2016

En savoir plus sur le traitement des cancers de la peau


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Traitement des poux et de la gale : les medicaments pour les poux et la gale

TRAITEMENT DES POUX ET DE LA GALE


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POUX
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Le traitement des poux et de la gale requiert parfois les memes molécules

  • Gale : quelques traitements de la gale

  • Poux


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SOIGNER ET SE DEBARRASSER DE L’HERPES : traitement de l’herpès

Comment soigner l’herpes


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HERPES
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Malgré l’importance de l’information sur l’herpès, sa contagiosité fait que l’herpes augmente encore dans la population. Le traitement de l’herpès fait partie des stratégies pour l’éliminer et essayer de s’en débarrasser. En effet, la mise au point d’un vaccin anti herpes reste hautement peu probable avant plusieurs années.

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Herpes de la lèvre chez l'enfant
Herpes de la lèvre chez l’enfant

Quel herpès soigner?

L’herpes est une maladie liée à l’infection par Herpes Simplex Virus 1 et 2 (HSV)

L’herpes buccal ou bouton de fievre est dû généralement à HSV1 et il fait généralement suite a une transmission du virus dans l’enfance

En cas d’herpes buccal, il faut éviter d’embrasser son ou ses partenaires et ses enfants (notamment en cas de dermatite atopique)

Soigner l'herpes de la lèvre
Soigner l’herpes labial ou bouton de fièvre

 

L’herpès génital, est du généralement dû à HSV2 et il est considéré comme une maladie sexuellement transmissible. En cas d’herpes genital, il faut informer son ou ses partenaires, consulter un médecin et eviter davoir des relations sexuelles génitales ou orales et attendre la guérison complète avant d’en envisager

herpes vaginal
Herpes génital

Comment soigner l’herpes

Soins d’hygiène de l’herpes

Sur le plan de l’hygiène locale, il faut garder les lésions propres et seches et eviter de les toucher avec les doigts car l’herpes peut se transmettre ailleurs sur le corps par manuportage
Sur le plan des traitements, on distingue le traitement de la primo infection de l’herpes, le traitement des récurrences de l’herpès et le traitement préventif de l’herpes


Traitement de la primo infection de l’herpes

Primo infection à l'herpes
Primo infection à l’herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l'herpes
Lésions des gencives et lèvres lors de la primo infection à l’herpes

Le traitement de la primo-infection de l’herpes, qu’il s’agisse d’un herpes buccal ou génital, est generalement effectué au moyen de medicaments antiviraux : Aciclovir et Valaciclovir

Lorsque la voie orale est impossible ou que la poussee de primoinfection d’herpes est trop importante, on peut recourir à des perfusions d’aciclovir.
L’evolution de la primoinfection d’herpes est generalement améliorée rapidement apres le debut du traitement de l’herpes par comprimes ou perfusions

Traitement de la recurrence d’herpes

Traitements prescrits par le médecin

Pour le traitement des recurrences d’herpes, on distingue l’herpes buccal de l’herpes genital

– herpes labial

Si les episodes d’herpes labial sont peu importants et peu genants, on recourt generalement a des cremes contenant des antiviraux (aciclovir creme (Zovirax®), ibacitabine (Cuterpès®), vidarabine phosphate (Vira-MP® gel) … ) à raison de plusieurs applications par jour
Les traitements oraux par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir sont le plus souvent reserves aux poussees importantes ou frequentes

 

Herpes labial au stade crouteux
Herpes labial au stade crouteux

Ensuite au stade de croute, on applique des pommades antibiotiques (Fucidine, Mupiderm… ) pour faire tomber les croutes et éviter leur surinfection par le staphylocoque

– herpes genital

Le traitement de l’herpes génital par voie orale (par comprimes d’aciclovir et de valaciclovir) est le plus souvent reserve aux poussees importantes et genantes d’herpes genital, ou en cas de risque de contagion

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Soigner l’herpes AVEC UNE CREME sans ordonnance

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.

Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose.

En attendant votre rendez-vous chez le médecin et/ou le dermatologue et le diagnostic précis de votre herpès, vous pouvez tenter de soulager les récurrences de votre herpes de différentes manières et avec des produits disponibles sans ordonnance chez votre pharmacien ou dans une pharmacie sur Internet. Il faut être très prudent avant d’utiliser des crèmes et bien demander conseil à son pharmacien (risque d’allergie de peau, d’aggravation de sa maladie de peau, risque en cas de grossesse ou d’allaitement… )

Parmi ceux-ci on peut citer :

ACICLOVIR 5% crème, HERPESEDERMYL 5%, crème, HERPEVIR 5%, crème, KENDIX 5 POUR CENT, crème, REMEX 5%, crème (Aciclovir)

CONTRE-INDICATIONS
  • Antécédents d’hypersensibilité à l’aciclovir ou au propylèneglycol.
  • Application oculaire, intrabuccale ou intravaginale
EFFETS SECONDAIRES
  • Peu fréquent : des sensations de picotements ou de brûlures transitoires pouvant suivre l’application de la crème, sécheresse cutanée, prurit.
  • Rare : érythème, eczéma de contact.
  • Très rare : cas d’urticaire et d’œdème de Quincke

 

Traitement preventif de l’herpes : se débarrasser de l’herpès?

Il n’est pas possible de se débarrasser de l’herpes. Cependant, en cas de poussees frequentes d’herpes (plus de 6 poussees d’herpes par an), l’aciclovir ou le valaciclovir peuvent etre proposes par le medecin a titre preventif. Le traitement est reevalue en terme d’efficacite au bout de 6 mois.

Précautions à prendre en cas d’herpès

Herpes labial

Toujours prévenir son médecin qu’on a de l’herpès, notamment le dermatologue en cas de soins de peau (dermabrasion, injections dans les rides, laser de la peau, resurfaçage du visage… )

Eviter de contaminer les enfants en les embrassant si on a de l’herpes labial

On risque en cas de contamination d’enfants atteints d’eczema atopique car ils risquent une poussée profuse appelée syndrome de Kaposi Juliusberg

Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique
Kaposi Juliusberg chez un enfant atopique

Herpes génital

Il faut toujours prévenir ses partenaires qu’on a eu de l’herpes car il est contagieux même en l’absence de symptomes

En cas d’herpes génital après un rapport non protégé, il faut faire un bilan de MST aupres de son médecin


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HERPES
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PIQURE DE TIQUE : tache rouge après morsure de tique

Piqûre de tique : que faire ?

La piqûre de tique expose au risque de maladie de Lyme, une infection bactérienne à Borrelia burgdorferi pouvant entraîner des complications sérieuses si elle n’est pas traitée rapidement.

4 points essentiels à retenir dès la découverte d’une tique :

  • Le risque de contamination est très faible si la tique est retirée dans les 24 premières heures, mais devient quasi certain au-delà de 72 heures de fixation
  • Plus la tique est grosse (adulte), plus elle risque d’être infectée
  • L’outil idéal est le tire-tique disponible en pharmacie — doux mouvements de rotation, jamais de traction perpendiculaire
  • Après retrait : désinfecter et surveiller l’apparition d’une rougeur extensible pendant un mois
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MALADIE DE LYME – TIQUES
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Sommaire :
Qu’est-ce qu’une tique ? |
Symptômes |
Enlever la tique |
Surveillance un mois |
Faut-il faire une prise de sang ? |
Traitement |
Prévention |
Pages associées |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une tique et pourquoi est-ce dangereux ?

Piqûre de tique

La tique est un acarien hématophage qui se nourrit du sang de son hôte. L’espèce responsable de la maladie de Lyme en Europe se nomme Ixodes ricinus. L’homme est un hôte accidentel : la tique se contamine en piquant de petits rongeurs sauvages porteurs de Borrelia burgdorferi, puis transmet la bactérie à l’homme lors d’une piqûre ultérieure. Toutes les tiques ne sont pas infectées.

tique sur la peau
Tique fixée sur la peau
Répartition géographique de la tique Ixodes Ricinus
Répartition géographique d’Ixodes ricinus en Europe

En France métropolitaine, quasiment tout le territoire est concerné en période chaude (printemps, été, automne), avec une prévalence plus marquée dans le Centre et l’Est du pays. Les piqûres surviennent lors d’activités en plein air : randonnée en forêt, jardinage, sport en zone boisée ou humide (herbes hautes, fougères, prairies). Les parcs urbains sont également concernés.

💡 Le saviez-vous ? Il n’existe pas de tiques au-delà de 1 500 m d’altitude : pas de risque en haute montagne. Ötzi, la « momie des glaces » découverte dans les Alpes et datant de 5 000 ans, était atteinte de la maladie de Lyme.

La tique peut également transmettre d’autres maladies que la maladie de Lyme : rickettsioses, borrélioses à fièvres récurrentes, tularémie, encéphalite à tique (en Europe centrale et orientale).

Il existe trois stades évolutifs après l’éclosion des œufs : la larve, puis la nymphe, puis la tique adulte mâle ou femelle. Plus la tique est évoluée, plus elle est grosse, et plus elle a piqué de rongeurs, augmentant le risque qu’elle soit infectée.

Cycle de la tique
Cycle évolutif de la tique : larve, nymphe, adulte
Stade Taille Risque de contamination
Larve ~1 mm Faible (peu de repas sanguins infectants)
Nymphe 1–2 mm Modéré — souvent confondue avec un grain de poussière
Adulte 3–5 mm (gorgée : jusqu’à 1 cm) Élevé — a piqué plusieurs hôtes
⚠️ Durée de fixation et risque : en dessous de 24 heures le risque est faible — au-delà de 72 heures il est quasi certain. Plus la tique découverte est grosse, plus le risque de contamination est élevé.

Symptômes : deux situations possibles

Cas 1 : simple rougeur sans tique visible

Une rougeur est présente mais aucune tique n’est visible. Il peut s’agir d’une piqûre d’insecte classique ou d’une piqûre de tique dont le corps a été arraché accidentellement.

Examiner la rougeur à la loupe : la présence d’un point noir central peut signer un rostre de tique resté dans la peau. Dans ce cas, consulter un médecin pour qu’il confirme le diagnostic et retire le rostre si nécessaire.

Cas 2 : tique visible et fixée sur la peau

Déterminer si la tique est adulte (plus grand risque de contamination) ou une nymphe (point noir de quelques millimètres, risque plus faible).

Dans les deux cas : retirer la tique correctement et se surveiller pendant un mois à la recherche d’un érythème migrant et/ou de symptômes grippaux (fièvre, maux de tête, douleurs musculo-articulaires).

L’absence de ces symptômes au bout d’un mois signifie très probablement que la tique n’était pas infectée.

Comment enlever une tique

Retirer la tique le plus rapidement possible. Le risque majeur est de laisser le rostre dans la peau : cette pièce buccale rainurée comme une mèche de perceuse est potentiellement infectée et doit être retirée en effectuant des rotations — jamais en tirant perpendiculairement à la peau, ce qui provoquerait sa rupture.

tête de la tique et rostre
Le rostre de la tique
Méthode Technique À faire / À éviter
Tire-tique ✓ Recommandé Glisser l’encoche au ras de la peau, rotations douces jusqu’au détachement complet ✅ Disponible en pharmacie sans ordonnance
Pince à épiler à bouts recourbés ✓ Alternative Saisir à la base au plus près de la peau, mouvements de rotation alternés + traction progressive ✅ À défaut du tire-tique
Éther, alcool, vaseline, flamme ❌ Stress de la tique → régurgitation bactérienne → risque augmenté
Traction perpendiculaire seule ❌ Rupture du rostre qui reste dans la peau
⚠️ Si le rostre reste dans la peau : consulter un médecin sans tarder pour un retrait sous anesthésie locale au bistouri circulaire.

Après retrait complet, désinfecter avec un antiseptique doux (chlorhexidine aqueuse). Il est possible de tester la tique retirée en pharmacie : des kits de détection de Borrelia permettent de savoir si la tique était infectée avant l’apparition de tout symptôme.

Voir l’article détaillé : comment enlever une tique correctement.

Surveillance pendant un mois après la piqûre

Surveiller attentivement pendant les quatre semaines suivant la piqûre :

Signe à surveiller Délai d’apparition Signification
Érythème chronique migrant — anneau rouge extensible partant du point de morsure 3 à 30 jours 🔴 Signe pathognomonique de maladie de Lyme — consulter immédiatement
Fièvre modérée ≥ 38,5 °C 1 à 4 semaines 🟡 Peut signer une borréliose ou autre co-infection — consulter
Fatigue inhabituelle, maux de tête 1 à 4 semaines 🟡 Symptômes grippaux évocateurs — consulter si persistants
Douleurs musculo-articulaires 1 à 4 semaines 🟡 Arthralgie de Lyme précoce possible
Petite rougeur < 5 mm non extensible au point de piqûre Immédiat à 48 h 🟢 Réaction locale bénigne — pas d’érythème migrant
érythème migrant de la maladie de Lyme
Érythème migrant : rougeur annulaire extensible signant la maladie de Lyme
💡 Attention : une simple rougeur de quelques millimètres autour du point de piqûre, non extensible, est une réaction locale banale qui ne signe pas un érythème chronique migrant.
Rougeur réactionnelle bénigne après morsure de tique

En cas d’érythème migrant, consulter un médecin sans attendre pour débuter le traitement antibiotique : le diagnostic est clinique, aucune sérologie n’est nécessaire à ce stade.

Faut-il faire une prise de sang après une piqûre de tique ?

En présence d’un érythème chronique migrant : non. L’éruption suffit au diagnostic, la sérologie est souvent faussement négative à ce stade précoce.

En l’absence d’érythème migrant mais avec des symptômes persistants : la sérologie de Lyme repose sur une stratégie en deux étapes :

Étape Test Interprétation
1re étape Sérologie EIA/IFA — IgM + IgG si < 30 jours ; IgG seules si > 30 jours Négatif → arrêt des investigations. Positif ou équivoque → étape 2. Les IgM isolées tardives sont des faux positifs (EBV, CMV).
2e étape Western Blot (immuno-blot) Plus spécifique. Le diagnostic biologique est retenu uniquement si les deux tests sont positifs.
⚠️ Les tests non validés en routine (cytométrie de flux, Elispot, PCR LCR, antigènes urinaires, CD57) ne doivent pas être utilisés en dehors d’un cadre spécialisé ou de recherche.

Traitement après piqûre de tique

En présence d’un érythème migrant

Un traitement antibiotique est immédiatement prescrit sans attendre de sérologie. Voir les protocoles détaillés dans l’article maladie de Lyme.

En l’absence d’érythème migrant : antibioprophylaxie

L’antibioprophylaxie n’est pas systématique après toute piqûre de tique. En effet, seuls 5 % des personnes infectées développent une maladie de Lyme avérée dans les 5 ans : on peut être séropositif pour Borrelia burgdorferi sans jamais développer la maladie.

Elle peut être envisagée uniquement si :

  • la tique est restée fixée plus de 36 heures
  • la durée de fixation est inconnue mais la tique est gorgée de sang
  • la personne piquée est une femme enceinte (risque de transmission au fœtus)
Population Antibiotique Posologie
Adulte et enfant > 9 ans Doxycycline 200 mg per os en prise unique
Femme enceinte et enfant < 9 ans Amoxicilline 500 mg × 3/j pendant 10 jours

Prévenir les piqûres de tique

Lors de toute activité en milieu naturel (forêt, jardinage, randonnée, travail en extérieur) :

Mesure préventive Détail pratique
Vêtements couvrants de couleur claire Manches longues, pantalon rentré dans les chaussettes, chapeau — les tiques se repèrent mieux sur fond clair
Répulsif cutané à base de DEET ou d’icaridine Sur toutes les zones exposées — renouveler toutes les 4–5 h et après baignade
Inspection corporelle complète au retour Grands plis : aine, aisselles, derrière les genoux, cuir chevelu, derrière les oreilles. Retirer toute tique dans les 24–48 h.
Inspecter les animaux domestiques Les chiens et chats ramènent des tiques qui peuvent ensuite piquer les humains

Pages associées

Questions fréquentes

Que faire si la tête de la tique reste dans la peau ?

Si le rostre (pièce buccale) reste dans la peau après retrait, ne pas tenter de l’extraire soi-même avec une aiguille — risque de le fragmenter davantage. Consulter un médecin pour un retrait au bistouri circulaire sous anesthésie locale. Une petite réaction inflammatoire locale peut persister quelques jours même après retrait complet.

Peut-on attraper la maladie de Lyme sans avoir vu de tique ?

Oui. La nymphe de tique mesure 1 à 2 mm et est souvent confondue avec un grain de poussière ou une égratignure. Une grande proportion des patients atteints de maladie de Lyme ne se souviennent d’aucune piqûre. C’est pourquoi tout érythème annulaire extensible après une activité en milieu naturel doit faire évoquer le diagnostic.

La maladie de Lyme se transmet-elle entre humains ?

Non. La maladie de Lyme ne se transmet pas de personne à personne, ni par les animaux domestiques directement. Seule la piqûre d’une tique infectée est un mode de contamination reconnu.

Faut-il garder la tique après l’avoir retirée ?

Oui, si possible. Conserver la tique dans un tube hermétique (tube à essai, flacon). Des kits de test disponibles en pharmacie permettent de détecter la présence de Borrelia dans la tique avant l’apparition de tout symptôme, ce qui aide à décider d’une antibioprophylaxie.

Y a-t-il un vaccin contre la maladie de Lyme ?

Il n’existe actuellement pas de vaccin disponible contre la maladie de Lyme en France. Des vaccins sont en développement clinique avancé (phase III). La seule prévention reste la protection mécanique et les répulsifs lors des activités en milieu naturel.

Références

Document de l’INPES (2016) sur les piqûres de tiques
Dépliant prévention des piqûres de tique et maladie de Lyme
Éviter les piqûres de tique au travail

Voir aussi :
Maladie de Lyme |
Piqûres d’insectes |
Piqûres de moustiques |
Aoutat |
Retour de voyage


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Traitement de l’eczema du bebe et du nourrisson (eczema atopique)

Soins de l’eczéma du bébé et du nourrisson : guide pratique

L’eczéma atopique du nourrisson nécessite des soins quotidiens rigoureux, même en dehors des poussées. La peau du bébé atopique est sèche, fragilisée et laisse pénétrer les allergènes — bien la soigner réduit la fréquence et la sévérité des crises. Voici le guide complet des soins au quotidien.

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Voir aussi les articles associés : reconnaître l’eczéma de l’enfantcauses de l’eczéma du nourrissontraitement médical de l’eczéma

Pourquoi les soins quotidiens sont indispensables

La peau du bébé atopique présente un défaut de barrière cutanée lié à une mutation du gène de la filaggrine — une protéine essentielle à l’imperméabilité de la peau. Résultat : la peau perd de l’eau plus vite (sécheresse), et laisse pénétrer les allergènes et les irritants plus facilement (sensibilisation).

Soigner la peau sèche tous les jours — même quand il n’y a pas de plaques visibles — est la mesure la plus efficace pour espacer les poussées et réduire le recours aux dermocorticoïdes.

Le bain du bébé atopique

✅ À faire ❌ À éviter
Eau tiède (34–36°C) Eau chaude — dilate les vaisseaux et aggrave les démangeaisons
Durée courte : 5–10 minutes Bain prolongé — macère et fragilise la peau
Huile de bain ou syndet surgras sans parfum Savon ordinaire, gel douche parfumé — décapants
Sécher en tamponnant doucement avec une serviette douce Frotter — crée des micro-lésions et stimule le grattage
Appliquer l’émollient immédiatement après, sur peau encore légèrement humide Attendre que la peau soit sèche pour appliquer la crème

Les émollients — pilier du traitement de fond

L’émollient est la crème hydratante spécifiquement formulée pour la peau atopique. Il reconstitue la barrière cutanée, réduit la perte en eau et assouplit la peau. Son application quotidienne, même en l’absence de plaques, est indispensable.

Comment choisir l’émollient de son bébé ?

Type Texture Quand l’utiliser Exemples
Crème émolliente légère Fluide, non grasse Été, peau peu sèche, visage Cetaphil, Dexeryl, Atoderm
Crème émolliente riche Épaisse, occlusive Hiver, peau très sèche, corps Lipikar Baume, Aveeno, Excipial
Huile corps Liquide Après le bain, peau modérément sèche Huile de bain Mustela, Balneum

💡 Règle pratique : l’émollient doit être appliqué au minimum 1 fois par jour — idéalement après chaque bain. En hiver ou en cas de peau très sèche, 2 applications par jour sont recommandées. La quantité ne doit pas être avare : on parle d’une noisette par membre, une noisette pour le ventre et le dos.


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Traitement des poussées d’eczéma

Les dermocorticoïdes (crèmes à la cortisone)

Ce sont les médicaments de référence des poussées. Les parents craignent souvent leur utilisation — cette crainte est compréhensible mais ne doit pas conduire à sous-traiter. Un nourrisson qui se gratte la nuit souffre, et les lésions de grattage favorisent les surinfections.

Mode d’emploi chez le bébé :

  • Appliquer uniquement sur les zones rouges, jamais sur peau saine
  • Utiliser la force adaptée à l’âge et à la localisation — dermocorticoïde faible sur visage et plis, modéré sur le corps
  • Durée : 4 à 7 jours par poussée maximum
  • Application 1 fois par jour suffit dans la plupart des cas
  • Continuer l’émollient en parallèle sur les zones saines
  • Ne jamais arrêter brutalement — décroître progressivement

Voir l’article détaillé : crèmes à la cortisone en dermatologie

Les antihistaminiques

Les antihistaminiques réduisent les démangeaisons et améliorent le sommeil pendant les poussées. Ils ne traitent pas les plaques mais améliorent grandement le confort de l’enfant. Prescription médicale recommandée pour les nourrissons.

En cas de surinfection

Si les plaques se recouvrent de croûtes dorées ou de pus (impétigo), une antibiothérapie locale voire orale est nécessaire — consultez rapidement.

Autres traitements selon l’âge et la sévérité

  • Tacrolimus (Protopic® 0,03%) — dès 2 ans, alternative aux dermocorticoïdes sur visage et plis
  • Photothérapie UVB — à partir de 8 ans, pour les formes modérées résistantes
  • Probiotiques (Bifidobacterium lactis, Lactobacillus casei) — peuvent réduire la sévérité chez les enfants de plus d’un an
  • Dupilumab (Dupixent®) — biothérapie autorisée dès 6 mois pour les formes sévères résistant aux traitements locaux

Voir l’article complet : traitement médical de l’eczéma atopique

Vêtements et environnement

  • Habiller le bébé en coton uniquement — éviter laine, polyester et fibres synthétiques
  • Laver les vêtements neufs avant la première utilisation
  • Utiliser une lessive sans parfum ni adoucissant
  • Maintenir une température modérée dans la chambre (18–20°C) — la chaleur aggrave les démangeaisons
  • Garder les ongles coupés courts pour limiter les lésions de grattage
  • Éviter les peluches, moquettes et rideaux dans la chambre (réservoirs d’acariens)
  • Pas d’animal domestique à poils dans la maison si possible

Alimentation et eczéma du nourrisson

Une allergie alimentaire peut aggraver ou déclencher des poussées chez certains nourrissons — mais ce n’est pas systématique. Les aliments les plus fréquemment en cause : lait de vache, œuf, arachide, blé, soja.

⚠️ Ne jamais supprimer un aliment sans bilan allergologique ni avis médical préalable — une éviction non justifiée peut entraîner des carences et paradoxalement augmenter le risque d’allergie alimentaire vraie. Consultez un allergologue avant toute éviction.

Voir l’article : allergies et eczéma de l’enfant

Sources

Questions fréquentes sur les soins de l’eczéma du bébé

Faut-il donner le bain tous les jours à un bébé atopique ?

Oui, contrairement aux idées reçues, le bain quotidien est recommandé pour les bébés atopiques — à condition de respecter les règles : eau tiède, courte durée, produit lavant doux sans parfum, et application immédiate de l’émollient après séchage. C’est cette routine post-bain qui hydrate efficacement la peau. Mais parfois le dermatologue recommande moins de bains par semaine.

Quelle crème hydratante choisir pour un bébé atopique ?

Il faut choisir un émollient spécifiquement formulé pour peau atopique — sans parfum, sans conservateurs agressifs, testé dermatologiquement. Les gammes Cetaphil, Lipikar (La Roche-Posay), Atoderm (Bioderma), Mustela Stelatopia ou Aveeno sont les plus connues. La texture doit être adaptée à la saison : plus légère en été, plus riche en hiver. Évitez les crèmes « bébé » classiques du commerce qui peuvent contenir des parfums irritants.

Mon bébé se gratte la nuit — que faire ?

Les démangeaisons nocturnes sont très fréquentes et épuisantes pour toute la famille. En plus du traitement de la poussée (dermocorticoïde si plaques actives), plusieurs mesures aident : chambre fraîche (18-20°C), pyjama en coton léger, ongles coupés courts, antihistaminique sédatif sur avis médical. Si les nuits sont systématiquement perturbées, c’est un signe que l’eczéma n’est pas bien contrôlé — consultez. Il peut aussi avoir la gale.

Peut-on utiliser la même crème émolliente sur le visage et le corps ?

Pas forcément. La peau du visage est plus fine et réactive — une texture plus légère est souvent préférable. Sur le corps, notamment en hiver, une crème plus riche ou un baume est plus efficace. Certaines familles utilisent un émollient léger pour le visage et un baume pour le corps — c’est tout à fait approprié.

L’eczéma du bébé est-il lié à l’allaitement ?

L’allaitement maternel exclusif pendant les 4 à 6 premiers mois est recommandé et semble avoir un effet protecteur modéré contre le développement de l’eczéma atopique. Cependant, l’eczéma peut apparaître chez des bébés allaités comme chez des bébés nourris au lait artificiel. L’allaitement ne suffit pas à prévenir la maladie chez les enfants à fort terrain atopique.


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ROSEOLE : la roséole ou 6eme maladie

Roséole


La roséole désigne deux entités distinctes selon que l’on s’intéresse à l’adulte ou à l’enfant :
– chez l’adulte, il s’agit le plus souvent de la syphilis secondaire précoce (ou première floraison)
– chez l’enfant il s’agit de la roséole infantile ou 6eme maladie ou exanthème subit, dus à l’infection par un virus de la famille des herpes virus, HHV6
C’est la roséole infantile que nous allons développer :

Signes de la roseole de l’enfant

La roséole infantile survient généralement avant 4 ans, et le plus souvent avant deux ans
Incubation de la roséole : entre 5 et 15j.

La roséole survient en deux phases d’environ 4 jours chacunes :
– Fièvre soudaine et élevée (souvent supérieure à 39°C) +/- douleurs de gorge, paupières gonflées, irritabilité, adenopathies cervicales
– vers le 4eme jour, éruption de la roséole macules rosées sans prurit, débutant sur le visage et le tronc, puis s’étendant au reste du corps. La roséole est le plus souvent bénigne et guérit en quelques jours.

La consultation est indispensable si le bébé a moins de trois mois et en cas de fièvre elevée (40°C) ou mal tolérée

Complications possibles :

– Liées à la fièvre (syndrome hyperpyrétique et convulsions…).
– rares cas d’hépatites, de méningo-encéphalite et de thrombopénie (baisse des plaquettes)

Examens complémentaires diagnostiques

Symptomatique : traitement de la fièvre.

PUNAISES DE LIT : se débarrasser des punaises de lits et les éliminer

Punaises de lit : piqûres, détection et comment s’en débarrasser

Les punaises de lit (Cimex lectularius) sont de retour en France depuis une vingtaine d’années. Leur prolifération ne dépend pas de l’hygiène — même les hôtels 4 étoiles sont touchés. Elles piquent la nuit, se cachent le jour, et peuvent survivre plus d’un an sans se nourrir. Voici comment les reconnaître, les détecter et s’en débarrasser efficacement.

Piqûres nocturnes qui démangent intensément ou boutons groupés sur les bras et le dos ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cet article en vidéo

Qu’est-ce qu’une punaise de lit ?

punaise de lit Cimex lectularius photo taille
La punaise de lit à jeun — avant son repas sanguin

La punaise de lit est un petit insecte brun, sans ailes, de 5 à 7 mm (taille d’un pépin de pomme). Elle est hématophage — elle se nourrit exclusivement de sang humain, uniquement la nuit. Après un repas sanguin, elle gonfle légèrement et prend une teinte bordeaux.

Deux caractéristiques rendent son éradication difficile :

  • Elle peut survivre 1 à 2 ans sans manger — quitter son logement quelques semaines pour « les affamer » est totalement inefficace
  • Elle se cache dans des recoins minuscules le jour et ne sort que la nuit pour se nourrir

Comment reconnaître des piqûres de punaises de lit ?

piqûres punaises de lit groupées dos photo
Piqûres de punaises de lit groupées dans le dos

La piqûre est indolore — elle ne réveille pas. Les signes apparaissent quelques heures après :

Caractéristique Description
Aspect Bouton rouge ressemblant à une piqûre de moustique, parfois avec une petite vésicule centrale
Disposition caractéristique Groupées par 3 ou 4 en ligne ou en triangle — signe très évocateur
Localisation Zones découvertes la nuit : bras, jambes, dos, épaules, cou
Démangeaisons Souvent intenses, surtout le matin au réveil
Évolution Disparition spontanée en quelques jours à 2 semaines

💡 Important : dans une même famille, certaines personnes n’ont aucune réaction aux piqûres — elles peuvent croire qu’elles ne sont pas touchées alors que le logement est infesté. D’autres développent de grosses boursouflures très prurigineuses. Cette variabilité est normale.

Comment détecter les punaises de lit ?

Les punaises de lit se cachent le jour dans les zones sombres et les recoins : sous le matelas, dans les coutures du sommier, sous les plinthes, dans les fentes du parquet, derrière le papier peint décollé, dans les rideaux.

Signes qui doivent alerter :

  • Petites taches noires sur le matelas, les draps, le sommier ou les murs — ce sont les déjections de punaises
  • Taches de sang sur les draps (punaise écrasée pendant la nuit)
  • Présence de mues (exuvies) translucides dans les coutures du matelas
  • Odeur douceâtre caractéristique en cas d’infestation importante
déjections punaises de lit taches noires matelas photo
Déjections de punaises de lit au coin d’un meuble
punaise de lit capturée hôtel 4 étoiles photo
Punaise de lit capturée dans un hôtel 4 étoiles

En voyage : inspection systématique

Les punaises de lit se trouvent partout dans le monde — hôtels (y compris luxueux), hôpitaux, transports, maisons de retraite. En arrivant dans une chambre :

  1. Soulevez le matelas et inspectez les coutures et le sommier
  2. Déplissez les draps et vérifiez les coutures
  3. Inspectez la tête de lit et les plinthes proches du lit
  4. Posez votre valise dans la salle de bain (carrelage — les punaises y grimpent moins facilement) plutôt qu’au sol près du lit
  5. Fermez toujours votre sac de voyage la nuit — les punaises s’y glissent et rentrent avec vous

Comment éviter d’introduire des punaises chez soi ?

  • Ne ramassez jamais de matelas ou canapés usagés trouvés dans la rue
  • Pour tout meuble d’occasion, passez-le au nettoyeur vapeur à 120°C avant d’entrer
  • Les vêtements de seconde main : passez-les directement au sèche-linge à température maximale 30 minutes ou à la machine à laver à l’eau la plus chaude possible — jetez immédiatement les sacs à la poubelle extérieure
  • Textiles ne supportant ni lavage chaud ni sèche-linge : congélateur à -18°C minimum pendant 3,5 jours, ou traitement à la vapeur chaude
  • Méfiez-vous des laveries communes où des textiles infestés ont pu être apportés

Traitement des piqûres

Les piqûres elles-mêmes ne transmettent pas de maladies — la punaise de lit n’est pas un vecteur d’agents infectieux connus (VIH, hépatites, etc.).

  • Désinfectez les piqûres avec un antiseptique doux et évitez de gratter pour prévenir la surinfection
  • En cas de démangeaisons intenses : crème à la cortisone locale et/ou antihistaminique oral (sur avis médical)
  • En cas de surinfection (rougeur étendue, pus, fièvre) : consultez un médecin — antibiotiques locaux ou oraux possibles
  • Les boutons guérissent généralement en une à deux semaines après l’arrêt des piqûres

Se débarrasser des punaises de lit

⚠️ L’éradication doit être totale. Une seule punaise rescapée peut relancer l’infestation. Les insecticides vendus en grande surface sont généralement inefficaces — les punaises ont développé des résistances. Voici les méthodes efficaces.

En cas de retour de voyage (infestation limitée)

  1. Lavez votre sac ou valise à l’eau chaude
  2. Lavez tous vos vêtements à plus de 55°C dès le retour — même ceux non portés
  3. Inspectez soigneusement votre literie les nuits suivantes

En cas d’infestation du logement

  1. Si vous êtes locataire, prévenez immédiatement votre propriétaire — il a l’obligation légale de traiter le logement
  2. Ne déplacez pas les meubles infestés (matelas, sommier, canapé) — vous risquez de contaminer le reste du logement ou les voisins
  3. Aspirez avec un bec fin dans toutes les fentes, coutures, plinthes — puis scellez le sac d’aspirateur dans un sac plastique hermétique et jetez-le à la poubelle extérieure sans le crever (les punaises survivent dans l’aspirateur)
  4. Lavez tous les textiles à plus de 55°C (draps, couvertures, vêtements, rideaux)
  5. Utilisez un nettoyeur vapeur à 120°C sur matelas, sommier, plinthes, coutures de canapé, fentes du parquet
  6. Obturez toutes les fentes : fissures du parquet, espaces entre plinthes et murs, plaques d’interrupteur, papier peint décollé
  7. Si cela ne suffit pas, faites appel à un professionnel de la désinsectisation ou contactez les services d’hygiène de votre mairie

💡 Rappel : quitter le logement pendant quelques semaines est totalement inefficace — une punaise de lit peut survivre 1 à 2 ans sans se nourrir.

Sources

Questions fréquentes sur les punaises de lit

Comment savoir si j’ai des punaises de lit ou des piqûres de moustiques ?

Les piqûres de punaises de lit se distinguent par leur disposition groupée en ligne ou en triangle (3 à 4 boutons rapprochés), leur apparition uniquement le matin au réveil, et leur localisation sur les zones découvertes pendant le sommeil. Les moustiques piquent à n’importe quel moment et leurs piqûres sont isolées. La présence de taches noires (déjections) sur le matelas confirme l’infestation par des punaises.

Les punaises de lit sautent-elles ou volent-elles ?

Non. La punaise de lit n’a pas d’ailes et ne saute pas. Elle se déplace uniquement en marchant. Elle grimpe le long des pieds de lit et des murs — c’est pourquoi les pieds de lit en métal poli la freinent. Elle se propage essentiellement en se glissant dans les bagages, vêtements et meubles transportés.

Les punaises de lit transmettent-elles des maladies ?

Non. Contrairement aux moustiques ou aux tiques, les punaises de lit ne sont pas connues pour transmettre des maladies infectieuses à l’homme — ni le VIH, ni les hépatites, ni d’autres pathogènes. Les conséquences médicales se limitent aux piqûres elles-mêmes : démangeaisons, parfois réactions allergiques locales, rarement surinfection par grattage.

Faut-il jeter son matelas si on a des punaises de lit ?

Pas nécessairement. Un traitement vapeur à 120°C peut éradiquer les punaises présentes dans un matelas. Si vous devez jeter le matelas, enveloppez-le dans du plastique avant de le sortir de chez vous pour ne pas contaminer les voisins ou les personnes qui pourraient le récupérer. Ne le laissez pas dehors sans protection.

Combien de temps faut-il pour se débarrasser des punaises de lit ?

Une infestation traitée par un professionnel demande généralement 2 à 3 interventions espacées de 2 semaines, car les œufs résistent à certains traitements et éclosent après la première intervention. Un suivi rigoureux pendant 4 à 6 semaines est recommandé. Plus le traitement est précoce, plus il est efficace — une infestation détectée tôt est bien plus facile à éradiquer.


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PSEUDO-XANTHOME ELASTIQUE : le pseudo xanthome

Pseudo xanthome

Le pseudo xanthome est une maladie rare de la peau

Cause


Le pseudoxanthome est lié à une activité exagérée de l’élastase et déficit de l’antiélastase.

Diagnostic

Peau

Le pseudoxanthome touche les grands plis (cou++) : nappes jaunâtres parsemées de papules, aspect de peau distendue.


Autres


L’atteinte la plus fréquente du déficit du pseudoxanthome concerne l’ intestin : il y provoque des hemorragies occultes et du coup des anemies ferriprives par fragilisation capillaire


Examens complémentaires diagnostiques

Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)

Traitement

Abstention

PSEUDO-CHROMIDROSE : la pseudo chromhidrose

Pseudo chromidrose

La pseudo chromidrose correspond à un depot de sang le long des empreintes du talon, traumatique (marche prolongee, sport)

Il s’agit donc d’une sorte d’ecchymose à type de purpura du talon, de petite taille

Traitement

Abstention

PROTECTION SOLAIRE ENFANT : comment protéger les enfants du soleil?

Protéger les enfants du soleil : comment et pourquoi?

Introduction :

Nous avons vu les effets néfastes du soleil sur la peau dans la fiche consacrée aux effets du soleil sur la peau.

La peau des enfants est particulièrement sensible au soleil et la peau des enfants « garde en mémoire » les expositions solaires et les coups de soleils reçus pendant l’enfance.

On estime que 90% du risque solaire (vieillissement de la peau, rides, taches, cancer de la peau) est constitué avant 18 ans et notamment durant l’enfance

Il est donc impératif de protéger les enfants du soleil.

Certains parents pensent que le soleil est bon pour leur enfant et qu’il fait synthétiser de la vitamine D, nécessaire au développement staturo-pondéral de leur enfant.

S’il est vrai que le soleil fait synthétiser de la vitamine D, en revanche, l’enfant n’a pas besoin du soleil pour assurer ses stocks de vitamine D : l’alimentation et la supplémentation en vitamine D effectuée par les médecins y suffisent

Protéger les enfants du soleil

Les conseils de protection solaire classiques sont bien évidemment recommandés pour les enfants, mais il est important de renforcer la protection solaire des enfants par rapport aux adultes :

Eviter l’exposition directe de la peau des enfants et des bébés au soleil

Il est important d’éviter autant que possible toute exposition au soleil pour les enfants et pour les bébés. La peau d’un bébé n’a jamais vu le soleil et elle devrait le voir le pus tard possible! La peau de l’enfant est particulièrement fragile au soleil et il convient donc de l’exposer le moins possible, notamment entre 11 et 16h l’été

Cherchez l’ombre !

Essayez de privilégier les zones ombragées pour laisser jouer les enfants et placez votre bébé à l’ombre. Il faut savoir que l’ombre d’un mur protège mieux que l’ombre d’un arbre ou d’un parasol. Il existe dorénavant des tentes constituées de tissu « anti-UV » ayant un indice de protection SPF 50 +

Méfiez-vous des nuages !

Un ciel voilé laisse passer environ 80% des UV! Il ne faut donc pas se fier aux nuages et se protéger autant sous un ciel voilé, un ciel de cumulus… que lorsque le ciel est tout bleu

Méfiez-vous de la réverbération

La réverbération est la retransmission des rayons solaires par une surface claire (eau, sable, neige… ). Les rayons UV atteignent donc les enfants à l’ombre ! Il faut savoir que la réverbération du sable est d’environ 20% des UV et que la neige réverbère environ 80% des UV

Protégez les enfants avec des vêtements

Même à l’ombre, faites porter

des vêtements couvrants aux enfants. Il existe dorénavant des vêtements en textile « anti-UV », pratiques pour les jeux d’eau notamment car ils sont en fibres textiles séchant facilement et s’écartant peu lorsqu’elles sont mouillées. Un T-Shirt classique en coton voit ses mailles s’élargir lorsqu’il est mouillé et protège beaucoup moins du soleil) chapeau à large bord lunettes de soleil adaptées aux enfants…

 

Quelle crème solaire pour les enfants ?

La crème solaire doit être appliquée une demi heure avant l’exposition et renouvelée :

  • une demi heure apres le début de l’exposition – après chaque bain ou séchage à la serviette

  • et si possible toutes les deux heures.

Dans la fiche consacrée au choix d’une creme solaire, vous trouverez un chapitre consacré à la creme solaire pour les enfants et les bébés.

Reproduction d’une interview donnée à la société Fedjoa, fabricant de vetements anti-UV :

I/ On dit que le soleil fait synthétiser de la vitamine D, nécessaire à la croissance des enfants, pourquoi cependant est-il important de les protéger du soleil?

La peau des enfants est particulièrement sensible au soleil et elle « garde en mémoire » les expositions solaires et les coups de soleils reçus pendant l’enfance. Ainsi, la plupart des effets néfastes du soleil de l’adulte jeune (cancer de la peau, premières rides précoces du visage, taches brunes… ) sont dues a des expositions solaires et des coups de soleil dans l’enfance.
On sait que le risque de melanome (cancer de la peau pouvant être extrêmement agressif, se présentant le plus souvent sous la forme d’une tache foncée) du sujet jeune est directement corrélé avec la fréquence et la sévérité des coups de soleils avant 20 ans.
Il est vrai que le soleil fait synthétiser de la vitamine D, en revanche, l’enfant n’a pas besoin du soleil pour assurer ses stocks de vitamine D : l’alimentation et la supplémentation en vitamine D effectuée par les médecins y suffisent amplement.

II/ Comment peut-on protéger au mieux ses enfants, afin de leur éviter des désagréments plus tard?

Tout d’abord, il ne faudrait pas exposer directement au soleil les enfants de moins de 3 ans : la peau d’un bébé n’a jamais vu le soleil et elle devrait le voir le plus tard possible!
Quoiqu’il en soit, pour tous les enfants, il est impératif de suivre les conseils de photoprotection à la lettre, tenant en 3 points dans l’ordre de leur importance :
1/ Pas de sortie au soleil estival entre 11h et 16h,
2/ Privilégier la photoprotection externe par des moyens physiques : chercher l’ombre (mur, parasol ou tente anti UV, arbre à feuillage épais… ) et même à l’ombre (le sable et l’eau réverbèrent les rayons du soleil!), faites-leur porter des vêtements anti UV (combinaison ou T-shirt+short, lunettes de soleil de très bonne facture, chapeau à large bord).
3/ Concernant les crèmes, on recommande généralement de privilégier les crèmes minérales (sans filtres chimiques) avant 7 ans car la peau des enfants a un taux de pénétration plus important et le risque d’allergie aux filtres notamment, est plus important.

III/ Vous suggérez de couvrir les enfants de vêtements anti-UV, mais encore faut-il qu’ils l’acceptent! Et puis n’est-il pas moins onéreux de leur faire porter des vêtements de tous les jours?

Tout est une question d’éducation dès le plus jeune âge
Si vous avez habitué vos enfants à aller à la plage avec des vêtements anti-UV, des lunettes, un chapeau… ils trouveront cela normal
S’ils n’en ont pas encore l’habitude, il suffit de leur expliquer que le soleil est méchant pour leur peau et la brûle
Je fais partie d’une génération d’enfants qui a couru nu sur les plages à toute heure de la journée en plein été. Mais mes parents ne savaient pas. Aujourd’hui nous savons que le soleil est néfaste pour la peau fine de nos enfants et nous récoltons les pots cassés chez les adultes : l’incidence du mélanome (nombre de nouveaux cas) a doublé tous les 10 ans ces dernières décénnies! Pourrons-nous nous justifier auprès de nos enfants devenus adultes alors que nous savions?
On commence à voir de plus en plus d’enfants couverts sur les plages; mais il faut savoir que le coton est un mauvais protecteur : ses mailles se distendent lorsqu’il est mouillé. Qui plus est, on recommande les coloris foncés, or les parents souhaitant que leurs enfant n’aient pas trop chaud, leurs mettent souvent du blanc. Connaissez-vous l’indice de protection d’un T Shirt en coton blanc, même pas mouillé? Il a un indice 4!
Les maillots anti-UV sont à base de textiles aux mailles serrées, même mouillées, séchant vite et parfois limitant même l’adhérence du sable!
J’ai bon espoir, quand je vois les petits anglo-saxons qui pour la plupart ont des combinaisons anti UV sur les plages, que les choses vont se généraliser en France d’ici peu car nous avons toujours du retard.
Voici plusieurs années que j’achète chaque année des vêtements anti-UV et je suis favorablement impressionné par les améliorations progressives que l’on observe d’année en année. Avant, on ne trouvait que des vêtements anti UV mal coupés, dont les motifs manquaient d’originalité et dont le tissu se distendait après quelques lavages. On trouve dorénavant de jolis vêtements de bonne facture, testés 50+, que les enfants ont envie de porter et qui supportent les lavages.

IV/ Soit, mais ne serait-il pas plus simple de les couvrir de crème solaire de la tête aux pieds?

La crème solaire n’est pas la panacée, loin de là, notamment chez l’enfant :
– les indices de protection affichés sont calculés avec une quantité de 2mg/cm² de peau. Or, en pratique, on applique en général 0,5 à 0,7mg/cm² : vous pouvez donc diviser les indices par 3 en pratique! C’est pour cela qu’on recommande un indice de protection minimum de 30 dans nos contrées
– comme je l’ai déjà dit, on recommande des crèmes minérales avant 7 ans, or ces dernières sont blanches et épaisses. Pour les plus grands, on fait maintenant de bons produits solaires avec des filtres efficaces, une galénique agréable etc. Or on recommande d’appliquer de la crème 20 minutes avant le début de l’exposition, 20 minutes après le début puis toutes les 2h et après chaque bain. Calculez le budget que cela représente pour une famille! Le port de vêtements anti-UV permet de n’appliquer de crème que sur les zones découvertes
– enfin, il y a de nombreuses controverses sur l’innocuité des crèmes solaires (allergies aux filtres chimiques, présence de nano-particules, contamination de la biosphère, pénétration transcutanée chez l’enfant… )

V/ Bon, mais ils vont bronzer quand même? Et une fois bronzés, on peut les protéger moins?

Le bronzage est une réaction de défense de la peau, qui produit un pigment afin de tenter d’absorber les UV dans les couches superficielles de la peau et de les empêcher de pénétrer dans les couches profondes. Mais ce mécanisme de défense est très imparfait et il se fait parfois au dépens d’un coup de soleil, notamment chez les peaux claires.
Les enfants prennent quand même un teint halé avec une photoprotection efficace, mais sans coup de soleil. Une fois halés, il ne faut pas les protéger moins car comme je le disais précédemment, leur peau garde en mémoire les mutations cellulaires provoquées par les UV.
Dernier conseil, méfiez-vous des nuages : un ciel voilé laisse passer environ 80% des UV!

Grain de beauté / Naevus / Controler les grains de beaute / Enlever un grain de beauté /Mauvais grain de beauté
Cancer de la peau : cancer basocellulaire / cancer spinocellulaire / melanome Le soleil et la peau / Protection solaire / Crème solaire /Protéger les enfants du soleil / Risques des crèmes solaires ? Taches brunes / taches solaires / Traitement taches brunes / laser taches

 

Solution contre les ongles qui se dédoublent

Ongles qui se dédoublent

Le problème d’ ongles qui se dédoublent nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous proposera souvent de réaliser un bilan sanguin car les ongles qui se dédoublent peuvent être liés à des troubles métaboliques (carence en fer notamment)

Pourquoi mes ongles se dédoublent?

Les ongles sont constitués de deux tablettes superposées qui peuvent se scinder en deux et donner un dédoublement de la partie distale de longle. Cette pathologie fréquente est appelée onychoschizie lamellaire. Le dédoublement de la partie distale des ongles résulte souvent dune mauvaise tolérance de longle aux traumatismes quotidiens et à lhumidité.

Pour tenter de renforcer et nourrir les ongles qui se dédoublent, on peut :

  • Protéger au maximum vos ongles des microtraumatismes réguliers (utilisation du clavier dun ordinateur, bricolage…)
  • Les couvrir de vernis assez régulièrement (par exemple 5 jours sur 7)
  • Les protéger de lhumidité excessive : évitez les lavages trop fréquents des mains, essayez de porter des gants en caoutchouc avec intérieur en coton lors des shampoings, des tâches ménagères (vaisselle, nettoyage avec de leau et des produits caustiques…), de lépluchage des fruits et des légumes etc.
  • Enfin, appliquer fréquemment sur les mains et les ongles une crème émolliente, ou mieux, une préparation magistrale que vous prescrira votre dermatologue

 

PROBLEME DE PEAU : les problèmes de peau expliqués par un dermatologue

Problèmes de peau

 La peau :

Les cheveux :

Les soins de beauté et esthétique :

 

 

Probleme de coloration des ongles avec le vernis a ongle

Probleme d’ongles jaunes sous le vernis a ongles

On peut parfois observer un ongle jaune apres avoir retiré le vernis

Les vernis a ongles ayant le plus tendance a colorer les ongles en jaune-orangé sont les vernis à ongles foncés.
Cette coloration de longle, lorsqu’elle apparait, ne concerne que la partie superficielle de la tablette de l’ongle et elle disparait donc en quelques semaines après larrêt des applications de vernis.
Le plus sage est alors d’essayer un autre vernis moins foncé
Si lon continue cependant dappliquer le vernis apres le debut de la coloration jaune orangee de l’ongle, la coloration devient alors plus profonde au sein de la tablette unguéale et elle ne sélimine après larrêt des applications de vernis que grâce à la repousse de longle. Or longle pousse en moyenne dun millimètre par mois… Il faut donc plusieurs mois avant de voir disparaître une coloration unguéale profonde.

Il existe aussi de nombreuses autres causes de jaunissement des ongles et labsence damélioration après larrêt du vernis doit vous amener à consulter un médecin.

Rougeur de la barbe apres le rasage

Rougeurs de la barbe

 

En cas de rougeurs de la barbe :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis. Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… ) Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de rougeurs de la barbe

On peut citer parmi ceux-ci :

acne L’ acné

dans laquelle on trouve souvent des points noirs et une peau grasse

elle se traite avec des produits souvent irritants

dermite La dermite séborrhéique

herpes L’herpès autour de la bouche

epilation L’impetigo

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.
Souvent, on conseille l’application d’une crème émolliente après le rasage et le traitement de la cause

Pores dilates du visage : comment traiter les pores dilates ?

Pores dilatés

Les pores dilates provoquent un aspect de crateres dans la peau


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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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En cas de pores dilatés du visage :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… ) et les pathologies associées (acné par exemple) Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.
Les pores de la peau sont labouchement des canaux folliculaires par lesquels sexcrète le sébum (une substance grasse car riche en lipides). Lorsque les pores sont dilatés, il existe souvent une hypertrophie des canaux folliculaires et des glandes sébacées, donc une hyperséborrhée (augmentation de la sécrétion de sébum) Le médecin vous proposera donc souvent des traitements visant à diminuer la sécrétion de sébum et ayant pour but d’exfolier la peau.


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Pointe des cheveux : pointes seches, que faire?

Pointes seches

Les pointes seches sont le plus souvent un problème de tige pilaire sèche

Pour tenter de regainer et nourrir les cheveux secs, on peut utiliser

  • Des compléments alimentaires (acides aminés soufrés le plus souvent) pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux secs, qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

TROP DE POILS : se débarrasser des poils… Hirsutisme et hypertrichose

Trop de poils

Il arrive qu’on trope avoir trop de poils. Pour mieux lutter contre les poils, il faut bien comprendre d’où ils viennent et comment ils évoluent au fil de la vie

Avant la puberté : un rôle génétique prédominant

Il existe à la naissance du bébé un certain nombre de follicules pileux

C’est l’activation génétique de ces follicules qui détermine la pilosité de l’enfant et du bébé (en dehors des poils présents à la naissance et qui tombent en quelques mois)

Ainsi les poils présents avant la puberté ont une origine génétique (sauf en cas de problème hormonal durant la grossesse)

La puberté

Ensuite, au cours de la puberté, sous l’influence des hormones sexuelles, certaines zones deviennent pileuses : les duvets deviennent des poils, notamment dans la zone sexuelle, les aisselles…

Là encore la génétique joue un rôle puisqu’il existe une grande susceptibilité individuelle génétique des follicules pileux aux stimulus hormonal, expliquant la diversité de pilosité entre homme et femme mais aussi dans le même genre (certains hommes deviennent plus poilus que d’autres… )

La pilosité évolue après l’arret de la puberté

Chez la femme la pilosité tend à se raréfier sur le corps et augmenter au niveau du visage notamment après la ménopause

Chez l’homme, la pilosité diminue sur la tête (calvitie) et augmente sur le dos.

Causes

Il existe donc deux facteurs majeurs influençant la présence des poils :

1/ Les hormones mâles.

Celles-ci influencent la quantité des poils surtout dans les zones « masculines » : barbe, haut du dos, entre les seins. Les hormones mâles existent en grande quantité chez les hommes et en petite quantité chez les femmes. Ces dernières peuvent voir survenir des poils noirs dans les zones masculines (« hirsutisme ») pour deux principales raisons :

  • centrale : il existe trop d’hormones mâles dans le sang (tumeur de l’ovaire… )

– périphérique : la peau est trop sensible à un taux normal d’hormones mâles

Le médecin décidera donc de réaliser un bilan hormonal devant un tableau d’hirsutisme chez une femme, en particulier sil existe dautres signes en faveur dune anomalie hormonale (troubles des règles, perte des cheveux, voix rauque…).

Ce bilan devra être envisagé avant de recourir aux techniques d’épilation, de type epilation laser ou epilation a la lampe à lumière intense pulsée

Voir un article sur l’hirsutisme

2/ Le terrain génétique

Il influence surtout la présence et la quantité des poils dans les autres zones, bras, jambes, moustache…

Ainsi par exemple, les populations méditerranéennes sont particulièrement poilues et les populations asiatiques le sont très peu. Les poils dans ces zones du corps sont accessibles a l’epilation au laser ou a la lampe à lumière intense pulsée

Quelles sont les techniques pour éliminer les poils?

Il existe deux grandes techniques :

La dépilation :

destruction des tiges au dessus de la peau

Ces techniques ne détruisant pas le poil, elles sont toujours temporaires, suivies d’une repousse

Le rasage, une technique non dénuée de risques

Le rasage est une technique ancienne consistant à couper les poils à leur abouchement de la peau

Le rasage a effectivement une légère tendance à transformer tous les duvets et les poils intermédiaires en poils terminaux (poils plus épais). Mieux vaut donc éviter de raser du duvet ou des poils fins

De même, mieux vaut éviter le rasage chez les enfants car ils ont souvent des poils fins

De plus, les poils coupés en biseau semblent plus gros vus du dessus et ont un contact plus piquant au toucher

Poils incarnés

Les poils coupés au rasoir ont tendance à repousser sous la peau et donner des poils incarnés

La crème dépilatoire

Elle consiste appliquer une crème contenant des actifs qui détruisent la tige pilaire

Elle a pour inconvénients d’être source possible d’irritations et d’avoir à être reproduite régulièrement.

L’épilation :

ablation ou destruction des poils

Epilation temporaire (suivie d’une repousse)

Voir les soins d’épilation temporaire (à la pince, à la cire… )

Epilation définitive (destruction de la racine du poil)

Voir l’épilation définitive

Décoloration

On peut aussi décolorer les poils, ceci avec de nombreux produits disponibles sur le marché

Les produits décolorants provoquent cependant une légère stimulation du poil qui devient progressivement plus long et pigmenté, rendant nécessaires des décolorations de plus en plus rapprochées.

C’est pourtant la méthode la plus douce pour les poils fins, et ceci est interessant notamment chez l’enfant et l’adolescent.

Chez l’enfant?

L’enfant a souvent des poils fins et une peau fragile

Voir l’article sur ce qu’il est possible de faire contre les poils de l’enfant

Chez l’adolescent?

L’adolescence est une période de bouleversement hormonal

Voir ce qu’on peut faire contre les poils de l’adolescent

 

POIL INCARNE : poils incarnés et boutons après épilation ou rasage

Poil incarné : causes, traitement et comment l’éviter

Un poil incarné est un poil qui, au lieu de sortir normalement de la peau, pousse sous l’épiderme ou s’y enroule. C’est un problème très fréquent après le rasage ou l’épilation, qui touche aussi bien les femmes (jambes, maillot, aisselles) que les hommes (barbe, cou, torse). Voici tout ce qu’il faut savoir pour les traiter et les éviter.

Poil incarné infecté ou récidivant ? Consultez rapidement le Dr Rousseau en visio :
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Cet article en vidéo

poil incarné bouton sous la peau
Poil incarné formant un bouton sous la peau

Causes des poils incarnés

1. Le type de poils

La première cause d’apparition de poils incarnés est liée à la nature du poil :

  • Poils crépus ou frisés : un poil raide sort facilement de la peau par son canal folliculaire, tandis qu’un poil crépu ou tire-bouchonné sort moins facilement et tend à s’enrouler sous la peau. Les zones génitales sont naturellement plus riches en poils frisés.
  • Peaux noires et métisses : les poils crépus s’incarnent plus facilement car leur structure en tire-bouchon contrarie leur sortie naturelle.

2. Le rasage et l’épilation

Le rasage et l’épilation sont les principales causes de poils incarnés, surtout quand ils sont réalisés :

  • À rebrousse-poil : le poil, contrarié dans sa pousse, se tord et s’enroule sous la peau
  • Avec un rasoir à lames multiples : la première lame tire le poil qui est ensuite coupé sous le niveau de la peau par les lames suivantes
  • À l’épilateur ou à la cire : le poil arraché doit parcourir un chemin plus long pour ressortir, ce qui favorise l’incarnation.

3. La peau sèche et épaissie

Une peau sèche comporte une couche cornée épaissie qui bouche les pores de sortie des poils. Les frottements des vêtements, les grattages répétés et les cicatrices d’infections antérieures aggravent ce phénomène.

Symptômes d’un poil incarné

Les poils incarnés provoquent :

  • De petites surélévations de la peau, parfois rouges, parfois sèches, qui peuvent démanger
  • Un poil visible par transparence sous l’épiderme, souvent enroulé
  • En cas d’infection : rougeur, chaleur, douleur et gonflement — consultation médicale nécessaire
  • Des taches brunes résiduelles si le poil a été manipulé ou infecté et exposé au soleil

À ne pas confondre avec un poil incarné

Plusieurs maladies de peau peuvent ressembler à des poils incarnés :

kératose pilaire à ne pas confondre avec poil incarné
Kératose pilaire — à ne pas confondre avec des poils incarnés

Zones les plus touchées par les poils incarnés

La barbe chez l’homme

Très fréquent en cas de rasage à la lame, notamment chez les peaux noires — on parle alors de pseudo-folliculite de la barbe. Voir poils incarnés du cou et de la barbe.

pseudo-folliculite barbe poils incarnés rasage
Boutons de barbe et du cou secondaires au rasage

Le maillot

Boutons disgracieux après épilation ou rasage. Voir boutons du maillot après épilation. Attention de ne pas les confondre avec la maladie de Verneuil

Les aisselles

Les poils incarnés des aisselles donnent souvent des abcès ou kystes inflammatoires. Attention de ne pas les confondre avec la maladie de Verneuil

Les jambes

Fréquents chez les femmes avec des poils drus, surtout après épilation à la cire à rebrousse-poil.

Le torse chez l’homme

De plus en plus fréquent avec la pratique croissante du rasage ou de l’épilation du torse. Peut donner une folliculite diffuse.

Comment évolue un poil incarné ?

Le poil incarné peut sortir spontanément en quelques jours ou semaines en continuant à pousser sous la peau jusqu’à trouver une issue. C’est l’évolution la plus fréquente et la plus favorable.

Le risque principal est l’infection, surtout si on gratte ou tente d’extraire le poil à la pince. Cela peut aboutir à :

folliculite poil incarné infecté
Folliculite : on voit le poil au milieu du bouton

Comment traiter un poil incarné ?

Si le poil n’est pas infecté

La meilleure attitude est de ne rien faire et d’attendre que le poil sorte spontanément. Évitez absolument de le manipuler à la pince ou aux ongles — vous risquez l’infection et les cicatrices.

Si le poil est visible par transparence juste sous la surface de la peau, vous pouvez tenter de le dégager délicatement avec une aiguille stérile, après désinfection soigneuse de la peau. N’insistez pas s’il ne vient pas facilement.

Si le poil est infecté

Consultez un médecin sans tarder. Il pourra :

  • Inciser superficiellement pour libérer le poil avec un instrument stérile
  • Prescrire des antibiotiques locaux ou oraux selon la sévérité
furoncle complication poil incarné infecté
Furoncle — complication d’un poil incarné infecté

Comment éviter les poils incarnés ?

Hydrater et exfolier la peau

Hydratez quotidiennement la peau pour lutter contre la sécheresse cutanée. Une fois par semaine maximum, exfoliez doucement sous la douche avec un gant de crin ou une crème exfoliante pour dégager les pores.

Bien raser dans le sens de la pousse

  • Utilisez un rasoir électrique de préférence, ou un rasoir à lame unique
  • Rasez dans le sens de la pousse des poils (vers le bas sur les jambes)
  • Mouillez la peau avec de l’eau chaude et utilisez un gel de rasage
  • Évitez de raser trop ras
  • Rincez le rasoir après chaque passage

Bien épiler dans le sens de la pousse

  • Arrachez la cire dans le sens de la pousse des poils
  • Préparez la peau en massant doucement avec un gant de toilette savonneux pour décoller les poils
  • Désinfectez le matériel d’épilation avant et après utilisation

La tondeuse — une bonne alternative

En laissant 1 à 2 mm de poil, la tondeuse évite totalement les poils incarnés tout en maintenant une pilosité discrète.

L’épilation laser — la solution définitive

L’épilation laser donne d’excellents résultats sur les poils incarnés récidivants et les pseudo-folliculites de la barbe, avec une amélioration nette dès la 2e séance. Voir combien de séances d’épilation laser prévoir.

Taches brunes après des poils incarnés

Les poils incarnés manipulés, infectés et/ou exposés au soleil peuvent laisser des taches brunes résiduelles. Protégez-les du soleil et consultez un dermatologue qui peut proposer des crèmes dépigmentantes ou un laser anti-taches.

Questions fréquentes sur les poils incarnés

Comment reconnaître un poil incarné infecté ?

Un poil incarné infecté se manifeste par une rougeur qui s’étend, une chaleur locale, une douleur et parfois du pus. Si ces signes apparaissent, consultez un médecin sans tarder — ne tentez pas d’extraire le poil vous-même au risque d’aggraver l’infection.

Faut-il percer un poil incarné ?

Non, il ne faut pas percer ni manipuler un poil incarné non infecté. La meilleure attitude est d’attendre qu’il sorte spontanément. Si le poil est visible juste sous la surface, une aiguille stérile peut le dégager délicatement, mais sans forcer.

Pourquoi ai-je toujours des poils incarnés après l’épilation ?

Les récidives sont liées à la technique d’épilation (à rebrousse-poil), au type de poils (crépus, frisés) ou à une peau sèche et épaissie. L’épilation laser est la solution la plus efficace pour en finir définitivement avec les poils incarnés récidivants.

Les poils incarnés sont-ils dangereux ?

En général non — c’est un problème bénin. Le risque principal est l’infection qui peut évoluer en folliculite, furoncle ou abcès si le poil est manipulé. Dans de rares cas, une infection non traitée peut provoquer de la fièvre et nécessiter des antibiotiques.

Comment éviter les poils incarnés du maillot ?

Épilation dans le sens de la pousse, exfoliation régulière, port de sous-vêtements en coton non serrés, et hydratation quotidienne de la zone. L’épilation laser du maillot est la solution définitive pour supprimer les récidives.


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PLAQUES DERRIERE LES GENOUX CHEZ L’ENFANT : plaques rouges qui grattent aux genoux

Plaques rouges qui grattent derrière les genoux chez l’enfant

Il est fréquent de voir apparaitre des plaques rouges qui grattent sur la peau.

Lorsque cela apparait chez l’enfant, les parents sont toujours inquiets.

En cas de plaques qui démangent derrière les genoux : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Dermatoscope

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent derrière les genoux

On peut citer parmi ceux-ci :

L’eczema atopique

dans lequel on trouve souvent des plaques d’eczema derriere les genoux

eczema atopique
Plaques d’eczema atopique derrière les genoux d’un enfant

Voir l’article consacré à l’eczema atopique

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

 

PIEDS SECS : comment lutter contre les pieds secs ?

Pieds secs

Les pieds secs constituent un problème très fréquent

Causes


Les pieds secs peuvent être le signe d’un eczéma, d’un psoriasis, d’une mycose des pieds… et il faut donc consulter devant la découverte de pieds secs


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TALONS SECS – CREVASSES
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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Complications

Les pieds secs peuvent se compliquer d’infections, de crevasses des pieds,  de corne des pieds

Lutter contre les pieds secs

 

Pour lutter contre les pieds secs, il convient tout d’abord d’éviter de les agresser avec des savons trop « décapants » tels que le savon de Marseille. Il est préférable d’utiliser des savons pour pieds secs de type surgras par exemple ou des « savons sans savon ».

Lorsqu’on a les pieds secs, il faut aussi éviter les bains et les douches très chauds et prolongés.

Enfin, il faut appliquer une crème ou un lait hydratant sur les pieds secs au moins une fois par jour (la meilleure période se situe après la toilette).

De même, il fait soigner la cause décelée par le médecin ( eczémapsoriasismycose des pieds…)


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« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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ONGLES STRIES : solution contre les ongles striés

Ongles striés : causes, diagnostic et traitements

Cet article en vidéo

ongles striés hémorragies sous-unguéales taches noires photo dermatologue
Ongles striés avec petites hémorragies sous-unguéales (taches noires)

Les ongles striés sont une plainte fréquente en consultation dermatologique. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une accentuation bénigne des stries longitudinales normales de l’ongle liée à l’âge. Mais les stries peuvent aussi révéler une maladie de peau (psoriasis, lichen plan, pelade) ou un trouble vasculaire — d’où l’intérêt d’un avis médical.

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Stries longitudinales vs stries transversales — quelle différence ?

Stries longitudinales Stries transversales (lignes de Beau)
Direction Dans le sens de la longueur de l’ongle Perpendiculaire à la croissance de l’ongle
Cause la plus fréquente Vieillissement normal, troubles vasculaires Choc physique ou maladie systémique sévère
Signification Souvent bénin — parfois psoriasis, lichen, pelade Marque un épisode de stress cutané ou systémique daté
Évolution Persistantes, s’accentuent avec l’âge Migrent vers le bord libre au fil de la repousse
Urgence médicale Rarement Si toutes les ongles simultanément — bilan systémique

Causes des ongles striés

Cause Type de strie Signes associés
Vieillissement physiologique Longitudinales Accentuation progressive après 50 ans — bénin
Troubles vasculaires des doigts Longitudinales Hémorragies sous-unguéales (taches noires en flammèches), syndrome de Raynaud
Psoriasis unguéal Longitudinales + ponctuations Dépressions ponctuées (dés à coudre), onycholyse, tache huile
Lichen plan unguéal Longitudinales — érythronychie Stries rouges, pterygium (cicatrice), destruction possible de l’ongle
Pelade (alopecia areata) Longitudinales fines + grésil Ongles en grésil ou verre dépoli, chute de cheveux en plaques
Lignes de Beau Transversales Sillon horizontal — choc, maladie fébrile, grossesse, chimiothérapie
Traumatisme répété Variables Ongles rongés, manipulation des cuticules, profession à risque
Carences nutritionnelles Longitudinales + fragilité Fer, zinc, protéines, biotine — ongles cassants associés

Le lichen plan unguéal — ne pas le manquer

Le lichen plan unguéal est un diagnostic à ne pas manquer car il peut, s’il n’est pas traité à temps, conduire à une destruction irréversible de la matrice de l’ongle et à une perte définitive de l’ongle. Il se manifeste par :

  • Des stries longitudinales rouges (érythronychie linéaire)
  • Un pterygium unguéal — une cicatrice en V qui envahit la tablette depuis la lunule
  • Un amincissement et une fragilité croissante de l’ongle
  • Parfois des lésions de lichen cutané ou buccal associées — plaques violacées qui démangent, réseau de Wickham sur les muqueuses

⚠️ Consultez rapidement si vous observez une strie rouge longitudinale sur un seul ongle, un sillon qui s’élargit ou une perte progressive de substance de l’ongle — le lichen plan unguéal nécessite un traitement précoce (dermocorticoïdes, rétinoïdes) pour éviter les séquelles définitives.

Hémorragies sous-unguéales en flammèches

Les petites taches noires longitudinales visibles dans l’épaisseur de l’ongle (comme sur la photo ci-dessus) sont des hémorragies sous-unguéales en flammèches. Elles correspondent à de minuscules saignements des capillaires du lit unguéal. Causes principales :

  • Traumatisme local répété (sport, chaussures serrées) — cause la plus fréquente
  • Psoriasis unguéal
  • Troubles vasculaires (vascularite, endocardite infectieuse si multiple et bilatérale)

💡 Hémorragies sous-unguéales multiples et bilatérales sans traumatisme évident — évoquer une endocardite infectieuse ou une vascularite systémique. Bilan cardiologique et immunologique recommandé.

Traitements des ongles striés

Le traitement dépend entièrement de la cause :

  • Stries liées à l’âge — aucun traitement médical nécessaire. Soins cosmétiques : vernis de soin, polissage doux à l’éponge émery (pas de lime abrasive), huile de soin pour les cuticules
  • Psoriasis unguéal — dermocorticoïdes sous occlusion, calcipotriol, et dans les formes sévères : biothérapies (dont certaines ont une AMM pour l’atteinte unguéale)
  • Lichen plan unguéal — dermocorticoïdes locaux ou injectés en péri-unguéal, rétinoïdes oraux. À débuter rapidement
  • Pelade unguéale — traitement de la pelade en priorité
  • Carences — correction par supplémentation (fer, zinc, biotine, protéines)
  • Lignes de Beau — disparition spontanée avec la repousse une fois la cause résolue

Sources

Questions fréquentes sur les ongles striés

Les stries sur les ongles sont-elles graves ?

Dans la grande majorité des cas, les stries longitudinales sont bénignes — simple accentuation liée à l’âge ou aux microtraumatismes quotidiens. Elles deviennent préoccupantes si elles s’accompagnent d’une strie rouge (lichen plan), de déformations progressives (psoriasis), ou de destruction de l’ongle. Un avis dermatologique permet de différencier une strie banale d’une pathologie nécessitant un traitement.

Quelle est la différence entre stries longitudinales et lignes de Beau ?

Les stries longitudinales vont dans le sens de la longueur de l’ongle — elles sont persistantes et s’accentuent avec l’âge. Les lignes de Beau sont des sillons transversaux, perpendiculaires à la croissance, qui marquent un épisode de stress de la matrice unguéale (maladie grave, fièvre élevée, chimiothérapie, traumatisme). Elles « voyagent » vers le bord libre au fil de la repousse et disparaissent spontanément — on peut même dater approximativement l’épisode déclenchant en mesurant leur position.

Le psoriasis peut-il toucher uniquement les ongles ?

Oui — le psoriasis unguéal isolé (sans plaques cutanées) est possible et souvent méconnu. Il se manifeste par des ponctuations en « dés à coudre », une onycholyse (décollement), une tache huile (zone jaunâtre sous l’ongle) ou des stries longitudinales. Il est important de le diagnostiquer car il est associé à un risque plus élevé de rhumatisme psoriasique — une atteinte articulaire qui peut être grave.

Comment soigner des ongles striés naturellement ?

Pour les stries bénignes liées à l’âge, quelques soins simples peuvent améliorer l’aspect : huiler les cuticules quotidiennement (huile de ricin, vitamine E), éviter les vernis abrasifs et la lime trop agressive, protéger les mains avec des gants lors des travaux ménagers, corriger les éventuelles carences en fer et zinc. En revanche, aucun soin « naturel » ne traite les stries causées par le psoriasis ou le lichen plan — ces formes nécessitent un traitement médical.


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PEAU QUI PELE AUTOUR DES ONGLES : petites peaux autour des ongles

Peau qui pèle autour des ongles : causes, remèdes et quand consulter

La peau qui pèle autour des ongles — petites peaux, cuticules qui se soulèvent, desquamation du pourtour unguéal — est un problème très fréquent et souvent récidivant. Les petites peaux autour des ongles sont appelées des « envies ». Il s’agit de petits fragments de peau, adhérents à la peau sous-jacente et souvent douloureux ou sensibles. Ils ne donnent quune envie (doù leur nom) : les arracher. Dans la majorité des cas, la cause est simple : sécheresse, microtraumatismes ou tic d’arrachage. Mais une peau qui pèle chroniquement autour des ongles peut aussi signaler un eczéma de contact, une mycose, un psoriasis unguéal ou une carence qu’il faut identifier pour traiter efficacement. Ce guide fait le point sur toutes les causes et les solutions adaptées.

Peau qui pèle autour des ongles résistante aux crèmes ou associée à des rougeurs ?
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Sommaire :
Toutes les causes |
L’erreur à ne pas faire |
Traitements et remèdes |
Prévention |
Questions fréquentes

Pourquoi la peau pèle-t-elle autour des ongles ?

Sécheresse cutanée et déshydratation — cause la plus fréquente

La peau du pourtour unguéal est fine, peu sébacée et très exposée aux agressions extérieures. Le lavage fréquent des mains, l’eau calcaire, les produits ménagers et le froid hivernal altèrent sa barrière hydrolipidique et provoquent une desquamation. La peau se rétracte, se fissure et produit ces petites lamelles qui se décollent — les « envies » ou petites peaux autour des ongles. C’est la cause de loin la plus fréquente, facilement corrigée par une hydratation régulière et la protection des mains.

Eczéma de contact ou irritatif

L’eczéma des mains est une cause majeure de peeling autour des ongles — souvent méconnu car confondu avec une simple sécheresse. Il se manifeste par une desquamation des pulpes et du pourtour unguéal, associée à des rougeurs, un prurit et parfois des vésicules. L’eczéma irritatif est lié aux contacts répétés avec l’eau, les détergents, les produits ménagers — très fréquent chez les coiffeurs, infirmiers, cuisiniers et parents de nourrissons. L’eczéma allergique implique un allergène identifiable (nickel des bijoux, latex des gants, parfums, conservateurs des cosmétiques, résines des vernis à ongles) — le patch test (test épicutané) permet de l’identifier.

Psoriasis unguéal et palmo-plantaire

Le psoriasis peut toucher les ongles et leur pourtour — desquamation, hyperkératose du repli proximal, décollement unguéal. Le psoriasis palmo-plantaire donne une desquamation épaisse des paumes et des doigts, parfois confondu avec un eczéma. L’absence de prurit intense, les lésions squameuses épaisses bien délimitées et d’éventuelles lésions psoriasiques ailleurs (coudes, genoux, cuir chevelu) orientent vers le diagnostic.

Mycose des ongles et du pourtour

Les mycoses unguéales (onychomycoses) peuvent s’accompagner d’une desquamation et d’un peeling du pourtour de l’ongle. La peau autour de l’ongle est érythémateuse, squameuse, parfois fissurée. Les mycoses à Candida touchent préférentiellement les personnes dont les mains sont souvent mouillées (cuisiniers, ménagères) et donnent un périonyxis (inflammation du repli) avec un espace vide entre la cuticule et l’ongle. Le prélèvement mycologique confirme le diagnostic.

Tic d’arrachage et onychophagie

Le tic d’arrachage des cuticules (onychotillomanie) et l’onychophagie (se ronger les ongles) sont des causes très fréquentes, souvent associées au stress. Les microtraumatismes répétés fragilisent le repli proximal, perturbent la matrice unguéale et provoquent des ongles striés, des petites peaux chroniques et un risque de surinfection (panaris). Ce comportement est souvent inconscient et s’aggrave en période de stress ou d’anxiété.

Carence en vitamines et nutriments

Les carences en vitamine B7 (biotine), en fer, en zinc et en acides gras essentiels (oméga-3) peuvent fragiliser les ongles et la peau du pourtour. La carence en biotine est souvent invoquée mais rarement documentée chez les personnes ayant une alimentation équilibrée — elle survient surtout en cas de régimes très restrictifs, de malabsorption ou de prise prolongée de certains médicaments (antiépileptiques, isotrétinoïne). Un bilan nutritionnel peut être utile en cas de peeling chronique résistant aux soins locaux.

Médicaments

Certains médicaments provoquent une desquamation des doigts et du pourtour unguéal : rétinoïdes (isotrétinoïne, acitrétine — xérose et peeling dose-dépendants), chimiothérapies (syndrome main-pied), inhibiteurs de tyrosine kinase (sorafénib, sunitinib). Si le peeling est apparu après introduction d’un médicament, en informer le médecin prescripteur.

L’erreur à ne pas faire — arracher les petites peaux

⚠️ Ne jamais arracher les petites peaux autour des ongles. En tirant sur une lamelle de peau, on crée une plaie qui s’étend souvent plus profondément que prévu dans le repli latéral ou proximal — douleur immédiate, saignement, et surtout risque de panaris (infection bactérienne du pourtour de l’ongle, parfois extensible au tendon). La bonne technique : couper au ras de la peau avec de petits ciseaux à cuticules propres et désinfectés, puis désinfecter la zone avec un antiseptique non alcoolisé (chlorhexidine).

Traitements et remèdes selon la cause

Pour la sécheresse simple — l’hydratation correcte

La clé est l’application régulière d’une crème émolliente sur les mains et le pourtour des ongles, idéalement après chaque lavage des mains et le soir avant de dormir. Les formulations les plus efficaces contiennent de l’urée (5-10 %), de la glycérine, du beurre de karité ou des céramides — elles réparent la barrière cutanée en profondeur, pas seulement en surface. Les huiles végétales pures (huile de jojoba, d’amande douce, d’argan) appliquées en massage sur les cuticules en soirée donnent de très bons résultats sur les peaux très sèches.

Pour les formes sévères résistantes aux crèmes du commerce, le dermatologue peut prescrire une préparation magistrale combinant urée, acide salicylique et émollient — plus efficace que les produits en vente libre.

Pour l’eczéma — éviction et traitement spécifique

L’eczéma irritatif nécessite une protection systématique des mains (gants en coton sous gants en caoutchouc pour les tâches mouillées, hydratation intensive après chaque contact avec l’eau ou les produits ménagers) et des dermocorticoïdes en cure courte sur les poussées. En cas d’eczéma allergique, l’éviction de l’allergène identifié au patch test est la seule solution curative. Les inhibiteurs de calcineurine topiques (Protopic®) sont utiles pour l’entretien sur les zones fines du pourtour unguéal.

Pour la mycose — antifongiques

Le traitement repose sur les antifongiques topiques (ciclopirox, éconazole, amorolfine vernis) pour les formes localisées, ou les antifongiques oraux (terbinafine, itraconazole) pour les formes étendues ou résistantes. Le traitement est long (3 à 6 mois) — l’arrêt prématuré est la principale cause de rechute. La confirmation mycologique par prélèvement est recommandée avant tout traitement oral.

Pour les tics d’arrachage

L’application d’un vernis amer sur les ongles peut aider pour l’onychophagie. Des techniques comportementales (thérapie d’inversion d’habitude) sont efficaces pour les tics d’arrachage. En période de stress intense, les techniques de gestion du stress (cohérence cardiaque, pleine conscience) réduisent l’occurrence des comportements répétitifs.

Prévention — protéger la peau autour des ongles

Gants systématiques pour toutes les tâches mouillées : vaisselle, ménage, épluchage, shampoings des enfants, jardinage. Préférer les gants en caoutchouc avec doublure en coton — le latex peut lui-même provoquer un eczéma allergique. Changer l’eau intérieure des gants régulièrement.

Savon doux ou syndet — éviter les savons antibactériens ou très moussants qui décapent la barrière cutanée. Sécher soigneusement entre les doigts après chaque lavage.

Crème sur les mains après chaque lavage — un tube de crème à portée du lavabo est la meilleure façon de rendre cette habitude automatique. En hiver, augmenter la fréquence et la richesse de la crème.

Eviter le vernis à ongles en continu — les solvants (acétone) des dissolvants desséchent le pourtour unguéal. Espacer les applications et utiliser des dissolvants sans acétone.

Ne pas couper les cuticules à ras — les cuticules sont la barrière naturelle qui protège la matrice unguéale des infections. Les repousser doucement avec un bâtonnet de bois après le bain (peau ramollie) plutôt que de les couper.

Questions fréquentes

La peau qui pèle autour des ongles est-elle contagieuse ?
Dans la grande majorité des cas non — sécheresse, eczéma et tics d’arrachage ne sont pas contagieux. Exception : si la cause est une mycose (onychomycose à Candida ou dermatophyte), une transmission par contact est possible mais reste peu fréquente. Un prélèvement mycologique clarifie la situation en cas de doute.

Quelles vitamines prendre pour arrêter le peeling autour des ongles ?
Avant de prendre des compléments, il faut s’assurer qu’une carence existe réellement — un bilan sanguin (ferritine, zinc, vitamine D, NFS) évite de traiter inutilement. Si une carence est confirmée : biotine (vitamine B8) 2,5 mg/j, zinc 15 mg/j, ou supplémentation en oméga-3 peuvent améliorer la qualité des ongles et de leur pourtour en 2 à 3 mois. En l’absence de carence documentée, ces compléments ont un effet limité.

La peau autour de mes ongles est rouge et gonfle en plus de peler — panaris ?
Rougeur, gonflement, douleur pulsatile et chaleur autour d’un ongle sont les signes d’un panaris — infection bactérienne du pourtour unguéal. Consultez rapidement un médecin : un panaris non traité peut s’étendre au tendon (panaris tendineux — urgence chirurgicale). Ne jamais percer soi-même un panaris collecté.

Mon enfant arrache la peau autour de ses ongles — comment l’arrêter ?
Ce comportement est très fréquent chez l’enfant (3 à 10 ans), souvent lié au stress scolaire ou à l’anxiété de séparation. Il ne nécessite pas de traitement médical sauf si l’enfant se blesse. Conseils pratiques : ne pas le culpabiliser, proposer une activité manuelle alternative pour occuper les mains, appliquer un vernis amer sur les ongles (Mavala Stop® par exemple). Si le comportement est très intense et résiste à ces mesures, un avis pédopsychiatrique peut être utile.

Voir aussi : Panaris — infection du pourtour de l’ongle | Mycose des ongles | Mains sèches


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Solution contre les ongles mous et cassants

Ongles mous et cassants

 

Le problème d’ ongles mous et cassants nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.
Et il vous proposera souvent de réaliser un bilan sanguin car les ongles mous peuvent être liés à des troubles métaboliques

Pour tenter de renforcer et nourrir les ongles cassants, on peut utiliser

 

Ongle epais, epaissisement des ongles ou d’un ongle

Ongles épais

 

Le problème d’ ongle épaissi nécessite une consultation médicale

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée, signes d’accompagnement… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions. Il fera ensuite le point sur les causes possible de cet épaississement de l’ongle (hypertrophie des bourrelets… ) et les traitements possibles

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas d’ongle épaissi

On peut citer parmi ceux-ci :

acne Les mycoses des ongles

 Le psoriasis des ongles

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

MUGUET : le muguet de la bouche

Le muguet

Muguet
Muguet

Qu’est-ce que le muguet de la bouche?

Le muguet est une mycose de l’interieur de la bouche caractérisée par une rougeur de la muqueuse de la bouche, recouverte de lésions blanchâtres dans la bouche, semblables a du lait caillé. Le muguet peut s’accompagner de brulures, de perte de gout, d’un gout de fer dans la bouche

Il est très fréquent chez le bébé, moins chez l’adulte

En cas de muguet chez l’adulte (champignon dans la bouche) :

Candidose de la bouche
Candidose de la bouche

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

En tout premier lieu, il va vérifier que vous n’etes pas immunodéprimé (diabète, infection par le VIH, prise de cortisone… ) notamment en cas de candidose buccale récidivante.

Il va voir aussi si vous ne souffrez pas de candidose digestive

Soigner le muguet

Lutte contre les facteurs favorisants

Lutte contre la sécheresse buccale, une dyskinésie œsophagienne, une inflammation chronique des muqueuses, une colopathie, un diabète, un traitement par anti-acides

Bains de bouche avec une demi cuilleree a cafe de bicarbonate de sodium dans un petit verre d’eau pour désacidifier la bouche

Enfin, en cas d’appareil dentaire, il faut bien le nettoyer et le rincer à l’eau bicarbonatée

Traitement chez l’adulte immunocompétent

Antifongiques locaux durant 1 à 3 semaines :

  • nystatine (Mycostatine®) comprimés gynécologiques à 100 000 UI à sucer, 4 à 6 cp/j ;
  • amphotéricine B (Fungizone®) suspension orale, quatre cuillères à café en 2 à 3 prises (1,5 à 2 g/j) ;
  • miconazole (Daktarin®), gel buccal, deux cuillères-mesure quatre fois par jour.

Dans tous les cas, les antifongiques doivent être pris à distance des repas et des boissons et maintenus le plus longtemps possible en contact avec la muqueuse (quelques minutes au moins) avant d’être avalés.

La prise simultanée de laxatifs, d’huile de paraffine ou d’accélérateurs du transit est contre-indiquée.

Leur tolérance est bonne à part quelques troubles digestifs (1% des cas) et sensation de brûlure ou de troubles du gout avec le miconazole (Daktarin®). La prise d’anticoagulants anti-vitamine K ou de sulfamides hypoglycémiants est déconseillée avec le Daktarin® qui peut en potentialiser les effets.

Leur principal inconvénient est leur mauvais goût…

Traitement oral :Résistance au traitement

En l’absence de guérison, votre médecin peut vous proposer une désinfection du tube digestif avec des médicaments antifongiques en comprimés:

  • Mycostatine® (8 à 12 cp/j en 3 à 4 prises),
  • Fungizone® (6 à 8 capsules en 3 à 4 prises),
  • Daktarin® (8 cp/j en 3 à 4 prises).

Traitement de l’adulte immunodéprimé

On associe alors un traitement par comprimés au traitement local et il est souvent nécessaire d’effectuer des traitements préventifs des récidives, au moyen de médicaments tels que Nizoral®, Triflucan® ou Sporanox®

Traitement du bébé et de l’enfant (muguet du bébé)

Chez l’enfant et le bébé, le traitement peut être :

  • Mycostatine® suspension buvable, 5 à 30 doses par jour pour les bébés et 10 à 40 doses par jour pour les enfants, réparties en quatre prises par jour ;
  • Fungizone® suspension, 1 cuillère à café/10 kg/24 h en 2 à 3 prises (50 mg/kg/j) ;
  • Daktarin® gel buccal, 1 cuillère mesure (2,5 ml) quatre fois par jour.

 

 

LEVRES SECHES OU CHEILITE : la chéilite, causes et traitement des lèvres gercées

Lèvres sèches : quelle maladie ? Causes et traitements

Des lèvres sèches, qui pèlent ou se gerçent peuvent sembler bénignes, mais elles peuvent révéler une maladie de peau, une allergie, une infection ou une carence. Le terme médical est chéilite — inflammation des lèvres. Identifier la cause est essentiel pour choisir le bon traitement et éviter la chronicisation.

Lèvres sèches persistantes malgré les soins ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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lèvres sèches gercées chéilite maladie photo
Lèvres sèches et irritées — chéilite

Pourquoi les lèvres sèchent-elles plus que le reste du visage ?

Le vermillon (la partie rouge des lèvres) est une zone unique : sa texture est intermédiaire entre la peau et une muqueuse. Il ne contient ni glandes sébacées ni glandes sudoripares, ce qui le prive des mécanismes naturels d’hydratation de la peau. Les lèvres sont donc structurellement plus vulnérables aux agressions climatiques, chimiques et allergiques.

Les causes de lèvres sèches — tableau des maladies en cause

Type de chéilite Aspect typique Signe clé
Chéilite climatique Gerçures, squames, fissures Hiver, vent, froid
Chéilite allergique (eczéma) Rougeur, vésicules, gonflement Cosmétique ou aliment récent
Chéilite atopique Sécheresse chronique, fissures Terrain atopique connu
Chéilite infectieuse Bouton de fièvre, croûtes jaunes Herpès, impétigo, candidose
Chéilite médicamenteuse Sécheresse sévère, érosions Isotrétinoïne, rétinoïdes
Chéilite actinique Lèvre inférieure pâle, irrégulière Exposition solaire chronique, homme >50 ans
Tic de léchage Rougeur péri-buccale bien limitée Zone accessible à la langue
Carence nutritionnelle Chéilite exfoliative Déficit fer, zinc, vitamines B

Causes externes — les plus fréquentes

1. Chéilite climatique — froid, vent, soleil

Le froid et le vent provoquent l’assèchement et l’écaillage des lèvres, aggravés par le tic de léchage qui accentue la sécheresse. En cas de crevasses persistantes malgré le baume, un prélèvement bactériologique ou mycologique est recommandé pour éliminer une surinfection.

Traitement : baume gras sans allergènes (éviter le baume du Pérou), arrêt du léchage des lèvres. En cas de surinfection : mupirocine (antibiotique) ou antifongique local.

2. Chéilite allergique — eczéma des lèvres

L’eczéma des lèvres est une réaction allergique de contact très fréquente. Il peut être aigu (lèvres gonflées, rouges, vésiculeuses, qui démangent) ou chronique (lèvres sèches, squameuses, fissurées avec peu de démangeaisons).

Allergènes les plus fréquents :

  • Cosmétiques et soins labiaux — parfums, colorants, conservateurs, résines des rouges à lèvres
  • Dentifrices — menthol, cannelle, fluorure
  • Aliments — agrumes, cannelle, menthe, épices
  • Médicaments topiques — antiviraux, antibiotiques appliqués sur les lèvres
  • Prothèses dentaires ou matériaux bucco-dentaires
  • Vernis à ongles — transférés en portant les doigts à la bouche

Traitement : éviction de l’allergène + dermocorticoïde en crème (lésions aiguës) ou en pommade (lésions sèches). Les patch-tests permettent d’identifier l’allergène responsable.

3. Tic de léchage — chéilite traumatique

Le tic de léchage des lèvres, fréquent chez l’enfant mais aussi chez l’adulte stressé, crée une rougeur péri-buccale chronique bien limitée — exactement dans la zone accessible à la langue. La salive, paradoxalement, dessèche les lèvres en s’évaporant et en dégradant le film lipidique protecteur. Les surinfections bactériennes et candidosiques sont fréquentes.

Traitement : arrêt du tic (difficile), baume protecteur, traitement anti-infectieux si surinfection. Chez l’enfant, souvent spontanément résolutif.

4. Chéilite actinique — à ne pas négliger

La chéilite actinique chronique est causée par l’exposition solaire prolongée. Elle touche principalement les hommes de plus de 50 ans à peau claire. La lèvre inférieure devient pâle, irrégulière, avec un contour mal défini et une desquamation résistante aux émollients.

⚠️ L’OMS classe la chéilite actinique chronique comme « affection potentiellement maligne » — elle peut évoluer vers un carcinome épidermoïde. Toute lèvre inférieure chroniquement altérée chez un homme de plus de 50 ans doit être montrée à un dermatologue pour biopsie.

Traitements : chirurgie (vermillonectomie) et laser CO₂ donnent les meilleurs taux de guérison. Les traitements médicaux (5-fluoro-uracile, imiquimod, photothérapie dynamique) sont des alternatives avec plus de récidives.

Causes internes — maladies systémiques et médicaments

5. Chéilite atopique

Chez les personnes ayant un terrain atopique, une chéilite sèche, rouge et fissurée est fréquente. Elle récidive chroniquement et s’améliore avec les dermocorticoïdes gras ou le tacrolimus 0,03% (Protopic*) en application 2 fois/jour pendant 1 à 2 semaines, puis prévenue par un topique hydratant et l’évitement du léchage.

6. Chéilite médicamenteuse

Les rétinoïdes (isotrétinoïne pour l’acné, acitrétine pour le psoriasis, alitrétinoïne pour l’eczéma des mains) provoquent systématiquement une chéilite sèche, fissuraire et parfois érosive. C’est l’un des effets indésirables les plus fréquents de l’isotrétinoïne. Le baume labial plusieurs fois par jour est indispensable pendant toute la durée du traitement.

7. Chéilites infectieuses

  • Herpès labial — la cause infectieuse la plus fréquente. Vésicules douloureuses récidivantes sur le bord des lèvres. Voir bouton de fièvre
  • Chéilite bactérienne — infections streptococciques ou staphylococciques donnant des croûtes jaunes melicerides. Traitement : antibiotiques locaux ou oraux
  • Chéilite candidosique — rougeur et gonflement douloureux des lèvres, souvent associés à une perlèche (fissure aux commissures). Traitement : antifongiques locaux

8. Carences nutritionnelles

Certaines carences peuvent provoquer une chéilite :

  • Carence en fer — lèvres pâles et sèches, souvent avec perlèche
  • Carence en vitamines B2, B12 — chéilite exfoliative, glossite
  • Carence en zinc — lèvres sèches avec fissures périorales
  • Pellagre (déficit en vitamine PP) — vermillon brillant et craquelé, parfois érodé

9. Maladies plus rares

Dans de rares cas, des lèvres sèches persistantes peuvent révéler une maladie systémique :

  • Sarcoïdose, maladie de Crohn — macrochéilite granulomateuse (gonflement permanent d’une ou deux lèvres). Le diagnostic repose sur la biopsie
  • Syndrome de Melkersson-Rosenthal — triade : macrochéilite + paralysie faciale + langue fissuraire
  • Érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson — chéilite érosive et croûteuse aiguë. Voir érythème polymorphe
  • Pemphigus — chéilite érosive dans le cadre d’une dermatose bulleuse auto-immune

Traitement général des lèvres sèches

Quelle que soit la cause, quelques mesures s’appliquent à toutes les chéilites :

  • Hydrater régulièrement avec un baume labial gras sans allergènes (éviter le baume du Pérou, les parfums, la menthe). Appliquer avant même que la sécheresse ne s’installe en hiver. La vaseline pure appliquée le soir au coucher est très efficace
  • Ne jamais se lécher les lèvres — le tic de léchage aggrave systématiquement la sécheresse
  • Protéger du soleil — stick labial avec SPF 30 minimum, surtout en montagne et à la mer
  • Identifier et éviter l’allergène en cas de chéilite allergique

Quand consulter ?

🚨 Consultez un dermatologue si :

— Les lèvres sèches persistent plus de 3 semaines malgré un baume hydratant bien utilisé
— La lèvre inférieure est chroniquement pâle, épaissie ou irrégulière (risque de chéilite actinique)
— Les lèvres sont gonflées, érosives ou croûteuses (eczéma aigu, infection, érythème polymorphe)
— Vous prenez de l’isotrétinoïne et la chéilite est très douloureuse ou saigne
— Les lèvres sèches s’accompagnent d’un gonflement permanent d’une lèvre (macrochéilite granulomateuse)

Sources

Questions fréquentes sur les lèvres sèches

Pourquoi ai-je les lèvres toujours sèches malgré le baume ?

Si les lèvres restent sèches malgré un baume bien utilisé, il faut envisager une cause sous-jacente : eczéma allergique (le baume lui-même peut contenir un allergène — menthol, parfum, baume du Pérou), chéilite atopique, carence en fer ou en zinc, ou tic de léchage inconscient. Un dermatologue peut réaliser des patch-tests pour identifier un allergène et prescrire un traitement adapté.

Les lèvres sèches peuvent-elles être le signe d’une maladie grave ?

Rarement, mais certains signes méritent attention. Une lèvre inférieure chroniquement pâle et épaissie chez un homme exposé au soleil peut être une chéilite actinique précancéreuse. Un gonflement permanent d’une lèvre peut révéler une sarcoïdose, une macrochéilite ou une maladie de Crohn. Une chéilite érosive aiguë peut être le premier signe d’un érythème polymorphe ou d’un syndrome de Stevens-Johnson.

Comment soigner rapidement des lèvres gercées et douloureuses ?

Appliquez de la vaseline pure plusieurs fois par jour et au coucher. Évitez absolument de vous lécher les lèvres. Buvez suffisamment. Si les lèvres sont rouges et gonflées (eczéma aigu), une crème dermocorticoïde douce prescrite par le médecin accélérera la guérison. Si des croûtes jaunes apparaissent, une surinfection bactérienne est possible — consultez.

Le tic de léchage des lèvres aggrave-t-il vraiment la sécheresse ?

Oui, de façon significative. La salive contient des enzymes digestives qui dégradent le film lipidique protecteur des lèvres. En s’évaporant, elle laisse les lèvres plus sèches qu’avant le léchage. C’est un cercle vicieux : plus on se lèche les lèvres car elles sont sèches, plus elles sèchent. Appliquer un baume aussitôt après avoir senti l’envie de se lécher aide à briser ce cycle.

Peut-on confondre des lèvres sèches avec un herpès ?

L’herpès labial se reconnaît à une sensation de brûlure ou de picotement précédant l’apparition de petites vésicules groupées sur le bord des lèvres, puis d’une croûte. Il survient par poussées récidivantes souvent déclenchées par le soleil, le stress ou la fièvre. Les lèvres sèches de type chéilite sont diffuses, sans vésicules, sans brûlure initiale caractéristique. En cas de doute, un dermatologue peut confirmer le diagnostic.


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Goût de fer dans la bouche : consulter un dermatologue , pourquoi ?

Problème de gout de fer dans la bouche

En cas de gout de fer dans la bouche :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de gout de fer dans la bouche

On peut citer parmi ceux-ci :

dermite Les mycoses buccales

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

Demangeaisons du sexe : quand ça gratte sur le sexe

Le sexe qui gratte, démangeaisons du sexe

En cas de démangeaisons du sexe il faut regarder s’il y a des boutons ou des rougeurs et consulter un médecin

Ce dernier envisagera les différents diagnostics possibles. On peut citer parmi ceux-ci :

Démangeaisons du sexe sans plaques, rougeurs, ni boutons

Les démangeaisons sont souvent les prémisses de taches rouges sur le sexe, annonciatrices d’herpes génital, de mycose du sexe ou mycose vaginale

Voir si besoin l’article consacré aux démangeaisons de la vulve

Démangeaisons avec boutons sur le sexe

Voir l’article sur les boutons qui grattent sur le sexe

Démangeaisons du sexe avec plaques rouges

Voir l’article sur les rougeurs qui grattent sur le sexe

 

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

FESSES ROUGES DE BEBE : erytheme fessier

Fesses rouges du bébé (erytheme fessier)

Cet article en vidéo :


La dermite du siège ou erytheme fessier est un probleme fréquent du bébé et du jeune enfant. Les fesses de bébé peuvent etre rouges pour de multiples raisons mais dans la majorité des cas, il convient de lutter contre la macération (milieu humide des couches) provoquant une irritation de la peau par le biais des urines et des selles : la plupart du temps la rougeur correspond à une irritation au niveau du contact avec les couches (irritation des fesses). Dans ce cas, l’érythème fessier est bénin et disparaît généralement dès qu’on assèche un peu la peau des fesses de bébé. Cependant les dermites du siège peuvent correspondre à une localisation de dermatose plus rare notamment d’origine inflammatoire ou une mycose profuse (candidose).

Candidose du siège de bébé
Candidose du siège de bébé

Consulter un médecin

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va faire le point sur les problèmes que présente votre enfant (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )
Il vérifiera s’il n’y a pas d’infection cutanée (mycose notamment).

Diagnostic

On distinge plusieurs cas de figures :

1/ Dermite en W

Ce sont les fesses rouges les plus fréquentes, liées à des facteurs mécaniques ou à l’occlusion, la macération jouant un rôle initiateur. La dermite des convexités ou « en W » survient surtout entre 6 et 12
mois. Elle est en W car elle respecte les plis, qui restent clairs

Dermite en W

La dermite des convexités est d’origine multifactorielle, liée aux caractéristiques de la peau du nouveau-né et à l’occlusion  : l’incontinence du nourrisson en fait une zone constamment agressée par la présence d’urine ou de selles (plus ou moins acides et riches en bactéries), accentué par le port de couches provoquant occlusion et macération constante et frottement de la peau sur les couches.

Ainsi, l’érythème fessier peut se développer très rapidement, notamment
an cas de diarrhée.
Au maximum on observe des papules érosives (papulose érosive ou dermite syphiloïde de Sevestre et Jacquet).

2/  Dermite des plis

Selon leur point de départ, deux types de dermite des plis sont distingués : les dermites périorificielles (en O) et les intertrigos des plis (en Y).

2.1/ Dermite en O

Il s’agit le plus souvent d’une atteinte péri-anale, souvent érosive survenant le plus souvent au cours d’une diarrhée par l’irritation chimique par les selles, avec possible surinfection soit par l’agent responsable de la diarrhée (staphylocoque doré, entérobactéries) soit par le Candida albicans. Dans ce cas le médecin demande un prélèvement bactériologique et mycologique.

Parfois l’atteinte peut être vulvaire, accompagnant une infection urinaire. Un examen cytobactériologique des urines peut alors être proposé par le médecin

2.2/ dermite en Y

Il s’agit d’une dermite des grands plis de l’aine et interfessier, appelés intertrigos, qui peuvent être microbiens ou candidosiques.

Les intertrigos streptococciques, comme les anites streptococciques peuvent avoir un aspect de décollement à la périphérie et sont nettement plus rares que les intertrigos candidosiques, dans lesquels on observe une desquamation et des papulo-pustules en périphérie de la rougeur du fond du pli dessinant un Y (dermite « en Y »).

3/  Dermites diffuses

La dermite peut être profuse, notamment en cas :

  • de dermite du siège résistante au traitement
  • de psoriasis des langes ou napkin psoriasis survient chez le nourrisson, rarement avant 6 mois, l’allure est d’emblée diffuse, à limite nette avec parfois quelques plaques de psoriasis survenant sur le ventre
  • de dermite séborrhéique, souvent bipolaire avec une atteinte du visage et du cuir chevelu en même temps que l’atteinte du siège. Elle survient souvent le nourrisson dans les 3 premiers mois.
  • de dermatoses plus rares : histiocytose langerhansienne (lésions papuleuses, infiltrées parfois érosives, purpuriques voir nécrotiques,
    touchant le fond du pli), acrodermatite entéropathique ( érosions péri-orificielles en rapport avec une carence en zinc), eczéma de contact…

Traitement

Dans la majorité des cas il convient de bien sécher les lésions car l’erytheme fessier est aggravé par la macération sous les couches de bébé.
Pour cela, il suffit de
– laver avec un savon doux ou effectuer le change avec une lotion hypoallergénique spéciale « change » ou à l’eau tiède sans savon
– bien sécher sans frotter
– appliquer des lotions asséchantes voire la pâte de zinc prescrites par le médecin
Il faut aussi éviter d’aggraver la macération en évitant d’appliquer les crèmes prescrites en couche épaisse s’il s’agit de crèmes grasses.

En cas de candidose

Le médecin prescrira des antifongiques en lait, lotion voire poudre adaptés aux bébés

Quand reconsulter?

  • si la rougeur persiste malgré les traitements bien menés, plus de 2 jours, voire qu’elle s’aggrave ou s’étend au dela des couches.
  • si des croûtes ou des cloques se développent.
  • si le bébé a un retentissement sur son état général (grognon, dort mal, fièvre…)

Cheveux secs : solution contre les cheveux secs

Cheveux secs

Les cheveux sont des tiges pilaires inertes sur une racine vivante

Le cheveu sec est un problème de tige pilaire sèche

Limiter les causes

Shampooings agressifs et trop fréquents

Le lavage quotidien des cheveux avec autre chose qu’un shampooing doux pour lavage fréquent fragilise les cheveux et les rend secs.

Le soleil

Il faut éviter de trop exposer ses cheveux au soleil car ils se fragilisent

Les sèches cheveux, lisseurs et fers chauffants

L’utilisation de sèche cheveux très chaud ou de lisseurs et défrisants peut endommager les cheveux et les rendre secs.

Les anomalies métaboliques

La malnutrition et la carence en fer sont une cause de fragilité des cheveux.

De même, l’hypothyroïdie peut rendre les cheveux secs

Le médecin peut donc être amené à réaliser un bilan sanguin devant des cheveux devenus secs

Renforcer les cheveux secs

Pour tenter de renforcer et nourrir les cheveux secs, on peut utiliser

  • Avoir un régime équilibré, voire prendre des compléments alimentaires

Il faut apporter des acides aminés soufrés et des vitamines, en ayant des apports équilibrés en légumes verts, poissons, volailles, œufs…

Le médecin peut décider de vous donner des compléments alimentaires pour les cheveux le plus souvent pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux fins

qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux

réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

Questions fréquentes

J’ai les cheveux très secs, puis-je emprunter les produits capillaires destinés aux cheveux crépus des métisses et des noires pour les réhydrater ?
Vous pouvez essayer les produits destinés à graisser les cheveux crépus, mais au moindre déclenchement d’une réaction d’intolérance (démangeaisons du cuir chevelu ou de la lisière du cuir chevelu, irritations, rougeurs…), il conviendrait évidemment d’arrêter leur application.
Sachez de plus que ces produits n’ont qu’un effet émollient sur la tige pilaire et que leur effet est donc purement cosmétique et temporaire. Ils n’ont pas vraiment d’effet sur les racines, or c’est souvent au niveau des bulbes des cheveux qu’il faut agir.
Vous pouvez donc tenter aussi de prendre des compléments alimentaires destinés aux cheveux, car ces derniers contiennent des vitamines (B5, B6, H…) et des nutriments (acides aminés soufrés) qui renforceront vos cheveux et les rendront peut être moins secs, mais aussi moins cassants le cas échéant.
Par ailleurs, quel est l’état de votre cuir chevelu ? Il est important que votre cuir chevelu soit en bonne santé (ni trop sec ni trop gras) car son état conditionne celui de vos cheveux. En cas de pellicules, de démangeaisons du cuir chevelu, de cheveux gras aux racines et secs aux pointes, je vous encourage à consulter pour traiter efficacement votre cuir chevelu.
Enfin, sachez que le problème des cheveux secs est souvent aggravé par les actes quotidiens sur les cheveux : séchage avec un sèche cheveux trop chaud, utilisation d’un shampoing trop agressif (il est important d’utiliser un shampoing très doux ou spécial cheveux secs) ou par des habitudes de coiffure (brushing, lissage…).

Les produits capillaires ne sont qu’une partie des soins que vous pouvez apporter à vos cheveux secs.

Faut-il limiter le lavage des cheveux quand ils sont secs ? Si oui, combien par semaine ?
Quels types de shampoings choisir ?
On peut se laver les cheveux tous les jours si on le souhaite même lorsqu’on a les cheveux secs, mais il faut imperativement utiliser un shampoing specifique des cheveux fragiles, secs et cassants. Sinon, effectivement, le mieux est de limiter le nombre de shampoings par semaine, par exemple deux fois par semaine semble etre une bonne moyenne

Quels types de soin choisir contre les cheveux secs ? (karité peut-être) Pourquoi ?
J’ai envie de dire que tous les produits (baume, karité etc.) ont à peu de chose près le meme effet : un role emollient et gainant pour la tige pilaire donc anti desseèchement ? plutot relipidant ou « regraissant » si vous voulez.
Si ce sont uniquement les pointes qui sont sèches et fourchues, alors il n’y a pas d’autre possibilité que de couper les pointes, car elles sont irrémédiablement cassées et effilées.

Appliquer un après-shampoing peut-il favoriser les cheveux secs ? S’il s’agit d’un apres shampoing specifique des cheveux cassants et secs, non

Le sèche-cheveux assèche-t-il les cheveux ? Comment l’utiliser sans risque ?
Absolument, il convient de l’utiliser avec parcimonie, et notamment en le réglant sur une température moyenne, pas trop près des cheveux (10-15 cm minimum) et en passant la main doigts écartés dans les cheveux : quel est l’intérêt de faire ce geste ? . afin de diffuser mieux l’air chaud et d’eviter d’avoir à insister sur des paquets de cheveux

La consommation de certains aliments peut-elle lutter contre les cheveux secs ?
Certains médicaments peuvent-ils assécher les cheveux ? Lesquels ?
Prendre des vitamines peut-il soigner les cheveux de secs ? Lesquelles ?
Ne pas boire assez d’eau peut-il influencer le déssèchement des cheveux ?
Le probleme des cheveux secs est surtout lié à la fragilité de la tige pilaire (la partie « morte »des cheveux, très riche en kératine). Une bonne hydratation et la prise d’aliments ou de compléments alimentaires riches en acides aminés soufrés et vitamines B pendant quelques mois peut améliorer un peu le problème, mais ceci n’aura un effet qu’au bout de plusieurs mois (le temps que la tige pilaire se renouvelle : elle met combien de temps pour se renouveler ?).

L’utilisation de vinaigre en rinçage est-elle justifiée contre les cheveux secs ?
L’utilisation de jus de citron est-elle justifiée contre les cheveux secs ?
Non, le vinaigre (contenant de l’acide acétique) ou le jus de citron (contenant de l’acide citrique) ont un role caustique qui aggrave le probleme

Comment éviter le dessèchement des cheveux quand on s’expose au soleil ?
Les UV ont un effet délétère sur la peau et les cheveux. Le mieux est donc d’éviter de les exposer en mettant un chapeau.

Les colorations augmentent-t-elle le risque de déssechement du cheveu ? Que choisir à la place ?
Elle peuvent accentuer le phénomène si elles sont traumatisantes (par exemple coloration précédée d’une décoloration). Meiux vaut donc utiliser les produits de coloration temporaire, en veillant qu’ils soient indiqués pour les cheveux fragiles, ou les colorants naturels comme le hénné. Faut-il aussi éviter les colorations à l’amoniaque et si oui, prquoi ? l’amonniaque a aussi un effet favorisant le dessechement

La laque coiffante accentue-t-elle le déssèchement des cheveux ? Les mousses et gels aussi ?
Ces produits peuvent avoir un petit effet desséchant et là encore, il faut veiller à utiliser des produits doux cad ?. produits pour cheveux fragiles ou abimes par exemple

 

PELLICULES : les pellicules dans le cuir chevelu

Pellicules : causes, types et traitements efficaces

Les pellicules touchent près de 50 % des adultes à un moment de leur vie. Elles se manifestent par des squames blanchâtres sur le cuir chevelu et les vêtements, souvent accompagnées de démangeaisons. Toutes les pellicules ne se ressemblent pas — et le traitement dépend de leur type et de leur cause.

Pellicules résistantes aux shampoings antipelliculaires ou associées à des plaques rouges ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Pellicules, rougeur et démangeaisons du cuir chevelu

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– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
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Qu’est-ce que les pellicules ?

Le cuir chevelu se renouvelle en permanence en éliminant des cellules superficielles de façon imperceptible. Les pellicules apparaissent quand ce renouvellement s’emballe : les cellules desquament en plus grande quantité, en amas visibles, formant des squames blanches ou jaunâtres sur le cuir chevelu et les vêtements.

Pellicules sèches ou grasses — comment les distinguer ?

Pellicules sèches Pellicules grasses
Aspect Petites, fines, blanches — tombent sur les vêtements comme de la neige Larges, épaisses, jaunâtres, adhérentes au cuir chevelu
Cuir chevelu associé Sec, qui tire Gras, luisant
Cause principale Xérose cutanée, eczéma atopique, shampoings trop agressifs Dermite séborrhéique (Malassezia)
Shampoing conseillé Shampoing doux pour cuir chevelu sec, sans sulfates agressifs Shampoing antifongique (kétoconazole, pyrithione de zinc)
Erreur à éviter Shampoing antipelliculaire puissant qui assèche encore plus Shampoing trop décapant — le cuir chevelu se « regraissse » en réaction

Les causes des pellicules

Dermite séborrhéique — la cause la plus fréquente

La dermite séborrhéique est responsable de la majorité des pellicules grasses. Elle est due à une prolifération excessive de la levure Malassezia furfur (anciennement Pityrosporum ovale) sur les zones riches en glandes sébacées. Elle provoque des pellicules jaunâtres grasses, des démangeaisons et parfois des plaques rouges. Elle peut aussi toucher le visage (sourcils, sillons naso-labiaux, bord des oreilles). Elle évolue par poussées, souvent aggravées par le stress, la fatigue et l’hiver.

Psoriasis du cuir chevelu

Le psoriasis du cuir chevelu provoque des pellicules épaisses de grande taille, avec des plaques rouges bien délimitées et des squames très adhérentes. Il se distingue de la dermite séborrhéique par des squames plus épaisses, des bords plus nets et l’absence habituelle de séborrhée. Il s’accompagne souvent de psoriasis sur d’autres zones (coudes, genoux). Traitement : dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron ou au kétoconazole.

Eczéma du cuir chevelu

L’eczéma du cuir chevelu est plus fréquent sur la nuque. Il provoque des squames fines, des démangeaisons intenses et une rougeur diffuse. Il est souvent confondu avec la dermite séborrhéique. Une cause allergique (shampoing, teinture) doit être recherchée. Traitement : dermocorticoïdes, émollients, éviction de l’allergène si identifié.

Cuir chevelu sec et shampoings trop agressifs

Un cuir chevelu naturellement sec ou irrité par des shampoings trop décapants (sulfates, tensioactifs agressifs) produit des pellicules sèches fines. L’eau trop chaude et les séchages agressifs aggravent cette sécheresse. Paradoxalement, plus on décape le cuir chevelu gras, plus il se regraissse en réaction — un shampoing doux utilisé régulièrement est souvent plus efficace qu’un shampoing « fort » utilisé moins souvent.

Stress et fatigue

Le stress augmente l’excrétion de sébum par les glandes sébacées des racines. Un cuir chevelu qui devient gras et pelliculaire à l’approche d’examens ou d’une période stressante est un phénomène classique. La régulation hormonale du stress (cortisol) stimule directement les glandes sébacées.

Traitements des pellicules

Shampoings antipelliculaires — lesquels choisir ?

Principe actif Indiqué pour Exemple de produit
Kétoconazole 2% Dermite séborrhéique, pellicules grasses Ketoderm® (ordonnance)
Pyrithione de zinc Dermite séborrhéique légère à modérée Head & Shoulders Clinique, Zinc
Ciclopirox olamine Dermite séborrhéique, pellicules grasses Sebiprox® (ordonnance)
Goudron de houille Psoriasis du cuir chevelu, pellicules épaisses Polytar®, T/Gel®
Acide salicylique Décollage des squames épaisses (psoriasis) En association avec goudron ou dermocorticoïdes
Shampoing doux surgras Pellicules sèches, cuir chevelu irrité A-Derma, La Roche-Posay Kerium

Conseils pour l’utilisation des shampoings

  • Laissez agir le shampoing 3 à 5 minutes avant de rincer — il ne sert à rien de rincer immédiatement
  • Utilisez une eau tiède, pas chaude — la chaleur stimule la séborrhée et dessèche le cuir chevelu
  • Ne frottez pas le cuir chevelu avec la serviette — tamponnez doucement
  • Séchez les cheveux avec le sèche-cheveux réglé sur température moyenne, à 10-15 cm du cuir chevelu, en passant les doigts écartés dans les cheveux
  • En cas de pellicules grasses : alternez shampoing antifongique et shampoing doux — ne lavez pas avec un shampoing décapant à chaque lavage

💡 Entretien après guérison : la dermite séborrhéique récidive souvent. Un shampoing antifongique utilisé 1 à 2 fois par mois en entretien peut prévenir les rechutes.

Sources

Questions fréquentes sur les pellicules

Pourquoi ai-je des pellicules malgré des shampoings réguliers ?

Si les pellicules persistent malgré un shampoing fréquent, c’est souvent parce que le shampoing utilisé n’est pas adapté à la cause. Un shampoing ordinaire ne traite pas la dermite séborrhéique — il faut un actif antifongique (kétoconazole, ciclopirox, pyrithione de zinc). Parfois, c’est l’inverse : des lavages trop fréquents avec un shampoing trop agressif irritent le cuir chevelu et aggravent les pellicules sèches.

Les pellicules sont-elles contagieuses ?

Non. Les pellicules liées à la dermite séborrhéique ou au psoriasis ne sont pas contagieuses. La levure Malassezia est naturellement présente sur le cuir chevelu de tout le monde — c’est sa prolifération excessive qui pose problème, pas une contamination externe.

Stress et pellicules : quel lien ?

Le lien est bien établi. Le stress augmente le cortisol, qui stimule les glandes sébacées — favorisant la séborrhée et donc la prolifération de Malassezia. Un cuir chevelu qui devient gras et pelliculaire en période de stress ou d’examens est un phénomène très courant. La gestion du stress (sommeil, relaxation, activité physique) contribue indirectement à améliorer les pellicules.

Peut-on avoir des pellicules et des cheveux gras en même temps ?

Oui — c’est même la présentation typique de la dermite séborrhéique. Les pellicules grasses sont épaisses, jaunâtres et adhérentes au cuir chevelu gras. Le réflexe de laver les cheveux très souvent avec un shampoing décapant aggrave la situation : le cuir chevelu se « regraissse » en réaction à l’assèchement. Un shampoing antifongique doux utilisé régulièrement est plus efficace.

Quelle est la différence entre pellicules et psoriasis du cuir chevelu ?

Les pellicules de la dermite séborrhéique sont fines, grasses et diffuses. Le psoriasis du cuir chevelu donne des squames très épaisses, sèches et adhérentes sur des plaques rouges bien délimitées, souvent étendues jusqu’à la nuque ou le front. En cas de doute, un dermatologue peut distinguer les deux avec certitude — le traitement est différent.


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DEMANGEAISONS DES CHEVEUX : ça gratte dans le cuir chevelu

Démangeaisons du cuir chevelu : causes et traitements

Un cuir chevelu qui gratte est une plainte fréquente en dermatologie. Les causes sont multiples — pellicules, poux, eczéma, psoriasis, infection fongique — et le traitement dépend entièrement du diagnostic. Voici comment distinguer les principales causes et trouver le bon remède.

Cuir chevelu qui gratte depuis plus de 2 semaines malgré les soins ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Tableau des causes principales

Cause Signes associés Qui est touché ?
Dermite séborrhéique Pellicules grasses, plaques rouges, prurit Adulte, homme surtout
Poux Sensation de fourmillement, lentes visibles, boutons nuque Enfant surtout
Psoriasis du cuir chevelu Plaques épaisses argentées bien délimitées, squames abondantes Adulte
Eczéma / dermatite atopique Rougeur diffuse, prurit intense, parfois peu de plaques Enfant, adulte atopique
Irritation / allergie Prurit après teinture ou shampoing, parfois oedème Tout âge
Teigne Plaques de chute de cheveux, cassure des poils, squames Enfant surtout
Folliculite Boutons rouges ou pustules à la base des cheveux Tout âge
Zona du cuir chevelu Démangeaisons puis douleur intense unilatérale, vésicules Adulte > 50 ans surtout
Névralgie d’Arnold Démangeaisons/douleurs en décharge électrique, sans lésion cutanée Adulte

Démangeaisons du cuir chevelu sans boutons

Dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique est la cause la plus fréquente de prurit du cuir chevelu chez l’adulte. Due à une prolifération de la levure Malassezia, elle provoque des démangeaisons et picotements, parfois avec peu de plaques visibles — juste des pellicules grasses et une légère rougeur. Traitement de référence : shampoing au kétoconazole (Ketoderm®) ou à la pyrithione de zinc, 2-3 fois par semaine pendant 4 semaines.

Psoriasis du cuir chevelu

Le psoriasis du cuir chevelu provoque des plaques épaisses recouvertes de squames blanches argentées bien délimitées. Les démangeaisons peuvent être intenses. Il se distingue de la dermite séborrhéique par des plaques plus épaisses et des squames plus adhérentes. Traitement : dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron ou au kétoconazole.

Eczéma du cuir chevelu

Fréquent chez les personnes ayant une dermatite atopique, l’eczéma du cuir chevelu peut provoquer un prurit intense avec peu de signes visibles. En cas d’allergie de contact (teinture, shampoing), le prurit survient dans les heures suivant l’application.

Irritation et allergie aux produits capillaires

Les teintures contenant de la paraphénylènediamine (PPD), les décolorants et certains shampoings peuvent irriter ou sensibiliser le cuir chevelu. Une allergie sévère à la PPD peut provoquer un gonflement du visage ou du cou — consultez en urgence si c’est le cas.

Poux

Les poux de tête donnent une sensation de fourmillement ou de grattage, surtout aux tempes et à la nuque. Recherchez les lentes (oeufs blancs-grisâtres) accrochées aux tiges pilaires. Traitement : lotion à base de diméticone ou de malathion, traitement de l’entourage.


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Teigne du cuir chevelu

La teigne est une mycose touchant surtout l’enfant. Elle provoque des plaques de chute de cheveux avec cassure des poils, squames et démangeaisons. Contagieuse, elle nécessite un traitement antifongique oral (griséofulvine ou terbinafine).

Zona du cuir chevelu

Le zona débute souvent par des démangeaisons ou une hypersensibilité unilatérale du cuir chevelu, avant l’apparition de vésicules douloureuses. Consultez rapidement — un traitement antiviral précoce (valaciclovir) améliore le pronostic.

Névralgie d’Arnold

Due au pincement du nerf grand occipital, elle provoque des douleurs ou démangeaisons en décharges électriques à la partie postérieure du cuir chevelu, sans lésion cutanée visible. Une prise en charge neurologique ou kinésithérapique est souvent nécessaire.

Effets secondaires médicamenteux

Certains médicaments peuvent provoquer un prurit du cuir chevelu — notamment les bêtabloquants, certains antipaludéens et les rétinoïdes. Signalez tout nouveau médicament à votre médecin si les démangeaisons sont apparues peu après son introduction.

Démangeaisons avec boutons sur le cuir chevelu

  • Folliculite du cuir chevelu — infection bactérienne des follicules pileux donnant des pustules rouges et douloureuses à la base des cheveux. Traitement : antiseptiques locaux, antibiotiques topiques ou oraux
  • Acné chéloïdienne de la nuque — papules et pustules inflammatoires évoluant vers des cicatrices chéloïdiennes, surtout chez l’homme à peau mate
  • Poux — les boutons de la nuque sont souvent le premier signe visible d’une infestation
  • Zona — vésicules groupées en bouquet dans un dermatome unilatéral

Démangeaisons avec croûtes

Voir l’article dédié : croûtes dans le cuir chevelu.

Traitements selon la cause

Cause Traitement de référence
Dermite séborrhéique Shampoing kétoconazole 2% (Ketoderm®), pyrithione de zinc, ciclopirox
Poux Lotion diméticone ou malathion, peigne fin, traitement de l’entourage
Psoriasis Dermocorticoïdes en lotion, shampoing au goudron, kétoconazole
Eczéma atopique Dermocorticoïdes, émollients, shampoing doux sans parfum
Allergie teinture (PPD) Arrêt immédiat, corticoïdes oraux si sévère, bilan allergologique
Teigne Antifongique oral (griséofulvine ou terbinafine), shampoing antifongique
Folliculite Antiseptiques locaux, antibiotiques topiques ou oraux
Zona Valaciclovir oral dès les premiers signes, antalgiques

Conseils généraux pour un cuir chevelu qui gratte

  • Utilisez un shampoing doux sans parfum ni sulfates agressifs
  • Rincez soigneusement les cheveux — les résidus de produits sont une cause fréquente d’irritation
  • Évitez le sèche-cheveux trop chaud et trop proche du cuir chevelu
  • Utilisez une brosse à poils doux et évitez les brossages agressifs
  • Ne vous grattez pas — cela aggrave l’inflammation et peut provoquer une surinfection

Sources

Questions fréquentes sur les démangeaisons du cuir chevelu

Pourquoi mon cuir chevelu gratte sans pellicules ni boutons ?

Un cuir chevelu qui gratte sans signe visible peut être dû à une dermite séborrhéique débutante, un eczéma atopique, une irritation par un produit capillaire, des poux en début d’infestation ou une névralgie d’Arnold. Si les démangeaisons persistent plus de 2 semaines, consultez un dermatologue.

Comment distinguer poux et dermite séborrhéique ?

Les poux se reconnaissent à la sensation de fourmillement et aux lentes accrochées aux cheveux à quelques mm du cuir chevelu. La dermite séborrhéique donne surtout des pellicules grasses et une rougeur diffuse, sans lentes. Un examen au peigne fin sous bonne lumière permet généralement de trancher.

Mon cuir chevelu gratte après une teinture — est-ce dangereux ?

Cela peut être une simple irritation ou une allergie de contact à la PPD. En cas de gonflement du visage, de difficultés à respirer ou d’urticaire généralisée, consultez en urgence. En cas d’allergie confirmée à la PPD, ne refaites jamais de teinture contenant ce composé.

Quel shampoing utiliser pour un cuir chevelu qui gratte ?

Pour la dermite séborrhéique : shampoing au kétoconazole 2% (Ketoderm®) ou à la pyrithione de zinc. Pour le psoriasis : shampoing au goudron. Pour un cuir chevelu sensible ou irrité : shampoing doux sans sulfate ni parfum. Évitez les produits « 2 en 1 » qui contiennent souvent des agents irritants.

Les démangeaisons du cuir chevelu peuvent-elles faire tomber les cheveux ?

Oui dans certains cas. La teigne provoque une chute par cassure des tiges pilaires. La dermite séborrhéique et le psoriasis sévères peuvent fragiliser le cheveu. Le grattage répété abime les follicules. Si les démangeaisons s’accompagnent d’une chute, consultez un dermatologue.


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Cheveux fins et plats : cheveu fin

Cheveux fins et plats

Le cheveu fin est un probleme de cheveux fréquent, le rendant difficile à coiffer

Le cheveu fin provoque un manque de volume lors du coiffage.

Pour tenter de redonner du volume aux cheveux, on peut utiliser

  • La coupe dégradée et / ou le crêpage, que le coiffeur peut pratiquer
  • Lutilisation de shampoings pour cheveux fins, qui aident les cheveux à prendre du volume
  • Lutilisation de rouleaux
  • Le séchage doux des racines à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

 

CHEVEUX GRAS : solution contre le cheveu gras

Cheveux gras

Les cheveux deviennent gras car la glande sébacée qui se trouvent à leur base excrète trop de sébum. Ce phénomène fréquent à l’adolescence sous l’influence des hormones peut perdurer à l’age adulte. Contrairement à ce qu’on lit parfois on peut laver tous les jours des cheveux gras s’ils le nécessitent, mais il faut utiliser un shampooing doux pour lavage fréquent et pas un shampooing pour cheveux gras quotidien car il serait trop agressif pour le cuir chevelu et entrainerait en réaction un relargage de sébum.

Cheveux gras

Pourquoi a-t-on les cheveux gras?

Les cheveux comportent à leur base, comme les poils, une glande sébacée qui sécrète du sébum, une substance grasse riche en lipides. C’est ce sébum qui, excrété en grande quantité, se répand sur la tige de vos cheveux et les rend gras.

De nombreux facteurs peuvent influencer l’excrétion du sébum.

Le plus important d’entre eux est le facteur hormonal (puberté… ).

Parmi les autres facteurs stimulant la séborrhée, on peut citer le stress, le tabac et les traitements ou shampoings irritants : plus on assèche le cuir chevelu, plus il produit de sébum !

Se débarrasser des cheveux gras

Pour tenter de lutter contre les cheveux gras :

  • Il faut tout d’abord éviter d’utiliser des produits asséchants ou agressifs pour le cuir chevelu

car ces derniers auraient pour effet d’augmenter la séborrhée, en réaction à l’agression : un piège dans lequel il ne faut donc pas tomber est celui qui consiste à utiliser des shampoings agressifs de façon régulière sous peine d’aggraver la situation à terme. On reconnaît généralement un shampoing agressif par l’assèchement qu’il provoque sur les cheveux (pointes sèches, sensation de « cheveux de paille »…)

Les shampoings pour cheveux gras ne devront être utilisés qu’une à deux fois par semaine maximum, surtout s’ils sont agressifs pour le cuir chevelu.

  • Utilisez donc plutôt des shampoings doux

en alternance avec des shampoings pour cheveux gras, qui contiennent des actifs limitant ou régulant la séborrhée (argile… )

  • On peut laver ses cheveux tous les jours

Contrairement à une idée répandue, on peut laver tous les jours les cheveux lorsqu’ils sont très gras. Il faut cependant toujours utiliser des shampoings doux pour lavage fréquent à pH neutre et de bien rincer les cheveux (on dit souvent que le rinçage doit être deux fois plus long que l’application du shampoing)

  • Le séchage aussi est important

Il doit toujours être doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

  • La longueur des cheveux

Plus les cheveux sont longs, plus ils « pèsent » et « tirent » sur le bulbe, et ainsi, ils stimulent la sécrétion de sébum par la glande sébacée. Il est donc fréquent de voir ses cheveux devenir plus gras lorsqu’on les laisse pousser. Il n’y a cependant pas de raison de vous recommander de couper vos cheveux…

Questions fréquentes

A l’approche de mes examens, mes cheveux deviennent gras et plein de pellicules. Pourquoi et que dois-je faire pour stopper ce phénomène ?

Les cheveux deviennent gras lorsqu’il existe un excès d’excrétion de sébum par les racines. Cette excrétion de sébum est sous la dépendance de plusieurs facteurs dont le stress. Rien d’étonnant donc à ce que vos cheveux soient plus gras à l’approche des examens. Et puis, vous avez peut-être aussi un peu moins de temps à leur consacrer pour les soigner et les couper, ce qui n’arrange rien car plus les cheveux sont longs, plus ils tirent sur les racines, ce qui provoque une stimulation de la glande sébacée appendue au bulbe, qui se met alors à sécréter plus de sébum.
Afin de lutter contre les cheveux gras, je vous conseille tout d’abord de ne pas hésiter à les laver tous les jours, dès l’instant que vous utilisiez de l’eau pas trop chaude et un shampoing pas trop agressif pour le cuir chevelu car tout assèchement intempestif du cuir chevelu a tendance à provoquer une irritation qui augmente l’excrétion de sébum : un cuir chevelu trop asséché a donc tendance à se « regraisser » plus vite ! L’idéal est souvent de recourir à des shampoings doux en alternance avec des shampoings pour cheveux gras, qui contiennent des actifs limitant ou régulant la séborrhée (l’argile par exemple).
Le séchage doit lui aussi être doux à l’aide d’un sèche-cheveux réglé sur une température moyenne, positionné à une distance de 10-15 cm environ du cuir chevelu et en passant la main doigts écartés dans les cheveux afin de favoriser son action.

Le stress est un des facteurs d’augmentation de l’excrétion de sébum par les racines des cheveux.

 

BOUTONS SUR LE VISAGE : boutons sur le nez, les joues, le front, le menton

Boutons sur le visage : causes, diagnostic et traitements

boutons visage causes diagnostic photo dermatologue

Avoir des boutons sur le visage — sur le nez, le menton, les joues ou le front — peut avoir de nombreuses causes très différentes. Certaines sont bénignes (acné, dermite séborrhéique), d’autres nécessitent une prise en charge rapide (herpès, zona, cancer de la peau). Seul un médecin peut poser le diagnostic exact.

Boutons sur le visage résistants ou d’apparition soudaine ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Tableau de diagnostic différentiel — boutons sur le visage

Symptôme principal Diagnostic à évoquer Signe caractéristique
Boutons + points noirs Acné Comédons, peau grasse, adolescent ou femme adulte
Rougeur + démangeaisons Eczéma du visage Plaques sèches, prurit, terrain atopique
Plaques rouges ailes du nez + squames Dermite séborrhéique Sillon nasogénien, sourcils, cuir chevelu souvent atteints
Rougeur + brûlure + bouffées de chaleur Rosacée Joues et nez, aggravé par alcool/soleil/chaleur
Vésicules douloureuses unilatérales Zona du visage Douleur précède l’éruption, topographie en bande
Vésicules groupées lèvres/bouche + brûlure Herpès labial Récidivant, précédé de picotements, bord des lèvres
Croûtes couleur miel Impétigo Contagieux, enfant surtout, autour du nez et bouche
Boutons autour de la bouche + brûlure Dermite péri-orale Femme jeune, souvent après corticoïdes locaux
Papules rouges + démangeaisons après soleil Lucite polymorphe Début de printemps, zones exposées
Plaques rouges après soleil + photosensibilité Lupus En « ailes de papillon » sur les joues
Plaques + démangeaisons + relief Urticaire Ressemble à des piqûres d’ortie, fugace
Lésion isolée, perléacée, qui saigne facilement Cancer de la peau Sujet âgé, antécédent de soleil — consulter rapidement

Par profil de patient

Boutons sur le visage chez un enfant ou un bébé

Voir l’article consacré aux boutons du visage de l’enfant ou du bébé — les causes diffèrent sensiblement de l’adulte (eczéma atopique, impétigo, acné du nourrisson, molluscum contagiosum).

Boutons sur le visage chez une femme

Voir l’article consacré aux boutons du bas du visage et du menton chez la femme — l’acné hormonale tardive est très fréquente après 25 ans.

Par localisation

Boutons sur le nez

Voir l’article consacré aux boutons sur le nez — rosacée, points noirs, dermite séborrhéique et carcinome basocellulaire sont les diagnostics les plus fréquents.

impétigo visage nez croûtes miel photo
Impétigo du nez — croûtes couleur miel
rosacée nez joues rougeur photo dermatologue
Rosacée du nez et des joues
points noirs nez comédons acné photo
Points noirs du nez — acné
carcinome basocellulaire nez cancer peau photo
Carcinome basocellulaire du nez — consulter rapidement

Boutons sur les joues

Boutons autour de la bouche

Boutons sur le front

Voir l’article consacré aux boutons sur le front.

Par symptôme associé

Boutons qui grattent ou démangent

Eczéma du visage (plaques rouges sèches), urticaire (ressemble à des piqûres d’ortie), dermite séborrhéique (ailes du nez, sourcils), démodécidose.

Boutons qui brûlent

Zona du visage, herpès labial, rosacée, dermite péri-orale, peau sensible, démodécidose.

Boutons après exposition solaire

Lucite polymorphe, lupus, urticaire solaire.

⚠️ Consultez rapidement si un bouton sur le visage : saigne facilement au moindre contact, ne guérit pas depuis plusieurs semaines, grossit progressivement, ou présente un bord irrégulier — ces signes peuvent évoquer un cancer de la peau.

Sources

Questions fréquentes sur les boutons du visage

Comment savoir si mes boutons sont de l’acné ou autre chose ?

L’acné se reconnaît à la présence de points noirs (comédons), de boutons rouges et d’une peau grasse, souvent chez l’adolescent ou la femme adulte. Si vos boutons s’accompagnent de démangeaisons intenses, de brûlures, de vésicules groupées, de croûtes couleur miel ou d’une localisation unilatérale, il s’agit probablement d’un autre diagnostic. Seul un dermatologue peut distinguer avec certitude acné, eczéma, rosacée, herpès ou dermite séborrhéique.

Pourquoi ai-je des boutons sur le visage qui ne guérissent pas ?

Un bouton qui persiste plusieurs semaines sans guérir malgré un traitement doit être montré à un médecin. Cela peut indiquer : une mauvaise identification du diagnostic (traiter une rosacée comme de l’acné n’a aucun effet), une résistance bactérienne, ou plus rarement un carcinome basocellulaire (cancer de la peau le plus fréquent, souvent confondu avec un bouton chronique).

Les boutons du visage peuvent-ils être liés à l’alimentation ?

Pour l’acné, des études suggèrent un rôle des aliments à index glycémique élevé et de certains produits laitiers. Pour la rosacée, l’alcool, les épices et les aliments chauds sont des facteurs déclenchants classiques. Pour l’eczéma ou l’urticaire, une allergie alimentaire peut être en cause. Dans tous les cas, l’alimentation est rarement la cause unique — elle peut aggraver une prédisposition existante.

Faut-il percer les boutons sur le visage ?

Non. Percer ou manipuler les boutons aggrave les lésions, favorise la surinfection bactérienne et provoque des cicatrices et des taches brunes (hyperpigmentation post-inflammatoire) souvent plus longues à traiter que le bouton lui-même. La seule manipulation acceptable est l’extraction des comédons (points noirs) par un professionnel.


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Cheveux cassants : solution contre les cheveux cassants

Cheveux cassants

Au secours, mes cheveux cassent! que faire?

Le cheveu cassant est un problème de tige pilaire fine et qui se rompt facilement

Il faut donc lutter contre les facteurs favorisants les cheveux cassants

Limiter les causes

Shampooings agressifs et trop fréquents

Le lavage quotidien des cheveux avec autre chose qu’un shampooing doux pour lavage fréquent fragilise les cheveux et les rend cassants.

Le soleil

Il faut éviter de trop exposer ses cheveux au soleil car ils se fragilisent

Les sèches cheveux, lisseurs et fers chauffants

L’utilisation de sèche cheveux très chaud ou de lisseurs et défrisants peut endommager les cheveux et les rendre cassants.

Les anomalies métaboliques

La malnutrition et la carence en fer sont une cause de fragilité des cheveux.

De même, l’hypothyroïdie peut rendre les cheveux cassants

Le médecin peut donc être amené à réaliser un bilan sanguin devant des cheveux devenus cassants

Renforcer les cheveux cassants

Pour tenter de renforcer et nourrir les cheveux cassants, on peut utiliser

  • Avoir un régime équilibré, voire prendre des compléments alimentaires

Il faut apporter des acides aminés soufrés et des vitamines, en ayant des apports équilibrés en légumes verts, poissons, volailles, œufs…

Le médecin peut décider de vous donner des compléments alimentaires le plus souvent pendant quelques mois

  • Des shampoings pour cheveux fins

qui aident les cheveux à prendre du volume et contiennent généralement un baume protecteur

  • Le séchage doux à l’aide d’un sèche-cheveux

réglé sur une température moyenne, en passant la main doigts écartés dans les cheveux.

 

BOUTON BARBE : boutons après le rasage de la barbe

Boutons de la barbe

Très fréquent en cas de rasage à la lame, notamment chez les peaux noires et métisses, les poils incarnés sont encore appelés pseudo folliculite de la barbe

Boutons de la barbe et du cou, secondaires au rasage

Soigner les boutons après rasage de la barbe

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Folliculite de la barbe

Il évoquera la pseudofolliculite mais aussi d’autres diagnostics :

Autres boutons apres le rasage de la barbe

Plusieurs autres diagnostics peuvent être évoqués en cas de boutons apres le rasage de la barbe. On peut citer parmi ceux-ci :

L’ acné

dans laquelle on trouve souvent des points noirs et une peau grasse, elle se traite avec des produits souvent irritants

La dermite séborrhéique

L’herpès autour de la bouche

L’impetigo

Sycosis de la barbe (folliculite à staphylocoque doré)

Folliculite de la barbe
Sycosis de la barbe (staphylocoque)

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement. On lutte contre les boutons le plus souvent au moyen d’antibiotiques.

Eviter les boutons de la barbe

  • La tondeuse

Il convient souvent d’éviter le rasage et de tondre la barbe avec une tondeuse.

  • En cas de nécessité de maintenir le rasage

S’il n’est pas possible d’arrêter le rasage, le mieux est le rasoir électrique.

En cas de nécessité de maintenir l’utilisation de rasoir à lame, il faut :

– utiliser un rasoir à une seule lame

– mouiller la peau avec de l’eau chaude et utiliser un gel de rasage plutôt qu’une mousse pour masser les poils, ce qui les ramollit et les décolle de la peau

– raser dans le sens de la pousse des poils (exemple, vers le bas sur les jambes, vers les oreilles sur le collier de la barbe…)

– faire le moins de passages possibles avec le rasoir et essayer de ne pas raser de trop près et trop ras car cela coupe les poils sous la peau et cela coupe la peau au niveau de l’abouchement des poils, ce qui entraine une porte d’entrée pour les germes et une croute puis une cicatrice qui gênent la sortie des poils qui poussent.

– rincer le rasoir à l’eau chaude après chaque passage

L’épilation laser donne généralement de bons résultats sur les poils incarnés et les pseudo-folliculites de la barbe avec une nette amélioration dès la 2ème séance. Mais l’épilation laser doit être menée jusqu’à une franche diminution du nombre de poils (voir combien de séances d’épilation laser il faut prévoir)

PORPHYRIE CUTANEE TARDIVE : la porphyrie cutanee tardive

Porphyrie cutanee tardive



On note une fragilité cutanée des zones exposées au soleil (notamment les avant bras, le dos des mains) provoquant des cicatrices sclérodermiformes (infiltrées) dépigmentées ou hyperpigmentées (marrons) voire des bulles donnant des croutes.
Examens complémentaires diagnostiques

Analyse des urines : présence d’uroporphyrine+++, coproporphyrine…
Rechercher une hépatite chronique, une cirrhose, un hépatocarcinome. Sérologies des hépatites, du VIH et dosage de la ferritine
Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope) d’une bulle

– Sevrage de l’alcool
liste ici)
– Saignées toutes les 2 semaines, à stopper quand la ferritine revient à la limite inférieure de la normale
– Chloroquine (Nivaquine*) ou hydroxychloroquine 200mg (Plaquenil*) à faible dose (1 cp x2/semaine)

PORO-KERATOSE : la porokeratose

Porokératose

Diagnostic

La porokeratose donne un aspect assez caractéristique à la peau

Elle est en effet constituée de plaques kératosiques bordées par un sillon surélevé.

Formes cliniques

On distingue plussieur formes de porokératoses


– PK actinique superficielle disséminée :
nombreuses petites lésions blanc-gris à brun sur les zones photoexposées. Photoprotection et surveillance (risque de dégenerescence)

Consultation dermatologique à distance pour la porokératose.


– PK superficielle disséminée : tronc, les organes génitaux externes, les paumes et les plantes.


– PK linéaire : lésions unilatérales, sur un membre, Blaschko-linéaire.


– PK palmaire et plantaire disséminée : papules kératosiques des paumes et des plantes apparaissant à l’adolescence.


– PK en plaque de Mibelli : une ou plusieurs plaques de taille variable des membres, voire du visage apparaissant souvent dans l’enfance. Les lésions prédominent aux membres, peuvent siéger au visage.

Histologie

Le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope

En bordure : lamelle cornoide

Traitement

Surveillance le plus souvent et photoprotection+++

PILOMATRICOME : le pilomatricome

Pilomatricome


Le pilomatricome portait anciennement le nom d’ « epithelioma » (terme impropre) calcifié de Malherbe. Il s’agit d’un hamartome pilaire. Il touche surtout l’enfant et prédomne sur le haut du corps (visage, cou, bras). Il prend l’allure d’une petite tumeur d’aspect dur et polygonal

Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)

Exerese

DERMITE DES PRES : la dermite des prés ou photophytodermatose

Dermite des prés

Dermite des prés
Dermite des prés

Photosensibilisation par mécanisme phototoxique liée aux bergaptènes contenus dans les végétaux.

Deux jours environ après le contact

Herbes + peau mouillée (transpiration) + soleil

Eruption dessinant parfois la forme des feuilles ou des herbes, pouvant etre bulleuse, puis pigmentation séquellaire

Dermite des prés
Dermite des prés

Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)


Dermocorticoide / protection solaire

PEMPHIGOIDE BULLEUSE : La pemphigoide bulleuse

Pemphigoïde bulleuse : symptômes, diagnostic et traitement

La pemphigoïde bulleuse est la dermatose bulleuse auto-immune la plus fréquente, touchant principalement le sujet âgé de plus de 70 ans, avec une incidence en forte augmentation depuis 20 ans, notamment en lien avec le vieillissement de la population et l’utilisation croissante de certains médicaments.
Elle est due à la production d’autoanticorps dirigés contre les protéines de la membrane basale de la peau (antigènes BP180 et BP230), entraînant un décollement entre l’épiderme et le derme et la formation de bulles tendues caractéristiques.
Sans traitement, la maladie évolue de façon chronique et peut engager le pronostic vital chez les sujets très âgés ou fragilisés par des comorbidités.
Le traitement repose en première intention sur les dermocorticoïdes de classe I (propionate de clobétasol), dont l’efficacité dans la pemphigoïde bulleuse est remarquable et supérieure à celle de la corticothérapie systémique dans les formes modérées à sévères.

Pemphigoïde bulleuse : bulles tendues sur peau érythémateuse
Pemphigoïde bulleuse des jambes

Qui est touché par la pemphigoïde bulleuse ?

La pemphigoïde bulleuse est une maladie du sujet âgé : l’âge moyen au diagnostic est de 75 à 80 ans, et l’incidence augmente exponentiellement après 70 ans.
Son incidence en France est estimée à 20 à 30 nouveaux cas pour 100 000 habitants par an dans la tranche des plus de 80 ans.
Plusieurs facteurs de risque sont identifiés :
maladies neurologiques : démence, maladie de Parkinson, accident vasculaire cérébral, sclérose en plaques — ces pathologies multiplient par 5 à 10 le risque de pemphigoïde bulleuse, probablement par altération de la régulation immunitaire,
médicaments inducteurs (voir ci-dessous),
– psoriasis traité par photothérapie,
– terrain atopique.

Causes et mécanisme

La pemphigoïde bulleuse est une maladie auto-immune : le système immunitaire produit des autoanticorps (principalement IgG et IgE) ciblant deux protéines de la jonction dermo-épidermique :
BP180 (ou BPAG2, collagène XVII) : principale cible, sa destruction fragilise l’ancrage de l’épiderme au derme,
BP230 (ou BPAG1) : protéine des hémidesmosomes, impliquée dans la cohésion cellulaire.
La fixation des autoanticorps active le complément et recrute des éosinophiles et des neutrophiles, libérant des protéases qui digèrent les protéines de la membrane basale et provoquent le décollement bulleux.

Pemphigoïde bulleuse médicamenteuse :
Certains médicaments peuvent induire ou déclencher une pemphigoïde bulleuse, notamment :
– les gliptines (inhibiteurs de la DPP-4 : vildagliptine, sitagliptine, saxagliptine) : association très bien documentée, en forte augmentation avec la prévalence du diabète de type 2 chez le sujet âgé,
– les diurétiques (furosémide, spironolactone),
– les antipsychotiques et neuroleptiques,
– la pénicillamine,
– certaines chimiothérapies et immunothérapies (checkpoint inhibiteurs).
Tout nouveau médicament introduit dans les 6 mois précédant l’apparition des lésions doit être suspecté.

Symptômes

Phase pré-bulleuse (urticarienne) :
La pemphigoïde bulleuse débute fréquemment par une phase précédant l’apparition des bulles de plusieurs semaines à plusieurs mois, caractérisée par :
– des plaques urticariennes prurigineuses (ressemblant à de l’urticaire) sur le tronc et les membres,
– un prurit intense, parfois isolé, sans lésion visible, pouvant précéder les bulles de plusieurs mois,
– des lésions eczématiformes ou papuleuses prurigineuses.
Cette phase pré-bulleuse est souvent méconnue et source de retard diagnostique : la pemphigoïde bulleuse peut être confondue avec une urticaire chronique, un eczéma ou une gale du sujet âgé.

Phase bulleuse :
Apparition de bulles tendues, à contenu clair, de grande taille (1 à plusieurs centimètres), sur fond de peau normale, érythémateuse ou urticarienne.
Les bulles sont tendues (contrairement au pemphigus où elles sont flasques et fragiles) car le décollement se situe sous l’épiderme, laissant intact le toit de la bulle.
Les localisations préférentielles sont :
– la racine des membres (face interne des cuisses, aisselles),
– l’abdomen,
– les plis inguinaux et axillaires.
L’atteinte muqueuse (buccale) est possible mais moins fréquente et moins sévère que dans le pemphigus.
Le signe de Nikolsky est négatif dans la pemphigoïde bulleuse (la peau péri-lésionnelle ne se décolle pas à la pression tangentielle, à l’inverse du pemphigus).

Diagnostic

Bilan biologique :
Anticorps anti-membrane basale (anti-BP180 et anti-BP230) par technique ELISA : examen de référence, avec une sensibilité et spécificité supérieures à 90 % pour les anti-BP180. Le titre des anti-BP180 corrèle avec l’activité de la maladie et peut guider l’adaptation thérapeutique.
– NFS : éosinophilie sanguine souvent marquée (signe d’orientation important).
– Bilan pré-thérapeutique : glycémie, bilan hépatique, créatininémie, ionogramme (avant corticothérapie).

Biopsie cutanée (obligatoire pour confirmer le diagnostic) :
Biopsie standard en peau lésionnelle (sur une bulle récente) : histologie montrant un décollement sous-épidermique avec infiltrat éosinophilique.
Biopsie en immunofluorescence directe (IFD) en peau péri-lésionnelle saine : dépôts linéaires d’IgG et de C3 le long de la membrane basale — examen le plus spécifique, indispensable au diagnostic de certitude.

Diagnostics différentiels :
– Pemphigus vulgaire (bulles flasques, muqueuses très atteintes, signe de Nikolsky positif),
– dermatose à IgA linéaire,
– épidermolyse bulleuse acquise,
– urticaire bulleuse,
– gale norvégienne (prurit intense du sujet âgé, souvent confondue en phase pré-bulleuse).

Traitement

Traitement de première intention : dermocorticoïdes de classe I

Le propionate de clobétasol en crème (Dermoval®, Clarelux®) constitue le traitement de référence de la pemphigoïde bulleuse, avec une efficacité démontrée supérieure à la corticothérapie systémique dans les formes généralisées (étude Joly et coll., NEJM 2002).

Schéma posologique de référence (Joly) :
– Phase d’attaque : jusqu’à 4 tubes de 30 g par semaine, appliqués sur l’ensemble du corps (sauf le visage), poursuivis jusqu’à 15 jours après la disparition complète des bulles,
– Phase de décroissance progressive :
– 2 tubes par semaine pendant 1 mois,
– 1 tube par semaine pendant 2 mois,
– 1 tube une fois tous les deux jours pendant 4 mois,
– 1 tube deux fois par semaine pendant 4 mois,
– puis arrêt progressif selon l’évolution clinique et biologique.

La décroissance doit toujours être progressive et guidée par la clinique et le titre des anti-BP180. Une décroissance trop rapide expose à la rechute.

Mesures associées indispensables

– Soins locaux des bulles : ne pas percer les grandes bulles spontanément ; en cas de tension douloureuse, ponction à l’aiguille stérile en conservant le toit de la bulle comme protection naturelle,
– antisepsie locale des lésions érosives secondaires à la rupture des bulles,
supplémentation en calcium et vitamine D systématique dès l’initiation du traitement dermocorticoïde prolongé,
protection gastrique (IPP) si corticothérapie systémique associée,
– kinésithérapie et prévention des chutes chez le sujet âgé (le prurit nocturne et les lésions des membres inférieurs augmentent le risque de chute),
– réévaluation des médicaments potentiellement inducteurs et arrêt des gliptines si suspicion de cause médicamenteuse.

Traitements alternatifs ou de deuxième intention

Corticothérapie systémique orale (prednisone 0,5 mg/kg/j) : dans les formes très étendues ou chez les patients ne pouvant pas bénéficier des dermocorticoïdes (troubles cognitifs sévères, dépendance totale),
Doxycycline (100 à 200 mg/j) ± nicotinamide : alternative aux corticoïdes dans les formes modérées, avec un profil de tolérance plus favorable chez le sujet âgé fragile,
Méthotrexate à faibles doses : épargne corticoïde dans les formes chroniques récidivantes,
Dupilumab (Dupixent®) : inhibiteur de la voie IL-4/IL-13, en cours d’évaluation avec des résultats prometteurs dans la pemphigoïde bulleuse réfractaire — la forte composante IgE et éosinophilique de la maladie justifie cette approche biologique,
Rituximab (anti-CD20) : dans les formes sévères réfractaires, hors AMM.

Surveillance et pronostic

La pemphigoïde bulleuse est une maladie grave chez le sujet âgé : la mortalité à 1 an est estimée entre 20 et 40 %, essentiellement liée aux comorbidités sous-jacentes et aux complications du traitement corticoïde (infections, décompensation diabétique, chutes).
La surveillance sous traitement comporte :
– contrôle clinique régulier (comptage des nouvelles bulles, état cutané global),
– titrage des anticorps anti-BP180 tous les 2 à 3 mois : une remontée du titre précède souvent la rechute clinique,
– bilan biologique mensuel : glycémie, ionogramme, NFS, créatininémie,
– ostéodensitométrie si traitement dermocorticoïde prolongé supérieur à 3 mois.

La maladie peut évoluer vers la rémission complète (plus fréquente que dans le pemphigus), généralement après 1 à 3 ans de traitement, mais des rechutes surviennent dans 30 à 50 % des cas à la décroissance.

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En savoir plus sur les dermocorticoïdes en dermatologie,
le prurit et l’urticaire
et les biothérapies en dermatologie.

LA PEAU : structure et fonctions de la peau

La peau

Surface de l’épiderme

Roles :

La peau humaine d’un adulte s’étend sur une surface d’environ 2m² et elle pese entre 3 et 5 kgs.

La peau est un organe

Il s’agit d’un organe à part entière, vivant, qui se renouvelle et couvre de nombreuses fonctions :
– sous l’influence des UVB, la peau synthétise la vitamine D
– elle joue un role dans la regulation de la temperature (evacuation de chaleur et d’eau pour créer de l’évaporation lors des périodes chaudes, contraction des vaisseaux afin de diminuer les pertes de chaleur en cas de froid)
– c’ est une barrière limitant la pénétration des agents infectieux, des allergènes dans l’organisme
– c’est le principal organe du toucher

Structure :

Peau en coupe

Elle est constituée de trois couches :

Epiderme

Le plus superficiel, constitué principalement de kératinocytes (cellules produisant de la kératine, une protéine entrant dans la constitution des ongles et des cheveux.

Au niveau cutané on retrouve la kératine surtout dans la couche la plus superficielle de l’épiderme, la couche cornée.

Cette dernière constituee principalement de débris de kératinocytes et de lipides, créant ainsi une véritable barrière cutanée résistante aux petits traumatismes). Les kératinocytes sont agencés un peu à l’image d’un mur de briques. Lépaisseur de l’épiderme varie de 1/10 mm (peau des paupières) à 1 mm (peau des paumes et des plantes)
L’épiderme contient aussi à sa base les mélanocytes, cellules produisant le pigment de la peau, la mélanine, qu’ils transmettent aux kératinocytes sous forme de paquets (les mélanosomes) à l’aide de sortes de bras, les dendrites.

Enfin, on trouve dans l’épiderme les cellules de Langhérans, sortes de sentinelles qui passent leur temps à absorber les substances qu’elles trouvent dans les espaces interkératinocytaires. Si ces substances leur semblent dangereuses (particules microbiennes par exemple) ou ne faisant pas partie de l’organisme, elles quittent alors la peau, gagnent les ganglions et présentent alors les antigènes aux lymphocytes afin de leur apprendre à les reconnaitre et à les détruire

Derme 

Il est beaucoup plus épais que l’épiderme puisqu’il peut atteindre une épaisseur de 4 mm, notamment au niveau de la peau du dos. Le derme renferme les vaisseaux (qui contiennent 10% du sang de l’organisme), les bulbes des poils et des cheveux, les glandes sudoripares etc. Il contient des fibroblastes, cellules produisant des fibres élastiques et collagènes

Hypoderme

C’est la graisse sous cutanée, qui contient surtout des adipocytes

 

PANARIS DU DOIGT OU DU PIED : soigner un panari (doigt ou orteil)

Panaris du doigt ou de l’orteil : symptômes, traitement et urgences

Le panaris (ou « mal blanc ») est une infection bactérienne aiguë du doigt ou de l’orteil, siégeant le plus souvent au pourtour de l’ongle. Très douloureux, il peut se compliquer d’infections profondes graves (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses…). C’est une urgence médicale nécessitant une consultation dans les 48 heures.

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Vidéo : panaris du doigt — symptômes et traitement

Panaris du doigt — infection péri-unguéale

Sommaire :
Qu’est-ce qu’un panaris |
Symptômes |
Types de panaris |
Diagnostics différentiels |
Traitement |
Prévention |
Points clés |
Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un panaris ?

Le panaris, également appelé « mal blanc » ou « tourniole », est une infection aiguë du doigt ou de l’orteil, le plus souvent localisée au pourtour de l’ongle (panaris péri-unguéal ou sous-unguéal). Il survient majoritairement après une blessure minime, parfois inaperçue, et touche plus fréquemment les travailleurs manuels.

Panaris ou tourniole — infection du doigt

Symptômes du panaris

Le panaris est dû le plus souvent à Staphylococcus aureus (staphylocoque doré), mais aussi à des entérocoques, streptocoques ou germes anaérobies. Le germe pénètre dans ou sous la peau à l’occasion d’une blessure souvent minime :

  • Arrachage d’une « envie » (petite peau au pourtour de l’ongle)
  • Soins de manucure avec refoulement des cuticules
  • Onychophagie (se ronger les ongles et triturer leur pourtour)
  • Piqûre, épine, écharde

Panaris péri-unguéal débutant

Stade 1 — Panaris débutant (inflammatoire)

2 à 5 jours après la blessure apparaissent les signes inflammatoires classiques : œdème, rougeur, chaleur et douleur s’atténuant la nuit. Pas de fièvre ni de ganglion axillaire à ce stade. Le panaris débutant est souvent réversible avec un traitement médical local.

Panaris péri-unguéal au stade inflammatoire

Stade 2 — Panaris collecté (abcès)

Sans traitement, le panaris peut se collecter : apparition d’une poche de pus avec zone jaunâtre centrale. La douleur devient lancinante, pulsatile et insomniante. Un ganglion douloureux et de la fièvre peuvent apparaître.

⚠️ Le stade collecté est irréversible spontanément et nécessite un traitement chirurgical urgent. Sans intervention, l’infection peut se propager en surface (fistulisation, nécrose) ou en profondeur (ostéo-arthrite, phlegmon des gaines tendineuses, « main en battoir »).

Panaris au stade d'abcès — poche de pus

📚 Infections de la main : prise en charge et complications — PubMed

Types de panaris

Sur le plan anatomique

  • Panaris superficiel ou cutané : l’infection ne dépasse pas le derme. Traitement médical souvent suffisant.
  • Panaris sous-cutané : forme la plus classique, avec collection purulente dans le tissu sous-cutané.
  • Panaris en bouton de chemise : communication entre une poche superficielle et une poche sous-cutanée par un pertuis. La poche profonde peut passer inaperçue et être source de complications graves.

Sur le plan topographique

Le panaris péri- ou sous-unguéal représente 2/3 des cas. Il peut aussi toucher la pulpe, le côté ou le dos du doigt.

Diagnostics différentiels

Plusieurs affections peuvent être confondues avec un panaris bactérien :

Panaris herpétique

Dû au virus Herpes simplex (HSV). Se manifeste par des vésicules douloureuses groupées en bouquet sur le doigt, sans collection purulente franche. Fréquent chez les soignants (contact avec les muqueuses buccales ou génitales des patients). Ne jamais inciser un panaris herpétique — le traitement est antiviral (aciclovir). Voir notre article sur l’herpès.

Herpès du doigt — panaris herpétique

Périonyxis à Candida

Mycose de l’ongle à Candida albicans : pourtour de l’ongle gonflé et rouge, évoluant vers une atteinte de l’ongle. Fréquent chez le diabétique et les personnes ayant les mains souvent dans l’eau. Traitement antifongique local. Voir notre article sur la mycose des ongles.

Onychomycose et périonyxis à Candida

Candida dans l'ongle

Ongle incarné

Pénétration du bord de l’ongle dans le tissu péri-unguéal, provoquant une inflammation douloureuse et parfois surinfection. Voir notre article sur l’ongle incarné.

Ongle incarné — diagnostic différentiel du panaris

Faux panaris d’Osler

Petits nodules érythémateux douloureux des pulpes des doigts, pathognomoniques d’une endocardite infectieuse. Tout « panaris » récidivant ou survenant dans un contexte fébrile avec souffle cardiaque doit faire évoquer ce diagnostic et orienter vers les urgences.

Traitement du panaris

Vérification du statut vaccinal anti-tétanique

Dans tous les cas, le statut anti-tétanique doit être vérifié et mis à jour si nécessaire.

Panaris débutant — traitement médical

Si le panaris est encore au stade inflammatoire (pas de poche de pus, douleur non insomniante, pas de fièvre ni de ganglion), le médecin prescrit :

  • Antibiotiques par voie orale à visée anti-staphylococcique (amoxicilline-acide clavulanique, pristinamycine, clindamycine…)
  • Soins locaux : pansements avec crème antibiotique (Fucidine®, Mupiderm®…) et bains de doigt dans un antiseptique

💡 Si aucune amélioration n’est constatée dans les 48h suivant le début du traitement médical, reconsulter en urgence. Le panaris est en train de se collecter et nécessite probablement une incision chirurgicale.

Panaris collecté — urgence chirurgicale

Lorsque le panaris s’est transformé en abcès (douleur insomniante, zone jaunâtre, fièvre, ganglion), le traitement est chirurgical en urgence :

  • Parage chirurgical sous anesthésie locale : incision et évacuation de la totalité du pus et des tissus nécrosés
  • Mise en culture du pus pour analyse bactériologique et antibiogramme
  • Antibiothérapie adaptée selon les résultats de la culture

📚 Prise en charge chirurgicale des infections de la main — PubMed

Prévention

Prévention personnelle

  • Éviter de ronger les ongles et d’arracher les petites peaux (« envies ») autour des ongles
  • Éviter de refouler les cuticules lors des soins de manucure
  • Porter des gants pour les travaux manuels et le jardinage
  • Nettoyer et désinfecter toute plaie du doigt ou de la main immédiatement, même minime
  • Pour extraire une écharde ou une épine : désinfecter la peau et la pince à épiler avant, écarter la peau plutôt que presser

Ces précautions sont d’autant plus importantes en cas de facteurs de risque : diabète, corticothérapie, immunosuppresseurs, VIH, alcoolisme, toxicomanie.

Prévention vis-à-vis de l’entourage

⚠️ En cas de panaris, évitez de manipuler des aliments : le staphylocoque peut contaminer les préparations culinaires et provoquer une toxi-infection alimentaire. Les professionnels de l’alimentation (cuisiniers, pâtissiers, boulangers…) doivent cesser leur activité jusqu’à guérison complète.

Points clés

  • Le panaris est une infection bactérienne du doigt, le plus souvent péri-unguéale, due à Staphylococcus aureus
  • C’est une urgence : consultation dans les 48h suivant l’apparition des symptômes
  • Au stade collecté (abcès), le traitement est chirurgical — ne jamais percer soi-même
  • Il peut se compliquer d’ostéo-arthrite ou de phlegmon des gaines tendineuses sans traitement rapide
  • Le panaris herpétique et le périonyxis à Candida sont des diagnostics différentiels importants

Questions fréquentes sur le panaris

Peut-on soigner un panaris soi-même à la maison ?
Au stade très débutant (simple rougeur sans pus, douleur modérée), on peut en attendant la consultation réaliser des bains de doigt 3 à 4 fois par jour dans une solution antiseptique (chlorhexidine type Diaseptyl®, Hexaseptine®…), puis poser un pansement avec compresse après avoir appliqué une crème antiseptique. Sur conseil du pharmacien, des antiseptiques doux sont disponibles sans ordonnance. Si aucune amélioration dans les 48h ou en cas d’aggravation, consultation médicale obligatoire.

Comment distinguer un panaris d’un panaris herpétique ?
Le panaris herpétique présente des vésicules groupées en bouquet, sans poche de pus franche, souvent très douloureuses. Il est fréquent chez les soignants. La distinction est cruciale car inciser un panaris herpétique est contre-indiqué (risque de surinfection et de dissémination virale). En cas de doute, consultez un médecin avant tout geste.

Faut-il prendre des antibiotiques pour un panaris ?
Pas systématiquement au stade très débutant. En revanche, dès que l’infection progresse ou ne régresse pas sous soins locaux en 48h, des antibiotiques oraux à visée anti-staphylococcique sont indispensables. Ils sont prescrits par le médecin après évaluation clinique.

Combien de temps dure un panaris traité ?
Un panaris pris en charge précocement (stade inflammatoire) guérit en 5 à 10 jours sous traitement médical. Au stade chirurgical, la cicatrisation dure 2 à 4 semaines selon l’étendue du parage. Sans traitement adapté, le risque de complications graves (phlegmon, ostéo-arthrite) est réel.

Le panaris peut-il récidiver ?
Oui, notamment en cas de facteurs de risque persistants : onychophagie, soins de manucure agressifs, diabète mal équilibré, immunodépression. La correction des facteurs favorisants est indispensable pour éviter les récidives.

Que risque-t-on à ne pas traiter un panaris ?
Sans traitement rapide, un panaris peut évoluer vers un phlegmon des gaines tendineuses (infection des tendons fléchisseurs), une ostéo-arthrite (infection de l’os ou de l’articulation) ou une nécrose. Ces complications nécessitent une chirurgie lourde et peuvent entraîner des séquelles fonctionnelles définitives du doigt.

Vidéo : traitement chirurgical du panaris


Vidéo : traitement chirurgical du panaris

Références scientifiques


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