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Le kyste épidermoide ou sébacé est une tumeur bénigne très fréquente de la peau, constitué d’une poche ou enveloppe, souvent très bien délimitée, tapissée sur sa face interne d’un épithélium, et contenant du sébum (substance blanche et ayant une odeur caractéristique)
Evolution du kyste
Le kyste cutané de petite taille peut parfois régresser spontanément. Cependant, lorsque le kyste atteint environ un centimètre de diamètre, la régression spontanée devient rare. Il est donc souvent décidé de l’enlever, d’autant que le kyste peut devenir gênant sur les zones d’appui, ou douloureux lors d’épisodes inflammatoires (par fissuration de la poche, ou surinfection). Ces épisodes inflammatoires peuvent donner un abcès.
Se débarrasser d’un kyste
Tout dépend de l’état du kyste :
S’il est inflammatoire (rouge et douloureux),
Le kyste est inflammatoire, souvent surinfecté et abcédé
Voir soigner un kyste inflammatoire
Soit il est indolore et il n’est pas rouge
Kyste de grande taille
Voir l’article enlever un kyste
Kyste de petite taille, de diagnostic certain
On peut alors envisager le laser CO2
Le laser CO2 permet une vaporisation des tissus. Cette technique peut être envisagée lorsqu’il existe des kystes superficiels, de diagnostic certain (il n’y aura pas d’analyse au laboratoire) sous anesthésie locale
Le médecin incise la peau au laser CO2 en mode focalisé, puis le contenu du kyste est vidé.
Ensuite le médecin vaporise la paroi du kyste en mode défocalisé.
La cicatrice obtenue est souvent de petite taille mais souvent en creux.
Le lobe des oreilles est mou et le trou des boucles d’oreilles peut s’élargir, voire se déchirer, que faire?
Il faut consulter un dermatologue
En effet, il est souvent possible de réaliser de la chirurgie à visée esthétique sur les lobes d’oreilles.
Le dermatologue évaluera la possibilité de refermer en partie les trous que vous avez dans les lobes.
Une intervention sous anesthésie locale
Cette intervention, réalisée sous anesthésie locale, consiste le plus souvent à re-découper les trous et à recoudre une partie de ceux-ci.
Tous les trous ne sont cependant pas faciles à refermer et seule une consultation vous permettra donc de savoir si vous pouvez répondre favorablement à ce type d’intervention. Si tel est le cas, le praticien ne manquera probablement pas de vous suggérer de porter des boucles d’oreilles moins lourdes ensuite
De même en cas de déchirure du lobe des oreilles
Le dermatologue va découper la peau le long de la déchirure et la recoudre, en laissant intact le trou initial
La vascularite, encore appelée vasculite ou angéite, est une inflammation des parois des vaisseaux aboutissant à des dégats de la paroi vasculaire.
Elle peut concerner les gros vaisseaux (aorte et ses branches), jusqu’aux capillaires, veinules et artérioles (vascularite des petits vaisseaux). Entre deux se situe la vascularite des moyens vaisseaux. On la découpe donc en trois groupes en fonction du diamètre des vaisseaux concernés.
Cryoglobulinémies de type II (mixtes monoclonales) et III (mixtes polyclonales), associées à une maladie auto-immune, à une infection (surtout hépatite C) ou à une hémopathie
Hypocomplémentémie (vascularite urticarienne de Mac Duffie)
Hyperglobulinémie (purpura hyperglobulinémique de Waldenström)
Connectivites : lupus, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…
Déficit en α1-antitrypsine
Vascularites associées aux ANCA (anticorps anti cytoplasme des polynucléaires neutrophiles) :
A/ Vascularite des gros vaisseaux (aorte et ses branches)
A.1/ Maladie de Horton
A.1.1/ Symptomes
La maladie de Horton est une vascularite d’origine mal connue atteignant les personnes de plus de 60 ans. La vascularite concerne le réseau carotidien externe : les signes sont donc ischémiques au visage et sur le cuir chevelu (augmentation de volume et douleur des artères temporales, claudication mandibulaire, nécroses de la langue et des lèvres ou du cuir chevelu, maux de tête, douleurs et une hypersensibilité du cuir chevelu) .
L’atteinte ophtalmologique (baisse d’acuité visuelle, paralysie oculo-motrice, ptosis, anomalie pupillaire) peut être grave et mener à la cécité par névrite optique ischémique généralement irréversible.
L’ensemble survient souvent dans un contexte d’altération de l’état général, de fièvre, d’anomalies vasculaires (claudication d’un membre, anévrysmes artériels inflammatoires aortiques, accidents vasculaires cérébraux, ischémie myocardique ou digestive, syndrome de Raynaud), rhumatologiques (pseudo-polyarthrite rhizomélique) ou respiratoires (toux sèche inexpliquée).
A.1.2/ examens
Syndrome inflammatoire majeur (vitesse de sédimentation supérieure à 80 mm à la 1ère heure).
Echographie couleur-Doppler artériel : anomalies de flux artériel associées à un halo inflammatoire péri-artériel.
Biopsie pour examen anatomopathologique au microscope d’un fragment artériel, le plus souvent l’artère temporale superficielle d’une taille d’au moins 3 cm.
A.1.3/ Traitement
Corticothérapie par voie orale au long cours, d’où des risques chez les personnes agées
A.2/ Maladie de Takayasu
La maladie de Takayasu ou « maladie des femmes sans pouls » est une vascularite d’origine mal connue, touchant tout l’arc aortique et ses branches (artères coronaires, carotides, sous-clavières, vertébrales, rénales, iliaques) ainsi que des artères pulmonaires d’où son nom de « syndrome de l’arc aortique« .
Cette maladie rare touche surtout la femme jeune entre 20 et 35 ans. On la rencontre plus fréquemment en Asie.
A.2.1/ Symptomes
On distingue la période aiguë, dite pré-occlusive et la période occlusive.
A.2.1.1/ Période pré-occlusive
Cette période est caractérisée par l’apparition de signes généraux peu spécifiques (fièvre, douleurs articulaires, altération de l’état général, amaigrissement… ).
Parfois on constate des douleurs de l’œil, des troubles de la vision, un érythème noueux
Puis apparaissent des douleurs cervicales le long du trajet de l’artère carotide (carotinodynies) plus évocatrices de la maladie, des douleurs des membres supérieurs, une faiblesse ou une fatigabilité plus prononcée d’un côté à l’autre.
A.2.1.2/ Période occlusive
A ce stade les artères deviennent rétrécies (sténoses) ou bien occluses. On peut s’en rendre compte fortuitement lors de la prise de la pression artérielle différente entre les 2 bras ou une absence de pouls par endroits.
A.2.2/ Examens complémentaires
L’échographie-couleur Doppler artérielle, l’angio-scanner, ou encore l’angio-IRM, le TEP-scanner (tomographie par émission de positons) et l’artériographie montrent des sténoses en « flamme de bougie » ou en « queue de radis« , des occlusions artérielles ou des anévrysmes, des inflammations de la paroi de l’aorte (aortite).
2.3/ Traitement médical
Il repose sur la corticothérapie durant un à deux ans parfois associé à un traitement immunosuppresseur (méthotrexate, azathioprine, mycophénolate mofétil).
En cas de résistance au traitement, des biothérapies peuvent être tentées : anti-TNF (Tumor Necrosis Factor) (infliximab) ou anti-récepteurs de l’interleukine 6 (tocilizumab)
B/ Vascularite des moyens vaisseaux
B.1/ Péri Artérite noueuse ou PAN
La périartérite noueuse (PAN) est une vascularite nécrosante très rare pouvant concerner de nombreux organes, dont la cause est mal connue (certaines formes seraient liées au virus de l’hépatite B).
B.1.1/ Symptomes
B.1.1.1/ Signes généraux
Les patients ont souvent une altération de l’état général avec amaigrissement, fièvre…
B.1.1.2/ Douleurs musculaires
Les douleurs musculaires sont présentes dans la moitié des cas. Elles sont intenses, diffuses, spontanées ou déclenchées par la pression, pouvant clouer le patient au lit du fait l’intensité des douleurs et de la fonte musculaire…
B.1.1.3/ Douleurs articulaires
Les douleurs prédominent sur les grosses articulations périphériques : genoux, chevilles, coudes et poignets.
B.1.1.4/ Manifestations neurologiques
On constate souvent une multinévrite (inflammation à la fois de plusieurs nerfs) tels que le sciatique, le poplité externe ou interne, les nerf radial, cubital ou médian et elles sont souvent associées à un œdème segmentaire distal puis une atrophie des muscles innervés par le nerf concerné.
La vascularite peut aussi concerner le cerveau plus rarement, pouvant donner une épilepsie, une hémiplégie, des accidents vasculaires cérébraux, ischémiques ou hémorragiques.
B.1.1.5/ Manifestations cutanées
Le signe évocateur de vascularite est le purpura (taches violacées qui ne s’effaçent pas lorsqu’on appuie dessus) infiltré, surtout aux membres inférieurs ou un livedo, formant des sortes de mailles (livedo reticularis) ou marbrures (livedo racemosa) violacées sur les jambes. On peut aussi constater un phénomène de Raynaud (quelques doigts blanchissent au froid), voire des gangrènes de doigt ou d’orteil.
B.1.1.6/ Manifestations uro génitales
L’orchite (inflammation d’un testicule) est une des manifestations les plus typiques de la PAN, due à une vascularite de l’artère testiculaire pouvant aboutir à une nécrose testiculaire.
B.1.1.7/ Manifestations cardiovasculaires
La PAN provoque une insuffisance cardiaque et une hypertension artérielle pouvant être graves.
B.1.1.8/ Manifestations digestives
1/3 des patients atteints de PAN ont des douleurs abdominales dues à une vascularite du tube digestif pouvant évoluer en hémorragie digestive voire en une perforation de l’intestin grêle.
Critères de diagnostic de la périartérite noueuse selon l’American College of Rheumatology
Amaigrissement > 4kg
Livedo reticularis
Douleur ou sensibilité testiculaire
Myalgies diffuses, faiblesse musculaire ou sensibilité des membres inférieurs
Présence de l’antigène HBs ou de l’anticorps anti-HBs dans le sérum
Anomalie artériographique (anévrysme et/ou occlusion des artères viscérales)
Biopsie d’une artère de petit ou moyen calibre montrant la présence de polynucléaires dans la paroi artérielle
Chez un sujet atteint de vascularite, la présence de 3 des 10 critères diagnostique une périartérite noueuse dans 85% des cas.
B.1.2/ Examens complémentaires
Un syndrome inflammatoire est présent chez la majorité des patients atteints de PAN (augmentation de la vitesse de sédimentation à plus de 60 mm à la première heure, de la C Réactive Protéine… ), ainsi qu’une hyper éosinophilie majeure (augmentation des globules blancs polynucléaires éosinophiles).
L’infection par l’hépatite B se traduit par la présence de l’antigène HBs chez environ ¼ à 1/3 des patients
L’angiographie révèle des microanévrysmes et des sténoses (diminution de calibre ou aspect effilé) de vaisseaux de moyen calibre.
B.1.3/ Traitement
Le traitement de la PAN commence par la corticothérapie, parfois associée à des immunosuppresseurs (cyclophosphamide notamment)
Les biothérapies commencent à prendre place dans la prise en charge de la PAN, notamment le rituximab (anti-CD20).
B.2/ Maladie de Buerger
La maladie de Buerger ou thromboangéite oblitérante est une vascularite touchant des parties d’ artères de petit et moyen calibre et de veines des membre inférieurs et supérieurs, provoquant une thrombose et une recanalisation des vaisseaux atteints.
Cette maladie est plus fréquente en Asie et chez les juifs ashkénazes.
Elle survient chez un patient d’age inférieur à 45 ans, généralement fumeur (le tabac est un facteur déclencheur et aggravant de la maladie), présentant des manifestations d’artérite tôt dans la vie (ischémie des doigts ou orteils, claudication intermittente, ulcères artériels ischémiques ou gangrènes des jambes… )
L’artériographie révèle des atteintes des artères distales.
Le traitement passe par l’arrêt total du tabac, des vasodilatateurs et des antiagrégants plaquettaires tels que l’aspirine voire de la chirurgie de revascularisation.
B.3/ Maladie de Kawasaki
La maladie de Kawasaki ou « syndrome adéno-cutanéo-muqueux » est une vascularite touchant électivement les artères coronaires provoquant des anévrysmes coronariens qui peuvent être source de mortalité ou de lourdes séquelles cardiaques
Cette vascularite se rencontre chez l’enfant entre 6 mois et 5 ans avec un pic à l’âge de 18 mois.
B.3.1/ Symptomes
La vascularite se déroule en trois phases sur plusieurs semaines
1. Phase aiguë (durant 7 à 14 jours)
fièvre avec une éruption cutanée et aspect de « lèvres gonflées cerise« , « langue fraise« , « yeux injectés » par une conjonctivite bilatérale, « enfant inconsolable« , œdème et rougeur des mains et pieds.
Idéalement le traitement doit être mis en place à ce stade pour limiter le risque de séquelles cardiaques 2. Phase subaiguë (14 à 28 jours)
aboutissant à une desquamation de la pulpe des doigts et des orteils débutant autour des ongles.
Les anévrysmes coronariens se forment à cette période surtout 3. Phase de convalescence
en principe sans symptomes, mais durant laquelle des complications cardiaques subites peuvent survenir en raison de la formation d’anévrysmes coronariens dans la phase précédente.
Le diagnostic repose sur six critères principaux répertoriés par le Japan Kawasaki Disease Research Commitee :
fièvre de plus de 5 jours ;
conjonctivite bilatérale ;
modification des extrémités : rougeurs des paumes et des plantes, œdème induré des mains et des pieds et desquamation péri-unguéale ;
modifications oro-pharyngées : rougeur, fissures et gonflement des lèvres et « langue fraise » ;
eruption (« rash ») polymorphe ;
ganglion du cou
Les autres signes sont
l’érythème fessier, rouge vif avec une collerette desquamative,
signes cardio-vasculaires (souffle au coeur, galop cardiaque, anomalies à l’Electro CardioGramme, péricardite, myocardite… ),
urinaires (pus stérile dans les urines, urétrite),
polyarthrite…
B.3.2/ Examens complémentaires
Inflammation importante avec une Vitesse de Sédimentation supérieure à 100mm à la première heure et une protéine C-réactive très élevée, une augmentation franche des globules blancs polynucléaires supérieure à 20 000 éléments/mm3, et une augmentation des plaquettes.
B.3.3/ Traitement
Le traitement repose sur les immunoglobulines injectées en Intra-Veineuse (Ig IV) le plus tôt possible pour limiter le risque d’anévrysme coronarien. En l’absence d’efficacité des IgIV, on peut utiliser de la cortisone en injection intraveineuse ou de l’aspirine.
C/ Vascularites des petits vaisseaux (capillaires, artérioles, veinules)
C.1/ Symptomes
C.1.1/ Signes cutanés
L’aspect caractéristique des vascularites est le purpura infiltré, palpable, prédominant aux jambes, aggravé par la position debout, pouvant prendre plusieurs formes (pétéchial et ecchymotique, nécrotique, pustuleux… )
PurpuraPurpura bulleux
Le purpura peut être associé à d’autres lésions sur la peau (papules, nodules, lésions nécrotiques, bulles hémorragiques, urticaire fixe qui ne démange pas ou livedo).
C.1.2/ Manifestations systémiques, signes de gravité
La présence de manifestations en dehors de la peau constitue un facteur de gravité, montrant la présence d’une atteinte vasculaire au niveau des organes :
douleurs articulaires,
douleurs abdominales, selles noires, trouble du transit,
neuropathie périphérique
œdèmes des membres inférieurs,
Hyper Tension Artérielle,
difficultés à respirer, asthme, crachats de sang…
C.2/ Examens complémentaires
Les examens ont pour but de rechercher une cause et des signes de gravité
Le médecin prescrit systématiquement un bilan de purpura infiltré avec doute de vascularite :
– NFS, VS, TP, TCA, fibrinémie
– bilan hépatique : transaminases, γ-GT, bilirubine, phosphatases alcalines
– fonction rénale : urée et créatinine, protéinurie des 24 heures et hématurie (ECBU)
– bilan immunologique : complément, facteurs antinucléaires, latex, Waaler-Rose, électrophorèse des protéines, immuno-électrophorèse, cryoglobuline, ANCA, anticorps antiphospholipides
– sérologies : ASLO, hépatites B et C ± VIH
– recherche de sang dans les selles
En cas de point d’appel clinique ou selon le contexte, il peut prescrire aussi :
– bilan radiologique : radiographie pulmonaire en cas de dyspnée…
– bilan infectieux : hémocultures (même sans fièvre en cas de valvulopathie), prélèvement de gorge, prélèvement urétral…
– biopsie rénale : en cas de protéinurie supérieure à 1 g/24 h à plusieurs reprises ou en cas d’altération de la fonction rénale
– test de Schirmer et test au sucre en cas de syndrome sec
C.3/ Classement des causes de vascularites des petits vaisseaux
C.3.1/ Maladie du Sang et le la moelle
Leucémie, lymphome, myélome..
C.3.2/ Infection
bactérienne : streptocoque, cocci à Gram négatif (gonocoque et méningocoque)
Cryoglobulinémies de type II (mixtes monoclonales) et III (mixtes polyclonales), associées à une maladie auto-immune, à une infection (surtout hépatite C) ou à une hémopathie
Hypocomplémentémie (vascularite urticarienne de Mac Duffie)
Hyperglobulinémie (purpura hyperglobulinémique de Waldenström)
Connectivites : lupus, syndrome de Gougerot-Sjögren, polyarthrite rhumatoïde…
Déficit en α1-antitrypsine
Vascularites associées aux ANCA (anticorps anti cytoplasme des polynucléaires neutrophiles) :
Micro Poly Angéite ou MPA
La micropolyangéite (MPA) est une vascularite nécrosante systémique dont les signes cliniques sont très proches de celles de la PAN.
La MPA est associée aux ANCA de type anti-méloperoxydase (anti-MPO) et elle provoque classiquement une glomérulonéphrite rapidement progressive et une atteinte pulmonaire qui est absente dans la PAN.
Le traitement de la MPA comme pour la PAN commence par la corticothérapie, parfois associée à des immunosuppresseurs (cyclophosphamide notamment)
Maladie de Wegener
La granulomatose de Wegener est une vascularite dont le début est généralement marqué par des symptômes ORL ou respiratoires résistant aux traitements antibiotiques
Classiquement, une atteinte ORL grave (pansinusite destructrice), pulmonaire (nodules parenchymateux) et rénale (glomérulonéphrite nécrosante pauci-immune à croissants) est la triade de la granulomatose de Wegener.
L’atteinte cutanée et muqueuse concerne environ la moitié des patients : purpura infiltré, papules, nodules sous-cutanés, ulcérations cutanées, pustules, vésicules, gingivite hyperplasique.
Critères de classification de l’American College of Rheumatology pour la granulomatose de Wegener.
Inflammation orale ou nasale
Radiographie thoracique anormale (nodules pleins ou excavés, infiltrats fixes)
Hématurie microscopique
Granulome vasculaire, périvasculaire ou extravasculaire
La présence d’au moins deux critères est requise + les c-ANCA et/ou p-ANCA.
Le traitement de la granulomatose de Wegener, souvent considérée comme une urgence médicale, doit s’effectuer en milieu hospitalier par cortisone (prednisone à la dose initiale de 1 mg/kg/j) et d’un agent cytotoxique tel le cyclophosphamide par voie orale ou de méthotrexate administré de manière hebdomadaire (15 à 25 mg/semaine).
Maladie de Churg et Strauss
Cette vascularite granulomateuse est caractérisée par un asthme grave corticodépendant avec hyperéosinophilie dans plus de 90% des cas, précédant en moyenne de 8 ans les premiers signes de la vascularite et persistant après sa guérison. Critères de classification de l’American College of Rheumatology (1990).
asthme
éosinophilie sanguine supérieure à 10 %
mono- ou polyneuropathie
infiltrats pulmonaires labiles
douleur ou opacité sinusienne
présence d’éosinophiles extravasculaires sur la biopsie
La présence de 4 des 6 critères permet un diagnostic de maladie de Churg et Strauss approximativement à 90%
Le traitement du syndrome de Churg et Strauss est identique à celui de la PAN en dehors du fait que la corticothérapie est poursuivie à faible dose (5 à 10 mg/j) en raison de la persistance habituelle de l’asthme après la guérison de la vascularite.
Boutons sur les fesses : causes, diagnostic et traitements
Les boutons sur les fesses sont un motif de consultation fréquent mais souvent tabou — les patients tardent à consulter par pudeur alors que certaines causes nécessitent un traitement rapide. Folliculite bactérienne, furoncle, kyste pilonidal, hidradénite suppurée ou simple eczéma de contact : les causes sont multiples et les traitements radicalement différents. Ce guide fait le point sur chaque cause, ses caractéristiques distinctives et sa prise en charge.
Pourquoi les fesses sont-elles une zone particulièrement touchée ?
La peau des fesses cumule plusieurs facteurs qui favorisent les infections et les éruptions cutanées :
L’occlusion prolongée — la position assise maintient la peau en contact étroit avec le vêtement et la chaleur corporelle, créant un environnement chaud et humide idéal pour la prolifération bactérienne et fongique. Les étudiants, les télétravailleurs et les professions sédentaires (secrétaires, chauffeurs) sont particulièrement exposés.
La friction et le frottement — les pantalons serrés, les jeans, les matières synthétiques frottent sur les follicules pileux et favorisent les microtraumatismes qui ouvrent la porte aux infections.
La transpiration — la macération dans la transpiration modifie le pH cutané et favorise la colonisation par les bactéries et les levures.
La densité folliculaire — les fesses sont couvertes de follicules pileux fins, cibles des folliculites bactériennes et fongiques.
Facteurs aggravants : obésité (plis cutanés augmentant la macération), sous-vêtements synthétiques (favorisent la transpiration — préférer 100 % coton), rasage ou épilation de la zone (microtraumatismes folliculaires), immunodépression.
Les différentes causes de boutons sur les fesses
Folliculite bactérienne — cause la plus fréquente
La folliculite est une infection du follicule pileux, le plus souvent due au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus). Elle se manifeste par des petites pustules (boutons blancs ou jaunes) centrées sur un poil, légèrement douloureuses, en nombre variable — de quelques éléments isolés à des dizaines de lésions diffuses. Non prurigineuses ni très douloureuses individuellement, elles gênent surtout par la position assise.
Une folliculite fongique (à Malassezia ou dermatophytes) doit être évoquée en cas de résistance au traitement antibiotique — elle donne un aspect similaire mais répond aux antifongiques. Un prélèvement pour mise en culture permet de distinguer les deux.
Furoncle — folliculite profonde douloureuse
Le furoncle est une folliculite profonde atteignant l’ensemble du follicule pileux et le tissu cutané environnant. Il se manifeste par un nodule rouge, chaud, très douloureux, qui évolue vers la formation d’un abcès collecté avec un bourbillon central (nécrose) puis se vide spontanément ou nécessite une incision. Sur les fesses, les furoncles peuvent être récidivants (furonculose) — rechercher alors un portage nasal de staphylocoque, un diabète ou une immunodépression. Un furoncle ne doit jamais être percé manuellement — risque de diffusion bactérienne et de bactériémie.
Hidradénite suppurée (maladie de Verneuil)
L’hidradénite suppurée est une maladie inflammatoire chronique des glandes apocrines — structures situées dans les zones de plis riches en poils : aisselles, aines, fesses, région génitale. Elle débute par des nodules douloureux profonds qui évoluent vers des abcès récidivants, des fistules (trajets sous-cutanés chroniques) et des cicatrices rétractiles. Chronique et invalidante, elle est souvent diagnostiquée avec un retard de plusieurs années car confondue avec de simples furoncles récidivants.
Signes distinctifs : atteinte des plis, bilatérale, récidivante au même endroit, évolution vers les fistules et cicatrices, aggravée par le tabac et l’obésité. Le traitement nécessite souvent une prise en charge dermatologique spécialisée (antibiotiques, rétinoïdes, biothérapies, chirurgie). Voir hidradénite suppurée.
Kyste pilonidal
Le kyste pilonidal est une lésion kystique située dans le sillon inter-fessier (raie des fesses), contenant des poils incarnés et des débris kératiniques. Il touche surtout les hommes jeunes, actifs, avec une pilosité dense. Il peut rester asymptomatique des années puis s’infecter brusquement, donnant un abcès très douloureux dans la région sacro-coccygienne. Le traitement de l’abcès aigu est le drainage chirurgical — le traitement définitif du kyste est chirurgical (exérèse). Non traité, il évolue vers des récidives et des trajets fistuleux chroniques.
Molluscum contagiosum
Chez l’enfant, les papules ombiliquées perlées du molluscum contagiosum peuvent se localiser sur les fesses — transmission par contact cutané direct (bains partagés, linge). Chez l’adulte, une localisation fessière et génitale évoque une transmission sexuelle. Evolution bénigne avec régression spontanée en 6 à 18 mois, traitement possible (curetage, cryothérapie) si nombreux ou gênants.
Eczéma de contact et irritatif
Les fesses peuvent être le siège d’un eczéma de contact aux matières des vêtements (colorants textiles, latex des élastiques), aux produits de lavage (assouplissants, détergents) ou aux soins corporels (gels douche, crèmes). Plaques rouges prurigineuses, parfois vésiculeuses, localisées aux zones de contact. Un eczéma irritatif peut aussi survenir en cas d’incontinence (contact prolongé avec l’urine ou les selles chez le sujet âgé ou le nourrisson — érythème fessier).
Psoriasis inversé
Le psoriasis des plis (psoriasis inversé) touche le sillon inter-fessier et les plis des fesses. Il se présente comme des plaques rouges lisses et brillantes, sans les squames blanches caractéristiques du psoriasis des zones exposées (car la macération dans les plis élimine les squames). Chronique, récidivant, parfois confondu avec un intertrigo candidosique ou une dermatite séborrhéique.
Acné des fesses — fausse acné
Ce que les patients appellent « acné des fesses » est le plus souvent une folliculite — les fesses ne contiennent pas de glandes sébacées en quantité suffisante pour développer une vraie acné comédogénique (points noirs). L’absence de comédons (points noirs) sur les fesses est un argument pour la folliculite plutôt que l’acné vraie.
Herpès des fesses
L’herpès peut toucher les fesses lors des récurrences si la primo-infection a concerné la zone sacro-fessière — le virus reste latent dans le ganglion sacré et se réactive au même endroit. Vésicules groupées en bouquet, douloureuses, précédées de prodromes (picotements, brûlures). À distinguer du zona fessier (strictement unilatéral, ne récidive quasiment jamais).
Tableau comparatif — diagnostic selon l’aspect
Cause
Aspect
Douleur
Traitement
Folliculite bactérienne
Pustules centrées sur poil, multiples
Légère
Antibiotiques topiques ou oraux
Furoncle
Nodule rouge avec bourbillon central
Intense
Antibiotiques oraux ± incision
Hidradénite suppurée
Abcès récidivants, fistules, cicatrices
Très intense
Spécialisé : ATB, rétinoïdes, biothérapies
Kyste pilonidal
Sillon inter-fessier, poils incarnés
Intense si abcès
Chirurgical
Folliculite fongique
Pustules, résistance aux antibiotiques
Légère à modérée
Antifongiques topiques ou oraux
Eczéma de contact
Plaques rouges prurigineuses, vésicules
Prurit ++
Éviction allergène + dermocorticoïdes
Psoriasis inversé
Plaques rouges lisses, sillon fessier
Prurit modéré
Dermocorticoïdes, inhibiteurs calcineurine
Herpès fessier
Vésicules en bouquet, récidivantes
Brûlures, douleur
Aciclovir / valaciclovir
Traitements des boutons des fesses
Folliculite légère à modérée : antiseptique local (chlorhexidine, hexomédine) en premier lieu. En cas de résistance, antibiotique topique (fusidine, clindamycine). Pour les formes diffuses ou récidivantes : antibiotique oral (doxycycline, amoxicilline-acide clavulanique selon l’antibiogramme). En cas de suspicion de folliculite fongique : antifongique topique (kétoconazole, ciclopirox) ou oral (itraconazole).
Furoncle collecté : incision et drainage par le médecin — jamais manuellement à domicile. Antibiotique oral systématique (amoxicilline-acide clavulanique ou pristinamycine). En cas de furonculose récidivante : écouvillonnage nasal pour rechercher un portage de staphylocoque doré, décontamination nasale (mupirocine), bains antiseptiques. Vérifier glycémie et immunité.
Hidradénite suppurée : prise en charge dermatologique spécialisée impérative. Antibiotiques à longue durée (doxycycline, association clindamycine + rifampicine), rétinoïdes, biothérapies (adalimumab — seul traitement ayant une AMM dans cette indication). Chirurgie d’exérèse large des zones fistulisées. Arrêt du tabac impératif.
Kyste pilonidal : drainage chirurgical de l’abcès aigu en urgence. Exérèse chirurgicale programmée du kyste pour éviter les récidives. Epilation définitive de la zone par laser pour réduire le risque de récidive post-opératoire.
Taches noires séquellaires : sur les peaux mates, les boutons des fesses laissent souvent des taches hyperpigmentées persistantes. Traitement par acide azélaïque, trétinoïne ou préparations magistrales à l’hydroquinone, associés à une protection solaire.
Prévention des boutons récidivants sur les fesses
Sous-vêtements en 100 % coton, changés quotidiennement — les matières synthétiques favorisent la macération et la prolifération bactérienne. Pantalons et jeans pas trop serrés, éviter les vêtements de sport en synthétique portés longtemps après l’effort. Douche après toute activité sportive. Savon doux ou syndet — éviter les gels douche parfumés et moussants sur les zones sensibles. Eviter le rasage des fesses si tendance aux folliculites — préférer une crème dépilatoire ou l’épilation laser. Bains de siège à la chlorhexidine 2 à 3 fois par semaine en cas de folliculite récidivante. Perte de poids en cas d’obésité — facteur aggravant majeur de l’hidradénite suppurée et des folliculites de frottement.
Questions fréquentes
Les boutons sur les fesses sont-ils de l’acné ?
Rarement — les fesses ne contiennent pas assez de glandes sébacées pour développer une vraie acné. L’absence de points noirs (comédons) est le signe distinctif. Ce que l’on appelle « acné des fesses » est le plus souvent une folliculite bactérienne ou fongique, qui répond à un traitement antibiotique ou antifongique et non aux traitements anti-acné classiques (rétinoïdes, peroxyde de benzoyle).
Mes boutons des fesses récidivent depuis des années — c’est quoi ?
Des boutons douloureux récidivants au même endroit (sillon fessier, plis des fesses), évoluant vers des abcès et laissant des cicatrices ou des trajets fistuleux, sont très évocateurs d’hidradénite suppurée (maladie de Verneuil). Cette maladie est chronique, sous-diagnostiquée (délai diagnostique moyen de 7 ans), et nécessite une prise en charge dermatologique spécialisée. Si vous avez ce tableau, consultez un dermatologue plutôt qu’un médecin généraliste pour un traitement adapté.
Un bouton douloureux dans le sillon des fesses — kyste pilonidal ?
Probablement oui si la lésion est localisée dans la raie des fesses (région sacro-coccygienne), que vous êtes un homme jeune avec une pilosité dense, et que vous sentez une bosse sous la peau. En phase aiguë infectée, il faut consulter rapidement pour un drainage chirurgical — ne jamais tenter de percer soi-même. La récidive est quasi certaine sans exérèse chirurgicale programée du kyste.
Comment éviter les boutons des fesses en télétravail ?
Position assise prolongée = premier facteur de risque de folliculite fessière. Conseils pratiques : se lever et marcher 5 minutes toutes les heures, éviter les jeans serrés ou les leggings synthétiques en journée de travail à domicile, préférer des pantalons larges en coton ou même le bas de pyjama en coton, changer de sous-vêtements quotidiennement, douche le soir pour éliminer la transpiration accumulée.
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Avoir une verrue est souvent vécu comme une contamination, on se sent sale et on veut en guérir vite. Il y a donc plusieurs traitements de verrues. Mais les verrues guérissent-elles parfois toutes seules?
Soigner une verrue du doigt avec un verrucide
Faut-il soigner les verrues pour en guérir?
Les verrues sont des tumeurs bénignes d’origine virale, dues à des virus appelés papillomavirus.
Le traitement desverrues n’est pas systématique car les verrues sont des tumeurs bénignes régressant le plus souvent spontanément en quelques années.
Il n’est donc pas étonnant de voir disparaître spontanément une verrue.
De nombreux traitements naturels consistent à pratiquer de l’auto suggestion :
penser à la verrue et lui intimer l’ordre de partir
faire dessiner la verrue à un enfant et détruire le dessin,
et toutes sortes de procédés « magiques » plus ou moins originaux (frotter la verrue avec un bout de lard qu’on enterre à la pleine Lune, tenir un marron dans la main gauche en serrant plusieurs minutes…)
La décision de traitement des verrues est prise entre le patient et le médecin en fonction de différents facteurs :
localisation de la verrue
une verrue du visage est plus genante et affichante qu’une verrue plantaire, mais pas question d’y appliquer le moindre traitement même naturel, au risque de vous faire une cicatrice.
Papillome verruqueux de la paupière : le genre de verrues qu’on doit soigner
le nombre de verrues,
Nombreuses verrues plantaires, il faut les soigner
Devant d’aussi nombreuses verrues, de grandes tailles, il est peu probable qu’un traitement naturel soit efficace
l’évolution des verrues
deviennent-elles douloureuses au niveau des zones d’appui du pied (verrues plantaires)? grossissent-elles ou se multiplient-elles… ? il y a alors une indication claire à les soigner. Dans ce cas, mieux vaut éviter de risquer de perdre du temps avec un traitement naturel et se faire traiter par le médecin
Comment le médecin soigne-t-il les verrues?
La diversité des traitements qui ont été essayés pour enlever les verrues est à elle seule un constat d’échec.
Dans les etudes scientifiques concernant le traitement des verrues, deux traitements semblent plus efficaces : la cryothérapie par application d’azote liquide voire de neige carbonique et l’application de préparations à base d’acide salicylique voire d’acide lactique.
EBM, pas de cgt : l’assoc. acide salycilique et cryotherapie est tjs le tt de reference des verrues : http://t.co/03qXPsH
Ces deux traitements des verrues sont souvent associés. Leur principe est le même : décaper et détruire la verrue jusqu’à la base, pour essayer d’enlever toutes les cellules infectées par le papillomavirus.
Le médecin peut aussi utiliser du laser, un décapage sous anesthésie locale, des crèmes…
Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année.
Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin! Consultez votre médecin traitant avant toute chose. Il faut en effet vous assurer que la lésion que vous constatez est bien une verrue. Cela peut etre un durillon, voire un terrible melanome achromique. Enfin, ne traitez pas seul des verrues mal localisées, sur une peau fragile (paupière, dos de la main, cou, verrues génitales…)
Il faut être très prudent avant d’utiliser des produits même naturels et bien demander conseil à son pharmacien seulement apres avoir consulté un médecin pour s’assurer du diagnostic de verrue.
Consulter un médecin avant tout
La consultation du médecin pour diagnostiquer le type de verrue et le traitement approprié
Souvent les traitements médicaux consistent en l’application de produits kératolytiques sous un pansement, notamment pour augmenter le taux de pénétration transcutanée du produit. Il semble que le fait de recouvrir constamment la verrue joue aussi un rôle, provoquant une macération de la verrue (elle devient blanche et plus molle), ce qui peut permettre de freiner sa croissance, voire de la faire tomber.
On ne peut pas dire que le sparadrap ou le scotch soient des substances naturelles, mais ils font partie des remedes des verrues de petite taille, notamment sur les doigts.
L’opération consiste à recouvrir la verrue d’un bout de sparadrap ou mieux si possible de l’enrouler (par exemple pour une petite verrue du doigt) autour de la verrue et de laisser le sparadrap 24h/24 pendant au moins une semaine.
Dans la même logique d’application de substance occlusive, on peut appliquer sur la verrue du doigt de la colle, de l’aloe vera, du beurre de karité…
Les sèves de plantes contre les verrues
Certaines plantes comportent probablement une sève caustique, capable de bloquer la croissance, voire de décaper progressivement les petites verrues, il s’agit de
La chélidoine
Chelidoine dont la sève peut être utilisée pour traiter les verrues
La chélidoine ou grande Eclaire est une « mauvaise herbe » qui pousse à l’état sauvage, souvent le long des murs. On la reconnaît à sa fleur jaune et ses feuilles dentelées. Lorsqu’on casse sa tige en deux, un suc jaune-orangé apparaît et peut être appliqué directement sur la petite verrue du doigt par exemple, et uniquement sur elle sans déborder, puis on la recouvre d’un sparadrap, tous les jours sauf si une irritation apparait. Il faut alors suspendre les applications jusqu’au retour d’une peau normale, non irritée.
Ce suc contiendrait un alcaloïde, la coptisine, ayant des propriétés antimitotiques (il bloque la réplication du virus papillomavirus responsable des verrues)
Le pissenlit
Pissenlit, dont on utilise la sève blanche pour les verrues
Là encore on utilise le lait blanc qui s’écoule lorsqu’on casse la tige du pissenlit (voir chelidoine)
Le lait de figue
Figuier, dont on utilise la sève blanche
On utilise la sève blanche qui s’écoule des petites tiges de l’arbuste, comme pour la chélidoine et le pissenlit.
Teinture mère de thuya
Thuya contre les verrues
On applique sur la verrue à l’aide d’un coton tige une goutte de teinture mère de Thuya une fois par jour.
Aliments contre les verrues
De nombreux aliments, notamment en raison probablement de leur effet rubéfiant et irritant, peuvent être utilisés dans le traitement des verrues
Ecorce de citron macérée dans du vinaigre blanc
Ecorce de citron contre les verrues
On applique la décoction ail-vinaigre sur la verrue avec un coton tige et on peut recouvrir d’un sparadrap
Certains utilisent uniquement du jus de citron appliqué au coton tige sur la verrue.
peau de banane
Peau de banane contre les verrues
on découpe une petite pastille de la taille de la verrue dans la partie blanche interne de la peau de banane et on l’applique sous un sparadrap sur la verrue
ail ou oignon cru
avec lesquels on frotte doucement les verrues
Ail contre les verrues
Certains les utilisent aussi en purée appliquée sous un pansement mais ceci est très agressif pour la peau alentour qu’il faut protéger avec un pansement percé tel que ceux qu’on utilise pour les cors aux pieds ou du vernis. Mieux vaut éviter cette technique au risque de se bruler la peau
On peut aussi citer la chair d’aubergine appliquée sous un pansement ou la pomme de terre dont on frotte la chair sur la verrue…
Faut-il gratter les verrues ?
Mieux vaut ne pas gratter les verrues. En effet, les irritations tendent parfois à stimuler la réplication du virus et à provoquer la croissance de la verrue. De plus on risque de faire saigner la verrue et il y a alors un risque d’infection bactérienne de la verrue et d’autocontamination par le sang qui transporte des papillomavirus sur la peau.
Et si ça ne fonctionne pas?
En cas de verrue résistante au traitement bien conduit plus de 15 jours, il faut consulter son médecin.
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Boutons dans le dos : causes, diagnostic et traitements
Les boutons dans le dos sont un motif de consultation fréquent, surtout chez les adolescents et jeunes adultes. Le dos est une zone riche en glandes sébacées — idéale pour l’acné — mais aussi sujette à la folliculite, aux infections, au pityriasis et à d’autres dermatoses. Voici comment les distinguer.
Printemps, zones exposées, disparaît en quelques jours à l’ombre
Acné du dos — la « bacné »
L’acné du dos (appelée « bacné » en anglais) est très fréquente chez les adolescents et jeunes adultes. Le dos comporte une densité élevée de glandes sébacées et est souvent couvert par des vêtements occlusifs — deux facteurs qui favorisent l’obstruction des pores et la prolifération bactérienne.
Acné du dos — mélange de points noirs et boutons inflammatoires
Facteurs aggravants spécifiques au dos :
Vêtements synthétiques ou trop serrés — friction + occlusion
Transpiration post-sport — nettoyer rapidement après l’effort
Sac à dos ou équipements de sport portés longtemps
Certains produits capillaires (après-shampoing, huiles) qui ruissellent dans le dos
Traitements : peroxyde de benzoyle en gel douche (5–10%), rétinoïdes topiques, antibiotiques topiques (érythromycine, clindamycine). En cas d’acné sévère du dos avec nodules ou kystes : isotrétinoïne orale (Roaccutane®).
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ACNE DU DOS ET DU BUSTE
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La folliculite est une infection des follicules pileux — elle donne des boutons à tête blanche centrés par un poil, souvent groupés, douloureux au toucher. Sur le dos, elle est fréquemment liée à la transpiration excessive, au port de vêtements synthétiques, aux sports de contact ou à la friction.
Elle peut être bactérienne (staphylocoque) ou mycosique — la folliculite à Malassezia ressemble à de l’acné mais ne répond pas aux traitements antibiotiques standards. Un examen par le dermatologue permet de faire la distinction.
Pityriasis versicolor — mycose du dos
Le pityriasis versicolor est une mycose superficielle due au champignon Malassezia furfur, naturellement présent sur la peau. En été, il prolifère sous l’effet de la chaleur et de la transpiration, formant des petites taches rondes, blanches ou beiges, légèrement squameuses, qui ne bronzent pas — révélant ainsi leur présence au retour des vacances.
💡 Les taches blanches dans le dos après l’été qui ne bronzent pas sont très souvent un pityriasis versicolor — bénin, traitable en 1 à 2 semaines par kétoconazole shampooing appliqué sur le dos, ou par antifongique oral.
Pityriasis rosé de Gibert
Le pityriasis rosé de Gibert débute classiquement dans le dos par une grande plaque ovale (« médaillon initial »), souvent confondue avec une mycose ou une lésion de Lyme. Quelques jours plus tard, une efflorescence de petites plaques roses apparaît sur le tronc, disposées en « sapin de Noël ». Il régresse spontanément en 6 à 8 semaines et ne récidive généralement pas.
Les molluscum contagiosum sont de petites tuméfactions blanches ombiliquées (avec un creux central), d’origine virale, fréquentes chez l’enfant. Ils apparaissent souvent sur les plaques d’eczéma — la peau lésée favorise la pénétration du virus. Contagieux par contact direct, ils nécessitent un traitement (curetage, cryothérapie) pour éviter la dissémination.
Zona dorsal — urgence si douleur intense
Le zona du dos se manifeste par des vésicules douloureuses disposées en bande unilatérale, suivant le trajet d’un nerf intercostal. La douleur précède l’éruption de 24 à 72 heures. Il ne dépasse jamais la ligne médiane — c’est son signe distinctif. Le traitement antiviral (valaciclovir) doit être débuté dans les 72 heures pour réduire le risque de douleurs post-zostériennes.
⚠️ Douleur en bande dans le dos + vésicules unilatérales = zona probable. Consultez rapidement — le traitement antiviral est d’autant plus efficace qu’il est débuté tôt (idéalement dans les 48–72h).
Impétigo
Impétigo — croûtes couleur miel
L’impétigo est une infection bactérienne superficielle (streptocoque, staphylocoque) très contagieuse, fréquente chez l’enfant. Il se reconnaît à ses croûtes couleur miel sur fond rouge. Il se traite par antibiotiques topiques (acide fusidique) ou oraux selon l’étendue.
Comment distinguer l’acné du dos d’une folliculite ?
L’acné du dos présente des points noirs (comédons) — absents dans la folliculite. La folliculite donne des boutons à tête blanche systématiquement centrés par un poil, sans comédons, souvent douloureux à la pression. La folliculite à Malassezia ressemble à de petits boutons acnéiques uniformes et ne répond pas aux antibiotiques — un dermatologue peut les distinguer cliniquement ou par prélèvement.
J’ai des taches blanches dans le dos qui ne bronzent pas — qu’est-ce que c’est ?
C’est très probablement un pityriasis versicolor, une mycose superficielle bénigne due au champignon Malassezia. Elle est très fréquente en été et se révèle après l’exposition solaire car les zones touchées ne bronzent pas. Elle se traite facilement en 1 à 2 semaines par shampooing kétoconazolé appliqué sur le dos, ou par antifongique oral sur prescription. Sans traitement, elle récidive chaque été.
L’acné du dos laisse-t-elle des cicatrices ?
Oui — l’acné du dos peut laisser des cicatrices en creux ou des taches pigmentées (macules post-inflammatoires), surtout si les boutons sont profonds (nodules, kystes) ou manipulés. Le dos cicatrise moins bien que le visage car la peau y est plus épaisse et moins bien vascularisée. En cas d’acné du dos sévère, l’isotrétinoïne orale est souvent le traitement le plus efficace pour prévenir les cicatrices.
Comment traiter l’acné du dos soi-même ?
En attendant une consultation, quelques gestes aident : nettoyer le dos avec un gel douche au peroxyde de benzoyle (2,5–5%), porter des vêtements en coton, doucher rapidement après le sport, éviter les après-shampoings qui ruissellent dans le dos. Un gommage doux hebdomadaire à l’acide salicylique peut aider. En revanche, l’acné du dos modérée à sévère nécessite presque toujours un traitement médical prescrit — les soins locaux seuls sont souvent insuffisants.
Avant de vouloir calmer les démangeaisons, le mieux est de savoir à quoi sont dues les démangeaisons de la peau. Il peut s’agir d’une plaque qui gratte, d’un bouton qui démange… Le mieux est donc de consulter un médecin pour obtenir un diagnostic précis.
💡 Prudence avec l’automédication : demandez toujours avis au pharmacien avant d’utiliser un antiprurigineux sans ordonnance. Ces traitements soulagent le symptôme mais ne traitent pas la cause — une consultation médicale reste nécessaire si les démangeaisons persistent plus de 2 semaines.
Facteurs aggravant les démangeaisons — à éviter
Facteur aggravant
Exemples pratiques
Alternative recommandée
Agents irritants cutanés
Savon ordinaire, toilette trop fréquente, port de vêtements en laine
Syndet (pain dermatologique sans savon), vêtements coton, 1 douche/j maximum en période de poussée
Eau chaude
Douches ou bains très chauds — la chaleur déclenche la libération d’histamine
Eau tiède (≤ 35 °C) — l’eau froide peut aider à calmer une poussée aiguë
Chaleur et air sec
Chauffage trop puissant, air non humidifié en hiver
Température intérieure ≤ 19 °C, humidificateur d’air, éviter les sur-vêtements au lit
Grattage
Soulagement immédiat mais entretient l’inflammation et favorise la surinfection
Tapoter plutôt que gratter — appliquer du froid (glaçon enveloppé) pour stopper le signal prurigineux
Pourquoi l’eau chaude aggrave-t-elle les démangeaisons ?
La chaleur déclenche la libération d’histamine par les mastocytes dermiques — la même molécule responsable des démangeaisons allergiques. Une douche trop chaude peut ainsi provoquer ou aggraver des démangeaisons même en l’absence de maladie cutanée. L’eau tiède (35 °C maximum) est préconisée pour toutes les peaux à tendance prurigineuse.
Les antihistaminiques calment-ils toutes les démangeaisons ?
Non. Les antihistaminiques sont efficaces pour les démangeaisons d’origine histaminique (urticaire, piqûres d’insectes, réactions allergiques). Ils sont en revanche peu ou pas efficaces sur les démangeaisons non histaminiques : prurit du psoriasis, du lymphome, de l’insuffisance rénale, ou prurit neuropathique — qui nécessitent des traitements spécifiques.
Quand faut-il consulter pour des démangeaisons ?
Consultez sans attendre si les démangeaisons durent plus de 2 semaines sans cause évidente, s’accompagnent de lésions cutanées étendues, de fièvre ou d’amaigrissement, ou si elles surviennent la nuit de façon intense (orientation vers la gale, lymphome ou cholestase). Un prurit sine materia (sans lésion cutanée visible) chez un adulte après 50 ans doit toujours faire l’objet d’un bilan médical complet.
La crème hydratante suffit-elle pour calmer les démangeaisons ?
Elle suffit lorsque les démangeaisons sont liées à une simple sécheresse cutanée (xérose). Dans ce cas, une crème émolliente riche appliquée quotidiennement après la douche peut suffire à les faire disparaître. Pour les démangeaisons liées à une dermatose (eczéma, psoriasis, urticaire…), l’hydratation est un soin complémentaire indispensable mais ne remplace pas le traitement spécifique.
Rougeurs et démangeaisons de la vulve : causes et traitements
Rougeurs et démangeaisons vulvaires — diagnostic différentiel
Les rougeurs et démangeaisons de la vulve (prurit vulvaire) sont un motif de consultation très fréquent en dermatologie et gynécologie. La vulve désigne les organes génitaux externes féminins — grandes lèvres, petites lèvres, clitoris, vestibule. Derrière ce symptôme commun se cachent des causes très variées : infection, allergie, maladie dermatologique chronique, voire lésion précancéreuse.
Cet article se concentre sur les rougeurs et démangeaisons — érythème diffus, plaques planes, prurit. Pour les boutons, vésicules ou ulcères, voir : lésions et boutons sur le sexe.
Démangeaisons persistantes ? Rougeur résistant au traitement ?
Le Dr Rousseau, dermatologue, est disponible en téléconsultation vidéo — souvent le jour même ou le lendemain. 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Rougeur apparue après un nouveau produit (savon, protège-slip, lubrifiant) ?
Eczéma allergique de contact
Antécédents de psoriasis, eczéma atopique ?
Psoriasis génital, eczéma constitutionnel
Prise récente d’antibiotiques ?
Candidose post-antibiotique
Ménopause ? Sécheresse vaginale ?
Vaginite atrophique
Rapports douloureux (dyspareunie) ?
Lichen scléreux, candidose, vaginite atrophique
Rougeur résistant à tous les traitements depuis > 3 semaines ?
Lésion précancéreuse — biopsie indispensable
💡 Ne pas appliquer d’antifongique ou de dermocorticoïde en automédication prolongée sans diagnostic posé — ces traitements peuvent masquer une lésion plus grave (cancer in situ) ou entretenir une irritation de contact iatrogène.
Infections responsables de rougeurs et démangeaisons vulvaires
Candidose vulvo-vaginale (mycose)
La candidose est la première cause de prurit vulvaire — elle touche 75 % des femmes au moins une fois dans leur vie. Elle est due à Candida albicans (90 % des cas), champignon saprophyte du vagin qui prolifère en conditions favorables.
Caractéristiques
Détail
Symptômes typiques
Prurit vulvaire intense, brûlures, rougeur diffuse de la vulve et du vestibule, pertes blanches grumeleuses (aspect « lait caillé »), dyspareunie
Clinique ± prélèvement mycologique si résistance au traitement ou récidives fréquentes
Traitement
Antifongique azolé topique (éconazole, clotrimazole) ± ovule vaginal. Dose unique fluconazole oral si forme sévère. Traitement du partenaire si récidives.
Forme récidivante
≥ 4 épisodes/an — bilan diabète, immunodépression, culture pour identification de l’espèce (C. glabrata résistant au fluconazole). Traitement d’entretien hebdomadaire.
La vaginose bactérienne n’est pas une IST à proprement parler mais un déséquilibre de la flore vaginale : les Lactobacillus protecteurs sont remplacés par des anaérobies (dont Gardnerella vaginalis). Elle est souvent asymptomatique ou se manifeste par :
Pertes grises ou grisâtres, fluides, odeur de poisson caractéristique (accentuée après les rapports sexuels)
Légère rougeur vulvaire — le prurit est en général modéré voire absent
Critères de Amsel : pH vaginal > 4,5, test à la potasse positif (odeur de poisson), clue cells à l’examen direct
Parasite sexuellement transmissible responsable de rougeurs profuses et érosives du col et du vagin, avec pertes jaunes ou verdâtres d’odeur nauséabonde, prurit intense et brûlures à la miction. Parfois asymptomatique chez l’homme. Traitement : métronidazole 2 g en prise unique — les deux partenaires simultanément.
Herpès génital
L’herpès génital (HSV-2) peut se manifester par une rougeur diffuse de la vulve lors de la primo-infection — avant l’apparition des vésicules caractéristiques. Si vous observez des vésicules douloureuses, érosions en bouquet ou ulcérations, consultez : herpès génital.
Herpès génital — les vésicules précèdent les érosions
Eczéma et allergie de contact vulvaire
L’eczéma de la vulve est souvent sous-diagnostiqué. Les premières causes d’allergie de contact vulvaire sont les topiques médicamenteux (crèmes antibiotiques, antifongiques en automédication) et les produits d’hygiène intime.
Vernis à ongles (résines époxy), produits chimiques professionnels portés par les mains
Aspect clinique de l’eczéma vulvaire
L’eczéma de la vulve forme des placards rouges secs sur les versants externes — pubis, grandes lèvres externes, racine des cuisses — avec respect des plis et de la muqueuse vaginale (pas de pertes vaginales). La peau est fripée, parfois parsemée de petites vésicules excoriées, à bords émiettés et mal limités.
💡 Pièges diagnostiques : l’eczéma de la vulve est souvent aggravé par les antifongiques et antiseptiques appliqués en automédication — qui sont eux-mêmes allergisants. Un eczéma qui s’aggrave sous traitement antifongique doit faire évoquer une allergie de contact au produit lui-même.
Traitement : identification et éviction de l’allergène (patch tests indispensables) + dermocorticoïde classe II-III selon la sévérité. Limiter l’eau et le savon — aggravent la macération et l’irritation. Voir : eczéma — causes et traitement.
Dermatoses chroniques de la vulve
Lichen scléreux vulvaire
Dermatose auto-immune chronique — l’une des causes les plus importantes de prurit vulvaire chronique chez la femme après la ménopause, mais pouvant survenir à tout âge, y compris chez la petite fille.
Stade évolutif
Aspect clinique
Début
Plaques blanches nacrées, légèrement atrophiques, prurigineuses — grandes lèvres, clitoris, périnée. Aspect en « sablier » entourant la vulve et la région anale
Évolution
Fissures spontanées, saignements, plaques ivoire brillantes, rétrécissement progressif de l’orifice vaginal (synéchies des petites lèvres), enfouissement du clitoris
Stade avancé
Dyspareunie sévère, destruction de l’architecture vulvaire, cicatrices irréversibles, risque de carcinome épidermoïde
⚠️ 80 % des carcinomes épidermoïdes vulvaires se développent sur un lichen scléreux non ou mal traité. Un traitement précoce par propionate de clobétasol et un suivi dermatologique annuel réduisent significativement ce risque.
Traitement :propionate de clobétasol 0,05 % (Dermoval®) — application quotidienne 1 mois, puis décroissance progressive, puis entretien 2 fois/semaine à vie. Surveillance biopsique de toute zone épaissie ou résistante.
Lichen plan érosif vulvaire
Dermatose inflammatoire auto-immune médiée par les lymphocytes T. La forme érosive vulvo-vaginale est la plus douloureuse — érosions rouge vif, brillantes, entourées d’une bordure blanche dentelle-like, avec dyspareunie sévère et possibilité de sténose vaginale à terme.
Rechercher systématiquement une atteinte buccale associée (stries de Wickham). Des associations avec les hépatites B et C ont été rapportées — bilan hépatique au diagnostic. La biopsie est souvent nécessaire pour distinguer lichen plan érosif, pemphigoïde cicatricielle et lupus. Voir : lichen plan.
Psoriasis vulvaire
Le psoriasis touche les organes génitaux féminins chez 60 % des patientes psoriasiques. Sur la vulve, les squames habituelles sont absentes (peau fine) : on observe des plaques rouges vives, bien délimitées, symétriques, parfois prurigineuses, pouvant s’étendre aux plis inguinaux et interfessiers. Le caractère suintant évoque une surinfection bactérienne.
Traitement : dermocorticoïdes de faible puissance (classe I-II). En cas de résistance, consultation dermatologique — le psoriasis génital peut bénéficier des mêmes biothérapies que les formes cutanées sévères. Voir : psoriasis.
Dermatite atopique vulvaire
Chez les femmes atopiques, l’eczéma atopique peut toucher la région génitale — prurit chronique, peau sèche, parfois lichénification par grattage répété. Le traitement repose sur émollients, dermocorticoïdes et tacrolimus topique pour les zones sensibles. Voir : eczéma atopique.
Lésions précancéreuses et cancers vulvaires
⚠️ Toute rougeur vulvaire persistant plus de 3 semaines malgré un traitement antifongique ou dermocorticoïde bien conduit doit faire l’objet d’une biopsie.
Tache rouge vif ou brunâtre, lisse, luisante, indolore, bien limitée
HPV oncogènes, immunodépression
Biopsie. Laser, imiquimod ou excision selon localisation
Carcinome épidermoïde vulvaire
Plaque infiltrée saignotante sur lichen scléreux, ou zone épaissie sur fond érythémateux, ulcération persistante
Lichen scléreux (80 %) ou VIN HPV-induite (20 %)
Biopsie urgente — chirurgie ± radiothérapie
Ménopause et syndrome génito-urinaire
La carence en œstrogènes à la ménopause entraîne un syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGM) — anciennement appelé vaginite atrophique — qui touche 50 à 60 % des femmes ménopausées.
Symptôme
Mécanisme
Rougeur et atrophie de la vulve et du vagin
Réduction de l’épaisseur et de la vascularisation de la muqueuse
Sécheresse, brûlures, prurit
Disparition de la lubrification et acidité vaginale (pH alcalin → candidoses récidivantes)
Dyspareunie (rapports douloureux)
Atrophie et sténose progressive
Infections urinaires récidivantes
Perte de l’effet barrière des Lactobacillus
Traitement :œstrogènes locaux (promestriène, estriol) en crème ou ovule vaginal — action locale sans effet systémique significatif, utilisables même avec antécédent de cancer du sein dans les formes légères (à discuter avec l’oncologue). Hydratants vaginaux non hormonaux en complément. Le traitement hormonal substitutif systémique relève de la décision gynécologique.
💡 Le SGM est souvent non diagnostiqué car les femmes n’en parlent pas spontanément. Il est traitable efficacement et ne doit pas être accepté comme une fatalité du vieillissement.
Comment distinguer une mycose vaginale d’une vaginose bactérienne ?
La mycose donne un prurit intense avec des pertes blanches grumeleuses (aspect « fromage blanc ») et une rougeur diffuse. La vaginose bactérienne donne des pertes grises fluides avec une odeur de poisson caractéristique, un prurit modéré et peu de rougeurs. En cas de doute, un prélèvement vaginal tranche le diagnostic.
Pourquoi mes démangeaisons vulvaires reviennent-elles toujours ?
Des candidoses récidivantes (≥ 4 épisodes/an) imposent un bilan : diabète, immunodépression, culture pour identifier l’espèce (Candida non-albicans résistant au fluconazole), allergie de contact aux antifongiques eux-mêmes. Un lichen scléreux débutant peut aussi mimer une mycose chronique — le diagnostic est histologique.
Le lichen scléreux peut-il guérir ?
Non, c’est une maladie chronique. Mais un traitement bien conduit par propionate de clobétasol permet un contrôle excellent, prévient les complications (synéchies, carcinome) et améliore très significativement la qualité de vie. L’arrêt du traitement entraîne quasi systématiquement une rechute.
Quand consulter en urgence pour une rougeur vulvaire ?
Consultez sans délai si : rougeur s’étendant rapidement avec fièvre (fasciite nécrosante possible — rare mais gravissime), ulcération indolore persistante (syphilis, carcinome), rougeur associée à des douleurs pelviennes et fièvre (salpingite), ou toute lésion résistant à tous les traitements habituels depuis plus de 3 semaines.
Les rougeurs vulvaires sont-elles contagieuses ?
Cela dépend de la cause. La candidose, la vaginose bactérienne et les irritations de contact ne sont pas contagieuses au sens strict. Le Trichomonas, l’herpès génital, les condylomes HPV et la syphilis se transmettent sexuellement — un bilan IST et le traitement du partenaire sont indispensables.
Peut-on consulter en téléconsultation pour des rougeurs vulvaires ?
Oui, une photo des lésions et un interrogatoire précis permettent le plus souvent d’orienter le diagnostic et d’obtenir une ordonnance rapidement. Certains examens (prélèvement vaginal, biopsie, patch tests) nécessitent une consultation en cabinet.
Il est fréquent de voir apparaitre des boutons qui démangent sur le ventre
A cet endroit la peau est souvent sèche, ce qui tend à accentuer les démangeaisons
En cas de boutons qui démangent sur le ventre : consultez un médecin!
La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses du ventre, souvent un peu plus claires que la peau saine
La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses des jambes
L’eczema peut donner des plaques qui grattent sur les coudes
Plaque d’eczema
Les causes d’eczema des jambes sont nombreuses (eczema variqueux, allergique, nummulaire…). Voir l’article sur l’eczema des jambes
Mycose de la peau
La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)
Lichen plan
Le lichen plan prend la forme de papules violacées le plus souvent sur les poignets ou les jambes
Lichen plan
Folliculite
La folliculite est une infection des poils de la jambe, donnant des boutons qui peuvent démanger. L’infection est souvent bactérienne mais elle peut aussi être mycosique
La folliculite est une infection des poils du bras, donnant des boutons qui peuvent démanger. L’infection est souvent bactérienne mais elle peut aussi être mycosique
Les démangeaisons dans le dos (prurit dorsal) sont un motif fréquent de consultation dermatologique. Leur origine est variable : elles peuvent être purement cutanées, d’origine neurologique ou traduire une maladie systémique. Un premier réflexe utile est de demander à une tierce personne d’inspecter le dos à la recherche de lésions visibles — boutons, rougeurs, squames — car le patient ne peut pas toujours s’examiner lui-même.
En fonction de l’aspect de la peau, trois grands tableaux cliniques se distinguent, chacun orientant vers des causes différentes.
Besoin d’un avis dermatologique rapidement ? Si les délais de rendez-vous en cabinet sont trop longs, il est possible d’effectuer une téléconsultation avec un dermatologue pour obtenir rapidement un diagnostic et un traitement adaptés.
Démangeaisons du dos sans boutons visibles
L’absence de lésion cutanée visible n’exclut pas un diagnostic dermatologique. Plusieurs affections débutent par un prurit sine materia (démangeaison sans lésion objectivable) ou présentent des lésions trop discrètes pour être perçues à l’œil nu.
Eczéma débutant
L’eczéma peut, à son stade initial, se manifester uniquement par des démangeaisons intenses sans lésion franche visible. Les vésicules caractéristiques sont parfois si petites qu’elles passent inaperçues, surtout dans le dos où la peau est épaisse. Une inspection attentive à bonne lumière ou à la dermoscopie peut révéler de minuscules papulo-vésicules. L’évolution vers des plaques rouges squameuses confirme le diagnostic.
Peau sèche (xérose cutanée)
La xérose cutanée est l’une des causes les plus fréquentes de prurit dorsal, en particulier chez le sujet âgé. La peau sèche, appauvrie en lipides, a une fonction barrière altérée, ce qui la rend hypersensible aux stimuli et génère des démangeaisons parfois intenses. Les facteurs favorisants sont :
Le froid et un taux d’humidité ambiant faible (chauffage hivernal) ;
Les douches trop chaudes ou trop fréquentes ;
L’utilisation de savons ou de détergents agressifs ;
Certains médicaments (diurétiques, rétinoïdes).
Le traitement repose sur l’application régulière d’émollients et la correction des facteurs irritants.
Zona
Le zona (réactivation du virus varicelle-zona, VZV) peut provoquer des démangeaisons ou des douleurs à type de brûlure dans le territoire d’un dermatome — souvent une bande unilatérale dans le dos ou le flanc — plusieurs jours avant l’apparition des vésicules caractéristiques. Cette phase pré-éruptive peut être source d’errance diagnostique.
Par ailleurs, certains patients gardent un prurit séquellaire post-zostérien après la guérison de l’éruption, parfois pendant plusieurs mois, lié aux lésions des fibres nerveuses sensitives.
Notalgie paresthésique
La notalgie paresthésique est une neuropathie sensitive peu connue, caractérisée par des démangeaisons chroniques, parfois associées à des sensations de brûlure ou d’engourdissement, localisées de façon typique entre les omoplates et la colonne vertébrale, le plus souvent à gauche. Elle est liée à une compression ou irritation des branches postérieures des nerfs thoraciques, souvent en rapport avec une pathologie dégénérative du rachis dorsal. La peau peut sembler normale ou présenter une légère hyperpigmentation due au grattage chronique. Le diagnostic est clinique ; le traitement fait appel aux anesthésiques locaux, à la capsaïcine topique ou aux antiépileptiques à visée antinociceptive.
Amylose cutanée maculeuse
L’amylose cutanée primitive est une affection rare due au dépôt de fibrilles d’amyloïde dans le derme superficiel. La forme maculeuse se manifeste par des taches brunâtres prurigineuses dans le dos, souvent de petite taille et peu saillantes, pouvant passer pour de simples taches pigmentaires. Le diagnostic est histologique (biopsie cutanée). Elle ne doit pas être confondue avec une amylose systémique, qui relève d’une prise en charge spécialisée.
Démangeaisons du dos avec boutons
Lorsque les démangeaisons s’accompagnent de boutons visibles et palpables (papules, pustules, vésicules), le champ diagnostique s’oriente vers d’autres étiologies : folliculite, acné du dos, gale, urticaire papuleuse, prurigo, etc.
Des plaques érythémateuses prurigineuses dans le dos évoquent en premier lieu un psoriasis, un eczéma constitué, une dermatomyosite, un intertrigo étendu ou une mycose cutanée (dermatophytie du tronc).
Une consultation médicale rapide s’impose dans les situations suivantes :
Démangeaisons accompagnées de fièvre, frissons ou altération de l’état général ;
Apparition d’un placard rouge, chaud et douloureux (suspicion d’érysipèle ou de cellulite infectieuse) ;
Prurit intense et diffus associé à un ictère, une perte de poids inexpliquée ou des sueurs nocturnes (à évoquer une cause systémique : hépatopathie, lymphome, IRC) ;
Prurit unilatéral en bande avec sensation de brûlure (zona à traiter idéalement dans les 72 premières heures par antiviral) ;
Démangeaisons rebelles à tout traitement local depuis plus de 6 semaines.
Boutons qui grattent dans le dos : causes et diagnostic
Les boutons qui démangent dans le dos sont un motif fréquent de consultation dermatologique. Leur origine est très variable — infectieuse, inflammatoire, allergique ou parasitaire — et la localisation dorsale est souvent trompeuse car le patient ne voit pas directement les lésions. Le tableau clinique, l’âge, le contexte et l’aspect des boutons orientent le diagnostic.
Tableau diagnostic différentiel — boutons prurigineux dans le dos
Diagnostic
Aspect typique
Signe distinctif
Qui ?
Acné du dos (bacné)
Comédons, papules rouges, pustules, parfois nodules kystiques
Touche aussi le visage et le décolleté — aggravé par sac à dos, transpiration, après-shampoing gras
Adolescents, adultes jeunes, femmes adultes
Folliculite du dos
Petites pustules centrées sur un poil, halo rouge, légèrement douloureuses
Zones de frottement, sport, épilation. Forme mycosique (Malassezia) : boutons uniformes sur épaules/dos, aggravés par la chaleur
Tous âges — sportifs, sujets sudoraux
Pityriasis versicolor
Taches rondes brun-beige ou décolorées, légèrement squameuses, peu ou pas prurigineuses
S’éclaircissent en été (peau autour bronze, taches restent blanches). Signe du copeau de cire positif
Adultes jeunes — chaleur et sudation
Pityriasis rosé de Gibert
Médaillon initial unique puis efflorescence de petites plaques ovales en « branches de sapin » dans le dos
Médaillon précède l’efflorescence de 1–2 semaines. Prurit variable. Guérit spontanément en 6–8 semaines
Adultes jeunes, printemps/automne
Zona dorsal
Vésicules regroupées en bouquet sur une bande unilatérale dans le dos — ne dépasse pas la ligne médiane
Douleurs brûlantes ou névralgiques précédant l’éruption de 1–3 jours. Toujours unilatéral
Adultes >50 ans, immunodéprimés
Gale
Sillons et papules, prurit intense nocturne, dos rarement atteint (sauf ches l’enfant) avec espaces interdigitaux, poignets, sexe
Prurit nocturne majeur, atteinte de l’entourage, sillons scabieux pathognomoniques
Tous âges — épidémies familiales/collectives
Dermatite atopique
Plaques rouges, squameuses, lichénifiées par le grattage
Antécédents atopiques (asthme, rhinite), sécheresse cutanée, évolution par poussées
Enfants, adultes jeunes atopiques
Prurigo
Papules ou nodules excoriés, croûteux, cicatrices de grattage
Boutons regroupés sur le haut du dos et les bras — souvent réactionnel (piqûres, atopie)
Enfants, adultes atopiques
Urticaire
Plaques rouges en relief, ressemblant à des piqûres d’orties, fugaces (<24h par lésion)
Lésions migratrices et fugaces — disparaissent et réapparaissent ailleurs. Prurit intense.
Tous âges — souvent cause non identifiée
Molluscum contagiosum
Petites papules hémisphériques translucides avec dépression centrale (ombilic)
Souvent sur ou autour de plaques d’eczéma. Très contagieux par contact direct.
Enfants, adultes immunodéprimés
Impétigo
Vésicules puis croûtes mielleuses jaunâtres
Contagieux, souvent sur fond de lésions préexistantes (eczéma, grattage). Fièvre possible.
Enfants surtout
Les diagnostics en détail
Acné du dos (« bacné »)
Acné du dos — boutons rouges prurigineux
L’acné du dos est souvent plus sévère que l’acné du visage en raison de la densité élevée des glandes sébacées sur le dos et les épaules. Les facteurs aggravants spécifiques au dos : sac à dos (occlusion et frottement), après-shampoing ou conditionneur gras qui coule dans le dos, vêtements synthétiques, transpiration après le sport. Le traitement associe nettoyants doux, peroxyde de benzoyle en lotion, et en cas de formes modérées à sévères, antibiothérapie orale ou isotrétinoïne.
Folliculite du dos — bactérienne ou mycosique
La folliculite bactérienne (Staphylococcus aureus) donne des pustules centrées sur un poil, douloureuses à la pression. La folliculite à Malassezia (anciennement folliculite à Pityrosporum) est une forme mycosique souvent méconnue : elle donne des boutons uniformes, arrondis, peu inflammatoires, sur les épaules et le haut du dos, très prurigineux, aggravés par la chaleur et l’humidité. Elle ne répond pas aux antibiotiques mais répond aux antifongiques (kétoconazole shampooing, fluconazole oral). Le diagnostic différentiel avec l’acné est parfois difficile.
Pityriasis versicolor
Infection mycosique superficielle due à Malassezia furfur, le pityriasis versicolor se présente comme des taches brun-beige ou dépigmentées, légèrement squameuses, sur le dos, les épaules et le torse. Le prurit est variable, souvent modéré. Son signe caractéristique est la dépigmentation estivale — les taches restent blanches quand la peau environnante bronze. Traitement par antifongiques locaux (kétoconazole shampooing en application sur le dos) ou oraux.
Zona dorsal ⚠️
⚠️ Zona dorsal — traitement urgent dans les 72 heures. Le zona est une réactivation du virus varicelle-zona (VZV) sur un métamère dorsal. Il se manifeste par des douleurs brûlantes ou névralgiques précédant l’éruption de 1 à 3 jours, puis des vésicules groupées en bouquet sur une bande unilatérale ne dépassant jamais la ligne médiane. L’antiviral (valaciclovir 3g/j pendant 7 jours) doit être instauré dans les 72 heures après l’apparition des vésicules pour réduire le risque de névralgie post-zostérienne chronique.
Gale du dos
La gale du sujet propre peut se présenter de façon atypique sur le dos avec peu de lésions visibles mais c’est très rare car le dos est rarement touché. Le signe cardinal reste le prurit nocturne majeur et l’atteinte simultanée de plusieurs membres du foyer. Chez les immunodéprimés et les personnes âgées, la gale norvégienne (croûteuse) peut donner des boutons très nombreux dans le dos.
Pityriasis rosé de Gibert
Pityriasis rosé — le médaillon initial dans le dos
Le pityriasis rosé débute par un médaillon initial unique sur le tronc (souvent le dos), puis une efflorescence de lésions secondaires en « branches de sapin » dans le dos. Prurit variable. Guérison spontanée en 6 à 8 semaines sans traitement. D’origine virale probable (HHV-6/7).
— Les boutons s’accompagnent de douleurs brûlantes ou de névralgies — évoquer un zona
— L’éruption est strictement unilatérale dans le dos
— Des vésicules (petites cloques) apparaissent sur une bande de peau
— Le prurit est nocturne intense et touche d’autres membres du foyer — gale
— Les boutons s’accompagnent de fièvre
— L’éruption s’étend rapidement sur tout le corps
— Les lésions ne guérissent pas malgré un traitement local bien conduit
Questions fréquentes sur les boutons du dos qui grattent
Comment distinguer l’acné du dos d’une folliculite à Malassezia ?
C’est l’une des confusions les plus fréquentes — et la plus importante à corriger car le traitement est radicalement différent. L’acné du dos présente des comédons (points noirs et blancs), des papules inflammatoires de tailles variées et éventuellement des kystes. La folliculite à Malassezia donne des boutons très uniformes en taille (2–4 mm), arrondis, sans comédons, sur les épaules et le haut du dos, très prurigineux, aggravés par la chaleur et la transpiration. Elle ne répond pas aux antibiotiques — l’échec d’un traitement antibiotique pour « acné du dos » doit faire évoquer ce diagnostic. Un shampoing au kétoconazole laissé en contact 5 minutes sur le dos (comme un masque) constitue un bon test thérapeutique.
Le pityriasis versicolor démange-t-il dans le dos ?
Le prurit est variable dans le pityriasis versicolor — certains patients ne ressentent aucune démangeaison, d’autres un prurit modéré, surtout à la chaleur ou lors de la transpiration. Ce qui attire surtout l’attention est l’aspect cosmétique : des taches inesthétiques brun-beige ou blanches dans le dos. En été, la dépigmentation des taches contrastant avec le bronzage de la peau saine est souvent le premier signe qui amène à consulter. Le traitement antifongique est efficace mais des récidives sont fréquentes — notamment en cas de tendance à la sudation importante.
Un zona dans le dos peut-il se présenter uniquement comme des démangeaisons sans boutons visibles ?
Oui — c’est le zona sans éruption (zoster sine herpete). La phase pré-éruptive du zona peut durer 1 à 5 jours et se manifester uniquement par des douleurs ou des démangeaisons en bande unilatérale, avant l’apparition des vésicules. Chez les patients âgés ou immunodéprimés, l’éruption peut être très discrète. Toute douleur unilatérale en bande dans le dos, même sans lésion visible, doit faire évoquer un zona et conduire à une consultation dermatologique urgente — le traitement antiviral est d’autant plus efficace qu’il est précoce.
Les boutons dans le dos peuvent-ils être liés au stress ?
Indirectement — le stress n’est pas une cause directe de boutons dans le dos, mais il est un facteur aggravant bien documenté pour l’acné (via la stimulation des glandes sébacées par le cortisol), l’eczéma atopique (via la dysrégulation immunitaire), et le prurigo (cercle vicieux grattage-prurit). Il peut aussi déclencher une récurrence du zona chez les personnes âgées immunodéprimées par le stress. En revanche, l’urticaire chronique est souvent aggravée par le stress psychologique.
Le bronzage est une réaction de défense de la peau
Nous avons dans la peau des cellules pigmentaires appelées mélanocytes, chargées de déposer de la mélanine dans la peau pour la protéger, explications :
Lorsque vous regardez un objet noir, il vous apparait noir car il absorbe la lumière alors que l’objet blanc la reflète dans votre oeil
Le noir absorbe donc la lumière et c’est pour cela qu’il chauffe au soleil plus que le blanc car il absorbe les infrarouges
La peau mate ou noire comporte à sa superficie une fine couche de pigment plus ou moins foncée qui absorbe les UV et protège les couches profondes de la peau
Au début de l’évolution de l’espèce humaine, tous les hominidés étaient noirs et venaient d’Afrique. Lors des migrations dans l’hémisphère Nord, les hominidés à peau plus claire se sont retrouvés favorisés car ils avaient notamment besoin de moins de soleil pour synthétiser la vitamine D (voir l’article Soleil et peau). Les premiers hommes à peau noire ont donc progressivement disparu de l’hémisphère Nord au fil de l’évolution, plus sujets notamment au rachitisme (carence en vitamine D).
Les peaux mates ou noires ayant la couche de pigment qui empêche la pénétration des UV, ils ont très rarement des coups de soleil (brulures de la peau) contrairement aux peaux claires qui brulent car elles laissent passer les UV dans la peau.
Ainsi, la peau tend à se pigmenter lorsqu’elle est confrontée aux rayons du soleil pour tenter d’absorber le plus de rayons en superficie et les empêcher de faire des dégâts dans les couches profondes
Est-ce que tout le monde peut bronzer?
Plus la peau est riche en mélanocytes, plus elle va pouvoir se pigmenter au soleil
Ainsi, les peaux mates, riches en mélanocytes, bronzent vite et beaucoup, alors qu’à l’autre extrême les peaux claires (roux ou blonds aux yeux clairs), ayant moins de mélanocytes, ne sont pas équipés pour affronter le soleil et bronzer. Ils obtiendront péniblement un petit hâle au prix de rougeurs voire de coups de soleil
Si vous avez la peau claire donc, fuyez le soleil et ne tentez pas de bronzer, vous bruleriez
Comment préparer sa peau au bronzage ?
Il est donc important pour permettre à la peau d’être plus à même de se protéger du soleil par un bronzage doux, sans coups de soleil :
avoir une peau bien hydratée
avant le début des expositions solaires, car la barrière cutanée protège un peu du soleil et une peau sèche ou lésée y est plus sensible
mettre des crèmes solaires efficaces (minimum indice 30 contre les UVB, et protégeant aussi contre les UVA)
20 minutes avant le début de l’exposition puis toutes les deux heures et après les bains, sur tout le corps.
les UV en cabine ne sont pas recommandés
pour préparer la peau car ils ne font qu’ajouter des UV artificiels aux UV naturels que l’ont prendra après.
Un cancer sur trois dans le monde est un cancer de la peau et le nombre de cancers de la peau est en augmentation depuis 30 ans, à tel point que l’Organisation Mondiale de la Santé a recommandé récemment d’éviter les UV artificiels, arguant que « l’utilisation croissante des lits de bronzage associée au désir d’être bronzé parce que c’est à la mode seraient les principales raisons de cette augmentation rapide du nombre de cancers cutanés ». De plus, deux études récentes ont mis en évidence une augmentation de 25 à 30% du risque de mélanome chez les personnes ayant reçu des UV en cabine !
les photoprotecteurs internes (carotène… )
sont quant à eux assez peu protecteurs et ils tendent généralement à s’exposer plus car on se croit protégé. Les dermatologues ne les recommandent donc généralement pas à cause de ce mésusage.
il faut surtout éviter le coup de soleil et s’exposer très progressivement. Il convient aussi d’éviter le soleil entre 11 et 16h, de favoriser une protection vestimentaire et de chercher l’ombre (en savoir plus sur la protection solaire)
Il faut donc savoir modérer ses expositions solaires et savoir que la vie courante (travailler, faire des courses ) dans un pays ensoleillé est déjà considérée comme une forte exposition.
Il ne faut en effet jamais oublier que la lumière voyage à 300 000 kms/seconde : le fait de bouger, faire du vélo, des courses… ne nous protège donc pas du tout même si la sensation de chaleur n’est pas présente
Peut-on bronzer avec une crème solaire?
Tout dépend de votre type de peau: les peaux mates, riches en mélanocytes, bronzent vite et beaucoup, alors qu’à l’autre extrême les peaux claires (roux ou blonds aux yeux clairs), ayant moins de mélanocytes, ne sont pas équipés pour affronter le soleil et bronzer. Ils obtiendront péniblement un petit hâle au prix de rougeurs voire de coups de soleil
Mais ceci dépend peu de la présence ou non de crème solaire : les peaux mates bronzeront vite même avec une creme solaire et les peaux claires bronzeront de toute façon lentement ou très peu mais la crème évitera surtout les coups de soleil
Il faut donc mettre des crèmes solaires efficaces (minimum indice 30 contre les UVB, et protégeant aussi contre les UVA)
20 minutes avant le début de l’exposition puis toutes les deux heures et après les bains, sur tout le corps.
Peut-on bronzer sous un parasol?
Absolument ! Le parasol filtre une partie seulement des rayons ultra-violets (UV) émis par le soleil. De plus, vous recevez sous le parasol une quantité non négligeable d’UV réfléchis par l’eau ou le sable. On estime en effet que l’eau réfléchit 5 % des UV et le sable 20 % !
Vous bronzerez donc sous le parasol, et vous obtiendrez même un bronzage progressif sans subir de coup de soleil, que l’on redoute tant pour la peau.
Faire tenir le bronzage : comment garder son bronzage?
Quelques mesures permettent de tenir un meilleur bronzage
Ne pas vouloir bronzer trop vite
Il faut avoir à tout prix éviter les coups de soleil et avoir suivi les conseils de protection solaire :
Un bronzage acquis trop brutalement ou rapidement est souvent de mauvaise qualité car associé à des dégats cutanés responsables de desquamation qui le font partir
Les dermatologues ne le répèteront jamais assez : il faut se protéger du soleil en évitant les expositions entre 11 et 17 h, les expositions longues du type « bain de soleil » et les UV en cabine. N’hésitez pas à prendre l’habitude de porter une protection vestimentaire : T-Shirt à ou chemise légère à manches longues, chapeau avec bords larges, pantalon léger… et appliquez des crèmes solaires efficaces (minimum indice 30 contre les UVB, et protégeant aussi contre les UVA), toutes les deux heures et après les bains.
Un bronzage progressif et lent respectera plus votre peau et tiendra plus longtemps.
Prendre soin de sa peau pour tenir son bronzage
La peau se renouvelle et les couches superficielles de la peau sont progressivement éliminées par le phénomène de desquamation.
Plusieurs facteurs peuvent donc ralentir la disparition du bronzage.
Après l’été, évitez les activités qui vont accélérer l’élimination des cellules superficielles
utilisation d’un gant de crin, de produits de gommage…
Hydratez régulièrement votre peau
au moyen d’un crème hydratante, car ceci renforcera l’adhésion des cellules superficielles.
Une conclusion sur le désir d’être bronzé
Quoi de plus agréable que de rentrer de vacances en ayant bonne mine? N’oubliez cependant jamais que le bronzage n’est qu’une réaction de défense de votre peau et que le soleil est un pourvoyeur de cancers et un accélérateur du vieillissement cutané… Il suffit de comparer la peau de lait d’une sœur qui sort rarement de son couvent et la peau flétrie et ridée d’une personne du même âge qui s’expose pour s’en convaincre… : la protection solaire est la meilleure prévention du vieillissement cutané.
Questions fréquentes
Je pars quinze jours en vacances et je voudrais savoir combien de temps mon bronzage perdurera ensuite ?
Le bronzage est un mécanisme de défense de la peau, qui se charge de pigment (la mélanine) en particulier dans les couches superficielles afin d’absorber les rayons du soleil qui lui sont nocifs, et de les empêcher autant que faire ce peut, de pénétrer au sein des cellules des couches profondes. Lorsque vous bronzez, il s’agit donc de la partie la plus superficielle de votre peau qui se colore. Or, la peau se renouvelle et les couches superficielles de la peau sont progressivement éliminées par le phénomène de desquamation. Plusieurs facteurs peuvent donc ralentir la disparition du bronzage. Tout d’abord, il ne faut pas chercher à bronzer trop rapidement car ceci engendrerait de dégâts importants dans les couches de la peau (irritation des cellules cutanées, voir coup de soleil qui correspond à une véritable brûlure de la peau) et un renouvellement plus important (on se met à « peler »), donc un « débronzage » plus rapide. Il est donc très important, et pas seulement pour protéger sa peau, de respecter les mesures de photo-protection : éviter les expositions entre 11h et 16h, porter des vêtements couvrants et appliquer une crème solaire de protection forte. Un bronzage progressif et lent respectera plus votre peau et tiendra plus longtemps. Après l’été, évitez les activités qui vont accélérer l’élimination des cellules superficielles : utilisation d’un gant de crin, de produits de gommage… Enfin, hydratez régulièrement votre peau au moyen d’un crème hydratante, car ceci renforcera l’adhésion des cellules superficielles. Mais n’oubliez jamais que le bronzage n’est qu’une réaction de défense de votre peau et que le soleil est un pourvoyeur de cancers et un accélérateur du vieillissement cutané… Il suffit de comparer la peau de lait d’une sœur qui sort rarement de son couvent et la peau flétrie et ridée d’une personne du même âge qui s’expose pour s’en convaincre… : la protection solaire est la meilleure prévention du vieillissement cutané.
Il s’agit d’une réaction entre le parfum et le soleil, provoquant après exposition, l’apparition de vastes nappes brunes sur toute la surface d’application du parfum sur la peau.
Ces nappes brunes peuvent être difficiles à faire disparaître et rester longtemps sur la peau.
Il est donc préférable d’éviter d’appliquer votre parfum sur les zones exposées au soleil (cou, décolleté…) au risque de voir apparaître de vastes plages brunes.
Cette dermite pigmentogène n’est pas l’apanage du parfum ou de l’eau de toilette, mais elle peut aussi se voir avec les cosmétiques parfumés (crèmes solaires notamment).
Il est donc recommandé d’éviter d’appliquer des cosmétiques parfumés sur les zones exposées au soleil et d’éviter les crèmes solaires parfumées, même si elles sont agréables.
Questions fréquentes
J’aime être parfumée même sous le soleil. Qu’est-ce que je risque?
Le parfum peut provoquer une dermite pigmentogène lors de son exposition au soleil. Il s’agit d’une réaction entre le parfum et le soleil, provoquant après exposition, l’apparition de vastes nappes brunes sur toute la surface d’application du parfum sur la peau. Ces nappes brunes peuvent être difficiles à faire disparaître et rester longtemps sur la peau. Il est donc préférable d’éviter d’appliquer votre parfum sur les zones exposées au soleil (cou, décolleté…) au risque de voir apparaître de vastes plages brunes. Cette dermite pigmentogène n’est pas l’apanage du parfum ou de l’eau de toilette, mais elle peut aussi se voir avec les cosmétiques parfumés (crèmes solaires notamment). Il est donc recommandé d’éviter d’appliquer des cosmétiques parfumés sur les zones exposées au soleil et d’éviter les crèmes solaires parfumées, même si elles sont agréables.
Attention à l’apparition de vastes tâches brunes sur votre peau exposée au soleil à l’endroit où vous avez appliqué votre parfum.
Points noirs : causes, traitement et comment s’en débarrasser
Les points noirs — appelés médicalement comédons ouverts — sont une forme d’acné rétentionnelle très fréquente, surtout sur le nez, le front et le menton. Ils résultent de l’accumulation de sébum oxydé et de cellules mortes dans le follicule pilo-sébacé. Ils ne sont pas dangereux, mais peuvent évoluer vers des boutons inflammatoires en cas de manipulation. Il existe des traitements efficaces, des produits en vente libre jusqu’aux rétinoïdes prescrits par le dermatologue.
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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Un point noir est un follicule pilo-sébacé obstrué par un bouchon de sébum et de cellules mortes (kératine). Contrairement au microkyste (comédon fermé, blanc), le point noir est ouvert à la surface de la peau : le sébum au contact de l’air s’oxyde et se pigmente en noir ou brun foncé — c’est cette oxydation, et non la saleté, qui lui donne sa couleur caractéristique.
Lorsqu’on presse un point noir, le sébum sort sous la forme d’un filament blanc — d’où le surnom populaire de « ver de peau ». Cette manipulation est fortement déconseillée : elle traumatise le follicule, favorise l’infection bactérienne et peut transformer un simple comédon en bouton inflammatoire, kyste ou cicatrice.
⚠️ Ne jamais presser ses points noirs. La manipulation expose à : infection à staphylocoque, kyste épidermoïde, cicatrice déprimée, hyperpigmentation post-inflammatoire. Le traitement médical est bien plus efficace et sans risque.
Pourquoi a-t-on des points noirs ?
La cause principale est une production excessive de sébum (séborrhée) stimulée par les androgènes — ce qui explique leur apparition surtout à l’adolescence et chez les personnes à peau grasse. Le sébum en excès obstrue progressivement le follicule avec les cellules mortes de l’épiderme (hyperkératose folliculaire).
Les zones les plus touchées sont les plus riches en glandes sébacées : nez, front, menton (la zone T) et dos. Plusieurs facteurs aggravent les points noirs : cosmétiques comédogènes (huiles minérales, corps gras), certains médicaments (corticoïdes, progestatifs androgéniques), transpiration excessive et frottement mécanique répété.
💡 Points noirs ≠ saleté. La couleur noire est due à l’oxydation du sébum au contact de l’air. Se laver le visage trop souvent n’élimine pas les points noirs — cela irrite la peau et stimule davantage la production de sébum.
Comment se débarrasser des points noirs ?
Produits en vente libre
Les actifs à rechercher : acide salicylique (kératolytique, pénètre dans le follicule), acide glycolique ou lactique (exfoliants de surface), zinc (séborégulateur), niacinamide (réduit la production de sébum, resserre les pores) et rétinol (forme douce des rétinoïdes sans ordonnance). Utiliser exclusivement des produits de soin « non comédogènes » — crèmes de jour, crèmes solaires, fonds de teint.
Traitements prescrits par le dermatologue
Les traitements les plus efficaces sont les rétinoïdes topiques (trétinoïne, adapalène, tazarotène) — disponibles uniquement sur ordonnance. Ils normalisent le renouvellement cellulaire folliculaire et réduisent la production de sébum. Résultats visibles après 8 à 12 semaines. Ils nécessitent une photoprotection rigoureuse.
Le nettoyage de peau dermatologique (extraction des comédons après vapeur, par le dermatologue) est bien plus complet qu’un nettoyage en institut de beauté. Dans les formes étendues, le peeling chimique (acide glycolique ou salicylique) et la photothérapie lumière bleue peuvent être proposés en complément.
Presser les points noirs traumatise le follicule et introduit des bactéries en profondeur — transformant un comédon bénin en kyste ou en cicatrice. Les bandelettes adhésives (« pore strips ») n’agissent qu’en surface et les points noirs réapparaissent en quelques jours. Les nettoyants abrasifs trop fréquents irritent la barrière cutanée et stimulent en réponse la production de sébum. Les cosmétiques comédogènes (huiles végétales riches, corps gras occlusifs) alimentent directement l’obstruction folliculaire.
Questions fréquentes sur les points noirs
Quelle est la différence entre un point noir et un point blanc ?
Le point noir (comédon ouvert) est exposé à l’air — le sébum s’oxyde et noircit. Le point blanc (comédon fermé, microkyste) est recouvert d’une fine couche de peau — il reste blanc ou chair. Les deux répondent aux mêmes traitements : rétinoïdes topiques, acide salicylique.
Combien de temps faut-il pour voir les résultats d’un traitement ?
Les rétinoïdes topiques nécessitent 8 à 12 semaines avant une amélioration significative. Les produits en vente libre (acide salicylique, niacinamide) peuvent montrer des résultats partiels en 4 à 6 semaines. La patience est indispensable — arrêter trop tôt est la première cause d’échec.
Les points noirs sont-ils liés à l’alimentation ?
Les données scientifiques suggèrent que les aliments à index glycémique élevé (sucres rapides, pain blanc, sodas) et la consommation de lait écrémé peuvent aggraver l’acné en stimulant la production de sébum via l’insuline et l’IGF-1. L’effet est modeste et variable selon les individus — une alimentation équilibrée est recommandée mais ne remplace pas le traitement.
Les points noirs disparaissent-ils avec l’âge ?
Ils s’améliorent souvent après 20-25 ans avec la baisse de la stimulation androgénique. Mais chez les personnes à peau grasse, ils peuvent persister à l’âge adulte — notamment chez la femme autour de la ménopause. Il n’y a pas d’âge limite.
Les points noirs sur le nez sont-ils tous des comédons ?
Pas toujours. Les petits points sombres visibles sur le nez et les joues de nombreuses personnes sont souvent des pores dilatés naturellement contenant du sébum — et non de véritables comédons pathologiques. Ils ne nécessitent pas de traitement médical. Un dermatologue peut faire la différence à l’examen.
Les pore strips (bandelettes) sont-elles efficaces ?
Elles donnent une satisfaction visuelle immédiate en retirant le contenu superficiel des pores, mais n’agissent pas sur la cause — les points noirs réapparaissent en quelques jours. Utilisées trop souvent, elles peuvent fragiliser et élargir les pores. Elles ne remplacent pas un traitement de fond.
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POINTS NOIRS ET PORES DILATES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les compléments alimentaires destinés à protéger la peau du soleil contiennent le plus souvent des pigments d’origine végétale et des anti-oxydants.
Des pigments
Les pigments sont des molécules capables d’absorber une partie des rayons ultra-violets émis par le soleil. Il s’agit le plus souvent de caroténoides et en particulier du béta carotène qui comme son nom l’indique est contenu en grande quantité dans les carottes et leur confère leur couleur orange.
Mais les caroténoides sont aussi présents dans de nombreux fruits (abricot, mangue, melon…) et légumes (persil, épinards, laitue, cresson, brocoli…).
Des anti oxydants
Les anti oxydants sont des molécules qui s’opposent au phénomène d’oxydation des cellules, un mécanisme biologique qui joue un rôle dans le vieillissement et le risque de cancérisation des cellules. Les anti oxydants généralement utilisés dans les compléments alimentaires sont des vitamines (vitamine C qu’on trouve en grande quantité dans les agrumes ou les kiwis, vitamine E contenue dans l’huile de tournesol ou d’olive…) et des flavonoides contenus dans le soja, le thé vert, le raisin, le glutathion, les dérivés de la cystéine, le sélénium, ou le zinc…
Effet protecteur vis-à-vis des dégats liés au soleil?
Les antioxydants (vitamines E et C, le glutathion, les dérivés
de la cystéine, le sélénium, ou le zinc) peuvent prévenir le coup de soleil et les cancers de la peau induits par les UV dans les études précliniques chez l’animal
Cependant, cet effet préventif sur les cancers n’a jamais été démontré chez l’homme et les antioxydants pourraient protéger un peu des coups de soleil, mais de manière bien moins efficace qu’une crème solaire
Dans l’étude nutritionnelle de grande ampleur Su.Vi.Max, l’apport d’antioxydants a diminué la fréquence de l’ensemble des cancers chez l’homme, mais cet apport a légèrement augmenté la fréquence des cancers de la peau chez les femmes, avec un retour à la normal à l’arrêt de
la supplémentation
De même, un excès d’antioxydants pourrait favoriser la prolifération cellulaire chez les personnes ayant des lésions précancéreuses (ce qui a été
démontré par exemple avec l’apport de vitamine C chez les fumeurs).
Régime méditerranéen versus compléments alimentaires
Une alimentation riche en fruits et légumes (plus d’un demi kilogramme par jour) apporte beaucoup de ces molécules mais aussi, et contrairement aux gélules, les fruits et légumes apportent d’autres substances bénéfiques pour l’organisme telles que fibres ou oligo éléments.
L’utilisation de compléments alimentaires a donc beaucoup moins d’utilité si le régime est déjà riche en fruits et légumes.
La peau est constituée de deux couches posées l’une sur l’autre, l’épiderme en superficie et le derme en profondeur.
Tout acte qui atteint le derme risque de provoquer une cicatrice.
Qu’est-ce qu’un grain de beauté?
Un grain de beauté est un amas de cellules pigmentaires, les mélanocytes et il a généralement une composante dermique, ce qui signifie que l’ablation du grain de beauté, si elle est complète et emporte sa partie profonde dermique, qu’elle soit réalisée au bistouri ou au laser, risque de créer des lésions dans le derme et donc de provoquer une cicatrice.
Cicatrice après avoir enlevé un grain de beauté
La décision de faire enlever un grain de beauté doit toujours être prise en sachant que ce risque cicatriciel existe. Si le risque est acceptable lorsque l’ablation du grain de beauté est réalisée pour raison médicale (lésion douteuse dont on souhaite l’analyse), il l’est moins lorsqu’il s’agit d’un acte esthétique.
La qualité de la cicatrice dépendra quant à elle de nombreux facteurs tels que la profondeur et la largeur de l’ablation (plus elle est profonde et large, plus le risque cicatriciel est important), les soins apportés à la plaie (application de crèmes, de pansements qui favorisent la cicatrisation…) et surtout la propension de votre peau à faire de belles cicatrices. On dit en effet souvent que ce n’est pas le médecin qui fait une belle cicatrice mais le patient.
Différence entre laser et chirurgie
Au sujet des techniques d’ablation, il faut savoir que la différence principale entre le laser et le bistouri réside dans leur mode d’action : le bistouri coupe et le laser détruit en carbonisant. Cependant, l’acte d’ablation d’un grain de beauté au laser est un véritable acte chirurgical, au même titre que l’acte classique au bistouri.
Le traitement au laser présente des avantages et des inconvénients comparativement au bistouri. Le laser permet de déterminer plus facilement la profondeur de l’intervention (donc de la réduire pour diminuer le risque cicatriciel) et il ne fait pas saigner. Il a par contre des inconvénients dus à son mode d’action qui est la carbonisation, c’est-à-dire la destruction de la lésion : le grain de beauté étant détruit, il n’est pas possible de l’envoyer en analyse. Ceci ne permet donc pas d’avoir la preuve que le grain de beauté est bénin et la technique au laser doit par conséquent être réservée aux grains de beauté pour lesquels il existe une certitude de bénignité rien qu’en les observant. L’absence d’analyse a un autre inconvénient : il est impossible de savoir si tout le grain de beauté été enlevé. Or, s’il reste un peu de grain de beauté dans la peau, il peut « repousser ».
La technique au laser ne permet donc pas de certifier qu’il n’y a pas de risque de récidive du grain de beauté et ne devrait pas être utilisée car toute ablation de point de beauté nécessite une analyse pour certifier de sa bénignité
La méduse possède des tentacules recouverts de cellules urticantes appelées nématocystes, qui injectent un venin toxique au moindre contact avec la peau, même lorsque la méduse est échouée sur le sable.
La gravité de la brûlure dépend de l’espèce de méduse, de la surface de peau touchée et du terrain de la personne (enfant, allergique, antécédent cardiaque).
En cas de brûlure importante (étendue, plaies, signes généraux) ou de contact dans des eaux tropicales, consulter un médecin sans tarder.
En cas de brûlure modérée dans des eaux tempérées, les gestes décrits ci-dessous permettent de limiter les dommages et d’accélérer la guérison.
Filaments de méduse contenant les substances urticantes
Symptômes
On reconnaît la brûlure de méduse à la disposition linéaire et sinueuse des lésions, correspondant au trajet des tentacules sur la peau.
Les lésions apparaissent dans les premières minutes du contact par effet toxique direct du venin :
– plaques rouges et gonflées ressemblant à de l’urticaire, avec une sensation de brûlure intense et de prurit,
– parfois des vésicules (petites cloques) ou des bulles remplies de liquide clair,
– dans les formes sévères : lésions hémorragiques ou nécrotiques nécessitant une consultation médicale urgente.
La régression spontanée survient en 10 à 15 jours pour les formes simples.
Les plaies et nécrosess cicatrisent plus lentement et peuvent laisser des séquelles : lésions lichénoïdes, réactions granulomateuses, voire des taches brunes persistantes ou des cicatrices chéloïdes.
Consulter un médecin sans attendre en cas de :
– malaise, vertiges, difficultés respiratoires ou palpitations,
– gonflement qui ne régresse pas ou s’étend,
– aggravation ou extension rapide de l’éruption,
– lésions vésiculeuses, hémorragiques ou nécrotiques,
– contact avec une méduse tropicale (physalie, cuboméduse) ou enfant en bas âge.
Ce qu’il ne faut pas faire
Certains gestes instinctifs aggravent la brûlure en stimulant la décharge des nématocystes encore fixés à la peau :
– Ne pas frotter la zone atteinte avec les mains, un tissu ou du sable.
– Ne pas rincer à l’eau douce : le choc osmotique provoque l’explosion des nématocystes et libère davantage de venin.
– Ne pas appliquer de vinaigre ni d’alcool : contrairement à une idée reçue répandue, ces substances peuvent activer les nématocystes de certaines espèces (notamment les cuboméduses) et aggraver la brûlure.
– Ne pas appliquer de glace ni d’eau froide : inefficace sur les toxines et potentiellement activateur des nématocystes résiduels.
– Ne pas poser de pansement compressif ni de bandage : la pression favorise la libération de toxines supplémentaires par les nématocystes.
– Ne pas uriner sur la plaie : geste populaire sans aucune efficacité démontrée et potentiellement délétère.
Ce qu’il faut faire
Sortir de l’eau immédiatement
Quitter l’eau dès le contact pour éviter une exposition supplémentaire aux tentacules.
Rincer abondamment à l’eau de mer ou au sérum physiologique
Ce rinçage doit être abondant et durer plusieurs minutes pour éliminer les fragments de tentacules et les nématocystes non déchargés sans les activer. En l’absence d’eau de mer, le sérum physiologique (NaCl 0,9 %) est l’alternative de référence.
Retirer les filaments résiduels
Avec un gant, une pince ou une carte rigide (ne jamais utiliser les doigts nus), retirer délicatement les filaments visibles collés à la surface de la peau en les soulevant sans frotter ni presser.
Désinfecter
Appliquer un antiseptique doux de type chlorhexidine aqueuse sur les lésions. Éviter les antiseptiques alcoolisés.
Baigner les zones atteintes dans l’eau chaude
L’immersion dans une eau à 45 °C maximum pendant 20 minutes minimum permet de soulager la douleur et de dénaturer les toxines thermolabiles du venin. C’est le geste antalgique le plus efficace disponible en dehors d’un cadre médical.
Soulager la douleur
– Antalgiques oraux de palier 1 (paracétamol) si la douleur est importante.
– Un antihistaminique oral peut réduire le prurit et la réaction urticarienne.
– Une courte cure de dermocorticoïde topique peut être discutée par le médecin en cas de réaction inflammatoire locale importante.
Protéger la cicatrisation
– Éviter toute exposition au soleil des zones atteintes jusqu’à cicatrisation complète.
– Après cicatrisation, si des rougeurs ou des traces persistent, les protéger impérativement du soleil avec un écran SPF 50+ pour éviter qu’elles ne se transforment en taches brunes durables (hyperpigmentation post-inflammatoire).
– Appliquer un émollient régulièrement sur les zones en cours de cicatrisation pour favoriser la régénération cutanée.
Cas particuliers
Méduses tropicales (physalie, cuboméduse) :
La physalie (Physalia physalis, surnommée « galère portugaise ») et les cuboméduses (notamment Chironex fleckeri) produisent des venins nettement plus puissants que les méduses méditerranéennes ou atlantiques tempérées. Toute brûlure par ces espèces constitue une urgence médicale pouvant engager le pronostic vital par arrêt cardiaque, choc anaphylactique ou insuffisance respiratoire. Ne pas attendre l’apparition de signes généraux pour consulter.
Enfants et personnes âgées :
Ces populations sont plus vulnérables aux effets systémiques du venin. Une consultation médicale est recommandée même en cas de brûlure apparemment modérée.
Personnes allergiques :
En cas d’antécédent d’allergie sévère ou d’anaphylaxie, utiliser l’adrénaline auto-injectable (stylo EpiPen®) si disponible et appeler le 15 (SAMU) sans délai.
D’autres sont invisibles : les Ultra-violets et les Infra-rouges.
Le rayonnement ayant le plus d’effet sur la peau est le rayonnement Ultra-Violet (UV), même par temps nuageux (un voile nuageux d’altitude ne bloque que 10% des UV).
Les UV peuvent avoir des effets positifs sur la peau à faible dose comme par exemple l’action antidépressive chez certaines personnes. Cet effet semble être plus lié à la lumière visible qu’aux UV. Il permet deguérir certaines maladies de la peau (psoriasis… ). Là encore il suffit de très peu d’UV (quelques minutes d’exposition qutotidienne à 17h en été suffisent pour avoir un effet bénéfique sur certaines maladies de peau en quelques jours ou semaines). Enfin, il permet la production de vitamine D (action antirachitique) mais il faut là encore très peu de soleil pour en bénéficier : il suffit de prendre un café en terrasse pendant quelques minutes avant bras nus en période estivale pour avoir synthétisé son stock quotidien de vitamine D !
Il est donc important pour permettre à la peau d’étre plus à même de se protéger du soleil :
d’avoir une peau bien hydratée
avant le début des expositions solaires, car la barrière cutanée protège un peu du soleil et une peau sèche ou lésée y est plus sensible
mettre des crèmes solaires efficaces (minimum indice 30 contre les UVB, et protégeant aussi contre les UVA)
20 minutes avant le début de l’exposition puis toutes les deux heures et après les bains, sur tout le corps.
les UV en cabine ne sont pas recommandés
pour préparer la peau car ils ne font qu’ajouter des UV artificiels aux UV naturels que l’ont prendra après.
les photoprotecteurs internes (carotène… )
sont quant à eux assez peu protecteurs et ils tendent généralement à s’exposer plus car on se croit protégé. Les dermatologues ne les recommandent donc généralement pas à cause de ce mésusage.
il faut surtout éviter le coup de soleil et s’exposer très progressivement. Il convient aussi d’éviter le soleil entre 11 et 16h, de favoriser une protection vestimentaire et de chercher l’ombre (en savoir plus sur la protection solaire)
Il faut donc savoir modérer ses expositions solaires et savoir que la vie courante (travailler, faire des courses ) dans un pays ensoleillé est déjà considérée comme une forte exposition.
Il ne faut en effet jamais oublier que la lumière voyage à 300 000 kms/seconde : le fait de bouger, faire du vélo, des courses… ne nous protège donc pas du tout même si la sensation de chaleur n’est pas présente
L’urticaire solaire provoque une éruption de boutons gonflés rosés qui démangent (urticaire) dès les premières minutes (dans la demi heure) qui suit une exposition au soleil, contrairement à la lucite qui survient généralement dans les 12 à 78 heures après le soleil
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– Les causes
– Les traitements…
L’urticaire est donc une allergie de la peau : l’aspect gonflé des papules d’urticaire (enflures de la peau) est due à une dilatation aiguë des vaisseaux de la peau, secondaire à la libération d’histamine par les mastocytes.
Causes
La cause de l’urticaire au soleil est mal connue.
Elle touche 3 femmes pour un homme avec un pic entre 30 et 50 ans
On note parfois des antécédents d’eczema atopique personnel ou dans la famille, voire de lupus, lucite… certains médicaments dont les cyclines, antibiotiques utilisés dans l’acné, peuvent avoir été pris avant l’éruption
Symptomes
L’éruption débute dans les 30 minutes qui suivent l’exposition au soleil. Elle dure entre 1 heure et une journée.
Boutons d’urticaire
Le mot urticaire provient du latin « urtica » qui signifie ortie.
L’urticaire a generalement l’aspect de boutons monomorphes ressemblant à des piqûres d’ortie qui très souvent démangent (démangeaisons), fugaces et évolutifs.
Monomorphes, l’urticaire a pour lésion élémentaire une papule oedémateuse (gonflée) rouge ou rosée (comme des piqures d’orties), isolée ou confluant en des plaques bien délimitées.
Démangeaisons : l’urticaire démange constamment sauf en cas d’urticaire systémique ou profonde, parfois féroce. L’urticaire donne donc des plaques qui grattent.
Fugaces, les lésions d’urticaire persistent quelques minutes ou quelques heures avant de disparaître sans laisser de traces.
Sur une zone exposée au soleil
L’urticaire solaire apparaît le plus souvent quelques minutes apres une exposition au soleil, notamment sur les zones qui etaient protegees du soleil et ont ete recemment exposees.
Urticaire sur une zone exposée au soleil
Il peut s’étendre ensuite sur les zones couvertes
L’urticaire au soleil est habituellement suivie d’une période réfractaire de 24 à 48 h succédant à une poussée d’urticaire solaire au cours de laquelle une nouvelle exposition ne déclenche pas de lésion
Le diagnostic de l’urticaire au soleil passe le plus souvent par la réalisation de phototests.
Formes atypiques
L’éruption urticariforme typique peut manquer et on peut observer des formes tronquées d’urticaire solaire telles que :
Simple rougeur qui démange dans les 30 minutes après exposition solaire
Eruption localisée sur quelques zones exposées seulement (« fixed solar urticaria »)
Importance des manifestations générales associées : maux de tête, malaise, palpitations (risque de choc anaphylactique)…
Soigner l’urticaire solaire
Le traitement de l’urticaire solaire est souvent difficile et requiert notamment une
l’utilisation d’antihistaminiques à forte dose et de plusieurs types avant les expositions
une UVA-thérapie et/ou UVB TL01
Voire des Gamma globulines IV, de la Ciclosporine, une Plasmaphérèse…
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Photosensibilisation = produit photosensibilisant + soleil
Allergie solaire due a un medicament
La photosensibilisation résulte de la conjonction d’une substance photosensibilisante (par application sur la peau = photosensibilisation externe ou par ingestion par voie orale = photosensibilisation interne) et du soleil
Comment reconnaitre la photosensibilisation
L’éruption apparait après les expositions solaires et les boutons tendent à disparaitre en hiver
En cas de photosensibilisation interne, les boutons siégent électivement sur les zones exposées au soleil, et sont souvent délimités par les vêtements.
Ainsi, habituellement, seuls le visage, le décolleté, la nuque, le dos des mains et les avant-bras sont atteints sauf en cas d’exposition à la plage par exemple
En cas de photosensibilisation de contact externe, les boutons sont localisés là où a été appliquée la substance photosensibilisante. Ainsi, une photosensibilisation à une crème de jour va se manifester uniquement par des lésions du visage, une photosensibilisation à une crème anti-inflammatoire va entraîner des boutons au niveau de l’articulation traitée etc.
Attention en cas d’allergie à la creme solaire, la photosensibilisation peut mimer une photosensibilisation interne si la creme a été mise sur toutes les zones photoexposées
Reconnaitre le type de photosensibilité
Les réactions phototoxiques
Ce ne sont pas à proprement parler des allergies, mais des réactions pouvant survenir chez tout le monde, sans hypersensibilité, à la simple condition que la personne ait dans la peau le photosensibilisant et soit exposée de façon assez intense aux UV.
Elle se manifeste par une rougeur intense de la peau, parfois avec décollements bulleux, évoquant un coup de soleil mais anormal pour un temps d’exposition minime.
Elle peut laisser des taches brunes, notamment avec les parfums ou les plantes.
Les réactions photoallergiques ne surviennent que chez des personnes préalablement sensibilisés à l’allergène. Il s’agit donc à proprement parler d’allergies, provoquant le plus souvent un eczema au soleil
Il peut survenir après une exposition même minime au soleil (derrière les vitres d’une voiture, ciel voilé… )
Au début, l’eczema est localisé aux zones exposées au soleil puis il peut s’étendre aux zones protégées.
Quelle est la substance photosensibilisante en cause?
On distingue les agents externes (contact avec la peau) et internes (aliments, médicaments… )
photosensibilisation externe :
En cas de photosensibilisation externe par contact, l’identification de la substance responsable se trouve au sein tous les produits utilisés sur la peau : médicaments par voies locale, cosmétiques, végétaux, parfums…
Si l’interrogatoire ne permet pas d’identifier formellement le produit responsable de la photosensibilisation, il faut avoir recours à des photo patch-tests. Cette technique d’exploration photobiologique va être pertinente en cas de photo-allergie. En revanche, n’importe quelle substance phototoxique irradiée avec des UV peut induire un photopatch-test positif. Dès lors, la simple découverte d’un photopatch-test positif n’est pas suffisante pour affirmer la responsabilité d’un produit, il faut de plus que le test positif soit pertinent par rapport à l’histoire clinique : ce produit a été appliqué 24h environ avant l’allergie au soleil.
Exemple : baume du Pérou, colorants des rouges (éosine, fluorescéine, rose de Bengale), formaldéhyde, furocoumarines et huiles essentielles (bergamote, cèdre, citron vert, lavande, vanille), mousse de chêne, musk ambrette, PPD, filtres solaires ( Eusolex 232 (acide phénylbenzimidazole sulfonique) Eusolex 6300 3 (4-méthylbenzidylène camphre), Parsol MCX (octylméthoxycinnamate), Eusolex 4360 (oxybenzone),
Parsol 1789 (butylméthoxydibenzoylméthane), ketoprofene…
En cas de photosensibilisation systémique, l’identification de la substance responsable est beaucoup plus difficile. Il faut repérer les médicaments potentiellement photosensibilisants
Exemple : anti-inflammatoires non stéroïdiens, cyclines, amiodarone, chlorpromazine, dacarbazine, 5 FU, psoralenes, quinolones, phénothiazines…
On peut avoir recours aux photo patch-tests mais il y a beaucoup de faux négatifs et de faux positifs (molécule phototoxique comme pour les sensibilisation externes).
Peut-on faire une photosensibilisation après avoir ingéré des aliments? Certains aliments contenant une grande proportion de psoralènes (céleri, persil), les boissons contenant de la quinine (Gini®, Schweppes®), des additifs alimentaires (métabisulfite de sodium) et les édulcorants de synthèse à base de cyclamate peuvent engendrer une photosensibilisation systémique. Cependant, la quantité de substance photosensibilisante est probablement insuffisante pour que ces aliments provoquent à eux seuls une réaction de photosensibilisation. En revanche, leur absorption chez un patient prenant déjà un médicament photosensibilisant risque de déclencher une photosensibilisation…
Il s’agit d’une forme d’allergie au soleil caractérisée par la survenue d’un eczema photo allergique
Eczema au soleil
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ECZEMA
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Il faut l’action conjointe d’un allergène et des rayons solaires pour que l’exema se déclenche
Ainsi, l’eczema photoallergique survient préférentiellement dans les 24h qui suivent l’exposition au soleil, sur les zones photoexposées : dos des mains et des avant-bras, convexités du visage et du cou jusquaux limites du décolleté, jambes. Mais une extension secondaire sur les zones non exposées est possible.
Il peut survenir après une exposition même minime au soleil (derrière les vitres d’une voiture, ciel voilé… )
Qu’est-ce qui déclenche l’eczema au soleil?
Il faut être allergique à une substance qui a été appliquée sur la peau (allergie externe) ou ingérée (allergie externe)
Photoallergie externe :
application de médicaments externes tels que prométhazine, acide para-aminobenzoïque, les salicylanilides halogénés.
Photoallergie interne :
prise de médicaments tels que les anti inflammatoires non steroidiens, les diurétiques thiazidiques et les sulfamides.
Comment fait-on le diagnostic d’eczema au soleil?
On déclenche un eczema environ 24h après l’exposition solaire, sur les zones exposées au soleil
Puis l’eczema peut s’étendre aux zones non exposées
Si l’interrogatoire ne permet pas d’identifier formellement le produit responsable de la photosensibilisation, il faut avoir recours à des photo patch-tests.
Traitement de l’eczema au soleil
Photoallergie = allergène + soleil.
Seule la suppression de l’un de ces deux éléments entraînera une guérison.
Eviction de l’allergène
En cas d’allergie au kétoprofène par exemple, arrêt des applications et prévenir le patient d’allergies croisées avec certains filtres solaires par exemple (octocrylène)
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ECZEMA
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– Les causes
– Les traitements…
Un produit photosensibilisant rend la peau plus sensible au soleil, provoquant sur la peau exposée au soleil des rougeurs, boutons, démangeaisons… : l’éruption apparaît après les expositions solaires et les boutons tendent à disparaître en hiver.
On distingue les photosensibilisants internes et externes :
– Le photosensibilisant interne est pris par exemple par voie orale. Il rend donc toute la peau sensible au soleil : les boutons siègent électivement sur les zones exposées au soleil, et sont souvent délimités par les vêtements. Ainsi, habituellement, seuls le visage, le décolleté, la nuque, le dos des mains et les avant-bras sont atteints, sauf en cas d’exposition à la plage par exemple. Les plus fréquents sont des médicaments photosensibilisants
– Le photosensibilisant de contact externe provoque une éruption là où il est appliqué et si cette zone est exposée au soleil. Ainsi, une photosensibilisation à une crème de jour va se manifester uniquement par des lésions du visage, une photosensibilisation à une crème anti-inflammatoire va entraîner des boutons au niveau de l’articulation traitée puis exposée au soleil, etc.
Un médicament photosensibilisant rend la peau plus sensible au soleil, provoquant sur la peau exposée au soleil des rougeurs, boutons, démangeaisons… : l’éruption apparaît après les expositions solaires et les boutons tendent à disparaître en hiver. Ainsi, habituellement, seuls le visage, le décolleté, la nuque, le dos des mains et les avant-bras sont atteints, sauf en cas d’exposition à la plage par exemple.
Le photosensibilisant de contact externe provoque une éruption là où il est appliqué et si cette zone est exposée au soleil. Ainsi, une photosensibilisation à une crème de jour va se manifester uniquement par des lésions du visage, une photosensibilisation à une crème anti-inflammatoire va entraîner des boutons au niveau de l’articulation traitée puis exposée au soleil, etc.
Les médicaments topiques les plus fréquemment en cause sont exposés dans l’article produit photosensibilisant
Il faut noter qu’en cas d’allergie à la creme solaire (filtres Eusolex 232 (acide phénylbenzimidazole sulfonique) Eusolex 6300 3 (4-méthylbenzidylène camphre), Parsol MCX (octylméthoxycinnamate), Eusolex 4360 (oxybenzone), Parsol 1789 (butylméthoxydibenzoylméthane)), la photosensibilisation peut mimer une photosensibilisation interne si la creme a été mise sur toutes les zones photoexposées
Laser et vergetures : quels traitements pour atténuer les vergetures ?
Plusieurs types de lasers et de techniques apparentées peuvent atténuer les vergetures. Leurs résultats font l’objet de publications scientifiques, mais leur efficacité reste partielle — une amélioration de l’aspect et de la texture est possible, sans disparition complète. Leur maniement nécessite des précautions et un opérateur entraîné.
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VERGETURES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
💡 Les vergetures rouges récentes répondent nettement mieux aux traitements que les vergetures blanches anciennes. Il est donc recommandé d’intervenir le plus tôt possible après leur apparition.
Lasers non ablatifs
Les lasers non ablatifs n’enlèvent pas de couches de peau — ils agissent en profondeur sans carboniser l’épiderme, avec des suites légères.
Laser
Mécanisme
Indication préférentielle
Résultat attendu
Laser vasculaire (laser à colorant pulsé)
Cible les vaisseaux sanguins dilatés — photocoagulation des néovaisseaux intradermiques
Vergetures rouges récentes
Amélioration de l’aspect, de la texture et de la rougeur — résultats inconstants
Laser excimer
UV émis à 308 nm — stimulation des mélanocytes — repigmentation
Vergetures blanches (repigmentation de l’hypopigmentation)
Amélioration de la repigmentation — ne modifie pas la texture
Lasers ablatifs
Les lasers ablatifs carbonisent et exfolient les couches superficielles de la peau pour les lisser et stimuler la régénérescence des fibres collagènes et élastiques profondes.
Caractéristique
Détail
Mécanisme
Vaporisation contrôlée des couches épidermiques + stimulation de la néosynthèse de collagène et d’élastine pendant la cicatrisation
Suites
Plus importantes qu’avec les lasers non ablatifs — rougeur et croûtes pendant plusieurs jours à semaines
Risque spécifique
Taches brunes réactionnelles (hyperpigmentation post-inflammatoire) — risque majoré sur les peaux mates (phototypes III–IV) — photoprotection stricte obligatoire
Indication
Vergetures des deux types — meilleur résultat sur les vergetures récentes
⚠️ Les lasers ablatifs sont contre-indiqués sur les peaux très foncées (phototypes V–VI) en raison du risque majeur d’hyperpigmentation post-inflammatoire et de dépigmentation.
Vaporisation fractionnée — régénérescence accélérée — amélioration texture et relief
⭐⭐⭐ Très bonne sur les deux types — suites plus marquées qu’avec le non ablatif
💡 Le laser fractionnel (ablatif ou non ablatif) est aujourd’hui la technique laser la plus utilisée et la mieux documentée pour les vergetures. Le mode fractionné préserve des îlots de peau saine entre les microcolonnes traitées, accélérant la cicatrisation et réduisant les suites par rapport aux lasers totalement ablatifs.
Quel laser est le plus efficace pour les vergetures ?
Le laser fractionnel (ablatif ou non ablatif) est la technique la mieux documentée et la plus utilisée aujourd’hui. Pour les vergetures récentes rouges, le laser fractionnel non ablatif (1550 nm) offre un excellent rapport efficacité/tolérance. Pour les vergetures plus anciennes ou résistantes, le laser fractionnel CO₂ ablatif donne de meilleurs résultats mais avec des suites plus importantes. Le laser vasculaire (colorant pulsé) est réservé aux vergetures rouges récentes pour leur composante vasculaire.
Combien de séances sont nécessaires ?
En moyenne 3 à 6 séances espacées de 4 à 6 semaines selon la technique et la réponse individuelle. Les résultats ne sont pas immédiats — la néosynthèse de collagène se poursuit plusieurs mois après la dernière séance. L’évaluation finale se fait 3 à 6 mois après la fin du traitement.
Les lasers pour vergetures sont-ils douloureux ?
Une anesthésie locale (crème EMLA®) est appliquée 30 à 60 minutes avant la séance. La douleur pendant la séance est modérée à importante selon le type de laser et la puissance utilisée. Les suites (rougeur, œdème, croûtes) sont plus marquées avec les lasers ablatifs qu’avec les non ablatifs.
Peut-on faire du laser sur des vergetures récentes de grossesse ?
Oui — mais uniquement après l’accouchement et l’arrêt de l’allaitement. Les vergetures rouges de grossesse récentes sont une indication idéale, car elles répondent mieux aux traitements laser que les vergetures blanches anciennes. Plus l’intervention est précoce (dans les 6 à 12 mois suivant l’apparition), meilleur est le résultat.
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VERGETURES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Crèmes anti-vergetures : efficaces ou non ? Laquelle choisir ?
Les vergetures sont assimilables à des cicatrices — il est difficile voire impossible de les faire disparaître complètement. Les crèmes anti-vergetures peuvent-elles prévenir leur apparition ou les atténuer ? La réponse de la littérature médicale est sans ambiguïté.
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Émollients — hydratants — amélioration de l’élasticité cutanée
Les crèmes anti-vergetures sont-elles efficaces ?
⚠️ Revue Cochrane 2015 : une revue systématique de la littérature médicale par Cochrane a conclu qu’aucune crème anti-vergetures n’a fait la preuve scientifique de son efficacité en termes de prévention des vergetures pendant la grossesse.
Question
Réponse de la littérature médicale
Prévention des vergetures
Aucune preuve d’efficacité — revue Cochrane 2015
Atténuation des vergetures existantes
Effet limité à l’hydratation superficielle — les substances actives revendiquées n’ont pas démontré d’action spécifique sur la structure dermique
Mécanisme réel probable
Pouvoir émollient et hydratant — amélioration temporaire de l’aspect par hydratation — stimulation mécanique liée au massage quotidien
💡 Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser des crèmes anti-vergetures spécifiques — une simple crème hydratante associée à un massage quotidien est aussi efficace, pour un coût bien inférieur.
Le massage hydratant : aussi efficace que les crèmes spécialisées
Le bénéfice des crèmes anti-vergetures semble davantage lié au massage quotidien qu’à leur composition. Masser la peau :
Stimule la production et l’organisation des fibres profondes de la peau
Améliore la microcirculation locale
Maintient l’hydratation et l’élasticité cutanée
Technique : pétrir doucement la peau sans provoquer de douleur, environ 5 à 10 minutes par jour. Une simple crème hydratante ou une huile végétale (amande douce, rose musquée, karité) suffit comme support de massage.
La seule crème ayant un effet démontré sur les vergetures
Il existe une crème qui provoque un effet documenté sur les vergetures déjà présentes : la crème à la vitamine A acide (trétinoïne).
Point
Détail
Mécanisme
Stimulation de la synthèse de collagène et d’élastine — accélération du renouvellement cellulaire épidermique
Indication sur les vergetures
Hors AMM (AMM dans l’acné) — prescrite par le médecin — surtout efficace sur les vergetures récentes rouges
⚠️ La trétinoïne est un médicament sur ordonnance — elle ne peut pas être utilisée pendant la grossesse ni l’allaitement. Son utilisation dans les vergetures est hors AMM et nécessite une prescription médicale avec suivi.
Les crèmes anti-vergetures vendues en pharmacie servent-elles à quelque chose ?
Leur principal effet est hydratant et émollient — ce sont les propriétés de tout corps gras appliqué régulièrement avec massage. Aucune des substances actives revendiquées (vitamines, silicium, centella asiatica) n’a démontré d’efficacité supérieure à une simple crème hydratante dans des essais cliniques rigoureux. La revue Cochrane 2015 est sans ambiguïté sur ce point. Cela ne signifie pas qu’elles sont inutiles — le massage quotidien en lui-même est bénéfique.
Quelle huile est la meilleure pour les vergetures ?
Aucune huile végétale n’a démontré d’efficacité spécifique sur les vergetures. L’huile d’amande douce, de rose musquée et le beurre de karité sont souvent utilisés comme support de massage — leur intérêt principal est leur texture émolliente facilitant le massage quotidien. Ce dernier est le vrai facteur bénéfique, indépendamment du produit utilisé.
La trétinoïne peut-elle être achetée sans ordonnance pour les vergetures ?
Non — la trétinoïne est un médicament sur ordonnance en France. Son utilisation dans les vergetures est hors AMM et nécessite une prescription médicale. Elle est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Elle est la seule crème ayant une efficacité documentée sur les vergetures récentes rouges.
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Les vergetures sont des cicatrices cutanées profondes dues à une rupture des fibres de collagène et d’élastine du derme, provoquée par un étirement trop rapide de la peau. Elles touchent 50 à 90 % des femmes enceintes, mais aussi les adolescents en croissance rapide, les sportifs en musculation intensive et toute personne soumise à des variations de poids brutales.
Vergetures de grossesse : distension abdominale rapide au 3e trimestre
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Stries rouges ou violacées, légèrement surélevées, parfois prurigineuses
Rupture et rétraction des fibres de collagène et d’élastine — réaction inflammatoire dermique
Phase cicatricielle
Stries blanches nacrées, déprimées — permanentes dans leur structure
Fibrose cicatricielle — remplacement par du tissu fibreux moins élastique
Deux facteurs se combinent : une distension mécanique rapide dépassant la capacité d’adaptation des fibres dermiques, et une fragilité des fibres conjonctives favorisée par les hormones (glucocorticoïdes, œstrogènes, relaxine) qui inhibent la synthèse du collagène.
Facteurs de risque
Vergetures chez l’homme : fréquentes en cas de musculation intensive
Facteur
Mécanisme
Grossesse
Distension abdominale + mammaire rapide + imprégnation hormonale (relaxine, progestérone, glucocorticoïdes endogènes) — surtout 3e trimestre
Adolescence
Poussée de croissance rapide — peau paradoxalement moins mature et plus vulnérable avant 20 ans
Prise ou perte de poids rapide
Distension ou perte du tissu adipeux sous-cutané brutale fragilisant le derme
Musculation intensive
Hypertrophie musculaire rapide — épaules, aisselles, pectoraux, cuisses
Corticothérapie
Corticoïdes systémiques et dermocorticoïdes prolongés — inhibition directe de la synthèse de collagène
Prédisposition génétique
Antécédents familiaux maternels — maladies du tissu conjonctif (Marfan, Ehlers-Danlos)
⚠️ Dermocorticoïdes sans prescription médicale : ne jamais appliquer de crèmes à la cortisone de façon prolongée sur le ventre, les seins et les hanches pendant la grossesse — ils inhibent la synthèse locale de collagène et peuvent favoriser les vergetures.
Prévenir les vergetures : ce qui fonctionne vraiment
💡 La revue systématique Cochrane (2015) a conclu qu’aucune crème anti-vergetures commerciale n’a démontré d’efficacité préventive supérieure au placebo. C’est l’hydratation régulière et le massage mécanique, indépendamment du produit utilisé, qui sont les facteurs préventifs efficaces. → Voir crèmes anti-vergetures : efficaces ou non ?
Mesure préventive
Modalité pratique
Niveau de preuve
Contrôle de la prise de poids
10 à 14 kg pour une grossesse singleton — avec suivi médical
⭐⭐⭐ Facteur mécanique principal
Hydratation cutanée quotidienne
Crème hydratante ou huile végétale (amande douce, argan, rose musquée) — zones à risque — dès le 1er trimestre
⭐⭐ Maintient la souplesse cutanée
Palper-rouler quotidien
Pétrir doucement la peau entre le pouce et les autres doigts — mouvements circulaires et ascendants — 5 à 10 min/jour après la douche sur peau légèrement humide
⭐⭐ Stimule la microcirculation et l’organisation des fibres conjonctives
Centella asiatica (Trofolastin®, Alphastria®)
Application régulière dès le début de la grossesse
⭐ Données les plus favorables parmi les actifs cosmétiques — réduction modeste de l’incidence
Progression des charges en musculation
Hypertrophie progressive — hydratation cutanée des zones de travail
⭐⭐ Réduit la vitesse de distension
Traiter les vergetures existantes
Les vergetures récentes (rouges) répondent mieux que les vergetures blanches. Plus le traitement est débuté tôt, meilleurs sont les résultats.
Traitement
Type de vergeture
Efficacité
Précautions
Trétinoïne topique (0,05–0,1%)
Récentes (rouges) +++
⭐⭐⭐ Meilleure efficacité médicale documentée sur les vergetures récentes
CI pendant grossesse et allaitement — hors AMM — ordonnance obligatoire
Non — les vergetures sont des cicatrices dermiques permanentes dans leur structure. Elles peuvent s’atténuer significativement avec les traitements (laser, micro-needling, rétinoïdes) mais ne disparaissent jamais totalement. Les vergetures récentes rouges s’améliorent davantage que les vergetures blanches anciennes.
À quel moment commencer la prévention pendant la grossesse ?
Dès le début de la grossesse, idéalement au 1er trimestre, avant l’apparition de la distension abdominale. La prévention est d’autant plus efficace qu’elle est débutée tôt. L’hydratation quotidienne et le palper-rouler dès le 1er trimestre sont les mesures les plus accessibles et les plus utiles.
La musculation provoque-t-elle des vergetures chez l’homme ?
Oui — la prise de masse musculaire rapide et intensive est une cause fréquente de vergetures chez l’homme, principalement sur les épaules, les pectoraux, les aisselles et les cuisses. Une progression des charges progressive et une hydratation cutanée régulière des zones de travail permettent de réduire ce risque.
Le micro-needling ou le laser : lequel choisir pour les vergetures ?
Pour les peaux claires, le laser fractionné offre une efficacité légèrement supérieure. Pour les peaux foncées (phototypes IV à VI), le micro-needling est préférable car il présente moins de risque d’hyperpigmentation post-inflammatoire. Le coût du micro-needling est généralement inférieur au laser. Les deux peuvent être combinés pour les vergetures profondes et étendues.
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Pour mieux lutter contre les poils, il faut bien comprendre d’où ils viennent et comment ils évoluent au fil de la vie
Poils avant la puberté : un rôle génétique prédominant
Il existe à la naissance du bébé un certain nombre de follicules pileux
C’est l’activation génétique de ces follicules qui détermine la pilosité de l’enfant et du bébé (en dehors des poils présents à la naissance et qui tombent en quelques mois)
Ainsi les poils présents avant la puberté ont une origine génétique (sauf en cas de problème hormonal durant la grossesse)
Quelles sont les techniques pour éliminer les poils?
Il existe deux grandes techniques pour de débarrasser des poils:
La dépilation :
destruction des tiges des poils au dessus de la peau
Ces techniques ne détruisant pas le poil, elles sont toujours temporaires, suivies d’une repousse
Le rasage, une technique non dénuée de risques
Le rasage est une technique ancienne consistant à couper les poils à leur abouchement de la peau
Plus de poils après le rasage?
Le rasage a effectivement une légère tendance à transformer tous les duvets et les poils intermédiaires en poils terminaux (poils plus épais). Mieux vaut donc éviter de raser du duvet ou des poils fins
De même, mieux vaut éviter le rasage chez les enfants car ils ont souvent des poils fins
De plus, les poils coupés en biseau semblent plus gros vus du dessus et ont un contact plus piquant au toucher
Poils incarnés
Les poils coupés au rasoir ont tendance à repousser sous la peau et donner des poils incarnés
La crème dépilatoire
Elle consiste appliquer une crème contenant des actifs qui détruisent la tige pilaire
Elle a pour inconvénients d’être source possible d’irritations et d’avoir à être reproduite régulièrement.
Elle est intéressante notamment sous les aisselles de la jeune fille prépubère
On peut aussi décolorer les poils, ceci avec de nombreux produits disponibles sur le marché
Les produits décolorants provoquent cependant une légère stimulation du poil qui devient progressivement plus long et pigmenté, rendant nécessaires des décolorations de plus en plus rapprochées.
C’est pourtant la méthode la plus douce pour les poils fins, et ceci est interessant notamment chez l’enfant et l’adolescent.
Lorsque vous regardez un objet noir, il vous apparait noir car il absorbe la lumière alors que l’objet blanc la reflète dans votre oeil
Le noir absorbe donc la lumière et c’est pour cela qu’il chauffe au soleil plus que le blanc car il absorbe les infrarouges
La peau mate ou noire comporte à sa superficie une fine couche de pigment plus ou moins foncée qui absorbe les UV et protège les couches profondes de la peau
Au début de l’évolution de l’espèce humaine, tous les hominidés étaient noirs et venaient d’Afrique. Lors des migrations dans l’hémisphère Nord, les hominidés à peau plus claire se sont retrouvés favorisés car ils avaient notamment besoin de moins de soleil pour synthétiser la vitamine D (voir l’article Soleil et peau). Les premiers hommes à peau noire ont donc progressivement disparu de l’hémisphère Nord au fil de l’évolution, plus sujets notamment au rachitisme (carence en vitamine D).
Les peaux mates ou noires ayant la couche de pigment qui empêche la pénétration des UV, ils ont très rarement des coups de soleil (brulures de la peau) contrairement aux peaux claires qui brulent car elles laissent passer les UV dans la peau.
De plus les peaux noires ou mates ont une plus grande tendance à faire des taches brunes lorsqu’on traumatise leur peau car elle est très riche en mélanocytes, les cellules fabriquant la mélanine.
Quel rapport avec le laser épilation?
Le Laser est un appareil émettant faisceau de photons se situant dans le proche infrarouge, entre 700 et 1200 nm. Cette longueur d’onde est absorbée plus particulièrement par la couleur noire ce qui produit un échauffement sélectif de la zone colorée en noir
Ainsi au niveau de la peau, les photons sont absorbées par la mélanine (le pigment des poils et de la peau) et la detruisent en la chauffant. On appelle cela la photothermolyse selective.
Il y a donc une compétition chez les peaux noires entre la mélanine du poil et la mélanine de la peau située en superficie
Il faut donc être très prudent lorsqu’on épile les peaux noires ou mates car on risque que la mélanine de la peau absorbe le laser et brule.
Comment fait-on pour épiler les peaux noires ou mates au laser?
Nous avons vu que les laser émettaient des photons dont la longueur d’onde est située en fonction du laser entre environ 700 et 1200 nm
Plus la longueur d’onde est longue, moins le faisceau est puissant mais plus il pénètre dans la peau
Ainsi, les faisceaux lasers plus proches de 1200nm vont chauffer les couches profondes de la peau plus que les superficielles.
Ils auront donc moins de risque d’etre absorbés par la couche superficielle de mélanine qu’ont les peaux noires et mates
Le laser Yag (1064nm) pénetre plus profondément, ce qui protège un peu les peaux mates, mais il ne détruit que des poils fortement pigmentés (heureusement les peaux mates ont souvent des poils noirs).
Les peaux claires sont donc souvent épilées avec un laser puissant (alexandrite à 755nm par exemple) et on utilise un laser moins puissant pour les peaux mates (Nd : Yag à 1064nm en général)
Il faut donc souvent plus de séances sur les peaux mates que claires
CQFD…
Prudence quand même
Le dermatologue sera néanmoins très prudent en utilisant des fluences assez faibles notamment au début, et il pourra faire des touches d’essais de quelques impacts pour voir comment réagit la peau
De plus, il faut respecter les mêmes règles de prudence vis à vis du soleil (pas de soleil sur la zone à épiler quelques mois avant la séance, ni quelques semaines après la séance) car le risque de taches est important
Les tarifs de l’epilation laser sont libres car il s’agit d’un acte non remboursé sauf dans quelques cas bien définis (hirsutisme avec trouble hormonal sanguin… )
Acte médical
Le maniement du laser en France doit etre effectue par un docteur en medecine, formé pour ce type de geste.
Ainsi, en France, l’épilation laser est réalisée par un médecin spécialiste du laser. Ceci est un gage de sécurité
Le médecin a effectué le plus souvent une dizaines d’années d’études après le Baccalauréat et il a donc des honoraires indexés sur sa catégorie socio-professionnelle (meme si en France les honoraires des médecins sont très inférieurs à leurs confrères de la plupart des autres pays européens).
Qu’est-ce qui impacte le prix de l’épilation laser?
Les tarifs de l’épilation laser sont definis en fonction de plusieurs criteres :
la machine utilisée
certains lasers pour l’epilation sont plus onereux que d’autres. Il faut savoir qu’un laser coute souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros et que la maintenance du laser est onéreuse.
la surface a epiler
plus la surface est etendue, plus le prix est eleve
la ville dans laquelle on réalise l’épilation laser :
les loyers sont plus élevés à Paris et dans certaines grandes villes, ce qui peut impacter le tarif de l’épilation laser. A l’inverse, plus il y a de médecins pratiquant l’épilation laser dans une ville, plus les tarifs peuvent être concurrentiels.
Le medecin remet generalement un devis esthetique tenant compte de l’ensemble de ces criteres, afin que le patient puisse réfléchir et comparer.
Il faut aussi comparer ce coût à des séances d’épilation à la cire réalisées dans un institut de beauté pendant 5 ou 10 ans, et le ratio est souvent comparable.
Alors combien ça coute?
Les tarifs étant libres ils sont différents d’un cabinet à l’autre et un devis vous sera remis la plupart du temps
On estime qu’environ 80% des poils sont détruits en 4 à 8 séances (voir combien de séances d’épilation laser sont nécessaires en fonction de la zone à épiler)
On peut estimer donc que pour épiler environ 80% des poils d’une zone il faut débourser en tout :
plusieurs centaines d’euros pour des zones de surface intermédiaire (maillot, aisselles… )
voire quelques milliers d’euros pour les grandes surfaces telles que le dos, difficile à épiler et nécessitant de nombreuses séances par exemple.
Faut-il un traitement d’entretien après plusieurs séances d’épilation laser?
Après une épilation laser, peuvent persister quelques duvets voire quelques poils fins.
Ces duvets ne sont pas toujours stables et peuvent redevenir de gros poils noirs surtout s’il y a une stimulation hormonale ou une reprise des épilations à la cire, la pince…
Pour les finitions du traitement, il est donc parfois nécessaire de réaliser :
– soit 2 à 4 séances d’épilation électrique à 3 mois d’intervalle sur les petites zones faciles à anesthésier (menton, levre… );
– soit des séances d’épilation laser « d’entretien », 1 à 2 fois par an
Attention de ne pas confondre épilation laser et épilation à la lumière pulsée
L’épilation à la lumière pulsée est une technique utilisant une lampe flash, souvent moins onéreuse que le laser. Les tarifs peuvent donc être inférieurs
Il faut venir avec une zone de peau à épiler exempte d’infections bactérienne (impetigo, acné, folliculite… ) ou virale (herpes… ) en cours. Si vous avez de l’herpes (herpes génital pour l’épilation du maillot, bouton de fièvre pour l’épilation de la lèvre supérieure), il faut traiter l’éruption au moins deux semaines avant la séance d’épilation laser. Sinon, il convient de reporter la séance.
La zone à épiler ne doit pas avoir été exposée au soleil depuis un à deux mois, et ne pas avoir recu d’auto bronzant ou de stimulateurs du bronzage.
Il faut avoir arreté toute épilation à la cire, la crème, la pince à épiler de la zone à épiler dans les 2 à 3 mois qui précèdent l’épilation laser
Il faut raser la zone à traiter au laser environ 24 à 48h avant la séance.
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance
Pendant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.
Il faut enlever tout bijou sur la zone à traiter (piercing… ) avant la séance ainsi que le fond de teint, le rouge à levre…
Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Autour de la bouche (épilation de la lèvre ou épilation du menton), il demande à la patiente de fermer la bouche et de mettre la langue entre les dents et la zone où se trouve le laser afin que ce dernier ne touche pas l’émail des dents lorsqu’il passe sur la lèvre
Les impacts laser provoquent un picotement et une rougeur peut apparaitre notamment à l’abouchement des poils en quelques minutes après l’impact
Après la séance d’épilation laser
La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante et antiseptique le soir pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une à 3 semaines à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent
Combien de séances d’épilation laser faut-il pour être épilé(e)?
L’épilation laser a eu 20 ans en 2016. C’est une technique qui est bien connue des dermatologues. Il faut noter que l’épilation au laser se démocratise et prend une place de plus en plus importante parmi les soins d’épilation.
En effet, la technique d’épilation au laser est moins douloureuse que l’épilation électrique et contrairement à cette dernière, l’épilation au laser permet de traiter de grandes surfaces (torse, dos, jambes… ).
Nombre de séances à prévoir
On observe une élimination définitive de 80% des gros poils en 4 à 6 séances en moyenne
En moyenne donc, 20% de poils fins persistent et ne répondent pas au laser
Le médecin tente donc souvent d’augmenter la puissance du laser pour chauffer la peau et détruire les poils restants par la diffusion de chaleur
Ceci expose cependant au risque de brulure
Le nombre de séances varie en fonction de plusieurs éléments :
l’age :
il faut souvent plus de séances aux patients plus jeunes
le type de peau :
il faut souvent plus de séances pour les peaux mates car il y a souvent plus de poils et les fluences du laser sont souvent plus faibles par souci de ne pas bruler les patients
Piqures contre l’urticaire chronique spontanée : Xolair *
Qu’est ce que l’urticaire chronique spontanée?
L’urticaire est une réaction cutanée provoquant des plaques qui démangent sur la peau, ressemblant à des piqures d’orties
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URTICAIRE
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– Les causes
– Les traitements…
L’urticaire chronique est une urticaire durant depuis plus de 6 semaines.
Le médecin effectue alors des recherches (examen clinique, bilans sanguins… ) à la recherche d’une cause mais n’en trouve pas dans 70 à 80% des cas.
Il traite son patient par antihistaminiques dont il peut augmenter les doses mais cela peut ne pas aboutir à une rémission
En cas de résistance aux anti histaminiques à forte dose (traitement de seconde ligne) et n’ayant pas trouvé de cause traitable à l’urticaire, le médecin diagnostiquera alors peut être cette urticaire sous l’item « urticaire chronique spontanée » et il peut demander l’avis d’un confrère hospitalier. Ce dernier pourra s’il ne juge utile prescrire des piqures en plus des anti histaminiques
Le traitement par piqures, Xolair *
Il s’agit d’une biothérapie composée d’anticorps se fixant aux IgE (d’autres anticorps, jouant un role dans la libération d’histamine par les mastocytes, elle même en grande partie responsable des symptomes de l’urticaire)
Elle est de prescription hospitalière
Son indication est :
en traitement additionnel des antihistaminiques, dans le traitement de l’urticaire chronique spontanée chez les adultes et adolescents (à partir de 12 ans) présentant une réponse insuffisante aux traitements antihistaminiques
Posologie :
Deux injections de 150mg en sous cutané (une dans chaque épaule, au dessus du muscle deltoide) toutes les 4 semaines
Contre indications
Allergie au produit ou à ses excipients
Prudence chez les patients
atteints de maladies auto-immunes ou à complexes immuns
présentant une insuffisance rénale ou hépatique
Effets secondaires
On peut citer parmi ceux ci :
Sinusites et infections ORL et respiratoires supérieures
Réactions au site d’injection
Maux de tête
Douleurs articulaires
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– Les causes
– Les traitements…
La demande d’épilation au laser du maillot est fréquente chez la femme (et parfois chez l’homme)
Qu’est-ce qu’un laser? comment ça marche?
Le mot LASER est l’acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, qu’on peut traduire par amplification lumineuse par émission stimulée de radiations.
Le laser émet un faisceau de photons de meme longueur d’onde dans le proche infrarouge, entre 700 et 1200 nm. Cette longueur d’onde est absorbée plus particulièrement par la couleur noire ce qui produit un échauffement sélectif de la zone colorée en noir
Ainsi au niveau de la peau, les photons sont absorbées par la mélanine (le pigment des poils et de la peau) et la detruisent en la chauffant. On appelle cela la photothermolyse selective.
Les lasers epilation delivrent des photons ayant une longueur d’onde repondant a ces criteres.
Le fonctionnement du laser epilation repose sur la destruction du pigment des poils (la mélanine).
L’épilation au laser est donc efficace surtout sur les poils foncés et les poils en phase de pousse, car ces derniers produisent beaucoup de mélanine.
L’epilation laser detruisant en priorite les poils qui sont en phase de pousse et ceux-ci ne representant qu’en moyenne 15-20% des poils, on considere que seuls environ 15 a 20% des poils sont detruits apres une seance d’epilation laser
Il faut donc realiser plusieurs seances pour espérer epiler toute la zone
De plus, l’épilation au laser doit être utilisée avec prudence sur les peaux pigmentées car elles contiennent beaucoup de mélanine. Il y a alors un risque de destruction de la mélanine de la peau et de création de taches blanches parfois irréversible par le laser épilation
Donc l’idéal pour l’épilation laser est une peau claire avec des poils noirs
Les poils blonds ou blancs et les duvets répondent mal au laser
car ils ne contiennent pas ou peu de mélanine, qui est la cible du laser
L’epilation laser est-elle définitive?
On considère que l’épilation laser est une technique d’ epilation definitivepuisque le laser détruit définitivement le poil.
Cependant, au terme d’epilation definitive, on prefere celui d’epilation de longue duree : en effet, il est toujours possible que sous l’influence de facteurs divers (hormonaux notamment), des duvets adjacents aux poils détruits, se mettent a devenir plus epais et fonces. On considere donc que l’epilation laser est definitive mais que le resultat sur la zone de poils est plutot de longue duree : il peut toujours exister une resurgence de poils noirs dans la zone epilee.
Pourquoi l’épilation laser doit-elle etre realisee par un medecin ?
Le maniement du laser en France doit etre effectue par un docteur en medecine, formé pour ce type de geste.
Dermatologue effectuant une épilation laser
Il s’agit en effet d’un acte non dénué de risques qui doit etre realise par un operateur entraine. Il existe effectivement des risques de brulure (voir les effets secondaires de l’epilation laser).
De plus, il est important de ne pas passer a cote d’une pathologie hormonale par exemple, provoquant une pousse des poils et seul un medecin peut realiser ce bilan.
epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
décoloration pour la meme raison
maquillage permanent (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir… / risque de bruler un maquillage noir) . Il vaut mieux éviter les impacts laser dans cette zone
trouble hormonal
peaux bronzées naturellement ou artificiellement : il est recommandé d’éviter toute exposition solaire 2 à 3 mois avant la séance pour un traitement par laser alexandrite, 1 mois pour un traitement par laser Yag. Il ne faut pas traiter non plus les personnes ayant appliquées un bronzage artificiel ou ayant pris des activateurs de bronzage
l’epilation au laser est contre-indiquée chez l’enfant
l’épilation par laser est contre-indiquée dans certaines maladies de la peau sensibles aux ultra-violets et à la lumière du soleil, appelées photo-dermatoses (allergie au soleil). L’épilation laser est aussi contre-indiquée en cas de prise de médicaments photosensibilisants.
par principe on ne pratique pas l’épilation laser chez la femme enceinte, notamment en raison de l’afflux hormonal qui pourrait contrecarrer l’effet du laser sur les poils. Il n’y a donc à priori pas d’ effet néfaste du laser sur le foetus pendant la grossesse : aucune malformation ou anomalie du foetus ou du bébé n’a été rapportée dans la littérature médicale. Si vous vous découvrez enceinte en cours d’épilation laser, il n’y a donc pas de danger pour le bébé, mais on arretera les séances par principe. Le fait d’arrêter temporairement ne semble pas faire perdre le bénéfice des traitements antérieurs.
l’épilation au laser utilise parfois une technique de refroidissement de la zone traitée afin notamment de diminuer la douleur des impacts. Les maladies de peau déclenchées par le froid comme l’urticaire au froid par exemple, constituent donc une contre-indication à l’épilation laser.
Combien de séances?
On observe une élimination définitive de 80% des gros poils en 4 à 6 séances en moyenne
En moyenne donc, 20% de poils fins persistent et ne répondent pas au laser
Le médecin tente donc souvent d’augmenter la puissance du laser pour chauffer la peau et détruire les poils restants par la diffusion de chaleur
Ceci expose cependant au risque de brulure
Le nombre de séances varie en fonction de plusieurs éléments :
l’age :
il faut souvent plus de séances aux patients plus jeunes
le type de peau :
il faut souvent plus de séances pour les peaux mates car il y a souvent plus de poils et les fluences du laser sont souvent plus faibles par souci de ne pas bruler les patients
Quel espacement entre les séances de laser?
On essaie de réaliser la séance lors de la repousse des poils (phase anagène) car le poil y est riche en pigment
On essaie de réaliser la séance lors de la repousse des poils (phase anagène) car le poil y est riche en pigment, on respecte donc le plus souvent un espacement de 6 semaines à 3 mois, notamment entre la 2eme et la 3eme séance
Les différents types d’épilations du maillot :
L’épilation du maillot ou du bikini peut être « artistique » ou « intégrale »
L’épilation du maillot « artistique »
L’épilation du maillot ou du bikini « artistique » est une technique consistant à donner une forme « artistique » aux poils pubiens. On peut citer parmi les types d’épilations du maillot ou du bikini « artistiques » :
L’épilation en flammèche, L’épilation en ticket de métro (rectangulaire), L’épilation en triangle…
Types d’épilations du maillot
L’épilation du maillot intégrale ou brésilienne
L’épilation du maillot ou du bikini intégrale est comme son nom l’indique une épilation de l’ensemble des poils de la zone intime, ou épilation totale
Anatomie d’une épilation intégrale du maillot
Comment se passe une séance d’épilation laser ?
Avant l’épilation laser
Il faut venir avec un maillot exempt d’infections bactérienne (impetigo, acné, folliculite… ) ou virale (herpes… ) en cours. Si vous avez de l’herpes (herpes génital pour l’épilation du maillot), il faut traiter l’éruption au moins deux semaines avant la séance d’épilation laser. Sinon, il convient de reporter la séance.
La zone à épiler ne doit pas avoir été exposée au soleil depuis un à deux mois, et ne pas avoir recu d’auto bronzant ou de stimulateurs du bronzage.
Il faut avoir arreté toute épilation du maillot à la cire, la crème, la pince à épiler dans les 2 à 3 mois qui précèdent l’épilation laser
Il faut raser la zone à traiter au laser environ 24 à 48h avant la séance.
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance ou en couche epaisse sous occlusion plastique
Pendant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques pour protéger les yeux.
Le médecin balaye le maillot avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Les impacts laser provoquent un picotement et une rougeur peut apparaitre notamment à l’abouchement des poils en quelques minutes après l’impact
Après la séance d’épilation laser
La zone du maillot est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante et antiseptique le soir pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une à 3 semaines à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent
Faut-il un traitement d’entretien après plusieurs séances d’épilation laser?
Après une épilation laser, peuvent persister quelques duvets voire quelques poils fins.
Ces duvets ne sont pas toujours stables et peuvent redevenir de gros poils noirs surtout s’il y a une stimulation hormonale ou une reprise des épilations à la cire, la pince…
Pour les finitions du traitement, il est donc parfois nécessaire de réaliser des séances d’épilation laser « d’entretien », 1 à 2 fois par an
La demande d’épilation des aisselles est fréquente chez la femme (et parfois chez l’homme)
Epilation au laser des jambes
Qu’est-ce qu’un laser? comment ça marche?
Le mot LASER est l’acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, qu’on peut traduire par amplification lumineuse par émission stimulée de radiations.
Le laser émet un faisceau de photons de meme longueur d’onde dans le proche infrarouge, entre 700 et 1200 nm. Cette longueur d’onde est absorbée plus particulièrement par la couleur noire ce qui produit un échauffement sélectif de la zone colorée en noir
Ainsi au niveau de la peau, les photons sont absorbées par la mélanine (le pigment des poils et de la peau) et la detruisent en la chauffant. On appelle cela la photothermolyse selective.
Les lasers epilation delivrent des photons ayant une longueur d’onde repondant a ces criteres.
Le fonctionnement du laser epilation repose sur la destruction du pigment des poils (la mélanine).
L’épilation au laser est donc efficace surtout sur les poils foncés et les poils en phase de pousse, car ces derniers produisent beaucoup de mélanine.
L’epilation laser detruisant en priorite les poils qui sont en phase de pousse et ceux-ci ne representant qu’en moyenne 15-20% des poils, on considere que seuls environ 15 a 20% des poils sont detruits apres une seance d’epilation laser
Il faut donc realiser plusieurs seances pour espérer epiler toute la zone
De plus, l’épilation au laser doit être utilisée avec prudence sur les peaux pigmentées car elles contiennent beaucoup de mélanine. Il y a alors un risque de destruction de la mélanine de la peau et de création de taches blanches parfois irréversible par le laser épilation
Donc l’idéal pour l’épilation laser est une peau claire avec des poils noirs
Les poils blonds ou blancs et les duvets répondent mal au laser
car ils ne contiennent pas ou peu de mélanine, qui est la cible du laser
L’epilation laser est-elle définitive?
On considère que l’épilation laser est une technique d’ epilation definitivepuisque le laser détruit définitivement le poil.
Cependant, au terme d’epilation definitive, on prefere celui d’epilation de longue duree : en effet, il est toujours possible que sous l’influence de facteurs divers (hormonaux notamment), des duvets adjacents aux poils détruits, se mettent a devenir plus epais et fonces. On considere donc que l’epilation laser est definitive mais que le resultat sur la zone de poils est plutot de longue duree : il peut toujours exister une resurgence de poils noirs dans la zone epilee.
Pourquoi l’épilation laser doit-elle etre realisee par un medecin ?
Le maniement du laser en France doit etre effectue par un docteur en medecine, formé pour ce type de geste.
Dermatologue effectuant une épilation laser
Il s’agit en effet d’un acte non dénué de risques qui doit etre realise par un operateur entraine. Il existe effectivement des risques de brulure (voir les effets secondaires de l’epilation laser).
De plus, il est important de ne pas passer a cote d’une pathologie hormonale par exemple, provoquant une pousse des poils et seul un medecin peut realiser ce bilan.
epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
décoloration pour la meme raison
maquillage permanent (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir… / risque de bruler un maquillage noir) . Il vaut mieux éviter les impacts laser dans cette zone
trouble hormonal
peaux bronzées naturellement ou artificiellement : il est recommandé d’éviter toute exposition solaire 2 à 3 mois avant la séance pour un traitement par laser alexandrite, 1 mois pour un traitement par laser Yag. Il ne faut pas traiter non plus les personnes ayant appliquées un bronzage artificiel ou ayant pris des activateurs de bronzage
l’epilation au laser est contre-indiquée chez l’enfant
l’épilation par laser est contre-indiquée dans certaines maladies de la peau sensibles aux ultra-violets et à la lumière du soleil, appelées photo-dermatoses (allergie au soleil). L’épilation laser est aussi contre-indiquée en cas de prise de médicaments photosensibilisants.
par principe on ne pratique pas l’épilation laser chez la femme enceinte, notamment en raison de l’afflux hormonal qui pourrait contrecarrer l’effet du laser sur les poils. Il n’y a donc à priori pas d’ effet néfaste du laser sur le foetus pendant la grossesse : aucune malformation ou anomalie du foetus ou du bébé n’a été rapportée dans la littérature médicale. Si vous vous découvrez enceinte en cours d’épilation laser, il n’y a donc pas de danger pour le bébé, mais on arretera les séances par principe. Le fait d’arrêter temporairement ne semble pas faire perdre le bénéfice des traitements antérieurs.
l’épilation au laser utilise parfois une technique de refroidissement de la zone traitée afin notamment de diminuer la douleur des impacts. Les maladies de peau déclenchées par le froid comme l'<a » href= »https://www.dermatonet.com/fiche-dermatonet-urticaire.htm » target= »_blank »>urticaire au froid par exemple, constituent donc une contre-indication à l’épilation laser.
Combien de séances?
On observe une élimination définitive de 80% des gros poils en 4 à 6 séances en moyenne
En moyenne donc, 20% de poils fins persistent et ne répondent pas au laser
Le médecin tente donc souvent d’augmenter la puissance du laser pour chauffer la peau et détruire les poils restants par la diffusion de chaleur
Ceci expose cependant au risque de brulure
Le nombre de séances varie en fonction de plusieurs éléments :
l’age :
il faut souvent plus de séances aux patients plus jeunes
le type de peau :
il faut souvent plus de séances pour les peaux mates car il y a souvent plus de poils et les fluences du laser sont souvent plus faibles par souci de ne pas bruler les patients
Quel espacement entre les séances de laser?
On essaie de réaliser la séance lors de la repousse des poils (phase anagène) car le poil y est riche en pigment, on respecte donc le plus souvent un espacement de 6 semaines à 3 mois, notamment entre la 2eme et la 3eme séance
Comment se passe une séance d’épilation laser ?
Avant l’épilation laser
Il faut venir avec une zone de peau à épiler exempte d’infections bactérienne (impetigo, acné, folliculite… ) ou virale (herpes… ) en cours.
La zone à épiler ne doit pas avoir été exposée au soleil depuis un à deux mois, et ne pas avoir recu d’auto bronzant ou de stimulateurs du bronzage.
Il faut avoir arreté toute épilation à la cire, la crème, la pince à épiler de la zone à épiler dans les 2 à 3 mois qui précèdent l’épilation laser
Il faut raser la zone à traiter au laser environ 24 à 48h avant la séance.
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance
Pendant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.
Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Les impacts laser provoquent un picotement et une rougeur peut apparaitre notamment à l’abouchement des poils en quelques minutes après l’impact
Après la séance d’épilation laser
La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante et antiseptique le soir pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une à 3 semaines à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent
Faut-il un traitement d’entretien après plusieurs séances d’épilation laser?
Après une épilation laser, peuvent persister quelques duvets voire quelques poils fins notamment à la face antérieure des genoux.
Ces duvets ne sont pas toujours stables et peuvent redevenir de gros poils noirs surtout s’il y a une stimulation hormonale ou une reprise des épilations à la cire, la pince…
Pour les finitions du traitement, il est donc parfois nécessaire de réaliser :
– soit 2 à 4 séances d’épilation électrique à 3 mois d’intervalle sur les petites zones faciles à anesthésier (menton, levre… );
– soit des séances d’épilation laser « d’entretien », 1 à 2 fois par an
La demande d’épilation des aisselles au laser est fréquente chez la femme (et parfois chez l’homme)
Avant l’épilation des aisselles
Qu’est-ce qu’un laser? comment ça marche?
Le mot LASER est l’acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, qu’on peut traduire par amplification lumineuse par émission stimulée de radiations.
Le laser émet un faisceau de photons de meme longueur d’onde dans le proche infrarouge, entre 700 et 1200 nm. Cette longueur d’onde est absorbée plus particulièrement par la couleur noire ce qui produit un échauffement sélectif de la zone colorée en noir
Ainsi au niveau de la peau, les photons sont absorbées par la mélanine (le pigment des poils et de la peau) et la detruisent en la chauffant. On appelle cela la photothermolyse selective.
Les lasers epilation delivrent des photons ayant une longueur d’onde repondant a ces criteres.
Epilation laser des aisselles
Le fonctionnement du laser epilation repose sur la destruction du pigment des poils (la mélanine).
L’épilation au laser est donc efficace surtout sur les poils foncés et les poils en phase de pousse, car ces derniers produisent beaucoup de mélanine.
L’epilation laser detruisant en priorite les poils qui sont en phase de pousse et ceux-ci ne representant qu’en moyenne 15-20% des poils, on considere que seuls environ 15 a 20% des poils sont detruits apres une seance d’epilation laser
Il faut donc realiser plusieurs seances pour espérer epiler toute la zone
De plus, l’épilation au laser doit être utilisée avec prudence sur les peaux pigmentées car elles contiennent beaucoup de mélanine. Il y a alors un risque de destruction de la mélanine de la peau et de création de taches blanches parfois irréversible par le laser épilation
Donc l’idéal pour l’épilation laser est une peau claire avec des poils noirs
Les poils blonds ou blancs et les duvets répondent mal au laser
car ils ne contiennent pas ou peu de mélanine, qui est la cible du laser
On considère que l’épilation laser est une technique d’ epilation definitivepuisque le laser détruit définitivement le poil.
Cependant, au terme d’epilation definitive, on prefere celui d’epilation de longue duree : en effet, il est toujours possible que sous l’influence de facteurs divers (hormonaux notamment), des duvets adjacents aux poils détruits, se mettent a devenir plus epais et fonces. On considere donc que l’epilation laser est definitive mais que le resultat sur la zone de poils est plutot de longue duree : il peut toujours exister une resurgence de poils noirs dans la zone epilee.
Pourquoi l’épilation laser doit-elle etre realisee par un medecin ?
Le maniement du laser en France doit etre effectue par un docteur en medecine, formé pour ce type de geste.
Dermatologue effectuant une épilation laser
Il s’agit en effet d’un acte non dénué de risques qui doit etre realise par un operateur entraine. Il existe effectivement des risques de brulure (voir les effets secondaires de l’epilation laser).
De plus, il est important de ne pas passer a cote d’une pathologie hormonale par exemple, provoquant une pousse des poils et seul un medecin peut realiser ce bilan.
epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
décoloration pour la meme raison
maquillage permanent (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir… / risque de bruler un maquillage noir) . Il vaut mieux éviter les impacts laser dans cette zone
trouble hormonal
peaux bronzées naturellement ou artificiellement : il est recommandé d’éviter toute exposition solaire 2 à 3 mois avant la séance pour un traitement par laser alexandrite, 1 mois pour un traitement par laser Yag. Il ne faut pas traiter non plus les personnes ayant appliquées un bronzage artificiel ou ayant pris des activateurs de bronzage
l’epilation au laser est contre-indiquée chez l’enfant
l’épilation par laser est contre-indiquée dans certaines maladies de la peau sensibles aux ultra-violets et à la lumière du soleil, appelées photo-dermatoses (allergie au soleil). L’épilation laser est aussi contre-indiquée en cas de prise de médicaments photosensibilisants.
par principe on ne pratique pas l’épilation laser chez la femme enceinte, notamment en raison de l’afflux hormonal qui pourrait contrecarrer l’effet du laser sur les poils. Il n’y a donc à priori pas d’ effet néfaste du laser sur le foetus pendant la grossesse : aucune malformation ou anomalie du foetus ou du bébé n’a été rapportée dans la littérature médicale. Si vous vous découvrez enceinte en cours d’épilation laser, il n’y a donc pas de danger pour le bébé, mais on arretera les séances par principe. Le fait d’arrêter temporairement ne semble pas faire perdre le bénéfice des traitements antérieurs.
l’épilation au laser utilise parfois une technique de refroidissement de la zone traitée afin notamment de diminuer la douleur des impacts. Les maladies de peau déclenchées par le froid comme l’urticaire au froid par exemple, constituent donc une contre-indication à l’épilation laser.
Combien de séances?
On observe une élimination définitive de 80% des gros poils en 4 à 6 séances en moyenne
En moyenne donc, 20% de poils fins persistent et ne répondent pas au laser
Le médecin tente donc souvent d’augmenter la puissance du laser pour chauffer la peau et détruire les poils restants par la diffusion de chaleur
Ceci expose cependant au risque de brulure
Le nombre de séances varie en fonction de plusieurs éléments :
l’age :
il faut souvent plus de séances aux patients plus jeunes
le type de peau :
il faut souvent plus de séances pour les peaux mates car il y a souvent plus de poils et les fluences du laser sont souvent plus faibles par souci de ne pas bruler les patients
Quel espacement entre les séances de laser?
On essaie de réaliser la séance lors de la repousse des poils (phase anagène) car le poil y est riche en pigment, ainsi, on respecte souvent un espacement de 6 semaines à 3 mois, notamment entre la 2eme et la 3eme séance
Les aisselles ne doivent pas avoir été exposées au soleil depuis un à deux mois, et ne pas avoir recu d’auto bronzant ou de stimulateurs du bronzage.
Il faut avoir arreté toute épilation à la cire, la crème, la pince à épiler de la zone à épiler dans les 2 à 3 mois qui précèdent l’épilation laser
Il faut raser la zone à traiter au laser environ 24 à 48h avant la séance.
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance
Pendant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques pour protéger les yeux.
Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Les impacts laser provoquent un picotement et une rougeur peut apparaitre notamment à l’abouchement des poils en quelques minutes après l’impact
Après la séance d’épilation laser
La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante et antiseptique le soir pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une à 3 semaines à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent
Faut-il un traitement d’entretien après plusieurs séances d’épilation laser?
Après une épilation laser, peuvent persister quelques duvets voire quelques poils fins.
Ces duvets ne sont pas toujours stables et peuvent redevenir de gros poils noirs surtout s’il y a une stimulation hormonale ou une reprise des épilations à la cire, la pince…
Pour les finitions du traitement, il est donc parfois nécessaire de réaliser des séances d’épilation laser « d’entretien », 1 à 2 fois par an
Le laser est une machine délivrant des photons ayant une même longueur d’onde sur la peau. Ces photons sont captés par la mélanine des poils, ce qui les détruit par la chaleur
Y a-t-il des dangers à utiliser l’épilation laser sur la peau?
Contre indications de l’épilation laser
Les contre indications principales sont détaillées dans l’article sur l’épilation laser. Il est important de bien les respecter pour limiter les risques
Effets secondaires de l’épilation laser
les effets secondaires immédiats de l’épilation laser sont :
la douleur, généralement atténuée par le refroidissement de la zone traitée et parfois par l’application de crème anesthésiante avant la séance sur la zone à traiter par laser épilation
une rougeur et un gonflement de la zone qui entoure le poil. Ces rougeurs durent en général quelques jours et doivent être protégées du soleil. Il est possible d’appliquer une creme cicatrisante le soir et on recommande généralement une creme solaire 50+ la journée.
Les poils carbonisés vont tomber dans les 2 à 4 semaines qui suivent le traitement. Il ne faut pas manipuler les poils qui sortent avec une pince.
les effets secondaires retardés de l’épilation au laser sont principalement des tâches claires ou foncées.
Dans de rares cas, des troubles de la coloration de la peau ou de légères brûlures peuvent apparaitre (laser sur peau bronzée ou puissance du laser un peu élevée).
La zone traitée au laser devient légèrement violacée puis marron foncé quand il n’y a pas une bulle avec exsudat, signe de gravité.
Ces troubles sont la plupart du temps transitoires mais ils nécessitent d’etre vus par le dermatologue qui vous a pratiqué la séance pour les prendre en charge
L’exposition au soleil doit être évitée 3 semaines à 1 mois après la séance laser.
Il est aussi possible de voir apparaitre sur la zone traitée une folliculite, ou un herpes
Situations à risque en cas d’épilation laser
les peaux mates et les peaux noires, ou les zones de peau pigmentée ( c’est le cas de la peau du sexe pour l’épilation du maillot par exemple). Dans ces situations, le laser épilation risque de créer des taches claires. Il existe cependant des lasers tels que le Nd Yag permettant d’épiler les peaux mates et noires.
pour la même raison (risque de survenue de taches claires après l’épilation laser), on évite de pratiquer une épilation laser sur une peau bronzée naturellement ou artificiellement : il est recommandé d’éviter toute exposition solaire 2 à 3 mois avant la séance pour un traitement par laser alexandrite, 1 mois pour un traitement par laser Yag. Il ne faut pas traiter non plus les personnes ayant appliquées un bronzage artificiel ou ayant pris des activateurs de bronzage.
de plus, on recommande d’éviter toute exposition solaire de la zone traitée par épilation laser pendant au moins deux trois semaines afin d’éviter la survenue de taches brunes.
enfin, on évite généralement de pratiquer une épilation au laser sur une zone de peau présentant une anomalie, un maquillage permanent, un piercing, un tatouage ou un grain de beauté par exemple. La décision de pratiquer l’épilation laser sur ce type de lésion est prise par le médecin.
Epilation au laser du menton (barbe chez la femme)
La demande d’épilation du menton chez la femme est fréquente
Eliminer un trouble hormonal
Chez la femme, la présence de poils noirs sur le menton ou la zone de la barbe doit amener à consulter un médecin afin de déterminer s’il n’existe pas un trouble hormonal sous-jacent.
Le cas échéant, mieux vaut traiter le trouble hormonal car l’épilation laser du menton risque alors d’être un échec.
En effet, la présence de poils au menton peut trahir un hirsutisme, une augmentation des poils sur les zones masculines (barbe, voire torse, dos…) chez la femme à partir de l’adolescence ou de façon brutale chez une femme adulte (on craint alors une tumeur sécrétante).
L’hirsutisme est le reflet d’un effet des hormones masculines ou androgènes sur l’organisme de la femme.
Il existe trois grands types d’androgènes pouvant engendrer une pousse des poils dans les zones masculines chez la femme :
les androgènes ovariens (Testostérone et Delta 4 Androstènedione) peuvent être dus à une tumeur ovarienne ou plus fréquemment à des microkystes sur les ovaires (syndrome des ovaire polykystiques).
androgènes surrénaliens (la surrénale est une petite glande située sur chaque rein) : SDHA pour Sulfate de Dé Hydroépi Androstérone ou 17 hydroxyprogestérone (17-OHP).
le cortisol qui lorsqu’il est augmenté dans le sang (syndrome de Cushing) peut provenir de la prise prolongée de corticoides, d’une tumeur corticosurrénalienne ou d’une tumeur sécrétant de l’ACTH (hormone faisant sécréter du cortisol par la corticosurrénale) le plus souvent pulmonaire.
Ainsi, un bilan hormonal est nécessaire, notamment si le médecin suspecte une hyperandrogénie (augmentation de la pilosité (menton, lèvre supérieure… ), calvitie de la femme, règles irrégulieres, acné… hyperséborrhée (peau grasse) ou de virilisation (hypertrophie clitoridienne, voix grave et rauque)
Le bilan hormonal est réalisé le matin à 8 heures, en première partie de cycle (6 premiers jours), après arrêt de la contraception hormonale depuis au moins deux à trois mois :
Testostérone et éventuellement Delta 4 androstènedione, une autre hormone ovarienne
17-OH-progestérone (suivi d’un test au Synacthène* si elle est modérément élevée) et Sulfate de déhydro-épiandrostérone (S-DHA) à la recherche d’un hyperandrogénisme surrénalien
Une échographie ovarienne endovaginale à la recherche d’ovaires polykystiques.
S’il existe une aménorrhée et/ou une galactorrhée sans étiologie médicamenteuse, le médecin demande une prolactinémie.
En cas de suspicion clinique de syndrome de Cushing, le médecin demande un dosage du cortisol plasmatique et surtout du cortisol libre urinaire des 24 heures (FLU).
Les causes tumorales sont souvent d’apparition brutale chez une femme adulte alors que l’hirsutisme présent dès l’adolescence est le plus souvent du à un hyperandrogénisme fonctionnel ovarien ou surrénalien.
En cas de dosages hormonaux normaux et d’échographie ovarienne normale, on parle d’hirsutisme idiopathique.
On distingue l’hirsutisme d’une augmentation de la pilosité normale (bras, jambes…) appelée hypertrichose, où les poils sont plus longs, épais et fournis sur les zones normales mais ne touchent pas la barbe et le menton. Cette hypertrichose existe dès l’enfance et elle est le plus souvent familiale (fréquente dans le pourtour du bassin méditerranéen et chez les bruns).
Pas pour le duvet ou les poils blancs du menton
Le laser fonctionne en détruisant la mélanine (le pigment) du poil. Les poils du menton sont souvent des poils relativement épais et foncés répondant donc bien au laser.
De deux choses l’une : soit il s’agit de duvet, et dans ce cas le laser ne fonctionnera pas car il n’y a que très peu de mélanine dans les poils
Soit il s’agit de poils pigmentés (marrons ou noirs) et dans ce cas, le laser peut être tenté, cependant ces poils étant assez fins, ils nécessiteront en général un bon nombre de séances d’épilation laser (entre 6 et 10 espacées d’un mois) pour obtenir un résultat correct.
Il existe d’autres techniques que l’épilation laser de la barbe de la femme
On peut appliquer une crème à base d’eflornithine (Vaniqa*) pour empêcher la pousse des poils du menton. Bien sûr ce traitement est suspensif et non définitif : les poils repoussent dès qu’on arrête la crème
Bien entendu il est aussi possible d’utiliser la cire froide, la pince à épiler, épilation électrique au cabinet du dermatologue…
En cas d’hirsutisme, qu’il soit du à un hyperandrogénisme fonctionnel ovarien ou surrénalien présent depuis l’adolescence (légère augmentation des androgènes) ou idiopathique ( dosages hormonaux normaux et échographie ovarienne normale), il faut associer l’épilation laser à un traitement anti androgènes afin de limiter le risque de repousse : ce sont des molécules qui inhibent la liaison de la 5-dihydrotestostérone à son récepteur notamment dans les poils, y supprimant son effet stimulant la pousse. L’amélioration de l’hirsutisme ne s’observe qu’après environ 6 mois à un an de traitement.
Il en existe deux principales :
l’acétate de cyprotérone (Androcur®), remboursé en France dans l’indication ‘hirsutisme’, associé à de l’oestrogène naturel en comprimé, en gel ou en patch : 1 comprimé d’Androcur® 50 mg/j 20 jours/28.
la spironolactone (Aldactone®), un diurétique qui peut être proposé par le médecin hors AMM (donc non remboursé) : 2 comprimés par jour de 50 ou 75 mg soit 100 à 150 mg/j + 15j/ mois, un progestatif non androgénique. Les effets secondaires sont principalement des troubles des règles,), des crampes, une hypotension, une perte de poids/anorexie et des sensations vertigineuses.
Contre indications de l’épilation laser de la barbe de la femme
epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
décoloration pour la meme raison
maquillage permanent de l’ourlet de la lèvre inférieure (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir… ) . Il vaut mieux éviter les impacts laser dans cette zone
trouble hormonal provoquant la pilosité du menton (mieux vaut traiter le trouble hormonal)
grossesse
Comment se passe l’épilation laser du menton (barbe de la femme) ?
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.
Il faut enlever tout bijou (piercing… ) avant la séance ainsi que le fond de teint, le rouge à levre…
Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Il demande à la patiente de fermer la bouche et de mettre la langue entre les dents et la zone où se trouve le laser afin que ce dernier ne touche pas l’émail des dents lorsqu’il passe sur la lèvre inférieure
Les impacts laser provoquent un picotement
Après la séance d’épilation laser du menton
La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une semaine à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent (masque abrasif… )
Le laser fonctionne en détruisant la mélanine (le pigment) du poil. Les poils de la lèvre supérieure sont des poils relativement fins et peu concentrés en mélanine. Ils répondent donc peu au laser.
Pas pour le duvet ou les poils blancs de la lèvre
De deux choses l’une : soit il s’agit de duvet, et dans ce cas le laser ne fonctionnera pas car il n’y a que très peu de mélanine dans les poils
Soit il s’agit de poils pigmentés (marrons ou noirs) et dans ce cas, le laser peut être tenté, cependant ces poils étant assez fins, ils nécessiteront en général un bon nombre de séances d’épilation laser (entre 6 et 10 espacées d’un mois) pour obtenir un résultat correct.
Des résultats plus ou moins rapides en fonction de la localisation sur la lèvre
Toutes les zones de la lèvre supérieure ne réagissent pas de la même façon:
le centre le la lèvre supérieure (sous le nez) répond rapidement au laser
alors que les zones latérales (au coin des lèvres) se dégarnissent plus lentement
Il existe des alternatives à l’épilation laser de la moustache
On peut appliquer une crème à base d’eflornithine (Vaniqa*) pour empêcher la pousse des poils de la lèvre. Bien sûr ce traitement est suspensif et non définitif : les poils repoussent dès qu’on arrête la crème
Bien entendu il est aussi possible d’utiliser la cire froide, la pince à épiler…
Contre indications de l’épilation laser de la moustache
epilation à la cire, pince ou crème dépilatoire dans les 2 semaines qui précèdent (l’épilation laser serait alors moins efficace).
décoloration pour la meme raison
maquillage permanent de l’ourlet des lèvres (risque de faire virer la couleur des pigments lors de l’impact laser : le rouge vire au noir…
trouble hormonal provoquant la pilosité de la lèvre (mieux vaut traiter le trouble hormonal)
grossesse
Faut-il faire une prise de sang avant épilation laser de la lèvre?
Parfois, un bilan hormonal est nécessaire, notamment si le médecin suspect une hyperandrogénie (augmentation de la pilosité (menton, lèvre supérieure… ), règles irrégulieres, acné… ).
Le bilan hormonal est réalisé le matin à 8 heures, en première partie de cycle, après arrêt de la contraception hormonale depuis au moins deux mois :
Testostérone et éventuellement Delta 4 androstènedione, une autre hormone ovarienne
17-OH-progestérone (suivi d’un test au Synacthène* si elle est modérément élevée) et Sulfate de déhydro-épiandrostérone (S-DHA) à la recherche d’un hyperandrogénisme surrénalien
Une échographie ovarienne endovaginale à la recherche d’ovaires polykystiques.
S’il existe une aménorrhée et/ou une galactorrhée sans étiologie médicamenteuse, il faudra demander une prolactinémie.
En cas de suspicion clinique de syndrome de Cushing, il faudra demander un dosage du cortisol plasmatique et surtout du cortisol libre urinaire des 24 heures (FLU).
Comment se passe l’épilation laser de la lèvre (moustache) ?
Il est possible d’appliquer une crème anesthésiante toutes les 10 minutes pendant une heure avant la séance
Le médecin donne des lunettes de protection ou des coques opaques en métal) pour protéger les yeux.
Il faut enlever tout bijou (piercing… ) avant la séance ainsi que le fond de teint, le rouge à lèvre…
Le médecin balaye la zone avec le laser en évitant de passer deux fois sur la même zone afin d’éviter tout risque de brûlure de la peau
Il demande à la patiente de fermer la bouche et de mettre la langue entre les dents et la zone où se trouve le laser afin que ce dernier ne touche pas l’émail des dents
Les impacts laser provoquent un picotement
Après la séance d’épilation laser de la lèvre
La zone est souvent un peu rouge, les abouchements de poils peuvent gonfler et rester gonflés quelques jours. On peut appliquer une crème cicatrisante pendant une semaine après la séance
Les poils mettent environ une semaine à s’éliminer sous forme de poils carbonisés
Il ne faut pas s’exposer au soleil pendant 3 semaines ou plus après la séance et appliquer une creme solaire 50+
Il faut éviter tout soin agressif tant que les rougeurs persistent (masque abrasif… )
L’allergie est une réaction anormale de l’organisme à des substances de l’environnement, appelée allergènes
Presque 5% de la population pédiatrique et 2% de la population générale présente des allergies alimentaires
On note de plus en plus d’allergies alimentaires depuis quelques années, peut-être en raison
de l’internationalisation des aliments qui sont mangés sur toute la planète alors qu’ils étaient réservés à quelques pays il y a quelques décennies (kiwis, sésame…)
de l’alimentation à base d’aliments préparés par l’industrie agro alimentaire : contamination des alliments par des allergènes lors du stockage ou de la préparation des aliments / présence de conservateurs et de nombreux additifs / présence de nombreux ingrédients alors qu’une préparation à la maison utilise moins d’ingrédients
En fait la plupart des allergies alimentaires n’en sont pas! Il s’agit en fait de fausses allergies ou intolérances alimentaires
Symptomes
L’allergie alimentaire peut s’exprimer sur la peau, mais aussi dans le tube digestif, les voies respiratoires…
L’allergie alimentaire prend alors la forme de nausées, de vomissements, de maux de ventre, de diarrhée, voire de constipation
Allergie respiratoire
On note une rhinite, des crises d’asthme…
Causes
Dans le cas de l’allergie alimentaire, l’allergène peut être transmis
le plus fréquemment en l’ingérant+++
en l’inspirant (par exemple, allergie aux crevettes, la fumée de cuisson des crevettes peut déclencher une toux, rhinite, asthme…)
par contact cutané avec l’aliment ou un objet souillé par l’aliment
Allergie alimentaire de l’enfant
Les allergènes les plus fréquents sont
le lait de vache (10% des cas)
oeuf 10% des cas
kiwi 10% des cas
arachide (8%)
poisson (8%)
fruits à coque : noisette++ (8%)
crevettes…
Allergie alimentaire de l’adulte
On regroupe généralement les allergènes en 5 groupes :
groupe « latex » (14% des cas) : avocat, kiwi, banane, châtaigne
groupe « rosacées » (13% des cas) :abricot, pêche, framboise, cerise, pomme, poire, prune..
groupe « noix » (10% des cas) :amande, noisette, noix, noix de pécan et de cajou, pignon, pistache…
groupe « ombellifères » (10% des cas) :aneth, carotte, céleri, coriandre, fenouil, anis, persil…
Blanc d’oeuf et arachide, sésame, lupin, lait de brebis…
Allergies croisées
Entre aliment et autre allergène
Lorsqu’on est allergique à un aliment, on peut être allergique à des substances non alimentaires (pollens…) : on peut être allergique au pollen de bouleau et faire une allergie alimentaire à la pomme, car els deux ont en commun une molécule (la profiline)
Entre aliments
D’une même famille
En cas d’allergie à
Cacahuete, on peut être allergique aux aliments de la même famille : pois, soja, fèves, haricots, lentilles, lupin, pois chiche
Ail, on peut être allergique aux aliments de la même famille :oignon, ciboulette, poireau, asperge…
Tomate, on peut être allergique aux aliments de la même famille : pomme de terre, poivron, piments, paprika, aubergine…
Orange, on peut être allergique aux aliments de la même famille :agrumes
Moutarde, on peut être allergique aux aliments de la même famille : choux, radis, navet, raifort, colza, rutabaga…
Noix, on peut être allergique aux aliments de la même famille : noisettes, noix du brésil, de cajou…
Blé, on peut être allergique aux aliments de la même famille : orge, seigle…
Crevettes, on peut être allergique aux aliments de la même famille : crabe, homard…
De familles différentes
Les allergies croisées entre aliments de familles différentes sont fréquentes. En cas d’allergie :
au lait de vache, on peut être allergique à la viande de boeuf, au lait de chèvre, de brebis…
au pollen (bouleau, ambroisie…), on peut être allergique à des fruits et légumes (pomme, pêche, melon…)
à la pêche, on peut être allergique aux autres rosacées : abricot, framboise, cerise, pomme, poire, prune..
au latex : on peut être allergique à des fruits : kiwi, banane, avocat…
Allergies alimentaires sur la peau
La réaction alimentaire la plus fréquente est :
L’urticaire alimentaire (urticaire à un aliment).
Le diagnostic d’urticaire alimentaire peut etre difficile et necessite donc une consultation medicale.
Il existe en effet de nombreux cas de figure:
Après un aliment dont on n’a pas l’habitude
Elle peut survenir notamment lors de l’ingestion d’aliments dont on n’a pas l’habitude (dîner au restaurant chinois… )
Il suffit alors d’éviter l’aliment en cause et de traiter par antihistaminiques
Urticaire alimentaire à un aliment courant
Plus rarement, l’urticaire peut être liée à une véritable allergie alimentaire, souvent chez des personnes atopiques.
L’urticaire alimentaire est alors parfois précédée par des démangeaisons ou des picotements voire un gonflement des lèvres et de la muqueuse dans la bouche rapidement après la prise alimentaire et elle peut être associée
à des douleurs digestives. Les aliments habituellement responsables d’allergie alimentaire sont les poissons et les crustacés, l’arachide, le soja, les céréales, l’oeuf, le lait de vache, des fruits exotiques…
Le médecin pourra recourrir à des prick tests prudents ou une prise de sang à la recherche d’IgE spécifiques de certains aliments
Le traitement passe par l’éviction de l’aliment ou du groupe d’aliments en cause et les antihistaminiques
Anaphylaxie alimentaire d’effort
L’anaphylaxie alimentaire à l’effort est une rareté mais elle peut être grave. Il s’agit d’une réaction anaphylactique déclenchée par un effort prolongée comme la course à pied et induite par un aliment consommé 2 à 5 heures avant (céréales, fruits, arachide… ).
L’effort sans prise alimentaire, ou la prise alimentaire sans effort
n’entraînent habituellement aucun probleme
Fausses allergies alimentaire
Cependant, la fausse allergie alimentaire par surconsommation d’aliments riches en histamine ou histaminolibérateurs est la cause la plus fréquente d’urticaire alimentaire : poissons, les crustacés, la charcuterie,
les fromages fermentés, les boissons alcoolisées, le chocolat,
des fruits et légumes
L’éviction des aliments riches en amines biogènes est recommandée :
Poissons et crustacés : thon, sardine, saumon, anchois, maquereau, oeufs de poissons, conserves de poissons, poissons séchés, fumés ou surgelés
Fruits :fraise, banane, raisin, agrumes, noix et noisette
Boissons alcoolisées : bière, vin
Chocolat et cacao
Un cas particulier :
Scombrotoxisme
Il s’agit d’une réaction d’anaphylaxie avec hypotension artérielle après ingestion de poisson « à chair bleue » : thon, bonite, maquereau et sardine, anchois, marlin… avec rupture de la chaine du froid (tout poisson ayant un goût métallique, poivré ou piquant est à éviter). d’où
la présence de bactéries (Achromobacter histamineum, Proteus morganii, Proteus vulgaris) dans le tube digestif de l’animal
un taux élevé d’histamine dans la chair du poisson
Il ne s’agit pas à proprement parler d’une urticaire ni d’une allergie alimentaire vraie (le poisson sans rupture de la chaine du froid peut être mangé à nouveau), mais plutot d’une réaction d’anaphylaxie avec maux de tete, hypotension…
Suspicion d’allergie alimentaire, que faire?
Consulter un médecin
Il faut consulter un médecin qui par le biais de l’interrogatoire otamment pourra souvent distinguer une vraie allergie d’une fausse allergie alimentaire
Il pourra demander des tests sanguins, voire réaliser de façon prudente des tests épicutanés appelés prick tests: il s’agit de piqures dans l’avant bras après y avoir disposé des gouttes de différents allergenes afin de les faire pénétrer dans la couche superficielle de la peau et déclencher une papule urticarienne en cas d’allergie
Piqures dans l’avant bras en cas d’urticaire : prick tests
Le plus souvent en milieu hospitalier, il peut aussi faire des tests de provocation labiale ou orale avec l’aliment.
Eviter l’allergène
Le médecin prescrit un régime d’éviction de l’allergène et de sa famille et allergènes croisés. A l’école, on peut mettre en place un Projet d’Accueil Individualisé.
Il faut souvent guêter les emballages à la recherche des allergènes…
Avoir un traitement « au cas où »
Le médecin prescrit des antihistaminiques, voire de l’adrénaline en cas de risque d’anaphylaxie alimentaire :
1/ Prendre immédiatement dès le début de la réaction allergique (notamment démangeaisons, urticaire) 2 comprimés d’antihistaminique type desloratadine (Aerius*)
et
tenir prête la seringue d’adrénaline en autoinjecteur
2/ En cas de symptômes allergiques sévères (ceux ci surviennent en règle générale en l’espace de quelques minutes à 1 heure et se manifestent par une forte gêne respiratoire, des troubles digestifs, une transpiration abondante, des vertiges, une sensation de faiblesse, un serrement dans la poitrine, plus rarement une perte de connaissance), appliquer sur la cuisse la seringue d’adrénaline prête à l’emploi et faire une injection d’adrénaline en face antérolatérale de la cuisse, rester allongé les jambes surélevées jusqu’à l’arrivée du médecin (appeler un médecin dès que possible ou appeler le 15).
3/ Si vous vous trouvez dans un endroit isolé, prendre par précaution un corticoïde (1 mg/kg équivalent Prednisolone : si poids 60kgs, prendre 3 cp de Solupred* 20 orodispersible). Ce médicament n’agit qu’après 2 heures environ, mais il protège d’une récidive durant 24 heures.
NB : conditions de conservation de l’adrénaline en seringue auto injectable :
Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler.
Vérifier périodiquement que l’aspect de la solution est toujours limpide et incolore dans la fenêtre de contrôle du stylo. Jeter ou remplacer l’autoinjecteur si la solution a changé de couleur ou contient un précipité, et au plus tard à la date de péremption.
Les réactions cutanées au médicaments sont encore appelées toxidermies.
Allergie médicamenteuse
Deux types d’allergies aux médicaments
Ces réactions font le plus souvent intervenir les réactions allergiques classiques de la peau :
L’allergie immédiate
(type I de la classification de Gell et Combs, à médiation immunologique par anticorps) est une réaction survenant dans les premières minutes à premières heures qui suivent le contact avec le médicament (pénicilline, anesthésiques… ); la principale allergie immédiate est l’urticaire médicamenteuse (et sa composante profonde, l’angio oedeme ou oedeme de Quincke, voire l’anaphylaxie).
L’allergie retardée
(type IV de la classification de Gell et combs, à médiation immunitaire cellulaire) est une allergie qui survient un ou plusieurs jours après le contact avec le médicament (la premiere eruption prend souvent deux semaines apres le premier contact avec le médicament, alors que les éruptions suivantes, lors des réintroductions, prennent le plus souvent 48h).
C’est la réaction médicamenteuse la plus fréquente, provoquant des éruptions à type de
rougeurs plus ou moins gonflées (90 % des cas)
Rougeurs ou plaques rouges ébutant souvent aux coudes, aux genoux et au tronc, et s’étendant progressivement en quelques jours. On peut observer une fièvre et des démangeaisons.
Ils régressent souvent spontanément en une semaine.
Les médicaments le plus souvent en cause dans ces eruptions d’origine médicamenteuse sont les
antibiotiques (aminopénicillines = 1ère cause d’accidents allergiques médicamenteux, soit environ 1/3 des réactions allergiques médicamenteuses, sulfamides antibactériens, céphalosporines, antituberculeux),
les antiepileptiques (carbamazépine, barbituriques),
l’allopurinol (produit contre la goutte),
les produits de contraste iodés utilisés lors des examens d’imagerie médicale,
le captopril (anti hypertenseur)
et les anti inflammatoires non stéroïdiens et l’aspirine (5% des consultations pour allergie médicamenteuse).
les éruptions lichénoïdes
se présentent sous forme de petites plaques violines, comme dans le lichen plan
l’érythème pigmenté fixe,
une rougeur récurrente de quelques centimetres, apparaissant le plus souvent quelques heures apres la prise du médicament, génitale ou cutanée, qui brule ou démange et qui finit par guérir en laissant une tache pigmentee.
Les principaux médicaments en cause sont les analgésiques pyrazolés, les barbituriques, les sulfamides, les cyclines et la carbamazépine.
D‘autres mécanismes de réactions cutanées aux médicaments sont possibles, ce sont des mécanismes non immunologiques sur lesquels nous ne nous attarderons pas car il ne s’agit pas là de véritables « allergies de peau » aux médicaments :
thesaurismoses ou accumulation de médicaments tels que l’argyrie,
les pigmentations aux cyclines ou aux antipaludéens,
Que faire quand on suspecte un médicament de déclencher une éruption de la peau?
Lors d’une éruption cutanée dans laquelle un médicament est suspecté, le médecin tente d’évaluer la reponsabilité potentielle du médicament, encore appelée imputabilité
Il dispose de tests aux médicaments plus ou moins dangereux :
– sans danger : prise de sang
lors de réactions de type immédiat, à la recherche d’anticorps spécifiques
– plus dangereux : tests de mise en contact
avec le médicament (tests épicutanés, intradermoréactions et prick-tests) ou de reprise du médicament (le plus souvent en milieu hospitalier car on craint des reactions plus graves qu’initialement.
La photothérapie dynamique consiste a appliquer une substance photosensibilisante (qui crée une réaction de la peau au soleil) et de l’irradier avec lumière appropriée pour créer la réaction photosensibilisante ou photodynamique qui va provoquer un stress oxydatif (+ une stimulation du système immunitaire) entraînant la mort cellulaire et la destruction de la lésion.
Comment ça se passe?
La substance photosensibilisante est appliquée sur la zone à traiter, sous forme de crème
La crème photosensibilisante
Il s’agit d’un précurseur des porphyrines : l’acide δ-aminolévulinique (ALA). En effet, après l’application externe d’acide δ-aminolévulinique, il y a accumulation dans le tissu de protoporphyrine de type IX qui est photosensibilisant. Un dérivé méthyl ester d’acide δ-aminolévulinique (MAL) ayant une plus grande sélectivité et pénétrant mieux a été développé. Ce produit appelé Metvixia® en France a obtenu l’AMM.
L’irradiation
L’irradiation se fait au mieux à une longueur d’onde de 630 à 635 nm à l’aide d’une source polychromatique (lampe halogène) ou d’une lumière monochromatique type laser
Cette illumination peut induire des phénomènes douloureux, qu’on tente de limiter par la prise d’antalgique avant l’illumination, le refroidissement de la zone par vaporisation d’eau fraiche ou de vapeur azotée, l’utilisation d’un ventilateur…
Mais depuis 2016, on peut utiliser la lumière du jour dans l’indication kératoses actiniques de sévérité légère à modérée. Les lésions traitées doivent être évaluées après 3 mois et un second traitement est recommandé en cas de réponse incomplète.
La PDT de jour pour les keratoses actiniques
On utilise simplement la lumière du jour pendant 2h, ce qui est moins douloureux que les lampes
Le protocole est le suivant :
Les jours qui précèdent l’irradiation
Pendant au moins 6 jours, le appliquer sur les zones à traiter une crème à 30 % d’urée pour ramollir et favoriser la chute des croutelles des kératoses
Le septième jour, il faut contrôler le bulletin météo du lendemain : la température prévue doit être supérieure à 10°C, et il ne doit pas y avoir de précipitations prévues. Si ce n’est pas le cas ou si vous savez que vous n’avez pas la possibilité de passer deux heures dehors le lendemain, continuez à appliquer la crème à l’urée que vous a prescrit le dermatologue jusqu’à un bulletin météto et un emploi du temps favorables. Quand vous disposez des deux, n’appliquez pas la crème à l’urée le soir.
Le jour du traitement :
Lavez au gant éponge avec eau et savon la zone à traiter, il est normal que de petites croutes s’éliminent sous l’action de la crème à l’urée que vous avez appliqué pendant plusieurs jours.
Appliquez le matin sur la zone à traiter mais aussi l’ensemble du visage, du cou et du décolleté une creme solaire indice 50+ qu’a du vous conseiller votre dermatologue, la laisser pénétrer dans la peau 20 minutes au moins
Moins d’une demi-heure avant la période de 2 heures que vous allez passer dehors appliquez sur les zones à traiter une couche fine d’un millimètre de METVIXIA 168mg puis sortez dans les 30 minutes qui suivent vous exposer à la lumière du jour pendant 2 heures sans transpirer : il n’est pas nécessaire de s’exposer directement au soleil, cela peut d’ailleurs être douloureux. Vous pouvez par exemple lire un livre à l’ombre d’un arbre, jardiner ou vous promener sans transpirer. Mieux vaut éviter l’ombre d’un mur ou d’un bâtiment.
Après la période d’exposition de 2 heures, couvrir immédiatement la zone traitée (chapeau, casquette…) et rentrez à l’intérieur pour éliminer le Metvixia® par lavage doux à l’eau et au savon puis protégez totalement la zone traitée de la lumière du jour pendant 24h au moyen de chapeau, casquette, crème solaire 50+…
Puis prenez l’habitude si ce n’est déjà le cas de vous protéger du soleil pour éviter la réapparition de lésions (cherchez l’ombre, portez un chapeau ou une casquette, des vêtements amples et couvrants, de la crème solaire…)
Enfin, appelez le cabinet de votre dermatologue pour fixer un rendez-vous de contrôle 3 mois après l’application du produit
Dans tous les cas les patients, quelques soit la technique employée pour les traiter, doivent être suivis régulièrement étant donné la fréquence des récidives et/ ou de lésions multiples. En cas d’échec de la PDT, le recours à la chirurgie reste bien entendu toujours possible sans perte de chance pour le patient.
Traitement de grandes surfaces
Un autre avantage de la technique est de pouvoir traiter de larges surfaces en une seule séance ce qui n’est pas réalisable avec la majorité des autres traitements disponibles.
Y a-t-il des effets secondaires?
Durant la séance : douleur notamment en cas d’irradiation à la lampe
Après la séance :
Gonflement puis apparition d’une croûte qui tombe en quelques jours.
Les séquelles cicatricielles sont souvent mineures mais il est possible d’observer un aspect dépigmenté ou marron, souvent transitoire
Le carcinome est un cancer de la peau développé à partir des kératinocytes (les cellules de la peau), contrairement a mélanome qui est développé à partir des mélanocytes (cellules pigmentaires de la peau)
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– Les erreurs à éviter
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– Les causes
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Il est issu des cellules basales de l’épiderme d’ou son nom de basocellulaire
C’est le cancer humain le plus fréquent chez l’homme, tous types de cancers et tous organes confondus : on estime que sont dépistés en France environ 80 nouveaux cas / 100 000 habitants / an, soit environ 50000 nouveaux cancers basocellulaires/an en France.
Il est issu de couches plus superficielles de l’épiderme, ou les jonctions entre les cellules ressemblent à des épines, d’ou son nom de spinocellulaire.
Keratoacanthome, une forme de cancer spinocellulaire bien différencié
Il y a de nombreuses causes possibles au développement du carcinome de la peau, mais il faut connaitre le rôle du soleil.
La majorité des caarcinomes de la peau surviennent d’ailleurs sur les zones exposées au soleil (visage, cou, bras… ).
Les carcinomes spinocellulaires se développent généralement chez les personnes qui ont été exposées au soleil de façon chronique et prolongée tout au long de leur vie (personnes travaillant à l’extérieur).
Les carcinomes basocellulaires, se développent quant à eux plutot en cas d’ expositions solaires brutales et répétées, notamment dans l’enfance (voyages dans des pays chauds… )
La protection solaire est donc un des seuls éléments préventifs efficaces contre le carcinome de la peau.
Parmi les autres facteurs favorisants du carcinome de la peau, on peut citer :
le phototype clair : les personnes ayant le plus de risques d’étre atteintes par le cancer de la peau ont la peau claire, les yeux clairs et les cheveux roux ou blonds. Ils ont des difficultés à bronzer et prennent facilement des coups de soleil
les papillomavirus dans certains types de carcinomes spinocellulaire
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Opération du carcinome spinocellulaire : chirurgie, marges et techniques
Le carcinome épidermoïde (ou spinocellulaire) se traite en premier lieu par la chirurgie. L’objectif est d’enlever la tumeur en totalité avec des marges de peau saine suffisantes — c’est ce qu’on appelle les marges d’exérèse. Cette page explique comment se déroule l’opération, quelles marges sont recommandées et quelles techniques permettent de vérifier que tout a été retiré.
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L’opération du spinocellulaire a le plus souvent lieu au cabinet du dermatologue, sous anesthésie locale, en ambulatoire. Le dermatologue retire la tumeur avec une marge de peau saine tout autour (exérèse), puis referme la plaie par suture directe. La durée de l’intervention est généralement de 20 à 45 minutes.
Dans certains cas, la taille de la tumeur ou sa localisation (nez, paupière, oreille) nécessite un geste de reconstruction plastique — lambeau ou greffe de peau. Ces interventions se réalisent alors au bloc opératoire, parfois sous anesthésie générale.
💡 Pourquoi la chirurgie en premier ? Elle permet d’analyser la pièce opératoire au laboratoire pour vérifier que tout le carcinome a été retiré avec des marges saines. Les autres traitements (radiothérapie, laser) ne permettent pas cette vérification histologique.
Les marges d’exérèse — ce qu’on enlève autour de la tumeur
La marge d’exérèse désigne la zone de peau saine enlevée tout autour de la tumeur visible. Elle est indispensable car les cellules cancéreuses peuvent s’étendre au-delà de ce que l’œil perçoit. Les marges recommandées dépendent du pronostic de la tumeur :
Type de tumeur
Marge latérale recommandée
Marge profonde
Spinocellulaire de bon pronostic (petite taille, bien différencié, pas d’invasion nerveuse)
4 à 6 mm
Au minimum dans le tissu graisseux sous-cutané
Spinocellulaire de mauvais pronostic (grande taille, mal différencié, invasion nerveuse ou vasculaire, récidive, immunodépression)
6 à 10 mm
Au minimum dans le tissu graisseux sous-cutané
Quand les marges préconisées ne sont pas réalisables d’emblée — présence d’une structure noble à proximité (nez, œil, oreille) ou reconstruction nécessaire — un examen histologique est indispensable avant la reconstruction. Trois techniques permettent ce contrôle.
Les 3 techniques de contrôle histologique
Technique
Principe
Avantages
Limites
Analyse différée en paraffine (chirurgie en 2 temps)
Exérèse + pansement en attente. Analyse en laboratoire (1–2 semaines). Reconstruction si marges saines.
Meilleure qualité d’analyse. Réalisable en cabinet.
Deux temps opératoires. Délai d’attente pour le patient.
Examen extemporané
Tumeur congelée et analysée au microscope pendant l’intervention. Reconstruction immédiate si marges saines.
Un seul temps opératoire. Récidive ~1–2% à 5 ans.
Nécessite un anatomopathologiste sur place. Milieu hospitalier uniquement. Risque de faux négatif ~5% (congélation).
Chirurgie de Mohs
Exérèse avec faibles marges, puis recoupes horizontales congelées analysées en temps réel. Cartographie 3D des marges.
Contrôle le plus précis. Préserve le maximum de tissu sain. Taux récidive ~1% (tumeurs primitives).
Technique longue et coûteuse. Réservée à quelques centres hospitaliers en France.
La chirurgie de Mohs — pour qui ?
La chirurgie de Mohs est venue des États-Unis et représente la technique la plus précise de contrôle des marges. Elle est particulièrement indiquée pour les tumeurs :
De mauvais pronostic (grande taille, mal différenciées, récidivantes)
Situées dans des zones où épargner le tissu sain est crucial : nez, paupières, lèvres, oreilles
Chez les patients immunodéprimés (transplantés, VIH)
En France, la chirurgie de Mohs reste limitée à quelques services hospitaliers spécialisés.
Que se passe-t-il si tout n’a pas été enlevé ?
⚠️ Exérèse incomplète — que faire ? En cas de marges envahies confirmées par l’histologie, la recommandation est une reprise chirurgicale immédiate. Si une nouvelle opération n’est pas réalisable (état général, localisation), la radiothérapie sera discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). La chimiothérapie ou les thérapies ciblées (cétuximab) sont réservées aux formes avancées ou métastatiques.
Après l’opération — suivi nécessaire
Le carcinome épidermoïde cutané peut récidiver localement ou donner des métastases ganglionnaires ou à distance, notamment pour les formes de mauvais pronostic. Un suivi dermatologique régulier est indispensable :
Examen clinique de la cicatrice et palpation des ganglions régionaux
Bilan d’imagerie (échographie ganglionnaire, scanner) en fonction du stade initial
Fréquence du suivi définie par le dermatologue selon le pronostic — en général tous les 3 à 6 mois les 2 premières années, puis annuellement
Surveillance des autres zones exposées au soleil — risque de second carcinome
Questions fréquentes sur l’opération du spinocellulaire
L’opération d’un spinocellulaire est-elle douloureuse ?
Non — l’intervention se déroule sous anesthésie locale et est indolore pendant le geste. L’injection de l’anesthésique local provoque une légère brûlure de quelques secondes. Dans les heures suivantes, des douleurs modérées ou des tiraillements sont possibles, bien contrôlés par du paracétamol. La gêne postopératoire est en général très supportable et ne justifie pas d’arrêt de travail dans la majorité des cas.
Combien de temps dure la cicatrisation après exérèse d’un spinocellulaire ?
Pour une exérèse simple avec suture directe au cabinet, la cicatrisation cutanée prend 10 à 15 jours. Les fils sont retirés entre J10 et J15 selon la zone. La cicatrice définitive met ensuite 6 à 18 mois à s’estomper. Pour les reconstructions par lambeau ou greffe, la cicatrisation est plus longue — le dermatologue ou chirurgien précisera les délais selon le geste réalisé.
Peut-on éviter la chirurgie pour un spinocellulaire ?
Dans la majorité des cas, non — la chirurgie reste le traitement de référence car elle est la seule à permettre une analyse histologique des marges et donc une certitude d’exérèse complète. Des alternatives existent dans des cas très particuliers : radiothérapie pour les patients inopérables ou refusant la chirurgie, laser CO2 pour des lésions très superficielles sélectionnées. Ces alternatives exposent à un risque de récidive plus élevé et à l’impossibilité de vérifier que tout a été retiré. La décision se prend en concertation pluridisciplinaire.
Pourquoi opère-t-on parfois en deux temps ?
La chirurgie en deux temps est souvent préférée quand une reconstruction complexe (lambeau, greffe) est nécessaire et qu’on ne veut pas la réaliser avant d’avoir la certitude que les marges sont saines. Le premier temps consiste à enlever la tumeur et à laisser la plaie en cicatrisation avec un pansement. L’analyse en laboratoire (en paraffine) prend 1 à 2 semaines. Si les marges sont saines, la reconstruction est réalisée dans un second temps. Cette approche donne une analyse histologique de meilleure qualité que l’examen extemporané.
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Traitement du carcinome spinocellulaire ou épidermoide
Nous avons vu dans l’article consacré au carcinome epidermoide qu’existaient plusieurs types de lésions, que le dermatologue objectivait au moyen d’une biopsie
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La gravité du carcinome epidermoide devra être déterminée pour décider du traitement en fonction de plusieurs éléments:
Histologie (l’analyse de la biopsie de peau)
Les principaux facteurs histologiques du pronostic sont :
l’épaisseur de la tumeur et le niveau d’invasion dans le derme,
l’existence d’un envahissement péri-nerveux,
le degré de différentiation cytologique
plus la tumeur est indifférenciée, plus le pronostic est mauvais
Le type histologique :
sont considérés comme des spinocellulaires de mauvais pronostic les formes
desmoplastiques,
muco-épidermoïdes
acantholytiques.
La localisation de la tumeur
Les zones à risque sont les
zones péri-orificielles du visage
nez, lèvres, paupières, oreilles,
le cuir chevelu
et les carcinomes spinocellulaires apparaissant en zone non insolée ou sur radiodermite, ulcère chronique
La taille de la tumeur
Les spinocellulaires de plus de 2cm de diamètre ont deux fois plus de risque de récidive et trois fois plus de risque de métastases que les tumeurs < 2cm.
Autres facteurs de mauvais pronostic
Immunodépression
Les carcinomes épidermoides survenant chez des malades immunodéprimés (greffés d’organe, SIDA… ) ont un pronostic plus défavorables que chez l’immunocompétent.
Récidive
la récidive locale est un facteur de mauvais pronostic.
Traitements possibles du carcinome epidermoide
Le meilleur traitement des carcinomes spinocellulaires (traitement de premiere intention) est le plus souvent la chirurgie avec envoi au laboratoire pour analyse afin de controler le type de cancer spinocellulaire dont il sagit et être sûr que tout a été enlevé avec une marge de peau saine.
Si la chirurgie n’est pas possible, on peut recourir à
Radiothérapie
En cas de contre indication à la chirurgie, notamment aux tumeurs de grande taille chez des patients inopérables. La décision est prise lors d’une consultation pluridisciplinaire (dermatologue, chirurgien, radiothérapeute, chimiothérapeute).
La radiothérapie est formellement contre indiquée dans le cas de maladies génétiques prédisposant aux cancers (xeroderma pigmentosum… ).
Chimiothérapie
Il s’agit du 5-FU, du cisplatine et de la bléomycine, notamment dans les formes inopérables d’emblée (atteinte d’un organe vital), en association éventuellement à la radiothérapie, ou pour les formes métastatiques.
En cas de carcinome à faible risque, suivi médical annuel.
Dans les spinos de mauvais pronostic, suivi clinique et échographique de l’aire de drainage tous les six mois pendant au moins 5 ans.
En savoir plus sur le traitement des cancers de la peau
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CARCINOMES CUTANES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Nous avons vu dans l’article consacré au baso qu’existaient plusieurs types de lésions, que le dermatologue objectivait au moyen d’une biopsie
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La gravité du baso devra être déterminée pour décider du traitement en fonction de plusieurs éléments:
Histologie (l’analyse de la biopsie de peau)
La gravité s’accroît du type superficiel et nodulaire pour finir au type sclérodermiforme et térébrant, les plus graves.
Lorsque la biopsie répond qu’il s’agit d’une tumeur mixte mêlant plusieurs sous types histologiques, le sous-type de la composante de plus mauvais pronostic sera retenu.
La localisation de la tumeur
on peut distinguer les
zones à bas risque
tronc et membres
les zones à risque intermédiaire
front, joue, menton, cuir chevelu et cou
et les zones à haut risque
nez et zones peri-orificielles de la tete (baso autour de l’oeil, de la bouche, de l’oreille… )
La taille de la tumeur
zones à haut risque
nez et zones peri-orificielles de la tete (baso autour de l’oeil, de la bouche, de l’oreille… ) : diamètre supérieur à 1 cm,
Un baso de mauvais pronostic…
zones à bas risque ou risque intermédiaire,
diamètre supérieur à 2 cm.
La récidive d’une tumeur déjà traitée
La récidive aggrave le pronostic pour plusieurs raisons : probable forme histologique agressive, difficulté de savoir où sont les cellules malignes qui restent dans la peau en cas de greffe de peau ou de lambeau de reconstruction lors du 1er traitement…
Comment on soigne un baso?
Chirurgie
Le meilleur traitement des carcinomes basocellulaire (traitement de premiere intention) est le plus souvent la chirurgieavec envoi au laboratoire pour analyse afin de controler le type de cancer basocellulaire dont il sagit et être sûr que tout a été enlevé avec une marge de peau saine.
En cas d’impossibilité de réaliser la chirurgie, on peut utiliser par exemple
l’azote liquide selon la technique de la cryochirurgie,
La cryochirurgie utilise la congélation pour détruire le bassocellulaire. Cependant, on ne brûle que ce qu’on voit et croit être un basocellulaire, donc c’est une technique aveugle, sans contrôle histologique permettant de vérifier que tout a été détruit. Cette technique peut cependant donner de bons résultats dans le traitement des basos de petite taille de la tête chez les personnes âgées. Elle est déconseillée pour les basocellulaires infiltrants ou sclérodermiformes car ces lésions sont très difficiles à circonscrire cliniquement. Les taux de récidive de la littérature médicale varient entre 3 et 16% à 5 ans, mais la grande hétérogénéité de ces taux de récidives sont le signe qu’ils dépendent de l’opérateur et de la sélection des indications.
La cicatrisation de la bulle de brulure est obtenue en 1 à 2 mois avec des pansements et il persiste souvent une cicatrice blanche sur la zone brulée.
Basos superficiels
Les basocellulaires superficiels peuvent bénéficier de deux autres thérapies :
l’imiquimod en creme, (Aldara®)
L’Imiquimod est une molécule immunomodulatrice qui induit la synthèse de cytokines (interféron) intervenant dans la régulation de l’immunité à médiation cellulaire. Ce traitement utilisé en sachets de gel à appliquer sur la peau une fois par jour, 5 jours par semaines pendant 6 semaines est commercialisé en France pour le traitement des basos superficiels de petites tailles.
Le taux de réponse complète est d’environ 70% à 12 semaines.
Les résultats esthétiques sont intéressants malgré une irritation, parfois importante (rougeurs et plaies sur la zone d’application).
Ce traitement est indiqué chez des patients motivés réticents à la chirurgie et qui pourront être suivis régulièrement.
– Récidive de basocellulaire nodulaire ou basocellulaire nodulaire de plus de 1 cm siégeant sur une zone à haut risque de récidive (nez et zones péri-orificielles)
=> Traitement de 1ere intention :
chirurgie avec marge de peau saine de5 mm minimum (necessité parfois d’une chirurgie extemporanée ou en 2 temps) /
2nde intention : radiothérapie
Cependant, malgré les différences d’agressivité locale de ces formes histologiques, les basocellulaires ne métastasent quasiment jamais.
Les objectifs du traitement sont donc avant tout une efficacité, mais aussi, un résultat esthétique convenable, et un confort optimal pour le patient.
Le vismodegib, un nouveau traitement du basocellulaire
Le vismodegib (Erivedge*) est un inhibiteur de la voie de signalisation Hedgehog qui, dans le basocellulaire, devient anormalement active dans plus de 90 % des cas.
Une AMM (autorisation de mise sur le marché) conditionnelle a été octroyée à ERIVEDGE* (vismodegib), de prescription initiale hospitalière mais disponible en ville depuis 2015, en prise par voie orale (1/j pendant un mois), sur l’appui d’une étude parue en 2012 concernant notamment des basocellulaires avancés, prenant comme critere d’efficacité l’absence de progression de la maladie par rapport à l’inclusion et au moins un des critères suivants :
réduction de la taille des lésions cibles < ou = 30 %, mesurées par imagerie (TDM ou IRM),
réduction de la taille de la partie externe visible des lésions cibles < ou= 30 %, appréciée sur photographies ± biopsie,
disparition complète des ulcérations de toutes les lésions cibles, appréciée sur photographies.
43 % des patients ayant une maladie localement avancée ont obtenu une réponse objective au traitement selon ces criteres.
Il est donc indiqué chez l’adulte (et la femme non enceinte) dans les cas de :
carcinome basocellulaire localement avancé pour lequel la chirurgie ou la radiothérapie ne sont pas appropriées
Accessoirement, il peut etre exceptionnellement proposé pour réduire le volume tumoral d’un basocellulaire de grande taille avant chirurgie après discussion en Réunion de Consultation Pluri disciplinaire. En effet la Commission de Transparence a émis un avis en 2013 : « Le principal intérêt d’une thérapeutique médicamenteuse au stade localement avancé du CBC est de réduire le volume tumoral afin de permettre au patient un accès à la chirurgie, elle seule, pouvant avoir un objectif curatif. Cet aspect n’a pas fait l’objet d’une évaluation dans l’étude pivot du vismodégib. »
Surveillance du baso après traitement
Il convient ensuite d’effectuer une surveillance régulière
selon le rythme recommandé par le médecin
Ce suivi régulier peut être tous les 3 à 6 mois pour les patients à risque (basocellulaires multiples, immunodépression sous-jacente, génodermatose…) et tous les ans pour les autres pendant 5 ans au moins, et, au mieux, à vie.
afin d’éviter toute récidive et de surveiller le reste de la peau
Cette surveillance a donc pour but, non seulement, de
détecter une récidive,
En effet, les récidives des basos (estimées à 10% des cas environ) sont constatées à 3 ans pour 2/3 des patients et à 5 ans pour 20% des patients. Un suivi prolongé est donc nécessaire et donc idéalement à vie…
mais aussi de rechercher une nouvelle lésion :
ce risque est évalué de 30 à 45 % à 5 ans et il est par la suite proportionnel au nombre de lésions déjà traitées.
Nouveaux traitements du basocellulaire : les thérapies ciblées
Les basocellulaires inopérables ou les rares formes métastatiques de baso peuvent bénéficier d’inhibiteurs de la voie Hedghog, (notamment le vismodegib par voie orale) ou d’inhibiteurs de l’EGF par voie veineuse.
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L’opération du carcinome basocellulaire a le plus souvent lieu au cabinet du dermatologue
Cette intervention a donc le plus souvent lieu sous anesthésie locale par exérèse suture (on enleve le baso et on recoud la peau) en ambulatoire dans 80% des cas
Mais il est possible d’avoir à recourir à un geste de reconstruction plastique (lambeau ou greffe), parfois en plusieurs temps, le plus souvent alors au bloc opératoire et parfois sous anesthésie générale.
La chirurgie est le traitement de première intention des carcinomes basocellulaires. En effet, cela permet de vérifier que tout le baso a été enlevé avec des marges de peau saine, appelées marges d’exérèse.
Les marges d’exérèse
Les marges d’exérèse varient de quelques millimètres à un centimètre, en fonction des critères de gravité définis dans le chapitre sur le traitement du basocellulaire.
— basocellulaire de pronostic intermédiaire : 4 mm ;
— carcinome basocellulaire de mauvais pronostic : 5-10mm
elles varient de 5 mm pour des tumeurs bien délimitées, à 10 mm ou plus, pour des CBC récidivants ou sclérodermiformes.
Dans tous les cas les marges profondes sont situées au moins dans le tissu graisseux sous-cutané.
On ne peut pas enlever le baso avec les marges préconisées
Si les marges préconisées ne sont pas d’emblée réalisables (présence de structure noble proche comme le nez par exemple), et/ou si une reconstruction est nécessaire (lambeau, greffe de peau… ), un examen histologique de la pièce opératoire est indispensable avant le geste de fermeture ou de reconstruction.
Cette analyse peut se faire, soit
pendant le temps opératoire
étude extemporanée
cette technique nécessite un anatomo-pathologiste disponible au moment de l’intervention, elle ne peut donc être réalisée qu’en milieu hospitalier voire dans une clinique spécialisée. Elle nécessite de congeler la tumeur et de la faire voir sous microscope à l’anatomopathologiste pour qu’il détermine si tout a été enlevé
Il existe un risque de faux négatif (on pense que tout a été enlevé mais ce n’est pas le cas) de 5 % du fait de la moins bonne qualité de la morphologie des cellules en congélation que dans une analyse classique en paraffine au laboratoire, mais les taux de récidives rapportés sont bas (environ 1 à 2% à 5 ans)
technique de Mohs
La chirurgie de Mohs, venant des USA, comprend une exérèse avec de faible marge de la tumeur, puis des recoupes horizontales congelées sont réalisées en périphérie de la tumeur, congelées et lues en extemporané. La faible épaisseur des recoupes (2 mm) faîtes sur l’ensemble de la surface de la perte de substance crée par l’ablation de la tumeur visible, permet de visualiser les trois dimensions de l’espace en 2 dimensions afin de visualiser la totalité des marges en périphérie et en profondeur.
Cette technique est longue et coûteuse car elle nécessite la présence d’un anatomopathologiste durant toute la durée de l’intervention, ainsi que la présence d’un chirurgien spécialiste de la technique. Elle n’est le plus souvent réservée en France qu’a certains services hospitaliers.
De plus les taux de récidive sont proches de la technique extemporanée ou en deux temps (1 % environ pour les tumeurs primitives, 5 à 8% pour les basos récidivants).
La chirurgie de Mohs est donc à réserver aux tumeurs de mauvais pronostic dans les formes de basos récidivés.
soit après l’intervention (chirurgie en deux temps).
Elle permet un examen histologique et un contrôle des marges sur tissu fixé en paraffine au laboratoire avant la reconstruction.
Des pansements sont prescrits au patient sur sa plaie d’exerese en attendant les résultats de l’analyse histologique.
La reconstruction est réalisée dans un deuxième temps (lambeau, greffe… )
Je me suis fait opérer d’un baso mais tout n’a pas été enlevé
Dans le cas d’une exérèse incomplète, la conférence de consensus française recommande une reprise chirurgicale immédiate (taux de récidive d’environ 50 %). Cette reprise chirurgicale s’impose pour les basos de pronostic intermédiaire et de mauvais pronostic. Si celle-ci n’est pas possible, une radiothérapie sera discutée.
Cependant, pour les basos de bon pronostic, cette attitude n’a pas fait la preuve de sa supériorité sur la surveillance clinique régulière et traitement de l’éventuelle récidive.
Lichen scléreux : symptômes, traitements et surveillance du risque de cancer
Le lichen scléreux (anciennement lichen scléro-atrophique) est une dermatose inflammatoire chronique qui touche la peau et les muqueuses génitales. Souvent méconnu et diagnostiqué tardivement, il peut entraîner des complications graves non traitées — dont un risque accru de cancer cutané. Un traitement précoce et une surveillance régulière sont indispensables.
Suspicion de lichen scléreux ou démangeaisons génitales persistantes ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation : 📅 Téléconsultation avec le dermatologue
Qu’est-ce que le lichen scléreux ?
Le lichen scléreux est une maladie de cause mal connue, probablement auto-immune. Des cas familiaux et des cas chez des jumeaux ont été décrits. Il est associé à d’autres maladies auto-immunes :
Un lien avec la maladie de Lyme a été évoqué sans être confirmé
Deux pics de survenue : avant 6 ans (forme souvent spontanément régressive chez l’enfant) et à la ménopause (forme la plus fréquente et la plus sévère).
Signes cliniques selon la localisation
Localisation
Aspect typique
Complications sans traitement
Peau (cou, dos, membres)
Taches blanches nacrées, brillantes, de quelques mm, légèrement déprimées, à bords « émiettés » avec lésions punctiformes périphériques
Atrophie cutanée progressive
Vulve (femme)
Plaques blanches porcelainées, prurit intense chronique, fissures, excoriations, saignements, pertes vaginales. Aspect en « 8 » autour de vulve et anus
Fusion des petites lèvres, rétrécissement de l’introïtus, douleurs lors des rapports, risque de carcinome épidermoïde
Gland (homme)
Début par taches rouges du gland devenant blanches, porcelainées, parfois bleutées. Peau infiltrée et fragile, bulles de sang, fissures, érosions
Phimosis (impossibilité de décalotter), sténose du méat urinaire, risque de carcinome pénien
Région anale
Extension fréquente vers l’anus chez la femme (aspect en « 8 »)
Fissures anales, prurit anal chronique
Lichen scléreux de la vulve — plaques blanches porcelainées
💡 Lichen scléreux de l’homme : rare chez l’homme circoncis — le contact avec les sécrétions du prépuce semble jouer un rôle dans le déclenchement. Le diagnostic est souvent retardé car les taches rouges initiales sont confondues avec une mycose ou une balanite.
Risque de cancer — la complication à ne pas manquer
Carcinome épidermoïde développé sur lichen scléreux chronique
⚠️ Le lichen scléreux non traité ou insuffisamment traité expose à un risque de carcinome épidermoïde vulvaire ou pénien de 3 à 5%. Une surveillance annuelle par un dermatologue est indispensable à vie chez l’adulte. Toute lésion érosive persistante, saignotante ou résistante aux corticoïdes doit faire l’objet d’une biopsie sans délai.
Signes d’alarme nécessitant une biopsie urgente :
Lésion érosive ou ulcérée qui ne guérit pas sous dermocorticoïdes bien conduits
Zone qui saigne spontanément ou au contact
Épaississement ou induration localisée
Apparition d’une masse ou d’un nodule
Traitement du lichen scléreux
Traitement
Indication
Remarque
Dermocorticoïdes forts (propionate de clobétasol 0,05%)
Forme génitale — traitement de référence
Phase d’attaque quotidienne jusqu’à régression, puis entretien espacé. Traitement à vie souvent nécessaire
Tacrolimus 0,1% (Protopic®)
Alternative ou relais des dermocorticoïdes
Immunomodulateur — évite l’atrophie liée aux corticoïdes prolongés
Rétinoïdes oraux
Formes cutanées résistantes
Prescription spécialisée
Circoncision
Atteinte du prépuce chez l’homme
Traitement de choix si phimosis ou atteinte étendue du prépuce
Chirurgie reconstructrice
Synéchies vulvaires, rétrécissement de l’introïtus
Après contrôle de l’inflammation
Circoncision — traitement du lichen scléreux avec phimosis
Conseils d’hygiène au quotidien
Nettoyants surgras sans parfum — savons doux, syndets — jamais de gel douche parfumé ni de lingette
Éviter les produits irritants : protège-slips parfumés, lessive avec adoucissant, spermicides
Lubrifiants à base d’eau lors des rapports sexuels pour réduire les microtraumatismes
Sous-vêtements en coton — éviter les matières synthétiques
Lichen scléreux chez l’enfant
Chez la petite fille (pic avant 6 ans), le lichen scléreux se manifeste par un prurit vulvaire, des fissures et une dépigmentation blanche de la région vulvaire et anale. Il est souvent confondu avec des abus sexuels — le diagnostic dermatologique est important pour éviter cette erreur. La bonne nouvelle : la forme infantile régresse souvent spontanément à la puberté sous l’effet des œstrogènes. Un suivi est néanmoins nécessaire car des rechutes à l’âge adulte sont possibles.
Non — le lichen scléreux est une maladie chronique qui ne guérit pas définitivement chez l’adulte. Avec un traitement bien conduit par dermocorticoïdes forts, les symptômes peuvent être totalement contrôlés et les lésions régresser. Mais le traitement d’entretien est le plus souvent nécessaire à vie pour éviter les récidives et réduire le risque de complications. Seule la forme de l’enfant peut régresser spontanément à la puberté.
Les dermocorticoïdes forts sur la vulve ne sont-ils pas dangereux ?
L’inquiétude est compréhensible mais le bénéfice l’emporte largement sur le risque dans le lichen scléreux. Le propionate de clobétasol 0,05% est le traitement de référence recommandé par toutes les sociétés savantes. Appliqué correctement (en quantité minimale, sur la zone atteinte uniquement), il entraîne peu d’effets secondaires. C’est l’absence de traitement qui est dangereuse — les lésions non traitées progressent et augmentent le risque de cancer.
Comment distinguer un lichen scléreux d’une mycose génitale ?
Les deux peuvent donner des démangeaisons et une rougeur vulvaire, mais le lichen scléreux présente des signes distinctifs : peau blanche nacrée ou porcelainée, fissures chroniques, peau fine et fragile qui se déchire au contact, persistance malgré les traitements antifongiques. La mycose s’accompagne de pertes blanches grumeleuses et répond rapidement aux antifongiques. Un dermatologue peut confirmer le diagnostic et, si besoin, réaliser une biopsie.
Le lichen scléreux est-il contagieux ou sexuellement transmissible ?
Non — le lichen scléreux n’est pas contagieux et n’est pas une IST. Il s’agit d’une maladie auto-immune ou inflammatoire, non liée à un agent infectieux transmissible. Il n’est pas nécessaire de traiter le partenaire. En revanche, les rapports sexuels peuvent être douloureux en raison de la fragilité cutanée — l’utilisation de lubrifiants et le traitement actif permettent d’améliorer le confort.
La maladie de Paget est une forme de cancer (adénocarcinome) in situ (cantonné à l’épiderme), caractérisé par la prolifération de cellules différentes de kératinocytes épidermiques, les cellules de Paget
On distingue la forme touchant le sein et la forme extra-mammaire
Maladie de Paget mammaire, sur le sein
Femmes entre 50 et 70 ans.
Signes cliniques : un eczema unilatéral du mamelon, extensif et résistant aux crèmes
Au début, lésion croûteuse chronique du mamelon, parfois légèrement suintante.
Un eczema unilatéral du mamelon : attention c’est peut etre une maladie de Paget
Extension progressive, prenant l’aspect d’un eczema du mamelon mais dont les bords sont bien limités : le mamelon et l’aréole sont rouges et squameux, surmontant parfois une zone suintante ou discrètement végétante
Puis évolution vers l’ulcération, la rétraction du mamelon…
Examens complémentaires
Histologie par biopsie devant tout eczema unilatéral du mamelon résistant au traitement (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)
Recherche par mammographie d’un cancer du sein, de type galactophorique invasif ou in situ, présent dans la quasi totalité des cas.
Traitement
Chirurgical : c’est celui du cancer sous-jacent : mastectomie totale
Maladie de Paget extramammaire (sexe, anus… )
Dans sa localisation extramammaire, la maladie de Paget est moins fréquemment associée à un cancer viscéral sous jacent et sans continuité anatomique (urinaire, prostate… ) puisqu’il n’est présent que dans 1/4 à 1/3 des cas
Le carcinome in situ, cantonné initialement à l’épiderme, peut envahir le derme et de donner des métastases à distance.
La biopsie est indispensable devant toute plaque rouge du sexe résistant aux crèmes
Rechercher des cancers des voies urinaires, de l’utérus et des ovaires et cancer du sein
Maladie de Paget de l’anus
Plaque rouge de l’anus ou de la marge anale, plus ou moins suintante, bien limitée, résistant aux crèmes prescrites par le médecin
Rechercher des cancers du tube digestif dans près de 30 % des cas (carcinome épidermoïde anal, adénocarcinome rectal ou colique) et plus rarement de la prostate.
Rechercher des cancers urinaires ou de la prostate.
Traitement de la maladie de Paget du sexe et de l’anus
Outre le traitement du cancer sous jacent
Exérèse chirugicale souvent difficile car les lésions sont souvent histologiquement multifocales (exérèse incomplète) -> Chirurgie de Mohs si possible.
Maladie de Paget non invasive
Exérèse avec marge saine en profondeur et latéralement Maladie de Paget invasive ou associée à un cancer sous-jacent
Exérèse avec marge de peau saine de 2 cm, associée à un curage des aires ganglionnaires de drainage. Radiothérapie complémentaire en cas de présence de métastases ganglionnaires.
Surveillance de la maladie de Paget du sexe et de l’anus
Surveillance régulière de la peau et des organes de voisinage est indispensable à la recherche de récidives et d’apparition de cancers viscéraux du voisinage :
Maladie de Paget non invasive
Surveillance clinique, tous les 6 mois les trois premières années puis annuelle toute la vie. Recherche régulière de cancer sous-jacent par examens cliniques, biologiques et radiologiques Maladie de Paget invasive ou associée à un cancer sous-jacent
C’est le stade évolutif du cancer invasif et/ou du cancer sous jacent qui dicte la surveillance