CHELOIDE : soigner et atténuer les cicatrices keloides (keloid)

Comment atténuer une cicatrice chéloide (keloide)

Cheloide sur piercing
Cheloide sur piercing

Une cicatrice est la résultante d’un acte traumatique touchant la profondeur de la peau.

Certaines cicatrices sont pathologiques, on peut citer parmi celles-ci les cicatrices en creux (cicatrices d’acné par exemple) et les cicatrices en relief (cicatrices hypertrophiques ou chéloides)

Acné cheloidienne de la nuque

Soigner les cheloides

Les cicatrices hypertrophiques ou chéloides sont généralement traitées au moyen de divers traitements combinés entre eux :

cryothérapie

congélation à l’azote liquide,

pressothérapie

compression à l’aide de pansements, souvent après applications sur la cicatrice de crèmes à la cortisone

injections dans la cicatrice de produits à la cortisone,

voire traitements par laser

En savoir plus

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TRAITEMENT DE LA GALE : guérir et se débarrasser de la gale

Traitement de la gale : protocole complet pour guérir et éviter les rechutes

On ne guérit pas spontanément de la gale. Le traitement doit être particulièrement soigneux pour éviter toute recontamination. Il repose sur 4 piliers indissociables : consultation médicale, traitement simultané de l’entourage, désinfection des textiles, et traitement antiparasitaire à renouveler obligatoirement.

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Vidéo traitement de la gale


Vidéo protocole complet traitement gale

Sommaire :
1. Consulter un médecin |
2. Traiter l’entourage |
3. Désinfecter les textiles |
4. Traitements antiparasitaires |
Comparatif des traitements |
Critères de guérison |
Gale persistante |
Questions fréquentes

Étape 1 — Consulter un médecin

N’improvisez pas de traitement par vous-même. Le diagnostic de gale doit être confirmé par un médecin. En cas de possibilité de transmission sexuelle, il prescrira également un bilan sérologique d’IST (syphilis, VIH, hépatites…).

Voir notre article sur le diagnostic de la gale.

Étape 2 — Traiter l’entourage simultanément

C’est une étape indispensable et souvent négligée, principale cause d’échec du traitement. Le médecin définit les personnes à traiter :

  • Le ou les partenaires sexuels des derniers mois
  • Les membres de la famille vivant sous le même toit
  • Toute personne présentant des démangeaisons dans l’entourage (amis, famille élargie…)

⚠️ Toutes les personnes concernées doivent être traitées le même jour. C’est le seul moyen de rompre le cycle de recontamination.

Étape 3 — Désinfecter les textiles et l’environnement

sarcopte gale microscope photo
Sarcopte vu au microscope — survit jusqu’à une semaine hors de son hôte

Le sarcopte survit jusqu’à une semaine dans les textiles. Il faut désinfecter tous les textiles en contact avec la peau du malade depuis une semaine :

  • Vêtements, draps, serviettes, taies d’oreiller → lavage en machine à 60°C minimum
  • Textiles ne supportant pas les 60°C → poudre acaricide dans un sac plastique fermé 48h
  • Matelas, canapés, fauteuils, sièges auto non déhoussables → aspersion de poudre insecticide, laisser agir 24h puis aspirer
  • Objets en contact avec le corps (brassard de tensiomètre, chaussures, peluches, housse de siège auto) → traitement acaricide
  • Tapis et coussins → passer l’aspirateur énergiquement

Idéalement : changer de vêtements, draps et serviettes chaque jour et les laver à 60°C pendant 14 jours.

Étape 4 — Traitements antiparasitaires

💡 Règle absolue : quel que soit le traitement choisi, il doit être renouvelé une deuxième fois entre J8 et J14. Aucun traitement ne détruit les œufs — le traitement tue seulement les adultes et les larves.

Les traitements locaux sont appliqués sur peau sèche, de la tête aux pieds (cuir chevelu inclus), en insistant sur les espaces interdigitaux, les plis inguinaux, le nombril, les organes génitaux, les mains, les pieds et sous les ongles. Temps de contact : 8 à 12 heures. Après application, porter des vêtements propres.

4.1 Traitements locaux (topiques)

Perméthrine 5% — Topiscab® crème

Indications : nourrisson de plus de 2 mois et moins de 15 kg, femme enceinte ou allaitante (ne pas allaiter pendant le traitement). Surveillance étroite recommandée chez les enfants entre 2 mois et 2 ans.

⚠️ En cas d’hypersensibilité aux chrysanthèmes ou autres astéracées (cosmos, dahlia, tournesol…), demander l’avis du médecin.

Mode d’application :

  • Appliquer en fine couche uniforme sur l’ensemble du corps : cou, nuque, paumes, plantes, espaces interdigitaux, aisselles, organes génitaux, fesses
  • Visage, oreilles et cuir chevelu non traités — sauf si boutons de gale présents ou patient de plus de 65 ans (éviter contact avec muqueuses et yeux)
  • Ne pas appliquer autour de la bouche chez l’enfant (risque d’ingestion par léchage)
  • Laisser agir au moins 8 heures — appliquer le soir, ne pas se laver pendant ce temps
  • Si lavage accidentel des mains ou des fesses pendant les 8h, réappliquer immédiatement sur ces zones

Posologie selon le poids :

  • Adulte et adolescent > 12 ans : 30 g (tube entier)
  • Enfant 6–12 ans : 15 g (demi-tube)
  • Enfant 1–5 ans : 7,5 g (environ 2 noisettes)
  • Nourrisson 2 mois–1 an : 3,75 g (environ 1 noisette)

Benzoate de benzyle — Ascabiol® lotion

Traitement classique utilisable dès 1 mois de vie. Peut être irritant — une crème cortisonée peut être prescrite après le traitement. Application au pinceau sur tout le corps sauf visage et muqueuses génitales.

Protocole jour par jour :

J0 — 1re application

  • Douche le soir, se sécher avec une serviette propre, mettre des vêtements propres, changer les draps
  • Appliquer Ascabiol à la compresse (pas de coton ni de lingette) en 2 couches successives à 10–15 min d’intervalle sur tout le corps : plis cutanés, espaces interdigitaux, sous les seins, nombril, parties génitales, sous les ongles, cuir chevelu — éviter visage et muqueuses
  • Une seule couche chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 2 mois
  • Temps de contact : 24h chez l’adulte6 à 12h chez l’enfant de moins de 2 ans (renouveler l’application le lendemain soir)
  • Rincer abondamment, serviette propre, vêtements propres, draps changés

J1 — Traitement de l’environnement

  • Désinfection de la literie (matelas, sommier), moquettes et mobiliers absorbants avec un acaricide
  • Lessive à 60°C de tout le linge — ou acaricide en sac plastique fermé 3h minimum — ou quarantaine 5 jours en sac fermé à > 20°C
  • Traitement des objets en contact avec la peau (chaussures, peluches, brassard de tension…)
  • Aspiration énergique des tapis et coussins

J8 — 2e application selon les mêmes modalités qu’à J0

J9 — 2e traitement de l’environnement selon les mêmes modalités qu’à J1

Pyréthrine — Spregal® spray

Appliqué en une seule pulvérisation dans une pièce bien aérée, en évitant le visage. Rinçage à l’eau 12h après. Contre-indiqué chez les asthmatiques et en cas d’antécédent de bronchiolite chez l’enfant.

Soufre — traitement naturel

Le soufre concentré (6 à 33%) en crème, pommade ou lotion est le plus ancien traitement antiparasitaire. Autorisé pendant la grossesse. Efficace s’il est appliqué 3 jours consécutifs.

4.2 Traitement oral — Ivermectine (Stromectol® 3 mg)

Indications : à partir de 15 kg, hors grossesse et allaitement. Le Stromectol ne tue que les adultes et les larves — pas les œufs. Il est prescrit en deux prises espacées de 8 à 14 jours.

Posologie selon le poids :

  • 15–24 kg → 1 comprimé
  • 25–35 kg → 2 comprimés
  • 36–50 kg → 3 comprimés
  • 51–65 kg → 4 comprimés
  • 66–79 kg → 5 comprimés

Modalités : prise unique à jeun (2h avant ou 2h après un repas). Porter des vêtements propres ou traités et dormir dans des draps propres après la prise. Renouveler la même dose à J8 avec nouveau traitement de l’environnement.

Comparatif des traitements de la gale

Traitement Voie Dès quel âge / poids Grossesse Particularités
Ivermectine (Stromectol®) Oral ≥ 15 kg Contre-indiqué 2 prises à J0 et J8–J14, à jeun
Perméthrine 5% (Topiscab®) Local ≥ 2 mois Autorisé Référence nourrisson et femme enceinte
Benzoate de benzyle (Ascabiol®) Local ≥ 1 mois 1 couche seulement Peut être irritant, protocole J0/J1/J8/J9
Soufre Local Tous âges Autorisé 3 applications consécutives, odeur forte
Pyréthrine (Spregal®) Local (spray) Tous âges Possible Contre-indiqué asthmatiques et ATCD bronchiolite

Comment savoir si je suis guéri de la gale ?

L’infestation est considérée comme guérie s’il n’y a plus de boutons de gale ni de démangeaisons nocturnes une semaine après l’arrêt du traitement.

💡 Des démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement efficace — il s’agit d’une réaction inflammatoire résiduelle, pas d’un échec. Au-delà de 4 semaines, envisager une réinfestation.

Gale qui ne guérit pas — que faire ?

Démangeaisons persistantes après traitement

La première cause de persistance est un traitement effectué en une seule fois au lieu de deux. Autres causes possibles :

  • Irritation cutanée due au traitement local (fréquent avec l’Ascabiol)
  • Persistance de nodules scabieux (boules rouges dans les plis et organes génitaux, pouvant persister plusieurs semaines même après guérison)
  • Recontamination par un proche non traité — tout votre entourage a-t-il été traité simultanément ?
  • Mauvaise désinfection du linge — tout a-t-il été lavé à 60°C ou traité en sac plastique avec acaricide 48h ?

En cas de doute, reconsultez votre médecin pour vérifier si le traitement a été bien conduit et décider s’il doit être renouvelé.

Gale profuse et gale en collectivité

La gale profuse (croûteuse ou norvégienne) et les épidémies en collectivité (maisons de retraite, crèches, casernes…) nécessitent une prise en charge spécifique avec souvent une combinaison ivermectine + traitement local. Voir notre article sur la gale profuse.

Questions fréquentes sur le traitement de la gale

Pourquoi faut-il renouveler le traitement ?

Aucun traitement ne détruit les œufs de sarcopte. La première application élimine les adultes et larves présents. La deuxième, à J8–J14, élimine les sarcoptes éclos après la première application. Sans ce renouvellement, la gale récidive quasi systématiquement.

Peut-on utiliser le Stromectol pendant la grossesse ?

Non. L’ivermectine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement, et chez l’enfant de moins de 15 kg. Le traitement de référence dans ces situations est la perméthrine (Topiscab®) ou le soufre.

Faut-il traiter les animaux de compagnie ?

Non. La gale humaine est due à Sarcoptes scabiei var. hominis, une espèce strictement humaine. Les animaux domestiques ne transmettent pas la gale humaine et n’ont pas besoin d’être traités dans ce contexte.

Combien de temps est-on contagieux avec la gale ?

On est contagieux dès l’infestation, avant même l’apparition des symptômes, et jusqu’à la fin du traitement complet (incluant la 2e application). Il est conseillé d’éviter les contacts cutanés prolongés avec l’entourage non traité jusqu’à la fin du protocole.

Peut-on aller travailler ou à l’école pendant le traitement ?

Après la première application du traitement et le changement des vêtements, le retour au travail ou à l’école est possible dès le lendemain dans la plupart des cas. En collectivité (crèche, maison de retraite), des mesures spécifiques sont requises — à discuter avec le médecin.

Les démangeaisons persistent 3 semaines après traitement, est-ce normal ?

Oui, c’est possible. Une réaction inflammatoire peut maintenir des démangeaisons jusqu’à 4 semaines après un traitement efficace. Des dermocorticoïdes peuvent être prescrits pour soulager. Au-delà de 4 semaines ou en cas d’aggravation, une réinfestation doit être envisagée — consultez votre médecin.

Peut-on combiner ivermectine et traitement local ?

Oui, dans certains cas. La combinaison ivermectine orale + perméthrine ou benzoate de benzyle local est recommandée pour les gales profuses (croûteuses), les épidémies en collectivité, et les cas résistants. Cette association améliore les taux de guérison par rapport à chaque traitement seul. Elle est décidée par le médecin selon le contexte clinique.

Références scientifiques


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ACNE DU NOURRISSON : les boutons des joues du bébé

Acné du nourrisson et du bébé : pustulose céphalique ou acné infantile ?

L' »acné du nourrisson » est un terme souvent utilisé à tort pour désigner deux entités très différentes qui n’ont en commun que leur localisation sur le visage du bébé. La distinction est essentielle car le pronostic, le mécanisme et la prise en charge sont radicalement différents. Cette confusion est à l’origine de nombreuses consultations inutilement anxieuses — et parfois de traitements inadaptés.

Boutons sur le visage de votre bébé — diagnostic incertain ?
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Sommaire :
Pustulose céphalique (2-6 semaines) |
Acné infantile (6 mois-2 ans) |
Tableau comparatif |
Questions fréquentes

La pustulose céphalique néonatale — entre 2 et 6 semaines de vie

Pustulose céphalique néonatale - improprement appelée acné du nourrisson

La pustulose céphalique néonatale apparaît classiquement entre 2 et 6 semaines de vie. Elle est improprement appelée « acné du nourrisson » car elle n’a pas le même mécanisme que l’acné vraie.

Mécanisme : elle est due à la levure Malassezia (et non à des hormones comme l’acné). Ce champignon fait partie de la flore cutanée normale mais provoque une réaction inflammatoire folliculaire chez certains nouveau-nés.

Aspect clinique : petites papules et pustules rouges sur les joues, le front et le menton — sans comédons (pas de points noirs ni de microkystes). L’absence de comédons est le signe distinctif par rapport à l’acné infantile vraie.

Évolution : bénigne et spontanément résolutive en quelques semaines à mois dans la majorité des cas, sans traitement. En cas de lésions importantes, des topiques antifongiques (kétoconazole crème) peuvent accélérer la guérison.

💡 Rassurant pour les parents : la pustulose céphalique néonatale n’a aucun lien avec le risque de faire de l’acné à l’adolescence. Ce n’est pas une « vraie » acné hormonale.

L’acné infantile — entre 6 mois et 2 ans

L’acné infantile est une acné vraie survenant entre 6 mois et 2 ans, beaucoup plus rare que la pustulose céphalique. Elle touche principalement les garçons et survient souvent dans un contexte d’antécédents familiaux d’acné sévère.

Mécanisme : contrairement à la pustulose céphalique, l’acné infantile est bien une acné hormonale — liée à une hyperstimulation transitoire des glandes sébacées par les androgènes surrénaliens produits en quantité significative dans la première année de vie.

Aspect clinique : présence de comédons (points noirs et microkystes), papules et pustules inflammatoires — parfois nodules. La présence de comédons est le critère diagnostique qui distingue l’acné infantile de la pustulose céphalique. Localisation : visage principalement.

Bilan hormonal : si l’examen clinique de l’enfant est normal (pas de signes d’hyperandrogénie — pilosité excessive, virilisation, avance staturale), il n’est généralement pas utile de réaliser un bilan sanguin hormonal. Ce bilan est en revanche indispensable si l’acné est sévère, précoce (avant 6 mois) ou associée à des signes cliniques évocateurs d’hyperandrogénie.

Traitement : l’acné infantile se traite comme une acné vraie, en adaptant les molécules à l’âge :

Le peroxyde de benzoyle en faible concentration est utilisable en topique. Les rétinoïdes topiques (trétinoïne, adapalène) peuvent être prescrits par le dermatologue. Le zinc oral peut être utile dans les formes modérées. Les cyclines sont formellement contre-indiquées avant 8 ans — elles provoquent une coloration grisâtre permanente des dents en développement (chélation du calcium osseux et dentaire). L’érythromycine orale est l’alternative antibiotique en cas de besoin.

Une question non résolue : le rôle favorisant du fluor (supplémentation en prévention des caries) dans l’acné infantile est évoqué dans la littérature mais non formellement établi. En cas d’acné infantile résistante, certains auteurs recommandent d’interrompre temporairement la supplémentation fluorée pour évaluer un éventuel lien.

Tableau comparatif — pustulose céphalique vs acné infantile

Pustulose céphalique néonatale Acné infantile vraie
Âge d’apparition 2 à 6 semaines de vie 6 mois à 2 ans
Mécanisme Levure Malassezia Hormonal — androgènes surrénaliens
Comédons Absents Présents (points noirs, microkystes)
Sexe prédominant Indifférent Garçons ++
Évolution spontanée Guérison spontanée en semaines Persistance — traitement nécessaire
Traitement Antifongique topique si besoin Rétinoïdes topiques, PBO, zinc (cyclines CI)
Lien avec acné adulte Aucun Possible — risque d’acné sévère à l’adolescence

Questions fréquentes

Mon bébé de 3 semaines a des boutons sur les joues — est-ce de l’acné ?
Non — avant 6 semaines, il s’agit de pustulose céphalique néonatale, due à la levure Malassezia et non à des hormones. Ce n’est pas une vraie acné. Elle régresse spontanément en quelques semaines sans traitement dans la grande majorité des cas. Aucun lien avec l’acné future.

Comment savoir si mon bébé a une acné infantile vraie ou une pustulose ?
Le signe distinctif est la présence de comédons (points noirs et microkystes) : l’acné infantile en a, la pustulose céphalique n’en a pas. L’âge oriente aussi : avant 6 semaines = pustulose ; après 6 mois = acné infantile possible. En cas de doute, une consultation dermatologique permet de trancher facilement à l’examen clinique.

L’acné infantile nécessite-t-elle un bilan hormonal ?
Très rarement. Si l’enfant est cliniquement normal (pas de signe d’hyperandrogénie : pilosité excessive, avance de croissance, virilisation), un bilan hormonal n’est pas nécessaire. Il est indiqué en cas d’acné très sévère, apparue très tôt (avant 6 mois), ou associée à des signes cliniques évocateurs d’une pathologie surrénalienne ou gonadique.

Pourquoi les cyclines sont-elles interdites chez le nourrisson ?
Les cyclines (doxycycline, tétracycline) se fixent sur le calcium en formation — elles provoquent une coloration grisâtre permanente des dents définitives et une perturbation de la minéralisation osseuse chez l’enfant de moins de 8 ans. Cette contre-indication est absolue avant 8 ans. L’érythromycine orale est l’alternative antibiotique utilisable chez le nourrisson.

L’acné infantile prédit-elle une acné sévère à l’adolescence ?
Un antécédent d’acné infantile vraie est associé à un risque accru d’acné plus sévère à la puberté, particulièrement lorsqu’il existe des antécédents familiaux d’acné sévère. Ce n’est pas systématique, mais le suivi dermatologique dès le début de l’adolescence est recommandé chez ces enfants.

Voir aussi : Boutons sur le visage du bébé et de l’enfant — toutes les causes | Guide complet de l’acné | Traitement de l’acné par grade


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PLAQUES DU VISAGE : plaques rouges sur le visage

Plaques rouges sur le visage

Le visage, constamment en contact avec nos interlocuteurs, est un peu notre reflet… avoir des plaques rouges sur le nez, le menton, les joues, le front n’est jamais agréable

Rosacée, une cause de plaques rouges du visage
Rosacée, une cause de plaques rouges du visage

En cas de plaques rouges sur le visage, il faut consulter :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

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Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques rouges sur le visage

Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce que ce sont des plaques rouges qui grattent, qui brulent… ), topographiques (plaques rouges sur les joues uniquement… ) et cliniques (pustules, folliculite, points noirs, fièvre… )

Il évoquera plusieurs diagnostics, on peut citer parmi ceux-ci :

Plaques sur le visage de l’enfant

Voir l’article consacré aux plaques rouges sur le visage de l’enfant et plaques et rougeurs sèches autour de la bouche de l’enfant

PLAQUEs sur le visage qui grattent ou démangent :

On peut citer parmi ceux-ci :

eczema du visage (plaques rouges qui démangent, souvent après avoir changé de cosmétiques),

urticaire (ressemble à des piqures d’ortie),

demodecidose

dermite séborrhéique (plaques rouges et souvent sèches sur les ailes du nez

eczema seborrheique du visage
Dermite séborrhéique des coté du nez et de la bouche

PLAQUEs sur le visage qui brulent :

On peut citer parmi ceux-ci :

zona du visage,

peau sensible,

démodécidose,

rosacée (couperose)

couperose
Couperose donnant des plaques des joues
Rougeurs des joues et du nez
Rougeurs des joues et du nez
Joues rouges de la rosacée
Joues rouges de la rosacée
Rougeurs des joues
Rougeurs des joues

dermite séborrhéique,

dermite péri orale

Plaques sur le visage après être allé au soleil

On peut citer parmi ceux-ci :

lupus,

lucite polymorphe,

urticaire solaire

Autres plaques fréquentes sur le visage :

impetigo, (donne des croutes comme du miel),

impetigo
Impetigo du nez

 

rosacée

rosacée
rosacee du visage

etc…

 

En fonction du diagnostic, le médecin vous apportera un traitement approprié

PLAQUES QUI GRATTENT DANS LE DOS : démangeaisons du dos avec taches

Plaques rouges qui grattent dans le dos

Cet article en vidéo :


Il est fréquent de voir apparaitre des plaques sèches qui démangent dans le dos

A cet endroit la peau est souvent sèche, ce qui tend à accentuer les démangeaisons

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent dans le dos

On peut citer parmi ceux-ci :

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Dermatite atopique

La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses du dos, souvent un peu plus claires que la peau saine (dartres)

Dermatite atopique
Eczema atopique des coudes

Voir l’article sur la dermatite atopique

Psoriasis

Le psoriasis peut donner des plaques sèches et rouges qui peuvent gratter, dans le dos, notamment au dessus des fesses

psoriasis
Plaque de psoriasis

Voir l’article sur le psoriasis

  • Eczéma

L’eczema peut donner des plaques qui grattent dans le dos, notamment dans l’allergie aux fauteuils

eczema
Plaque d’eczema
  • Pityriasis rosé de Gibert

Le pityrasis rosé est caractérisé par une plaque initale puis une efflorescence de lésions qui peuvent démanger, commençant souvent dans le dos

pityriasis rosé
Pityriasis rosé : le médaillon initial
  • Mycose de la peau

La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame

mycose
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)

e aussi des formes profuses plus difficiles à diagnostiquer, donnant des boutons qui démangent ou des plaques rouges qui démangent

Plaque de boutons rouges qui grattent sur le tronc : dermatophytie (mycose) profuse
Plaque de boutons rouges qui grattent sur le tronc : dermatophytie (mycose) profuse

Une forme particulière de mycose est le pityriasis versicolor, qui peut commencer par des plaques rouges du dos qui démangent

  • Urticaire

L’urticaire a la forme de piqures d’orties et démange beaucoup

urticaire
Urticaire
Lupus du dos
Lupus du dos

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

PLAQUES QUI GRATTENT SUR LE VENTRE : plaque qui démange sur le ventre

Plaques rouges qui grattent sur le ventre

Il est fréquent de voir apparaitre des plaques sèches qui démangent sur le ventre

A cet endroit la peau est souvent sèche, ce qui tend à accentuer les démangeaisons

En cas de plaques qui démangent sur le ventre : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

 

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent sur le ventre

On peut citer parmi ceux-ci :

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Dermatite atopique

La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses du ventre, souvent un peu plus claires que la peau saine

Dermatite atopique
Eczema atopique des coudes

Voir l’article sur la dermatite atopique

Psoriasis

Le psoriasis peut donner des plaques sèches et rouges qui peuvent gratter, sur le ventre, notamment autour de l’ombilic (nombril)…

psoriasis
Plaque de psoriasis

Voir l’article sur le psoriasis

  • Eczéma

L’eczema peut donner des plaques qui grattent sur le ventre, notamment dans l’allergie au nickel du bouton de jean’s

eczema
Plaque d’eczema
  • Pityriasis rosé de Gibert

Le pityrasis rosé est caractérisé par une plaque initale puis une efflorescence de lésions qui peuvent démanger, commençant souvent sur le ventre

pityriasis rosé
Pityriasis rosé : le médaillon initial
  • Mycose de la peau

La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame

mycose
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)

e aussi des formes profuses plus difficiles à diagnostiquer, donnant des boutons qui démangent ou des plaques rouges qui démangent

Plaque de boutons rouges qui grattent sur le tronc : dermatophytie (mycose) profuse
Plaque de boutons rouges qui grattent sur le tronc : dermatophytie (mycose) profuse
  • Gale

La gale donne des démangeaisons nocturne et des boutons sur les mains, les poignets, le sexe, les seins, le ventre…

boutons de gale
Boutons de gale
  • Urticaire

L’urticaire a la forme de piqures d’orties et démange beaucoup

urticaire
Urticaire

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

PLAQUES QUI GRATTENT SUR LES JAMBES : démangeaisons des jambes

Plaques rouges qui grattent sur les jambes

Cet article en vidéo :


Il est fréquent de voir apparaitre des plaques sèches qui démangent sur les jambes

A cet endroit la peau est souvent sèche, ce qui tend à accentuer les démangeaisons

En cas de plaques qui démangent sur les jambes : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Dermatoscope

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent sur les jambes

On peut citer parmi ceux-ci :

La kératose pilaire

formant de petits boutons rouges et rapeux surtout sur les cuisses

Keratose pilaire
Kératose pilaire du bras

Voir l’article consacré à la kératose pilaire

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Dermatite atopique

La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses des jambes

Dermatite atopique
Eczema atopique des coudes

Voir l’article sur la dermatite atopique

Psoriasis

Le psoriasis peut donner des plaques sèches et rouges qui peuvent gratter, sur les jambes…

psoriasis
Plaque de psoriasis

Voir l’article sur le psoriasis

  • Eczéma

L’eczema peut donner des plaques qui grattent sur les coudes

eczema
Plaque d’eczema

Les causes d’eczema des jambes sont nombreuses (eczema variqueux, allergique, nummulaire… ). Voir l’article sur l’eczema des jambes

  • Mycose de la peau

La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame

mycose
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)
Mycose de la jambe
Mycose de la jambe
  • Lichen plan

Le lichen plan prend la forme de papules violacées le plus souvent sur les poignets ou les jambes

lichen plan
Lichen plan
  • Urticaire

L’urticaire a la forme de piqures d’orties et démange beaucoup

urticaire
Urticaire

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

PLAQUES QUI GRATTENT DANS LE COUDE : démangeaisons à l’intérieur du coude

Plaques rouges qui grattent dans le coude

Il est fréquent de voir apparaitre des plaques sèches dans le pli du coude

Lorsque cela apparait chez l’enfant, les parents sont toujours inquiets.

En cas de plaques qui démangent dans le coude : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Dermatoscope

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent sur le coude

On peut citer parmi ceux-ci :

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Dermatite atopique

La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux

Dermatite atopique
Eczema atopique des coudes

Voir l’article sur la dermatite atopique

 

  • Eczéma

L’eczema peut donner des plaques qui grattent dans les coudes

eczema
Plaque d’eczema
  • Mycose de la peau

La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame

mycose
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

PLAQUES QUI GRATTENT SUR LE COUDE : peau sèche qui démange sur le coude

Plaques rouges qui grattent sur le coude

Il est fréquent de voir apparaitre des plaques sèches sur le coude

Lorsque cela apparait chez l’enfant, les parents sont toujours inquiets.

En cas de plaques qui démangent sur le coude : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Dermatoscope

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent sur le coude

On peut citer parmi ceux-ci :

La kératose pilaire

formant de petits boutons rouges et rapeux derriere les bras et pouvant descendre sur le coude

Keratose pilaire
Kératose pilaire du bras

Voir l’article consacré à la kératose pilaire

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Dermatite atopique

La dermatite atopique touche surtout les enfants ou les jeunes adultes, sous la forme de plaques du visage, des plis des coudes, derrière les genoux… et la dermatite atopique peut donner des plaques seches et rugueuses des coudes

Dermatite atopique
Eczema atopique des coudes

Voir l’article sur la dermatite atopique

Psoriasis

Le psoriasis peut donner des plaques sèches et rouges qui peuvent gratter, sur les coudes, les genoux…

psoriasis
Plaque de psoriasis

Voir l’article sur le psoriasis

  • Eczéma

L’eczema peut donner des plaques qui grattent sur les coudes

eczema
Plaque d’eczema
  • Mycose de la peau

La mycose de la peau augmente souvent progressivement de taille avec une collerette de peau qui desquame

mycose
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpes circine)

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

Pourquoi la peau gratte : peau qui démange, pourquoi?

Pourquoi la peau gratte

Le mécanisme physique et chimique des démangeaisons

Stimulus physiques

Tout le monde sait que le contact doux d’une plume ou le fait d’avoir sur la peau des particules de fibre de verre engendre des démangeaisons

Stimulus chimiques

Histamine

L’histamine est une substance contenue dans les mastocytes, des globules blancs, responsable d’une réaction inflammatoire et de sensations de démangeaisons. L’histamine joue un role important dans l’urticaire. Certaines substances favorisent la libération d’histamine par les mastocytes : morphine, atropine… ou encore la substance P, une protéine présente dans les nerfs. D’autres substances diminuent la libération d’histamine par les mastocytes : théophylline…

Que se passe-t-il dans le système nerveux en cas de démangeaisons

Il existe de nombreuses terminaisons nerveuses libres, fines, situées dans le derme juste sous l’épiderme. Ce sont ces fibres qui sont responsables de la sensation de démangeaison. La sensation est alors véhiculée par les fibres nerveuses au cerveau qui interprète les démangeaisons dans certaines zones. Ainsi, une tumeur ou un abcès cérébraux, des lésions vasculaires (AVC, anévrysme… ) peuvent provoquer une démangeaison par stimulation des aires cérébrales concernées.
La perception des démangeaisons par le cerveau peut être modifiée par des influences psychologiques telles que l’anxiété

Maladie de peau et démangeaison

Nous avons vu qu’il existait des fibres nerveuses dans le derme, responsables de la sensation de démangeaison. Les maladies de peau donnant des démangeaisons comportent souvent des altérations dermiques, comme c’est le cas pour le lichen plan, la gale, la dermatite herpétiforme, des lymphomes

Causes de démangeaisons de la peau

Elles sont nombreuses et diffèrent selon le type de démangeaisons

Démangeaisons sur tout le corps, avec ou sans plaques

Plaques qui grattent localement

ECZEMA ALLERGIQUE DE CONTACT : l’exema ou dermite allergique de contact

Eczéma allergique de contact : causes, allergènes, patch tests et traitements

L’eczéma allergique de contact est une réaction inflammatoire cutanée à médiation immunitaire cellulaire, déclenchée par le contact répété avec une substance devenue allergène pour l’organisme.
Contrairement à l’eczéma atopique lié à un terrain génétique, l’eczéma de contact est une allergie acquise : on peut devenir allergique à une substance que l’on utilisait sans problème depuis des années.
Il s’agit d’une allergie retardée (type IV de la classification de Gell et Coombs), survenant 24 à 72 heures après le contact avec l’allergène — ce délai est une caractéristique clé qui aide au diagnostic.
L’identification précise de l’allergène responsable, grâce aux patch tests (tests épicutanés), est indispensable : sans éviction de la substance en cause, aucun traitement ne permet la guérison durable.

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Mécanisme de l’eczéma de contact : pourquoi devient-on allergique ?

L’eczéma de contact se développe en deux phases distinctes :

Phase de sensibilisation (silencieuse) :
Lors d’un premier contact avec la substance, les cellules de Langerhans épidermiques captent la molécule (souvent trop petite pour être immunogène seule : on parle alors d’haptène), la transportent vers les ganglions lymphatiques drainants et la présentent aux lymphocytes T.
Ces lymphocytes T spécifiques se multiplient et restent en mémoire immunologique : c’est la sensibilisation. Elle est silencieuse — aucune lésion cutanée n’apparaît à ce stade.
Cette phase peut durer de quelques semaines à plusieurs années.

Phase de révélation (éruption) :
Lors d’un nouveau contact avec la même substance, les lymphocytes T mémoires sont activés rapidement, libèrent des cytokines pro-inflammatoires (IFN-γ, TNF-α, IL-1β) et déclenchent la cascade inflammatoire cutanée caractéristique de l’eczéma.
L’éruption apparaît 24 à 72 heures après le contact, parfois jusqu’à 7 jours plus tard pour certains allergènes.

Pourquoi devient-on allergique ?
La cause de la sensibilisation initiale reste souvent inconnue. Certains facteurs favorisants sont identifiés :
– altération préexistante de la barrière cutanée (eczéma atopique, dermite irritative chronique),
– exposition prolongée ou répétée à la substance (exposition professionnelle),
– application sur peau lésée ou en occlusion (pansement, gant),
– facteurs génétiques de susceptibilité immunologique.

Les principaux allergènes responsables d’eczéma de contact

De nombreuses substances peuvent devenir des allergènes. Les plus fréquemment en cause sont :

Nickel :
L’allergène de contact le plus fréquent en Europe, touchant principalement les femmes. Présent dans les bijoux (boucles d’oreilles, bracelets, montres), les fermetures éclair, les boutons de jean, certains appareils électroniques. Voir l’article sur l’allergie au nickel.

Paraphénylènediamine (PPD) :
Présente dans les teintures capillaires oxydatives et les tatouages temporaires au henné noir. L’allergie au PPD peut provoquer des réactions sévères, parfois œdémateuses et bulleuses. La sensibilisation lors d’un tatouage au henné noir expose à des réactions graves lors de toute teinture capillaire ultérieure.

Parfums :
Les mélanges de parfums (Fragrance Mix I et II) et le baume du Pérou constituent les allergènes parfumés les plus testés. L’allergie aux parfums oblige à éviter tous les produits parfumés (cosmétiques, produits ménagers, certains aliments : agrumes, vanille, clous de girofle, curry).

Baume du Pérou (Myroxylon pereirae) :
Substance extraite d’un arbre d’Amérique du Sud, présente dans certains produits d’entretien, cosmétiques et médicaments. En cas d’allergie, des réactions croisées sont fréquentes avec les agrumes (pelures d’orange, citron), la vanille, les clous de girofle, le curry — provoquant une dyshidrose des mains lors de leur consommation orale.

Caoutchouc (Thiuram Mix, Carba Mix, MBT) :
Les accélérateurs de vulcanisation du caoutchouc (thiurams, carbamates, mercaptobenzothiazole) sont responsables d’eczéma aux gants en latex, chaussures, élastiques et préservatifs.

Chrome (ciment, cuir) :
Le dichromate de potassium est l’allergène principal de la « gale du ciment », touchant les professionnels du bâtiment. Présent également dans le cuir tanné.

Lanoline :
Graisse de laine de mouton présente dans de nombreuses crèmes cosmétiques et pharmaceutiques (crèmes pour bébé, crèmes hydratantes, crèmes pour mamelons allaitants). Allergie à évoquer devant un eczéma aux produits de soin.

Résines époxy :
Utilisées dans les peintures, vernis, colles bi-composants et plastiques. Allergie professionnelle fréquente chez les peintres, carrossiers et électriciens.

Conservateurs cosmétiques :
Isothiazolinones (méthylisothiazolinone, méthylchloroisothiazolinone) : conservateurs très allergisants, présents dans les cosmétiques rince-off (shampooings, gels douche), les peintures et les lingettes humides. Allergie en forte augmentation depuis 2010.
Parabens : conservateurs présents dans de nombreux produits de beauté et pharmaceutiques. Allergie moins fréquente que les isothiazolinones.
Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde (DMDM hydantoïne, quaternium-15) : conservateurs allergisants, présents dans certains cosmétiques et produits d’entretien.

Plantes et extraits végétaux :
Lactones sesquiterpéniques (Compositae Mix) dans les plantes ornementales (chrysanthèmes, arnica, calendula). À évoquer devant un eczéma des mains chez les jardiniers.

Pansements et sparadraps :
Voir l’article sur l’allergie aux pansements. Allergènes en cause : résines acryliques des adhésifs, conservateurs.

Médicaments topiques :
Néomycine (antibiotique topique), budesonide, tixocortol-21-pivalate (marqueurs d’allergie aux corticoïdes), benzocaïne (anesthésiques locaux), antihistaminiques topiques.

Eczéma de contact photoallergique

Une forme particulière d’eczéma de contact implique l’activation de l’allergène par les rayonnements UV : c’est l’eczéma de contact photoallergique.
Les photoallergènes les plus fréquents sont les filtres UV des crèmes solaires (benzophénone-3, octocrylène), certains médicaments topiques (kétoprofène) et les parfums.
Les lésions sont limitées aux zones exposées au soleil et respectent les zones couvertes.
Voir l’article sur l’allergie au soleil.

Diagnostic : les patch tests (tests épicutanés)

Le diagnostic étiologique de l’eczéma de contact repose sur les patch tests (tests allergologiques épicutanés), réalisés par le dermatologue.

Principe :
Des sparadraps contenant des petites quantités standardisées d’allergènes sont appliqués dans le dos du patient. Les tests sont retirés à 48 heures et les résultats sont lus à 48 heures puis à 72 à 96 heures.
Certains allergènes (corticoïdes, néomycine) peuvent donner des positivations tardives jusqu’à 7 jours après la pose : une relecture tardive est nécessaire en cas de suspicion clinique forte et de test initialement négatif.

Patch tests pour le diagnostic de l'eczéma de contact
Patch tests : application dans le dos des sparadraps contenant les allergènes

Lecture des résultats :
– Réaction négative : pas d’eczéma,
– réaction douteuse (+/-) : érythème sans infiltration,
– réaction positive faible (+) : érythème et papules,
– réaction positive modérée (++) : érythème, papules et vésicules,
– réaction positive forte (+++) : vésicules confluentes et bulles.

Photo-patch tests :
Pour suspecter une photoallergie, on irradie avec des UV la zone des tests après 24 à 48 heures d’application. Une réaction sur la zone irradiée uniquement confirme la photoallergie.

Quand réaliser les patch tests ?
Les tests doivent être réalisés à distance de la poussée (au moins 4 semaines après la résolution des lésions) et en dehors de tout traitement immunosuppresseur systémique ou dermocorticoïde en application dans le dos.

Formes cliniques selon la localisation

La localisation des lésions oriente souvent vers les allergènes en cause :

Cuir chevelu et oreilles :
Produits capillaires (teintures, permanentes, shampooings), parfums. Voir l’eczéma du cuir chevelu et l’eczéma des oreilles. Pour les oreilles, évoquer l’allergie aux boucles d’oreilles (nickel) et les prothèses auditives.

Visage :
Cosmétiques, crèmes, masques, parfums, allergènes aéroportés (plantes, colles), photoallergènes. Voir l’eczéma du visage, l’eczéma des paupières (collyres, vernis à ongles par transfert) et l’eczéma des lèvres (lipstick, dentifrice, instruments de musique).

Cou :
Parfums, produits capillaires, nickel (bijoux), textiles, allergènes aéroportés. Voir l’eczéma du cou.

Mains :
Allergènes professionnels (caoutchouc des gants, ciment, résines, désinfectants, métaux), cosmétiques, vernis à ongles et ongles artificiels. Voir l’eczéma des mains. Peut se présenter sous forme de dyshidrose (vésicules des paumes et bords des doigts).

Tronc :
Textiles (élastiques, teintures), déodorants (isothiazolinones), bijoux (nickel des fermetures). Voir l’eczéma du ventre et l’eczéma des aisselles.

Organes génitaux :
Caoutchouc (préservatifs, sous-vêtements élastiques), antifongiques et médicaments topiques, conservateurs des crèmes. Voir l’eczéma génital et l’eczéma anal.

Jambes et pieds :
Médicaments topiques des ulcères de jambe (néomycine, lanoline, antiseptiques), caoutchouc des chaussures. Voir l’eczéma allergique de jambe, l’eczéma variqueux et l’eczéma des pieds.

Traitement de l’eczéma de contact

Étape indispensable : l’éviction de l’allergène

L’éviction de la substance allergisante est le seul traitement curatif de l’eczéma de contact.
Sans éviction, les traitements symptomatiques soulagent mais ne guérissent pas : l’eczéma récidive à chaque nouveau contact.
Selon l’allergène identifié, l’éviction peut nécessiter :
– un changement de produits cosmétiques et d’hygiène,
– le port de gants de protection (nitrile plutôt que latex en cas d’allergie au caoutchouc),
– un changement de bijoux (bijoux en or 18 carats, titane ou acier chirurgical pour l’allergie au nickel),
– un reclassement professionnel dans les cas sévères (eczéma professionnel au ciment, aux résines époxy).

Dermocorticoïdes

Les dermocorticoïdes sont le traitement anti-inflammatoire de référence de la poussée d’eczéma de contact. La puissance est choisie selon la zone et la sévérité :

Classe I (très puissants) : propionate de clobétasol (Dermoval®, Diprolène®) — pour les paumes, plantes, cuir chevelu.
Classe II (puissants) : bétaméthasone (Betneval®, Diprosone®), difluprednate (Nerisone®) — pour le tronc et les membres.
Classe III (modérément puissants) : désonide (Tridesonit®), prédnicarbate (Locapred®) — pour le visage et les plis.
Classe IV (faibles) : hydrocortisone 1 % (Hydracort®) — pour les nourrissons et les zones très sensibles.

Précautions d’emploi des dermocorticoïdes :
– Ne pas appliquer sur le visage sans avis médical,
– ne pas traiter de grandes surfaces cutanées,
– ne pas appliquer sous pansement occlusif (augmente l’absorption),
– ne pas prolonger sans réévaluation médicale.

Effets indésirables d’un usage prolongé :
atrophie cutanée, télangiectasies, vergetures, dermite péri-orale, aggravation d’une rosacée, infections secondaires.

Antihistaminiques oraux

Les antihistaminiques sont utiles pour réduire le prurit, notamment nocturne, mais n’agissent pas directement sur l’inflammation cellulaire de l’eczéma de contact (mécanisme non histaminique).

Antihistaminiques non sédatifs (préférés en journée) :
Cétirizine (Zyrtec®) : 10 mg/j — contre-indiqué en cas d’insuffisance rénale et chez l’enfant < 2 ans. Risque de somnolence résiduelle. – Loratadine (Clarityne®) : 10 mg/j — bonne tolérance, déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement.
– Desloratadine (Aerius®), fexofénadine (Telfast®), ébastine (Kestin®), lévocétirizine (Xyzall®).

Antihistaminiques sédatifs (utiles la nuit pour le prurit intense) :
– Hydroxyzine (Atarax®) : sédatif, utilisé en cure courte pour les poussées très prurigineuses.
– Dexchlorphéniramine (Polaramine®), méquitazine (Primalan®).

Soins locaux et mesures de soulagement sans ordonnance

En attendant la consultation médicale, en cas de poussée d’eczéma de contact déjà diagnostiqué :

Calmer les démangeaisons :
– Bains tièdes courts avec huile de bain apaisante (Avène Trixera®, Mustela Stelatopia®, Lipikar La Roche-Posay®),
– application d’une crème hydratante émolliente sur les zones non suintantes,
– talc officinal sur les zones suintantes pour absorber l’exsudat.

Crèmes à l’hydrocortisone 0,5 % (accès direct en pharmacie) :
Aphilan Démangeaisons®, Calmicort®, Cortapaisyl®, Cortisedermyl®, Dermofénac Démangeaisons®.
Ces produits sont en accès direct mais nécessitent une vigilance particulière :
– ne pas utiliser sans diagnostic médical préalable,
– ne pas appliquer sur le visage, les zones infectées, les plaies ni en cas d’acné ou de rosacée,
– demander conseil au pharmacien avant utilisation.

Eczéma de contact professionnel : une réalité médicale et sociale

L’eczéma de contact professionnel représente l’une des maladies professionnelles les plus fréquentes, principalement dans les métiers exposés aux allergènes cutanés : coiffeurs (PPD, persulfates), professionnels de santé (latex, antiseptiques, médicaments), travailleurs du bâtiment (ciment, résines époxy), métallurgistes (nickel, cobalt, chrome), personnels de nettoyage (isothiazolinones, désinfectants).

La reconnaissance en maladie professionnelle (tableaux 65 et 66 du régime général) ouvre droit à une prise en charge spécifique et, si nécessaire, à un reclassement professionnel.

Questions fréquentes sur l’eczéma de contact

Peut-on guérir définitivement d’un eczéma de contact ?

L’allergie de contact est en principe définitive : une fois sensibilisé à un allergène, on le reste toute sa vie. Cependant, l’éviction stricte et prolongée de l’allergène peut conduire à une tolérance relative permettant de supporter des expositions minimes. La guérison clinique complète est possible si l’éviction est totale et maintenue.

Peut-on être allergique à sa propre crème hydratante ?

Oui. Les crèmes hydratantes et émollientes contiennent de nombreux excipients potentiellement allergisants : conservateurs (isothiazolinones, parabens), parfums, lanoline, propylène glycol. En cas d’eczéma récidivant dans les zones d’application d’une crème, un patch test est indiqué pour identifier un éventuel allergène dans le produit.

Comment distinguer eczéma atopique et eczéma de contact ?

Les deux formes peuvent coexister (terrain atopique facilitant la sensibilisation de contact). Quelques éléments d’orientation : l’eczéma atopique débute généralement dans l’enfance, suit une distribution caractéristique (plis, visage de l’enfant) et est lié à un terrain allergique (rhinite, asthme). L’eczéma de contact peut débuter à tout âge, sa localisation correspond aux zones de contact avec l’allergène et les patch tests permettent d’identifier la substance responsable.

Quel médecin consulter pour des patch tests ?

Les patch tests sont réalisés par le dermatologue, parfois en collaboration avec un allergologue. Certains centres hospitaliers disposent d’unités spécialisées en dermato-allergologie proposant des batteries de tests étendues (batteries professionnelles, cosmétiques, médicaments).

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rendez-vous trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue.

En savoir plus sur l’eczéma atopique,
l’allergie au nickel,
l’eczéma des mains,
la dyshidrose,
les dermocorticoïdes,
les antihistaminiques
et l’eczéma au ciment.


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ECZEMA DES JAMBES : soigner l’exema de jambe

Eczema de jambe

L’eczema de jambe est une des causes de plaques rouges qui grattent et de boutons qui démangent sur les jambes

En cas d’eczema de jambe, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue


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Il y a de nombreuses formes d’eczema de jambe :

Eczema allergique de jambe

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema de jambe sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur la jambe

cremes, parfums…

les crèmes et pansements appliquées autour des plaies de jambes

les photoallergènes,

substances provoquant un eczema avec le soleil en cas d’exposition solaire

textiles, bottes, protège tibias… en contact avec le ventre

Comment savoir à quoi je suis allergique sur la jambe

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Pour en savoir plus, voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Eczema nummulaire

L’eczema nummulaire est un eczema de pieces rondes commençant souvent aux jambes (voir l’article sur l’eczema)

Eczema fissuraire ou sec

L’eczema fissuraire est un eczema craquelé et sec commençant souvent aux jambes (voir l’article sur l’eczema)

Eczema variqueux ou eczema de stase

Dans un contexte de varices ou varicosités : voir l’article eczema variqueux


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ECZEMA VARIQUEUX : l’eczema de stase lié aux varices

Eczema variqueux

L’eczema variqueux est une des causes de plaques rouges qui grattent et de boutons qui démangent sur les jambes


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Pourquoi a-t-on de l’eczema variqueux?

Le sang veineux remonte des extrémités vers le cœoeur.

Les veines sont les tuyaux qui permettent de faire remonter le sang veineux contre la gravité car elles sont pourvues de valvules sur leurs parois qui agissent comme des clapets anti retour.

Si les valvules sont abimées, le sang veineux tend à stagner dans les jambes, c’est la stase veineuse. Il en résulte

une dilatation des veines sous la pression, un peu comme un ballon de baudruche qu’on remplit d’eau, ce sont les varices

une « asphyxie » de la peau par l’oedeme et la stase.

Ainsi les varices se compliquent souvent

  • d’ulcères de jambes, redoutables plaies chroniques souvent difficiles à traiter
  • d’un eczema des jambes

En cas de plaques rouges des jambes, évocateur d’eczema de jambe, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Il existe en effet deux grands types d’eczemas en cas de varices

Eczema de stase ou eczema variqueux

L’eczéma variqueux est une complication de l’insuffisance veineuse (varices) et prédominent donc sur les jambes, sous forme de grandes plaques d’eczema à bord net, le plus souvent sur les trajets variqueux

L’eczema de stase se complique souvent d’un eczema allergique de contact, la réalisation de tests épicutanés est donc importante.

Eczema allergique de jambe

Il existe notamment des allergies aux crèmes et pansements appliquées autour des plaies de jambes liées au varices

Voir l’article consacré à l’eczema de jambe pour mieux comprendre l’eczema allergique et les examens médicaux qu’il faut effectuer pour en déterminer la cause

Il n’est donc pas rare que l’eczema allergique de jambe complique l’eczema variqueux, notamment en cas de plaies ou d’ulcères variqueux

Soigner l’eczema variqueux

Soins de l’eczema

Le médecin utilise pour cela des crèmes à la cortisone et il faut éviter les allergènes susceptibles de jouer un rôle allergique détectés par les patch tests, notamment les pansements adhésifs s’il y a des plaies ou des ulcères

Soins des varices

Aidez le retour veineux :

L’eczema variqueux est lié au fait que les veines, qui doivent faire remonter le sang veineux au coeur, sont déficientes. Ainsi, il existe une stase veineuse qui à la longue « asphyxie » la peau et déclenche de l’eczema.

Dormez avec les jambes discrètement surélevées (5 à 6 cm suffisent)

Vous pouvez utiliser une cale sous les pieds du lit ou sous le matelas, ou un dispositif d’allongement des pieds du lit.

Ayez les jambes allongées le plus souvent possible (lorsque vous regardez la TV, lisez…… )
Faites des sports doux : marche, natation, vélo…
A la plage, marchez dans l’eau
Portez des collants ou bas de contention médicaux

le plus souvent possible la journée (ils ne doivent pas être portés lors du repos allongé). Il existe des bas et collants tout à fait esthétiques, ressemblant à des bas-nylon classiques et pouvant être portés avec une jupe.

Evitez d’aggraver la stase et l’oedeme

Evitez les bains trop chaud, les positions debout prolongée, le chauffage par le sol notamment sans inertie, les expositions des jambes au soleil, les sports violents ou augmentant la stase (tennis, equitation, athlétisme……

Faites soigner vos varices

Les varices en cause dans l’exema variqueux peuvent être traitées par

scléroses

piqures dans les varices par un médecin

laser contre les varices
chirurgie
stripping

on incise le haut et le bas de la veine, on y insère une sorte de cable et on sort la veine

phlébectomie ambulatoire

on fait des micro incisions le long de la veine et on la sort par petit bouts à l’aide de crochets


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ECZEMA DE L’ANUS : soigner l’exema entre les fesses

Eczema de l’anus

L’eczema de l’anus est une des causes de plaques rouges qui grattent sur l’anus

Rougeur de l’anus qui gratte

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En cas d’eczema de l’anus, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Nous n’envisagerons ici qu’une forme d’eczema de l’anus :

Eczema allergique de l’anus

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema de l’anus sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur le sexe

cremes, crèmes dépilatoires, mousses à raser, parfums, lingettes…

préservatifs et lubrifiants

Comment savoir à quoi je suis allergique sur l’anus

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Soigner l’eczema sur l’anus

Tout d’abord il faut consulter un médecin pour déterminer la cause de l’éczema et vérifier qu’il s’agit bien d’un eczema (exemple il peut d’agir d’une mycose du sexe contre indiquant tout corticoide)

Il faut se laver une fois par jour avec un produit doux et bien sécher apres la toilette

En cas d’eczema confirmé par le médecin, il faut éviter l’allergène en cause (creme, lingette, lubrifiant, preservatif… ) et le médecin prescrit souvent de la cortisone en creme


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ECZEMA SUR LE SEXE : comment soigner l’exema du sexe

Eczema du sexe

L’eczema du sexe est une des causes de plaques rouges qui grattent et de boutons du sexe qui démangent


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En cas d’eczema du sexe, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Nous n’envisagerons ici qu’une forme d’eczema du sexe :

Eczema allergique du sexe

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema du sexe sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur le sexe

cremes, crèmes dépilatoires, mousses à raser, parfums…

préservatifs et lubrifiants

Comment savoir à quoi je suis allergique sur le sexe

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Soigner l’eczema sur le sexe

Tout d’abord il faut consulter un médecin pour déterminer la cause de l’éczema et vérifier qu’il s’agit bien d’un eczema (exemple il peut d’agir d’une mycose du sexe contre indiquant tout corticoide)

Il faut se laver une fois par jour avec un produit doux et bien sécher apres la toilette

En cas d’eczema confirmé par le médecin, il faut éviter l’allergène en cause (lubrifiant, preservatif… ) et le médecin prescrit souvent de la cortisone en creme


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ECZEMA DES AISSELLES : comment soigner l’eczema sous les bras

Eczema des aisselles

L’eczema des aisselles est une des causes de rougeur des aisselles et de boutons qui démangent sous les aisselles

Allergie au déodorant sous les aisselles
Allergie au déodorant sous les aisselles

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En cas d’eczema des aisselles, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer une téléconsultation avec le dermatologue

Nous n’envisagerons ici qu’une forme d’eczema des aisselles :

Eczema allergique des aisselles

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema des aisselles sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur les aisselles

déodorants, antitranspirants, cremes, crèmes dépilatoires, mousses à raser, parfums…

textiles en contact avec les aissselles

Comment savoir à quoi je suis allergique sur les aisselles

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Attention, toute aisselle rouge n’est pas eczema

On peut par exemple avoir une mycose : candidose des aisselles

Candidose des aisselles
Candidose des aisselles

Il faut donc consulter devant toute rougeur des aisselles

Soigner l’eczema sous les bras (aisselles)

Tout d’abord il faut consulter un médecin pour déterminer la cause de l’éczema et vérifier qu’il s’agit bien d’un eczema (exemple il peut d’agir d’une mycose de la peau contre indiquant tout corticoide)

Il faut se laver une fois par jour avec un produit doux et bien sécher apres la toilette

En cas d’eczema confirmé par le médecin, il faut éviter l’allergène en cause (déodorant… ) et le médecin prescrit souvent de la cortisone en creme


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ECZEMA SUR LE VENTRE: soigner l’exema du ventre

Eczema du ventre

L’eczema du ventre est une des causes de plaques rouges qui grattent et de boutons qui démangent sur le ventre

Allergie au nickel du bouton de jean's


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En cas d’eczema du ventre, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Nous n’envisagerons ici qu’une forme d’eczema du ventre :

Eczema allergique du ventre

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema du ventre sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur le ventre

cremes, parfums…

le Nickel : eczema à l’endroit du bouton de jean’s voir allergie au nickel

les photoallergènes,

substances provoquant un eczema avec le soleil en cas d’exposition solaire

textiles en contact avec le ventre

Allergènes d’origine conjugale, par frottement lors des rapports sexuels notamment

Comment savoir à quoi je suis allergique sur le ventre

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Soigner l’eczema du ventre

Tout d’abord il faut éviter de gratter car ceci intensifie et lichénifie (épaissit) l’eczema, le rendant chronique

On peut se laver le ventre avec un savon sans savon, un savon surgras…

Le traitement de l’eczéma du ventre requiert généralement des cremes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).

Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (produits cosmétiques, bouton de jean’s… )


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ECZEMA DU COU : soigner l’exema dans le cou

Eczéma du cou : causes, symptômes et traitement

L’eczéma du cou provoque des plaques rouges qui grattent et des boutons qui démangent dans une zone particulièrement sensible. La peau du cou est fine, très réactive, et peut gonfler rapidement en cas de poussée. Plusieurs causes sont possibles — identifier la bonne est indispensable car les traitements diffèrent.

Eczéma du cou persistant ou qui s’aggrave ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Cet article en vidéo

eczéma du cou plaques rouges qui grattent
Eczéma du cou — plaques rouges

Les différentes formes d’eczéma du cou

1. L’eczéma atopique du cou

La dermatite atopique touche fréquemment le cou, notamment chez l’adolescent et l’adulte jeune. Elle se manifeste par des plaques rouges sèches, squameuses et très prurigineuses, souvent associées à d’autres localisations (plis du coude, derrière les genoux, visage). Elle s’inscrit dans un terrain atopique (asthme, rhinite allergique). Le cou est particulièrement atteint dans les formes sévères.

2. L’eczéma allergique de contact du cou

C’est la forme la plus fréquente d’eczéma du cou chez l’adulte. Il résulte d’un contact avec un allergène appliqué directement ou indirectement sur le cou. Les allergènes les plus fréquemment en cause :

  • Cosmétiques et parfums appliqués sur le cou ou les cheveux depuis quelques jours (crèmes, eaux de toilette, déodorants, produits capillaires)
  • Vernis à ongles — par contact indirect lors qu’on se frotte le cou
  • Nickel — colliers, pendentifs, fermoirs de soutien-gorge (voir allergie au nickel)
  • Textiles — écharpes, cols de vêtements (colorants, apprêts, fibres synthétiques)
  • Allergènes aéroportés — substances en suspension dans l’air (pollens, poussières)
  • Photoallergènes — substances provoquant un eczéma uniquement en association avec le soleil

Comment identifier l’allergène responsable ? Le médecin utilise les patch tests (tests épicutanés) : des sparadraps contenant différents allergènes sont appliqués dans le dos pendant 48h. La lecture se fait à 48h — mais une positivation tardive est possible jusqu’à 7 jours, nécessitant une deuxième consultation.

patch tests eczéma allergique cou
Patch tests pour identifier l’allergène responsable

Voir l’article sur l’eczéma allergique de contact.

3. La dermite séborrhéique du cou

La dermite séborrhéique peut s’étendre depuis la lisière du cuir chevelu jusqu’au cou, provoquant des plaques rouges squameuses dans ce territoire. Elle est liée à la prolifération d’une levure (Malassezia) et se traite différemment de l’eczéma classique — les antifongiques sont ici indispensables, pas les corticoïdes.

Voir l’article sur la dermite séborrhéique.

4. L’eczéma de contact irritatif du cou

Provoqué par une irritation directe sans mécanisme allergique : frottement d’un col, d’une écharpe (en laine notamment), transpiration, produits nettoyants agressifs, eau calcaire. La peau devient rouge, sèche et réactive. Fréquent chez les personnes portant des cols roulés ou des écharpes synthétiques.

5. Le lichen simplex chronique du cou

Forme particulière d’eczéma chronique du cou liée au grattage répété : la peau s’épaissit progressivement (lichénification) formant une plaque bien délimitée, grisâtre ou brunâtre. Très fréquent à la nuque, il est entretenu par le cercle vicieux grattage-démangeaison. Traitement : dermocorticoïdes puissants sous occlusion.

Symptômes de l’eczéma du cou

Selon la cause et le stade, l’eczéma du cou se présente comme :

  • Des plaques rouges sèches et squameuses prurigineuses
  • Des vésicules (petites cloques) pouvant suinter
  • Un gonflement du cou — la peau du cou est fine et réagit vite à l’inflammation
  • Une peau épaissie et lichénifiée en cas d’eczéma chronique gratté
  • Des croûtes après suintement

⚠️ L’eczéma du cou peut ressembler à d’autres pathologies : dermite séborrhéique, psoriasis du cou, dermatophytose (teigne). Un dermatologue peut poser le diagnostic précis.

Traitement de l’eczéma du cou

Les mesures générales

  • Ne pas gratter — le grattage épaissit et lichénifie l’eczéma, le rendant chronique
  • Toilette à l’eau froide ou tiède sans savon le matin
  • Le soir : savon surgras ou démaquillant doux sans parfum
  • Éviter les parfums et cosmétiques dans la zone concernée le temps du bilan
  • Préférer des vêtements en coton au contact du cou

Les traitements médicaux

  • Dermocorticoïdes (crèmes cortisonées) — traitement de référence, à utiliser avec précaution sur le cou car la peau y est fine
  • Inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, pimécrolimus) — alternative aux corticoïdes sur le cou
  • Antihistaminiques — pour soulager les démangeaisons, voir traitement antihistaminique
  • Éviction de l’allergène identifié par les patch tests

Sources

Questions fréquentes sur l’eczéma du cou

Pourquoi l’eczéma du cou gonfle-t-il plus que sur d’autres zones ?

La peau du cou est particulièrement fine et lâche, avec un réseau lymphatique dense. En cas d’inflammation, le liquide s’accumule facilement dans les tissus sous-cutanés, provoquant un gonflement (œdème) plus visible qu’ailleurs. C’est une réaction normale mais qui nécessite un traitement rapide pour éviter l’aggravation.

Mon eczéma du cou peut-il être causé par mon parfum ?

Oui, c’est une cause très fréquente. Les parfums contiennent des dizaines de molécules potentiellement allergisantes (notamment les muscs, les aldéhydes et certains extraits végétaux). La sensibilisation peut apparaître après des années d’utilisation sans problème. Des patch tests permettent de confirmer ou d’infirmer cette hypothèse.

Eczéma du cou ou psoriasis : comment faire la différence ?

L’eczéma du cou donne des plaques rouges mal délimitées, suintantes ou squameuses fines, souvent associées à d’autres zones atopiques. Le psoriasis du cou est plus rare, souvent cantonné à la nuque, démange peu et donne des plaques bien délimitées, épaisses, avec des squames blanches nacrées. Les deux peuvent coexister. Seul un dermatologue peut trancher, parfois avec une biopsie.

Le nickel peut-il provoquer un eczéma du cou ?

Oui — c’est même une cause classique. Les boucles d’oreille type « créoles », les colliers et pendentifs contenant du nickel peuvent provoquer un eczéma de contact allergique exactement à l’endroit de contact avec la peau. L’allergie au nickel est l’une des allergies de contact les plus fréquentes, surtout chez la femme. Les patch tests confirment le diagnostic.


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ECZEMA DES LEVRES : soigner l’eczema des lèvres

Eczema des lèvres

L’eczema des lèvres est une des causes de lèvres sèches et irritées

En cas d’eczema des lèvres, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Les levres sont tres particulieres puisque le tissu qui compose le vermillon (la partie rouge des levres) a une texture mixte situee entre celle de la peau et celle d’une muqueuse. Les levres sont la seule zone du visage ayant cette caractéristique, ce qui rend les levres plus sensible aux agressions.

lèvres sèches
Eczema des lèvres

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Pourquoi a-t-on de l’eczema des lèvres?

Il y a plusieurs formes d’eczema des lèvres :

Eczema allergique des lèvres

Cet eczema allergique résulte d’un contact avec un allergène provoquant un exema.

Les allergènes les plus fréquemment mis en cause dans l’eczema des lèvres sont :

les cosmétiques appliqués depuis quelques jours sur les levres

cremes, maquillage (lipstick ou baume à lèvre)…

les allergènes alimentaires,

aliments et boissons et indirectement tabac

dentifrice,

lorsqu’on se frotte les yeux

Instruments de musique…

Comment savoir à quoi je suis allergique sur les levres

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

patch tests
Patch tests en cas d’exema

Voir l’article consacré à l’eczema allergique de contact

Eczema atopique des lèvres

Voir l’article consacré à l’eczema atopique

Soigner l’eczema des lèvres

Tout d’abord il faut s’assurer de ne pas souffrir d’herpes labial (contre indication à la cortisone) et consulter un médecin

Ensuite il faut

lutter contre la sécheresse des lèvres:

Si l’on veut avoir de jolies levres durant l’hiver et éviter les levres seches, il est important

D’hydrater et nourrir régulierement les levres au moyen d’un stick a levres par exemple, avant meme que la secheresse des levres ne se manifeste. On preserve ainsi leur role barriere. On peut aussi appliquer de la vaseline le soir au coucher

De plus, il est tres important des que l’on sent que les levres sont seches, d’eviter de les lecher car ceci aggrave les choses : le tic de lechage des levres rend les levres encore plus seches.

Eviter l’allergène en cause

On évitera les allergènes mis en évidence par le médecin : lipstick, cremes, aliments et boissons, tabac, dentifrices, instruments de musique

Traitement du médecin

Il est le plus souvent à base de cortisone

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ECZEMA PAUPIERES : exema des yeux sur les paupières

Eczéma des paupières : causes, photos et traitement

L’eczéma des paupières est une affection fréquente qui provoque rougeurs, démangeaisons et gonflement sur une peau particulièrement fine et fragile. Identifier la cause — allergique, séborrhéique ou atopique — est essentiel pour choisir le bon traitement et éviter les récidives.

Paupières qui gonflent et grattent depuis plus de 2 semaines ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Pourquoi les paupières sont-elles si vulnérables ?

La peau des paupières est la plus fine du corps (0,5 mm d’épaisseur). Elle réagit donc de façon amplifiée au moindre contact irritant ou allergique — avec un gonflement souvent impressionnant même pour une réaction modérée. C’est aussi une zone très exposée aux allergènes : cosmétiques, air ambiant, gestes inconscients (se frotter les yeux avec les mains).

eczéma des paupières rougeur gonflement photo
Eczéma des paupières — rougeur et gonflement
eczéma aigu paupière photo dermatologue
Eczéma aigu de la paupière

Les 3 formes d’eczéma des paupières

1. Eczéma de contact allergique — la cause la plus fréquente

eczéma aigu visage paupières contact allergique photo
Eczéma aigu du visage avec atteinte des paupières

L’eczéma allergique de contact résulte d’une sensibilisation à un allergène qui, lors d’un contact ultérieur, déclenche une réaction inflammatoire. La particularité des paupières est que l’allergène n’est pas forcément appliqué directement sur les paupières — il peut y être transporté par les mains ou l’air.

Principaux allergènes en cause :

  • Cosmétiques appliqués sur les paupières — crèmes, fards à paupières, mascara, eye-liner, démaquillants. Le conservateur thimérosal et les parfums sont souvent en cause
  • Vernis à ongles — les résines époxy et formaldéhyde du vernis se transfèrent aux paupières quand on se frotte les yeux
  • Collyres et solutions pour lentilles — certains conservateurs (benzalkonium chloride) sont allergisants
  • Allergènes aéroportés — poussières, pollens, vapeurs de parfum en suspension dans l’air
  • Nickel — via les lunettes ou bijoux portés à proximité
  • Produits capillaires — teintures, shampooings qui ruissellent sur le visage

💡 À noter : un eczéma allergique peut apparaître après des années d’utilisation d’un produit sans problème. La sensibilisation peut survenir à tout moment.

Comment identifier l’allergène responsable ?

Le dermatologue utilise les patch-tests (tests épicutanés) : des sparadraps contenant différents allergènes sont appliqués dans le dos pendant 48h, puis retirés et lus. Une réaction positive (rougeur, vésicules) indique la sensibilisation à l’allergène concerné. Une positivation tardive jusqu’à 7 jours après la pose est possible — une 2e lecture peut être nécessaire.

patch tests eczéma paupières allergènes contact
Patch-tests — identification de l’allergène responsable

2. Dermite séborrhéique des paupières

dermite séborrhéique visage paupières eczéma séborrhéique photo
Dermite séborrhéique du visage — atteinte fréquente des paupières

La dermite séborrhéique (appelée parfois « eczéma séborrhéique ») est une affection chronique due à la levure Malassezia. Elle touche les zones riches en glandes sébacées : ailes du naz, sourcils, lisière du cuir chevelu — et fréquemment les paupières. Elle se présente par des plaques rouges légèrement squameuses, moins prurigineuses que l’eczéma allergique.

Elle se distingue de l’eczéma allergique par son caractère chronique et récidivant, et par les autres localisations associées (sourcils, ailes du nez, cuir chevelu avec pellicules).

Traitement : différent de l’eczéma allergique — antifongiques locaux (kétoconazole) et dermocorticoïdes doux en alternance. Voir dermite séborrhéique du visage.

3. Dermatite atopique des paupières

Chez les personnes atopiques (terrain allergique), les paupières sont une localisation fréquente des poussées d’eczéma. La peau est sèche, avec des rougeurs récidivantes, souvent associées à d’autres manifestations atopiques (eczéma des plis, asthme, rhinite allergique). Le grattage chronique peut entraîner un épaississement de la peau (lichénification).

Tableau récapitulatif — distinguer les 3 formes

Eczéma de contact Dermite séborrhéique Dermatite atopique
Aspect Rougeur vive, vésicules, gonflement Plaques rouges squameuses discrètes Peau sèche, rougeur diffuse
Prurit Intense Modéré Intense, chronique
Localisation associée Isolée aux paupières Nez, sourcils, cuir chevelu Plis du coude, derrière genoux
Cause Allergène identifiable Levure Malassezia Terrain atopique
Traitement spécifique Éviction allergène + dermocorticoïdes Antifongiques + dermocorticoïdes doux Émollients + dermocorticoïdes

Traitement de l’eczéma des paupières

Règles générales — valables pour toutes les formes

  • Ne pas se gratter — le grattage aggrave l’eczéma et peut le chroniciser (lichénification). Les paupières sont si fragiles que le moindre frottement les irrite et les fait gonfler davantage
  • Toilette douce — eau froide sans savon le matin, savon surgras ou démaquillant doux sans parfum le soir / Idéalement soins spécifiques des paupières (Ilast*…)
  • Éviter les cosmétiques suspects pendant la poussée, et ne les réintroduire qu’un par un après guérison

Traitements médicamenteux

Dermocorticoïdes doux (hydrocortisone 1%, désonide) — traitement de 1re intention. La peau des paupières étant très fine, les corticoïdes forts sont contre-indiqués. Les applications se font sur courte durée (7 à 14 jours maximum) pour éviter l’atrophie cutanée et les effets oculaires (glaucome, cataracte avec usage prolongé).

Il n’est pas rare que le dermatologue prescrive aussi un antifongique car il existe souvent une dermite séborrhéique intriquée à l’eczema des paupières

Inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus Protopic* 0,03%) — alternative aux dermocorticoïdes pour les traitements prolongés. Ils n’entraînent pas d’atrophie cutanée et sont particulièrement adaptés aux paupières.

Antihistaminiques oraux (cétirizine, loratadine) — pour calmer les démangeaisons, surtout en cas de prurit intense nocturne.

Éviction de l’allergène — indispensable en cas d’eczéma de contact. Sans éviction, aucun traitement ne sera durablement efficace.

Quand consulter en urgence ?

🚨 Consultez rapidement si :

— Le gonflement des paupières est très important et s’étend rapidement (risque d’œdème de Quincke)
— La vision est floue ou douloureuse — atteinte oculaire possible
— Les paupières présentent des vésicules douloureuses unilatérales — évoquer un zona ophtalmique
— Malgré un traitement bien conduit, aucune amélioration après 3 semaines

Sources

Questions fréquentes sur l’eczéma des paupières

Pourquoi ai-je de l’eczéma sur les paupières ?

Les causes les plus fréquentes sont un eczéma de contact allergique (cosmétiques, vernis à ongles, collyres), une dermite séborrhéique ou une poussée de dermatite atopique. Chez la femme, le maquillage des yeux et le mascara sont les premiers allergènes à suspecter. Le dermatologue peut identifier l’allergène précis par patch-tests.

Comment soigner rapidement l’eczéma des paupières ?

Arrêtez tous les cosmétiques sur les paupières, lavez le visage à l’eau froide, et appliquez une crème dermocorticoïde douce (hydrocortisone 1%) pendant 7 à 10 jours sur avis médical. Évitez les corticoïdes forts sur les paupières. En cas de démangeaisons intenses, un antihistaminique oral peut aider. Si les symptômes persistent, consultez pour identifier un allergène par patch-tests.

Peut-on utiliser des corticoïdes sur les paupières ?

Oui, mais uniquement des dermocorticoïdes de faible puissance (classe I ou II : hydrocortisone 1%, désonide) et sur une courte durée. Les corticoïdes forts sur les paupières peuvent provoquer une atrophie cutanée, et leur absorption oculaire répétée peut favoriser glaucome et cataracte. Pour les traitements prolongés, le dermatologue peut parfois proposer les inhibiteurs de la calcineurine (Protopic* …).

L’eczéma des paupières est-il contagieux ?

Non. L’eczéma, quelle que soit sa forme, n’est pas contagieux. C’est une réaction inflammatoire de la peau qui ne peut pas se transmettre d’une personne à une autre.

Comment différencier un eczéma des paupières d’une conjonctivite ou d’un orgelet ?

L’eczéma des paupières touche la peau des paupières (rougeur, squames, vésicules) sans atteinte de l’œil lui-même. La conjonctivite donne un œil rouge avec larmoiement et sécrétions. L’orgelet est un bouton douloureux sur le bord de la paupière (infection d’une glande). En cas de doute avec une atteinte oculaire, consultez rapidement un ophtalmologue.


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ECZEMA DU VISAGE CHEZ L’ENFANT : soigner l’exema des joues

Eczema du visage chez l’enfant et le bébé

L’eczema du visage est une des causes fréquentes de plaques sur les joues des enfants et des bébés

En cas d’eczema sur le visage chez l’enfant ou le bébé, il faut consulter un médecin et si possible un dermatologue

Il confirmera l’eczema atopique des joues


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Pourquoi mon enfant a-t-il de l’eczema du visage?

Les certitudes dans l’eczema atopique de l’enfant

La génétique

Il existe des facteurs génétiques dans l’eczema de l’enfant et du nourrisson puisque 60% des parents ayant un enfant atopique, ont ou ont eu un signe d’atopie (un eczema atopique par exemple).
On retrouve souvent des antécédents d’allergies dans la famille.

Une hyper réactivité de la peau

Les enfants atopiques sont hyper réactifs à leur environnement

C’est-à-dire que les enfants et les nourrissons ayant de l’eczema réagissent plus facilement de manière allergique aux substances qu’ils rencontrent dans leur vie courante (poussières, poils d’animaux…)

Les enfants ayant de l’eczema ont une peau sèche

Les enfants et les nourrissons ayant de l’eczema ont une peau plus sèche et  » fissurée « , laissant pénétrer les allergènes dans la peau. La peau de l’enfant ou du nourrisson ayant de l’eczema « laisse donc pénétrer » les substances et leur permet de rentrer en contact avec les cellules immunitaires de la peau C’est pourquoi la lutte contre la peau sèche par l’hydratation et le respect de l’équilibre de la peau sont donc prépondérant et font partie intégrante du traitement de l’eczema de l’enfant et du nourrisson

Ce n’est pas rare et de plus en plus fréquent

L’eczema atopique concerne environ 10% des enfants

Il y a de plus en plus d’enfants et de nourrisson ayant de l’eczema depuis plusieurs décennies

Les autres hypothèses

Il y a de nombreuses hypothèses développée ici : causes de l’eczema atopique

Comment soigner l’eczema du visage de l’enfant

Mon enfant a des plaques d’eczema du visage

Le traitement des poussées d’eczema atopique peut faire intervenir principalement des médicaments diminuant le grattage (antihistaminiques), et des produits locaux intensifiant l’hydratation de la peau ainsi que des crèmes à la cortisone.
Les crèmes cortisonées peuvent être utilisées chez l’enfant. Il faut simplement les utiliser uniquement apres diagnostic par le médecin de l’eczema et veiller à les appliquer correctement selon les indications du médecin.
Les parents ont souvent peur dutiliser les crèmes cortisonées. Il faut savoir que ce sont les principales crèmes efficaces contre la poussée d’eczéma. Il vaut mieux un enfant qui s’épanouit avec une peau saine qu’un enfant qui dort mal et se gratte. Il suffit de bien utiliser les crèmes cortisonées (sous prescription médicale)

utiliser plutôt des crèmes à la cortisone de force moyenne,

en appliquer uniquement sur les zones d’eczéma fraîchement nettoyées, jusquà efficacité (environ 4 à 7 j)

et décroître progressivement les applications ensuite.
On considère que les crèmes à la cortisone peuvent être utilisés pour chaque poussée jusqu’à une quantité approximative de 1 tube pour un enfant de 4-5 ans.

Au-delà, il faut savoir reconsulter pour réévaluer le traitement et le bilan allergologique.

Les autres traitements de l’eczema de l’enfant et du bébé

On peut citer parmi les autres traitements les macrolides immunosuppresseurs, la photothérapie après 8 ans, les anti histaminiques, les probiotiques etc.

Comment éviter l’exema des joues du bébé ou de l’enfant?

Les enfants ayant de l’eczema atopique ont une peau sèche qui laisse plus facilement pénétrer les allergènes.

Il faut donc lutter contre cette sécheresse de la peau en appliquant des crèmes hydratantes, en évitant les bains trop chauds et prolongés et en utilisant des savons doux (de type surgras par exemple)


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PLAQUES ROUGES DU VISAGE DE L’ENFANT : plaques qui démangent les joues de bébé

Plaques rouges sur le visage (joues) de l’enfant ou du bébé

Cet article en vidéo :


Le visage, constamment en contact avec nos interlocuteurs, est un peu le reflet de notre enfant… avoir des plaques rouges sur le nez, le menton, les joues, le front n’est jamais agréable pour l’enfant et les parents

Les joues constituent une zone développée chez l’enfant, très convexe et donc très sujette aux frottements et en contact avec le milieu extérieur. Il est donc fréquent d’observer des plaques rouges des joues du bébé et de l’enfant

En cas de plaques rouges sur le visage (notamment les joues) chez votre enfant ou votre bébé, il faut consulter :

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques rouges sur le visage (les joues notamment)

Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce que ce sont des plaques rouges qui grattent, qui brulent… ), topographiques (plaques rouges sur les joues uniquement… ) et cliniques (pustules, folliculite, points noirs, fièvre… )

Il évoquera plusieurs diagnostics, on peut citer parmi ceux-ci :

angiomes

encore appelés « fraises » du visage

fraise bébé
« Fraise » sur le visage d’un bébé

 

impetigo

une infection à streptocoque ou staphylocoque du visage, donnant des croutes comme du miel cristallisé (attention, de nombreuses autres dermatoses peuvent avoir cet aspect en se surinfectant)

impetigo
Impetigo du visage

acné du nourrisson

terme impropre pour la pustulose céphalique du nouveau né entre 2 et 6 semaines de vie

acne nourrisson
Pustulose céphalique improprement appelée acné du nourrisson

 

eczema atopique

dans sa forme de début vers 1 à 3 mois, donnant des plaques rouges sur les joues de l’enfant ou du bébé

eczema enfant
eczema atopique du visage

la rosacée de l’enfant

rosacee de l'enfant
Rosacée de l’enfant

Megalerytheme epidemique

Joues rouges et fièvre : mégalérythème épidémique?
Joues rouges et fièvre : mégalérythème épidémique?

Voir l’article megalerytheme

etc…

En fonction du diagnostic, le médecin vous apportera un traitement approprié

ECZEMA VISAGE : soigner l’exema du visage

Eczéma du visage : causes, symptômes et traitement

eczéma du visage plaques rouges adulte
Eczéma du visage — plaques rouges qui démangent

L’eczéma du visage est une inflammation cutanée qui provoque des plaques rouges qui grattent et des boutons qui démangent sur le visage. Il peut toucher l’adulte comme l’enfant et prend plusieurs formes selon sa cause. Un diagnostic précis est indispensable car le traitement diffère selon le type d’eczéma.

Eczéma du visage persistant ou qui s’aggrave ? Consultez rapidement le Dr Rousseau, dermatologue, en visio :
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L’eczéma du visage est fréquent chez l’enfant — voir notre article dédié : eczéma du visage de l’enfant.

Les différentes formes d’eczéma du visage

1. L’eczéma atopique du visage

La dermatite atopique est la forme la plus fréquente d’eczéma du visage chez l’enfant, mais elle peut persister ou apparaître à l’âge adulte. Elle se manifeste par des plaques rouges sèches, squameuses et très prurigineuses, souvent localisées sur les joues, le front et le contour des yeux. Elle s’inscrit dans un terrain atopique (asthme, rhinite allergique, allergie alimentaire).

Voir notre article complet sur la dermatite atopique.

2. L’eczéma allergique de contact du visage

Cet eczéma résulte d’un contact avec un allergène appliqué sur le visage. Il touche préférentiellement la zone de contact :

  • Eczéma des paupières — allergie à un maquillage, mascara ou fard à paupières
  • Eczéma des lèvres — allergie à un rouge à lèvres ou baume
  • Eczéma des joues — allergie à une crème, un sérum ou un masque
eczéma suintant allergique du visage
Eczéma suintant allergique du visage

Les allergènes les plus fréquents dans l’eczéma du visage :

  • Cosmétiques : crèmes, masques, sérums, parfums appliqués depuis quelques jours
  • Allergènes aéroportés : substances en suspension dans l’air (pollens, poussières)
  • Photoallergènes : substances provoquant un eczéma uniquement au soleil
  • Allergènes d’origine conjugale : lors d’un baiser, le partenaire dépose un cosmétique sur la joue d’une personne qui y est allergique

Comment identifier l’allergène responsable ? Le médecin utilise les patch tests (tests épicutanés) : des sparadraps contenant différents allergènes sont appliqués dans le dos pendant 48h. Une positivation tardive est possible jusqu’à 7 jours après la pose.

patch tests eczéma allergique visage
Patch tests pour identifier l’allergène

Voir l’article sur l’eczéma allergique de contact.

3. La dermite séborrhéique du visage

Souvent appelée « eczéma séborrhéique », la dermite séborrhéique provoque des plaques rouges squameuses caractéristiquement localisées sur les ailes du nez, les sourcils, les plis naso-géniens et la lisière du cuir chevelu. Elle est liée à une prolifération d’une levure (Malassezia) et se traite différemment de l’eczéma classique.

dermite séborrhéique visage ailes du nez
Dermite séborrhéique des côtés du nez et de la bouche

Voir l’article sur la dermite séborrhéique du visage.

4. L’eczéma de contact irritatif du visage

Provoqué non par une allergie mais par une irritation directe de la peau : lavages trop fréquents, produits agressifs, eau calcaire, frottements répétés. La peau devient rouge, sèche et réactive sans mécanisme allergique identifiable.

Symptômes de l’eczéma du visage

Selon la forme et le stade, l’eczéma du visage peut se présenter comme :

  • Des plaques rouges sèches et squameuses qui démangent
  • Des vésicules (petites cloques) qui peuvent suinter
  • Une peau épaissie et lichénifiée en cas d’eczéma chronique gratté
  • Des croûtes après suintement
  • Un gonflement des paupières en cas d’eczéma périoculaire

⚠️ L’eczéma du visage peut ressembler à d’autres affections : rougeurs du visage, rosacée, plaques rouges du visage. Un dermatologue peut faire le diagnostic précis.

Traitement de l’eczéma du visage

Les mesures générales

  • Ne pas gratter — le grattage intensifie et lichénifie l’eczéma, le rendant chronique
  • Se laver le visage à l’eau froide ou tiède sans savon le matin
  • Le soir, utiliser un savon surgras ou un démaquillant doux sans parfum
  • Appliquer une crème hydratante adaptée aux peaux atopiques après le nettoyage
  • Éviter les cosmétiques contenant des parfums, conservateurs ou colorants

Les traitements médicaux

  • Dermocorticoïdes (crèmes cortisonées) — traitement de référence de l’eczéma, à utiliser sous contrôle médical sur le visage car la peau y est fine
  • Inhibiteurs de la calcineurine (tacrolimus, pimécrolimus) — alternative aux corticoïdes sur le visage et les paupières
  • Antihistaminiques — pour soulager les démangeaisons, voir traitement antihistaminique
  • Éviction de l’allergène en cas d’eczéma de contact allergique
  • Antifongiques s’il s’agit d’un « eczema séborrhéique« 

⚠️ Les dermocorticoïdes doivent être utilisés avec précaution sur le visage — leur application prolongée peut provoquer une dermite péri-orale ou une rosacée cortisonique. Consultez toujours un médecin avant de les utiliser sur cette zone.

Sources

Questions fréquentes sur l’eczéma du visage

Comment savoir si j’ai de l’eczéma ou autre chose sur le visage ?

L’eczéma du visage se manifeste par des plaques rouges squameuses qui démangent, parfois accompagnées de vésicules. Il peut ressembler à une rosacée, une dermite séborrhéique ou une allergie de contact. Seul un dermatologue peut poser le diagnostic précis et prescrire le traitement adapté.

Quelle crème utiliser pour l’eczéma du visage ?

Le traitement repose sur des dermocorticoïdes prescrits par un médecin, à utiliser avec précaution sur le visage. En complément, une crème hydratante adaptée aux peaux atopiques (sans parfum ni conservateur) est indispensable. N’appliquez pas de corticoïdes sur le visage sans avis médical.

L’eczéma du visage est-il contagieux ?

Non, l’eczéma n’est pas contagieux. Il s’agit d’une réaction inflammatoire de la peau, d’origine allergique ou atopique, qui ne se transmet pas d’une personne à l’autre.

L’eczéma du visage peut-il guérir définitivement ?

L’eczéma atopique peut s’améliorer spontanément avec l’âge, notamment chez l’enfant. L’eczéma allergique de contact guérit si l’allergène est définitivement évité. La dermite séborrhéique est chronique mais contrôlable avec un traitement d’entretien.

Peut-on se maquiller avec de l’eczéma sur le visage ?

Oui, mais avec précaution. Privilégiez des produits hypoallergéniques, sans parfum ni conservateur, testés sous contrôle dermatologique. Évitez tout produit nouveau en période de poussée. En cas de suspicion d’allergie à un cosmétique, consultez pour réaliser des patch tests.


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PLAQUES ROUGES QUI GRATTENT SUR LES BRAS : plaques rouges qui démangent aux bras

Plaques rouges qui grattent sur le bras

Il est fréquent de voir apparaitre des plaques rouges qui grattent sur la peau.

Lorsque cela apparait chez l’enfant, les parents sont toujours inquiets.

En cas de plaques qui démangent sur le bras : consultez un médecin!

La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.

Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).

Ensuite il fera le point avec vous sur les problèmes que vous présentez (date de début, durée de l’éruption, démangeaisons… )

Et il vous examinera, parfois au besoin d’une lampe grossissante. Si vous voyez un dermatologue, ce dernier peut utiliser un dermoscope (sorte de loupe posée à même la peau) et il pourra vous proposer de prendre en photo vos lésions.

Dermatoscope

Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de plaques qui démangent sur le bras

On peut citer parmi ceux-ci :

La kératose pilaire

formant de petits boutons rouges et rapeux derriere les bras

Keratose pilaire
Kératose pilaire du bras

Voir l’article consacré à la kératose pilaire

Les molluscums contagiosum

De petites tuméfactions d’origine virale, souvent posées sur les plaques rouges d’eczema

Molluscum
Mollusca contagiosa : les molluscum contagiosum se présentent comme de petites tuméfactions ombiliquées

Voir l’article consacré aux molluscums contagiosums

L’impetigo

Une infection à streptocoque ou staphylocoque sur la peau, fréquente chez l’enfant

Impetigo
Impetigo croûteux à type de pyodermite

Voir l’article consacré à l’impetigo

Lorsque le diagnostic sera posé, le médecin vous proposera un traitement adapté à suivre attentivement.

BOUTONS SUR LES JOUES : soigner les boutons sur les joues

Boutons sur les joues : causes, photos et diagnostic

Les boutons sur les joues peuvent avoir des origines très différentes selon leur aspect, leur évolution et les symptômes associés. Certains sont bénins et très fréquents (acné, rosacée, dermite séborrhéique), d’autres méritent une attention particulière (lupus, kératose actinique, cancer de la peau). Voici le guide complet pour orienter le diagnostic.

Boutons sur les joues persistants ou inhabituels ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Tableau de diagnostic — boutons sur les joues

Symptôme Diagnostic principal Signe caractéristique
Boutons + points noirs + peau grasse Acné Comédons, adolescent ou femme adulte
Rougeur + bouffées de chaleur + brûlure Rosacée Joues et nez, aggravé par alcool/chaleur/soleil
Plaques rouges en ailes de papillon + soleil Lupus érythémateux Symétrique joues + nez, photosensibilité, femme jeune
Plaques rouges sèches qui grattent Eczéma du visage Prurit, terrain atopique, sécheresse cutanée
Plaques rouges + squames sillon nasogénien Dermite séborrhéique Ailes du nez, sourcils, cuir chevelu
Vésicules douloureuses unilatérales Zona du visage Douleur précède l’éruption, topographie en bande
Croûtes couleur miel Impétigo Contagieux, enfant ++
Petits boutons après rasage Folliculite de rasage / poil incarné Homme, zones rasées, boutons centrés par un poil
Tache rugueuse jaunâtre sur peau abîmée soleil Kératose actinique Sujet âgé, soleil chronique — précancéreux
Nodule qui grossit rapidement puis régresse Kératoacanthome Cratère central kératosique — biopsie nécessaire
Lésion perléacée, saigne facilement Cancer de la peau Ne guérit pas — consulter rapidement
Brûlure + démangeaisons diffuses joues Démodécidose Prolifération Demodex, ressemble à rosacée

Pathologies spécifiques aux joues

Lupus érythémateux — les ailes de papillon

Le lupus érythémateux se manifeste sur les joues par un érythème en « ailes de papillon » — plaques rouges symétriques sur les deux joues débordant sur le nez, mais le respectant généralement, aggravées par l’exposition solaire. Il touche préférentiellement les femmes jeunes. Le lupus est une maladie systémique qui nécessite un bilan biologique complet — consultez rapidement si ce tableau vous évoque.

Rosacée des joues

La rosacée est caractérisée par une rougeur diffuse et persistante des joues et du nez, des bouffées de chaleur et des pustules sans points noirs. Elle est aggravée par l’alcool, les épices, le soleil et la chaleur. Elle se traite efficacement par métronidazole, acide azélaïque ou ivermectine topique (Soolantra®).

rosacée joues nez rougeur bouffées chaleur photo dermatologue
Rosacée des joues et du nez

Acné des joues

L’acné peut toucher les joues, notamment chez l’adolescent. Chez la femme adulte, l’acné prédomine plutôt sur le bas du visage (menton, mandibules). La présence de points noirs est le signe distinctif de l’acné par rapport à la rosacée.

points noirs acné visage joues nez photo
Points noirs — signe distinctif de l’acné

Kératose actinique — lésion précancéreuse

La kératose actinique est une lésion précancéreuse liée à l’exposition solaire chronique, fréquente sur les joues après 50 ans. Elle se présente comme une tache rugueuse, jaunâtre ou rosée, légèrement surélevée, qui gratte parfois. Sans traitement, une minorité peut évoluer vers un carcinome spinocellulaire. Elle se traite par cryothérapie, crème à l’imiquimod ou fluorouracile.

kératose actinique joue photo précancéreux traitement
Kératose actinique de la joue — lésion précancéreuse

Kératoacanthome

Le kératoacanthome est un nodule à croissance rapide, avec un cratère central rempli de kératine. Il peut régresser spontanément en quelques mois mais une biopsie est indispensable pour le distinguer d’un carcinome spinocellulaire qui peut lui ressembler.

kératoacanthome joue photo biopsie cancer peau
Kératoacanthome — biopsie indispensable

Folliculite et poils incarnés (homme)

Chez l’homme, des boutons rouges centrés par un poil sur les joues après le rasage évoquent une folliculite de rasage ou des poils incarnés. Le passage au rasoir électrique, l’exfoliation régulière et les crèmes à l’acide glycolique réduisent les récidives.

⚠️ Consultez rapidement si un bouton sur la joue : ne guérit pas depuis plusieurs semaines, saigne facilement, grossit progressivement ou présente un aspect nacré ou ulcéré — signes évocateurs d’un cancer de la peau.

Sources

Questions fréquentes sur les boutons des joues

Comment distinguer la rosacée de l’acné sur les joues ?

La distinction est essentielle car les traitements sont différents. L’acné se reconnaît à la présence de points noirs (comédons) — absents dans la rosacée. La rosacée se manifeste par une rougeur diffuse persistante avec bouffées de chaleur, des pustules sans comédons, et une aggravation par l’alcool, la chaleur et le soleil. En cas de doute, un dermatologue tranchera en quelques secondes.

J’ai des plaques rouges sur les deux joues symétriques après le soleil — qu’est-ce que c’est ?

Des plaques rouges symétriques sur les deux joues, aggravées par l’exposition solaire, évoquent en premier lieu un lupus érythémateux — notamment si elles s’étendent sur le nez en formant des « ailes de papillon ». Consultez rapidement un médecin qui prescrira un bilan biologique (anticorps antinucléaires, NFS). Le lupus est une maladie sérieuse mais traitable diagnostiquée tôt.

Qu’est-ce que la kératose actinique et faut-il la traiter ?

La kératose actinique est une lésion précancéreuse due au soleil, très fréquente après 50 ans sur les joues, le front et les mains. Elle ressemble à une tache rugueuse légèrement surélevée. Elle doit être traitée car une minorité peut évoluer en carcinome spinocellulaire. Le traitement est simple et efficace : cryothérapie (azote liquide en 30 secondes) ou crème spécifique.

Des boutons sur les joues après le rasage — comment les éviter ?

La folliculite de rasage et les poils incarnés sur les joues se préviennent en : rasant dans le sens du poil, changeant souvent la lame, adoucissant la barbe avec eau chaude avant de raser, évitant les rasages trop rapprochés de la peau, et en appliquant un soin à l’acide glycolique ou salicylique après rasage. Le passage au rasoir électrique résout souvent le problème.


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BOUTONS SUR LE FRONT : soigner les boutons sur le front

Boutons sur le front : causes, diagnostic et traitements

Les boutons sur le front sont parmi les plus fréquents — le front est une zone riche en glandes sébacées, souvent irritée par les cheveux, le maquillage, les casques ou les bandeaux. Selon leur aspect et leurs symptômes associés, les causes sont très variées. Voici comment les identifier.

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Tableau de diagnostic — boutons sur le front

Symptôme Diagnostic principal Signe caractéristique
Points noirs + boutons rouges + peau grasse Acné Zone T (front, nez, menton), aggravé par mèche de cheveux
Plaques rouges squameuses lisière cuir chevelu Dermite séborrhéique Déborde sur le front depuis le cuir chevelu, pellicules associées
Plaques rouges sèches qui grattent Eczéma de contact Souvent après changement de shampoing, crème ou casque
Petits boutons blancs fermes indolores Milium Microkystes sébacés, souvent après crème trop grasse
Boutons apparus sous un casque/bandeau Acné mécanique (acné cosmetica) Friction + occlusion → obstruction des pores
Vésicules douloureuses unilatérales Zona du visage Douleur avant l’éruption, topographie en bande
Rougeur + bouffées de chaleur Rosacée Front peut être atteint, joues et nez surtout
Papules démangeantes après soleil Lucite polymorphe Printemps, zones exposées, disparaît en quelques jours
Tache rugueuse jaunâtre Kératose actinique Sujet âgé, front exposé au soleil — précancéreux
Lésion perléacée qui saigne facilement Cancer de la peau Toute lésion qui ne guérit pas — consulter rapidement

Causes spécifiques au front

Acné du front — le rôle des cheveux et du casque

Le front est une zone de prédilection de l’acné, notamment à l’adolescence. Plusieurs facteurs spécifiques au front aggravent les boutons :

  • Mèche de cheveux sur le front — les cheveux gras transfèrent sébum et bactéries. Coiffer les cheveux en arrière améliore souvent l’acné du front
  • Casque de moto ou vélo, bandeau de sport — la friction et l’occlusion favorisent une acné mécanique (acné cosmetica) sur le front et les tempes
  • Crèmes ou fonds de teint comédogènes — obstruent les pores, aggravant l’acné
  • Frange — même effet que la mèche, zone constamment en contact avec les cheveux
acné front points noirs boutons rouges photo
Acné du front

Dermite séborrhéique de la lisière

La dermite séborrhéique touche préférentiellement la lisière du cuir chevelu — la bande de peau entre le front et les cheveux. Elle se manifeste par des plaques rouges légèrement squameuses, parfois associées à des pellicules. Elle déborde parfois sur le front, les sourcils et les ailes du nez.

Eczéma de contact du front

Le front est fréquemment le siège d’un eczéma de contact lié à des produits capillaires (shampoing, après-shampoing, laque, gel) ou à des accessoires (casque, bandeau en latex ou caoutchouc). Les plaques apparaissent dans les heures suivant le contact et s’accompagnent de démangeaisons. La disparition des symptômes à l’arrêt du produit suspect confirme le diagnostic.

Milium du front

Les grains de milium sont de petits kystes sébacés blancs, fermes, indolores, de 1 à 2 mm. Ils apparaissent souvent après l’utilisation de crèmes trop grasses ou occlusives sur le front. Ils ne se traitent pas avec des produits topiques — ils sont retirés par un dermatologue avec une aiguille fine.

Kératose actinique du front

Le front est l’une des zones les plus exposées au soleil — la kératose actinique y est donc fréquente après 50 ans. Tache rugueuse jaunâtre ou rosée, légèrement surélevée. Lésion précancéreuse à traiter par cryothérapie.

Cancers du front

Le front est l’une des zones les plus exposées au soleil, il n’est donc pas rare d’y constater l’apparition d’un cancer de la peau

kératoacanthome front cancer peau photo biopsie
Kératoacanthome — biopsie nécessaire pour exclure un cancer

⚠️ Consultez rapidement si un bouton sur le front ne guérit pas depuis plusieurs semaines, saigne facilement ou grossit progressivement — signes évocateurs d’un cancer de la peau.

Sources

Questions fréquentes sur les boutons du front

Pourquoi ai-je des boutons sur le front et pas sur les joues ?

Le front fait partie de la « zone T » (front, nez, menton) — la zone du visage la plus riche en glandes sébacées. Elle produit davantage de sébum que les joues, favorisant l’acné et les points noirs. Si vos boutons sont localisés uniquement sur le front, vérifiez aussi l’influence des cheveux (mèche, frange) et des produits capillaires qui peuvent être comédogènes.

Mon acné sur le front empire depuis que je porte un casque — que faire ?

C’est une acné mécanique (ou acné cosmetica) bien connue. La friction et l’occlusion sous le casque obstruent les pores et favorisent la prolifération bactérienne. Portez un bandeau ou une coiffe en coton sous le casque, nettoyez la zone après chaque port, utilisez un produit non comédogène. Si l’acné persiste, un traitement local (peroxyde de benzoyle, rétinoïde) prescrit par un dermatologue sera nécessaire. Autre facteur aggravant, le contact permanent des cheveux sur le front

J’ai des petits boutons blancs sur le front qui ne partent pas — c’est quoi ?

Des petits boutons blancs fermes, indolores, de 1 à 2 mm, qui ne disparaissent pas avec les produits anti-acné sont probablement des grains de milium — de petits kystes sébacés. Ils ne répondent pas aux traitements topiques. Un dermatologue peut les retirer facilement en quelques minutes avec une aiguille fine. Évitez les crèmes trop grasses ou occlusives pour prévenir leur réapparition.

Des plaques rouges qui grattent sont apparues sur mon front après avoir changé de shampoing — est-ce grave ?

Non, c’est probablement un eczéma de contact lié au nouveau shampoing. Les produits capillaires ruissellent sur le front lors du rinçage et peuvent provoquer une réaction allergique ou irritante. Reprenez votre ancien shampoing — les plaques devraient disparaître en quelques jours. Si elles persistent, un patch test chez le dermatologue identifiera l’allergène précis.


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BOUTONS SUR LE NEZ : soigner les boutons sur le nez

Boutons sur le nez : causes, diagnostic et traitements

Le nez est l’une des zones du visage les plus exposées aux boutons, rougeurs et lésions cutanées. Certaines sont bénignes et très fréquentes (points noirs, rosacée, dermite séborrhéique), d’autres nécessitent une prise en charge rapide — notamment le zona ophtalmique si la pointe ou la narine est touchée. Voici le guide complet du diagnostic.

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Tableau de diagnostic — boutons sur le nez selon les symptômes

Symptôme Diagnostic principal Signe caractéristique
Points noirs + peau grasse Acné / Points noirs Comédons ouverts sur le nez et les ailes
Rougeur + brûlure + bouffées Rosacée Nez et joues, aggravé par alcool/chaleur/soleil
Nez rouge et épaissi, bulbeux Rhinophyma Forme sévère de rosacée, homme > 50 ans, peau épaissie
Plaques rouges + squames ailes du nez Dermite séborrhéique Sillon nasogénien, sourcils et cuir chevelu souvent atteints
Plaques rouges qui grattent Eczéma Terrain atopique, prurit, peau sèche
Vésicules douloureuses unilatérales Zona du visage ⚠️ Si narine touchée : zona ophtalmique — urgence
Croûtes couleur miel Impétigo Contagieux, enfant surtout, autour des narines
Papules démangeantes après soleil Lucite polymorphe Printemps, zones exposées
Plaques rouges + photosensibilité Lupus En « ailes de papillon » débordant sur les joues
Lésion perléacée, qui saigne facilement Carcinome basocellulaire Sujet âgé, soleil — consulter rapidement
Sensation de brûlure + démangeaisons Démodécidose Prolifération d’acariens Demodex, nez et joues

⚠️ Zona du nez — urgence ophtalmologique

Si les vésicules du zona touchent la pointe du nez ou la narine (signe de Hutchinson), il existe un risque élevé d’atteinte de la cornée et du nerf ophtalmique. C’est une urgence dermatologique et ophtalmologique — consultez dans les 24 heures. Un traitement antiviral précoce (valaciclovir) réduit significativement le risque de séquelles oculaires.

Les pathologies les plus fréquentes du nez

Points noirs sur le nez

Les points noirs (comédons ouverts) sur le nez sont très fréquents, même sans acné caractérisée. Ils résultent de l’obstruction des glandes sébacées par du sébum oxydé. Le nez est la zone la plus riche en glandes sébacées du visage. Voir notre article complet : points noirs — comment s’en débarrasser.

points noirs nez comédons ouverts acné photo gros plan
Points noirs du nez — comédons ouverts

Rosacée et rhinophyma

La rosacée est caractérisée par une rougeur persistante du nez et des joues, des bouffées de chaleur et parfois des pustules. Sa forme la plus avancée sur le nez est le rhinophyma — un épaississement progressif et nodulaire de la peau du nez donnant un aspect bulbeux. Le rhinophyma touche presque exclusivement les hommes après 50 ans et nécessite un traitement chirurgical ou laser.

rosacée nez joues rougeur rhinophyma photo dermatologue
Rosacée du nez et des joues

Impétigo du nez

L’impétigo se manifeste par des croûtes couleur miel, très évocatrices, autour et sous les narines. Très contagieux, il touche surtout les enfants. Traitement antibiotique local (voire oral si étendu).

impétigo nez croûtes miel photo diagnostic
Impétigo du nez — croûtes couleur miel

Carcinome basocellulaire du nez

Le nez est la localisation la plus fréquente du carcinome basocellulaire, premier cancer de la peau. Il se présente comme une lésion perléacée (aspect nacré), qui saigne facilement au moindre contact et ne guérit pas. Sujet âgé avec antécédent d’exposition solaire importante. Consultez rapidement — plus tôt il est traité, moins la chirurgie est étendue.

carcinome basocellulaire nez cancer peau photo
Carcinome basocellulaire du nez — consulter rapidement

Sources

Questions fréquentes sur les boutons du nez

Comment se débarrasser des points noirs sur le nez ?

Les points noirs du nez se traitent par des produits kératolytiques (rétinoïdes topiques, peroxyde de benzoyle, acide salicylique) qui désobstruent les pores en douceur. Les patchs pore strips arrachent les bouchons mais ne traitent pas la cause et peuvent aggraver la dilatation des pores. L’extraction manuelle par un professionnel reste la méthode la plus efficace. Voir notre article : points noirs — traitements.

J’ai un bouton sur le nez qui ne guérit pas depuis plusieurs semaines — que faire ?

Un bouton persistant depuis plus de 3-4 semaines sans cicatrisation doit être montré à un dermatologue. Cela peut indiquer un carcinome basocellulaire (cancer le plus fréquent du nez), une infection chronique, ou une dermatose non traitée. N’attendez pas — un carcinome diagnostiqué tôt se traite en quelques minutes, diagnostiqué tardivement il peut nécessiter une chirurgie reconstructrice du nez.

Mon nez est rouge en permanence — est-ce de la rosacée ?

La rougeur permanente du nez et des joues, associée à des bouffées de chaleur déclenchées par l’alcool, le soleil, la chaleur ou les épices, est très évocatrice de rosacée. Si des pustules (boutons purulents sans points noirs) sont présentes, le diagnostic est quasi certain. La rosacée se traite efficacement par des crèmes spécifiques (métronidazole, acide azélaïque, ivermectine) et parfois du laser vasculaire.

Qu’est-ce que la démodécidose ?

La démodécidose est une prolifération excessive d’acariens microscopiques (Demodex folliculorum) naturellement présents dans les follicules pileux du nez et des joues. Elle provoque des démangeaisons, des brûlures et une rougeur persistante souvent confondue avec la rosacée ou la dermite séborrhéique. Elle se traite par l’ivermectine topique (Soolantra®) ou l’ivermectine orale.


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BOUTONS / PLAQUES AUTOUR DE LA BOUCHE CHEZ L’ENFANT : comment les soigner

Boutons et plaques autour de la bouche chez l’enfant ou le bébé : causes et traitements

Boutons et plaques rouges autour de la bouche chez l'enfant

Les boutons et plaques autour de la bouche chez l’enfant ou le bébé inquiètent souvent les parents — et les causes sont nombreuses. Le pourtour de la bouche est une zone particulièrement exposée chez le jeune enfant : contact avec la sucette, tic de léchage des lèvres, bave, frottements — autant de facteurs qui fragilisent la barrière cutanée et favorisent les dermatoses péri-orales. Le diagnostic précis est indispensable car les traitements sont très différents selon la cause.

Plaques autour de la bouche qui persistent ? Besoin d’un diagnostic rapide ?
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Sommaire :
Boutons qui grattent |
Boutons qui brûlent |
Dermite péri-orale — la cause la plus fréquente |
Autres causes fréquentes |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Comment le médecin oriente le diagnostic

Face à des boutons ou plaques péri-oraux chez l’enfant, le médecin s’appuie sur trois éléments : l’âge de l’enfant (dermite péri-orale très fréquente avant 6 ans, acné à partir de la puberté), les symptômes fonctionnels (prurit = eczéma ou dermite, brûlures = herpès ou dermite péri-orale, indolore = impétigo ou molluscum) et l’aspect clinique (croûtes couleur miel = impétigo, vésicules groupées = herpès, plaques sèches rouges = dermite péri-orale ou eczéma, pustules sans points noirs = dermite péri-orale évolée). L’interrogatoire précise aussi l’utilisation d’une sucette, le tic de léchage, l’application de crèmes à la cortisone — facteurs déclenchants classiques.

Boutons autour de la bouche qui grattent ou démangent

Dermite péri-orale — la cause la plus fréquente chez l’enfant

Dermite péri-orale chez l'enfant - plaques rouges et sèches autour de la bouche

La dermite péri-orale est la première cause de plaques rouges et sèches autour de la bouche chez le jeune enfant. Elle peut débuter dès 6 mois et survient surtout avant 5-6 ans, plus fréquemment chez les petites filles à peau claire. Elle se manifeste par des plaques rouges, sèches, légèrement squameuses formant un halo autour de la bouche — prurigineuses ou légèrement brûlantes, souvent aggravées en hiver.

Les deux facteurs aggravants principaux sont la sucette (tétine) — le contact répété fragilise la barrière cutanée péri-orale — et le tic de léchage des lèvres sèches — la salive acide macère la peau et entretient la dermite. L’utilisation de crèmes à la cortisone sur ces lésions aggrave paradoxalement le tableau et peut faire évoluer la dermite vers une forme pustuleuse.

Traitement : le médecin prescrit des crèmes antibiotiques (métronidazole, érythromycine topique) ou antifongiques selon l’aspect. La clé du traitement est l’éviction de la sucette et la correction du tic de léchage — souvent difficile à obtenir chez le jeune enfant. L’application d’une crème à l’oxyde de zinc la nuit crée une barrière physique contre le contact avec la sucette. La réponse au traitement est bonne mais nécessite de la patience : 3 à 4 mois. Les formes pustuleuses nécessitent des antibiotiques par voie orale (érythromycine ou métronidazole oral) pendant 3 à 4 mois. Voir l’article de référence sur la dermite péri-orale de l’enfant (PubMed 2015).

Eczéma du visage

L’eczéma péri-oral donne des plaques rouges, suintantes, très prurigineuses, souvent dans le cadre d’un eczéma atopique plus diffus. Il touche fréquemment les joues et le pourtour de la bouche chez le nourrisson. Les antécédents familiaux d’allergie, d’asthme ou d’eczéma orientent le diagnostic. Traitement : émollients quotidiens et dermocorticoïdes en poussée.

Urticaire péri-orale

L’urticaire péri-orale chez l’enfant est souvent d’origine alimentaire — elle apparaît rapidement (minutes) après le contact avec un aliment allergisant (arachide, lait, œuf, fruits à coque…) et ressemble à des plaques de piqûres d’ortie, fugaces et mobiles. Elle est distincte des autres causes par sa rapidité d’apparition et sa résolution spontanée en quelques heures. En cas d’urticaire étendue ou accompagnée de symptômes digestifs ou respiratoires, consulter en urgence — risque d’anaphylaxie.

Dermite séborrhéique

La dermite séborrhéique peut donner des plaques rouges et grasses autour de la bouche, des ailes du nez et des sourcils. Chez le nourrisson, elle se confond parfois avec la croûte de lait. Légèrement prurigineuse. Traitement : antifongiques topiques (kétoconazole) et émollients doux.

Boutons autour de la bouche qui brûlent

Herpès labial — bouton de fièvre

L’herpès labial (HSV-1) donne des vésicules groupées « en bouquet » sur fond érythémateux, précédées de brûlures ou picotements caractéristiques quelques heures avant l’éruption. La primo-infection herpétique chez l’enfant peut être sévère (gingivostomatite herpétique avec fièvre élevée, lésions buccales douloureuses, refus d’alimentation) et nécessite un traitement antiviral rapide (aciclovir). Les récurrences sont ensuite plus localisées et limitées. Attention : ne jamais appliquer de dermocorticoïdes sur une lésion herpétique — aggravation sévère garantie.

Rosacée de l’enfant

La rosacée est rare chez l’enfant mais possible — rougeurs persistantes des joues et du nez, télangiectasies, sensation de chaleur et brûlure. Voir la page sur les boutons du visage de l’enfant pour le diagnostic différentiel complet.

Autres causes fréquentes de boutons péri-oraux chez l’enfant

Impétigo péri-oral — croûtes couleur miel

Impétigo près de la bouche chez l'enfant - croûtes jaunes couleur miel

L’impétigo péri-oral est une infection bactérienne (streptocoque ou staphylocoque) très contagieuse donnant des croûtes jaunâtres couleur miel, classiquement autour de la bouche et du nez. Peu douloureux, il se propage par contact direct et est fréquent en collectivité. Il nécessite un traitement antibiotique (local ou général selon l’étendue) et l’enfant ne peut retourner en collectivité qu’après 48h de traitement. Ne pas confondre avec la dermite péri-orale — l’impétigo donne des croûtes épaisses jaunâtres, la dermite des plaques sèches rouges sans croûtes.

Acné juvénile péri-orale

L’acné peut toucher le pourtour de la bouche à partir de la puberté — papulo-pustules avec comédons (microkystes et points noirs) caractéristiques. L’absence de points noirs oriente plutôt vers une dermite péri-orale. Voir le guide du traitement de l’acné.

Tableau récapitulatif — boutons péri-oraux chez l’enfant

Diagnostic Âge typique Aspect / symptôme clé Traitement principal
Dermite péri-orale 6 mois – 6 ans Plaques rouges sèches, tic de léchage, sucette Arrêt sucette + antibiotiques topiques 3-4 mois
Eczéma atopique 1 mois – 5 ans Plaques rouges suintantes, très prurigineuses Émollients + dermocorticoïdes
Herpès labial Tout âge Vésicules groupées, brûlures précédant l’éruption Aciclovir (primo-infection surtout)
Impétigo 2-10 ans Croûtes jaunâtres couleur miel, contagieux Antibiotiques (local ou oral)
Urticaire alimentaire Tout âge Plaques ortie fugaces, après contact alimentaire Antihistaminiques — urgence si anaphylaxie
Dermite séborrhéique 0-3 mois / adulte Plaques rouges grasses, ailes du nez + sourcils Antifongiques topiques
Acné juvénile 12-15 ans Papulo-pustules + comédons (points noirs) Traitements topiques anti-acné

Questions fréquentes

Comment savoir si c’est une dermite péri-orale ou de l’eczéma autour de la bouche ?
La dermite péri-orale forme un halo rouge et sec strictement autour de la bouche, souvent aggravé par la sucette ou le léchage des lèvres. L’eczéma atopique est plus diffus, touche aussi les joues et les plis, et est extrêmement prurigineux. La dermite péri-orale s’améliore avec les antibiotiques topiques, l’eczéma avec les dermocorticoïdes. Appliquer des dermocorticoïdes sur une dermite péri-orale l’aggrave — c’est pourquoi le diagnostic précis est indispensable avant tout traitement.

La dermite péri-orale disparaît-elle avec l’arrêt de la sucette ?
L’arrêt de la sucette est la mesure la plus importante mais ne suffit pas toujours seul. Il faut l’associer à un traitement topique antibiotique ou antifongique et corriger le tic de léchage des lèvres. La guérison prend 3 à 4 mois même avec un traitement bien conduit. La patience est indispensable — rechutes fréquentes si la sucette est reprise ou si le tic de léchage persiste.

L’herpès labial de l’enfant nécessite-t-il toujours un traitement ?
La primo-infection herpétique (première fois) chez le jeune enfant peut être sévère — gingivostomatite fébrile avec refus d’alimentation et lésions buccales douloureuses — et nécessite un traitement antiviral rapide (aciclovir oral) et parfois une hospitalisation pour hydratation. Les récurrences ultérieures (bouton de fièvre simple) sont souvent moins sévères et peuvent être traitées localement par aciclovir topique dès les premiers picotements. Ne jamais appliquer de cortisone sur une lésion herpétique.

Les plaques rouges autour de la bouche sont-elles contagieuses à l’école ?
Cela dépend de la cause. L’impétigo est contagieux et impose l’éviction scolaire jusqu’à 48h de traitement antibiotique. L’herpès est contagieux lors des poussées (contact direct avec les lésions). La dermite péri-orale, l’eczéma et l’urticaire ne sont pas contagieux. En cas de doute sur le diagnostic, consulter avant de ramener l’enfant en collectivité.

Doit-on s’inquiéter d’une urticaire localisée autour de la bouche après un repas ?
Une urticaire péri-orale isolée après contact alimentaire (plaques rouge, gonflées, qui disparaissent en quelques heures) est souvent bénigne mais mérite une consultation pour identifier l’aliment responsable et prescrire un antihistaminique. Si l’urticaire s’étend, s’accompagne de gonflement des lèvres ou de la gorge (œdème de Quincke), de difficultés respiratoires ou de malaise, appeler le 15 immédiatement — c’est une urgence anaphylactique.


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BOUTONS AUTOUR DE LA BOUCHE : soigner les boutons autour de la bouche

Boutons autour de la bouche : causes, diagnostic et traitements chez l’adulte

Les boutons autour de la bouche chez l’adulte peuvent avoir des origines très différentes — et les traitements sont parfois opposés selon le diagnostic. Appliquer des dermocorticoïdes sur une dermite péri-orale l’aggrave ; ne pas traiter un herpès labial en phase de primo-infection expose à des complications. Un diagnostic précis par le médecin ou le dermatologue est indispensable avant tout traitement. Cet article passe en revue les causes les plus fréquentes, classées par symptôme dominant.

Boutons persistants autour de la bouche ? Besoin d’un diagnostic rapide sans attendre ?
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Sommaire :
Pourquoi le bas du visage ? |
Boutons qui grattent |
Boutons qui brûlent |
Autres causes fréquentes |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Voir aussi : boutons autour de la bouche chez l’enfant ou le bébé

Pourquoi les boutons se localisent-ils sur le bas du visage ?

La zone péri-orale, le menton et la région mandibulaire constituent une zone à forte dépendance hormonale — équivalente à la zone de la barbe chez l’homme. C’est pourquoi l’acné de la femme adulte, souvent à composante hormonale, prédomine précisément dans cette zone (menton, lèvre supérieure, mâchoire). C’est aussi une zone de friction (rasage chez l’homme, maquillage), d’humidité (salive, lèchage), et de contact avec des produits potentiellement irritants (dentifrices, baumes lèvres). Ces facteurs expliquent la concentration de plusieurs dermatoses dans cette zone anatomique spécifique.

Boutons autour de la bouche qui grattent ou démangent

Dermite péri-orale — première cause chez la femme adulte

Dermite péri-orale de la femme adulte - boutons autour de la bouche

La dermite péri-orale est la cause la plus fréquente de boutons péri-oraux chez la femme adulte — pustules et papules sans points noirs formant un halo autour de la bouche, parfois prurigineuses ou légèrement brûlantes. Elle est souvent déclenchée ou aggravée par l’utilisation de dermocorticoïdes sur le visage (y compris les crèmes grasses riches, certains fonds de teint, et les dentifrices fluorés selon certains auteurs). Paradoxalement, elle s’aggrave si on applique de la cortisone pour la traiter. Le traitement repose sur les antibiotiques topiques (métronidazole, érythromycine) et oraux (doxycycline, érythromycine, métronidazole per os) pendant 3 mois. L’arrêt de tous les corticoïdes topiques est indispensable, même si une aggravation transitoire suit cet arrêt.

Eczéma de contact du visage

Eczéma séborrhéique et dermite du visage - plaques rouges côtés du nez et bouche

L’eczéma du visage péri-oral est souvent une dermite de contact allergique — déclenché par un cosmétique (rouge à lèvres, baume lèvres, dentifrice), un médicament topique ou un produit alimentaire. Il donne des plaques rouges squameuses très prurigineuses, souvent après un changement récent de produit. Le patch-test (tests épicutanés) chez le dermatologue permet d’identifier l’allergène responsable. Traitement : éviction de l’allergène + dermocorticoïdes de courte durée.

Dermite séborrhéique péri-orale

La dermite séborrhéique donne des plaques rouges légèrement grasses et squameuses aux ailes du nez, plis nasogéniens et pourtour de la bouche. Liée à une réaction aux levures Malassezia, elle est souvent associée à des pellicules du cuir chevelu. Prurit modéré. Traitement : antifongiques topiques (kétoconazole, ciclopirox) en cures répétées.

Urticaire péri-orale

L’urticaire péri-orale apparaît rapidement après contact alimentaire (arachide, fruits à coque, crustacés…) ou après application d’un produit topique — plaques ressemblant à des piqûres d’ortie, fugaces, disparaissant en quelques heures. Si l’urticaire s’accompagne d’un gonflement des lèvres ou de la gorge (œdème de Quincke), d’une gêne respiratoire ou d’un malaise : appeler le 15 — urgence anaphylactique.

Démodécidose

La démodécidose est une dermatose liée à la prolifération du parasite Demodex folliculorum dans les follicules pileux du visage. Elle donne des papulo-pustules péri-orales et péri-nasales, prurigineuses, souvent associées à une sensation de reptation cutanée. Souvent confondue avec la rosacée ou la dermite péri-orale. Traitement : ivermectine topique ou orale, métronidazole local.

Boutons autour de la bouche qui brûlent

Herpès labial — bouton de fièvre

Herpès labial bouton de fièvre - vésicules groupées sur la lèvre

L’herpès labial (HSV-1) est caractérisé par des vésicules groupées en bouquet sur fond érythémateux, précédées de brûlures, picotements ou démangeaisons caractéristiques quelques heures avant l’éruption. Les récurrences sont déclenchées par le soleil, la fièvre, la fatigue ou le stress. Le traitement par aciclovir topique dès les premiers picotements raccourcit la durée de l’épisode. En cas de récurrences fréquentes (plus de 6/an), un traitement prophylactique oral par valaciclovir peut être discuté avec le médecin. Ne jamais appliquer de dermocorticoïdes sur une lésion herpétique.

Zona du visage

Le zona du visage donne des vésicules douloureuses strictement unilatérales suivant un trajet nerveux (branche du trijumeau le plus souvent) — douleurs intenses et brûlantes précédant ou accompagnant l’éruption. Contrairement à l’herpès labial, le zona ne récidive quasiment jamais et touche plutôt les personnes âgées ou immunodéprimées. Il nécessite un traitement antiviral oral rapidement (valaciclovir, famciclovir) pour prévenir les douleurs post-zostériennes. Urgence ophtalmologique si atteinte de la branche ophtalmique (zona ophtalmique).

Rosacée péri-orale

La rosacée peut donner des papulo-pustules sur le menton et le pourtour de la bouche, accompagnées de rougeurs diffuses du visage et d’une sensation de chaleur et de brûlure. Elle est aggravée par la chaleur, l’alcool, les épices et le soleil. Traitement : métronidazole topique, ivermectine crème (Soolantra®), doxycycline orale pour les formes papulo-pustuleuses, et protection solaire stricte.

Peau sensible ou réactive

La peau sensible péri-orale se manifeste par des brûlures, picotements et rougeurs sans lésion visible objectivable, déclenchés par des stimuli variés (froid, chaleur, cosmétiques). Ce diagnostic d’élimination est posé après avoir écarté les autres causes. Traitement : simplification de la routine cosmétique, émollients doux, protection physique.

Autres causes fréquentes

Acné de la femme adulte — localisation mandibulaire et mentonnière

Acné de la femme adulte autour de la bouche et du menton - localisation hormonale

L’acné de la femme adulte se localise classiquement sur le bas du visage — menton, lèvre supérieure, mâchoire — car cette zone est sous forte dépendance androgénique. La présence de comédons (points noirs et microkystes) est le signe distinctif permettant de la différencier de la dermite péri-orale (pas de comédons). Elle fluctue souvent avec le cycle menstruel et peut nécessiter un traitement hormonal (contraceptif anti-androgénique, spironolactone) en complément des traitements locaux. Voir le guide du traitement de l’acné.

Impétigo péri-oral

L’impétigo donne des croûtes jaunâtres couleur miel autour de la bouche — moins fréquent chez l’adulte que chez l’enfant, mais possible notamment sur terrain fragilisé ou après micro-traumatisme. Traitement antibiotique local ou général selon l’étendue.

Tableau récapitulatif — boutons péri-oraux chez l’adulte

Diagnostic Symptôme dominant Signe distinctif Traitement principal
Dermite péri-orale Prurit / brûlure légère Pustules sans points noirs, halo bouche Antibiotiques topiques + oraux 3 mois — arrêt cortisone
Eczéma de contact Prurit intense Lien avec cosmétique récent Éviction allergène + dermocorticoïdes
Herpès labial Brûlures / picotements Vésicules groupées, récurrences Aciclovir topique dès picotements
Zona du visage Douleurs intenses Unilatéral strict, trajet nerveux Antiviral oral urgent (valaciclovir)
Rosacée Chaleur / brûlure Rougeurs diffuses, aggravation chaleur/alcool Métronidazole / ivermectine topique
Acné femme adulte Souvent indolore Points noirs, fluctuation cycle Traitements topiques + hormonal si besoin
Démodécidose Prurit / reptation Péri-nasal + péri-oral, dermoscopie Ivermectine topique ou orale
Impétigo Peu douloureux Croûtes couleur miel Antibiotiques local ou oral

Questions fréquentes

J’ai des boutons uniquement sur le bas du visage — pourquoi cette zone ?
Le bas du visage (menton, lèvre supérieure, mâchoire) est une zone sous forte dépendance hormonale androgénique. C’est pourquoi l’acné de la femme adulte y prédomine — les androgènes stimulent les glandes sébacées de cette zone spécifiquement. La dermite péri-orale y est également caractéristique, par définition centrée sur le pourtour de la bouche. La rosacée peut aussi toucher le menton. Un examen clinique permet de différencier ces trois causes qui peuvent coexister.

Comment distinguer une dermite péri-orale de l’acné autour de la bouche ?
Le signe distinctif le plus fiable est la présence ou l’absence de comédons (points noirs et microkystes) : l’acné en a, la dermite péri-orale n’en a pas. La dermite péri-orale donne des pustules et papules roses sans comédons, strictement autour de la bouche. L’acné de la femme adulte a souvent des comédons associés et touche aussi la mâchoire. La réponse au traitement confirme le diagnostic : la dermite répond aux antibiotiques, l’acné aux rétinoïdes et au peroxyde de benzoyle.

Le dentifrice peut-il provoquer des boutons autour de la bouche ?
Oui — certains auteurs ont décrit un déclenchement de dermite péri-orale par les dentifrices fluorés. L’allergie de contact aux conservateurs et arômes du dentifrice (menthol, cinnamate, propylène glycol) peut aussi provoquer un eczéma péri-oral. En cas de boutons chroniques autour de la bouche sans cause identifiée, changer temporairement de dentifrice (vers un dentifrice sans fluor et sans arôme) peut être un test diagnostique utile.

Quelle différence entre herpès labial et zona du visage ?
L’herpès labial est récurrent, bilatéral potentiel, localisé aux lèvres, avec des vésicules groupées après picotements. Le zona du visage est strictement unilatéral, suit un trajet nerveux (joue, front ou œil selon la branche touchée), est extrêmement douloureux, et ne récidive quasiment jamais. Le zona nécessite un antiviral oral en urgence (valaciclovir) — surtout si la branche ophtalmique est touchée (zona ophtalmique, urgence ophtalmologique).

Peut-on appliquer de la cortisone sur des boutons autour de la bouche ?
Non, pas sans diagnostic précis. Les dermocorticoïdes aggravent la dermite péri-orale, peuvent disséminer un herpès ou une démodécidose, et masquent temporairement une rosacée avant de la faire rebondir à l’arrêt. Seul l’eczéma de contact allergique bénéficie des dermocorticoïdes. L’automédication avec de la cortisone sur des boutons péri-oraux est l’erreur la plus fréquente — et souvent à l’origine de formes compliquées et difficiles à traiter.


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ECZEMA OREILLE : soigner l’exema dans les oreilles et derrière l’oreille

Eczema de l’oreille

Il est fréquent d’avoir de l’eczema des oreilles. Essayons d’y voir plus clair…

Eczema de l'oreille
Eczema de l’oreille

Téléchargez le guide complet
ECZEMA
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


Obtenir ce guide →

Est-ce bien de l’eczema des oreilles?

On appelle eczema une dermatite allergique de contact.

La dénomination ‘eczema des oreilles’ peut correspondre à cet eczema de contact mais aussi à d’autres dermatoses des oreilles souvent prises pour de l’eczema :

dermite séborrhéique des oreilles (croutes dans les oreilles)

psoriasis des oreilles

etc…

Il faut donc consulter un médecin et si possible un dermatologue pour déterminer la cause de ces éruptions des oreilles

Nous ne nous attarderons ici que sur le véritable eczema des oreilles

Eczema de contact allergique des oreilles

L’eczema de contact des oreilles est le plus souvent lié à une allergie aux

produits capillaires

parfums appliqués sur le cou et la nuque

allergie au nickel des boucles d’oreilles

Allergie à une boucle d'oreille
Allergie à une boucle d’oreille

allergie au sonotone

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

Soigner l’eczema des oreilles

Tout d’abord il faut éviter de gratter car ceci intensifie et lichénifie (épaissit) l’eczema, le rendant chronique

On peut se laver les cheveux et les pavillons des oreilles régulièrement avec un shampoing doux pour lavage fréquent

Le traitement de l’eczéma des oreilles requiert généralement des cremes ou lotions cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).

Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (produits capillaires et parfums, sonotone, allergie aux boucles d’oreilles… )


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– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
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ECZEMA CUIR CHEVELU : soigner l’exema dans les cheveux

Eczema du cuir chevelu

Il est fréquent d’avoir de l’eczema du cuir chevelu. Essayons d’y voir plus clair…


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Est-ce bien de l’eczema du cuir chevelu?

On appelle eczema une dermatite allergique de contact.

La dénomination ‘eczema du cuir chevelu’ peut correspondre à cet eczema de contact mais aussi à d’autres dermatoses du cuir chevelu souvent prises pour de l’eczema :

dermite séborrhéique du cuir chevelu (pellicules)

psoriasis du cuir chevelu

etc…

Il faut donc consulter un médecin et si possible un dermatologue pour déterminer la cause de ces éruptions du cuir chevelu

Nous ne nous attarderons ici que sur le véritable eczema du cuir chevelu

Eczema de contact allergique du cuir chevelu

L’eczema de contact du cuir chevelu est le plus souvent lié à une allergie aux

produits capillaires

et parfums appliqués sur le cou et la nuque

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation d’un nouveau cosmétique), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

Soigner l’eczema du cuir chevelu

Tout d’abord il faut éviter de gratter car ceci intensifie et lichénifie (épaissit) l’eczema, le rendant chronique

On peut se laver les cheveux régulièrement avec un shampoing doux pour lavage fréquent

Le traitement de l’eczéma du cuir chevelu requiert généralement des lotions cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).

Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (produits capillaires et parfums)


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ALLERGIE AU NICKEL : l’allergie aux bijoux, bagues, boucles d’oreilles…

Allergie au nickel : eczéma de contact, sources, patch tests et traitement

L’allergie au nickel est la cause la plus fréquente d’eczéma de contact en Europe. Elle touche environ 10 à 20% de la population féminine — la perforation des oreilles étant le principal mode de sensibilisation. Une fois établie, l’allergie est définitive : tout contact avec le nickel peut déclencher un eczéma, même des années après la sensibilisation initiale.

Eczéma sous une boucle d’oreille, un bouton de jean ou une montre ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Mécanisme — pourquoi devient-on allergique au nickel ?

L’allergie au nickel est une hypersensibilité retardée de type IV (classification de Gell et Coombs), à médiation cellulaire — par opposition aux allergies immédiates comme l’urticaire qui surviennent en quelques minutes. Elle se développe en deux phases :

  • Phase de sensibilisation — lors d’un premier contact prolongé avec le nickel (port de boucles d’oreilles, perçage, bracelet de montre), les ions nickel pénètrent la peau, se lient à des protéines porteuses et sont présentés au système immunitaire. Des lymphocytes T spécifiques du nickel sont générés et mémorisés — sans symptômes apparents
  • Phase de déclenchement — lors d’un contact ultérieur avec le nickel, même en petite quantité, les lymphocytes T sensibilisés s’activent et déclenchent une réaction inflammatoire locale — l’eczéma de contact. Cette réaction apparaît 24 à 72 heures après le contact, parfois jusqu’à 7 jours

💡 On peut devenir allergique au nickel à tout âge, même après des années de port sans réaction. La sensibilisation peut prendre des mois ou des années à s’établir — puis l’allergie devient définitive et s’aggrave souvent avec le temps.

Comment reconnaître l’eczéma au nickel ?

L’eczéma au nickel est caractéristique : il siège exactement sous la zone de contact avec l’objet contenant du nickel.

eczéma allergie nickel boucle d'oreille lobe oreille rouge
Allergie au nickel d’une boucle d’oreille — eczéma du lobe
allergie nickel bouton jean peau rouge ombilicale eczéma contact
Allergie au nickel du bouton de jean — eczéma péri-ombilical

Les signes : peau rouge, suintante, vésiculeuse en phase aiguë, puis squameuse et épaissie en phase chronique. Le prurit est souvent intense.

Sources de nickel — objets et situations à risque

Catégorie Objets contenant du nickel Zone d’eczéma typique
Bijoux et perçages Boucles d’oreilles fantaisie, bagues, bracelets, piercings, colliers, montres (fermoir, bracelet) Lobes, poignets, doigts, cou, zones piercées
Vêtements et accessoires Bouton de jean, fermetures éclair, agrafes de soutien-gorge, boucles de ceinture, pressions métalliques Zone péri-ombilicale, dos, taille
Lunettes Montures métalliques (branches, plaquettes nasales) Tempes, arête du nez, zones de contact
Téléphones portables Certains smartphones contiennent du nickel dans leurs composants extérieurs Joues, oreilles (zone de contact lors des appels)
Pièces de monnaie Pièces d’euro (notamment 1€ et 2€), autres monnaies Mains — contact prolongé
Milieu professionnel Outils métalliques, caisses enregistreuses, instruments de coiffure, certains matériaux de construction Mains, avant-bras

⚠️ L’or blanc peut contenir du nickel. L’or jaune pur (18 carats) ne contient généralement pas de nickel, mais l’or blanc est souvent allié avec du nickel pour obtenir sa couleur — y compris dans la bijouterie de qualité. En cas d’allergie au nickel documentée, préférer les bijoux en or jaune 18 carats, en titane, en acier chirurgical (316L) ou en platine.

Diagnostic — le patch test (test épicutané)

Le patch test (ou test allergologique épicutané) est l’examen de référence pour confirmer l’allergie au nickel et identifier d’éventuels autres allergènes associés. Il est réalisé par un dermatologue allergologue.

Étape Description
Application Des sparadraps contenant différents allergènes (batterie standard européenne de 28 à 80 allergènes selon le contexte) sont appliqués dans le dos
Lecture à J2 Les patchs sont retirés à 48 heures — première lecture des réactions cutanées
Lecture à J4 Deuxième lecture à 96 heures — certaines réactions sont retardées
Lecture tardive possible Des positivations jusqu’à 7 jours après la pose sont possibles — reconsulter si une zone devient rouge après la lecture initiale
Interprétation Une réaction positive (érythème, vésicules sous le patch) confirme l’allergie à l’allergène concerné

Précautions avant le patch test : ne pas appliquer de dermocorticoïdes sur le dos dans les 7 à 10 jours précédents, éviter l’exposition solaire du dos, ne pas prendre de corticoïdes oraux.

Nickel systémique et alimentation

Chez certains patients très sensibilisés, l’ingestion d’aliments riches en nickel peut déclencher une dermatite systémique au nickel — eczéma diffus des mains, vespertilio facial. Les aliments les plus riches en nickel sont :

  • Chocolat et cacao, noix et oléagineux (noix de cajou, noix, amandes)
  • Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots secs)
  • Céréales complètes (surtout son d’avoine, blé complet)
  • Fruits de mer (huîtres, moules)
  • Épinards, tomates, asperges

Un régime pauvre en nickel peut être proposé aux patients présentant des formes sévères résistantes — toujours sous supervision médicale.

Traitement

Traitement de la crise

  • Dermocorticoïdes — en application sur les zones eczémateuses, classe adaptée à la zone (classe I sur le visage, classe II-III sur le corps), durée limitée
  • Antihistaminiques — pour contrôler le prurit, surtout la nuit
  • Crème émolliente — plusieurs fois par jour pour restaurer la barrière cutanée et limiter la sécheresse

Traitement de fond — éviction

L’éviction du nickel est le seul traitement de fond efficace. Aucune désensibilisation n’est validée pour l’allergie de contact au nickel.

Situation Alternative recommandée
Bijoux Titane, acier chirurgical 316L, or jaune 18 carats, platine, or 24 carats, résine
Piercings Titane grade 23 (ASTM F136) ou acier chirurgical implanté — jamais de bijoux fantaisie pour la cicatrisation initiale
Bouton de jean Interposer un adhésif, choisir des jeans avec bouton recouvert de tissu ou en plastique, ou couvrir avec un sparadrap
Monture de lunettes Montures en titane, acétate, plastique ou résine
Test d’un bijou suspect Kit de détection du nickel (diméthylglyoxime) — coloration rose en présence de nickel. Disponible en pharmacie.

Réglementation européenne sur le nickel

La directive européenne 94/27/CE, renforcée par le règlement REACH, limite la teneur en nickel des bijoux en contact avec la peau à 0,5 µg/cm²/semaine pour les bijoux portés en permanence (piercings) et à 0,2 µg/cm²/semaine pour les autres bijoux. Ces seuils réduisent mais n’éliminent pas le risque chez les personnes déjà sensibilisées.

Sources

Questions fréquentes sur l’allergie au nickel

Peut-on guérir d’une allergie au nickel ?

Non — l’allergie au nickel est définitive une fois établie. Il n’existe pas de désensibilisation validée pour l’allergie de contact au nickel. Le seul « traitement » est l’éviction stricte du nickel. Cependant, avec une éviction rigoureuse prolongée, certains patients voient leur seuil de réactivité augmenter — ils supportent de très faibles doses sans réaction. Mais la sensibilisation ne disparaît jamais complètement.

L’or est-il sans risque pour les personnes allergiques au nickel ?

Pas toujours. L’or jaune 18 carats (750‰) est généralement sans nickel et bien toléré. En revanche, l’or blanc est presque toujours allié avec du nickel pour obtenir sa couleur — même dans la bijouterie de qualité. Le placage or (doublé or, gold-filled) sur métal de base contient du nickel dans la couche sous-jacente qui s’expose à l’usure. Le titane et le platine sont les métaux les plus sûrs pour les personnes allergiques.

Comment savoir si un bijou contient du nickel avant de le porter ?

Le kit de détection à la diméthylglyoxime (DMG) est une solution pratique : deux gouttes de réactif sur le bijou — une coloration rose ou rouge indique la présence de nickel libérable. Ces kits sont disponibles en pharmacie ou sur internet. Pour les bijoux professionnels, demander un certificat de conformité REACH attestant la conformité aux seuils européens de libération de nickel.

L’allergie au nickel peut-elle déclencher un eczéma des mains sans contact direct ?

Oui — c’est la dermatite systémique au nickel. Chez les patients très sensibilisés, l’ingestion de nickel via l’alimentation (chocolat, légumineuses, céréales complètes) peut déclencher un eczéma des mains, des paupières ou un tableau d’eczéma diffus sans contact cutané direct avec du nickel. Ce mécanisme concerne une minorité de patients très sensibilisés — un régime pauvre en nickel peut être proposé dans ces cas par un dermatologue.

Voir aussi : Eczéma de contact allergique / Dermatite atopique / Allergies cutanées / Piercings et allergies


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ALLERGIE AUX PANSEMENTS : l’eczema au pansement (ou plasta)

Allergie au pansement

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Qu’est-ce que l’eczema au pansement?

Il s’agit d’une allergie de la peau appelée eczema de contact

La personne qui présente un eczema au pansement réagit donc de façon allergique au pansement quelle pouvait  » supporter  » correctement auparavant. On peut donc devenir allergique au pansement dans sa vie alors qu’on ne l’était pas auparavant

Le pansement devient donc pour la peau un allergène.

Pourquoi on devient allergique au pansement?

On ne connait pas précisément la cause du déclenchement d’une allergie de contact au pansement mais on en connait bien le mécanisme

Une allergie de contact retardée

Contrairement aux allergies immédiates (survenant dans les minutes ou heures suivant le contact, telles que l’urticaire), l’eczema de contact au pansement est une allergie retardée, (type IV de la classification de Gell et combs, à médiation immunitaire cellulaire) survenant un ou plusieurs jours après le contact avec le pansement

La sensibilisation :

Pour une raison souvent inconnue, l’organisme se sensibilise au pansement avec lequel il est mis en contact. Le pansement devient un allergène pour l’organisme

L’éruption de l’eczema au pansement

En cas de nouveau contact avec le pansement, on déclenche de l’exema de contact sur la peau
Avant de développer un eczema de contact, il existe donc un contact de la peau avec cet allergène (ou haptène) en général quelques jours avant le début de l’éruption.

Comment on reconnait l’eczema au pansement ?

L’allergie au pansement donne un eczema souvent situé très exactement sous les zones adhésives du pansement : la peau est rouge et suintante sous le pansement. La forme de l’eczema est donc celle du pansement, du moins au début car l’exema tend à s’étendre ensuite.

A quoi je suis allergique?

L’allergene responsable de l’eczema au pansement est une substance appelee Colophane contenue dans la résine naturelle du pin..

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après application de pansement), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

Ces tests confirment l’allergie au collophane

Soigner l’exema au pansement

Le traitement de l’eczéma au pansement requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de s’en protéger (arret des pansements adhésifs ou utilisation de bande collante ne contenant pas de colophane ; demandez conseil à votre pharmacien)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur la peau pour limiter la peau sèche

J’ai des plaies chroniques, que dois-je faire?

Il faut consulter le médecin et voir avec lui si des pansements non adhésifs sont envisageables

Est-ce qu’on peut faire de l’eczema à d’autres substances que le pansement?

On trouve la colophane dans des produits d’entretien menager, les bottes en caoutchouc, certaines colles de timbres-poste…


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ECZEMA AU CIMENT : l’exema des mains au béton ou « gale du maçon »

Eczema au ciment

eczema mains
Eczema des mains

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Qu’est-ce que l’eczema au ciment?

Il s’agit d’une allergie de la peau appelée eczema de contact

La personne qui présente un eczema au ciment réagit donc de façon allergique au ciment quelle pouvait  » supporter  » correctement auparavant. On peut donc devenir allergique au ciment dans sa vie alors qu’on ne l’était pas auparavant

Le ciment devient donc pour la peau un allergène.

Pourquoi on devient allergique au ciment?

On ne connait pas précisément la cause du déclenchement d’une allergie de contact au ciment mais on en connait bien le mécanisme

Une allergie de contact retardée

Contrairement aux allergies immédiates (survenant dans les minutes ou heures suivant le contact, telles que l’urticaire), l’eczema de contact au ciment est une allergie retardée, (type IV de la classification de Gell et combs, à médiation immunitaire cellulaire) survenant un ou plusieurs jours après le contact avec le ciment

La sensibilisation :

Pour une raison souvent inconnue, l’organisme se sensibilise au ciment avec lequel il est mis en contact. Le ciment devient un allergène pour l’organisme

L’éruption de l’eczema au ciment

En cas de nouveau contact avec le ciment, on déclenche de l’exema de contact sur la peau
Avant de développer un eczema de contact, il existe donc un contact de la peau avec cet allergène (ou haptène) en général quelques jours avant le début de l’éruption.

Comment on reconnait l’eczema au ciment ou gale du ciment?

L’allergie au ciment donne un eczema souvent chronique appele eczema au ciment ou encore « gale du ciment » predominant sur les mains puisqu’elles sont en contact avec le ciment.

Le médecin pratique des tests allergologiques mettant en évidence l’allergie au béton :

A quoi je suis allergique?

L’allergene responsable de l’eczema au ciment ou « gale du ciment » est le bichromate de potassium.

Le médecin le met en evidence soit par l’interrogatoire (déclenchement d’un eczema après manipulation de ciment), soit par tests appelés tests allergologiques épicutanés, ou epitests oupatch tests. Ils consistent à appliquer dans le dos des sparadraps contenant différents allergènes et de les enlever au bout de 48h : on regarde alors si de l’eczema s’est déclenché sur certaines zones et on en déduit l’allergene concerné.

Patch tests
Patch tests
Test allergique positif au ciment
Test allergique positif au ciment

Mais il est possible d’observer une positivation plus tardive des tests (jusqu’à 7 jours apres la pose des tests) : il faut alors re-consulter le médecin.

Ces tests confirment l’allergie au bichromate de potassium

Soigner l’exema au ciment (gale du ciment)

Le traitement de l’eczéma des mains au ciment requiert généralement des crèmes cortisonées voire des antihistaminiques (traitement de l’allergie).
Il convient par ailleurs d’éviter le contact avec la substance allergisante en cause ou de sen protéger (port de gants)
Enfin, on recommande souvent l’application d’une creme hydratante plusieurs fois par jours sur les mains pour limiter la peau sèche

Je travaille dans le BTP, que dois-je faire?

Il faut consulter le médecin du travail après avoir fait les tests pour prouver l’allergie au ciment, afin de voir si une solution peut vous être proposée (gants, reclassement… )

Est-ce qu’on peut faire de l’eczema à d’autres substances que le ciment?

On trouve aussi le bichromate de potassium dans les cuirs tannés. Evitez les gants en cuir et portez des chaussettes dans les chaussures en cuir


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BOUTONS VISAGE ENFANT : les boutons sur les joues de l’enfant et du bébé

Boutons sur le visage de l’enfant et du bébé : causes, diagnostic et traitement

Les boutons sur le visage d’un enfant ou d’un bébé inquiètent souvent les parents — et à juste titre, car les causes sont nombreuses et les traitements très différents selon le diagnostic. Les joues du bébé, très convexes et constamment en contact avec le milieu extérieur (frottements, bave, chaleur), sont la zone la plus souvent touchée. Un bouton sur la joue d’un nourrisson de 3 semaines n’a pas la même signification qu’un bouton croûteux apparu brutalement chez un enfant de 5 ans après une coupure.

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Sommaire :
Quand consulter |
Comment le médecin diagnostique |
Causes chez le nourrisson |
Causes chez l’enfant |
Tableau récapitulatif |
Questions fréquentes

Quand consulter en urgence vs en consultation habituelle

La consultation médicale est indispensable pour tout bouton du visage de l’enfant ou du bébé dont la cause n’est pas évidente. Un diagnostic précis est nécessaire avant tout traitement — certaines causes sont bénignes et évolutives spontanément, d’autres nécessitent un traitement antibiotique urgent.

Consulter rapidement (dans les 24-48h) si les boutons s’accompagnent de fièvre, si des croûtes jaunâtres comme du miel apparaissent (impétigo possible — contagieux), si un bouton rouge grossit rapidement et devient chaud et douloureux (furoncle ou abcès), ou si l’enfant se gratte intensément et semble souffrir.

Consultation habituelle pour des boutons indolores sans fièvre, évoluant lentement, sans modification rapide d’aspect.

Comment le médecin établit le diagnostic

Le médecin oriente son diagnostic selon trois axes complémentaires. L’interrogatoire précise l’âge de l’enfant (élément clé — les causes varient radicalement entre nouveau-né et enfant de 8 ans), la date d’apparition et l’évolution, la notion de fièvre ou de contage (camarades atteints), les antécédents d’allergie ou d’eczéma familiaux, et le caractère prurigineux (qui gratte) ou non. La topographie des lésions — joues uniquement, tout le visage, autour de la bouche, sur le cuir chevelu — oriente fortement le diagnostic. L’aspect clinique — pustules, vésicules, papules, croûtes, ombilication — permet souvent de conclure à lui seul.

Causes de boutons du visage chez le nourrisson (0-12 mois)

Pustulose céphalique néonatale — improprement appelée « acné du nourrisson »

Pustulose céphalique néonatale - boutons du nourrisson entre 2 et 6 semaines

La pustulose céphalique néonatale apparaît entre 2 et 6 semaines de vie — petites pustules et papules rouges sur les joues, le front et le menton du nouveau-né. Elle est souvent confondue avec l’acné juvénile mais n’en est pas une — elle est liée à la colonisation par des levures Malassezia et non à un dérèglement hormonal. Elle régresse spontanément en quelques semaines à mois, sans traitement dans la majorité des cas. Aucun lien prouvé avec le risque de faire de l’acné à l’adolescence.

Eczéma atopique — début vers 1 à 3 mois

Eczéma atopique du visage chez le nourrisson - joues rouges

L’eczéma atopique débute classiquement vers 1 à 3 mois sur les joues du nourrisson — plaques rouges, suintantes, croûteuses, très prurigineuses. Il touche 15 à 20 % des nourrissons dans les pays industrialisés. Le caractère prurigineux intense (le bébé se frotte le visage) et les antécédents familiaux d’allergie, d’asthme ou d’eczéma orientent fortement le diagnostic. Le traitement repose sur les émollients quotidiens et les dermocorticoïdes lors des poussées.

Angiomes — « fraises » du visage

Angiome fraise hémangiome sur le visage d'un bébé

Les angiomes (hémangiomes infantiles) apparaissent dans les premières semaines de vie comme une tache rouge plate, puis gonflent progressivement en « fraise » rouge vif. Ils touchent 5 à 10 % des nourrissons, avec une prédominance féminine. La grande majorité régresse spontanément entre 5 et 10 ans. Cependant, les angiomes du visage — surtout périorbitaires ou de grande taille — nécessitent un suivi dermatologique pour surveiller une éventuelle complication (ulcération, gêne visuelle) et discuter un traitement par propranolol si nécessaire.

Causes de boutons du visage chez l’enfant (1-15 ans)

Impétigo — croûtes couleur miel

Impétigo du visage chez l'enfant - croûtes jaunâtres couleur miel

L’impétigo est une infection bactérienne superficielle de la peau due au streptocoque ou au staphylocoque. Il se caractérise par des vésico-pustules évoluant rapidement vers des croûtes jaunâtres à l’aspect de miel cristallisé. C’est l’infection cutanée bactérienne la plus fréquente chez l’enfant — très contagieux, il se transmet par contact direct et est souvent épidémique en collectivité. Le traitement antibiotique (local ou général selon l’étendue) est indispensable et efficace. L’enfant ne peut retourner en collectivité qu’après 48h de traitement.

Molluscum contagiosum — petites perles ombiliquées

Molluscum contagiosum chez l'enfant - petites tumeurs bénignes ombiliquées

Le molluscum contagiosum est une infection virale bénigne donnant de petites papules rondes, blanc nacré, avec une dépression centrale caractéristique (ombilication). Indolores, ils n’inquiètent pas l’enfant mais peuvent être nombreux et s’étendre. Très fréquents entre 2 et 10 ans, transmis par contact direct. La grande majorité régresse spontanément en 6 à 18 mois. Le traitement (curetage, cryothérapie, imiquimod) est discuté selon le nombre, la localisation et la gêne.

Verrues du visage

Verrue papillome verruqueux sur la paupière d'un enfant

Les verrues du visage peuvent prendre deux formes : les papillomes verruqueux (excroissances filiformes ou en chou-fleur, fréquents sur les paupières, le cou, le pourtour des lèvres) et les verrues planes (petites papules de quelques millimètres, couleur chamois-brun, souvent groupées en plaques). Les verrues planes du visage sont fréquemment méconnues car très discrètes. Elles régressent spontanément dans 65 % des cas en 1 à 4 ans chez l’enfant. Le traitement (cryothérapie, acide salicylique, laser) est discuté selon l’évolution et la demande.

Rosacée de l’enfant

Rosacée de l'enfant - rougeurs et boutons sur les joues

La rosacée chez l’enfant est rare mais possible. Elle se manifeste par des rougeurs persistantes des joues et du nez, des télangiectasies (petits vaisseaux visibles) et des papulo-pustules. Elle est souvent confondue avec l’eczéma atopique ou l’acné. Le diagnostic est clinique et le traitement similaire à celui de l’adulte (métronidazole topique, protection solaire stricte).

Acné juvénile

L’acné proprement dite (comédons, papulo-pustules liés à l’hyperséborrhée hormonale) démarre généralement à la puberté — entre 12 et 15 ans. Une acné avant 8 ans doit faire rechercher une cause endocrinienne (hyperandrogénie, tumeur surrénalienne). Voir le guide complet du traitement de l’acné.

Tableau récapitulatif — boutons du visage chez l’enfant

Diagnostic Âge typique Aspect caractéristique Évolution sans traitement
Pustulose céphalique 2-6 semaines Pustules joues/front, non prurigineuses Régression spontanée en semaines
Eczéma atopique 1-3 mois Plaques rouges suintantes, très prurigineuses Poussées chroniques — traitement nécessaire
Angiome « fraise » 0-3 mois Tache rouge gonflée, souple Régression spontanée 5-10 ans
Impétigo 2-10 ans Croûtes couleur miel, contagieux Antibiotiques obligatoires
Molluscum contagiosum 2-10 ans Perles blanc nacré ombiliquées Régression 6-18 mois
Verrues planes 5-12 ans Petites plaques chamois-brun discrètes 65 % régression spontanée 1-4 ans
Acné juvénile 12-15 ans Comédons, papulo-pustules Traitement dermatologique recommandé

Questions fréquentes

Mon bébé de 3 semaines a des boutons sur les joues — est-ce grave ?
Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’une pustulose céphalique néonatale (improprement appelée « acné du nourrisson ») — bénigne, très fréquente entre 2 et 6 semaines, liée à des levures Malassezia et non à des hormones. Elle régresse spontanément en quelques semaines sans traitement. Si les boutons s’accompagnent de fièvre, de suintement, ou s’ils ressemblent à des croûtes de miel, consulter rapidement pour éliminer un impétigo.

Comment distinguer l’eczéma de l’impétigo sur le visage d’un enfant ?
L’eczéma donne des plaques rouges, plutot symétriques, très prurigineuses, souvent sur fond de peau sèche — il évolue par poussées et s’améliore avec les dermocorticoïdes. L’impétigo donne des lésions asymétriques, s’étendant rapidement, avec des croûtes jaunâtres caractéristiques couleur miel, peu douloureuses mais contagieuses — il nécessite des antibiotiques. En cas de doute, le médecin tranche facilement à l’examen clinique.

Les molluscum contagiosum doivent-ils être traités chez l’enfant ?
Pas systématiquement. La majorité régresse spontanément en 6 à 18 mois. Le traitement (curetage, cryothérapie) est douloureux et traumatisant pour le jeune enfant. Il est discuté en cas de lésions très nombreuses, de localisation gênante (paupières), d’extension rapide ou de lésions chez un enfant immunodéprimé. En collectivité, l’éviction n’est pas recommandée mais les contacts directs avec la peau sont à éviter.

Un angiome « fraise » sur le visage d’un bébé doit-il être opéré ?
La majorité des angiomes régresse spontanément et ne nécessite pas de traitement. Cependant, les angiomes du visage méritent un suivi dermatologique — en particulier s’ils sont périorbitaires (risque d’amblyopie), de grande taille, s’ils ulcèrent ou grossissent rapidement. Le propranolol oral est le traitement de référence des angiomes nécessitant une intervention — il est très efficace et bien toléré s’il est initié précocement (avant 5 mois de vie idéalement).

À quel âge l’acné peut-elle commencer chez l’enfant ?
L’acné vraie (liée à l’hyperséborrhée hormonale pubertaire) débute généralement entre 12 et 15 ans. Une acné avant 8 ans est anormale et doit faire rechercher une cause endocrinienne — hyperandrogénie, hyperplasie congénitale des surrénales, tumeur surrénalienne. Consulter le dermatologue et un endocrinologue pédiatrique dans ce cas.


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LASER SUR ANGIOME : traitement au laser de l’angiome plan

Traitement de l’angiome au laser : tout ce qu’il faut savoir

L’angiome plan (tache de vin) peut être traité efficacement au laser vasculaire. C’est le traitement de référence, recommandé le plus tôt possible — idéalement avant l’âge d’un an chez l’enfant. Voici tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer.

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laser vasculaire traitement angiome plan tache de vin

Quel laser pour traiter un angiome ?

Plusieurs types de lasers vasculaires peuvent être utilisés, tous ciblant l’hémoglobine contenue dans les globules rouges des vaisseaux de l’angiome :

  • Laser à colorant pulsé — traitement de référence pour les angiomes plans, recommandé en première intention
  • Laser KTP
  • Laser Nd:YAG
  • Lampes pulsées filtrées

La longueur d’onde de ces lasers vasculaires varie de 530 à 1000 nm. Le choix du laser dépend du type et de la localisation de l’angiome.

Combien de séances de laser faut-il ?

Il est impossible de prévoir à l’avance le nombre exact de séances nécessaires. En pratique :

  • Un intervalle minimal de 3 mois est respecté entre chaque séance (sauf chez le nourrisson de moins d’un an : toutes les 2 mois)
  • Certains angiomes peuvent nécessiter plus de 10 séances
  • L’éclaircissement est progressif et aboutit rarement à une disparition totale, surtout chez l’adulte ou si l’angiome est épais

À quel âge commencer le traitement ?

Il vaut mieux traiter le plus précocement possible, avant l’âge d’un an si possible. Les raisons :

  • L’angiome s’épaissit avec le temps et répond moins bien au laser
  • La peau du nourrisson est plus fine, les vaisseaux plus accessibles
  • Un traitement précoce réduit l’impact psychologique pendant l’enfance

Est-ce que le laser fonctionne bien sur les angiomes ?

Les résultats varient selon les patients. On distingue schématiquement trois groupes :

  • 1/3 de bons répondeurs : effacement quasi-total de l’angiome
  • ⚠️ 1/3 de répondeurs moyens : effacement variable
  • 1/3 de non-répondeurs : notamment les angiomes de la lèvre supérieure et du menton

Facteurs de résistance au laser :

  • Âge avancé (l’angiome s’épaissit)
  • Angiome pâle (paradoxalement plus difficile à effacer)
  • Localisation aux membres

Douleur et anesthésie

Les impacts laser sont désagréables (sensation de coup d’élastique), généralement supportables chez l’adulte. Chez l’enfant :

  • Crème anesthésiante EMLA sous pansement occlusif 2 heures avant la séance
  • Anesthésie locale injectable si nécessaire
  • Anesthésie générale pour les angiomes très étendus ou en région médiofaciale — risque anesthésique évalué à 1/12 000

Pour le traitement des paupières, des coques protectrices sont posées au contact de l’œil.

Suites immédiates après la séance laser

Dans les jours qui suivent la séance, la zone traitée présente :

  • Une trace gris-noir le jour J, puis rouge bordeaux ou marron foncé (purpura) les jours suivants — difficile à camoufler pendant 1 à 2 semaines
  • Un œdème (gonflement) pendant 2 à 3 jours, plus marqué autour des yeux
  • Des croûtes possibles, surtout sur les zones mobiles

Soins post-séance : pulvérisations d’eau thermale et crème apaisante pendant 5 jours. Maquillage-camouflage autorisé. Protection solaire totale indispensable dans les suites du traitement.

Risques et effets secondaires du laser

Les effets secondaires à distance sont rares mais possibles, surtout après de nombreuses séances :

  • Hypopigmentation (taches blanches) — s’atténue spontanément avec le temps
  • Hyperpigmentation (taches brunes) — plus fréquente sur peaux foncées, favorisée par le soleil, disparaît en quelques mois
  • Cicatrices en cas de puissance excessive

Sources

Questions fréquentes sur le laser angiome

Le traitement laser de l’angiome est-il remboursé ?

Oui, le traitement laser de l’angiome plan est pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’il est réalisé dans un centre agréé, notamment pour les formes du visage chez l’enfant. Renseignez-vous auprès de votre dermatologue ou centre laser.

Le laser fait-il mal sur un angiome ?

Chez l’adulte, la sensation est comparable à un coup d’élastique — généralement supportable. Chez l’enfant, une crème anesthésiante est appliquée avant la séance. Pour les angiomes étendus, une anesthésie générale peut être proposée.

Combien de temps dure le purpura après une séance laser ?

Le purpura (bleu-rouge foncé) dure en général 1 à 2 semaines. Avec les lasers de nouvelle génération à impulsion longue, sa durée est réduite. Un maquillage-camouflage peut être appliqué dès le lendemain de la séance.

Peut-on s’exposer au soleil après un traitement laser d’angiome ?

Non. Une protection solaire totale est indispensable pendant au moins 4 semaines après chaque séance. L’exposition solaire favorise les hyperpigmentations post-inflammatoires, particulièrement sur les peaux foncées.


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TACHE DE VIN : l’angiome plan ou « tache de vin »

Angiome plan (tache de vin) : causes, symptômes et traitement laser

L’angiome plan, communément appelé tache de vin, est une malformation vasculaire cutanée présente dès la naissance. C’est la forme la plus fréquente de malformation capillaire. Contrairement à d’autres taches de naissance, il ne régresse jamais spontanément — sauf dans certaines formes particulières — et nécessite un traitement laser pour disparaître.

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Qu’est-ce qu’un angiome plan ?

L’angiome plan est une tache rouge pâle à violet foncé, froide au toucher, siégeant fréquemment sur le visage. Il résulte d’une dilatation permanente des capillaires superficiels de la peau, présente dès la naissance.

Quelques chiffres clés :

  • Touche 0,5% des nouveau-nés
  • Affecte autant les filles que les garçons
  • S’étend progressivement avec la croissance de l’enfant
  • Ne régresse jamais spontanément, sauf dans les formes médio-frontales (baiser de l’ange) et cervicales (morsure de cigogne)

Les deux types d’angiome plan

On distingue classiquement deux formes :

  • Angiome plan en nappe : couleur rose-rouge pâle, bords irréguliers et émiettés
  • Angiome plan géographique (tache de vin) : bien délimité, couleur bordeaux-violacée plus sombre, en forme de continent — c’est la forme classique de la « tache de vin »
angiome plan tache de vin visage Gorbatchev
Angiome plan du front à type de tache de vin — Mikhaïl Gorbatchev

Diagnostic de l’angiome plan chez le nouveau-né

Bien que présent dès la naissance, le diagnostic n’est pas toujours évident dans les premiers jours de vie :

  • La peau du nouveau-né est naturellement rouge-violacée, ce qui peut masquer une tache rosée mal délimitée
  • Les taches pigmentées (nævus congénital, tache café au lait) peuvent être très claires voire rosées à la naissance, difficiles à distinguer d’un angiome plan

En cas de doute, le pédiatre ou dermatologue revoit le bébé à 2-3 mois de vie — les taches se sont alors constituées et individualisées, rendant le diagnostic plus facile.

Quand s’inquiéter d’un angiome plan ?

La majorité des angiomes plans se limitent à l’atteinte cutanée et sont bénins. Mais certains signes doivent alerter et nécessitent des examens complémentaires :

  • Angiome chaud au toucher → échodoppler à la recherche d’une anomalie vasculaire
  • Angiome dans le territoire du nerf trijumeau ou dorsal médian → IRM cérébrale
  • Angiome s’étendant à un membre entier → radiographie et doppler
  • Atteinte périoculaire → bilan ophtalmologique (risque de glaucome)

Ces formes particulières peuvent s’associer à des syndromes complexes :

  • Syndrome de Sturge-Weber (syndrome neuro-oculo-cutané) : angiome plan facial + angiome leptoméningé + glaucome
  • Syndrome de Klippel-Trenaunay : angiome plan d’un membre associé à un gigantisme progressif du membre atteint
  • Syndrome de Parkes-Weber : association de malformations vasculaires à flux lent et rapide
  • Syndrome de Servelle-Martorell : malformation veineuse, angiome plan et hypotrophie osseuse

Traitement de l’angiome plan

Le traitement de référence de l’angiome plan est le laser vasculaire, notamment le laser à colorant pulsé (PDL). Il cible spécifiquement les vaisseaux dilatés sans abîmer la peau environnante.

Voir notre article complet sur le traitement de l’angiome au laser.

Quelques points importants sur le traitement laser :

  • Plus tôt le traitement est commencé, meilleurs sont les résultats — la peau du nourrisson répond mieux au laser
  • Plusieurs séances sont nécessaires (généralement 5 à 15 selon l’étendue et la profondeur)
  • Les formes roses et peu épaisses répondent mieux que les formes bordeaux épaisses
  • Le laser ne garantit pas une disparition complète mais permet une décoloration significative dans la majorité des cas

Sources

Questions fréquentes sur l’angiome plan

L’angiome plan disparaît-il tout seul ?

Non, l’angiome plan ne régresse jamais spontanément, sauf dans deux formes particulières : le « baiser de l’ange » (tache médio-frontale) et la « morsure de cigogne » (tache cervicale), qui disparaissent généralement dans les premières années de vie. Toutes les autres formes persistent et s’étendent avec la croissance.

À quel âge traiter un angiome plan au laser ?

Le plus tôt possible — idéalement dès les premiers mois de vie. La peau du nourrisson est plus fine et les vaisseaux moins profonds, ce qui améliore la réponse au laser. Un traitement précoce réduit également l’impact psychologique de la tache pendant l’enfance.

L’angiome plan est-il dangereux ?

Dans la grande majorité des cas, l’angiome plan est une lésion bénigne sans conséquence sur la santé. Cependant, certaines localisations (autour de l’œil, sur le front, sur un membre entier) nécessitent des examens complémentaires pour éliminer des syndromes associés comme le syndrome de Sturge-Weber.

Combien de séances laser faut-il pour traiter un angiome plan ?

En moyenne 5 à 15 séances selon l’étendue, la localisation et la couleur de l’angiome. Les formes roses et peu épaisses répondent mieux. Un intervalle de 2 à 3 mois est généralement respecté entre chaque séance. Voir notre article sur le traitement au laser.

L’angiome plan est-il pris en charge par l’Assurance Maladie ?

Oui, le traitement laser de l’angiome plan est pris en charge par l’Assurance Maladie lorsqu’il est réalisé dans un centre agréé, notamment pour les formes du visage chez l’enfant. Renseignez-vous auprès de votre dermatologue ou centre laser.


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FRAISE DU BEBE : l’hémangiome ou fraise

Fraise du bébé (hémangiome) : causes, évolution et traitement

L’hémangiome infantile, communément appelé « fraise », est la tumeur vasculaire bénigne la plus fréquente de la petite enfance. Il fait partie des angiomes du bébé et touche 5 à 10% des nourrissons. Dans la grande majorité des cas, il régresse spontanément sans traitement.

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hémangiome fraise bébé cuir chevelu
Hémangiome du cuir chevelu

Pourquoi mon bébé a-t-il une fraise ?

L’hémangiome infantile est aussi appelé hémangiome immature ou caverneux. Il est plus fréquent dans les populations d’origine européenne (20 fois moins fréquent sur peau noire) et touche davantage les filles que les garçons (2,5 à 4 filles pour 1 garçon).

Il est généralement sporadique, mais certains facteurs de risque ont été identifiés :

  • Antécédent familial d’hémangiome
  • Âge maternel élevé
  • Prématurité ou petit poids de naissance
  • Grossesse gémellaire
  • Anomalies placentaires
  • Hypertension artérielle gravidique ou pré-éclampsie
fraise hémangiome visage bébé
« Fraise » sur le visage d’un bébé

La fraise de mon bébé est-elle dangereuse ?

L’hémangiome est une tumeur rouge ou de couleur peau normale, ferme et élastique, légèrement chaude à la palpation, mais qui ne bat pas. Il mesure généralement quelques centimètres (80% font moins de 3 cm) et siège le plus souvent sur la tête et le cou (60% des cas), notamment sur les proéminences (nez, pommettes) et le centre du visage.

⚠️ Hémangiomes segmentaires faciaux : vigilance accrue
Les hémangiomes segmentaires du visage (répartis sur un segment entier) font 10 fois plus de complications que les formes localisées. Ils sont associés à des malformations sous-jacentes et s’ulcèrent souvent.

Parmi les malformations redoutées figure le syndrome PHACES :

  • Anomalies de la fosse Postérieure
  • Hémangiome facial
  • Anomalies Artérielles intra et extra-crâniennes
  • Anomalies Cardiaques congénitales et Coarctation aortique
  • Anomalies oculaires (Eye)
  • Anomalies Sternales et ventrales

Tout nouveau-né porteur d’un hémangiome facial étendu et segmentaire de plus de 5 cm², notamment en zone frontopalpébrale, doit bénéficier de :

  • Une IRM cérébrale
  • Un examen ophtalmologique
  • Une échographie cardiaque et des gros vaisseaux

Les 3 formes de fraise (hémangiome)

1. Superficiel (tubéreux)

Rouge vif, à bords nets, en relief, « posé sur la peau », à surface mamelonnée irrégulière. C’est la classique « fraise ».

hémangiome fraise superficiel rouge bébé
Hémangiome superficiel en « fraise »

2. Profond

Tuméfaction arrondie et chaude sous une peau normale ou bleutée — moins visible mais souvent plus volumineuse.

3. Mixte

Association d’une composante superficielle tubéreuse (apparaissant souvent en premier) et d’une composante profonde qui lui donne un contour bleuté.

Comment évolue la fraise de mon bébé ?

L’hémangiome infantile n’est pas présent à la naissance — c’est ce qui le distingue de l’hémangiome congénital. Il peut exister des taches prémonitoires chez le nouveau-né : une tache blanche (hamartome anémique) ou une tache rouge avec télangiectasies.

L’hémangiome évolue en 3 phases :

  • Phase de prolifération (3 à 8 mois) : l’angiome pousse et augmente de volume
  • Phase de latence (vers la fin de la 1re année)
  • Phase de régression spontanée jusqu’à 5-7 ans — régression complète dans 90% des cas à 4 ans

Cependant, dans 70% des cas il persiste des séquelles variables : résidu fibro-graisseux, peau plus lâche et fine, télangiectasies résiduelles (traitables par laser).

Comment traiter la fraise de mon bébé ?

Compte tenu de la régression spontanée, la règle est l’abstention thérapeutique et la surveillance chez plus de 80% des bébés. Cependant un traitement s’impose en cas de signes alarmants :

  • Mise en jeu du pronostic vital (hémangiome près de la gorge)
  • Menace sur une fonction (près du nez, de la bouche, de l’œil)
  • Ulcération : plaie au pôle supérieur de l’angiome
  • Risque de préjudice esthétique majeur
hémangiome fraise bébé visage risque fonctionnel esthétique
Hémangiome avec risque fonctionnel et esthétique

Le propranolol — traitement de première ligne

Le propranolol (bêtabloquant), dont l’efficacité a été découverte par l’équipe bordelaise de dermatologie pédiatrique, est devenu le traitement médical de référence des hémangiomes compliqués. Dans plus de 80% des cas, on observe dès les premières heures un affaissement et un changement de couleur, puis une régression en quelques mois.

Plus le traitement est donné tôt, plus on stoppe efficacement la phase de croissance (6 à 9 mois).

Posologie progressive sous surveillance médicale :

  • 1 mg/kg/jour pendant 1 semaine
  • 2 mg/kg/jour pendant 1 semaine
  • 3 mg/kg/jour en dose d’entretien (matin et fin d’après-midi, au cours du repas)

Principaux effets secondaires à surveiller : hypoglycémies, bronchospasme lors des bronchiolites, malaises, hypotension. Le traitement est initié en milieu hospitalier puis poursuivi à domicile.

Autres traitements

  • Corticothérapie générale — en seconde intention
  • Corticothérapie intra-lésionnelle (injections dans l’hémangiome)
  • Laser — pour les télangiectasies résiduelles après régression
  • Interféron, vincristine, chirurgie, embolisation dans les cas complexes

Sources

Questions fréquentes sur la fraise du bébé

La fraise de mon bébé va-t-elle disparaître toute seule ?

Oui, dans la grande majorité des cas. La régression spontanée est complète dans 90% des cas à 4 ans. Cependant 70% des hémangiomes laissent des séquelles mineures (peau lâche, télangiectasies). Un suivi dermatologique régulier est recommandé.

À quel âge faut-il commencer le traitement d’un hémangiome ?

Le plus tôt possible en cas d’indication — idéalement avant 3 mois pour bloquer la phase de croissance. Le propranolol est d’autant plus efficace qu’il est débuté précocement, durant la phase de prolifération active.

La fraise de mon bébé est-elle contagieuse ?

Non, l’hémangiome n’est absolument pas contagieux. C’est une tumeur vasculaire bénigne d’origine développementale, sans aucun risque de transmission.

Faut-il opérer un hémangiome ?

Rarement. La chirurgie n’est envisagée que dans des cas particuliers : hémangiome résistant aux traitements médicaux, séquelles importantes après régression, ou urgence fonctionnelle. Le propranolol a considérablement réduit les indications chirurgicales.

Mon bébé a une fraise près de l’œil — faut-il s’inquiéter ?

Un hémangiome près de l’œil doit être suivi de près par un ophtalmologue et un dermatologue pédiatrique. Il peut comprimer l’axe visuel et entraîner une amblyopie (œil paresseux). Un traitement précoce par propranolol est souvent indiqué dans ce cas.

 

PLAQUE QUI GRATTE : les plaques rouges qui demangent sur la peau

Plaque qui gratte : toutes les causes selon la localisation et l’aspect

Il est fréquent de voir apparaître des plaques rouges qui grattent sur la peau. Leur cause varie considérablement selon leur aspect (rouge, épaisse, squameuse, vésiculeuse, violacée…), leur localisation (bras, jambes, visage, ventre, plis…) et leur contexte (âge, terrain atopique, médicaments…). Ce guide présente les principales causes, les signes permettant de les distinguer et les traitements disponibles.

Plaques résistantes aux traitements locaux ? Diagnostic incertain ? Le Dr Rousseau, dermatologue depuis plus de 25 ans, peut analyser vos photos et poser un diagnostic en téléconsultation — souvent disponible dès le lendemain.

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Sommaire :
Par localisation |
Par aspect |
Causes détaillées |
Signaux d’alarme |
Traitements |
Pages associées |
Questions fréquentes

Orientation diagnostique par localisation

Le médecin s’oriente en fonction d’éléments cliniques (papules, nodules, plaques, vésicules, bulles…) et topographiques : la localisation des plaques qui grattent est le premier élément d’orientation — avant même l’aspect.

Localisation Causes les plus probables Page dédiée
Plis des coudes, derrière les genoux Dermatite atopique (1re cause chez l’enfant et le jeune adulte) Plaques pli du coudederrière les genoux
Coudes, genoux, bas du dos Psoriasis — plaques épaisses squameuses bien délimitées Plaques coudes
Bras (faces d’extension) Psoriasis, eczéma, prurigo, kératose pilaire Plaques rouges bras
Jambes Eczéma variqueux (sujet âgé), psoriasis, prurigo, mycose, lichen plan Plaques jambes
Ventre, tronc, dos Urticaire, pityriasis rosé de Gibert, pemphigoïde bulleuse (sujet âgé), eczéma Plaques ventredos
Visage Dermatite atopique (enfant), dermite séborrhéique, rosacée, eczéma de contact (cosmétiques) Plaques visagerougeurs visage
Cuir chevelu Psoriasis du cuir chevelu, dermite séborrhéique, teigne Plaques cuir chevelu
Mains, espaces interdigitaux, poignets Gale (sillons scabieux), dysidrose, eczéma de contact Eczéma des mains
Diffus, tout le corps Urticaire, gale, toxidermie médicamenteuse, dermatite atopique sévère, cause systémique Démangeaisons — toutes causes

Orientation diagnostique par aspect de la plaque

Aspect de la plaque Diagnostic à évoquer en priorité
Plaque rouge, suintante, mal délimitée, avec vésicules Eczéma (atopique ou de contact)
Plaque rouge épaisse, bien délimitée, squames blanches nacrées sèches Psoriasis
Plaque rouge arrondie qui s’étend progressivement avec collerette desquamante et centre qui s’éclaircit Mycose cutanée (dermatophytie, herpès circiné)
Papules violacées, brillantes, polygonales, très prurigineuses Lichen plan
Plaques rouges migratrices, fugaces (<24h au même endroit), aspect « piqûres d’ortie » Urticaire
Petits boutons, sillons interdigitaux, prurit nocturne intense, foyer familial touché Gale
Grande plaque initiale (« médaillon ») puis efflorescence de petites plaques ovales sur le tronc Pityriasis rosé de Gibert
Gros boutons excoriés, croûteux, très prurigineux sur les membres et le dos Prurigo
Plaques prurigineuses puis bulles chez sujet âgé > 70 ans Pemphigoïde bulleuse
Prurit sans lésion cutanée primaire persistant > 6 semaines Cause systémique à rechercher (rénal, hépatique, thyroïdien, hématologique)

Voir aussi : Lésions élémentaires de la peau — macule, papule, plaque, bulle

Exemples de plaques qui grattent

Causes détaillées des plaques qui grattent

Dermatite atopique

Dermatite atopique des coudes — plaque rouge qui gratte
Eczéma atopique des coudes

La dermatite atopique touche surtout les enfants et les jeunes adultes. La barrière cutanée est constitutionnellement fragilisée (mutation du gène de la filaggrine), entraînant une sécheresse chronique et une inflammation récidivante. Les plaques sont rouges, mal délimitées, suintantes en phase aiguë, squameuses en phase chronique, localisées aux plis des coudes, derrière les genoux, au cou et au visage de l’enfant. Le prurit est souvent nocturne et intense, altérant le sommeil. Terrain allergique associé (asthme, rhinite). Traitement de fond : émollients quotidiens + dermocorticoïdes sur les poussées. Formes sévères : dupilumab (Dupixent®), tralokinumab (Adtralza®), inhibiteurs JAK.

Eczéma

Plaque d'eczéma qui gratte
Plaque d’eczéma

L’eczéma peut donner des plaques qui grattent sur tout le corps — mains, visage, jambes, dos, plis. L’eczéma de contact (allergique ou irritatif) est localisé à la zone de contact avec l’allergène (nickel, parfum, latex, conservateur) ou l’irritant (détergent, ciment). L’eczéma variqueux touche les jambes des sujets avec insuffisance veineuse chronique. L’eczéma de stress peut se décompenser sans facteur de contact identifiable.

Psoriasis

Plaque de psoriasis — squames blanches nacrées
Plaque de psoriasis

Le psoriasis peut démanger et donne des plaques épaisses, très bien délimitées, rouge vif, recouvertes de squames blanches nacrées. Localisations typiques : coudes, genoux, cuir chevelu, bas du dos. Prurit variable — modéré à intense. Maladie chronique à fort retentissement sur la qualité de vie. Traitement : dermocorticoïdes + analogues vitamine D (Daivobet®), puis biothérapies pour les formes modérées à sévères.

Mycose de la peau

Mycose cutanée — dermatophytie herpès circiné
Mycose de la peau à type de dermatophytie (herpès circiné)

La mycose de la peau s’étend souvent progressivement avec une collerette de peau qui desquame en bordure et un centre qui s’éclaircit. Elle peut ressembler à l’eczéma — le diagnostic différentiel est crucial car appliquer un dermocorticoïde sur une mycose non diagnostiquée l’aggrave et la rend difficile à reconnaître (tinea incognita). Traitement : antifongiques topiques ou oraux selon l’étendue.

Lichen plan

Lichen plan — papules violacées prurigineuses
Lichen plan

Le lichen plan prend la forme de papules violacées, brillantes, polygonales, le plus souvent sur les poignets, les chevilles ou les jambes. Très prurigineux. Des lésions buccales et génitales sont souvent associées. Traitement : dermocorticoïdes de classe forte.

Urticaire

Urticaire — plaques en piqûres d'ortie
Urticaire

L’urticaire a la forme de piqûres d’ortie et démange beaucoup — plaques rouges en relief, migratrices, fugaces (disparaissant en moins de 24h au même endroit). L’urticaire au stress est fréquente. L’urticaire chronique spontanée (plus de 6 semaines) peut être invalidante et nécessite un bilan allergologique.

Psoriasis — rappel

Déjà décrit ci-dessus. À noter que le psoriasis peut aussi toucher le cuir chevelu de façon isolée, avec des squames épaisses parfois confondues avec une dermite séborrhéique.

Gale

Boutons de gale — sillons scabieux
Boutons de gale

La gale des gens propres peut ne donner que quelques boutons discrets, le plus souvent sur les mains, les poignets, le sexe et les seins. Le signe pathognomonique est le sillon scabieux (petit trajet sinueux entre les doigts). Prurit nocturne intense, épargnant le visage, touchant quasi toujours plusieurs membres du même foyer. Très sous-diagnostiquée. Traitement simultané de tout le foyer obligatoire.

Prurigo

Le prurigo donne de gros boutons excoriés, croûteux, très prurigineux, pouvant toucher les jambes, le dos et le haut des bras. Il peut être secondaire à une cause systémique, allergique ou psychogène. Les lésions de grattage chronique créent un cercle vicieux difficile à rompre.

Pemphigoïde bulleuse

La pemphigoïde bulleuse touche plutôt le sujet âgé et donne des bulles après un épisode plus ou moins long de plaques qui grattent. Maladie auto-immune grave nécessitant une hospitalisation pour confirmation histologique et traitement.

Pityriasis rosé de Gibert

Pityriasis rosé de Gibert — médaillon initial
Pityriasis rosé : le médaillon initial

Le pityriasis rosé de Gibert est caractérisé par une grande plaque initiale (« médaillon ») sur le tronc, suivie d’une efflorescence de petites plaques ovales qui peuvent démanger. Évolution spontanément favorable en 6–8 semaines. Origine virale présumée (HHV-6/7).

Cette liste n’est pas exhaustive — de nombreuses autres dermatoses peuvent se présenter sous forme de plaques qui grattent. La consultation d’un dermatologue reste indispensable pour obtenir un diagnostic précis.

Signaux d’alarme — quand consulter rapidement

⚠️ Consultez rapidement un médecin si les plaques qui grattent s’accompagnent de :
Signal d’alarme Cause à éliminer
Prurit nocturne intense touchant plusieurs membres du foyer simultanément Gale — traitement simultané de tout le foyer obligatoire
Plaques + fièvre, altération de l’état général Infection bactérienne (impétigo, érysipèle) ou toxidermie médicamenteuse grave
Plaques qui s’étendent rapidement sur tout le corps (érythrodermie) Urgence dermatologique — appeler le 15
Plaques prurigineuses puis bulles chez sujet âgé Pemphigoïde bulleuse — hospitalisation nécessaire
Prurit sans lésion cutanée primaire persistant > 6 semaines Cause systémique — bilan médical obligatoire (NFS, ferritine, TSH, créatinine, bilan hépatique)
Plaques résistantes au traitement bien conduit > 4 semaines Diagnostic à reconsidérer — consultation dermatologique
Diagnostic incertain ou plaques résistantes ? Le Dr Rousseau peut analyser vos photos et établir un diagnostic en téléconsultation — souvent disponible dès le lendemain.

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Traitements des plaques qui grattent — selon la cause

Cause Traitement de 1re ligne Options si résistance
Dermatite atopique Émollients quotidiens + dermocorticoïdes sur les poussées Tacrolimus (Protopic®), dupilumab, tralokinumab, inhibiteurs JAK
Psoriasis Dermocorticoïdes + analogues vitamine D (Daivobet®) Méthotrexate, biothérapies anti-IL17/IL23
Eczéma de contact Éviction de l’allergène + dermocorticoïdes Patch-tests pour identifier l’allergène causal
Mycose Antifongiques topiques (éconazole, terbinafine) Antifongiques oraux si étendue ou résistance
Urticaire Antihistaminiques H1 (cétirizine, loratadine) Anti-IgE (omalizumab/Xolair®) si urticaire chronique réfractaire
Gale Ivermectine orale (Stromectol®) ou benzoate de benzyle (Ascabiol®) Traitement simultané de tout le foyer + désinfection linge obligatoires
Lichen plan Dermocorticoïdes classe forte Rétinoïdes, photothérapie UVB
Pityriasis rosé de Gibert Abstention thérapeutique (guérison spontanée 6–8 semaines) Antihistaminiques si prurit gênant, photothérapie UVB

Pages associées

Questions fréquentes

Comment distinguer eczéma et psoriasis ?

Les deux donnent des plaques qui grattent, mais leurs aspects diffèrent nettement. L’eczéma : plaques mal délimitées, rouges, suintantes en phase aiguë, sèches et fissurées en phase chronique, localisées aux plis (coudes, genoux, cou). Le psoriasis : plaques très bien délimitées, épaisses, rouge vif avec squames blanches nacrées sèches, sur les faces d’extension (coudes, genoux, cuir chevelu). En cas de doute, seul l’examen clinique par un dermatologue permet de trancher.

Une plaque rouge ronde qui s’étend — est-ce une mycose ou de l’eczéma ?

Une plaque arrondie qui s’agrandit progressivement avec une bordure active desquamante et un centre qui s’éclaircit évoque fortement une mycose cutanée (dermatophytie). Attention : appliquer un dermocorticoïde sur une mycose non diagnostiquée l’aggrave et la rend difficile à reconnaître (tinea incognita). Si un traitement à la cortisone n’améliore pas une plaque ronde en 1 semaine, il faut consulter avant de continuer.

Plaques qui grattent la nuit — doit-on penser à la gale ?

Le prurit nocturne intense est le symptôme cardinal de la gale, mais il s’observe aussi dans l’eczéma atopique et les prurits systémiques. Pour la gale, le signe clé est que le prurit touche presque toujours plusieurs personnes du même foyer simultanément. Les localisations typiques sont les espaces interdigitaux, les poignets, le sexe et les seins. Si plusieurs membres de la famille grattent : consultez en urgence pour traitement simultané de tout le foyer.

Peut-on traiter soi-même une plaque qui gratte ?

Une plaque récente, peu symptomatique, localisée, sans signe d’alarme peut justifier un essai thérapeutique d’une semaine avec un émollient ou un dermocorticoïde faible. Un traitement empirique prolongé est risqué : les dermocorticoïdes aggravent les mycoses et les infections cutanées. Si la plaque persiste plus de 2 semaines, s’étend ou s’accompagne d’autres signes, une consultation s’impose.


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CALMER LES DEMANGEAISONS SANS ORDONNANCE : soigner sans ordonnance

Calmer les démangeaisons de la peau par soi-même

Les délais de rendez-vous chez les dermatologues s’allongent d’année en année. Cependant, ne vous improvisez surtout pas médecin — consultez votre médecin traitant avant toute chose.

En attendant votre rendez-vous et le diagnostic de la cause de vos démangeaisons de peau, vous pouvez tenter de les soulager avec des produits disponibles sans ordonnance chez votre pharmacien.

demangeaisons
La peau qui gratte, un symptôme très pénible…
⚠️ Attention : avant d’utiliser tout produit ou médicament sans ordonnance, demandez conseil à votre pharmacien — risque d’allergie de peau, d’aggravation de la dermatose, interactions médicamenteuses, contre-indications en cas de grossesse ou d’allaitement.
Besoin de l’avis d’un spécialiste ? Délais de rdv trop longs ?
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Sommaire :
Soins doux sans médicament |
Crèmes sans ordonnance |
Hydrocortisone sans ordonnance |
Antihistaminiques sans ordonnance |
Pages associées |
Questions fréquentes

Soins doux pour calmer les démangeaisons

Soin Exemples de produits Mécanisme
Bains avec amidon ou huile de bain Avène TRIXERA Bain, Mustela STELATOPIA Huile de Bain, OILATUM Huile de bain, Eucerin ATOPICONTROL, La Roche-Posay LIPIKAR Huile lavante… Effet émollient — restaure le film hydrolipidique, réduit la sécheresse prurigineuse
Crème hydratante À appliquer après la douche sur peau encore légèrement humide Restaure la barrière cutanée — la sécheresse amplifie le signal prurigineux
Talc officinal Talc en poudre — disponible en pharmacie sans ordonnance Assèche les zones de macération, réduit le frottement et l’irritation locale

Crèmes antiprurigineuses sans ordonnance

Les produits suivants sont autorisés en accès direct par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) :

Médicament Principe actif Indication principale Précautions
APAISYL GEL 0,75%
SEDERMYL 0,75%
Chlorhydrate d’isothipendyl Piqûres d’insectes, prurit localisé Risque d’allergie de peau — ne pas appliquer sur muqueuses
BEPANTHEN 5% pommade
DEXPANTHENOL 5%
Dexpanthénol Peau irritée, légères brûlures, érythèmes Risque d’allergie de peau rare
MITOSYL IRRITATIONS pommade Huile de foie de poisson + Oxyde de Zinc Érythèmes fessiers, irritations de plis Risque d’allergie et de macération sous occlusion
PO12 2%, crème Enoxolone Prurit, irritations cutanées légères Risque d’allergie de peau

Crèmes à l’hydrocortisone sans ordonnance

Les crèmes à la cortisone à faible concentration (0,5 % d’hydrocortisone) sont disponibles sans ordonnance. Elles nécessitent des précautions d’usage importantes :

Médicaments concernés : APHILAN DÉMANGEAISONS 0,5% — CALMICORT 0,5% — CORTAPAISYL 0,5% — CORTISEDERMYL 0,5% — DERMOFENAC DÉMANGEAISONS 0,5%

Contre-indications des crèmes à la cortisone

Contre-indication
Allergie à l’un des constituants
Lésions de peau ulcérées, plaies ouvertes
Acné
Rosacée
Infections cutanées bactériennes, virales, fongiques ou parasitaires

Précautions d’emploi

Précaution
Éviter d’appliquer sur le visage sans avis médical
Ne pas traiter de grandes surfaces cutanées
Ne pas appliquer sous pansement occlusif
Ne pas appliquer d’autres crèmes sur la surface traitée
Ne pas augmenter la fréquence des applications par rapport à la prescription
En cas de persistance des démangeaisons, d’intolérance locale ou de signes d’infection : arrêter et reconsulter

Effets secondaires des crèmes à la cortisone

Effet secondaire Contexte
Atrophie cutanée, télangiectasies, vergetures, purpura, fragilité cutanée Utilisation prolongée
Dermite péri-orale, aggravation d’une rosacée Application sur le visage
Retard de cicatrisation des plaies, escarres, ulcères de jambe Application sur lésions ouvertes
Éruptions acnéiformes, folliculite pustuleuse, hypertrichose, dépigmentation Usage prolongé ou zones pileuses
Infections secondaires Sous pansement occlusif ou dans les plis
Dermatose allergique de contact Allergie aux excipients

Antihistaminiques sans ordonnance contre les démangeaisons

Il s’agit d’antihistaminiques autorisés en accès direct par l’ANSM. Demandez toujours conseil à votre pharmacien avant utilisation (interactions médicamenteuses, grossesse, allaitement…)

Médicament Principe actif Contre-indications Précautions
CETIRIZINE comprimé
ZYRTECSET 10 mg

→ voir aussi Zyrtec®
Cétirizine Allergie au produit ou à l’un des composants — Insuffisance rénale — Enfant < 2 ans Risque de somnolence — éviter l’alcool — déconseillé en cas d’allaitement — consulter le médecin en cas de grossesse
LORATADINE comprimé
→ voir aussi Clarityne®
Loratadine Allergie au produit ou à l’un des composants Non recommandé en cas de grossesse ou d’allaitement — somnolence possible
⚠️ En cas d’aggravation de l’éruption ou d’apparition d’effets secondaires (malaises, somnolence, vertiges, nausées, palpitations…), arrêter le médicament et consulter un médecin.

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Questions fréquentes

Peut-on utiliser une crème à la cortisone sans ordonnance longtemps ?

Non. Les crèmes à l’hydrocortisone 0,5% sans ordonnance sont réservées à un usage court (5 à 7 jours maximum). Un usage prolongé expose aux effets secondaires : atrophie cutanée, télangiectasies, vergetures. Si les démangeaisons persistent au-delà d’une semaine, consultez un médecin pour un diagnostic précis et un traitement adapté.

La cétirizine et la loratadine sont-elles équivalentes ?

Les deux sont des antihistaminiques de 2e génération non sédatifs, efficaces sur les démangeaisons d’origine allergique. La cétirizine peut provoquer une légère somnolence à dose élevée chez certaines personnes — la loratadine est légèrement moins sédative. Les deux sont disponibles sans ordonnance et ont une durée d’action de 24 heures.

Pourquoi les crèmes à la cortisone sont-elles déconseillées sur le visage ?

La peau du visage est plus fine et plus absorbante — les dermocorticoïdes y pénètrent davantage, augmentant le risque d’atrophie, de télangiectasies et de dermite péri-orale. Sur le visage, seuls les dermocorticoïdes de faible puissance peuvent être utilisés, sous surveillance médicale et pour une durée très courte.

Quand faut-il absolument consulter un médecin pour des démangeaisons ?

Consultez sans attendre si les démangeaisons durent plus de 2 semaines sans cause évidente, s’accompagnent de lésions cutanées étendues, de fièvre, d’amaigrissement, ou surviennent la nuit de façon intense. Un prurit sans lésion cutanée visible chez un adulte de plus de 50 ans nécessite toujours un bilan médical complet.

Voir aussi :
Démangeaisons de la peau |
Calmer les démangeaisons |
Antihistaminiques |
Dermocorticoïdes |
Téléconsultation dermatologue

Antiphospholipides

LE SYNDROME DES ANTIPHOSPHOLIPIDES

PHYSIOPATHOLOGIE

Il existe des phospholipides dans les plaquettes et l’endothélium d’où possibilité de thromboses veineuses, artérielles, de syndrome de Raynaud et de livedo par agression due aux Anticorps anti-phospholipides .
Ces anticorps sont des Ig G , A , M tournées contre les phospholipides et/ou d’autres molécules, certains ont pour cible la cardiolipine , d’autres la prothrombine.
En fait les choses ne sont pas aussi simples et il semble que nombre de ces
anticorps seraient tournés contre des cofacteurs ( B2GP 1 , Facteurs de la
coagulation, complexe prothrombinase… ) servant en fait de lien avec les phospholipides, la prothrombine…

DIAGNOSTIC

Manifestations possibles du syndrome des antiphospholipides :

Pour la plupart, il s’agit de thromboses artérielles et veineuses

Neurologiques

AIT/AVC évoluant lorsqu’ils sont répétés vers la démence vasculaire
-Atteinte dégénérative de la syringomyeline, chorée

ORL

perforation de la cloison nasale

Ophtalmologique

Thrombose artérielle et veineuse de la rétine

Cardio-pulmonaire

Infarctus du sujet jeune
-Valvulopathies mitrales et aortiques
-HT A/HT AP post Embolie Pulmonaire
-Phlébites / Embolies Pulmonaires

Abdominale

-Syndrome de Budd-Chiari
-Microangiopathie thrombotique rénalel / Thrombose de l’artère rénale
-Insuffisance surrénale

Cutanée

Livedo Reticularis (non infiltré , suspendu )
Maladie de Degos
Nécroses cutanées
Ulcère de jambe
Hémorragies sous unguéales
-Syndrome de Raynaud

Gynécologique

Au moins deux avortements

 

CRITERES DIAGNOSTIQUES DU SYNDROME DES
ANTIPHOSPHOLIPIDES SELON
ALARCON ET SEGOVIA (1989)

1. Thrombose artérielle
2 . Thrombophlébite et/ou Embolie Pulmouaire
3 . Livedo Reticularis
4 . Ulcère de jambe
5. plaquettes inf à 100000
6 . Au moins 2 avortements

1 critère clinique. + Ac anti phospholipides à taux élevés -+: Sd Antiphospholipides certain
2 critères c1iniqnes + Ac anti phospholipides à taux faible ou moyen » Sd Anti phospholipides probable

BIOLOGIE

Thrombopénie ( surtout dans le Lupus Erythemateux Systémique : PT AI)

•• Anticoagulant de type lupique (ancien Ac antiprothrombinase) : tourné
contre le comphospholipidesexe phospholipides-prothrombine ou phospholipides- facteur de coagulation
•• Allongement du TCA
+ non correction de l’allongement par l’addition de phospholipidesasma témoin
+ Rech antiprothrombinase par ELISA ( technique de la thrombophospholipidesastine
diluée)
+ Test de Triplett : test de neutralisation plaquettaire : correction de
l’allongement du TCA par l’addition de phospholipidesaquettes
•• Antiphospholipide necessitantle cofacteur phospholipides (ancien anticardiolipine) :
tourné contre le comphospholipidesexe phospholipides(= le plus souvent la cardiolipine)-B20phospholipides

•• Fausse sérologie syphillitique
•• Recherche d’anticardiolipine en ELISA
•• Autres antiphospholipides:recherchés par un test ELISA avec panel de
Phospholipides

CAUSES

•• Syndrome Primaire des antiphospholipides

•• Syndrome secondaire des antiphospholipides

•• Infectieux

-virus: VHC , VHB , VIH , EBV , CMV .
-Bactéries : Maladie de Lyme , syphilis, fièvre Q , RAA…
-Parasitaires: Leishmaniose, pneumocystose , histoplasmose

•• Néoplasies solides et hémopathies

•• Iatrogènes:

les médicaments responsables de Lupus (procaïnamide , hydralazine , alpha- methyl-dopa, hydantoines , trimétacliones , ethosuximide ,INI-I, pénicilline , streptomycine , PTU , Chlorpromaziue , B bloquants, D- pénicillarnine

•• Auto-immuns

-Lupus
-Polyarthrite Rhumatoide
-Sclérodermie
-Gougerot
-Horton , Behçet

TRAITEMENT

.• Pas de manifestation clinique:surveillance
.• Manifestation mineure ou antécédent de thrombose
banale:
Aspirine au long cours
.• Thrombose évolutive:
•• AVK avec INR sup à 2-3
« Corticothérapie: si syndrome inflammatoire
fait disparaître Ac lupique alors què Ac anticardiolipine reste
+/- antiaggrégants phospholipidesaquettaires
•• Immunosuppresseurs pour arrêter la corticothérapie
•• Ig Polyvalentes

NB : Grosssesse :

Héparine SC à dose anticoagulante +/- Aspirine

Lepre

Interview du Dr Pierre BOBIN

1/ Quelle est l’épidémiologie de la lèpre dans le monde ?

Dr Pierre Bobin :

– Au début de l’an 2 000, la situation était la suivante :

Le nombre de cas en traitement spécifique par polychimiothérapie (PCT) enregistrés était de 753 263 ( taux de prévalence: 1.25 pour 10 000 habitants).

Le nombre de nouveaux cas détectés au cours de l’année 1999 a été de 738 284 (taux de détection : 12.3 pour 100 000 habitants).

Le nombre cumulé de malades guéris grâce à la PCT est de 10 759 213. Parmi ces malades « guéris », le nombre de porteurs d’ infirmités liées à la lèpre est de 2 à 3 millions.

L’ OMS estime à 2 500 000 le nombre de cas qui devront être dépistés et soignés entre 2 000 et 2 005

En ce qui concerne la répartition géographique, il faut noter que dans 24 pays la lèpre demeure un problème de Santé publique. Il s’agit de pays ayant plus d’1million d’habitants, plus de 100 cas de lèpre par an et un taux de prévalence lèpre supérieur à 1 pour 10 000 habitants.

Parmi eux, 11 pays ont 89 % de la prévalence mondiale et 92% des nouveaux cas dépistés par an dans le monde

Le taux de prévalence moyenne dans ces 11 pays est de 4.1 pour 10 000 habitants

L’ Inde, à elle seule, représente 67 % de la prévalence mondiale et 73 % des nouveaux cas /an du monde

– Evolution de la situation entre 1985 et 1999.

Prévalence :

La prévalence mondiale a chuté de 86 %

Sur 122 pays d’endémie en 1985, 98 ont atteint l’objectif d' »élimination comme problème de santé publique » selon les critères de l’ OMS c’est-à-dire ayant un taux de prévalence inférieur à 1/10 000

Les raisons de cette diminution sont à mettre au compte de plusieurs facteurs : « nettoyage » des dossiers, durée plus courte de la PCT, taux élevé de guérison, faible taux de rechutes, pas de résistance à la rifampicine, amélioration de la prise en charge des cas

Détection des nouveaux cas : Elle est stable depuis ces 5 dernières années : entre 700 000 et 800 000 nouveaux cas par an

– Commentaires :

Ces chiffres objectivent incontestablement une réussite de la lutte contre la lèpre depuis ces 10 dernières années

Mais leur analyse amène à se poser des questions :

Concernant la Prévalence :

Sa diminution est certes due, en partie, à l’efficacité de la PCT, mais également : au « nettoyage » des registres, au raccourcissement de la durée de la PCT qui fait que les malades ne sont enregistrés comme « cas de lèpre » (définition OMS) que pendant une durée de 6 mois (PB) à 1 an (MB)

Dans certains pays, même avec une prévalence inférieure à 1 / 10 000, la lèpre reste un problème soit au niveau national (sous-dépistage), soit dans les provinces ou états, à l’intérieur d’un pays

Concernant la Détection :

C’est l’inquiétude car la tendance de la détection des nouveaux cas reste stable depuis 6 ans. Certes, cela est du à l’augmentation de la couverture géographique et des activités de programme

Mais, quelles que soient les explications, cela montre l’importance du « réservoir » infectieux

Donc le déclin annoncé de la lèpre n’apparaît pas encore

Le taux de détection, et surtout la tendance de la détection des cas, serait pour beaucoup d’auteurs un meilleur indicateur que celui de la prévalence pour surveiller l’évolution de l’endémie lépreuse. Car, bien qu’il soit influencé par les activités opérationnelles, il permet d’ évaluer l’ incidence et d’ apprécier le niveau de la transmission de la maladie, à partir de l’importance du « réservoir » infectieux (se traduisant par le nombre annuel de nouveaux cas).

Concernant le nombre de malades, ayant déjà des invalidités, lors du dépistage :

la proportion de ces malades permet d’apprécier combien la détection diffère de l’ incidence actuelle

elle permet de juger de la qualité de la lutte contre la lèpre dans un pays et d’apprécier la précocité du diagnostic

Le succès de la lutte contre la lèpre viendra, non seulement de la diminution du nombre de nouveaux cas, mais également, parmi eux, du nombre de ceux ne présentant pas d’atteinte neurologique

Et il faut donc répéter sans cesse que la lèpre est une neuropathie dont le diagnostic précoce est dermatologique

2/ Qu’a-t-on appris de nouveau sur la lèpre durant les dernières années (en dehors des traitements) ?
Dr Pierre Bobin :

Au plan de la recherche, quelques progrès ont été récemment accomplis et d’autres sont attendus dans un avenir proche, pour générer de nouveaux outils nécessaires à l’ amélioration des moyens prophylactiques, diagnostiques et thérapeutiques actuels

Pour mieux connaître Mycobacterium leprae et répondre aux questions concernant la pathogénie de la maladie et les modalités de réponse immunologique de l’ hôte :

le séquençage du génome de M. leprae qui vient d’être terminé grâce aux travaux de Stewart Cole, de l’ Institut Pasteur de Paris, a été une étape essentielle qui permettra d’ identifier de nouvelles cibles antibiotiques, des molécules immunologiquement importantes, des séquences de base utiles pour le typage de souches de M. leprae

l’ étude de la réponse immune à M. leprae permet d’identifier le rôle des cytokines ( TNFa…..) dans les réactions lépreuses, le mécanisme immunopathologique des lésions nerveuses, l’interaction au niveau moléculaire de M. leprae avec le nerf

Pour envisager une prévention de la lèpre et de ses complications, dans le cadre de l’immuno-prophylaxie, différents vaccins ( BCG seul, BCG+ M.leprae tués …..) sont en cours d’ expérimentation ou d’ évaluation ainsi que la corticothérapie systématique en début de PCT pour prévenir les neuropathies

Pour améliorer le diagnostic, de nouveaux outils devraient permettre prochainement la détection de la « lèpre infection » dans une population, par des tests cutanés ( AG de 2ème génération) et le diagnostic précoce de la lèpre, notamment multibacillaire (MB), des réactions et des neuropathies. En ce qui concerne la détection de résistance médicamenteuse, on dispose déjà de tests rapides pour évaluer la résistance à la rifampicine ( énorme progrès par rapport à la technique d’ inoculation à la souris )

3/ Quelles sont les grandes avancées thérapeutiques de ces dernières années et les perspectives d’avenir ?
Dr Pierre Bobin :

La polychimiothérapie anti-lépreuse utilisée depuis 1981 et associant Rifampicine-Dapsone et Clofazimine pendant 2 ans dans les formes multibacillaires (MB) et Rifampicine- Dapsone pendant 6 mois dans les formes paucibacillaires (PB) a fait la preuve de son efficacité car les rechutes sont considérées comme très rares (environ 1 %) et que l’ on n’ a pas noté de cas de résistance à la Rifampicine .

Mais ce traitement est encore trop long et son utilisation dans la plupart des pays en voie de développement pose beaucoup de problèmes au plan logistique .

L’OMS a récemment préconisé de ramener à 12 mois la durée de la PCT de 24 mois dans les formes MB. Cette décision n’a pas fait l’unanimité dans le monde de la léprologie, certains auteurs avançant qu’ il n ‘existe pas de preuve scientifique concernant son efficacité par rapport au schéma classique et que l’on risque de constater dans les 10 ans à venir une augmentation du nombre des rechutes .

Pour raccourcir la durée de la PCT et donc en améliorer la faisabilité, sont actuellement en cours d’évaluation :

de nouveaux antibiotiques à activité bactéricide plus puissante (rifapentine, moxifloxacine…)

de nouveaux protocoles, comme, par exemple, celui associant Rifampicine-Ofloxacine-Minocycline (ROM) ou plus récemment celui associant Rifapentine-Moxifloxacine-Minocycline dont les essais sur la souris se sont montrés particulièrement prometteurs et qui va maintenant être expérimenté chez l’ homme

de nouvelles stratégies opérationnelles pour le traitement de la maladie elle-même et des réactions

En conclusion, on peut noter des progrès depuis ces dernières années dans la lutte contre la lèpre si l’on se base sur le taux de prévalence globale de la maladie et sur les dernières avancées au plan de la recherche et des nouvelles stratégies opérationnelles

Mais l’ optimisme affiché par l’ OMS, qui annonce que l ‘ »élimination de la lèpre comme problème de santé publique » sera réalisée au niveau mondial en 2005, semble à beaucoup d’observateurs totalement injustifié car le taux de nouveaux cas annuels reste inchangé depuis ces 5 dernières années signant ainsi l’importance du « réservoir » infectieux

Le risque d’un tel optimisme est la démobilisation des chercheurs, des personnels de santé et des bailleurs de fond. Il ne faut pas qu’il y ait confusion dans les esprits entre « élimination » selon les critères de l’ OMS et l’éradication, pour le moment encore totalement utopique. La plus grande vigilance reste donc de rigueur

EFFACER LES TACHES BRUNES : enlever les taches brunes ou de pigmentation

Effacer les taches brunes : crèmes, peelings, laser et cryothérapie — guide complet des traitements

Taches brunes du visage - traitements disponibles

Les taches brunes du visage sont l’une des premières préoccupations cosmétiques en dermatologie. Lentigos solaires, mélasma, hyperpigmentation post-inflammatoire après acné — les causes sont diverses et les traitements ne sont pas interchangeables. Un traitement laser adapté au lentigo solaire peut aggraver un mélasma. Un dépigmentant efficace sur une tache post-acné sera insuffisant sur un lentigo dermique. Le diagnostic précis par le dermatologue conditionne le choix du traitement optimal.

Taches brunes résistantes aux crèmes du commerce ? Bilan et traitement adapté ?
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Sommaire :
Protection solaire — prérequis absolu |
Crèmes dépigmentantes |
Comparatif des actifs dépigmentants |
Traitements physiques |
Tableau selon le type de tache |
Questions fréquentes


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TACHES BRUNES
« Secrets de dermatologue » :

– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…


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Protection solaire — le prérequis absolu de tout traitement

Aucun traitement dépigmentant ne donne de résultats durables sans protection solaire stricte. Les UV stimulent les mélanocytes et entretiennent ou aggravent toutes les formes d’hyperpigmentation — une seule journée d’exposition sans protection peut annuler semaines de traitement. La protection solaire s’applique toute l’année, même en hiver et par temps nuageux, car la lumière du jour (UVA + lumière visible) suffit à activer les mélanocytes. Indice SPF 50+, filtres minéraux de préférence (oxyde de zinc, dioxyde de titane) qui bloquent aussi la lumière visible. Voir comment bien se protéger du soleil.

Crèmes et actifs dépigmentants — comment ils fonctionnent

Les crèmes dépigmentantes agissent selon deux mécanismes distincts : certaines inhibent la synthèse de mélanine (action préventive sur les nouvelles taches) ; d’autres éliminent la mélanine déjà déposée par exfoliation ou destruction des mélanocytes (action curative sur les taches existantes). Les plus efficaces combinent les deux mécanismes.

Règle d’application commune à tous les dépigmentants topiques : appliquer uniquement sur les zones pigmentées, jamais sur la peau saine autour — sous peine d’éclaircir la peau normale et de créer un contraste inversé. Commencer par une application tous les deux jours pour tester la tolérance avant de passer quotidiennement.

Hydroquinone — la référence mondiale

L’hydroquinone (1,4-dihydroxybenzène) est le dépigmentant le plus étudié et le plus utilisé au monde depuis 50 ans. Elle inhibe la tyrosinase (enzyme clé de la mélanogenèse), endommage les mélanosomes et réduit durablement la production de mélanine. Utilisée à des concentrations de 2 à 5 %. En France, elle est interdite dans les cosmétiques grand public depuis 2001 — elle n’est disponible que sur prescription médicale, en préparation magistrale. Résultats visibles après 3 mois d’application biquotidienne.

Ses effets indésirables sont l’irritation locale, les réactions allergiques, et surtout l’ocronose exogène — pigmentation paradoxale bleu-grisâtre irréversible survenant en cas d’utilisation prolongée à forte concentration sans suivi médical. Durée maximale recommandée : 4 à 6 mois en continu. La préparation magistrale doit être conservée au frais et à l’abri de la lumière — l’apparition d’une couleur brune signale l’oxydation.

La formule de Kligman (triple association magistrale) est la préparation de référence pour le mélasma et les lentigos résistants : hydroquinone 2-5 % + acide rétinoïque 0,05-0,10 % + acétate de dexaméthasone 0,10 %. Synergique et plus efficace que chaque composant seul — amélioration notable en 8 semaines dans les formes épidermiques. Traitement d’attaque 3-6 mois, puis entretien 2-3 fois par semaine.

Méquinol (monométhyléther d’hydroquinone)

Le méquinol est un ester de l’hydroquinone dont le mécanisme d’action est double : oxydé en radicaux libres qui endommagent sélectivement les membranes des mélanocytes, et inhibition directe de la tyrosinase. Disponible en préparations commerciales à 5 et 10 % (Leucodinine B®, Any®, Crème des trois fleurs d’Orient®, Clairodermyl®). Application biquotidienne initiale sur les zones pigmentées uniquement, puis espacement progressif à mesure de l’amélioration. Durée maximale : 4 mois — ne pas traiter plus de 10 % de la surface corporelle. Contre-indiqué avant 12 ans et pendant la grossesse/allaitement. Peut provoquer des dépigmentations en confettis en cas de surdosage.

Trétinoïne (acide rétinoïque)

La trétinoïne inhibe la mélanogenèse, accélère le renouvellement cellulaire (kératolytique) et augmente la pénétration des autres actifs dépigmentants — c’est pourquoi elle est systématiquement associée à l’hydroquinone dans la formule de Kligman. Utilisée hors AMM dans les taches brunes (son AMM est dans l’acné). Irritante en début de traitement (rougeurs, desquamation) — commencer 1 soir/2 puis quotidiennement si bien tolérée. Contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Premier éclaircissement visible à 3 mois, traitement d’attaque 6 mois puis entretien 3 applications/semaine. Disponible à 0,025 %, 0,05 % et 0,10 % (Effederm®, Ketrel®, Locacid®, Retacnyl®, Retin-A®).

Acide azélaïque

L’acide azélaïque inhibe de façon réversible la tyrosinase et réduit la prolifération des mélanocytes hyperactifs. Antibactérien, il a une AMM dans l’acné (Skinoren® 20 %) et est utilisé hors AMM dans les hyperpigmentations post-inflammatoires. Avantage majeur : excellente tolérance sur les peaux sensibles et les phototypes foncés, utilisable pendant la grossesse (innocuité démontrée). Utile comme alternative à l’hydroquinone chez les femmes enceintes présentant un mélasma.

Acide kojique

L’acide kojique est produit par le champignon Aspergillus flavus. Il inhibe la tyrosinase par chélation du cuivre (cofacteur enzymatique). Efficacité modérée en monothérapie, potentialisée en association avec l’acide glycolique et l’hydroquinone. Disponible en cosmétiques sans ordonnance à des concentrations de 1 à 4 %.

Autres actifs — cosmétiques sans ordonnance

Plusieurs actifs sont disponibles en cosmétiques de grande diffusion avec une efficacité modeste mais réelle sur les formes légères : vitamine C (ascorbyl glucoside, acide ascorbique à 10-20 %) — inhibe la tyrosinase et neutralise les radicaux libres ; niacinamide à 5-10 % — réduit le transfert des mélanosomes vers les kératinocytes ; arbutine et bêta-arbutine — précurseurs naturels de l’hydroquinone ; glucosamine — inhibe la glycosylation de la tyrosinase ; AHA (acides de fruits) — exfoliants qui éliminent les kératinocytes chargés en mélanine. Ces actifs sont utiles en traitement d’entretien ou pour les formes légères, insuffisants seuls pour les formes modérées à sévères.

Traitements physiques — cryothérapie, peelings, laser, IPL

Ces traitements sont réalisés en cabinet dermatologique, de préférence en automne-hiver, à distance de l’exposition solaire. Tous s’accompagnent d’une période de récupération (croûtes, rougeurs, peau à vif) de 5 à 10 jours, pendant laquelle la protection solaire stricte est impérative pour éviter une hyperpigmentation post-inflammatoire.

Cryothérapie à l’azote liquide

La cryothérapie détruit les mélanocytes par congélation brève (azote liquide à -196°C) — les mélanocytes sont particulièrement sensibles au froid. Technique rapide, efficace sur les lentigos actiniques (taches solaires) isolés et bien délimités. Risque de séquelles dyschromiques (taches blanches ou taches brunes résiduelles) en cas de dosage incorrect — nécessite une expérience de l’opérateur. Déconseillée sur les phototypes foncés (risque de dépigmentation permanente). Contre-indiquée sur le mélasma.

Peelings chimiques

Les peelings exfolient les couches superficielles de l’épiderme et éliminent les kératinocytes chargés en mélanine. Les formulations utilisées contre les taches brunes associent souvent acide glycolique (20-70 %), acide kojique, acide trichloroacétique et parfois hydroquinone 4 % (peeling de Jessner modifié). Le peeling Dermamelan® est une procédure de cabinets dermatologiques spécifiquement formulée pour le mélasma (acide kojique, phytic acid, vitamine C, rétinol) — efficace sur les formes épidermiques modérées à sévères avec un bon profil de sécurité sur les phototypes intermédiaires. Les peelings sont efficaces sur les taches brunes solaires du visage et des mains, et sur les taches noires post-acné — y compris sur peau noire si réalisés par un opérateur expérimenté avec des produits adaptés.

Laser contre les taches brunes

Le laser pigmentaire est le traitement de référence des lentigos solaires bien délimités. Les lasers Q-switched (Nd:YAG, rubis, alexandrite) ciblent sélectivement la mélanine par photothermolyse sélective — destruction des mélanosomes sans dommage aux tissus environnants. Résultats excellents sur les lentigos superficiels en 1 à 2 séances. Le laser fractionné non ablatif (1550 nm, 1927 nm) est utilisé pour les formes diffuses ou les mélasmas épidermiques — en basse énergie pour limiter le risque d’HPi. La combinaison laser pigmentaire + laser ablatif fractionné est souvent utilisée pour un résultat optimal sur les taches mixtes. Précaution impérative : ne pas utiliser les lasers ablatifs sur un mélasma actif — risque d’aggravation significatif.

IPL — lampe flash (lumière intense pulsée)

La lumière intense pulsée (IPL) est particulièrement adaptée au traitement de grandes zones : visage entier, dos des mains, décolleté. Elle cible la mélanine sur un spectre large de longueurs d’onde, efficace sur les lentigos multiples diffus. Moins précise que le laser Q-switched sur les taches isolées, mais pratique pour les « mains tachées » ou le photovieillissement diffus. Séance mensuelle × 3 à 5 séances. Contre-indiquée sur les peaux bronzées ou les phototypes VI.

Quel traitement selon le type de tache ?

Type de tache 1ère intention 2ème intention À éviter
Mélasma épidermique Triple association magistrale + SPF 50+ Peeling Dermamelan® / acide tranexamique Laser ablatif agressif
Lentigo solaire isolé Laser Q-switched ou cryothérapie IPL / trétinoïne + méquinol Crèmes seules insuffisantes
Lentigos multiples diffus IPL visage/mains Laser fractionné + topiques Cryothérapie sur peau foncée
Taches post-acné (HPi) Acide azélaïque / trétinoïne / SPF 50+ Peeling glycolique / hydroquinone Laser agressif sur peau foncée
Mélasma dermique SPF 50+ strict + acide tranexamique Laser Nd:YAG low fluence Crèmes topiques seules (peu efficaces)
Grossesse (mélasma actif) SPF 50+ + acide azélaïque Attendre l’accouchement pour traitement actif Hydroquinone, trétinoïne, laser

Questions fréquentes

Quelle est la crème la plus efficace contre les taches brunes sans ordonnance ?
Pour les taches légères, les crèmes contenant de la vitamine C à 15-20 % stabilisée, de la niacinamide à 10 % ou de l’acide kojique associé à l’acide glycolique donnent les meilleurs résultats sans ordonnance — avec une amélioration visible après 2 à 3 mois d’utilisation régulière associée à un SPF 50+. Pour les taches modérées à sévères (mélasma, lentigos bien établis), ces crèmes sont insuffisantes et une consultation dermatologique pour obtenir une préparation magistrale à l’hydroquinone est nécessaire.

Combien de séances de laser faut-il pour effacer les taches brunes ?
Pour les lentigos solaires isolés : 1 à 2 séances de laser Q-switched suffisent généralement. Pour les lentigos diffus traités à l’IPL : 3 à 5 séances mensuelles. Pour le mélasma traité au laser fractionné : 4 à 6 séances espacées de 4 semaines, avec résultats variables. Dans tous les cas, la récidive est possible à la réexposition solaire — la protection SPF 50+ est impérative après chaque séance et en entretien.

L’hydroquinone est-elle dangereuse ?
L’hydroquinone est sûre utilisée correctement, sous surveillance médicale, en cure de 4 à 6 mois maximum. Le risque principal est l’ocronose exogène (taches bleu-grisâtres paradoxales) — elle survient uniquement en cas d’utilisation prolongée à forte concentration sans suivi médical, surtout sur peaux foncées et avec des produits non conformes. Les préparations magistrales françaises prescrites par les dermatologues respectent des concentrations et durées sécurisées. La délivrance sans contrôle médical est interdite en France depuis 2001.

Les taches brunes reviennent-elles après un traitement ?
Oui, sans protection solaire quotidienne les taches reviennent invariablement — parfois plus rapidement que leur traitement. C’est particulièrement vrai pour le mélasma. La protection SPF 50+ n’est pas optionnelle mais constitutive du traitement. Après obtention d’un bon résultat, un traitement d’entretien (préparation magistrale 2-3 fois/semaine) et une protection solaire permanente permettent de stabiliser le résultat sur le long terme.

Peut-on traiter les taches brunes pendant la grossesse ?
Les options sont limitées pendant la grossesse — hydroquinone, trétinoïne et laser sont contre-indiqués. L’acide azélaïque (Skinoren®) a une innocuité démontrée et peut être utilisé. La protection solaire SPF 50+ est la mesure la plus importante. Pour les traitements actifs (préparations magistrales, peelings, laser), attendre l’accouchement et la fin de l’allaitement.

Voir aussi : Masque de grossesse (mélasma) — causes et traitements | Laser contre les taches brunes solaires | Guide des peelings | Taches noires après boutons (HPi)


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ANGIOME RUBIS : les rubis de la peau

Angiome rubis : causes, symptômes et traitement

Angiome rubis
angiome rubis typique : une poche de sang

L’angiome rubis est une petite tache rouge vif, bombée et bien délimitée, qui apparaît progressivement sur la peau à partir de la cinquantaine. Bénin et sans danger, il est extrêmement fréquent et constitue l’une des lésions cutanées les plus courantes chez l’adulte vieillissant.

Vous avez des angiomes rubis et souhaitez un avis ? Consultez le Dr Rousseau, dermatologue, en téléconsultation :
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Qu’est-ce qu’un angiome rubis ?

L’angiome rubis — aussi appelé angiome sénile, hémangiome de Campbell De Morgan ou angiome cerise — est une petite dilatation de capillaires superficiels de la peau. Il se présente comme une papule rouge vif à rouge foncé, ronde, lisse, légèrement saillante, mesurant de 1 à 5 mm. Il est mou, indolore, disparaît partiellement à la pression et ne saigne pas spontanément — sauf en cas de traumatisme.

Il siège préférentiellement sur :

  • Le tronc (thorax, abdomen, dos) — localisation la plus fréquente
  • Les épaules et bras
  • Plus rarement le visage et les jambes

Causes et facteurs de risque

L’angiome rubis est lié au vieillissement cutané — c’est sa principale cause. Presque tout le monde en développe à partir d’un certain âge :

  • Rare avant 30 ans
  • Fréquent après 50 ans (80% des adultes de plus de 70 ans en ont)
  • Leur nombre augmente progressivement avec l’âge

D’autres facteurs favorisants ont été identifiés :

  • Prédisposition génétique — ils sont souvent familiaux
  • Exposition solaire chronique
  • Grossesse et variations hormonales
  • Certains médicaments (immunosuppresseurs, inhibiteurs des tyrosines kinases)

Est-ce dangereux ?

Non. L’angiome rubis est une lésion strictement bénigne, sans aucun risque de dégénérescence maligne. Il ne nécessite aucun traitement médical — uniquement esthétique si le patient le souhaite.

Cependant, il est important de ne pas le confondre avec d’autres lésions qui peuvent lui ressembler et qui, elles, nécessitent une consultation :

  • Mélanome amélanotique (mélanome sans pigment) — rare mais important à éliminer
  • Carcinome de Merkel — tumeur cutanée rare
  • Granulome pyogénique — saigne facilement au contact, croissance rapide
  • Angiome stellaire — aspect en étoile avec vaisseaux rayonnants, lié aux œstrogènes ou à une maladie du foie (voir angiome stellaire)

⚠️ Consultez si une lésion rouge saigne spontanément, grossit rapidement ou change d’aspect.

Diagnostic

Le diagnostic est le plus souvent clinique — le dermatologue reconnaît l’angiome rubis à l’œil nu. En cas de doute, deux examens peuvent être réalisés :

  • Dermatoscopie — examen non invasif à la loupe grossissante qui permet de visualiser les structures vasculaires caractéristiques
  • Histologie — biopsie cutanée sous anesthésie locale, envoyée en analyse à un anatomopathologiste, réservée aux cas atypiques

Traitement de l’angiome rubis

L’angiome rubis ne nécessite aucun traitement médical obligatoire. Le traitement est purement esthétique, à la demande du patient. Plusieurs techniques sont disponibles :

  • Abstention et surveillance — option valable pour les angiomes asymptomatiques
  • Électrocoagulation au bistouri électrique — rapide, efficace, léger risque de petite cicatrice
  • Laser vasculaire (laser à colorant pulsé ou KTP) — traitement de choix pour les angiomes du visage et les zones esthétiquement sensibles, sans cicatrice
  • Cryothérapie (azote liquide) — alternative simple pour les petits angiomes

⚠️ Le traitement des angiomes rubis n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie car il s’agit d’un acte esthétique.

Voir aussi notre article sur le traitement de l’angiome au laser et notre page sur les angiomes.

Sources

Questions fréquentes sur l’angiome rubis

Pourquoi ai-je de plus en plus d’angiomes rubis avec l’âge ?

L’angiome rubis est directement lié au vieillissement cutané. Presque tous les adultes en développent avec l’âge — leur nombre augmente naturellement après 50 ans. C’est un phénomène normal qui ne nécessite aucun bilan médical particulier.

Comment distinguer un angiome rubis d’un mélanome ?

L’angiome rubis est rouge vif, rond, lisse et ne change pas d’aspect. Le mélanome est typiquement brun-noir, asymétrique, à bords irréguliers. Mais un mélanome amélanotique (sans pigment) peut être rouge et ressembler à un angiome — d’où l’intérêt d’une consultation en cas de doute ou de lésion qui saigne ou grossit rapidement.

Peut-on enlever un angiome rubis soi-même ?

Non. Il ne faut jamais tenter d’enlever un angiome rubis soi-même — risque d’infection, de cicatrice et surtout de méconnaître une lésion plus sérieuse. Le traitement doit toujours être réalisé par un médecin ou dermatologue.

L’électrocoagulation d’un angiome rubis laisse-t-elle une cicatrice ?

Une légère croûte se forme dans les jours suivant l’électrocoagulation, puis disparaît en 1 à 2 semaines. Le risque de cicatrice est faible mais existe, notamment sur les peaux foncées. Le laser vasculaire est généralement préféré pour les zones esthétiquement importantes.


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Amylose

Amylose

Signes de la maladie

Depots extracellulaires irreversibles et inertes (aucune réaction de défense de l’organisme en vue de leur destruction) de substance amyloide

A/ AMYLOSES DIFFUSES

Causes

  • Secondaires à une inflammation chronique (AA),
  • Hereditaires (Muckle-Wells… ),
  • Primitive (AL),
  • Myelome,
  • Hemodyalisés (Beta2microglobuline)

Diagnostic des amyloses diffuses :

  • Fragilite vasculaire > purpura des paupieres (post endoscopique par exemple), visage, cou, aisselles…
  • papules couleur peau normale ou jaunes
  • vesicules, bulles
  • Macroglossie

B/ AMYLOSES LOCALISEES

B.1/ Amyloses cutanées

B.1.A/ primaires :
– Amylose papuleuse :

lichen amyloïde / Asiatiques++/ papules roses, jaunâtres ou brunes souvent hyperkératosiques
– Amylose maculeuse :

amylose pigmentaire / Femme entre 30 et 60 ans, phototype foncé / zone interscapulaire, omoplates, zones de frottement des membres. Proche de la notalgie paresthesique

– Amylose nodulaire :

Myelome

B.1.B/ secondaires :

kératine altérée dans le psoriasis, Bowen, pilomatricome

B.2/ Autres organes :

Larynx, thyroide, cerebral…

Examens complémentaires diagnostiques
Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)

Traitement


SOIGNER LES APHTES : solution contre les aphtes

Soigner les aphtes

Aphte dans la bouche
Aphte du frein


Signes de la maladie

Les aphtes sont des ulcérations de la muqueuse, le plus souvent buccale, plus rarement génitale.

Les aphtes peuvent être seuls (isolés) ou s’inscrire dans le cadre d’une aphtose atteignant d’autres organes comme dans la maladie de Behcet.

L’aphte est une ulcération ronde ou ovalaire, douloureuse survenant le plus souvent dans la bouche à tout endroit muqueux (langue, lèvres, gencives… ), par poussées (ils disparaissent le plus souvent en 1 à 2 semaines).

Le diagnostic est porté devant:

  • le fond déprimé et nécrotique ayant du coup une jaunâtre (« beurre frais« ) ou grisâtre,
  • la base infiltrée (on peut prendre l’aphte entre les doigts et on sent que toute la zone est discrètement indurée),
  • les bords nets et entourés d’un halo rouge vif.

Formes cliniques

  • A communs ou ‘vulgaires’ :

2 à 10 mms de diamètre, en cupule, petite aréole rouge, guérison en 1 à 3 semaines

  • A géants :

plus de 1 à 2 cm, inflammatoires et très douloureux pouvant guérir avec une bride cicatricielle. Ils sont souvent assez indurés et creusants

  • A miliaires :

quelques millimètres, plutôt des érosions, parfois nombreux et confluents, avec peu d’induration, guérissant sans cicatrice en 1 à 2 semaines

Causes possibles

On observe souvent une hyperréactivité non spécifique de la muqueuse (par exemple, après une morsure accidentelle, une anesthésie locale par injection chez le dentiste… ).

Par ailleurs, certains aliments (noix, noisettes, gruyère… ) sont reconnus comme déclencheurs d’aphtes.

Il est possible qu’il existe un substrat génétique aux aphtes puisque 90 % des enfants de parents ayant tous deux des aphtes, ont des aphtes.

Les aphtes récidivants peuvent s’inscrire dans le cadre d’une maladie de Behçet qui comporte aussi d’autres signes (ophtlamologiques, cutanés… ).

Par ailleurs on peut observer des ulcérations d’allure aphtoide dans

  • des entérocolopathies (maladie cœliaque, maladie de Crohn, colite ulcéreuse… ),comportant des signes digestifs
  • le syndrome PFAPA (Periodic Fever, Aphthous stomatitis, Pharyngitis and cervical Adenitis), comportant une fièvre périodique avec ganglions
  • les carences en folates, en vitamine B 12, en fer, en zinc,
  • et dans les neutropénies

Examens complémentaires diagnostiques

Histologie (le dermatologue prélève un petit morceau de peau sous anesthésie locale et l’envoie en analyse à un confrère anatomopathologiste qui l’examine au microscope)

Conduite a tenir devant un aphte de la bouche (aphte buccal) :

  • < de 3/ an =>aphtose simple

  • > ou = à 3/an :

    • Rechercher des signes de maladie de Behçet :

      En cas de doute :

      HLA B5
      Bilan des autres atteintes
      Recherche de thrombocytose

    • En l’absence de signes de maladie de Behçet :

NF Plaquettes et si anémie, recherche de carence en Fer, Folates, Vit B12, zinc…

HLA B27

HIV

IgA anti transglutaminases…

Conduite à tenir devant un aphte du sexe (aphte génital) :

  • PCR à la recherche d’herpes génital

  • Rechercher des signes de maladie de Behçet :

    En cas de doute :

    HLA B5
    Bilan des autres atteintes
    Recherche de thrombocytose

Soigner les aphtes

Contre la douleur :

Lidocaine en gel, gels à base de clou de girofle (Pansoral), APHTORAL, comprimé à sucer (Chlorhexidine / Tétracaïne / Acide ascorbique) voire antalgiques par voie orale

Pour essayer de diminuer la durée des poussées :

Dermocorticoïdes puissants, voire injections intra-lésionnelles de corticoïdes à la base des ulcérations.

Bains de bouche de sucralfate (KEAL * susp buvable)

Colchicine : 1 à 2 mg per os par jour.

RISQUES DES CREMES SOLAIRES : danger à utiliser une crème solaire?

Dangers et risques des crèmes solaires ?

Un certain nombre de reproches sont régulièrement faits à l’encontre des produits de protection solaire : allergie, rôle de perturbateur endocrinien, augmentation du risque de cancer de la peau en mettant des cremes solaires?… Essayons de démêler le vrai du faux aux yeux de la science

Y a-t-il un danger à utiliser les cremes solaires?

Introduction :

Les crèmes solaires sont constituées de filtres chimiques et/ou de filtres minéraux.

Les filtres chimiques

sont des substances absorbant les UV alors que

les filtres minéraux

sont constitués de poudre très fine de Dioxyde de Titane et de dioxyde de Zinc réfléchissant les UV.

1/ Les filtres solaires chimiques

Les filtres contenus dans les cremes solaires sont accusées de nombreux maux plus ou moins avérés :

1.A/ Allergie aux filtres chimiques de la creme solaire

On observe des allergies de type

– eczema de contact :

il s’agit d’un eczema de contact ou allergie de contact à un filtre chimique survenant le plus souvent quelques jours après l’application d’un écran solaire, sur les zones où il a été appliqué

– eczema photoaggravé :

il s’agit d’un eczema s’aggravant après exposition au soleil, survenant le plus souvent sur les zones exposées au soleil et sur lesquelles la creme solaire a été appliquée

– des allergies croisées entre le ketoprofène (molécule contenue dans des gels anti inflammatoires) et l’octocrylène,

un filtre résistant à l’eau, photostable et stabilisateur des autres filtres chimiques. On trouve de l’octocrylène dans de nombreuses cremes solaires et des cosmétiques anti age. Il est probable que les personnes qui se sont sensibilisées en appliquant du kétoprofène deviennent plus réactives à d’autres substances chimiques dont l’octocrylène

De nombreux filtres chimiques et en particulier l’octocrylène sont susceptibles de provoquer des allergies de contact. On recommande d’ailleurs d’éviter si possible les filtres chimiques chez les jeunes enfants.

L’allergie à l’octocrylène provoque un eczéma de contact avec allergie croisée au kétoprofène (Ketum* gel anti inflammatoire)

1.B/ Les filtres chimiques se comportent-ils comme des pertubateurs endocriniens ?

Il existe dans notre environnement de nombreuses substances ayant une structure chimique proche de celle de certaines hormones sexuelles ou susceptibles d’interagir avec des récepteurs aux hormones sexuelles. Ces substances ont donc le plus souvent un faible role hormonal.

La pénétration transcutanée des filtres : pénètrent-ils dans l’organisme

On sait que la pénétration d’un produit appliqué sur la peau dépend notamment de l’état de la peau (la pénétration est multipliée par 3 en cas de rougeur, par 7 en cas de gros coup de soleil), et de l’âge car la peau est plus fine et joue moins sont rôle de barrière chez les enfants (la pénétration est multipliée par 1,7 chez l’enfant et 2,7 chez le nourrisson).

On sait qu’on retrouve certains produits appliqués sur la peau dans les urines de 48 h (par exemple on a retrouvé 4 % de la quantité d’acide paraminobenzoique appliqué sur la peau dans une étude) dont on sait qu’il sensibilise la formation de dimères dans l’ADN.

Enfin, il semble que la pénétration transcutanée soit très variable d’un filtre solaire à l’autre. Elle semble inexistante pour le dibenzoylméthane, le phénylbenzymidazole sulfonique, les Mexoryl®, l’octocrylène ou les tinosorb / minime pour l’octylsalicylate, le méthoxycinnamate / mais significative pour le benzophénone-3, le 3-4-méthyl-benzylidène-camphre (4-MBC) et le 3-benzylidène camphre (3BC).

Cependant, une etude de 2019, randomisée donne des résultats discordants pour  l’octocrylène, ainsi que pour l’avobenzone, l’oxybenzone et de l’écamsule, montrant qu’ils sont absorbés de façon systémique. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a émis une alerte indiquant que les principes actifs dont l’absorption systémique est supérieure à 0,5 ng/ml doivent faire l’objet d’une évaluation non clinique, y compris des études portant sur la cancérogénicité systémique, le développement et la reproduction.

Cette étude a réparti 24 participants en bonne santé de façon randomisée en quatre groupes recevant chacun 2 mg de chacun de ces écrans solaires/cm2 sur 75 % de la surface du corps, 4 fois par jour, pendant 4 jours. 30 échantillons de sang ont été prélevés sur une période de 7 jours auprès de chaque participant pour évaluer la concentration plasmatique maximale de ces 4 écrans solaires.

Resultat, des concentrations plasmatiques supérieures à 0,5 ng/ml ont été observées pour les 4 écrans solaires testés, après 4 applications le 1er jour.

Ainsi, les auteurs ont conclu que l’utilisation de creme solaire, dans des conditions d’utilisation maximales, présente une absorption systémique supérieure à celle recommandée par la FDA mais que les résultats de cette étude ne suggèrent pas la suspension de l’utilisation des cremes solaires.

Que sait-on aujourd’hui sur les filtres chimiques et leur rôle perturbateur endocrinien ? :

  • on retrouve de faibles traces de filtres chimiques dans les urines humaines après application sur la peau. Il semble en effet qu’entre 0,1% et 5% des filtres chimiques peuvent être absorbés à travers la peau. Ce taux d’absorption varie en fonction de l’état de la peau (une peau irritée par un eczema ou un coup de soleil par exemple absorbe plus) et l’age (les enfants et les nourrissons absorbent plus)

  • on a mis en évidence un role oestrogénique des filtres chimiques chez les souris (augmentation du poids de l’utérus, modification du comportement sexuel) en leur administrant des doses importantes des deux filtres ayant la plus forte activité oestrogénique, le 4-methylbenzylidène camphre (4-MBC) et le 3-benzylidène camphre (3-BC) avant l’accouplement, pendant la gestation, la lactation ainsi qu’à leurs descendants jusqu’à l’âge adulte. Tous ces résultats ont été obtenus par une administration orale continue et prolongée à très fortes doses ce qui ne correspond pas à la réalité d’utilisation des cremes solaires compte tenu de la faiblesse de l’absorption des filtres solaires. Il semble de plus que les filtres solaires chimiques aient un pouvoir oestrogénique très inférieur aux phyto-oestrogènes (oestrogènes naturels présents dans le soja par exemple) chez l’homme.

Le role pertubateur endocrinien des cremes solaires est donc peu probable chez l’homme car le taux d’absorption transcutanée est faible et les doses sont donc inférieures aux doses normalement autorisées.

Cependant, on a trouvé dans une étude au moins un filtre solaire dans 75% des échantillons de lait maternel et il s’agissait dans 20% du 4-méthyl-benzylidène-camphre (4-MBC), on peut donc supposer une exposition de l’enfant à ce perturbateur endocrinien potentiel en cas d’allaitement, et pendant la grossesse? Cependant ces taux sont retrouvés tant en été qu’en hiver, ce qui laisse penser que leur présence dans le lait maternel n’est pas à relier à l’usage de cremes solaires mais plutôt de cosmétiques (crèmes anti rides, lotions, rouge à lèvre, laques capillaires, shampoings etc.)…

Le « Plan d’action national sur la fertilité » recommande de limiter l’incorporation de la benzophénone-3 dans les produits cosmétiques à une concentration maximale de 6% en tant que filtre UV et de 0,5% en tant que conservateur, pour les produits destinés aux adultes et de ne pas utiliser la benzophénone-3 chez les enfants

Contamination de la biosphère…

Quel est l’impact environnemental des quantités de filtres chimiques contenus dans les cremes solaires, les peintures anti UV etc. déversés dans les lacs, rivières et océans?

2/ Filtres minéraux : des nano-particules ?

Les nano-particules sont des substances tellement petites qu’elles sont suspectées de pouvoir pénétrer dans les cellules et d’interagir avec l’ADN (le dioxyde de titane peut induire des dommages photooxydatifs à l’ADN par la formation de radicaux libres de type péroxyde d’hydrogène). Les filtres minéraux sont des poudres de dioxyde de titane et de dioxyde de zinc. Il semblerait néanmoins que ces filtres ne sont pas absorbés par la peau, car ils formeraient des agrégats trop gros pour pénétrer dans les cellules cutanées.

Une étude de 2018 a évalué l’innocuité de l’application répétée d’écran solaire contenant des nanoparticules d’oxyde de zinc sur la peau humaine mais il semble que les volontaires n’aient pas appliqué de crème solaire mais des agglomérats de nanoparticules d’oxyde de Zinc pendant cinq jours. La pénétration cutanée des nanoparticules intactes et la toxicité cutanée locale ont été évaluées. Il semble d’après cette étude que les nanoparticules d’oxyde de Zinc se sont déposées à la surface de la peau et dans les plis cutanés, mais qu’aucune pénétration ni toxicité cellulaire n’a été détectée dans l’épiderme. Seule la concentration d’ions de zinc dans l’épiderme a légèrement augmenté.

Cette étude ne s’intéresse pas au dioxyde de Titane, or on sait qu’ il faut être vigilant vis-à-vis des sprays en contenant car le dioxyde de titane car ils provoqueraient des lésions inflammatoires chroniques pulmonaires en cas d’inhalation.

De même, mieux vaut ne pas utiliser de crème solaire au dioxyde de Titane  sur la peau lésée, par exemple après un coup de soleil

3/ Les crèmes solaires limitent-elles les effets bénéfiques des UV (vitamine D notamment)?

On sait (voir effet du soleil sur la peau) que les UV font synthétiser de la vitamine D.

La quantité d’UV nécessaire à une synthèse de vitamine D en quantité suffisante parait très faible, par exemple, une exposition des mains et du visage entre une demi-heure et deux heures par semaine est suffisante pour une synthèse normale de vitamine D

Il semble donc que l’usage des cremes solaires ne diminue probablement pas les taux de vitamine D

4/ Les cremes solaires : source de comportement à risque?

 

L’usage de la creme solaire a souvent pour but de bronzer sans coup de soleil, ainsi, les personnes ont tendance à s’exposer plus longtemps sans coup de soleil, ce qui est très mauvais car une partie des UV passe dans la peau et la sensation de cuisson s’estompe, incitant à rester plus longtemps au soleil.

Rappelons que les cremes solaires ont surtout pour but de réduire le risque de cancer de la peau et de vieillissement cutané accéléré, pas à s’exposer plus longtemps!

Conclusion

Il existe donc des doutes quant à l’innocuité des cremes solaires.

En revanche, il est prouvé que les cremes solaires (et plus généralement la protection solaire) diminuent le risque des cancers cutanés mais pas à elles seules (voir l’article les cremes solaires protègent-elles du cancer de la peau?)

Efficacité de la creme solaire (même si on ne la voit pas) : elle rend opaque aux UV

On ne répétera cependant jamais assez que dans la stratégie de protection solaire, les cremes solaires arrivent en derniere position, derriere la recherche de l’ombre, l’absence d’exposition entre 11H et 16h l’été et le port de vetements couvrants, et qu’il n’est pas recommandé d’utiliser uniquement les cremes solaires pour se protéger du soleil, en dehors des zones non couvertes par les vetements : les cremes solaires n’ont vraiment d’interet que lorsqu’on respecte les autres règles de protection solaire

Voir comment choisir une crème solaire

 

En savoir plus sur la protection solaire

Crème anesthésiante Emla

Emla ®

Emla est une creme anesthésiante qui endort la peau

  • Qu’est-ce que c’est ?

La lidocaine et la prilocaine sont des anesthésiques locaux utilisés en dermatologie, notamment en applications locales afin d’obtenir une anesthésie de la peau avant un acte de chirurgie ou de laser

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants
    • Porphyrie ou méthémoglobinémie
    • On évite la creme anesthesiante en cas de grossesse
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer la creme anesthesiante en couche epaisse sur la zone à anesthésier
    • La creme anesthesiante Emla ® doit etre laissée sur la peau environ une heure avant l’intervention et environ 15 minutes sur la muqueuse du pénis
    • Pour l’anesthesie de la peau, il faut recouvrir la creme anesthesiante Emla ® avec un pansement plastifié (fourni dans la boite le plus souvent). Si le pansement est trop petit, il est possible d’utiliser du cellophane alimentaire (plastique transparent en rouleau) pour recouvrir la creme
    • Ne pas appliquer de creme anesthesiante Emla ® sur l’oeil ou a proximite des yeux

Crème anesthésiante Anesderm

Creme anesthesiante Anesderm Gé ® a la lidocaine et la prilocaine :

  • Qu’est-ce que c’est ?

La lidocaine et la prilocaine sont des anesthésiques locaux utilisés en dermatologie, notamment en applications locales afin d’obtenir une anesthésie de la peau avant un acte de chirurgie ou de laser

 

  • Quelles sont les contre indications ?

    • Allergie au produit ou à l’un des composants
    • Porphyrie ou méthémoglobinémie
    • On évite la creme anesthesiante Anesderm Gé ® en cas de grossesse
  • Conseils d’utilisation

    • Appliquer la creme anesthesiante en couche epaisse sur la zone à anesthésier
    • La creme anesthesiante Anesderm Gé ® doit etre laissée sur la peau environ une heure avant l’intervention et environ 15 minutes sur la muqueuse du pénis
    • Pour l’anesthesie de la peau, il faut recouvrir la creme anesthesiante Anesderm Gé ® avec un pansement plastifié (fourni dans la boite le plus souvent). Si le pansement est trop petit, il est possible d’utiliser du cellophane alimentaire (plastique transparent en rouleau) pour recouvrir la creme
    • Ne pas appliquer de creme anesthesiante Anesderm Gé ® sur l’oeil ou a proximite des yeux

Choisir une creme antiride : quelle creme anti ride?

Creme anti rides

Vous cherchez la bonne creme anti ride

La consultation d’un médecin peut vous aider dans votre démarche
Le médecin va tout d’abord demander vos antécédents ( les maladies ou interventions chirurgicales que vous avez subies, les traitements que vous prenez).
Ensuite il fera le point avec vous sur le type de peau que vous avez (peau grasse ou « séborrhéique » avec ou sans tendance à développer de l’acné, peau mixte, peau sèche qui desquame… )

Ensuite il vous examinera et il pourra vous proposer de vous prendre en photo. Le médecin pourra aussi vous proposer de réaliser des tests non douloureux pour évaluer la sensibilité de votre peau aux principes exfoliants (et irritants) de certaines cremes anti ride. Un test fréquent est le « stinging test », consistant à appliquer une substance légèrement acide sur un endroit du visage pour évaluer sa sensibilité et son irritabilité éventuelle aux cremes anti rides.

La meilleure des préventions contre les rides est la protection solaire

Trois facteurs jouent un rôle majeur dans le vieillissement de la peau : – le vieillissement hormonal, en particulier chez la femme ménopausée

– le vieillissement naturel

– et le vieillissement solaire. C’est le seul facteur de vieillissement contre lequel il est facile de lutter. Il faut donc se protéger du soleil et votre médecin ne manquera probablement pas de vous le rappeler

Le médecin envisagera avec vous les types de crèmes qui peuvent vous correspondre

On peut citer parmi ceux-ci :
– Crème anti ride pour les femmes jeunes : une crème fluide, contenant un filtre solaire et un anti radicalaire (vitamine C par exemple) est souvent tout à fait adaptée
– Crème anti ride pour les femmes après la ménopause, les crèmes contenant des phyto oestrogenes (soja par exemple) permettent de lutter contre la carence hormonale de la peau
– Crème anti ride en cas de peau grasse, il convient de préférer une texture légère ou fluide et on peut opter pour des substances exfoliantes plus concentrées ou plus puissantes
– Crème anti ride en cas de peau sèche, choisir une crème de texture plus épaisse et contenant moins de substances agressives pour la peau.