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Il s’agit de douleurs persistantplus d’un mois après l’épisode de zona.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Il s’agit de douleurs continues et/ou survenant par poussées, souvent
intolérables, ayant un retentissement important sur la qualité de vie.
Les douleurs postzostériennes favorisent l’apparition de dépression. Les douleurs post zona sont plus fréquentes chez les sujets âgés. En effet, 50 % des cas surviennent à 50 ans et 70 % des cas au-delà de 70 ans
Les douleurs seraient liées à des séquelles sur les nerfs (démyélinisation et fibrose cicatricielle au niveau des axones).
Facteurs de risque de douleurs post zona
Un âge du patient supérieur à 50 ans
Des douleurs intenses avant et lors de l’éruption de zona
Des lésions graves de zona lors de l’éruption (lésions nécrotiques, étendues… )
Le zona ophtalmique
La mise en place tardive du traitement du zona (après 72 h d’éruption)
Prevention des douleurs post zona
On prescrit le plus souvent des molécules antivirales par voie orale (la voie intraveineuse est le plus souvent réservée au patient immunodéprimé et aux formes graves de zona), telles que l’aciclovir ou le valaciclovir. Le traitement par voie orale doit idéalement être débuté dans les 72 premières heures après l’éruption du zona, et il est pris en géréral pendant une semaine à 10 j.
Le traitement zona par voie orale est indiqué notamment dans ces situations pour éviter les douleurs post zona :
Patient de plus de 50 ans en prévention des algies post-zostériennes :
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
– soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours
– soit aciclovir, 800 mg cinq fois par jour per os pendant 7 jours
Patient de moins de 50 ans s’il existe des facteurs prédictifs d’algies post-zostériennes :
– soit valaciclovir, 1 g trois fois par jour per os pendant 7 jours
– soit famciclovir, 500 mg trois fois par jour pendant 7 jours
Traitement des douleurs post zona
Lorsque les douleurs post zona sont diagnostiquées, elles sont le plus souvent traitées par des molécules telles que l’amitriptyline ou la gabapentine. Le médecin peut aussi prescrire en première intention des préparations locales à base de capsaicine ou des emplatres de lidocaine (Versatis®).
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Le zona n’est pas à proprement parler une maladie contagieuse. C’est la manifestation clinique de la récurrence du virus de la Varicelle (Virus Varicelle Zona ou VZV).
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Environ 90 % des adultes dans le monde a fait la varicelle et environ 20 % de cette population fera un zona au cours de sa vie.
Zona après contact d’une personne ayant la varicelle ou le zona
On n’attrape donc pas le zona par contagion d’une personne ayant un zona; cependant, il est possible de faire un zona suite à une nouvelle exposition exogène au virus zona varicelle, en étant en contact avec une personne faisant la varicelle ou le zona
Le zona est contagieux
Il est possible qu’un patient présentant une crise de zona infecte une autre personne pour la varicelle si cette derniere ne l’a pas faite (on estime qu’environ 10 % des adultes ne sont pas protégés contre la varicelle).
La période de contagiosité, plus courte que pour la
varicelle, est d’environ 2 jours.
Il convient donc si vous n’avez pas eu la varicelle de bien vous laver les mains apres contact avec une personne ayant du zona. De même si vous etes enceinte et avez dans votre entourage une personne présentant un zona, éviter les contacts avec cette personne.
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Le zona est du à la réactivation du virus de la varicelle (Virus Varicelle Zona ou VZV) que 90% des adultes dans le monde ont eu : 20% des personnes ayant eu la varicelle font un zona.
Cependant le zona n’est pas seulement du à la primo-infection unique de varicelle (dont le zona est une réactivation) car il existe au moins 4 génotypes de VZV.
En effet, l’analyse génétique des virus présents chez les individus atteints de varicelle ou de zona montrent que les cas de réinfection par un autre VZV ne sont pas rares (1 patient sur 8 aux USA), notamment chez les personnes qui ont eu la primo-infection varicelle avant l’âge d’un an et notamment lorsque cette primo-infection a été peu symptomatique (petite varicelle)
Le zona peut donc etre du aussi à une infection par un autre génotype de VZV
Par ailleurs il existe peut-être aussi des facteurs génétiques prédisposants au zona.
Il semblerait par contre que la réinfection par le VZV, même asymptomatique, aiderait à prévenir la survenue d’un zona.
Les causes du zona sont donc nombreuses et encore mal connues.
Plusieurs facteurs favorisent le zona :
L’âge
Le zona est plus fréquent après 50 ans et sa fréquence de survenue augmente avec l’âge : son incidence (nombre de nouveaux cas) est maximale après 75 ans : elle est de 2 pour 1 000
et par an entre 20 et 50 ans, de 5 pour 1 000 et par an entre 51 et
79 ans et de 10 pour 1 000 et par an au-delà de 80 ans
Une immunodépression
Une immunodépression favorise la survenue de zona, mais on observe souvent le zona chez un sujet immunocompétent.
Le zona en cas d’immunodépression (SIDA, cancer évolué… ) est souvent de forme grave (avec une nécrose de la peau, une atteinte diffuse sur plusieurs zones nerveuses, des ulcérations de la peau… ) et compliquées d’atteintes viscérales (entre 3 et 15 % des zonas de l’immunodéprimé ont des atteintes viscérales).
L’immunodépression favorise la réactivation et la dissémination du virus: le risque de dissémination cutanée (zona étendu) est supérieur à 40 % et 10 % de ces formes étendues ont un risque de complications viscérales
(pulmonaire, hépatique, neurologique).
Les personnes dont l’immunodépression expose à un zona grave sont principalement ceux atteints de leucémie aiguë, de lymphome ou cancer en traitement par chimiothérapie, de lupus érythémateux traité à la cortisone, les greffes d’organes, et les patients VIH positifs.
La survenue d’un zona chez un adulte âgé de moins de 45 ans peut ainsi être révélateur d’une séropositivité pour le virus VIH.
De même, un zona ne guérissant pas au bout de quelques semaines, récidivant en alternant des phases d’extension et de régression sans guérison complète.
Ainsi, en cas de zona chez l’adulte jeune, une sérologie VIH (SIDA) est proposée.
Zona du jeune enfant
Avant 4 ans, le zona est rare et il ne présente pas de caractère de gravité. Il est en général indolore et de courte durée.
Seuls 3 % des zonas de l’enfant sont associés à une immunodépression
La contamination foetale dans le ventre de la maman ou une varicelle dans les premiers mois de vie peuvent tout simplement être responsables d’un zona dans les premières années de vie.
La période de latence entre le zona et la varicelle est d’autant plus courte que la varicelle a été contractée précocement au cours de la vie.
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Verrue sur le visage : types, photos et traitements
Une verrue sur le visage — sur le nez, le menton, le front, la paupière ou dans la barbe — est fréquente et bénigne. Elle est due au papillomavirus humain (HPV) et peut être traitée de plusieurs façons selon son type et sa localisation. Voici comment la reconnaître et s’en débarrasser efficacement.
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VERRUES – MAINS PIEDS GENITALES…
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Les verrues sont dues à une infection de la peau par les papillomavirus humains (HPV). Le virus pénètre par de petites lésions cutanées et provoque une prolifération locale des cellules de la peau. Le visage est une zone fréquemment touchée car le grattage, le rasage et le contact main-visage favorisent la contamination.
Les verrues du visage sont bénignes et non dangereuses. La majorité régressent spontanément en 2 à 4 ans, mais un traitement est recommandé pour éviter leur multiplication et leur transmission à l’entourage.
Les 3 types de verrues du visage
1. Les papillomes verruqueux — verrues en tétine
Ce sont les verrues les plus reconnaissables sur le visage : elles se présentent comme de petites excroissances en relief, en forme de « tétine » ou de chou-fleur. Elles siègent le plus souvent sur le nez et les paupières.
Papillomes verruqueux du nezPapillome verruqueux de la paupière
💡 Verrue sur la paupière : la proximité de l’œil contre-indique les traitements chimiques agressifs (acide, azote liquide à fort dosage). Seule une prise en charge par le dermatologue est recommandée pour cette localisation.
2. Les verrues planes
Les verrues planes sont superficielles, souvent de couleur chair ou légèrement rosée, à peine surélevées. Elles peuvent être nombreuses et difficiles à voir à l’œil nu. Elles prédominent sur le front et le menton et se disséminent facilement par le grattage.
Verrues planes du mentonVerrues planes du frontVerrues planes multiples du visage
3. Les verrues de la barbe chez l’homme
Chez l’homme, les verrues peuvent se disséminer dans la zone de rasage (joues, cou, menton) en raison du microcoupures créées par le rasoir qui propagent le HPV d’une zone à l’autre. Elles sont particulièrement difficiles à traiter car très nombreuses. Il est recommandé d’arrêter temporairement le rasage mécanique et de passer à un rasoir électrique ou à la dépilatory le temps du traitement.
Comment distinguer une verrue d’autre chose sur le visage ?
Certaines lésions peuvent ressembler à une verrue du visage sans en être une :
Lésion
Aspect
Différence clé
Verrue
Excroissance rugueuse ou plaque plane
Surface irrégulière, points noirs visibles
Molluscum contagiosum
Petite papule nacrée ombiliquée
Centre creux caractéristique, souple
Kératose séborrhéique
Plaque marron-beige collée
Aspect « posé sur la peau », non virale
Grain de milium
Petit kyste blanc dur
Sous la paupière, blanc nacré
Carcinome basocellulaire
Papule perlée ou ulcérée
Ne régresse pas, bord perlé — consultez
⚠️ Toute lésion qui saigne, s’ulcère ou ne régresse pas en plusieurs mois doit être montrée à un dermatologue pour éliminer une lésion précancéreuse ou cancéreuse.
Traitements des verrues du visage
Le traitement dépend du type de verrue et de sa localisation. Sur le visage, les zones à risque cicatriciel (nez, paupières) imposent une prudence particulière. Tous les traitements sont réalisés ou prescrits par un médecin ou dermatologue.
Azote liquide (cryothérapie)
Le traitement de référence pour les papillomes verruqueux. Le dermatologue applique de l’azote liquide (-196°C) sur la verrue, provoquant sa nécrose. Plusieurs séances sont souvent nécessaires (toutes les 2 à 3 semaines). Sur le visage, les dosages sont adaptés pour limiter le risque de cicatrice hypopigmentée.
Trétinoïne locale (pour les verrues planes)
La crème à la trétinoïne (rétinoïde) est le traitement de choix pour les verrues planes du visage. Elle exerce une action kératolytique progressive et est bien tolérée sur peau du visage. Le traitement dure plusieurs semaines à plusieurs mois.
Laser CO₂ ou Er:YAG
Le laser est indiqué pour les verrues résistantes ou multiples, notamment dans la zone de la barbe. Il permet une destruction précise avec un risque cicatriciel maîtrisé entre les mains d’un dermatologue expérimenté.
Électrocoagulation
Utilisée pour les papillomes verruqueux isolés. Le dermatologue détruit la verrue par courant électrique sous anesthésie locale. Résultats rapides mais risque de petite cicatrice.
Imiquimod (Aldara*)
Crème immunomodulatrice qui stimule les défenses locales contre le HPV. Utilisée principalement pour les verrues planes résistantes. Peut provoquer une réaction inflammatoire locale (rougeur, croûtes) qui fait partie du mécanisme d’action.
Comment éviter de propager les verrues sur le visage ?
Éviter de toucher ou de gratter les verrues (les points noirs sont du virus)
Ne pas se mettre les doigts dans le nez ni manipuler les boutons du visage
Chez l’homme : passer au rasoir électrique pendant la durée du traitement pour éviter la dissémination
Ne pas partager les serviettes, rasoirs ou pinceaux de maquillage
Comment enlever une verrue sur le visage soi-même ?
Les traitements en vente libre (acide salicylique, stylos à l’azote) ne sont pas recommandés sur le visage en raison du risque de cicatrice, surtout près des yeux et du nez. Seul un dermatologue peut choisir le traitement adapté (azote liquide dosé précisément, trétinoïne, laser) à la localisation et au type de verrue.
Combien de temps faut-il pour qu’une verrue du visage disparaisse ?
Sans traitement, la majorité des verrues régressent spontanément en 2 à 4 ans. Avec un traitement bien conduit (azote liquide, trétinoïne), la guérison peut intervenir en quelques semaines à quelques mois selon le type et le nombre de verrues. Les verrues de la barbe chez l’homme sont les plus longues à traiter.
Les verrues planes du visage sont-elles contagieuses ?
Oui, toutes les verrues sont contagieuses car dues au HPV. Les verrues planes sont particulièrement faciles à disséminer par le grattage. Évitez de les toucher et ne partagez pas serviettes ou rasoirs. Le risque de transmission à l’entourage est réel mais limité si les mesures d’hygiène sont respectées.
Peut-on se faire rembourser le traitement d’une verrue du visage ?
La cryothérapie réalisée en cabinet par le dermatologue est remboursée par l’Assurance Maladie. La consultation elle-même est prise en charge selon le tarif conventionné. Les crèmes comme la trétinoïne et l’imiquimod sont prescrites sur ordonnance mais leur remboursement varie selon l’indication.
Une verrue sur le visage peut-elle être un signe de cancer ?
Les verrues communes dues au HPV sont bénignes. Cependant, toute lésion du visage qui ne régresse pas, qui saigne spontanément, qui s’ulcère ou qui a un bord perlé doit être montrée à un dermatologue — il peut s’agir d’un carcinome basocellulaire ou d’une autre lésion précancéreuse qui n’a rien à voir avec une verrue virale.
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Verrues autour de l’ongleVerrue sous l’ongle, difficile à traiterVerrues du doigt
Verrues planes
Ce sont des verrues superficielles, le plus souvent de couleur chair
Verrues planes de la main
Verrue de la main ou du doigt, à type de myrmécie
Grosse verrue de la paume de la main
Quelle est l’évolution des verrues des mains?
La majorité des verrues régressent spontanément apres deux à 4 ans
On recommande cependant de traiter les verrues pour éviter leur propagation sur soi et chez les membres de la famille
Comment éviter d’avoir des verrues des mains?
Pour éviter les verrues, on recommande généralement :
éviter de manger ses ongles et tirer les peaux autour des ongles…
laver les petites plaies de la main qui constituent des portes d’entrée du virus
porter des gants dans les activités à risque (boucher, mécanicien… )
Se débarrasser des verrues des mains
Letraitement des verrues des mains peut etre effectué au moyen de divers traitements (azote liquide, laser, préparations salycilées… ) pour soigner les verrues, que le médecin prescrit en fonction du type de verrue et de la localisation des verrues (zone d’appui ou non, proximite des ongles… )
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Granulome annulaire : causes, symptômes et traitements
Le granulome annulaire est une dermatose inflammatoire bénigne de cause inconnue, caractérisée par des papules groupées en anneaux, fermes et indolores, siégeant préférentiellement sur le dos des mains, des pieds et les faces latérales des doigts.
Touchant principalement les enfants, les adolescents et les femmes jeunes, il est dans la majorité des cas localisé et bénin, avec une tendance à la régression spontanée en quelques mois à quelques années.
Sa principale ressemblance avec d’autres dermatoses (teigne, eczéma nummulaire, sarcoïdose, lichen plan) en fait un diagnostic souvent tardif, confirmé par la biopsie cutanée.
Dans ses formes étendues ou profuses, une pathologie sous-jacente doit être systématiquement recherchée.
Granulome annulaire du dos de la main : papules en anneau caractéristiques
La cause exacte du granulome annulaire reste inconnue à ce jour.
Il s’agit histologiquement d’un granulome palisadique : des macrophages activés s’organisent en palissade autour d’une zone centrale de nécrose du collagène dermique (nécrobiose), entourée d’un infiltrat lymphocytaire.
Ce processus évoque une réaction immunitaire cellulaire de type hypersensibilité retardée dirigée contre des composants du derme (collagène, élastine, mucine), dont l’antigène déclenchant demeure indéterminé.
Facteurs déclenchants ou associés documentés :
– Traumatismes cutanés : piqûres d’insectes, abrasions, injections — des cas ont été décrits après vaccination contre l’hépatite B,
– Infection par le VIH : formes profuses et extensives, souvent révélatrices d’une immunodépression,
– Médicaments : allopurinol, diclofénac (et autres AINS), inhibiteurs de l’enzyme de conversion, statines — décrits comme déclencheurs dans certains cas,
– Association au diabète sucré : le lien entre diabète (surtout de type 2) et granulome annulaire généralisé est documenté dans la littérature, bien que non systématique. Une glycémie à jeun est recommandée dans les formes étendues,
– Hémopathies et cancers : lymphomes, leucémies, adénocarcinomes — association rapportée dans les formes profuses de l’adulte, justifiant un bilan dans ce contexte,
– Formes familiales : rares, suggérant une prédisposition génétique dans certains cas.
Symptômes et formes cliniques
Forme localisée classique (forme la plus fréquente)
La forme localisée est caractéristique et permet souvent un diagnostic clinique :
– papules fermes, bien délimitées, de quelques millimètres, recouvertes d’une peau lisse, de couleur normale, rosée ou légèrement violacée,
– groupées en anneaux de 1 à 5 cm de diamètre, à extension centrifuge lente (le centre de l’anneau s’efface progressivement pendant que la bordure s’étend),
– indolores et non prurigineuses : caractère essentiel distinguant le granulome annulaire de l’eczéma nummulaire et de la teigne,
– localisées préférentiellement sur les faces dorsales et latérales des doigts, le dos des mains et des pieds, les saillies articulaires des membres, les oreilles, la nuque.
Évolution naturelle de la forme localisée :
La régression spontanée survient dans 50 % des cas en 2 ans, souvent sans séquelle. Des récidives sont cependant possibles dans 40 % des cas.
Forme généralisée (granulome annulaire disséminé)
Touche plusieurs zones simultanément, avec des centaines de papules disséminées sur le tronc, les membres et parfois le visage.
Évolution plus chronique, moins tendance à la régression spontanée. Association au diabète, aux hémopathies et aux infections VIH plus fréquente dans cette forme : un bilan est systématiquement recommandé.
Granulome annulaire profond (sous-cutané)
Surtout chez l’enfant jeune (< 6 ans). Nodules profonds, indurés, sous-cutanés, de 0,5 à 4 cm, situés sur le cuir chevelu, le front, les paupières, les membres inférieurs (pré-tibial).
Peut être confondu avec un kyste, un lipome ou un ganglion. La biopsie permet le diagnostic.
Granulome annulaire actinique (photosensible)
Forme survenant sur les zones photo-exposées (visage, décolleté, mains) chez des sujets à peau claire, aggravée par l’exposition solaire. Évolution chronique.
Grandes plaques pigmentées avec atrophie cutanée
Formes moins fréquentes pouvant entraîner un amincissement et une dépression de la peau au centre des lésions, mimant parfois un lichen plan ou une sarcoïdose.
Formes éruptives associées au VIH ou aux lymphomes
Apparition soudaine et profuse de nombreuses papules, souvent sans la disposition annulaire caractéristique. Révèlent parfois une immunodépression ou une hémopathie sous-jacente non connue.
Diagnostic différentiel : avec quoi ne pas confondre ?
Le granulome annulaire est fréquemment confondu avec d’autres dermatoses annulaires ou nodulaires :
– Teigne (tinea corporis) : anneaux érythémateux squameux prurigineux avec bordure vésiculeuse active, contagieux, traitement antifongique — le granulome annulaire n’est ni squameux ni prurigineux,
– Eczéma nummulaire : plaques rondes suintantes, prurigineuses, crouteuses, répondant aux dermocorticoïdes,
– Lichen plan annulaire : papules violacées à surface aplatie avec stries de Wickham,
– Sarcoïdose cutanée : plaques brunâtres infiltrées, associées à une atteinte systémique (pulmonaire, ganglionnaire),
– Erythema migrans (maladie de Lyme) : anneau érythémateux extensible après piqûre de tique, sans papules palpables,
– Nécrobiose lipoïdique : plaques jaunâtres atrophiques, souvent associées au diabète, siégeant préférentiellement sur les tibias.
⚠️ En cas de doute diagnostique, seule la biopsie cutanée permet la confirmation histologique.
Examens complémentaires
Biopsie cutanée :
Indiquée en cas de doute diagnostique ou de forme atypique. L’examen histologique montre le granulome palisadique caractéristique avec histiocytes en palissade autour d’une zone de nécrobiose du collagène et dépôts de mucine dermique. Particularité remarquable : dans certains cas, la biopsie elle-même déclenche la régression de la lésion biopsiée — phénomène non complètement élucidé, probablement lié à la rupture du granulome et à la réponse immune locale.
Bilan recommandé dans les formes étendues ou profuses :
– Glycémie à jeun et HbA1c : recherche d’un diabète associé,
– NFS-plaquettes : recherche d’une hémopathie (lymphome, leucémie),
– Sérologie VIH-1 et 2 avec l’accord du patient,
– en cas de suspicion d’adénocarcinome selon le contexte clinique : radiographie pulmonaire, mammographie, coloscopie.
Traitement du granulome annulaire
Forme localisée et récente : abstention thérapeutique en première intention
En raison de la forte probabilité de régression spontanée de la forme localisée, l’abstention thérapeutique avec surveillance est l’attitude recommandée en première intention.
Le patient doit être informé du caractère bénin de la lésion et de la probabilité de disparition spontanée en quelques mois à 2 ans.
Si le patient souhaite un traitement pour des raisons esthétiques ou fonctionnelles :
– Dermocorticoïdes de classe I (propionate de clobétasol) en application biquotidienne sous occlusion (film plastique alimentaire) pendant 4 à 8 semaines : améliore la régression dans les formes localisées,
– Injections intradermiques de corticoïdes (acétonide de triamcinolone dilué) : traitement de référence des lésions isolées persistantes chez l’adulte,
– Cryothérapie à l’azote liquide : destruction des lésions, résultats variables, risque de séquelles pigmentaires sur peaux foncées.
Forme étendue ou d’évolution prolongée
– Disulone® (dapsone) 100 mg/j pendant 3 à 4 mois : traitement de référence des formes généralisées résistantes. Mécanisme anti-inflammatoire via l’inhibition des polynucléaires neutrophiles. Bilan préalable : G6PD (risque d’anémie hémolytique chez les patients déficitaires), NFS, bilan hépatique.
– PUVAthérapie : photothérapie combinant psoralène et UVA, pour les formes généralisées étendues ne répondant pas à la dapsone.
– Hydroxychloroquine (Plaquenil®) 200 à 400 mg/j : antipaludéen de synthèse utilisé hors AMM avec des résultats variables dans les formes généralisées réfractaires.
– Photothérapie UVA1 : utilisée dans certains centres spécialisés avec des résultats encourageants.
– Méthotrexate à faible dose et ciclosporine : envisagés dans les formes sévères très résistantes, hors AMM.
– Isotrétinoïne orale : quelques cas de régression sous isotrétinoïne rapportés dans la littérature.
Granulome annulaire et diabète : quel lien ?
L’association entre granulome annulaire généralisé et diabète sucré est documentée depuis les années 1960. Plusieurs études montrent une prévalence du diabète (principalement de type 2) significativement plus élevée chez les patients atteints de granulome annulaire généralisé que dans la population générale.
Le mécanisme n’est pas élucidé : des modifications du métabolisme du collagène et des glycosaminoglycanes liées à l’hyperglycémie chronique pourraient favoriser la formation du granulome.
Cette association justifie la réalisation d’une glycémie à jeun et d’une HbA1c chez tout adulte présentant un granulome annulaire généralisé, même en l’absence de symptômes évocateurs de diabète.
En revanche, le traitement du diabète n’entraîne pas systématiquement la régression du granulome.
Questions fréquentes sur le granulome annulaire
Le granulome annulaire est-il contagieux ?
Non. Le granulome annulaire n’est pas une infection et n’est pas contagieux. Il ne se transmet pas par contact, par les vêtements ni par les objets. Il peut sans aucun risque cohabiter avec d’autres personnes, y compris les enfants en collectivité.
Combien de temps dure un granulome annulaire ?
La forme localisée régresse spontanément dans environ 50 % des cas en 2 ans. Certaines lésions persistent plus longtemps (3 à 5 ans) avant de disparaître. Les formes généralisées ont une évolution plus chronique. Des récidives surviennent dans 40 % des cas après régression, souvent au même endroit ou sur de nouvelles zones.
Faut-il avoir peur d’un granulome annulaire ?
Dans sa forme localisée classique chez l’enfant ou l’adulte jeune, le granulome annulaire est une lésion bénigne sans risque de transformation maligne. Aucune inquiétude n’est justifiée. En revanche, dans les formes généralisées chez l’adulte, un bilan médical est recommandé pour éliminer une pathologie associée (diabète, hémopathie). Consulter un dermatologue pour confirmation diagnostique et orientation thérapeutique.
La biopsie est-elle douloureuse et obligatoire ?
La biopsie cutanée est réalisée sous anesthésie locale (crème EMLA® puis injection de xylocaïne) et est indolore pendant le geste. Elle laisse une petite cicatrice de quelques millimètres. Elle n’est pas systématiquement obligatoire dans les formes typiques chez l’enfant, mais est recommandée en cas de doute diagnostique, de forme atypique ou de lésion persistante chez l’adulte.
La gale est une maladie parasitaire due à un acarien
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GALE
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Parfois elle peut prendre des formes très profuses, notamment chez les sujets agés et/ou immunodéprimés (SIDA… ) : on peut y observer une atteinte du dos et du cuir chevelu chez l’adulte (zones généralement non atteintes en cas de gale commune), voire des croutes profuses, très contagieuses.
Les gales profuses sont caractérisées par un nombre important
de parasites, elles sont donc très contagieuses (voir contagion de la gale).
Une corticothérapie locale (creme a la cortisone) ou générale est souvent en cause chez le sujet non immunodéprimé.
Une gale traitée à la cortisone : éruption profuse
Gale crouteuse
Une forme particulière de gale profuse est la gale hyperkératosique ou crouteuse, fréquente chez le sujet agé. Elles est très contagieuse et responsable d’épidémies dans les hôpitaux ou les collectivités de personnes âgées.
De plus les démangeaisons peuvent être absentes dans cette forme crouteuse.
Atteinte hyperkératosique et profuse des mains
Traitement de la gale profuse
Le traitement est souvent problématique, nécessitant de traiter toutes les personnes entrées en contact avec le malade…
Le malade ayant une gale profuse doit être hospitalisé et traité en chambre individuelle, par le traitement à prise orale et le médecin définira un nombre de sujets à traiter plus large que dans la gale commune (personnel soignant… )
La gale en collectivité (crèches, maisons de retraite… ) :
On définit alors une stratégie thérapeutique qui implique à la fois le médecin, mais aussi le responsable de létablissement et les autorités sanitaires, qui préviennent les familles et définissent, en fonction du nombre de personnes atteintes, les personnes à traiter dans l’entourage ( il s’agit au minimum du traitement simultané de toutes les personnes vivant en contact intime avec les malades, comme dans la gale commune mais cela peut s’étendre à toutes les personnes visitant la collectivité, que ce soit pour y voir des personnes, y travailler… et parfois meme le propre entourage de toutes ces personnes… notamment en cas de gale profuse chez plusieurs personnes dans une collectivité). Il est aussi possible de définir une stratégie de désinfection de l’établissement par acaricides.
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GALE
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Gale de l’enfant et du bébé : symptômes, photos et traitement
La gale du bébé et du nourrisson est une situation particulièrement délicate : le diagnostic est souvent tardif car les signes diffèrent de ceux de l’adulte, les traitements sont limités par des contre-indications liées au poids, et le risque de contamination en crèche ou maternelle est élevé. Voici le guide complet pour reconnaître et traiter la gale chez l’enfant.
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Pourquoi le diagnostic est souvent tardif chez l’enfant
Le diagnostic classique de la gale repose sur trois éléments chez l’adulte : démangeaisons nocturnes intenses, cas contact dans l’entourage, et localisation des lésions épargnant le visage et le dos.
Or chez l’enfant, ces règles ne s’appliquent pas — ce qui retarde souvent le diagnostic :
Signe
Adulte
Enfant / Bébé
Visage atteint
Exceptionnel
✅ Fréquent — peut mimer un eczéma
Dos atteint
Généralement épargné
✅ Possible — atteinte profuse du tronc
Mains et pieds
Sillons entre les doigts
✅ Cloques (vésicules) des paumes et plantes — pathognomonique du nourrisson
Aspect des lésions
Sillons, vésicules perlées
Souvent surinfecté — ressemble à un impétigo ou prurigo
Chez le nourrisson, les signes spécifiques à rechercher sont :
Cloques (vésicules) sur les paumes des mains et les plantes des pieds — signe quasi pathognomonique, souvent diagnostiqué à tort comme acropustulose infantile
Démangeaisons intenses, agitation, pleurs inexpliqués notamment la nuit
Cloques qui démangent sur les pieds d’un bébé — évoquer la galeCloques sur les mains d’un bébé — signe évocateur de galeAtteinte du poignet chez un bébéFesses rouges persistantes chez un bébé — penser à la gale
Symptômes chez l’enfant (2–12 ans)
Chez l’enfant plus grand, la gale est souvent surinfectée au moment du diagnostic — ce qui retarde encore sa reconnaissance :
Lésions profuses du tronc ressemblant à un prurigo ou un impétigo
Atteinte du visage possible, mimant un eczéma infecté
Démangeaisons nocturnes intenses — l’enfant se gratte jusqu’au sang
Cas contact dans la famille ou à la crèche souvent retrouvé à l’interrogatoire
Atteinte du visage fréquente chez l’enfant — rare chez l’adulte, souvent confondue avec de l’eczémaAtteinte profuse du tronc chez un enfant — le dos est généralement épargné chez l’adulteGale surinfectée ressemblant à un impétigo ou prurigo
Traitement de la gale selon l’âge et le poids
⚠️ L’ivermectine orale (Stromectol®) est contre-indiquée en dessous de 15 kg. Le traitement du nourrisson repose obligatoirement sur les traitements locaux.
Application locale sur tout le corps y compris visage et cuir chevelu — rincer après le temps de pose
Enfant ≥ 15 kg
Stromectol® (ivermectine) oral + traitement local en option
200 µg/kg en 1 prise à jeun — 2e prise à J8-J14
💡 Points importants : chez le nourrisson, l’application doit couvrir tout le corps y compris le visage, le cuir chevelu et les oreilles — zones épargnées chez l’adulte. Traiter simultanément tous les membres du foyer le même jour. Voir le protocole complet de traitement de la gale.
Gale en crèche ou à la maternelle
Les enfants dormant en crèche ou en maternelle créent des conditions idéales de transmission : contact prolongé, partage de lits et de vêtements. En cas de gale confirmée chez votre enfant :
Prévenir immédiatement la direction de la crèche ou de l’école pour permettre le traitement collectif
Le médecin ou la PMI peut déclencher un protocole de traitement collectif si plusieurs cas sont identifiés
Éviction scolaire : non obligatoire après traitement correctement réalisé — votre médecin vous fournira un certificat
Laver draps, vêtements et peluches à 60°C le jour du traitement
Les objets non lavables (poussettes, jouets) peuvent être placés en sac fermé pendant 3 jours
Comment distinguer la gale d’un eczéma chez un bébé ?
C’est souvent difficile — c’est d’ailleurs la principale cause de retard diagnostique. Quelques éléments orientent vers la gale : apparition brutale des démangeaisons chez un bébé qui n’avait pas de terrain atopique, atteinte des paumes et plantes avec cloques, cas contact dans la famille ou la crèche, résistance au traitement de l’eczéma. En cas de doute, consultez un dermatologue — un traitement d’épreuve anti-gale peut être justifié.
Peut-on traiter un bébé de moins de 1 mois contre la gale ?
Les données sont très limitées pour les nourrissons de moins d’un mois. L’Ascabiol® est autorisé dès 1 mois, le Topiscab® dès 2 mois. En dessous de ces âges, la prise en charge doit être hospitalière. Consultez en urgence un dermatologue ou un pédiatre spécialisé.
Faut-il exclure l’enfant de la crèche en cas de gale ?
L’éviction n’est pas obligatoire si le traitement a été correctement réalisé. En pratique, il est recommandé d’éviter la crèche le jour du traitement et le lendemain, puis de reprendre normalement si cela est permis par le certificat médical. La direction de la crèche doit être informée pour surveiller l’apparition de nouveaux cas, prévenir les parents et traiter les matelas de sieste avec un acaricide s’ils ne sont pas attribués nominément à chaque enfant.
Toute la famille doit-elle être traitée ?
Oui, systématiquement. Tous les membres du foyer vivant sous le même toit doivent être traités le même jour, même s’ils n’ont pas de symptômes — la période d’incubation peut atteindre 4 à 6 semaines. Ne traiter que l’enfant malade conduit inévitablement à une recontamination.
Les démangeaisons persistent après le traitement — est-ce normal ?
Oui, tout à fait. Les démangeaisons peuvent persister 2 à 4 semaines après un traitement correctement réalisé — elles sont dues à la réaction allergique aux acariens morts et non à un échec thérapeutique. Un antihistaminique et un émollient aident à soulager l’inconfort. Si de nouvelles lésions apparaissent après 4 semaines, consultez pour évaluer la nécessité d’un second traitement.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
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Démangeaisons la nuit dans le lit : est-ce la gale ?
Les démangeaisons qui s’intensifient le soir et la nuit, dès que vous vous glissez sous les draps, sont l’un des signes les plus caractéristiques de la gale. Le sarcopte responsable de la gale se déplace sous la peau surtout lorsqu’il fait chaud. La chaleur des draps l’active — et les démangeaisons s’intensifient. Si vous vous grattez partout quand vous êtes dans votre lit, c’est un signal à prendre au sérieux.
Attention cependant : d’autres causes peuvent expliquer des démangeaisons nocturnes, comme la dermatite atopique, le prurit lié à la sécheresse de la peau ou encore les piqûres d’insectes (notamment les punaises de lit). Seul un médecin et notamment un dermatologue peut poser le diagnostic avec certitude.
Avez-vous été en contact intime avec quelqu’un, dormi ailleurs… environ 3 semaines avant les démangeaisons ?
L’incubation de la gale est de 3 semaines et elle s’attrape le plus souvent par contact intime et prolongé de peau à peau : rapport sexuel, nuit passée chez quelqu’un, échange de vêtements ou literie contaminée. Le début de la gale a lieu en général environ 3 semaines après la transmission de la gale.
Si vous avez eu ce type de contact dans les 3 semaines précédant vos démangeaisons, la probabilité d’une gale augmente significativement. Voir comment on attrape la gale.
Votre entourage se gratte-t-il aussi ?
Il n’est pas rare qu’une personne de l’entourage se démange également — partenaire, membre de la famille, ami chez qui on a dormi. La gale est très contagieuse au sein d’un foyer. Ces personnes sont parfois diagnostiquées à tort comme un eczéma. Si plusieurs personnes autour de vous se grattent en même temps, c’est un signe très évocateur de gale.
Où se situent les démangeaisons sur le corps ?
Les zones les plus touchées au début de la gale sont caractéristiques et permettent d’orienter le diagnostic :
Espaces entre les doigts (espaces interdigitaux des mains)
Face antérieure des poignets
Coudes
Zone devant les aisselles
Ventre et nombril
Fesses et face interne des cuisses
Chez l’homme : organes génitaux
Le visage et le cou sont en règle générale épargnés chez l’adulte. Le dos est souvent moins atteint que les autres régions du corps. Si vos démangeaisons correspondent à ces zones, consultez rapidement.
À quoi ressemblent les boutons de la gale au début ?
Au tout début de la gale, les lésions cutanées peuvent être discrètes et difficiles à identifier. On peut observer de petites vésicules (cloques minuscules), des papules rouges et des sillons scabieux — de petits traits grisâtres sinueux sous la peau, tracés par le sarcopte. Ces sillons sont pathognomoniques de la gale, c’est-à-dire qu’ils signent le diagnostic.
Gale ou autre cause de démangeaisons nocturnes ?
Toutes les démangeaisons nocturnes ne sont pas une gale. Voici les principales causes à distinguer :
Gale : démangeaisons intenses la nuit, zones caractéristiques, entourage atteint
Eczéma : plaques rouges squameuses, terrain allergique, pas de contagion
Urticaire : plaques fugaces qui disparaissent en moins de 24h
Si vous présentez plusieurs de ces signes, consultez sans tarder. Votre médecin recherchera des boutons et sillons de la gale et vous prescrira un traitement de la gale adapté. Il faudra également traiter simultanément toutes les personnes du foyer et désinfecter le linge et la literie.
Ne tardez pas : plus la gale est traitée tôt, plus le traitement est simple et efficace.
Questions fréquentes sur la gale au début
Comment savoir si j’ai la gale ou simplement des démangeaisons ?
La gale se distingue par des démangeaisons qui s’intensifient la nuit dans le lit, localisées dans des zones caractéristiques (mains, poignets, ventre, fesses), et souvent présentes chez plusieurs personnes de l’entourage en même temps. Seul un médecin et notamment un dermatologue peut confirmer le diagnostic en identifiant les sillons scabieux.
La gale gratte-t-elle surtout la nuit ?
Oui, c’est l’une des caractéristiques les plus typiques de la gale. La chaleur du lit active le sarcopte qui creuse des galeries sous la peau, ce qui provoque des démangeaisons intenses dès qu’on se couche.
Peut-on attraper la gale dans son lit ?
La transmission par la literie est possible mais moins fréquente que le contact direct peau à peau. Le sarcopte peut survivre quelques jours en dehors de la peau. Dormir dans un lit récemment utilisé par une personne atteinte peut suffire à la transmission.
Combien de temps après la contamination apparaissent les premiers symptômes ?
La période d’incubation de la gale est d’environ 3 semaines pour une première contamination. En cas de réinfestation, les symptômes peuvent apparaître beaucoup plus rapidement, en 1 à 3 jours.
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La gale provoque des démangeaisons à prédominance nocturne et il n’est pas rare que d’autres personnes se grattent dans l’entourage (amis, famille)
Où sont les boutons de la gale?
Les boutons de la gale prédominent dans les zones chaudes et sexuelles (plis, seins, pubis et sexe), ainsi que sur les mains et les poignets. Les boutons épargnent généralement le dos, le visage et le cuir chevelu sauf chez le bébé et l’enfant
Répartition des boutons de la gale
Comment sont les boutons de la gale?
Le diagnostic de la gale nécessite une consultation médicale.
des sillons de quelques millimètres de long, notamment sur les mains et les poignets, correspondant à la progression du sarcopte dans la peau
Sillon de la gale vu de près, avec le sarcopte au bout (en haut à droite)Sillon de la gale vu de plus loinLe médecin peut s’aider d’encre pour mettre en évidence les sillonsSillons de grande taille entre les doigts
des vésicules (petites élevures translucides), sur les doigts
Vésicules sur les doigts en cas de galeCloque d’eau (vésicule) du doigt évocatrice de gale
les nodules scabieux, sortes d’elevures rouge-rosées, fréquentes sur les parties génitales et dans les plis. Il s’agit de reactions d’hypersensiblité aux particules de sarcopte (meme mort, ainsi, on peut observer des nodules scabieux même après guérison).
Nodules scabieuxNodules scabieux profusUn bouton sur le gland peut être un nodule scabieux
des lésions de gale (petits boutons) et de grattage, pouvant ressembler à de l’eczema, prédominant sur le ventre, le bas-ventre, les cuisses, les bras, épargnant généralement le dos et le visage (sauf dans la gale de l’enfant chez qui le dos, le cuir chevelu et le visage peuvent être touchés).
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Transmission de la gale : comment on attrape la gale?
La gale est due à un parasite invisible à l’oeil nu, un acarien nommé sarcopte (Sarcoptes Scabei). Un parasite est un organisme vivant qui a besoin d’un hote pour survivre. Voici les modes de transmission de la gale
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L’hôte de Sarcoptes Scabei est l’etre humain; la gale humaine est donc une maladie interhumaine ne touchant pas les animaux : elle ne provient pas des animaux et ne se transmet pas à eux.
Les animaux (chats, chiens, porcs… ) ont des formes de gales mais elles ne sont transmises à l’homme qu’exceptionnellement et lorsque c’est le cas, la guérisons des démangeaisons et observée en quelques jours chez l’homme, ce qui n’est jamais le cas de la gale humaine, qui ne guérit pas spontanément.
Comment attrape-t-on la gale auprès d’une personne?
Contamination directe : 95% des cas
La transmission de la gale commune entre deux personnes nécessite habituellement des contacts intimes et prolongés de peau à peau. Elle est donc souvent considérée comme une maladie sexuellement transmissible car il est fréquent de se contaminer lors d’un rapport sexuel (MST). Il faut donc faire un bilan de MST (examen complet, sérologies ) devant cette pathologie.
Ce mode de contamination comporte souvent une atteinte profuse au niveau génital
Contamination indirecte : 5% des cas
On peut se contaminer en manipulant ou en étant en contact prolongé avec du linge (parfois même neuf! voir faut-il laver ses vetements neufs?), de la literie (changer les draps), du mobilier recouvert de textile (voire de cuir) : rester longtemps dans un canapé…
Le sarcopte survit en effet au maximum une semaine dans l’environnement, on peut donc se contaminer par la manipulation de textiles contaminés.
Ce mode de contamination est particulièrement vrai dans les cas de gale profuse dans les collectivités (infestation de personnel soignant, de femmes de ménage, infestation en dormant dans des draps ou un matelas contaminés dans un refuge par exemple).
De même, il est de plus en plus fréquent d‘attraper la gale en allant dormir chez des amis, chez qui on nous prête un lit contaminé, en s’échangeant des vêtements…
Transmission et contagion à l’entourage, quand suis-je contagieux?
Si vous avez la gale commune, serrer la main de quelqu’un comporte très peu de risques pour cette personne : il faut comme nous l’avons vu des contacts prolongés
Le problème cependant est que l’incubation de la gale est de 3 semaines lors de la premiere infestation (en cas de recontamination, ce délai est raccourci à quelques jours), on peut donc contaminer son entourage alors qu’on ne sait pas qu’on a la gale (absence de démangeaisons)
Bien sur dès qu’on sait qu’on a la gale, il faut prévenir tout son entourage proche, les gens chez qui on a dormi depuis la période de 3 semaines précédant les premières démangeaisons jusqu’à la date du traitement, et ne pas aller dormir chez des amis, ne pas avoir de rapports sexuels, ne pas échanger de vêtements… tant qu’on n’est pas sur d’être guéri
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Le Topiscab peut être utilisé chez l’adulte et l’enfant
C’est le seul traitement de la gale autorisé en France chez le BEBE de plus de 2 mois et moins de 15kgs et chez la FEMME ENCEINTE ou ALLAITANTE (ne pas allaiter durant le traitement)
Précautions d’emploi
Une surveillance étroite est recommandée lorsque le traitement est utilisé chez les enfants entre 2 mois et deux ans, en raison d’une expérience limitée dans cette population
En cas d’hypersensibilité aux chrysanthèmes ou à d’autres astéracées (Cosmos, Dahlia, Tournesol… ), l’application de perméthrine ne doit être réalisée que si strictement nécessaire.
Posologie
TOPISCAB ® creme 30g , 2 applications au coucher avec un intervalle de 7 à 14j entre les deux applications.
Comment utiliser le Topiscab?
La crème doit agir sur la peau pendant au moins 8 heures, ce qui impose de ne pas se laver (bain, douche) pendant ce laps de temps. S’il arrive que les mains ou d’autres zones de peau traitées (fesses, organes génitaux externes lors du change de bébé) soient lavées au cours de ces huit heures, il faut de nouveau appliquer de la crème sur ces zones.
Au bout de 8 heures (minimum) après l’application, il faut éliminer les restes de crème en se douchant ou en se lavant avec de l’eau et du savon.
A chaque application, la quantité de crème à appliquer est de :
30 g chez l’adulte et l’adolescent de plus de 12 ans, ce qui correspond à appliquer le tube en entier ;
15 g chez l’enfant de 6 à 12 ans, soit la moitié d’un tube ;
7,5 g chez l’enfant de 1 à 5 ans, ce qui équivaut à la taille de 2 noisettes ;
3,75 g chez l’enfant de 2 mois à 1 an, ce qui équivaut à la taille d’une noisette.
La crème doit être appliquée en fine couche sur la peau, de façon uniforme sur l’ensemble du corps (dont le cou, la nuque, la paume des mains et la plante des pieds). Il convient d’accorder une attention toute particulière aux espaces interdigitaux des mains et des pieds (également aux zones situées sous les ongles des doigts et des orteils), aux poignets, aux coudes, aux aisselles, aux organes génitaux externes et aux fesses. L’application sur la tête (cuir chevelu), les oreilles et le visage n’est pas utile, sauf si cette zone présente des lésions scabieuses ou chez les sujets âgés de plus de 65 ans.
Veiller à ce que la crème ne soit pas en contact avec les muqueuses (lèvres, bouche, narines, zone génitale) ou avec des plaies ouvertes ;
Ne pas appliquer la crème à proximité des yeux ;
Chez les enfants, ne pas appliquer la crème autour de la bouche pour éviter une ingestion du produit par léchage. Le port de gants peut être envisagé chez certains enfants.
Afin d’éviter tout risque de contamination entre patients lors de l’application, il est nécessaire d’utiliser 1 tube par patient.
En outre,il faut :
– avoir les ongles courts et bien propres ;
– changer de vêtements, de draps et de serviettes tous les jours et les laver à au moins 60 °C pendant une période de 14 jours ;
– conserver les articles qui ne peuvent pas être lavés à au moins 60 °C (vêtements) dans un sachet plastique fermé pendant quelques jours ;
– passer l’aspirateur énergiquement sur les tapis et les coussins.
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Le psoriasis du visage est encore appelé sébopsoriasis. Il s’agit d’une forme souvent retorse de dermite du visage
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Le psoriasis du visage est une dermatose chronique qui évolue par poussées, donnant à la peau un aspect rouge et squameux (grosses squames grasses), dans les zones séborrhéiques (riches en glandes sébacées et donc naturellement grasse : sillons nasogéniens, sourcils et zone inter sourcilière, oreille externe, gouttière sternale), et le cuir chevelu.
Psoriasis du visage
Soigner le psoriasis du visage
Appliquer les conseils pour soigner le psoriasis et la dermite du visage
Tacrolimus ou pimecrolimus hors AMM. Le tacrolimus, très gras, doit être appliqué sur la peau humide en très petite quantité. Il est souvent mal supporté au début du traitement et le mieux est de commencer son application apes une semaine de corticothérapie locale.
Petites doses d’ isotretinoïne (Roaccutane*) hors AMM : 5 à 10 mg tous les jours ou même 5 mg trois fois par semaine.
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Le psoriasis est une maladie inflammatoire auto-immune courante qui affecte principalement la peau, mais il peut également toucher les ongles. Le psoriasis des ongles, également connu sous le nom de psoriasis unguéal, peut entraîner divers symptômes et une détérioration esthétique importante. Dans cet article, nous examinerons les symptômes caractéristiques du psoriasis des ongles, les méthodes de diagnostic et les options de traitement efficaces. Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer unetéléconsultation avec le dermatologue
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Psoriasis des ongles, avec atteinte de la peau et des articulations (rhumatisme psoriasique)
Le psoriasis des ongles est très fréquent et souvent confondu avec une mycose des ongles qui peuvent par ailleurs surinfecter des lésions psoriasiques.
Le psoriasis des ongles peut se manifester de différentes manières. Les symptômes les plus courants incluent :
Pitting des ongles : formation de petits trous ou d’indentations sur la surface des ongles, appelées dépressions punctiformes, pouvant donner un aspect d’ongles en dé à coudre.
Décoloration : les ongles peuvent prendre une teinte jaunâtre ou orange (souvent jaune orangé, « saumon »), blanchâtre ou brune.
Épaississement de l’ongle : l’ongle peut devenir plus épais et plus difficile à couper.
Dystrophie de l’ongle : l’ongle peut se déformer, se fissurer, prendre une texture anormale telles une rugosité et une perte de transparence avec perte de solidité
Leuconychie : présence de taches blanches sur l’ongle.
Onycholyse : décollement de l’ongle du lit de l’ongle.
Le diagnostic précis du psoriasis des ongles nécessite souvent une évaluation clinique par un dermatologue expérimenté. Le médecin examinera attentivement les symptômes et peut réaliser des tests complémentaires tels qu’une biopsie de l’ongle pour confirmer le diagnostic. Besoin de l’avis d’un spécialiste ? d’un traitement ? Délais de rdv trop longs ? Vous pouvez effectuer unetéléconsultation avec le dermatologue
Qui est touché par le psoriasis des ongles?
Le psoriasis des ongles concerne 50 à 80 % des patients psoriasiques, mais ils de constituent une atteinte isolée, sans autre lésions cutanées, que dans 5 à 10 % des cas. Il faut donc chercher une atteinte cutanée de psoriasis.
Est-ce grave?
Le psoriasis des ongles est gênant et souvent mal vécu par les patients mais il n’est pas grave en soi. En revanche le psoriasis des ongles est présent dans plus de 80 % des cas au cours du rhumatisme psoriasique.
Il faut donc chercher un rhumatisme psoriasique en cas de découverte d’un psoriasis des ongles : douleurs nocturnes du dos, des mains, des pieds…
Comment soigner le psoriasis des ongles
1 Lutte contre les facteurs agravants
Le psoriasis est sensible au phénomène de Kobner : ils s’aggrave quand il subit des traumatisme.
Il faut donc éviter les microtraumatismes en coupant les ongles courts et de lutter contre les auto-manipulations : éviter de refouler les cuticules, de mettre du vernis à ongle, des faux ongles, de passer un instrument sous l’ongle pour le nettoyer…
2 Soins locaux
Vernis contre le psoriasis des ongles type Psoriatec*
Dans les décollements très distaux de la tablette unguéale : application d’un dermocorticoïde de classe 1 matin et soir, en le faisant pénétrer sous l’ongle
Méthotrexate : il a fait l’objet de quelques petites études sur des patients atteints de psoriasis matriciel unguéal en injections intralésionnelles
Corticoides : en injections intralésionnelles aussi
Un espoir viendrait du laser NdYAG à longues impulsions (long pulse), ayant une activité sur les vaisseaux, en effet on constate souvent une hypervascularisation et une angiogénèse accrue de la matrice. Le traitement consiste à effectuer des séances de laser NdYAG sur les ongles une fois par mois et permettrait de réduire le psoriasis des ongles
3 Traitements généraux
Méthotrexate : il peut être proposé dans le psoriasis unguéal à la dose de 15 à 25 mg par semaine en prise orale (passage à la forme sous-cutanée en cas d’effets gastro-intestinaux) avec administration d’acide folique 24 h après la prise
Rétinoïdes (Soriatane*) : ils agissent très lentement et ne peuvent être employés qu’à très faibles doses
Ciclosporine : traitement le plus spectaculaire en cure de quelques mois mais non dénuée d’effets secondaires
Biosimilaires : aprelimast…
Le psoriasis des ongles est une manifestation fréquente du psoriasis, qui peut causer des symptômes gênants et altérer la qualité de vie des patients. Heureusement, grâce à une évaluation précise et à un traitement approprié, il est possible de gérer efficacement cette affection. Si vous pensez souffrir de psoriasis des ongles, il est recommandé de consulter un dermatologue pour un diagnostic précis et un plan de traitement adapté à votre cas particulier.
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Le psoriasis forme généralement des plaques bien limitées recouvertes de squames sur les mains et les pieds, débordant souvent sur les poignets et les chevilles
En dermatoscopie, le psoriasis de la main comporte des éléments évocateurs:
vaisseaux en points
squames blanches
Plaque de psoriasis : vaisseaux en points et squames blanches
Alors que l’eczema de la main comporte plutot des croutes jaunes
Le psoriasis des paumes et des plantes peut prendre d’autres formes :
etre très profus et squameux, voire former une véritable carapace et de larges crevasses, des talons notamment
provoquer des fissures du bout des doigts (pulpite fissuraire)…
Donner des pustules (pustulose palmoplantaire) :
Atteinte pustuleuse d’un psoriasis du pied
Soigner le psoriasis des mains et des pieds
Psoriasis sec des mains et pieds (croutes blanches, fissures… )
Hydratation cutanée toutes les heures et après chaque lavage de mains avec une crème en tube ou plus pratique, avec stick pour les lèvres contenant si possible du beurre de karité et en mettre le moins possible, pour ne pas être gênés dans la vie quotidienne et pouvoir ainsi faire le traitement avec une réelle efficacité.
Kératolytiques le soir et le matin peuvent être très utiles.
Dermocorticoides de classe 1 sous forme de pommade matin et soir (au début sous occlusion) puis décroissance progessive rapidement car les corticoides empêchent la réparation de la barrière cutanée d’où des rechutes fréquentes en cas de traitement prolongé.
Daivobet* en pommade
Tacrolimus à 0,1%, hors AMM tout en continuant l’hydratation toutes les heures.
UV sur les mains et pieds (photothérapie)
Acitrétine à petites doses (Soriatane*)
Le méthotrexate, la ciclosporine….
Tandis que les anti-TNF peuvent donner des réactions paradoxales, l’apremilast a montré son intérêt de même que le secukinumab semble doté d’une efficacité assez spectaculaire.
Fissures et crevasses des talons
En plus des traitements sus visés, le médecin peut prescrire des pansements pour talons en cas de crevasses de pieds
Pustuloses palmo-plantaires
Arrêt du tabac car il est souvent corrélé avec la pustulose palmo plantaire.
Dermocorticoïdes locaux de classe 1.
Kératolytiques (la vaseline salicylée à 10 ou 15 p. 100, les pommades à l’urée). Ce traitement peut être fait au niveau des pieds sous occlusion, en utilisant les feuilles de plastique alimentaire juste sous les chaussettes ou des sacs plastiques la nuit.
PUVAthérapie mais rechute habituellement très rapidement dès l’arrêt du traitement.
Les rétinoïdes (Soriatane*) peuvent être efficaces en diminuant le nombre de pustules et en améliorant la qualité de vie, mais ne permettent qu’exceptionnellement un blanchiment complet des lésions.
Le méthotrexate peut être partiellement efficace.
La ciclosporine est souvent remarquablement efficace à petites doses, amis elle est non dénuée d’effets secondaires et est-il raisonnable de donner un immunosuppresseur au long cours chez des patients ayant fumé durant de nombreuses années?
Les anti-TNF n’ont pas été étudiés. L’ustékinumab, le guselkumab et secukinumab n’ont été évalués que sur des petites séries avec des réponses variables.
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Le psoriasis entre les fesses est appelé psoriasis inversé
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– Les traitements…
Les lésions peuvent gagner le haut des fesses et le bas du dos et prendre un aspect plus psoriasiforme (croutes blanches sur fond rouge)
Soigner le psoriasis entre les fesses
Séchage à l’air chaud
Utilisation de dermocorticoïdes, en lotion le plus souvent et associés aux dérivés de la vitamine D (Daivobet*)
Tacrolimus et le pimecrolimus hors AMM
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Biothérapies du psoriasis : mécanismes, molécules, bilan et contre-indications
Les biothérapies du psoriasis représentent une révolution thérapeutique issue de la compréhension des mécanismes immunologiques de la maladie. En ciblant précisément les cytokines responsables de l’inflammation — TNF-α, IL-17A, IL-23 — ces molécules obtenues par génie génétique permettent de contrôler les formes sévères de psoriasis résistantes aux traitements conventionnels. Mais leur puissance immunosuppressive impose un bilan pré-thérapeutique rigoureux et un suivi au long cours. Elles ne sont pas des traitements anodins et restent réservées aux psoriasis résistants, intolérants ou contre-indiqués aux autres thérapeutiques.
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– Les traitements…
Principe des biothérapies — pourquoi elles sont différentes
Le psoriasis est une maladie auto-immune dans laquelle des cytokines pro-inflammatoires — des protéines de signalisation du système immunitaire — sont produites en excès et déclenchent la cascade inflammatoire responsable des plaques. Les biothérapies sont des anticorps monoclonaux ou des protéines de fusion obtenus par génie génétique, qui neutralisent spécifiquement ces cytokines ou leurs récepteurs.
Elles sont dites biomimétiques car elles miment des molécules naturellement présentes dans l’organisme — d’où leur efficacité remarquable et leur relative sélectivité. Mais cette sélectivité a un revers : en bloquant des cytokines impliquées dans la défense immunitaire, elles exposent à des risques infectieux spécifiques, notamment la réactivation de la tuberculose et des infections virales latentes.
Elles sont administrées le plus souvent par injections sous-cutanées (parfois intraveineuses pour certaines molécules), à intervalles réguliers définis selon chaque produit.
Les principales biothérapies du psoriasis
Anti-TNF-α — première génération
Les inhibiteurs du TNF-α (Tumor Necrosis Factor alpha) ont été les premières biothérapies utilisées dans le psoriasis. Ils bloquent cette cytokine pro-inflammatoire majeure impliquée dans de nombreuses maladies auto-immunes :
Étanercept (Enbrel®) — protéine de fusion récepteur-Fc
Efficaces sur le psoriasis cutané et articulaire, ils exposent aux risques infectieux les plus documentés de la classe.
Anti-IL-12/23 — deuxième génération
Ustekinumab (Stelara®) — cible la sous-unité p40 commune à l’IL-12 et l’IL-23, cytokines centrales de la différenciation Th1/Th17. Injections toutes les 12 semaines après induction.
Anti-IL-17A — troisième génération
Les inhibiteurs de l’IL-17A représentent actuellement les biothérapies les plus efficaces dans le psoriasis en plaques modéré à sévère :
Sécukinumab (Cosentyx®)
Ixékizumab (Taltz®)
Bimékizumab (Bimzelx®) — inhibe également l’IL-17F
Anti-IL-23 — quatrième génération
Ciblent spécifiquement la sous-unité p19 de l’IL-23, avec une sélectivité accrue et des intervalles d’injection très espacés :
Guselkumab (Tremfya®)
Risankizumab (Skyrizi®)
Tildrakizumab (Ilumetri®)
💡 Biosimilaires : des versions biosimilaires des anti-TNF sont disponibles à coût réduit (adalimumab biosimilaire, étanercept biosimilaire). Leur efficacité et leur profil de sécurité sont équivalents aux molécules de référence.
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DUPILUMAB ET BIOTHERAPIES
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Inefficacité ou réponse insuffisante après un essai thérapeutique bien conduit
Intolérance ou effets secondaires inacceptables aux thérapeutiques conventionnelles
Psoriasis articulaire (rhumatisme psoriasique) modéré à sévère
Formes avec retentissement majeur sur la qualité de vie malgré un traitement bien conduit
La décision d’instaurer une biothérapie est prise en concertation entre le patient et son dermatologue, après information complète sur les bénéfices, les risques et les contraintes du traitement.
Bilan pré-thérapeutique obligatoire
Avant toute mise sous biothérapie, un bilan complet est indispensable pour éliminer les contre-indications et établir un état de référence :
Examen clinique
Examen clinique complet et examen neurologique
Recherche de symptômes d’insuffisance cardiaque
Inventaire des antécédents de cancer et d’infections chroniques
Bilan biologique
NFS (numération formule sanguine)
CRP (marqueur inflammatoire)
ALAT, ASAT (bilan hépatique)
Sérologies hépatites B et C — la réactivation de l’hépatite B sous anti-TNF est une complication grave
Sérologie VIH si facteurs de risque
Bilan infectieux — dépistage tuberculose obligatoire
Quantiféron (IGRA) — test de détection d’une tuberculose latente. En cas de positivité, un traitement antituberculeux préventif doit être débuté avant la biothérapie.
Panoramique dentaire — éliminer un foyer infectieux dentaire
Scanner des sinus — éliminer une sinusite chronique
⚠️ Tuberculose latente et biothérapies : la réactivation d’une tuberculose quiescente est l’une des complications les plus graves des anti-TNF. Le Quantiféron doit être réalisé systématiquement — même en l’absence d’antécédent connu. Un résultat positif impose un traitement antituberculeux préventif avant toute biothérapie.
Contre-indications communes aux biothérapies
Hypersensibilité à la molécule ou à l’un de ses excipients
Infection évolutive — bactérienne, virale, fongique ou parasitaire
Tuberculose latente non traitée
Cancer ou hémopathie évolutifs, ou en rémission depuis moins de 5 ans
Insuffisance cardiaque évoluée (stades III-IV NYHA) — particulièrement pour les anti-TNF
Maladie démyélinisante (sclérose en plaques, névrite optique…) — particulièrement pour les anti-TNF
Vaccins vivants atténués administrés depuis moins de 3 semaines
Forte exposition aux UV/PUVA — surveillance rapprochée requise (risque de carcinome cutané)
Cas particulier de la grossesse
Par précaution de principe, les biothérapies sont évitées pendant la grossesse. Quelques précisions importantes :
Les traitements biologiques ne passent pas dans le lait maternel — l’allaitement est en général possible
Une conception survenant sous biothérapie ne justifie pas une interruption de grossesse
La poursuite d’une biothérapie pendant la grossesse peut être discutée au cas par cas en fonction de la sévérité du psoriasis et de la molécule utilisée — certains anti-TNF ont un recul plus important
Toute décision doit être prise en concertation avec le dermatologue, le gynécologue et si nécessaire un centre de référence
Surveillance au long cours
Les biothérapies nécessitent un suivi régulier et prolongé pour détecter les complications potentielles :
Risque infectieux — surveillance clinique à chaque consultation, bilan biologique régulier. Signaler tout épisode infectieux même banal sous biothérapie.
Risque de lymphome — une augmentation du risque de lymphomes a été évoquée sous biothérapies prolongées, notamment anti-TNF. La surveillance clinique et biologique régulière au très long cours est obligatoire.
Risque cutané — surveillance dermatologique des patients sous PUVA cumulé important
Anticorps anti-médicament — peuvent réduire l’efficacité au fil du temps (immunogénicité)
Tableau récapitulatif — biothérapies du psoriasis
Classe
Cible
Molécules principales
Particularités
Anti-TNF-α
TNF-alpha
Étanercept, Adalimumab, Infliximab
1ère génération — risque TB le plus documenté — biosimilaires disponibles
Anti-IL-12/23
Sous-unité p40
Ustekinumab (Stelara®)
Injections toutes les 12 semaines à l’entretien
Anti-IL-17A
IL-17A (±F)
Sécukinumab, Ixékizumab, Bimékizumab
Parmi les plus efficaces sur le psoriasis cutané — prudence MICI
Anti-IL-23 (p19)
IL-23 sélective
Guselkumab, Risankizumab, Tildrakizumab
Intervalles très espacés (jusqu’à 16-24 semaines) — sélectivité accrue
Questions fréquentes
Les biothérapies guérissent-elles le psoriasis ?
Non — les biothérapies contrôlent la maladie sans la guérir. Elles permettent d’obtenir une peau nette (PASI 90, voire PASI 100) chez une majorité de patients, mais l’arrêt du traitement est en général suivi d’une rechute. Elles s’inscrivent dans une stratégie de traitement au long cours, avec réévaluation régulière de leur nécessité.
Peut-on se faire vacciner sous biothérapie ?
Les vaccins inactivés (grippe, pneumocoque, COVID, hépatite B…) sont généralement possibles sous biothérapie — et même recommandés car les patients immunodéprimés sont plus vulnérables aux infections. Les vaccins vivants atténués (ROR, fièvre jaune, varicelle, zona vivant…) sont contre-indiqués pendant le traitement. Idéalement, la mise à jour vaccinale doit être faite avant l’instauration de la biothérapie.
Y a-t-il un risque de cancer sous biothérapie ?
Une augmentation du risque de lymphomes a été évoquée sous biothérapies anti-TNF au long cours — elle reste faible en valeur absolue et doit être mise en balance avec le bénéfice thérapeutique. Les anti-IL-17 et anti-IL-23, plus récents, n’ont pas montré de signal lymphomateux à ce jour. Une surveillance clinique et biologique régulière et prolongée est obligatoire pour tous les patients sous biothérapie.
Que faire en cas d’infection sous biothérapie ?
Tout épisode infectieux — même une simple angine ou un zona — doit être signalé rapidement au dermatologue prescripteur. Certaines infections nécessitent une suspension temporaire de la biothérapie le temps du traitement de l’infection. Ne jamais interrompre ni reprendre une biothérapie de sa propre initiative sans avis médical.
Les biothérapies fonctionnent-elles aussi sur le rhumatisme psoriasique ?
Oui — plusieurs biothérapies ont l’AMM à la fois pour le psoriasis cutané et le rhumatisme psoriasique, notamment les anti-TNF, le sécukinumab et l’ixékizumab. Chez les patients présentant les deux atteintes, le choix de la molécule intègre l’efficacité sur les deux composantes de la maladie.
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Méthotrexate en dermatologie : psoriasis et rhumatisme psoriasique
Le méthotrexate (MTX) est un antimétabolite antifolique utilisé en dermatologie depuis plus de 50 ans dans le traitement du psoriasis sévère résistant aux traitements conventionnels et du rhumatisme psoriasique.
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Il agit en inhibant la dihydrofolate réductase, enzyme indispensable à la synthèse des bases puriques et donc à la prolifération cellulaire, réduisant ainsi l’hyperprolifération des kératinocytes caractéristique du psoriasis et modulant la réponse immunitaire inflammatoire.
Contrairement aux traitements quotidiens, le méthotrexate est administré une seule fois par semaine, ce qui le distingue de la plupart des médicaments et impose une vigilance particulière pour éviter les erreurs de prise.
Il est disponible par voie orale (comprimés à 2,5 mg) ou par injection sous-cutanée ou intramusculaire, cette dernière voie étant préférée en cas de nausées importantes ou de doses élevées pour une meilleure biodisponibilité.
Le méthotrexate est un traitement de référence dans les traitements systémiques du psoriasis, avant le recours aux biothérapies.
Indications en dermatologie
– Psoriasis en plaques modéré à sévère résistant aux traitements topiques et à la photothérapie.
– Rhumatisme psoriasique : le méthotrexate est un traitement de fond de référence, notamment pour les atteintes articulaires périphériques.
– Psoriasis érythrodermique et pustuleux généralisé : en urgence dermatologique, en association.
– Dermatite atopique sévère de l’adulte et de l’enfant : hors AMM mais largement utilisé en pratique avant les biothérapies.
– Lymphomes cutanés T (mycosis fongoïde) à faibles doses.
– Morphée et sclérodermie localisée : hors AMM, pour les formes étendues ou en progression.
Bilan avant instauration du traitement
Un examen clinique complet est indispensable pour s’assurer de l’absence de foyer infectieux chronique, de maladie hépatique ou hématologique sous-jacente, avant toute prescription.
Bilan biologique initial obligatoire :
– NFS-plaquettes (recherche d’anomalie hématologique préexistante),
– créatininémie et clairance de la créatinine (fonction rénale),
– bilan hépatique complet : ASAT, ALAT, GGT, phosphatases alcalines, bilirubine,
– sérologies hépatites B et C (le méthotrexate est formellement contre-indiqué en cas d’hépatite active),
– sérologie VIH si contexte à risque,
– bêta-hCG chez toute femme en âge de procréer (tératogénicité majeure).
Bilan morphologique hépatique :
– Fibroscan (élastométrie hépatique) avant initiation : évalue la fibrose hépatique basale, particulièrement importante chez les patients psoriasiques présentant des comorbidités métaboliques (obésité, diabète, stéatose hépatique non alcoolique),
– Fibrotest en complément selon le profil du patient.
Bilan pulmonaire :
– Radiographie thoracique de référence avant traitement (dépistage d’une pathologie pulmonaire préexistante pouvant favoriser la pneumopathie immuno-allergique).
Modalités d’administration et initiation du traitement
Principe fondamental : une prise par semaine, jamais quotidienne.
Les erreurs de prise quotidienne du méthotrexate sont une cause de toxicité grave et parfois mortelle. Il est recommandé de noter le jour de prise sur le calendrier et d’en informer tous les professionnels de santé impliqués.
Voie orale : comprimés à 2,5 mg, de préférence fractionnés en trois prises à 12 heures d’intervalle le même jour hebdomadaire pour améliorer la tolérance digestive.
Voie injectable (sous-cutanée ou intramusculaire) : préférée en cas de nausées importantes sous forme orale, de doses supérieures à 15 mg/semaine, ou pour améliorer la biodisponibilité.
Schéma d’initiation progressif :
– dose initiale : 5 à 7,5 mg/semaine,
– augmentation progressive de 5 mg toutes les 4 semaines selon la tolérance clinique et biologique,
– dose efficace habituelle : 15 à 20 mg/semaine,
– dose maximale rarement dépassée : 25 mg/semaine en dermatologie.
Acide folique obligatoire : prescrire systématiquement de l’acide folique 5 mg/semaine, à prendre le lendemain de la prise de méthotrexate (jamais le même jour, sous peine d’en annuler l’effet thérapeutique). L’acide folique réduit significativement les nausées, la stomatite et la toxicité hématologique sans diminuer l’efficacité anti-psoriasique.
Surveillance sous traitement
Surveillance hématologique et hépatique :
– NFS-plaquettes : toutes les semaines pendant les 2 premiers mois, puis tous les mois,
– ASAT, ALAT (transaminases) : tous les mois,
– créatininémie : tous les 3 mois.
Surveillance hépatique morphologique :
– Fibroscan (et si possible Fibrotest) après chaque dose cumulative de 3 g de méthotrexate : seuil à partir duquel le risque de fibrose hépatique augmente significativement,
– à noter : chez les patients psoriasiques, la fibrose hépatique est avant tout liée aux comorbidités métaboliques (obésité, diabète, stéatose, alcool) plutôt qu’au méthotrexate lui-même. L’évaluation du risque doit tenir compte de l’ensemble de ces facteurs.
Surveillance pulmonaire :
– En cas d’apparition d’une toux sèche, d’une dyspnée ou d’une fièvre inexpliquée : arrêt immédiat du méthotrexate et consultation en urgence (suspicion de pneumopathie immuno-allergique).
Contre-indications
Contre-indications absolues :
– Grossesse et allaitement (tératogène majeur de catégorie X),
– maladies hépatiques évolutives et cirrhoses,
– consommation excessive d’alcool,
– infection sévère évolutive (tuberculose, sepsis, infection opportuniste),
– maladie hématologique préexistante ou macrocytose inexpliquée,
– insuffisance rénale sévère (clairance < 30 mL/min),
– patient incapable d’assumer le suivi clinique et biologique régulier,
– prescription concomitante de médicaments antifoliques, notamment le triméthoprime-sulfaméthoxazole (Bactrim®) : risque de toxicité hématologique majeure par addition des effets antifoliques.
Contre-indications relatives (nécessitant une évaluation bénéfice/risque) :
– Fonction rénale modérément diminuée : le méthotrexate est éliminé par voie rénale ; toute réduction de la clairance augmente le risque de toxicité systémique,
– déficit immunitaire,
– prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ou d’aspirine à fortes doses : risque de déplacement du méthotrexate de sa liaison à l’albumine, augmentant la fraction libre pharmacologiquement active et donc la toxicité (les faibles doses d’aspirine à visée antiagrégante restent compatibles),
– médicaments modifiant l’absorption digestive, la liaison à l’albumine ou l’excrétion rénale du méthotrexate,
– médicaments à activité antifolique légère (certains antibiotiques, antiépileptiques).
Effets indésirables
Toxicité hématologique :
– Anémie macrocytaire, leucopénie, thrombopénie : liées à l’effet antifolique du méthotrexate, prévenues en grande partie par l’acide folique hebdomadaire.
– En cas de chute brutale des globules blancs ou des plaquettes : arrêt immédiat et consultation en urgence.
Toxicité hépatique :
– Cytolyse hépatique (élévation des transaminases) : fréquente, justifiant la surveillance mensuelle,
– fibrose hépatique : risque cumulatif augmentant avec la dose totale, surtout en cas de comorbidités métaboliques associées.
Toxicité digestive :
– Nausées, vomissements, stomatite aphtiforme : effets les plus fréquents, réduits par le fractionnement des doses, la voie injectable et l’acide folique.
Toxicité pulmonaire :
– Pneumopathie immuno-allergique : rare mais grave, pouvant survenir à tout moment du traitement, indépendamment de la dose. Se manifeste par une toux sèche, une dyspnée et une fièvre. Impose l’arrêt immédiat du traitement.
– Fibrose pulmonaire : exceptionnelle aux doses utilisées en dermatologie.
Autres effets :
– Chute de cheveux (effluvium télogène), le plus souvent transitoire et modérée,
– photosensibilisation : éviter l’exposition solaire intense et les séances de bronzage artificiel pendant le traitement,
– ulcérations cutanées en cas de surdosage ou d’interactions médicamenteuses.
Méthotrexate et grossesse : point de vigilance majeur
Le méthotrexate est un tératogène majeur de catégorie X : il est formellement contre-indiqué pendant la grossesse et l’allaitement.
Chez la femme en âge de procréer, une contraception efficace est obligatoire pendant toute la durée du traitement et pendant les 3 mois suivant l’arrêt (délai nécessaire à l’élimination complète du méthotrexate et à la restauration d’une gamétogenèse normale).
Chez l’homme, une contraception est également recommandée pendant le traitement et durant les 3 mois suivant l’arrêt, en raison d’un effet potentiel sur la spermatogenèse.
Toute grossesse survenant sous méthotrexate doit être signalée immédiatement au médecin prescripteur.
Place du méthotrexate dans la stratégie thérapeutique
Le méthotrexate s’inscrit dans la séquence thérapeutique du psoriasis modéré à sévère après échec des traitements topiques et de la photothérapie UVB, avant le recours aux biothérapies (anti-TNF, anti-IL-17, anti-IL-23).
Ses atouts par rapport aux biothérapies restent son coût très faible, sa longue expérience d’utilisation, son efficacité sur le rhumatisme psoriasique articulaire, et la possibilité de l’utiliser en association avec certaines biothérapies pour en améliorer l’efficacité et réduire l’immunogénicité.
Ses limites sont la nécessité d’une surveillance biologique régulière, les interactions médicamenteuses nombreuses, la contre-indication en cas de projet de grossesse et le risque d’hépatotoxicité cumulative.
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L’acitrétine est le métabolite principal de l’étrétinate. Ils appartiennent à la famille des rétinoides (comme le Roaccutane*)
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L’efficacité des rétinoïdes se manifeste lentement alors que leurs effets secondaires apparaissent dans les quinze premiers jours du traitement mais ils disparaissent dans les quinze jours dès la baisse de la dose.
Tératogénicité
La tératogénicité est l’effet secondaire le plus important. Elle est maximale pendant le premier trimestre de grossesse => contraception efficace chez la femme 1 mois avant le début du traitement, poursuivie deux ans après l’arrêt du traitement
De ce fait l’acitrétine est très peu utilisé chez la femme fertile. En cas de grossesse sous traitement ou dans les deux mois suivant l’arrêt, discuter une interruption médicale de grossesse. En cas de grossesse dans les deux ans après arrêt du traitement, organiser un suivi échographique rapproché.
Alors qu’elle est presque impossible à prescrire chez la femme en âge de procréer, l’acitrétine doit être essayée chez tout homme jeune ayant besoin d’un traitement systémique quitte à accélérer la réponse thérapeutique par une photothérapie associée pendant les premiers mois.
nécessite une contraception obligatoire poursuivie 2 ans après l’arret du traitement,
éviter le soleil, les antibiotiques par voie générale et de donner son sang.
contre-indication chez la femme en age de procréer sauf si prise d’au moins une contraception depuis 3 mois,
test de grossesse négatif depuis moins de 3j à l’initiation et lors des renouvellements.
Pas de grossesse ni de don du sang pendant le traitement et deux ans apres l’arret.
Pas de consommation d’alcool pendant le traitement et deux mois apres son arret car l’acitretine se transforme en etretinate, teratogene stocké dans les graisses pendant plusieurs mois
Peau et phanères
Altération de la barrière cutanée et de la croissance des phanères (possibilité de ralentissement de la croissance des ongles, chute de cheveux… au troisieme mois de traitement mais ils repoussent à l’arret du traitement quelquefois de facon frisée où sont incoiffables pendant un an). Assèchement des muqueuses (lèvres seches, yeux secs: lentilles de contact mal tolérées, saignements de nez… ).
Céphalées
œdème cérébral responsable de céphalées violentes. Il s’agit d’une indication à l’arrêt du traitement.
Muscles et ligaments
Des douleurs musculaires et tendinopathies sont possibles. L’acitrétine est contre-indiquée chez les sportifs de haut niveau.
Os et croissance
Ostéophytes et calcifications tendineuses. En cas de douleur localisée à une insertion ligamentaire, faire une radiographie.
Diminution de la vision nocturne
Baisse de l’humeur et de la libido
Tolérance solaire
l’acitrétine n’est pas photosensibilisante mais elle diminue l’épaisseur de la couche cornée et rend donc la peau plus sensible au soleil
Effets secondaires biologiques
Augmentation des lipides sanguins, progressivement pour le cholestérol, parfois très brutalement en présence d’alcool pour les triglycérides avec un risque de pancréatite aiguë. Une hypertriglycéridémie importante est une contre-indication à la poursuite du traitement.
Augmentation modérée des transaminases possible
Augmentation de la sensibilité à l’insuline. Elle peut être responsable d’hypoglycémie chez les diabétiques traités.
Posologie et modalité d’administration
Il existe des gélules à 10 et 25 mg à prendre au cours des repas.
On commence généralement le traitement à 10 mg/j puis on augmente la dose quotidienne de 5 mg tous les 15 jours jusqu’à l’apparition de lèvres sèches. La dose efficace est le plus souvent de 15 à 25mg/j
En cas de suspicion d’effet indésirable, on arrête l’acitrétine durant 15 jours (pas de rebond à l’arrêt), puis on reprend à la même dose. Si disparition après 15 jours, puis réapparition 15 jours après la reprise on a alors uneimputabilité forte.
Contre-indications
Absolues
L’absence de contraception chez la femme fertile,
une hypertriglycéridémie supérieure à 3 g/L,
une dépression.
Relatives
L’obésité,
le diabète,
l’hypercholestérolémie et l’existence d’un syndrome métabolique
Mini-pilules progestatives est déconseillée du fait d’un risque de réduction d’activité contraceptive.
Suivi biologique
Pour une femme réglée, la mise en place d’une contraception un mois avant le début du traitement plus test de grossesse chaque mois sont nécessaires.
Pour tous les patients : cholestérol, triglycérides, ALAT et ASAT avant traitement, après un mois de traitement puis tous les trois mois.
Surveillance mensuelle si anomalies lipidiques ou cytolyse hépatique.
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Comment se manifeste le psoriasis du cuir chevelu?
Le psoriasis du cuir chevelu se manifeste le plus souvent par des plaques de la nuque, du pourtour des oreilles, du sommet du crane, du cuir chevelu
Les plaques sont blanches le plus souvent, il ne faut pas les confondre avec les simples pellicules
Soigner le psoriasis du cuir chevelu
On utilise souvent l’association corticoïdes/calcipotriol en lotion (Daivobet* une à deux heures avant le shampoing) et/ou les mousses aux corticoïdes de classe1 (Clarelux*15 minutes avant le shampoing de façon dégressive jusqu’à une fois par semaine).
Il est parfois nécessaire de réduire l’infection apportée par le grattage du du cuir chevelu par un traitement antibiotique local voire oral.
En deuxième intention et en cas de résistance aux traitements locaux, on peut prescrire des médicaments (Soriatane… )
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La physiopathologie du psoriasis fait intervenir des mécanismes inflammatoires (inflammation chronique de la peau), dont on ne connaît pas bien l’origine.
Cette inflammation provoque une accélération du renouvellement des kératinocytes, les cellules de l’épiderme : ils se renouvellent en 3-4j au lieu de 28 normalement!
Les kératinocytes produits n’ont donc pas eu le temps de faire leur maturation et la peau est produite en excès, constituée de kératinocytes immatures. L’ensemble de ces phénomènes (inflammation donc rougeur, et kératinocytes immatures donc présence de squames épaisses qui se détachent) génère le plaque de psoriasis typique.
Plaque de psoriasis typique, rouge (inflammatoire) et squameuse épaisse (blanche)
Le psoriasis est une maladie auto immune
L’auto immunité est un état dans lequel les cellules immunitaires qui sont sensées nous protéger, se mettent à nous attaquer dans certains organes.
Certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T, ont un role prépondérant dans la génèse de l’inflammation responsable des plaques de psoriasis
Le psoriasis est déclenché par une réaction immunitaire excessive.
Tout commence au niveau des cellules dendritiques activées sous l’influence du stress, de traumatismes cutanés, après l’infection par certains pathogènes ou la prise de certains médicaments, par des substances pro inflammatoires, le TNF (Tumor Necrosis Factor) et la les interleukines IL-1b et IL-36 qui activent les cellules dendritiques.
Celle-ci subit une maturation, exprime des molécules de costimulation du lymphocyte T et sécrète de l’IL-23. L’IL-23, en association à d’autres cytokines telles que le TGF (transforming growth factor)-β et l’IL-6, contribue à la différenciation des lymphocytes T CD4 en Th17 qui prolifèrent et migrent dans l’épiderme ou elles produisent aussi des interleukines (IL-17 et IL-22), provoquant elles aussi une inflammation dans l’épiderme, la prolifération des kératinocytes et la production de peptides antimicrobiens en association à l’IL-17.
L’IL-17, cytokine majeure produite par les Th17, stimule avec le TNF-α la production des chimiokines CXCL (chemokine [C-X-C motif] ligand) 1 et CXCL8 par les kératinocytes.
Ces chimiokines recrutent des polynucléaires neutrophiles dans la peau.
Ainsi, le rôle prépondérant des lymphocytes T CD4 de type Th17 dans la maladie a conduit au développement d’inhibiteurs spécifiques de cette voie, tels que les anticorps anti-IL(interleukine)-23 (cytokine favorisant la différenciation des lymphocytes en Th17), anti-IL-17, anti-IL-17RA (récepteur de l’IL-17) et IL-22 (cytokine produite notamment par les lymphocytes Th17) mais aussi des anticorps anti-TNF (étanercept, infliximab, adalimumab), anti-p40 (IL-12/IL-23, ustekinumab) et anti-IL-17A (sécukinumab)
Le psoriasis, une maladie génétique
Cette tendance à présenter dans la peau des cellules dendritiques activées et des Lymphocytes T activés serait influencé par la présence de gènes prédisposant donc au psoriasis
L’hérédité joue donc un rôle prédisposant au risque de psoriasis : on trouve environ 1 fois sur trois des antécédents de psoriasis dans la famille.
Cet antécédent familial de psoriasis est plus fréquent lorsque le psoriasis commence tot dans la vie:
Le psoriasis peut commencer à tout âge, mais il existe deux périodes plus à risque de voir apparaître un psoriasis :
– la puberté : il s’agit alors le plus souvent d’un psoriasis avec antécédents familiaux de psoriasis
– vers 40-50 ans : ce psoriasis est moins souvent associé à des antécédents familiaux de psoriasis
On connait encore mal la responsabilité intrinsèque des gènes dans le développement de la maladie mais on peut considérer que le psoriasis est une maladie provoquée par l’action de l’environnement sur un terrain génétique déterminé.
Voyons quels sont les facteurs environnementaux :
Facteurs intervenant dans le début (déclenchement) d’un psoriasis:
Le psoriasis est-il déclenché par le stress?
Un traumatisme psychologique est souvent retrouvé avant le déclenchement d’une poussée de psoriasis (stress, choc émotionnel… ).
J’ai fait du psoriasis après une angine ou une rhinopharyngite, est-ce lié?
Une infection ORL (en particulier a Streptocoque) peut déclencher un psoriasis, surtout chez l’enfant, et surtout pour la forme dite » psoriasis en goutte »
Le psoriasis est-il contagieux?
Le psoriasis n’est donc pas à proprement parler contagieux (mais il est possible de transmettre le terrain à ses descendants ou une infection ORL… qui déclenchera une poussée chez plusieurs membres d’une même famille)
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– Les causes
– Les traitements…
CREST est l’acronyme en anglais de Calcinose, Raynaud, Esophage, Sclérodactylie et Telangiectasie (il faut au moins 3 des 5 signes). Il est aussi appelé syndrome de Thibierge-Weissenbach et touche quatre femmes pour un homme et il débute en général entre 40 et 50 ans.
Il s’agit d’une forme limitée et peu évolutive de sclérodermie, cantonnée à la peau et à l’oesophage. Certains auteurs considèrent qu’il s’agit d’une forme frontière entre la sclérodermie localisée et la sclérodermie systémique
Cause
La cause du syndrome CREST n’est pas bien connue.
Il s’agit d’une maladie auto-immune qui provoque une surproduction de collagène.
Dans certains cas, le CREST semble associé à une exposition chimique (silice, solvants, hydrocarbures…).
Symptomes
Atteinte de la peau
L’atteinte cutanée est limitée aux doigts et au visage.
Syndrome de Raynaud
Le syndrome de Raynaudprécède souvent de plusieurs années les autres
signes du CREST, qui apparaissent habituellement quelques années plus tard.
Calcinose
Il s’agit de nodules durs et blancs lorsqu’ils sont superficiels
Elles sont plus fréquentes sur les mains et les jambes autour des articulations.
Lorsque les calcinoses s’abouchent à la peau, elles laissent sourdre une bouillie crayeuse.
Sclerodactylie
L’acrosclérose ou sclérodactylie est une atteinte des doigts qui sont d’abord boudinés avec une tendance à la disparition des empreintes digitales.
Puis la peau des doigts devient tendue, indurée donnant un aspect «sucé» aux doigts
Enfin, les doigts se rétractent en flexion.
Des plaies ulcérées douloureuses voire de véritables nécroses ou gangrènes surviennent sur les zones de sclérose
Telangiectasies
Il s’agit de petits vaisseaux qui sont regroupés en taches violacées d’un à 2 millimètres, visage (joues, lèvres) et sur les extrémités (mains)
Oesophage
L’atteinte de l’oesophage est présente dans 3/4 des cas, se manifestant par un trouble de la motilité oesophagienne pouvant provoquer un reflux gastro-oesophagien voire des difficultés à avaler, ou encore des ulcérations oesophagiennes.
Autres
Environ 1/3 des patients ont une fibrose pulmonaire voire une hypertension artérielle pulmonaire.
Bilan
Capillaroscopie
microangiopathie à mégacapillaires :
une raréfaction des anses capillaires,
des mégacapillaires
parfois, l’existence d’un oedème péricapillaire
une hyperkératose cuticulaire,
un érythème,
des micro hémorragies visibles à l’oeil nu.
Bilan biologique
Auto-anticorps anti-centromères
Radiographie
Scanner, échocardiographie, radiographie des mains…
Mesures hygiéno-diététiques du reflux gastro-œsophagien : suppression des aliments acides et de l’alcool, prise des repas en position assise, utilisation de plusieurs oreillers pour dormir.
La sclérodermie (sclérose de la peau) est une maladie inflammatoire induisant un épaississement scléreux et une fibrose des tissus.
On distingue deux grandes formes de sclérodermies :
les sclérodermies localisées ou cutanées appelées « morphées », qui concernent la peau et parfois les plans musculo-aponévrotiques et squelettiques sous-jacents (voir l’article morphées)
et les sclérodermies systémiques qui concernent la peau et les organes, on distingue deux grands types de sclérodermies systémiques :
Syndrome de CREST
Il s’agit d’une forme limitée et peu évolutive de sclérodermie : CREST signifie Raynaud (R), Calcinose sous-cutanée (C), atteinte Esophagienne (E), Sclérodactylie (S) et Télangiectasies (T)
La sclérodermie systémique est une maladie rare touchant 3 fois plus les femmes que les hommes, survenant le plus souvent vers la cinquantaine
Elle commence souvent par un syndrome de Raynaud au niveau des extrémités. Ensuite la fibrose s’installe sur les mains et le visage, puis s’étend rapidement sur les membres et le tronc. Elle s’accompagne souvent de fibrose du tube digestif, rénale, cardiaque et du poumon mettant en jeu le pronostic vital.
Son évolution s’étale le plus souvent sur plusieurs années, marquée par des poussées entrecoupées de stabilisation.
Atteintes de la peau et des tissus sous-cutanés
1/ Syndrome de Raynaud
Le syndrome de Raynaud (blanchiment de certains doigts au froid), notamment lorsqu’il est bilatéral, existe dans 95% des sclérodermies et il apparait avant les autres signes de sclérodermie, entre quelques semaines à quelques années (plus le délai est court, plus le pronostic est défavorable).
Syndrome de Raynaud
2/ Sclérose de la peau
Elle commence généralement là aussi au niveau des doigts (acrosclérose ou sclérodactylie), qui sont d’abord boudinés avec une tendance à la disparition des empreintes digitales.
Sclerodactylie de la sclérodermie
Puis la peau des doigts devient tendue, indurée donnant un aspect «sucé» aux doigts
Enfin, les doigts se rétractent en flexion.
Des plaies ulcérées douloureuses voire de véritables nécroses ou gangrènes surviennent sur les zones de sclérose
Plaies des doigtsNécrose
La sclérose s’étend ensuite au
visage : il devient lisse et se fige, le nez devient effilé et on observe une diminution de l’ouverture de la bouche qui est entourée de plis radiés en « gousset de bourse », la langue a du mal à sortir, elle devient figée et sèche, ainsi que les yeux (syndrome sec associant une sécheresse oculaire et buccale),
Sclérodermie
aux membres et au tronc donnant un aspect lisse et engainé de ces zones
3/ Télangiectasies
Il s’agit de petits vaisseaux qui sont regroupés en taches violacées d’un à 2 millimètres, visage(joues, lèvres) et sur les extrémités (mains)
4/ Calcinoses
Il s’agit de nodules durs et blancs lorsqu’ils sont superficiels
Lorsque les calcinoses s’abouchent à la peau, elles laissent sourdre une bouillie crayeuse. Elles sont plus fréquentes sur les mains et les jambes autour des articulations.
Sclérodermie des organes
1/ Le tube digestif
Atteinte de l’oesophage
Présente dans 3/4 des cas, se manifestant par un trouble de la motilité oesophagienne pouvant provoquer un reflux gastro-oesophagien voire des difficultés à avaler, ou encore des ulcérations oesophagiennes.
Intestin grêle
Il est aussi touché par
fibrose et ralentissement du péristaltisme intestinal responsable d’une pullulation microbienne
parfois atrophie villositaire
Ces deux éléments sont responsables parfois d’un syndrome de malabsorption et un risque de pseudo-occlusions intestinales.
2/ Les poumons et le coeur
Fibrose interstitielle pulmonaire
Chez 1/4 des patients, évoluant en insuffisance respiratoire chronique, cause majeure de décès chez les patients atteints.
Hypertension artérielle pulmonaire
Deuxième cause de décès, due à la fibrose pulmonaire, à l’atteinte des artère pulmonaires et/ou à l’
L’atteinte rénale donne une hypertension artérielle maligne et une insuffisance rénale
4/ Troubles musculosquelettiques
Atteinte des articulations (polyarthrite), des tendons, des os (déminéralisation, destruction des os distaux) et des muscles (douleurs et fragilités musculaires).
Biologie
On trouve chez environ 1/4 des patients des anticorps anti-Scl 70 dirigés contre la topo-isomérase.
Traitement
1/ Lutte contre la fibrose
L’exercice physique régulier, les massages et la rééducation tentent une conservation de la mobilité et combattent l’atrophie musculaire.
De nombreux traitements ont été testés car leur efficacité varie beaucoup d’une sclérodermie à l’autre : la colchicine, la D-pénicillamine, l’interféron γ, la cortisone, la ciclosporine…
Les télangiectasies peuvent être atténuées par un laser vasculaire à colorant pulsé ou KTP.
Contre les calcinoses sous-cutanées, on peut utiliser outre les pansements, de la colchicine. Une exérèse chirurgicale des calcinoses est parfois nécessaire.
3/ Traitement des atteintes organiques
3.1/ Tube digestif
Reflux Gastro Oesophagien
Mesures hygiéno-diététiques : suppression des aliments acides et de l’alcool, prise des repas en position assise, utilisation de plusieurs oreillers pour dormir.
Inhibiteurs de la pompe à protons pour limiter l’acidité gastrique.
Malabsorption
La pullulation microbienne favorisant la malabsorption avec l’atrophie villositaire liée à la fibrose, on prescrit des antibiotiques de façon intermittente et cyclique une à deux semaines tous les mois (amoxicilline, cyclines ou triméthoprime-sulfaméthoxazole)+ supplémentation en fer, en acide folique et en vitamine B12.
3.2/ Poumons et coeur
Fibrose interstitielle pulmonaire
Cyclophosphamide seul ou en association avec de la cortisone.
Surinfections pulmonaires
Antibiotiques en crise et prévention par vaccination contre la grippe et le pneumocoque.
Hypertension artérielle pulmonaire
Vasodilatateurs (nifédipine, iloprost…).
Trouble de l’irrigation du myocarde
Inhibiteurs calciques et inhibiteurs de l’enzyme de conversion (captopril) ou des vasodilatateurs tels les sartans.
3.3/ Atteintes musculaire et osteoarticulaire
Anti inflammatoires non stéroidiens ou stéroidiens (cortisone)
La sclérodermie est une maladie inflammatoire induisant un épaississement scléreux et une fibrose des tissus.
On distingue deux grandes formes de sclérodermies :
les sclérodermies localisées ou cutanées appelées « morphées », qui concernent la peau et parfois les plans musculo-aponévrotiques et squelettiques sous-jacents dans les morphées profondes. Elles sont 20 fois plus fréquentes que
la sclérodermie systémique qui concerne la peau et les organes (voir l’article sclérodermie systémique).
Symptomes
1/ Morphées superficielles
Morphées cutanées
Taches rouges-violacées qui progressivement deviennent indurées et blanchissent en leur centre => bande rose mauve souple en périphérie ( «lilac ring») .
Les morphées superficielles guérissent le plus souvent spontanément en 2-3 ans, laissant une pigmentation ou une dépigmentation.
Plus fréquente chez l’adolescent ou le jeune adulte
Quelques lésions de morphées de quelques cm de diamètre, sans induration de la peau voire atrophie (elles deviennent plus fines) et pigmentation. Evolution le plus souvent bénigne (stabilisation des plaques dans le temps).
Sclérodermie en gouttes
Petites taches blanches de sclerodermie, un peu atrophiées, comme des grosses gouttes sur la peau.
2/Morphées profondes
Atteinte de la peau mais aussi les tissus sous cutanés, les muscles et les tendons voire les os
L’atteinte la plus fréquente est la forme linéaire ou en bande atrophique
Sclérodermie en bande
Forme particulière sur le visage et le cuir chevelu, appelée « en coup de sabre ».
Coup de sabreForme évoluée de sclérodermie profonde
Conduite à tenir
Recherche d’autres maladies
Les patients ayant une sclérodermie localisée doivent être évalués pour une maladie rhumatologique ou auto-immune.
Un lichen scléreux doit systématiquement être recherché par un examen ano-génital
Dans les formes juvéniles touchant le visage (‘en coup de sabre’ ou hémiatrophie faciale), et de forme linéaire touchant les articulations, un dépistage d’uvéite et de rhumatisme inflammatoire doit être réalisé.
Prise de sang
Aucun bilan systémique n’est nécessaire
Un bilan sanguin est nécessaire avant tout traitement par voie orale.
La recherche d’anticorps anti-nucléaires et la sérologie de Lyme n’est pas recommandée.
La recherche d’anticorps contre les antigènes nucléaires ne sera réalisée qu’en cas de doute clinique d’une sclérodermie systémique.
Biopsies
Une biopsie doit être réalisée dans les formes atypiques en cas de doute.
En cas de forme profonde une biopsie au scalpel incluant l’hypoderme est nécessaire
En cas de suspicion de fasciite éosinophilique de Schulman elle doit aussi emporter le fascia.
Radiologie
En cas de forme linéaire ‘en coup de sabre’ ou d’hémiatrophie progressive faciale,une IRM du crâne est proposée.
Traitement
Dans tous les cas, la physiotherapie et les massages peuvent être associés aux traitements
1/ Morphees superficielles
Dermocorticoïdes forts ou très forts (classe II 1 mois, III 3 mois, sous occlusion si besoin pour augmenter l’efficacité. Des traitements plus longs sont possibles sous formes de cures séquentielles.), dérivés de la vitamine D (calcipotriol), tacrolimus, imiquimod, photothérapie (UVA1 à doses moyennes)…
2/ Morphees profondes
Méthotrexate parfois associé à la cortisone. Le traitement dure au minimum 12 mois et une réduction du dosage doit être considéré au 1er signes d’amélioration.
La dermatose « en terre sèche » provoque une tache brune acquise et qui ne démange pas, touchant préférentiellement les enfants et les adolescents.
La ou les taches brunes siègent le plus souvent à la base du cou, au dessus du décolleté, voire sur les chevilles.
Il suffit de nettoyer doucement la tache brune avec un coton imbibé d’alcool médical à 70° (ou de l’éther mais il n’est plus en vente libre en France) pour que la tache brune disparaisse, laissant le coton un peu sale
La tache brune est due à un dépot superficiel sur la peau
Laser pour la peau : comment ça fonctionne et quelles indications ?
Les lasers dermatologiques sont aujourd’hui utilisés pour traiter des dizaines d’affections cutanées — des vaisseaux aux tatouages, des rides aux verrues rebelles. Comprendre leur mécanisme permet de mieux appréhender les choix thérapeutiques et les résultats attendus selon le type de laser utilisé.
Un laser est une source de lumière monochromatique et cohérente — tous les photons émis ont exactement la même longueur d’onde. C’est cette propriété qui permet de cibler sélectivement une structure cutanée précise sans endommager les tissus environnants.
Deux paramètres physiques déterminent l’effet du laser sur la peau : la longueur d’onde (ce qu’il cible) et la durée d’impulsion (comment il agit).
Mécanismes d’action
La longueur d’onde — choisir sa cible
Chaque longueur d’onde est absorbée préférentiellement par l’un des trois chromophores naturels de la peau :
Chromophore
Laser ciblant
Applications
Hémoglobine (globules rouges)
Lasers vasculaires (530–577 nm)
Vaisseaux, couperose, angiomes
Mélanine et pigments
Lasers pigmentaires (694–1064 nm)
Épilation, taches, détatouage
Eau intracellulaire
Lasers ablatifs (CO2, Erbium)
Rides, cicatrices, lésions à exciser
La durée d’impulsion — choisir son effet
Durée d’impulsion
Mécanisme
Effet
Très courte (< temps de refroidissement de la cible)
Photothermolyse sélective
Chaleur confinée à la cible, tissus environnants intacts
Intermédiaire
Photocoagulation sélective
Diffusion modérée de chaleur vers les tissus proches
Longue
Photocoagulation / volatilisation
50–90 °C (coagulation) ou >100 °C (vaporisation des tissus)
Ultracourte — lasers Q-switched
Effet photomécanique
Variation brutale de volume de la cible — fragmentation des pigments (tatouage)
Lasers vasculaires
Cible : hémoglobine des globules rouges — deux pics d’absorption à 530 et 577 nm. Principaux lasers : Nd-YAG (KTP), laser pulsé à colorant (PDL).
Cible : eau intracellulaire — provoquent une vaporisation contrôlée des tissus. Principaux lasers : CO2 (10 600 nm) et Erbium YAG (2 940 nm).
Laser CO2 continu — excision et vaporisation
Provoque une volatilisation des tissus avec émission de fumées potentiellement infectantes (Papillomavirus). Protection obligatoire : aspirateur de fumées, masque FFP2, lunettes, gants et blouse pour l’opérateur.
Deux modes d’utilisation : en mode focalisé (bistouri laser — coupe en coagulant) ou en mode défocalisé (vaporisation sur grande surface).
Laser CO2 pulsé et Erbium — lissage et rajeunissement
Ces lasers provoquent une exfoliation épidermique contrôlée avec atteinte modérée du derme superficiel — stimulant secondairement la synthèse de collagène. Résultat : lissage des rides et comblement partiel des cicatrices peu profondes.
L’intensité de la sensation varie selon le type de laser, la zone traitée et la sensibilité individuelle. Les lasers vasculaires et pigmentaires sont ressentis comme un claquement élastique ou une légère brûlure. Les lasers ablatifs (CO2, Erbium) sont plus intenses et nécessitent une anesthésie locale ou topique (crème EMLA). La plupart des actes sont réalisables en consultation sans sédation.
Combien de séances sont nécessaires ?
Cela dépend entièrement de l’indication. Une varicosité peut être traitée en 1–2 séances. Un détatouage requiert 6 à 15 séances selon la couleur des encres, l’âge et la profondeur du tatouage. Une épilation laser demande 6 à 8 séances. Les rides traitées au CO2 fractionné peuvent nécessiter 1 à 3 séances avec un intervalle de 3 mois. Ces chiffres sont donnés à titre indicatif — le protocole exact est défini par le dermatologue lors de la consultation préalable.
Le laser peut-il être utilisé sur tous les phototypes ?
Le risque principal sur les peaux foncées (phototypes IV–VI) est l’hypopigmentation ou l’hyperpigmentation post-laser — la mélanine de l’épiderme absorbe une partie de l’énergie destinée à la cible. Les lasers vasculaires classiques et les anciens lasers pigmentaires sont moins adaptés aux peaux mates et noires. Les lasers Nd-YAG longue impulsion à 1064 nm sont aujourd’hui la référence pour l’épilation et les traitements vasculaires sur peaux foncées — résultats comparables avec un profil de sécurité adapté.
Y a-t-il des contre-indications aux soins laser ?
Oui — exposition solaire récente (risque de brûlure et de dyschromie), médicaments photosensibilisants (isotrétinoïne : délai de 6 mois recommandé), grossesse, infection cutanée active sur la zone, antécédent de cicatrice chéloïde. Le risque de kéloïde est relatif selon les zones et les types de laser. Un bilan complet lors de la consultation préalable permet d’identifier toutes les contre-indications individuelles.
La couperose télangiectasique (avec petits vaisseaux) constitue une bonne indication des lasers vasculaires.
Combien de séances de laser?
Il faut en général 3 séances pour obtenir un bon résultat, mais celui-ci est rarement durable car la couperose a tendance à récidiver après quelques années.
Pour certains patients, il est même nécessaire d’effectuer des séances d’entretien environ une fois par an.
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COUPEROSE – ROSACEE
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
InterviewDr Corinne DUPIN CAPEYRON 20 cours Gambetta 33400 Talence
– Les lasers vasculaires (laser couperose)
Il s’agit de : Laser à colorant pulsé
Laser KTP
Laser ND Yag
Lampes pulsées filtrées
– Quelle est leur longueur donde ?
La longueur d’onde des lasers vasculaires varie de 530 à 1000 nm
– Quelle est la cible de ce type de laser ?
Le laser vasculaire a pour cible l’hemoglobine située dans les globules rouges du sang
– Le laser vasculaire va donc agir sur les lésions contenant des vaisseaux. Y a-t-il des types de lasers agissant plutot sur certains types de vaisseaux ? Si oui, quel laser utiliser préférentiellement selon la lésion vasculaire ?
Le KTP est préféré si la rougeur sassocie aux télangiectasies
Les lampes donnent dexcellents résultats sur lerythrose du cou et les lésions du decolleté
1 à 3 passages sont necessaires espacés de 2 mois minimum comme pour toute technique laser on évitera lexposition solaire au minimum 3 semaines avant et 3 semaines après la séance
Effets secondaires : selon le laser utilisé : purpura, dème, érythème, croutelles
Le refroidissement des lasers de nouvelle génération permet datténuer la douleur ( picotements , brulures ) inhérente à la technique
Les complications sont les troubles pigmentaires en cas de non respect des consignes solaires
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Les lipomatoses sont des maladies dans lesquelles sont présents plusieurs lipomes sur le corps.
On distingue les lipomes encapsulés (lipomatose multiple familiale) résultant d’une prolifération de ces cellules, et les lipomes non encapsulés (maladie de Launois-Bensaude, de Dercum…) liés à un gigantisme des cellules adipeuses.
Lipomes encapsulés : la lipomatose multiple familiale
Maladie héréditaire de transmission généralement autosomique dominant avec pénétrance variable.
Les lipomes, généralement moins de 5 cms, apparaissent habituellement vers 20 à 30 ans chez un homme et sont généralement grossièrement symétriques sur les bras et avant bras, les cuisses… Ils sont généralement faciles à enlever car encapsulés.
Lipomes non encapsulés
Maladie de Launois Bensaude
La lipomatose de Launois-Bensaude se caractérise par l’apparition de lipomes souvent symétriques prédominant autour du cou, de la nuque et du haut du dos chez l’homme le plus souvent donnant parfois un aspect en « bosse de bison » au niveau de la nuque
L’alcool jouerait un rôle dans le déclenchement des lésions
Leur nature non encapsulée fait que l’exérèse est compliquée, on lui préfère donc souvent la liposuccion
Lipomatose douloureuse de Dercum
Rare, touchant plutot la femme obèse de 50 ans. Infiltration lipomateuse en plaques mal limitées, douloureuses, spontanément ou à la pression
sur le ventre, le dos, la racine des cuisses et des bras.
Un lipome est une « boule de graisse » sous la peau, formant une voussure souvent molle et parfois sensible. Le traitement classique du lipome est son ablation chirurgicale sous anesthésie locale. Lipome
Qu’est-ce que c’est?
Le lipome est composé de cellules graisseuses de la peau en plus grand nombre (lipomes encapsulés). Ils forment des boules sous la peau
Causes
La cause précise du lipome reste mal connue. Le lipome apparait le plus souvent à l’âge adulte, sans prédilection de race, ni de sexe.
Symptomes
Le lipome forme une boule enchassée profondément dans la peau le plus souvent de 2 à 20 cms, mobile par rapport aux plans profonds et à la peau qui le recouvre, molle.
Il est généralement bien limité et de consistance molle, situé juste sous la peau, lui donnant une voussure nette en pente douce. Le lipome peut parfois devenir sensible voire douloureux par période mais ce phénomène est assez rare.
Les lipomes sont fréquents sur le cou, la nuque, le haut du dos, les avant bras, les fesses, les cuisses…
Son diagnostic nécessite une consultation médicale. Le médecin prescrira parfois une échographie afin d’affirmer le diagnostic de cette boule sous la peau.
Formes particulières de lipomes
L. lombosacré médian
L. apparaissant dans l’enfance ou l’adolescence dans le bas du dos.
Ce lipome peut être un indicateur de la dysraphie spinale et être accompagné d’un angiome plan, d’une fistule lombaire, d’une déviation du sillon interfessier…
Ainsi le médecin prescrit non seulement une échographie mais une IRM pour chercher la dysraphie medullo spinale.
L. sous-aponévrotique du front
Fréquent chez l’homme à partir de 40 ou 50 ans.
L. arrondi ou ovalaire assez ferme, bien mobile par rapport à la peau de mais assez peu mobile par rapport à l’os.
Il n’est pas facile à enlever car il est situé sous le muscle frontal qu’il faut inciser
Angiolipome
L’angiolipome est plus fréquent chez l’adulte jeune surtout sur les bras et jambes, souvent de petite taille (< 2 cm), parfois regroupé avec d’autres angiolipomes dans la même zone
La caractéristique de l’angiolipome est qu’il peut être douloureux lorsqu’on appuie dessus et parfois il a une coloration bleutée (angio signifie qu’il contient des vaisseaux sanguins)
Hibernome
L. particulier formé à partir de la graisse du foetus, de couleur marron comme la graisse des animaux hivernant, d’où son nom, siégeant sur le cou, la nuque, le haut du dos…
L. périsudoral
L. contenant des glandes sudorales eccrines, siégant le plus souvent à la racine de la cuisse ou sur la fesse
Traitement : enlever un lipome
L’exérèse n’est pas obligatoire. C’est une affaire de choix personnel s’il existe des douleurs notamment, ou en cas de gêne esthétique. Elle se pratique le plus souvent sous anesthésie locale : on incise sur toute la longueur du lipome et on en réalise la dissection et l’extraction. La cicatrice est donc d’une taille proche de celle du lipome, ce qui n’est pas négligeable. Qui plus est, dans certaines zones comme le dos, les cicatrices sont souvent plus larges. Enfin, il existe toujours un petit risque de récidive en cas d’exérèse incomplète.
Elle est pratiquée le plus souvent par un dermatologue ou un chirurgien (en cas de lipome de grande taille)
La lipoaspiration ou liposuccion peut être utilisée dans les lipomes de grande taille
Plusieurs lipomes
En cas de lésions multiples sur le corps, il faut chercher une lipomatose
Le capital soleil est une notion un peu abstraite qui tente d’imager la quantité de rayons ultra-violets que la peau peut recevoir sans trop de dégâts (vieillissement prématuré, cancer de la peau… ).
Elle correspond globalement aux capacités de réparation de la peau (réparation de l’ADN des cellules cutanées lors des mutations engendrées par les ultra-violets).
Capital soleil variable
La notion de capital soleil est très variable d’un individu à l’autre en fonction de
son type de peau
peau claire ou mate: les peaux claires sont plus sensibles au soleil et ont donc un « capital soleil » beaucoup plus bas
de ses habitudes solaires
protection solaire, expositions aux heures les plus chaudes, dans des pays tropicaux… )
et de ses antécédents
coups de soleil ou exposition durant l’enfance, antécédents familiaux ou personnels de cancers de la peau…
Quelle quantité de soleil?
On ne peut aujourd’hui quantifier ce capital précisément pour un individu, mais on peut prévenir les patients à peau claire, par exemple, qu’ils ont un capital beaucoup plus faible qu’un patient à peau noire, ou un patient ayant de nombreux grains de beauté, voire un antécédent familial de mélanome (cancer de la peau) que son capital soleil est extrêmement faible.
Avoir dépassé son capital soleil?
Malheureusement, aujourd’hui, on en est réduit le plus souvent à constater après coup qu’un patient a considérablement entamé ou dépassé son « capital soleil » car apparaissent sur sa peau des taches brunes ou des taches blanches, voire des précancers ou de véritables cancers de la peau. Et l’on constate souvent cela de plus en plus tôt dans la vie!
Préserver son capital soleil
Il est donc essentiel d’exposer le moins possible les enfants et de se protéger des ultra-violets à tout âge en évitant les expositions entre 11 et 16h, en cherchant l’ombre, en portant des vêtements couvrants et en appliquant une crème solaire d’indice au moins égal à 30 une demi heure avant le début de l’exposition puis toutes les deux heures.
En cas d’écharde plantée dans le doigt, le pied… il convient tout d’abord de contrôler son statut vaccinal vis-à-vis du tétanos : si la date dudernier vaccin antitétanique date de plus de 10 ans ou est inconnue, aucune hésitation, il faut consulter votre médecin.
Que faire en cas d’écharde?
L’attitude à adopter dépend ensuite de nombreux facteurs parmi lesquels ont peut citer la taille, la localisation et la profondeur de l’enfoncement de l’écharde.
Petite écharde superficielle
Si cette dernière est petite et enfoncée superficiellement dans une structure charnue (paume, pulpe… ), vous pouvez tenter de la faire tremper dans de l’eau chaude avec du savon de Marseille. Ensuite, désinfectez une pince à épiler en la passant quelques secondes sous une flamme et tentez d’extraire l’écharde en tirant dans le sens inverse de sa pénétration, sans forcer. Enfin, désinfectez régulièrement la zone jusqu’à disparition de l’inflammation.
Autres échardes
Si cela ne fonctionne pas, qu’une inflammation persiste ou que l’écharde est grosse, profonde, enfoncée dans une structure non charnue (coté ou dos d’un doigt par exemple)… alors, il faut consulter. Le médecin dispose d’instruments stériles permettant de l’extraire et il préviendra l’infection.
Un produit « bio » doit comporter une certaine quantité -variable selon le label- de composants végétaux issus de l’agriculture biologique, c’est-à-dire cultivés sans pesticides.
Les cosmétiques bio doivent contenir un minimum de parfums, de colorants ou de conservateurs artificiels, de produits de synthèse ou de produits issus de l’industrie pétro-chimique (vaseline, paraffine… ).
Certains labels exigent même une absence complète de ces produits.
Malheureusement, il n’existe pas de label unique « Bio » ou « biologique » qui simplifierait beaucoup la vie des consommateurs, mais de nombreuses certifications plus ou moins complémentaires.
Quelles sont les différences principales entre les cosmétiques bio et les autres?
Outre le fait que les cosmétiques bio contiennent une certaine proportion de constituants végétaux issus de l’agriculture biologique, de produits naturels et ne contiennent que peu ou pas de dérivés du pétrole ou de produits de synthèse, on peut noter d’autres différences avec les cosmétiques traditionnels : les cosmétiques bio sont souvent riches en actifs, ils sont généralement vendus dans des emballages recyclables, ils ne sont habituellement pas testés sur des animaux et certains labels exigent l’absence d’utilisation de rayonnements ionisants ou de substances animales issues de vertébrés morts (baleine, tortue, vison..).
Tout ceci permet aux producteurs de cosmétiques bio de revendiquer des prix souvent plus élevés que pour les cosmétiques non biologiques.
Ces derniers font quant à eux l’objet de mesures de protection, parmi lesquelles figure la constitution d’un dossier contenant de nombreuses informations (formulation, tests cliniques… ), pouvant être consulté à tout moment par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (Afssaps), le Ministère de la Santé et la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Ils peuvent à tout moment faire l’objet d’un retrait du marché en cas de doute sur leur sécurité pour les consommateurs.
Les labels bio
Il existe de nombreux labels…
Le label « AB » (agriculture bio)
signifie que le produit contient 95% au moins de substances issues de l’agriculture bio. Il s’applique donc aux denrées alimentaires (huiles végétales et compléments alimentaires par exemple).
La pastille « ecocert »
désigne que l’organisme de contrôle et de certification Ecocert a délivré au produit cosmétique son label « cosmétiques écologiques et biologiques », signifiant que le produit contient au moins 95% de produits naturels traités selon les normes d’Ecocert. Les 5 % restant devant faire partie d’une liste restrictive de produits validés par Ecocert (les parfums et colorants de synthèse sont interdits). Enfin, les substances d’origine végétale contenues dans le produit doivent être à 95% certifiés bio et le cosmétique doit contenir au moins 10% de substances d’origine bio.
Les labels « Cosmébio »
sont issus de l’association française des professionnels de la cosmétique écologique et biologique. Ils comportent deux labels certifiant chacun que les produits contiennent 5% maximum de produits de synthèse et un minimum de 95% de produits naturels. Ces produits naturels doivent être issus de l’agriculture biologique pour au moins 10% d’entre eux dans le label « Bio » et 5% dans le label « eco ».
Le label « Nature est progrès »
est émis pas l’association du même nom, et exige l’absence totale de produits de synthèse et issus de la pétro-chimie.
Le label « BDIH »
répond au cahier des charges très strict d’une association allemande.
En dehors de ces sigles et labels aucune garantie n’est offerte au consommateur. La mention « produit naturel » par exemple ne signifiant pas grand chose.
Les huiles essentielles bio pour la peau
Les huiles essentielles sont issues de la distillation ou de l’extraction des composés aromatiques des plantes. Elles renferment donc de nombreux principes actifs et nécessitent quelques précautions d’emploi. Tout d’abord, il est recommandé d’éviter leur emploi chez la femme enceinte ou qui allaite et chez l’enfant. Il faut éviter de les utiliser pures (il faut les diluer entre 1 et 4% dans de l’huile végétale) et éviter leur contact avec les muqueuses (yeux… ).
Enfin, certaines huiles essentielles peuvent interagir avec le soleil et l’exposition de la zone sur laquelle elles sont appliquées est donc contre-indiquée
La scarlatine est une pharyngite à streptocoque du groupe A, ayant la
faculté de diffuser dans l’organisme des toxines qui provoquent une éruption cutanée.
La scarlatine s’attrape donc comme une autre pharyngite, par
contact avec des sujets atteints, voire porteurs asymptomatiques du
streptocoque A.
Symptomes
Un des signes précurseurs de l’éruption cutanée caractère
marqué des signes fonctionnels accompagnant la pharyngite : fièvre elevée (39-40°C), vomissements, fatigue, douleurs abdominales…
L’éruption apparaît généralement 24 à 48h après, sous la forme d’une éruption débutant le plus souvent au cou, puis s’étendant rapidement au tronc puis aux membres, ayant pour particularité de desquamer ensuite, disparaissant sans séquelles cutanées.
Traitement
Le médecin prescrit des antibiotiques. Le traitement antibiotique est important car la scarlatine peut se compliquer d’atteintes profondes (cardiaques, rénales… ).
Compléments alimentaires capillaires : composition, indications et différences entre produits
Les compléments alimentaires pour les cheveux — gélules, ampoules, levure de bière — sont souvent présentés comme des « traitements naturels » de la chute. Ils agissent en apportant au follicule pileux les nutriments nécessaires à la production de kératine, à l’oxygénation du bulbe et à la régulation sébacée. Leur efficacité est réelle en cas de carence documentée — mais ils ne remplacent pas un traitement médical sur une calvitie androgénétique ou une pelade.
Compléments ou traitement médical ? Un avis dermatologique permet de répondre.
La cause de la chute conditionne entièrement le traitement adapté — un bilan permet d’éviter de multiplier des cures inutiles. 📅 Téléconsultation avec le Dr Rousseau
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CHUTE DE CHEVEUX
« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Un complément pour les cheveux n’est pas un produit homogène — sa composition varie selon l’indication ciblée. Voici les principaux actifs que l’on retrouve, seuls ou en association.
Fluidifient les membranes cellulaires du follicule — participent à la qualité du sébum et à l’hydratation du cuir chevelu
Cuir chevelu sec, cheveux ternes, carence en acides gras
Fer
Oxygénation du bulbe pilaire — synthèse d’hémoglobine
Chute diffuse par carence martiale (ferritine basse) — fréquent chez la femme
Minéraux divers (sélénium, cuivre, silicium)
Cofacteurs enzymatiques — lutte contre le stress oxydatif folliculaire
Formules multi-cibles, prévention du vieillissement capillaire
💡 Les acides aminés soufrés agissent comme un « engrais » pour les cheveux — ils fournissent les briques de construction de la kératine. Sans eux (en cas de carence ou de régime carencé), la tige s’affine, se fragilise et tombe plus facilement.
Quel complément selon l’indication ?
La composition d’un complément capillaire n’est pas universelle — elle doit être adaptée au problème identifié. C’est la principale raison pour laquelle une consultation médicale préalable est recommandée.
Problème capillaire
Actifs prioritaires
Actifs à éviter ou secondaires
Chute de cheveux (effluvium, carence)
Acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) + vitamines B6 + fer si ferritine basse
Zinc seul insuffisant — acides gras non prioritaires
Formule mixte : acides aminés soufrés + zinc + vitamines B
Vérifier l’absence de calvitie androgénétique — zinc non substitut du minoxidil
📌 Un produit contre la chute ≠ un produit pour cheveux gras : le premier contient principalement des acides aminés soufrés et des vitamines B ; le second contient du zinc et de la B5 à visée sébo-régulatrice. Utiliser le mauvais produit n’a aucune efficacité sur le problème ciblé.
Composition précise et titrée — acides aminés soufrés + vitamines B en quantités définies
Dosage garanti et reproductible — indication claire — prescription ou conseil pharmacien
Plus coûteuses — nécessitent une prescription ou un avis médical pour les formes à visée thérapeutique
Levure de bière
Principalement vitamine B6 et quelques acides aminés — sans les autres vitamines B, sans fer, sans zinc en quantités significatives
Naturelle, bon marché, facilement accessible
Composition incomplète pour la chute de cheveux — n’apporte pas les acides aminés soufrés en quantité suffisante ni les cofacteurs manquants
⚠️ La levure de bière contient principalement de la vitamine B6 seule — sans les autres composants nécessaires à une action complète sur la pousse. Elle ne peut pas remplacer un complément formulé pour la chute de cheveux.
2 à 4 mois — correspondant à la durée du cycle pilaire télogène
Fréquence
1 à 2 cures par an selon l’indication — souvent automne et printemps (périodes de chute saisonnière accrue)
Délai avant résultat visible
4 à 6 semaines pour la qualité de la tige — 2 à 3 mois pour la réduction de la chute
Suivi recommandé
Si la chute persiste après 3 mois de cure bien conduite → bilan médical indispensable (cause non nutritionnelle à rechercher)
Limites et précautions d’utilisation
Limite / Précaution
Explication
Efficacité conditionnée à la carence
Sans carence documentée, une supplémentation supplémentaire n’améliore pas la pousse — seule une carence corrigée produit un effet visible
Inefficacité sur calvitie androgénétique
Les compléments ne remplacent pas le minoxidil ou le finastéride sur une calvitie génétique
Inefficacité sur pelade
La pelade est d’origine auto-immune — les compléments n’ont aucun effet sur ce mécanisme
Grossesse et allaitement
Certains compléments sont contre-indiqués ou nécessitent un avis médical — toujours demander conseil au pharmacien ou au médecin
Interactions médicamenteuses
La biotine à forte dose peut fausser certains dosages biologiques (TSH, troponine) — signaler la prise lors de tout bilan sanguin
Risque d’allergie
Certains produits contiennent des excipients allergènes (colorants, conservateurs) — vérifier la composition en cas de terrain allergique
💡 Règle pratique : les compléments capillaires sont utiles en complément d’un traitement médical adapté — pas en remplacement. La consultation médicale préalable reste indispensable pour identifier la cause et éviter de traiter la mauvaise cible.
La levure de bière est-elle efficace contre la chute de cheveux ?
La levure de bière contient principalement de la vitamine B6, avec de petites quantités d’acides aminés. Elle ne fournit pas les acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) en quantité suffisante, ni le fer, ni le zinc, ni les autres vitamines B nécessaires à une action complète sur la pousse. Son intérêt est limité comparé à un complément formulé spécifiquement pour la chute de cheveux, comme la Cystine B6® ou la Lobamine Cystéine®.
Le zinc aide-t-il à faire pousser les cheveux ?
Le zinc n’est pas un stimulateur de pousse au sens strict — son rôle principal dans le domaine capillaire est la régulation sébacée (cheveux gras) et une légère inhibition de la 5α-réductase. Il est particulièrement utile dans les formules pour cheveux gras associés à une chute modérée, ou dans les pellicules grasses. Pour une chute par carence nutritionnelle pure, les acides aminés soufrés et le fer sont les actifs prioritaires.
Peut-on prendre plusieurs compléments capillaires en même temps ?
Il est déconseillé de multiplier les compléments sans avis médical — le risque est de dépasser les apports journaliers recommandés pour certains nutriments (fer, zinc, vitamines liposolubles), ce qui peut entraîner des effets indésirables. En particulier, une supplémentation en biotine à forte dose peut fausser certains examens biologiques (TSH, troponine). Mieux vaut choisir un seul produit adapté à l’indication principale après consultation.
Combien de temps doit-on prendre un complément capillaire pour voir un effet ?
Les cures sont prescrites en général sur 2 à 4 mois — correspondant au cycle de renouvellement du follicule pileux. Les premiers effets sur la qualité de la tige (moins de casse, plus de brillance) peuvent être perceptibles à partir de 4 à 6 semaines. La réduction de la chute et l’amélioration de la densité s’observent plutôt à 2–3 mois. Si la chute persiste après une cure bien conduite, un bilan médical est indispensable pour chercher une cause non nutritionnelle.
Les compléments capillaires fonctionnent-ils sur une calvitie ?
Non — la calvitie androgénétique est liée à une sensibilité génétique des follicules aux androgènes, pas à une carence nutritionnelle. Aucun complément alimentaire ne peut stopper ni inverser une calvitie. Seuls le minoxidil (topique) et le finastéride (oral, homme uniquement) ont une efficacité prouvée sur ce mécanisme.
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« Secrets de dermatologue » :
– Les erreurs à éviter
– Les routines quotidiennes
– Les facteurs de vie à améliorer
– Les causes
– Les traitements…
Toute tache brune du bébé ou de l’enfant doit etre prise en considération et être montrée à un médecin. Ce dernier évaluera alors la nature de cette tache et pourra demander un avis spécialisé si nécessaire.
Mon enfant a des grains de beauté
Les grains de beauté du bébé de 0 à 3 ans peuvent être
Congénitaux
présents à la naissance ou apparaissant dans les premiers mois de la vie, il s’agit souvent de taches marron clair sur la peau du nouveau né, plus ou moins pileuses, qui ensuite grandissent proportionnellement à l’étirement de la peau lors de la croissance de l’enfant et se modifient en couleur (ils peuvent foncer ou s’éclaircir) et en pilosité (cette dernière a souvent tendance à augmenter).
la prime enfance est souvent une période d’apparition des premiers grains de beauté acquis (les grains de beauté « courants ») et d’autres naevi : naevus de Spitz, naevus spilus… que seul un spécialiste peut distinguer des naevi pigmentaires acquis.
Il est donc important de montrer les taches pigmentaires de ses enfants aux médecins car ces derniers peuvent nécessiter une surveillance régulière, voire une ablation.
De même, d’autres taches brunes peuvent apparaitre dans la tendre enfance et ne pas être des grains de beauté (taches « café au lait » par exemple).
La encore, seul un spécialiste pourra les distinguer des naevi pigmentaires et donner la conduite à tenir aux parents (simple surveillance, ablation, réalisation d’examens complémentaires… )
Quoi qu’il en soit, la présence de grains de beautés chez l’enfant doit faire redoubler les précautions vis a vis du soleil (voir comment protéger les enfants du soleil)
Une mention spéciale à deux grains de beautés qui doivent être enlevés après 12 ans, les naevi de Reed et de Spitz (voir l’article sur les grains de beauté)
Naevus congenital (grain de beauté du bébé) ou tache de naissance
Le grain de beauté de naissance est appelé naevus congenital et il est présent à la naissance ou apparait dans les premiers mois de vie sous al forme d’une tache de naissance marron
Naevus congénital de la jambe
On distingue les petits naevus congenitaux de moins de 1,5cm, les naevus congenitaux moyens de 1,5 à 20 cm et les grands naevus congenitaux de plus de 20 cm, voire les naevus congenitaux geants lorsqu’ils representent plus de 30% de la surface du corps. Tout naevus congenital (present a la naissance chez le bebe nouveau ne) doit etre montre a un medecin.
Comment on reconnait le naevus congénital?
Petit naevus congenital
Le plus souvent il apparait sous forme de taches marron clair sur la peau du nouveau né ou du nourrisson (dans les premiers mois de vie), plus ou moins pileuses, qui ensuite grandissent proportionnellement à l’étirement de la peau lors de la croissance de l’enfant et se modifient en couleur (ils peuvent foncer ou s’éclaircir) et en pilosité (cette dernière a souvent tendance à augmenter).
Naevus avec poils
Y a-t-il un risque?
Toute tache pigmentaire du bébé doit etre prise en considération et être montrée à un médecin. Ce dernier évaluera alors la nature de cette tache et pourra demander un avis spécialisé si nécessaire.
Les naevi congénitaux de grande taille font partie de ceux qui posent le plus de problèmes concernant la conduite thérapeutique à adopter, car ils sont considérés comme ayant potentiellement plus de risque de dégénérer en mélanome (selon les auteurs, entre 2 et 8% de risque de dégénérescence en mélanome) que les naevi pigmentaires acquis.
Naevus congénital géant
On propose donc souvent de les enlever si cela est possible (mais tout dépend de leur taille, de leur localisation, du risque cicatriciel… et cette décision est souvent prise conjointement entre les parents et les specialistes (dermatologue, chirurgien… ) en pesant tous ces éléments).
Quand l’ablation n’est pas possible ou dans les naevi congénitaux de petite taille, on recommande alors une surveillance régulière et soigneuse de ces naevi pigmentaires congénitaux de grande taille.
Lorsque ces derniers sont situés sur le cuir chevelu, le visage ou le dos, le praticien peut recommander d’effectuer des examens radiologiques (Scanner, IRM… ) à la recherche d’une atteinte des méninges notamment.
Xanthelasma des paupières : causes, diagnostic et traitements
Xanthelasma des paupières supérieures et inférieures — dépôts de cholestérol caractéristiques
Le xanthelasma (ou xanthélasma palpébral) est la forme la plus fréquente des xanthomes cutanés, un groupe de lésions correspondant à des infiltrations lipidiques de la peau, de couleur jaune à brun chamois. Il se définit comme un dépôt de cholestérol dans les couches superficielles de la peau des paupières. Bien que bénin, il peut signaler une dyslipidémie sous-jacente et représente une préoccupation esthétique pour de nombreux patients.
Comment reconnaître un xanthelasma ?
Le xanthelasma se présente comme une ou plusieurs plaques jaune-blanc, molles, bien délimitées, siégeant sur les paupières supérieures et/ou inférieures, avec une prédilection marquée pour le canthus interne (l’angle médial de l’œil, du côté du nez). L’atteinte peut être unilatérale ou bilatérale.
Son évolution naturelle suit trois phases :
Phase initiale : la plaque est souple, plane, de petite taille et asymptomatique.
Phase d’extension : la lésion s’élargit progressivement et peut devenir légèrement surélevée.
Phase tardive : après plusieurs années, la plaque peut s’indurer voire se calcifier, et des lésions adjacentes tendent à confluer (coalescence) jusqu’à envahir la quasi-totalité des paupières.
Sans traitement, l’évolution est constamment progressive. Il n’existe pas de régression spontanée documentée.
Faut-il réaliser un bilan sanguin ?
Oui. La découverte d’un xanthelasma justifie systématiquement un bilan biologique comprenant :
Un bilan lipidique complet : cholestérol total, LDL-cholestérol, HDL-cholestérol, triglycérides ;
Une électrophorèse des protéines plasmatiques pour dépister une dysglobulinémie associée.
Environ 50 % des patients porteurs d’un xanthelasma présentent une anomalie lipidique :
Une hypercholestérolémie (élévation du LDL-cholestérol) dans les cas les plus fréquents ;
Un abaissement isolé du HDL-cholestérol chez certains patients dont le cholestérol total reste dans les normes — situation souvent méconnue car le HDL bas passe inaperçu en l’absence de bilan complet.
L’autre moitié des patients ne présente aucune anomalie lipidique détectable, ce qui souligne que le xanthelasma peut survenir sur un terrain normolipémique, probablement en lien avec une susceptibilité locale du tissu palpébral.
Traitements : comment se débarrasser d’un xanthelasma ?
La prise en charge repose sur deux axes complémentaires : le traitement étiologique (correction de la dyslipidémie) et le traitement local de la lésion. Il convient de prévenir le patient que le risque de récidive existe quel que soit le traitement choisi, notamment en cas de dyslipidémie persistante.
Point important : la peau des paupières est la plus fine du corps humain (0,5 mm en moyenne). Tout traitement local y comporte un risque spécifique : cicatrice dépigmentée ou hyperpigmentée, asymétrie de fente palpébrale, et surtout ectropion (éversion du bord libre de la paupière exposant la conjonctive), complication fonctionnelle et esthétique sérieuse.
1. Traiter l’hypercholestérolémie associée
Lorsqu’une dyslipidémie est identifiée, sa correction est la première étape incontournable :
Mesures hygiéno-diététiques : régime pauvre en graisses saturées, activité physique régulière, réduction pondérale si nécessaire ;
Traitement médicamenteux : en cas d’échec des mesures diététiques ou de dyslipidémie sévère, prescription d’un hypolipémiant (statine, ézétimibe ou autre selon le profil lipidique) en concertation avec le médecin traitant ou le cardiologue.
La correction de la dyslipidémie ne fait généralement pas régresser les lésions existantes mais réduit le risque d’apparition de nouvelles lésions et de récidive post-traitement.
2. Exérèse chirurgicale — indiquée pour les lésions de petite taille
L’exérèse au bistouri sous anesthésie locale, suivie d’une suture soigneuse, reste la technique de référence pour les xanthelasmas de petite taille, linéaires, localisés sur une paupière présentant une bonne laxité cutanée.
Conditions préalables à réunir :
Laxité cutanée suffisante ou excès de peau (dermatochalasis) permettant la fermeture sans tension ;
Localisation préférentielle à la paupière supérieure, qui offre généralement plus de tissu mobilisable que la paupière inférieure.
La pièce opératoire est adressée en anatomopathologie afin de confirmer histologiquement le diagnostic (présence de cellules spumeuses chargées de lipides dans le derme). Ce geste permet d’éliminer formellement un autre type de xanthome ou une lésion tumorale d’aspect proche.
3. Traitement laser — indiqué pour les lésions étendues ou en cas de contre-indication chirurgicale
Le laser est la solution privilégiée pour les xanthelasmas de grande taille, multiples ou récidivants, ainsi qu’en cas de contre-indication à la chirurgie. Son maniement en zone palpébrale est délicat et doit être confié à un opérateur expérimenté. Deux types de lasers sont principalement utilisés.
Laser Erbium-YAG (Er:YAG)
Le laser Erbium agit par abrasion thermique couche par couche (vaporisation de l’eau intracellulaire). Il détruit mécaniquement les dépôts lipidiques mais génère une chaleur résiduelle susceptible d’induire une fibrose cicatricielle et une rétractation cutanée. Pour cette raison, il tend à être progressivement supplanté par le laser Nd:YAG dans cette indication.
Laser Nd:YAG (Q-switched ou long pulse)
Le laser Nd:YAG est aujourd’hui considéré comme la technique laser de référence pour le xanthelasma. Son mécanisme repose sur un effet photoacoustique (onde de choc mécanique) plutôt que sur la thermique pure : les impulsions ultra-brèves fragmentent les dépôts lipidiques sans carboniser les tissus adjacents. Cela se traduit par :
Un risque cicatriciel significativement réduit par rapport à l’Erbium ;
Une meilleure tolérance tissulaire en zone palpébrale ;
La possibilité de retraiter en cas de résultat partiel.
Plusieurs séances peuvent être nécessaires selon l’épaisseur et l’étendue des lésions.
4. Peeling à l’acide trichloroacétique (TCA)
Le peeling au TCA (acide trichloroacétique) consiste en l’application contrôlée d’une solution acide concentrée directement sur les plaques de xanthelasma, provoquant une nécrose chimique superficielle des dépôts lipidiques.
Avantages : technique ambulatoire, peu coûteuse, reproductible en cas de récidive.
Limites et précautions :
Technique à réserver absolument à des praticiens entraînés en raison de la proximité immédiate du globe oculaire ;
Risque de cicatrice et de rétractation palpébrale (ectropion chimique) en cas de surdosage ou de diffusion de l’acide ;
Plusieurs applications peuvent être nécessaires pour obtenir une destruction complète.
Quel que soit le traitement choisi, le risque de récidive du xanthelasma est non négligeable, évalué entre 40 et 60 % à 5 ans dans la littérature. Ce risque est plus élevé en cas de dyslipidémie non corrigée. La surveillance dermatologique régulière et le contrôle biologique annuel du bilan lipidique sont donc recommandés.
Questions fréquentes sur le xanthelasma
Le xanthelasma est-il dangereux ?
Non, le xanthelasma est une lésion bénigne, sans potentiel malin. Son importance réside dans sa valeur de signal d’alerte d’une dyslipidémie sous-jacente pouvant favoriser les maladies cardiovasculaires.
Peut-on traiter un xanthelasma sans chirurgie ?
Oui. Le laser Nd:YAG et le peeling TCA sont des alternatives non chirurgicales efficaces, particulièrement adaptées aux lésions étendues ou aux paupières inférieures où la chirurgie est plus risquée.
Le traitement est-il remboursé par l’Assurance maladie ?
Les traitements à visée esthétique (laser, peeling) ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. L’exérèse chirurgicale peut être remboursée si elle est justifiée médicalement.
Comment prévenir l’apparition d’un xanthelasma ?
La prévention repose sur le contrôle régulier du bilan lipidique, une alimentation équilibrée pauvre en graisses saturées et la prise en charge précoce de toute dyslipidémie.
Les syringomes sont des tumeurs annexielles fréquentes issues du canal eccrine et seraient des hyperplasies réactionnelles (plus que des tumeurs) issues de la portion intra-épidermique du canal eccrine.
Symptomes
Ils ont la forme de petites élevures jaunes ou couleur chair de 1 à 3 mm, souvent multiples et symétriques (sur chaque paupiere)
Ils surviennent souvent à partir de l’adolescence
Ils sont plus fréquents chez les femmes (9 cas sur 10) que les hommes.
Diagnostic
Ils sont fréquents sur les paupières (8 cas/10), mais ils peuvent concerner aussi la vulve, le cuir chevelu ou les aisselles.
Causes
Il existe des formes isolées et localisées (les plus fréquentes car elles concernent 90% des cas), familiales, et associées à la Trisomie 21.
Traitement : les enlever
Le traitement n’est pas obligatoire et il comporte un risque de cicatrices. Il est donc d’ordre esthétique compte tenu du caractère bénin, non évolutif et asymptomatique des syringomes.
Aucun traitement n’a prouvé une efficacité pérenne et sans risque de cicatrices mais celui qui semble le mieux toléré et ayant le moins de risque cicatriciel semble être le laser CO2.
laser CO2
Le traitement consiste à vaporiser les syringomes au laser CO2 avec un risque de rougeurs et de cicatrices blanches ou brunes
chirurgie
elle consiste à enlever les syringomes un a un au bistouri
peeling
elle consiste à appliquer de l’acide trichloracétique, il est souvent associé au laser, voir la fiche peeling
électro-dissection
elle consiste à carboniser les syringomes au bistouri électrique
Le staphylocoque doré colonise la peau le plus souvent par l’intermédiaire des doigts et des vêtements, à partir d’un gîte souvent périorificiel (narines+++, anus, oreilles… ). Un portage chronique staphylococcique au niveau de ces gîtes est souvent en cause dans les formes récidivantes de pathologies cutanées à satphylocoque. En réduisant le portage chronique narinaire de staphyocoque doré, on dimine le portage chronique sur la peau et donc le nombre d’infections à staphylocoque doré.
La prévention des récurrences nécessite donc un traitement efficace des gîtes.
Traitement des gites de portage du staphylocoque doré
Narines
Le traitement local des narines (premier centimètre) réduit le portage nasal du staphylocoque doré le plus souvent par application intranasale de mupirocine (Mupiderm*) 3 fois par j pendant 5 à 7 jours (ceci supprime le portage nasal chez 70% des gens pour une durée de 3 mois environ). Ainsi le médecin tend à prescrire la mupirocine 5 jours par mois pendant 1 an, mais pas plus par crainte de l’apparition de résistances.
Visage voire corps
Laver soigneusement la peau du visage et du cuir chevelu (shampoing) voire l’ensemble du corps avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal® ne pas utiliser de gant de toilette)
Laver tout le corps en faisant mousser (insister au niveau des aisselles, des régions des organes génitaux et du pli inter-fessier)
Laisser agir 3 min
Rincer abondamment
Éviction des facteurs favorisants
Règles d’hygiène :
lavage fréquent des mains
afin de prévenir la diffusion et la récidive des lésions, les zones atteintes et les mains seront lavées avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal®) et rincées abondamment.
Eviter le port de vêtements trop serrés et synthétiques, en particulier sur les zones d’appui (fesses, dos)
Eviter la macération (défaut d’hygiène, obésité, plis) et l’hypersudation
la coupe des ongles ras
lavage fréquent à haute température des vêtements, sous-vêtements (en coton de préférence) et linges de toilette
utilisation de linge de toilette personnel
changement quotidien des sous-vêtements
Parfois le médecin recommande l’utilisation quotidienne de produits antiseptiques moussants
Cyteal®, Septivon®, Plurexid®… en insistant sur les gîtes de portage (aisselles, périnée, pubis, cicatrices de furoncles) et en rinçant abondamment après la toilette car ces produits peuvent etre irritants
Essayer de limiter les facteurs favorisants généraux (obésité, diabète, déficit immunitaire (corticothérapie générale, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH)…
En cas de folliculite de la barbe,
il faut utiliser une mousse à raser antiseptique (Nobacter®) et changer régulièrement de lames de rasoir. Le mieux est de tondre la barbe
Ne pas manipuler les lésions liées au staphylocoque (folliculite, furoncle… )
Désinfection avec un antiseptique
2 à 4 applications quotidiennes sur les lésions, pendant 10 jours, de chlorhexidine, hexamidine… : DIASEPTYL 0,5 %, solution pour application cutanée (Digluconate de chlorhexidine) / EOSINE COOPER 2 POUR CENT, solution pour application cutanée en récipient unidose (Eosine disodique) / HEXASEPTINE 0,1 %, solution pour application locale en flacon (Hexamidine)/ MERCRYL, solution pour application cutanée ou MERCRYLSPRAY, solution pour application cutanée en flacon pressurisé (Chlorhexidine / Benzalkonium) / SEPTIVONSPRAY 0,05%, solution pour application cutanée en flacon pressurisé (Chlorhexidine)
Infection communautaire (en dehors de l’hôpital)
Le médecin prescrit des antibiotiques par voie orale et/ou en crème le plus souvent au vu de l’antibiogramme réalisé au laboratoire afin de l’adapter aux résistances du Staphylocoque doré
Infection nosocomiale (contractée à l’hopital)
En milieu hospitalier, il faut mettre en place des mesures d’hygiène et d’isolement des patients atteints par le staphylocoque doré afin de limiter la dissémination de ces bactéries souvent multirésistantes. Certaines souches deviennent en effet résistantes à la plupart des antibiotiques…
Les poils constituent un micro environnement cutané spécifiques car ils sont riches en sébum (huileux) mais pauvres en oxygène. Ils sont très favorables au développement du staphylocoque doré, qui est responsable de la majorité des infections bactériennes du poil.
Mais les poils peuvent être infectés par d’autres micro organismes, qu’ils soient bactériens ou autres (mycoses… )
Infections bactériennes des poils
Infection superficielle du poil : folliculite
La folliculite est le plus souvent une pustule centrée par un poil
Le furoncle est une folliculite s’accompagnant dune destruction du poil. Il évolue généralement en donnant une lesion » à tête blanche » en quelques jours, qui résulte de la destruction du poil, cest le bourbillon, qu’il faut éliminer. Les furoncles du visage doivent faire lobjet d’une attention toute particulière et ne pas être » tripotés » car leur manipulation peut entraîner une staphylococcie maligne de la face.
Un abcès est une infection plus profonde, plus volumineuse que les précédentes. Il résulte parfois de lévolution de celles-ci (lorsqu’on les manipule notamment) ou de l’inflammation d’un kyste préexistant.
L’abces est un nodule inflammatoire, douloureux, de consistance liquidienne (pus), de taille variable, siégeant inconstamment au sein d’un placard inflammatoire (dermohypodermite) et parfois associé à une fièvre.
Son traitement est mixte, médical et chirurgical.
Traitement chirurgical : incision/drainage chirurgical et prélèvement bactériologique du pus de l’abces.
Traitement médical : antibiothérapie pendant 5 jours
Le nombre d’abces cutanés est en augmentation du fait de l’émergence de staphylocoque doré résistant à la méthicilline
Qu’est-ce qu’un abcès?
L’abcès est une complication de l’infection bactérienne d’un poil (folliculite) ou d’un kyste sébacé.
Une infection est généralement caractérisée par des signes inflammatoires locaux (la chaleur, la rougeur, la douleur de la peau .), voire des signes inflammatoires généraux comme la fièvre.
Ainsi l’abcès se présente sous la forme d’une grosse boule rouge et douloureuse de la peau, souvent centrée par un point blanc
Cette prise en charge doit être réalisée par un médecin car il y a des risques de diffusion de l’infection
Il va le plus souvent proposer deux types de traitements en fonction de l’état du kyste inflammatoire
Soit l’abces n’est pas mûr : antibiotiques
Il y a une boule rouge et douloureuse mais l’abces n’est pas collecté : il n’y a pas de tête blanche. Le médecin va alors le plus souvent tenter de calmer l’infection ou de faire murir le kyste avec des antibiotiques par voie orale et en pommades sous des pansements
Les antibiotiques sont donnés durant 5 jours :
Clindamycine per os/IV : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si
poids > 100 kg
Pristinamycine per os : 1 g x 3 /jour
Oxacilline ou cloxacilline IV : 6 à 12 g/jour
Céfazoline IV : 3 à 6 g/ jour
L’abces est devenu plus mou et comporte à son sommet une tete blanche de pus situé juste sous la peau. Il est alors accessible à un traitement chirurgical
Ce traitement chirurgical consiste en une incision de l’abces, le plus souvent sans anesthésie ou juste une anesthésie du pourtour, suivie d’un lavage au sérum physiologique et parfois de méchage à la mèche iodoformée en l’absence d’antécédents d’allergie à l’iode. La mèche doit alors être changée toutes les 24 à 48 heures par une infirmière jusqu’à détersion complète. Un pansement avec un antiseptique ou un antibiotique en crème ou pommade est ensuite souvent utile pour favoriser le comblement de la cavité par le bourgeonnement des tissus sous cutanés.
Le médecin peut aussi décider d’utiliser les antibiotiques pendant 5 jours comme dans la forme non collectée
Les conseils du dermatologue :
Les infections de la peau et les infections des poils peuvent s’aggraver en l’absence de traitement adéquat (lymphangite, » ganglions « , voire septicémie ). Lors de la survenue dune lésion inflammatoire, il faut donc consulter et ne pas toucher ses lésions : la majorité de ces complications surviennent en effet à cause dune consultation trop tardive ou de la manipulation des lésions.
Ne pas utiliser les anti-inflammatoires (cortisone ou non stéroidiens) pour les infections cutanées car ceux-ci laissent les infections s’aggraver sans que lon puisse sen rendre compte.
Il ne faut pas oublier dêtre à jour pour le vaccin antitétanique car une plaie cutanée peut être la porte d’entrée du tetanos
Le furoncle est une infection profonde et nécrosante du follicule pilo-sébacé due à Staphylococcus aureus (Staphylocoque doré). Il se caractérise par une lésion papulo-nodulaire très inflammatoire évoluant en 5 à 10 jours vers la nécrose folliculaire avec l’élimination du follicule pileux (bourbillon).
En cas de
Furoncle isolé : on ne fait pas de prélèvement bactériologique ni de traitement antibiotique local ou général, juste des soins locaux.
Furoncle compliqué : prélèvement bactériologique du pus avant antibiothérapie.
Le furoncle est une folliculite profonde s’accompagnant d’une destruction du poil.
Il commence soit par une folliculite soit par une boule rouge, chaude et douloureuse de 1 à 2 cm de diamètre
Il évolue généralement en donnant une lesion » à tête blanche » en quelques jours, qui résulte de la destruction du poil, c’est le bourbillon, qu’il faut éliminer ou qui peut se résorber spontanément sans émission de pus.
Furoncle
Consultez un médecin
La consultation du médecin est indispensable pour limiter le risque d’évolution grave du furoncle (anthrax, abcès, septicémie… )
Ce dernier va vous prescrire des antibiotiques par voie orale et/ou en crème le plus souvent au vu de l’antibiogramme réalisé au laboratoire afin de l’adapter aux résistances éventuelles du germe (souvent un Staphylocoque doré)
Le médecin réalise un prélèvement bactériologique en cas de furoncle compliqué ou nombreux à la recherche notamment de staphylocoque doré résistant à la méticilline (SARM, qui sécrètent pour la plupart une toxine appelée leucocidine de Panton et Valentine et sont principalement responsables d’infections cutanées à type de furoncles nécrosants : ils débutent par une boule rouge, chaude et douloureuse, aboutissant en quelques jours à une suppuration éliminant le follicule nécrotique sous forme d’un gros bourbillon jaune et laissant place à une cicatrice déprimée définitive.
doivent faire l’objet d’une attention toute particulière et ne pas être » tripotés » car leur manipulation peut entraîner une staphylococcie maligne de la face.
L’anthrax
c’est un agglomérat de furoncles, réalisant une boule rouge profonde, volumineuse, inflammatoire d’aspect cratériforme, parfois fébrile et pouvant s’accompagner de fusées purulentes qui les rejoignent sous la peau.
La furonculose
C’est la répétition des furoncles, qui doit faire chercher
une immunodépression
diabète, maladies, déficit immunitaire, carence en fer..
Ces furoncles répétées peuvent laisser des cicatrices importantes et avoir un retentissement psychologique important, d’autant qu’ils touchent principalement des adolescents. Dans la majorité des cas, les récurrences cessent après 2 ans
Soigner un furoncle
Furoncle non compliqué, isolé : soins locaux.
● pas de manipulation du furoncle (limite le risque de complications) ;
● soins de toilette quotidiens (lavage à l’eau et au savon) ;
● incision de l’extrémité pour évacuer le bourbillon (furoncle volumineux) ;
● protection de la lésion avec un pansement ;
● pas d’antibiothérapie (locale ou générale).
Furoncle compliqué ou furonculose : antibiotiques oraux pendant 5 jours
Outre le traitement prescrit par le médecin (antibiotiques par voie orale pendant 5 jours : Clindamycine : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si poids > 100 kg ou Pristinamycine : 1 g x 3 /jour ), celui-ci peut procéder à :
L’application de compresses humides et tièdes ou de pansements gras pour faire mûrir le furoncle
Une fois que le furoncle est mûr, l’incision sur quelques milimètres et le drainage ou l’ablation du bourbillon à la pince sauf au niveau médio-facial en raison des risques de dissémination (staphylococcie maligne de la face, thrombophlébite cérébrale… )
Il ne faut jamais appuyer ou cureter le furoncle après l’ouverture par risque de dissémination de l’infection
Furonculose
Il s’agit de la répétition de furoncles pendant plusieurs mois, voire des années.
Le staphylocoque doré colonise la peau le plus souvent par l’intermédiaire des doigts et des vêtements, à partir d’un gîte souvent périorificiel (narines+++, anus, oreilles… ). Un portage chronique staphylococcique au niveau de ces gîtes est souvent en cause dans les formes récidivantes de pathologies cutanées à staphylocoque. En réduisant le portage chronique narinaire de staphylocoque doré, on dimine le portage chronique sur la peau et donc le nombre d’infections à staphylocoque doré.
La prévention des récurrences nécessite donc un traitement efficace des gîtes.
1/ Prélèvement bactériologique d’un furoncle avant traitement.
2/ Traitement des gites de portage du staphylocoque doré
Le traitement local narines (premier centimètre) réduit le portage nasal du staphylocoque doré le plus souvent par application intranasale de mupirocine (Mupiderm*) 4 fois par j pendant 5 jours (ceci supprime le portage nasal chez 70% des gens pour une durée de 3 mois environ). Ainsi le médecin tend à prescrire la mupirocine 5 jours par mois pendant 1 an, mais pas plus par crainte de l’apparition de résistances.
Le protocole de désinfection est le suivant :
Application nasale de pommade de mupirocine deux fois par jour pendant 7 jours.
Utilisation une fois par jour pendant 7 jours d’une solution moussante de chlorhexidine comme savon et comme shampoing tels Cyteal®, Septivon®, Plurexid®… en insistant sur les gîtes de portage (aisselles, périnée, pubis, cicatrices de furoncles) et en rinçant abondamment après la toilette car ces produits peuvent etre irritants. Le protocole est généralement des douches antiseptiques avec une solution moussante de chlorhexidine comme savon et comme shampoing (une fois par jour pendant 7 jours).
Mesures d’hygiène corporelle, porter des vêtements propres, changer fréquemment le linge de toilette.
Mesures d’hygiène de l’environnement (linge, vaisselle, entretien des locaux).
Bains de bouche biquotidiens à la chlorhexidine (adulte et enfant à partir de 6 ans).
3/ Antibiotiques par voie orale pendant 7 jours
Le médecin prescrit souvent les mêmes antibiotiques que dans le furoncle mais pendant 7 jours au lieu de 5 :
Clindamycine : 1,8 g/jour en 3 prises et jusqu’à 2,4 g/jour si poids > 100 kg ou Pristinamycine : 1 g x 3 /jour .
4/ Éviction des facteurs favorisants
Règles d’hygiène :
lavage fréquent des mains
afin de prévenir la diffusion et la récidive des lésions, les zones atteintes et les mains seront lavées avec une solution antiseptique moussante (Septivon®, Plurexid®, Cyteal®) et rincées abondamment.
Eviter le port de vêtements trop serrés et synthétiques, en particulier sur les zones d’appui (fesses, dos)
Eviter la macération (défaut d’hygiène, obésité, plis) et l’hypersudation
la coupe des ongles ras
lavage fréquent à haute température des vêtements, sous-vêtements (en coton de préférence) et linges de toilette
Essayer de limiter les facteurs favorisants généraux (obésité, diabète, déficit immunitaire (corticothérapie générale, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH)…
Ne pas manipuler les furoncles
Les recouvrir d’un pansement
5/ Après guérison de la poussée
Il faut alors procéder à décolonisation des gîtes bactériens du patient et de son entourage (personnes vivant sous le même toit, et personnes en contact proche).
Les conseils du dermatologue :
Les infections de la peau et les infections des poils peuvent s’aggraver en l’absence de traitement adéquat (lymphangite, » ganglions « , voire septicémie ). Lors de la survenue dune lésion inflammatoire, il faut donc consulter et ne pas toucher ses lésions : la majorité de ces complications surviennent en effet à cause dune consultation trop tardive ou de la manipulation des lésions.
Ne pas utiliser les anti-inflammatoires (cortisone ou non stéroidiens) pour les infections cutanées car ceux-ci laissent les infections s’aggraver sans que lon puisse sen rendre compte.
Il ne faut pas oublier dêtre à jour pour le vaccin antitétanique car une plaie cutanée peut être la porte d’entrée du tetanos
Une bactérie est un organisme vivant unicellulaire qui existait sur terre bien avant l’apparition de l’Homme.
Stérile à la naissance, la peau se recouvre ensuite de bactéries » normales » dites saprophytes (jusqu’à un million de germes par cm², beaucoup moins cependant que la bouche, le tube digestif ou le vagin).
Comme la Terre, la peau est recouverte de niches écologiques très diverses (type et nombre de bactéries très divers), avec des régions comparables à des forêts tropicales (orifices, aisselles) et d’autres à des déserts (avant-bras, dos).
Cette flore appelée microbiote cutané se modifie tout au long de l’existence, sous l’influence du lieu de vie (Tropiques, montagne, mer… ), de la prise de médicaments (immunosuppresseurs, antibiotiques… ) ou de l’utilisation de cremes cortisonées, antibiotiques… , de changements
hormonaux (puberté, grossesse… ) ou de maladies (diabète, insuffisance
rénale, SIDA… ).
Certaines de ces bactéries peuvent se reproduire en trop grand nombre et donner une infection.
D’autres ne sont pas » normalement » présentes sur la peau sauf en certains endroits (autour du nez ou périnée) et peuvent la coloniser pour diverses raison, provoquant des infections :
présence d’une plaie rompant la barrière cutanée
ce qui permet à la bactérie de rentrer dans la peau.
la bactérie peut provenir de la propre flore du patient ou plus rarement de l’environnement hospitalier. Elle est amenée par le bistouri dans des organes auquels elle n’a normalement pas accès et elle va y développer son pouvoir pathogène (ostéomyélite pour les os, endocardite dans le coeur, pneumopathie dans les poumons, pyélonéphrite dans les reins…
Baisse des défenses immunitaires
diabète, intervention traumatisante, VIH, traitements immunosuppresseurs, radiothérapie, chimiothérapie, nouveau né…
C’est le cas par exemple dustaphylocoque doré ou de certains streptocoques qui sont la cause de la majorité des infections cutanées bactériennes.
Une forme de staphylocoque
Les staphylocoques sont un des premiers agents responsables d’infections, qu’elles soient nosocomiales (infections contractées à l’hopital où ils peuvent être résistants des antibiotiques dans 20 à 50% des cas) ou communautaires (en dehors de l’hopital).
Les Staphylocoques sont classés en fonction de leur capacité à provoquer la coagulation du sang (coagulase-positif ou négatif). Les coagulases positifs dont fait partie le staphylocoque doré sont fréquemment impliqués dans les infections. Les coagulase-négatifs (staphylocoque Epidermidis notamment) sont des pathogènes dits opportunistes qui devront bénéficier à la fois d’un point d’entrée dans l’organisme, généralement au cours d’une intervention profonde (prothèses osseuses ou cardiaques, sondes, cathéters profonds… ) et d’une diminution des défenses immunitaires pour provoquer une infection.
Nous avons vu que les staphylocoques étaient présents à l’état normal sur la peau au sein de la flore saprophyte (30 à 50% de la population est porteur sain du Staphylocoque) et que le staphylocoque doré pouvait être retrouvé à l’état normal autour des orifices de la peau (nez, bouche, oreilles, organes génitaux… ). Les staphylocoques sont aussi présents dans l’environnement (eaux non-traitées, sols, objets sales).
Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) est la souche de staphylocoque la plus fréquemment en cause dans les infections de la peau. Accessoirement il est aussi le plus fréquemment responsable d’intoxications alimentaires, le plus souvent par contamination de l’alimentation par des doigts souillés (panaris du doigt par exemple).
Le kyste du scrotum : une boule blanche sur les bourses (testicules)
En cas de boules blanches sur les bourses : consultez un médecin
La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de boules blanches sur les testicules (condylomes, tumeur maligne… )
Le médecin va porter un diagnostic de kyste devant certains signes
Qu’est-ce qu’un kyste des bourses ou testicules ?
Le kyste est constitué d’une poche ou enveloppe, souvent très bien délimitée, tapissée sur sa face interne d’un épithélium, et contenant du sébum, blanc et pâteux.
Reconnaitre un kyste des bourses
Le kyste se présente sous la forme d’une boule bien arrondie, de taille variant de quelques millimètres à plusieurs centimètres, de consistance le plus souvent souple ou un peu ferme, mais pas dure, mobile par rapport aux plans profonds.
La peau au dessus du kyste des bourses ou testicules est blanche (on voit la coque en transparence sous la peau)
Comment se débarrasser de kystes des bourses
Tout dépend de la taille des kystes des testicules
Kyste de petite taille : Vidage puis ablation de la poche
Le médecin incise sous anesthésie locale la peau sur une petite longueur et la poche du kyste qu’il vide. Il procède ensuite à l’extraction de la poche kystique par traction avec des pinces
Kyste de grande taille : exérèse-fuseau
Cette technique permet de compenser l’espace mort du à l’ablation du kyste, donnant une dépression de la zone cicatricielle. La réalisation d’un fuseau permet de suturer des berges et de réduire le trou post ablation.
Le médecin enlève donc un morceau de peau ayant la forme d’un fuseau (ou d’une amande à bouts effilés) sous anesthésie locale et il va disséquer le kyste comme pour l’énucléation. Il recoud ensuite le plan profond puis la peau
En cas de boule rouge qui fait mal sous la peau : consultez un médecin
La consultation du médecin est indispensable afin d’obtenir un diagnostic précis.
Le médecin envisagera les différents diagnostics en cas de boules sous la peau
Le médecin va s’orienter en fonction d’éléments anamnestiques (est-ce qu’il y avait une boule avant, de la fièvre..), topographique (boule dans le dos, la nuque, le visage, la main… ) et cliniques (rougeur, douleur… )
On peut citer parmi ceux-ci : abcès, kyste inflammatoire, cancer, ganglion, angiome…
Elements topographiques :
Les éléments topographiques orientent le médecin mais il y a toujours beaucoup d’autres diagnostics possibles
Boule sous la peau : causes selon la localisation et les symptômes
Découvrir une boule sous la peau est souvent source d’inquiétude. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’une lésion bénigne — kyste épidermoïde, lipome ou ganglion. Mais certaines caractéristiques doivent alerter : croissance rapide, dureté, adhérence aux tissus profonds, ou adénopathie persistante. La localisation et les symptômes associés orientent fortement le diagnostic.
— Grossit rapidement en quelques semaines
— Est dure, irrégulière et adhérente aux plans profonds (ne bouge pas sous la peau)
— S’accompagne de fièvre, sueurs nocturnes ou amaigrissement inexpliqué
— Apparaît après un traumatisme ou une infection récente
— Est douloureuse en permanence (pas seulement à la pression)
— Apparaît dans une zone de ganglion (cou, aisselle, aine) et ne régresse pas en 3 semaines
— Survient chez un patient avec antécédent de cancer
Jeune homme, poils incarnés — récidive fréquente sans chirurgie
Avant-bras / membres
Lipome, angiolipome, kyste épidermoïde
Angiolipome : douloureux à la pression, souvent multiple
Les causes les plus fréquentes — description détaillée
Kyste épidermoïde (kyste sébacé)
Le kyste épidermoïde est la boule sous la peau la plus fréquente. C’est une cavité remplie de kératine (substance blanchâtre, parfois malodorante), entourée d’une paroi épithéliale. Il se reconnaît à son petit orifice central noirâtre — un comédon dilaté. Il est mou, mobile, indolore. Il peut s’infecter et devenir rouge, douloureux et fluctuant.
Traitement : exérèse chirurgicale complète de la paroi (sinon récidive). En cas d’infection : incision-drainage puis exérèse à distance.
Lipome
Le lipome est une tumeur bénigne du tissu graisseux — la boule sous la peau la plus fréquente après le kyste. Il est mou, lobulé, mobile, indolore, à croissance lente. Il peut atteindre plusieurs centimètres. Les lipomes multiples peuvent s’inscrire dans des maladies comme la lipomatose de Madelung ou la maladie de Dercum (lipomes douloureux).
Traitement : abstention si petit et bien toléré. Exérèse chirurgicale ou liposuccion si gênant ou volumineux.
Ganglion lymphatique (adénopathie)
Les ganglions sont des organes du système immunitaire présents en grand nombre dans le cou, les aisselles et les aines. Ils grossissent en réponse à une infection (angine, grippe, blessure locale) et régressent en 2 à 3 semaines — c’est un ganglion réactionnel bénin.
⚠️ Un ganglion dur, indolore, qui persiste plus de 3 semaines sans infection apparente doit être exploré — il peut révéler un lymphome, une leucémie, une métastase ou une tuberculose. Une prise de sang et une échographie sont les premiers examens à réaliser.
Kyste synovial
Le kyste synovial (ou « ganglion articulaire ») est une poche remplie de liquide articulaire, liée à une articulation ou une gaine tendineuse. Il siège typiquement sur le dos du poignet ou de la main. Il peut être douloureux à l’effort. La transillumination (lampe derrière la boule) le fait apparaître translucide. Il peut régresser spontanément ou nécessiter une ponction/chirurgie.
Angiome et angiolipome
L’angiome est une malformation vasculaire bénigne. L’angiolipome est un lipome contenant des vaisseaux — il est souvent douloureux à la pression, contrairement au lipome simple. Les angiolipomes sont souvent multiples, siègent sur les avant-bras et les membres, et touchent surtout les hommes jeunes.
Le kyste épidermoïde présente souvent un petit point noir central (l’orifice du follicule dilaté) et son contenu est blanchâtre et pâteux — parfois malodorant. Il est légèrement plus dur qu’un lipome. Le lipome est plus mou, lobulé, « pâteux comme du beurre froid », sans orifice central. Les deux sont mobiles et indolores. En cas de doute, un dermatologue peut les distinguer cliniquement ou par échographie.
Une boule sous la peau qui ne fait pas mal peut-elle être grave ?
Oui — l’absence de douleur ne garantit pas la bénignité. Les tumeurs malignes des tissus mous (sarcomes), les métastases cutanées et les lymphomes sont souvent indolores au début. Ce qui doit alerter, c’est la dureté, l’adhérence aux plans profonds, la croissance rapide ou l’apparition dans un contexte de maladie systémique. Une boule indolore mais ferme, fixe et à croissance progressive mérite toujours une exploration.
Faut-il opérer un kyste ou un lipome ?
Pas systématiquement. Un kyste ou un lipome petit, stable et bien toléré peut simplement être surveillé. L’exérèse est indiquée s’il grossit, s’infecte, gêne ou inesthétique. Pour le kyste, l’exérèse doit être complète (paroi incluse) — sinon il récidive. Pour le lipome, l’exérèse ou la liposuccion est possible selon la taille. Ces gestes sont réalisés en ambulatoire sous anesthésie locale.
Un ganglion dans le cou est-il toujours inquiétant ?
Non — la majorité des ganglions du cou sont réactionnels : ils grossissent en réponse à une angine, un rhume, une infection dentaire, et régressent en 2 à 3 semaines. Ils sont alors mobiles, légèrement douloureux et fermes. En revanche, un ganglion cervical dur, indolore, persistant plus de 3 semaines sans infection évidente — surtout s’il est associé à une fatigue ou un amaigrissement — doit être exploré par bilan sanguin et échographie sans délai.
Un kyste sébacé est une « boule sous la peau » constituée de sébum et résultant souvent d’un bouton ou d’un point noir qui a continué à excréter du sébum dans la glande sébacées située sous la peau. Il en résulte une grosse poche dure de sébum, entouré d’une coque qu’il faut enlever car elle produit le sébum. Ainsi son traitement est le plus souvent une ablation complète avec la poche sous anesthésie locale afin de limiter le risque de récidive. Il peut s’enflammer et donner un kyste inflammatoire, rouge, chaud et douloureux, proche d’un abces.
Kyste sébacé
Le kyste est une tumeur bénigne très fréquente de la peau.
Qu’est-ce c’est ?
Le kyste est constitué d’une poche ou enveloppe, souvent très bien délimitée, tapissée sur sa face interne d’un épithélium, et contenant une substance variable suivant son origine :
contenu fluide
dans les formations d’origine sudorale par exemple
contenu pâteux
accumulation de produits cellulaires et de sébum, dans les kystes épidermoïdes (sébacé) et trichilemmaux par exemple.
Le reconnaitre
Il se présente sous la forme d’une boule bien arrondie, de taille variant de quelques millimètres à plusieurs centimètres, de consistance le plus souvent souple ou un peu ferme, mais pas dure, mobile par rapport aux plans profonds.
La peau au dessus de la boule est souvent de couleur normale, mais elle peut être claire quand le kyste est superficiel (on voit la coque en transparence sous la peau) ou rouge si le kyste est inflammatoire
Parfois, on peut voir le petit pore de l’orifice folliculaire, se présentant souvent sous la forme d’un point noir sur le dessus du kyste, signant souvent le diagnostic.
Le diagnostic peut être difficile avec un cancer, un ganglion, un lipome (souvent plus mou)… voir l’article consacré aux boules sous la peau. Il faut donc consulter un médecin pour avoir le diagnostic
En cas de doute, le médecin demande souvent une échographie voire une radio ou une IRM
Evolution
Lorsqu’il est de petite taille, il peut parfois régresser spontanément. Cependant, lorsque le kyste atteint environ un centimètre de diamètre, la régression spontanée devient rare. Il est donc souvent décidé de l’enlever, d’autant qu’il peut devenir gênant sur les zones d’appui, ou douloureux lors d’épisodes inflammatoires (par fissuration de la poche, ou surinfection). Ces épisodes inflammatoires peuvent donner un abcès.
S’en débarrasser
Tout dépend de l’état du kyste :
Soit il est indolore et il n’est pas rouge
on peut l’enlever au cabinet du dermatologue le plus souvent
Le kyste épidermoide ou sébacé est une tumeur bénigne très fréquente de la peau, constitué d’une poche ou enveloppe, souvent très bien délimitée, tapissée sur sa face interne d’un épithélium, et contenant du sébum (substance blanche et ayant une odeur caractéristique)
Evolution du kyste
Le kyste cutané de petite taille peut parfois régresser spontanément. Cependant, lorsque le kyste atteint environ un centimètre de diamètre, la régression spontanée devient rare. Il est donc souvent décidé de l’enlever, d’autant que le kyste peut devenir gênant sur les zones d’appui, ou douloureux lors d’épisodes inflammatoires (par fissuration de la poche, ou surinfection). Ces épisodes inflammatoires peuvent donner un abcès.
Se débarrasser d’un kyste
Tout dépend de l’état du kyste :
S’il est inflammatoire (rouge et douloureux),
Le kyste est inflammatoire, souvent surinfecté et abcédé
Le médecin peut alors enlever le kyste par chirurgie sous anesthésie locale, en ambulatoire, si le kyste n’est pas trop gros, situé dans une zone facile à recoudre et s’il n’existe pas d’antécédents de problèmes allergiques majeurs, de traitement limitant la coagulation, de troubles cardio-vasculaires, ou de pacemaker ou de défibrillateur implanté.
Sinon, il est possible que l’ablation du kyste soit réalisée au bloc opératoire.
Cette ablation du kyste peut être réalisée de deux façons :
Kyste de petite taille
Enucléation
Le médecin anesthésie le kyste et réalise une incision dans le sens des lignes de tension de la peau et il va disséquer pour énucléer la poche en essayant de ne pas la rompre et il l’envoie en analyse au laboratoire d’anatomopathologie. L’incision cicatrise avec des strips posés en travers
Vidage puis ablation de la poche
Le médecin incise sous anesthésie locale la peau sur une petite longueur et la poche du kyste qu’il vide. Il procède ensuite à l’extraction de la poche kystique par traction avec des pinces
Kyste de grande taille : exérèse-fuseau
Cette technique permet de compenser l’espace mort du à l’ablation du kyste, donnant une dépression de la zone cicatricielle. La réalisation d’un fuseau permet de suturer des berges et de réduire le trou post ablation.
Le médecin enlève donc un morceau de peau ayant la forme d’un fuseau (ou d’une amande à bouts effilés) sous anesthésie locale et il va disséquer le kyste comme pour l’énucléation. Il recoud ensuite le plan profond puis la peau
Kyste infecté (kyste épidermoïde) : prise en charge et traitements
Cet article en vidéo
Le kyste épidermoïde — improprement appelé kyste sébacé — est l’une des tumeurs bénignes de la peau les plus courantes. Il est constitué d’une poche close tapissée en son intérieur d’un épithélium kératinisant, contenant une substance blanchâtre et malodorante composée principalement de kératine et de sébum. Lorsque cette poche se rompt ou se surinfecte, le kyste peut s’enflammer brutalement et évoluer vers un abcès cutané nécessitant une prise en charge médicale urgente.
Évolution naturelle du kyste cutané
Un kyste épidermoïde de petite taille peut parfois régresser spontanément, notamment chez le sujet jeune. Cependant, dès qu’il atteint environ un centimètre de diamètre, la régression spontanée devient exceptionnelle. À partir de ce stade, plusieurs complications sont possibles :
Gêne mécanique sur les zones d’appui (cuir chevelu, dos, nuque, scrotum) ;
Épisodes inflammatoires douloureux, liés à la fissuration de la paroi kystique ou à une surinfection bactérienne ;
Constitution d’un abcès en cas de surinfection franche.
C’est généralement l’apparition de l’un de ces événements qui amène le patient à consulter en urgence.
Diagnostic d’un kyste infecté : ce que recherche le médecin
La prise en charge d’un kyste inflammatoire doit impérativement être réalisée par un médecin : une infection cutanée non traitée ou mal traitée peut se diffuser aux tissus voisins (cellulite, fasciite) ou, plus rarement, au sang (bactériémie).
À l’examen clinique, le médecin cherche à :
Confirmer l’existence d’un kyste préexistant « froid » (antécédent de tuméfaction indolore) ;
Identifier un pore obstrué, souvent visible sous la forme d’un point noir (comédon) en surface — signe pathognomonique du kyste épidermoïde ;
Évaluer le stade de maturation de l’abcès, qui conditionne directement le choix thérapeutique.
Traitements selon le stade inflammatoire
Stade 1 — Kyste inflammatoire non collecté : antibiothérapie
À ce stade précoce, la tuméfaction est rouge, chaude, douloureuse et ferme, sans fluctuation ni tête blanche visible : le pus n’est pas encore collecté sous la peau et l’abcès n’est pas « mûr ». Une incision serait prématurée et inefficace.
Le médecin prescrit alors :
Des antibiotiquespar voie orale (le plus souvent une pénicilline M ou une céphalosporine de 1re génération, actives sur les staphylocoques et les streptocoques, germes le plus souvent en cause) ;
Un traitement local associant une pommade antibiotique ou antiseptique, appliquée sous un pansement occlusif humide pour favoriser la maturation de l’abcès ;
Des antalgiques et anti-inflammatoires pour soulager la douleur, selon le tableau clinique.
L’objectif est soit de faire céder l’inflammation, soit de faire mûrir la collection pour pouvoir l’inciser dans un second temps.
Besoin d’un avis dermatologique rapidement ? Les délais de rendez-vous en cabinet sont parfois longs. Il est possible d’effectuer une téléconsultation avec un dermatologue pour obtenir rapidement une prescription adaptée.
Le kyste est à ce stade fluctuant, plus mou, et présente en son sommet une tête blanche correspondant à du pus collecté juste sous la peau. L’abcès est accessible à un traitement chirurgical ambulatoire.
Le geste se déroule en plusieurs étapes :
Anesthésie locale péri-lésionnelle (anneau anesthésique autour de la lésion) — parfois non nécessaire si la collection est très superficielle ;
Incision franche au bistouri sur la zone de collection maximale pour libérer le pus ;
Évacuation et lavage abondant à la seringue avec du sérum physiologique stérile ;
Méchage de la cavité avec une mèche iodoformée (en l’absence d’allergie à l’iode connue), qui maintient la plaie ouverte, prévient la fermeture prématurée et favorise le drainage ;
Changements de mèche quotidiens ou tous les deux jours par une infirmière, jusqu’à détersion complète de la cavité ;
Relais par des pansements gras antiseptiques ou antibiotiques (tulle gras, crème ou pommade) pour accompagner le bourgeonnement des tissus sous-cutanés et le comblement progressif de la cavité.
La durée totale des soins infirmiers varie selon la taille de l’abcès, de quelques jours à deux ou trois semaines.
Et après ? Exérèse à froid du kyste résiduel
Deux issues sont possibles à l’issue du traitement de l’abcès :
Élimination complète du kyste : la poche kystique s’est résorbée avec le drainage. Aucun geste complémentaire n’est nécessaire, mais une surveillance est recommandée car la récidive reste possible.
Persistance d’une poche kystique résiduelle : la coque n’a pas été éliminée lors du drainage. Dans ce cas, une exérèse chirurgicale programmée « à froid », réalisée à distance de l’épisode infectieux (au minimum 2 à 3 mois après), est indispensable pour éviter les récidives. Cette intervention est souvent réalisée en période hivernale, où la sudation est moindre, facilitant la cicatrisation.
Peut-on percer soi-même un kyste infecté à la maison ?
Non. Une manipulation non stérile du kyste risque d’aggraver l’infection, de diffuser les bactéries dans les tissus voisins et de laisser en place la poche kystique — garantissant la récidive. Seul un médecin doit réaliser ce geste dans des conditions d’asepsie rigoureuses.
Quels germes sont le plus souvent responsables ?
Staphylococcus aureus est le pathogène le plus fréquemment impliqué, suivi de diverses espèces de streptocoques. L’antibiothérapie probabiliste est choisie en conséquence, en attendant les résultats éventuels d’un prélèvement bactériologique.
Le kyste infecté est-il remboursé par l’Assurance maladie ?
L’incision-drainage d’un abcès et les soins infirmiers consécutifs sont pris en charge par l’Assurance maladie sur prescription médicale. L’exérèse chirurgicale à froid du kyste résiduel est également remboursée.
Combien de temps dure la cicatrisation après incision d’un kyste ?
La durée de cicatrisation dépend de la taille de l’abcès. Pour une lésion de petite taille, le comblement de la cavité prend 1 à 3 semaines. Pour un abcès volumineux, plusieurs semaines de soins infirmiers peuvent être nécessaires avant cicatrisation complète.